Véhicule d’urgence et dashcam : quelle utilité ?

Véhicule d’urgence et dashcam : quelle utilité ?

Réflexion sur les véhicules d’urgences et les «dashcam»

Peut-on imaginer l’installation de «Dashcam» ou en français caméra de tableau de bord, semblant de boite noire qui enregistre les coordonnées GPS, la vitesse, les 30 secondes avant un accident et les 30 secondes après, ou les 10 dernières minutes à bord de nos véhicules de secours.

A l’étranger

Elles ont déjà été mis en service dans certains pays notamment à bord de véhicules de police américaine afin de servir de support pour les procédures judiciaires. Mais aussi à l’initiative des compagnies d’assurances, étant ainsi depuis 2012 installées de série dans les véhicules neufs qui sortent des chaines de productions.

Les «dashcam» se sont aussi généralisées en Russie à la demande des sociétés d’assurances qui les utilisent ainsi afin de lutter contre la fraude, qui est importante dans ce pays mais qui ; possèdent aussi un taux d’accident mortel conséquent à savoir 18,6 pour 100 000 habitants contre 6,4 pour la France (source OMS).

A Hong Kong et Singapour ce sont les taxis qui en sont équipés dans un souci de sécurité et de responsabilisation des conducteurs.

En Belgique certains véhicules de secours en sont équipés et enregistrent les informations durant le parcours pour se rendre en intervention mais aussi des caméras de zones autour du véhicule permettant de filmer les alentours.

Les pays ne réagissent pas tous de la même façon face à ce phénomène : ainsi sont-elles recommandées au Royaume Unis les «Dashcam» sont pourtant interdites au Portugal et en Autriche.

En France

Les automobilistes succombent aussi à la mode et on commence à trouver des caméras sur le marché français à des prix plus ou moins attractifs. On se retrouve avec environ 370 000 dashcam achetées en 2014 (UFC que choisir). Les compagnies d’assurances ne se sont pour l’instant pas vraiment penchées sur ce créneau même si l’une d’elle propose une réduction de 30% sur la prime d’assurance.

Le site amaguiz.com vient quand à lui de signer un partenariat avec l’entreprise Coyote, tout comme Allianz : «Dans le cadre d’un sinistre, cette vidéo est acceptée comme un élément fiable pour les clients d’Allianz équipés du boîtier CoyoteS (le figaro) ». Le premier ministre Mr Valls s’est prononcé quant à lui en 2014 sur l’utilisation a bord des véhicules de boites noires couplées avec des caméras afin de lutter en partie contre l’insécurité routière. On commence à en parler de plus en plus dans les journaux ou les émissions télé concernant l’automobile.

Applications pour les véhicules de secours

On peut noter que certaines ambulances ont des caméras qui permettent de surveiller ce qu’il se passe dans la cellule sanitaire depuis le poste de conduite protégeant ainsi le patient(e) mais aussi l’ambulancier.

Mais pour l’instant il n’y a pas de dashcam installées à bord d’ambulances ou de tout autre véhicule de secours. Hormis pour les forces de Gendarmerie et de Police, qui testent ainsi des systèmes comprenant des dashcam filmant les trajets des interventions mais aussi des caméras installées sur les fonctionnaires, filmant les interpellations afin de servir de support légal à certaines procédures judiciaires et enfin le système L.A.P.I (Lecture Automatisée des Plaques d’Immatriculation).

Or, l’installation de dashcam pourrait grandement encourager les usagers de la route, se sachant filmés, à faciliter la progression des véhicules d’urgence et à les respecter. Surtout si cette installation généralisée de caméras dans nos véhicules d’intervention est accompagnée d’une campagne de publicité, et d’un rappel à la loi concernant le non respect de l’aspect prioritaire de certains véhicules. Il est temps de rebooster le sens civique de chacun.

Pour mémoire : un usager de la route ne cédant pas le passage à un véhicule en intervention peut se voir retirer 4 points sur son permis et être verbalisé avec une contravention de 135 euros (Article R415-12 du code de la route). Tout le monde sait qu’il n’est pas rare de voir un véhicule particulier refuser la priorité à une ambulance privée, mais de la même façon à un SMUR alors que ceux-ci actionnent les dispositifs lumineux et sonores et se rendent au chevet d’un patient.

En cas d’accident entre un véhicule d’urgence en intervention et un autre véhicule; avec de tels dispositifs à bord il serait alors plus facile de prouver le refus de priorité, l’obstruction ou la mise en danger de l’équipe de secours et du patient, la caméra filme la vérité…. Et là plus de problèmes pour rédiger le constat, ce qui n’est vraiment pas le cas aujourd’hui.

Il faudrait également, pour une minorité d’entre nous, probablement revoir nos comportements, nous rendant ainsi irréprochables tous autant que nous sommes, Forces De l’Ordre comprises, puisque ce genre de système enregistre aussi l’espace de conduite. On peut déjà voir sur internet des vidéos avec des films tournés depuis le poste de conduite, d’ambulances ou de smur ou d’autres véhicules de secours soulevant des critiques devant certaines règles de sécurité ignorées.

C’est aussi dans ce cas à nous de montrer l’exemple. Permettant ainsi de faire de la prévention, servir de support dans l’apprentissage de notre conduite en urgence. Il en est de même pour des caméras fixées sur l’ADE, chef d’équipe, médecin etc. connectées avec la régulation médicale afin de faciliter la compréhension du bilan et de l’environnement.

Attention, Il ne faut pas cependant tomber dans l’excès inverse. Ce type de produit ne doit pas devenir un moyen de contrôle et de surveillance des personnels comme cela a pu se faire avec les logiciels de géo-localisation.

Il y a malheureusement des points négatifs a ce genre de dispositif

Car si l’idée semble bonne dans sa généralité elle est pourtant soumise à des effets pervers. En effet les gens filment que ce soit avec des dashcam ou des « gopro » leurs exploits d’excès de vitesse, leurs prise de risques laissant apparaitre de temps en temps des vidéos sur la toile de motards ou de conducteurs filmant, finalement leur propre mort.

Mais le point le plus important est l’aspect légal de ces enregistrements car ce qu’il faut savoir c’est qu’ils tombent sous le coup de la loi, en particulier l’article 226-1 du code pénal sur le respect de la vie privée. En l’occurrence toute personne se trouvant filmée à son insu pourrait facilement porter plainte et faire condamner la personne ayant réalisé cet enregistrement à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

La loi Guigou (15/06/2000) protège aussi le droit à l’image, et surtout la présomption d’innocence conduisant certains tribunaux à condamner des photographes. Un maire de Seine-et-Marne vient justement de recevoir récemment un rappel à la loi suite à l’utilisation de films provenant de caméras de vidéo-surveillance dans le cadre d’un litige.

C’est pour cela que les tests fait actuellement par les forces de l’ordre sont très encadrés.

Au final il est certain que mettre des caméras embarquées à bord des véhicules aurait un effet bénéfique et préventif : pour le conducteur lui-même se sachant filmé, mais aussi pour les autres usagers de la route. Certains pays européens, dont la France, ont commencé à travailler sur le sujet et l’intérêt de ces fameuses caméras.

Ce type de technologie ne peut être qu’un plus pour la sécurité routière et elle permettrait aussi de comprendre certains accidents (cinétique, malaise, alcool,…). Il faut pour cela que le législateur se positionne et légifère rapidement afin de donner un cadre légal à ce type de caméra, tout comme il va devoir légiférer sur les sirènes sinusoïdale appelées aussi internationale (us) ou européenne pour les véhicules de secours français.

En conclusion Il faut vivre avec son temps…

Portrait d’un ambulancier SMUR : Jean François CHARLES

Portrait d’un ambulancier SMUR : Jean François CHARLES

Qui suis-je ?

Je suis ambulancier SMUR au Centre Hospitalier Melun (77), depuis maintenant 6 ans, dans une équipe qui compte actuellement 16 ambulanciers. Nous effectuons environ 5400 interventions par an, réparties entre primaires et secondaires.

Un parcours atypique

Issu d’une famille de pompier, j’ai commencé par faire des études de dessin publicitaires puis une formation de retoucheur photo. C’est à cette période que j’ai rencontré une personne, qui est devenu assez rapidement un ami Jean-Pierre de MEDICALP, et dont les parents possédaient une société d’ambulance. J’ai donc passé mon Brevet National de Secourisme (BNS) à l’époque (cela ne me rajeuni pas)…. afin de faire des vacations dans la société, vacations que je n’ai jamais faites par ailleurs.

Mais j’ai découvert le monde associatif avec la Croix Rouge Française (CRF) où j’ai passé quelques onze années comme bénévole. Commençant comme simple secouriste et grimpant les échelons au fur et à mesure (mention réanimation, secouriste en situation d’exception, chef de groupe SSE, chef d’intervention, et pour finir vice-président). C’est là que j’ai découvert le métier d’ambulancier SMUR au fil du réseau de secours et des plans « rouge ».

Professionnellement, j’ai alterné les emplois  de retoucheur photo dans un grand laboratoire parisien, assistant d’édition. J’ai commencé à faire des vacations dans une société d’ambulance, et l’opportunité s’est présentée : rentrer au SAMU 77 par la petite porte : « PARM »  (Permanencier Auxiliaire de Régulation Médicale) devenu l’ARM aujourd’hui (Auxiliaire de Régulation Médicale). J’y suis resté 9 ans.

Le chemin vers l’ambulancier SMUR

Jusqu’au jour où à force de voir les équipes partir sur les chapeaux de roues gyros allumés, me raconter leurs AVP (Accident de la Voie Publique) avec de multiples victimes, leurs histoires de chasses, j’ai saisi l’occasion du départ d’un ambulancier SMUR pour postuler.

Et là surprise ! … Au bout d’une semaine la candidature fut acceptée, l’hôpital me finançant le CCA (Certificat de Capacité Ambulancier, remplacé par le DEA actuellement). A charge pour moi de financer le permis C (Poids Lourd). Je remercie ma femme qui n’a pas hésité  à faire des sacrifices afin de me permettre de réaliser un rêve d’enfant bien tardif.

Mon implicationdans la profession d’ambulancier

Aujourd’hui  je suis investi dans cette profession qui me plait et que je veux faire évoluer. Je suis au fil du temps devenu moniteur national de premiers secours, formateurs AFGSU, et surtout formateur en IFA tant Croix Rouge que AFT IFTIM afin de partager mon amour du métier d’ambulancier, mon expérience, mes ficelles …

Je veux par cette implication aussi changer la vision qu’on les gens des ambulanciers qu’il soit privé, ou smuriste, avec quand même une attirance pour la partie urgence de la profession. Je veux aussi essayer de changer les choses en faisant que les ambulanciers qui ont transporté mon père un jour n’existent plus. Cette image des ambulanciers à l’ancienne.

Quand je vois ce que font nos voisins européen je me dis qu’il y a encore du travail… Une formation d’ambulancier urgentiste avec une orientation paramédic. Pour avoir passé la formation PHTLS il y a des choses a faires pour trouver un mix, obtenir une formation et un niveau adapté, et conserver nos SMUR.

Je profite de ma passion pour le métier pour conjuguer ma passion de la photographie qui m’habite depuis mes études de dessin et faire ainsi partager quelques moments de terrain, de matériel et d’ambiance.

SAMU/SMUR/PIT le modèle Belge

SAMU/SMUR/PIT le modèle Belge

Le système de secours préhospitalier belge : 2ème article de la série. Thomas DECK nous propose aujourd’hui de découvrir le système SMUR Belge et ses différentes équipes.

SAMU/ SMUR / PIT en Belgique

 Abordons aujourd’hui le constat de la non-représentation du SAMU en Belgique, en effet j’avais indiqué dans mon premier article qu’il n’existe pas à proprement parler de SAMU en Belgique.C’est alors au préposé 100 (le Permanencier Auxiliaire de Régulation Médicale) de décider si le cas requiert un SMUR ou un PIT (Pré-Interventional Team), dans le doute le préposé diligentera une ambulance d’urgence sur place et c’est suite au bilan ambulancier que le VIM (Véhicule d’Intervention Médicale) ou le PIT sera engagé afin d’apporter un support médical à l’intervention.

Il ne faut pour autant pas croire que la Belgique est dépourvue de moyens d’intervention médicaux pour le service 112, nous avons par provinces plusieurs VIM prêts à être engagés sur différents théâtres d’opérations, le VIM est principalement composé d’un médecin urgentiste et d’un ambulancier SIAMU ( spécialisation Soins intensifs et Aide médicale urgente) ou anesthésiologiste et parfois d’un ambulancier AMU formé SMUR, mais ce n’est pas toujours le cas.

Le PIT ou Paramedical-Interventional Team

 A Bruxelles-Capitale et dans les grandes villes, il existe une équipe pionnière depuis quelques années le PIT (pour Paramedical-Interventional Team), comprenez un équipage composé d’un infirmier urgentiste SIAMU/SISU ou anesthésiologiste et d’un ambulancier AMU qui interviennent sous protocoles médicaux sur des cas de médicalisation .

Ainsi on évite de mobiliser un VIM et on gagne du temps pour une autre intervention possible, néanmoins si le PIT se rend compte que le cas dépasse la compétence protocolée il appellera de lui même le VIM pour obtenir l’aide d’un médecin qui sera à même de l’autoriser à pratiquer des gestes hors protocoles.

Le VIM ou Véhicule d’Intervention Médicale du SMUR en Belgique

 La problématique rencontrée lors d’une sortie VIM est que bien souvent le VIM ne sort qu’à 2 car par souci d’économie les hôpitaux qui sont bien souvent des structures privées ne dépendant pas de l’État, mais sous statut associatif ne souhaitent pas engager de chauffeur pour le VIM, il arrive alors très souvent que l’un des ambulanciers doive prendre le volant du VIM et si ce n’est pas possible alors l’infirmier doit reprendre le VIM et le médecin reste à bord de l’ambulance, ce qui implique également que si un geste doit être posé il faut faire un arrêt et l’infirmier doit rejoindre rapidement l’équipage de l’ambulance.

[1] PIT : pré-interventional team : équipe de première intervention médicalisée composée d’un infirmier SIAMU/SISU ou anesthesiste et d’un ambulancier AMU

[2] VIM: véhicule d’intervention médicale:  composé d’un médecin urgentiste d’un infirmier et parfois d’un chauffeur ambulancier

samu-smur-PITT- Belgique
AMLS – Advanced Medical Life Support

AMLS – Advanced Medical Life Support

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En parcourant les rubriques j’ai remarqué quelques manques ici et là. J’ai vu entre autre que je n’avais jamais abordé le sujet de l’ Advanced Medical Life Support (AMLS). Une formation spécifique qui est dispensée par un CESU en France. Donc je corrige et je vous diffuse donc la présentation de cette formation complémentaire à la formation initiale de l’ambulancier.

Qu’est ce que l’Advanced Medical Life Support – AMLS ?

L’Advanced Medical Life Support (AMLS) est un programme de formation parrainé par la NAEMT (l’Association Nationale des Techniciens d’Urgence américaine) les « paramédics » américains. Ce programme approuvé par l’Association Nationale des Médecins d’Urgence américaine (NAEMSP) s’adresse aux professionnels de santé qui prennent en charge des patients victimes de problèmes médicaux. Statistiquement, la fréquence des prises en charge nécessitant des soins médicaux dépasse nettement celle des traumatisés.

L’AMLS met l’accent sur l’étude de la situation du patient et propose une stratégie de prise en charge qui s’appuie sur une évaluation systématisée. L’enseignement compte seize heures de formation, réparties sur deux jours de cours interactifs alternant enseignement et cas pratiques en ateliers.

Le programme de l’AMLS aborde: l’évaluation initiale des patients, la gestion des voies aériennes, l’évaluation de l’état de choc, la dyspnée et les défaillances respiratoires, les douleurs thoraciques, les troubles de conscience, les douleurs abdominales, les pathologies infectieuses, métaboliques.

Au terme du cours, une évaluation diplômante détermine la délivrance d’un certificat américain reconnu de façon internationale, d’une validité de quatre ans. Les cours sont dispensés au Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence (CESU) du SAMU 68 au Centre Hospitalier de Mulhouse, par des médecins et infirmiers, professionnels de l’urgence.

Au programme de l’Advanced Medical Life Support – AMLS

JOUR 1

• L’évaluation d’un patient atteint d’une pathologie médicale
• Les états de choc
• La dyspnée et les détresses respiratoires aiguës
• Les douleurs thoraciques

• Les troubles de la conscience

• Les troubles endocriniens, métaboliques
• Les pathologies infectieuses

JOUR 2

• Les douleurs abdominales
• Les pathologies infectieuses
• Les pathologies d’origine toxiques

L’ensemble des cours dispensés sont en français.

Inscription et coût de la formation

  • L’inscription se fait par le formulaire disponible en téléchargement. Le coût de la formation, Livre AMLS et documents pédagogiques compris, s’élève à 675 euros.
  • Les frais de déplacement, d’hébergement et de repas ne sont pas inclus. Toute inscription sera accompagnée du prix de la formation soit un versement initial de 675 euros.
  • En fin de formation, une attestation de présence ainsi qu’une facture vous seront remises.
  • La lecture préalable du livre AMLS est un aspect primordial de la bonne compréhension des mécanismes physiopathologiques, permettant d’identifier les signes cliniques et les éléments anamnestiques pertinents.

Contact – informations etc : http://www.amls.fr/

Lieu : Hôpital Emile Muller (Möenschberg) (68)

Note importante : il est inutile de signaler que cette formation n’est pas utile pour un ambulancier etc etc. Aux détracteurs et autres je rappelle juste que rien n’interdit à chaque professionnel de juger lui même de l’intérêt d’approfondir ses connaissances. Je n’ajouterais rien de plus pour éviter toute polémique.

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Formation de conduite et de sécurité pour l’ambulancier SMUR ou privé…

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Je vous présente un organisme de formation à la conduite : Le Mans Driver, école de pilotage officielle de l’Automobile Club de l’Ouest. En dehors des habituels stages de conduite et pilotage grand public, cet organisme propose entre autre une formation adapté à la conduite des véhicules de type VLM et UMH. Ce stage est tout aussi adapté à un ambulancier exercant en SMUR  ou un ambulancier privé dans la mesure où l’objectif n’est pas la vitesse pure mais l’apprentissage de la maitrise de son véhicule en toute sécurité et l’incidence de la conduite sur le patient.

Je cite le message :

Au-delà des « savoir-faire » et des habiletés nécessaires que réclame la fonction,l’acquisition d’une capacité de discernement relative à la prise de risque demeure notre objectif essentiel.Tous nos ateliers font référence à cette prise de conscience des risques occasionnés par une conduite non adaptée aux besoins et circonstances. Nous n’avons pas vocation à rendre les conducteurs plus confiants, mais leur offrir le savoir et les compétences d’être à même d’opter pour la conduite la plus rationnelle en terme d’efficacité et de sécurité.

Le programme de la formation de conduite:

JOUR 1

  • Apports d’informations sur la dynamique d’un véhicule (énergie cinétique, force centrifuge).
  • Savoir manipuler correctement son véhicule, savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité : chronologie d’un virage ; techniques de manipulation de volant ; les trajectoires, sécurité et souplesse.
  • Etre capable d’effectuer un freinage d’urgence et un évitement d’obstacle.
  • Faire l’expérience de différentes pertes d’adhérence.
  • Mise en situation de dérapages (du train avant et du train arrière).
  • Conduite sur neige et verglas.

JOUR 2

  • Prendre conscience de l’incidence de la conduite sur le patient transporté horizontalement.
  • Conduite avec ambulance de type UMH en alternance patient/conducteur.
  • Découvrir les principes de conduite préventive.
  • Evaluation des distances de freinage à différentes allures, découverte du carré de la vitesse.
  • Découverte sur piste des mesures de sécurité.
  • Démonstration d’une distance de sécurité adaptée et non adaptée.
  • Avoir des notions sur les aides à la conduite.
  • Compréhension du rôle et du fonctionnement de l’ESP, l’Anti patinage, l’Assistance au Freinage d’Urgence…
  • Savoir manipuler correctement son véhicule.
  • Savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité.
  • Perfectionnement des techniques acquises le jour 1.

Infos de contact et lieu de formation

  • Pour tout renseignement : 02 43 40 25 62
  • Lieu de formation : Le Mans/Brest
  • Encadrement pédagogique : 1 formateur pour 3 stagiaires Capacité d’accueil : 12 personnes
  • Répartition théorie/pratique : 3h30/3h30
  • Contact : Philippe Jousse/ p.jousse@lemans.org

http://www.lemansdriver.fr/formations/2-jours-samu-smur.html

 Note du webmaster

Pour les amateurs de sensation forte ou les « pylotes » je pense que vous serez en mesure de trouver un emploi chez DHL ou chez Maitre Cochon et tester une wonderbox « stage de découverte sur *choisir son modèle de voiture*. L’ambulancier qu’il soit privé, SMUR ou pompier n’a pas vocation à être un pilote de course avec son véhicule. La sécurité de l’équipage et du patient doit rester un objectif primordial.

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2012/12/lemans-fiche-présentation-stage-samu-smur.pdf

 

La chaîne de l’urgence : La vie à un fil

La chaîne de l’urgence : La vie à un fil

Les métiers de l’urgence en vidéo

Clip présentant les métiers de l’urgence sur une musique de Random Memori. Tourné en Novembre 2011, ce film retrace la prise en charge d’un patient depuis le premier appel au SAMU (centre 15) jusqu’à sa prise en charge en réanimation.

Vous pourrez y voir représenté les différents acteurs de la chaîne de soins et de secours qui prendront en charge le patient tel le quotidien. Une illustration parfaite de ce qui se déroule quotidiennement pour les ambulanciers ainsi que pour les équipes soignantes que ce soit l’équipe SMUR ou encore les personnels hospitalier qui se chargent de la prise en charge au sein de la structure de soins. Ce scénario c’est ce qui se passe très régulièrement voire au quotidien. Ce que beaucoup de gens ne voient pas ou encore ne savent pas. La complexité de ces professions, le besoin réel de cohésion entre chaque acteur et l’importance majeure de chaque personnel dans cette chaîne très fragile.

Pour un appel  d’une victime il n’y a pas qu’une personne qui sera sollicitée mais bien tout un ensemble avec des compétences bien spécifiques propres à chacun.

Dans l’ordre d’apparition

Les ambulances du Val d’Orbey

Les ambulances du Val d’Orbey

Les ambulances du Val d’Orbey, présentation

Aujourd’hui je vous présente monsieur Christophe DURRHEIMER gérant de la société Ambulances du Val d’Orbey en Alsace. Jeune et dynamique il a accepté mon « interview » avec beaucoup de gentillesse et a surtout pris le temps de répondre à mes nombreuses questions. Portrait d’un jeune chef d’entreprise qui nous dévoile le quotidien d’un « patron » :

Bonjour monsieur DURRHEIMER Pourriez vous présenter votre entreprise (missions, personnels, moyens) ?

Mon entreprise : Ambulances du Val d’Orbey (www.ambulances-web.com). Nous assurons l’ensemble des missions propres aux ambulanciers français, à savoir : transport sanitaire en VSL et ambulance pour des interventions de type « classique » et missions d’urgence (sur demande des médecins locaux et SAMU 68). Nous disposons de 3 VSL et de 2 ambulances. Nous sommes 4 Ambulanciers DE, 2 Auxiliaires Ambulanciers et une Assistante de Direction. Une équipe de renfort (vacataires) est également présente (1 ADE et 3 Aux).

Parlons un peu de vous… Quel est votre parcours professionnel et comment en êtes vous arrivé à devenir chef d’entreprise ? Qu’est ce qui vous a poussé dans cette voie ?

Ma formation scolaire initiale s’est orientée vers le nucléaire en tant qu’agent d’assainissement radioactif, métier que j’ai exercé peu de temps, en définitive, puisque j’ai été appelé sous les drapeaux. J’ai effectué mon service national à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris sur une période de 18 mois, en service actif en « Interventionnel ».

C’est à l’issue de ce service que j’ai trouvé ma voie, et en l’espèce, mon premier emploi en tant qu’auxiliaire – qu’on appelait à l’époque « chauffeur BNS » – (rires). J’ai occupé ce poste pendant un an avant d’être embauché dans une très grosse structure du Centre Alsace, m’ayant donné l’opportunité d’être formé au diplôme du CCA en 1995.

 En 2000, j’ai pris la tête de l’agence principale de cette « nébuleuse », puis j’ai mis en route d’autres agences annexes sous la même direction avant de me retrouver bombardé DRH du Groupe, comptant environ 150 ambulanciers.

En 2005, j’ai été recruté par un cabinet de conseil afin de faire du conseil en management de sociétés d’ambulances, m’obligeant, de fait, à quitter ce groupe dans lequel j’avais fait mes armes.J’ai donc été consultant durant deux ans avant d’avoir l’opportunité de reprendre « Val d’Orbey », opportunité sur laquelle je me suis empressé de sauter, car comme le dit le dicton, « Ambulancier un jour, ambulancier toujours ».

S’installer comme Transporteur Sanitaire c’est quelque chose d’assez flou en terme d’information, pourriez vous nous résumer le chemin que vous avez suivi ?

C’est une question qui appelle une réponse trop vaste mais gros, soulignons simplement que la démarche administrative a été assez clairement définie, donc le cheminement relativement aisé. C’est plus avec les banquiers et les organismes de prêts que le problème s’est posé en ces termes.

Avez vous rencontré de grosses difficultés passées ou présentes en tant que chef d’entreprise ?

Les grosses difficultés en tant que jeune chef d’entreprise résident dans le tri à faire entre toutes les arcanes du système de taxation français (URSSAF, ASSEDIC, Retraites, Taxes Professionnelles, Taxes sur les salaires, TVA) – rires. La complexité des obligations déclaratives est d’une lourdeur infinie, pour des impôts auxquels on n’est même pas sûrs d’être assujettis. On passe des journées à remplir des déclarations pour rien, en gros.

Selon vous, pour un jeune ambulancier, se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise de Transport Sanitaire est-ce une aventure vouée à l’échec ou est-ce encore quelque chose de réalisable ? Quels sont les atouts à posséder pour accéder à ce choix ? Quels sont les critères de base à prendre en compte ?

C’est une aventure envisageable dans deux cas de figure…, mettons… extrêmes :

Soit on gère son entreprise en « immersion », à l’artisanale, sachant que tu commences ta journée le premier, et tu es le dernier à quitter ta boîte – si et seulement si tu la quitte le soir, parce que souvent, dans ce cas de figure, tu VIS au boulot.

Deuxième option, la structure est plus grande, permettant au gestionnaire de prendre une certaine distance au sens figuré, sachant que son staff va permettre de faire tourner la boîte et de la viabiliser. La prégnance pour le chef d’entreprise est donc moindre, sans pour autant que les résultats ou le bilan financier n’en souffrent. Je pense qu’aucune autre « option » n’est réellement viable.

 Les atouts à posséder… Ils sont clairs et consistent à ne pas avoir peur de prendre des risques auxquels aucun salarié ne s’expose par définition, sachant qu’en cas d’échec, c’est ta maison que tu vois partir dans les mains du banquier… Ensuite, être un « leader » dans l’âme. On ne mène pas ce type de barque sans cet cette composante du caractère, constante…

 On ne « monte pas » sa boîte. On rachète. Il faut étudier le contexte à la fois géographique, économique. Stratégiquement, on ne rachète pas une boîte trop éloignée d’un centre hospitalier de référence ou sur les bases de finances malsaines…

C’est un mauvais choix qui peut potentiellement être lourd de conséquences. La réflexion doit être posée et tenir compte de multiples facteurs dont ceux-ci, entre autres. Je trouve dommage – entre nous soit dit – que ces choix soient basés sur ces conditions economiques, au lieu de pouvoir, comme il se devrait, se faire sur les bases d’une volonté de faire du bon boulot, par amour et dévouement pour ce métier.

Pour vos recrutements : avez-vous des critères de sélection particuliers, ou recrutez-vous juste au vu du CV ?

Mon opinion et ma façon de fonctionner ne se limite pas à un profil. C’est trop réducteur. La société dans laquelle nous vivons étant multiforme et en perpétuelle mutation, mon équipe se doit de l’être aussi.

Dans ce sens, je privilégie une grande diversité des personnalités, en sus des compétences, bien évidemment, puisque c’est dans la complémentarité des personnalités et des profils, si tu préfères, qu’on obtient une équipe qui tienne la route, adaptable et réactive. Malgré tout ça, la réglementation et l’équilibre des qualifications se doit d’être respectée dans les démarches de recrutement.

Quelle est votre vision de l’ambulancier en France ? Trouvez vous qu’il existe des manques d’un point de vue formation, motivation… Quelles améliorations seraient à apporter ?

Ha-ha ! C’est un pavé qu’il faudrait écrire, alors on va tenter d’être synthétique. Dans les années 60, la France à été précurseur dans le système de prise en charge pré hospitalière. Mais elle s’est glorifiée de ce statut, en omettant au passage de se remettre périodiquement en question.

Au final, nombre de pays, après nous avoir observés, ont non seulement pris exemple mais sont allés plus loin, tandis que la France restait en panne sur la bande d’arrêt d’urgence. Notre métier et par delà, le système global de secours, aujourd’hui, bien qu’en perpétuelle mouvance, DOIT être réformé. C’est une nécessité au regard des décennies de retard accumulées, comme nous le constatons avec nos partenaires européens.

Depuis le passage du CCA en DEA avez vous remarqué une amélioration de la « qualité » des ambulanciers ? La nouvelle génération est elle plus motivée ? plus investie ? Mieux formée ?

 Ma structure étant constituée de personnels de la « génération CCA » et le turn-over étant très limité, ce que je sais et ce que je constate chaque jour, c’est que le CCA était plus orienté vers l’urgence pure, alors que cette activité n’est que très limitée (la moyenne nationale est environ de10 %). Le DEA, bien que plus évolué et cohérent, s’inscrit plus dans une philosophie « hospitalière », avec des passerelles vers le diplôme d’état d’Aide-Soignant. Le CCA DEVAIT évoluer en un diplôme type DEA, mais c’est encore tellement insuffisant au regard de notre retard…

En tant que chef d’entreprise, quels seraient les conseils que vous donneriez à quelqu’un qui vient vous interroger sur ce choix de métier ?
L’ambulancier idéal à vos yeux, c’est ?

Ce choix implique une dynamique changeante et adaptative par définition. Combien de fois ai-je entendu des « postulants » me dire qu’ils ont porté ce choix par gout de la conduite… Une aberration selon moi, puisque ce métier est avant tout un métier de contact nécessitant une capacité d’écoute en même temps qu’une conscience aigue de la notion d’assistance et de secours.

Alors la conduite, franchement, c’est un argument que je balaye d’un revers du bras. Un argument que je ne peux entendre ! Un ambulancier heureux est un ambulancier qui, à l’issue de sa journée, ne rentre pas chez lui en ayant l’impression d’avoir perdu son temps, ou d’avoir été « balèze » en conduite !

Un ambulancier idéal n’existe pas car en France, ce métier est tellement diversifié (taxi-sanitaire jusqu’à l’urgentiste en passant par le transport sous surveillance médicale) que tous les profils correspondent, et qu’aucun ne doit « matcher » un seul versant de ce métier multiforme. Chaque tâche ou affectation de ce métier est une « spécialisation » en soi. Un bon auxiliaire en VSL est aussi indispensable qu’un bon urgentiste… et vice-versa.

En dehors du transport sanitaire classique, participez vous à l’Aide Médicale Urgente dans votre département ? Comment se passe-t-elle étant donné la grande disparité dans les différents départements ?

Bien sûr ! Notre activité est indissociable de l’AMU… Un ambulancier qui refuse cette place dans le dispositif ne devrait pas s’appeler « ambulancier », ou du moins se réclamer de notre profession. Pour ce qui concerne le Haut-Rhin, nous sommes gérés par le SAMU-Centre 15, lui-même informatisé dans le déclenchement de la réponse ambulancière immédiate via une plateforme nommée Thélis et un système de géolocalisation.

 Parlons urgence, à l’heure actuelle beaucoup d’ambulanciers souhaiteraient participer plus activement à l’AMU au vu de leur diplôme devenu plus complet et aussi axé sur la prise en charge pré hospitalière de patient avec et sans urgence vitale.

Notre système (ndlr français) est axé sur les pompiers et leur départ immédiat, et de l’autre côté de réels freins existent : carences, sentiment de « privatiser le secours à personne ». Auriez vous votre avis sur la question ? Les ambulanciers ont ils leur place dans l’avenir du secours à personne (modèles suisses, belges, canadiens…) ?

Les ambulanciers sont mieux formés à l’évaluation clinique d’une victime contrairement aux pompiers qui appliquent de simples protocoles. Sur l’abord d’une victime, les ambulanciers sont plus à même de dessiner un tableau mono ou poly-pathologique afin d’y répondre au mieux. Nos freins se retrouvent dans notre statut : n’appartenant pas à la « fonction publique », nous ne disposons pas du financement dont bénéficient les pompiers en termes d’armement des véhicules et de moyens matériels.

C’est l’ensemble du système qu’il faudrait refondre vers un diplôme commun, par exemple… J’ajoute, pour couper court à toute réaction « à chaud », qu’au-delà de la disparité des formation pompiers ou ambulanciers, il existe de très bons éléments de chacune des deux couleurs, comme de très mauvais. C’est le système global français qui crée les dissensions stériles auxquelles nous assistons quotidiennement. Alors oui, assurément, l’ambulancier d’aujourd’hui et de demain a TOUTE sa place dans le secours à personne. Bien sûr ! Plus que jamais. Et cela va aller exponentiellement.

Une conclusion pour terminer ce portrait ?

Cela fait 17 ans que je vois ce métier évoluer sans cesse. Mais ça ne doit pas s’arrêter là, malgré le contexte économique difficile. Il faut absolument, comme je le citais tout à l’heure, que le législateur prenne la pleine mesure de notre retard et que les ambulanciers se mettent à la page, dans le sens d’une dynamique de recherche permanente de l’aboutissement. Je fais et ferais toujours parie de cette dynamique… !

Merci à monsieur Christophe DURRHEIMER pour avoir pris le temps pour répondre à nos questions et en espérant que cela apportera des informations utiles à tous.

Ambulancier SMUR, le métier en vidéo

Ambulancier SMUR, les carrières, le salaire

Carrière et salaire de l’ambulancier SMUR

Au sein de la fonction publique une véritable plan de carrière peut être  envisagé… Avec des formations complémentaires à la clef, et même changer de statut.. Certains ambulanciers du service publique passe  à la vitesse supérieur au bout de 5 ou 6 ans et deviennent infirmier ou aide-soignant. Ces formations sont un droit. des remises à niveaux sont effectuées si nécessaire… sur le temps de travail… Nous nous attacherons donc ici ici de présenter la carrière d’un ambulancier hospitalier, attaché à un l’hôpital  ou il travaille, (CHU, CHR..) c’est a dire un ambulancier  dépendant du ministère de la santé.

Grade et fonction

Deux situations distinctes pour la fonction publique : les ambulanciers recruté hors de la fonction publique hospitalière (souvent issus du privé) le sont en tant que « conducteurs ambulanciers » et donc sont intégré dans ce grade une fois le concours passé. Ils font alors partie du Personnel Ouvrier de la fonction publique hospitalière et dépendent du statut particulier des ambulanciers paru en 1991… Ils ont donc le grade & la fonction de conducteur Ambulancier. Leur feuille de salaire précise bien:

  • GRADE: Conducteur Ambulancier
  • FONCTION: Conducteur Ambulancier

Des agents déjà en poste dans un établissement hospitalier peuvent demander  à intégrer le service central des ambulances (si il existe bien sur). Il s’agit en général d’Aides-soignants, plus rarement d’agents hospitalier. Il s’agit souvent d’agents ayant leur C.C.A, et travaillant déja dans des hôpitaux… Dans ce cas, si ils sont intégrés au Service Central des Ambulances, ces agents conservent leur grade (Aide-soignant ou Agent hospitalier) tout en exerçant la « fonction » de conducteur ambulancier.

Leur feuille de salaire précise alors:

  • GRADE: Aide-soignant
  • FONCTION: Conducteur Ambulancier

 Leur déroulement de carrière suit alors celle de leur grade initial. En outre, puisqu’ils conservent leur grade soignant (A.S ou A.H), ils conservent ainsi leur droit de départ à la retraite dès 55 ans… Contrairement au agent ayant pour grade  » Conducteurs Ambulanciers », faisant partie du personnel Ouvrier, qui eux, partent eux en retraite à 60 ans.

Une carrière diversifiée

Un ambulancier hospitalier peut, si il le souhaite, ou si le besoin s’en fait sentir, changer d’orientation et sortir du cadre stricte de conducteur d’ambulance.  Il peut s’orienter vers la profession de: Auxiliaire de Régulation Médicale (Personnel administratif). Il peut aussi envisager des fonction d’encadrement.. Les Conducteurs Ambulanciers du Service Central des Ambulances de l’AP-HP qui travaillent au sein des SMUR sont géré par un Adjoint des Cadres Techniques. (personnel Ouvrier).

Tout ambulancier peut accéder à ce grade suivant certaines conditions. Au sein de la fonction publique un ambulancier monte en grade régulièrement. Son embauche s’effectue dans le grade d’ambulancier. Sa fonction précise est d’assurer le transport de toute personne nécessitant un transport sanitaire ainsi que la conduite des véhicules affectés à cet usage.

Ils participent le cas échéant, à l’activité des services mobiles d’urgence et de réanimation. (SMUR) Puis après un laps de temps variable, il passe au grade de conducteur  ambulancier principal. Les conducteurs ambulanciers principaux, comme le prévoit leur statut, sont en outre chargés des fonctions de coordination dans les établissements ou groupes d’établissements. Enfin, en haut de l’échelle, il peut passer au grade d’Ambulancier Chef. Les conducteurs ambulanciers principal et chef peuvent aussi prétendent intégrer le grade d’ Agent Technique de Coordination (ATC).

Source : ambulancier-CNT.org

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Photo Jean François Charles
Ambulancier SMUR, la fiche emploi

Ambulancier SMUR, la fiche emploi

Devenir ambulancier SMUR est un objectif de nombre d’ambulanciers. Les places disponibles restent rares et cher mais cela n’empêche pas de se documenter sur les fiches emplois type de l’ambulancier SMUR.

Rôle de l’ambulancier SMUR

L’ambulancier SMUR assure la conduite des véhicules U.M.H. dans le respect strict des règles du code de la route et aide à la mise en condition du malade avant son transport vers un hôpital.

A la prise de service

  • Se laver les mains
  • Mettre la tenue professionnelle propre
  • Relever le numéro de l’U.M.H prédéterminée (tableau de répartition hebdomadaire)
  • Communiquer à la régulation le numéro de l’U.M.H.
  • Relever le numéro du portable (donné par la régulation)
  • Remplir la feuille spéciale (n° portable/n° U.M.H./Nom du conducteur ambulancier)

Prise en charge de l’UMH

Vérifier toute absence d’effraction
* Pour le SMUR ayant une interruption de fonctionnement :
S’il y a effraction :
1°) inventorier les matériels et consommables embarqués en présence de la personne désignée par le SMUR
2°) prendre les dispositions auprès des responsables SMUR et SCA (Cf. procédures d’appel).

  • Vérifier les différents niveaux de l’U.M.H.
  • Contrôler les signalisations visuelles et sonores
  • Vérifier l’état de la carrosserie (faire des propositions de remise en état selon les procédures propres à chaque SMUR)
  • Remplir la check-list (ou cahier de transmission)
  • Faire des essais radio (du mobile et du portable)
  • Effectuer le protocole d’hygiène « d’entretien quotidien à la prise de service »
  • Se laver les mains

A l’appel de la régulation

  • rejoindre l’U.M.H.
  • Se mettre en liaison radio avec la régulation
  • Relever toutes les indications concernant la destination (nom, n° de la rue, arrondissement…)
  • Consulter le plan et identifier son trajet
  • Attendre la décision du départ donné par le Médecin transporteur
  • Noter l’horaire de départ sur la feuille d’intervention (D239 ou autre) (groupe horaire donné par la régulation)

Départ sur une intervention

  • Sortir de l’hôpital
  • Mettre le « deux tons »
  • Allumer les rampes de feux à éclats « BLEU » (sur ordre du Médecin transporteur)

Responsable de l’itinéraire : en cas de difficultés pour trouver la destination, l’ambulancier :
* arrête le véhicule
* informe la régulation (positionnement)
* demande des précisions (confirmation d’adresse…)
* corrige son itinéraire
SUR L’AVIS DU MÉDECIN TRANSPORTEUR, UN AUTRE MEMBRE DE L’ÉQUIPE PEUT ÊTRE AMENER A GUIDER L’AMBULANCIER

A l’arrivée sur les lieux

  • Arrêter le véhicule
  • Éteindre le deux tons
  • Demander à la régulation, le groupe horaire d’arrivée sur les lieux
  • L’indiquer sur la feuille d’intervention (D239)
  • Ouvrir la cellule sanitaire

Débarquer l’équipe et le matériel 

* stationner sans entraver la circulation
* en sécurisant l’équipe et le véhicule (verrouiller les portes de l’U.M.H)
* en permettant l’ouverture de la porte arrière et la sortie du brancard
* éteindre les feux à éclats

Rejoindre l’équipe

  • Au chevet du malade
  • Anticiper la mise en condition (materiel en fonction de la pathologie rencontrée)
  • Mettre en oeuvre la consigne du médecin transporteur et collaboration avec le reste de l’équipe.
  • Éventuellement déshabillage et positionnement du malade ou blessé
  • Poser le brassard a tension artérielle
  • Poser l’outil de mesure de saturation
  • Allumer le « propac »
  • Poser les électrodes et brancher l’e.c.g.
  • Mettre en place l’oxygénothérapie

* Des consignes spécifiques à d’autres gestes de survie peuvent être données à l’ambulancier par le Médecin transporteur.

A LA DEMANDE DU MÉDECIN TRANSPORTEUR ET SOUS SA RESPONSABILITÉ, L’AMBULANCIER PEUT ÊTRE AMENÉ A PARTICIPER A LA MISE EN OEUVRE DES PRÉCONISATIONS THÉRAPEUTIQUES.

Relever l’identité du patient, en fonction de la carte de SS ou CNI (laisser les papiers et les effets personnels au domicile, le plus souvent possible).

PARTICIPER AU RECUEIL ET A LA TRANSMISSION DES ÉLÉMENTS DU DOSSIER DU MALADE

Hors domicile, les objets personnels du patient ou blessé seront mis en sécurité dans un sac prévu à cet effet et seront remis au service receveur.

PRÉPARER ET CONDITIONNER LE PATIENT EN VUE DU TRANSPORT (MATELAS COQUILLE, CHAISE, BRANCARD…) TOUJOURS SUR LES INDICATIONS DU MÉDECIN TRANSPORTEUR.
Brancarder vers l’U.M.H, le malade techniqué par le Médecin

  • Installer le brancard dans la cellule sanitaire (malade confortablement installé)
  • Sécuriser tous les appareils (sangles, fixations)
  • Mettre l’U.M.H en condition de départ (feux à éclats « BLEU » + JAUNE »/ chauffage/climatisation/deux-tons….)

Réalisation du transport

Le transport est dit « en charge » :
L’ambulancier se dirige vers l’hôpital désigné

IL ADAPTE SA CONDUITE, EN FONCTION DES ORDRES DU MÉDECIN TRANSPORTEUR, COMPTE TENU DE LA PATHOLOGIE DU PATIENT TRANSPORTE.
Il se met à l’écoute de la régulation du SAMU et transmet à l’équipe les informations reçues.

Arrivée sur l’hôpital

L’ambulancier

  • Arrête le deux tons
  • Se dirige vers le service receveur
  • Se positionne auprès de la régulation (pour avoir le groupe horaire)
  • Laisse les rampes allumées
  • Autant que faire se peut, stationne sur un emplacement n’entravant pas la circulation
  • Éteint les feux à éclats
  • Ferme l’ambulance
  • Brancarde jusqu’à la destination finale

Arrivée dans le service receveur

Demander au personnel du service, une indication précise sur la place réservée au malade transporté.

PARTICIPER EN COLLABORATION AVEC L’ÉQUIPE HOSPITALIÈRE AU POSITIONNEMENT CORRECT DU LIT RECEVEUR
DÉPLACER LE MALADE DU BRANCARD AU LIT (MANUTENTION FAITE EN ÉQUIPE)/
INSTALLER COMPLÈTEMENT LE MALADE (TRANSFERT DES MATÉRIELS)

  • Hygiène des matériels (brancard, matelas coquille, scope, cordons…) (Cf. fiche n°17 = 1re partie).
  • Hygiène des mains
  • Inventorier le matériel et s’assurer de la présence sur le brancard de la totalité des matériels et accessoires (ne rien laisser dans le service).
  • Revenir à l’ambulance avec brancard et matériels.

Retour à l’UMH

  • Procéder à la désinfection des matériels et U.M.H. (Cf. protocole n°17 = 2ème partie)
  • Au niveau de la cellule sanitaire :
  • Embarquer le matériel nettoyé et désinfecté
  • Rebrancher les matériels ou s’assurer qu’ils sont bien branchés
  • Sécuriser les matériels (sangles/fixations)

Au niveau de la cellule chauffeur 

  • se mettre à la disposition de la régulation du SAMU
  • repartir avec l’équipe complète et se diriger vers la base

Si AVP sur le retour 

* le signaler à la régulation du SAMU
* reprendre la chronologie de « l’arrivée sur les lieux ».

SI L’U.M.H. SE TROUVE EN SITUATION D’INDISPONIBILITÉ (MALADIE CONTAGIEUSE OU CELLULE SANITAIRE TROP SOUILLÉE) SEUL LE MÉDECIN TRANSPORTEUR EN COLLABORATION AVEC LE MÉDECIN RÉGULATEUR PRENDRA LA DÉCISION D’IMMOBILISER LE VÉHICULE : SI LE VÉHICULE NÉCESSITE UNE DÉSINFECTION, METTRE EN OEUVRE LES PROTOCOLES D’HYGIÈNE PRÉVUS).

Retour à la base

  • Stationner à l’emplacement attitré à l’U.M.H.
  • Brancher le véhicule sur le secteur (après avoir mis le coupe circuit)
  • Vérifier les gaz (O,….)
  • Se laver les mains

PARTICIPER AVEC L’ÉQUIPE SMUR AU CONDITIONNEMENT DE L’U.M.H. (CONNAISSANCE DES LOTS, SETS….)
ÉVÈNEMENTS EXCEPTIONNELS

En cas d’évènements exceptionnels, le conducteur ambulancier du SCA se mettra à la disposition du SAMU de Paris, afin d’assurer les missions décrites en cas de :
* catastrophes
* déclenchement du plan BLANC
* manifestations diverses
* évènements sanitaires

Quelques rappels

  • Bien que de la responsabilité du conducteur ambulancier, la fiche D239 est quelquefois remplie par une autre personne de l’équipe. Dans ce cas, le conducteur ambulancier doit s’assurer que toutes les informations y figurent.
  • Respect du code de la route
  • Respect des règles de sécurité (port de la ceinture de sécurité notamment)
  • Respect des règles d’hygiène (se protéger et protéger les malades dans les cas de pathologies infectieuses).
  • Respect du secret professionnel et obligation de réserve (article 26 – loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations du fonctionnaire).
  • Respect de la réglementation (notamment en ce qui concerne l’interdiction de fumer dans un véhicule sanitaire)
  • Le conducteur ambulancier signale toute anomalie ou incidents constatés lors de l’utilisation de l’U.M.H (il remet en état ou signale à son encadrement.équipe les informations reçues.
Dissection aortique et prise en charge par l’ambulancier

Dissection aortique et prise en charge par l’ambulancier

Analyse et explication d’une prise en charge d’une pathologie déclarée comme urgence vitale. En règle générale ce type d’événement est directement pris en charge par l’équipe du SMUR. Mais il est possible de rencontrer malgré tout ce type d’intervention. Il ne faut pas le négliger

La dissection aortique

Suite à la demande personnelle d’un lecteur assidu des “Z-ItoS”, voici quelques éléments de réponse au sujet de cette pathologie engageant très rapidement le pronostic vital. Physiopathologie: La DA, ou anévrysme disséquant n’est rien d’autre que la déchirure ou la rupture du média aortique (tunique moyenne de la paroi d’une artère). La plupart du temps, c’est au début de l’aorte que ça se produit, juste au-dessus des valves sigmoïdes. Lorsque le sang “pousse” dans l’aorte, il est sous pression.

Cette pression contribue, chez des sujets atteints de la maladie de Marfan (dégénérescence des fibres élastiques artérielles), par exemple, ou chez des hypertendus chroniques, ou encore suite à un traumatisme violent du thorax, à la constitution de la déchirure ainsi qu’à l’extension d’un clivage longitudinal de l’aorte. Il peut arriver que le sang retourne dans son “chenal” usuel par un deuxième point de rupture en aval. On a donc parfois deux types de circulation aortique: le “vrai chenal” et le “faux chenal”. Le résultat est catastrophique du fait de l’hemorragie massive que la DA peut impliquer… Mais pas de panique.

infarctus du myocarde - angor - prise en charge par l'ambulancier

Symptômes /signes

Lorsque vous êtes déclenchés et que vous arrivez sur les lieux, la victime se plaint de violentes ou d’insupportables douleurs thoraciques d’apparition brutale, sans prodrome et migrantes, du fait du siège de la dissection qui se déplace. J’insiste sur la douleur: dans tous les cas, l’EVA sera très élevée ! ATTENTION: diagnostic différentiel d’EP ! Merci…

 Actes pré-hospitaliers

Bilan flash. La première chose à vérifier est la symétrie du pouls radial simultanément. Si le pouls est dissymétrique, tu as une DA probable face à toi. Tu ne perds pas de temps: tu installes la victime en demi-assis, O2 à haut débit et masque HC, et tu prends une tension aux deux bras ! Pour confirmation. Tu ne perds pas de temps en palabres avec un ARM, tu demandes un renfort SMUR, point barre. Le but est d’ééviter le choc hypovolémique constituant un risque de complication systématique ou presque, sans mesures d’urgence adaptées, par la pose de VVP gros calibre avec remplissage * et ECG simultané !

En attendant le renfort, surveille régulièrement le PA aux deux bras (attention à la fistule artério-veineuse des dialysés, aux femmes ayant subi un curetage axillaire suite à un néo du sein, aux hémiplégiques suite à AVC etc…), rassure la victime, couvre-la, garde ton sang-froid. Délègue ce que tu peux déléguer à ton Auxiliaire Ambulancier (SpO2, PA…) pendant que tu continues de parler à la victime et que tu essayes de savoir si la douleur se déplace encore.

Attention: parfois, la douleur s’atténue. Eh oui… A l’arrivée du SMUR, transmissions complètes AVEC LES ÉVOLUTIONS à H+3′… H+6′ etc… au toubib. L’évacuation se fait selon les critères du Critical Care Transport: attention aux déports, aux accélérations brutales et aux freinages, attention aux côtes ou aux descentes car ça influe sur le déplacement des fluides corporels et l’incidence sur l’hémodynamique du sujet est élevée, évidemment…

* En France, le remplissage au Ringer-Lactate® est désormais interdit. On choisira donc du NaCl (sérum phy’) pour le remplissage vasculaire.

(Sources: Cardiovascular Disorders, Advanced Cardiac Life Support (ACLS), Critical Care Transport (CCT), Vancouver Paramedic Academy, EMT-P Training & Practice, feedback personnel)

Noyade, conduite à tenir par les ambulanciers

Noyade, conduite à tenir par les ambulanciers

La noyade : rappels

Aquastress, Petite hypoxie, Grande hypoxie jusqu’à l’anoxie, noyade primaire, hydrocution (noyade secondaire), eau douce ou eau de mer, eaux vives (rivières, fleuves, mer)  ou stagnantes (baignoire, piscine, étang)… Les noyades et la typologie des symptômes sont variables selon le contexte et les différents tableaux cliniques auxquels nous pouvons être confrontés sont nombreux.

  • ventilationAquastress : frissons mais conscience normale, grosse frayeur a posteriori. Pas d’engagement
  • Petite hypoxie : Cyanoses et encombrement bronchique, agitation sans altération de l’état de conscience. Pas d’engagement d’emblée
  • Grande hypoxie : Encombrement de l’arbre bronchique majeur avec signe de l’Oedème Aigue du Poumon et cyanoses, agitation, altération de la conscience, troubles du rythme sinusal éventuels. Engagement.
  • Anoxie : Arrêt cardio-respiratoire.
  • Noyade primaire : Cas présenté par un nageur épuisé ou un mauvais nageur, entraîné par les courants: mécanisme basique de spasme-réflexe de la glotte au contact de l’eau, brêve perte de connaissance, relance de la ventilation polypnéique, suivi d’un ralentissement progressif de l’amplitude et de la fréquence, puis Arrêt Cardio Respiratoire après 5 à 6 minutes. On parle ici de NOYÉ BLEU.
  • Hydrocution (noyade secondaire): Perte de connaissance dès l’immersion du sujet (syncope primitive). Causes: choc thermique entre la température du milieu aquatique et la température centrale de la victime. Surtout en été, suite à une trop longue exposition au soleil, un repas trop copieux ou un effort physique intense: la syncope primitive entraîne la mort en 4 à 5 minutes. Peu de liquides dans les Voies Aériennes Supérieures. On parle alors de NOYÉ BLANC.
  • En eau douce : L’absence de salinité entraîne un passage rapide de l’eau dans les poumons puis dans le sang (parfois, le volume sanguin peut se voir multiplié par deux), avec une augmentation majeure de la Pression Artérielle, distension vasculaire et cardiaque (le coeur peut se dilater de manière très significative). L’une des propriétés de l’eau douce est son pouvoir de destruction des globules rouges induisant un épanchement de leur contenu dans le flux, d’où s’ensuit une modification du fonctionnement du coeur par fibrillation, avec une fraction d’éjection quasi nulle. Intervient alors l’ACR puis une mort rapide si rien n’est entrepris à ce stade.
  • En eau de mer : Le mécanisme est inversé. Le sodium contenu dans l’eau de mer est 3 fois plus élevé que le taux de sodium plasmatique. Celui-ci passe du sang aux alvéoles pulmonaires, constituant un OAP d’emblée, clair et net. Il n’y a jamais de fibrillation dans ces cas-ci. L’urgence absolue est le traitement de l’OAP: O2 à 15 L/min + Furosémide (Lasilix®) en dose de charge par IV directe
  • Hypo/hyperthermie : En baignoire, l’hyperthermie est la cause principale de malaises avec noyade secondaire à la syncope. En eaux vives en revanche, l’hypothermie est systématique puisque la conductivité thermique de l’eau est 25 fois supérieure à celle de l’air.

L’inhalation pulmonaire et/ou gastrique majore l’hypothermie «de l’intérieur» et les troubles de la conscience liés à un effondrement du métabolisme s’aggravent significativement (6 à 7 %par degré Celsius). Les signes accompagnant l’hypothermie sont : des gasps dus  l’inhalation-réflexe d’eau (2 à 3 L) et une hyperventilation-réflexe de compensation pouvant atteindre 10 fois la norme.

La victime peut être tachypnéique au rythme de 120 à 200 cycles par minutes ! La tachycardie peut, elle aussi, grimper, avec une fraction d’éjection de 80 à 100 % supérieure à la normale. La fibrillation ventriculaire apparaît à une température centrale de 28° chez la victime. Et l’asystolie entre 26° et 24°.

La noyade, conduite à tenir in situ

Question à se poser d’emblée:

  • Que s’est-il passé ?
  • Accident ? ➔ Aspect médico-légal+++
  • Action volontaire de la part de la victime (suicide) ou d’un tiers (homicide) ? ➔ Aspect médico-légal+++
  • Présence de témoins (qui a sorti la victime ?) ➔ Noter le récit des faits succinctement.
  • Notion de lestage de la victime ? Précipitation ? ➔ recherche de traumatismes (fractures et/ou plaies dues au charriage par le courant, traumatismes cervicaux si plongée en eaux peu profondes)
  • Temps d’immersion ?
  • Température du milieu aquatique ?
  • Quel type d’eau ? Saline, douce, stagnante, vive ?
  • Rechercher et noter les signes d’altération des fonctions vitales (circulation, ventilation et conscience) sans perdre de temps
  • Bilantage rapide +++ (Cas particulier de la France: les Ambulanciers rendront compte à la régulation du SAMU avec demande de renfort SMUR. Les Pompiers, en cas de  déclenchement-réflexe, se conformeront aux protocoles en vigueur après rapport au CODIS, avec ou sans régulation par le SAMU).

Pour l’évaluation clinique, choisir l’algorithme PHTLS (à défaut de l’algorithme ALS) ⇒ L’arborescence est plus complète et offre un synopsis plus précis.

Gestes à appliquer par les ambulanciers

Pour enrayer les effets délétères sur la victime, déshabiller, sécher et réchauffer la victime (attention aux 28 ° morbides: assurez-vous d’avoir un DAE ou votre Lifepack® à portée de main !). Administration d’O2 au masque Haute Concentration à haut débit (15 L/minute, pas moins !).

Si la victime présente des troubles de la conscience, installer une canule de Guedel, prévoir une sonde d’aspiration oro-trachéale et préparer le plateau d’intubation avec la lame et la sonde ad hoc. Dans tous les cas, surveiller les constantes au scope: rythme sinusal, PA, SpO2, et mesurer la glycémie (pour écarter l’étiologie métabolique de l’accident par malaise hypoglycémique).

noyade - ambulanciers
Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise, présentation

Aujourd’hui, tournons nous vers une entreprise de transport sanitaire pas comme les autres : les ambulances de l’Iroise. Basée dans le bout du monde, en Bretagne, à Brest plus exactement cette société est spécialisé dans le transport d’urgence. Une confiance certaine s’étant établie entre les différents demandeurs, tels que le SAMU , SOS Médecins, les Médecins traitants…, les Ambulances de l’Iroise détiennent de plus en plus de responsabilités dans l’intervention d’urgence sur le département. Dirigé par un chef d’entreprise dynamique et très motivé : David Tordeux, est diplômé CFAPSE en 2000, CCA en 2001 et moniteur en 2004.

 Il intervient à l’école d’ambulanciers de Brest (Ordre de Malte) afin d’initier les futurs diplômés. Désireux d’en savoir plus sur cette entreprise et surtout sur les motivations qui la font avancer je me suis décidé à entrer en contact avec eux afin de poser les question traditionnelles à monsieur TORDEUX. Il s’est fait, à ma grande surprise un plaisir de répondre posément aux diverses questions. Je vous laisse découvrir le portrait d’un patron pas comme les autres.

David TORDEUX, chef d’entreprise de Jussieu Secours Brest : l’interview

Ce métier d’ambulancier c’est une vocation de toujours ou une vocation tardive ? Qu’est ce qui vous a amené à choisir cette profession ?

De l’âge de 18 à 22 ans, j’étais dans les para-commandos.En 2000, j’ai passé mon CCA (major de promo). Et de 22 à 24 ans, j’étais salarié ambulancier. A l’âge de 25 ans j’ai créé mon entreprise, j’ai connu ce métier avec des secouristes qui étaient eux-même ambulanciers.

Vos plus grandes difficultés pour vous installer comme chef d’entreprise ? Vos plus grandes difficultés quotidiennes ?

Etre reconnu en tant que professionnel de santé auprès des institutionnels ainsi que des sapeurs-pompiers.

Pourquoi avoir axé votre entreprise sur l’urgence à contrario des nombreuses entreprises de transport sanitaires qui restent sur des missions plus traditionnelles ?

L’avenir du métier, c’est l’urgence et pour être un bon athlète, il faut être dans une seule discipline. De plus, un ambulancier épanoui dans son métier, c’est un ambulancier qui pratique de l’urgence

Comment avez vous réussi à vous imposer auprès des services d’urgence, à créer une confiance pour qu’ils vous confient une grande partie des interventions ?

Fiabilité, professionnalisme, efficacité, disponibilité et ne rien laisser au hasard, tout est protocolé (de la désinfection aux interventions)

Comment recrutez vous vos ambulanciers ? Mis à part les diplômes, motivations, spécialisation ?

Entretien, cas concret. De plus j’ai un responsable du personnel qui gère le recrutement, suivi de mon aval.

Vos ambulanciers ont t ils un parcours de formation différent du cursus courant ? Recyclage, spécialisation…

Étant moi-même formateur et moniteur aux IFA, je fais des remises à niveau interne et pour les transports pédiatriques les ambulanciers les plus méritant et les plus motivés passent le Certificat de Spécialisation en Transport Pédiatrique.Des postes à responsabilités sont mis en place au sein de l’entreprise (possibilité d’évolution pour les Ambulanciers de l’Iroise).

Quel est votre regard sur la profession d’ambulancier d’un point de vue chef d’entreprise ? d’un point de vue formateur IFA ?

Le métier est un métier d’avenir. Je pense que la sélection des candidats à l’école d’ambulanciers devrait être un peu plus poussée.

Demain imaginons qu’on vous confie les pleins pouvoirs, qu’auriez vous comme idée pour faire avancer la profession ? Que manque t il actuellement ?

Un nouveau diplôme, un en tant qu’ambulancier dit « Urgentiste » en plus du DEA. Et je mettrais en place un Référentiel national pour l’urgence Pré-Hospitalière pour uniformiser et standardiser les moyens humains et matériels des Transports Sanitaires Privés.

Auriez vous des conseils à donner à quelqu’un qui débute ou qui souhaite devenir ambulancier ?

Rigueur,altruisme, sang-froid, s’imprégner et apprendre de l’expérience des plus anciens,

Une anecdote particulière qui aurait marqué votre carrière ?

Réanimation d’un nourrisson de 9 mois à domicile 15 minutes avant l’arrivée de l’équipe médicale qui est décédé (parents présents.. Ma fille avait 12 mois)

Un dernier mot pour conclure ?

C’est un métier passionnant, malheureusement ce métier est terni par certain d’entre nous par manque de professionnalisme. Soyez respectable pour être respecté.

Un grand merci à monsieur David TORDEUX d’avoir pris du temps pour me répondre malgré son travail quotidien.

Jussieu Secours Brest en images

Le site web de l’entreprise

http://www.jussieusecoursbrest.fr/

Roger, ambulancier et formateur

Roger, ambulancier et formateur

Présentation d’un ambulancier : Roger, formateur pour les auxiliaires ambulanciers

Un nouveau portrait cette fois ci avec un formateur pour les ambulanciers. Une spécialité indispensable pour former les futurs professionnels de demain.

Quel est ton métier actuel ?

Animateur de formation au sein d’un IFA.

Tu es arrivé comment dans cette profession ?

Après avoir obtenu le Diplôme d’Etat d’Ambulancier, je suis intervenu en qualité de formateur occasionnel, un poste c’est libéré suite à un départ à la retraite et je suis donc formateur permanent depuis 1 an.

Une vocation ?

Passionné par les métiers de l’urgence (ancien de la BSPP, SPV, …).

Que fais-tu au quotidien ?

Formation des Auxiliaires Ambulanciers sur les compétences de soins d’urgence, de manutention et de conduite. Organisation des stages, suivi et gestion des plannings …

Que préfères-tu dans ton travail ?

Etre en cours auprès des stagiaires.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Une anecdote durant ma fonction d’ambulancier.A notre arrivée dans une maison de retraite pour le transport d’une patiente pour une consultation, la personne était nue et pas préparée. Les soignants nous annonçant qu’ils étaient en sous effectif. Deux solutions s’offraient à nous, le conflit avec l’équipe soignante et le refus de transport ou une prise en charge complète au delà de nos habitudes. Ne voulant pas annuler l’examen de cette vieille dame, nous avons été contraints de faire le nursing, de l’habiller, de l’accompagner aux sanitaires, de prévoir collation et eau et de la préparer pour son transport. Cette situation m’a marqué car la prise en charge des patients doit être une priorité des équipes indépendamment des contraintes de personnels.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Etre passionné par le transport de malade, être à l’écoute de l’environnement (soignant, famille, …) et savoir se remettre en question.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Etre disponible et à l’écoute.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Appliquer les règles présentées lors de la formation ADE, trop souvent le minimum enseigné n’est pas appliqué dans les entreprises de transport sanitaire.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Faire passer le contenu du programme ADE auprès des entreprises et services ambulancier afin qu’ils adaptent leur comportement. Tous les chefs d’entreprise de transport sanitaire devraient être ADE.

Le mot de la fin ?

La formation est enrichissante à travers les échanges entre formateurs et stagiaires. Le métier de formateur auprès des Auxiliaires Ambulanciers n’est pas quotidien et nécessite en permanence des échanges, de la recherche et du renouveau.

Merci à Laurent FACON, Directeur de l’Institut de formation des Ambulanciers de la Croix Rouge IDF, d’avoir recueilli ces propos.

Brigitte, paramedic et aide-soignante

Brigitte, paramedic et aide-soignante

Brigitte, ancienne paramedic devenue aide-soignante

Un nouveau portrait dans notre rubrique portraits de professionnels. Encore une fois c’est L’institut de formation des ambulanciers d’Ile de France Croix Rouge qui nous le présente. Un portrait atypique puisque cette fois ci c’est une ancienne paramedic devenue aide soignante en France et préparant le diplôme d’état d’ambulancier.

Quel est ton métier actuel ?

Aide soignante au sein d’un service de soins à domicile et en formation d’ambulancier diplômé en passerelle pour les modules complémentaires 1 3 6 8

 Tu es arrivée comment dans cette profession ?

Evolution professionnel et attrait pour les métiers de l’urgence

Une vocation ?

Oui

 Que fais-tu au quotidien ?

Soins à domicile, soutien familial (formation), accompagnement social de familles et de patients en fin de vie.

 Que préfères-tu dans ton travail ?

Le travail en équipe et la communication avec les différents intervenants ?

Pourquoi changer vers ambulancier ?

Pour diversifier mon activité et augmenter mon savoir.

Comment as-tu fais pour utiliser la passerelle Aide Soignant DE à Ambulancier Diplômé ?

Je me suis renseignée auprès de l’IFA Croix Rouge puis j’ai informé mon employeur.

Comment faire quand on est déjà soignant ou ambulancier dans un autre pays ?

Se renseigner auprès de la DRASS qui fait remplir un dossier permettant de valider par comparaison les cursus de formation.  Pour ma part ma formation de « paramédics » (5 ans) au Canada m’a permis une équivalence DEAS. Puis cette fonction d’Aide Soignant me permet d’accéder aux modules complémentaires du DEA (sans passer de concours).

Des anecdotes qui auraient marque ta carrière ?

Lors de la prise en charge d’un blessé par balle suite à une fusillade, je me suis retrouvé contrainte de placer mon doigt dans l’orifice pour stopper l’hémorragie. A l’arrivée au trauma center j’ai annoncé « j’ai le doigt dans le trou de balle » (ils rigolent encore de ma boulette). Le chirurgien après l’extraction de la balle m’a dit « je t aurais bien fait cadeau du projectile, mais son trou c’est son trou, donc sa balle c’est sa balle »

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Patience, compréhension et savoir travailler en équipe.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Bien se documenter, avoir une expérience de l’urgence par une activité associative dans le secourisme (Croix-Rouge, Protection civile,…)

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Un meilleur travail en collaboration entre les sapeurs pompiers et les ambulanciers.

Demain tu es nommée super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Réunir les acteurs de l’urgence, essayer d’avoir une cohérence et définir des limites de compétences.

Le mot de la fin ?

Les nouveaux ADE vont certainement dans l’avenir faire bouger le métier. La nouvelle formation devrait pouvoir faire évoluer dans le futur la représentation du métier.

 Merci à Laurent FACON, Directeur de l‘institut de formation des ambulanciers, Croix Rouge IDF d’avoir recueilli ces propos.

Ambulancier SMUR, la fiche emploi

FAE SMUR : Formation d’Adaptation à l’emploi pour l’ambulancier SMUR

Devenir ambulancier et exercer en SMUR requiert en plus d’obtenir le diplôme d’état d’ambulancier auprès d’un institut de formation, de suivre un cursus spécifique adapté à la spécialité appelé FAE SMUR ou Formation d’adaptation à l’Emploi.

En effet l’ambulancier va intégrer une équipe médicale et son rôle va changer, évoluer. Il faut donc être en mesure de pouvoir s’intégrer et agir efficacement au sein de cette nouvelle équipe composée d’un médecin urgentiste et d’un infirmier.

jonction smur et ambulanciers L' Ambulancier : le site de référence FAE SMUR : Formation d'Adaptation à l'emploi pour l'ambulancier SMUR

Au programme de la Formation d’Adaptation à l’Emploi (FAE SMUR)

Cette formation comprend 4 modules conformément à l’arrêté du 26 avril 1999, journal officiel du 18 mai 1999. Elle est indispensable pour exercer le métier d’ambulancier dans un Service Mobile d’Urgence et de Réanimation.

  • Module 1 : radiotéléphonie (deux jours)
  • Module 2 : hygiène, décontamination et désinfection (deux jours)
  • Module 3 : Situation d’exception (deux jours)
  • Module 4 : Participation à la prise en charge d’un patient au sein d’une équipe médicale (neuf jours)

Radiotéléphonie

  • Maintenir le matériel de radiocommunication en état de marche et veiller à son bon fonctionnement;
  • Appliquer les procédures de transmission (réseau santé, SSU…);
  • Utiliser les moyens de télécommunication embarqués;
  • Identifier les différents réseaux et les fréquences  utilisées.

Réseaux radio

  • rappel sur le code de l’OACI
  • utilisation des codes sélectifs
  • utilisation du réseau en 150 Mhz au quotidien
  • utilisation du réseau SSU au quotidien
  • indicatifs radio des autorités
  • utilisation des réseaux lors des catastrophes

Travaux pratiques

Hygiène, décontamination et désinfection

Le conducteur ambulancier doit être capable de

  • Appliquer les règles d’hygiène, pour lui-même et son unité  mobile hospitalière, le patient et son entourage et tout membre de l’équipe ;
  • Appliquer les principes de décontamination et de désinfection des différents éléments de la cellule sanitaire ;
  • Appliquer les différentes techniques de protection du patient et du personnel en fonction des pathologies rencontrées ;
  • Appliquer les différentes techniques de traitements des déchets.

Hygiène

  • modes de transmission des microbes
  • infections nosocomiales
  • lavage des mains

Désinfection

  • utilisation des désinfectants, des décontaminants
  • nettoyage de la cellule sanitaire et des matériels

Situation d’exception

  • Décrire les structures mises en place lors de situations exceptionnelles ;
  • Participer à la mise en oeuvre et à la maintenance de la logistique déployée par le service d’aide médicale urgente et le service mobile d’urgence et de réanimation en situation d’exception ;
  • Identifier les différents maillons de la chaîne médicale des secours ;
  • Appliquer les règles à suivre par le conducteur ambulancier, en présence de  différentes situations :
    • au relevage
    • au poste médical avancé
    • à la noria d ’évacuation
    • Participer à la mise en place d’un P.C. mobile de transmission et exploiter les réseaux de communication.
    • Exercice catastrophe avec associations de secourisme

Participation à la prise en charge d’un patient au sein d’une équipe médicale

Le conducteur ambulancier de service mobile d’urgence et de réanimation  doit être capable de :

  • Participer à la prise en charge globale du patient et de son entourage
  • Appliquer les méthodes et les moyens adaptés pour l’exécution des soins et des gestes d’urgence de l’équipe mobile hospitalière
  • Dans un contexte médical ou traumatique chez l’adulte et chez l’enfant

Identifier une détresse neurologique

Fonction neurologique

  • rappel anatomie-physiologie
  • utilisation de l’échelle de Glasgow
  • principales pathologies neurologiques
  • mise en PLS
  • Visite d’un scanner et de l’IRM

Identifier une détresse ventilatoire

Fonction ventilatoire

  • rappel anatomie-physiologie
  • principales pathologies ventilatoires
  • asthme
  • insuffisance respiratoire chronique
  • pneumothorax
  • fausse route
  • Bouche à bouche
  • utilisation de l’insufflateur manuel
  • Préparation d’une intubation
  • Préparation d’un respirateur autonome
  • Utilisation d’un saturomètre
  • Aide à la pose d’un drain pleural

Identifier une détresse circulatoire

Fonction circulatoire

  • rappel anatomie-physiologie
  • principales pathologies circulatoires
  • Infarctus du myocarde
  • Douleurs thoraciques
  • Arrêt cardiaque
  • Etats de choc
  • Bradycardie
  • Massage cardiaque externe
  • La cardio-pump
  • Pose d’un tensiomètre manuel
  • électronique
  • Pose des électrodes en vue de la réalisation d’un ECG
  • de la surveillance du patient par électroscope
  • d’une défibrillation
  • d’un entraînement électrosystolique
  • Préparation d’une ligne de perfusion
  • Aide à la pose d’une voie veineuse périphérique centrale
  • Préparation d’un blood-pomp
  • Accélérateur de débit
  • Pousse-seringue
  • Pantalon anti-G

Le polytraumatisé

  • Prise en charge d’un patient présentant un :
  • traumatisme thoracique
  • abdominal
  • crânien
  • du rachis
  • une section de membre
  • une fracture fermée et ouverte
  • Mise en oeuvre des différentes techniques d’immobilisation
  • Utilisation du matelas à dépression
  • des minerves
  • de l’attelle de Donway
  • Mise en  oeuvre des techniques de ramassage
  • Participer à la prise en charge d’un accouchement inopiné extra hospitalier

Accouchement à domicile

  • circulaire du cordon
  • procidence du cordon
  • la délivrance
  • L’éclampsie

Participer à la prise en charge d’un nouveau-né dans le cadre de transport interhospitalier

  • La mort subite du nourrisson
  • Les détresses  neurologiques
  • circulatoires
  • ventilatoires
  • Hyperthermie
  • La déshydratation
  • Les convulsions

Participer à la prise d’une urgence psychiatrique

Participer à la prise en charge de la douleur

Aider à la prise en charge du matériel sur prescription médicale

  • bouteille de gaz médicaux et matériel d’oxygénothérapie
  • monitorage de la saturation de l’oxygène – installation de capteur comprise sauf en néatologie
  • aide à la préparation du matériel d’accès trachéal
  • monitorage expiré (capnographie), circuit du patient exclus
  • respirateur mécanique : installation (réglage des paramètres et circuit du patient exclus)
  • matériel nécessaire pour drainage pleural
  • moniteurs électrocardioscopiques, électrocardiographes, défibrillateurs en mode manuel, entraîneurs électrosystoliques, vérification de la charge électrique et du matériel d’enregistrement (pose des électrodes exclue pour le défibrillateur en mode manuel et l’entraîneur électrosystolique);
  • pousse-seringues électriques
  • matériel nécessaire pour pose d’un accès veineux central ou périphérique
  • installation  du pantalon anti-choc (choix des niveaux de pression exclu), gonflage sous contrôle du médecin
  • monitorage de la pression artérielle non invasive, préparation et mise en place;
  • incubateur de transport;

Participer au sein de l’équipe de l’unité mobile hospitalière les gestes d’urgence acquis à l’issue de l’enseignement du Diplôme d’Etat d’Ambulancier;

Les brûlures

  • Différents types :  électrique, chimique, thermique
  • Définition de la règle des « 9 »
  • Catégorisation
  • CAT devant un brûlé

Les intoxications

  • médicamenteuses
  • au CO
  • toxicomanies
  • chimique (cyanure, …)

Les urgences neurologiques

  • Malaises
  • Coma
  • Les convulsions

Participer à la prise en charge psychologique de la famille et de l’entourage

  • Urgences psychologiques
  • Prise en charge de la famille dans les situations difficiles
  • Connaître les risques, les signes et la prévention du stress et de la fatigue professionnelle

Sécurité

Réglementation routière

  • véhicules de catégorie A, législation, code de la route
  • responsabilité du conducteur
  • nombre maximum de personnes embarquées

FAE SMUR : une formation, un financement

Comme vous pouvez le constater le FAE SMUR est une formation vraiment spécifique et s’ajoute à la formation initiale de l’ambulancier. Chacun peut suivre cette formation qui est soit financée par l’établissement dans lequel oeuvre ou va oeuvre l’ambulancier, mais aussi pris en charge dans le cadre du compte professionnel de formation.0

Oriana, infirmière et formatrice pour les ambulanciers

Oriana, infirmière et formatrice pour les ambulanciers

Oriana, infirmière mais aussi formatrice en institut de formation des ambulanciers

Quel est ton métier actuel ?

Infirmière et ambulancière formatrice au sein d’un IFA.

Tu es arrivée comment dans cette profession ?

Infirmière de formation je suis intervenue en tant que formatrice occasionnelle au sein de l’IFA, puis j ai eu la proposition d’un poste à temps plein au sein de cet établissement.

Une vocation ?

J’ai toujours voulu enseigner et mon arrivée dans la filière ambulancier est un concours de circonstances.

Que fais-tu au quotidien ?

Ingénierie pédagogique, enseignement théorique et pratique principalement sur les modules passerelle aide soignant (2 4 5 7) et module hygiène (3). Suivi et gestion des stages et des plannings …

Que préfères-tu dans ton travail ?

Le face à face pédagogique notamment en pratique.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Certains décalages entre le vocabulaire pré hospitalier et hospitalier menant à des situations cocasses. Lors d’un cours, je présentais la désinfection complète de la cellule arrière, un stagiaire me dit « en fait vous allez jusqu’au hayon ? » terme inconnu pour moi donc j’ai cru qu’il me parlait de vêtements en lambeaux.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Des capacités de prise rapide de décisions, de l’autonomie, de l’écoute et toujours chercher à se former. L’ambulancier étant en dehors du circuit hospitalier il est plus difficile de se tenir informé des évolutions techniques et scientifiques.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Profitez de l’expérience de ceux qui ont de « la bouteille » ils ont souvent des conseils avisés.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Présentation du métier ADE auprès des autres professions de santé. Créer plusieurs niveaux de qualification de l’ADE notamment pour l’urgence.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Amélioration des conditions de travail (payer chaque heures de travail) et de l’équipement des ambulances notamment au niveau du matériel de transfert (les problèmes dorso-lombaires sont la première cause d’arrêt maladie en ambulance) .

Le mot de la fin ?

C’est un métier dynamique et riche humainement qui gagne à être connu.

Merci à laurent FACON, directeur de l’IFA de la Croix Rouge d’Ile de France pour avoir recueilli ces propos.

Adrien, ARM et en formation d’ambulancier

Adrien, ARM et en formation d’ambulancier

Adrien, assistant de régulation au centre 15 et en formation pour le diplôme d’ambulancier

Quel est ton métier actuel ?

Assistant de Régulation Médicale (PARM) au SAMU, je suis actuellement en cours de formation Ambulancier Diplômé d’Etat dans le cadre de la formation professionnelle.

Tu es arrivé comment dans cette profession ?

Une opportunité par l’intermédiaire d’un ami à la fin de mes études (chaudronnerie) sur un dispositif de secours en tant que bénévole à la Croix -Rouge.

Une vocation ?

Les métiers de l’urgence et les premiers secours

Que fais-tu au quotidien ?

Localiser, identifier, hiérarchiser les demandes de secours parvenues au 15.

 Que préfères-tu dans ton travail ?

Le travail en équipe au sein d’une régulation pluridisciplinaire. La gestion du stress et la gestion des appels complexes et relevant d’une véritable urgence.

 Des anecdotes qui auraient marquées ta carrière ?

Gestion d’un accouchement par téléphone pour guider le père, ni SMUR, ni ambulance sur place.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

De la volonté, du professionnalisme, de la curiosité intellectuelle et l’envie de progresser.

Des conseils à donner au plus jeune ?

Ne pas s’arrêter sur ses acquis.

 Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Instaurer une dynamique de formation continue. Trop de compagnie d’ambulance ne voient que l’aspect rentabilité du métier au détriment d’une notion de service publique notamment dans le cadre de l’ATSU. Ne pas oublier que les ambulanciers sont maintenant des professionnels de santé.

 Demain tu es nomme super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Recyclage obligatoire de tous les « CCA » (anciens formés avant 2007), des ambulances de qualités et équipées.

 Le mot de la fin ?

Un parcours professionnel n’est pas figé et les métiers de la santé permettent des évolutions et de toucher différents corps de métier.

Merci à Laurent FACON, directeur de l’IFA de la Croix Rouge d’Ile de France pour avoir recueilli ces propos.

Devenir ambulancier SMUR

Devenir ambulancier SMUR

Beaucoup d’ambulanciers, ou d’élèves souhaitent se diriger vers cette profession du moins cette spécialité. Car avant toute chose l’ambulancier SMUR est un ambulancier et partage sa formation avant de se spécialiser. Mais vyons d’un peu plus près la fiche emploi type avec les compétences et savoir faire demandés.

Comment devenir ambulancier SMUR ?

Les Ambulanciers SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) ont une formation de base appelé DEA  (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) suivie de la F.A.E. (Formation d’ Adaptation à l’Emploi) obligatoire pour travailler en S.M.U.R. Ils interviennent sur tous les cas de figure dans le domaine de l’Urgence Médicale, avec deux types de moyens : un Véhicule Léger Médicalisé (V.L.M) ou en Ambulance de Réanimation dite Unité Mobile Hospitalière (U.M.H). Mais avant tout, l’Ambulancier SMUR est un professionnel du Transport Sanitaire et de l’Urgence, formé pour réagir devant toutes détresses,  il est quotidiennement aux côtés de malades et de victimes dont l’état nécessite une assistance médicale.

Pour être Ambulancier SMUR, il faut  :

  • Avoir plus de deux ans de permis.
  • Être titulaire du permis Ambulance délivré par la Préfecture.
  • Être titulaire des permis B et C ou D.
  • Être titulaire du D.E.A
  • Suivre la Formation d’Adaptation à l’Emploi  « Textes Généraux FAE ».

Rôle de l’Ambulancier SMUR :

  • Assurer le transport de l’équipe médicale et du patient.
  • Avoir une bonne connaissance cartographique
  • Assurer la logistique du matériel lors des interventions.
  • Aider le médecin et l’infirmier dans la prise en charge des victimes.
  • Organiser la mise en condition et le brancardage des blessés.
  • Assurer la maintenance de l’ambulance.

Compétences  de l’Ambulancier SMUR :

Il exerce les différentes fonctions ci-dessous définies sous la responsabilité du chef de service duquel il relève.

Conducteur

  • Entretien courant du véhicule, Respect de la réglementation et du code de la route ainsi que des règles de sécurité,
  • Contrôle les niveaux, nettoie le véhicule et désinfecte la cellule sanitaire, nettoie le matériel, contrôle les signalisations lumineuses et sonores,
  • Signale les éventuelles pannes et défauts, s’assure de la sécurité de l’équipage et du patient, s’assure de l’arrimage du matériel embarqué dans la cellule sanitaire,
  • Vérifie la conformité du véhicule par rapport à la réglementation (charge utile, nombre de personnes embarquées …).
  • Vérifie l’actualité des éléments de cartographie et assure leur maintenance, vérifie les moyens électroniques d’aide à la conduite et d’assistance à l’itinéraire.
  • Recherche l’itinéraire le plus rapide et le mieux adapté à l’état du patient en collaboration avec le médecin intervenant et l’équipe.
  • Localiser les sites d’intervention et les structures hospitalières.
  • Adapte sa conduite aux situations d’urgence, maîtrise la conduite d’un véhicule en situation climatique difficile.
  • Respecte la réglementation sur la conduite des véhicules prioritaires.

Auxiliaire de soins

  • Prise en charge du patient au quotidien et en situation d’exception.RESPECT du secret professionnel et de la déontologie.
  • Participe à la maintenance de la cellule sanitaire de l’UMH en collaboration de l’équipe médicale et paramédicale.
  • Désinfecte la cellule sanitaire et procède aux techniques de traitement des déchets.
  • Vérifie les dispositifs de distribution des fluides médicaux au patient ainsi que le niveau et l’état de réserve de ces fluides.
  • Vérifie le fonctionnement des matériels embarqués (Matério-vigilance).
  • Participe à la préparation du matériel médico-technique, à l’exception des réglages, en collaboration de l’infirmier anesthésie et du médecin.
  • Connaît les protocoles utilisés au sein de son service.
  • Participe à la réalisation de gestes en collaboration avec l’équipe médicale et paramédicale.Participe à la prise en charge psychologique du patient et de son environnement immédiat en situation d’urgence médicale.

Opérateur Radiotéléphonie

  • Respect de la discrétion professionnelle.
  • Est capable d’exploiter le réseau des télécommunications au quotidien et en situation d’exception.
  • Utilise les moyens de communication embarquée.
  • Maintient le matériel de radio télécommunication en état de marche permanente et veille à son bon fonctionnement.
  • Applique les procédures de transmission.

Activités complémentaires

  • Encadre les élèves Ambulanciers en formation dans les SAMU-SMUR.
  • Pour les formateurs (MNPS ou autre) ils participent aux formations Internes de l’Hôpital, de l’IFSI ou du CESU sur la base du volontariat …
  • Participe régulièrement aux différents types d’exercices.
  • Peut s’intégrer dans les différents maillons de la chaîne médicale des secours dans les situations d’exception entant que logisticien formé à cet effet .
  • Participe aux interventions lors des plans d’alerte : Plan rouge, Plan blanc, Orsec…
  • Participe aux interventions lors des manifestations officielles et sportives.
  • Participe à la gestion et à l’installation d’un véhicule PC, à la mise en place du PMA ou d’une chaine de décontamination NRBC ou à la mise en oeuvre de la plate-forme nationale sanitaire et logistique.
  • L’ambulancier SMUR, tout comme le personnel médical et paramédical peut être rappelé à toute heure afin de renforcer les equipes lors d’un evenement exceptionnel ou d’acheminer le matériel sur le site des sinistres.

En conclusion

Le métier d’Ambulancier SMUR est un métier à part entière et la connaissance des techniques médicales permet à ceux-ci de participer à la préparation de certains actes, sous réserve que leurs exécutions soient contrôlés par les médecins ou les infirmiers anesthésiste, et dans les domaines de responsabilités qui leurs sont propres. Il n’en reste pas moins que cette connaissance n’est jamais trop élevée et qu’elle contribue à l’homogénéité de l’équipe qui travaille souvent dans des conditions difficiles.

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Photo jean françois Charles
Les différents types d’ambulances

Les différents types d’ambulances

Les ambulances existent sous différentes formes mais surtout sous différents types. Ces types sont spécifique et correspondent aux modèles imposés par la législation. Les différents types d’ambulances sont en effet soumis à un cahier des charges précis à respecter.

Les types : Ambulances de transport sanitaire privé

 A.S.S.U. (Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence) Catégorie A [Arrêté Ministériel du 20 Mars 1990]

Ambulance médicalisable, c’est-à-dire que le personnel du S.M.U.R. (Service Médicale d’Urgence et de Réanimation) peut médicaliser un blessé à l’intérieur (lui apporter des soins), faire le tour du brancard tout en restant debout. Cette ambulance est conçue sur une base de fourgon utilitaire blanc possédant des croix bleues (croix de vie), d’une sirène deux tons trois temps ainsi que de feux à éclats bleus .

Elle est équipée d’un brancard, d’un matelas immmobilisateur à dépression, de 2 bouteilles d’oxygène minimum, d’une mallette de premier-soins d’urgence, d’attelles, de masque à oxygène de réanimation, d’un aspirateur de mucosité, d’urinoirs, de haricots, d’une chaise pliable… Suivant les sociétés d’ambulances du matériel peut être rajouté (ex: tensiomètre électronique, saturomètre…) Le S.A.M.U. demande régulièrement ce type de véhicule sur un bilan. Les 2 ambulanciers interviennent donc seuls afin d’évaluer la situation et la transmettre dans les plus brefs délais au S.A.M.U.

Ambulance dite « basse » Catégorie C [Arrêté Ministériel du 20 mars 1990]

Cette ambulance est fabriquée sur des bases de véhicules de type break ou monospace, elle possède des croix bleues, une sirène deux tons trois temps et des feux éclats bleus. L’équipement reste sensiblement le même que pour les ambulances de type A.S.S.U. Cette ambulance est non médicalisable car il n’est pas possible de rester de debout auprès du patient, ni de faire le tour du brancard.

Un ambulancier conduit et l’autre se trouve à l’arrière du véhicule et surveille l’état de santé du patient pendant le transport. L’inconvénient de ce type d’ambulance et la taille car aucune mobilité autour de celui-ci n’est possible. Parfois ces ambulances sont envoyées en urgence pour le S.A.M.U. si le médecin régulateur estime que le patient ne nécessite pas de médicalisation. Ce véhicule est idéal pour les grandes distances (plus de 150kms).

V.S.L. (Véhicule Sanitaire Léger) Catégorie D [Arrêté Ministériel du 20 mars 1990]

Voiture particulière ayant à son bord au minimum un auxiliaire ambulancier. Ce véhicule n’est pas destiné à faire des urgences (ne dispose ni de feu à éclat bleu ni de sirène) mais est néanmoins équipé d’une trousse de secours. Les patients doivent marcher de manière autonome.

Les types : Les Véhicules et ambulances du S.M.U.R

V.M.L / V.L.M. Véhicule Médicalisé Léger / Véhicule Léger Médicalisé

Véhicule léger (voiture) avec à son bord un médecin et un(e) infirmier(ère) et du matériel permettant des interventions d’urgence, en contact avec la régulation médicale par radiotéléphonie. Suivant les régions de type de véhicule est conduit par un ambulancier du S.M.U.R. L’envoi d’un V.M.L. est complémentaire de l’envoi d’une ambulance ou d’un véhicule de secours et d’assistance aux victimes (V.S.A.V.) ; le personnel médical et son matériel vient alors équiper l’ambulance privée ou le V.S.A.V.

A.R. / U.M.H. (Unité Mobile Hospitalière)

Ambulance de Réanimation équipée de tout le matériel et médicaments permettant une prise en charge sur place d’une victime et son transport.

Hélicoptère

Type d’hélicoptère: Eurocopter EC 135, Écureuil, Dauphin, Agusta 109. L’hélicoptère sanitaire est un hélicoptère basé à l’hôpital, il permet des soins de réanimation à bord.  Il s’agit d’un moyen S.M.U.R. L’hélicoptère est envoyé lorsque la distance le justifie ou lorsque le site n’est pas accessible par un moyen terrestre, ce qui permet de diminuer le délai d’arrivée sur place. L’envoi d’un hélicoptère dépend de: l’état du patient, de l’éloignement de l’établissement hospitalier d’accueil et de la disponibilité des équipes S.M.U.R.

Devenir ambulancier SMUR, comment faire ?

Devenir ambulancier SMUR, comment faire ?

Quand je serais grand je serais ambulancier SMUR

Devenir ambulancier SMUR, c’est une question qui revient souvent. Pour répondre aux interrogations de nombreux nouveaux membres ou visiteurs,et pour éviter de devoir répondre quasi-quotidiennement aux mêmes (légitimes) interrogations,vous trouverez ici quelques éléments de base pour celles et ceux qui désireraient occuper un poste d’ambulancier au sein d’un SMUR.

Première chose,on ne se lève pas un matin en se disant « J’ai le permis,je suis un « pylote », je suis sur que le SMUR de ma ville n’attends que moi ». Sachez que le chemin sera plus ou moins long selon les diplômes qu’ils vous resterait à passer,votre expérience et pas mal d’autres facteurs (localisation,relations intra-hospitalieres…)

Il existe deux « cadres » de SMUR,

Les conditions de recrutement mais également les textes réglementaires et les conventions collectives n’étant pas les mêmes.

Le SMUR sous contrat avec une entreprise de transport sanitaire privée :

Vous serez employé au sein d’une entreprise de transport sanitaire privé qui vous mettra à disposition du service hospitalier qu’est le SMUR, ainsi que l’ambulance, car cette entreprise a répondu à un appel d’offre émanant de l’hôpital et à signé un contrat commercial pour la location du véhicule et des ambulanciers.

Vous serez régi par la convention collective des transports routiers, ne serez pas par contrat indéboulonnable du SMUR et ne ferez en rien parti du personnel hospitalier. L’hôpital fournissant matériel, médecin, infirmiers. Ce n’est pas la forme la plus répandue (tendant même à disparaître) mais il y a encore quelques sites éparpillés sur le territoire qui fonctionne de la sorte.

Ce n’est pas non plus la forme la plus intéressante pour l’ambulancier, ce dernier étant assujetti à l’accord-cadre, étant sur « un siège éjectable » et ne disposant pas des avantages inhérents à la fonction publique.

Le SMUR « hospitalier » :

Dans ce cadre (en clair,la majorité), c’est l’hôpital ou un service y étant rattaché qui possède les véhicules et emploie les ambulanciers. Vous serez donc personnel hospitalier (personnel technique pour être précis),la mention conducteur ambulancier de telle catégorie apparaîtra sur votre fiche de paie,vous serez régi par la convention collective hospitalière et travaillerez donc 35h par semaine, serez rémunéré par une grille salariale, bénéficierez des possibilités de formations etc…

Vous ne serez pas systématiquement titulaire dès votre prise de poste. Vous passerez généralement par une période plus ou moins longue de contractuel (CDD) avant de passer un concours sur titre (et c’est à ce moment précis que la FAE deviendra obligatoire) et être titularisé après une période dite de « stagiaire » d’un an, la période contractuelle étant inclus.

Les conditions à remplir

Le Diplôme d’Etat d’Ambulancier est obligatoire pour quiconque prétendant à conduire une ambulance de réanimation. Seuls les VLM (Véhicule Léger Médicalisé) peuvent être conduit par n’importe qui, mais nombres d’hôpitaux préfèrent encore mettre des ambulanciers à ce poste.

La FAE (Formation Adaptée à l’Emploi,durée 4 semaines) sera obligatoire UNIQUEMENT pour les ambulanciers hospitaliers titulaires. Après, rien n’empêche l’employeur (privé ou public) de demander cette FAE, mais elle ne sera pas législativement obligatoire, c’est à son choix.

Le permis poids-lourd serait obligatoire dans les textes pour les ambulanciers titulaires de la fonction publique hospitalière, bien que dans la pratique nombre de titulaires n’en disposent pas… Donc,pour éviter les « moi on me la demandé » et les « moi j’en connais des ambulanciers smur sans PL » on va dire que ça va être du cas par cas selon les administrations. Dans le cadre des SMURsous contrat avec des privés, c’est l’établissement qui demandera par contrat si les ambulanciers doivent avoir le PL ou non.

Le stage de conduite d’urgence n’est pas toujours obligatoire pour les ambulanciers privés sous contrat, cela dépendra également des assurances. Ils sera par contre nécessaire avant la prise de poste dans de nombreux cas, notamment en hospitalier.

Et après, comment je fais ?

Il ne faut pas rêver,même avec ces trois diplômes en poche, vous ne trouverez que très difficilement un poste d’ambulancier SMUR sans une expérience précédente d’ambulancier privé. Une expérience de l’urgence sera bien sur un plus très net.

N’attendez pas non plus bras croisés qu’un SMUR viennent vous démarcher, ça reste des cas très exceptionnels et la plupart des ambulanciers en poste ont fait des pieds et des mains pour avoir ne serait-ce qu’un entretien. Il faut donc garder ses oreilles ouvertes, se faire des connaissances dans ce petit milieu (là encore, l’expérience sert…) et être parfois prêt à une certaine mobilité.

De même, les petites annonces « Recherche ambulancier SMUR » ne sont pas légion et émaneront de toutes façons de sociétés privés, donc écumer les sites d’emploi ne vous sera pas d’une très grande utilité. Pour la quasi-totalité des ambulanciers smur, le chemin aura été plus ou moins long et est le fruit d’années d’expérience. Mais rien n’est impossible pour celui qui est motivé et saura tirer son épingle du jeu.

devenir ambulancier smur
Ambulancier SMUR, le métier en vidéo

Portrait d’un ambulancier SMUR

Portrait d’un ambulancier SMUR. Ce portrait est un des tous premiers articles parus sur le site. A ce moment je débutais totalement. J’avais eu la chance à ce moment d’avoir le soutien et l’intérêt de quelques ambulanciers motivés au travers d’un forum de discussion qui était une source d’information passionnante. Ce portrait reste tout à fait d’actualité.

Quel est ton métier actuel ?

Je suis depuis près d’un an ambulancier au SAMU de Paris, affecté plus précisément au SMUR de l’hôpital Hôtel-Dieu comptant une seule Ambulance de Réanimation dépendant de la régulation du SAMU 75 basée à l’hôpital Necker. Nous effectuons environ 1700 interventions par an. Je me considère un peu comme un privilégié dans ce milieu, car j’ai le double avantage de faire un métier formidable sur un des plus beau site de France, en plein cœur de Paris en face de la cathédrale Notre-Dame !

Tu es arrivé comment dans cette profession ? Une vocation ?

Oui et non… En fait, je pensais depuis assez longtemps à me retrouver un jour derrière le volant d’une ambulance, mais sans savoir vraiment en quoi consistait ce métier ni comment y parvenir. J’ai donc occupé pas mal d’emploi de 18 à 24 ans, notamment du transport d’organes et de sang ou comme chauffeur au Samu Social de Paris. C’est à cette période que j’ai rencontré une personne, qui est devenu assez rapidement un ami et même mon employeur quelques années après, qui était ambulancier au sein d’une société en pleine restructuration qui cherchait du personnel, même débutant tant que la motivation y était.

A mon grand étonnement, j’ai fait valider mon permis de conduire, passé mon AFPS (à l’époque cela suffisait pour être le second membre d’équipage) et dès le lendemain, je me retrouvai dans une ambulance ! La chance que j’ai eu à été de faire ces premiers pas au sein d’une entreprise sérieuse qui se donnait les moyens d’assurer les urgences que transmettait le SAMU. J’y ai fait la connaissance de plusieurs ambulanciers-smur qui venaient y faire des vacations et qui m’ont transmis le virus. Cette expérience à durée un an, jusqu’au dépôt de bilan de cette société, ce qui m’a permis d’avoir un peu de temps devant moi pour passer mon CCA (financé de ma poche, soit dit en passant).

Par la suite, mon ami sus cité à ouvert sa propre entreprise et c’est tout naturellement que j’ai travaillé pour lui. Son choix fut d’axer son activité sur l’appel d’urgence et c’est là que durant 3 ans j’ai pu vraiment me faire une expérience complète en enchaînant les interventions pour le SAMU les unes après les autres (on doit être dans les environs de 10000 interventions sur cette période uniquement pour mon équipage). Au bout de deux ans, j’ai intégré un smur privé du secteur et l’expérience, bien qu’enrichissante, ne fut pas probante.

L’esprit régnant n’était pas vraiment ce que j’attendais et il me manquait sûrement une expérience à finir dans le secourisme avant de tourner la page. J’ai donc réintégré la société d’où je venais et ai passé ma dernière année d’ambulancier privé avec une collègue également CCA qui est devenue une vraie amie et qui est également ambulancière à ce même SMUR à l’heure actuelle, où elle se sent comme un poisson dans l’eau. Comme une entreprise, un SMUR peut convenir à une personne et pas à une autre selon ces us et coutumes. Mon entrée au SAMU de Paris fut le fruit de ce travail accompagné d’une bonne poignée de chance car est consécutive à une candidature spontanée.

Ambulancier SMUR, quel est ton quotidien ?

L’ambulancier en SMUR est un pilier central. Peut-être même encore un peu plus dans un smur comme celui où je travaille car nous sommes mutualisés avec les urgences. Ce qui signifie que les infirmiers et les médecins montant des gardes au smur effectue la majorité de leur temps de travail aux urgences. Par contre lorsqu’ils sont de garde au smur, ils ne font rien d’autres. Les seuls « permanents » sont donc les quatre ambulanciers ainsi qu’une IADE (infirmière anesthésiste), la seule que compte notre service et qui nous quittera bientôt sans être remplacée.

Il nous faut donc connaître sur le bout des doigts le contenu de notre UMH ainsi que d’assurer le suivi du matériel, l’infirmier du jour n’étant peut-être pas monté dans l’ambulance depuis quinze jours et ne revenant pas avant trois semaines ! Il faut donc savoir où est rangé et en quelle quantité l’ensemble du matériel médical et des médicaments, mais aussi connaître leur utilité et mode d’action et savoir les mettre en œuvre. Ce qui n’est pas un mince affaire dans les débuts, il faut s’attendre à quelques migraines ! Nous avons également en charge l’état général, mécanique et sanitaire du véhicule.

Les temps d’attente entre les interventions peuvent parfois être très longs (ou des fois très courts voir inexistants !) à nous de les meubler de la manière la plus optimale qui soit. Une fois le matériel vérifié et la cellule désinfectée, nous pouvons mettre en place des séances de formations au pied levé, coordonnées par le médecin, durant lesquelles nous reverrons telle ou telle prise en charge notamment sur des pathologies que nous rencontrons rarement mais pour lesquelles il faudra être efficace le jour J.

Nous rentrons également dans le processus de formation, étant dans un CHU, auprès des externes (étudiants en médecine, dans notre cas des quatrième année de doctorat) et des stagiaires (stagiaire IADE, élève sage-femme, élève ambulancier, médecin en formation CAMU…) venant se former aux aspects spécifiques du pré-hospitalier.

En interventions, nous sommes responsables de la sécurité de l’équipe durant le trajet puis, en parallèle de l’IDE, du matériel. Nous nous mettrons sous les ordres du médecin au chevet du patient puis assurerons l’évacuation de ce dernier avec l’équipe sur place (généralement BSPP mais aussi associatifs, ambulanciers…) le cas échéant.

Nous proposerons au médecin les moyens d’évacuation les plus adaptés à l’état du patient et à la spécificité des lieux. Cela pourra finir avec un camion échelle si escaliers impraticables, le GREP, une demande d’ambulance adaptée si patient en obésité morbide (nos brancards ne supportant pas plus de 180 kg) ou une simple descente rapide en chaise si c’est le temps qui prime et que l’état de santé du patient le permet.

 Une fois dans l’ambulance, après les soins qui auront pu être prodigués, nous vérifierons que la victime est bien sanglée, que le matériel est fixé (se prendre un scope de 20 kg sur le coin du museau peut surprendre… ) et que chacun est en sécurité à sa place avant de démarrer sur l’accord du médecin. Au final, je ne passerai généralement que peu de temps au volant, en moyenne 30-40mn en temps cumulé.

Que préfères-tu dans ton travail ?

Dans un premier temps, c’est l’assistance à une personne en détresse. Je ne saurai le décrire précisément, mais certaines personnes trouvent leur équilibre en faisant du bien. On se sent réellement utile au sein de la société, on veille sur son prochain. Ensuite, vient l’adrénaline.

Ne nous voilons pas la face, c’est ce qui stimule la quasi-totalité des professionnels de l’urgence, quelle que soit leur corporation d’ailleurs. Il ne faut rien y voir de malsain, c’est simplement que certaines personnes ont besoin de cette pression pour se stimuler et trouver un réel insert à ce qu’elles font.

Le travail en équipe me plait aussi. On ne passera peut-être pas ses vacances avec chacun de ces collègues, mais dans l’ensemble il se crée un lien particulier. C’est également vrai en ambulance privée, peut-être même plus, car une réelle entente voir une complicité est nécessaire au bon déroulement des taches.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Des « histoires de chasse » j’en ai un certain nombre ! Mais je dois avouer que, jusqu’à présent, la grande majorité des interventions qui me resteront en mémoire sont mes « premières fois » et la plupart ont eu lieu en ambulance et non en SMUR. De plus, en ambulance nous sommes beaucoup plus vite « débordés » car pas de moyens médicaux matériels ou humains à disposition. C’est un peu « la b..e et le couteau ».

Je garderai donc en souvenir mon premier arrêt cardiaque (patient non réanimé) qui en plus à eu lieu dans des circonstances un peu particulières car c’était la première intervention que je faisais avec un vacataire qui commençai le matin même ! Ce dernier, exerçant en smur depuis plusieurs années, à su gérer la situation de manière calme et posée puis m’a bien aidé à passer le cap dans les heures qui ont suivies. Je ne saurai que l’en remercier.

Me restera un très mauvais souvenir d’un patient décédé dans mon ambulance, s’asphyxiant sous nos yeux suite à un OAP massif et pour lequel le smur est intervenu au bout de 4O minutes ! Il se savait en train de mourir et, avant de perdre connaissance, nous implorait du regard de le sauver, choses que nous n’avons pu, mon collègue et moi-meme, faire. Dans ces cas-là, on se sent bien petit et inutile car on sait parfaitement que les manœuvres entreprises seront vaines.

Un meilleur sera sur la fin de ma carrière privée avec une première réanimation réussie (après l’intervention médicale, bien sur) ! Le genre de chose qui motive, même encore maintenant (les smur ne font que très peu de réanimations réussies et il faut savoir qu’a moyen terme il n’y a qu’1% de survie !)

Mention spéciale aussi pour mes trois premiers accouchements, également dans le privé, s’étant déroulés sur 3 gardes d’affilées ! Moments formidables également, pour peu que tout se déroule bien, la catastrophe n’étant jamais bien loin.

Il y a bien sur des anecdotes plus légères et amusantes, comme cette jeune fille s’étant enduit la main de mousse expansive en bricolant ! Ou ce jeune homme bien gêné de s’être rompu le frein du prépuce le soir de son anniversaire avec sa petite amie, toute aussi gênée. Bref, toutes ces petites histoires qui égaient un quotidien parfois dur.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Ce qui passera avant tout, ce sera la motivation. Avec un minimum de rigueur, d’application et d’investissement personnel le reste suivra tout seul. La présentation doit également subir un minimum de soin ne serait-ce que par respect des personnes transportées, des collègues et de l’image dégagée. En parlant de respect, celui-ci doit être omniprésent, que ce soit envers les patients, le personnel soignant, les autres acteurs (pompiers, policiers…), ses collègues et même les citoyens (si on peut éviter d’hurler des jurons et de faire des gestes aux autres usagers de la route, c’est bien !)

Un petit mot sur la forme physique qui doit tout de même être entretenue, surtout pour les candidats n’ayant pas un très bon capital force et endurance à la base. Il peut y avoir à fréquence variable des brancardages difficiles (un homme de 90kgs à descendre sur 11 étages sans ascenseur, ça existe…) et il faut pouvoir l’assurer en toute sécurité. La conduite est bien sur un aspect non négligeable, le niveau d’un nombre certains d’ambulanciers (même parfois en smur) me semble sommes toutes moyen.

On ne naît pas en sachant conduire, ça s’apprend et il y a des écoles pour çà. Je rajouterai que ce n’est pas la sirène ou les croix bleues sur les portières qui sauveront la vie de qui que ce soit et que la plus grande prudence doit toujours être de mise. Le moindre accident faisant bien sur les choux gras des détracteurs et porte le discrédit sur l’ensemble de la profession.

Au niveau intellectuel et connaissances, la curiosité est bienvenue. Trop d’ambulanciers ne savent pas vraiment pourquoi ils font tel ou tel geste, pourquoi le patient va dans ce service et les soins que l’on va lui prodiguer ou encore en quoi consiste vraiment la pathologie du patient qu’ils viennent de prendre en charge.

Une plus grande connaissance permettra d’être plus à l’aise, ce qui ne manquera pas de rassurer le malade qui se sentira réellement pris en charge, de transmettre des bilans plus complets à la régulation et de comprendre le potentiel charabia qu’est en train de vous raconter le médecin ou l’infirmière qui vous confie un patient. En fait, l’enseignement du DEA doit être considéré comme une base et sera agrémenté de connaissances supplémentaires débouchant de l’expérience au fil du temps.

Donc quand on ne sait pas, on le dit et on demande une explication si le besoin s’en fait sentir, sinon on garde ce « mystère » dans un coin de sa mémoire pour se documenter par la suite.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

A quelqu’un qui souhaite se lancer dans ce métier, je ne peux que lui dire de s’accrocher, que les débuts ne seront peut-être pas faciles, il sera sûrement parfois tenté d’arrêter mais en y réfléchissant et en faisant les bons choix, c’est un métier qui peut apporter énormément au niveau personnel.

Je pourrai lui conseiller également d’écouter tout les conseils que les plus anciens pourraient lui donner mais d’y faire le tri et de décider de lui-même l’ambulancier qu’il veut être.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Les premiers à devant faire des efforts, ce sont les ambulanciers, employés et dirigeants, eux-mêmes. Lorsque nous serons tous à la hauteur des taches qui nous sont confiées, alors nous pourrons nous permettre de demander plus. De toutes façons, a part apporter le plus grand soin à son travail, un ambulancier salarié ne pourra faire grand-chose de plus pour faire bouger les choses, mais si nous nous y mettons tous, alors il pourra y avoir des changements.

Un exemple tout bête : lorsque les pompiers se rendent au domicile d’une personne en détresse, la victime et son entourage leur font une entière confiance, simplement à la vue de leur uniforme et par la réputation qui les précède, ensuite s’ils ne sont pas à la hauteur, peut-être l’avis changera.

En tant qu’ambulancier, c’est exactement le contraire ! De prime abord il y aura souvent une méfiance car beaucoup de gens nous imaginent comme des chauffeurs de taxi et au fil de l’intervention, si tout se passe bien et que les gens se sentent complètement pris en charge de manière efficace, ils verront les choses sous un autre angle.

Le problème, c’est que les deux cas présentés ne seront perçus que comme des exceptions. Dans l’imaginaire collectif, le pompier nul est aussi rare que le bon ambulancier… C’est donc à nous, et surtout à la nouvelle vague d’ambulanciers, de changer çà en faisant preuve de sérieux à chaque prise en charge.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Serait-ce vraiment une bonne idée ? (rires)

J’aurai bien quelques suggestions, sommes toutes personnelles et qui ne plairont sûrement pas à tout le monde mais qui sont, je pense, à méditer.

La première chose, qui est une grande injustice, serait la suppression des coefficients modérateurs pour les salariés du privé. C’est quoi cette loi qui oblige un salarié à offrir du temps de travail gracieusement à son entreprise ? Dans un deuxième temps, je laisserai le DEA tel qu’il est mais destiné à des ambulanciers qui ne feraient que du transport sanitaire. Et instaurerai une formation calquée sur celle de nos voisins paramédicaux (voir vers la Suisse, entre autre) pour les appels d’urgence.

Sans forcement passer sur un système « scoop and run » mais sans non plus devoir faire venir un SMUR pour une douleur thoracique ou un coma hypoglycémique, choses qui peuvent être parfaitement gérées puis orientées dans le service adéquat par des paramédicaux formés et équipés. Cela engendrerai une baisse des coûts et une plus grande disponibilité des médecins pour des cas où leur présence serait réellement nécessaires.

Et on en fait quoi des ces ambulanciers « urgentistes » ? On les rattache à des hôpitaux ou des centres de secours des pompiers. Ceci afin que tout le secours en France soit assuré par le service public, ce qui limite les dérives. Et pour le financement, en récupérant auprès de la sécurité sociale ce qui aurait été versé pour les interventions d’ambulances privées et de SMUR (qui du coup auraient non seulement une forte baisse d’activités, donc moins de facturations et besoin de moyens moindres…) cumulé au financement des pompiers (dont le secours à victime représentant près de 75% de l’activité) il y aurai sûrement de quoi faire.

Ah, qu’il est doux de rêver…

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance, fer de lance du métier d’ambulancier

Sous l’impulsion de Patrick YOUX, le patron, cette grosse compagnie d’ambulances nantaise est l’un des fers de lance du métier en France, et sans doute aussi l’une des plus belle vitrine nationale de la profession, en ayant su marier la « technique » et l’« humain » au juste dosage. Largement tournée vers le monde du secours anglo-saxon et en particulier canadien, Assistance Ambulance est de tous les congrès et de tous les partenariats (Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada et en particulier la Belle-Province, ce Québec si cher à mon coeur…), pour une optimisation de l’efficience de ses personnels de terrain.

La meilleure illustration reste le degré de technicité des ambulanciers DE de la compagnie. Jugez plutôt : tous les ADE sont titulaires du PHTLS (Pre-Hospital Trauma Life Support, un programme de formation US né au John Hopkins’ Hospital de Chicago, Illinois). L’ efficacité des personnels de terrain trouve également son explication dans les faits : Assistance Ambulance assure des gardes SAMU 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, comme seules peuvent le faire des structures qui s’en donnent les moyens.

Des ambulances sur-équipées

En parlant de moyens, outre les ASSU classiques dont dispose Assistance Ambulance et équipées a minima de multiparamètres, défibrillateurs automatiques externes, détecteurs de monoxyde de carbone, Backstraps™, KEDs™ (Kendrick Extrication Device, un dispositif d’extraction de victimes – d’accidents de la route, par exemple) en plus du matériel standard d’évaluation clinique incontournable (oxymètre de pouls, tensiomètre et brassards de toutes tailles) et du matériel d’immobilisation plus classique (matelas « coquille » à dépression, attelles etc…) ainsi que du « consommable » (pansements américains, compresses, matos de désinfection de plaies, kits d’accouchements, champs stériles, couvertures isothermes, masques O2 simples, HC etc, tubulures et sets de perfusion avec Ecoflacs® de divers solutés et j’en passe…)

Cette société-modèle a une spécificité remarquable : la néonatologie et la réa pédiatrique en milieu pré-hospitalier, avec le matériel ad hoc : des incubateurs spécifiques adaptables aux brancards et bien sûr, la formation appropriée du personnel.

On dit que l’uniforme ne fait pas l’ambulancier. C’est vrai. Mais quand on voit la « gueule » des uniformes portés par ces professionnels, on ne peut, en tant qu’ambulancier soi-même, s’empêcher de se dire : « Ils se donnent vraiment les moyens de tirer vers le haut une profession sinistrée et d’en donner une image vraiment pro !… », puis d’admirer, béat, les mecs lorsqu’arrive un hélico du SAMU sur la DZ, pour la prise en charge d’un nourrisson intubé-ventilé, placé avec délicatesse par deux ambulanciers au top, dans l’incubateur solidement arrimé au brancard !

Ainsi, leur ASSU-PÉDIATRIQUE, ornée d’un ours-mascotte, en dit long sur le sens donné au mot « humain » par le patron et toute l’équipe d’ambulanciers d’Assistance Ambulance.  Une politique interne rigoureusement tournée vers « L’Autre », vers l’efficience de ses vecteurs et le professionnalisme inattaquable de son personnel font définitivement d’Assistance Ambulance un partenaire de tout premier choix dans quelque situation que ce soit.

A tous les personnels d’Assistance Ambulance, dans cette trop lointaine ville de Nantes ! A Patrick Youx, à Jean-René Letilly et à « Berthilde-l’inconnue »…, ne vous arrêtez jamais ! Vous êtes un modèle à suivre par toutes nos sœurs et tous nos frères ambulanciers de France. Quoiqu’il arrive !

Mais d’autres sociétés existe sur le même profil

J’ai également appris que les Ambulances Mader au travers de cette article faisait de l’AVP également et bien d’autres sociétés :

C’est vrai, du fait de leur ouverture sur le monde ambulancier étranger avec des partenaires comme Urgence Santé à Québec (rien de moins !), ils ne peuvent qu’évoluer très vite malgré les freins de la législation franchouillarde, hélas ! Il n’existe à ma connaissance que très peu de ces entreprises. A vrai dire, j’en connais trois sur toute la France: Le CSA (Centre de Secours Ambulancier) de CAP CIR-CERDAGNE, dans le 66, où le patron, Eric Levray est un authentique urgentiste dans l’âme !

Sinon, plus proche de moi, en Alsace, je ne vois que Rescue 68, une structure petite, mais ne travaillant qu’en partenariat exclusif avec le SAMU 68 et SOS Médecins, sur Mulhouse. Son boss, François Dannenmuller, est un pur urgentiste également. Enfin, il y a les Ambulances MADER, dont Franck Mader assure la présidence. Grosse structure, très puissante, se dotant de moyens énormes, tant humains en termes de formations et de recyclages, que de moyens “vecteurs”, avec cellules carrées, VLM, gyros tournants et deux tons (ils font de l’AVP, au grand dam des pompiers du cru !). Et surtout, une rigueur ne laissant planer aucun doute sur la compétence de ses personnels.

A Colmar, il y a une grosse compagnie nébuleuse d’environ 150 ambulanciers répartis sur plusieurs sites. Je salue le haut degré de professionalisme des ambulanciers de cette société très performante en termes de formations et de moyens déployés sur le terrain. Ambulanciers SMUR, les mecs et les nanas de cette boîte sont réellement des pros, au sens noble du terme. (Dans le tas, il y a forcément une ou deux têtes qui ont chopé le melon, mais on s’en fout, c’est humain, cet orgueil…)

Ils restent tous malgré tout des pros très chevronnés ! Ce que je déplore au sein de cette boîte qui m’a formé en partie, c’est que les moyens de catégorie A, dont deux ou trois cellules type “cube”, sont dévoyés de leur mission d’origine, l’URGENCE, pour faire aussi du transport sur prescription, des sorties d’hospi, ou des consultations, sans parler des séries kiné ou hémodialyse. Une hérésie !

Dommage, avec leur niveau et leurs outils, que les moyens ne soient pas rigoureusement maintenus dans leurs spécificités propres, hélas ! Il s’agit d’une politique interne que personnellement je ne peux que déplorer. Cependant, le job qu’ils font est quand même d’une très grande qualité !

Exemples a suivre …..