La laïcité

La laïcité

La laïcité

Laïcité signifie la séparation entre le civil et le religieux dans les affaires publiques. Elle est clairement affirmée en France depuis le début du XIX ème siècle.

Fondements de la laïcité

Sous l’Ancien régime, le roi était le représentant de Dieu sur terre. Son pouvoir ne pouvait être contesté. Monarchie absolue. Le Clergé avait un rôle important dans l’aide et l’assistance auprès des pauvres. En France : religion catholique. A partir du siècle des Lumières on commence à parler de laïcité. On veut réduire l’influence de la religion catholique sur la société et notamment à travers l’école. L’église catholique avait en charge l’instruction des enfants jusqu’à la Révolution. A la révolution les biens de l’église sont confisqués, nationalisés et de nombreux lieux de culte sont détruits. La loi Falloux de 1850 maintient la coexistence des écoles publiques et privées. Le curé exerce avec le maire un contrôle sur l’instituteur. Sous la Commune en 1871, un décret de séparation de l’église et de l’état est voté.

La III ème République a commencé à adopter une série de mesures en faveur de la laïcisation :

  • suppression du repos dominical obligatoire en 1879
  • sécularisation des cimetières en 1881
  • autorisation du divorce en 1884
  • gratuité de l’école de 6 à 13 ans en 1881
  • plus tard elle sera obligatoire mais surtout laïque.

La Loi de 1905 : la séparation de l’État et de l’Église

Pour les révolutionnaires l’État ne doit reconnaître aucune religion afin de toutes les permettre. Réciproquement l’État  n’a pas à intervenir dans l’organisation de la religion. La loi de 1905 pose le principe de liberté de conscience. L’état ne peut intervenir dans les croyances de chacun car elles font partie de l’intime et de la liberté individuelle de chacun. Le principe de la séparation Église/État impose aux autorités publiques d’être neutres vis-à-vis de toutes les religions. Les registres de naissance sont désormais tenus par les mairies et ont remplacé les actes de baptême. Le mariage civil est devenu obligatoire et doit se faire préalablement au mariage religieux.

Cette loi ne s’est pas appliquée à l’Alsace-Lorraine (aujourd’hui départements de l’Alsace et de la Moselle) : jusqu’en 1918, ces territoires étaient rattachés à l’Allemagne. :

  • Relations entre État et Religion seront maintenues
  • les prêtres sont payés par l’État
  • des crucifix sont présents dans les bâtiments publics
  •  l’éducation religieuse est obligatoire à l’école.

La loi de 1905 n’est pas applicable aux colonies françaises de l’époque ou en Algérie, alors département français. Le droit local est encore fortement influencé par la religion. Sur d’autres territoires comme :

  • Mayotte : c’est la loi islamique qui s’applique
  • Wallis et Futuna : le système éducatif primaire est concédé par l’État au diocèse catholique.

Vers une évolution de la laïcité ?

La constitution de la V ème République reprend le caractère laïc de l’État.

L’école : elle est considérée comme le ciment de la société française. Les écoles privées religieuses peuvent cohabiter avec les écoles publiques. Elles peuvent recevoir des subventions de l’état et des collectivités territoriales > oppositions surtout lorsque les moyens donnés à l’Éducation Nationale ont tendance à baisser.Loi du 15 mars 2004 : interdiction de tenues et signes manifestant une appartenance religieuse ou politique. Des symboles discrets comme petites croix, étoiles de David ou main de Fatima sont permis. Le port du voile intégral comme la burqa ou le niqab devient plus important dans les espaces publics. La résolution votée par l’Assemblée Nationale le 11 mai 2010 condamne le port du voile intégral car contraire à ses valeurs. La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage dans un lieu public.  Amende de 150 € encourue assortie éventuellement d’un stage à la citoyenneté. Le fait de contraindre une personne à dissimuler son visage constituera également une infraction : 15 000 € d’amende et un an d’emprisonnement. Loi applicable à compter du printemps 2011.

La Laïcité au delà des frontières françaises

Certains pays s’inscrivent clairement comme des états religieux :

  • la constitution algérienne reconnait l’islam comme religion d’État.
  • Iran : le pouvoir est censé venir directement de Dieu
  • Israël : l’État se définit clairement comme celui du peuple juif.

D’autres pays ont une constitution laïque mais les religieux y ont une place importante :

  • Turquie : la religion est inscrite sur les papiers d’identité,

Certains pays voient la laïcité comme un principe fondamental de leur identité. L’influence religieuse peut être plus ou moins importante malgré cela :

  • USA : le président américain doit prêter serment une main posée sur un livre religieux.
  • Belgique : port du voile est prohibé : interdiction de circuler dans un lieu public avec le visage dissimulé.

Au sein de l’Europe communautaire la liberté de religion est reconnue.

 

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Le racisme

Le racisme

Le racisme

Le racisme est une idéologie fondée sur la croyance en l’existence de différents groupes et sur la supériorité de l’un d’entre eux. Les personnes faisant partie de ces groupes peuvent commettre des actes d’agression et/ou d’exclusion envers les personnes qui n’appartiennent pas à au même groupe d’individus.

La manifestation du racisme

Le racisme peut s’exercer envers une personne qui a la même nationalité, à ne pas confondre avec xénophobie. Le racisme peut se manifester individuellement : des individus ou des groupes on t des réactions de rejet envers d’autres personnes parce qu’elles appartiennent à un groupe différent. Ces attitudes sont souvent violentes et peuvent avoir pour cible les personnes ou leurs biens. Elles peuvent les empêcher d’accéder à des biens ou des services.

Le racisme a parfois été institué comme une théorie étatique :

  • Apartheid en Afrique du Sud de 1948 à 1991 : la population noire n’avait pas accès à tous les services, y compris publics
  • L’Allemagne Nazie dont le racisme d’état conduisit à l’extermination des Juifs, des Tziganes, etc.

La lutte

Il peut être sanctionné pénalement, L’injure non publique commise envers une personne ou un groupe en raison de son origine, de son appartenance ou non à une ethnie, une nation ou à une race est constitutive d’une contravention. Si cette attitude a lieu en public, les sanctions sont renforcées : jusqu’à 45 000 € d’amende et 1 an d’emprisonnement. Dès 1881 la loi sur les délits de la liberté de la presse punissait la diffamation raciste d’1 emprisonnement de 1 mois à 1 an et d’une amende de 1 000 F à 1 000 000 F. Diffamation et provocation à la haine raciale sont également punies.Depuis 2003 le Code Pénal prévoit qu’une circonstance aggravante est constituée lorsque l’infraction s’accompagne, est précédée ou suivie de propos, d’images, objets ou actes de toute nature portant atteinte à l’honneur, à la considération de la victime.

La HALDE : Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité agit afin de prévenir les discriminations quelles qu’elles soient. Elle fait en sorte que des solutions soient trouvées entre les protagonistes faute de quoi elle peut se rendre devant les tribunaux. Elle agit pour que les personnes, quelle que soit leur origine puisse avoir effectivement les mêmes droits et accéder aux mêmes services.

SOS racisme et le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) conduisent des actions de prévention. La sensibilisation cible le grand public et les jeunes particulièrement par  l’éducation.

Ces associations expliquent le racisme et ses conséquences en animant des débats et des conférences en divers lieux.

Au niveau international

Lorsque des communautés vivant sur un même territoire veulent devenir des États différents : Yougoslavie en 1990, la Belgique connaît actuellement des difficultés entre des communautés qui ne parlent pas la même langue. De nombreux conflits ethniques déstabilisent des pays. Massacres et génocides sont parfois la conséquence de ce racisme.

L’UNESCO contribue à la lutte contre le racisme et la discrimination par le biais de la recherche, de divers instruments normatifs, de programmes et de projets opérationnels. Ex : la conférence mondiale sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance en 2001 à Durban en Afrique du Sud.

Coalition internationale des villes contre le racisme est une initiative lancée par l’UNESCO en mars 2004. But : établir un réseau de villes intéressées par l’échange d’expériences afin d’améliorer leur politique de lutte contre le racisme, la xénophobie, l’exclusion e la discrimination. Réunir toutes les villes désireuses de mener une action concrète contre le racisme. Des coalitions sont d’abord crées à l’échelle régionale : Afrique, Amérique du Nord, Amérique Latine, Caraïbes, États Arabes, Asie et Pacifique, Europe. Chaque région se dotera ainsi de son propre plan d’action.

Diverses conventions internationales ont pour objet de faciliter la lutte contre le racisme. Ex : convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement, déclaration sur la race et les préjugés raciaux.

Conseil de l’Europe : ECRI (Commission Européenne contre le racisme et l’intolérance),          

L’emploi des seniors

L’emploi des seniors

L’emploi des seniors

Si les jeunes rencontrent des difficultés pour accéder au marché de l’emploi c’est aussi le cas pour les + de 50 ans. On les appelle les seniors Il s’agit d’une problématique spécifique particulièrement importante en France.

Les difficultés des fins de carrières

En France le taux d’emploi des 55-59 ans est de 55% environ tandis que la Suède, le Japon ou le Danemark voient plus de 70% de cette population travailler.

Lorsqu’une personne de + de 50 ans perd son emploi elle éprouve les plus grandes difficultés à en retrouver un. 2 situations « extrêmes » coexistent :

  • les cadres qualifiés qui vont donc coûter cher à leur employeur
  • les personnes non qualifiées qui s’inscrivent difficilement dans une démarche de reconversion professionnelle

Les secteurs les plus touchés sont ceux qui ont eu besoin d’une forte recomposition de leur main-d’œuvre : industrie, finance, énergie. Paradoxalement, certaines personnes peinent à prendre leur retraite ce dont leurs employeurs se réjouissent.. Dispositifs mis en place parfois pour que les plus anciens puissent accompagner les plus jeunes et fassent ainsi une certaine transmission de leurs compétences. Situations qui sont malheureusement peu courantes en France. L’idée que le départ d’un senior permet l’entrée d’un jeune dans le monde du travail reste tenace mais n’est pas vérifiée dans les statistiques. L’expérience au lieu de devenir un atout peut se transformer en moindre productivité et c’est dans cette concurrence que les seniors sont évincés.

Les conséquences de l’éviction des seniors

En France il existe comme une sorte de légitimité pour les seniors de ne pas atteindre l’âge de la retraite en emploi. C’est le cas d’un ouvrier sur deux qui bénéficie d’une pré-retraite, d’une dispense de recherche d’emploi ou éventuellement de dispositifs d’invalidité. Les seniors licenciés ne cotisent plus ou peu. C’est une des raisons pour laquelle la masse des cotisations salariales globale diminue. Cela entraîne aussi une baisse des financements des risques maladie et vieillesse. Cette période d’inactivité en fin de carrière joue sur le montant des cotisations retraite calculées sur les rémunérations des 25 dernières années. Les entreprises n’anticipent pas sur le vieillissement de leur personnel : il pourra partir lorsque le poste ne sera plus adapté.

Il s’agit d’une préoccupation de l’Union Européenne : France mauvais élève à ce sujet. Moyenne de 43% de seniors en emploi en France. Les pays de l’UE se sont fixé un taux d’emploi des seniors de 50% en 2010, ce chiffre n’a pas été atteint.

Les actions pour l’emploi des seniors

Depuis 1er janvier 2010 les entreprises de + de 300 salariés doivent adopter un plan senior. A défaut elles doivent verser une pénalité équivalente de 1% de leur masse salariale. C’est la caisse nationale d’assurance vieillesse qui en bénéficiera. Ce plan doit comprendre des mesures qui favorisent l’accès à l’emploi ou le maintien des seniors dans l’emploi. Pôle emploi accordait des dispenses de recherche d’emploi aux seniors proches de la retraite. Elles bénéficiaient donc des allocations chômage sans chercher d’emploi. Les conditions de cette dispense vont être durcies et notamment le critère d’âge. En 2009, on pouvait en bénéficier à partir de 58 ans. Dès 2010 il faudra avoir 59 ans. La suppression totale de cette mesure est envisagée. La mise à la retraite par l’employeur devient impossible quel que soit l’âge de l’employé. Le travailleur peut ainsi continuer à exercer son activité professionnelle au delà de l’âge légal de la retraite.

Le cumul emploi/retraite est largement facilité. Les salariés de + de 60 ans ayant leurs droits complets à la retraite ainsi que ceux de 65 ans et plus pourront travailler sans conditions. Auparavant les délais 6 mois entre le début de la retraite et la reprise du travail et les montants de rémunération : cumul salaire/ retraite limité à 1,6 SMIC ne devaient pas être dépassés. Pour inciter les seniors à travailler plus longtemps, la surcote du montant de la pension retraite sera augmentée. Elle est de 5% la première année : véritable incitation financière à travailler plus longtemps.

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Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

L’article 38 devenu 44 de la Loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2013 a fait l’objet d’un mouvement de colère de la part des entreprises de transport sanitaires et des artisans taxi. Je ne reviendrais pas sur son contenu puisque vous trouverez quelques articles à ce sujet sur le site. Mais où en est on ? Récemment les artisans taxis ont fait part de leur grogne à l’aide d’opérations escargots massives. Les ambulanciers sont restés sage, et un seul mot d’ordre a paru via la FNAA, des négociations auraient été entamés de leur côté.

Bref après ce gigantesque foutoir mis en place les résultats ne se sont à priori pas fait attendre. Pour une fois la presse a parlé des ambulanciers en étant sur un domaine autre que le recours systématique à la fraude. Ce qui est quand même assez rarissime. Non je ne suis pas si mauvaise langue que ça. Même si il est encore très difficile d’avoir des articles avec un contenu réaliste et ne se basant pas sur des infos de 1960, on a parlé un peu de nous quand même. Un seul article a retenu mon attention du fait de la clarté et de la réalité de son contenu mais j’en parlerais une autre fois. Mais il y a un gros travail d’information à faire par la presse sur notre job. En dehors des camions rouge…

Le gouvernement a tenu, au cours des manifestations, à signaler que l’article 44 stipulait que les appels d’offres étaient une expérimentation. Mais qu’on se le dise expérimentation ne veut pas toujours dire essai puis arrêt. Un risque potentiel pour la survie des entreprises existait. Donc à priori un gel de cette mesure aurait été obtenu. Ci joint le lien vers un article de France Info, qui date de quelques jours et qui relate l’avancée obtenu sur le plan du transport assis :

Après une journée de perturbations à Paris et dans les grandes villes françaises, les quatre fédérations et syndicats de chauffeurs de taxi ont obtenu l’ouverture d’une concertation sur les deux points de revendications : le transport des malades assis et le contrôle des voitures avec chauffeurs.

Des milliers de taxis ont défilé dans les rues de la plupart des grandes villes ce jeudi

Des milliers de chauffeurs de taxis ont causé des perturbationsce jeudi un peu partout en France. A l’appel des quatre fédérations et une intersyndicale parisienne, ils entendaient protester contre une modification de la loi sur la prise en charge des personnes malades et contrôle accru des sociétés parisiennes de voitures avec chauffeur.Deux points sur lesquels la délégation de représentants a obtenu des avancées en fin d’après-midi au ministère de l’Intérieur.

Le transport des malades assis

Les chauffeurs contestaient la mise en place d’appel d’offres par la sécurité sociale car, selon eux, les taxis indépendants n’auraient pas les moyens d’y répondre. Crainte très répandue dans les zones rurales où le transport des personnes malades représente une large part de l’activité des taxis.

  • Résultat: « Les appels d’offres sont gelés en attendant l’ouverture d’une concertation le 31 janvier. Par ailleurs, on a obtenu l’engagement que le transport des personnes malades sera toujours réservé aux ambulances, aux véhicules spécialisés et aux taxis. Et personne d’autre« , explique Jean-Claude Richard, président de la Fédération nationale des artisans taxis.

Affaire à suivre…

Frais de transport sanitaire et justice

Frais de transport sanitaire et justice

Aujourd’hui je vous propose un peu de bouillon de juriste. Au programme un état des décisions de justice au sujet de la prise en charge des transports sanitaires sur prescription médicale. Cet article issu de la Gazette Santé Social fait état des précédent en matière de justice concernant des prises en charges relatives au transport sanitaires.

Vous y découvrirez que la justice n’est pas forcément tendre avec certains cas de figures. Que certains cas de transport classique et souvent rencontrés sont parfois injustifiés au regard de la justice elle même. ensuite la question à se poser c’est sur quelles bases se fondent ces décisions ? Expertise médicale ? L’article ne le précise pas. Bon courage c’est du lourd mais c’est très instructif. Bonne lecture ! L’ambulancier pour les nuls n’offrent pas d’antalgique pour limiter les céphalées qui ne manqueront pas après lecture :)))

La prise en charge des frais de transport sanitaire

Les tribunaux exercent un contrôle renforcé des conditions de remboursement des frais de transport sanitaire.

Plusieurs décisions récentes de la Cour de cassation sont venues préciser les règles de la prise en charge des frais de transport, en particulier s’agissant de la nature des déplacements faisant l’objet d’un remboursement par l’assurance maladie. La portée de l’exigence d’une prescription médicale préalable a été délimitée. En outre, la haute juridiction a pu clarifier les critères de proximité et d’adéquation de l’établissement de santé avec la situation de l’assuré.

Liste limitative

Selon une jurisprudence constante de la Cour de cassation, la liste des frais de transport pris en charge, telle que fixée par l’article R.322-10 du Code de la Sécurité sociale (CSS), est limitative (2 e civ., 10 nov. 2011, n° 10-24.496). Seuls sont donc couverts : les déplacements liés à une hospitalisation, des traitements ou des examens prescrits aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) ; ceux en ambulance, justifiés par l’état du bénéficiaire ; les trajets de plus de 150 kilomètres, sous conditions ; les transports en série (soit quatre au moins, de plus de 50 kilomètres chacun, sur une période de deux mois) au titre d’un même traitement ; enfin, les déplacements prévus pour se soumettre à contrôle médical par les services administratifs.

S’agissant des transports liés à une hospitalisation, les juges considèrent comme devant être pris en charge ceux qui correspondent strictement à l’entrée et à la sortie du séjour hospitalier. Aussi la Cour de cassation, dans une décision du 24 septembre 2009 (2 e civ., n° 08-18.968) a-t-elle cassé un arrêt du tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Bastia qui avait ordonné la prise en charge des frais de taxi d’une assurée se rendant dans une polyclinique pour y recevoir des soins postopératoires ; et cela, bien que ces soins fussent justifiés médicalement par une prescription.

Dans la même logique, les déplacements effectués à l’occasion de consultations ayant pour but de préparer une intervention chirurgicale ou une hospitalisation ne constituent pas des transports liés à une hospitalisation au sens de l’article R.322-10 du CSS (Cass. soc., 16 mai 2002, n° 00-19.134).

Suivant un raisonnement identique, la Cour de cassation a censuré un jugement du Tass de Meaux, lequel, par une interprétation extensive de l’article suscité, avait estimé que le transport d’un assuré, de son domicile à la clinique de scintigraphie en vue de subir des examens postopératoires, avait un lien direct avec l’hospitalisation antérieure et, en tout état de cause, que ces examens auraient été réalisés lors de l’hospitalisation, si le patient n’avait pas fait l’objet d’une sortie anticipée (Cass. 2 e civ., 17 déc. 2009, n° 08-12.932).

Un arrêt du 8 janvier 2009 de la Cour de cassation (2 e civ., n° 07-16.859) illustre la fermeté des juges sur ce point. En l’espèce, le transport d’une patiente d’un hôpital de Fréjus, où elle se trouvait, au domicile de son fils dans les Yvelines, avait été validé par une prescription médicale. La Cour a refusé de reconnaître le droit au remboursement des frais de transport au motif que le déplacement n’était pas médicalement justifié, dans la mesure où il était motivé par « la nécessité d’un rapprochement familial souhaitable pour le confort de la patiente et de sa famille » ; par conséquent, celui-ci « n’entrait dans aucun des cas limitativement énumérés par l’article R.322-10 du CSS ».

La suite de l’article et la lecture dans son intégralité c’est ici : http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/bilans-de-jurisprudence-la-prise-en-charge-des-frais-de-transport-sanitaire-8816.html

Internet

Internet

Le développement d’Internet

Internet est un réseau informatique mondial donnant accès à des information en nombre très important et permettant aux personnes de communiquer entre elles via des messageries. En France dans les « zones blanches » l’accès à Internet est difficile. Les politiques publiques se préoccupent de donner un meilleur accès sur leur territoire. Les collectivités locales s’y investissent. L’accès facile à internet donne une image de dynamisme et incite au développement économique. L’essor de l’internet a été fulgurant. Il est très populaire alors qu’il a à peine 25 ans. D’abord développée comme technique militaire aux USA, elle a ensuite été mise à disposition du grand public au début des années 90

Les potentialités

Accès aux informations. Un très grand nombre de sujets ont été démocratisés. Toutefois les informations données sur les sites sont rarement vérifiées. Il convient donc de croiser au maximum les informations trouvées afin de garantir leur véracité. Internet lie les personnes à distance. Sur le plan professionnel : il permet de travailler sur un lieu distinct de l’entreprise ou d’avoir des clients géographiquement dispersés. Internet participe à l’essor du télétravail. Dev des activités de vente à domicile. Ces ventes à distance ont permis de développer certains secteurs comme le transport ou certains métiers (préparateurs de commande, livreurs, etc) Sur le plan personnel : permet de garder un lien avec des personnes qui ne sont pas géographiquement proches.

Les dangers d’Internet

Internet sollicite les personnes avec la promesse de leur faire gagner des lots par la participation à des tirages au sort : communiquer des informations perso, d’autres adresses e-mails d’amis, etc. Il permet d’agir de manière anonyme : danger pour les enfants et les ados de se retrouver en discussion avec des gens malhonnêtes. Cyberintimidation : envoyer des messages haineux pour faire peur à des personnes. Description de sa vie privée sur les réseaux sociaux peut donner des infos perso à des personnes mal intentionnées. Professionnellement il est admis que certains employeurs se rendent sur les profils des réseaux sociaux de leurs candidats pour en tirer des informations auxquelles ils ne devraient pas avoir accès. Les réseaux sociaux peuvent donner l’illusion de réalité des rapports humains.

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Immigration

Immigration

Les immigrés sont des personnes étrangères qui vivent dans un pays de manière stable. Ils peuvent y séjourner en conformité avec la législation du pays d’accueil ou de manière irrégulière. Différentes raisons justifient ces mouvements de population. Le monde compterait près de 200 millions de migrants.

L’immigration historique

Les migrations ont été régionales puis nationales et internationales. Elles se sont développées parallèlement à l’évolution des différents moyens de locomotion. Le développement du rail et de l’avion ont favorisé des immigrations d’origine plus lointaine.

Un certain nombre de pays se sont largement peuplés grâce à ces vagues migratoires comme les États-Unis. La France a connu plusieurs vagues migratoires. Après la 2nde guerre mondiale les migrants surtout des hommes venaient essentiellement de l’Europe du Sud (Portugal, Espagne) et aussi du Maghreb (Maroc, Algérie, etc;) Ensuite la France a accueilli des personnes venant de pays instables politiquement : Ex-Yougoslavie, République démocratique du Congo, etc.

L’immigration économique

Les flux de migration sont aujourd’hui orienté des pays en développement vers les pays développés. Les personnes originaires des pays pauvres, même non qualifiées cherchent à travailler dans les pays riches. Les pays d’accueil ont souvent des problèmes de recrutement de main d’œuvre dans les emplois non qualifiés. Pays du Moyen Orient ont un taux très important de population immigrée provenant du Pakistan ou de l’Inde.

Les flux migratoires de personnes qualifiées : la France pour le milieu paramédical et parfois médical. Le Canada est très exigent quant à la qualité des diplômes de candidats migrants mais leur accueil est facilité par une adaptation rapide notamment par l’organisation de cours d’approfondissement de la langue. En France le taux de chômage est plus élevé pour les immigrés : ils représentent environ 27 % des chômeurs alors qu’ils ne sont que 9% de la population active. Chiffres qui s’expliquent par la moindre qualification de la main d’œuvre. Le taux d’emploi des femmes immigrées reste inférieur à celui des femmes qui ne le sont pas. Elles sont plus concernées par les temps partiels dans les secteurs d’activité relatifs aux services.

Les travailleurs immigrés peuvent retourner dans leur pays d’origine quand ils ne sont plus en âge de pratiquer une activité économique. Un certain nombre de personnes touchent ainsi leur pension de retraite à l’étranger. L’allocation supplémentaire du minimum vieillesse est réservée aux résidents de France.

L’immigration Politique

Les réfugiés politiques sont ceux qui bénéficient d’un statut particulier en raison des conditions d’insécurité qu’ils connaissent dans leur propre pays. Ils peuvent bénéficier d’une procédure dérogatoire quant aux règles de séjour d’autant plus lorsqu’un retour au pays constitue un risque vital pour eux. En attendant leur statut de réfugié politique ces immigrés sont des demandeurs d’asile. Fin 2007 ce type d’immigrés a atteint 14 millions de personnes.

Les mineurs isolés : sont ceux qui immigrent seuls ou sans adulte. Souvent sans papier d’identité il est difficile de déterminer leur âge, leur identité, leur nationalité. Leur nombre a bcp augmenté en France. Ils sont surtout originaires de la Roumanie, de la Chine, du Maroc, de l’Albanie, du Congo ou de l’Angola. Ils doivent bénéficier d’une protection particulière en application de la convention internationale des droits de l’enfant.

L’immigration démographique

Elle est encouragée par le pays d’accueil pour compenser un déficit de naissances. L’intégration de ces immigrés peut se faire par l’acquisition de la nationalité, une durée de séjour sur le territoire est souvent requise, le mariage peut également être un motif d’obtention de la nationalité. Les enfant s d’immigrés nés dans le pays d’accueil peuvent obtenir la nationalité dudit pays. La migration des étudiants Plus temporaire et réalisable grâce à des accords bilatéraux entre leur pays d’origine et le pays d’accueil. La migration des retraités : un phénomène récent. Elle s’exerce souvent sur une partie de l’année et vers un pays dont le niveau de vie est moins élevé.

Les droits des immigrés

L’assimilation : la population immigrée doit s’intégrer dans le pays d’accueil et s’y fondre sans garder se particularités, elle doit renoncer à sa propre culture.

Deux conceptions s’opposent :

Le communautarisme : elle met en évidence toutes les particularités de l’immigré y compris si elles contredisent les lois du pays d’accueil.

Les immigrés ont des droits politiques plus limités que les nationaux. Toutefois dans un certain nombre de pays ils peuvent avoir droit de participer aux élections politiques locales en tant qu’électeurs.

L’immigration irrégulière

Certains immigrés franchissent les frontières sans faire de démarches préalables pour être en règle avec la législation du pays d’accueil. Ils arrivent sur le territoire souvent grâce à des passeurs, vivent de petits boulots, sont exploités. Ils tentent de demander leur régularisation une fois sur le territoire. Certains sont régularisés, d’autres sont renvoyés à la frontière.

Discussion

Il existe des étrangers indésirables tels que les demandeurs d’emploi et les demandeurs d’asile.

Certains pays de l’Union Européenne ont renforcé leurs liens pour lutter contre l’immigration : il s’agit des pays de l’espace Schengen. Une personne rentrée régulièrement sur ce territoire peut circuler dans tous les pays de cet ensemble sans que ceux-ci puissent avoir d’exigences particulière. Si la circulation est facilitée, l’entrée s’est complexifiée.

 

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La CMU

La CMU

La couverture universelle ou CMU

La Sécurité sociale n’a jamais atteint son ambition d’universalité. La CMU a été créée en ce sens. Y-est-elle parvenue ?

Les chiffres

Il est donc important de généraliser son accès. Les bénéficiaires de la CMU sont concentrés sur un certain nombre de départements en France reflétant les inégalités de santé. Les départements du Nord de la rance sont les plus touchés. La pauvreté touche de plus en plus les familles jeunes et notamment les femmes seules avec enfants.

Le dispositif

Sécurité Sociale créée en 1945 a pour principe de protéger les travailleurs et leurs ayants-droits contre les conséquences de certaines situations : maladie, accident du travail, maladie professionnelle, maternité, vieillesse, veuvage, famille. Elle était alors quasi exclusivement basée sur les cotisants pendant une période économique prospère. Les circonstances ont été modifiées avec l’augmentation du chômage et du nombre de personnes sans revenus. CMU met en œuvre le droit à la protection sociale qui est un des composants du droit à la santé.

La Déclaration des Droits de l’Homme énonce que « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille ». Pourtant en 1996, près d’1 français sur 4 renonçait à se soigner pour des raisons financières. La CMU doit garantir à tous une prise en charge des soins par un régime d’assurance maladie et aux personnes dont les revenus sont les plus faibles le droit à une protection complémentaire.

La CMU s’adresse à toute personne qui réside sur le territoire français (métropole ou Outre-Mer) depuis au moins 3 ans. Elle est destinée uniquement au personnes qui ne peuvent avoir de protection sociale à un autre titre.
La décision d’affiliation à la CMU est immédiate et automatique. L’affiliation se fait avant la vérification des conditions d’accès pour que la personne puisse bénéficier des soins rapidement. Le contrôle se fait a posteriori.

Les personnes qui en bénéficient sont dispensées de faire l’avance des soins ce qui était souvent une des causes de renoncement aux soins. Elles sont libres de d’aller voir le professionnel de santé de leur choix en respectant le parcours de soins imposé à tous. La couverture est celle du régime général de la Sécurité Sociale. Selon leurs ressources les personnes sont soumises à cotisations.

La Couverture Maladie Universelle Complémentaire

Une demande individuelle peut être faite par un majeur de 18 à 25 ans dès lors qu’il ne peut pas avoir de complémentaire par ailleurs. Elle est possible au personnes dont les ressources ne dépassent pas un certain plafond. Ce droit est attribué pour une durée d’1 an à partir de la date de décision. Ce droit n’est pas immédiat à la différence de la CMU. La CMU complémentaire permet de recourir à la mutuelle de son choix. Les organismes de mutuelle complémentaire qui veulent participer à ce nouveau dispositif sont inscrits sur une liste portée à la connaissance des bénéficiaires. Les professionnels qui soignent les bénéficiaires de la CMU n’ont pas le droit d’appliquer de dépassement d’honoraires.

  • Hospitalisation : le forfait journalier est pris en charge.
  • Dentaire : les soins sont pris en charge comme les prothèses et l’orthopédie dento-faciale.
  • Optique : un maximum annuel est déterminé.

Les limites

Effet de seuil : certaines personnes qui dépassent de peu le plafond de ressources ne peuvent bénéficier de la CMU complémentaire sans avoir forcément les moyens de financer eux-mêmes une protection complémentaire > :
soit renoncement aux soins, soit utilisation excessive des services d’urgence.

Dispositif d’aide à la complémentaire santé créé en 2004, Il s’adresse aux personnes dont les ressources dépassent le seuil permettant d’avoir accès à la CMU complémentaire. Elles peuvent ainsi avoir une réduction de prime ou de cotisation auprès d’un organisme de protection complémentaire. Les bénéficiaires doivent demander une attestation à leur caisse d’assurance maladie qu’ils pourront présenter à l’organisme de couverture complémentaire dans un délai de 6 mois. L’aide à la complémentaire est peu usitée.

Certains bénéficiaires de la CMU se voient refuser des soins par les professionnels de santé en raison de leur appartenance à ce régime de Sécurité Sociale. Refus considérés comme une discrimination par le HALDE + une violation des principes déontologiques qui devrait être sanctionnée sur le plan disciplinaire. Les professionnels de santé seront contrôlés : ceux qui auront le moins de bénéficiaires de la CMU seront suivis par les caisses d’assurance maladie : but : déterminer si la composition de leur « patientèle » est due à des éléments objectifs ou si elle dénote d’un refus de soins.

DISCUSSION

Un français sur 4 ne se soigne pas faute d’argent. A l’aube du 21 ème siècle un constats qui interpelle toute la société. L’accès aux soins conditionne souvent une bonne intégration sociale et professionnelle, il est donc essentiel.

 

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LE CHOMAGE

LE CHOMAGE

Nouvelle fiche de révision pour le concours ambulancier. Ces fiches ont pour vocation de vous permettre de préparer vos révisions, vos acquis, vos connaissances. Ces fiches sont juste un accessoire d’aide. Pour plus de maitrise et de connaissance : consultez la rubrique librairie de l’ambulancier et commandez les ouvrages utiles !

Le chômage

Le chômage est considéré comme un risque social, la société a mis en place un dispositif qui permet d’en atténuer les effets sur les personnes concernées.

Les chiffres du chômage

Selon l’INSEE le chômage représente les personnes de 15 ans et plus privées d’un emploi ou en recherchant un. En raison de la crise financière 2009 a vu une augmentation du chômage dans les pays occidentaux, dont la France. Ce dernier a continué à augmenter au premier semestre 2010, les profils les plus demandés concernent les métiers des services aux particuliers (serveurs, employés de cuisine, animateurs, aides à domicile, etc.) et les fonctions sanitaires et sociales (aides-soignants, aides médico-psychologiques, etc.). Certaines fonctions d’encadrement, notamment les informaticiens, les cadres d’études et de recherche sont particulièrement demandées. Les contrats saisonniers représentent 37,5 % des projets d’embauche. Ils émanent en grande partie du secteur agricole (40%),

Les causes du chômage

Les risques de chômage concernent l’ensemble de la population. Auparavant si on pouvait espérer travailler toute sa vie dans une même entreprise, le scénario est aujourd’hui rare. Alterner période de travail et phases de chômage est plus courant. Il convient de faire n sorte que ces période s de chômage soient les plus courtes possibles.

Toutefois les circonstances économiques et les caractéristiques de la personne au chômage peuvent rendre plus ou moins difficile le retour ou l’accès à l’emploi. Personne peu ou non qualifiée aura plus de difficultés à trouver un emploi qu’une personne mieux qualifiée. Toutefois depuis plusieurs années des personnes fortement qualifiées sont confrontées à des difficultés pour trouver un emploi. L’âge est un critère discriminant : malgré l’âge légal de la retraite, une certaine proportion de la population active n’exerce plus d’activité salariée plusieurs années avant leur 60 ans. Le chômage des seniors est particulièrement important en France. Certaines régions sont plus confrontées que d’autres au problème du chômage (Bassins miniers du Nord et de l’Est).

Les conséquences du chômage

Si le chômage est aujourd’hui indemnisé, cette durée d’indemnisation diminue et dépasse rarement les 23 mois. Un certain nombre de personne à la recherche d’un emploi ne sont plus indemnisées et rejoignent alors des systèmes plus précaires comme l’allocation équivalent retraite u le RSA. Ce dernier permet le cumul des allocations et le revenu d’un travail. Sur le plan individuel, le chômage entraîne une précarisation de la situation de la personne et de sa famille. Le chômage fragilise la personne sur le plan financier mais parfois sur le plan familial (augmentation des divorces pendant cette période). D’un point de vue économique la consommation de ces personnes est également réduite.

Sur un plan plus global, l’augmentation du chômage entraîne une diminution des ressources publiques comme les cotisations sociales pour l’assurance maladie et les retraites. Les recettes fiscales de l’État sont aussi touchées par la diminution de la part d’impôt de cette population et indirectement par une moindre consommation des ménages pauvres (diminution de la TVA),

Les actions contre le chômage

Le chômage peut être de 2 sortes :

Structurel : inadéquation entre main d’œuvre (caractéristiques, qualifications) et demande des employeurs. On va agir sur la qualification de la main d’œuvre.

Conjoncturel : c’est le ralentissement de l’économie qui est en cause. L’activité des entreprises doit être encouragée (plans de relance, commandes publiques, etc.)

Deux actions possibles pour le chômage conjoncturel :

Pour les employeurs :

  • instaurer pour eux des facilités d’embauche :
  • baisse des charges sociales
  • aides financières pour certains contrats de travail visant les jeunes ou les seniors par exemple car ce sont des cat, de personnes particulièrement touchées par le chômage.

Pour les chômeurs :

  • les inciter fortement à retrouver un emploi :
  • diminution de la durée d’indemnisation
  • contrôle de la recherche d’emploi

Loi du 1er août 2008 prévoit que le demandeur d’emploi qui refusera à deux reprises consécutives un emploi susceptible de lui correspondre sera radié des listes et ses indemnités ne lui seront plus versées.
Le demandeur d’emploi doit ainsi accepter un emploi moins bien rémunéré ou plus éloigné géographiquement que le précédent.

Allocation équivalent retraite : elle concerne les personnes qui n’ont pas atteint l’âge légal de la retraite mais qui ont cotisé suffisamment de trimestres. On ne leur demande pas de retrouver un emploi et elles continuent à être indemnisées.

 DISCUSSIONS

Le travail n’est-il pour l’Homme qu’un moyen de subvenir à ses besoins ?

Référence au travail est très importante actuellement. L’activité professionnelle est souvent mentionnée lorsqu’on se présente à autrui et la plupart des ressources sont en général tirées du travail.

La considération du travail a cependant évolué. Les personnes ne sont plus attachées toute leur vie à la même entreprise. Elles mettent en avant leur épanouissement personnel : le travail doit apporter autre choses que seulement des ressources permettant de subvenir à des besoins alimentaires. Tout en travaillant de nombreuses personnes ne disposent pas de ressources suffisantes pour pourvoir à leurs besoins essentiels. Ce sont les travailleurs pauvres. Le travail ne nourrit plus forcément. L’important aujourd’hui c’est d’être compétitif.

Société du toujours plus, toujours mieux. Pour sortir du lot, avoir une chance de bien évoluer dans la vie, la société il faut être compétitif, être le meilleur, se surpasser, être à la pointe dans un maximum de domaines.
Du moins c’est ce que la société véhicule à travers l’éducation, les médias, le travail.

Quelques domaines :La santé et L’esthétisme : il convient aujourd’hui d’être au top de sa forme, un corps sain est un gage de productivité et de réussite. On nous abreuve sans cesse de « publicité » en ce sens : pour être en forme manger 5 fruits et légumes par jour, ne pas manger trop de sel, de sucre, bouger.

Le paraître est devenu très important au travail également : les hommes et les femmes contribuent à l’image de marque de leur entreprise. On aide les chômeurs de longue durée échouant aux entretiens d’embauche à faire le point sur leur apparence : maquillage, tenue vestimentaire… des formations sont données en ce sens par le Pôle Emploi.
On refuse le vieillissement du corps (chômage des seniors est une menace pour les quinquagénaires), la prise de poids…

  • Le travail : il faut être diplômé, qualifié, statistiques des bacheliers tous les ans, remaniement des diplômes universitaires, apprentissage des langues étrangères pour pouvoir se mesurer aux autres pays et y trouver un emploi, les médias ne cessent de rapporter qu’une main d’œuvre qualifiée est une main d’œuvre qui est moins soumise au chômage, compétition intra-entreprise : statistiques, primes, etc… tout ceci est un encouragement, une pression à se dépasser, à faire mieux
  • L’économie : quand on demande à une entreprise d’être compétitive, on demande à tous ses employés de l’être
  • Les dérives : Tout ceci peut amener à des excès : suicides des employés, mal-être physique et psychologique, dérives chirurgicales, société où la solidarité entre les hommes se perd, compétition malsaine, sport à outrance, dopage, drogue(cocaïne pour ses effets dopants).

Certes il faut être innovant, faire preuve de vivacité d’esprit et prendre soin de son corps. Mai être compétitif est aussi se connaître : savoir où sont ses limites. On peut être compétitif en groupe et non pas en solo, c’est à dire s’appuyer sur les compétences de chacun, travailler en équipe dans le respect des sentiments, des attentes et du bien être des autres.
Être compétitif, ce n’est pas écraser les autres pour être le meilleur, c’est être suffisamment fort pour réaliser des projets Il vaut mieux développer des compétences et des savoir-faire, un certain esprit d’adaptabilité plutôt que d’être dans la recherche sans fin de performance à tout prix.

Le travail nuirait-il à la santé ?

Le travail est un élément important de la vie d’une personne et constitue une part importante de son quotidien quand elle a la possibilité d’exercer une activité professionnelle.
Le travail est une valeur constitutive de l’homme et de la société dans laquelle il évolue. Lorsque l’on se présente on donne souvent son activité professionnelle en plus de sa simple identité, si on ne le fat pas en général on demande ce que l’on fait comme profession.
Le travail est au centre de nombreuses préoccupations de la population. Récemment de nombreux débats se sot ouverts concernant ses méfaits ou tout au moins son impact parfois important sur la santé des hommes.

Dans quels cas le travail nuirait-il à la santé ?

  • Physiquement : il est des professions qui par les contraintes qu’elles imposent ont un impact direct sur la santé de ceux qui les pratiquent. On pense en premier lieu aux emplois peu qualifiés : travail en usine sur chaîne : gestes répétitifs, bruit, horaires décalés peuvent entraîner des maladies et une fatigue prématuré de l’organisme. Artisanat : métiers du bâtiments : dangerosité, charges lourdes, positions qui abîment les articulations, les muscles, les os. Manipulation de matières plus ou moins dangereuses, allergies. Il existe de nombreuses professons qui peuvent avoir des répercussions directes sur la santé physique (travail de bureau également : tendinites des secrétaires)
  • Psychologiquement : professions qui touchent à l’humain : vision de choses terribles (police, pompiers, personnel hospitalier, etc.), postes à responsabilités : fatigue nerveuse : compétitivité. Mauvaise relations au travail : déprime, harcèlement, etc.

Malgré tout le travail est aussi et devrait avant tout être une source d’épanouissement. Sentiment d’être utile. Le travail est valorisant car il met en lumière des compétences et des savoir-faire. Lorsque l’on travaille on fait partie de la société, on est reconnu, on vit sur un rythme commun, participé au lien social. Lorsque le chômage s’installe, c’est aussi un effondrement psychologique : la sensation d’être en dehors de la société, sentiment d’inutilité, inquiétude quant au lendemain, comment subvenir à ses besoins ?

Des mesures sont prises pour amenuiser les répercussions de certains métiers sur la santé de ceux qui les pratiquent : ergonomie, réflexion sur les rythmes, évaluation des risques, cours de gymnastique dans certaines entreprises de BTP afin d’échauffer le corps. Toutefois le risque zéro n’existe pas, le travail a toujours fatigué puisqu’on y met de l’énergie. On vit dans une société qui n’accepte plus les impondérables du travail quel qu’il soit.

Difficultés au travail, chômage, quelles sont les conséquences sur la population ?

Le travail est au cœur des préoccupations des français, soit par les difficultés que l’on peut y rencontrer quand on exerce une activité salariée, soit par son absence qui aboutit à des périodes de chômage.
Difficultés au travail, chômage ne peuvent qu’avoir des conséquences néfastes sur la population.

Quelles peuvent être ces difficultés :

  • baisse d’activité
  • demande toujours plus pressante de compétitivité, augmentation du temps de travail, gel des salaires, absences de primes, Sentiment d’exploitation, de ne pas être reconnu
  • mutations
  • harcèlement
  • discriminations
  • perte d’emploi, difficultés pour en retrouver
  • baisse du pouvoir d’achat : le travail n’est plus le garant de la bonne santé financière du foyer

Conséquences : les premières qui nous viennent à ‘esprit : néfastes pour la population :

Santé :

  • perte de confiance en soi, en la valeur travail, en le patronat
  • déprime, stress, insomnies
  • suicides
  • alcoolémie, prise de drogues

Économie :

  • Baisse du pouvoir d’achat : moins de consommation, moins de loisirs
  • surendettement

Famille :

  • difficultés liées au travail ou à l’absence de travail aboutissent parfois à un éclatement familial : divorces, suicides, maladies psychiques
  • impossibilité de pratiquer du sport, ,des loisirs, de partir en vacances
  • dans la demande du toujours plus : les parents passent de moins en moins de temps avec leurs enfants : manque de suivi dans l’éducation > difficultés scolaires, délinquance, etc.
  • la valeur travail perd de sa superbe : bien travailler à l’école ne permet plus forcément d’obtenir un emploi.
  • Perte de la valeur travail : enfants qui voient leurs parents au chômage ou RSA en continu

Conséquences plus nuancées : difficultés amènent aussi à se surpasser à être créatif et inventif : de nombreuses personnes au chômage de longue durée ont pu créer leur propre emploi via des micro entreprises, statut d’auto entrepreneur. Emplois grâce au dev d’internet : des femmes au foyer on créé leur boutique de bijoux faits main par exemple.
Difficultés amènent aussi parfois à des réflexions salutaires avec les partenaires sociaux : ergonomie, renégociation des contrats
Prévention : une meilleure écoute de la médecine du travail, développement de certains services dans de grandes entreprises : conciergeries, salles de sport, garderies ou crèches, cours de gymnastique, massages, temps de sieste…

[highlight color= »eg. yellow, black »]Cette fiche doit être en permanence remise à jour en raison de la conjoncture économique, pensez à regarder les dernières données existantes.[/highlight]

L’alcoolo-dépendance

L’alcoolo-dépendance

L’alcoolisme ou alcoolo-dépendance

Seconde fiche de révision, le thème abordé est l’alcoolo dépendance. Tout est synthétisé pour cibler les éléments clés. Cette expression est aujourd’hui préférée à celle d’alcoolisme. Situation dans laquelle n ne peut plus se passer de consommer de l’alcool, malgré les répercutions que cela entraîne dans la vie quotidienne. Véritable phénomène de société la lutte contre celui-ci est devenue une priorité de santé publique alors même que certains lobbys s’y opposent.

L’alcoolisme en chiffres

La consommation d’alcool en France est une habitude sociale qui en fait la substance psycho-active la plus consommée. 29 % des français sont des consommateurs occasionnels, 42 % e consomment une fois par semaine, 21 % tous les jours. Consommation qui reste + importante chez l’homme. Toutefois la femme en consomme plus régulièrement. Age de début entre 18 et 25 ans. France fait partie des pays de l’union européenne qui possède le plus de consommateurs d’alcool. Quantités consommées ont baissé de + de 10% entre 1999 et 2007, baisse qui provient essentiellement de la diminution de la consommation de vin. Consommation moyenne annuel d’alcool pur par habitant : 12,8 litres. 1/3 des personnes de + de 18 ans ont une consommation d’alcool considérée à risque.

Homme et Femme sont différents face aux méfaits de l’alcool : cela est du à un métabolisme différent. A quantité identique ingérée, le taux d’alcoolémie chez la femme sera plus important que chez l’homme : la femme a une masse grasse plus importante, l’alcool se distribue dans un volume d’eau moins important que chez l’homme. Les femmes peuvent développer une cirrhose pour un niveau d’alcool ingurgité moindre que celui de l’homme. La majorité de femmes réduisent leur consommation d’alcool au début de leur grossesse. L’alcool est néfaste pour le fœtus, quelle que soi la quantité ingurgitée. Il passe de façon passive la barrière placentaire et se retrouve dans le liquide amniotique et le sang fœtal. Le taux d’alcool de l’embryon atteint très vite celui de la mère. L’alcool pouvant difficilement être dégradé il persiste dans le liquide amniotique assez longtemps.

Les adolescents consomment plus intensément et dangereusement. 11% des jeunes âgés de 17 ans avouent consommer régulièrement de l’alcool (week-end avec des amis). 57% des jeunes de 17 ans avouent avoir été ivre au cours de leur vie, 49% au cours des 12 derniers mois,

Les conséquences

1 décès sur 25 dans le monde et 1 décès sur 10 en Europe est une conséquence de la consommation d’alcool. Pourtant + d’1 habitant sur 2 de la planète n’en a jamais consommé. Accidents de la route sont les premières causes de mortalité chez les 15/24 ans (27% sont tués sur la route). 1 accident mortel sur 3 a lieu à cause de l’alcool dans cette tranche d’âge. Consommation excessive d’alcool = origine d’une part importante de  la morbidité : cancers, maladies chroniques du foie, atteintes psychiques, séquelles d’accidents) et de la mortalité prématurée. L’alcool peut provoquer des pertes de mémoire et aussi certains type de cancers : de la bouche, de la gorge, colorectal.

Une des pires conséquences de l’alcoolisme chronique est la tolérance développée par les buveurs . État de manque est une sensation désagréable ressentie par les buveurs privés d’alcool. Un alcoolique qui a cessé de boire est toujours en sursis. Un certains nombre de violences peuvent découler d’un état d’alcoolémie avancé. Violences conjugales sont souvent perpétrées par des auteurs sous l’emprise de l’alcool. Conséquences sociales : risque de perte d’emploi plus élevé, difficulté à retrouver un emploi pour les chômeurs. Perte des liens familiaux : taux de divorce et rupture des liens filiaux sont plus importants.

Les coûts pour la société

L’alcoolo-dépendance implique des problèmes de santé et augmente les dépense médicales. Système de santé est concerné dans son ensemble. La perte d’emploi entraîne le chômage et empêches les personnes alcoolo-dépendantes d’exercer une activité professionnelle. Une invalidité peut en découler, les décès prématurés sont également comptabilisés dans les coûts indirects de l’alcoolo-dépendance. Coût social de la consommation d’alcool = compris entre 1 et 3% du PIB.

Lutte contre l’alcoolo-dépendance

Publicité pour les boissons alcoolisées est strictement encadrée par la loi Evain sur son contenu et son support. Publicité autorisée dans la presse écrite sauf celle destinée à la jeunesse, à la radio, sous formes d’affiches ou d’enseignes, affichettes et objets à l’intérieur des lieux de vente à caractère spécialisé. Pub doit contenir un message sanitaire dont le contenu doit être encadré : abus d’alcool est dangereux pour la santé. La loi interdit de vendre des boissons alcoolisée à emporter entre 18h et 8h dans les points de vente de carburant, interdiction de vendre des boissons alcoolisées réfrigérées dans ces mêmes lieux. Peine encourue : 3 750 € d’amende. Si promo sur boissons alcoolisées, même chose pour les non alcoolisées. Vente au forfait ou offre à volonté est interdite = pratique visée = open bars.

 Depuis 1995 le taux d’alcoolémie autorisée pour tout conducteur = 0,5g/l de sang. Au delà il s’agit d’une infraction dont la gravité augmente avec le taux. Passible d’une amende, d’un retrait de points sur le permis de conduire, de la suspension ou du retrait de permis voire d’une peine de prison. Ivresse publique et manifeste = une infraction depuis 1973, Mise en cellule de dégrisement le temps que dure l’ivresse. Loi du 5 mars 2007 : injonction thérapeutique pour tout condamné faisant usage habituel et excessif d’alcool.

Exercice :

Tous les adolescents sont potentiellement des sujets à risque face à l’alcool. Qu’en pensez-vous ?

  • Alcool est associé à la fête et à la jeunesse.
  • Adolescence est une période de recherche d’expériences parfois extrêmes.
  • Fêtes d’ado sont de plus en plus souvent l’occasion de consommer de l’alcool.
  • Concours pour savoir qui résistera le mieux. Risque de coma éthylique.
  • Régularité à consommer de l’alcool peut faire naître certaines habitudes de vie et peut prédisposer à une dépendance future.
  • Fabricants d’alcool cherchent à atteindre cette cible facile et prometteuse en proposant parfois des mélanges d’alcool.
  • Loi Hôpital, Santé, Patients et Territoire a interdit la vente d’alcool aux mineurs pour essayer d’endiguer ce phénomène d’enivrement régulier des ados.

Peut-on dire que l’acool est une drogue ?

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Les ARS

Les ARS

Les agences régionales de santé

Système de Sécurité Sociale pourrait être amélioré même s’il est plébiscité dans le monde. Depuis une quarantaine d’années c’est ce que l’on tente de faire.

L’origine des agences régionales de santé

Fin 2ème GM la SS est mise en place. Période de pleine croissance économique. L’offre de soins se construit au fur et à mesure et est sans contrôle.
Les établissements ont seulement besoin de faire une déclaration à leur ouverture.  Début des années 70 une certaine régulation s’installe.. les établissements de santé ont besoin d’avoir une autorisation pour fonctionner. Début de la planification entreprise par l’État. Une carte sanitaire est mise en place et recense toutes les installations de soins. 1990, l’organisation de la santé s’inscrit dans les territoires régionaux. 1996 ARH sont créées (Agences régionales d’hospitalisation). La France est un pays d’hôpitaux, la médecine de ville st restée à l’écart. Loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (loi HPST) crée les agences régionales de santé (ARS)

Une nouvelle organisation territoriale

Les ARS sont les pièces maîtresse de cette nouvelle organisation territoriale, Elles regroupent et concentrent les pouvoirs de l’État dans l’organisation de la réponse sanitaire et médico-sociale aux personnes, Officiellement créées le 1er avril 2010 et se composent de différentes instances :

  •  La conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRCA) : assemblée qui regroupe tous les acteurs de santé et du secteur médico-social. Elle se prononce sur les perspectives et les projets de santé au niveau de la région.
  •  Les conférences de territoire : elles se concentreront sur un territoire pus étroit que celui de la région. Elles pourront être du ressort du répartement même en deçà. Elles pourront également être propres à une problématique de santé.
  •  Les commissions de coordination des politiques de santé publique seront les instances qui permettront aux différentes autorités compétentes de se coordonner.

Une commission de sélection d’appels à projets devra choisir les projets les plus pertinents par rapport aux besoins recensés sur un territoire donné.

Ambition de cette nouvelle organisation territoriale

Des pouvoirs importants ont été donnés aux agences régionales de santé et surtout à leurs directeurs. Ils disposent du pouvoir de contrainte budgétaire et peuvent ainsi diminuer le budget des établissements qui ne respecteraient pas certaines règles. (ex : ne pas communiquer ses indicateurs de qualité), la modernisation de l’hôpital est un véritable objectif de cette réforme, les établissements doivent s’adapter à la modification de la répartition géographique de la population.Les ARS ont le pouvoir d’obliger certains établissements à se regrouper et parfois à fusionner. Les sanctions financières sont possibles. La qualité des soins est réaffirmée comme objectif primordial. La prévention est également rappelée comme une preuve de qualité du système de santé.

Cette fiche est la première issue d’une longue liste de fiche de révision crée par un élève ambulancière qui a choisie de partager généreusement ses fiches personnelles. C’est donc avec son accord qu’elles sont aujourd’hui publiées dans le but qu’elles servent à un maximum de futurs candidats aux sélections du DEA.

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Concours ambulancier : les questions de motivation

Concours ambulancier : les questions de motivation

Le concours ambulancier : l’oral et les questions de motivation

Durant la sélection orale du concours ambulancier, la 2 ème partie de l’entretien est consacrée à la motivation. Vous allez donc être confronté à des questions. Pour bien vous préparer et éviter de ne pas paniquer voici les questions que l’on retrouve souvent et qui peuvent vous servir d’entrainement.

Exemples de questions posées

  • Pourquoi choisir cette profession ?
  • Les horaires de travail atypiques ne vous font pas peur ?
  • Savez vous garder votre sang froid ?
  • Avez vous déjà fait face à la maladie ? La mort ? Vos réactions ?
  • Avez vous rencontrés des difficultés durant votre vie professionnelle ? lesquelles ? Quelles leçons vous en tirez ?
  • Connaissez vous des ambulanciers ? Que vous en disent ils ?
  • Vous connaissez les avantages et les défaut de ce métier ? Vous pourriez nous les citer ? Vous vous sentez capable d’y faire face ?
  • Que recherchez vous dans ce métier ?
  • Que pensez vous pouvoir apporter aux patients ?
  • Vous aimez le travail en équipe ?
  • Savez vous vous remettre en question ? Est ce que cela vous est déjà arrivé ? Pourquoi ?
  • Que ferez vous en cas d’échec aux sélections ?
  • Votre avenir vous le voyez comment ?

Et la plus importante de toutes :

Connaissez vous la formation ? Vous pourriez nous citer les modules qui la compose ? A connaitre absolument ;=)

Bibliographie

Retrouvez les idées d’ouvrages pour préparer le concours sur cette page  :

Librairie de l’ambulancier

Texte de référence

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Concours ambulancier : bien préparer ses révisions !

Concours ambulancier : bien préparer ses révisions !

Le concours d’entrée en école d’ambulancier ça se prépare bien en amont. Arriver sans préparation c’est prendre un peu de risques. Même si vous avez l’assurance de pouvoir faire face rien ne vous empêche en amont de faire le point sur vos connaissances, votre aisance à l’oral ou à l’écrit. Etre éloquent c’est une chose mais maitriser son sujet en est une autre.

Le concours ambulancier ça se prépare !

Avant de se lancer dans ses cours et ses annales, il faut prendre une bonne journée pour préparer son programme. C’est encore le meilleur moyen de se convaincre qu’il est grand temps de commencer à travailler !

Pour chaque matière, on fera, sur une grande feuille, la liste de ce qui devra être revu les grandes parties du cours et du manuel. Pour chaque partie, il faudra évaluer le temps nécessaire, en fonction de l’importance et de la difficulté. Cette liste étant faite, on peut établir son planning, jour après jour, en insistant sur les longs week end du mois de mai notamment, mais en ne négligeant pas non plus quelques heures les jours de classe. Le planning doit comprendre plusieurs « tours » de révision : le premier sert à réapprendre, les autres proprement à revoir et à maintenir fraîches ses connaissances.

Un seul tour ne suffit pas à bien assimiler, mais attention à ne pas faire trop de tours, car l’on risque alors de saturer, ce qui rend le travail inefficace. Pour chaque partie, il faut prévoir non seulement de revoir le cours et les manuels, mais également de s’entraîner sur les sujets d’annales correspondants. La plupart des annales corrigées comprennent un index thématique, qui permet de sélectionner le sujet se rapportant à une partie donnée du cours. On peut également ne préparer que les questions du sujet qui traitent de la partie revue. Lors du premier tour, on préparera également des fiches de synthèse du cours, que l’on retravaillera les « tours » suivants.

Concours ambulancier : réviser éfficacement

Nous apprenons en écrivant, en lisant ou en entendant ; il faut donc réviser en écrivant, lisant et parlant : écrire des fiches, lire son cours et son manuel, se répéter à haute voix ce qu’on vient d’étudier.

Les révisions doivent respecter la même règle que le plan d’une dissertation ou d’un exposé : toujours aller du général au particulier. En histoire-géographie, en S.E.S notamment, il est bon de commencer par avoir une idée globale d’une partie du cours, avant d’approfondir : commencez par vérifier que vous êtes capable de résumer ce que vous étudiez à votre petit neveu, avant de vous épuiser dans les détails dont beaucoup n’auront pas survécu dans votre mémoire le jour j.

Dégagez quelques heures de tranquillité pour vos révisions : vous pouvez bien sûr alterner les matières, pour éviter de « saturer », mais il est très important de travailler de plus en plus longtemps, pour apprendre à garder sa concentration plus de trois heures, durée moyenne des épreuves du baccalauréat.

Même si votre planning de la journée est lourd, restez assez longtemps sur chaque matière pour bien vous en imprégner, faute de quoi votre effort sera inutile, mais ne restez pas trop longtemps à relire le même chapitre car le cerveau ne peut faire un effort de mémorisation que pendant une durée limitée.

L’idéal consiste à prendre trente à quarante minutes à revoir le cours, puis passer aussitôt le même temps à des sujets, pendant lesquels on pourra reformuler et réutiliser ce qui vient juste d’être vu. N’oubliez pas qu’il ne suffit pas d’apprendre par coeur : il faut comprendre ce que l’on a appris, et être capable de le reformuler et de le combiner. Il est donc capital de vérifier en se posant des questions qu’on a bien compris, et que l’on domine le programme.

concours ambulancier

S’entraîner

L’entraînement doit être permanent. Connaître son cours est nécessaire, mais pas suffisant. Il faut aussi apprendre à rédiger une copie convenable à partir de ses connaissances.Prévoyez donc, de vous entraîner dans les conditions de l’épreuve, sur des sujets réellement donnés. Vous devez pour cela disposer d’annales corrigées. On vérifiera sur les corrigés que le travail est correct. Si jamais les sujets des annales semblent infaisables, trop difficiles : pas de panique ! Il faut alors bien étudier les corrigés, et essayer de les comprendre.

Une fois que la correction est bien assimilée, il faudra revenir quelques jours plus tard au sujet, pour essayer de le refaire par soi-même. En mathématiques notamment, il est particulièrement nécessaire d’avoir vu beaucoup de sujets, et d’avoir repéré les astuces ou techniques employées, car ce sont souvent les mêmes qui reviennent chaque année. Il faut enfin profiter de ces entraînements pour apprendre à réagir face à un sujet : planifier son temps pendant l’épreuve, organiser ses brouillons, relire sa copie, « assurer » le plus de points possibles sur un sujet difficile, notamment dans les matières scientifiques.

Ne pas rester seul

Si les révisions sont un travail personnel, elles ne sont pas pour autant un travail solitaire. Il est très efficace de prévoir quelques séances en commun avec des amis pour confronter les difficultés, partager des conseils ou des fiches, revoir ensemble des sujets. Ne pas hésiter également à aller consulter ses professeurs lorsqu’on a rencontré un problème, ou que l’on n’est pas sûr de quelque chose ; c’est le grand avantage d’avoir commencé à réviser tôt.

Source

orientation.fr

Bibliographie

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Texte de référence

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Oral ambulancier : bien se préparer

Oral ambulancier : bien se préparer

L’oral ambulancier ça se prépare

Vous allez vous présenter sous peu à l’oral de sélection du concours ambulancier pour entrer en école. Ne partez pas trop vite tête baissée et veillez à préparer cette sélection. Une bonne façon de limiter les surprises et aussi de mettre un maximum de chances de votre côté. On ne vient pas à un concours de sélection sans un minima de préparation. Voyons un peu le tour des conseils :

Respectez les exigences de l’épreuve

Les oraux comprennent en général un exposé du candidat sur un sujet donné par le jury, avec ou sans préparation préalable, puis une partie réservée aux questions libres du jury sur l’exposé qui vient d’être fait ou sur tout autre sujet. La première règle consiste à respecter scrupuleusement le temps alloué à l’exposé, et de ne jamais empiéter sur les minutes consacrées aux questions : ce serait en effet commettre une erreur sanctionnée, ou risquer d’être interrompu par des examinateurs vigilants, sans avoir la possibilité d’achever son propos.

L’habitude est une alliée précieuse : entraînez-vous régulièrement à parler pendant la durée exacte exigée ; assez rapidement, cela deviendra une seconde nature. Le jour de l’épreuve, vous poserez en évidence sur votre table une montre ou un chronomètre qui vous permettra, d’un rapide regard, de vérifier le temps restant. De ce temps de parole découlera le découpage de l’exposé, en veillant à prévoir une introduction claire, deux ou trois parties équilibrées, une conclusion.

Vous devez donc suivre un minutage précis de votre exposé. Si jamais vous deviez déborder, n’escamotez aucune partie : utilisez le temps (la minute !) qui vous reste pour en dire l’essentiel, et faites toujours une conclusion même rapide.

Soignez la préparation

Avant l’oral, vous disposez généralement d’un temps de préparation. C’est le moment de rassembler vos idées sur le sujet et de construire le plan. Ne rédigez jamais intégralement votre exposé : vous n’en auriez pas le temps, et vous ne devez jamais lire devant le jury (cf. plus bas). Vous devez plutôt :

  • Rédiger un plan détaillé de votre exposé, où vous noterez les titres des parties, les idées force, les exemples. Ce plan vous servira de guide lors de votre intervention.
  • Rédiger intégralement deux parties de votre exposé : l’introduction, déterminante pour attirer l’attention de votre auditoire, et la conclusion, qui doit achever de convaincre le jury, et qui, bien menée, peut faire oublier quelques incohérences ou erreurs dans vos propos ; il ne faut donc pas l’improviser.

Ces notes doivent être prises uniquement sur le recto des feuilles ; laissez le verso vierge, vous n’aurez donc pas à tourner vos pages. Numérotez de façon claire vos feuilles.

oral ambulancier

Faites un plan

La première qualité qu’on attend de votre exposé, c’est sa construction. Le défaut le plus rédhibitoire, c’est l’exposé brouillon, où l’on ne sait plus où l’on est. Vous devez donc impérativement faire un plan, et faire apparaître de façon claire ce plan. Combien de parties ?

Trois sont attendues normalement, sauf dans les disciplines juridiques ou de sciences politiques, où l’habitude impose deux parties. Comment construire votre exposé ? Un principe de base est de toujours aller du général au particulier : comm

encez votre exposé par les idées force et ne faites pas comme ces candidats qui trop soucieux de montrer l’étendue de leur connaissance de détail d’une notion, oublient d’en donner les grandes idées. Cela est sévèrement sanctionné.

Pensez à la suite

N’oubliez pas que des questions suivront celui-ci : il est donc particulièrement astucieux de les suggérer au jury, en ménageant quelques oublis sur des points que vous connaissez bien : vous donnerez ainsi une impression de grande maîtrise, lorsque vous répondrez rapidement à ces questions. En règle générale, n’épuisez pas vos connaissances lors de l’exposé, vous risqueriez alors un mutisme total lors des questions.

Séduisez votre jury

L’oral est une épreuve de séduction : on juge autant votre capacité à vous exprimer publiquement à l’oral que vos connaissances. Soyez donc vif, charmeur, et veillez à respecter quelques conseils élémentaires :

  • Ne lisez jamais : vous devez regarder le plus possible votre jury, à moins de citer un document.
  • Parlez de façon claire, avec un débit assez soutenu : s’il est trop lent, l’attention de votre correcteur va chuter nettement. Evitez un ton monocorde qui invite à la somnolence.
  • Aidez le jury à vous suivre : annoncez clairement à la fin de votre introduction le plan que vous comptez suivre. Précisez systématiquement la partie que vous allez commencer ou celle que vous venez de terminer : vos transitions doivent être appuyées, ne craignez pas d’en faire trop.

Répondre aux questions

Après l’exposé, vient le feu des questions du jury : comment y survivre ? Mon premier conseil est de ne jamais s’imposer de répondre immédiatement : il est normal, et même apprécié, de marquer un temps de réflexion, pour autant que ce temps soit raisonnable. Si la question est incompréhensible, demandez au jury de la reformuler ; ne risquez pas une réponse à côté.

Si la réponse vous échappe, n’abandonnez pas trop vite : commencez votre propos par introduire la demande en situant son contexte, reformulez ensuite la question en l’enrichissant un peu, puis annoncez que cette information vous échappe momentanément, en faisant une hypothèse sur la réponse si vous le pouvez. Ainsi, à la question : « combien font 2 plus 2 ? » vous pourriez répondre : « il s’agit donc d’additionner deux nombres, deux et deux afin d’en donner la somme.

On peut imaginer que cette somme sera bien inférieure à dix, et supérieure à deux » Le jury peut vous poser une question dont la réponse figurait dans votre exposé. En ce cas, soit il veut vous amener à corriger une erreur, ne négligez pas cette chance, soit votre réponse lui a échappé dans votre flux verbal : ne lui reprochez pas son inattention en signalant trop lourdement que vous y avez déjà répondu, redonnez simplement votre réponse.

Ces quelques conseils vous permettront d’éviter beaucoup d’erreurs commises par les candidats, sous le coup de l’émotion et du manque de préparation.

Bibliographie

Retrouvez les idées d’ouvrages pour préparer le concours sur la librairie de l’ambulancier

Texte de référence

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Thèmes sanitaires et sociaux : les grands thèmes

Thèmes sanitaires et sociaux : les grands thèmes

La liste des grands thèmes sanitaires et Sociaux

Pour optimiser vos révisions pour le concours d’entrée en école d’ambulancier (oral et écrit) il est vivement conseillé de s’intéresser aux grand thèmes sanitaires et sociaux afin de posséder un minimum de connaissances pour présenter votre exposé oral. Voici la liste des grand thèmes courants abordés. A cela ajoutez la lecture des différents médias comme la presse, les sites internet de la santé publique, OMS etc. etc. Attention cette liste n’est pas exhaustive et n’est juste présente qu’à titre d’exemple.

L’ALIMENTATION :

  • hygiène alimentaire
  • Pb alimentaire
  • obésité
  • l’ESB
  • ogm
  • le retour du scorbut et du rachitisme

LES GRANDES MALADIES :

  • Infections Sexuellement Transmissible
  • SIDA
  • cancer
  • Maladies Cardio Vasculaires
  • hépatite B et C
  • tuberculose

LES TOXICOMANIES :

  • médicament
  • alcool, tabac

HANDICAP :

  • physique et mentaux
  • vivre avec un handicap
  • aides et insertion

SYSTEME DE SANTE :

  • organisation du système de santé
  • santé individuel et publique
  • prévention

HOSPITALISATION :

  • les différentes formes d’hospitalisation
  • l’accueil et la charte de la personne soigné
  • la relation soignant soigné
  • être malade et vivre à l’hôpital
  • fin de vie
  • droit du malade

LA FAMILLE :

  • les différente formes
  • le congé paternité
  • les prestations familiales
  • le rôle des parents (loi sur l’autorité parental)
  • les violences familiales
  • la conso et le surendettement
  • la solidarité familiale

LA FEMME :

  • contrôle des naissances et contraception
  • ivg
  • taux de natalité
  • recul de l’age de la maternité
  • être mère : et femmes active, mères isolés
  • les aides

L’ENFANT :

  • mode de gardes
  • protection de l’enfant (PMI, suivi médicale,…)
  • prestation familiale
  • l’enfant en danger (maltraitance, l’enfant handicapé ou malade, )
  • l’éducation et l’école
  • les accidents domestiques
  • droit de l’enfant

LES JEUNES :

  • les études
  • la crise d’ado
  • la délinquance juvénile
  • suicide
  • crainte pour l’avenir
  • l’indépendance matérielle plus tardive

LES PERSONNES AGEES :

  • le vieillissement et ses conséquences
  • l’allongement de la durée de vie
  • vieillissement de la population
  • être à la retraite (réforme des retraites,)
  • dépendance (prise en charge structure d’accueil, politique de maintient à domicile ; APA
  • la solitude
  • les accidents domestiques
  • la solidarité intergénérationnelle

LES IMMIGRES :

  • intégration
  • code de la nationalité
  • racisme et tolérance
  • diversité de la culture
  • religion
  • accès aux soins

LES REALITES SOCIALES ET ECONOMIQUES :

  • exclusion
  • précarité
  • pauvreté
  • difficulté d’adaptation et handicap sociaux (chômeur en fin de droit)
  • réinsertion
  • Développement des NTIC

TRAVAIL :

  • droit au travail
  • travail et santé (accident du travail et maladies prof.)
  • chômage
  • secret professionnel
  • formation
  • emploi de proximité
  • développement des emplois de qualité de vie
  • emploi précaire

DELINQUANCE ET VIOLENCE :

  • les différentes formes de délinquances
  • création de centre éducatif fermé
  • fraudes

CADRE DE VIE :

  • vivre a la ville
  • les banlieues difficiles
  • le logement (confort salubrité, saturnisme)
  • environnement (pollution, écologie, l’eau le bruit, tri des déchet, recyclage)

SYSTEME DE PROTECTION SOCIALE :

  • Sécurité Sociale
  • prestation
  • aide sociale
  • association caritative
  • dépenses de santé et maîtrise
  • le carnet de santé
  • les génériques
  • le déremboursement de certain médoc
  • financement du déficit
  • CRDS

LES MEDIAS :

  • développement des moyens de communication
  • Internet et ses dérives
  • la violence des images
  • la médiatisation des malheurs

LES LOISIRS :

  • leur développement et leur importance
  • le sport (bienfait, méfait et dopage)
  • l’école et les activité d’épanouissement
  • les vacances
  • les jeux
  • la culture

Référence Bibliographique

https://www.ambulancier.fr/librairie-ambulancier/

Une sélection d’ouvrages dédiés à la préparation du concours d’entrée en école d’ambulanciers

Site de référence sur l’actualité sanitaire et sociale

http://www.gazette-sante-social.fr/

thèmes sanitaires et sociaux - concours ambulancier
Concours ambulancier – épreuve écrite

Concours ambulancier – épreuve écrite

Le concours ambulancier et l’épreuve de sélection écrite

Le concours d’entrée en école d’ambulancier comprend entre autre une épreuve de sélection écrite pour certains candidats. Voyons un peu ce qui vous attends afin de bien vous préparer.

L’épreuve de français

Elle est notée sur 10 et comporte un sujet de français du niveau Brevet des collèges portant sur un thème d’actualité médico-social. Le but de l’exercice est de dégager les idées principales du texte et de commenter les aspects essentiels du sujet traité sur la base de deux questions maximum. Elle a pour objet d’évaluer les capacités de compréhension et d’expression écrite

L’épreuve de mathématique

Elle est notée sur 10 et porte sur les quatre opérations numérique de base et sur les conversions mathématiques. Il ne peut être fait appel pour cette épreuve à des moyens électroniques de calculs. Cette partie a pour objet de tester les connaissances et les aptitudes numériques du candidat.

Bien se préparer

Il est essentiel d’anticiper et de se préparer aux épreuves car elles vont conditionner votre accès à la formation. Mieux préparé vous permettra d’être plus à l’aise. Préparez des fiches thématiques : sur des fiches de type bristol dressez les points important des grands domaines sanitaires et sociaux. Par ex : la personne âgée, les drogues et leur dépendance, l’alcoolisme, le tabagisme, le système de santé… N’hésitez pas à utiliser des ouvrages comme les annales de brevet pour piocher des sujets de français et vous exercer sur des textes.

Concernant les math il faudra ressortir les bonnes vieilles tables de multiplication, réapprendre à poser une division et une soustraction sur le papier, revoir vos tableaux de conversion (carré, cube, poids…) Vous allez vite découvrir que calculer une opération telle que diviser 12365/654 est assez redoutable quand on a inclus la calculatrice comme moyen de calcul courant.

Exemples de tests en mathématique

  • 56 792 x 784 =
  • 49 818 : 43 =
  • 987.35 : 12.3 =
  • Convertir 6h 27min 33s en s.
  • Un robinet a un débit de 60L/min. Pour remplir un bassin, on ouvre le robinet de 9h35 à 12h55. Quelle est la contenance du bassin ?
  • Un train part de Paris à 21h10 et arrive à Bordeaux à 1h35. Sachant que la distance Paris Bordeaux est de 588km, quelle est la vitesse moyenne du train ?
  • Jean a 4 fois moins d’argent que Michel qui en a 2 fois plus que Luc. La somme à partager est de 4 900€. Quelle sera la part de chacun ?
  • Dans un magasin, tous les articles sont soldés à 20%. Avec la carte de fidélité du magasin, le client peut avoir une réduction de 5% supplémentaire sur le prix soldé.
  • Calculer le prix d’un ordinateur portable à 2 200€ pour un client ayant la carte de fidélité.
  • Quel sera le pourcentage obtenu après les 2 remises sur le prix total ?

Exemples de tests en français

Texte basé sur l’évolution des transports sanitaires depuis la 1er guerre mondiale.

Titre : Une guerre qui fit changer la médecine

1./ Dégagez les idées principales du texte (12 points)

2./ Argumentez à partir du texte la transformation profonde du mode de prise en charge médicale des soldats blessés au cours de la première guerre mondiale et en quoi il constitue une véritable révolution sur le plan de la technique médicale (8 points).

Dans tous les cas de figures il ne sert à rien de fouiller sur le net pour trouver des sujets types. L’idéal reste les ouvrages de préparation comme les annales de brevet des collèges ou encore les ouvrages spécialisés de préparation aux tests  du DEA qui reprennent des thèmes sanitaires et sociaux, des exercice types de mathématiques et de français ainsi que des annales d’examen. Ce sont de très bons outils de travail pour bien progresser et se remettre à jour. Pour mieux vous informer sur ces ouvrages rendez vous en rubrique librairie.

Bibliographie

Retrouvez les idées d’ouvrages pour préparer le concours sur cette page  :

https://www.ambulancier.fr/documentation/librairie-preparation-au-concours/

Devenir ambulancier : le stage de découverte 140 heures

Devenir ambulancier : le stage de découverte 140 heures

Stage découverte et Diplôme d’Etat d’ambulancier

La profession d’ambulancier est un des rares métiers à obliger un individu désireux de se former pour devenir ambulancier, à suivre un stage de découvert. En effet vous pouvez accéder à de nombreuses formations après des tests d’aptitudes, pas de tests mais une sélection sur dossier, sans sélection etc. Chaque formation a son mode d’accès propre à lui. La formation de l’ambulancier suit une méthodologie particulière en obligeant chaque candidat à suivre ce stage de découverte d’une durée de 140 heures avant de pouvoir aller plus loin.

stage découverte ambulancier - ambulancier le site de référence

Mais pourquoi obliger à suivre ce stage de découverte ambulancier ?

Le métier d’ambulancier est une profession dure, difficile, complexe, humainement comme physiquement. La profession n’avait jusqu’en 2010 aucune obligation de ce type.  A la refonte de la formation du Certificat de Capacité d’ambulancier (CCA) une transformation en a résulté. Le Diplôme d’Etat d’ambulancier était né. Avec lui nombre d’évolutions et de changements en profondeur dont entre autre l’apparition  de ce stage de découverte. Une façon pour ses auteurs de tester l’éligibilité du candidat à la formation, tant du point de vue des professionnels en exercice que du candidat lui-même. Une façon de cibler les candidats et de fidéliser les futurs professionnels.

Un stage pour découvrir le métier d’ambulancier, le comprendre

Le stage de découverte du métier d’ambulancier existe dans un but louable : permettre l’immersion du futur candidat à la formation d‘ambulancier diplômé au sein d’une entreprise de transport sanitaire privée. Au vu de la complexité du métier et des difficultés à fidéliser les nouveaux diplômés il s’est montré primordial de montrer aux futurs élèves la réalité des choses. Il ne sert en effet à rien de laisser des postulants suivre une formation pour qu’à l’issue de quelques mois la réalité des faits les dissuadent de continuer dans la voie du métier d’ambulancier.

Un stage de découverte ambulancier pour observer le métier

Observer et comprendre le quotidien d’un ambulancier. Voilà le but de ce stage découverte. En s’immergeant dans le quotidien, en passant ses journées avec les ambulanciers, le futur candidat aura la possibilité d’étudier plus en profondeur ce qu’il l’attend dans le quotidien. Comprendre le vécu, le ressenti, partager en direct les impressions des collègues en activité. Ecouter les patients, les comprendre. Découvrir le milieu hospitalier et la détresse quotidienne, la maladie.

Le métier d’ambulancier doit être vécu et ressenti pour s’assurer du choix d’orientation. On est loin d’un cursus traditionnel de métier connu et reconnu. Ce qui pensent savoir sont souvent très loin de la réalité, on casse ainsi les idées reçues ou les clichés habituels.

Le stage d’observation ne permet pas grand-chose. En effet le stagiaire n’étant pas formé il ne peut intervenir physiquement ou compléter un équipage constitué. Le stagiaire accompagnera donc un équipage d’ambulancier, ou encore circuler en Véhicule Sanitaire Léger avec un auxiliaire ambulancier ou un ambulancier diplômé. Le passage en VSL est tout aussi intéressant puisqu’il met au contact direct du patient. C’est un transport que je qualifierais d’intimiste, qui entraine un contact vraiment proche avec le patient et l’ambulancier au contraire de l’équipage constitué. Donc ne voyez pas ce passage comme une sinécure mais bien comme le moyen d’en apprendre plus et favoriser les échanges.

Les transports en ambulances permettront de mettre l’accent sur la partie technique : manutention des patients, interventions à la demande du centre 15, immersion en milieu hospitalier (service court et moyen séjour, urgences) mais aussi l’impact du binôme dans le quotidien des missions. Le travail en équipe est en effet indispensable.

Beaucoup de candidats se rendent ainsi compte que le travail n’est pas solitaire et demande d’être à l’aise dans les contacts et relations humaines. Le stagiaire prend ainsi la mesure de la difficulté de communication, les adaptations  à toutes origines religieuses, ethniques, sociales. Et cette dimension est importante car elle constitue le quotidien.

Ajoutons à ça la prise de conscience de l’organisation de travail : salaire, amplitudes horaires, weekend, nuit etc. Lire la convention collective est une chose mais obtenir le ressenti des ambulanciers en exercice permet de lier la théorie à la réalité. Sans oublier la partie organisation familiale. Là où on pense que ce n’est pas réalisable, les collègues qui exercent partagent leurs astuces, leurs moyens de compenser. Des éléments très utiles pour le candidat passionné mais freiné par des obstacles de ce type.

Un stage de découverte du métier d’ambulancier : s’orienter et faire le bon choix

Le stage de découverte n’est pas une punition en soin. Passer 140h c’est-à-dire l’équivalent d’un mois n’est pas « suffisant » parfois pour faire le tour complet d’une profession de ce type. Mais grâce à cette immersion profonde, chaque candidat qui se présente à la formation sera prêt. Il ne pourra nier ne pas avoir mesuré la difficulté, mais témoigner aussi toute la richesse de la profession. Ce stage vous permettra à l’issue d’être en mesure de répondre aux questions du jury et de démontrer votre intérêt pour la profession d’ambulancier.

Cette immersion vous apportera une nouvelle vision, des anecdotes, un vécu qui servira à argumenter votre présentation, vos motivations. Celui qui prend le stage découverte comme une sinécure n’aura rien compris ou, et c’est le but, compris que sa place dans ce métier n’est pas la solution.

Le stage de découverte : mode opératoire

Pour réaliser votre stage de découverte qui je le rappelle est obligatoire avant de pouvoir vous présenter aux épreuves orales du concours de sélection pour l’entrée en école d’ambulancier ; il vous faudra demander à votre institut de formation d’ambulancier la liste des entreprises agrées. Muni de cette liste vous pourrez ainsi démarcher les entreprises qui accueillent régulièrement ce type de stagiaire. L’école vous informera de vos obligations et vous délivrera une convention.

A vous ensuite de postuler. N’oubliez pas que vous serez évalué durant ce stage : intérêt pour la profession, curiosité, votre profil sera-t-il cohérent avec l’exercice de la profession. Durant 1 mois vos collègues chercheront à vous comprendre, vous découvriront autant que vous ferez l’inverse. Profitez donc de cette aventure pour vous remettre en question, bien peser votre décision. Et si vous tombez amoureux (euse) de ce job alors c’est que vous avez trouvé votre voie.

Texte de référence

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier