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Fabien Bonomi, ambulancier chez Var Assistance, ne prendra pas le volant ce matin. Il embauche à 8 h au centre 15 du Samu, situé à l’hôpital Font-Pré. Ici sont traités tous les appels d’urgence, ce qui en fait le centreus névralgique des interventions de secours dans le département.

Un autocom téléphonique permet une première répartition des appels entre la table de régulation libérale (conseils médicaux prodigués par des praticiens) et la table urgentiste dirigée par un médecin du Samu. Responsable de la mise en œuvre des moyens médicalisés (le Smur), celui-ci est aussi en prise directe avec les ambulances privées. « L’intégration d’un coordonnateur ambulancier au centre 15, a permis de lever certaines barrières entre urgentistes et ambulanciers, constate Fabien Bonomi. Je crois que nous soulageons considérablement le travail des permanenciers du Samu. Pourquoi ne pas professionnaliser cette tâche à l’avenir, pour atteindre encore plus d’efficacité? »

« Fluidité dans les interventions »

Les permanences de régulation, assurées du lundi au samedi (1) par une quinzaine d’ambulanciers de tout le département, sont bénévoles. Les salariés ou cadres volontaires sont payés par leur entreprise, sans que celle-ci ne soit remboursée. Mais des pistes de financement sont à l’étude avec l’Agence régionale de santé (ARS), signe de normalisation du dispositif. « Lors d’une réunion avec l’ARS et les professionnels de santé, récemment en préfecture, le directeur du Samu a dit tout le bien qu’il pensait de notre action », reprend M. Bonomi.

Alexandra Cittadini, qui anime l’Antenne départementale des services d’urgence (ADSU, ambulances), confirme : « Le coordinateur ambulancier a donné de la fluidité aux interventions. Cela fonctionne très bien, par exemple, dans les zones rurales. »

 70 % des ambulances varoises y participent

Plus parlant que tout, l’efficacité de la régulation des ambulances par géolocalisation, s’apprécie au regard de la carence évitée, en chute de 50 % depuis mars 2010. Par carence, il faut comprendre l’indisponibilité d’une ambulance, donnant lieu à une intervention des sapeurs-pompiers. Encore faut-il distinguer la carence absolue et la carence relative, celle-ci nécessitant un temps d’attente important avant l’arrivée d’une ambulance. On compte une soixantaine de sociétés d’ambulance dans le Var pour une flotte de 150 véhicules. À ce jour, environ 70 % des ambulances participent à la régulation centralisée par géolocalisation. « Rien n’empêche que toutes y adhèrent prochainement, cela repose sur le volontariat », conclut Fabien Bonomi.

1. Les nuits, dimanches et jours fériés, le système de gardes départementales reprend ses droits, selon un agenda régi par la préfecture.

http://www.varmatin.com/article/toulon/toulon-essai-transforme-pour-les-ambulances-geolocalisees

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