Ambulanciers ces héros du quotidien

Ambulanciers ces héros du quotidien

Ambulanciers ces héros du quotidien : enfin la programmation annonce son arrivée

cb8406b193 (1) [1024x768]
Assistance Ambulance

Je vous en avais parlé il y a quelques temps, un reportage sur la profession est en route.

Un reportage qui ne va pas pour une fois reprendre les traditionnels sujets de discordes sur les fraudes mais bel et bien (à priori) se concentrer sur le sujet primordial du quotidien, de la profession en elle-même au travers de portrait très diversifié via des profils tels que nous les connaissons : ambulancier SMUR, privé, chef d’entreprise etc.

Mais avant sa diffusion je pense que je vais me permettre quelques remarques pour préparer le terrain. Par la même occasion vous allez découvrir aussi la genèse de ce reportage et les difficultés qu’il a fallu surmonter pour qu’il puisse voir le jour sur une grande chaine de télévision.

N’oublions pas qui a réussi ce tour de force

aad

A la base même, à son origine, se cache un ambulancier. Oui un ambulancier est à l’origine de l’existence de ce reportage. Bastien, président de l’Association des Ambulanciers de Dordogne a su faire valoir ses contacts pour tenter d’intéresser les entreprises de production sur la profession d’ambulancier.

Le but ? Changer les choses et réussir à attirer l’attention sur le cœur du métier en lieu et place du traditionnel cliché dévastateur et vendeur; de la fraude et autres clichés stéréotypés que recherchent les grandes chaines. C’est vendeur, on met en avant un vilain canard et le grand public adore fustiger les méchants. Bref, après des journées, des courriers, des heures au téléphone il a réussi à attirer l’attention d’une boite de production.

Rappelez vous je vous en parlais ici : https://www.ambulancier.fr/ambulanciers-naissance-dun-futur-reportage-televise/

Tout s’était mis en place jusqu’à l’arrêt brutal de la réalisation pour des raisons complexes mais avec la promesse de reprendre le dossier. Il s’est donc battu pour réussir à faire aboutir ce projet, a encore passé des heures pour s’assurer de son maintien, aiguiller, guider vers des entreprises etc. Les équipes ont réalisé le tournage. Restait à patienter jusqu’à la programmation de la diffusion du reportage.

Mais malheureusement on ne peut pas toujours faire ce que l’on souhaite

reanimation

Malheureusement, bien qu’ayant réussi à faire porter ce projet il n’a pu obtenir la possibilité de garder la main dessus afin de faire respecter un fil conducteur fiable et ce pour diverses raisons liées au contrat audiovisuel complexe auprès de la chaîne à qui ce reportage est vendu.

Et oui on ne peut pas toujours faire tout. Les entreprises de productions sont liées par des contrats incluant des obligations qui varient et obligent à respecter parfois des conditions drastiques. Mais malgré tout ce reportage a vu le jour et c’est grâce à lui. Jusqu’à aujourd’hui personne n’avait encore réussi ou tenté d’arriver à ce résultat. Il n’a rien lâché et a gardé le cap jusqu’au bout.

Je cite Bastien :

Ma 1ère volonté était que le tournage ait lieu en Dordogne. J’avais obtenu l’accord et le soutien de la mairie de Périgueux, du Centre Hospitalier et du SAMU 24. Les profils étaient trouvés, un binôme d’ambulancières, un ambulancier SMUR, une entreprise etc. Mais un grain de sable a bloqué tout.

TF1 n’était plus intéressé. A ce moment j’ai dû sur-vendre la profession car nous sommes des privés et donc de ce fait desservi par cet aspect. Mais il a fallu aussi marteler que parmi les ambulanciers il y a aussi les ambulanciers SMUR. Trop de reportages sur les services d’urgence mettent en effet trop souvent en avant les médecins, infirmiers mais trop peu voire jamais les ambulanciers eux même qui sont pourtant une composante essentielle de l’équipe.

La boite de production « Yemaya Productions » a repris le dossier grâce à OLIVIER PONTUS, rédacteur en chef qui n’a rien voulu lâcher en prenant le risque d’aller démarcher la concurrence si la chaîne ne voulait pas suivre, et à diligenté un réalisateur Christophe Busché pour tourner ce reportage.

J’ai pu lui apporter de nombreux conseils mais à mon grand regret il a refusé tout « guidage » durant le tournage. Impossible donc de pouvoir corriger et guider de la bonne façon pour éviter les erreurs et incohérences.

Avec ceci, malgré le fait d’avoir formulé la demande dès le départ, je n’ai pu accéder aux « rush » afin de voir ensemble la cohérence du reportage. Donc au final personne : ni les ambulanciers, ni les chefs d’entreprises filmés n’ont vu le contenu ce qui est fort dommage pour éviter des erreurs de montage. Malgré tout, ce fut un long combat, chronophage, mais on a réussi à faire aboutir ce projet.

Mais attention, soyez quand même tolérant

fou_furieux

Ce projet que je vais dévoiler ci-après, est forcément à un moment donné sujet à des observations d’ambulanciers qui vont fustiger des commentaires de voix off, des montages, des prises de vues. Oui ce ne sera pas parfait, oui il y aura forcément des choses qui ne vont pas plaire à tous, oui ceci n’est pas comme ça etc. Stop. Je vous en prie soyez relax, soyez compréhensif et arrêtez de croire qu’un reportage parfait peut exister ce n’est pas possible.

Il y a toujours des incohérences. Les premiers qui vont râler n’auront pas bougé un dixième de seconde, n’ont jamais rien fait pour obtenir, ou réussir quelque chose d’utile à la profession. Comme d’habitude ça va râler, chialer sans bouger de son fauteuil. Alors s’il vous plait. Soyez d’abord reconnaissant d’avoir quelqu’un dans notre job qui s’est battu corps et âmes pour vous décrocher quelque chose de positif et qui ne soit pas tendancieux.

Je le remercie. Merci Bastien d’avoir réussi à faire bouger les choses. Merci d’avoir tenu, de ne pas avoir lâché pour que ce reportage voit le jour même si tu n’as pu t’assurer de la parfaite cohérence de ce reportage. Un très grand merci. Je n’ai pas encore visionné ce reportage mais je félicite la démarche, le geste, la motivation et le maintien de l’objectif jusqu’au bout malgré les difficultés.

Merci parce que quand c’est bien on félicite mais quand on trouve des erreurs on a tendance à fustiger celui grâce à qui c’est arrivé. A ces derniers je répondrais encore une fois : vous avez fait quoi pour votre job ? Vous avez apporté quoi ? Avez vous essayé de faire de même ? Prenez exemple et faites de même. La profession a besoin de gens comme lui.

On le voit quand ce reportage ? AMBULANCIERS, CES HEROS DU QUOTIDIEN

Ce reportage sera diffusé samedi 26 septembre 2015 sur la chaine TF1 dans la rubrique « Reportage » à 13h20. Il est réalisé par Christophe Busché (Yemaya Productions). Attention tout de même c’est une série de 3 reportages comprenant aussi : LES COULISSES DES LIEUX DE TOURNAGE et LA REVANCHE DU TERROIR PARISIEN.

Son titre ?  AMBULANCIERS, CES HEROS DU QUOTIDIEN

Voici l’introduction proposée par la chaine :

On les croise chaque jour sur les routes et pourtant, on ne les connaît pas. Même leurs partenaires de santé, infirmières et médecins, méconnaissent leur champ de compétences.

Ils sont 50.000 ambulanciers en France à intervenir sur les urgences médicales, les gestes de soin du quotidien ou les situations de détresse et d’isolement.

Ils ont la passion de leur métier et n’hésitent pas à mettre leur vie privée de côté pour assurer la prise en charge de toutes les pathologies, même les plus lourdes, et de personnes souffrantes de tous âges et de tous niveaux sociaux. Immersion dans la vie de ces héros du quotidien qui conduisent les ambulances. A la découverte d’un métier qui ne connaît pas la routine.

Francis Piqué est un des ambulanciers les plus expérimentés du SAMU de Lille. 21 ans de métier, des milliers d’interventions en urgence et toujours la même envie d’enfiler la blouse tous les matins. Il ne sait jamais de quoi sera faite sa journée et c’est justement ce qui lui plaît dans le métier : il n’y a jamais de routine.

C’est à lui d’emmener son équipe, médecin urgentiste et médecin anesthésiste le plus rapidement possible sur le lieu de l’intervention. Francis a suivi des cours de conduite sur circuit pour maîtriser une conduite rapide en toutes situations.  » On est vigilant, une équipe efficace c’est une équipe qui arrive sur place et entier si possible  » précise- t-il. A part quelques rétroviseurs arrachés, il n’a encore jamais eu d’accident.

Mais malgré sa célérité, il arrive parfois trop tard. Des situations de vie et de mort auxquelles il faut faire face coûte que coûte.  » On ne s’habitue jamais à un décès. Les pires souvenirs on les met dans le placard à fantômes. On va y penser aujourd’hui, un peu moins le lendemain. Et malheureusement un autre drame passera au-dessus. « 

Une des vocations du métier d’ambulancier c’est d’être au service des autres. En urgence ou alors en prenant parfois tout son temps comme Fabienne Pierre. Avec son mari, elle a créé une société d’ambulances dans la Creuse, un département rural avec la population la plus âgée de France. 

Avec elle, les temps de trajet sont des temps de partage, le temps pour le patient d’oublier un peu la maladie.  » Parfois on parle de tout et de rien pour penser à autre chose. Et pour les personnes qu’on connaît mieux on va parler de manière plus familière « . 

Comme  Jocelyne qui est atteinte de sclérose en plaques et que Fabienne transporte régulièrement depuis 19 ans. Une habituée qui considère Fabienne et ses fils comme des amis.  » Ce que Jocelyne nous dit, c’est des choses qu’on ne répète pas parce qu’on est tenus au secret professionnel. On en sait souvent plus nous que la famille « . Et Fabienne de conclure :  » pour faire le métier d’ambulancier, avant toute chose, il faut aimer les gens « .

A Nantes, Jérôme a pris sous son aile un ambulancier qui vient de sortir d’école : Pierre, 24 ans.  » Avant j’étais dans un bureau d’études derrière un ordinateur. J’ai eu envie de bouger, c’est pour ça que je me suis reconverti « .

Quand Pierre est né, Jérôme débutait dans le métier. Il n’a jamais voulu en changer :  » pour moi, se retrouver dans des situations compliquées, c’est un booster « . Au cours de ses missions, il transmet tous les trucs qui ne s’apprennent que sur le terrain.  » Entre les cours et la vraie vie, il y a vraiment une marge « .

Le métier demande de supporter des horaires contraignants : une cinquantaine d’heures en moyenne par semaine pour un salaire net d’environ 1300 euros. C’est une des explications de la courte durée des carrières : 4 à 6 ans. Un métier souvent mal considéré malgré les responsabilités.  »

Il y a des gens qui parlent de course, de clients, c’est pas du tout cet état d’esprit qu’il faut y avoir en tant qu’ambulancier. Si l’état du patient évolue et qu’on doit apporter les gestes d’urgence c’est sous notre responsabilité regrette Pierre. Jérôme a beaucoup à transmettre à son apprenti. Son expérience et surtout son enthousiasme pour un métier qui n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur.

Soyez devant vos écrans

radio

Soyez au rendez-vous, n’hésitez pas si vous avez réussi à enregistrer, le mettre en ligne sur YouTube ou autre je serais ravi de diffuser ce reportage. Soyez sympa, évitez de porter un regard critique et essayez de profiter de ce moment.

Ce moment où, pour une fois, vous allez voir votre profession sur une chaine de télévision. Où on ne va pas vous démonter pièce par pièce pour dire que les ambulanciers, sont petits, moches, fraudeurs et roulent en BMW série 6 grand luxe en s’enrichissant sur le dos des patients, spoliés chaque jour par le vilain canard ambulancier. Stop à la démagogie.

Prenez du plaisir même si ce n’est pas parfait, même si il existe des incohérences. Moi je dis merci Bastien, merci à l’équipe de production d’avoir pris le temps de se consacrer à s’intéresser enfin à nous et à notre quotidien à tous. Un reportage c’est très difficile à réaliser, à tourner et à monter pour tenir dans un format limité.

N’oubliez pas que ce reportage sera visionné par le grand public, que ce créneau horaire est un créneau détente et que l’ensemble des auditeurs ne va pas guetter chaque erreur. Ils vont apprendre, découvrir aussi la richesse comme les réelles difficultés du job.

Merci à tous d’avoir pris le temps de me lire et de comprendre le sens de mes écrits. Je ne fustige personne mais face à un constat global qui me met hors de moi je ne pouvais pas vous présenter cette nouvelle sans devoir vous  partager ceci.

Rendez vous samedi 26 septembre à 13h20, en attendant je vous invite à rejoindre l’évenement crée pour l’occasion sur les réseaux sociaux :

Tf1 reportage AMBULANCIERS « Ces héros du quotidien »

Ambulanciers, la naissance d’un futur reportage télévisé

Ambulanciers, la naissance d’un futur reportage télévisé

Ambulancier, le parent pauvre du média

L’ambulancier n’apparait que très rarement dans les divers reportages télévisé. Parent pauvre des médias, les sujets sont souvent bourrés de stéréotypes mal dégrossis, faux, ou encore trompeur voire souvent basé sur des faits qui ne concernent qu’une minorité. La méconnaissance du métier est réelle, les éléments avancés ont souvent un goût de rédaction scolaire et aseptisé.

Par contre les sujets racoleurs sur la fraude à la sécu sont légion avec souvent des cas bien ciblés et un montage parfaitement adapté qui non seulement détrompe l’auditeur avec des idées reçues mais avec un manque cruel d’informations qui engendre forcément un sentiment de généralité. Un ambulancier qui fraude, fait des conneries et c’est toute la profession qui prend. L’ambulancier, le chauffeur de taxi, en jean basket, dans son J9 ambulance à la mode tunning des années 70, qui coure après le « client ».

Qui charge son colis et se dépêche de le larguer vite fait en échange d’un joli chèque rédigé par la sécurité sociale. Qui plus est se fait un malin plaisir de détourner de façon quotidienne des millions d’euros sur le dos du pauvre contribuable. Manipulateur de médecin, arnaqueur professionnel mais jamais au grand jamais un professionnel de santé. Ce, au grand dam de tous ces passionnés qui sont professionnels jusqu’au bout des ongles.

Il est où l’ambulancier passionné

Dans tous ces reportages on en compte malgré tout quelques rares  cas qui rendent justice à tous ces professionnels passionnés, qui se donnent sans compter et s’évertuent à agir avec professionnalisme et faire évoluer la mentalité. Vous en trouverez un entre autre intitulé « La nuit c’est ma vie «  en rubrique média de ce site.

Et donc pour enfin en 2014 apporter quelque chose de concret j’ai un copain de promo DEA, dynamique du haut de son association régionale en Dordogne (Association des Ambulanciers de Dordogne) , qui m’a contacté pour me parler d’un projet fou qu’il avait sur les rails. Ni une ni deux j’ai pu l’aiguiller vers des entreprises adaptées où les journalistes pourraient enfin puiser dans du concret, du réel, de l’ambulancier made in France.

Je ne révèlerais pas les noms des entreprises concernées pour le moment mais elles sont réparties sur l’ensemble du territoire. Mais je vous garantis que c’est du lourd et qu’enfin nous allons pouvoir montrer ce que l’on fait aussi de bien en France chez les ambulanciers. Non nous n’avons pas que des entreprises de livraison de colis.

Vendre du vent ? Que nenni

Le but n’est pas de vendre du vent. Le but est de montrer le vrai quotidien, les vraies difficultés, le vrai visage de notre métier. Le but n’est pas de vendre du racoleur ni de mettre une équipe de communication sur les rails pour surveiller de près ce qui sera diffusé mais bien de mettre en avant un quotidien comme nous le connaissons. Mais place à un petit mot de mon collègue Bastien, celui à partir de qui c’est devenu possible ! Je tiens à le féliciter pour avoir entrepris cette démarche.

L’Association des ambulanciers de Dordogne : du projet de reportage au concret

Le 9 mai 2014, après visionnage, un soir de garde, du énième reportage sur les arnaques à la sécu et les compresses périmées, l’association des ambulanciers de Dordogne a décidé de contacter plusieurs grandes sociétés de production télévisuelles. Leur expliquant un peu notre quotidien, notre réalité, loin de ces multi reportages orduriers, nous avons appuyé sur le fait que jamais, sur une grande chaîne nationale, un seul reportage a été fait sur notre corporation.

L’une d’entre elle nous a répondu le jour même ! Dès lors un dialogue c’est instauré avec le rédacteur en chef, puis avec l’une de ses journalistes. Des heures passé au téléphone à parler de qui sont vraiment ces ambulanciers, leurs formations, leurs habitudes, leurs problèmes aussi….

L’étape suivante fut la présentation du projet à la chaîne (TF1) qui a immédiatement accepté ce reportage. Nous avons, avec la journaliste, cherché plusieurs « profils » d’ambulanciers. Le jeune, le vieux, l’étudiant, le rural, l’urbain, le super ambulancier…. Nous avons eu une réponse quasi unanime de la part de tous ces contacts et c’est pourquoi, grâce à eux, le début du tournage de ce reportage devrait être imminent.

Il manque toujours un profil : aidez-nous à les trouver !

Il nous manque tout fois un profil : une petite entreprise (moins de 10 salariés), familiale, rurale avec des salariés en poste depuis longtemps.

Si c’est de vous que l’on parle, contactez-nous : ambu.dordogne@yahoo.fr

Ce projet, s’il est mené à bien (et pour cela nous avons toute confiance en cette société de production et de ses journalistes) sera certainement une grande avancée dans la reconnaissance de notre métier par le grand public mais aussi par nos partenaires santé. C’est bien là le but de notre petite association !

Nous n’en dirons pas plus sur ce projet, le reste sera à découvrir sur votre téléviseur, prochainement.

Le président de l’AAD, Bastien

Retrouvez l’AAD sur le net

http://www.ambulanciers24.fr/

Halte aux critiques à venir

Comme je connais bien la toile et son public je sais que les critiques et les retours négatifs sont à venir. Pour anticiper sur ce côté je vous propose de faire suivre ici même l’évolution de ce reportage et de sa construction via les infos de Bastien, le président de l’association des ambulanciers de Dordogne. Il restera le « conseiller » on va dire, technique, pour la partie métier, sur ce reportage.

Le connaissant très bien je peux vous assurer qu’il sera intraitable dans la mesure du possible et surveillera de très près pour éviter tout loupé ou erreurs éventuelles. Au plaisir de lire vos commentaires, vos retours et vous divulguer dès que possible de nouvelles infos. Pour les plus sceptiques, je ne saurais vous rappeler qu’à ce jour, personne n’a encore réussi à entreprendre la démarche avec succès comme il a pu le faire. Au vu de sa difficulté je ne peux que le féliciter pour sa persévérance.

Ambulanciers, fraudeurs et reportages

Ambulanciers, fraudeurs et reportages

Capital, les transports sanitaires, les abus et fraudeurs

C’est l’une des priorités du nouveau gouvernement : trouver 10 milliards d’euros d’économies sur l’assurance-maladie. Car, même si divers remboursements ont déjà été rognés, notre système de santé reste très généreux.

Par exemple l’ambulance ou le taxi pour aller chez le kiné ou au laboratoire d’analyses sont facilement prescrits. Cela fait les bonnes affaires des entreprises de transport, moins de l’assurance-maladie qui pourrait économiser 450 millions d’euros !

Et malgré la mauvaise image des urgences, l’hôpital « à la française » reste très confortable. On y reste souvent beaucoup trop longtemps après une opération alors qu’on pourrait sortir plus vite grâce au développement de la chirurgie ambulatoire. Il y aurait 5 milliards d’euros d’économies à la clé !

Quand j’ai lu ce message j’ai dû me frotter les yeux à plusieurs reprises, puis j’ai relu et encore relu. Rien à faire il y a quelque chose qui m’a choqué à un point. Je ne sais pas pour vous mais quand je regarde la tv c’est à dire peu je m’intéresse parfois aux reportages. 90% du temps sur les services représentés (FDO, pompiers et cie) on a le droit  à :

  • Les services d’urgences : SAMU,SAU, maternité, urgence obstétrique etc
  • Les pompiers, les pompiers et les pompiers et encore les pompiers
  • Les forces de l’ordre

Les ambulanciers eux c’est cantonné aux dossiers de type la France qui fraude, le déficit de la sécurité sociale et qui sont les véritables fraudeurs et j’en passe. Je n’ai rien contre les autres acteurs mais à force ça me fatigue.

Non mais sérieusement. Avez vous vu un reportage diffusé sur une chaine à grande diffusion (ou dans la presse écrite) où le métier d’ambulancier a une place autre que dans la case « je suis un vilain fraudeur ». Avez vous déjà vu un reportage complet, réaliste, pas déformé avec des vrais ambulanciers dedans qui expliquent leur job, leurs difficultés réelles, la passion de leur métier ? J-A-M-A-I-S.

Mais bon c’est vendeur un ambulancier pourri surtout en ce moment. Et puis la ménagère de cinquante ans préfère conspuer les vilains fraudeurs et glorifier les services qui sauvent des vies. Nous on est juste une boite de kleenex : on nous sort pour pour illustrer des fraudeurs et on nous jette une fois que la mode est passée. Merci au passage pour nos patients qui nous demandent des explications. Comme si notre quotidien n’était déjà pas assez complexe et la sauvegarde de notre métier pas assez difficile.

Des organisations de défense du métier

Encore heureux certaines organisations voient le jour et se démènent comme des diables pour protéger l’image du métier : droit de réponse dans la presse, proposition d’immersion (une vraie hein pas pour prendre en flag les patrons véreux), fiche d’incident contre les entreprises malhonnêtes.

Ils se battent, à l’échelle régionale, départementale ou encore nationale pour faire bouger les choses et stopper cette chasse aux sorcières. Je citerais à titre d’exemple au vu des résultats obtenus : CATSUF (Collectif Ambulancier des Transports Sanitaires et d’Urgences de France), AAD (Association des Ambulanciers de Dordogne), Ambulanciers Francs Comtois etc etc (oui j’en oublie d’autre).

Déjà ce ne sont pas des syndicats et leurs attentes sont relativement plus axées sur la promotion de la profession et la défense. Oui je sépare les deux car le résultat obtenu est relativement différent. oui c’est mon point de vue et pas forcément celui du lecteur. C’est ma liberté d’opinion.

Alors ce billet c’est pas juste pour le coup de gueule contre les journalistes marketing qui tapent là où c’est vendeur, entre autre puisque ça me met hors de moi à un point qu’ils n’imaginent même pas à quel point je commence à être écoeuré de leurs pratiques. Le droit à l’information ?

C’est subjectif quand on limite son champ de recherche ou surtout quand on limite volontairement son champ de recherche pour vendre un produit racoleur et sujet à faire de l’audience bien grasse. Je ne peux pas qualifier ça de point de vue neutre et ouvert.

Plutôt que de chercher à obtenir des choses qui ne seront pas respectées pourquoi ne pas monter au créneau et leur proposer de venir s’immerger dans notre quotidien en général. Voir tous ces passionnés qui bossent dur, s’impliquent, s’investissent avec les patients. Qu’est-ce que l’on apprend en formation, suivre des élèves, suivre des entreprises intéressantes, que fais-t-on au quotidien bref ouvrir un peu les yeux au grand public et montrer que nous ne sommes pas les vilains pourris que la télévision montre.

Pourquoi nous montre-t-on le métier d’ambulancier sous des jours aussi sombres. Nous sommes des acteurs à part entière de la chaine de soins et de secours malgré ce que certaines langues de bois diraient. Certes il y a du boulot pour tirer la qualité vers le haut. Mais ce n’est pas avec ce genre de démarche que les choses changeront et que les patrons seront poussés vers des critères qualitatifs plus exigeant.

L’approche des médias face au métier d’ambulancier

 Quand des journalistes vous approchent la meilleure façon de faire ne serait donc pas de proposer à cette personne de faire évoluer le regard d’une société sur un corps de métier meurtri et sali ? Ce billet s’adresse à tous ceux qui souhaiteraient un jour se plonger vers notre métier en tant que journaliste papier, télévisuel ou autre. Nous sommes des professionnels impliqués.

Certes oui comme partout et dans tout corps de métier il y a des brebis galeuses. Mais avant de descendre en flamme tout un ensemble il serait bon ton, avant de chercher la petite bête, de compenser en montrant aussi une réalité : celles de professionnels qui agissent chaque jour pour le bien être des patients. Souvent au détriment de leur vie de famille et pour un salaire et des conditions de travail difficile. Mais chaque matin ces gens-là se lèvent et se bougent. Peut-être un jour aurons-nous le droit nous aussi à la même reconnaissance que d’autres corps de métier du monde médical, paramédical et du secours à personne.

Alors au final oui ce genre de révélation a son importance surtout pour démontrer que l’ambulancier n’est pas forcément le fraudeur présumé mais subit de plein fouet les pratiques contraires aux règles déontologiques suite aux erreurs volontaires ou involontaires, le non-respect des procédures de certains organismes et professionnels de santé.

Nous sommes tributaires puisque nous ne travaillons que sur prescription médicale et sommes soumis à des contrôles encore pire que beaucoup d’autres professions. Oui il y a encore des patrons véreux qui exploitent les failles du système. Mais avant de plonger dans ce monde glauque il serait bon ton se sauver d’abord un métier qui prend sans arrêt des coups. Donc je comprends et j’appuie cette démarche mais à mon sens ce n’est pas la bonne façon de faire. Alerter les autorités compétentes oui mais quand on a affaire aux médias ce n’est pas le même but recherché.

Petit état des problèmes

Je l’ai regardé ce reportage même si je savais plus ou moins à quoi m’attendre.

Listons rapidement et grossièrement les « erreurs » volontaires de ce reportage et qui me mettent hors de moi au vu du montage grossier et de la simplification volontaire destinée à cacher certains détails qui changeraient tout.

Le VSL simple « voiture »

Vu la façon dont est présenté le VSL on se dit mais c’est juste une voiture avec chauffeur. On parle juste de personnel qualifié à bord. Mais avec ce type de montage le spectateur moyen doit se dire « ben moi aussi demain je peux conduire la même chose ».

On en oublie d’expliquer que l’ambulancier, professionnel de santé formé, s’occupe de la mobilisation parfois très complexe des patients, accompagne, réalise les formalités, les guident dans les structures, s’occupe des relations entre le patient et les autres professionnels de santé. Et je fais l’impasse sur nombre d’autres points.

Les médecins abusent des prescriptions

On en parle un tout petit peu mais oui ils oublient clairement d’insister sur le fait que le transport est soumis à la prescription d’un médecin. Et là ils enfoncent le clou en parlant de prescription modifiée en ambulance par le chef d’entreprise. Il me semble pourtant que la rature ou la correction du mode de transport sur une prescription est soumise à rejet systématique.

Alors à qui la faute ? La sécurité sociale n’aurait pas assez de monde pour vérifier ce genre de détail ? Eux si pointilleux, si bureaucratique au point que cela en devienne complètement déconnecté de la   réalité ? Et les médecins qui prescrivent un VSL sur un patient intransportable par un ambulancier en VSL ? Etc la liste est longue si on creuse.

Nous avons appelé une société de Montreuil

Le journaliste appelle plusieurs sociétés pour obtenir un transport en VSL. Impossible ! Il n’y a aucun VSL disponible 😮 ! On lui répond même que la prescription sera modifiée sur place ! ! ! Et oui encore une fois c’est Paris et sa région qui est ciblée. Le pire exemple se situe là-bas. Soyons réaliste Paris et sa région n’est pas le meilleur endroit. C’est même le pire. Non pas que je fasse une généralité mais c’est une réelle constatation qui porte au passage préjudice à tous les collègues qui œuvrent en cette même région de façon très professionnelle.

Mais que font les organismes de la sécurité sociale parisienne ?  Il existe un problème ? Pourquoi personne ne s’en serait encore rendu compte ? La victime ? Etrangement encore les organismes de la sécurité sociale qui sont transformés en victimes qui doivent traquer les vilains profiteurs.

Il serait bon ton de mettre un peu de vérité sur ce que subissent réellement au quotidien les entreprises et le vrai visage des institutions. Là c’est du « foutage de gueule ». Au passage ces mêmes institutions devraient se pencher un peu plus sur un retrait définitif d’agréments à ces sociétés qui sont une honte pour la profession. Un peu de ménage ne serait pas de trop pour rétablir un équilibre.

Et je suis à mon sens gentil sur mes propos et volontairement peu enclin à relever chaque détail choquant.

Un petit message glissé

Je ne représente pas de mouvement ou autre. Je suis totalement neutre dans mon domaine et je suis un électron libre. Présent pour défendre ma profession, la présenter à tous et offrir des outils indispensables à ceux qui souhaitent entrer dans le métier ou progresser dans leurs bonnes pratiques. Alors oui je n’organise pas de démarches spécifiques auprès de qui que ce soit, je me contente d’informer et de former.

Et merci à tous ceux qui œuvrent pour tirer la profession vers le haut : organisations, entreprise et chefs d’entreprise de qualité (je citerais entre autre ROTH Ambulance, Assistance ambulance, Ambulance Promédic et j’en passe. Désolé pour ceux que j’ai oublié car liste est trop longue). Ce métier est passionnant, il compte beaucoup de personnes impliquées et professionnelles. Alors pour une fois est ce que l’on pourra voir un reportage adapté sur une réalité et mettre en avant ces sociétés et leurs personnels qui se bougent pour le prouver.

Quelques liens à visiter

Je vous invite à visiter ces liens destinés à démontrer que oui les ambulanciers ne sont pas tous des incompétents et qu’il existe de vraies sociétés qui se démènent, tout comme les organisations !

http://www.ambulanceroth.com/

J’en oublie beaucoup d’autres donc n’hésitez pas à rallonger cette liste !

Et je n’oublie pas les mouvements et syndicats

http://www.ambulanciers24.fr/

http://www.ambulanciers-francs-comtois.fr/

http://www.collectif-ambulancier.fr/

http://www.ambulanciersdefrance.fr/

Ou via facebook

https://www.facebook.com/pages/Ambulances-En-Col%C3%A8re/469921486380958

https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-de-Dordogne/367460413361289?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-Francs-Comtois/426620764025503?fref=ts

https://www.facebook.com/ambulanciersdefrance?fref=ts

Constatez que je suis neutre et que je ne fais pas de distinctions. Chaque mouvement a sa place. Je ne suis pas là pour vous conseiller sur telle ou telle organisation.

N’oubliez pas l’étude sur la profession ambulancière !

Et n’oubliez pas : pour que la profession prenne enfin son envol après 44 ans d’existence officielle, pensez à remplir le questionnaire dédié à votre profil sur cette page :

http://www.observatoire-ambulance.fr/etude