L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

Formation Ambulancier et transport psychiatrique

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L’Institut Régional de Formation de la Croix Rouge IDF propose une formation : « Ambulancier en Psychiatrie – le transport sécurisé ».

Cette formation se déroulera les mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 janvier 2013 sur le site de Romainville. Les inscriptions et informations sur le coût de la formation se font auprès de Mme Georges : 01.41.60.21.30

Objectifs

  • Développer des connaissances, un comportement et des aptitudes afin d’acquérir des compétences professionnels
  • Acquérir des capacités ciblées sur la prise en charge d’un patient souffrant d’une affection psychiatrique
  • Collaborer à la prise en charge médical d’un patient en hospitalisation sous contrainte
  • Assurer l’extraction et le transport d’un patient en toute sécurité pour le patient et l’ambulancier

Public concerné

Contenu de la formation

La formation est découpée en 6 séquence de 3h30 chacune :

  • Le cadre législatif
  • La prise d’appel , interroger un patient ou sa famille et orienter une prise en charge
  • Préparer l’intervention à domicile, l’entretien familiale, l’approche du patient
  • Le contact avec le patient et sa famille
  • L’extraction et le transport
  • L’analyse de l’intervention

Cette formation est toujours un « plus » dans le cursus de formation continue des ambulanciers. En effet vous pouvez être amené de façon plus ou moins régulière lors de vos interventions à réaliser ce type de transport. Il est donc très important de bien acquérir les diverses notions relatives à ce transport spécifique. De cette façon vous posséderez les éléments indispensable pour que l’ensemble de la prise en charge se déroule de façon la plus qualitative possible pour votre patient et pour la sécurité de votre équipage.

Syndrome post-traumatique

Syndrome post-traumatique

Syndrome post traumatique ou ∑ post-traumatique, un peu d’histoire

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Pour découvrir quand est né ce concept de PTDS, il nous faut remonter au 26 février 1972, dans la petite ville minière de Buffalo Creek, W.Va (Virginie Occidentale). Comme l’indique le livre, écrit après une minutieuse enquête de plus de 3 ans menée par Gerald Stern, le PTDS, ou plutôt son concept, a été découvert peu après ce désastre humain…

Flashback à  Buffalo Creek 26 Fév. 1972, 8:00 a.m: Denny Gibson, ingénieur sur le barrage de retenue d’eau en amont de la ville minière, découvre – après les pluies torrentielles que cette région de Virginie Occidentale a subi depuis quelques jours – que le niveau de l’eau a largement dépassé la cote d’alerte.

Denny Gibson n’aura jamais le temps de passer l’alerte. Dans les instants qui suivent, le barrage cède et ce ne sont pas loin de 500 millions de mètres cubes d’eau et de débris flottants qui se déversent dans la vallée de Buffalo Creek, balayant tout sur leur passage. En moins de 3 minutes le bilan est déjà  très lourd: 125 morts, 1 100 blessés et plus de 4 000 personnes désormais sans abri. Un désastre sans précédents…

Les paramedics du comté et de tout l’Etat vont mettre des heures et des heures à parvenir sur les lieux, inaccessibles à cause des dégâts matériels et des routes rayées de la carte. D’autres personnes, nombreuses, vont encore trouver la mort entre ce jour du 26 février 1972 et l’arrivée des secours, bien plus tard. Noyade, hypothermie, polytraumatismes divers…

Quand enfin les EMTs arrivent sur les lieux, tout n’est plus que désolation. Les survivants dans la vallée sont choqués. Des cadavres et des ruines de maisons flottent. Des blessés partout… Un massacre ! Une ou deux semaines plus tard, les survivants commencent à développer des crises d’angoisse majeures, des raptus nerveux, font état de cauchemars, deviennent paranoïaques, violents pour certains.

Des médecins, des psychiatres et des chercheurs de l’Université de Virginie Occidentale, située à Morgantown, se rendront sur les lieux pour s’entretenir avec les rescapés. Il en ressortira un concept associant plusieurs symptômes qu’ils appelleront le “Post Traumatic Disorders Syndrom“.

Syndrome post traumatique : qu’en est il aujourd’hui

Aujourd’hui, ce syndrome est reconnu partout dans le monde par les autorités médicales. Il touche les victimes d’agressions, d’actes terroristes, les victimes de guerre et bien entendu, les soldats… Les examens cliniques et paracliniques (scanner, IRM), ne révèlent aucune lésion organique.

En revanche, les victimes développent a posteriori globalement toutes les mêmes symptômes: cauchemars, anxiété, insomnies, asthénie, amplification du préjudice. Le chemin vers un syndrome dépressif majeur et chronique est quasi systématique et la prise en charge hospitalière se base toujours sur la psychothérapie et l’administration parallèle de psychotropes (anxiolytiques et anti-dépresseurs)

La prise en charge du Syndrome post traumatique par l’ambulancier

Pour ce qui nous concerne nous, médico-techniciens pré-hospitaliers, au même titre que les Sapeurs Pompiers, la prise en charge est délicate puisqu’elle nous expose, de par son retentissement au vu de l’ampleur de la catastrophe, à un préjudice psychologique qu’il ne faut jamais négliger.

De manière générale, il nous faut garder à l’esprit que les gyrophares ou les feux à éclat, le bruit des sirènes, les gémissements d’autres victimes et les conditions climatiques défavorables majorent le stress de la victime dont on s’occupe. Sans parler des interjections de badauds, ou de la stupéfaction des secouristes devant l’ampleur de la crise…

Au-delà de la prise en charge physique ou physiologique, c’est en premier lieu la “sauvegarde psychologique” qu’il nous faut traiter en tentant de faire disparaître ou au moins d’atténuer les facteurs mentionnés ci-dessus. Puis l’écoute: laisser parler la victime dont on est en charge, en tenant compte des réactions de stress dépassé, telles que la sidération, la fuite panique individuelle, la réaction anxieuse aigüe voire même, dans les cas extrêmes, la réaction délirante…

La victime peut se mettre à délirer, donnant parfois un sens mystique à ce qui vient de se passer (”C’est l’Armaggedon !“, “La fin du monde est proche !” etc…). La victime peut aussi prendre à partie la foule présente, et la haranguer en ces termes mystiques…

Il faudra s’adapter à la victime quoiqu’il arrive, en mobilisant toutes nos ressources. Il n’y a pas de protocoles pré-définis sauf ceux élaborés par des techno-bureaucrates. Mais sur le terrain, c’est notre ADAPTABILITÉ qui fera la différence. La mise en place de CUMPs* tend à se systématiser (pas forcément toujours à bon escient). C’est un grand pas vers la reconnaissance en tant que “VICTIMES” des rescapés. Le devenir de ceux-ci est intriqué de manière étroite avec l’efficacité du travail que nous aurons pu faire en amont, avant la prise en charge par une CUMP*

(* CUMP: Cellule d’Urgence Médico Psychologique)

Source: l’excellent bouquin de Gerald M. Stern, “The Buffalo Creek Disaster“, publié à New-York par Random House – hélas pour les francophones, il est écrit en anglais

Syndrome de Diogène

Syndrome de Diogène

Le syndrome de Diogène

Cette pathologie, peu connue, est en fait plus fréquente qu’on ne le pense et n’est souvent révélée que lors de la découverte d’un cadavre trouvé dans le capharnaüm de son domicile. Du nom de Diogène, fils d’un banquier mais réfutant toute forme de richesse (413 – 327 Av. JC), philosophe Grec, disciple d’Anthistène, le fondateur du courant de pensée cynique, prônant la saleté, le dénuement total…

Diogène vivait dans un tonneau, nu, sans rien d’autre pour l’accompagner que la méditation. Ce personnage a donné son nom à un syndrome dont on parle peu, mais que l’on rencontre assez régulièrement, le Syndrome de Diogène.

 Le syndrome de Diogène : en résumé 

Les personnes affectées par ce syndrome vivent recluses – en ville ou à la campagne – refusant toute compagnie humaine. Leur niveau intellectuel est supérieur à la moyenne, mais elles choisissent la saleté, le désordre et la puanteur. Ainsi, à l’occasion d’une “ouverture de porte” suite à une alerte passée par un voisin importuné par l’odeur insoutenable provenant du logement de la supposée victime, les personnels de secours rendus sur les lieux découvrent souvent un cadavre mort depuis quelques jours déjà, dans un appartement aux odeurs immondes. 

Jonchés de détritus, de crottes – il y a souvent beaucoup de chats chez les malades atteints de ce syndrome – et d’une telle couche de crasse partout, on n’ose de prime abord ni toucher quoique ce soit, ni encore respirer l’air putride infestant le logement et imprégnant nos uniformes.

Les patients meurent comme ils vivent: dans la solitude, la saleté poussée à l’extrême et le dénuement le plus total. Ce syndrome touche essentiellement des personnes dont l’âge se situe au-delà de 73 ans, en moyenne. Le versant “paranoïaque”, selon la DSM IV, n’est pas à négliger dans la compréhension de cette pathologie et l’explication du choix délibéré pour la solitude et le rejet de toute autre présence humaine par les personnes atteintes de ce syndrome, dont le QI est bien supérieur à la moyenne, paradoxalement.

Il peut vous arriver, en tant qu’ambulanciers ou pompiers, de vous rendre au domicile d’une personne atteinte de cet ensemble de troubles. Ne vous étonnez pas d’être vertement reçus par cette personne. Elle cherchera avant tout à vous éloigner de son “territoire” qu’elle chérit par-dessus tout, en le laissant volontairement se dégrader, comme elle le fait pour elle-même.

syndrome de diogène

Le syndrome de Diogène et l’ambulancier : la prise en charge

La négociation d’une assistance est délicate, car votre interlocuteur dont l’intelligence est supérieure, saura trouver des arguments imparables et au besoin, saura vous promener si vous n’êtes pas vigilants ou si vous n’avez pas su reconnaître en elle une personne présentant le Syndrome de Diogène…

Le versant autolytique n’est pas cliniquement prouvé, ce qui rend la tâche d’autant plus ardue aux secouristes sur les lieux. Envisager l’HDT ou l’HO n’est pas le meilleur choix dans les cas les plus “intransigeants”, d’autant plus que la personne souffrant de cette affection a délibérément rompu tous contacts avec ses enfants, petits-enfants ou avec sa fratrie…

Le mieux est de pouvoir négocier le passage d’un médecin, ultérieurement… Si vous franchissez ce cap dans la négociation, votre mission sera “un succès dans un échec global” qui vous échappera de toutes les façons…Vous pourrez en revanche envisager de déclarer cette personne aux services sociaux appropriés. Libre à eux, ensuite, d’entamer une démarche.

L’ambulancier face à la schizophrénie

L’ambulancier face à la schizophrénie

Les pathologies de type psychiatriques sont des pathologies complexes auprès desquelles l’ambulancier n’est pas forcément formé ou habitué. Il est donc intéressant de se pencher dessus pour connaitre la conduite à tenir et les conseils pour une prise en charge du patient de qualité. L’ambulancier face à un trouble mental telle que la schizophrénie.

Schizophrènie, définition de la pathologie

Appelés hier pour une Hospitalisation demande d’un Tiers HDT chez une personne schizophrène par le SAMU, je me suis dit qu’un rappel ne serait pas inutile. La schizophrénie en quelques mots: (selon le DSM-IV). C’est un trouble mental classifié dans les psychoses, caractérisé par un morcellement de la personnalité du sujet ainsi que par une perte totale et vitale avec la réalité. Les causes ont toutes été plus ou moins totalement validées par l’expérience clinique, sans pour autant qu’une explication de l’affection ait à ce jour été fournie:

  • Disposition constitutionnelle (sujet grand, maigre, introverti…)
  • Perturbations sévères du lien mère-enfant
  • Dysfonctionnement des médiateurs ou du cheminement cérébral des médiateurs
  • Blocage mental dû a certaines injonctions rendant le sujet inapte à la résolution de conflits interpersonnels – en général familiaux.

D’une manière générale, le schizophrène est le “symptôme”, l’élément visible d’un groupe malade – la famille, où la communication a toujours été très perturbée…

Les éléments visibles ou les signes d’une telle atteinte sont essentiellement la dissociation mentale, que certains psys appellent aussi la “discordance” se traduisant dans les faits par des perturbations affectives, intellectuelles et psychomotrices: sentiments contradictoires vis-à-vis d’un objet (amour-haine), aréactivité à tous stimuli exogènes, immobilité absolue, refus de parler ou de se nourrir.

L'ambulancier face à la schizophrénie

Schizophrènie et formes

Il existe plusieurs formes de cette pathologie, évidemment, puisque rien n’est figé en la matière.

  • La schizophrénie simple (introversion, marginalité)
  • La schizophrénie paranoïde (délires mal définis, peurs organisées autour d’un thème précis, sensation éprouvée par le sujet d’être commandé ou manoeuvré par un élément extérieur)
  • Hébéphrénie et hébéphrénocatatonie (le sujet est catatonique, et répète de façon non motivée et automatique des mots, des gestes, des attitudes etc…, le tout accompagné d’un “faux déficit” intellectuel).

Le traitement repose sur la palette thérapeutique moderne (psychanalyse, psychotropes et psychiatrie institutionnelle), et permet de stabiliser voire de guérir le sujet, grâce à une prise en charge pluridisciplinaire organisée et adaptée. L’écoute et la réassurance permettent au sujet de se revaloriser en prenant en compte une réalité qui jusque là lui échappait et dont il s’excluait du fait de sa psychose.

En cas de décompensation (rupture de traitement, sevrage mal programmé, présence d’éléments familiaux ou du moins exogènes perturbateurs perçus comme une menace ou des “comploteurs” dans le cas des schizophrénies paranoïdes), la prudence s’impose aux ambulanciers, car le passage à l’acte auto- mais surtout hétéro-agressif se fait sans prodromes:

☛ Le sujet, imprévisible, passe d’un calme catatonique à une brutale violence sans que le moindre signe ait pu alerter les ambulanciers.

L’ambulancier face à la schizophrénie : quelle attitude ?

La conduite à tenir face à une décompensation schizophrénique varie d’une intervention à l’autre, car il n’existe pas deux schizophrènes identiques…! La première chose à faire, est d’évaluer le cadre de vie (appartement, maison) et l’attitude du patient en souffrance.

Ces deux premiers points devront se faire de manière instantanée, comme un cliché Polaroïd®. (NB: Si votre binôme est un “bleu”, expliquez-lui de quoi il retourne pendant le trajet jusqu’au lieu de l’intervention, en insistant sur le risque de passage à l’acte agressif (+++) et sur la sécurité de l’équipage. Insister également (+++) sur l’importance FONDAMENTALE de garder la tête froide et de ne rien laisser transparaître de ses émotions, s’il a la trouille…)

Ecoutez le patient, certes, mais ne pas “entrer dans son jeu” – bien qu’il s’agisse de tout sauf d’un jeu, pour lui. Ecoutez-le parler de ses dons pour la magie blanche ou ses conversations avec Dieu, etc, mais il faut avant tout négocier un passage à l’hôpital pour réajuster le traitement rompu par exemple (il y a toujours, dans son esprit, une excellente raison d’avoir arrêté le traitement médicamenteux !)…

La plupart du temps, les ambulanciers sont requis pour une HDT, donc il y aura probablement un médecin sur place ainsi qu’un membre de la famille – attention, ils peuvent être perçus par le patient comme des manipulateurs: isolez le patient dans une pièce à part, mais OUVERTE en cas de passage à l’acte… Pensez à la sécurité de votre binôme et à la vôtre.

Et pensez toujours à vous mettre dans la peau d’un “négociateur” qui joue la montre…Parvenus sur les lieux, présentez-vous et ne cessez JAMAIS de concentrer votre attention sur ses mimiques, ses gestes, son attitude, ses postures: elles vous renseigneront de manière significative sur un éventuel risque envers l’intégrité physique de l’équipage.

La tâche semble ardue, puisqu’il s’agit de s’entretenir avec une personne en pleine décompensation (quelle que soit la cause), en gardant la tête froide, un discours posé et calme, rassurant, mais en restant sur vos gardes. En un mot, il ne faut laisser transparaître AUCUNE émotion (votre propre crainte que cela tourne mal, par exemple…) !

En général, la négociation se termine bien et vous finissez assez rapidement à obtenir le consentement du patient à vous suivre dans l’ambulance de son plein gré (à condition de ne pas lui mentir, JAMAIS !). Dans le cas contraire, lors du bilan au SAMU-Centre 15, demandez un renfort “Forces de l’Ordre” (si et seulement si le passage à l’acte a été franchi) et SMUR pour une sédation.

La victime agitée et l’évacuation par l’ambulancier

La victime agitée et l’évacuation par l’ambulancier

Jean vous propose un article dédié à al prise en charge d’une victime agitée par l’ambulancier. Un cas de figure que vous avez déjà rencontré ou que vous serez amené à rencontrer au cours de vos interventions.

Victime agitée et transport sanitaire

On l’a tous déjà vécu maintes et maintes fois: transporter une victime agitée n’est pas une sinécure MAIS les dispositions légales sont claires. Achtung Baby, pense à tes miches et à celles de ton équipier. Qu’importe le type de pathologie induisant un état d’agitation, on n’évacue pas un agité comme on emmène Mamie chez son dermato – bien que parfois le profil de la Mamie en question peut relever du syndrome “Tatie Danielle” avec les conséquences que l’on connaît. Le transport, dans ces circonstances ne peut se faire qu’avec les garanties optimales de sécurité pour l’agité et l’équipage.

L’article 223.1 du Code Pénal est clair

“Le fait d’exposer directement autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.”

Légifrance

Evidemment – mais ceci ne nous concerne pas trop, à moins de faire partie d’un équipage héliporté ou aéroporté – l’agitation d’un patient est une contre-indication formelle à une évacuation sanitaire aérienne, compte-tenu du danger inhérent au vol en lui-même. A moins que le patient ne soit sédaté à fond les ballons…

Victime agitée et transport

Ne quittez JAMAIS les lieux d’intervention SANS un courrier médical indiquant:
– La DCI ou le nom commercial du produit injecté pour la sédation
– Sa forme (per os, IV ou IM)
– Son dosage et l’heure d’administration
– Eventuellement s’il est demandé par le médecin aux ambulanciers d’intervenir à nouveau pendant le transport, ou si des mesures doivent être prises (contention, notamment)

En cas de reprise de l’agitation pendant le transport pour “X” raisons (sous-dosage de l’inducteur de sédation, réaction paradoxale…), l’ambulancier n’aura pas d’autre choix, pour la sécurité de la joyeuse équipe, que d’avoir recours à une mesure de contention “à titre conservatoire“, décidée par le chef de bord.

Celui-ci sera alors couvert par l’article 122.7 du Code Pénal

“N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.”

Légifrance

Si cet article tiré du Code Pénal nous dégage, en tant que chefs de bord, de la responsabilité pénale, il ne concerne en revanche pas notre responsabilité civile au cas où un dommage corporel sur le patient résulterait des mesures de contention. En clair, si tu fractures un membre ou si tu luxes une épaule, on pourra toujours venir te chercher des poux dans les cheveux … A l’inverse, si tu n’as pas contentionné ton agité et que ça foire pendant le transport, on pourra t’opposer:

– La notion de “Mise en danger d’autrui” telle que définie par l’article 223.1 du Code Pénal (vois ci-dessus)
– La notion de “Non assistance à personne en danger” telle que définie par l’article 223.6 du même Code.