Ambulancier face au refus de transport, de soins

Ambulancier face au refus de transport, de soins

L’ambulancier en intervention et les refus de soins, de transport

Nombreux sont les cas de refus de transport et de soins que l’ambulancier peut rencontrer durant les interventions. Aujourd’hui je vais aborder le cas de figure du refus. On abordera le cas du refus : comment cela se passe, qui peut le faire, comment respecter la procédure et on terminera par la fiche de décharge. Il est impératif de bien veiller à être attentif lors d’une telle situation afin de ne pas subir la responsabilité si un problème demeure par la suite.

Rappelons que l’ambulancier diplômé assume les responsabilités lors d’une intervention et lors d’un transport. Je n’aborderais pas les questions des risques encourus car la législation est un domaine complexe et soporifique même si j’ insiste sur le fait que les sanctions sont suffisamment graves pour que vous soyez prudent.

Ce sujet fait suite à la demande d’un internaute auprès de qui je m’excuse pour le retard de parution et j’espère qu’il saura vous apporter des réponses utiles. Pour plus d’informations et pour obtenir des précisions plus pointues l’ouvrage qui a servi de référence à cet article est disponible en fin de page. Je vous le recommande fortement.

Ambulancier : le refus de transport, situation conflictuelle

Nombreux sont les cas de figure où sur une intervention vous devrez faire face à des patients qui vont refuser le transport. Sur un cas classique c’est un refus franc pour des raisons « simples ». Mais attention parfois aux situations conflictuelles (dispute, bagarre, colère) ou encore aux tensions générées par une alcoolisation importante des différents interlocuteurs présent sur place.

On doit bien mesurer l’importance d’un refus. Ce n’est pas juste un bonjour, au revoir. Vous avez des obligations à assumer et vous encourrez des risques en ne suivant pas la procédure. Un patient qui refuse sera peut-être un patient en détresse vitale quelques heures voire quelques minutes après votre départ.

C’est votre responsabilité qui est en jeu et c’est votre devoir en tant que professionnel de santé. Vous avez entre les mains une formation capable de vous permettre d’évaluer une situation à risques pour un être humain. Vous êtes les yeux et les oreilles du médecin régulateur. C’est donc vous le gestionnaire de la situation. Voici quelques éléments à suivre pour ne pas se tromper et commettre des erreurs.

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Le libre choix du patient

Un patient peut logiquement refuser les soins et/ou le transport lors de l’intervention d’un équipage d’ambulanciers. Que ce soit sur le cas de figure d’un appel  15 ou d’un appel médecin voire d’une situation imprévue que vous pourriez rencontrer lors de vos déplacements.

Chaque personne vivant sur le territoire français ne peut subir l’obligation d’un diagnostic médical, de soins médicaux ou d’un transport sanitaire sans obtention de son consentement éclairé. Mais il faut impérativement que ce consentement se produise après exposition de divers éléments :

  • Connaitre parfaitement la situation
  • Etre informé des risques encourus
  • Etre issu d’une personne apte à consentir

Nous sommes dans l’obligation  de délivrer des informations claires et sincères. Le discours tenu devra être parfaitement cohérent et adapté pour faciliter  la compréhension. Ne pas hésiter à reformuler pour s’assurer de la parfaite compréhension par la personne qui est à l’origine de ce refus. Bien expliquer chaque élément pour faire mesurer au patient l’importance de ces soins, de ce transport.

Vous devez dans tous les cas de figure dès que ce refus est exprimé de façon claire, et après exposition des faits et risques encourus,  avertir le médecin régulateur du centre 15. Il aura l’occasion de s’entretenir avec le patient afin d’exposer la situation médicale de manière plus approfondie et apporter son avis de médecin sur la situation, informer des risques avec précision.

Ce dialogue permet d’apporter des éléments de poids souvent indispensable. Et surtout c’est une obligation. Si un médecin est sur place le patient pourra dialoguer avec lui et obtenir un complément d’information médical.

Face à un refus la procédure à suivre

Si le refus demeure d’actualité il vous faudra donc faire remplir une fiche de décharge de responsabilité auprès du patient afin de clôturer l’intervention. Ce formulaire comprend diverses informations détaillées dans lequel le patient assure refuser les soins, le transport proposé par l’équipage présent sur place au vu de la situation rencontrée. Le patient assure grâce à ce document avoir été informé de la situation et des risques qu’il prend en refusant la prise en charge.

Ce document ne doit pas être une issue unique. L’équipage doit toujours tenter de renouveler la démarche de prise en charge en utilisant des arguments variés ou en reformulant les informations. Attention à ne pas engendrer non plus une situation conflictuelle. Ce document permettra en cas de réclamation de prouver le refus volontaire et assumé du patient. Si des personnes sont présentes (famille, amis, police, gendarmerie) ils pourront faire office de témoin afin d’appuyer cette décharge.

Attention tout de même

Cette décharge ne doit en aucun cas être signée par un patient confus, délirant, ou alcoolisé de façon importante, prises de stupéfiants ou substances médicamenteuses empêchant un raisonnement clair ou encore un mineur. Je précise à nouveau que le patient doit être en mesure d’exprimer son consentement en connaissance de cause et en possession de tous ses moyens intellectuels. Et ce après avoir informé la victime de façon claire et simple, synthétisée pour faciliter sa compréhension.

  • Pour le mineur c’est le représentant légal qui assurera la fonction de représentation.
  • Si le patient s’exprime dans une langue différente que celles des ambulanciers il est important de s’assurer de la parfaite traduction par un tiers avec présence de témoin.
  • Si le patient a des difficultés à s’exprimer (autre qu’un problème à l’origine de l’intervention, hors alcool, stupéfiant etc.) comme une aphasie ou problèmes connus d’élocution vous devrez prendre un proche qui vous aidera afin de vous assurer de la parfaite compréhension.
  • En cas de handicap physique ne permettant pas la signature, vous devrez inscrire sur le formulaire ce détail et faire contre signer les témoins présent.
  • Il est impératif de s’assurer que le patient a eu l’occasion de pouvoir dialoguer avec le médecin régulateur du centre 15 si aucun médecin n’est présent sur les lieux. Il peut à tout moment demander à le rappeler et vous pouvez très bien lui proposer de renouveler l’appel.
  • Cette décharge ne s’appliquera pas en cas d’hospitalisation forcée (HDT/HO) ! Une autre procédure existe pour ces cas de figures et la décharge n’a pas lieu d’être remplie.
  • Si le patient refuse de signer la décharge il faudra le mentionner sur le formulaire et faire contre signer les témoins présent.
  • L’ambulancier s’assurera de laisser au patient une copie de la fiche bilan qui reprend les éléments de l’intervention ainsi que le double de la décharge. La copie du bilan sera conservée par l’ambulancier et jointe à une copie du formulaire de décharge.
  • Vous devez toujours et ce jusqu’au moment du départ tenter de faire changer le patient d’avis sans le brusquer. Le dialogue permet souvent d’apporter des éléments et de faire évoluer le choix final afin de limiter les risques éventuels encourus par la victime.

En cas de doutes, de questions

Si vous avez le moindre doute, le moindre questionnement vous devez en référer auprès du médecin régulateur. Vos appels sont enregistrés et vous pourrez exprimer vos craintes ou encore vos questions quant à la situation pour tenter de trouver une issue viable.

Surtout : expliquez bien au patient, aux proches, amis etc. de l’importance de rappeler le centre 15 en cas d’aggravation de la situation. Ce n’est pas parce que le formulaire a été signé que rien ne sera fait en cas d’émergence d’une détresse vitale ou autre. Chaque situation est spécifique et sera traitée par l’équipe du centre 15.

Le formulaire de décharge

Voici un exemplaire de fiche de décharge, celui ci comprend tous les éléments indispensables, à vous de l’utiliser si vous ne disposez pas d’un modèle établi en entreprise ou dans votre département

Cliquez sur le lien pour télécharger au format PDF : decharge

Pour les questions d’ordre législatif et autre

Si vous souhaitez vous documenter de façon plus approfondie, étudier divers cas de figures je ne saurais vous recommander l’excellent et indispensable Guide Juridique du Secours à Personne rédigé par Loïc Cadiou (IDE) et Laurent Facon (directeur de l’IFA CRF IDF) aux éditions Sètes. Vous pouvez trouver le lien et le commander : la librairie de l’ambulancier. Je le possède et je vous assure de façon sincère de l’utilité de ce guide. Il aborde de nombreux sujets et est rédigé de façon claire et adaptée pour faciliter la compréhension des textes de loi et des différents cas de figures existant.

MECSS : auditions sur le transport de patients

Auditions, commissions

Je suis très peu fana du visionnage d’audition des commissions x ou y en rapport avec la profession/le secours etc. C’est souvent bourré de ronds de jambes, de langue de bois et sur une phrase qui pourrait se limiter à 1 minutes elle dure 10 minutes pour dire la même chose mais mieux enrobée. Bref c’est de la politique et je dévie du sujet. Donc cette vidéo présente l’audition des différentes fédérations de transporteurs sanitaires par la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss). C’est d’une durée de 1h30 environ. Certes c’est long mais je vous invite (pour une fois) à la visionner dans son intégralité. C’est intéressant, il en ressort de nombreux points très pertinent.

Qu’est ce que la MECSS

La citation officielle : « Créée par la loi organique du 2 août 2005 relative aux lois de financement de la sécurité sociale, la Mecss a pour mission de suivre et contrôler l’application des lois de financement et peut procéder à l’évaluation de toute question touchant aux finances de la sécurité sociale.

Afin de développer ses activités de contrôle, la commission des affaires sociales a crée en son sein une mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss). Composée à la proportionnelle des groupes politiques représentés au Sénat, elle comprend dix membres dont l’ensemble des rapporteurs du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Elle est présidée par le rapporteur général de la commission des affaires sociales.

Les pouvoirs de la Mecss sont importants : elle peut procéder à toute audition qu’elle jugera utile ainsi qu’à des investigations sur pièces et sur place auprès des administrations de l’Etat et de la sécurité sociale ; elle peut également se faire communiquer tout renseignement ou document qu’elle estime nécessaire à son information. Les contrôles sont menés en associant le plus systématiquement possible des rapporteurs de la majorité et de l’opposition. »

Des sujets divers, des préoccupations légitimes

Durant cette audition divers sujet sont abordés. Enfin on aborde des sujets « sensible » au lieu de les cacher sous les pierres ce qui est en soit une bonne chose, tout en espérant que ces observation remontées finement soient prises en compte et qu’une solution réaliste et efficace puisse voir le jour. Chose qui est soulignée à de nombreuses reprises sur les tentatives tombées à l’eau depuis x années malgré des dossiers apportés par la profession elle même.

Dans le désordre : La garde ambulancière qui est devenu un modèle dépassé, le coût des transports (pourquoi, comment, quelles notions à ne pas oublier, les problèmes de tarifications entre VSL et taxi, les problèmes de déséquilibre entre taxi et VSL, équipement, normes, co voiturage), les entreprises jugées « dangereuses (matériel, véhicules, non respect des normes sanitaires ou équipements), les plate formes communes de régulation, la multiplication des autorités de tutelle (divers ministères et institutions, pas d’interlocuteur unique etc), la géolocalisation etc etc. J’ai simplifié volontairement car je ne vais pas vous dresser un compte rendu complet je vous laisse découvrir la vidéo et vous faire un avis par vous même. jee ne poste pas cet article à des fins de polémiques mais juste d’informations

Merci

Merci à romain DESPLOBINS, administrateur du groupe Facebook, Ambulancier de A à Z, pour avoir fait remonter la vidéo de cette audition. Toujours à l’affût des informations sur la profession. Un grand merci à lui.

 

La maladie d’Alzheimer et l’ambulancier

La maladie d’Alzheimer et l’ambulancier

La maladie d’Alzheimer et l’ambulancier : un cas étudié en communication

Petite révision aujourd’hui de la maladie d’Alzheimer, que l’ambulancier rencontre au quotidien, pas forcément dans le cadre d’une intervention urgente mais plus dans le cadre d’un transport classique. Il est important de revoir les mécanismes pour favoriser la compréhension, mais aussi de revoir les bonnes attitudes et gestes à adopter pour adapter son comportement face à un patient souffrant de ce type de maladie.

Le contenu de cet article est issu de l’exposé que j’avais crée lors de la présentation de mon module de communication lors de la certification de mon module 5, durant ma formation d’ambulancier. Je me suis dit que cela pourrait vous intéresser et vous être utile. Cet article n’a pas pour vocation d’être un cours magistral mais plus de brosser les grandes lignes

Définition de la maladie

« Pour l’O.M.S., c’est une altération progressive de la mémoire suffisamment marquée pour handicaper les activités de la vie de tous les jours. Apparue au moins depuis six mois et associée à un trouble d’au moins l’une des fonctions suivantes : le calcul, le langage, le jugement, l’altération de la pensée abstraite, les praxies (lorsque la personne ne peut plus faire les gestes), la gnosie (les personnes ne sont pas conscientes de leurs troubles) et puis les modifications de la personnalité. »

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, c’est-à-dire que les neurones dégénèrent et meurent. Les neurones servent à programmer certaines actions qui en disparaissant font disparaitre en même temps les capacités liées. Pour le grand public la maladie d’Alzheimer fait souvent référence à la perte de mémoire; qui en effet est le signe précurseur étant donné que les premiers neurones atteints sont issu de la région du cerveau appelée hippocampe qui est le siège de la mémoire. Cependant, d’autres zones du cerveau verront leurs neurones disparaitre au fur et à mesure de la maladie touchant ainsi différentes fonctions comme le langage, reconnaitre un objet, réfléchir…

Là où un jeune enfant progresse dans la vie pour apprendre et devenir autonome c’est le phénomène inverse qui va se produire chez le malade qui perdra petit à petit son autonomie. Attention tout de même à ne pas confondre la maladie d’Alzheimer avec les troubles identiques qui surviennent à partir d’un certain âge. C’est un abus de langage fréquemment utilisé. La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées concernent le champ médical de la neurologie et appartiennent à une entité appelée démence.

La mémoire

«  Selon le Vulgaris-Médical La mémoire est une fonction qui permet de conserver et de faire revenir à l’esprit, à la conscience, une connaissance, une trace d’un savoir, une expérience acquise antérieurement »

Au départ les faits récents vont poser problème dans les pertes de mémoire et vont se trouver totalement oubliés, puis au fur et à mesure les souvenirs s’effaceront de plus en plus loin suivant un processus d’évolution de l’effacement de la mémoire.Certains souvenirs pourtant même ancien seront totalement préservés en comparaison d’autres qui disparaitront totalement. Mais si la personne malade oublie 20 années de souvenirs elle se croit 20 ans en arrière. Cela explique les demandes un peu originales étant donné qu’elle se croit dans son quotidien il y a 20 ans. Le processus évoluant cela explique le fait qu’elle perde conscience de la réalité au fil de la maladie

L’apraxie

«  Selon Wikipédia l’apraxie est un signe clinique qui décrit une incapacité à effectuer un mouvement ou une série de mouvements sur consigne. Ce ou ces mouvements sont par ailleurs bien exécutés spontanément. C’est un déficit neurologique qui se situe au niveau de la conceptualisation et de l’exécution programmée d’un mouvement.

Les fonctions motrices et sensitives de base qui permettent ce ou ces mouvements doivent être intactes. Le mot apraxie découle du terme praxie qui désigne les fonctions de coordination et d’adaptation des mouvements volontaires de base dans le but d’accomplir une tâche donnée. Praxie vient du mot grec praxis qui signifie action. »

Notre cerveau possède un processus qui va nous permettre de recevoir des informations en lien avec un objet (quel est il, à quoi sert). L’apraxie ce sera le processus qui rendra le malade incapable de faire les liens avec ces mêmes objets. Cela va donc entrainer le patient dans une spirale qui l’empêchera de se rappeler comment exécuter certains gestes complexes mais aussi basique. 

Pour servir d’exemple l’écriture sera d’abord un problème puis au fur et à mesure cela pourra aller jusqu’aux gestes comme mâcher ou avaler de la nourriture. Un exemple pour imager : on donne une brosse à dent au patient pour qu’il se lave les dents il cherchera dans quel sens la tenir et l’utiliser. il la retournera dans tous les sens mais ne trouvera pas forcément à quoi elle sert.

L’aphasie

«  Selon Wikipédia l’aphasie, parfois appelé mutisme dans le langage populaire, est une pathologie du système nerveux central, due à une lésion caractéristique d’une aire cérébrale. Le mot « aphasie » vient du grec « phasis » (parole) et signifie « sans parole ».

Ce terme a été créé en 1864 par Armand Trousseau. Depuis cette époque, le mot a pris du sens, en désignant un trouble du langage affectant l’expression ou la compréhension du langage parlé ou écrit survenant en dehors de tout déficit sensoriel ou de dysfonctionnement de l’appareil phonatoire. »

L’aphasie est un trouble du langage comprenant les capacités de compréhension et de production des mots.

Le langage :

–      La personne cherche ses mots au fur et à mesure jusqu’à perdre complètement la capacité à parler.

–      Le patient parle beaucoup dans un jargon incompréhensible sans aucun sens.

La compréhension :

–      Des phrases complexes ou des termes précis qui poseront des soucis au malade, puis à terme ce seront les phrases simples puis les mots basiques qui deviendront incompréhensibles

–      Dans le cas d’une personne avec une langue maternelle autre ou patois utilisé avant sa vie d’adulte  il n’est pas rare que le patient ne puisse que parler et/ou comprendre uniquement dans cette langue

Les troubles du comportement

Le comportement d’un être vivant et, plus généralement, de tout autre système est la partie de son activité qui se manifeste à un observateur. Le comportement des animaux, humains et non-humains, peut être décrit comme l’ensemble des actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc.) d’un individu dans une situation donnée.

Il ne faudra pas confondre certains comportement tels que la déambulation par exemple dû aux troubles de la mémoire entre autre et les troubles du comportement qui eux seront engendrés par une lésion frontale. La partie frontale du cerveau est la zone la plus évoluée, elle nous permet d’avoir le sens des convenances. C’est aussi ce qui nous permet de décider de faire ou de ne pas faire, dire ou ne pas dire.

Si cette zone est lésée, le fonctionnement est beaucoup plus primaire. On répond à ses impulsions. Ces comportement auront une influence sur les personnes autour du malade qui se comporte de manière assez peu courante. Ces troubles peuvent se répercuter sur tous les aspects de la vie : alimentation, hygiène, parole, sexualité, etc. C’est la partie la plus difficile dans l’accompagnement du malade étant donné que le passage à des actes violents existe.

prise enc harge alzheimer ambulanciers

Epidémiologie

Approximativement 860.000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer en France (chiffres 2007) et 225.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La maladie d’Alzheimer concerne également près de 3 millions de personnes qui ont dans leur entourage proche un malade. La Maladie d’Alzheimer est la 4ème cause de mortalité en France. Elle touche 5% de la population âgée de plus de 65 ans et 15% de la population des personnes de plus de 85 ans. Selon l’INSEE, 1,3 millions de français de plus de 65 ans (soit 1 personne sur 4) pourraient être atteints en 2020 si aucun traitement n’est découvert d’ici là.

Seulement un malade sur deux est correctement diagnostiqué. De plus, une étude européenne montre que le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic est de 24 mois en France, soit le délai le plus long après la Grande Bretagne. Nos voisins Allemands, Italiens, Espagnols et Polonais connaissent des délais beaucoup plus réduits. La France n’est pas le seul pays à être touché par la maladie. Chaque pays qui a vu sa durée de vie augmenter a vu également augmenter le nombre de patients atteints par la maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer est devenue tragiquement courante.

On compte 25 millions de malades dans le monde. D’ici à 2020, on estime à 30 millions le nombre de personnes qui seront affectées par cette maladie à travers le monde et d’ici à 2050, ce chiffre pourrait dépasser 50 millions.

Prise en charge par les ambulanciers

La prise en charge de ce type de pathologie par des ambulanciers ne requiert aucune méthodologie précise comme par exemple pour un traumatisme ou une détresse médicale  sauf si une pathologie autre est associée à la maladie

Il faudra à l’ambulancier faire preuve de qualités humaines et surtout d’un grand sens de la communication verbale et non verbale pour pouvoir s’occuper au mieux de son patient :

  • Se renseigner auprès de l’équipe soignante ou l’entourage de l’état du patient et son comportement, réactions habituelles, existence ou non de comportement violent,
  • Entrer en contact verbal avec le patient sur un ton doux, le timbre de la voix posé, en faisant des phrases courtes,
  • L’écouter avec attention,
  • Ne pas hésiter à reformuler ou à changer de mode de communication en cas d’incompréhension de la part du patient,
  • Prendre le temps de lui expliquer le transport et s’assurer qu’il accepte afin d’éviter de créer une situation de conflit,
  • Veiller à anticiper la réponse motrice pour prévenir les chutes,
  • Surveiller les mimiques, elles sont souvent plus parlantes que n’importe quel mot.

En deux mots:

Utiliser ses connaissances relatives aux pathologies rencontrées par la personne âgée

-Être humain

alzheimer prise en charge par les ambulanciers

Remerciements et sources

Aux formateurs de l’IFA d’Angoulême pour la qualité de leur conseils sur la réalisation de cet exposé, à Monsieur LAENGY, ambulancier D.E pour ses conseils avisés et le partage de son vécu professionnel.

www.wikipédia.org   www.infirmier.com   www.vulgaris-medical.com  www.francealzheimer.org/

Je rappelle juste que cet article est issu de mon cursus en tant qu’élève ambulancier il y a bientôt 5 ans et qu’il est livré dans son « jus » tel que présenté.

Front de reconnaissance des ambulanciers

Front de reconnaissance des ambulanciers

Le FRA ou Front de Reconnaissance des Ambulanciers

Note de l’auteur de la vidéo que j’ai contacté suite à son visionnage et pour en savoir plus :

le FRA (Front de Reconnaissance des Ambulanciers) est une video issue d’un projet d’école concernant le module de projet en groupe pour promouvoir notre métier. Cette vidéos était destinée à être diffusée en croix_vie_3classe d’école d’infirmier(e) et ensuite expliquée par nos soins entre le cliché de l’ambulancier vu par les autres et la réalité du travail effectué, car il est bon de noter que les infirmier(e)s ne connaissent absolument pas notre métier, ni le vrai rôle qu’on joue dans la continuité des soins et encore moins nos connaissances et les soins que l’on peut prodiguer.

Merci à son auteur pour m’autoriser à diffuser cette vidéo et merci à l’entreprise Conflans Ambulances pour avoir mis les véhicules à disposition et avoir autorisé la diffusion du clip où apparaissent les véhicules de la société

Ambulancier, pourquoi une tenue professionnelle ?

Ambulancier, pourquoi une tenue professionnelle ?

La tenue de l’ambulancier c’est pas juste pour faire joli

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Durant de longues années il était courant de voir les ambulanciers déambuler avec leurs longues blouses blanche accompagnée d’une tenue personnelle comme un jean. Mais avec l’évolution de la profession est venu l’obligation de porter une tenue professionnelle. Nous allons voir à quoi elle sert et surtout l’importance d’en avoir une.

Quelques rappels en matière de textes réglementaire  

Arrêté du 10 février 2009 fixant les conditions exigées pour les véhicules et les installations matérielles affectés aux transports sanitaires terrestres

A N N E X E 6

CONDITIONS COMMUNES DE TENUE EXIGÉES DES PERSONNELS AMBULANCIERS À L’EXCEPTION DES PERSONNELS SMUR EMBARQUANT DANS LES VÉHICULES DE TRANSPORTS SANITAIRES TERRESTRES DES TYPES A, B ET C ET DE LA CATÉGORIE D

I. ― Port obligatoire de la tenue professionnelle

Dans le cadre de l’activité professionnelle, le personnel ambulancier porte une tenue professionnelle. En dehors de l’activité professionnelle, le port de la tenue est proscrit. L’entreprise de transport sanitaire terrestre tient à la disposition des personnels un ou plusieurs changes.

II. ― Composition de la tenue professionnelle

La tenue est composée des pièces suivantes :

  • un pantalon ;
  • un haut au choix de l’entreprise ;
  • un blouson.

La couleur dominante de la tenue professionnelle est blanche et/ou bleue.

Le risque biologique

Dans le cadre de son activité l’ambulancier rencontre des situations très différentes où l’hygiène requiert une importance primordiale. Il transportera des patients immuno-déprimé ou encore sera en contact avec des personnes pouvant se révéler contagieuses, ou dont l’hygiène personnelle peut se révéler désastreuse. De ce fait le port de la tenue professionnelle au lieu d’une tenue personnelle permet de limiter les risques d’infection ou de transmission bactériologique.

Cela assure donc une protection du personnel mais aussi des patients. Grâce à la présence d’une tenue professionnelle  il est plus aisé d’avoir un rechange en cas de souillure par du sang ou tout autre liquide biologique et de préserver son environnement personnel. Ainsi une limite quand à la transmission des infections existe. Le circuit propre sale est respecté puisque la tenue est mise en arrivant sur le lieu de travail et quittée au même endroit. Son lavage sera soumis à un cycle régulier avec des produits de nettoyage et désinfectant.

L’identification du professionnel

Ajouté à ces principes fondamentaux de l’hygiène le port de la tenue professionnelle permet aussi aux patients ainsi qu’aux autres professionnels de santé d’assurer une identification des ambulanciers. Le port d’une tenue professionnelle permet de reconnaitre plus aisément les ambulanciers et donc d’identifier le professionnel.

La fin du short-tong ?

Pas sûr. Malgré l’existence de législation en vigueur il n’est pas rare de croiser encore de nombreux professionnels avec des tenues inadaptées. L’entreprise se doit pourtant d’intégrer cette tenue et de la fournir à son personnel. Malgré ces obligations, certaines entreprises n’affichent aucunement leur volonté d’appliquer la réglementation. Une augmentation des contrôles et des sanctions seraient la meilleure solution pour couper court à ce genre de pratique.

Sans oublier les collègues qui ne connaissent même pas la signification du mot déontologie ou qui ne veulent pas en entendre parler. Comme je le dis souvent on a affaire à des transporteurs de colis, pour qui, certaines notions de conscience professionnelle sont totalement inconnues. Ensuite si l’employeur ne veut pas fournir la tenue c’est un autre problème.

Le coût d’une tenue professionnelle reste élevé et il ne doit pas être assumé par l’employé. Dans les deux cas de figures soit l’entreprise ne remplit pas ses obligations soit l’employé ne se soumet pas au règlement de l’entreprise et se met hors la loi du fait de l’obligation nationale concernant la réglementation en vigueur. Mais souvent le problème est dû au premier cas de figure.

Pour conclure

La grande blouse blanche et le jean sont censés être de l’histoire ancienne et pourtant… A chacun, qu’il soit chef d’entreprise ou ambulancier salarié d’assumer un minimum ses responsabilités et de prendre en compte l’importance du port de la tenue professionnelle. De toute façon il n’y a pas à discuter c’est la loi. Reste que les ARS, organismes chargés du contrôle des entreprises de transport sanitaire devraient dans certaines régions, appliquer plus sévèrement les sanctions et augmenter les contrôles. C’est un des meilleurs moyens de sortir de la profession les brebis galeuses qui sont trop souvent hors créneaux et qui ne s’en cachent pas.

Votre patron est dans l’obligation de vous la fournir !

 Etre reconnu et agir en tant que professionnel commence déjà par la tenue. N’oubliez jamais que le jugement de l’être humain sur une personne commence déjà par son évaluation visuelle. N’oubliez pas non plus que vous devez vous protéger contre les risques infectieux et protéger vos patients, votre entourage familial etc. C’est la règle de base pour une pratique professionnelle de qualité.

Annexe

Les liens utiles pour connaitre les fournisseurs de vêtement professionnels destinés aux ambulanciers :

http://www.kmconcept.fr/  : La référence en la matière. Les coûts sont important certes mais au vu de la qualité des produits… Ils restent une référence à mon sens.

http://www.cargitex.fr/

http://www.webmedical.fr/

http://www.ccri.fr

http://www.ambu-pub.com

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance

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Voici une vidéo de présentation issue de la société Assistance Ambulance, une référence pour beaucoup d’ambulanciers. Société à la pointe avec du matériel de pointe et surtout un patron et une équipe au top. Une entreprise modèle qu’on ne présente plus. Je vous laisse découvrir cette vidéo très bien réalisée. Bien entendu la vidéo est une vitrine de la société mais elle met en valeur toutes les qualités de cette société. Beaucoup d’entreprises devraient prendre exemple.

Assistance Ambulance, la société :

Assistance Ambulance a été fondée en 1995. L’entreprise est composée d’une trentaine d’ambulanciers, formés et recyclés régulièrement par nos partenaires ainsi que par des intervenants extérieurs venant notamment du Québec. Assistance Ambulance, c’est une équipe disponible 24 H/24, 365 jours par an. Notre spécialité 1ère, le transport sanitaire urgent. Délai d’intervention n’excédant pas 15 minutes (dans la mesure du possible) sur l’ensemble de la métropole Nantaise.

Tous nos véhicules d’urgences sont équipés de D.S.A (Défibrillateur Semi-Automatique) et de multiparamétrique (Zoll, Propaq). Nous intervenons sur différentes pathologies (I.M.V, chute, H.D.T, douleur thoracique, accouchements, O.A.P, A.V.C…..), à domicile, dans certains lieux accueillant du public, le centre de détention de Nantes, la maison d’arrêt, l’aéroport de Nantes Atlantique…(liste non exhaustive). Nous possédons également des véhicules pour les transports longues distances, eux aussi équipés de DSA.

http://www.assistanceambulance.com/

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Formation de conduite et de sécurité pour l’ambulancier SMUR ou privé…

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Je vous présente un organisme de formation à la conduite : Le Mans Driver, école de pilotage officielle de l’Automobile Club de l’Ouest. En dehors des habituels stages de conduite et pilotage grand public, cet organisme propose entre autre une formation adapté à la conduite des véhicules de type VLM et UMH. Ce stage est tout aussi adapté à un ambulancier exercant en SMUR  ou un ambulancier privé dans la mesure où l’objectif n’est pas la vitesse pure mais l’apprentissage de la maitrise de son véhicule en toute sécurité et l’incidence de la conduite sur le patient.

Je cite le message :

Au-delà des « savoir-faire » et des habiletés nécessaires que réclame la fonction,l’acquisition d’une capacité de discernement relative à la prise de risque demeure notre objectif essentiel.Tous nos ateliers font référence à cette prise de conscience des risques occasionnés par une conduite non adaptée aux besoins et circonstances. Nous n’avons pas vocation à rendre les conducteurs plus confiants, mais leur offrir le savoir et les compétences d’être à même d’opter pour la conduite la plus rationnelle en terme d’efficacité et de sécurité.

Le programme de la formation de conduite:

JOUR 1

  • Apports d’informations sur la dynamique d’un véhicule (énergie cinétique, force centrifuge).
  • Savoir manipuler correctement son véhicule, savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité : chronologie d’un virage ; techniques de manipulation de volant ; les trajectoires, sécurité et souplesse.
  • Etre capable d’effectuer un freinage d’urgence et un évitement d’obstacle.
  • Faire l’expérience de différentes pertes d’adhérence.
  • Mise en situation de dérapages (du train avant et du train arrière).
  • Conduite sur neige et verglas.

JOUR 2

  • Prendre conscience de l’incidence de la conduite sur le patient transporté horizontalement.
  • Conduite avec ambulance de type UMH en alternance patient/conducteur.
  • Découvrir les principes de conduite préventive.
  • Evaluation des distances de freinage à différentes allures, découverte du carré de la vitesse.
  • Découverte sur piste des mesures de sécurité.
  • Démonstration d’une distance de sécurité adaptée et non adaptée.
  • Avoir des notions sur les aides à la conduite.
  • Compréhension du rôle et du fonctionnement de l’ESP, l’Anti patinage, l’Assistance au Freinage d’Urgence…
  • Savoir manipuler correctement son véhicule.
  • Savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité.
  • Perfectionnement des techniques acquises le jour 1.

Infos de contact et lieu de formation

  • Pour tout renseignement : 02 43 40 25 62
  • Lieu de formation : Le Mans/Brest
  • Encadrement pédagogique : 1 formateur pour 3 stagiaires Capacité d’accueil : 12 personnes
  • Répartition théorie/pratique : 3h30/3h30
  • Contact : Philippe Jousse/ p.jousse@lemans.org

http://www.lemansdriver.fr/formations/2-jours-samu-smur.html

 Note du webmaster

Pour les amateurs de sensation forte ou les « pylotes » je pense que vous serez en mesure de trouver un emploi chez DHL ou chez Maitre Cochon et tester une wonderbox « stage de découverte sur *choisir son modèle de voiture*. L’ambulancier qu’il soit privé, SMUR ou pompier n’a pas vocation à être un pilote de course avec son véhicule. La sécurité de l’équipage et du patient doit rester un objectif primordial.

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2012/12/lemans-fiche-présentation-stage-samu-smur.pdf

 

Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier et article de presse

Voici un article de presse paru dans la presse, dans l’édition Nord Eclair. Un article qui relate une vérité trop souvent inconnue du grand public et qui change des clichés amers utilisés par beaucoup de médias. Enfin un journaliste a pu s’ intéresser à la réalité de notre job.

A la suite de cet article, Karim l’ambulancier interviewé, a proposé à cette journaliste de le suivre une nuit de garde entière pour lui faire partager le coeur de la profession. Il ne reste plus qu’à espérer que cet échange se réalise et voir enfin un contenu terre à terre sortir dans la presse et ainsi relayer une information qui reflète la réalité. Réalité loin des standards de l’ambulancier escroc. Un grand bravo à Karim pour avoir fait cette démarche et un grand merci à Brigitte LEMERY, journaliste à Nord Eclair.

Vous pouvez consulter l’article dans l’édition papier pour ceux qui sont concernés par la zone d’édition ou sur le net après inscription :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/la-fievre-monte-chez-les-ambulanciers-jna50b0n183490

Ambulancier à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid fait part du malaise qui gagne sa profession. Le 3 juin, les ambulanciers pique-niqueront devant l’Agence régionale de santé pour exprimer leur malaise. Ils voudraient ne plus dépendre du ministère des Transports et être rattachés à celui de la Santé. Employé de la société d’ambulances privées TADP à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid mène la fronde.

La situation est paradoxale. « Je ne jalouse pas les pompiers, sinon je serais pompier, assure Karim Lestriez Bouzid, mais j’en ai marre que les ambulanciers soient pris pour des charlatans, de simples transporteurs par les particuliers ou des brancardiers à l’hôpital ! » Karim Lestriez-Bouzid est fier de la formation de 6 mois suivie au CHR pour obtenir le diplôme d’État en 2011.

« Un pompier n’a que quinze jours de formation », glisse-t-il. Avant d’ajouter : « Ambulancier diplômé, je suis chef à bord en ce qui concerne la sécurité de la circulation du véhicule mais aussi du patient. » En amont, il est donc habilité à secourir, comme à définir le caractère de l’urgence au médecin SAMU qui a régulé l’appel et l’a missionné sur le terrain avec un dispositif de géolocalisation, après appel au 18 ou au 15.

« À l’hôpital, on nous prend pour un brancardier, mais l’ambulancier c’est l’oeil du médecin ! On a dans l’ambulance du matériel médical pour prendre les constantes, intervenir pour un arrêt cardiaque. Le cahier des charges de l’ARS est très rigoureux. » « À la télé, ajoute-t-il, on encense le travail des pompiers et on critique les ambulanciers. On nous taxe d’abuser du système de santé en France mais le transport de santé ne représente que 10 % des dépenses de la CPAM. Le coût d’une intervention du SAMU ou d’une ambulance privée n’est que de 80 E (pris en charge à hauteur de 65 % par la CPAM, le reste par les mutuelles), contrairement aux pompiers, 400 E, pris en charge par la collectivité. »

92% de non-syndiqués

Les ambulanciers n’apprécient pas d’avoir été assimilés dernièrement, dans un documentaire diffusé sur W9, à des confrères qui fraudent au bon de transport ou qui manquent de matériel ou d’hygiène. Des clichés, d’après Karim, peu vérifiables sur Lille-Roubaix-Tourcoing où la profession est contrôlée par une brigade de police intégrant des agents de l’ARS (agence régionale de santé) et de la CPAM.

Elle vérifie les documents obligatoires, l’état du matériel, le cahier d’hygiène (draps à usage unique, désinfection à la prise de poste ou à la prise en charge si sang ou vomissement). Les clichés véhiculés par W9 font mal à une profession fragilisée, non reconnue.

Ambulancier passionné, mais non syndiqué comme 92% de la profession, Karim voudrait obtenir « une régulation plus fine, plus équitable au niveau des appels d’urgence (18 et 15), une reconnaissance du ministère de la Santé, car on est des professionnels de santé, pas des chauffeurs-routiers !

» Tourquennois, il a donc contacté Gérald Darmanin, député UMP de sa circonscription qui posera prochainement une question au gouvernement.
Karim évoque des conditions de travail difficiles : « Quand je monte dans l’ambulance, j’enfile la casquette de conducteur, de mécanicien, d’infirmier, de psychiatre, de secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital, sans statut, ni salaire à la hauteur des tâches ! » Métier complexe qui expliquerait « la disparition de sociétés d’ambulances sur Roubaix (cinq assuraient la nuit il y a 3 ans, ils ne sont plus que deux aujourd’hui, ndlr), un grand turn-over dans la profession, les postes vacants ».

L’amplitude horaire importante (12 heures par jour), les gardes de nuit sont en cause. « À Roubaix, particulièrement, on entre dans la vie des gens à un moment critique, d’urgence médicale ou psychologique, confie l’ambulancier. Je me suis déjà retrouvé avec un couteau ou face à un schizo, un drogué. Si vous saviez le nombre de gens qui ont des serpents, des chiens dangereux chez eux ! Et puis, il y a les agressifs à cause de l’alcool, des médocs, des difficultés familiales. On est vraiment au coeur de l’action. Ce métier me passionne, même sous-payé ! »

BRIGITTE LEMERY
roubaix@nordeclair.fr

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 4

Dernier article du dossier Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. On abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

Les épreuves d’admissibilité et d’admission

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Je vous le redis : il y a assez d’articles disponibles sur la préparation de ces épreuves et je vous invite à les lire. A vous procurer des ouvrages de préparation et vous remettre au boulot. Surtout si vous avez quitté le cursus scolaire depuis un moment. Ce n’est pas si évident les premiers temps de se remettre à réviser, calculer sans calculette comme au primaire, ou encore de faire des synthèses de textes… 

Vous faites partie des malheureux qui sont obligés de passer l’épreuve écrite. Rassurez vous moi aussi je suis passé par là. Je ne vais pas revenir sur le contenu, vous trouverez un article avec des exemples concret.

Rappelons juste que cette épreuve comporte :

Français : sujet de niveau du brevet des collèges permettant au candidat à partir d’un texte de culture générale d’une page maximum portant sur un sujet d’actualité d’ordre sanitaire et social, de dégager les idées principales du texte et de commenter les aspects essentiels du sujet traité sur la base de deux questions maximum. Cette partie est notée sur 10 points et a pour objet d’évaluer les capacités de compréhension et d’expression écrite du candidat. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Arithmétique : le sujet porte sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. Il ne peut être fait appel pour cette épreuve à des moyens électroniques de calcul. Cette partie a pour objet de tester les connaissances et les aptitudes numériques du candidat. Elle est notée sur 10 points. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Sont déclarés admissibles, les candidats ayant obtenu une note égale à 10 sur 20 à l’épreuve écrite sans note éliminatoire à l’un des deux sujets. Suite à la correction une liste est publiée avec le nom des candidats autorisés à présenter l’épreuve d’admission orale. Donc vous avez réussi avec succès l’écrit ou vous faites parties des chanceux qui accèdent directement aux épreuves d’admission orale. Donc pareil vous avez de la matière pour évaluer le contenu de l’épreuve sur le site je ne vais pas revenir dessus.

Un seul mot d’ordre : préparez vous, entrainez vous. Ne soyez pas trop confiant en vous ! Un concours même simple ça se prépare et on ne débarque pas là les mains dans les poches en sifflant la marseillaise. Après c’est vous que ça regarde. Soignez votre présentation : tenue vestimentaire, coiffure etc. L’image que l‘on apporte de soi est un élément important et peut indirectement influencer le jury. Donc attention. Lorsque toutes les épreuves sont terminées et après délibération d’une commission les résultats seront proclamés : liste principale et liste complémentaire. Ces fameuses listes je les ais détaillé auparavant.

L’entrée en institut

Voilà : vous allez intégrer une session de formation et je ne saurais que vous en féliciter. Au programme : pas mal de choses : anatomie, physiopathologie, gestes de secours et d’urgence, mise en situation, ergonomie pour vos postures et la sécurité/confort du patient, hygiène, règlementation, (mmmmh c’est la partie la plus soporifique ;p) communication etc. Le tout entrecoupé de stages comme annoncé. Investissez vous ! Posez des questions, assurez vous d’avoir bien compris chaque cours.

Concernant l’organisation des cours elles diffèrent plus ou moins selon les organismes. Si le contenu est identique pour tous, les méthodes diffèrent donc je ne peux vous expliquer plus sur ce sujet. Vous serez dans un processus de formation et d’apprentissage. Vous rencontrerez peut être des « difficultés » au départ si vous n’êtes pas retourné en formation depuis un moment mais c’est un processus tout à fait normal.

L’apprentissage massif d’informations sur un domaine inconnu est vite bourratif mais ça va passer et vous allez trouver rapidement un rythme de progression propre à chacun. On n’emmagasine pas les informations de la même façon. Chacun possède son propre rythme et sa propre façon d’apprendre. Surtout si vous rencontrez trop de difficultés faites en part à votre équipe de formateurs pour vous aider à trouver une solution adaptée.

En règle général vous alternerez les cours théoriques avec des cours de mise en situation pour favoriser la mise en place de la théorie. Lors des exercices de mise en situation lancez vous et ne restez pas timidement derrière vos collègues. La meilleure façon d’apprendre c’est de pratiquer, pratiquer et encore pratiquer. Ne vous réfugiez pas derrière des « je ne suis pas certain de moi » ou « je connais encore mal le sujet ». Plantez vous allez y, ce n’est pas grave. Les erreurs sont forcément formatrices après analyse de ces dernières par les formateurs. Plus vous pratiquerez, plus vous serez à l’aise. Il ne faut pas se baser sur le regard des autres.

C’est quelque chose de gênant au départ pour certains (« je vais me planter », « qu’est ce qu’ils vopnt penser de moi » etc ) mais il faut dépasser ce stade et ne pas rester dans son coin. Il ne faut pas oublier que la validation des modules en fin de formation c’est d’abord des épreuves de mises en situations sous l’oeil d’un jury. Donc si en plus du stress vous manquez de pratique vous irez dans le mur.

Apprenez à vous sentir à l’aise. Apprenez à connaitre vos collègues et à échanger avec eux sur vos doutes, votre manière de procéder. Interpellez les formateurs lorsque vous doutez. Il ne faut pas rester avec une question ou un doute. Vous allez prendre en charge des êtres humains et donc la marge d’erreurs doit être inexistante.

Durant le cursus vous aurez des stages à effectuer on va lister ce que vous allez rencontrer :

Stage en entreprise : deux semaines. Vous allez apprendre réellement votre rôle, mettre en applications les compétences et apprendre à connaitre votre rôle dans l’équipe. La première semaine est souvent difficile car l’expérience personnelle est forcément limitée. Ne vous inquitétez pas c’est normal. Prenez des initiatives et surtout si votre collègue va trop vite demandez lui de ralentir pour vous permettre de mettre en applications des gestes et techniques. Idem si vous le voyez utiliser des techniques que vous maitrisez mal ou pas du tout. Vous formez une équipe et cette équipe doit être complémentaire.

Il est impératif que votre tuteur (référent dans l’entreprise) s’implique dans sa démarche. Si il n’est pas dans une démarche d’encadrement c’est à vous de lui en parler pour éventuellement changer. Tout le monde n’a pas la fibre pédagogique. Durant ce stage c’est à vous d’aller chercher l’info, de poser des questions, de demander à réaliser des gestes et techniques.

En entreprise les ambulanciers ont crée des automatismes qui font qu’on oublie souvent que l’élève en face de soi ne les a pas acquis. d’où l’importance pour l’élève de le rappeler afin d’avoir des techniques décomposées, une analyse de situation avant la prise en charge etc.

Stage en structure de soin : une semaine. Dans un service de l’hôpital, vous serez là pour apprendre et découvrir le fonctionnement du service et de la structure hospitalière, vous serez amené à découvrir le travail des différentes professions. Vous les aiderez au quotidien dans la réalisation de leurs actes. Intégrez vous, intéressez vous et demander à faire des choses. Ne restez pas dans votre coin et ne vous contentez pas de suivre bêtement.

C’est l’occasion d’apprendre beaucoup de choses : voir des examens, des techniques, apprendre la prise de constantes (tension etc), apprendre à mettre en application les pratiques d’ergonomie (durant une toilette, un transfert de lit au fauteuil etc), de poser vos questions à l’équipe médicale, de voir en situation des pathologies diverses, apprendre à communiquer avec les patients (communication verbale et non verbale). La durée est courte il faut donc être attentif aux situations intéressantes. Démontrez votre intérêt ! Un élève introverti sera mis sur le côté… On ne viendra pas forcément vous chercher par la main.

Stage au service d’urgence / SMUR : une semaine. Un des endroits où vous viendrez souvent ! Décryptez le fonctionnement (très important), pareil que pour le stage en structure : c’est l’occasion de voir de nombreuses choses, d’être à même de voir ce qu’il faut faire/ne pas faire : transmissions ambulancier-soignant, transfert des patients, communication etc. Montrez votre intérêt, demandez à participer car on ne viendra pas pour vous prendre par la main.

C’est un endroit passionnant (pour un élève je m’entends) où vous rencontrerez des pathologies, traumatismes que vous n’aurez peut être jamais l’occasion de revoir, mais aussi découvrir l’envers du décor, le détail de la prise en charge médicale (de l’arrivée du patient, à son orientation, la visite du médecin et le retour au domicile ou le déplacement dans un  service de soins).

Ne vous laissez pas enfermer dans un simple rôle de brancardier attention ! Rencontrez l’infirmière d’accueil et suivez avec elle son travail, analysez avec elle les éléments important qui vous seront demandés lorsque vous vous présenterez avec un patient. C’est une mise en situation réelle. Profitez en pour questionner les infirmier(ères), médecins sur vos doutes, questions ou autre lors de certains examens ou pathologies inconnues, sur le but de tel ou tel médicament, gestes, technique. Profitez en pour être curieux même si des éléments ne vous seront pas utile dans votre profession mais au moins utile pour vos connaissances personnelles.

L’évaluation de vos compétences

Au cours de vos stages vous serez systématiquement évalué sur la maitrise ou non de vos compétences. La fiche d’évaluation comporte une grille. Sur cette grille chaque module de formation possède une liste de compétence à acquérir avec une notation qui va de non maitrisé à matrisé en passant par « en cours d’acquisition » etc.

Votre référent de stage évaluera avec les personnels qui vous ont encadré les différents points. A vous donc de faire en sorte avant le stage de faire un bilan de ce que vous devez maitriser ou encore ce qui pose problème. Reste ensuite à travailler sur le sujet et demander à votre encadrement de vous aider à progresser. fixes vous une liste d’objectifs.

Cette évaluation est primoridiale. Elle entre pleinemnt dans la validation finale de votre diplôme donc soyez attentif durant les stages. La durée est courte donc à vous de faire ce qu’il faut pour démontrer votre intérêt et votre maitrise. Il est bien évident logique que suivant la période à laquelle vous serez en stage vous n’aurez pas acquis 100% de vos compétences puisque la formation ne sera pas terminée. Mais pas d’inquiétudes votre équipe de formation saura vous préparer à cela. A vous aussi de rappeler à quel niveau de connaissances vous vous situez.

La validation des modules

Pour la validation des modules c’est propre à l’organisation de chaque institut. Un seul conseil de mise : révisez, pratiquez jusqu’ à ce que chaque geste et technique soient devenus un automatisme. Apprenez la curiosité pour interroger votre patient-collèguequifailavictime. Apprenez à hiérachiser vos bilans jusqu’à ce que ça devienne le geste le plus naturel du monde.Le module règlementation est à part : par coeur ou rien du tout. Lui vous le bossez, vous dormez avec vos cours vous avalez vos fiches bristols si il le faut. C’est du par coeur du début à la fin.

Pas de méthode miracle pour réussir si ce n’est BOSSER ! Et encore vous aurez de la chance si vous loupez une validation vous aurez droit à une séance de rattrapage bande de pistonnés… C’est l’avvantage de cette formation on vous offre une seconde chance de repasser vos modules.

La validation des modules est toujours une période de stress. mais logiquement si vous avez bien suivi les conseils vous aurez tellement mangé de TP que vous aurez normalement commencé à créer des automatismes qui vous faciliteront les choses durant la prise en charge. Seul le module 6 sera validé en entreprise de transport sanitaire puisque son contenu réfère directement à tout ce qui touche à la conduite, code de la route, mécanique de base etc.

La validation du diplôme

Vous avez validé chaque module ? Félicitations mais tout n’est pas encore fini J Non puisque une commission va se réunir au cours de laquelle seront étudiés vos notes acquises lors du passage des modules et d’un bilan de vos compétences issues de vos stages pratiques. Une moyenne sera définie et vous serez ou non Diplômé d’Etat. Pour pouvoir commencer à travailler il vous faudra attendre la remise officielle du diplôme. Sans lui hors de question de poser vos fesses dans une ambulance. Si vous le faites vous serez hors la loi et le patron avec donc on prend des vacances et on attend sagement.

Dénicher un emploi

Si vous vous êtes bien débrouillé, il est possible, je dis bien possible, que l’entreprise où vous avez effectué vos stages vous propose un poste. Donc là en général vous êtes souvent au courant depuis un moment donc bénéfice pour vous. Souvent les entreprises affichent dans les instituts les offres d’emploi. Avec ça le monde de l’ambulance est très très petit.

Les infos circulent vite sur l’entreprise à fuir ou l’entreprise qui respecte l’accord cadre ou encore l’entreprise modèle. Bref je vous invite à bien étudier la question pour ne pas intégrer une entreprise où vous serez déçu en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et vous dégouter simplement de la profession. Informez vous, démarchez avec des cv. Présentez vous en personne et évitez d’envoyer des courriers.

Le démarchage physique est apprécié et il se peut que vous ressortiez du bureau avec un exemplaire de votre futur contrat. Sachez aussi que vous n’êtes pas mariés à l’entreprise et que votre délai de préavis n’est que de huit jours. Donc si vous ne vous intégrez pas où si la politique de l’entreprise ne correspond pas à vos attentes en matière de qualité…

Pour débuter rien ne vaut une entreprise de ville : la charge de travail est différente et plus concentrée mais c’est là aussi où vous serez en mesure de voir le plus de chose très rapidement. Avec tout ça vous avez un avantage : vous êtes géographiquement libre avec votre diplôme en poche : rien ne vous empêche d’aller faire une saison au bord de la mer ou à la montagne, de sillonner la France.

Votre diplôme est valable partout. si vous quittez l’hexagone il vous faudra suivre les formations adaptées à chaque pays puisque nous sommes quand même le parent pauvre des ambulanciers. Le DEA ne vaut rien ailleurs, même pas une équivalence.

Pour conclure

Après ces quatre articles j’ai pu vous faire survoler le cheminement qui vous attend. Je ne vous donnerait pas de dossier pré rempli, je ne me rendrais pas dispo pour vous trouver une place ou autre. Mon but via cette série était de vous présenter ce qui vous attends pour vous donner un ordre d’idée. Maintenant c’est à vous de vous prendre par la main et avec vos petites jambes de vous rendre là où il faut. Bon courage à tous et j’espère vous avoir rassuré, informé, ré-orienté peut être bref, du moment que j’ai su vous apporter un minimum sur la question…

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

De l’orientation à la pratique professionnelle, troisième partie

La troisième partie de ce gros dossier  : ambulancier de l’orientation à la pratique professionnelles. Au programme : stage de découverte et la partie la plus épineuse de ce dossier : le financement.

Le stage de découverte

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C’est une des spécificités de la formation d’ambulancier diplômé. Il ne concerne pas la formation d’auxiliaire ambulancier. Cette dernière formation peut être intégrée sans avoir fait le stage en question. Concernant le stage de découverte : c’est un stage d’une durée de 140h, donc environ 4 semaines.

Il se réalise au sein d’une ou plusieurs entreprise de transport sanitaire agrée par l’institut de formation. Une liste est en général disponible auprès des instituts. Pourquoi ce stage ? Tout simplement pour permettre au stagiaire de prendre réellement conscience du métier. De pouvoir vivre le quotidien, découvrir la professions, ses réalités, ses difficultés, les savoir être et savoir faire nécessaire ; vérifier que son orientation est réaliste et adaptée. C’est le seul corps de métier proposant ce genre de découverte obligatoire.

A l’issu de ce stage vous saurez si votre choix est toujours d’actualité. Si vous vous rendez compte que ce n’est pas quelque chose pour vous, il vous est encore possible de vous arrêter. On ne vous jugera pas sur ce point puisque c’est le but final du stage : Suis-je vraiment fait pour ce job ? A la fin du stage, une évaluation de votre profil sera faite. A la clé une évaluation de votre comportement, de votre motivation et de votre intérêt pour le métier sera réalisée par les professionnels qui vous auront encadré.

Ne négligez pas l’importance capitale de ce stage. Non pas en terme de point éliminatoire pour les sélections, mais plus pour attiser votre curiosité. Posez vos questions, soyez curieux, découvrez le matériel, les techniques, le quotidien, l’organisation de l’entreprise etc. Intégrez vous au sein de l’équipe. Vous ne pourrez exécuter aucunes manipulations durant ce stage. Vous serez présent en tant qu’observateur. Mais rien n’empêche de savoir se montrer utile : une porte qu’on ouvre, des sacs à porter, manipuler le brancard à vide, regarder le matériel etc.

Si votre stage est un succès c’est un pas de plus vers l’épreuve d’admission. En effet pour accéder à la seconde partie des sélections vous devrez présenter l’attestation du stage de découverte. Pour réaliser ce stage vous devrez donc prendre contact avec l’entreprise d’accueil.

Présentez vous directement ou téléphonez avant de passer. Les entreprises de transport sanitaire disposent en général de peu de temps pour vous donc ne soyez pas surpris si vous êtes invités à revenir à un autre moment. Apportez avec vous une copie de votre assurance responsabilité civile (regardez vos contrat auto ou maison. En général c’est intégré) qui vous sera demandé.

Démontrez votre envie car souvent on rencontre de nombreuses personnes désabusées, ou encore trop sûre d’elles et qui ne sont que fardeau pour l’équipe qui encadrera. Il vous faudra rester humble, attentif et surtout vous intégrer sans rester effacé. A mon sens un bon stagiaire est celui qui s’intéresse, curieux, sait se rendre utile. Soignez votre tenue, soyez ponctuel, ne rechignez pas sur les horaires sinon c’est même plus la peine d’espérer travailler comme ambulancier.

Concernant la rémunération/prise en charge : je ne suis pas en mesure de vous renseigner car vous avez tous un profil bien à vous suivant votre situation : ça peut aller du congé sans solde, aux vacances en passant par autre chose. Vous ne serez en tous les cas pas rémunéré par l’entreprise ça c’est certain.

A vous de vous organiser pour la durée. N’hésitez pas à solliciter le chef d’entreprise pour organiser votre temps de stage si vous êtes en activité ou autre. Il n’existe rien d’obligatoire en terme de stage continu tant que les 140 heures sont validées. En règle générale ce stage s’effectue d’une seule traite mais il est possible suivant le cas de figure de devoir fractionner.

Le financement du projet

C’est une partie que je vais faire brève : en effet chaque région, chaque personne suivant son cas est différente. Du fait de sa situation (en activité, chômage,  saisonnier etc), mais aussi de son âge et de la présence des organismes : pôle emploi, association etc.

Il faut savoir que vous devez vous informer auprès de différents organismes :

Pôle emploi : harcelez les ! Suivant à qui vous aurez à faire il vous faudra faire des pieds et des mains mais vous ne devez rien lâcher. Téléphonez, présentez vous chaque jour, faites du forcing mais surtout ne lâchez pas. Vous voulez bosser donc vous devez être formé. Je suis intransigeant avec cet organisme car certains (pas tous encore heureux) font du chiffre ou ne veulent pas faire du cas par cas.

Si votre situation ne permet rien ne leur demandez pas non plus des miracles. Ne demandons pas l’impossible. Mais il est important de solliciter les personnes et les ressources puisque votre avenir professionnel est quelque part en jeu donc pas question de repartir sans rien. Vous pouvez toujours bénéficier de quelque chose si vous cherchez bien.

  • Les conseils généraux : les conseils généraux peuvent s’inscrire dans votre démarche de financement : bourse, formation d’ordre sanitaire et sociale déficitaire en terme de recrutement et donc possibilités de financer certaines formations précises ; que ce soit en intégralité ou via une participation. C’est souvent le cas dans des branches professionnelles déficitaires comme le sanitaire et social.
  • Les missions locales, les associations d’insertion/emploi/etc
  • L’ASP ou Agence des services et paiement qui occupe aussi une place prépondérante en terme de formation.
  • Organisme paritaire collecteur agréé ou OPCA / CIF ou congé Individuel de Formation / FONGECIF etc  pour les personnes en activité. Renseignez vous auprès d’eux pour connaitre les conditions minimum pour déposer un dossier : ancienneté dans l’entreprise, etc.

Consultez le site web de chaque organisme ou encore le bottin téléphonique pour localiser les adresses près de chez vous. Je ne vais pas lister tout ici car les informations évoluent au quotidien. Une adresse postée ici ne sera peut être plus la même demain.

En ce qui concerne le financement : Pensez à préparer au brouillon une lettre de motivation. C’est quelque chose qui prend du temps puisque elle va servir d’éléments prépondérant à la présentation de votre demande de financement : pas de fautes, des arguments réfléchis et béton. Démontrez au travers de cette lettre votre envie. Préparez un dossier sur votre projet professionnel : cv, démarches effectuées sur le métier, informations, cursus de formation, organismes etc.  

Posséder un vrai projet pro sur papier permet déjà de montrer votre motivation, de démontrer que vous avez su faire des démarches en ce sens et que vous êtes en mesure de démontrer que vous avez dans les mains toutes les clés pour accéder à votre souhait de reconversion. Vous êtes prévenu vous allez en baver pour obtenir un financement. Ce ne sera pas la partie la plus simple. Attendez vous à des refus, à des orientations d’un bureau à un autre, d’un organisme à un autre, de courir après les pièces justificatives. C’est une guerre qui se remporte à l’usure et à la patience.

Je ne saurais vous conseiller de partir vous inscrire avec le plus d’éléments concret possible quand à l’acceptation de votre dossier par l’organisme. Il se peut que ça traine et que ça traine. La faute à la lourdeur administrative et le recours à de multiples interlocuteurs et passage de votre dossier dans des commissions diverses et variées chargées de valider votre dossier.

Demandez des accords de principes écrit à joindre à votre dossier d’inscription de formation ! La question du financement est systématiquement abordée durant les épreuves d’admissions orales. Si vous ne pouvez pas être en mesure de démontrer que votre dossier de financement tient la route vous risquez de vous retrouver éjecté au profit d’un autre possédant des garanties plus solides. Et oui ne vous leurrez pas les instituts de formations ne font pas du bénévolat. Les intervenants et le matériel doivent être financés…

Donc c’est la partie la plus sensible de votre démarche pour l’accès à la formation. Je ne peux édifier un dossier type car chaque profil est différent : demandeurs d’emplois, chômeur de longue durée, salariés en activité, intérimaires… Vous avez tous des situations très différentes, un âge différent et donc faire du cas par cas m’est impossible.

N’ hésitez pas à poser vos questions auprès des organismes de formation souvent bien rôdés pour ce genre de situation. ils possèdent souvent les noms et téléphones des personnes à contacter pour court-circuiter le chemin classique. Et une dernière chose pour clore cette partie : ne baissez pas les bras même si la situation semble impossible. il existe toujours des solutions ou des aides obscures que peu connaissent.

Pour le prochain et dernier article de cette série on abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

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Stryker Performance Pro

Stryker Performance Pro

Le brancard de la gamme Stryker Performance Pro

Pour faire une suite logique au Power Load system voici une présentation brève d’un produit phare de chez stryker : le brancard de la gamme Performance Pro.

brancard Stryker Performance Pro

Un brancard qui préserve votre dos

Oubliez vos brancards traditionnels et fatigués celui ci est une petite bombe technologique en matière d’innovation. Ce brancard possède une particularité non négligeable : il va permettre à l’équipage de préserver un maximum son dos grâce à des aides techniques très utiles. En effet le brancard dispose d’un système de descente et de relevage pneumatique fonctionnant sur batterie. Plus besoin de freiner le brancard manuellement lors de sa descente au sol ou de forcer comme un âne au moment de le relever avec votre patient dessus. A l’aide de commande, le brancard pourra être monté ou descendu sans forcer.

Trois niveaux de hauteurs différents de hauteurs sont proposés afin de s’adapter au véhicule. Pas loin de 9 positions possibles sont recensées. les bras avant (à l’arrière du patient) son totalement rétractables afin de permettre un accès du brancard dans les zones difficiles d’accès.

Ce dernier point est un avantage assez utile surtout lorsque vous brancardez dans des logements mal agencés. Le poids supportés laisse de la marge : 300 kg supportés. Le poids de la bête est assez ridicule au vu de son équipement : seulement 40 kg. Totalement compatible au système Power Load. Couplé à ce dernier la batterie du brancard est directement mise en charge une fois en contact avec le système. Bien entendu en cas de panne du système il existe un dispositif manuel.

Le rêve a un coût

Le rêve a aussi un prix : comptez environ 15 000 dollars pour ce joli bébé :=) Bon si vous le souhaitez il existe des occasions sur ebay US :p ! Sinon regarder du côté de Ferno qui possède aussi le même type de système. Prochain télé shopping je vous présenterais les chaises portoir. Non pas les chaises tradi mais LA chaise portoir où soi disant plus besoin de forcer pour descendre les escaliers. Avec en plus une mise en scène typique à l’américaine ^_^

Vidéo de  démonstration

Stryker Power Load System

Stryker Power Load System

Le « Stryker Power Load System »

Aujourd’hui je vais vous présenter un système assez révolutionnaire crée par la société Stryker. Pour ceux qui ne connaissent pas cette société, elle se spécialise dans les brancards, chaise portoirs et autre équipement du genre dédié aux ambulances, hôpitaux etc. Leader de ce marché avec d’autre constructeur comme Ferno elle propose des produits très avancés. La nouveauté de l’année s’appelle Power Load System ou en français système d’ embarquement automatique.

Qu’est que le Power Load

Le Power Load est un système de chargement et déchargement de brancard destiné à faciliter les transferts entrée / sortie de brancard de l’ambulance afin de préserver au mieux le dos de l’ambulancier. Actuellement il faut reconnaitre que ce genre d’innovation est indispensable afin de faciliter le travail au quotidien surtout en présence de patient en surcharge pondérale

Stryker Power Load System

Comment ça fonctionne ?

Le système est installé sur le plancher de l’ambulance. Il comprend le système de fixation et rail ainsi qu’un système d’accroche et de levage. Là encore pour le système français avec table de support de brancard permettant le déplacement latéral je ne suis pas sûr de sa compatibilité. A confirmer donc… Donc fonctionnement : vous sortez votre brancard de l’ambulance sans le poser à terre. Le système permet de le garder à l’horizontal sans poser les roues ou autre.

Le crochet est suffisamment puissant pour le garder en hauteur et supporter le poids de l’ensemble brancard + patient (environ 300-400 kg de charge supportée). un appui sur un bouton et le brancard vient à vous sans forcer et sans risque de bascule. Vous déverrouillez et votre brancard est libéré. Aucuns risque de lésions sur les lombaire comme actuellement.

Même principe pour le chargement : vous amenez le brancard sur les crochets, on appuie et le crochet vient lever le brancard. Plus besoin de lever l’ensemble et de forcer pour l’installer. Bien entendu le système est compatible avec les brancards de la marque 😉 Pour un brancard autre je doute…

Amalgame

Attention à ne pas confondre les deux systèmes : le Power Load qui est le système de chargement et déchargement et le brancard de type Power Pro qui possède un système hydraulique de levage et d’abaissement. Mais ce dernier fera l’objet d’un prochain article puisque ces deux entités sont relativement complémentaires.

Le prix

L’innovation a un prix et oui : d’après les infos que j’ai pu trouver il faudrait à priori, à prendre avec des pincettes, un investissement de base de 18 000 dollars environs installation non comprise. Ce n’est pas à la portée de tous. Cependant ce type de produit est d’abord destiné aux pays utilisant le système de secours à personne de type scoop and run (regarder dans les dossiers du site un article aborde le sujet pour ceux qui ne connaissent pas scoop and run et stay and play) et donc des équipages de type Paramedic.

Sur leurs ambulances la table de brancard telle que nous la connaissons n’existe pas. Le brancard est posé directement sur le plancher avec un système de fixation adapté.

Pour terminer

Je vous invite à visionner les médias que je mets à votre disposition : issu de Youtube, du site de Stryker afin de vous faire une meilleure idée du système. Certains connaissent déjà puisque ce système a fait le tour de la toile. Mais beaucoup ont mélangé le brancard et le système. ce sont deux éléments bien distinct.

Prochain article je vous ferais un petit état des brancards Stryker avec sûrement pour thème le haut de gamme (tant qu’à faire et vu les prix il est possible de rêver hein :D) et leur système de levée et descente hydraulique. Je vous assure que vous allez pleurer quand vous utiliserez votre matériel habituel. Au passage non je ne suis pas sponsorisé par la société Stryker mais si ils me proposent… ^_^ ! Voilà vous pouvez déjà commencer à préparer vos patrons à investir ou tout du moins espérer car au moins le rêve c’est gratuit !

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Ne tirez pas sur l’ambulance mais sur les pompiers !

Un bel article d’une neutralité impeccable. Encore une fois la presse ne tire pas sur l’ambulance et dresse un constat posé. La mise en place des référentiels tripartie dans les départements équilibre la charge et clarifie lesretro missions : le centre 15 adapte la réponse en fonction de l’appel et du type de prise en charge nécessaire. Chaque acteur du secours à personne est mis à contribution. Sauf qu’à priori certains s’inquiètent un peu. L’article est intéressant à lire et comme d’habitude ne pas tirer des conclusions trop hâtives. Les pompiers s’inquiètent mais c’est comme tout : l’activité de ce type n’est pas soumise à statistiques fixes. Un jour c’est l’enfer, le lendemain c’est calme. Donc c’est peut être précoce de parler de chômage technique tel que le souligne le responsable du SDIS. Ce que je reproche par contre ce sont les commentaires odieux au sujet des ambulanciers et la suite de mon article sera un bon coup de gueule contre ces détracteurs. Donc en premier lieu je vous laisse découvrir l’article (introduction avec le lien de référence), découvrir un extrait des commentaires dont l’un issu d’une autre source mais qui vaut franchement le détour et pour terminer mon coup de gueule du jour. Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions constructives. Tout commentaire inutile ou qui n’apporte rien de concret sera enlevé. Merci de rester neutre un maximum et surtout constructif dans vos débats. Je ne publierais rien destiné à alimenter une guerre de chefs.

Albi. Les pompiers craignent le chômage technique

Depuis le 1er janvier, le SDIS et le Samu ont mis en place une nouvelle organisation dans les secours à personnes, qui impliquera aussi à terme les ambulances privées. Les critiques fusent déjà dans les rangs des pompiers.

Un pompier désœuvré est un pompier frustré. En ce début d’année, cette frustration est palpable dans les rangs des sapeurs-pompiers, particulièrement à Albi. «On est 16 à la garde et on ne sort plus, ou très peu», confie ce professionnel, sous couvert d’anonymat. Ce mardi-là, les pompiers albigeois n’ont eu que trois accidents (dûs au verglas) à se mettre sous la dent, «alors qu’on a une moyenne de 15 à 20 interventions par jour». Une baisse ponctuelle, en ce mois de janvier où l’activité opérationnelle est plutôt en berne ? C’est ce que pense le colonel Christophe Dulaud. Mais certains pompiers ont une autre explication : «Il y a un souci par rapport aux secours d’urgence. Depuis le 1er janvier, une nouvelle convention s’est mise en place avec le Samu. C’est lui qui gère presque tout. Tous les appels qui arrivent au 18 sont régulés par le médecin du Samu.» Avec trois semaines de recul, certains pompiers constatent le changement : «On continue à faire la voie publique mais on ne fait plus du tout de secours à domicile. Or, le relevage des personnes fait partie de la formation première des pompiers. On intervient à trois, parfois à quatre quand les ambulanciers privés ne sont que deux. Pour moi, si ça continue, c’est la mort du service public.» Marc Vigouroux, de la CGT pompiers, est plus prudent: «On a une baisse d’interventions sur certains secours et ça entraîne des retards. Mais ce sont des accords nationaux, tous les départements sont obligés d’y passer».

L’article dans son intégralité : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/31/1549127-albi-les-pompiers-craignent-le-chomage-technique.html

Mais voici un florilège de commentaires dans cet article qui une fois de plus démontre à quel point on tire sur l’ambulance

Ces accords entre le SDIS et le SAMU sont scandaleux quand on connait le peu de formation de certains ambulanciers privé l’attachement de ces chefs d’entreprise au fric plus qu’à leurs malades Qui encore transportent deux parfois trois malade en vsl qui n’embaucheront jamais les effectifs correspondant à la demande on peut imaginer la qualité de leur service. Le pire est à venir quand les patient à l’agonie devront sortir le carnet de chèque avant d’être évacués surtout pour les plus démunis qui n’appelleront même plus les secours et se débrouilleront comme dans un temps jadis avec les malheurs connus de cette époque.

Ou encore un défaut d’information de la population à cause de ce type de commentaires

e que je n’ai pas trop compris dans cette histoire d’intervention par des ambu privés c’est effectivement le coté financier. S’il faut payer l’ambu qui se déplace alors qu’on paye déjà les pompiers « pour ça » (ça ne veut pas dire qu’il faut les faire venir pour une broutille) via nos impôts il va y avoir problème.

Mais aussi des gens plus intelligent et raisonnés

Cet article est d’une extrême neutralité et j’en félicite l’auteur.Il ne faut pas jeter « l’huile sur le feu » entre les rouges,les blancs,les volontaires et les professionnels.Il y a certes des soucis mais faisons confiance au dialogue entre responsables des personnels,le Président,le SAMU et le Colonel Dulaud.Il faut faire preuve de beaucoup de « prudence » comme le dit un responsable des personnels,alors faisons appel à ses immenses qualités professionnelles,son intelligence,son expérience,son sens du service public,sa force de dialogue et de persuasion,son respect pour les institutions…. priorité absolue de son engagement pour aider a trouver des solutions acceptables pour tous!!

Perso je pense qu’il y a qq rouges sur cette page de réaction, et quand je peux lire les conneries que vous écrivez je me dis que votre encéphale doit être aussi étroit que vos casque F1. De vrai héros qui cherchent à tout pris la reconnaissance…. Vraiment pitoyable comme mentalité et pourtant nous faisont le même taf….. Blanc ou rouge il faut tout mettre en œuvre dans l’intérêt de la victime…

 Lu ailleurs sur un site web mais qui reflète le meilleur du pire (et aussi côté orthographe)

Bsr pensez vous sérieusement que les blancs peuvent apportés la mm réponse aux secours que nous !j en doute fort pour preuve les relevages a domicile les ouvertures de porte les sdf sur la vp j en passe et des meilleurs. Sans compter que nous sommes 3 ds un vsav et que nous pouvons avoir des renforts sur demande. Quant aux urgences vitales si la population veux attendre 3 jours les secours et bien moi non ! Pensez y si c est un de vos proches en ACR!!! Ces mm ambulanciers veulent faire croire à la population que nous avons un coût trop élevé dénonce par la cour des comptes! Mais pk ne parlent ils pas eux du looping blanc qui manigance dans nos départements en ayant pour but le profit de ces entreprises d ambulance sans compter qu ils contribuent au trou de la Sécu! Réveillons nous ! Nous Pompiers et population ou va dc allez le secours a personne! C est grave. J en parlais cet ap midi avec un médecin qui s offusque que les blancs soient engagés sur les urgences vitales !!!! Ps je ne parle mm pas de la réforme des sapeurs pompiers qui est bafouée dans le fond et dans la forme par notre hiérarchie et ces décideurs !!!! Bonne soirée a tous

En réponse a mes détracteurs! Chacun son boulot !!! Les urgences vitales restent du domaine SP il n y a pas transiger a cela point. Tt le monde peux bosser mais les blancs n ont pas a venir prendre nos inters.chacun a son histoire met on ne peux tenir un discours cohérent en étant le cul entre deux chaises. Qd a la guerre soit disant blanc rouge si nous on a été épingle par la cour des comptes et bien certaines entreprises ambulancières sont tout simplement épinglées par la police cf certains reportage. Le looping blanc lance ds certains département est révoltant et creuse le trou de la sécu c est une réalité!!! Sans compter les arnaques a la sécu! Regardez aussi le médecin ds le reportage de ma page qui que les conventions ch avec entreprise ambulancière coûte trop chère! Laissons a césar ce qui est a césar depuis la nuit des temps les SP ont été les 1 et a venir au secours de la population pour feu et urgences vitales! A 2 on ne peux faire que du transport sanitaire et non des urgences vitales c est tout. je suis pas Anti blanc y en a pour tout le monde juste une convention bipartite claire règlerais tout. Qd a ceux que sa fâche je ne dis que la réalité! En étant SP ON NE PEUX QUE DÉFENDRE SA PROFESSION CEUX QUI NE LE COMPRENNE N PNT PAS UN CŒUR ROUGE SANG

Arrêtez de critiquer ma profession

Je ne suis pas là pour alimenter une guerre ou autre. Le but de l’article est déjà d’informer, de relayer l’info mais aussi au passage de relancer un énième coup de gueule contre les réactions immatures et surtout complètement erronées à notre sujet. J’en ai plus que marre qu’on me reproche de facturer au patient au cul de l’ambulance. Excusez le terme. Je n’ai encore jamais facturé un patient en direct avant de descendre le brancard pour l’amener aux service des urgences : JAMAIS ! Alors à tous les détracteurs acides je vous rappelle que le budget des SDIS est ponctionné sur les impôts et que ça coûte un bras à chaque contribuable. Loin de moi de remettre en cause la mission des pompiers et son financement. Idem pour notre formation : si vous ne connaissez pas notre job informez vous ! Pour les équipages à deux je rappelle que la France est un des rares pays avec des équipages composés de 3 ou 4 intervenants… Partout ailleurs les ambulanciers bossent à deux.

Le secours à personne c’est gratuit ? Pas sûr

Par contre j’aimerais qu’on cesse de se foutre de nous en nous accusant de doubler la facture. Bon sang mais vous êtes complètement en dehors de la réalité. Je vous rappelle que nous respectons des règles précises. Que le patient en cas d’hospitalisation est remboursé. Enfin l’entreprise est remboursée car le patient est dispensé de l’avance de frais via la signature d’une annexe de transport. Le SMUR c’est pareil : même principe que pour les ambulances privées, le patient est dispensé de son avance de frais et tout est pris en charge en cas d’hospitalisation. Si le patient n’est pas hospitalisé c’est la mutuelle du patient qui prend en charge le complément. N’oubliez pas ce détail messieurs les pompiers et détracteurs des ambulanciers. Une inter SMUR c’est 65% pris en charge par la sécurité sociale et 35% pour la mutuelle idem pour une intervention sur la demande du centre 15 par les ambulanciers privés . Normal il faut bien financer un service de ce type. Sauf que dans les deux cas de figures : privé ou smur c’est transparent pour 98% des patients. Je ne vais pas détailler point par point le système de facturation ici. Les pompiers aussi c’est transparent sauf que c’est tous les ans via les taxes foncières et habitation. Non les pompiers ce n’est pas gratuit… Il ne me semble pas que c’est du bénévolat…

Pour info :  http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/10/31/Urgences-le-Smur-n-est-pas-toujours-gratuit

A quand une véritable entente entre professionnels

Mais on s’en fiche de ces détails. Arrêtons cette guerre stérile pour travailler ensemble de façon équilibrée et intelligente. Moi personnellement je n’attends qu’une chose : que lorsque je croise un rouge il me tende la main plutôt que de me snober dans le sas des urgences… Je serais le premier à sourire et faire de même et échanger ensemble. Je trouve ces attitudes idiotes, stériles et inutile. A quand une entente entre tous. Je vous rappelle qu’à la base c’est une guerre de chef et que la base du système : salariés ambulanciers ou simples pompiers nous ne pourrions que nous entendre car au quotidien le patient se fiche de la couleur de l’uniforme. il souhaite juste qu’on s’occupe de lui. Heureusement pour nous tous ce n’est pas une mésentente quotidienne puisque suivant les régions des collègues ont fait part de leur très bonne entente entre blancs et rouge. Dommage que ce ne soit pas universel. idem pour moi je ne suis pas un détracteur. La preuve un de mes partenaires est un sapeur pompier volontaire et je lui fait un poil de pub pour son site web : www.sapeurpompier.net . Comme quoi… Fin du coup de gueule.

Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

L’article 38 devenu 44 de la Loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2013 a fait l’objet d’un mouvement de colère de la part des entreprises de transport sanitaires et des artisans taxi. Je ne reviendrais pas sur son contenu puisque vous trouverez quelques articles à ce sujet sur le site. Mais où en est on ? Récemment les artisans taxis ont fait part de leur grogne à l’aide d’opérations escargots massives. Les ambulanciers sont restés sage, et un seul mot d’ordre a paru via la FNAA, des négociations auraient été entamés de leur côté.

Bref après ce gigantesque foutoir mis en place les résultats ne se sont à priori pas fait attendre. Pour une fois la presse a parlé des ambulanciers en étant sur un domaine autre que le recours systématique à la fraude. Ce qui est quand même assez rarissime. Non je ne suis pas si mauvaise langue que ça. Même si il est encore très difficile d’avoir des articles avec un contenu réaliste et ne se basant pas sur des infos de 1960, on a parlé un peu de nous quand même. Un seul article a retenu mon attention du fait de la clarté et de la réalité de son contenu mais j’en parlerais une autre fois. Mais il y a un gros travail d’information à faire par la presse sur notre job. En dehors des camions rouge…

Le gouvernement a tenu, au cours des manifestations, à signaler que l’article 44 stipulait que les appels d’offres étaient une expérimentation. Mais qu’on se le dise expérimentation ne veut pas toujours dire essai puis arrêt. Un risque potentiel pour la survie des entreprises existait. Donc à priori un gel de cette mesure aurait été obtenu. Ci joint le lien vers un article de France Info, qui date de quelques jours et qui relate l’avancée obtenu sur le plan du transport assis :

Après une journée de perturbations à Paris et dans les grandes villes françaises, les quatre fédérations et syndicats de chauffeurs de taxi ont obtenu l’ouverture d’une concertation sur les deux points de revendications : le transport des malades assis et le contrôle des voitures avec chauffeurs.

Des milliers de taxis ont défilé dans les rues de la plupart des grandes villes ce jeudi

Des milliers de chauffeurs de taxis ont causé des perturbationsce jeudi un peu partout en France. A l’appel des quatre fédérations et une intersyndicale parisienne, ils entendaient protester contre une modification de la loi sur la prise en charge des personnes malades et contrôle accru des sociétés parisiennes de voitures avec chauffeur.Deux points sur lesquels la délégation de représentants a obtenu des avancées en fin d’après-midi au ministère de l’Intérieur.

Le transport des malades assis

Les chauffeurs contestaient la mise en place d’appel d’offres par la sécurité sociale car, selon eux, les taxis indépendants n’auraient pas les moyens d’y répondre. Crainte très répandue dans les zones rurales où le transport des personnes malades représente une large part de l’activité des taxis.

  • Résultat: « Les appels d’offres sont gelés en attendant l’ouverture d’une concertation le 31 janvier. Par ailleurs, on a obtenu l’engagement que le transport des personnes malades sera toujours réservé aux ambulances, aux véhicules spécialisés et aux taxis. Et personne d’autre« , explique Jean-Claude Richard, président de la Fédération nationale des artisans taxis.

Affaire à suivre…

Frais de transport sanitaire et justice

Frais de transport sanitaire et justice

Aujourd’hui je vous propose un peu de bouillon de juriste. Au programme un état des décisions de justice au sujet de la prise en charge des transports sanitaires sur prescription médicale. Cet article issu de la Gazette Santé Social fait état des précédent en matière de justice concernant des prises en charges relatives au transport sanitaires.

Vous y découvrirez que la justice n’est pas forcément tendre avec certains cas de figures. Que certains cas de transport classique et souvent rencontrés sont parfois injustifiés au regard de la justice elle même. ensuite la question à se poser c’est sur quelles bases se fondent ces décisions ? Expertise médicale ? L’article ne le précise pas. Bon courage c’est du lourd mais c’est très instructif. Bonne lecture ! L’ambulancier pour les nuls n’offrent pas d’antalgique pour limiter les céphalées qui ne manqueront pas après lecture :)))

La prise en charge des frais de transport sanitaire

Les tribunaux exercent un contrôle renforcé des conditions de remboursement des frais de transport sanitaire.

Plusieurs décisions récentes de la Cour de cassation sont venues préciser les règles de la prise en charge des frais de transport, en particulier s’agissant de la nature des déplacements faisant l’objet d’un remboursement par l’assurance maladie. La portée de l’exigence d’une prescription médicale préalable a été délimitée. En outre, la haute juridiction a pu clarifier les critères de proximité et d’adéquation de l’établissement de santé avec la situation de l’assuré.

Liste limitative

Selon une jurisprudence constante de la Cour de cassation, la liste des frais de transport pris en charge, telle que fixée par l’article R.322-10 du Code de la Sécurité sociale (CSS), est limitative (2 e civ., 10 nov. 2011, n° 10-24.496). Seuls sont donc couverts : les déplacements liés à une hospitalisation, des traitements ou des examens prescrits aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) ; ceux en ambulance, justifiés par l’état du bénéficiaire ; les trajets de plus de 150 kilomètres, sous conditions ; les transports en série (soit quatre au moins, de plus de 50 kilomètres chacun, sur une période de deux mois) au titre d’un même traitement ; enfin, les déplacements prévus pour se soumettre à contrôle médical par les services administratifs.

S’agissant des transports liés à une hospitalisation, les juges considèrent comme devant être pris en charge ceux qui correspondent strictement à l’entrée et à la sortie du séjour hospitalier. Aussi la Cour de cassation, dans une décision du 24 septembre 2009 (2 e civ., n° 08-18.968) a-t-elle cassé un arrêt du tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Bastia qui avait ordonné la prise en charge des frais de taxi d’une assurée se rendant dans une polyclinique pour y recevoir des soins postopératoires ; et cela, bien que ces soins fussent justifiés médicalement par une prescription.

Dans la même logique, les déplacements effectués à l’occasion de consultations ayant pour but de préparer une intervention chirurgicale ou une hospitalisation ne constituent pas des transports liés à une hospitalisation au sens de l’article R.322-10 du CSS (Cass. soc., 16 mai 2002, n° 00-19.134).

Suivant un raisonnement identique, la Cour de cassation a censuré un jugement du Tass de Meaux, lequel, par une interprétation extensive de l’article suscité, avait estimé que le transport d’un assuré, de son domicile à la clinique de scintigraphie en vue de subir des examens postopératoires, avait un lien direct avec l’hospitalisation antérieure et, en tout état de cause, que ces examens auraient été réalisés lors de l’hospitalisation, si le patient n’avait pas fait l’objet d’une sortie anticipée (Cass. 2 e civ., 17 déc. 2009, n° 08-12.932).

Un arrêt du 8 janvier 2009 de la Cour de cassation (2 e civ., n° 07-16.859) illustre la fermeté des juges sur ce point. En l’espèce, le transport d’une patiente d’un hôpital de Fréjus, où elle se trouvait, au domicile de son fils dans les Yvelines, avait été validé par une prescription médicale. La Cour a refusé de reconnaître le droit au remboursement des frais de transport au motif que le déplacement n’était pas médicalement justifié, dans la mesure où il était motivé par « la nécessité d’un rapprochement familial souhaitable pour le confort de la patiente et de sa famille » ; par conséquent, celui-ci « n’entrait dans aucun des cas limitativement énumérés par l’article R.322-10 du CSS ».

La suite de l’article et la lecture dans son intégralité c’est ici : http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/bilans-de-jurisprudence-la-prise-en-charge-des-frais-de-transport-sanitaire-8816.html

Ambulancier et transport pédiatrique

Ambulancier et transport pédiatrique

Transport pédiatrique : nouvelle session de formation pour février 2013

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L’Institut Régional de Formation Croix Rouge Ile de France organise une session de formation pour ambulancier avec pour thème la spécialisation au transport pédiatrique sur le site de Romainville. Cette session se déroulera le mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 8 février 2013. Si vous souhaitez vous inscrire veuillez contacter Mme GEORGES au 01-41-60-21-30.

  • Durée de la formation : 21 heures d’enseignement théorique et clinique
  • Coût : 300 €

Objectif de formation

  • Développer des connaissances, un comportement et des aptitudes afin d’acquérir des compétences professionnelles
  • Acquérir des capacités d’initiative, d’anticipation et d’autonomie
  • Assurer sur prescription médicale tout type de transport pédiatrique
  • Collaborer avec les équipes hospitalières et pré hospitalières
  • Apprendre à gérer des situations de stress ou de communication difficiles

Public concerné

Formation destinée aux ambulanciers et infirmier Diplômés d’État qui souhaitent participer aux transports pédiatriques infirmiers inter hospitaliers (TIIH). Activité professionnelle qui peut s’exercer au sein d’une entreprise privée ou d’un service hospitalier de transport sanitaire.

Contenu de la formation

Enseignement théorique et pratique

Principaux contenus

  • Anatomie, physiologie et pathologies (nouveau-né, nourrisson et enfant)
  • Principales indications du transfert inter hospitalier (nouveau-né, nourrisson et enfant)
  • Réglementation en vigueur pour les transports pédiatriques
  • Entretien et hygiène du matériel de soins et de surveillance pédiatrique.
  • Surveillance durant le transport et gestion des appareils de mesure automatisés
  • Gestes d’urgence et de réanimation pédiatrique et application des protocoles
  • Gestion de l’environnement spécifique à l’enfant (les parents, les soignants)
  • Transmission et continuité des soins
  • Mise en place les différents matériels de transfert (incubateur de transport …)
  • Conditionnement du grand enfant en vue de son transport (coquille, attelle …)

La fiche technique de la formation est disponible à la fin de cet article. Pour plus d’informations : http://irfss-idf.croix-rouge.fr/Catalogue-des-formations/Transport-Pediatrique/(keywords)/ambulancier

L’ambulancier et les formalités administratives

L’ambulancier et les formalités administratives

Une petite introduction sur les formalités administratives

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Il était temps d’aborder un sujet sensible : l’ambulancier face aux formalités administratives. Je vous présente ce document ci-après qui, malgré un caractère plus ou moins incisif  suivant la vision de chacun ne s’adresse pas au personnel hospitalier mais bien à la structure hospitalière elle même.

En effet nombre de pratiques dans tous les corps médicaux et paramédicaux s’exercent quotidiennement alors que les missions sont pourtant bien définies. Fautes de moyens, faute de ne pas se faire entendre ou autre, légendes urbaines c’est vite le fouillis. Ceci est là pour rappeler que dans la mission de l’ambulancier il n’est pas stipulé qu’il doit réaliser les démarches administratives.

Même si on le fait tous plus ou moins pour rendre service ça reste malgré tout une procédure qui ne devrait pas être réalisée par l’ambulancier. NON NON et NON ! Plus important il est bon de notifier ici que l’établissement de soin, lors de la facturation du forfait hospitalier, perçoit une indemnité pour frais administratif compris dans ce même forfait.  Il est donc de la responsabilité de la structure de mettre en oeuvre soit des accords avec les entreprises avec des aménagements adaptés soit de s’assurer de la réalisation des actes administratifs par son personnel .

Certes lors d’un transport assis le patient peut en règle général se rendre au bureau des entrées. Mais comme dans toute logique vous n’allez pas l’abandonner et le laisser se perdre dans le labyrinthe de couloirs de l’hôpital. De même certains patients nécessitent un accompagnement complet pour diverses raisons justifiant le transport par un personnel qualifié.

Mais dans le cas où le patient ne peut physiquement se présenter au bureau des entrées (entre autre dans le cadre d’un transport en ambulance) la structure demande systématiquement à l’ambulancier de se rendre lui même au guichet pour faire les formalités. Ce n’est pas notre job ! C’est du temps en moins pour s’occuper correctement du patient et entraîne en règle général un bouleversement du planning (équipage bloqué) et donc du retard sur les prises en charge suivantes.  

Donc au final vous bossez gratuitement puisque ce n’est pas inclus dans le forfait réglé à l’entreprise. Bref je ne vais pas épiloguer sur le sujet et je vous laisse lire la suite. Vous trouverez en fin d’article les textes faisant référence à ce détail : détail du contenu du forfait de prise en charge ambulance et vsl remboursé par la sécurité sociale et l’article de la circulaire DHOS régissant les bonnes pratiques entre transporteurs sanitaires et structures hospitalière.

Admission médicale des patients

Vous avez, avec raison, utilisé vos avertisseurs sonores et lumineux pour amener aux urgences un patient nécessitant une prise en charge hospitalière rapide.

Le public respecte votre responsabilité, respecte l’urgence de votre patient, vous représentez la santé dont vous êtes professionnel. Lorsque vous vous présentez à l’accueil des urgences, le public vous cède donc tout naturellement le passage, car comme le SAMU ou les pompiers, vous avez une “priorité naturelle“. Le personnel hospitalier doit aller en ce sens et ne pas faire obstruction à votre mission au service du public en vous faisant attendre avec le public. L’ambulancier fait partie de la chaîne des soins et non du grand public. Faire attendre des ambulanciers dans la file du public serait un abus de pouvoir à l’opposé de toutes les règles déontologiques.

Le fait de prendre une file d’attente serait d’autant plus incompatible avec le statut et le rôle de l’ambulancier, qu’il aurait pour motif de lui faire réaliser une tâche administrative qui ne lui incombe absolument pas comme par exemple les formalités d’admission.

De telles pratiques altéreraient l’image des ambulanciers, perturberaient le déroulement de leur planning et compromettraient la ponctualité des prestations ainsi que la vie économique de l’entreprise. Dans le cas où un établissement hospitalier créerait aux ambulanciers une obligation d’attente, que se passerait-il en cas d’aggravation de l’état du malade ?

Ce serait tout d’abord aux ambulanciers de refuser clairement et fermement cet état de soumission, quel que soit d’ailleurs l’état du patient. Sur le plan purement réglementaire, contrairement aux idées reçues laissant croire que le patient est sous la responsabilité de l’ambulancier tant qu’il est sur le brancard, le patient est sous la responsabilité de l’établissement hospitalier dès lors qu’il franchit le seuil de l’hôpital, l’ambulancier restant bien évidemment responsable de ses actes et de ses gestes.

Admission administrative des patients

L’infirmière d’accueil demande les coordonnées civiles et sociales du patient. Il n’y a là rien d’anormal, dans un monde raisonnable et l’ambulancier répondra avec sollicitude aux questions, sans qu’il y ait toutefois d’attente.

Il doit cependant savoir que sa réponse est à titre de service et non d’obligation. En effet, sur un plan réglementaire, l’ambulancier ne doit communiquer que les renseignements concernant l’état de santé du patient et le dossier médical au personnel médical qui accueil le patient.

En poussant à l’extrême, l’ambulancier n’a pas le droit de révéler le nom et l’adresse du patient, ce dernier gardant le droit d’être inscrit sous X, et pouvant se plaindre de ce qu’il considérerait de la part de l’ambulancier comme une indiscrétion. L’ambulancier est également souvent sollicité pour effectuer les formalités d’admission lors d’une hospitalisation programmée ou lorsqu’il amène un patient en consultation. Il s’agit alors d’une double faute. 

D’une part parce que l’admission est un acte administratif et médical qui nécessite donc, au préalable, que le patient soit examiné par un médecin de l’hôpital (hormis l’hospitalisation de jour, le bulletin de situation ne peut être délivré qu’à l’issue de 24 heures d’hospitalisation). D’autre part, c’est au patient, de procéder aux formalités de son admission.

En cas d’incapacité, la famille est invitée à le faire. A défaut de famille, il appartient alors à la direction de l’établissement, représentée dans le service par la surveillante, de procéder à cette formalité en fonction des informations dont elle dispose (pièces d’identité du patient, enregistrements antérieurs, etc.…). En aucun cas l’ambulancier n’est tenu de procéder aux formalités d’admission de son malade.  Certaines habitudes commerciales et la course au BS (Bulletin de Situation) ont conduit certains ambulanciers à le faire, mais ce n’est pas un dû, c’est une faute.

Deux arguments sont alors opposés à l’ambulancier réfractaire

1) «On ne dépose pas un malade comme un paquet !»
Réponse : ce n’est pas aux ambulanciers de suppléer au rôle d’accueil des établissements.

2) «Sans BS, la caisse ne prendra pas en charge !»
Réponse : hormis les cas où le BS accélérerait une prise en charge à 100%, le dossier de
remboursement se limite à la fourniture d’une facture, d’une prescription médicale et, le cas échéant,
d’une entente préalable (cf Convention Nationale Caisse d’Assurance Maladie).

ATTENTION : il n’est pas question de dissuader l’ambulancier de rendre service au patient ou à sa famille. Cependant, un service ne doit pas être rendu au détriment de l’accomplissement de son travail. Les ambulanciers qui acceptent d’accomplir ces démarches administratives sont en droit d’attendre une collaboration active des personnels de l’établissement comme par exemple une priorité de passage au Guichet.

L’ambulancier qui, pour cause de formalités administratives étrangères à son rôle, ferait attendre un autre malade et perturberait le bon déroulement du planning de son entreprise, commettrait alors une faute déontologique fondamentale. Certains ambulanciers restent persuadés que l’admission fait partie de leur mission, allant même jusqu’à s’excuser à la moindre réprimande au moindre manquement à ce sujet…

S’agit-il d’une ignorance, ou d’une soumission commerciale ?

L’acte commercial a ses limites, l’intérêt du patient par exemple, ou encore la survie économique de l’entreprise… Il convient également de noter que dans le calcul du forfait journalier que l’assurance maladie règle à
l’établissement receveur, elle prend en compte les démarches administratives liées aux formalités d’admission. Donc, lorsque les ambulanciers procèdent à l’admission du patient à la place de l’établissement, l’assurance maladie paye à l’établissement hospitalier une prestation effectuée par les ambulanciers privés.

Textes de références

JORF n°70 du 23 mars 2003 page 5226, texte n° 12  / Convention nationale des transporteurs sanitaires privés prévue à l’article L. 322-5-2 du code de la sécurité sociale

Article 6  : Structure de tarification du véhicule sanitaire léger

A. – Forfait départemental ou minimum de perception

Il comprend les prestations suivantes :

  • La mise à disposition du véhicule
  • La désinfection du véhicule éventuellement
  • La prise en charge du malade au lieu où il se trouve
  • Le transport du malade jusqu’au lieu de destination
  • En aucun cas, le conducteur et le véhicule ne peuvent être immobilisés plus de 15 minutes.
  • Le transport du malade dans la limite de 5 kilomètres en charge.

Structure de tarification de l’ambulance

A. – Forfait départemental ou minimum de perception :

  • Il est prévu pour les transports à petite distance et dans toutes les localités autres que ceux effectués à l’intérieur des villes ou agglomérations lorsque le forfait visé en C existe.
  • Il comprend les prestations suivantes :
  • La mise à disposition du véhicule et l’utilisation de son équipement ;
  • La fourniture et le lavage de la literie ;
  • La fourniture de l’oxygène en cas de besoin ;
  • La désinfection du véhicule éventuellement ;
  • La prise en charge du malade ou du blessé au lieu où il se trouve ;
  • Le transport du malade ou du blessé jusqu’au lieu de destination ;
  • Le brancardage au départ et à l’arrivée (étages compris, le cas échéant) ainsi que le chargement et le déchargement du malade ou du blessé. En aucun cas l’équipage et le véhicule ne peuvent être immobilisés plus de quinze minutes.
  • Il couvre le transport du malade ou du blessé pour les transports à petite distance ne dépassant pas en moyenne cinq kilomètres en charge, ou dans la limite de cinq kilomètres en charge pour les transports à moyenne ou longue distance.

CIRCULAIRE DHOS/SDO/01/2003/N°277 Du 10 juin 2003 relative aux relations entre établissements de santé, publiques et privés et transporteurs sanitaires privés

« 10-   Il n’appartient pas à l’ambulancier de réaliser les formalités d’admission ou de sortie du patient, sauf accord local formalisé après avis du sous comité des transports sanitaires. »

 « Et les étiquettes c’est moi qui vais les faire peut être? »

Le but n’est pas de fustiger les IDE, AS ou autres personnes il faut savoir rester cohérent. Bon d’accord quand on vous jette à la figure les papiers sans vous avoir dit bonjour ni m… et qu’on vous grogne :

– « Et les étiquettes c’est moi qui vais les faire peut être ? » ou « Vous avez fait les étiquettes ? » (notez l’absence totale des formalités de politesse et  avec le ton hautain et méprisant, c’est du vécu si si ,je ne fabule pas je vous assure)

Je me fais un plaisir de répondre :

– « Et bien oui ! pas de bras pas de chocolat, pas de sourire, pas d’accueil décent, pas d’étiquettes non plus »

et je m’en vais en sifflant tranquillement sous les :

– « J’vais faire un rapport vous êtes obligé de les faire, on va appeler votre direction ! Je vous garantis que vous allez avoir de gros problèmes ! « 

Dommage ma grande mais ton rapport tu peux le ranger euh non pas ici… et puis ma direction…. A nul endroit il n’est marqué ou inscrit que je suis salarié de la structure hospitalière donc…  De plus j’ai fait mon job correctement : mon patient est accompagné dans le service et je l’installe en remettant au personnels tous les documents administratifs indispensable : carte vitale, mutuelle, courrier du médecin etc.

Par contre combien de fois je l’ais fait avec plaisir (oui plaisir) pour rendre service à des IDE ou AS complètement débordée mais qui ont su m’accueillir moi et mon patient de façon humaine et chaleureuse. Quand ensuite elles m’expliquent qu’elles courent beaucoup et si c’était possible que je m’occupe des formalités ? Et bien oui c’est avec plaisir que je rends service !

Il faut savoir s’entraider et la prochaine fois que je viendrais dans le service je sais que je pourrais demander de l’aide et que je l’aurais… Bref je vous laisse découvrir ce sujet ô combien épineux, que tous les ambulanciers connaissent et supportent. Je ne donnerais que ce conseil : ne soyez pas trop rigide, soyez humain mais ne faites aucune pitié si on vous traite comme un chien. Le respect et le savoir vivre restent des valeurs éthiques importante pour tous les personnels qui sont dans le milieu médical et autres.

Et je rappelle encore et encore et encore : ce n’est pas le but de cet article de vous faire stopper les entrées et autres. Je le fais aussi chaque jour POUR mes patients et parce que j’estime qu’ils ont besoin de ça. Non cet article a pour but de vous rappeler que vous n’êtes pas les domestiques des centres hospitalier. Rendez service mais sachez rappeler aussi à ceux qui abusent et vous prennent pour leur coursier les règles élémentaires de courtoisie et d’organisation des services

Véolia et le transport sanitaire

Véolia et le transport sanitaire

On débute l’année avec des annonces qui font trembler : VEOLIA ! Depuis le temps que le bruit coure il semblerait que s’annonce doucement les prémices de l’arrivée de véolia au sein du transport sanitaire en tant qu’intermédiaire dans le cadre des appels d’offres :

Chez Veolia Transdev (VTD), on s’est sans doute félicité à la lecture du rapport de la Cour des comptes en septembre dernier. Les sages de la Rue Cambon y pointaient les dépenses de transport de patients pour l’assurance-maladie , qui augmentent« systématiquement à un rythme plus soutenu que les autres dépenses de soins ». Elles représentaient 3,5 milliards d’euros en 2010, soit l’équivalent de « la moitié des remboursements des consultations des médecins généralistes ».

Pour la Cour, « une action résolue et cohérente permettrait pourtant de dégager des économies très significatives ». C’est ce que pensent les experts du groupe du transport, pour qui « une économie de l’ordre de 20% à 30% » est envisageable.

Voilà des années que VTD étudie le sujet. Et la loi de inances de la Sécurité sociale 2013, qui introduit pour les caisses primaires d’assurance-maladie ou les hôpitaux la possibilité d’expérimenter des appels d’offres pour attribuer le marché du transport de malade, vient supprimer les freins juridiques qui existaient jusqu’à présent.

La suite de l’article : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0202477192046-veolia-transdev-veut-se-placer-sur-le-marche-du-transport-medical-525050.php

 

Les requins n’auront pas attendus longtemps pour se manifester…

L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

Formation Ambulancier et transport psychiatrique

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L’Institut Régional de Formation de la Croix Rouge IDF propose une formation : « Ambulancier en Psychiatrie – le transport sécurisé ».

Cette formation se déroulera les mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 janvier 2013 sur le site de Romainville. Les inscriptions et informations sur le coût de la formation se font auprès de Mme Georges : 01.41.60.21.30

Objectifs

  • Développer des connaissances, un comportement et des aptitudes afin d’acquérir des compétences professionnels
  • Acquérir des capacités ciblées sur la prise en charge d’un patient souffrant d’une affection psychiatrique
  • Collaborer à la prise en charge médical d’un patient en hospitalisation sous contrainte
  • Assurer l’extraction et le transport d’un patient en toute sécurité pour le patient et l’ambulancier

Public concerné

Contenu de la formation

La formation est découpée en 6 séquence de 3h30 chacune :

  • Le cadre législatif
  • La prise d’appel , interroger un patient ou sa famille et orienter une prise en charge
  • Préparer l’intervention à domicile, l’entretien familiale, l’approche du patient
  • Le contact avec le patient et sa famille
  • L’extraction et le transport
  • L’analyse de l’intervention

Cette formation est toujours un « plus » dans le cursus de formation continue des ambulanciers. En effet vous pouvez être amené de façon plus ou moins régulière lors de vos interventions à réaliser ce type de transport. Il est donc très important de bien acquérir les diverses notions relatives à ce transport spécifique. De cette façon vous posséderez les éléments indispensable pour que l’ensemble de la prise en charge se déroule de façon la plus qualitative possible pour votre patient et pour la sécurité de votre équipage.

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Un mémento des règles du code de la route pour les ambulanciers

Je vous propose un livret (disponible en libre téléchargement en bas de page) intitulé « mémento des règles de priorités concernant les véhicules d’intérêt général avec facilité de passage et les véhicules d’intérêt général prioritaire et règles de prudences en urgence ». Ce dépliant au format A4 se plie comme un livret et,  est destiné à votre information personnelle concernant la législation mais aussi à pouvoir expliquer en cas de contrôle par les forces de l’ordre que vous êtes en accord avec le Code de la Route (si vous les appliquez de façon correcte bien entendu).

L’ambulancier fait, comme d’autres corps de métier, partie intégrante de la chaîne de secours. Il est donc qualifié et souvent mandaté par le centre 15 pour intervenir sur des situations d’urgences à degrés variables. Seulement l’usage des avertisseurs sonores et lumineux, ainsi que les transports dit urgent sont souvent remis en cause dès lors que c’est une ambulance privée qui en fait usage.

Le but est donc de posséder un document mentionnant les textes réglementaires afin d’informer et de justifier le bon droit de la mission. Le Code de la Route a été modifié il y a quelques temps pour mieux intégrer les missions des ambulanciers au même titre que les pompiers.

Au programme du mémento

Vous y trouverez : la définition de l’urgence médicale, les divers degrés de l’urgence médicale, la définition du transport sanitaire, le contenu du courrier de la Direction Hospitalière de l’Offre de Soins remplacé par la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) aux Agences Régionales de la Santé, les divers articles du codes de la route relatifs aux véhicules d’intérêt général et aux véhicules à facilité de passage, puis un rappel sur les règles de prudence lors d’un transport à caractère urgent.

Je rappelle au passage que certains ambulanciers font part des ARS de leurs régions qui leurs interdisent l’utilisation des dispositifs sonores et lumineux. Sauf erreur de ma part, n’hésitez pas à me le signaler si je me trompe, les ARS ne possèdent pas le pouvoir d’aller contre le code de la route. Les agences ne peuvent qu’effectuer un rappel et rappeler les règles d’usage et bonne pratique de ces équipements que beaucoup de monde oublie (ambulanciers mais aussi FDO, pompiers etc).

Mais attention

Ce dépliant ne vaut pas un texte de loi à proprement parler et se veut uniquement informatif. Il est destiné à être imprimé et conservé dans votre ambulance mais aussi à être correctement lu. Une page de rappel des règles de bonne conduite et de prudence est destinée à l’information des ambulanciers sur les bonnes pratiques lors d’un transport urgent.

Nous ne sommes pas des cow-boy ! Ce mémo c’est le premier que je réalise et n’est donc pas à l’abri d’erreurs, manques ou autre. Je vous invite donc à utiliser les commentaires en bas de cet article pour me faire remonter les défauts, les ajouts à envisager etc. Une nouvelle version du document sera mis en ligne au fur et à mesure des corrections.

Références

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006074228

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Medic Assistance (SARL Ambulances Arc en Ciel IDF)

Medic Assistance (SARL Ambulances Arc en Ciel IDF)

Présentation de l’entreprise Medic Assistance

Medic Assistance est une SARL créée en 1997, dans ses débuts, il s’agissait d’une entreprise de transports sanitaires traditionnels. Depuis 2007, nous avons abandonnés la pratique traditionnelle pour nous spécialiser dans les transports infirmiers inter-hospitaliers pédiatriques et adultes avec 6 ambulances paramedicalisées.

En 2010, nous avons fait le choix de développer la partie rapatriements sanitaires aériens en partenariat avec un avionneur de l’aéroport de Paris – Le Bourget. Nos équipes d’ambulanciers et d’infirmiers sont donc amenés à se retrouver aussi sur terre que dans les airs accompagnés d’un médecin. En 2013, nous ouvrirons une Unité de Transports Médicalisés avec 1 ambulance armée comme un SMUR sur le plan matériel et personnel : ambulancier DE + Infirmier + Médecin.

Quelques chiffres :

En 2011, nos équipes ont éffectuées plus de 3000 transports paramedicalisés, 17 rapatriements sanitaires.
En 2012, nous avons déjà effectué plus de 3300 transports paramedicalisés.

La séance questions réponses de l’ambulancier pour les nuls à monsieur David AUDIBERT, superviseur chez Medic Assistance :

Bonjour monsieur AUDIBERT, pourriez vous nous expliquer comment vous en êtes venu à devenir ambulancier ? Qu’est ce qui a motivé ce choix ? Vocation ?

J’ai débuté à l’âge de 12 ans comme Jeune Sapeur-Pompier puis sapeur-pompier volontaire à 16ans. C’est donc naturellement que je me suis tourné vers le monde du transport sanitaire ; au début comme « BNS » pendant 2 ans avant de passer mon CCA au CESU du CHU d’Amiens.

Vous êtes chef d’entreprise actuellement, comment s’est passé votre installation en tant que tel ? Vous avez rencontré des difficultés particulières ? A l’heure actuelle est-ce un choix que vous recommanderiez à des ambulanciers désireux de s’installer ?

Je ne suis pas tout à fait chef d’entreprise, j’occupe la fonction du Superviseur dans la société dans laquelle j’ai commencé en qualité d’ambulancier CCA. J’ai participé à la mise en place de notre 1ère ambulance paramedicalisée en 2007, j’ai ensuite occupé le poste de régulateur et désormais celui de Superviseur. J’ai en charge les relations avec les établissements de santé, la gestion du personnel, les plannings… En collaboration avec le Directeur d’exploitation.

Comment est venue cette idée de mettre en place cette spécialité de transport ? Quelles ont été les difficultés pour mettre en place ce genre de service ?

En nous spécialisant dans le transport paramedicalisé, nous avons répondu à une demande croissante des unités de soins en Ile de France afin de décharger les SMUR de certains transports qui ne nécessitaient pas de médecin durant le transport. Nous avons rencontré plusieurs difficultés :

· Recruter des infirmiers ayant les connaissances et compétences nécessaires
· Investir dans le matériel
· Respecter les exigences de la DDASS (désormais ARS)
· Augmenter le niveau de compétences des ambulanciers

Quelles sont vos missions au quotidien en dehors du transport sanitaire classique ?

Depuis 2010 nous n’effectuons plus de transports sanitaires traditionnels, nous nous consacrons uniquement aux transports paramedicalisés adultes et pédiatriques, aux transports médicalisés et aux rapatriements sanitaires aériens. 

Quelles types de structure font appel à vous et est-ce que la présentation de ce type de transport fut bien acceptée par les organismes de santé ?

Nous nous adressons essentiellement aux établissements de santé : services de pédiatrie, de réanimation, de soins intensifs, d’urgences…. Nos prestations ont toujours été bien accueillies par les services : augmentation de la qualité des transports, sécurisation par la présence d’un infirmier et économies par rapport au coût d’un SMUR. 

Sur le plan du recrutement comment cela s’est passé au moment de la bascule d’activités classique vers la spécialisation transport infirmier ? Des difficultés pour convaincre les IDE de vous joindre à ce projet ?

Le recrutement a été long car nous avons été très sélectif quant aux CV des infirmiers : nous leur réclamons une expérience pédiatrique d’un an minimum. Tous ont dès le départ été très enthousiastes. De plus, nous leur proposons une rémunération supérieure à la majorité des employeurs d’Ile de France.

Comment vos ambulanciers voient-ils cette spécialisation ?

Ils sont fiers et motivés, le rôle de l’ambulancier est mis en valeur par la création du binôme ambulancier / infirmier. Sur le plan rémunération nous n’appliquons plus de coefficient de réduction des heures travaillées (accord cadre), nous avons mis en place une prime « qualité », des tickets-restaurant et ils bénéficient (tout comme les IDE) d’une complémentaire santé prise en charge en partie par l’entreprise. 

Votre entreprise engage t’elle des moyens de formation/recyclage pour vos personnels ?

Nous venons de mettre récemment de mettre en place un plan de formation : formation pédiatrique, conduite de véhicule sanitaire en situation d’urgence, recyclage AFGSU 2 etc…

Sur le plan matériel est ce que vous, en tant que chef d’entreprise, jugez-vous important d’investir dans des équipements supplémentaires en plus des normes obligatoires ? Des exemples éventuels ?

En transports paramedicalisés nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir du matériel défaillant ; c’est pourquoi nous renouvelons régulièrement nos ambulances et le matériel embarqué. Par exemple, nous venons d’acquérir un Lifepak 15 pour un projet qui devrait se mettre en place dans les mois qui suivent, ce matériel est 20% plus cher qu’un équivalent, mais il offre une robustesse plus important, c’est très important pour nous.

Je me permets de vous demander une vision d’avenir : le futur des entreprises de transport sanitaire vous le voyez comment ? Quelles sont vos attentes en tant que chef d’entreprise ?

La législation sur le transport sanitaire change régulièrement, les ambulanciers ne sont toujours pas considérés comme acteurs de la chaîne de soins. Il me parait important de faire évoluer la formation et les prérogatives des sociétés d’ambulances.

L’avenir de notre profession : Au vu de votre expérience pensez-vous que l’actuel cursus est suffisamment complet ou existe-t-il un manque et si oui lequel ?

Comme je le disais juste avant, la formation des ambulanciers est incomplète, trop courte, pas assez sélective. De plus, il me semble logique que la formation au DEA soit assurée par des organismes d’État et non par des organismes lucratifs.

Je me permets cette question un peu osée mais lorsque l’on parle des entreprises de TS on parle beaucoup et (trop) souvent de patrons fraudeurs, quelle est votre avis sur la question ? 

Il y a et il y aura toujours des fraudeurs… Il me semble pourtant que les contrôles s’accentuent. 

Le regard du public et du milieu médical sur la profession est assez désastreux. Selon vous quels seraient les axes d’effort à faire pour avoir une image responsable de notre profession ?

A mon avis, la profession devrait être plus harmonisée : en terme de véhicules (marquages), d’uniforme, de législation, de formation, de rémunération… 

Merci à monsieur David AUDIBERT pour avoir pris le temps de répondre à mes questions et pour l’échange chaleureux sur l’entreprise !

retrouvez l’entreprise sur le web à cette adresse : http://www.medic-assistance.com/

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Je vous partage cet article du Journal « l’union ». Vous pourrez lire l’article dans son intégralité via le lien plus bas. Je ne saurais vous conseiller la lecture des commentaires qui reflètent la vison de certaines personnes vis à vis de notre profession. Je reconnais que l’équipage a commis plus ou moins une faute sur l’absence d’un membre de l’équipage à l’arrière mais dans ce cas de figure  je pense aussi qu’ils ont préféré laisser la maman aux côtés de son fils…

SOISSONS (Aisne). Une ambulance missionnée par le Samu est un véhicule comme les autres. C’est l’étrange théorie qu’ont mise en pratique trois motards de la CRS 21. À Soissons, un enfant blessé en a fait les frais.

 

FICHE 2095333. Ce n’est pas avec ce numéro que Mme F. va gagner le gros lot. Ce 25 octobre, en matinée, son fils se mélange les pédales sur le chemin du collège. Il est tôt, c’est une chute de vélo, le papa chauffeur routier est au travail et la maman n’a pas de véhicule. Le gamin a 12 ans. Une douleur lui mord la cheville. Impossible de rallier l’établissement. La maman est prévenue; elle compose le 15. Il est 8 h 43. À 9 heures, le blessé est dans l’ambulance et sa mère avec. Fiche de transport remplie. La routine presque pour Cédric et Franck, deux ambulanciers certifiés. L’hôpital n’est pas loin. À 9 h 05, si tout va bien, le collégien sera aux urgences, à l’hôpital de Soissons

 

Des concombres

« Les motards étaient au rond-point quand l’ambulance a mis sa sirène et son gyrophare. Ils ont été obligés de se pousser sur le côté pour nous laisser passer. À partir de ce moment-là, je me suis dit, c’est sûr, on va y avoir droit ! » se souvient la mère. Au fan-club de la CRS 21, ça se sent, la maman du jeune blessé va être en retard de cotisation… « Ça n’a pas loupé. J’ai regardé par la vitre arrière. Ils nous ont suivis. On a dû s’arrêter. » Franck, l’un des deux ambulanciers présents confirme. « On était à 200 mètres de l’hôpital. On a demandé pour quelle raison on était contrôlé, mais aucun policier n’a voulu nous répondre. »

 

La suite : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/ces-policiers-qui-soignent-les-ambulanciers

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Petit florilège des idées reçues sur les ambulanciers

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A travers ce billet coup de gueule voici une liste peu exhaustive de ce que je peux entendre au quotidien. Je vous avoue que je commence à être blindé. Mais entre-nous : ça devient vraiment usant de voir que les stéréotypes ont la vie dure… Alors opposons un peu la réalité à l’ambulancier et ses idées reçues.

Tiens vla votre taxi m’ame bertrand !

Il faut savoir différencier le chauffeur de taxi détenteur d’une formation spécifique : Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT) et l’ambulancier issu d’un autre cursus : Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA). Ce n’est pas la même formation ni les mêmes fonctions. Si on compare en terme de véhicule le Véhicule Sanitaire Léger ne remplis pas tout à fait les même critères non plus sur certains points.

Bien que certaines licences de taxi possèdent un agrément de la Sécurité Sociale pour des transports médicaux les personnels possèdent des fonctions et des qualifications radicalement différentes. Mais cela n’empêche que beaucoup de collègue possèdent l’ensemble de ces qualifications. et sont à même de faire partie de l’équipage d’une ambulance un jour et le lendemain être au volant d’un taxi. Les modes de facturations sont aussi différents, les tarifs aussi bref ce n’est pas tout à fait la même chose.

Les ambulanciers de toute façon ça bosse que pour le fric

Et oui une entreprise de transport sanitaire reste une entreprise donc pour payer ses charges, ses impôts, ses salaires etc il faut bien générer un chiffre d’affaire. Les pompiers ne travaillent pas gratuitement non plus puisque les budgets des SDIS sont issus des communes et régions et donc des …impôts ! Entre autre les impôts des sociétés ou des particuliers. Donc au final oui l’entreprise gagne de l’argent mais en reverse aussi… 

Pour continuer il existe en France des entreprises qui innovent et travaillent aussi pour la passion du métier ! Nombre de ces entreprises investissent considérablement dans le matériel et la formation, et assurent une disponibilité sans faille. Certes ce n’est pas un cas général mais ça existe. Donc oui elles gagnent mais en retour et elles investissent et ce au final dans l’intérêt du patient.

Alors oui il y a des abus mais dans la grande majorité l’entreprise est tellement surveillée par la Sécurité Sociale que pour frauder il faut avoir une grosse paire de c… Je souhaite très fort que la loi se durcisse pour ces gens là et que la suppression d’agrément devienne presque systématique.

A savoir aussi que la SS surveille mais se trompe aussi en accusant injustement certaines entreprises qui doivent prouver leur innocence (déjà vu); souvent pour des fautes reprochées comme cet exemple de type ratures ou surcharges sur les documents remplis à chaque transport (le bureau de l’ambulancier c’est sa voiture ou son ambulance et je mets au défi qui que ce soit de ne pas faire de ratures en remplissant un document dans un véhicule type ambulance qui roule car ça secoue un minimum, oui c’est l’équipier qui est dans la cellule qui écrit pas le collègue qui conduit…). Vive l’administration française !!! Mais je m’égare…

Ce sont des transporteurs

Définition du transport sanitaire : L’article L6312-1 du Code de la santé publique définit la notion de transport sanitaire : « Constitue un transport sanitaire, tout transport d’une personne malade, blessée ou parturiente [femme enceinte], pour des raisons de soins ou de diagnostic, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, effectué à l’aide de moyens de transports terrestres, aériens ou maritimes, spécialement adaptés à cet effet « .

Nous sommes missionnés pour effectuer du Transport Sanitaire et non du transport de colis bien que pour certaines entreprises la tendance serais au colisage de patient mais ça c’est autre chose. Je pense que certains ont dû se tromper entre l’entreprise Maitre Cochon ou transport petit colis 24/24 et le transports de patients.

Les brebis galeuses il en existe partout dans tous les corps de métiers, médical ou non, public ou non et oui si je pouvais je sortirais ma baguette magique. Et en effet nous sommes sous la convention collective du ministère des transports. Cherchez l’erreur… Diplôme de la santé, convention des transports routiers. Non je ne suis pas un transporteur je suis un A.M.B.U.L.A.N.C.I.E.R. D’ailleurs je vais déplacer mon 44t qui est mal garé il claque je lui ais mis une rampe bleue et un deux ton SAMU …

Les ambulances de toute façon ne sont pas prioritaires !

Vrai et Faux. Dans le cadre de la garde ambulancière (garde préfectorale) ou encore sur une mission régulée par le centre 15 l’ambulance « privée » devient Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire au même titre que les forces de police, pompiers et j’en passe. Dans le cas contraire l’ambulance est un véhicule qui peut demander des facilités de passage avec usage des dispositifs sonores et lumineux. Ce dernier est utilisée lors des transports en général demandés par un médecin, non régulés par le centre 15 mais qui peut revêtir un caractère plus ou moins urgent suivant l’état du patient. Sur le papier il est vrai que toute urgence doit être régulée par le centre 15 mais dans la réalité…

A la base une jurisprudence est à l’origine du changement. Suite à un procès un juge de la cour de Limoges a tranché en faveur d’un ambulancier qui était sur un transport régulé par le centre 15 et verbalisé par les forces de l’ordre pour je ne sais plus quelle raison. Le code de la route a donc été modifié en ce sens en 2007. Ensuite dans la réalité les forces de l’ordre agissent selon l’humeur du moment (non ce n’est pas une légende urbaine).

Pour le grand public et donc certains agents des FDO les ambulanciers n’ont pas vocation à faire des transports urgent… Au passage pour les sceptiques je vous renvois à la définition de transport sanitaire donné par le code de santé publique ! Euh moi j’ai fais quoi ce midi ? ah oui un appel samu pour Homme de 85 ans, chute avec plaie frontale de 5*2 cm, perte de connaissance etc. J’aurais dû l’engueuler et lui dire de prendre sa voiture et de se rendre aux urgences ? Meuh non si c’était urgent on aurait envoyé les pompiers ! Mais zut qui m’a envoyé chez ce monsieur ?

Pour les légendes urbaines que le grand public adore; surtout pour commenter les articles de presse lors d’accident ou autre comprenant une ambulance; j’ajoute que le devenir d’une ambulance en VIGP n’est pas juste valable qu’en présence d’un médecin ou équipe SMUR. Pour les commentaires du type : « Que si c’était urgent le SMUR se déplacerait » : à savoir que tous les hôpitaux de France n’ont pas des équipes médicales à foison et que toutes les urgences ne justifient pas une équipe d’urgentistes…

La preuve c’est le service d’aide médicale urgente avec un médecin régulateur qui décide des moyens adaptés suivant le degré d’urgence. Donc avant de commenter (j’en ais lu des vertes et des pas mûres, je me suis bien poilé aussi quoique pas toujours vu le degré de bêtise) renseignez vous !

Pour la case pompiers le SAMU envoie les SP sur certaines urgences plus souvent que les ambulanciers pour différentes raisons : maillage plus important, disponibilité plus rapide (enfin pas partout) etc. Dans certaines régions les Ambulanciers Privés sont aussi réactif que les pompiers et tout ausi bien équipé, je dis ça mais je ne dis rien…

Mais je n’oublie pas que dans d’autres régions c’est aussi par ce que certaines entreprises ne veulent même pas se casser le popotin, pour rester poli, à s’intégrer au sein de l’Aide Médicale Urgente et que niveau matos entre l’aspirateur à mucosité à pédale de grand papa, la trousse de toilette avec un pôv tensio fatigué et sans batteries c’est loin d’être suffisant… Perso je refuse de travailler pour ce genre d’entreprise (et oui faut faire un choix !)

Le décret n°2007-786 du 10 mai 2007 relatif aux véhicules d’intérêt général et modifiant l’article R311-1 du code de la route prévoit en particulier :

  • Que les véhicules affectés exclusivement, à la demande du SAMU, à l’intervention des unités mobiles hospitalières font partie des véhicules d’intérêt général prioritaires;
  • Que les ambulances de transport sanitaire appartiennent à la catégorie des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passages.

Le code de la route limite ainsi le qualitatif de Véhicule d’intérêt général (VIG) prioritaire, et toutes les prérogatives afférentes, à certains véhicules en fonction de leur statut.

Courrier DHOS aux ARS

Cependant, comme l’a rappelé la Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins (DHOS) du ministère de la Santé dans un courriel du 20 avril dernier adressé à la DDASS de la Sarthe, la jurisprudence a fait considérablement évoluer cette situation au cours des dernières années. En effet, dans un arrêt de la cour d’appel de Limoges en date du 7 mars 2007, le juge a considéré comme VIG prioritaire une ambulance privée qui intervenait dans le cadre de la garde ambulancière, sur demande du SAMU.

Cette mission de service public (dixit le juge), urgente, confère à une ambulance privée, intervenant dans le cadre de la garde ambulancière, le droit de ne pas s’arrêter à un feu rouge et d’utiliser un avertisseur sonore 2 tons. En ce qui concerne le cas ou une ambulance privée intervient sur demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière, la DHOS souligne dans son courriel précité du 20 avril 2009 que la jurisprudence a considéré qu’une demande d’intervention du SAMU adressée à l’ambulancier valait réquisition, ce qui confère le statut de mission de service public. 

Par conséquent, la qualification VIG prioritaire peut légitiment être étendue aux ambulances de transport sanitaire qui interviennent à la demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière.

Extrait du référentiel SAMU/SDIS/Ambulanciers : La régulation par le SAMU-Centre 15 est systématique. Elle a pour but de déterminer et de déclencher dans les meilleurs délais la réponse adaptée à la situation décrite par l’appelant. Cette mission incombe au SAMU-Centre 15 des établissements publics de santé. 

Lorsqu’un appel d’urgence parvient au SAMU-Centre 15, la régulation décide du moyen le plus approprié pour répondre à l’état médical du patient (intervention SMUR, moyen ambulancier ou moyen SIS suivis ou non d’un SMUR), étant entendu que les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionnés par la régulation du SAMU-Centre 15 pour participer à la prise en charge des urgences vitales, dans l’intérêt du patient.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Referentiel_SAMU-TS.pdf mais aussi le référentiel « ORGANISATION DE LA REPONSE AMBULANCIERE A L’URGENCE PRE-HOSPITALIERE »

Les ambulanciers c’est juste des pousse-brancard !

Notez que l’expression pousse brancard fut donnée par un charmant inconnu sur un commentaire d’un article de presse, cette personne est d’une culture à toute épreuve sur les ambulanciers je n’en doute pas.
Faux l’ambulancier est qualifié avec une formation diplômante délivrée par le Ministère de la Santé.

D’une durée de 600 heures sur 8 modules de formations (urgences, état clinique, hygiène, ergonomie, communication, sécurité routière etc) avec des stages dans différentes unités hospitalières (samu, smur, court et moyen séjour, entreprises de transport sanitaire) elle est dispensée par des médecins urgentistes, formateurs (IDE, IADE, ambulanciers, kinéstérapeuthe…).

A savoir que les pompiers, en dehors de leurs formations feu, secours routier etc doivent suivre un programme moins important (+/-70 heures pour les PSE). La seule différence se situe dans le recyclage de formation où les pompiers se maintiennent à jour plus souvent et le contenu de la formation (ministère santé pour les ambulancier, ministère intérieur pour les pompiers oui oui c’est normal la logique à la française).

Pour les ambulanciers le recyclage c’est tous les 5 ans. La faute aux textes de lois et aux questions d’argent aussi… et sûrement à l’ingénieur technocrate qui a pondu cette connerie ! Reste que cela n’empêche en rien de se recycler soi même en maintenant ses connaissances à jour… Mais bon reste que comme partout il y a des abrutis incompétent aussi qui ne savent/veulent pas lire/se documenter en cours de route avant d’attendre les 5 ans.

Mais très important il faut savoir que chaque partie blanche ou rouge est tout aussi qualifiée l’ une comme l’ autre. Pas de meilleur que… Les deux entités restent des secouristes capable d’intervenir sur une détresse vitale ou non. Que celui qui me disent le contraire m’avance de bons arguments je suis prêt à dégainer 🙂 Pour les incompétents c’est du hors concours.

Les ambulanciers c’est tous des cow-boy

Vrai et Faux. On passe nos journées sur la route, on prend en charge de nombreux patients, on enchaine de nombreux transports et quelque fois quand il faut gérer de nombreux transports avec des impondérables (accident, feux, déviations, bouchons) avec l’heure du rendez vous et bien on se dépêche. A ça se rajoute le fait que les ambulances ne sont pas aussi nombreuses que ça, vsl compris.

Explication : Le numérus clausus est une formule de calcul imposée par la loi. En fonction de la population d’une commune ou ville est définie un nombre maximum d’ambulances pour ce lieu. Pas plus. Ce chiffre est révisé etc etc mais au final on se retrouve avec un nombre maxi et une population vieillissante sans cesse grandissante. A un moment ça coince…

Il n’y a plus assez de véhicules pour satisfaire la demande sans cesse grandissante de transport para médicalisé… sachant qu’une ambulance donne le droit à une entreprise de posséder deux VSL donc là aussi restriction… Refuser les transports ? oui pour les passer à qui ? Quand les « concurrents » sont eux aussi débordés ça coince et donc les ambulanciers exigeant sur la ponctualité se dépêchent pour que personne ne soit lésé !

A ceci on ajoute les médecins qui ne respectent pas les rendez vous sur le plan horaire, le manque d’informations au niveau des centres hospitaliers sur les retards éventuels, la perte de temps engendrée par le passage quasi obligatoire pour la paperasse à l’hôpital (malgré le fait que les formalités administratives ne sont pas du ressort de l’ambulancier mais de la structure de soin.

Mais les structures font leur sauce et on final on inverse les rôles), les patients qui sont encore au petit dej’ ou pas habillés parce que la structure de soin ne comporte pas assez de personnels pour s’occuper de leurs résidents et donc quand l’ambulancier arrive à l’heure avec son grand sourire niais pour emmener monsieur dupont à sa chimio ça coince ! ….

Je ne dis pas que les entreprises n’ont rien à se reprocher loin de là : régulation mal optimisée, patient oubliés, retard volontaire pour effectuer d’autres transports etc etc. La liste est aussi longue de ce côté. Heuresement ce n’est pas le cas partout mais il faut savoir que ce n’est pas forcément volontaire et qu’il existe aussi des impondérables.

Et que nous aussi on prend cher : on se fait allumer par les secrétaires, par les patients, par les médecins, par la régul’, on mange quand on a le temps (pour certains c’est pas toujours acquis) et on court et on court et on court et on court et on court toute la sainte journée… Vis ma vie d’ambulancier et … on en reparle 🙂 Oui c’est un choix ! Oui j’étais au courant avant de signer…

Après c’est pareil partout : sur la route on voit des cinglés toute la journée, certains collègues se prennent pour Shumacher. A partir du moment où il y a prise en charge du patient il y a aussi adaptation mais ça certains n’ont pas tout compris et roulent comme des c… (je veux dire par là sans se soucier du confort du patient !)

Mais je vous rassure j’ai vu aussi ce genre de comportement ailleurs comme par exemple des véhicules de secours, ceux qui sont les « vrais » rouler comme des tambours, traverser le feu rouge au carrefour à 90 sans ralentir…. (ah c’est vrai ils sont prioritaires… prioritaires aussi pour mettre en danger d’autres usagers ?)

Attention je ne dis pas que je suis le saint usager de la route qui respecte son code de la route avec son code rousseau sur les genoux toute la journée. je suis comme tout le monde et je m’adapte aussi. Mais je n’oublie pas que : mon permis c’est mon job, que à côté/ou derrière moi j’ai du monde et pas forcément en pleine forme, que je vais vers une structure de soin pour une consultation pour mon patient et non pas pour de la traumatologie pour nous deux.

Que lorsque je suis au volant de mon ambulance j’adapte ma conduite en fonction de l’état du patient, de sa ou ses douleurs, de l’importance de l’emmener plus ou moins rapidement vers l’accueil des urgences pour qu’il soit pris en charge au plus vite par l’équipe médicale etc etc

Après c’est au patient, titulaire du libre choix du transporteur de s’adresser ailleurs vers une entreprise plus respectueuse sur la qualité de sa prise en charge si il juge que l’ambuancier se prend pour alain prost au volant de son vsl ou de son ambu.

Une idée, des recommandations

Si vous avez d’autres sujets de choix à ajouter sur l’ambulancier et les idées reçues contactez moi. Ah oui pour ceux qui auront lu jusqu’en bas de l’article au lieu de le survoler sachez que certaines phrases sont à prendre au second degré : j’adore mon job malgré ses difficultés. Oui je pense que le système a besoin de changer et qu’il faudrait faire du nettoyage dans la profession…

Je suis lucide en fin j’espère… J’ajoute aussi que je n’ai rien contre les pompiers (que je cite à plusieurs reprises) je respecte la qualité de leur travail et leur professionnalisme (hormis ceux qui ont le melon trop gonflé au point de me snober sans répondre quand je leurs dis bonjour dans le sas des urgences… oui je suis très sérieux et non ce n’est pas du second degré cette fois ci).

J’adore les ambulanciers

J’adore les ambulanciers

Les ambulanciers et les infirmiers. Aujourd’hui je vous partage un article issu du blog d’un infirmier http://www.idz.fr/ 

Avec la bénédiction de son auteur je partage son article afin de démontrer qu’il est important de bien choisir sa voie et que certains professionnels (enfin professionnel c’est juste le terme, le contenant n’est pas forcément aussi adapté) devrait aller pointer à l’usine et changer de métier car ils n’ont rien à faire dans ce domaine. Y en a marre des boulets de service qui détruisent la profession !!! :

Ah les ambulanciers, dans notre métier on a une approche avec eux digne parfois d’une romance. Comme dans tout métier, comme le notre, il y a des bons ambulanciers et des moins bons… Aujourd’hui, je suis tombé sur cette dernière catégorie et plusieurs fois !

Un ambulancier grognon

Peut-être que certains ambulanciers tomberont sur cet article et pourront m’expliquer (ou se défendre ?) sur votre métier. Je les y encourage vivement d’ailleurs.

Mon expérience du jour est dû à une panne malencontrueuse des ascenceurs. On l’avait subit lors de ce week-end de canicule où j’ai du porté sur deux étages des patients en fauteuil roulant mais on l’a de nouveau subit ce jour avec une nouvelle panne à 8h30 des deux ascenceurs. Pour vous la faire courte, la panne est causé par une pièce défectueuse qu’il faut changé et qui est commandé. C’est comme une voiture, faut que la pièce arrive… Donc on rappelle nos ouvriers ou l’agence en charge des ascenceurs pour les réparer.

Un premier “couple” d’ambulancier, venant sans le brancard, pour chercher une patiente allant en chimiothérapie. Ils signalent que les ascenseurs sont en panne. Certes, mais je préviens que la petite dame ne pourra pas marcher, trop fatigué et surtout “trop” perfusé. Ils ne disent rien mais on sent que le grognement n’est pas loin.

Je cherche une astuce pour palier à l’ascenseur, notons qu’on est situé qu’au premier étage. Je trouve un autre moyen et pouvoir utilisé l’ascenseur situé dans un autre batîment, ils devront passés par le self de l’hôpital. Je n’ai pas trouvé mieux ! On les accompagne mais arrivé en face de 8 marchesils refuseront de descendre par là. “Et bien vous pouvez prendre une chaise pour descendre ces 8 marches ?!” 

Refus, ils partiront laissant la patiente qui n’aura pas de chimio ce jour. Je pensais que les ambulances étaient un service pour les patients ? Apparement on se soucie de leur prise en charge ?

Deuxième fois ce matin, les admissions appellent pour le retour d’une patiente avec les ambulanciers, en brancard, qui n’ont pas l’air de savoir comment faire pour monter la patiente… Ok, j’arrive je me détache du service pour aller les aider. A peine arrivé, un des deux ambulanciers tape son scandale, criant haut et fort que :

  • ”Cela est inadmissible, on est où là, c’est quoi cet hôpital, etc”….
  • “Ok monsieur, vous je ne vous connais pas, vous devez venir très rarement dans notre hôpital. Moi je subis cette panne, vous ne la subissez qu’une seule fois. Et puis même un hôpital a droit d’avoir une fois un ascenseur en panne, c’est pas infaillible et en ce moment les techniciens le réparent ! A part de la patience, il vous faut quoi de plus ? Pas la peine donc de me crier dessus, au pire allez vous plaindre au bureau de la directrice qui se trouve au bout du couloir (toi et ton jean qui te sers d’uniforme !)
  • “Oui mais je fais comment pour la monter là, elle a de l’oxygène et toute ses affaires, c’est n’importe quoi !”
  • “Ecoutez, les affaires un agent va les monter, la petite dame on va lui enlever l’oxygène le temps de la monter au 1ER ETAGE ! On la rebranchera tout de suite après… C’est fou ça ! Vous êtes formé au brancardage quand même et me racontez pas n’importe quoi j’ai fait 4 ans ce même métier avant de faire infirmier.”

Il m’adressera plus la parole le Schtroumph Grognon. Je sais pas mais vous pensez parfois qu’il y a un patient sur le brancard ? Tous ne sont pas comme ça, heureusement, mais vous étonnez pas si dans le milieu on pense que vous êtes des Taxi plutôt qu’autre chose. Je connais de très bons ambulanciers, je pense peut-être parce qu’ils sont passionnés et motivés par leur boulot ? Vous faites une formation quand même, d’ailleurs j’en forme certain étant moniteur…

Quand vous allez chercher quelqu’un à son domicile, vous la montez et descendez de chez elle, quitte des fois à prendre les escaliers ! Votre chaise pliante est fait pour cela. J’ai porté les patients sur deux étages plusieurs fois durant la canicule, j’ai pas ralé ! Les patients n’ont pas besoin d’entendre cela.

Je sais pas mais monter un étage, c’est drôlement dur… Qu’une patiente n’ai pas sa chimio à cause de votre transport qui n’a pas été assuré pour quelques malheureuses marches, cela ne vous gêne pas ? En plus, on vous aide souvent pour brancarder un patient… Enfin bon, ce fut mon petit coup de gueule du jour. D’ailleurs je salue quand même certains ambulanciers. Ce jour là je suis tombé surement sur des fainéants ce qui entache votre métier, comme vous devez tomber des fois sur des infirmiers/infirmières pas aimables, cela arrive.

Au faite, venez pas me parler de leur conduite sur la route, je ne parle pas de ça. (Je vous voir venir :p)

Bender

Je suis un infirmier qui aime bien bloguer pour se détendre un peu. Je suis donc une pousse seringue 2.0 dans une blouse blanche. J’agis également sur les réseaux sociaux comme Twitter et n’oubliez pas de devenir fan sur facebook.

L’ambulancier,les patients et les affections longue durée (ALD)

L’ambulancier,les patients et les affections longue durée (ALD)

Quel ambulancier ne connait pas les ALD – affections longue durée ?

panneau

L’ambulancier les ALD c’est un sujet quotidien. Les ALD sont des protocoles bien particuliers et qui concernent la prise en charge de certaines affections par la sécurité sociale. Nul besoin de faire un cours sur le sujet cet article n’est pas là pour ça. Sa vocation ? vous faire réviser les nouvelles mesures en matière de transport sanitaire pour informer au mieux vos patients.

C’est un sujet souvent casse tête et complexe étant donné la présence de restrictions de plus en plus nombreuses. Je suis tombé sur un article récemment tiré d’un blog rédigé par Isabelle, intitulé La Gniaque. Je vous laisse au passage le découvrir et vous comprendrez alors mieux la seconde partie de l’article où son auteur nous fait part de son opinion sur ces restrictions supplémentaires sur une base de vécu et donc est pleinement en mesure d’illustrer les difficultés que cela va apporter au quotidien pour les patients  :

La Gniaque http://isabelledelyon.canalblog.com/

A partir du 1er avril 2011, les conditions de prise en charge des frais de transport sont modifiées par un décret paru au Journal Officiel du 11 mars 2011. Ces modifications concernent uniquement la prise en charge des malades en ALD.

Actuellement si un médecin décide de prescrire un transport, il doit remettre à son patient une prescription médicale de ce transport. Muni de ce précieux sésam, nos frais de transport peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie sous certaines conditions.

Motifs de remboursements

Voici les motifs donnant toujours droit à des remboursements et qui ne sont pas touchés par ce décret, ils ne concernent pas spécifiquement les patients en ALD :

  • Entrée ou sortie de l’hôpital quelle que soit la durée de l’hospitalisation. Celà comprend les hospitalisations en ambulatoire.
  • Transports en rapport avec un accident du travail ou une maladie professionnelle.
  • Transports liés au fait que l’on doit être impérativement allongé ou sous surveillance constante (en cas d’insuffisance cardiaque, gêne respiratoire…)
  • Transports de longue distance, plus de 150 km aller.
  • Transports en série, au moins 4 transports de plus de 50 km aller sur une période de deux mois pour un même traitement.

Autres motifs donnant droit à des transports pris en charge :

  • Convocation par le service du contrôle médical pour une expertise médicale de la Sécurité Sociale.
  • Consultation médicale d’appareillage ou un chez un fournisseur d’appareillage.
  • Accompagnement d’un enfant de moins de 16 ans ou d’une personne dont l’état de santé nécessite l’assistance d’une autre personne.

En dehors de ces situations précisées ci-dessus, même si nos transports sont prescrits par un médecin, ils ne seront pas pris en charge excepté en cas de demande médicalement justifiée si on est atteint d’une maladie rare.

Voici le seul motif qui donnait droit à une prise en charge spécifiquement liée aux ALD jusqu’au 1er avril 2011 :

  • Transports liés à des soins ou des traitements en rapport avec une ALD.

Il est transformé par le décret en :

  • Transports liés à des soins ou des traitements en rapport avec une ALD et présentant l’une des déficiences ou incapacités définies par le référentiel de prescription mentionné à l’article R. 322-10-1.

Qu’est-ce que ça change ?

Autrement dit il ne suffit plus d’être en ALD et d’avoir une prescription médicale de transport pour qu’il soit remboursé. En ce qui concerne les hospitalisations, rien ne change. Mais en ce qui concerne les traitements si longs du cancer, les transports nécessaires à notre santé seront remboursés :

  • Si le trajet aller est supérieur à 150 km de notre domicile.
  • Si nous devons faire plus de 4 déplacements aller supérieurs à 50 km de notre domicile pour le même traitement sur une période de deux mois.
  • Si nous justifions d’une incapacité nécessitant le recours à une ambulance, à un VSL ou à un taxi.

Il reste à espérer que les chimios font partie des hospitalisations en ambulatoire et entrent toujours dans la liste des transports remboursés. Au pire, nous arriverons bien à justifier que notre état physique une fois imprégné de ces cocktails chimiques est incompatible avec la conduite d’un véhicule.

Pour les rayons, si nous habitons à plus de 50 km, aucun problème, il s’agit d’une série et nous serons remboursés. Si nous sommes plus proches, comme moi dans une grande ville, est-ce que l’Assurance Maladie trouvera que notre état physique à la sortie des rayons présente une incapacité justifiant un taxi? Serons-nous obligés de faire ces trajets en transport en commun ou avec notre véhicule si nous arrivons à trouver une place pour le garer ?

Lorsque nous devrons passer IRM, scanner et autres radiographies, à moins d’habiter à plus de 150 km d’un centre d’imagerie ou d’être très mal en point, nous devrons y aller par nos propres moyens. Je me souviens d’un retour d’IRM les yeux noyés de larmes. Je ne voyais plus la route et pourtant j’étais au volant. Je n’étais absolument pas concentrée sur mon environnement mais sur ce que je venais d’apprendre. Je représentais un véritable danger pour les autres conducteurs. J’étais ailleurs. Je pense qu’un taxi aurait été beaucoup plus adapté à mon état.

Avoir un cancer, subir des traitements ne dégrade pas seulement nos aptitudes physiques. Assez souvent nous ne pouvons pas utiliser nos capacités comme une personne en bonne santé, nous en sommes empêchés par notre état psychologique, nous sommes fragilisés.

Une autre dérive est possible

Pour l’Assurance Maladie, le principe de la plus stricte économie prévaut. La prise en charge intervient sur la base de la distance qui sépare le point de la prise en charge du malade, de la structure de soins prescrite appropriée la plus proche. Il faudra donc pouvoir justifier que nous ne pouvons recevoir des soins équivalents dans un lieu plus proche de notre domicile… Ce qui pourrait signifier ne plus avoir le choix du centre de prise en charge de notre cancer.

Ne pas aller dans celui qui nous convient le mieux mais celui le plus proche et si on persiste, débourser les frais de transport de notre poche. Je pense qu’en habitant en centre ville, j’ai l’immense chance d’avoir de nombreux centres de prise en charge du cancer près de chez moi mais si j’habitais en milieu rural, on m’enlèverait ce choix à cause des coûts du transport. Les malades ne seront plus traités à égalité. Je trouve ça lamentable pour une maladie aussi grave, aussi mortelle que le cancer.

La prise en charge reste inchangée. Les patients en ALD n’auront rien à avancer, ils sont exonérés à 100%. Par contre ils subiront toujours la franchise d’un montant de 2€ par trajet, dans la limite de 4€ par jour et par patient et de 50€ par année civile (ce plafond annuel inclut la franchise appliquée aux médicaments remboursables et aux actes effectués par des auxiliaires médicaux).

Je me souviens de mes très très nombreux trajets pour recevoir ma perfusion d’herceptine à l’hôpital, plus d’une centaine. Je les faisais en taxi, je n’avais rien à avancer. Lorsque cette franchise a été appliquée, chaque aller-retour pour une perfusion me coûtait 4€ puisqu’on me retenait 2€ pour l’aller ainsi que pour le retour.

Quelques fois, comme j’avais eu le même chauffeur de taxi à l’aller et au retour, il envoyait sa demande de remboursement en cumulant les deux trajets et l’Assurance Maladie ne voyait qu’un seul trajet et ne me déduisait que 2€. En général, pour chaque perfusion, je devais payer ces 4€ de transport, 0,50€ pour la franchise de ma boîte du patch Emla, une franchise pour ma prise de sang. J’atteignais voir je dépassais les 5€.

Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que notre état physique suffise à justifier les trajets pendant les traitements. Par contre je pense que nos trajets pour nos bilans, une fois le plus dur passé, seront désormais à notre charge. J’ose espérer que nous pourrons continuer à choisir le lieu de notre prise en charge. C’est qu’aujourd’hui, 9 millions de personnes sont en ALD.

L’Assurance Maladie espère qu’avec cette restriction du remboursement de leurs frais de transports, elle va arriver à faire une économie d’environ 20 millions d’euros. Au lieu de mettre le bien-être du malade au centre du débat, une fois de plus on ne parle qu’économies. Comme si tous les cancéreux étaient des tire-au-flanc potentiels. C’est tellement agréable ces petites ballades en taxi pour subir une chimio, une séance de rayons, une échographie cardiaque, un examen en urgence pour déterminer quel traitement donner. Evidemment c’est certain, tous les cancéreux rêvent de ces promenades et n’ont qu’une idée, en abuser.

Pour essayer de faire passer la pilule, j’ai trouvé cité en exemple un de ces excès dénoncés, une dame n’ayant pas hésité à prendre l’avion pour demander l’avis d’un spécialiste au sujet d’une opération dans une autre ville. J’ai aussi lu que le nombre d’ALD ne faisait qu’augmenter, coûtait de plus en plus cher. Comme si c’était notre faute à nous malades d’avoir le cancer !

Il faudrait chercher les causes de ces augmentations du nombre de cancer. L’industrie alimentaire, les industries chimiques polluant l’environnement devraient peut-être participer à toutes ces dépenses. Il serait temps d’arrêter de toujours rejeter la faute au pauvre cancéreux qui a déjà bien à faire pour arriver à sauver sa peau et tenter de mener une vie la plus normale possible.

Il est déjà pénalisé par sa maladie, il n’a pas besoin qu’on double sa peine et qu’en plus on lui reproche le coût de ses traitements pour survivre. Il ne manquerait plus qu’un jour on arrête mon herceptine trop coûteuse en regard de ce que je rapporte économiquement à la société…

J’ai tiré mes informations du journal officiel du 11/03/2011 et de ces articles :

http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/transporteurs/exercer-au-quotidien/frais-de-transport/le-remboursement.php

Article tiré du blog La Gniaque – Publié ici avec la bénédiction de son auteur

http://isabelledelyon.canalblog.com/

Assistance Ambulance

Ambulancier, intervention du CSA 44

serigraphie_ambulanceFilm sur le métier d’ambulanciers, réalisé par le CSA 44 (Centrale de Secours Ambulancier) en partenariat avec le SAMU 44 de Nantes.

Le CSA 44

Association départementale des Transports Sanitaires Urgents (ATSU), nous regroupons l’ensemble des sociétés privées d’ambulances agrées pour  intervention d’urgente. Notre mission est d’organiser, en lien étroit avec le SAMU Centre 15, les transports sanitaires urgents réalisés par les ambulanciers privés sur le département.

Notre association est indépendante et ouverte à toutes les entreprises de transport et secours ambulancier de Loire-Atlantique formées, équipées et agréés pour intervenir en urgence sanitaire.

Notre métier, c’est l’urgence.

Présentation

La loi du 6 janvier 1986 prévoit la création obligatoire d’une Association de Transport sanitaire d’Urgence (ATSU) par département. C’est en réponse à cette obligation que l’association CSA, Centrale de Secours Ambulancier, nait en 1991 de la fusion de trois Associations. Aujourd’hui, le CSA 44 regroupe 62 entreprises de transport ambulancier de Loire-Atlantique, soit plus des 96% des professionnels du département. Comme toute association, le CSA 44 est géré par un conseil d’administration et un bureau composé de représentants élus et bénévoles.

Les adhérents du CSA autofinancent l’emploi d’une Coordonnatrice Ambulancière, basée au coeur même des locaux du SAMU à Nantes. Ils autofinancent également l’emploi d’une secrétaire basée dans les locaux de l’Hôpital Saint Jacques à NANTES.

Missions

L’organisation et la gestion de la garde préfectorale des transports sanitaires :La mission principale du CSA 44 est celle de toutes les ATSU de France. Elle consiste à organiser les gardes obligatoires sur le département durant les nuits, les week-end et les jours fériés.

L’organisation et la gestion de gardes complémentaires : En complément des gardes obligatoires, le CSA 44 a créé, en auto-financement, un poste de Coordonnateur Ambulancier, il régule les demandes du 15 et permet aux ambulanciers privés d’y répondre. Cette régulation s’effectue grâce à un logiciel de gestion des appels urgents, développé par la société SCR Informatique, en partenariat avec le CSA44.

A lire pour compléter cette vidéo de présentation

https://www.ambulancier.fr/nantes-et-la-reponse-des-ambulanciers-a-lurgence/

 

Les jeudis du transport sanitaire

Les jeudis du transport sanitaire

Les jeudis du transports sanitaires : L’hygiène, un enjeu du transport sanitaire


Jeudi 8 décembre 2011 de 19h à 21h à l’amphitéâtre rue didot à Paris.


Description

– Véhicule, vecteur de transport, vecteur de contamination
– Les recommandations actuelles
– Les nouveaux procédés et produits de désinfection
– Impact économique et écologique
– Outils pédagogique pour la promotion de l’hygiène

Conférencier : Mr Majorel – Groupe D.M.D. Anios

Dans le cadre de cette intervention Anios proposera des tarifs promotionnels sur place. (jusqu’à -35 % de remises)

 

Pour toutes informations rejoignez le groupe facebook :

http://www.facebook.com/groups/364933102912/?ref=ts#!/event.php?eid=128623020580634

 

L’affiche est disponible en pièce jointe de l’article.

Stryker Power Load System

Toulon, essai transformé pour les ambulances géolocalisées

Fabien Bonomi, ambulancier chez Var Assistance, ne prendra pas le volant ce matin. Il embauche à 8 h au centre 15 du Samu, situé à l’hôpital Font-Pré. Ici sont traités tous les appels d’urgence, ce qui en fait le centreus névralgique des interventions de secours dans le département.

Un autocom téléphonique permet une première répartition des appels entre la table de régulation libérale (conseils médicaux prodigués par des praticiens) et la table urgentiste dirigée par un médecin du Samu. Responsable de la mise en œuvre des moyens médicalisés (le Smur), celui-ci est aussi en prise directe avec les ambulances privées. « L’intégration d’un coordonnateur ambulancier au centre 15, a permis de lever certaines barrières entre urgentistes et ambulanciers, constate Fabien Bonomi. Je crois que nous soulageons considérablement le travail des permanenciers du Samu. Pourquoi ne pas professionnaliser cette tâche à l’avenir, pour atteindre encore plus d’efficacité? »

« Fluidité dans les interventions »

Les permanences de régulation, assurées du lundi au samedi (1) par une quinzaine d’ambulanciers de tout le département, sont bénévoles. Les salariés ou cadres volontaires sont payés par leur entreprise, sans que celle-ci ne soit remboursée. Mais des pistes de financement sont à l’étude avec l’Agence régionale de santé (ARS), signe de normalisation du dispositif. « Lors d’une réunion avec l’ARS et les professionnels de santé, récemment en préfecture, le directeur du Samu a dit tout le bien qu’il pensait de notre action », reprend M. Bonomi.

Alexandra Cittadini, qui anime l’Antenne départementale des services d’urgence (ADSU, ambulances), confirme : « Le coordinateur ambulancier a donné de la fluidité aux interventions. Cela fonctionne très bien, par exemple, dans les zones rurales. »

 70 % des ambulances varoises y participent

Plus parlant que tout, l’efficacité de la régulation des ambulances par géolocalisation, s’apprécie au regard de la carence évitée, en chute de 50 % depuis mars 2010. Par carence, il faut comprendre l’indisponibilité d’une ambulance, donnant lieu à une intervention des sapeurs-pompiers. Encore faut-il distinguer la carence absolue et la carence relative, celle-ci nécessitant un temps d’attente important avant l’arrivée d’une ambulance. On compte une soixantaine de sociétés d’ambulance dans le Var pour une flotte de 150 véhicules. À ce jour, environ 70 % des ambulances participent à la régulation centralisée par géolocalisation. « Rien n’empêche que toutes y adhèrent prochainement, cela repose sur le volontariat », conclut Fabien Bonomi.

1. Les nuits, dimanches et jours fériés, le système de gardes départementales reprend ses droits, selon un agenda régi par la préfecture.

http://www.varmatin.com/article/toulon/toulon-essai-transforme-pour-les-ambulances-geolocalisees

PALS : Pediatric Advanced life Support

PALS : Pediatric Advanced life Support

Pediatric Advanced life Support(PALS) : la formation

Le célèbre cours PALS de l’American Academy of Pediatrics et de l’American Heart Association, conforme aux recommandations de l’ILCOR, est enfin disponible en France.

 Public

Ce cours s’adresse aux médecins (urgentistes, pédiatres, médecins de famille), infirmiers, et à tous les autres professionnels de la santé qui veulent faire la mise à jour de leurs connaissances et veulent maîtriser leurs habilités techniques en réanimation pédiatrique. Les ambulanciers pourront trouver un intérêt pédagogique à cette formation en terme de connaissances.

 Programme et méthode

Ces sessions se veulent avant tout basées sur une pratique intense, à travers des ateliers de simulation clinique. L’apprentissage est basé sur la prise en charge des premières minutes face à une urgence pédiatrique : arrêt cardio-respiratoire, détresse ventilatoire, traumatisme, réanimation du nouveau-né. Toutes les techniques de soins sont pratiquées en y incluant la pharmacologie et les aspects éthiques de la réanimation. 

Cette formation dure deux jours et donne lieu à une épreuve écrite qui permet l’obtention d’un certificat en cas de réussite, reconnu internationalement. Tous les trois ans une remise à jour des connaissances de quelques heures doit être effectuée pour conserver sa validité. En effet, le contenu du PALS évolue avec l’avancement des connaissances et des données  scientifiques, par conséquent, tous les cinq ans de nouvelles lignes directrices peuvent être établies en fonction des derniers acquis de la recherche.

Comité scientifique

Directeur de cours: Pr Marc André DUGAS, Pédiatre intensiviste, chef de service des soins intensifs, CHU Laval, Québec
Co directeur: Dr Emmanuelle DEFRANCESCHI, Anesthésiste Réanimateur, DAR SUD APHM
Dr Anne Pascale WASIER, Pédiatre intensiviste, Réanimation CHU Timone et responsable du SMUR Néonatal SAMU 13
Dr Sophie Ariane HASSID, Pédiatre intensiviste, Réanimation néonatale CHU Nord
Dr Arnaud CHARPENTIER, Pédiatre intensiviste, Réanimation CHU Timone

Inscriptions et info

http://www.ims-org.com/

L’ambulancier et les positions d’attente et de transport

L’ambulancier et les positions d’attente et de transport

Je vous partage un article vraiment très intéressant et surtout important dans le cadre de la profession : l’ambulancier et les positions de transport. Une thématique qui nous concerne en particulier et qu’il est important de comprendre. En effet suivant la pathologie, les traumatismes une attention particulière devra être apportée.

Positions d’attente : justifications physiopathologiques et principales indications

FDNY

L’installation d’une victime en position d’attente et de transport poursuit un double but : disposer le patient dans une posture qui vise à obtenir des conditions susceptibles de préserver ou d’améliorer ses fonctions vitales (conscience, état ventilatoire, état circulatoire), tout en veillant à ne pas aggraver d’éventuelles lésions traumatiques associées. Nous nous proposons de rappeler brièvement les indications de ces positions ainsi que les grandes lignes de leurs justifications physiopathologiques. 

Lors de l’abord d’une victime, une des premières questions à se poser est la suivante : « La position spontanément adoptée par le patient est-elle celle la mieux adaptée à son état ? » En cas de réponse négative, il convient d’estimer le rapport bénéfice/risque d’un éventuel changement de position. Si cette mobilisation ne pose généralement pas de problème dans le cadre des urgences médicales, il n’en est pas de même en traumatologie.

Dans ce contexte, la hantise d’une lésion rachidienne imposera l’emploi de règles strictes de manutention (avec parfois plusieurs secouristes), seules garantes du respect de la rectitude de l’axe tête-cou-tronc. Une victime consciente aura, le plus souvent, tendance à adopter spontanément la posture dans laquelle elle se sent le mieux. Cette position sera généralement à respecter, à condition qu’elle soit en accord avec les grands principes que nous allons rappeler ici. Pour des raisons didactiques, il est pratique de classer les positions d’attente en quatre grandes catégories :

  • les positions dérivées du décubitus dorsal,
  • les positions dérivées du décubitus latéral,
  • les positions dérivées de la position assise et
  • le cas particulier du décubitus ventral.

Les techniques spécifiques qui permettent d’installer le patient dans l’une ou l’autre de ces positions sont réputées acquises par les médecins et les secouristes. Elles ne seront donc pas détaillées ici.

Positions d’attente dérivées du décubitus dorsal

Décubitus dorsal, à plat dos strict

La position à plat dos strict est indiquée chez tout patient en arrêt respiratoire ou cardio-respiratoire. Elle permet la réalisation des manœuvres de réanimation cardio pulmonaire de base (libération des voies aériennes, ventilation, massage cardiaque externe) ainsi que les gestes de réanimation spécialisée (choc électrique externe, intubation, abord veineux périphérique).

Elle favorise la restauration d’un débit sanguin cérébral lors du Massage Cardiaque Externe. Elle limite le risque d’hypo débit cérébral sans s’opposer au retour veineux.

Décubitus dorsal, membres inférieurs relevés

Le décubitus dorsal avec surélévation des membres inférieurs est indiqué chez toute victime consciente présentant une hémorragie abondante (interne, externe ou extériorisée) ainsi que devant la constatation de signes d’hypovolémie sévère (collapsus, tachycardie ou bradycardie paradoxale, temps de recoloration cutané allongé, troubles de la conscience…).

Dans le cas particulier de l’hémorragie extériorisée, les mesures d’urgence visant à arrêter le saignement (compression manuelle, pansement compressif, point de compression) priment sur l’installation en position d’attente. Devant une plaie hémorragique du membre supérieur, la surélévation du segment de membre intéressé (s’il n’existe pas de fracture associée) améliorera l’efficacité des gestes d’hémostase.

L’installation du patient en décubitus dorsal, membres inférieurs surélevés, peut en outre permettre de limiter les effets d’un malaise vagal. Cette position est contre-indiquée en cas de fracture des membres inférieurs ou du bassin. Son principe repose sur la redistribution d’une partie du sang contenu dans le système capacitif veineux des membres inférieurs, vers la partie supérieure du corps.

Décubitus dorsal, membres inférieurs fléchis

Le décubitus dorsal, cuisses fléchies, les jambes étant disposées en position repliée ou horizontale, est indiqué chez toute victime consciente présentant une plaie ou un traumatisme fermé de l’abdomen. Elle est souvent spontanément adoptée par le patient conscient présentant une douleur abdominale aiguë. Elle permet de diminuer les phénomènes douloureux en favorisant le relâchement des muscles de la sangle abdominale.

Décubitus dors en proclive à 10°

Cette position est recommandée dans le cadre de la prise en charge des neurotraumatisés. Tous les brancards des ambulances modernes permettent cette position. Le but recherché consiste à diminuer l’oedème cérébral en favorisant le retour veineux. Cette position peut avoir un effet néfaste sur la tension artérielle, qui doit être contrôlée toutes les 10 minutes.

Positions d’attente dérivées du décubitus dorsal

Position latérale de sécurité (PLS)

La PLS est indiquée en cas de troubles isolés de la conscience, c’est-à-dire en l’absence de détresse respiratoire ou circulatoire associée. Elle permet d’assurer un certain degré de liberté des voies aériennes (la tête de la victime est ramenée avec précaution vers l’arrière) et de limiter le risque d’inhalation du contenu gastrique (la bouche est légèrement ouverte et dirigée vers le sol).

La mise en PLS constitue une manœuvre à risques dans le cadre de la prise en charge d’un blessé potentiellement porteur d’une lésion du rachis cervical, mais même dans cette situation, c’est le risque vital qui prime devant l’éventuelle aggravation d’une lésion neurologique supposée. La technique de mise en PLS chez le blessé grave ou chez le polytraumatisé doit être connue de tous les intervenants de l’urgence (médecins et secouristes) et respectée scrupuleusement.

Lorsqu’elle est réalisée à trois secouristes, elle permet de respecter l’axe tête-cou-tronc lors de la mobilisation de la victime. Un collier cervical peut être mis en place avant la PLS.

La PLS peut aussi bien être réalisée à droite qu’à gauche. En cas de fracture d’un membre la victime sera tournée du côté sain, de manière à ce que le poids du corps ne comprime pas le membre lésé. Si on a le choix, on préférera néanmoins tourner la victime sur le côté gauche afin de pouvoir la surveiller plus facilement une fois qu’elle sera installée dans l’ambulance ou le VSAB (véhicules normalisés avec porte brancard à gauche). Dans le cas particulier du traumatisé thoracique présentant des troubles de la conscience, la PLS sera réalisée du côté de la lésion afin de favoriser l’efficacité des mouvements ventilatoires du poumon sain.

Position obstétricale (PLS gauche)

La position obstétricale ou PLS gauche est indiquée pour le transport de toute femme enceinte (même si elle est consciente) à partir du 7ème mois de grossesse. Elle permet de supprimer la compression exercée par le poids de l’utérus gravide sur la veine cave inférieure.

Positions d’attente dérivées de la position assise

Position assise, membres inférieurs pendants

La position assise au bord du lit (ou sur une chaise) est indiquée chez tout patient présentant une détresse respiratoire consécutive à la survenue d’un œdème aigu du poumon. Elle est souvent adoptée spontanément par la victime, qu’il n’est pas rare de trouver également debout, penchée dans l’embrasure d’une fenêtre (soif d’air). Cette posture permet de diminuer le retour veineux (précharge ventriculaire gauche) et, conséquemment, la pression artérielle pulmonaire.

Position demi assise, membre inférieurs allongés

La position demi-assise stricte est indiquée en cas de gêne respiratoire ou de détresse respiratoire chez un malade conscient (crise d’asthme par exemple). Cette posture améliore l’efficacité des mouvements ventilatoires en facilitant le jeu du diaphragme, ainsi soulagé du poids des viscères abdominaux. S’il existe une gêne ventilatoire consécutive à une blessure thoracique, le patient peut également être maintenu dans cette position, mais tourné vers le côté lésé. Le blessé indique alors lui même dans laquelle de ces deux positions il se sent le mieux.

Position demis assise, membres inférieurs fléchis

La position demi-assise, membres inférieurs fléchis constitue un cas particulier. Elle représente une combinaison de deux positions dont nous avons déjà parlé. Elle est indiquée en cas de traumatisme thoraco-abdominal. La composante thoracique est améliorée par la position demi-assise, la composante abdominale par la flexion des membres inférieurs. Avant d’adopter cette position, il est préférable de s’assurer de l’absence de lésions des membres inférieurs, du bassin et du rachis. En cas de doute, on respectera la position initialement adoptée par le patient.

Position assise, patient penché en avant

La position assise, patient penché en avant, est indiquée dans le cadre de la prise en charge et du transport des enfants (mais aussi des adultes) présentant une épiglottite. Dans ce contexte, il faut rappeler que tout passage en position allongée est strictement contre-indiqué (risque de détresse respiratoire aiguë par obstruction brutale des VAS), sauf si la victime est préalablement intubée ou si un abord transtrachéal a été réalisé.

Cette position limite la gêne respiratoire et s’oppose en partie au risque d’obstruction des voies aériennes par l’hypertrophie inflammatoire de l’épiglotte. Cette posture convient également en cas d’épistaxis (on demande au patient de réaliser simultanément une compression nasale manuelle) car elle permet de limiter le risque d’écoulement sanguin postérieur.

Positions d’attente : décubitus ventral

L’installation et le transport d’un malade en décubitus ventral reste une indication d’exception. Cette posture, particulièrement inconfortable est, en effet, susceptible d’aggraver une gêne respiratoire préexistante. Elle perturbe également la surveillance clinique du patient en empêchant l’accès aux voies aériennes (intubation) et au thorax (auscultation cardiaque, contrôle de l’ampliation thoracique).

Elle n’est indiquée que lors de la prise en charge de lésions hyperalgiques (plaies ou brûlures) de la face postérieure du tronc ne présentant pas d’association avec une atteinte des fonctions vitales. Rappelons pour mémoire que le décubitus ventral peut être utilisé, dans un but thérapeutique, chez le patient de réanimation (intubé et ventilé) dans le cadre de la prise en charge du Syndrome de Détresse Respiratoire de l’Adulte (SDRA).

Conclusion

La période de transport d’un malade ou d’un blessé grave constitue toujours une étape « à risques » au cours de laquelle les perturbations liées au déplacement de la victime (vibrations, accélérations, décélérations, mouvements d’inclinaison) contribuent à aggraver son état. Lors du transport et durant la phase qui le précède, la connaissance et l’utilisation d’un certain nombre de règles simples dans la procédure d’installation du malade sont fondamentales.

Si ces techniques reposent avant tout sur des principes élémentaires de secourisme, ces positions ne perdent cependant rien de leur intérêt lors de la phase de médicalisation des secours. Elles doivent donc être connues et utilisées par le médecin, ne serait-ce que pour vérifier que la position de la victime (spontanée ou imposée par les secouristes) est adaptée à son état neurologique, ventilatoire et hémodynamique ainsi qu’à la nature de ses lésions. L’utilisation de ces postures ne dispense en aucun cas de la surveillance de la victime, dont l’état clinique peut se modifier à tout instant et nécessiter une adaptation rapide de la stratégie de prise en charge.

Eric TORRES
Médecin Capitaine CSP Digne
SMUR de Hyères
E.mail : eric.torres@wanadoo.fr

Michel TASHAN
Médecin Capitaine SDIS 13
SAMU 04

Marie-Pierre RUDELIN
Médecin attaché
SMUR de Hyères

Cet article ambulancier et les positions de transport est issu du site urgence pratique : http://www.urgence-pratique.com/

Ambulances privées : immersion dans une société

Ambulances privées : immersion dans une société

Ambulances privées, immersion dans une société

Voici un article de presse qui dans ce rare cas évoque la réalité du milieu des ambulances privées souvent passée sous silence au détriment de l’actualité des soi disant fraudes et autres problèmes récurrent.

Ambulancier un métier mal ou peu reconnu

SEZANNE (Marne) Encore mal connu et peu reconnu, le métier d’ambulancier privé comprend plusieurs facettes qui impliquent la connaissance des premiers gestes de secours, une grande réactivité et la conduite. A Sézanne, l’activité est assez intense.

SYLVIE a son métier dans la peau. Passée ambulancière il y a deux ans grâce à l’obtention du diplôme d’Etat d’ambulancier (DEA), à 44 ans, après avoir démarré comme chauffeur de taxi médicalisé* dans la société de Michel Destailleur, elle se sent enfin utile. « Ce travail est riche en émotion et très humain. Je ne laisserais ma place à personne. »

 Hôpitaux, domiciles, maisons de retraite

Aujourd’hui, le travail a commencé à 11 heures, par le nettoyage de l’ambulance. « D’habitude, on fait ça le soir », précise-t-elle. A 13 h 20, les courses démarrent. Première mission : chercher une dame de 80 ans à l’hôpital de Sézanne pour l’emmener à la maison de retraite de Villiers-Saint-Georges. On trouve la personne dans un état délirant. « Ça arrive, et c’est pour ça que je reste aussi à côté d’elle pendant le trajet. » Comme elle possède le brevet de secourisme, elle est sur le qui-vive, prête à réagir. «

Mais de toute façon, s’il y a le moindre souci, on ne prend pas de risque et on appelle le Samu. On ne s’occupe que des personnes non prises en charge par le Smur, pour des déplacements entre hôpitaux, maisons de retraite et domiciles ou encore des accompagnements de malades à des consultations médicales », explique l’ambulancière. Des trajets de ce type, elle en fait parfois jusqu’à une sept ou huit par jour. Elle reste souvent dans le secteur de la Marne, entre les divers établissements qui ont un contrat avec son entreprise.

« Mais il arrive aussi qu’il faille aller plus loin. La semaine dernière, je suis allée jusqu’en Bretagne dans le cadre des courses en taxi médicalisé », se souvient Sylvie. « On travaille beaucoup avec l’hôpital de Sézanne, comme ils n’ont pas d’ambulance », développe Michel Destailleur, chef de l’entreprise qui embauche maintenant autant de femmes que d’hommes. D’autres hôpitaux ont également des contrats avec l’entreprise. « Parfois, on ne peut pas honorer la course de particuliers qui nous réclament. »

Gardes de 15

Mais certaines courses restent obligatoires. « On est tenu, dès lors que l’on possède une ambulance agréée d’obéir à la préfecture et d’exécuter des gardes de 15 sur notre secteur. On les partage avec Mouquet et Sanitaxi, les autres ambulanciers du territoire, selon un emploi du temps très rigide », précise l’entrepreneur. Quand Sylvie est de garde, elle répond donc au centre d’appel du Samu qui l’envoie là où le Smur ne va pas ou ne peut pas aller immédiatement.

« Nous sommes les yeux et les mains des médecins. On est là pour observer puis rapporter toute information au corps médical. Nous sommes un peu comme les pompiers, sauf qu’on n’intervient pas sur les lieux d’accidents. On fait les premiers gestes d’urgence. Pas plus. »

Taxi médicalisé : les courses concernent la prise en charge de personnes qui nécessitent une surveillance médicale.

http://www.lunion.presse.fr/article/social/immersion-dans-une-entreprise-dambulances-privees

Début de matinée avec les ambulanciers

Début de matinée avec les ambulanciers

Nous avons suivi deux ambulanciers

Le service de transports sanitaires de la CARMI Nord – Pas-de-Calais est composé de quatre antennes. Nous avons suivi deux ambulanciers du service de Lens pendant une matinée.

La matinée est fraîche et le soleil pas encore levé. Fabien Kumm arrive à son travail, il est 7 h 30. Ambulancier depuis dix-neuf ans dans le privé et depuis quelques mois à la CARMI, l’homme a déjà ses habitudes. À son arrivée au centre névralgique du service, route de La Bassée, à Lens, il file au vestiaire pour récupérer le trousseau de clé et le portable chargé.

Il descend ensuite vers les garages où sont entreposés les véhicules de service. Son coéquipier du jour, Michaël Lecocq le rejoint. Dernières manoeuvres avant de partir : « On vérifie les niveaux tous les matins », explique Fabien. Michaël ouvre la porte arrière de la camionnette blanche : « On vérifie aussi la cellule sanitaire où sont transportés les patients : l’oxygène doit toujours être à au moins 200 bars de pression et les produits désinfectants en place. »

Démarrage

À 8 heures, tout est prêt et les deux ambulanciers embarquent. Fabien au volant, Michaël à côté : « Ce matin, je ne conduis pas, je serai avec les patients derrière. » L’après-midi, ils inverseront les rôles. Dans ses mains, Michaël tient le programme : « Il est prêt depuis hier soir. Il est créé avec un maximum de cohérence pour optimiser les déplacements et éviter de rouler à vide. »

Un programme établit dans les bureaux, entre la salle qui centralise les appels et les « régulateurs » qui gèrent le plus gros du planning et observent le « traceur », un écran qui suit en temps réels les déplacements des ambulances. « Ça nous permet d’adapter le flux de déplacements en direct et de ne pas tricher sur les facturations », explique Marc Manigard, responsable du service. Un écran installé en 2006 lors d’une restructuration complète du service qui a aussi vu le renouvellement de la flotte automobile.

Embouteillages

Dans l’ambulance justement, Fabien et Michaël arrivent chez le premier patient de la journée, dans une cité minière de Lens. « C’est vrai que nous allons souvent dans les mêmes quartiers, confie Fabien. Une fois sur deux, c’est une personne qui est seule à son domicile. En règle générale des veuves de mineurs, la mine a fait des dégâts. » La CARMI est justement la caisse régionale minière qui gère la sécurité sociale des mineurs. Une garantie sociale remise en cause l’année dernière et un décret annulant la gratuité des transports.

« Pour ma mère, ça ne change rien, elle est prise en charge à 100 % puisque c’est une affection longue durée », confie la fille d’Adèle, transportée ce matin pour une consultation en rhumatologie suite à une fracture. « Par contre, je sais que ça peut poser soucis pour d’autres personnes moins touchées mais éloignées », reprend-elle. Arrivés à la polyclinique de Riaumont de Liévin, les ambulanciers déposent Adèle en fauteuil jusqu’à la porte du service concerné. « Le rôle de l’ambulancier est aussi administratif, précise Fabien.

J’ai annoncé son arrivée à l’accueil et donné sa carte vitale. Ça aussi c’est nouveau puisqu’avant, les affiliés au régime minier n’avaient pas de carte vitale mais uniquement des « étiquettes ». » Avant de retourner à leur poste de conduite, les ambulanciers changent les draps du brancard. Sur le chemin de la maison du deuxième patient, quelques embouteillages. « C’est l’heure des écoles, sourit Fabien.

On va changer d’itinéraire. » L’impératif horaire oblige l’ambulancier à s’adapter aux situations. « Mais on doit quand même respecter le code de la route, souligne-t-il. Nous n’avons pas de permis professionnel et qui dit pas de permis, dit pas de travail. » La deuxième patiente habite à Angres. Elle va aussi passer un examen à la polyclinique de Riaumont. « Ce matin, on fait du secteur », lance Michaël avant de se rendre au troisième rendez-vous.

Mais la personne explique que son rendez-vous avec le kiné a été annulé. « Les petits couacs, ça arrive mais c’est rare. On ne peut pas être parfait », confie Michaël. Mais pas le temps de faire une pause, le téléphone portable sonne. C’est Adèle, la première patiente qui a fini sa consultation. L’ambulance repart. Il est 10 heures, le soleil s’est levé, le froid est un peu moins piquant et la journée ne fait que commencer.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2011/01/26/article_debut-de-matinee-avec-les-ambulanciersdu.shtml

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

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Voici un rapport sur la Rénovation du modèle économique  pour le transport sanitaire terrestre issu du ministère de la santé que je vous fais partager via un ami qui me l’a envoyé. Je vous conseille sa lecture que vous soyez ambulancier, chef d’entreprise ou autre il est intéressant. Je ne prendrais pas de position par rapport à ce rapport je vous laisse vous faire votre propre opinion personnelle mais vous pouvez très bien réagir va les commentaires. Vous trouverez l’intégralité de ce rapport en bas de cet article.

Principales propositions de la mission

  • Proposition n°1 : Revoir le mode de financement des transports dans le cadre des urgences pré-hospitalières pour permettre une bonne application des référentiels publiés en 2009 sur le sujet (révision des indemnités de garde, responsabilisation financière des transporteurs en cas de non réponse, regroupement au niveau de l’ARS de l’ensemble des crédits dédiés au transport d’urgence au sein d’une seule enveloppe…, voir détail partie 3.1).
  • Proposition n°2 : Mettre en place un plan opérationnel de recherche d’efficience dans le secteur des transports de patients intégrant un volet établissements de santé (plate-forme de gestion des demande de transports, transport partagé…), un volet ARS (contractualisation avec les établissements et les transporteurs…) et un volet national (publication référentiel, contractualisation avec les régions…, voir détail partie 3.2).
  • Proposition n°3 : Redéfinir la ou les prestations de transport assis professionnalisé et les conditions de réalisation, en particulier les véhicules (transport sanitaire, taxi, TPMR…) aptes à les réaliser. Cette redéfinition doit s’opérer dans le cadre d’une large concertation. Pour les transports assis réalisés à la fois par les taxis et les VSL, harmoniser complètement les conditions de réalisation et les conditions tarifaires. Pour ces transports, les véhicules utilisés dans le cadre du transport de personnes à mobilité réduite (TPMR) devraient pouvoir également intervenir. A l’inverse, les véhicules sanitaires légers devraient être autorisés à développer une partie de leur activité en dehors du secteur sanitaire (en particulier pour le transport de personnes prises en charge dans le secteur médico-social ou dépendantes).
  • Proposition n°4 : Rééquilibrer les tarifications entre VSL et ambulances et développer des tarifications adaptées pour les transports spécifiques.
  • Proposition n°5 : Désigner au sein de chaque ARS un référent régional en matière de transports de patients pour les secteurs sanitaires et médico-social. Constituer une mission légère Etat – assurance-maladie de pilotage national pour la mise en œuvre des recommandations. Accélérer la dématérialisation des données dans le domaine du transport de patients pour permettre aux ARS de disposer des données nécessaires au pilotage régional de cette politique
  • Proposition n°6 : Expérimenter la fixation d’un objectif régional concernant l’ensemble des dépenses de transport de patients en transférant à cette région la compétence de tarification des prestations de transport sanitaire.
  • Proposition n°7 : Evaluer (par enquête ?) le respect du référentiel de prescription et le retoucher si nécessaire de manière largement concertée avec l’ensemble des acteurs pour assurer sa pleine acceptabilité et compréhension par tous. Il s’agit également d’ouvrir une discussion sur ce qui relève de l’assurance de base et des assurances complémentaires.
  • Proposition n°8 : Réfléchir à moyen terme sur les transports qui doivent être pris en charge directement par les établissements de santé (de manière homogène entre établissements publics et privés). Des expérimentations de responsabilisation financière complète des établissements pourraient dès à présent être tentées sur des secteurs bien ciblés comme par exemple les centres de dialyse.

Télécharger le fichier au format PDF

http://www.sante.gouv.fr/

CHU de Grenoble et formation continue des ambulanciers

CHU de Grenoble et formation continue des ambulanciers

Le CHU de Grenoble et son catalogue de formation ambulancier

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Aujourd’hui je souhaite mettre le CHU de Grenoble à l’honneur pour quelque chose qu’ils proposent dans leur catalogue de formation ambulancier  :

  • « Des liens au lien » – prise en charge de patients hospitalisés sous contrainte
  • Formation de tuteur en entreprise – ambulanciers diplômés (CCA ou DEA)
  • L’hygiène en transport sanitaire – ambulanciers diplômés (CCA ou DEA)
  • Ergonomie et manutention des patients en transport sanitaire – ambulanciers diplômés (CCA ou DEA)

Des formations utiles pour ceux dont les connaissances sont un peu anciennes et qui souhaiteraient donc dépoussiérer tout ça voir en apprendre plus. Ces formations s’ajoutent aux traditionnels AFGSU 1 et 2. Je salue bien bas ces initiatives car elles demeurent rares et permettent donc aux ambulanciers désireux de se remettre à jour voire de compléter des acquis.  Pour plus d’infos rendez vous sur le site de l’IFA de Grenoble :

http://www.chu-grenoble.fr/public/public_manuscrite.aspx?PAGE_CODE=ETUDIANT_AMBULANCIERS

Assistance Ambulance

Nantes et la réponse des ambulanciers face à l’urgence

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Voici l’illustration que les ambulanciers ont bel et bien évolué, que les professionnels passionnés et compétent existent et que le système qui existe en Loire Atlantique diffère de bien des régions au vu de la formidable organisation que l’on rencontre chez eux. Portrait d’un système en avance sur son temps via les explications d’un professionnel qui a accepté de m’en parler un peu plus longuement.

 CSA 44, la Centrale de Secours Ambulancier de Loire-Atlantique ! Réponse à l’urgence

 Nous exerçons dans le 44 dans la campagne Nantaise plus exactement, avec un territoire situé dans certaines zones à 30 – 40 minutes du premier smur. Nous evacuons sur 2 pôles hospitaliers, Nantes et St Nazaire. Notre zone d’intervention représente environs 82 000 habitants soit l’équivalent de la ville de St Nazaire. Les ambulanciers sont regroupés en association du nom du : CSA 44 (centrale de secours ambulancier).  Actuellement nous mettons nos moyens en véhicules disponibles par le logiciel SCR Urgences avec des délais définis en fonction des implantations des centrales d’ambulances.

Le système fonctionne par type de priorité

  • Temps 0 : 3 à 7 minutes de délai d’inter
  • Temps 15 : 10 à 18 minutes de délai d’inter
  • Temps 30 : 25 à 35 minutes de délai d’inter

Le système de garde préfectorale existe également comme sur l’ensemble du territoire. Ce système sera modifié dans les semaines à venir avec la mise en place de la géolocalisation des moyens ASSU sur tout le département pour raccourcir d’avantage les délais d’inter. Le 44 possède une centaine d’Ambulances de Secours et de Soins d’Urgence. Chaque service d’ambulance fonctionne de manière indépendante et chacun impose ses techniques de travail, néanmoins les techniques américaines dominent dans les compagnies faisant de l’urgence,du fait que ses méthodes sont développées pour des interventions à 2 :

Baxtrap, brancards stryker, cellules carrées, etc, font parti de l’équipement de certains services d’ambulances. Plusieurs services d’ambulances valident leurs ambulanciers au PHTLS, AMLS et reçoivent régulièrement des paramedics canadiens, suisses, américains ou allemands pour dispenser des cours de formations continues.

Comment fonctionne le service où j’exerce

Nous réalisons 65% de missions d’urgences pour 35% de conventionel. Crée en 2007, nous nous inspirons des techniques venant des Etats-Unis, logique de travail à deux, bilans de type « sample » et « ABCD » nous intervenons avec une ambulance calquée sur le modèle US, de l’aménagement au matériel, choix du sprinter étant donné que ce type d’ambulance est utilisée aux US.

  • Délais court sur l’ensemble des missions. ( nous sommes + rapides que les spv Grin )
  • Marquages de sécurité haute visibilité pour l’ambulance en arrière, latéral et frontal, pour la sécurité des ambulanciers sur le terrain.
  • Uniformes de rigueur, venus des US ( tenue de sécurités résistant aux projections de liquides biologiques )

 Nous partons en formations sur la Suisse, qui n’est ni plus ni moins que la copie Américaine en Europe, nous suivons les cours du PHTLS où nous sommes entre autre initiés à beaucoup de nouvelles techniques, toujours dans le but d’ accélérer la prise en charge de nos patients. De part le caractère cosmopolite de ambulanciers en Suisse, nous rencontrons des paramedics venants du Mexique, des US, du Canada et c’est une vraie mine de savoir, un régal.

Nous préparons également l’AMLS, participons à des formations par cycles saisonniers, exemple : des formations sur les différents NAC, comme les serpents histoire de mieux connaitre certaines bestioles, les accidents agricoles, formations sur les Accidents Vasculaires Cérébraux, etc…

 Nous travaillons également de manière occasionnelle avec les Infirmiers Sapeurs-Pompiers (ISP), il n’est pas rare de croiser un véhicule infirmier escorter notre ASSU. Il existe pas mal de moyens sur notre zone à nous d’en profiter. Nous collaborons avec la gendarmerie, très régulièrement.

Après nous assurons les autres missions du type conventionnel, comme dans n’importe quel central d’ambulances, car ses différentes missions font partie intégrante de notre métier, l’urgence oui, mais l’humain prime pour rester un ambulancier proche des gens et par logique de ses patients, il ne faut surtout pas l’oublier de plus que c’est toujours avec plaisir du fait que nous travaillons avec du matos adapté, donc adieu les problèmes de dos, de genoux…

Le site Web du CSA 44 : http://www.csa-44.fr/

Logiciel SRC Urgences : http://www.scr-ambulance.com/

Merci à Nickos pour sa contribution et ses explications enrichissantes.

Le métier d’ambulancier est difficile

Le métier d’ambulancier est difficile

Ambulancier, difficultés…

Randoo, ambulancier, nous a adressé son témoignage après avoir lu le témoignage de Judith Ascher sur le calvaire vécu par son père François Ascher, en phase terminale d’un cancer, lors d’un transfert en ambulance. En tant qu’ambulancier en poste depuis deux ans, je suis toujours intéressé de lire les témoignages qui mettent en cause les ambulanciers.

Par le biais de cet article, je souhaite non pas donner des excuses aux agissements parfois scandaleux de mes collègues, mais plutôt donner des explications pour comprendre les comportements que l’on peut avoir par moment. Tout d’abord, il faut savoir que toutes les sociétés d’ambulances sont indépendantes avec des patrons, des ambiances et des méthodes de travail complètement différentes. Lors de ma formation, un formateur nous a conseillé de trouver l’entreprise qui nous convenait le mieux, selon nos caractères.

Ambulanciers des villes, ambulanciers des champs

Déjà, si l’entreprise est située dans une grande ville ou au contraire, à la campagne, les transports ne sont pas les mêmes. Pour expliquer cela, il faut comprendre les tarifs des transports payés par la Sécurité sociale. Par exemple, pour un transport intra-muros d’une grande ville, c’est un forfait d’un peu plus de 50 €, et pour un transport plus long, il y a un forfait de 50 € aussi pour les trois premiers kilomètres puis un peu plus de 2 € pour les kilomètres suivants. Donc, pour une entreprise implantée en ville, ce qui compte, c’est le nombre de personnes transportées dans la journée alors qu’à la campagne, ce qui compte, c’est le nombre de kilomètres effectués.

Pour mon cas, j’ai préféré travailler à la campagne car il faut une heure pour aller au CHU le plus proche et ça laisse le temps de discuter avec les clients. Autre différence entre la ville et la campagne : le cas d’une consultation. Les ambulanciers qui sont proches vont laisser le patient et repartir pour d’autres missions et parfois mettre pas mal de temps pour revenir chercher le client.

Alors que ceux qui ont une heure de route vont attendre le patient, puisque ça ne vaut pas le coup de repartir, à la fois à cause du coût du carburant et du temps passé. Avec les restructurations des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients. J’ai eu la chance de trouver dès le premier contrat, une entreprise qui correspond vraiment à ma façon de travailler.

Nous respectons nos clients car dans une petite ville, si nous ne faisons pas bien notre travail, la rumeur court vite déjà entre clients mais aussi dans les oreilles des patrons. Dans une grande ville, il faut déjà savoir quelle société vous a transporté, ce qui n’est pas toujours évident, et en plus, les informations ne remontent pas forcément jusqu’aux patrons. L’ambulancier est souvent une passerelle entre l’hôpital et le patient, ce qui peut nous mettre parfois dans des positions inconfortables.

Avec les restructurations actuelles des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients mais aussi avec nous. Il est donc très difficile pour nous, ambulanciers, transportant des clients qui ont des pathologies plus ou moins graves, d’avoir les informations médicales de notre clientèle pour permettre d’avoir les gestes et la conduite les mieux adaptés.

Un secteur en manque de personnels

Enfin, malheureusement, beaucoup de gens sont devenus ambulancier, car c’est un secteur qui est en manque de personnel et l’embauche y est facile. Mais tous n’ont pas forcément la motivation de bien travailler. On croise souvent des militaires à la retraite, des chômeurs longue durée…

J’ai même vu un homme envoyé par l’ANPE pour effectuer un stage alors qu’il n’avait même pas le permis de conduire et qu’il faut au moins 2/3 ans de permis pour pouvoir y travailler. Contrairement à ce que les gens pensent, le métier d’ambulancier est difficile. Les employés restent en place en moyenne 4 ou 5 ans seulement. Le turn-over est très important.

L’article original c’est ici : http://www.rue89.com/2010/02/02/je-suis-ambulancier-un-metier-difficile-136436

Merci à Rue89.com pour m’avoir accordé l’autorisation de publier cet article.

Les ambulances du Val d’Orbey

Les ambulances du Val d’Orbey

Les ambulances du Val d’Orbey, présentation

Aujourd’hui je vous présente monsieur Christophe DURRHEIMER gérant de la société Ambulances du Val d’Orbey en Alsace. Jeune et dynamique il a accepté mon « interview » avec beaucoup de gentillesse et a surtout pris le temps de répondre à mes nombreuses questions. Portrait d’un jeune chef d’entreprise qui nous dévoile le quotidien d’un « patron » :

Bonjour monsieur DURRHEIMER Pourriez vous présenter votre entreprise (missions, personnels, moyens) ?

Mon entreprise : Ambulances du Val d’Orbey (www.ambulances-web.com). Nous assurons l’ensemble des missions propres aux ambulanciers français, à savoir : transport sanitaire en VSL et ambulance pour des interventions de type « classique » et missions d’urgence (sur demande des médecins locaux et SAMU 68). Nous disposons de 3 VSL et de 2 ambulances. Nous sommes 4 Ambulanciers DE, 2 Auxiliaires Ambulanciers et une Assistante de Direction. Une équipe de renfort (vacataires) est également présente (1 ADE et 3 Aux).

Parlons un peu de vous… Quel est votre parcours professionnel et comment en êtes vous arrivé à devenir chef d’entreprise ? Qu’est ce qui vous a poussé dans cette voie ?

Ma formation scolaire initiale s’est orientée vers le nucléaire en tant qu’agent d’assainissement radioactif, métier que j’ai exercé peu de temps, en définitive, puisque j’ai été appelé sous les drapeaux. J’ai effectué mon service national à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris sur une période de 18 mois, en service actif en « Interventionnel ».

C’est à l’issue de ce service que j’ai trouvé ma voie, et en l’espèce, mon premier emploi en tant qu’auxiliaire – qu’on appelait à l’époque « chauffeur BNS » – (rires). J’ai occupé ce poste pendant un an avant d’être embauché dans une très grosse structure du Centre Alsace, m’ayant donné l’opportunité d’être formé au diplôme du CCA en 1995.

 En 2000, j’ai pris la tête de l’agence principale de cette « nébuleuse », puis j’ai mis en route d’autres agences annexes sous la même direction avant de me retrouver bombardé DRH du Groupe, comptant environ 150 ambulanciers.

En 2005, j’ai été recruté par un cabinet de conseil afin de faire du conseil en management de sociétés d’ambulances, m’obligeant, de fait, à quitter ce groupe dans lequel j’avais fait mes armes.J’ai donc été consultant durant deux ans avant d’avoir l’opportunité de reprendre « Val d’Orbey », opportunité sur laquelle je me suis empressé de sauter, car comme le dit le dicton, « Ambulancier un jour, ambulancier toujours ».

S’installer comme Transporteur Sanitaire c’est quelque chose d’assez flou en terme d’information, pourriez vous nous résumer le chemin que vous avez suivi ?

C’est une question qui appelle une réponse trop vaste mais gros, soulignons simplement que la démarche administrative a été assez clairement définie, donc le cheminement relativement aisé. C’est plus avec les banquiers et les organismes de prêts que le problème s’est posé en ces termes.

Avez vous rencontré de grosses difficultés passées ou présentes en tant que chef d’entreprise ?

Les grosses difficultés en tant que jeune chef d’entreprise résident dans le tri à faire entre toutes les arcanes du système de taxation français (URSSAF, ASSEDIC, Retraites, Taxes Professionnelles, Taxes sur les salaires, TVA) – rires. La complexité des obligations déclaratives est d’une lourdeur infinie, pour des impôts auxquels on n’est même pas sûrs d’être assujettis. On passe des journées à remplir des déclarations pour rien, en gros.

Selon vous, pour un jeune ambulancier, se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise de Transport Sanitaire est-ce une aventure vouée à l’échec ou est-ce encore quelque chose de réalisable ? Quels sont les atouts à posséder pour accéder à ce choix ? Quels sont les critères de base à prendre en compte ?

C’est une aventure envisageable dans deux cas de figure…, mettons… extrêmes :

Soit on gère son entreprise en « immersion », à l’artisanale, sachant que tu commences ta journée le premier, et tu es le dernier à quitter ta boîte – si et seulement si tu la quitte le soir, parce que souvent, dans ce cas de figure, tu VIS au boulot.

Deuxième option, la structure est plus grande, permettant au gestionnaire de prendre une certaine distance au sens figuré, sachant que son staff va permettre de faire tourner la boîte et de la viabiliser. La prégnance pour le chef d’entreprise est donc moindre, sans pour autant que les résultats ou le bilan financier n’en souffrent. Je pense qu’aucune autre « option » n’est réellement viable.

 Les atouts à posséder… Ils sont clairs et consistent à ne pas avoir peur de prendre des risques auxquels aucun salarié ne s’expose par définition, sachant qu’en cas d’échec, c’est ta maison que tu vois partir dans les mains du banquier… Ensuite, être un « leader » dans l’âme. On ne mène pas ce type de barque sans cet cette composante du caractère, constante…

 On ne « monte pas » sa boîte. On rachète. Il faut étudier le contexte à la fois géographique, économique. Stratégiquement, on ne rachète pas une boîte trop éloignée d’un centre hospitalier de référence ou sur les bases de finances malsaines…

C’est un mauvais choix qui peut potentiellement être lourd de conséquences. La réflexion doit être posée et tenir compte de multiples facteurs dont ceux-ci, entre autres. Je trouve dommage – entre nous soit dit – que ces choix soient basés sur ces conditions economiques, au lieu de pouvoir, comme il se devrait, se faire sur les bases d’une volonté de faire du bon boulot, par amour et dévouement pour ce métier.

Pour vos recrutements : avez-vous des critères de sélection particuliers, ou recrutez-vous juste au vu du CV ?

Mon opinion et ma façon de fonctionner ne se limite pas à un profil. C’est trop réducteur. La société dans laquelle nous vivons étant multiforme et en perpétuelle mutation, mon équipe se doit de l’être aussi.

Dans ce sens, je privilégie une grande diversité des personnalités, en sus des compétences, bien évidemment, puisque c’est dans la complémentarité des personnalités et des profils, si tu préfères, qu’on obtient une équipe qui tienne la route, adaptable et réactive. Malgré tout ça, la réglementation et l’équilibre des qualifications se doit d’être respectée dans les démarches de recrutement.

Quelle est votre vision de l’ambulancier en France ? Trouvez vous qu’il existe des manques d’un point de vue formation, motivation… Quelles améliorations seraient à apporter ?

Ha-ha ! C’est un pavé qu’il faudrait écrire, alors on va tenter d’être synthétique. Dans les années 60, la France à été précurseur dans le système de prise en charge pré hospitalière. Mais elle s’est glorifiée de ce statut, en omettant au passage de se remettre périodiquement en question.

Au final, nombre de pays, après nous avoir observés, ont non seulement pris exemple mais sont allés plus loin, tandis que la France restait en panne sur la bande d’arrêt d’urgence. Notre métier et par delà, le système global de secours, aujourd’hui, bien qu’en perpétuelle mouvance, DOIT être réformé. C’est une nécessité au regard des décennies de retard accumulées, comme nous le constatons avec nos partenaires européens.

Depuis le passage du CCA en DEA avez vous remarqué une amélioration de la « qualité » des ambulanciers ? La nouvelle génération est elle plus motivée ? plus investie ? Mieux formée ?

 Ma structure étant constituée de personnels de la « génération CCA » et le turn-over étant très limité, ce que je sais et ce que je constate chaque jour, c’est que le CCA était plus orienté vers l’urgence pure, alors que cette activité n’est que très limitée (la moyenne nationale est environ de10 %). Le DEA, bien que plus évolué et cohérent, s’inscrit plus dans une philosophie « hospitalière », avec des passerelles vers le diplôme d’état d’Aide-Soignant. Le CCA DEVAIT évoluer en un diplôme type DEA, mais c’est encore tellement insuffisant au regard de notre retard…

En tant que chef d’entreprise, quels seraient les conseils que vous donneriez à quelqu’un qui vient vous interroger sur ce choix de métier ?
L’ambulancier idéal à vos yeux, c’est ?

Ce choix implique une dynamique changeante et adaptative par définition. Combien de fois ai-je entendu des « postulants » me dire qu’ils ont porté ce choix par gout de la conduite… Une aberration selon moi, puisque ce métier est avant tout un métier de contact nécessitant une capacité d’écoute en même temps qu’une conscience aigue de la notion d’assistance et de secours.

Alors la conduite, franchement, c’est un argument que je balaye d’un revers du bras. Un argument que je ne peux entendre ! Un ambulancier heureux est un ambulancier qui, à l’issue de sa journée, ne rentre pas chez lui en ayant l’impression d’avoir perdu son temps, ou d’avoir été « balèze » en conduite !

Un ambulancier idéal n’existe pas car en France, ce métier est tellement diversifié (taxi-sanitaire jusqu’à l’urgentiste en passant par le transport sous surveillance médicale) que tous les profils correspondent, et qu’aucun ne doit « matcher » un seul versant de ce métier multiforme. Chaque tâche ou affectation de ce métier est une « spécialisation » en soi. Un bon auxiliaire en VSL est aussi indispensable qu’un bon urgentiste… et vice-versa.

En dehors du transport sanitaire classique, participez vous à l’Aide Médicale Urgente dans votre département ? Comment se passe-t-elle étant donné la grande disparité dans les différents départements ?

Bien sûr ! Notre activité est indissociable de l’AMU… Un ambulancier qui refuse cette place dans le dispositif ne devrait pas s’appeler « ambulancier », ou du moins se réclamer de notre profession. Pour ce qui concerne le Haut-Rhin, nous sommes gérés par le SAMU-Centre 15, lui-même informatisé dans le déclenchement de la réponse ambulancière immédiate via une plateforme nommée Thélis et un système de géolocalisation.

 Parlons urgence, à l’heure actuelle beaucoup d’ambulanciers souhaiteraient participer plus activement à l’AMU au vu de leur diplôme devenu plus complet et aussi axé sur la prise en charge pré hospitalière de patient avec et sans urgence vitale.

Notre système (ndlr français) est axé sur les pompiers et leur départ immédiat, et de l’autre côté de réels freins existent : carences, sentiment de « privatiser le secours à personne ». Auriez vous votre avis sur la question ? Les ambulanciers ont ils leur place dans l’avenir du secours à personne (modèles suisses, belges, canadiens…) ?

Les ambulanciers sont mieux formés à l’évaluation clinique d’une victime contrairement aux pompiers qui appliquent de simples protocoles. Sur l’abord d’une victime, les ambulanciers sont plus à même de dessiner un tableau mono ou poly-pathologique afin d’y répondre au mieux. Nos freins se retrouvent dans notre statut : n’appartenant pas à la « fonction publique », nous ne disposons pas du financement dont bénéficient les pompiers en termes d’armement des véhicules et de moyens matériels.

C’est l’ensemble du système qu’il faudrait refondre vers un diplôme commun, par exemple… J’ajoute, pour couper court à toute réaction « à chaud », qu’au-delà de la disparité des formation pompiers ou ambulanciers, il existe de très bons éléments de chacune des deux couleurs, comme de très mauvais. C’est le système global français qui crée les dissensions stériles auxquelles nous assistons quotidiennement. Alors oui, assurément, l’ambulancier d’aujourd’hui et de demain a TOUTE sa place dans le secours à personne. Bien sûr ! Plus que jamais. Et cela va aller exponentiellement.

Une conclusion pour terminer ce portrait ?

Cela fait 17 ans que je vois ce métier évoluer sans cesse. Mais ça ne doit pas s’arrêter là, malgré le contexte économique difficile. Il faut absolument, comme je le citais tout à l’heure, que le législateur prenne la pleine mesure de notre retard et que les ambulanciers se mettent à la page, dans le sens d’une dynamique de recherche permanente de l’aboutissement. Je fais et ferais toujours parie de cette dynamique… !

Merci à monsieur Christophe DURRHEIMER pour avoir pris le temps pour répondre à nos questions et en espérant que cela apportera des informations utiles à tous.

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Evolution de la formation ambulancier

La formation de l’ambulancier n’est pas si ancienne que l’on croit. En effet la formation de l’ambulancier a subi une évolution depuis l’apparition d’un cadre légal concernant la profession.

La formation ambulancier et le Certificat de Capacité Ambulancier (CCA)

Aujourd’hui petit retour en arrière pour juger l’évolution de l’enseignement reçu par l’ ambulancier. Petit rappel, avant le Diplôme d’Etat d’Ambulancier il existait le CCA : Certificat de Capacité Ambulancier d’une durée de trois mois. Remplacé depuis 2007 par le DEA le but était d’apporter un complément de formation supplémentaire pour enrichir la qualité de l’enseignement et former des ambulanciers plus qualifiés et surtout adapter l’enseignement à l’évolution concernant la prise en charge de patients dont les pathologies ont évolués.

Attention ! cet article parle de l’évolution des formations, le CCA n’est en aucuns cas la référence actuelle. Le DEA, Diplôme d’Etat d’Ambulancier (voir le menu Formation > Ambulancier > Programme DEA) est à ce jour la formation de référence.

Le CCA quel était le programme ?

Programme de formation ambuancier du Certificat de Capacité Ambulancier – CCA, terminé depuis 2007 et remplacé par le Diplôme d’état d’ambulancier – DEA

Légifrance

Pour devenir Ambulancier Diplômé il faut :

  • Posséder le permis de conduire B depuis plus de 2 ans et être déclaré apte médicalement à la conduite d’ambulance par la Commission médicale de permis de conduire de la prefecture.
  • Fournir un certificat médical mentionnant l’absence d’affection et de handicaps incompatibles avec l’exercice de la profession d’ambulancier.
  • Fournir un certificat médical de moins de 3 mois prouvant la vaccination par le B.C.G. avec vérification de l’immunisation.
  • Fournir un certificat médical attestant des vaccinations à jour envers la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite et l’Hépatite B.
  • Avoir satisfait aux 4 épreuves de sélection :
    • Épreuves écrites de Français et de calcul (Niveau certificat d’études primaires).
    • Entretien avec un jury sur les motivations de candidat.
    • Épreuve d’aptitude physique (Déplacement de poids) Détails…
    • Épreuve de conduite destinée à tester les capacités nécessaires à l’apprentissage de la conduite d’ambulance.
  • Dispenses : Sont dispensés des épreuves écrites de sélection les candidats possédant le Baccalauréat ou un diplôme reconnu équivalent ou de niveau supérieur et les candidats ayant satisfait aux conditions d’admission à des études préparatoires à une profession paramédicale.
  • Sont dispensés de l’obligation :
    • Du stage hospitalier : Les membres des professions médicales et paramédicales.
    • Du stage en entreprise d’ambulances : Les candidats ayant au moins 3 ans d’ancienneté dans une entreprise agréée de transports sanitaires.
  • Coût et prise en charge : Le coût moyen sur l’ensemble du territoire est de 1500€ (Chaque école fixant librement son prix) , une prise en charge par les organismes sociaux est quelquefois possible selon la situation de chacun (Se renseigner directement auprès des services concernés).

Durée totale de la formation CCA : 3 mois

Module 1

NOTION D’HYGIENE GÉNÉRALE

  • hygiène de l’ambulancier
  • infection, maladies infectieuses
  • le SIDA

LES GESTES DE PREMIERE URGENCE.

  • organisation du corps humain
  • le système nerveux
  • l’appareil ventilatoire
  • l’appareil circulatoire
  • l’appareil locomoteur
  • l’appareil digestif
  • l’appareil urinaire
  • l’appareil génital féminin
  • la peau
  • l’électrisation
  • la noyade
  • la pendaison
  • les ensevelis

PRISE EN CHARGE DES PERSONNES ÂGÉES ET HANDICAPÉES DÉPENDANTES.

  • les personnes âgées (Voir aussi Annales d’examen)
  • les handicapés
  • les escarres

Module 2

RELEVAGE, MANUTENTION, BRANCARDAGE, ERGONOMIE, TECHNIQUES.

  • prise du pouls
  • libération des voies aériennes (l.v.a.)
  • retrait du casque intégral
  • position latérale de sécurité à un sauveteur
  • position latérale de sécurité à deux sauveteurs
  • position latérale de sécurité à deux et plus de deux sauveteurs
  • ventilation artificielle méthode orale bouche à bouche
  • inhalation d’oxygène
  • insufflation d’oxygène
  • massage cardiaque externe
  • utilisation de la cardio-pompe
  • réanimation pédiatrique : ventilation orale
  • réanimation pédiatrique : insufflation d’oxygène
  • réanimation pédiatrique : massage cardiaque externe
  • pansements compressifs
  • points de compression
  • garrot
  • immobilisation à l’aide des triangles de toiles
  • utilisation des attelles
  • mise en place d’un collier cervical
  • utilisation d’un matelas à dépression
  • les rehaussements
  • les transports : la cuillère à deux
  • les transports : à l’aide d’une chaise
  • l’aide à la marche
  • le transfert vertical

ÉQUIPEMENT ET VÉHICULE DE TRANSPORT SANITAIRE

  • Le retentissement du transport sur l’organisme
  • les particularités du code de la route
  • l’orientation, la topographie

Module 3

DÉONTOLOGIE, ÉTHIQUE

  • La déontologie
  • l’éthique
  • le secret professionnel
  • le dossier médical
  • les droits et devoirs vis-à-vis du malade, de sa famille et des autres intervenants

ASPECTS RÉGLEMENTAIRES ET ADMINISTRATIFS

  • notions générales sur le système de santé
  • organisation et réglementation de l’aide médicale urgente (SAMU)
  • problèmes réglementaires spécifiques aux malades mentaux et personnages handicapés
  • relation avec les organismes sociaux de prise en charge

GESTION, ÉCONOMIE

  • documents nécessaires à bord
  • dossier administratif nécessaire au transport
  • le bulletin de situation
  • tarification.

Enseignement pratique (deux modules)

Module 1

  • Stages hospitaliers de 30 demi-journées environ

Module 2

  • Stages chez un transporteur sanitaire agréé de 30 demi-journées environ

Délivrance du diplôme

  • La Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (D.R.A.S.S.) organise l’examen final et délivre le certificat de capacité d’ambulancier (C.C.A.).
  • L’examen final porte sur les 5 modules ( 3 Théoriques et 2 Pratiques). Tous les modules doivent être validés.
  • Les modules Théoriques font chacun l’objet d’une épreuve écrite et d’une épreuve orale ou pratique.
  • Les modules d’enseignement pratique sont validés suivant l’assiduité, le comportement, les connaissances et le sens des responsabilités du candidat.

2010 : Diplôme d’état et évolution de la formation d’ambulancier

A ce jour beaucoup de choses ont changées, il y a eu une nette évolution de la formation d’ambulancier : les modules se décomposent en 8 parties, les stages sont plus nombreux et plus long, obligatoire pour tous. Beaucoup de nouvelles choses entrent en ligne de compte et qu’il manquait jusqu’à maintenant comme par exemple l’état clinique et le bilan, la communication avec le patient etc etc.

A terme d’autres évolutions sont à espérer pour enrichir ce métier.

formation ambulancier - module 1 - gestes et soins d'urgence
Formation de paramedic – Canada
Entreprise de transport sanitaire : devenir chef d’entreprise

Entreprise de transport sanitaire : devenir chef d’entreprise

Obtenir un agrément de transport sanitaire

Tout d’abord, il faut savoir que le transport sanitaire est soumis à une règle de numerus clausus au niveau d’un département. Traduction : Le nombre de véhicules de transport sanitaire doit correspondre à un certain nombre d’habitants et ne doit pas le dépasser – tout du moins en théorie.

L’organisme en charge de l’application des lois en la matière est l’Agence Régionale de Santé ainsi que le préfet de chaque département. C’est cet organisme qui délivre les autorisations indispensables pour pouvoir s’installer. Cette autorisation est délivrée après accord du sous-comité des transports sanitaires terrestres départemental si, bien entendu, toutes les obligations nécessaires ou conditions sont remplies.

Pour débuter, le dossier administratif complet sur la future entreprise doit être déposé. Celui-ci comporte une première partie relative au chef d’entreprise lui-même et ainsi qu’aux fondements de son projet. A cela s’ajoute les informations techniques relatives aux véhicules de transport sanitaire dont il se dote afin de mener à bien sa mission, puis les informations relatives aux équipages chargés de la conduite de ces mêmes véhicules et leur utilisation.

Les locaux et véhicules de transport sanitaire

  • Un local destiné à l’accueil du patient et de sa famille avec l’obligation de permettre un accès à des personnes à mobilité réduite. De plus, ce local doit être équipé d’une liaison téléphonique permettant, hors gardes de savoir quelle est l’entreprise de permanence et / ou de la joindre.
  • Un garage destiné aux véhicules et devant permettre diverses tâches : nettoyage, désinfection, entretien de premier niveau, entretien du matériel courant. Ce garage doit être attenant au local d’accueil ou, si ce n’est pas le cas, au moins posséder une installation téléphonique permettant le départ immédiat d’un véhicule.
  • Des moyens à disposition : posséder une ou plusieurs ambulances de catégorie A ou C avec le matériel obligatoire à bord. Concernant les véhicules de catégorie D (VSL) il ne pourra excéder le double du nombre des ambulances
  • Des équipages avec notamment, pour la conduite des ambulances: un des deux personnels titulaires du Diplôme d’Etat d’Ambulancier et pour les véhicules de catégorie D un personnel titulaire de la formation du diplôme d’Auxiliaire Ambulancier.Les véhicules L’autorisation de mise en service d’un véhicule est donc comme mentionné plus haut, dépendant du nombre théorique autorisé par département via un arrêté préfectoral. Dans le cas de figure où ce nombre est atteint, le seul moyen de pouvoir s’en doter est de le racheter à une entreprise: l’autorisation est alors transférée au nouveau transporteur par la préfecture. Dans le cas où le numerus clausus n’est pas atteint, une demande de mise en service doit être déposée à l’ARS qui procédera alors à son inspection avant de délivrer, ou non l’autorisation nécessaire.

Obligations

Le titulaire de l’agrément se doit de respecter les obligations liées à cet agrément : le patient doit pouvoir avoir libre choix de son transporteur, qu’aucune discrimination ne sera faite entre malades, que le matériel et les personnels soient conformes à la réglementation, que la prescription médicale soit respectée et qu’aucune interruption injustifiée du trajet n’ait lieu, que les véhicules soient bien soumis aux contrôles de l’Agence Régionale de Santé, de maintenir à jour auprès de ce même service la liste de ses personnels et les qualifications détenues, (et enfin) de participer au dispositif de garde ambulancière, Veiller à souscrire aux assurances obligatoires : véhicules, transport des patients etc etc.

Sanctions

Les sanctions qui pèsent sur les entreprises sont diverses et correspondent à une infraction aux obligations du titulaire de l’agrément : équipage non conforme, véhicule non présenté au contrôle DDASS ou au contrôle technique, non-participation à la garde ambulancière (pour information: une entreprise peut refuser de participer à la garde Préfectorale dans le cadre de l’AMU, avec l’accord préalable du CODAMU – COmité Départemental d’Aide Médicale Urgente – ou du Sous-CODAMU) etc etc.

Le dossier est alors mis en place par l’ARS qui entraine une convocation du chef d’entreprise, puis un avis du sous-comité de transport sanitaire départemental et pour finir, une décision préfectorale. Les risques encourus sont divers : un rappel des règles, un retrait provisoire de l’agrément avec ou sans sursis, un retrait définitif… A ces sanctions peuvent s’ajouter des sanctions pénales. Il est bien sûr important de signaler que nous ne parlerons pas ici de fraudes ou autres qui sont susceptibles, elles aussi, de mettre en jeu l’agrément du transporteur.

Voilà le schéma type du parcours du combattant que devra arpenter le futur chef d’entreprise. Si vous êtes actuellement dans ce projet, je vous invite à consulter le décret n° 87-965 du 30 novembre 1987 relatif à l’agrément des transports sanitaires terrestres comportant les détails relatifs au dossier d’agrément et tout ce qui s’ensuit. Cet article est sûrement incomplet d’un point de vue détail et représente un schéma très simplifié pour éviter de vous noyer dans des détails plus complexes. Une démarche auprès de l’ARS de votre département vous permettra de connaitre mieux et surtout plus en détails les informations indispensables.

La victime agitée et l’évacuation par l’ambulancier

La victime agitée et l’évacuation par l’ambulancier

Jean vous propose un article dédié à al prise en charge d’une victime agitée par l’ambulancier. Un cas de figure que vous avez déjà rencontré ou que vous serez amené à rencontrer au cours de vos interventions.

Victime agitée et transport sanitaire

On l’a tous déjà vécu maintes et maintes fois: transporter une victime agitée n’est pas une sinécure MAIS les dispositions légales sont claires. Achtung Baby, pense à tes miches et à celles de ton équipier. Qu’importe le type de pathologie induisant un état d’agitation, on n’évacue pas un agité comme on emmène Mamie chez son dermato – bien que parfois le profil de la Mamie en question peut relever du syndrome “Tatie Danielle” avec les conséquences que l’on connaît. Le transport, dans ces circonstances ne peut se faire qu’avec les garanties optimales de sécurité pour l’agité et l’équipage.

L’article 223.1 du Code Pénal est clair

“Le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.”

Légifrance

Evidemment – mais ceci ne nous concerne pas trop, à moins de faire partie d’un équipage héliporté ou aéroporté – l’agitation d’un patient est une contre-indication formelle à une évacuation sanitaire aérienne, compte-tenu du danger inhérent au vol en lui-même. A moins que le patient ne soit sédaté à fond les ballons…

Victime agitée et transport

Ne quittez JAMAIS les lieux d’intervention SANS un courrier médical indiquant:
– La DCI ou le nom commercial du produit injecté pour la sédation
– Sa forme (per os, IV ou IM)
– Son dosage et l’heure d’administration
– Eventuellement s’il est demandé par le médecin aux ambulanciers d’intervenir à nouveau pendant le transport, ou si des mesures doivent être prises (contention, notamment)

En cas de reprise de l’agitation pendant le transport pour “X” raisons (sous-dosage de l’inducteur de sédation, réaction paradoxale…), l’ambulancier n’aura pas d’autre choix, pour la sécurité de la joyeuse équipe, que d’avoir recours à une mesure de contention “à titre conservatoire“, décidée par le chef de bord.

Celui-ci sera alors couvert par l’article 122.7 du Code Pénal

“N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.”

Légifrance

Si cet article tiré du Code Pénal nous dégage, en tant que chefs de bord, de la responsabilité pénale, il ne concerne en revanche pas notre responsabilité civile au cas où un dommage corporel sur le patient résulterait des mesures de contention. En clair, si tu fractures un membre ou si tu luxes une épaule, on pourra toujours venir te chercher des poux dans les cheveux … A l’inverse, si tu n’as pas contentionné ton agité et que ça foire pendant le transport, on pourra t’opposer:

– La notion de “Mise en danger d’autrui” telle que définie par l’article 223.1 du Code Pénal (vois ci-dessus)
– La notion de “Non assistance à personne en danger” telle que définie par l’article 223.6 du même Code.

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise, présentation

Aujourd’hui, tournons nous vers une entreprise de transport sanitaire pas comme les autres : les ambulances de l’Iroise. Basée dans le bout du monde, en Bretagne, à Brest plus exactement cette société est spécialisé dans le transport d’urgence. Une confiance certaine s’étant établie entre les différents demandeurs, tels que le SAMU , SOS Médecins, les Médecins traitants…, les Ambulances de l’Iroise détiennent de plus en plus de responsabilités dans l’intervention d’urgence sur le département. Dirigé par un chef d’entreprise dynamique et très motivé : David Tordeux, est diplômé CFAPSE en 2000, CCA en 2001 et moniteur en 2004.

 Il intervient à l’école d’ambulanciers de Brest (Ordre de Malte) afin d’initier les futurs diplômés. Désireux d’en savoir plus sur cette entreprise et surtout sur les motivations qui la font avancer je me suis décidé à entrer en contact avec eux afin de poser les question traditionnelles à monsieur TORDEUX. Il s’est fait, à ma grande surprise un plaisir de répondre posément aux diverses questions. Je vous laisse découvrir le portrait d’un patron pas comme les autres.

David TORDEUX, chef d’entreprise de Jussieu Secours Brest : l’interview

Ce métier d’ambulancier c’est une vocation de toujours ou une vocation tardive ? Qu’est ce qui vous a amené à choisir cette profession ?

De l’âge de 18 à 22 ans, j’étais dans les para-commandos.En 2000, j’ai passé mon CCA (major de promo). Et de 22 à 24 ans, j’étais salarié ambulancier. A l’âge de 25 ans j’ai créé mon entreprise, j’ai connu ce métier avec des secouristes qui étaient eux-même ambulanciers.

Vos plus grandes difficultés pour vous installer comme chef d’entreprise ? Vos plus grandes difficultés quotidiennes ?

Etre reconnu en tant que professionnel de santé auprès des institutionnels ainsi que des sapeurs-pompiers.

Pourquoi avoir axé votre entreprise sur l’urgence à contrario des nombreuses entreprises de transport sanitaires qui restent sur des missions plus traditionnelles ?

L’avenir du métier, c’est l’urgence et pour être un bon athlète, il faut être dans une seule discipline. De plus, un ambulancier épanoui dans son métier, c’est un ambulancier qui pratique de l’urgence

Comment avez vous réussi à vous imposer auprès des services d’urgence, à créer une confiance pour qu’ils vous confient une grande partie des interventions ?

Fiabilité, professionnalisme, efficacité, disponibilité et ne rien laisser au hasard, tout est protocolé (de la désinfection aux interventions)

Comment recrutez vous vos ambulanciers ? Mis à part les diplômes, motivations, spécialisation ?

Entretien, cas concret. De plus j’ai un responsable du personnel qui gère le recrutement, suivi de mon aval.

Vos ambulanciers ont t ils un parcours de formation différent du cursus courant ? Recyclage, spécialisation…

Étant moi-même formateur et moniteur aux IFA, je fais des remises à niveau interne et pour les transports pédiatriques les ambulanciers les plus méritant et les plus motivés passent le Certificat de Spécialisation en Transport Pédiatrique.Des postes à responsabilités sont mis en place au sein de l’entreprise (possibilité d’évolution pour les Ambulanciers de l’Iroise).

Quel est votre regard sur la profession d’ambulancier d’un point de vue chef d’entreprise ? d’un point de vue formateur IFA ?

Le métier est un métier d’avenir. Je pense que la sélection des candidats à l’école d’ambulanciers devrait être un peu plus poussée.

Demain imaginons qu’on vous confie les pleins pouvoirs, qu’auriez vous comme idée pour faire avancer la profession ? Que manque t il actuellement ?

Un nouveau diplôme, un en tant qu’ambulancier dit « Urgentiste » en plus du DEA. Et je mettrais en place un Référentiel national pour l’urgence Pré-Hospitalière pour uniformiser et standardiser les moyens humains et matériels des Transports Sanitaires Privés.

Auriez vous des conseils à donner à quelqu’un qui débute ou qui souhaite devenir ambulancier ?

Rigueur,altruisme, sang-froid, s’imprégner et apprendre de l’expérience des plus anciens,

Une anecdote particulière qui aurait marqué votre carrière ?

Réanimation d’un nourrisson de 9 mois à domicile 15 minutes avant l’arrivée de l’équipe médicale qui est décédé (parents présents.. Ma fille avait 12 mois)

Un dernier mot pour conclure ?

C’est un métier passionnant, malheureusement ce métier est terni par certain d’entre nous par manque de professionnalisme. Soyez respectable pour être respecté.

Un grand merci à monsieur David TORDEUX d’avoir pris du temps pour me répondre malgré son travail quotidien.

Jussieu Secours Brest en images

Le site web de l’entreprise

http://www.jussieusecoursbrest.fr/

Roger, ambulancier et formateur

Roger, ambulancier et formateur

Présentation d’un ambulancier : Roger, formateur pour les auxiliaires ambulanciers

Un nouveau portrait cette fois ci avec un formateur pour les ambulanciers. Une spécialité indispensable pour former les futurs professionnels de demain.

Quel est ton métier actuel ?

Animateur de formation au sein d’un IFA.

Tu es arrivé comment dans cette profession ?

Après avoir obtenu le Diplôme d’Etat d’Ambulancier, je suis intervenu en qualité de formateur occasionnel, un poste c’est libéré suite à un départ à la retraite et je suis donc formateur permanent depuis 1 an.

Une vocation ?

Passionné par les métiers de l’urgence (ancien de la BSPP, SPV, …).

Que fais-tu au quotidien ?

Formation des Auxiliaires Ambulanciers sur les compétences de soins d’urgence, de manutention et de conduite. Organisation des stages, suivi et gestion des plannings …

Que préfères-tu dans ton travail ?

Etre en cours auprès des stagiaires.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Une anecdote durant ma fonction d’ambulancier.A notre arrivée dans une maison de retraite pour le transport d’une patiente pour une consultation, la personne était nue et pas préparée. Les soignants nous annonçant qu’ils étaient en sous effectif. Deux solutions s’offraient à nous, le conflit avec l’équipe soignante et le refus de transport ou une prise en charge complète au delà de nos habitudes. Ne voulant pas annuler l’examen de cette vieille dame, nous avons été contraints de faire le nursing, de l’habiller, de l’accompagner aux sanitaires, de prévoir collation et eau et de la préparer pour son transport. Cette situation m’a marqué car la prise en charge des patients doit être une priorité des équipes indépendamment des contraintes de personnels.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Etre passionné par le transport de malade, être à l’écoute de l’environnement (soignant, famille, …) et savoir se remettre en question.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Etre disponible et à l’écoute.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Appliquer les règles présentées lors de la formation ADE, trop souvent le minimum enseigné n’est pas appliqué dans les entreprises de transport sanitaire.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Faire passer le contenu du programme ADE auprès des entreprises et services ambulancier afin qu’ils adaptent leur comportement. Tous les chefs d’entreprise de transport sanitaire devraient être ADE.

Le mot de la fin ?

La formation est enrichissante à travers les échanges entre formateurs et stagiaires. Le métier de formateur auprès des Auxiliaires Ambulanciers n’est pas quotidien et nécessite en permanence des échanges, de la recherche et du renouveau.

Merci à Laurent FACON, Directeur de l’Institut de formation des Ambulanciers de la Croix Rouge IDF, d’avoir recueilli ces propos.

Brigitte, paramedic et aide-soignante

Brigitte, paramedic et aide-soignante

Brigitte, ancienne paramedic devenue aide-soignante

Un nouveau portrait dans notre rubrique portraits de professionnels. Encore une fois c’est L’institut de formation des ambulanciers d’Ile de France Croix Rouge qui nous le présente. Un portrait atypique puisque cette fois ci c’est une ancienne paramedic devenue aide soignante en France et préparant le diplôme d’état d’ambulancier.

Quel est ton métier actuel ?

Aide soignante au sein d’un service de soins à domicile et en formation d’ambulancier diplômé en passerelle pour les modules complémentaires 1 3 6 8

 Tu es arrivée comment dans cette profession ?

Evolution professionnel et attrait pour les métiers de l’urgence

Une vocation ?

Oui

 Que fais-tu au quotidien ?

Soins à domicile, soutien familial (formation), accompagnement social de familles et de patients en fin de vie.

 Que préfères-tu dans ton travail ?

Le travail en équipe et la communication avec les différents intervenants ?

Pourquoi changer vers ambulancier ?

Pour diversifier mon activité et augmenter mon savoir.

Comment as-tu fais pour utiliser la passerelle Aide Soignant DE à Ambulancier Diplômé ?

Je me suis renseignée auprès de l’IFA Croix Rouge puis j’ai informé mon employeur.

Comment faire quand on est déjà soignant ou ambulancier dans un autre pays ?

Se renseigner auprès de la DRASS qui fait remplir un dossier permettant de valider par comparaison les cursus de formation.  Pour ma part ma formation de « paramédics » (5 ans) au Canada m’a permis une équivalence DEAS. Puis cette fonction d’Aide Soignant me permet d’accéder aux modules complémentaires du DEA (sans passer de concours).

Des anecdotes qui auraient marque ta carrière ?

Lors de la prise en charge d’un blessé par balle suite à une fusillade, je me suis retrouvé contrainte de placer mon doigt dans l’orifice pour stopper l’hémorragie. A l’arrivée au trauma center j’ai annoncé « j’ai le doigt dans le trou de balle » (ils rigolent encore de ma boulette). Le chirurgien après l’extraction de la balle m’a dit « je t aurais bien fait cadeau du projectile, mais son trou c’est son trou, donc sa balle c’est sa balle »

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Patience, compréhension et savoir travailler en équipe.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Bien se documenter, avoir une expérience de l’urgence par une activité associative dans le secourisme (Croix-Rouge, Protection civile,…)

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Un meilleur travail en collaboration entre les sapeurs pompiers et les ambulanciers.

Demain tu es nommée super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Réunir les acteurs de l’urgence, essayer d’avoir une cohérence et définir des limites de compétences.

Le mot de la fin ?

Les nouveaux ADE vont certainement dans l’avenir faire bouger le métier. La nouvelle formation devrait pouvoir faire évoluer dans le futur la représentation du métier.

 Merci à Laurent FACON, Directeur de l‘institut de formation des ambulanciers, Croix Rouge IDF d’avoir recueilli ces propos.

FAE SMUR : Formation d’Adaptation à l’emploi pour l’ambulancier SMUR

FAE SMUR : Formation d’Adaptation à l’emploi pour l’ambulancier SMUR

Devenir ambulancier et exercer en SMUR requiert en plus d’obtenir le diplôme d’état d’ambulancier auprès d’un institut de formation, de suivre un cursus spécifique adapté à la spécialité appelé FAE SMUR ou Formation d’adaptation à l’Emploi.

En effet l’ambulancier va intégrer une équipe médicale et son rôle va changer, évoluer. Il faut donc être en mesure de pouvoir s’intégrer et agir efficacement au sein de cette nouvelle équipe composée d’un médecin urgentiste et d’un infirmier.

jonction smur et ambulanciers L' Ambulancier : le site de référence FAE SMUR : Formation d'Adaptation à l'emploi pour l'ambulancier SMUR

Au programme de la Formation d’Adaptation à l’Emploi (FAE SMUR)

Cette formation comprend 4 modules conformément à l’arrêté du 26 avril 1999, journal officiel du 18 mai 1999. Elle est indispensable pour exercer le métier d’ambulancier dans un Service Mobile d’Urgence et de Réanimation.

  • Module 1 : radiotéléphonie (deux jours)
  • Module 2 : hygiène, décontamination et désinfection (deux jours)
  • Module 3 : Situation d’exception (deux jours)
  • Module 4 : Participation à la prise en charge d’un patient au sein d’une équipe médicale (neuf jours)

Radiotéléphonie

  • Maintenir le matériel de radiocommunication en état de marche et veiller à son bon fonctionnement;
  • Appliquer les procédures de transmission (réseau santé, SSU…);
  • Utiliser les moyens de télécommunication embarqués;
  • Identifier les différents réseaux et les fréquences  utilisées.

Réseaux radio

  • rappel sur le code de l’OACI
  • utilisation des codes sélectifs
  • utilisation du réseau en 150 Mhz au quotidien
  • utilisation du réseau SSU au quotidien
  • indicatifs radio des autorités
  • utilisation des réseaux lors des catastrophes

Travaux pratiques

Hygiène, décontamination et désinfection

Le conducteur ambulancier doit être capable de

  • Appliquer les règles d’hygiène, pour lui-même et son unité  mobile hospitalière, le patient et son entourage et tout membre de l’équipe ;
  • Appliquer les principes de décontamination et de désinfection des différents éléments de la cellule sanitaire ;
  • Appliquer les différentes techniques de protection du patient et du personnel en fonction des pathologies rencontrées ;
  • Appliquer les différentes techniques de traitements des déchets.

Hygiène

  • modes de transmission des microbes
  • infections nosocomiales
  • lavage des mains

Désinfection

  • utilisation des désinfectants, des décontaminants
  • nettoyage de la cellule sanitaire et des matériels

Situation d’exception

  • Décrire les structures mises en place lors de situations exceptionnelles ;
  • Participer à la mise en oeuvre et à la maintenance de la logistique déployée par le service d’aide médicale urgente et le service mobile d’urgence et de réanimation en situation d’exception ;
  • Identifier les différents maillons de la chaîne médicale des secours ;
  • Appliquer les règles à suivre par le conducteur ambulancier, en présence de  différentes situations :
    • au relevage
    • au poste médical avancé
    • à la noria d ’évacuation
    • Participer à la mise en place d’un P.C. mobile de transmission et exploiter les réseaux de communication.
    • Exercice catastrophe avec associations de secourisme

Participation à la prise en charge d’un patient au sein d’une équipe médicale

Le conducteur ambulancier de service mobile d’urgence et de réanimation  doit être capable de :

  • Participer à la prise en charge globale du patient et de son entourage
  • Appliquer les méthodes et les moyens adaptés pour l’exécution des soins et des gestes d’urgence de l’équipe mobile hospitalière
  • Dans un contexte médical ou traumatique chez l’adulte et chez l’enfant

Identifier une détresse neurologique

Fonction neurologique

  • rappel anatomie-physiologie
  • utilisation de l’échelle de Glasgow
  • principales pathologies neurologiques
  • mise en PLS
  • Visite d’un scanner et de l’IRM

Identifier une détresse ventilatoire

Fonction ventilatoire

  • rappel anatomie-physiologie
  • principales pathologies ventilatoires
  • asthme
  • insuffisance respiratoire chronique
  • pneumothorax
  • fausse route
  • Bouche à bouche
  • utilisation de l’insufflateur manuel
  • Préparation d’une intubation
  • Préparation d’un respirateur autonome
  • Utilisation d’un saturomètre
  • Aide à la pose d’un drain pleural

Identifier une détresse circulatoire

Fonction circulatoire

  • rappel anatomie-physiologie
  • principales pathologies circulatoires
  • Infarctus du myocarde
  • Douleurs thoraciques
  • Arrêt cardiaque
  • Etats de choc
  • Bradycardie
  • Massage cardiaque externe
  • La cardio-pump
  • Pose d’un tensiomètre manuel
  • électronique
  • Pose des électrodes en vue de la réalisation d’un ECG
  • de la surveillance du patient par électroscope
  • d’une défibrillation
  • d’un entraînement électrosystolique
  • Préparation d’une ligne de perfusion
  • Aide à la pose d’une voie veineuse périphérique centrale
  • Préparation d’un blood-pomp
  • Accélérateur de débit
  • Pousse-seringue
  • Pantalon anti-G

Le polytraumatisé

  • Prise en charge d’un patient présentant un :
  • traumatisme thoracique
  • abdominal
  • crânien
  • du rachis
  • une section de membre
  • une fracture fermée et ouverte
  • Mise en oeuvre des différentes techniques d’immobilisation
  • Utilisation du matelas à dépression
  • des minerves
  • de l’attelle de Donway
  • Mise en  oeuvre des techniques de ramassage
  • Participer à la prise en charge d’un accouchement inopiné extra hospitalier

Accouchement à domicile

  • circulaire du cordon
  • procidence du cordon
  • la délivrance
  • L’éclampsie

Participer à la prise en charge d’un nouveau-né dans le cadre de transport interhospitalier

  • La mort subite du nourrisson
  • Les détresses  neurologiques
  • circulatoires
  • ventilatoires
  • Hyperthermie
  • La déshydratation
  • Les convulsions

Participer à la prise d’une urgence psychiatrique

Participer à la prise en charge de la douleur

Aider à la prise en charge du matériel sur prescription médicale

  • bouteille de gaz médicaux et matériel d’oxygénothérapie
  • monitorage de la saturation de l’oxygène – installation de capteur comprise sauf en néatologie
  • aide à la préparation du matériel d’accès trachéal
  • monitorage expiré (capnographie), circuit du patient exclus
  • respirateur mécanique : installation (réglage des paramètres et circuit du patient exclus)
  • matériel nécessaire pour drainage pleural
  • moniteurs électrocardioscopiques, électrocardiographes, défibrillateurs en mode manuel, entraîneurs électrosystoliques, vérification de la charge électrique et du matériel d’enregistrement (pose des électrodes exclue pour le défibrillateur en mode manuel et l’entraîneur électrosystolique);
  • pousse-seringues électriques
  • matériel nécessaire pour pose d’un accès veineux central ou périphérique
  • installation  du pantalon anti-choc (choix des niveaux de pression exclu), gonflage sous contrôle du médecin
  • monitorage de la pression artérielle non invasive, préparation et mise en place;
  • incubateur de transport;

Participer au sein de l’équipe de l’unité mobile hospitalière les gestes d’urgence acquis à l’issue de l’enseignement du Diplôme d’Etat d’Ambulancier;

Les brûlures

  • Différents types :  électrique, chimique, thermique
  • Définition de la règle des « 9 »
  • Catégorisation
  • CAT devant un brûlé

Les intoxications

  • médicamenteuses
  • au CO
  • toxicomanies
  • chimique (cyanure, …)

Les urgences neurologiques

  • Malaises
  • Coma
  • Les convulsions

Participer à la prise en charge psychologique de la famille et de l’entourage

  • Urgences psychologiques
  • Prise en charge de la famille dans les situations difficiles
  • Connaître les risques, les signes et la prévention du stress et de la fatigue professionnelle

Sécurité

Réglementation routière

  • véhicules de catégorie A, législation, code de la route
  • responsabilité du conducteur
  • nombre maximum de personnes embarquées

FAE SMUR : une formation, un financement

Comme vous pouvez le constater le FAE SMUR est une formation vraiment spécifique et s’ajoute à la formation initiale de l’ambulancier. Chacun peut suivre cette formation qui est soit financée par l’établissement dans lequel oeuvre ou va oeuvre l’ambulancier, mais aussi pris en charge dans le cadre du compte professionnel de formation.0

Ambulancier et évolutions professionnelles

Ambulancier et évolutions professionnelles

Les évolutions professionnelles après une carrière en tant qu’ambulancier existent, certes peu nombreuses mais méritent qu’on y porte un intérêt. Comme toute reconversion ou évolution il faut d’abord et avant toute chose bien prendre en compte que c’est une démarche personnelle. Il n’y a pas de bon ou mauvais choix, il y a aussi des opportunités à saisir.

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 Aide soignant

L’ambulancier titulaire du DEA peut intégrer l’école d’aide soignant sans se présenter au concours de sélection. Les modules  2,4,5,6 et 7 étant commun avec la formation d’aide soignant ne seront pas à valider. Par contre les modules 1,3,6,8 et 9 devront être suivis et validés ce qui représente 9 semaines d’enseignements théorique. A cela s’ajoute 6 stages de 4 semaines soit un total de 33 semaines de formation. La profession d’aide soignant propose de nombreux postes en EHPAD comme en hôpitaux ou cliniques.

Infirmier

Aucun passe droit, l’ambulancier devra se présenter aux sélections courantes. Diverses exemptions comme pour le DEA existent pour « sauter » certaines parties des sélections. La durée de la formation est de 3 années et demande un véritable travail de fond. C’est une formation difficile qui demande un réel investissement personnel de votre part. mais en échange c’est enrichissant à souhait.

Régulateur

Poste rare, le régulateur travaille dans une entreprise de transport sanitaire privée. Une fonction qui consiste essentiellement à recevoir les appels, coordonner les demandes et établir ainsi le planning des courses. Une expérience minimale dans le métier sera requise. Ajoutez à cela une bonne maitrise du secteur géographique afin d’être efficace au plus vite dans l’équilibrage des planning. C’est un poste difficile qui vous mettra face à de nombreux paramètres : le planning, les appels patients, SAMU, les équipages. Une bonne gestion du stress est indispensable ainsi qu’un sens logique. Souvent des compétences en facturation seront appréciées.

Ambulancier SMUR

Poste rare lui aussi, il vous faudra trouver un poste libre dans un hôpital disposant d’un Service Médical d’Urgence et de Réanimation. Je vous invite à consulter l’article de référence dans la rubrique profession afin déjà de vous imprégner de la fiche de poste, mais aussi des formations qui seront demandées, les critères etc. De nombreux hôpitaux n’hésitent désormais plus à recruter des personnels disposant déjà des formations et des permis adéquat. Une expérience d’ambulancier solide avec de préférence une expertise dans les transports à la demande du centre 15 sera fortement apprécié. En règle générale l’ambulancier recruté est d’abord doublé avec un ambulancier SMUR pour lui permettre d’intégrer solidement sa future place.

Evolutions des ambulanciers : une réflexion

Vous l’aurez compris il existe des pistes pour évoluer professionnellement mais qui vont toutes demander une solide réflexion. Vouloir évoluer c’est d’abord préparer ce changement. Les évolutions dans le métier d’ambulancier sont des choses à étudier, à calculer : famille, investissement, désir de reprendre le chemin des études. mais c’est aussi l’opportunité d’évoluer en terme de connaissances comme en terme de salaires, de conditions de travail.

Oriana, infirmière et formatrice pour les ambulanciers

Oriana, infirmière et formatrice pour les ambulanciers

Oriana, infirmière mais aussi formatrice en institut de formation des ambulanciers

Quel est ton métier actuel ?

Infirmière et ambulancière formatrice au sein d’un IFA.

Tu es arrivée comment dans cette profession ?

Infirmière de formation je suis intervenue en tant que formatrice occasionnelle au sein de l’IFA, puis j ai eu la proposition d’un poste à temps plein au sein de cet établissement.

Une vocation ?

J’ai toujours voulu enseigner et mon arrivée dans la filière ambulancier est un concours de circonstances.

Que fais-tu au quotidien ?

Ingénierie pédagogique, enseignement théorique et pratique principalement sur les modules passerelle aide soignant (2 4 5 7) et module hygiène (3). Suivi et gestion des stages et des plannings …

Que préfères-tu dans ton travail ?

Le face à face pédagogique notamment en pratique.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Certains décalages entre le vocabulaire pré hospitalier et hospitalier menant à des situations cocasses. Lors d’un cours, je présentais la désinfection complète de la cellule arrière, un stagiaire me dit « en fait vous allez jusqu’au hayon ? » terme inconnu pour moi donc j’ai cru qu’il me parlait de vêtements en lambeaux.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Des capacités de prise rapide de décisions, de l’autonomie, de l’écoute et toujours chercher à se former. L’ambulancier étant en dehors du circuit hospitalier il est plus difficile de se tenir informé des évolutions techniques et scientifiques.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Profitez de l’expérience de ceux qui ont de « la bouteille » ils ont souvent des conseils avisés.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Présentation du métier ADE auprès des autres professions de santé. Créer plusieurs niveaux de qualification de l’ADE notamment pour l’urgence.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Amélioration des conditions de travail (payer chaque heures de travail) et de l’équipement des ambulances notamment au niveau du matériel de transfert (les problèmes dorso-lombaires sont la première cause d’arrêt maladie en ambulance) .

Le mot de la fin ?

C’est un métier dynamique et riche humainement qui gagne à être connu.

Merci à laurent FACON, directeur de l’IFA de la Croix Rouge d’Ile de France pour avoir recueilli ces propos.

Adrien, ARM et en formation d’ambulancier

Adrien, ARM et en formation d’ambulancier

Adrien, assistant de régulation au centre 15 et en formation pour le diplôme d’ambulancier

Quel est ton métier actuel ?

Assistant de Régulation Médicale (PARM) au SAMU, je suis actuellement en cours de formation Ambulancier Diplômé d’Etat dans le cadre de la formation professionnelle.

Tu es arrivé comment dans cette profession ?

Une opportunité par l’intermédiaire d’un ami à la fin de mes études (chaudronnerie) sur un dispositif de secours en tant que bénévole à la Croix -Rouge.

Une vocation ?

Les métiers de l’urgence et les premiers secours

Que fais-tu au quotidien ?

Localiser, identifier, hiérarchiser les demandes de secours parvenues au 15.

 Que préfères-tu dans ton travail ?

Le travail en équipe au sein d’une régulation pluridisciplinaire. La gestion du stress et la gestion des appels complexes et relevant d’une véritable urgence.

 Des anecdotes qui auraient marquées ta carrière ?

Gestion d’un accouchement par téléphone pour guider le père, ni SMUR, ni ambulance sur place.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

De la volonté, du professionnalisme, de la curiosité intellectuelle et l’envie de progresser.

Des conseils à donner au plus jeune ?

Ne pas s’arrêter sur ses acquis.

 Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Instaurer une dynamique de formation continue. Trop de compagnie d’ambulance ne voient que l’aspect rentabilité du métier au détriment d’une notion de service publique notamment dans le cadre de l’ATSU. Ne pas oublier que les ambulanciers sont maintenant des professionnels de santé.

 Demain tu es nomme super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Recyclage obligatoire de tous les « CCA » (anciens formés avant 2007), des ambulances de qualités et équipées.

 Le mot de la fin ?

Un parcours professionnel n’est pas figé et les métiers de la santé permettent des évolutions et de toucher différents corps de métier.

Merci à Laurent FACON, directeur de l’IFA de la Croix Rouge d’Ile de France pour avoir recueilli ces propos.

Auxiliaire ambulancier

Auxiliaire ambulancier

Jusqu’en 2006, on parlait d’ambulancier catégorie 1. Le terme a été changé en auxiliaire ambulancier par un arrêté (26 janvier 2006) qui rend obligatoire à compter du 1er janvier 2008 une formation initiale de 70 h dispensée dans un IFA ( institut de formation ambulancier)

L’auxiliaire ambulancier définition du métier

Après l’application de ce décret, deux classes d’ambulanciers professionnels apparaissent :

Le professionnel titulaire du poste d’auxiliaire ambulancier est seul membre d’équipage du véhicule sanitaire léger (VSL, conduite intérieure à carrosserie blanche portant 3 croix bleues, sans avertisseur spéciaux, pouvant transporter simultanément jusqu’à 3 patients autonomes ou demandant une assistance légère au déplacement) ou est membre d’une équipe constituée de deux professionnels (dont au moins un détenant le DEA) dans l’ambulance de type A, B ou C suivant la nouvelle norme NF EN 1789 2007 (véhicule sanitaire spécialement aménagé pour le transport de malades, blessés ou parturientes en position allongée, assise ou semi-assise).

L’auxiliaire ambulancier doit disposer à dater du 1er janvier 2008

  • d’un permis de conduire conforme à la règlementation en vigueur et en état de validité ;
  • de l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route ;
  • d’un certificat médical de vaccinations conforme à la règlementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France.
  • d’un attestation médicale de non-contre indication à la profession d’ambulancier délivrée par un médecin figurant sur la liste départementale des médecins agréés par la préfecture.
  • de l’AFGSU niveau 1 (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence) ou d’une formation équivalente reconnue par le ministère chargé de la santé, entre le 1er janvier 2008 et le 1er janvier 2010, pour les auxiliaires ambulanciers en premier emploi dans cette fonction qui excercent pendant une période cumulée au plus égale à trois mois ;  ou pour les professionnels qui exercent cette fonction pendant une période cumulée supérieure à trois mois et pour tous les personnels au-delà du 1er janvier 2010, à l’exception de ceux ayant déjà assuré de telles fonctions avant cette date :
  • d’une attestation de stage de découverte de 140 heures effectuées dans un centre ambulancier.
  • d’une attestation de formation de 70 heures avec évaluation des compétences acquises. Cette formation porte sur l’hygiène, la déontologie, les gestes de manutention, les règles du transport sanitaire et sur les gestes d’urgence en vue de l’obtention de l’AFGSU niveau 2 ou d’une formation équivalente reconnue par le ministère chargé de la santé. Cette formation est délivrée par les instituts de formation autorisés pour la formation au diplôme d’ambulancier.
  • de l’AFGSU niveau 1 et 2 (21 heures en moyenne) ou d’une formation équivalente reconnue par le ministère chargé de la santé.
mentohelikopter11 L' Ambulancier : le site de référence Auxiliaire ambulancier
EMS Hongrie

L’auxiliaire un atout indispensable

L’auxiliaire ambulancier est un élément incontournable de l’équipe. Nous allons vous présenter la profession , le bagage de formation vous est présenté en début d’article, mais aussi la place et l’importance d’un tel équipier. Les deux voies s’offrant aux candidats sont au nombre de deux, l’auxiliaire ambulancier ou le diplôme d’état d’ambulancier. Nous vous proposons entre autre de lire l’article Ambulancier diplômé ou Auxiliaire ambulancier pour mieux vous orienter. N’hésitez pas non plus à lire les articles : Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle

L’auxiliaire ambulancier au quotidien

L’auxiliaire ambulancier peut travailler sous deux manières distinctes.

VSL – Véhicule Sanitaire Léger

La première en tant que conducteur de véhicules sanitaires léger (VSL). Il sera en totale autonomie.  Ses missions sont de transporter les patients de leurs domiciles à la structure médicale, de soins ou inversement. Des patients nécessitant un accompagnement (handicaps physiques, psychologiques, Affections Longues Durées etc). Cet accompagnement même si il semble basique sur le papier revêt une importance primordiale pour les patients. Tant en terme de soutien moral, que physique, de lien social. Ce type de transport va parfois être bien plus complexe qu’il ne parait et demande une certaine capacité d’adaptation, et de réactivité.

Ambulance

La seconde forme est l’équipage en ambulance. Une ambulance ne peut être constituée que d’une équipe de deux professionnels :

  • Auxiliaire ambulancier et Ambulancier diplômé
  • Binômes d’ambulanciers diplômés

Toute autre composition n’est pas légale dans le cadre des transports sanitaires car non un binôme d’auxiliaire ce n’est pas autorisé. On s’abstiendra de parler des équipages autres comme le binôme ambulancier-infirmier, médecin etc qui sont des formes spécifiques d’équipage.

Sous cette seconde forme l’auxiliaire viendra obligatoirement faire équipe avec l’ambulancier diplômé. Ce dernier est le responsable du transport. Mais cela n’empêche pas le fait que c’est avant tout un travail en équipe. On ne parle pas de « chef » mais d’équipier. Chacun profite ainsi de l’expérience de l’autre même si il demeure un écart en termes de contenu de formation et de responsabilités.

auxiliaire ambulancier-ambulancier diplômé-ambulancier le site de référence

Auxiliaire mais pas seulement

Un auxiliaire peut être tout aussi efficace qu’un ambulancier diplômé  malgré les différences de formation. N’oublions pas que le travail en binôme apporte des expériences et du savoir pour qui est intéressé et à la recherche de connaissance. Souvent l’auxiliaire curieux aura appris nombre d’informations auprès de son collègue diplômé, acquis une expérience importante sur le terrain. Cela lui donnera une valeur notable et une utilité sans pareille au sein de l’équipe.

Ainsi on voit de façon régulière des auxiliaires qui peuvent apporter une expertise non négligeable en réalisant des tâches assumées en général par l’ambulancier diplômé : surveillance, passage de bilan, interrogatoire du patient etc. Chaque ambulancier diplômé peut le dire : on a tous eu un jour un auxiliaire devenu un binôme incontournable de par son efficacité. Ces expériences sont riches en enseignement et conduisent souvent les auxiliaires à franchir le pas vers la formation d’ambulancier diplômé. Car tout n’est pas inscrit dans le marbre et l’équipage ambulancier c’est avant tout un binome avant d’être une formation ou une fonction.

Et j’en profite pour mettre an avant tous ces auxiliaires parfois mal jugés, mal considérés et qui sont des collègues indispensable au quotidien, à qui on est prêt à confier des tâches avec une confiance aveugle.

Et vous ? Votre auxiliaire représente quoi au quotidien ?

Les différents types d’ambulances

Les différents types d’ambulances

Les ambulances existent sous différentes formes mais surtout sous différents types. Ces types sont spécifique et correspondent aux modèles imposés par la législation. Les différents types d’ambulances sont en effet soumis à un cahier des charges précis à respecter.

Les types : Ambulances de transport sanitaire privé

 A.S.S.U. (Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence) Catégorie A [Arrêté Ministériel du 20 Mars 1990]

Ambulance médicalisable, c’est-à-dire que le personnel du S.M.U.R. (Service Médicale d’Urgence et de Réanimation) peut médicaliser un blessé à l’intérieur (lui apporter des soins), faire le tour du brancard tout en restant debout. Cette ambulance est conçue sur une base de fourgon utilitaire blanc possédant des croix bleues (croix de vie), d’une sirène deux tons trois temps ainsi que de feux à éclats bleus .

Elle est équipée d’un brancard, d’un matelas immmobilisateur à dépression, de 2 bouteilles d’oxygène minimum, d’une mallette de premier-soins d’urgence, d’attelles, de masque à oxygène de réanimation, d’un aspirateur de mucosité, d’urinoirs, de haricots, d’une chaise pliable… Suivant les sociétés d’ambulances du matériel peut être rajouté (ex: tensiomètre électronique, saturomètre…) Le S.A.M.U. demande régulièrement ce type de véhicule sur un bilan. Les 2 ambulanciers interviennent donc seuls afin d’évaluer la situation et la transmettre dans les plus brefs délais au S.A.M.U.

Ambulance dite « basse » Catégorie C [Arrêté Ministériel du 20 mars 1990]

Cette ambulance est fabriquée sur des bases de véhicules de type break ou monospace, elle possède des croix bleues, une sirène deux tons trois temps et des feux éclats bleus. L’équipement reste sensiblement le même que pour les ambulances de type A.S.S.U. Cette ambulance est non médicalisable car il n’est pas possible de rester de debout auprès du patient, ni de faire le tour du brancard.

Un ambulancier conduit et l’autre se trouve à l’arrière du véhicule et surveille l’état de santé du patient pendant le transport. L’inconvénient de ce type d’ambulance et la taille car aucune mobilité autour de celui-ci n’est possible. Parfois ces ambulances sont envoyées en urgence pour le S.A.M.U. si le médecin régulateur estime que le patient ne nécessite pas de médicalisation. Ce véhicule est idéal pour les grandes distances (plus de 150kms).

V.S.L. (Véhicule Sanitaire Léger) Catégorie D [Arrêté Ministériel du 20 mars 1990]

Voiture particulière ayant à son bord au minimum un auxiliaire ambulancier. Ce véhicule n’est pas destiné à faire des urgences (ne dispose ni de feu à éclat bleu ni de sirène) mais est néanmoins équipé d’une trousse de secours. Les patients doivent marcher de manière autonome.

Les types : Les Véhicules et ambulances du S.M.U.R

V.M.L / V.L.M. Véhicule Médicalisé Léger / Véhicule Léger Médicalisé

Véhicule léger (voiture) avec à son bord un médecin et un(e) infirmier(ère) et du matériel permettant des interventions d’urgence, en contact avec la régulation médicale par radiotéléphonie. Suivant les régions de type de véhicule est conduit par un ambulancier du S.M.U.R. L’envoi d’un V.M.L. est complémentaire de l’envoi d’une ambulance ou d’un véhicule de secours et d’assistance aux victimes (V.S.A.V.) ; le personnel médical et son matériel vient alors équiper l’ambulance privée ou le V.S.A.V.

A.R. / U.M.H. (Unité Mobile Hospitalière)

Ambulance de Réanimation équipée de tout le matériel et médicaments permettant une prise en charge sur place d’une victime et son transport.

Hélicoptère

Type d’hélicoptère: Eurocopter EC 135, Écureuil, Dauphin, Agusta 109. L’hélicoptère sanitaire est un hélicoptère basé à l’hôpital, il permet des soins de réanimation à bord.  Il s’agit d’un moyen S.M.U.R. L’hélicoptère est envoyé lorsque la distance le justifie ou lorsque le site n’est pas accessible par un moyen terrestre, ce qui permet de diminuer le délai d’arrivée sur place. L’envoi d’un hélicoptère dépend de: l’état du patient, de l’éloignement de l’établissement hospitalier d’accueil et de la disponibilité des équipes S.M.U.R.

Devenir auxiliaire ambulancier

Devenir auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est un élément indispensable dans un équipage d’ambulancier. Ses missions sont très diverses et surtout il est l’allié indispensable qui va permettre à l’ambulancier diplômé de se décharger de certaines, tâches, pour se concentrer sur son travail : conduite, prises de constantes les missions dévolues sont nombreuses.

Auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est présent dans le binôme qui compose obligatoirement l’équipage de l’ambulance. Ce binôme peut être composé de la façon suivante :

  • Auxiliaire ambulancier – Ambulancier diplômé
  • Ambulancier diplômé et Ambulancier diplômé

Aucune autre configuration n’est permise. L’auxiliaire vient assister l’ambulancier diplômé lors des interventions ou lors des prises en charge des patients. Il peut être aussi amené à conduire des Véhicules Sanitaire Léger.

Devenir auxiliaire ambulancier : formation et conditions

Conditions d’entrée :

  • Permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur (plus de 3 ans ou 2 ans en cas de conduite accompagnée)
  • Attestation préfectorale d’aptitude à la conduite des ambulances après examen médical auprès d’un médecin agrée par la préfecture de votre domicile (R221-10 du code de la route)
  • Certificat médical agrée DDASS attestant de :
  • Non contre-indication à la profession d’ambulancier
  • Vaccination conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France

Programme :

Durée de la formation :

70 heures d’enseignement sur la base de 35 heures par semaine

Source : Plaquette de présentation de l’Institut de formation d’Ambulanciers de la Croix-Rouge Française 

Références législatives

L’arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier, paru au J.O N°48 du 25 janvier 2006 page 2967 texte 25, modifié par l’arrêté du 16 octobre 2006, paru au JORF du 01/11/2006, texte 27 et par l’arrêté du 18 avril 2007, paru au JORF du 17/05/2007, texte 153

L’arrêté du 26/01/2006 est aussi publié au Bulletin officiel du ministère de la santé et des solidarités n° 2006/3 page 8.
Sans oublier le décret no 2007-1301 du 31 août 2007 relatif aux diplômes d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture et d’ambulancier et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)

L’arrêté du 6 mars 2007 relatif à la liste des élèves et étudiants des professions médicales et pharmaceutiques et des autres professions de santé, pris en application de l’article L.3111-4 du Code de la santé publique, parus au JO n° 68 du 21 mars 2007 oblige des vaccinations obligatoires et des conditions d’immunisation :

  • Diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP)
  • Hépatite B : Le schéma de vaccination comporte trois injections respectant un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection et d’une sérologie datant de moins de cinq ans.

On n’oubliera pas le certificat médical délivré par un Médecin Généraliste agréé par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du département de résidence pour la non contre indications à la profession d’ambulanciers (absence de problèmes locomoteurs psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre….),

Bibliographie

https://www.ambulancier.fr/lauxiliaire-ambulancier/

Portrait d’un ambulancier SMUR

Portrait d’un ambulancier SMUR

Portrait d’un ambulancier SMUR. Ce portrait est un des tous premiers articles parus sur le site. A ce moment je débutais totalement. J’avais eu la chance à ce moment d’avoir le soutien et l’intérêt de quelques ambulanciers motivés au travers d’un forum de discussion qui était une source d’information passionnante. Ce portrait reste tout à fait d’actualité.

Quel est ton métier actuel ?

Je suis depuis près d’un an ambulancier au SAMU de Paris, affecté plus précisément au SMUR de l’hôpital Hôtel-Dieu comptant une seule Ambulance de Réanimation dépendant de la régulation du SAMU 75 basée à l’hôpital Necker. Nous effectuons environ 1700 interventions par an. Je me considère un peu comme un privilégié dans ce milieu, car j’ai le double avantage de faire un métier formidable sur un des plus beau site de France, en plein cœur de Paris en face de la cathédrale Notre-Dame !

Tu es arrivé comment dans cette profession ? Une vocation ?

Oui et non… En fait, je pensais depuis assez longtemps à me retrouver un jour derrière le volant d’une ambulance, mais sans savoir vraiment en quoi consistait ce métier ni comment y parvenir. J’ai donc occupé pas mal d’emploi de 18 à 24 ans, notamment du transport d’organes et de sang ou comme chauffeur au Samu Social de Paris. C’est à cette période que j’ai rencontré une personne, qui est devenu assez rapidement un ami et même mon employeur quelques années après, qui était ambulancier au sein d’une société en pleine restructuration qui cherchait du personnel, même débutant tant que la motivation y était.

A mon grand étonnement, j’ai fait valider mon permis de conduire, passé mon AFPS (à l’époque cela suffisait pour être le second membre d’équipage) et dès le lendemain, je me retrouvai dans une ambulance ! La chance que j’ai eu à été de faire ces premiers pas au sein d’une entreprise sérieuse qui se donnait les moyens d’assurer les urgences que transmettait le SAMU. J’y ai fait la connaissance de plusieurs ambulanciers-smur qui venaient y faire des vacations et qui m’ont transmis le virus. Cette expérience à durée un an, jusqu’au dépôt de bilan de cette société, ce qui m’a permis d’avoir un peu de temps devant moi pour passer mon CCA (financé de ma poche, soit dit en passant).

Par la suite, mon ami sus cité à ouvert sa propre entreprise et c’est tout naturellement que j’ai travaillé pour lui. Son choix fut d’axer son activité sur l’appel d’urgence et c’est là que durant 3 ans j’ai pu vraiment me faire une expérience complète en enchaînant les interventions pour le SAMU les unes après les autres (on doit être dans les environs de 10000 interventions sur cette période uniquement pour mon équipage). Au bout de deux ans, j’ai intégré un smur privé du secteur et l’expérience, bien qu’enrichissante, ne fut pas probante.

L’esprit régnant n’était pas vraiment ce que j’attendais et il me manquait sûrement une expérience à finir dans le secourisme avant de tourner la page. J’ai donc réintégré la société d’où je venais et ai passé ma dernière année d’ambulancier privé avec une collègue également CCA qui est devenue une vraie amie et qui est également ambulancière à ce même SMUR à l’heure actuelle, où elle se sent comme un poisson dans l’eau. Comme une entreprise, un SMUR peut convenir à une personne et pas à une autre selon ces us et coutumes. Mon entrée au SAMU de Paris fut le fruit de ce travail accompagné d’une bonne poignée de chance car est consécutive à une candidature spontanée.

Ambulancier SMUR, quel est ton quotidien ?

L’ambulancier en SMUR est un pilier central. Peut-être même encore un peu plus dans un smur comme celui où je travaille car nous sommes mutualisés avec les urgences. Ce qui signifie que les infirmiers et les médecins montant des gardes au smur effectue la majorité de leur temps de travail aux urgences. Par contre lorsqu’ils sont de garde au smur, ils ne font rien d’autres. Les seuls « permanents » sont donc les quatre ambulanciers ainsi qu’une IADE (infirmière anesthésiste), la seule que compte notre service et qui nous quittera bientôt sans être remplacée.

Il nous faut donc connaître sur le bout des doigts le contenu de notre UMH ainsi que d’assurer le suivi du matériel, l’infirmier du jour n’étant peut-être pas monté dans l’ambulance depuis quinze jours et ne revenant pas avant trois semaines ! Il faut donc savoir où est rangé et en quelle quantité l’ensemble du matériel médical et des médicaments, mais aussi connaître leur utilité et mode d’action et savoir les mettre en œuvre. Ce qui n’est pas un mince affaire dans les débuts, il faut s’attendre à quelques migraines ! Nous avons également en charge l’état général, mécanique et sanitaire du véhicule.

Les temps d’attente entre les interventions peuvent parfois être très longs (ou des fois très courts voir inexistants !) à nous de les meubler de la manière la plus optimale qui soit. Une fois le matériel vérifié et la cellule désinfectée, nous pouvons mettre en place des séances de formations au pied levé, coordonnées par le médecin, durant lesquelles nous reverrons telle ou telle prise en charge notamment sur des pathologies que nous rencontrons rarement mais pour lesquelles il faudra être efficace le jour J.

Nous rentrons également dans le processus de formation, étant dans un CHU, auprès des externes (étudiants en médecine, dans notre cas des quatrième année de doctorat) et des stagiaires (stagiaire IADE, élève sage-femme, élève ambulancier, médecin en formation CAMU…) venant se former aux aspects spécifiques du pré-hospitalier.

En interventions, nous sommes responsables de la sécurité de l’équipe durant le trajet puis, en parallèle de l’IDE, du matériel. Nous nous mettrons sous les ordres du médecin au chevet du patient puis assurerons l’évacuation de ce dernier avec l’équipe sur place (généralement BSPP mais aussi associatifs, ambulanciers…) le cas échéant.

Nous proposerons au médecin les moyens d’évacuation les plus adaptés à l’état du patient et à la spécificité des lieux. Cela pourra finir avec un camion échelle si escaliers impraticables, le GREP, une demande d’ambulance adaptée si patient en obésité morbide (nos brancards ne supportant pas plus de 180 kg) ou une simple descente rapide en chaise si c’est le temps qui prime et que l’état de santé du patient le permet.

 Une fois dans l’ambulance, après les soins qui auront pu être prodigués, nous vérifierons que la victime est bien sanglée, que le matériel est fixé (se prendre un scope de 20 kg sur le coin du museau peut surprendre… ) et que chacun est en sécurité à sa place avant de démarrer sur l’accord du médecin. Au final, je ne passerai généralement que peu de temps au volant, en moyenne 30-40mn en temps cumulé.

Que préfères-tu dans ton travail ?

Dans un premier temps, c’est l’assistance à une personne en détresse. Je ne saurai le décrire précisément, mais certaines personnes trouvent leur équilibre en faisant du bien. On se sent réellement utile au sein de la société, on veille sur son prochain. Ensuite, vient l’adrénaline.

Ne nous voilons pas la face, c’est ce qui stimule la quasi-totalité des professionnels de l’urgence, quelle que soit leur corporation d’ailleurs. Il ne faut rien y voir de malsain, c’est simplement que certaines personnes ont besoin de cette pression pour se stimuler et trouver un réel insert à ce qu’elles font.

Le travail en équipe me plait aussi. On ne passera peut-être pas ses vacances avec chacun de ces collègues, mais dans l’ensemble il se crée un lien particulier. C’est également vrai en ambulance privée, peut-être même plus, car une réelle entente voir une complicité est nécessaire au bon déroulement des taches.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Des « histoires de chasse » j’en ai un certain nombre ! Mais je dois avouer que, jusqu’à présent, la grande majorité des interventions qui me resteront en mémoire sont mes « premières fois » et la plupart ont eu lieu en ambulance et non en SMUR. De plus, en ambulance nous sommes beaucoup plus vite « débordés » car pas de moyens médicaux matériels ou humains à disposition. C’est un peu « la b..e et le couteau ».

Je garderai donc en souvenir mon premier arrêt cardiaque (patient non réanimé) qui en plus à eu lieu dans des circonstances un peu particulières car c’était la première intervention que je faisais avec un vacataire qui commençai le matin même ! Ce dernier, exerçant en smur depuis plusieurs années, à su gérer la situation de manière calme et posée puis m’a bien aidé à passer le cap dans les heures qui ont suivies. Je ne saurai que l’en remercier.

Me restera un très mauvais souvenir d’un patient décédé dans mon ambulance, s’asphyxiant sous nos yeux suite à un OAP massif et pour lequel le smur est intervenu au bout de 4O minutes ! Il se savait en train de mourir et, avant de perdre connaissance, nous implorait du regard de le sauver, choses que nous n’avons pu, mon collègue et moi-meme, faire. Dans ces cas-là, on se sent bien petit et inutile car on sait parfaitement que les manœuvres entreprises seront vaines.

Un meilleur sera sur la fin de ma carrière privée avec une première réanimation réussie (après l’intervention médicale, bien sur) ! Le genre de chose qui motive, même encore maintenant (les smur ne font que très peu de réanimations réussies et il faut savoir qu’a moyen terme il n’y a qu’1% de survie !)

Mention spéciale aussi pour mes trois premiers accouchements, également dans le privé, s’étant déroulés sur 3 gardes d’affilées ! Moments formidables également, pour peu que tout se déroule bien, la catastrophe n’étant jamais bien loin.

Il y a bien sur des anecdotes plus légères et amusantes, comme cette jeune fille s’étant enduit la main de mousse expansive en bricolant ! Ou ce jeune homme bien gêné de s’être rompu le frein du prépuce le soir de son anniversaire avec sa petite amie, toute aussi gênée. Bref, toutes ces petites histoires qui égaient un quotidien parfois dur.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Ce qui passera avant tout, ce sera la motivation. Avec un minimum de rigueur, d’application et d’investissement personnel le reste suivra tout seul. La présentation doit également subir un minimum de soin ne serait-ce que par respect des personnes transportées, des collègues et de l’image dégagée. En parlant de respect, celui-ci doit être omniprésent, que ce soit envers les patients, le personnel soignant, les autres acteurs (pompiers, policiers…), ses collègues et même les citoyens (si on peut éviter d’hurler des jurons et de faire des gestes aux autres usagers de la route, c’est bien !)

Un petit mot sur la forme physique qui doit tout de même être entretenue, surtout pour les candidats n’ayant pas un très bon capital force et endurance à la base. Il peut y avoir à fréquence variable des brancardages difficiles (un homme de 90kgs à descendre sur 11 étages sans ascenseur, ça existe…) et il faut pouvoir l’assurer en toute sécurité. La conduite est bien sur un aspect non négligeable, le niveau d’un nombre certains d’ambulanciers (même parfois en smur) me semble sommes toutes moyen.

On ne naît pas en sachant conduire, ça s’apprend et il y a des écoles pour çà. Je rajouterai que ce n’est pas la sirène ou les croix bleues sur les portières qui sauveront la vie de qui que ce soit et que la plus grande prudence doit toujours être de mise. Le moindre accident faisant bien sur les choux gras des détracteurs et porte le discrédit sur l’ensemble de la profession.

Au niveau intellectuel et connaissances, la curiosité est bienvenue. Trop d’ambulanciers ne savent pas vraiment pourquoi ils font tel ou tel geste, pourquoi le patient va dans ce service et les soins que l’on va lui prodiguer ou encore en quoi consiste vraiment la pathologie du patient qu’ils viennent de prendre en charge.

Une plus grande connaissance permettra d’être plus à l’aise, ce qui ne manquera pas de rassurer le malade qui se sentira réellement pris en charge, de transmettre des bilans plus complets à la régulation et de comprendre le potentiel charabia qu’est en train de vous raconter le médecin ou l’infirmière qui vous confie un patient. En fait, l’enseignement du DEA doit être considéré comme une base et sera agrémenté de connaissances supplémentaires débouchant de l’expérience au fil du temps.

Donc quand on ne sait pas, on le dit et on demande une explication si le besoin s’en fait sentir, sinon on garde ce « mystère » dans un coin de sa mémoire pour se documenter par la suite.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

A quelqu’un qui souhaite se lancer dans ce métier, je ne peux que lui dire de s’accrocher, que les débuts ne seront peut-être pas faciles, il sera sûrement parfois tenté d’arrêter mais en y réfléchissant et en faisant les bons choix, c’est un métier qui peut apporter énormément au niveau personnel.

Je pourrai lui conseiller également d’écouter tout les conseils que les plus anciens pourraient lui donner mais d’y faire le tri et de décider de lui-même l’ambulancier qu’il veut être.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Les premiers à devant faire des efforts, ce sont les ambulanciers, employés et dirigeants, eux-mêmes. Lorsque nous serons tous à la hauteur des taches qui nous sont confiées, alors nous pourrons nous permettre de demander plus. De toutes façons, a part apporter le plus grand soin à son travail, un ambulancier salarié ne pourra faire grand-chose de plus pour faire bouger les choses, mais si nous nous y mettons tous, alors il pourra y avoir des changements.

Un exemple tout bête : lorsque les pompiers se rendent au domicile d’une personne en détresse, la victime et son entourage leur font une entière confiance, simplement à la vue de leur uniforme et par la réputation qui les précède, ensuite s’ils ne sont pas à la hauteur, peut-être l’avis changera.

En tant qu’ambulancier, c’est exactement le contraire ! De prime abord il y aura souvent une méfiance car beaucoup de gens nous imaginent comme des chauffeurs de taxi et au fil de l’intervention, si tout se passe bien et que les gens se sentent complètement pris en charge de manière efficace, ils verront les choses sous un autre angle.

Le problème, c’est que les deux cas présentés ne seront perçus que comme des exceptions. Dans l’imaginaire collectif, le pompier nul est aussi rare que le bon ambulancier… C’est donc à nous, et surtout à la nouvelle vague d’ambulanciers, de changer çà en faisant preuve de sérieux à chaque prise en charge.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Serait-ce vraiment une bonne idée ? (rires)

J’aurai bien quelques suggestions, sommes toutes personnelles et qui ne plairont sûrement pas à tout le monde mais qui sont, je pense, à méditer.

La première chose, qui est une grande injustice, serait la suppression des coefficients modérateurs pour les salariés du privé. C’est quoi cette loi qui oblige un salarié à offrir du temps de travail gracieusement à son entreprise ? Dans un deuxième temps, je laisserai le DEA tel qu’il est mais destiné à des ambulanciers qui ne feraient que du transport sanitaire. Et instaurerai une formation calquée sur celle de nos voisins paramédicaux (voir vers la Suisse, entre autre) pour les appels d’urgence.

Sans forcement passer sur un système « scoop and run » mais sans non plus devoir faire venir un SMUR pour une douleur thoracique ou un coma hypoglycémique, choses qui peuvent être parfaitement gérées puis orientées dans le service adéquat par des paramédicaux formés et équipés. Cela engendrerai une baisse des coûts et une plus grande disponibilité des médecins pour des cas où leur présence serait réellement nécessaires.

Et on en fait quoi des ces ambulanciers « urgentistes » ? On les rattache à des hôpitaux ou des centres de secours des pompiers. Ceci afin que tout le secours en France soit assuré par le service public, ce qui limite les dérives. Et pour le financement, en récupérant auprès de la sécurité sociale ce qui aurait été versé pour les interventions d’ambulances privées et de SMUR (qui du coup auraient non seulement une forte baisse d’activités, donc moins de facturations et besoin de moyens moindres…) cumulé au financement des pompiers (dont le secours à victime représentant près de 75% de l’activité) il y aurai sûrement de quoi faire.

Ah, qu’il est doux de rêver…

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance, fer de lance du métier d’ambulancier

Sous l’impulsion de Patrick YOUX, le patron, cette grosse compagnie d’ambulances nantaise est l’un des fers de lance du métier en France, et sans doute aussi l’une des plus belle vitrine nationale de la profession, en ayant su marier la « technique » et l’« humain » au juste dosage. Largement tournée vers le monde du secours anglo-saxon et en particulier canadien, Assistance Ambulance est de tous les congrès et de tous les partenariats (Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada et en particulier la Belle-Province, ce Québec si cher à mon coeur…), pour une optimisation de l’efficience de ses personnels de terrain.

La meilleure illustration reste le degré de technicité des ambulanciers DE de la compagnie. Jugez plutôt : tous les ADE sont titulaires du PHTLS (Pre-Hospital Trauma Life Support, un programme de formation US né au John Hopkins’ Hospital de Chicago, Illinois). L’ efficacité des personnels de terrain trouve également son explication dans les faits : Assistance Ambulance assure des gardes SAMU 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, comme seules peuvent le faire des structures qui s’en donnent les moyens.

Des ambulances sur-équipées

En parlant de moyens, outre les ASSU classiques dont dispose Assistance Ambulance et équipées a minima de multiparamètres, défibrillateurs automatiques externes, détecteurs de monoxyde de carbone, Backstraps™, KEDs™ (Kendrick Extrication Device, un dispositif d’extraction de victimes – d’accidents de la route, par exemple) en plus du matériel standard d’évaluation clinique incontournable (oxymètre de pouls, tensiomètre et brassards de toutes tailles) et du matériel d’immobilisation plus classique (matelas « coquille » à dépression, attelles etc…) ainsi que du « consommable » (pansements américains, compresses, matos de désinfection de plaies, kits d’accouchements, champs stériles, couvertures isothermes, masques O2 simples, HC etc, tubulures et sets de perfusion avec Ecoflacs® de divers solutés et j’en passe…)

Cette société-modèle a une spécificité remarquable : la néonatologie et la réa pédiatrique en milieu pré-hospitalier, avec le matériel ad hoc : des incubateurs spécifiques adaptables aux brancards et bien sûr, la formation appropriée du personnel.

On dit que l’uniforme ne fait pas l’ambulancier. C’est vrai. Mais quand on voit la « gueule » des uniformes portés par ces professionnels, on ne peut, en tant qu’ambulancier soi-même, s’empêcher de se dire : « Ils se donnent vraiment les moyens de tirer vers le haut une profession sinistrée et d’en donner une image vraiment pro !… », puis d’admirer, béat, les mecs lorsqu’arrive un hélico du SAMU sur la DZ, pour la prise en charge d’un nourrisson intubé-ventilé, placé avec délicatesse par deux ambulanciers au top, dans l’incubateur solidement arrimé au brancard !

Ainsi, leur ASSU-PÉDIATRIQUE, ornée d’un ours-mascotte, en dit long sur le sens donné au mot « humain » par le patron et toute l’équipe d’ambulanciers d’Assistance Ambulance.  Une politique interne rigoureusement tournée vers « L’Autre », vers l’efficience de ses vecteurs et le professionnalisme inattaquable de son personnel font définitivement d’Assistance Ambulance un partenaire de tout premier choix dans quelque situation que ce soit.

A tous les personnels d’Assistance Ambulance, dans cette trop lointaine ville de Nantes ! A Patrick Youx, à Jean-René Letilly et à « Berthilde-l’inconnue »…, ne vous arrêtez jamais ! Vous êtes un modèle à suivre par toutes nos sœurs et tous nos frères ambulanciers de France. Quoiqu’il arrive !

Mais d’autres sociétés existe sur le même profil

J’ai également appris que les Ambulances Mader au travers de cette article faisait de l’AVP également et bien d’autres sociétés :

C’est vrai, du fait de leur ouverture sur le monde ambulancier étranger avec des partenaires comme Urgence Santé à Québec (rien de moins !), ils ne peuvent qu’évoluer très vite malgré les freins de la législation franchouillarde, hélas ! Il n’existe à ma connaissance que très peu de ces entreprises. A vrai dire, j’en connais trois sur toute la France: Le CSA (Centre de Secours Ambulancier) de CAP CIR-CERDAGNE, dans le 66, où le patron, Eric Levray est un authentique urgentiste dans l’âme !

Sinon, plus proche de moi, en Alsace, je ne vois que Rescue 68, une structure petite, mais ne travaillant qu’en partenariat exclusif avec le SAMU 68 et SOS Médecins, sur Mulhouse. Son boss, François Dannenmuller, est un pur urgentiste également. Enfin, il y a les Ambulances MADER, dont Franck Mader assure la présidence. Grosse structure, très puissante, se dotant de moyens énormes, tant humains en termes de formations et de recyclages, que de moyens “vecteurs”, avec cellules carrées, VLM, gyros tournants et deux tons (ils font de l’AVP, au grand dam des pompiers du cru !). Et surtout, une rigueur ne laissant planer aucun doute sur la compétence de ses personnels.

A Colmar, il y a une grosse compagnie nébuleuse d’environ 150 ambulanciers répartis sur plusieurs sites. Je salue le haut degré de professionalisme des ambulanciers de cette société très performante en termes de formations et de moyens déployés sur le terrain. Ambulanciers SMUR, les mecs et les nanas de cette boîte sont réellement des pros, au sens noble du terme. (Dans le tas, il y a forcément une ou deux têtes qui ont chopé le melon, mais on s’en fout, c’est humain, cet orgueil…)

Ils restent tous malgré tout des pros très chevronnés ! Ce que je déplore au sein de cette boîte qui m’a formé en partie, c’est que les moyens de catégorie A, dont deux ou trois cellules type “cube”, sont dévoyés de leur mission d’origine, l’URGENCE, pour faire aussi du transport sur prescription, des sorties d’hospi, ou des consultations, sans parler des séries kiné ou hémodialyse. Une hérésie !

Dommage, avec leur niveau et leurs outils, que les moyens ne soient pas rigoureusement maintenus dans leurs spécificités propres, hélas ! Il s’agit d’une politique interne que personnellement je ne peux que déplorer. Cependant, le job qu’ils font est quand même d’une très grande qualité !

Exemples a suivre …..

Ambulancier – la fiche emploi type

Ambulancier – la fiche emploi type

Ambulancier, la fiche emploi type

Nous vous proposons une courte description emploi pour l’ambulancier. L’ambulancier assure essentiellement, sur prescription d’un médecin, le transport sanitaire des malades vers l’hôpital, les cliniques, les centres de traitement, les maisons de retraite, les maisons de convalescence, de rééducation… Il pratique l’intervention à domicile (contrairement aux pompiers qui interviennent sur la voie publique). Dans un SAMU, l’ ambulancier intervient lorsque la situation est plus grave et répond aux urgences, surtout la nuit. Il apporte parfois les premiers secours.

Si la plupart de ses déplacements se font sur un rayon de 100 km, il peut être amené à se déplacer sur toute la France, voire à l’étranger. 70% des transports qu’il effectue sont prévus à l’avance. Les 30% restant sont des transports « non prévus » tels que des rapatriements sanitaires de touristes accidentés qu’il faut ramener chez eux ou une intervention d’urgence au domicile du malade. L’ ambulancier prend en charge les blessés ou les malades avec toutes les précautions nécessaires. Durant le transport, il adapte sa vitesse selon l’état du malade.

Il est amené à étudier les itinéraires pour effectuer le transport en un minimum de temps mais surtout afin que le trajet soit le plus confortable pour le malade ou le blessé.Il doit être capable d’estimer la gravité de l’état du malade pendant le trajet et peut être amené à prodiguer les premiers secours tels que la respiration artificielle, le massage cardiaque, la désinfection et le pansement du patient.

Il remplit certaines tâches administratives (feuille de surveillance, facturation…) et aide à régler les problèmes d’admission et de sortie de l’hôpital. Il peut se trouver en contact avec les proches du malade et être amené à les réconforter. L’ ambulancier entretient son véhicule et son matériel : lavage extérieur, désinfection, remplacement de la literie, surveillance mécanique de la voiture.

Organisation et conditions de travail

Le travail se fait à la demande, en raison de l’urgence et de la gravité des cas. L’ambulancier doit être disponible de jour comme de nuit et effectue des gardes les dimanches et jours fériés… Les horaires sont très irréguliers et les semaines sont chargées. La vie privée est très bousculée. Les déplacements sont fréquents.  Cependant, la profession d’ambulancier reste un métier de contact humain et intéressant pour les personnes aimant beaucoup conduire.

Qualités requises

  • Avoir une bonne connaissance topographique
  • Grande disponibilité (horaires irréguliers)
  • Grande résistance nerveuse : interventions parfois longues et pénibles dans un contexte qui peut être dramatique – âmes sensibles, s’abstenir!
  • Contrôle de soi
  • Présence d’esprit et rapidité d’intervention dans la prise de décision : une erreur pendant les premiers secours peut avoir des conséquences graves.
  • Bonne résistance physique : l’ambulancier manipule, soulève et porte constamment les malades. L’ambulancier ne doit pas souffrir de problèmes de dos.

Salaire

  • Le salaire d’un ambulancier débutant est équivalent au SMIC, auquel s’ajoutent les heures supplémentaires. Les salariés du secteur privé ont des revenus irréguliers. Les conditions de travail dans les entreprises privée sont bien plus difficile que celles trouvées au sein des établissement public comme l’AP-HP.

Évolution de carrière

Le conducteur ambulancier peut devenir, après quelques années, « régulateur » (réception des appels, coordinations des demandes, établissements du planning des courses). Il peut également se mettre à son compte et devenir chef d’entreprise.

Attention : le nombre d’ambulances par région est limité (tant de véhicules ambulances par nombre d’habitants). On ne peut donc pas forcément s’installer où on veut si le quota de véhicules en service est atteint dans la région en question.

Marché de l’emploi

La profession comptait en 2001 30 000 ambulanciers avec un « turn over » important puisque la durée moyenne d’exercice de la profession est de 5 ans. Les employeurs à la recherche d’ambulanciers demandent presque exclusivement à ces derniers d’être titulaires du DEA (Diplôme d’Etat d’Ambulancier).

La concurrence entre les entreprises privées est de plus en plus vive et s’installer à son compte demande un investissement financier important. Il faut 2 à 3 ans pour se faire une clientèle. Le secteur public propose peu de débouchés.

Employeurs

  • Le plus souvent, ce sont des entreprises privées de petite taille de type familial (environ 10 salariés et 5 véhicules).
  • Les établissements hospitaliers et établissements de soins et de cure.
  • Le SAMU ( service d’aide médicale urgente) et le SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation).
  • Les organismes comme la Croix Rouge.
  • Les hôpitaux publics ( ils dépendent alors de la Fonction Publique Hospitalière, le recrutement s’effectue par les hôpitaux eux-mêmes; les horaires sont plus réguliers et l’évolution de carrière plus intéressante mais le travail est plus répétitif et les postes sont rares).

source : http://www.ambulanciers-cnt.org/home/