Dessine-moi un Métier : Comment on devient Ambulancier ?

Dessine-moi un Métier : Comment on devient Ambulancier ?

Dessines moi un métier et TV Vendée

Voici une des vidéos qui est dans mon top 3 ! C’est réalisée par TV Vendée dans le cadre d’une série d’émission dénommée « dessines moi un métier ». Le reportage réalisé est présenté avec beaucoup d’humour mais par contre propose un contenu qui colle vraiment avec le quotidien du métier. Pourquoi mon top 3 ? Car tout simplement il n’existe à mon sens, ou alors je n’en ai pas connaissance, de reportage adapté sur la profession d’ambulancier. Si on suit les émissions des grands médias : en dehors des reportages salissant, racoleurs et axés sur les fraudes et autres je n’ai jamais eu l’occasion de voir quelque chose qui représente vraiment ce que je fais et ce que je vis dans mon quotidien. Et je pense que mes collègues pensent comme moi pour la plupart au vu des réactions lues sur les réseaux sociaux.

Une réalisation sans clichés

Pour ceux qui souhaitent vraiment se faire une idée globale cette vidéos vous apportera un début de réponse très concret. Je tiens à féliciter par le bias de cet article toute l’équipe qui a réalisé ce reportage ainsi que l’équipage présent. Ils ont joué le jeu et surtout ils ont été capable de faire passer au travers des séquences la passion du métier, sa réalité, ses difficultés. Rien de racoleur, rien de vendeur, rien de choquant. Bref la vérité.

A visionner d’urgence et à partager sans modération partout !

Tv Vendée

Retrouvez Tv vendée sur leur site web ou encore leur page youtube à ces adresses :

http://www.tvvendee.fr/

http://www.youtube.com/user/TVvendee/featured

Mots d’ambulanciers

Mots d’ambulanciers

Mots d’ambulanciers, profession, affiches, communication

[MAJ du 26/05/2014] Les nouvelles versions sont arrivées, avec une reprise des éléments pour un rendu plus homogène et plus plein. 2 versions : blanc ou bleu, 2 formats a4 ou a3.

Cela fait déjà quelques temps que l’idée trotte dans ma tête : créer une campagne de communication sur la profession d’ambulancier. En effet rares sont les affiches, flyers, dépliant sur le métier. Et ceux qui existent sont souvent très classique, ou avec des informations qui datent. Alors j’avais commencé à m’y mettre mais c’est comme pour tout l’inspiration fout le camp parfois et c’est l’angoisse de la page blanche qui prend une place incroyable. Alors quand c’est comme ça ou quand ce que je commence à faire me semble zéro je laisse de côté et j’y reviens après.

Mots, ambulancier, passion

J’avais en tête depuis un moment de créer quelque chose de visuel avec pour base de travail les mots. Des qualificatifs du métier, des qualités, etc. Donc une fois dégagé la liste principale, après recherche ici ou là sur la toile, en cherchant un peu de mon côté, il ne me restait plus qu’à trouver le support. Rien de compliqué : une base a4. Mais ensuite comment illustrer ça. J’ai testé plusieurs variantes, fais des essais etc. J’ai finis par travailler sur un nuage de mots avec des tailles et couleurs diverses mais rien à faire ça me semblait fade, déjà vu et… pas satisfaisant.

La croix de vie

La croix de vie, symbole de la profession, symbole connu et reconnu. En jouant avec mes éléments m’est venu à l’idée de glisser ce nuage de mot dans une très grosse croix de vie. Alors là ce n’était plus la même danse. Une taille à respecter, des angles à ne pas dépasser. Bien ordonner tout ce fouillis. Et surtout surtout garder un ensemble cohérent. Mais j’y suis arrivé et je pense que mon ébauche semble pas si mal que ça. On peut toujours faire mieux mais le rendu me convient. Comme d’hab j’ai corrigé x fois les choses, modifié plein de détails insignifiant et au bout d’un moment…

… il faut montrer et soumettre !

Et oui à un moment donné qui d’autres que les lecteurs de ce site pourraient être à même de donner leur avis sur la question, apporter leur vision, des critiques, des conseils bref de quoi faire. Donc je vous propose de jeter un oeil à cette oeuvre crée par un pseudo artiste qui vaudra peut être un jour des millions d’euros allez savoir (oui j’ai l’imagination trop fertile^_^).

Je vous mets la miniature de l’affiche mais aussi un lien vers l’affiche elle même à télécharger au format original (a4). Vos retours sont les bienvenus. Si ça vous plait je vous montrerais les autres qui elles sont moins élaborées mais à mon sens assez sympa. Si vous avez des idées de mot à y glisser je suis preneur aussi si ils n’apparaissent pas dans le nuage 😉 Suffit d’utiliser le formulaire de contact sur le menu en haut à droite du site.

mots ambulanciers
mots ambulanciers_fond blanc



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ONPA 2014 La filière ambulancier étudiée

ONPA 2014 La filière ambulancier étudiée

Derrière l’acronyme ONPA se cache l’Observatoire National de la Profession Ambulancière

Cette initiative novatrice permettra de dresser une cartographie actualisée de la profession. En effet, depuis le début de sa professionnalisation, en 1970, la filière ambulancière a toujours anticipé les besoins auxquels elle est (et sera) confrontée. Des chefs d’entreprise, des personnels ont réfléchi et façonné « pierre après pierre » les grands travaux qui font aujourd’hui ce métier.

Mais qu’en est-il 44 ans après ? Difficile de le dire !

Malgré une formation identique à tous il faut admettre que les diversités de pratique sont grandes sur le territoire.

Mais reprenons le cours de notre présentation ONPA.

Suite à une rencontre au ministère de la santé pour présenter et défendre le projet « VAE » (validation des acquis de l’expérience) un collègue (AA puis DEA mais aussi correspondant de presse indépendant) a pu analyser la vision faite sur le métier d’ambulancier par les institutions le pilotant. Et une priorité (pour ne pas dire une « urgence ») s’est imposée. Quel outil démontre aujourd’hui l’implication ambulancière et son rôle d’utilité sociétale dans notre pays ? Aucun.

Aucune étude ancienne ou récente ne définit le profil national. Les concernés le savent, d’une région à une autre et parfois même au sein d’un même département, les ambulanciers n’ont pas les mêmes priorités de missions.

6 « cibles » visées.

Six mois de travail ont été nécessaires pour composer les questionnaires. Les chefs d’entreprise, les ambulanciers, les auxiliaires, les partenaires de santé et d’urgence, les instituts de formation et les organismes en charge du financement des formations.

Tous ces acteurs forment le « monde de l’ambulance » et tous possèdent les éléments révélant le vrai profil de la profession.

La finalité ?

Elle est multiple mais les principaux objectifs restent de…

  • Participer à  l’avenir de la profession
  • Supprimer les préjugés liés à l’ambulance.
  •  Lister les attentes pour une meilleure exécution des missions incombant aux personnels.
  • Espérer une légitime reconnaissance de la filière. 

Les résultats seront remis sous la forme d’un rapport destinés aux instances et tutelles de la profession. Les ETS et les personnels pourront évidemment le consulter. Cette carte d’identité renouvelée, révèlera les réalités vécues au quotidien et les attentes inhérentes à l’évolution de notre société. Ce rapport deviendra alors un véritable outil sur lequel chacun pourra s’appuyer et se référer puisqu’écrit par ceux qui le vivent.

ONPA en action…

L’Observatoire National de la Profession Ambulancière va donc collecter puis orchestrer les renseignements nécessaires pour ce rapport.

Des questionnaires identifiés à chaque catégorie de « répondants » seront adressés début Avril 2014Il est crucial que les concernés deviennent de réels collaborateurs. Si l’effectif de « répondants » est une donnée importante c’est surtout la cohésion de la filière qui aura un poids dans la présente initiative.

Pour cela, à vous désormais d’en parler, de convaincre vos collègues, vos chefs d’entreprise à adhérer à l’idée. Pour rappel il y a aujourd’hui plus de 5000 ETS, environ 52000 personnels (DEA et AA) sans oublier les instituts et les partenaires de santé…

Pourquoi Avril 2014 ?

Tout simplement parce qu’il faut un budget et que le dernier mois de préparation (Mars) est entièrement consacré à cette quête. Les sites de « crédit participatif » ont rejeté le projet car « hors objectif ». Mais rassurez-vous, des sociétés, des groupes sont déjà contactés. Tous font partie (de près ou de très près) du cercle « partenaires de la profession ». Leurs produits, leurs services sont des alliés quotidiens. Le résultat de l’enquête leur servira aussi pour anticiper les futurs besoins…

Pour rappel

L’observatoire National de la Profession Ambulancière est une initiative apolitique et non assujettie à une démarche syndicale. Il faut comprendre que la neutralité est un atout dans ce genre de démarche. Merci de l’accepter sans toutefois renier vos engagements ou freiner votre envie de participer à cette enquête d’envergure.

Recrutement

L’étude à venir a encore besoin de répondants… ONPA n’accueille aucun profil de personne extérieure à la profession ambulancière ou en charge de sa formation ou partenaire directe.

Dernière Minute !

Nous sommes à plus ou moins J-15 jours avant le lancement officiel de l’étude. Il ne reste plus très longtemps à attendre donc commencez à mobilisez le maximum de monde sur ce sujet, à en parler, à faire connaitre l’existence du projet. Dès mercredi 19 Mars 2014 vous aurez accès à la brochure ONPA qui servira de document de support, de découverte de cette étude mais aussi de prélude pour accéder aux questionnaires. Elle va vous permettre de faire circuler l’information et d’avoir entre vos mains un support visuel et explicatif afin de mobiliser vos collègues, vos instituts de formation etc. Elle sera aussi transmise aux instances de tutelles qui suivent de très près cette étude.

La page Facebook ONPA, qui servira dans un premier temps de point de repère média vous attend :  https://www.facebook.com/observatoire.ambulancier 

On compte sur vous pour la partager un maximum. Vous avez entre les mains un futur outil qui servira à tous et qui pourra apporter beaucoup

Elle est encore relativement peu étoffée mais dès mercredi elle sera plus dynamique et vous y trouverez toutes les informations indispensables.

Le groupe de travail ONPA est disponible sur inscription : https://www.facebook.com/groups/groupe.travail.ONPA/
Il servira de support, de foire aux questions bref pouvoir communiquer ensemble autour des problèmes rencontrés lors du remplissage du questionnaire ou autre.

Plaquette d’information disponible dès mercredi 19 mars, elle sera téléchargeable au format PDF et vous aidera à mieux faire connaitre le but et l’importance de l’étude

Nous vous rappelons que l’étude et donc l’accès aux questionnaires débute le 1er Avril 2014 !

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance

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Voici une vidéo de présentation issue de la société Assistance Ambulance, une référence pour beaucoup d’ambulanciers. Société à la pointe avec du matériel de pointe et surtout un patron et une équipe au top. Une entreprise modèle qu’on ne présente plus. Je vous laisse découvrir cette vidéo très bien réalisée. Bien entendu la vidéo est une vitrine de la société mais elle met en valeur toutes les qualités de cette société. Beaucoup d’entreprises devraient prendre exemple.

Assistance Ambulance, la société :

Assistance Ambulance a été fondée en 1995. L’entreprise est composée d’une trentaine d’ambulanciers, formés et recyclés régulièrement par nos partenaires ainsi que par des intervenants extérieurs venant notamment du Québec. Assistance Ambulance, c’est une équipe disponible 24 H/24, 365 jours par an. Notre spécialité 1ère, le transport sanitaire urgent. Délai d’intervention n’excédant pas 15 minutes (dans la mesure du possible) sur l’ensemble de la métropole Nantaise.

Tous nos véhicules d’urgences sont équipés de D.S.A (Défibrillateur Semi-Automatique) et de multiparamétrique (Zoll, Propaq). Nous intervenons sur différentes pathologies (I.M.V, chute, H.D.T, douleur thoracique, accouchements, O.A.P, A.V.C…..), à domicile, dans certains lieux accueillant du public, le centre de détention de Nantes, la maison d’arrêt, l’aéroport de Nantes Atlantique…(liste non exhaustive). Nous possédons également des véhicules pour les transports longues distances, eux aussi équipés de DSA.

http://www.assistanceambulance.com/

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 4

Dernier article du dossier Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. On abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

Les épreuves d’admissibilité et d’admission

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Je vous le redis : il y a assez d’articles disponibles sur la préparation de ces épreuves et je vous invite à les lire. A vous procurer des ouvrages de préparation et vous remettre au boulot. Surtout si vous avez quitté le cursus scolaire depuis un moment. Ce n’est pas si évident les premiers temps de se remettre à réviser, calculer sans calculette comme au primaire, ou encore de faire des synthèses de textes… 

Vous faites partie des malheureux qui sont obligés de passer l’épreuve écrite. Rassurez vous moi aussi je suis passé par là. Je ne vais pas revenir sur le contenu, vous trouverez un article avec des exemples concret.

Rappelons juste que cette épreuve comporte :

Français : sujet de niveau du brevet des collèges permettant au candidat à partir d’un texte de culture générale d’une page maximum portant sur un sujet d’actualité d’ordre sanitaire et social, de dégager les idées principales du texte et de commenter les aspects essentiels du sujet traité sur la base de deux questions maximum. Cette partie est notée sur 10 points et a pour objet d’évaluer les capacités de compréhension et d’expression écrite du candidat. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Arithmétique : le sujet porte sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. Il ne peut être fait appel pour cette épreuve à des moyens électroniques de calcul. Cette partie a pour objet de tester les connaissances et les aptitudes numériques du candidat. Elle est notée sur 10 points. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Sont déclarés admissibles, les candidats ayant obtenu une note égale à 10 sur 20 à l’épreuve écrite sans note éliminatoire à l’un des deux sujets. Suite à la correction une liste est publiée avec le nom des candidats autorisés à présenter l’épreuve d’admission orale. Donc vous avez réussi avec succès l’écrit ou vous faites parties des chanceux qui accèdent directement aux épreuves d’admission orale. Donc pareil vous avez de la matière pour évaluer le contenu de l’épreuve sur le site je ne vais pas revenir dessus.

Un seul mot d’ordre : préparez vous, entrainez vous. Ne soyez pas trop confiant en vous ! Un concours même simple ça se prépare et on ne débarque pas là les mains dans les poches en sifflant la marseillaise. Après c’est vous que ça regarde. Soignez votre présentation : tenue vestimentaire, coiffure etc. L’image que l‘on apporte de soi est un élément important et peut indirectement influencer le jury. Donc attention. Lorsque toutes les épreuves sont terminées et après délibération d’une commission les résultats seront proclamés : liste principale et liste complémentaire. Ces fameuses listes je les ais détaillé auparavant.

L’entrée en institut

Voilà : vous allez intégrer une session de formation et je ne saurais que vous en féliciter. Au programme : pas mal de choses : anatomie, physiopathologie, gestes de secours et d’urgence, mise en situation, ergonomie pour vos postures et la sécurité/confort du patient, hygiène, règlementation, (mmmmh c’est la partie la plus soporifique ;p) communication etc. Le tout entrecoupé de stages comme annoncé. Investissez vous ! Posez des questions, assurez vous d’avoir bien compris chaque cours.

Concernant l’organisation des cours elles diffèrent plus ou moins selon les organismes. Si le contenu est identique pour tous, les méthodes diffèrent donc je ne peux vous expliquer plus sur ce sujet. Vous serez dans un processus de formation et d’apprentissage. Vous rencontrerez peut être des « difficultés » au départ si vous n’êtes pas retourné en formation depuis un moment mais c’est un processus tout à fait normal.

L’apprentissage massif d’informations sur un domaine inconnu est vite bourratif mais ça va passer et vous allez trouver rapidement un rythme de progression propre à chacun. On n’emmagasine pas les informations de la même façon. Chacun possède son propre rythme et sa propre façon d’apprendre. Surtout si vous rencontrez trop de difficultés faites en part à votre équipe de formateurs pour vous aider à trouver une solution adaptée.

En règle général vous alternerez les cours théoriques avec des cours de mise en situation pour favoriser la mise en place de la théorie. Lors des exercices de mise en situation lancez vous et ne restez pas timidement derrière vos collègues. La meilleure façon d’apprendre c’est de pratiquer, pratiquer et encore pratiquer. Ne vous réfugiez pas derrière des « je ne suis pas certain de moi » ou « je connais encore mal le sujet ». Plantez vous allez y, ce n’est pas grave. Les erreurs sont forcément formatrices après analyse de ces dernières par les formateurs. Plus vous pratiquerez, plus vous serez à l’aise. Il ne faut pas se baser sur le regard des autres.

C’est quelque chose de gênant au départ pour certains (« je vais me planter », « qu’est ce qu’ils vopnt penser de moi » etc ) mais il faut dépasser ce stade et ne pas rester dans son coin. Il ne faut pas oublier que la validation des modules en fin de formation c’est d’abord des épreuves de mises en situations sous l’oeil d’un jury. Donc si en plus du stress vous manquez de pratique vous irez dans le mur.

Apprenez à vous sentir à l’aise. Apprenez à connaitre vos collègues et à échanger avec eux sur vos doutes, votre manière de procéder. Interpellez les formateurs lorsque vous doutez. Il ne faut pas rester avec une question ou un doute. Vous allez prendre en charge des êtres humains et donc la marge d’erreurs doit être inexistante.

Durant le cursus vous aurez des stages à effectuer on va lister ce que vous allez rencontrer :

Stage en entreprise : deux semaines. Vous allez apprendre réellement votre rôle, mettre en applications les compétences et apprendre à connaitre votre rôle dans l’équipe. La première semaine est souvent difficile car l’expérience personnelle est forcément limitée. Ne vous inquitétez pas c’est normal. Prenez des initiatives et surtout si votre collègue va trop vite demandez lui de ralentir pour vous permettre de mettre en applications des gestes et techniques. Idem si vous le voyez utiliser des techniques que vous maitrisez mal ou pas du tout. Vous formez une équipe et cette équipe doit être complémentaire.

Il est impératif que votre tuteur (référent dans l’entreprise) s’implique dans sa démarche. Si il n’est pas dans une démarche d’encadrement c’est à vous de lui en parler pour éventuellement changer. Tout le monde n’a pas la fibre pédagogique. Durant ce stage c’est à vous d’aller chercher l’info, de poser des questions, de demander à réaliser des gestes et techniques.

En entreprise les ambulanciers ont crée des automatismes qui font qu’on oublie souvent que l’élève en face de soi ne les a pas acquis. d’où l’importance pour l’élève de le rappeler afin d’avoir des techniques décomposées, une analyse de situation avant la prise en charge etc.

Stage en structure de soin : une semaine. Dans un service de l’hôpital, vous serez là pour apprendre et découvrir le fonctionnement du service et de la structure hospitalière, vous serez amené à découvrir le travail des différentes professions. Vous les aiderez au quotidien dans la réalisation de leurs actes. Intégrez vous, intéressez vous et demander à faire des choses. Ne restez pas dans votre coin et ne vous contentez pas de suivre bêtement.

C’est l’occasion d’apprendre beaucoup de choses : voir des examens, des techniques, apprendre la prise de constantes (tension etc), apprendre à mettre en application les pratiques d’ergonomie (durant une toilette, un transfert de lit au fauteuil etc), de poser vos questions à l’équipe médicale, de voir en situation des pathologies diverses, apprendre à communiquer avec les patients (communication verbale et non verbale). La durée est courte il faut donc être attentif aux situations intéressantes. Démontrez votre intérêt ! Un élève introverti sera mis sur le côté… On ne viendra pas forcément vous chercher par la main.

Stage au service d’urgence / SMUR : une semaine. Un des endroits où vous viendrez souvent ! Décryptez le fonctionnement (très important), pareil que pour le stage en structure : c’est l’occasion de voir de nombreuses choses, d’être à même de voir ce qu’il faut faire/ne pas faire : transmissions ambulancier-soignant, transfert des patients, communication etc. Montrez votre intérêt, demandez à participer car on ne viendra pas pour vous prendre par la main.

C’est un endroit passionnant (pour un élève je m’entends) où vous rencontrerez des pathologies, traumatismes que vous n’aurez peut être jamais l’occasion de revoir, mais aussi découvrir l’envers du décor, le détail de la prise en charge médicale (de l’arrivée du patient, à son orientation, la visite du médecin et le retour au domicile ou le déplacement dans un  service de soins).

Ne vous laissez pas enfermer dans un simple rôle de brancardier attention ! Rencontrez l’infirmière d’accueil et suivez avec elle son travail, analysez avec elle les éléments important qui vous seront demandés lorsque vous vous présenterez avec un patient. C’est une mise en situation réelle. Profitez en pour questionner les infirmier(ères), médecins sur vos doutes, questions ou autre lors de certains examens ou pathologies inconnues, sur le but de tel ou tel médicament, gestes, technique. Profitez en pour être curieux même si des éléments ne vous seront pas utile dans votre profession mais au moins utile pour vos connaissances personnelles.

L’évaluation de vos compétences

Au cours de vos stages vous serez systématiquement évalué sur la maitrise ou non de vos compétences. La fiche d’évaluation comporte une grille. Sur cette grille chaque module de formation possède une liste de compétence à acquérir avec une notation qui va de non maitrisé à matrisé en passant par « en cours d’acquisition » etc.

Votre référent de stage évaluera avec les personnels qui vous ont encadré les différents points. A vous donc de faire en sorte avant le stage de faire un bilan de ce que vous devez maitriser ou encore ce qui pose problème. Reste ensuite à travailler sur le sujet et demander à votre encadrement de vous aider à progresser. fixes vous une liste d’objectifs.

Cette évaluation est primoridiale. Elle entre pleinemnt dans la validation finale de votre diplôme donc soyez attentif durant les stages. La durée est courte donc à vous de faire ce qu’il faut pour démontrer votre intérêt et votre maitrise. Il est bien évident logique que suivant la période à laquelle vous serez en stage vous n’aurez pas acquis 100% de vos compétences puisque la formation ne sera pas terminée. Mais pas d’inquiétudes votre équipe de formation saura vous préparer à cela. A vous aussi de rappeler à quel niveau de connaissances vous vous situez.

La validation des modules

Pour la validation des modules c’est propre à l’organisation de chaque institut. Un seul conseil de mise : révisez, pratiquez jusqu’ à ce que chaque geste et technique soient devenus un automatisme. Apprenez la curiosité pour interroger votre patient-collèguequifailavictime. Apprenez à hiérachiser vos bilans jusqu’à ce que ça devienne le geste le plus naturel du monde.Le module règlementation est à part : par coeur ou rien du tout. Lui vous le bossez, vous dormez avec vos cours vous avalez vos fiches bristols si il le faut. C’est du par coeur du début à la fin.

Pas de méthode miracle pour réussir si ce n’est BOSSER ! Et encore vous aurez de la chance si vous loupez une validation vous aurez droit à une séance de rattrapage bande de pistonnés… C’est l’avvantage de cette formation on vous offre une seconde chance de repasser vos modules.

La validation des modules est toujours une période de stress. mais logiquement si vous avez bien suivi les conseils vous aurez tellement mangé de TP que vous aurez normalement commencé à créer des automatismes qui vous faciliteront les choses durant la prise en charge. Seul le module 6 sera validé en entreprise de transport sanitaire puisque son contenu réfère directement à tout ce qui touche à la conduite, code de la route, mécanique de base etc.

La validation du diplôme

Vous avez validé chaque module ? Félicitations mais tout n’est pas encore fini J Non puisque une commission va se réunir au cours de laquelle seront étudiés vos notes acquises lors du passage des modules et d’un bilan de vos compétences issues de vos stages pratiques. Une moyenne sera définie et vous serez ou non Diplômé d’Etat. Pour pouvoir commencer à travailler il vous faudra attendre la remise officielle du diplôme. Sans lui hors de question de poser vos fesses dans une ambulance. Si vous le faites vous serez hors la loi et le patron avec donc on prend des vacances et on attend sagement.

Dénicher un emploi

Si vous vous êtes bien débrouillé, il est possible, je dis bien possible, que l’entreprise où vous avez effectué vos stages vous propose un poste. Donc là en général vous êtes souvent au courant depuis un moment donc bénéfice pour vous. Souvent les entreprises affichent dans les instituts les offres d’emploi. Avec ça le monde de l’ambulance est très très petit.

Les infos circulent vite sur l’entreprise à fuir ou l’entreprise qui respecte l’accord cadre ou encore l’entreprise modèle. Bref je vous invite à bien étudier la question pour ne pas intégrer une entreprise où vous serez déçu en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et vous dégouter simplement de la profession. Informez vous, démarchez avec des cv. Présentez vous en personne et évitez d’envoyer des courriers.

Le démarchage physique est apprécié et il se peut que vous ressortiez du bureau avec un exemplaire de votre futur contrat. Sachez aussi que vous n’êtes pas mariés à l’entreprise et que votre délai de préavis n’est que de huit jours. Donc si vous ne vous intégrez pas où si la politique de l’entreprise ne correspond pas à vos attentes en matière de qualité…

Pour débuter rien ne vaut une entreprise de ville : la charge de travail est différente et plus concentrée mais c’est là aussi où vous serez en mesure de voir le plus de chose très rapidement. Avec tout ça vous avez un avantage : vous êtes géographiquement libre avec votre diplôme en poche : rien ne vous empêche d’aller faire une saison au bord de la mer ou à la montagne, de sillonner la France.

Votre diplôme est valable partout. si vous quittez l’hexagone il vous faudra suivre les formations adaptées à chaque pays puisque nous sommes quand même le parent pauvre des ambulanciers. Le DEA ne vaut rien ailleurs, même pas une équivalence.

Pour conclure

Après ces quatre articles j’ai pu vous faire survoler le cheminement qui vous attend. Je ne vous donnerait pas de dossier pré rempli, je ne me rendrais pas dispo pour vous trouver une place ou autre. Mon but via cette série était de vous présenter ce qui vous attends pour vous donner un ordre d’idée. Maintenant c’est à vous de vous prendre par la main et avec vos petites jambes de vous rendre là où il faut. Bon courage à tous et j’espère vous avoir rassuré, informé, ré-orienté peut être bref, du moment que j’ai su vous apporter un minimum sur la question…

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 2

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Suite logique de la première partie de la série d’article ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. Pour cet article vous allez découvrir en partie, comment affiner sa préparation pour l’entrée en formation.

S’informer sur le cursus

Informez vous sur les cursus  car deux catégories d’emploi existent dans la profession : auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé. Deux formations avec des coûts et une durée différente. J’aime à dire que si vous voulez découvrir mais que vous n’êtes pas assurément certain de votre choix : suivez le cursus d’auxiliaire. Il dure quinze jours, forme à la base des techniques et gestes d’urgence et vous permets d’entrer en activité rapidement.

A l’issue des quinze jours une validation des acquis est réalisée et vous serez titulaire de l’attestation de formation indispensable. Vous pourrez donc travailler en binôme avec un ambulancier diplômé et plus tard, si vous le souhaitez, vous présenter au sélections du DEA.  Certes ce n’est pas le cursus le plus recruté mais vous aurez un aperçu du quotidien assez vite et si ça vous plait vous pourrez évoluer vers la formation d’ambulancier diplômé en suivant la formation. Reste le problème du financement mais j’en parlerais plus tard.

La formation d’ambulancier diplômé dure +/- six mois, ponctuée de stages en entreprise, en structure hospitalière, aux urgences etc. avec une bonne grosse dose de théorie et de cas concret. C’est en mode bourrage de crâne donc pour quelqu’un n’ayant aucunes notions médicales ou de secours et malgré tout est plus ou moins difficile au départ. Mais pour quelqu’un de motivé : rien n’est impossible. Une formation organisée sous la forme de 8 modules de formations distinct que l’on peut intégrer après avoir réussi les sélections.

Vous découvrirez des cours d’anatomie physiologie, des cours sur les gestes d’urgence, des cours sur les pathologies, apprentissage des techniques d’ergonomie pour les transferts de patients et préserver votre corps, l’apprentissage de la communication verbale et non verbale, la réglementation, l’hygiène et j’en passe. Beaucoup de choses en assez peu de temps donc il va falloir bosser dur surtout si on est en activité et sorti du cursus scolaire depuis quelques temps. Il faudra donc retrouver la courbe classique de l’apprentissage.

Malgré tout, j’avoue que personnellement je me suis régalé. Pas facile tous les jours, beaucoup de travail personnel, une tête qui a failli exploser avec la masse d’informations ingérées sur une durée très courte mais aussi beaucoup de plaisir avec le contenu des cours et la qualité des intervenants (médecin du SMUR, ambulancier, infirmiers, chef d’entreprise etc.). Donc renseignez vous pour voir quel est la meilleure voie qui vous convienne en fonction de vos choix et de vos certitudes. Prenez votre temps avant de vous lancer tête baissée.

Identifier le lieu de formation

C’est un détail que l’on néglige mais qui a son importance. Identifiez les lieux de formations : les Instituts de Formation des Ambulancier public ou les structures privées. Dans le désordre on trouve les IFA intégrées aux hôpitaux, les structures de formation de la Croix Rouge française, l’Ordre de Malte, les AFT-IFTIM etc.

Suivant votre localité géographique et vos possibilités ou non de vous déplacer, déménager c’est un point assez important. Second point à ne pas négliger : le coût de formation. Désolé pour vous mais les coûts de formation sont totalement différents d’un organisme à l’autre. Ce coût de formation est en général validé par les conseils d’administration et révisés chaque année. Demandez des devis vous aurez des surprises.

C’est un point indispensable surtout lorsqu’il va falloir monter le dossier de financement. Je prends mon exemple personnel : j’avais dû fournir à mon organisme de financement trois devis. J’ai reçu trois propositions complètement différente avec des écarts plus ou moins important. Donc à ne pas négliger surtout si c’est un financement personnel.

Troisième point, renseignez vous sur le nombre de sessions de formation à l’année, le nombre moyen de places disponibles. Suivant l’urgence de votre projet c’est important. Un exemple vous êtes dans la dernière année où vous avez le droit aux indemnités chômage ; vous n’allez pas planifier votre formation dans deux ans sinon vous allez avoir quelques soucis ou devoir trouver une alternative de revenus durant la formation. Ce n’est qu’un exemple. Il peut y avoir plusieurs notions d’urgence comme une date butoir pour un financement etc.

Si vous êtes mobile maximisez vos chances en déposant un dossier d’inscription dans différents organismes. Vous serez à même de présenter les sélections dans plusieurs endroits et faciliter vos chances d’être pris en formation. Mais attention : les frais d’inscriptions sont souvent remboursés uniquement si vous entrez en formation. Si vous plantez les sélections ce sera de l’argent perdu. Renseignez vous sur ce détail. La liste complémentaire : si je vous conseille une inscription auprès de divers instituts c’est aussi à cause du risque d’inscription sur liste complémentaire.

En effet la liste des personnes admis en formation fait l’objet de deux listes. Une première liste principale listant les personnes admises et une seconde liste dite liste complémentaire avec les personnes reçues en liste d’attente. Cette seconde liste offre, dans l’ordre de parution, une place en formation en cas de désistement d’une personne inscrite sur liste principale (financement qui lâche à la dernière minute, désistement volontaire, maladie, accident etc). Si vous vous retrouvez inscrit sur cette liste il faudra être attentif à votre position. De plus vous n’aurez aucunes garanties jusqu’au début de la formation voire en cours de route où on peut encore vous proposer une place. Pour la liste des IFA c’est ici :

https://www.ambulancier.fr/liste-des-ifa-3/

Le dossier d’inscription

Alors abordons une partie très très importante du chemin d’accès aux sélections. Votre choix de devenir ambulancier est verrouillé. Vous êtes certain de votre orientation, motivé et gonflé à bloc. Voici le moment venu de faire prendre forme à votre projet professionnel.

Vous avez donc retenu un ou plusieurs organismes de formation auprès desquels vous allez vous inscrire. Il va donc falloir retirer un dossier d’inscription auprès de chacun. Chaque dossier est unique. Chaque organisme possède des documents relatifs à sa propre organisation. Il n’existe pas de standard réel donc pensez bien à réclamer un dossier auprès de chaque institut et bien regarder les éléments demandés.

En règle général les pièces à forunir sont les suivantes :

  • attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route;
  • certificat médical de non contre-indication à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomateurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…);
  • certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France;
  • attestation, en cours de validité, de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 1 ou d’un certificat équivalent reconnu par le ministère chargé de la santé.
  • Le candidat en exercice depuis au moins un mois comme auxiliaire ambulancier est dispensé de fournir les documents mentionnés ci-dessus. Il devra néanmoins fournir l’attestation de l’employeur.
  • Le candidat souhaitant accèder à la formation dans le cadre d’un cursus continu doit s’être préinscrit dans la formation;
  • disposer d’un permis de conduire conforme à la législation en vigueur et en état de validité et ne pas être en péridode probatoire (3 ans de détention du permis obligatoire)
  • Le candidat relevant de la formation par alternance doit disposer d’un contrat de formation en alternance.

En ce qui concerne l’AFGSU1 c’est optionnel suivant les institut de formation. Tout dépend de la politique appliquée : obtention de l’AFGSU de niveau 1 avant ou pendant la formation. Si l’obtention est demandée avant le dépôt de dossier il vous faudra aussi planifier cette formation de quelques jours. Pensez aussi à son financement car ce n’est pas gratuit. N’oubliez pas de vous renseigner sur les dates de formation pour l’AFGSU1.

Si vous négligez cet aspect vous vous retrouverez bloqué. Préparez vous bien à l’avance pour constituer ce dossier et réunir l’ensemble des éléments. Petit détail qui aussi son importance : l’attestation médicale et l’attestation préfectorale ont un coût. Si vous ajoutez les frais d’inscriptions, les frais de l’AFGSU1 etc. ça représente un investissement minimum. Donc attention !!! Respectez bien les dates limites de dépôt des dossiers. Si vous arrivez trop tard ou si lors du controle des pièces il vous manque un élément vous serez bon pour revenir pour la session suivante.

A suivre la partie III :

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Medic Assistance (SARL Ambulances Arc en Ciel IDF)

Medic Assistance (SARL Ambulances Arc en Ciel IDF)

Présentation de l’entreprise Medic Assistance

Medic Assistance est une SARL créée en 1997, dans ses débuts, il s’agissait d’une entreprise de transports sanitaires traditionnels. Depuis 2007, nous avons abandonnés la pratique traditionnelle pour nous spécialiser dans les transports infirmiers inter-hospitaliers pédiatriques et adultes avec 6 ambulances paramedicalisées.

En 2010, nous avons fait le choix de développer la partie rapatriements sanitaires aériens en partenariat avec un avionneur de l’aéroport de Paris – Le Bourget. Nos équipes d’ambulanciers et d’infirmiers sont donc amenés à se retrouver aussi sur terre que dans les airs accompagnés d’un médecin. En 2013, nous ouvrirons une Unité de Transports Médicalisés avec 1 ambulance armée comme un SMUR sur le plan matériel et personnel : ambulancier DE + Infirmier + Médecin.

Quelques chiffres :

En 2011, nos équipes ont éffectuées plus de 3000 transports paramedicalisés, 17 rapatriements sanitaires.
En 2012, nous avons déjà effectué plus de 3300 transports paramedicalisés.

La séance questions réponses de l’ambulancier pour les nuls à monsieur David AUDIBERT, superviseur chez Medic Assistance :

Bonjour monsieur AUDIBERT, pourriez vous nous expliquer comment vous en êtes venu à devenir ambulancier ? Qu’est ce qui a motivé ce choix ? Vocation ?

J’ai débuté à l’âge de 12 ans comme Jeune Sapeur-Pompier puis sapeur-pompier volontaire à 16ans. C’est donc naturellement que je me suis tourné vers le monde du transport sanitaire ; au début comme « BNS » pendant 2 ans avant de passer mon CCA au CESU du CHU d’Amiens.

Vous êtes chef d’entreprise actuellement, comment s’est passé votre installation en tant que tel ? Vous avez rencontré des difficultés particulières ? A l’heure actuelle est-ce un choix que vous recommanderiez à des ambulanciers désireux de s’installer ?

Je ne suis pas tout à fait chef d’entreprise, j’occupe la fonction du Superviseur dans la société dans laquelle j’ai commencé en qualité d’ambulancier CCA. J’ai participé à la mise en place de notre 1ère ambulance paramedicalisée en 2007, j’ai ensuite occupé le poste de régulateur et désormais celui de Superviseur. J’ai en charge les relations avec les établissements de santé, la gestion du personnel, les plannings… En collaboration avec le Directeur d’exploitation.

Comment est venue cette idée de mettre en place cette spécialité de transport ? Quelles ont été les difficultés pour mettre en place ce genre de service ?

En nous spécialisant dans le transport paramedicalisé, nous avons répondu à une demande croissante des unités de soins en Ile de France afin de décharger les SMUR de certains transports qui ne nécessitaient pas de médecin durant le transport. Nous avons rencontré plusieurs difficultés :

· Recruter des infirmiers ayant les connaissances et compétences nécessaires
· Investir dans le matériel
· Respecter les exigences de la DDASS (désormais ARS)
· Augmenter le niveau de compétences des ambulanciers

Quelles sont vos missions au quotidien en dehors du transport sanitaire classique ?

Depuis 2010 nous n’effectuons plus de transports sanitaires traditionnels, nous nous consacrons uniquement aux transports paramedicalisés adultes et pédiatriques, aux transports médicalisés et aux rapatriements sanitaires aériens. 

Quelles types de structure font appel à vous et est-ce que la présentation de ce type de transport fut bien acceptée par les organismes de santé ?

Nous nous adressons essentiellement aux établissements de santé : services de pédiatrie, de réanimation, de soins intensifs, d’urgences…. Nos prestations ont toujours été bien accueillies par les services : augmentation de la qualité des transports, sécurisation par la présence d’un infirmier et économies par rapport au coût d’un SMUR. 

Sur le plan du recrutement comment cela s’est passé au moment de la bascule d’activités classique vers la spécialisation transport infirmier ? Des difficultés pour convaincre les IDE de vous joindre à ce projet ?

Le recrutement a été long car nous avons été très sélectif quant aux CV des infirmiers : nous leur réclamons une expérience pédiatrique d’un an minimum. Tous ont dès le départ été très enthousiastes. De plus, nous leur proposons une rémunération supérieure à la majorité des employeurs d’Ile de France.

Comment vos ambulanciers voient-ils cette spécialisation ?

Ils sont fiers et motivés, le rôle de l’ambulancier est mis en valeur par la création du binôme ambulancier / infirmier. Sur le plan rémunération nous n’appliquons plus de coefficient de réduction des heures travaillées (accord cadre), nous avons mis en place une prime « qualité », des tickets-restaurant et ils bénéficient (tout comme les IDE) d’une complémentaire santé prise en charge en partie par l’entreprise. 

Votre entreprise engage t’elle des moyens de formation/recyclage pour vos personnels ?

Nous venons de mettre récemment de mettre en place un plan de formation : formation pédiatrique, conduite de véhicule sanitaire en situation d’urgence, recyclage AFGSU 2 etc…

Sur le plan matériel est ce que vous, en tant que chef d’entreprise, jugez-vous important d’investir dans des équipements supplémentaires en plus des normes obligatoires ? Des exemples éventuels ?

En transports paramedicalisés nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir du matériel défaillant ; c’est pourquoi nous renouvelons régulièrement nos ambulances et le matériel embarqué. Par exemple, nous venons d’acquérir un Lifepak 15 pour un projet qui devrait se mettre en place dans les mois qui suivent, ce matériel est 20% plus cher qu’un équivalent, mais il offre une robustesse plus important, c’est très important pour nous.

Je me permets de vous demander une vision d’avenir : le futur des entreprises de transport sanitaire vous le voyez comment ? Quelles sont vos attentes en tant que chef d’entreprise ?

La législation sur le transport sanitaire change régulièrement, les ambulanciers ne sont toujours pas considérés comme acteurs de la chaîne de soins. Il me parait important de faire évoluer la formation et les prérogatives des sociétés d’ambulances.

L’avenir de notre profession : Au vu de votre expérience pensez-vous que l’actuel cursus est suffisamment complet ou existe-t-il un manque et si oui lequel ?

Comme je le disais juste avant, la formation des ambulanciers est incomplète, trop courte, pas assez sélective. De plus, il me semble logique que la formation au DEA soit assurée par des organismes d’État et non par des organismes lucratifs.

Je me permets cette question un peu osée mais lorsque l’on parle des entreprises de TS on parle beaucoup et (trop) souvent de patrons fraudeurs, quelle est votre avis sur la question ? 

Il y a et il y aura toujours des fraudeurs… Il me semble pourtant que les contrôles s’accentuent. 

Le regard du public et du milieu médical sur la profession est assez désastreux. Selon vous quels seraient les axes d’effort à faire pour avoir une image responsable de notre profession ?

A mon avis, la profession devrait être plus harmonisée : en terme de véhicules (marquages), d’uniforme, de législation, de formation, de rémunération… 

Merci à monsieur David AUDIBERT pour avoir pris le temps de répondre à mes questions et pour l’échange chaleureux sur l’entreprise !

retrouvez l’entreprise sur le web à cette adresse : http://www.medic-assistance.com/

Le métier d’ambulancier est difficile

Le métier d’ambulancier est difficile

Ambulancier, difficultés…

Randoo, ambulancier, nous a adressé son témoignage après avoir lu le témoignage de Judith Ascher sur le calvaire vécu par son père François Ascher, en phase terminale d’un cancer, lors d’un transfert en ambulance. En tant qu’ambulancier en poste depuis deux ans, je suis toujours intéressé de lire les témoignages qui mettent en cause les ambulanciers.

Par le biais de cet article, je souhaite non pas donner des excuses aux agissements parfois scandaleux de mes collègues, mais plutôt donner des explications pour comprendre les comportements que l’on peut avoir par moment. Tout d’abord, il faut savoir que toutes les sociétés d’ambulances sont indépendantes avec des patrons, des ambiances et des méthodes de travail complètement différentes. Lors de ma formation, un formateur nous a conseillé de trouver l’entreprise qui nous convenait le mieux, selon nos caractères.

Ambulanciers des villes, ambulanciers des champs

Déjà, si l’entreprise est située dans une grande ville ou au contraire, à la campagne, les transports ne sont pas les mêmes. Pour expliquer cela, il faut comprendre les tarifs des transports payés par la Sécurité sociale. Par exemple, pour un transport intra-muros d’une grande ville, c’est un forfait d’un peu plus de 50 €, et pour un transport plus long, il y a un forfait de 50 € aussi pour les trois premiers kilomètres puis un peu plus de 2 € pour les kilomètres suivants. Donc, pour une entreprise implantée en ville, ce qui compte, c’est le nombre de personnes transportées dans la journée alors qu’à la campagne, ce qui compte, c’est le nombre de kilomètres effectués.

Pour mon cas, j’ai préféré travailler à la campagne car il faut une heure pour aller au CHU le plus proche et ça laisse le temps de discuter avec les clients. Autre différence entre la ville et la campagne : le cas d’une consultation. Les ambulanciers qui sont proches vont laisser le patient et repartir pour d’autres missions et parfois mettre pas mal de temps pour revenir chercher le client.

Alors que ceux qui ont une heure de route vont attendre le patient, puisque ça ne vaut pas le coup de repartir, à la fois à cause du coût du carburant et du temps passé. Avec les restructurations des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients. J’ai eu la chance de trouver dès le premier contrat, une entreprise qui correspond vraiment à ma façon de travailler.

Nous respectons nos clients car dans une petite ville, si nous ne faisons pas bien notre travail, la rumeur court vite déjà entre clients mais aussi dans les oreilles des patrons. Dans une grande ville, il faut déjà savoir quelle société vous a transporté, ce qui n’est pas toujours évident, et en plus, les informations ne remontent pas forcément jusqu’aux patrons. L’ambulancier est souvent une passerelle entre l’hôpital et le patient, ce qui peut nous mettre parfois dans des positions inconfortables.

Avec les restructurations actuelles des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients mais aussi avec nous. Il est donc très difficile pour nous, ambulanciers, transportant des clients qui ont des pathologies plus ou moins graves, d’avoir les informations médicales de notre clientèle pour permettre d’avoir les gestes et la conduite les mieux adaptés.

Un secteur en manque de personnels

Enfin, malheureusement, beaucoup de gens sont devenus ambulancier, car c’est un secteur qui est en manque de personnel et l’embauche y est facile. Mais tous n’ont pas forcément la motivation de bien travailler. On croise souvent des militaires à la retraite, des chômeurs longue durée…

J’ai même vu un homme envoyé par l’ANPE pour effectuer un stage alors qu’il n’avait même pas le permis de conduire et qu’il faut au moins 2/3 ans de permis pour pouvoir y travailler. Contrairement à ce que les gens pensent, le métier d’ambulancier est difficile. Les employés restent en place en moyenne 4 ou 5 ans seulement. Le turn-over est très important.

L’article original c’est ici : http://www.rue89.com/2010/02/02/je-suis-ambulancier-un-metier-difficile-136436

Merci à Rue89.com pour m’avoir accordé l’autorisation de publier cet article.