Comment est formé un Paramedic au Québec ?

Comment est formé un Paramedic au Québec ?

Introduction au système du Paramedic du Québec

Tout d’abord commençons par le début, il existe trois niveaux de soins au Canada et deux au Québec. Les paramedics de soins primaires et les paramedics de soins avancés, la troisième catégorie étant les paramedics de soins critiques. Le paramedic de soins primaire est le premier échelon de la réponse pré-hospitalière québécoise et c’est par cette voie que tout paramedic commence. Tout comme je le fais actuellement. Il faut avoir en tête qu’à la sortie du secondaire (l’équivalent du collège et du lycée combinés pour nous français), le québécois a devant lui une étape supplémentaire avant d’accéder à l’université : le CEGEP (Collège d’Enseignement Général et Professionnel).

Qu’est-ce que le CEGEP ?

Le CEGEP est une institution qui n’existe qu’au Québec et qui se divise en deux voies : la voie pré-universitaire avec des programmes tels que sciences humaines, sciences de la nature, arts lettres et communication, danse et arts visuels, histoire ; et la voie technique comme technique en soins pré-hospitaliers d’urgence, technique policière, technique en soins infirmiers, technique en comptabilité et gestion, technique en analyses biomédicales…

Naturellement la formation qui nous intéresse ici est la technique en soins pré-hospitalier d’urgence qui permet d’accéder au métier de Technicien Ambulancier Paramedic (dénomination officielle).

Le diplôme dont il s’agit ici est un DEC (Diplôme d’Etudes Collégiales) qui dure trois années. Chaque année étant divisée en deux sessions d’environ quatre mois : une session d’août à décembre et une autre de janvier à mai, soit six sessions en tout. Il y a une multitude de CEGEP au Québec, certains acceptent les étudiants internationaux et d’autres non, certains exigent des tests à l’entrée et d’autres non, certains sont petits, moyens, grands, énormes. Bref vous l’aurez compris chaque CEGEP est différent et a ses exigences, il n’y en a pas de “meilleur qu’un autre”…

Les cours ont l’air de quoi ?

Dans un DEC technique on trouve des cours techniques comme la réanimation, le déplacement sécuritaire, l’intervention en situations médicales, intervention en situations traumatiques, problèmes de comportement, situations particulières, l’approche pré-hospitalière du patient version médicale et version traumatique, l’introduction à la profession, la pharmacologie, l’éthique, …

Tous ces cours techniques sont enseignés par des professeurs qui sont eux-mêmes des techniciens ambulanciers paramedics, ce qui permet de pouvoir bénéficier d’une expertise terrain appréciable.

Certains cours ont plusieurs niveaux, comme la réanimation qui a trois niveaux différents correspondant à trois niveaux de prise en charge. En réa I on pratique la réanimation de base avec défibrillateur et massage tel un citoyen lambda, réa II on intube, on ventile au BIPAP, on se sert d’un MDSA (Moniteur Défibrillateur Semi-Automatique), on commence à se déplacer avec le patient tout en manœuvrant.

En réa III enfin on continue tout ceci mais en rajoutant des médicaments à administrer et avec des situations particulières, la réanimation chez une femme enceinte, un enfant obstrué en arrêt, un brancardage sur planche avec manœuvres de réanimation et matériel sur le dos…

Plusieurs cours sont à double seuil. C’est à dire qu’on ne peut réussir le cours si l’on n’a pas réussi à la fois la pratique et la théorie. Il y a pour chaque cours au moins un examen de mi-session, et un examen de fin de session..

Au-delà des cours techniques, nous suivons également des cours généraux ! Bonjour français, anglais, philosophie, conditionnement physique, sociologie, psychologie, biologie, microbiologie, cours complémentaire (de notre choix dans une liste donnée)… Les cours généraux sont également à niveaux, et comme tous les cours il peut y avoir des pré-requis (par exemple tu ne peux pas suivre réa II si tu n’as pas réussi réa I, etc…).

A l’issue du cours de français III, un examen provincial (qui concerne tout le Québec) a lieu et permet d’évaluer les étudiants sur leur capacité à maîtriser le français grâce à une dissertation critique (ne vous inquiétez pas ça s’apprend très bien).

La notation ?

Les notes au Québec sont exprimées en pourcentage. La moyenne se situant à 60%. Si vous avez 50% à la mi-session et 70% à la fin de session, good job vous passez, selon la pondération naturellement (le poids de chaque évaluation). Si votre note finale est inférieure à 60% vous “coulez”, et contrairement à la France on ne redouble par au Québec, on “reprend” le cours à la prochaine session où il se donne, avec le risque d’alourdir notre emploi du temps ou de carrément rallonger sa formation…

Les bourses ?

Il existe des bourses au sein de la formation mais qui ne sont pas, comme dans d’autres pays, liées à vos revenus. En effet, les bourses sont ici au mérite ! Il existe par exemple des bourses d’excellence pour chaque année de chaque programme, des bourses si vous avez une limitation fonctionnelle (un handicap par exemple),  une si vous êtes une fille dans un métier traditionnellement masculin ou si vous étudiez en même temps que vous vous occupez d’une famille etc. 

Certaines bourses sont automatiques. C’est à dire que vous n’avez rien à faire pour l’obtenir comme les bourses d’excellence qui se basent sur les meilleurs résultats, d’autres nécessitent que vous candidatiez pour vous vendre un peu et une sélection est faite parmi les candidatures reçues.

Le coût de la formation paramedic au Québec?

Bonne nouvelle pour les frenchies ! La France a des accords avec le Québec qui permet que les français payent les mêmes droits de scolarité qu’un québécois ! Alors naturellement le coût d’une session dépend de chaque CEGEP mais dans le mien (Val d’Or) la session coûte autour de 170$CA (1$CA=0.65e à l’heure où j’écris ces lignes), donc à vos calculatrices messieurs dames…

Il faudra payer de votre poche les livres, plus ou moins chers (merci la biologie…), l’uniforme (environ 130$ vous serez équipés avec un pantalon, un polo, des rangers, un ceinturon, et votre matériel stéthoscope, lumière pour reflex pupillaires, pocket-mask, gants etc…), et votre repas (il y a toujours normalement des cafétérias ou des “bistrots étudiants” dans les CEGEP…).

Les stages ?

La formation en soin pré-hospitalier est donc, vous l’avez compris, un DEC de trois années, durant laquelle vous aurez lors de la première session un premier stage à faire en tant qu’observateur ;  sur un quart de travail avec une équipe de paramedics. Durant ce stage, qui porte bien son nom (stage d’observation) vous…observerez les paramedics travailler afin de vous assurer qu’il s’agit là du métier pour lequel vous êtes faits (j’espère néanmoins que vous vous poserez la question bien avant).

Par la suite, vous aurez le loisir d’effectuer autant de stages que vous le souhaitez auprès des compagnies qui vous intéressent, après l’accord du superviseur de la dite compagnie et celui de votre coordinateur SPU (votre programme). En 3ème année, un stage de 300h vous placera aux commandes des interventions et vous aurez la place du “leader” et commanderez donc, dans la joie et la bonne humeur, une équipe de paramedics qui vous épauleront dans vos décisions et débrieferont avec vous des points forts et des points faibles de votre jugement clinique.

Et après ?

Après ces trois années de folie, vous devrez réussir le PNIC (Programme National d’Intégration Clinique), qui est justement en train d’être assoupli vigoureusement. Le PNIC c’est l’examen provincial qui va vous donner le droit d’exercer votre métier de technicien ambulancier paramedic et permettra votre inscription au Registre de la Main d’Oeuvre (qui prouve votre statut).

Le PNIC a un volet théorique, qui se déroule dans les CEGEP, et un volet pratique, qui pour l’instant consiste en plusieurs ateliers visant à démontrer que vous maîtrisez un geste donné. Ces informations sont néanmoins susceptibles d’évoluer puisque plusieurs réformes viennent toucher cet examen.

Une fois le PNIC en poche welcome dans le monde merveilleux des Paramedics ! Les compagnies se battront corps et âmes pour vous recruter et vous offriront monts et merveilles (et c’est à peine exagéré…), avec un salaire selon la convention collective qui vient de se terminer fin mars (et qui donc va être renégociée à la hausse) de 23.63$/H (15.51e/H soit environ 3780.8$CA/mois pour 40H/semaine soit 2482.65e/mois en début de carrière). Pour info le top échelon donne un peu plus de 4000e mensuel…

Comment est le marché de l’emploi ?

Vigoureux ! Les compagnies ambulancières recrutent pour la vaste majorité, avec par exemple pour Urgence-santé (la corporation publique qui gère Montréal et Laval) environ 650 paramedics recherchés en 3 ans ou chez DESSERCOM (plutôt situé dans l’ouest du Québec) une trentaine de recrutement en attente de candidats…

Le marché de l’emploi est inversé par rapport à la France. Il y a bien plus d’offres que de demandes, ce qui explique le nombre d’incitatifs offerts aux étudiants paramedics pour aller dans telle ou telle compagnie… Au hasard des offres on vous proposera de prendre en charge votre abonnement à la salle de sport, de financer votre déménagement dans une autre région, de carrément vous fournir un logement gratuitement ou de vous donner un gros chèque à la fin de votre probation.

Je suis conscient que ces informations sont très condensées et il se peut qu’il y ai des spécificités locales qui diffèrent dans certains détails émis ici. Je vous reviendrai bientôt dans un second article sur les procédures pour passer à travers l’immigration et obtenir un dossier solide ! Suivre une formation de Paramedic au Québec implique un véritable choix réfléchi.

L’auteur

Alexandre, 29 ans, ex ambulancier français maintenant étudiant paramedic en 3ème année au Québec. Je contribue régulièrement à informer les ambulanciers de France pour les encourager à sauter le pas, et à venir se former ici où le recrutement est constant et la pénurie de paramedics palpable

Emergency Medical Service Nouvelle Orléans

Emergency Medical Service Nouvelle Orléans

A la découverte de l’Emergency Medical Service de La Nouvelle Orleans

Cette série de deux articles est issu de Bastien, ambulancier français parti en stage aux Etats Unis en découverte. Il a eu la possibilité de partager le quotidien de nos collègues de l’autre côté de l’océan et nous rapporte son vécu personnel, son ressenti sur son expérience là bas. Le premier article est consacré à la présentation du service qu’il a découvert et le suivant à venir sera basé sur son quotidien et son vécu sur place. L’Emergency Medical Services de la Nouvelle Orléans est un service ambulanciers d’urgence comme il en existe dans toutes les grandes villes des États Unis.

Un service indépendant

Ici, ce service est indépendant (ils ont leur propre caserne) contrairement à New York par exemple ou l’EMS est lié au Firedepartement (le service incendie). Il s’agit toutefois d’un service dépendant de la ville de N.O relié au 911, le numéro d’appel unique de l’ensemble des services d’urgence, l’EMS ne fait exclusivement que de l’urgence pré hospitalière. Ils disposent principalement de 3 types de véhicules : ambulance gros volumes (type ASSU/SMUR), ambulance de première ligne, utilisé pour les petites ruelles du quartier historique ou pour les festivals (très nombreux à NO) et enfin les véhicules d’intervention rapide (type 4×4) pour les urgences vitales.

La composition de l’équipage

Dans chaque ambulance se trouve toujours 2 ambulanciers : un EMT (emergency médical technicien) et un Paramedic. L’EMT basique dispose d’une formation universitaire d’un an. Il peut ensuite passer un certain nombre de formations complémentaires. Il assiste le Paramedic, mais peut faire à peu près tous les gestes techniques (pose de voies veineuse, administration de médicament…).

Le Paramedic dispose d’une formation universitaire de trois ans. Il est le chef de bord et a sous sa responsabilité la gestion des drogues. Il dispose à sa ceinture d’un « ampoulier » contenant les narcotiques.

Il passe son bilan directement par radio au médecin des urgences référent. Lui aussi peut passer des formations complémentaires et évoluer régulièrement. Avec l’expérience, il peut acquérir un grade (lieutenant, commandant…) et enfin devenir superviseur, puis chef.

Le superviseur : c’est un peu un “super” Paramedic. Il évolue seul dans un véhicule léger équipé pour toutes formes d’urgence (type VL SMUR). Il est envoyé en priorité sur les urgences vitales afin de commencer les premiers gestes en attendant l’ambulance ou en renfort sur les cas critiques. Il peut aussi être envoyé sur les cas médicaux exigeant un bilan rapide. Il lui arrive souvent, de se cas, de ne faire qu’une consultation avec soins de base si nécessaire et conseil.

La connectivité

Chaque membre de l’EMS dispose d’une radio reliée au 911, aux urgences de tous les hôpitaux de la ville et reliée entre eux. C’est un gain de temps énorme car tout le monde sait en temps réel ce qu’il se passe. Chaque véhicule est équipé d’une tablette et d’un ordinateur portable, connectée, qui leur permet de rédiger leur bilan mais aussi d’avoir accès au dossier médical et à l’historique du patient.

Il y a une vingtaine d’ambulances et 6 véhicules d’intervention rapide. La nuit une douzaine d’ambulance et 3 ou 4 VIR sillonnent la ville. Ils ne rentrent que rarement à la base et préfèrent “patrouiller” afin de partir plus rapidement. Cela leur permet aussi d’avoir un œil sur la ville.

Devenir Paramedic : Visite médicale pour l’immigration au Canada

Devenir Paramedic : Visite médicale pour l’immigration au Canada

Troisième volet du dossier consacré aux candidats au départ pour la formation de Paramedic

Vous êtes motivé pour vous envoler au Canada afin de suivre le cursus de formation de Paramedic. mais avant tout il va falloir suivre la visite médicale pour l’immigration au Canada. Si vous êtes toujours aussi motivé, découvrez ci-après l’ensemble des détails relatifs à cette fameuse visite.

La visite médicale 

Pour la visite médicale, plusieurs choses sont à faire. Il s’agit d’une visite poussée d’environ deux heures. Tout d’abord, lorsque vous avez reçu le CAQ, vous devez vous faire envoyer par le service de citoyenneté et de l’immigration Canadienne (CIC) les documents relatifs aux examens médicaux :

  • Les directives
  • Le rapport médical (Formulaire IM1017F)

Les directives sont toute la description des démarches de ces examens, des documents à avoir avec vous lors de la visite et les conditions de paiement (Car toute cette démarche est à vos frais et d’un montant d’environ 210 euros, selon le médecin, le service de radiologie et le laboratoire où vous allez entreprendre vos contrôles).

ATTENTION ! Informations à savoir

Une fois que vous aurez trouvé un médecin, prenez un rendez-vous pour votre examen médical. Quand vous prendrez rendez-vous, assurez-vous que des dispositions seront prises en vue de radiographies pulmonaires et d’analyses en laboratoire. Quand votre examen médical sera terminé, le médecin fera parvenir les résultats à CIC.

  • Vous êtes responsable de tous les coûts liés à votre examen médical, qui sont payables au moment de l’examen.
  • Si votre demande est refusée à la suite de votre examen médical, ces coûts ne vous seront pas remboursés.
  • Vous serez peut être amené à faire de la distance pour voir un médecin agréé par le CIC.
  • Ils ne sont que 9 en France ;
  • 1 à BORDEAUX (33)
  • 1 à NICE (06)
  • 1 à NÎMES (30)
  • 3 à PARIS (75)
  • 1 à LEVALLOIS PERRET (92)
  • 1 à BOULOGNE BILLANCOURT (92)
  • 1 à RENNES (35)

Voici le le lien afin de localiser celui qui sera le plus proche : http://www.cic.gc.ca/pp-md/liste-md.aspx

Il importe que vous signaliez au médecin désigné tout problème de santé antérieur ou actuel. Un manquement à cette obligation annulera ou retardera le traitement de votre examen médical et donc de votre dossier d’immigration.

Pièces à apporter avec vous pour l’examen médical

  • Le formulaire de rapport médical (IM1017F)
  • Preuve d’identité valide (votre preuve d’identité doit inclure au moins un document émis par le gouvernement Français avec photographie et signature (passeport, carte nationale d’identité, …)
  • Des lunettes ou des verres de contact si vous en portez
  • Tout rapport médical ou résultats d’examens que vous auriez à la suite de problèmes de santé antérieurs ou actuels
  • Quatre photos d’identité récentes (vous n’aurez pas à apporter de photos si le médecin désigné utilise “e-Médical”)

Le rapport médical (Formulaire IM1017F) est un document à faire remplir par le médecin à l’issue du rendez-vous avec lui. Il le transmettra lui-même aux services de l’immigration Canadienne.

Ce document comprend :

  • Vos informations personnelles (Nom, prénoms, adresse, date de naissance, etc…)
  • Vos détails d’immigration
  • Classement de l’examen médical réglementaire
  • Déclarations du médecin désigné

Les examens se déroulent en trois étape

Avec le médecin : test d’audiométrie, test de vue, vérification intégrale de tout le corps, prise des constantes vitales et questionnaire sur vos antécédents médicaux, chirurgicaux et vos traitements en cours.

  • En radiologie : radio de plusieurs angle du thorax et des poumons.
  • En laboratoire : Prises de sang et analyses des urines (tests VIH, cyphilis, taux de glucose et protéines et vérification de présences éventuelles de sang dans les urines).

Après tout cela, vous recevrez les résultats de toute la visite dans un délai d’environ 2 à 4 jours. Si rien n’est à signaler, vous devriez recevoir le permis d’études dans les semaines qui suivent ces examens médicaux.

Bonne chance à tous !

paramedic
Suisse : les étudiants ambulanciers en situation

Suisse : les étudiants ambulanciers en situation

La Suisse et ses ambulanciers

Avant de commencer précisons pour ceux qui ne le sauraient pas que le cursus ambulancier Suisse fait partie d’un des meilleurs au monde. Dispensée dans une des 3 écoles, elle va durer 3 années. Les compétences de l’ambulancier en Suisse sont totalement différente de celle de l’ambulancier français étant donné le système de secours opposé à celui que l’on connait. Mais cela n’empêche pas de découvrir l’intérêt de leur formation, ces exercices en mode réel qui favorisent l’immersion et la mise en situation. En comparaison de la France, nous n’avons pas ou peu ce type d’exercice et il est déplorable à l’heure actuelle que la formation ne dispense pas plus de stage pratique en terme de durée ou de mise en situation comme rencontrée ci dessous. Cela permet en effet de mieux cerner les problèmes rencontrés, mettre en pratique des acquis tout frais et apprendre à corriger ses erreurs. Ainsi le professionnel qui débute sera plus à l’aise et surtout plus aguerri. Mais ce n’est qu’un point de vue personnel, libre à tous de ne pas le partager. En attendant je vous laisse découvrir ce petit reportage.

Un exercice de sauvetage grandeur nature a eu lieu à Porrentruy pour les étudiants ambulanciers de Genève. En collaboration avec le 144, les urgences, les ambulances, les sapeurs-pompiers, et les étudiants(es) infirmiers(ères) du canton du Jura

Ambulanciers, le modèle Allemand

Ambulanciers, le modèle Allemand

Ambulanciers le système de secours en Allemagne

Après être passé par la Belgique, descendons un peu plus bas pour découvrir le système Allemand. L’Allemagne a un système alternatif à celui de la France et des pays anglo-saxons et la Suisse

Transport sanitaires : 3 entités

Schématiquement, il n’y a que trois entités de transport sanitaire principales: la Deutsches Rotes Kreuz (DRK: Croix-Rouge Allemande), le Malteser Hilfdienst (MHD: le Service d’Assistance de l’Ordre de Malte) et enfin, le Arbeiter Samariter Bund (ASB: Ligue des Travailleurs Samaritains). Il en existe d’autres, mais insignifiants en terme de volume de missions (et essentiellement de missions de transport simple)

On distingue 2 activités:

  • Rettungsdienst (services d’urgence de la Malteser ou de la DRK)
  • Hilfdienst und Krankentransporte (service de transport classique de la Malteser, de la DRK et de l’ASB)

Les formations

Sur les ambulanciers et leurs formations, on a ceci depuis le 1er janvier 2014 suite a une réforme fédérale décidée au Bundesrat (parlement) à Berlin:

  • Le Rettungsassistent : 2 ans de formation avec uniquement de la théorie en première année + des stages sur unités mobiles hospitalières de la DRK ou la Malteser. La première année est validée par des examens écrits, des mises en situation et la validation par un jury d’Etat. En 2è année si l’élève a validé son cursus, il reste sur le terrain avec un Rettungsassistent Senior où il se confronte à la réalité à travers des Rettungswache (des gardes d’urgence).

Les RA peuvent suivre une troisième année en se spécialisant dans la petite chirurgie pré-hospitalière ou la réanimation lourde avec intubation et autres gestes invasifs. Ceux qui vont jusque-là sont peu nombreux étant donné le haut degré de technicité déjà requis pendant les 2 premières années.

En général, au terme de la 2è année et s’ils valident le cursus définitivement, ils intègrent une des 3 entités citées plus haut et passent chef de bord où ils sont décisionnaires de toute action (jonction avec un SMUR [Notarzt] ou non etc…), scoop and run ou alors stay and play (les deux systèmes existant en Allemagne, sachant que le fédéralisme accorde plus de prérogatives aux RA dans tel ou tel Land). Retenez qu’un Rettungsassistent a le niveau d’un Emergency Medical Technician Anglais ou d’un Emergency Medical Technician / Paramedic Américain, mais que parfois le 112 lui envoie un SMUR (Notarzt) d’emblée – à la discrétion des régulateurs.

  • Le Rettungssanitäter : Lui, c’est l’auxiliaire (contrairement à ce que son nom peut laisser penser) et son programme se « limite » à 520  heures de formation pratique en alternance avec des stages, notamment 160 heures sur des KTW (KrankenTransportWagen = ambulances C en France), 160 heures sur des RTW (RetTungsWagen = ASSU/UMH) et enfin, 160 heures sur des NEF (NotarztEinsatzFahrzeug = VLM SMUR), le reste du volume horaire (40 heures) étant dévolu aux cours théoriques.

Les acquis du Sanitäter se limitent à l’ABCDE anglo-saxon et aux gestes que les ambulanciers SMUR Français ont le droit d’appliquer. Préparation de solutés sont les prérogatives maximales des RS. Ils ne piquent pas. Ils n’intubent pas en double-lumière. Le Rettungssanitäter Allemand est l’équivalent (en légèrement plus balèze) de l’ADE Français.

Les missions hors urgences (le transport conventionnel) est assuré par deux Rettungssanitäter. On appelle ça le Krankentransporte (transport de malades). Les tâches liées aux urgences strictes (Rettungsdienst par opposition au Krankentransporte) sont dévolues aux seuls Rettungsassistent avec un autre RA ou alors un RS comme second membre d’équipage stricto sensu. Peut s’adjoindre à une mission urgente la jonction ou la convergence d’une NEF (voir plus haut) avec un toubib (Notarzt = médecin de l’urgence), toujours seul à bord

Ambulanciers en Allemagne : organisation de l’Aide Médicale Urgente

A savoir que chaque hôpital doté d’un plateau technique (Emergency Room), donc quasiment tous les Krankenhäuser et les Kliniken (hôpitaux et cliniques, mais pas cliniques au sens français du terme “privé”) disposent de leurs propres CRRA qui ne sont donc pas départementalisé contrairement à la France. Le maillage territorial est donc beaucoup plus dense pour compresser le temps de réponse, avec des unités de la DRK ou de la Malteser stationnées dans les hôpitaux et cliniques, intra muros.

On appelle ces services hospitaliers des Notaufnahmen (CRRA) et c’est en composant le 112 qu’on tombe sur celui qui est géographiquement compétent par triangulation de l’appel émis par le requérant.

Contrairement à la France où l’appel d’urgence passé par le 112 est redirigé vers le SAMU (15) les flics (17) ou les pompiers (18), l’Allemagne n’a que 2 numéros dévolus:

  • 110 pour la police
  • 112 pour le secours

Enfin, le secours proprement dit est financé par les Bundeskrankenkassen (CPAM fédérales) et il est gratuit.

Le transport sur prescription est financé par les Länderkrankenkassen (caisses d’Etat) ou les Privatkrankenkassen (caisses privées)

Il n’existe pas de VSL en Allemagne. Cette activité étant laissée aux taxis, remboursables aux patients par leurs propres Privatkrankenkassen sous certaines conditions

Témoignage d’un ambulancier Québécois : Tsé quand…

Témoignage d’un ambulancier Québécois : Tsé quand…

Témoignage d’un ambulancier Québécois

J’ai tenu à vous faire partager un témoignage issu d’un ambulancier québécois, Paramedic canadien, et oui nos cousins du Québec. J’ai trouvé ce témoignage tellement réaliste, touchant que je le publie ici avec sa bénédiction. Car eux comme nous partageons, malgré les différences culturelles et d’organisation, de formation etc, quelque chose qui reste commun à cette “profession” d’ambulancier. Avant tout un métier difficile mais passionnant. Ce témoignage humble nous rappelle à tous pourquoi nous exerçons au quotidien et pourquoi nous avons choisi cette voie. Un très grand merci à André B. pour avoir accepté de faire véhiculer ce témoignage poignant et dans lequel chaque ambulancier dans le monde comprendra car c’est très souvent du vécu.

Tsé… Quand

  • Tsé… Quand tu transportes une dame en phase terminale, qui n’a pas encore 60 ans…
  • Tsé… Quand c’est sa première expérience en ambulance, et peut-être sa dernière…
  • Tsé… Quand tu vois la photo de sa carte d’assurance-maladie, sur laquelle on a l’air d’habitude d’un repris de prison malade mais qui, dans son cas, très jolie, ta patiente a l’air d’une top-modèle comparé à son état actuel. Tsé, le genre de compliment que tu peux absolument pas dire dans les circonstances…
  • Tsé… Quand tu fais rire ta patiente, à tel point qu’elle peine à cacher son étonnement, tellement elle ne s’attendait pas à ça, considérant sa méconnaissance des ambulanciers.
  • Tsé… Quand tu te sers du mauvais état des rues et des routes pour ajouter à la dérision, avec un chapitre exhaustif sur le kilométrage élevé des ambulances et leur état médiocre ! Incluant quelques qualificatifs bien sentis envers ton employeur, tout ça dans un objectif thérapeutique bien sûr, autant pour la patiente que pour l’ambulancier ! …
  • Tsé… Quand ta patiente te raconte des pans de sa vie, à travailler 30 ans avec les enfants, qu’elle voit encore à tous les jours, de la fenêtre de sa chambre.
  • Tsé… Quand elle te confie qu’elle ne verra pas grandir ses petits-enfants…
  • Tsé… Quand rendu à l’hôpital, même si tu ne lui a pas, en tant que tel, “sauvé la vie”, elle te remercie de tes services et de ta compagnie, sincèrement et chaleureusement, et que ça te fait chaud au coeur parce que ça, c’est ton vrai salaire…
  • Tsé… Quand, même avec des moments de partage comme ceux-là, quand, au-delà des sourires et de la bonne humeur, tu es affecté jusqu’à l’os par le témoignage de tant de souffrance, et tu te demandes comment tu fais pour garder la tête hors de l’eau…
  • Tsé… Quand… Ta présence bienveillante a fait passer un bon moment à une personne malade, et lui faire oublier quelque peu sa condition, tu te dis que quelque part, tu as bien fait ton job…
  • Tsé… Quand tu conclus que tu fais le plus beau métier du monde, mais si seulement le ministère, l’ARS, le boss, les partenaires du réseau, les politiciens et puis la part du public qui sont jamais content, pouvaient faire l’effort de te comprendre, de te faciliter la tâche, et puis lâcher un peu de pression, ça irait teeeellement mieux ! …

Un ambulancier parmi tant d’autres…

Issu d’un texte rédigé par un Technicien Ambulancier québécois, un Paramedic au Québec. Modifié très légèrement pour les ambulanciers français pour adapter certains détails mais surtout en ne touchant pas au cœur de ce témoignage.

journée nationale ambulancier

Témoignage d’un ambulancier Québécois : Tsé quand…

60 règles à connaitre pour être un bon ambulancier – 2ème partie

60 règles à connaitre pour être un bon ambulancier – 2 ème partie

Vous avez adoré les 48 règles à connaitre pour être un bon ambulancier ? J’ai voulu vous faire plaisir en vous proposant un second et dernier volume. J’en ai passé du temps à les trier, à traduire. Et oui mon anglais n’est pas impeccable au point de tout traduire comme ça. Les trier puisque je le rappelle, à la base toutes ces règles sont issus des EMT Paramedic  aux Etats Unis donc certaines ne peuvent être utilisées ici pour des raisons de compréhension et de contexte. Excusez par avance les doublons sur cette liste ou en parallèle avec la première. Donc voici un petit florilège.

o2 L' Ambulancier : le site de référence 60 règles à connaitre pour être un bon ambulancier - 2ème partie

Les règles indispensables

  1. La gravité de la lésion (s) est directement proportionnelle à la difficulté d’accès, ainsi que le poids de la patiente.
  2. Les grenades à main et des tourelles de mitrailleuses fonctionnent généralement mieux que les lumières et les sirènes.
  3. Il est généralement peu recommandé d’utiliser les mots « put… de m… » sur scène, en référence à l’état ​​du patient.
  4. Ce n’est pas juste parce que quelqu’un est totalement immobilisé que cela signifie qu’il ne peut pas être violent.
  5. Ne montez jamais dans à l’avant de l’ambulance avec quelqu’un qui est plus courageux que vous.
  6. Les algorithmes n’ont jamais survécu aux trente premières secondes de contact avec le patient.
  7. Honorez toujours une menace.
  8. Les choses importantes sont toujours simples.
  9. Les choses simples sont toujours difficiles.
  10. Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde tout le temps.
  11. La douleur n’a jamais tué personne.
  12. Toutes les fièvres finissent par tomber à température ambiante.
  13. Un garrot autour du cou résout tous les problèmes.
  14. Les morts ne s’amélioreront jamais, d’autre part ils ne s’aggravent jamais.
  15. En cas de difficulté, en cas de doute, courir en rond, crier et crier.
  16. Règles : 1) Ne pas se salir, 2) Ne courez pas, vous pouvez violer la règle n ° 1, 3) Si il semble que vous pourriez vous salir en faisant quelque chose laissez le nouveau faire.
  17. S’il y a peu à gagner, il y a peu à perdre. S’il y a beaucoup à gagner, il y a beaucoup à perdre.
  18. La mort est une stabilisation de l’état du patient.
  19. Vous êtes toujours appelé pour une intervention soit pendant le dîner, soit pendant que vous êtes sur les toilettes, ou à 2h00 au milieu d’un grand rêve.
  20. Les débutants cherchent toujours de grandes choses dans les petits compartiments et vice versa.
  21. Les débutants ont leur propre façon de faire les choses.
  22. Quand il s’agit de seringues, il vaut mieux donner que recevoir.
  23. Pour tous les 25 appels que vous réaliserez, seul  1 sera passionnant.
  24. Être ambulancier signifie que vous pouvez vous exposer à de rares, exotiques et passionnantes nouvelles maladies.
  25. Vous tombez, vous appelez, nous transportons, c’est tout.
  26. Le bon sens n’est pas.
  27. Murphy était un optimiste.
  28. L’adresse n’est jamais clairement marquée.
  29. Ne vous énervez pas si vous voyez du sang, sauf si c’est le votre
  30. Si rien n’a mal tourné, de toute évidence vous ne comprenez pas la situation.
  31. Vous devez toujours arrêter la réanimation après le deuxième aïe !
  32. Plus grande est la maison plus le patient sera éloigné de la porte. En général : toujours dans la chambre la plus au fond.
  33. Le mobilier sera toujours disposé de façon que le brancard ou la chaise portoir ne puissent jamais s’adapter facilement.
  34. Juste au moment où vous dites : « Vous savez, je n’ai jamais eu un accrochage …. «, vous en aurez un.
  35. Le seul moment où vous devez péter, c’est quand vous avez votre patient sur le brancard ou la chaise dans l’ascenseur.
  36. Peu importe combien de temps et la manière dont vous posez les questions aux patients, l’histoire sera toujours changée une fois que vous arrivez au service d’accueil des urgences pour vous faire passer pour un âne.
  37. En cas de doute sur la maison vous avez été appelé, cherchez celle avec des escaliers.
  38. Si le patient  vous dit qu’il / elle va mourir, le croire il a probablement raison.
  39. Vous pouvez avoir la circulation sans la respiration, mais vous ne pouvez pas avoir la respiration sans circulation.
  40. Message aux débutants : Les gens vont tomber malades, les gens vont se blesser, et les gens vont mourir. Ce n’est pas un travail à choix multiples. Vous devez être capable de gérer l’ensemble de ce qui précède !
  41. Certaines personnes peuvent faire ce travail et d’autres ne peuvent pas. Priez pour que vous soyez avec le collègue qui soit celui qui peut.
  42. Si Dieu avait voulu que vous ayez une réponse rapide à l’appel, vous auriez été garé en face du lieu d’intervention.
  43. Dès que vous avez terminé le nettoyage de l’ambulance vous aurez à conduire 10 kilomètres sur une route remplie de flaques de boue pour une difficulté à respirer.
  44. Essayez de garder votre pouls inférieur à celui de votre patient
  45. A la question” Pouvez-vous marcher ?”, le patient répond systématiquement non. Pensez à ajouter : “Avez-vous essayé ? “
  46. Les morts deviennent très rarement mieux, mais ils ne sont jamais pires.
  47. S’il y a un Dieu, vous n’êtes pas lui. Cela s’applique même aux ambulanciers.
  48. Le besoin de soins médicaux du patient est inversement proportionnel à la quantité de bruit qu’il / elle fait.
  49. Si elle dit que le bébé arrive, croyez- là.
  50. Tous les spectateurs, et la majorité de vos patients, ont plus d’expérience et de connaissances que vous. Et ils n’hésitent jamais à donner des conseils
  51. La quantité de vomissures produite est toujours supérieure à la taille du conteneur par au moins un facteur de 2.
  52. Si le patient vomit, essayez de tenir la tête sur le côté de l’ambulance avec le matériel le moins difficile à nettoyer.
  53. Il y aura des problèmes.
  54. La gravité de la lésion est directement proportionnelle à la difficulté d’accès, ainsi que le poids de la patiente.
  55. La douleur n’a jamais tué personne.
  56. Le poids d’un patient est directement proportionnel à la probabilité que l’ascenseur sera non- fonctionnel.
  57. La mort est une stabilisation de l’état du patient.
  58. La formation c’est d’apprendre les règles, l’expérience apprend les exceptions.
  59. Le bon jugement vient de l’expérience, et l’expérience vient du mauvais jugement.
  60. Il y a très peu d’ambulanciers avec 20 ans d’expérience. Il y a des milliers d’ambulanciers avec 1 an d’expérience, répétée 20 fois.

Mes sources

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-one/

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-two/

http://www.thelunatick.com/ems/rules.html

Annotation

Vous excuserez la traduction parfois maladroite mais ce n’est pas toujours simple à réaliser. Je suis aussi preneur de toutes les corrections ou adaptation pour un volume 3 ;=)

48 règles à connaître pour être un bon ambulancier

48 règles à connaître pour être un bon ambulancier

Abulancier : ces règles à connaître pour être un bon professionnel

shoot_paramed

C’est une version traduite de l’original destiné à la base aux Paramedic du monde entier, je me suis dit que certains points étaient vraiment en adéquation avec notre quotidien. A la base il y a environ 65 règles mais j’ai fait le ménage dans celles qui se révélaient peu parlante pour nous Français. A ne pas prendre au pied de la lettre car certaines sont incohérente avec notre cursus et doivent encore trainer ici et là. Attention humour US inside 😀  ! Merci à Jean L. pour m’avoir traduit ces lignes. A vrai dire sans lui le site ne serait peut être pas ce qu’il est actuellement…

  1. les signes cutanés en disent long
  2. Les gens vraiment malades ne se plaignent pas
  3. L’air entre et sort, le sang tourne en circuit fermé: chaque variation de ce principe est mauvais signe
  4. Si vous faites tomber le bébé, ramassez-le
  5. Lorsque vous parlez avec des victimes, votre supérieur hiérarchique ou de simples citoyens, si ça vous a fait du bien de dire que vous êtes ambulancier, ce n’était pas la chose à dire
  6. Toute hémorragie s’arrête… Tôt ou tard
  7. Tout le monde finit par mourir, quoique vous fassiez
  8. Si un enfant est calme, inquiétez-vous
  9. Suivez toujours les règles, mais ayez la sagesse de les oublier de temps en temps
  10. Si quelqu’un meurt d’un danger chimique, électrique ou d’un autre danger sur place, ça doit être la victime, pas vous
  11. Il y aura toujours des problèmes
  12. On ne peut guérir les imbéciles
  13. Si c’est mouillé et poisseux et que ce n’est pas à toi, LÂCHE ÇA IMMÉDIATEMENT !
  14. Le paradis protège les imbéciles et les poivrots
  15. La gravité d’une blessure est directement proportionnelle aux difficultés d’accès à la victime et à son poids
  16. Les ambulanciers sauvent des vies, mais ce sont les compétences de secouriste qui sauvent les ambulanciers
  17. Si une victime vomit, assurez-vous qu’elle vise bien les badauds qui restent là à regarder
  18. S’il n’y a pas de poivrot après une méga-teuf après minuit, cherche bien: quelqu’un a disparu !
  19. Si c’est stupide mais que ça marche, alors ce n’est pas stupide
  20. Les choses importantes sont toujours simples, et les choses simples sont toujours difficiles
  21. La plupart des victimes sont en meilleur état que vous
  22. L’adresse n’est jamais exacte
  23. Si la victime à l’air mal, elle est mal
  24. Réponds toujours aux questions d’un bitos (tu as posé les mêmes à une époque)
  25. Quand tu réponds à un appel, souviens-toi toujours que ton ambulance a été construite au rabais
  26. La douleur n’a jamais tué personne
  27. S’entraîner c’est apprendre les règles, l’expérience c’est apprendre les exceptions
  28. Le volume de l’autoradio doit toujours être plus fort que celui de la sirène
  29. Un ambulancier dont le diplôme a été validé avant le tien ne fait pas de lui un meilleur ambulancier
  30. Des mitrailleuses montées sur tourelles seront toujours plus efficaces que des sirènes
  31. Parfois c’est mieux de demander pardon après-coup que d’obtenir une permission
  32. Ils ont dit: “Souriez, ça aurait pu être pire”. Nous avons souri et c’est devenu pire
  33. Les ambulanciers ont appris que les mecs armés étaient les mecs de la situation (les flics). FAUX ! Quand les pompiers sont sur place, c’est le mec à la lance qui est le mec de la situation. La lance te fera valdinguer bien plus douloureusement en bas de la rue avant qu’un flic ne songe à te tirer dessus
  34. On peut aussi dégager une victime discrètement par petits morceaux
  35. Éthylotest simple: éloignez vos mains de 15 cm l’une de l’autre, index contre pouce. Demandez ensuite à la victime de quelle couleur est le fil que vous tenez. S’il elle t’indique une couleur, le test est positif
  36. Qu’importe la politique, les portes du sas s’ouvrent toujours et les ambulances sortent
  37. Si une victime a été déplacée par la famille, ce sera toujours pour te faire grimper des marches en plus
  38. Qu’importe le moment, un appel urgent attendra toujours que tu t’apprêtes à manger pour tomber.
  39. Corollaire 1: Peu d’accidents se produisent si les ambulanciers ne mangent pas.
  40. Corollaire 2: Commandez toujours un repas à emporter
  41. Si tu trouves un flic en train de rire sur le gazon devant l’entrée, INQUIÈTE-TOI !
  42. Quand tu arrives sur une inter, vérifie d’abord ton propre pouls. Si tu le perçois, tout sera plus facile
  43. Il n’y aura pas de morts ou de reproduction dans mon ambulance: Les morts et les naissances, c’est soit à la maison, soit à l’hosto
  44. Si tu doutes, souviens-toi que la victime est mal et que ton ASSU a des roues: SERS T’EN !
  45. Ce n’est pas notre urgence. C’est celle de la victime.
  46. Si ta victime est violente, l’oxygénothérapie est indiquée (une ogive d’O2 en travers de la tronche a un fort pouvoir relaxant)
  47. Il faut toujours arrêter une RCP après le deuxième “AÏE !” de la victime
  48. Les supérieurs hiérarchiques le deviennent parce que personne ne les regrettera sur le terrain

Si vous en voulez d’autres, attention anglophones uniquement

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-one/

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-two/

http://www.111emergency.co.nz/A-C/50Rules.htm

http://www.thelunatick.com/ems/rules.html

Les traducteurs sont les bienvenus et je les invite cordialement à m’envoyer la version traduite pour publication ;=)

ambulancier-48-regles
Stryker Performance Pro

Stryker Performance Pro

Le brancard de la gamme Stryker Performance Pro

Pour faire une suite logique au Power Load system voici une présentation brève d’un produit phare de chez stryker : le brancard de la gamme Performance Pro.

brancard Stryker Performance Pro

Un brancard qui préserve votre dos

Oubliez vos brancards traditionnels et fatigués celui ci est une petite bombe technologique en matière d’innovation. Ce brancard possède une particularité non négligeable : il va permettre à l’équipage de préserver un maximum son dos grâce à des aides techniques très utiles. En effet le brancard dispose d’un système de descente et de relevage pneumatique fonctionnant sur batterie. Plus besoin de freiner le brancard manuellement lors de sa descente au sol ou de forcer comme un âne au moment de le relever avec votre patient dessus. A l’aide de commande, le brancard pourra être monté ou descendu sans forcer.

Trois niveaux de hauteurs différents de hauteurs sont proposés afin de s’adapter au véhicule. Pas loin de 9 positions possibles sont recensées. les bras avant (à l’arrière du patient) son totalement rétractables afin de permettre un accès du brancard dans les zones difficiles d’accès.

Ce dernier point est un avantage assez utile surtout lorsque vous brancardez dans des logements mal agencés. Le poids supportés laisse de la marge : 300 kg supportés. Le poids de la bête est assez ridicule au vu de son équipement : seulement 40 kg. Totalement compatible au système Power Load. Couplé à ce dernier la batterie du brancard est directement mise en charge une fois en contact avec le système. Bien entendu en cas de panne du système il existe un dispositif manuel.

Le rêve a un coût

Le rêve a aussi un prix : comptez environ 15 000 dollars pour ce joli bébé :=) Bon si vous le souhaitez il existe des occasions sur ebay US :p ! Sinon regarder du côté de Ferno qui possède aussi le même type de système. Prochain télé shopping je vous présenterais les chaises portoir. Non pas les chaises tradi mais LA chaise portoir où soi disant plus besoin de forcer pour descendre les escaliers. Avec en plus une mise en scène typique à l’américaine ^_^

Vidéo de  démonstration

Stryker Power Load System

Stryker Power Load System

Le “Stryker Power Load System”

Aujourd’hui je vais vous présenter un système assez révolutionnaire crée par la société Stryker. Pour ceux qui ne connaissent pas cette société, elle se spécialise dans les brancards, chaise portoirs et autre équipement du genre dédié aux ambulances, hôpitaux etc. Leader de ce marché avec d’autre constructeur comme Ferno elle propose des produits très avancés. La nouveauté de l’année s’appelle Power Load System ou en français système d’ embarquement automatique.

Qu’est que le Power Load

Le Power Load est un système de chargement et déchargement de brancard destiné à faciliter les transferts entrée / sortie de brancard de l’ambulance afin de préserver au mieux le dos de l’ambulancier. Actuellement il faut reconnaitre que ce genre d’innovation est indispensable afin de faciliter le travail au quotidien surtout en présence de patient en surcharge pondérale

Stryker Power Load System

Comment ça fonctionne ?

Le système est installé sur le plancher de l’ambulance. Il comprend le système de fixation et rail ainsi qu’un système d’accroche et de levage. Là encore pour le système français avec table de support de brancard permettant le déplacement latéral je ne suis pas sûr de sa compatibilité. A confirmer donc… Donc fonctionnement : vous sortez votre brancard de l’ambulance sans le poser à terre. Le système permet de le garder à l’horizontal sans poser les roues ou autre.

Le crochet est suffisamment puissant pour le garder en hauteur et supporter le poids de l’ensemble brancard + patient (environ 300-400 kg de charge supportée). un appui sur un bouton et le brancard vient à vous sans forcer et sans risque de bascule. Vous déverrouillez et votre brancard est libéré. Aucuns risque de lésions sur les lombaire comme actuellement.

Même principe pour le chargement : vous amenez le brancard sur les crochets, on appuie et le crochet vient lever le brancard. Plus besoin de lever l’ensemble et de forcer pour l’installer. Bien entendu le système est compatible avec les brancards de la marque 😉 Pour un brancard autre je doute…

Amalgame

Attention à ne pas confondre les deux systèmes : le Power Load qui est le système de chargement et déchargement et le brancard de type Power Pro qui possède un système hydraulique de levage et d’abaissement. Mais ce dernier fera l’objet d’un prochain article puisque ces deux entités sont relativement complémentaires.

Le prix

L’innovation a un prix et oui : d’après les infos que j’ai pu trouver il faudrait à priori, à prendre avec des pincettes, un investissement de base de 18 000 dollars environs installation non comprise. Ce n’est pas à la portée de tous. Cependant ce type de produit est d’abord destiné aux pays utilisant le système de secours à personne de type scoop and run (regarder dans les dossiers du site un article aborde le sujet pour ceux qui ne connaissent pas scoop and run et stay and play) et donc des équipages de type Paramedic.

Sur leurs ambulances la table de brancard telle que nous la connaissons n’existe pas. Le brancard est posé directement sur le plancher avec un système de fixation adapté.

Pour terminer

Je vous invite à visionner les médias que je mets à votre disposition : issu de Youtube, du site de Stryker afin de vous faire une meilleure idée du système. Certains connaissent déjà puisque ce système a fait le tour de la toile. Mais beaucoup ont mélangé le brancard et le système. ce sont deux éléments bien distinct.

Prochain article je vous ferais un petit état des brancards Stryker avec sûrement pour thème le haut de gamme (tant qu’à faire et vu les prix il est possible de rêver hein :D) et leur système de levée et descente hydraulique. Je vous assure que vous allez pleurer quand vous utiliserez votre matériel habituel. Au passage non je ne suis pas sponsorisé par la société Stryker mais si ils me proposent… ^_^ ! Voilà vous pouvez déjà commencer à préparer vos patrons à investir ou tout du moins espérer car au moins le rêve c’est gratuit !

“Paramedic” : la formation

“Paramedic” : la formation

La formation de paramedic ? Envolez vous pour le Canada

Aujourd’hui je vous propose un voyage au Canada : vous avez toujours rêver de pouvoir aller plus loin dans le métier d’ambulancier mais le système français est trop limité en terme de possibilités et de cursus ? Voici peut être de quoi changer radicalement de vie : partir étudier à Ottawa et suivre la formation en soins paramédicaux.

Voici un extrait du programme d’étude :

Étape 1

Cours obligatoires

  1. Bureautique
  2. Conditionnement physique et mieux-être
  3. Évaluation et interventions préhospitalières I – lab
  4. Communication et relations interpersonnelles
  5. Notions médico-légales
  6. Physiologie humaine I
  7. Techniques de communication I
  8. Traumatismes et urgences médicales I
  9. Basic English

Cours au choix

  1. L’art et l’identité de l’homme
  2. Santé et ses composantes
  3. Introduction à la psychologie
  4. Les actualités
  5. Bien-être et sexualité

Étape 2

Cours obligatoires

  1. Conditionnement physique et techniques d’auto défense
  2. Évaluation et interventions préhospitalières II – lab
  3. Urgences psychosociales
  4. Physiologie humaine II
  5. Recherche, leadership et professionnalisme
  6. Stages cliniques ambulancier I
  7. Techniques de communication II
  8. Traumatismes et urgences médicales II
  9. Intermediate English

Étape 3

Cours obligatoires

  1. Conduite d’un véhicule d’urgence et contrôle de la scène
  2. Évaluation et interventions préhospitalières III – lab
  3. Observing and Recording
  4. Soins avancés préhospitaliers – laboratoire
  5. Soins avancés préhospitaliers – théorie
  6. Stages cliniques ambulanciers II
  7. Stages cliniques hospitaliers
  8. Techniques de communication III
  9. Traumatismes et urgences médicales III

Étape 4

Cours obligatoires

  1. Revue en prévision de l’examen d’autorisation
  2. Stages cliniques ambulanciers III

L’accès est possible aux étudiants étrangers. Pour l’admission en septembre 2012 il vous faudra envoyer votre candidature en novembre 2011. Bien entendu certain pré requis sont nécéssaire comme par exemple une solide maitrise de l’anglais étant donné que les supports de courssont souvent en langue de shakespeare. A cela il faut aussi rajouter un budget plus ou moins conséquent mais le rêve n’a pas de prix. Bref je vous laisse découvrir tous les détails sur la page dédiée à cette formation. De plus si vous avez des question n’hésitez pas à les adresser dans les commentaires en bas de page, Sébastien GAGNON paramedics en soins avancés dans cet établissement vous renseignera du mieux possible.

Plus d’informations : http://www.lacitec.on.ca/programmes/51491.htm#info-sup

Eléments de pharmacologie

Eléments de pharmacologie

Pharmacologie : concept

Dans cet article, nous verrons différents concepts reliés à la pharmacologie.  Nous aborderons les voies d’administration avec leur biodisponibilité respective. Nous poursuivrons avec les interactions médicamenteuses, puis nous terminerons avec les médicaments les plus souvent utilisés par les intervenants dans un contexte préhospitalier. 

Veuillez noter que c’est la nomenclature nord-américaine qui sera utilisée.  Cependant, bien que différents, les noms des médicaments sont souvent très semblables. La biodisponibilité, qui se définit comme « la quantité de médicament qui rejoint le site d’action et qui est disponible pour produire l’effet escompté », dépend directement de la voie d’administration.  Nous comparerons donc les différentes voies d’administration et leur biodisponibilité associée.

Voie d’administration

La façon optimale de favoriser l’absorption d’un médicament est de l’administrer par voie intraveineuse (IV).  De cette façon, nous savons que 100% du médicament va rejoindre la cible et pourra être utilisé.  On parle alors d’une biodisponibilité de 1 :1. 

Les autres voies d’administration ont des indices de biodisponibilité moindres.  Une injection intramusculaire (IM) aura un indice d’environ 0,85 :1, puisqu’une partie du médicament va être absorbée dans les tissus musculaires et ne rejoindra pas l’organe cible.  Vient ensuite l’injection sous-cutanée, donc l’indice est encore un peu plus bas (0,80 :1) étant donné la présence de tissus adipeux.  Cet indice sera encore plus bas s’il s’agit d’un médicament fortement liposoluble. 

Il sera alors absorbé plus facilement par les tissus adipeux, et une quantité moindre pourra faire effet.  L’administration par la bouche (Per Os) est encore moins efficace, puisque le médicament doit passer dans le système digestif pour être absorbé dans l’intestin grêle, pour ensuite être filtré une première fois dans le foie (passe hépatique).  Ce n’est qu’après ce passage hépatique que la quantité restante de médicament peut atteindre l’organe cible.  On parle alors d’une biodisponibilité d’environ 0,4-0,5 :1, parfois même moins…

Il est donc simple, à la lumière de ce qui précède, de comprendre qu’une même dose de médicament n’aura pas le même effet sur le patient en fonction de la voie d’administration utilisée.  Par exemple, 0,3mg d’épinéphrine intramusculaire est une dose normale pour une réaction anaphylactique.  Pourtant, la même dose donnée intraveineuse peut avoir des conséquences létales pour le patient.

Interactions

Les interactions entre les médicaments peuvent souvent être rencontrées.  Certains médicaments vont avoir des effets de potentialisation (1+1 = 3), ce qui signifie que les effets en seront amplifiés.  Par exemple, l’alcool potentialise l’effet des dépresseurs du système nerveux central.  Donc, une dose médicamenteuse normale à jeun peut être fatale en cas d’ébriété.  Et parfois, cette potentialisation fonctionne pour les deux substances en présence.

D’autres substances vont avoir des effets d’inhibition (1+1 = 0) sur les médicaments.  C’est le cas de plusieurs antidotes.  Prenons l’effet du naloxone (narcan) pour les overdoses d’opiacés (morphine, héroïne, codéine, etc.).  Le naloxone est un compétiteur pour les mêmes récepteurs, il va donc déloger l’opiacé en question et prendre sa place. 

Notez ici que l’opiacé  reste en circulation, et qu’une fois la dose de naloxone épuisée ce dernier va reprendre sa place sur les récepteurs.  On assistera donc à une ré-intoxication du patient.  Un autre exemple d’inhibition concerne les hypocholestérolémiants et les agrumes, notamment le pamplemousse. 

Certaines huiles essentielles des agrumes sont transportées par les mêmes protéines que l’hypocholestérolémiant, faisant en sorte que celui-ci est filtré et évacué avant même d’avoir pu faire effet.  C’est pour cette raison que l’on interdit aux patients sous traitement d’hypocholestérolémiants de consommer des pamplemousses.

Produits utilisés par les paramedics canadiens

Finalement, voici les 5 médicaments utilisés par les paramédics en soins primaires au Canada.  Nous en verrons les différents mécanismes d’action, de même que les indications thérapeutiques.

Le premier est l’Aspirine (AAS – Acide acétylsallycilique).  Son usage thérapeutique lors d’épisodes cardiaques est dû à ses propriétés « anti-coagulantes ».  En effet, l’AAS n’empêche pas les plaquettes de se former, mais va plutôt inhiber un des facteurs qui fait qu’elles vont s’agglutiner et coaguler. 

Dans un cas de syndrome coronarien aigu, cette propriété va faire en sorte que le blocage qui entraîne l’ischémie cardiaque va garder une grosseur à peu près stable, ne grossira pas par agglutination d’autres plaquettes.  D’ailleurs, des études ont démontré que l’administration précoce (lire « préhospitalière » d’AAS lors d’un épisode cardiaque diminue la mortalité de 30%.

Vient ensuite le salbutamol (Ventoline), qui est un bronchodilatateur.  Il sera donc utilisé en cas de contraction des bronches, qui est le plus souvent rencontrée lors d’une crise asthmatique.  Le salbutamol va provoquer le relâchement des muscles lisses bronchiques, et de là va permettre la dilatation de la bronche et donc augmenter la ventilation du patient.

Poursuivons avec la nitroglycérine.  Ce médicament a la capacité de dilater les vaisseaux sanguins périphériques, ce qui fait que le cœur doit travailler moins fort pour faire circuler le sang.  Dans un cas d’attaque cardiaque, cet effort diminué fait que la douleur diminue elle aussi.  La cause du problème n’est pas nécessairement réglée mais le patient est plus confortable, ce qui peut aider à réduire son stress et son anxiété.

Voyons maintenant le glucagon, qui peut être administré lors d’épisodes hypoglycémiques.  Le glucagon va faire libérer les réserves de glucoses retenues dans le foie (par glycogénolyse, le glucose étant stocké sous forme de glycogène), ce qui va permettre d’augmenter la glycémie. 

Cependant, si les réserves de glycogène sont faibles ou absentes, ou que le foie est en mauvais état (à cause d’une cirrhose hépatique, par exemple), le glucagon n’aura qu’une efficacité très limitée.  C’est ce qui explique que le patient ne réagit pas toujours favorablement à l’administration de glucagon.  Parfois, la glycémie reste inchangée.

Terminons avec l’épinéphrine.  Cette hormone normalement produite par les glandes médullosurrénales est un sympathomimétique.  Elle va donc stimuler la branche sympathique du système nerveux autonome.  Donc, nous pourrons observer une augmentation de la pression artérielle (par vasoconstriction périphérique), une accélération et une augmentation de la force du pouls, une meilleure ventilation par bronchodilatation, une augmentation de la glycémie capillaire et une augmentation de la perfusion aux muscles squelettiques. 

Le corps se prépare à se battre pour sauver sa vie, ou pour se sauver (concept du « Fight or Flight »).  L’épinéphrine est indiquée lors de réactions allergiques de type anaphylactique, ou encore lors d’une bronchoconstriction tellement sévère que la ventilation est compromise.  Par contre, en donner à un patient qui n’en a pas besoin pourrait vraiment mettre sa vie en danger.

En conclusion

Il va s’en dire que le fait de pouvoir administrer ces médicaments en contexte préhospitalier présuppose une excellente connaisse de leur pharmacologie, des effets souhaités, des effets secondaires habituels et des effets adverses, mais aussi des dosages.  De plus, avant d’administrer un médicament (même bénin), il faut être certain que le patient en a vraiment besoin puisqu’une fois que le médicament est dans le corps du patient on ne peut plus l’en sortir…

Paramédicalement

Sébastien Gagnon, ACP
Paramédic en Soins Avancés – Canada

Attention : cet article est présent à titre informatif pour ceux qui souhaitent s’informer à titre personnel pour enrichir leurs connaissances personnelles. En aucun cas cet article ne s’ajoute à la formation ambulancier. Mais il reste très intéressant pour les personnes curieuses d’en apprendre un peu plus.

Stryker Power Load System

Comparatifs des cursus ambulancier dans le monde

Il est toujours intéressant de se pencher sur les cursus ambulancier : France, Europ, Monde. Il existe des systèmes de secours différents et l’échange et la découverte restent des éléments passionnant.

Scoop and Run, Stay and Play

Au travers des divers pays européens voir du monde entier la structure des techniciens d’urgence ou non  pré hospitalier sont différent du modèle français. Je vais vous présenter en simplifiant le cursus courant de ce que l’on rencontre chez nos voisins. Système basé sur les pratiques Nord Américaines.

Rien de bien incroyable mais plusieurs niveaux de qualifications apparaissent avec des degrés de compétences plus ou moins élevés. Cela est dû aussi à la différence de la prise en charge de la victime. En France le principe est « stay and play » (rester et jouer) c’est-à-dire que le patient en urgence vitale est pris en charge par une équipe médicale (SMUR) composé d’un médecin, une infirmière et un ambulancier. Chacun a son domaine de compétences respectives : médecine d’urgence, soins d’urgence, transport…

 Le but étant de déplacer l’hôpital au chevet du patient pour stabiliser son état et permettre de le transporter dans des conditions optimum. Le système inverse qui est répandu dans le reste du monde est le « scoop and run » (charger et courir). Le but étant à l’inverse du système français : prendre en charge le patient et l’amener le plus vite possible vers un service hospitalier pour disposer de tout le matériel indispensable à la prise en charge de l’urgence vitale.

En France trois niveaux de compétences pour le cursus ambulancier

En Europe et dans le monde, trois différentes qualifications pour les ambulanciers

First Respondant ou First Aid

Cela correspond au secouriste courant : auxiliaire ambulancier, pompiers. La formation est axée sur les gestes de premier secours,  la position d’attente d’une victime en état d’urgence vitale. Peu ou pas d’anatomie, physiologie, pathologie. Le cursus reste simple.

EMT B ou Emergency Medical Technician  Basic

Cela correspond à l’ambulancier DEA et DEA+FAE. Pas de gestes invasifs. Prise en charge d’urgence vitale ou non. Maitrise de tous les aspects du transport sanitaire. Initiation à l’anatomie, physiologie, pathologie. Recyclages obligatoires.

EMT P ou Emergency Medical Technician Paramedic

 La définition de cette qualification c’est : exercice de gestes médicaux (invasifs) délégués avec traitement sur protocole, par un technicien d’urgence. La formation, les gestes invasifs et les protocoles varient selon les pays.  En général c’est accessible par un  EMT B justifiant d’une certaine expérience ou à des soignants. Les cours proposent de l’anatomie, physiologie, pathologie plus poussés que de la simple initiation. Puis pratiques et enseignement des protocoles (interprétation ECG, pharmacologie, protocoles d’administration, protocole de réanimation, urgences pédiatrique etc. etc.

Attention : ne surtout pas comparer le cursus infirmier avec l’EMT P. le cursus de formation est totalement différents sur bien des points.   A ce jour je n’ai pas connaissances de passerelles d’équivalence vers les diplômes d’EMT. Ce sujet est juste destiné à présenter les cursus étranger et n’a pas vocation à devenir un sujet de polémique sur les qualifications des personnels ambulanciers en France. Si vous disposez de plus d’informations sur le sujet n’hésitez pas à les communiquer pour enrichir le sujet.

Source de l’article : UNAH France

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise

Jussieu Secours Brest – les ambulances de l’Iroise, présentation

Aujourd’hui, tournons nous vers une entreprise de transport sanitaire pas comme les autres : les ambulances de l’Iroise. Basée dans le bout du monde, en Bretagne, à Brest plus exactement cette société est spécialisé dans le transport d’urgence. Une confiance certaine s’étant établie entre les différents demandeurs, tels que le SAMU , SOS Médecins, les Médecins traitants…, les Ambulances de l’Iroise détiennent de plus en plus de responsabilités dans l’intervention d’urgence sur le département. Dirigé par un chef d’entreprise dynamique et très motivé : David Tordeux, est diplômé CFAPSE en 2000, CCA en 2001 et moniteur en 2004.

 Il intervient à l’école d’ambulanciers de Brest (Ordre de Malte) afin d’initier les futurs diplômés. Désireux d’en savoir plus sur cette entreprise et surtout sur les motivations qui la font avancer je me suis décidé à entrer en contact avec eux afin de poser les question traditionnelles à monsieur TORDEUX. Il s’est fait, à ma grande surprise un plaisir de répondre posément aux diverses questions. Je vous laisse découvrir le portrait d’un patron pas comme les autres.

David TORDEUX, chef d’entreprise de Jussieu Secours Brest : l’interview

Ce métier d’ambulancier c’est une vocation de toujours ou une vocation tardive ? Qu’est ce qui vous a amené à choisir cette profession ?

De l’âge de 18 à 22 ans, j’étais dans les para-commandos.En 2000, j’ai passé mon CCA (major de promo). Et de 22 à 24 ans, j’étais salarié ambulancier. A l’âge de 25 ans j’ai créé mon entreprise, j’ai connu ce métier avec des secouristes qui étaient eux-même ambulanciers.

Vos plus grandes difficultés pour vous installer comme chef d’entreprise ? Vos plus grandes difficultés quotidiennes ?

Etre reconnu en tant que professionnel de santé auprès des institutionnels ainsi que des sapeurs-pompiers.

Pourquoi avoir axé votre entreprise sur l’urgence à contrario des nombreuses entreprises de transport sanitaires qui restent sur des missions plus traditionnelles ?

L’avenir du métier, c’est l’urgence et pour être un bon athlète, il faut être dans une seule discipline. De plus, un ambulancier épanoui dans son métier, c’est un ambulancier qui pratique de l’urgence

Comment avez vous réussi à vous imposer auprès des services d’urgence, à créer une confiance pour qu’ils vous confient une grande partie des interventions ?

Fiabilité, professionnalisme, efficacité, disponibilité et ne rien laisser au hasard, tout est protocolé (de la désinfection aux interventions)

Comment recrutez vous vos ambulanciers ? Mis à part les diplômes, motivations, spécialisation ?

Entretien, cas concret. De plus j’ai un responsable du personnel qui gère le recrutement, suivi de mon aval.

Vos ambulanciers ont t ils un parcours de formation différent du cursus courant ? Recyclage, spécialisation…

Étant moi-même formateur et moniteur aux IFA, je fais des remises à niveau interne et pour les transports pédiatriques les ambulanciers les plus méritant et les plus motivés passent le Certificat de Spécialisation en Transport Pédiatrique.Des postes à responsabilités sont mis en place au sein de l’entreprise (possibilité d’évolution pour les Ambulanciers de l’Iroise).

Quel est votre regard sur la profession d’ambulancier d’un point de vue chef d’entreprise ? d’un point de vue formateur IFA ?

Le métier est un métier d’avenir. Je pense que la sélection des candidats à l’école d’ambulanciers devrait être un peu plus poussée.

Demain imaginons qu’on vous confie les pleins pouvoirs, qu’auriez vous comme idée pour faire avancer la profession ? Que manque t il actuellement ?

Un nouveau diplôme, un en tant qu’ambulancier dit “Urgentiste” en plus du DEA. Et je mettrais en place un Référentiel national pour l’urgence Pré-Hospitalière pour uniformiser et standardiser les moyens humains et matériels des Transports Sanitaires Privés.

Auriez vous des conseils à donner à quelqu’un qui débute ou qui souhaite devenir ambulancier ?

Rigueur,altruisme, sang-froid, s’imprégner et apprendre de l’expérience des plus anciens,

Une anecdote particulière qui aurait marqué votre carrière ?

Réanimation d’un nourrisson de 9 mois à domicile 15 minutes avant l’arrivée de l’équipe médicale qui est décédé (parents présents.. Ma fille avait 12 mois)

Un dernier mot pour conclure ?

C’est un métier passionnant, malheureusement ce métier est terni par certain d’entre nous par manque de professionnalisme. Soyez respectable pour être respecté.

Un grand merci à monsieur David TORDEUX d’avoir pris du temps pour me répondre malgré son travail quotidien.

Jussieu Secours Brest en images

Le site web de l’entreprise

http://www.jussieusecoursbrest.fr/

Roger, ambulancier et formateur

Roger, ambulancier et formateur

Présentation d’un ambulancier : Roger, formateur pour les auxiliaires ambulanciers

Un nouveau portrait cette fois ci avec un formateur pour les ambulanciers. Une spécialité indispensable pour former les futurs professionnels de demain.

Quel est ton métier actuel ?

Animateur de formation au sein d’un IFA.

Tu es arrivé comment dans cette profession ?

Après avoir obtenu le Diplôme d’Etat d’Ambulancier, je suis intervenu en qualité de formateur occasionnel, un poste c’est libéré suite à un départ à la retraite et je suis donc formateur permanent depuis 1 an.

Une vocation ?

Passionné par les métiers de l’urgence (ancien de la BSPP, SPV, …).

Que fais-tu au quotidien ?

Formation des Auxiliaires Ambulanciers sur les compétences de soins d’urgence, de manutention et de conduite. Organisation des stages, suivi et gestion des plannings …

Que préfères-tu dans ton travail ?

Etre en cours auprès des stagiaires.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Une anecdote durant ma fonction d’ambulancier.A notre arrivée dans une maison de retraite pour le transport d’une patiente pour une consultation, la personne était nue et pas préparée. Les soignants nous annonçant qu’ils étaient en sous effectif. Deux solutions s’offraient à nous, le conflit avec l’équipe soignante et le refus de transport ou une prise en charge complète au delà de nos habitudes. Ne voulant pas annuler l’examen de cette vieille dame, nous avons été contraints de faire le nursing, de l’habiller, de l’accompagner aux sanitaires, de prévoir collation et eau et de la préparer pour son transport. Cette situation m’a marqué car la prise en charge des patients doit être une priorité des équipes indépendamment des contraintes de personnels.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Etre passionné par le transport de malade, être à l’écoute de l’environnement (soignant, famille, …) et savoir se remettre en question.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Etre disponible et à l’écoute.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Appliquer les règles présentées lors de la formation ADE, trop souvent le minimum enseigné n’est pas appliqué dans les entreprises de transport sanitaire.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Faire passer le contenu du programme ADE auprès des entreprises et services ambulancier afin qu’ils adaptent leur comportement. Tous les chefs d’entreprise de transport sanitaire devraient être ADE.

Le mot de la fin ?

La formation est enrichissante à travers les échanges entre formateurs et stagiaires. Le métier de formateur auprès des Auxiliaires Ambulanciers n’est pas quotidien et nécessite en permanence des échanges, de la recherche et du renouveau.

Merci à Laurent FACON, Directeur de l’Institut de formation des Ambulanciers de la Croix Rouge IDF, d’avoir recueilli ces propos.

Brigitte, paramedic et aide-soignante

Brigitte, paramedic et aide-soignante

Brigitte, ancienne paramedic devenue aide-soignante

Un nouveau portrait dans notre rubrique portraits de professionnels. Encore une fois c’est L’institut de formation des ambulanciers d’Ile de France Croix Rouge qui nous le présente. Un portrait atypique puisque cette fois ci c’est une ancienne paramedic devenue aide soignante en France et préparant le diplôme d’état d’ambulancier.

Quel est ton métier actuel ?

Aide soignante au sein d’un service de soins à domicile et en formation d’ambulancier diplômé en passerelle pour les modules complémentaires 1 3 6 8

 Tu es arrivée comment dans cette profession ?

Evolution professionnel et attrait pour les métiers de l’urgence

Une vocation ?

Oui

 Que fais-tu au quotidien ?

Soins à domicile, soutien familial (formation), accompagnement social de familles et de patients en fin de vie.

 Que préfères-tu dans ton travail ?

Le travail en équipe et la communication avec les différents intervenants ?

Pourquoi changer vers ambulancier ?

Pour diversifier mon activité et augmenter mon savoir.

Comment as-tu fais pour utiliser la passerelle Aide Soignant DE à Ambulancier Diplômé ?

Je me suis renseignée auprès de l’IFA Croix Rouge puis j’ai informé mon employeur.

Comment faire quand on est déjà soignant ou ambulancier dans un autre pays ?

Se renseigner auprès de la DRASS qui fait remplir un dossier permettant de valider par comparaison les cursus de formation.  Pour ma part ma formation de « paramédics » (5 ans) au Canada m’a permis une équivalence DEAS. Puis cette fonction d’Aide Soignant me permet d’accéder aux modules complémentaires du DEA (sans passer de concours).

Des anecdotes qui auraient marque ta carrière ?

Lors de la prise en charge d’un blessé par balle suite à une fusillade, je me suis retrouvé contrainte de placer mon doigt dans l’orifice pour stopper l’hémorragie. A l’arrivée au trauma center j’ai annoncé « j’ai le doigt dans le trou de balle » (ils rigolent encore de ma boulette). Le chirurgien après l’extraction de la balle m’a dit « je t aurais bien fait cadeau du projectile, mais son trou c’est son trou, donc sa balle c’est sa balle »

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Patience, compréhension et savoir travailler en équipe.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Bien se documenter, avoir une expérience de l’urgence par une activité associative dans le secourisme (Croix-Rouge, Protection civile,…)

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Un meilleur travail en collaboration entre les sapeurs pompiers et les ambulanciers.

Demain tu es nommée super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Réunir les acteurs de l’urgence, essayer d’avoir une cohérence et définir des limites de compétences.

Le mot de la fin ?

Les nouveaux ADE vont certainement dans l’avenir faire bouger le métier. La nouvelle formation devrait pouvoir faire évoluer dans le futur la représentation du métier.

 Merci à Laurent FACON, Directeur de l‘institut de formation des ambulanciers, Croix Rouge IDF d’avoir recueilli ces propos.

Oriana, infirmière et formatrice pour les ambulanciers

Oriana, infirmière et formatrice pour les ambulanciers

Oriana, infirmière mais aussi formatrice en institut de formation des ambulanciers

Quel est ton métier actuel ?

Infirmière et ambulancière formatrice au sein d’un IFA.

Tu es arrivée comment dans cette profession ?

Infirmière de formation je suis intervenue en tant que formatrice occasionnelle au sein de l’IFA, puis j ai eu la proposition d’un poste à temps plein au sein de cet établissement.

Une vocation ?

J’ai toujours voulu enseigner et mon arrivée dans la filière ambulancier est un concours de circonstances.

Que fais-tu au quotidien ?

Ingénierie pédagogique, enseignement théorique et pratique principalement sur les modules passerelle aide soignant (2 4 5 7) et module hygiène (3). Suivi et gestion des stages et des plannings …

Que préfères-tu dans ton travail ?

Le face à face pédagogique notamment en pratique.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Certains décalages entre le vocabulaire pré hospitalier et hospitalier menant à des situations cocasses. Lors d’un cours, je présentais la désinfection complète de la cellule arrière, un stagiaire me dit « en fait vous allez jusqu’au hayon ? » terme inconnu pour moi donc j’ai cru qu’il me parlait de vêtements en lambeaux.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Des capacités de prise rapide de décisions, de l’autonomie, de l’écoute et toujours chercher à se former. L’ambulancier étant en dehors du circuit hospitalier il est plus difficile de se tenir informé des évolutions techniques et scientifiques.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

Profitez de l’expérience de ceux qui ont de « la bouteille » ils ont souvent des conseils avisés.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Présentation du métier ADE auprès des autres professions de santé. Créer plusieurs niveaux de qualification de l’ADE notamment pour l’urgence.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Amélioration des conditions de travail (payer chaque heures de travail) et de l’équipement des ambulances notamment au niveau du matériel de transfert (les problèmes dorso-lombaires sont la première cause d’arrêt maladie en ambulance) .

Le mot de la fin ?

C’est un métier dynamique et riche humainement qui gagne à être connu.

Merci à laurent FACON, directeur de l’IFA de la Croix Rouge d’Ile de France pour avoir recueilli ces propos.

Adrien, ARM et en formation d’ambulancier

Adrien, ARM et en formation d’ambulancier

Adrien, assistant de régulation au centre 15 et en formation pour le diplôme d’ambulancier

Quel est ton métier actuel ?

Assistant de Régulation Médicale (PARM) au SAMU, je suis actuellement en cours de formation Ambulancier Diplômé d’Etat dans le cadre de la formation professionnelle.

Tu es arrivé comment dans cette profession ?

Une opportunité par l’intermédiaire d’un ami à la fin de mes études (chaudronnerie) sur un dispositif de secours en tant que bénévole à la Croix -Rouge.

Une vocation ?

Les métiers de l’urgence et les premiers secours

Que fais-tu au quotidien ?

Localiser, identifier, hiérarchiser les demandes de secours parvenues au 15.

 Que préfères-tu dans ton travail ?

Le travail en équipe au sein d’une régulation pluridisciplinaire. La gestion du stress et la gestion des appels complexes et relevant d’une véritable urgence.

 Des anecdotes qui auraient marquées ta carrière ?

Gestion d’un accouchement par téléphone pour guider le père, ni SMUR, ni ambulance sur place.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

De la volonté, du professionnalisme, de la curiosité intellectuelle et l’envie de progresser.

Des conseils à donner au plus jeune ?

Ne pas s’arrêter sur ses acquis.

 Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Instaurer une dynamique de formation continue. Trop de compagnie d’ambulance ne voient que l’aspect rentabilité du métier au détriment d’une notion de service publique notamment dans le cadre de l’ATSU. Ne pas oublier que les ambulanciers sont maintenant des professionnels de santé.

 Demain tu es nomme super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Recyclage obligatoire de tous les « CCA » (anciens formés avant 2007), des ambulances de qualités et équipées.

 Le mot de la fin ?

Un parcours professionnel n’est pas figé et les métiers de la santé permettent des évolutions et de toucher différents corps de métier.

Merci à Laurent FACON, directeur de l’IFA de la Croix Rouge d’Ile de France pour avoir recueilli ces propos.

Les “paramedic” canadiens

Les “paramedic” canadiens

Ambulancier : les “paramedic” canadiens

paramedic

Aujourd’hui début de notre tour du monde des ambulanciers. Commençons par le Canada où la formation et le rôle de l’ambulancier est très différent avec le modèle français : une formation plus poussée ainsi qu’un rôle de soignant mis en avant. Nous vous laissons découvrir les informations que présentent les sites officiels du métier.

 Nature du travail

Les ambulanciers et le personnel paramédical donnent des soins d’urgence pré-hospitaliers aux patients blessés ou malades et les transportent au centre hospitalier ou vers d’autres centres médicaux pour des soins plus poussés. Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP, au :
http://www5.hrsdc.gc.ca/NOC/Francais/CNP/2006/RechercheRapide.aspx?val65=3234

A) Vue d’ensemble
Au cours des dernières années, le nombre d’ambulanciers et autre personnel paramédical a augmenté fortement. Cette forte hausse s’explique essentiellement par la croissance de la demande de transport ambulancier. Étant donné que cette demande devrait continuer à croître et que les horaires de travail tendent à devenir moins exigeants, on prévoit que leur nombre continuera à augmenter fortement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront principalement de la création d’emplois, du roulement élevé et des postes qui seront libérés par les ambulanciers qui prendront leur retraite. Notons que la proportion de travailleurs qui sont âgés de 55 ans et plus y est nettement plus faible que dans l’ensemble des professions (7 % par rapport à la moyenne de 15 %, selon les données du recensement de 2006). Cette faible proportion de travailleurs âgés de 55 ans et plus s’explique principalement par le taux de roulement important.

En effet, le travail dans cette profession est très exigeant sur les plans physique et psychologique. Il exige en plus beaucoup de disponibilité, car les ambulanciers travaillent souvent le soir, la nuit et les fins de semaine. Soulignons en outre que les heures de travail sont très longues et que le temps supplémentaire est courant. Les données du recensement de 2006 sont d’ailleurs éloquentes à cet égard, montrant que les ambulanciers ont travaillé en moyenne 45 heures lors de la semaine de référence du recensement en mai 2006, soit beaucoup plus que dans l’ensemble des professions (37 heures).

En outre, dans le contexte du rehaussement des exigences pour occuper un emploi dans cette profession, les conventions collectives prévoient certaines mesures pour encourager les techniciens qui ne possèdent pas la formation nécessaire à prendre leur retraite ou à quitter leur emploi. Ce roulement génère bien sûr un nombre élevé de débouchés. Finalement, un certain nombre de débouchés s’ajouteront en raison de promotions d’ambulanciers à des postes de supervision et de gestion.

Bassin de main-d’œuvre

Historiquement, l’accès à cette profession dépendait des exigences particulières des entreprises qui offraient des services préhospitaliers d’urgence et de transport ambulancier, souvent comme service complémentaire aux entreprises funéraires. Les employeurs n’exigeaient souvent que le permis de conduire d’une classe appropriée. Aujourd’hui, l’accès à cette profession est réservé aux titulaires de l’attestation d’études collégiales (AEC) en techniques ambulancières.

Ce phénomène se reflète clairement dans les données des recensements. Alors qu’à peine 50 % des ambulanciers étaient titulaires d’un diplôme d’études postsecondaires dans le domaine de la santé en 1991, cette proportion a augmenté très fortement par la suite, passant à 64 % en 2006. Un tel niveau d’augmentation confirme que presque tous les nouveaux arrivants dans cette profession doivent maintenant réussir une formation en techniques ambulancières.

Par ailleurs, peu de débouchés devraient être pourvus par des ambulanciers en chômage ou par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs, car le taux de chômage est peu élevé dans cette profession et car la proportion d’immigrants était en 2006 très faible, selon les données du recensement (4 % par rapport à 12 % dans l’ensemble des professions). À ce bassin s’ajouteront en 2009 les premiers finissants du diplôme d’études collégiales (DEC) en soins préhospitaliers d’urgence offert depuis 2006.

Comme cette profession attire beaucoup plus de candidats qu’elle ne peut en accueillir, l’AEC et le DEC en techniques ambulancières sont contingentés et les conditions d’admission sont très sélectives. L’enquête Relance du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport ne publie aucune donnée sur la situation du marché du travail des diplômés des AEC.

Par contre, la Fédération des cégeps collige depuis peu des données partielles sur leur taux de placement. Ainsi, les données pour les finissants de 2000-2001, de 2001-2002 et de 2002-2003 de cette AEC nous montrent un taux de placement très élevé, à près de 100 % dans des emplois liés à leur formation, et un taux de chômage pratiquement nul. Ces données concordent avec les affirmations des établissements de formation voulant que leurs diplômés trouvent presque tous un emploi dans cette profession.

Cette excellente situation du marché du travail semble indiquer que le nombre de diplômés est insuffisant pour satisfaire à la demande. D’ailleurs, le gouvernement a annoncé en 2007 une augmentation de 30 % du nombre de débutants à cette AEC à laquelle s’ajoutera en 2009 la première cohorte de diplômés du DEC en soins préhospitaliers d’urgence.

Comme la demande semble suffisante pour absorber cet apport supplémentaire de diplômés et comme le contingentement permet d’ajuster assez rapidement le bassin de main-d’œuvre aux besoins, leur situation sur le marché du travail devrait demeurer bonne à l’avenir.

Industries

Selon les données du recensement, environ 90 % des ambulanciers travaillaient en 2006 dans le secteur des soins de santé et de l’assistance sociale, dont 73 % dans les services d’ambulances. Une plus faible proportion, soit 10 %, étaient à l’emploi des hôpitaux et à peine 3 % œuvraient dans les Forces armées canadiennes. Notons que les services ambulanciers sont offerts par cinq types d’entreprises : une entreprise publique (Urgences-santé dans la région de Montréal et Laval), des coopératives, des entreprises privées, des sociétés ambulancières municipales et des organismes sans but lucratif.

Tendances

L’évolution de l’emploi dans cette profession dépend principalement de la demande de transport ambulancier, de l’organisation du travail et des décisions gouvernementales concernant le champ d’intervention des ambulanciers.

Demande de transport ambulancier

La demande de transport ambulancier dépend à la fois de facteurs démographiques et organisationnels. Du côté démographique, le vieillissement de la population et l’accroissement des maladies dégénératives qui y sont reliées favorisent bien sûr la croissance de la demande de transport ambulancier.

Du côté organisationnel, les tendances sont opposées. D’un côté, le regroupement des services médicaux dans quelques centres spécialisés a fait augmenter le nombre de transports interétablissements. De l’autre, les centres hospitaliers favorisent de plus en plus l’utilisation de modes de transport moins coûteux que les ambulances pour transporter les patients d’un établissement à l’autre : taxi, famille, transport adapté, etc.

Organisation du travail

Certains aménagements d’horaires de travail sont survenus au cours des dernières années et d’autres sont à prévoir pour faire diminuer la charge de travail excessive des ambulanciers et améliorer le temps de réponse. Ces changements résultent autant des revendications des syndicats que des observations des employeurs et des recommandations de groupes d’études, qui s’inquiètent du fort taux de roulement, du temps de réponse inadéquat dans de nombreuses régions du Québec et des conséquences sur la sécurité des transports ambulanciers de cette charge de travail excessive.

Le gouvernement a d’ailleurs mis sur pied des projets pilotes dès 2008 pour implanter des horaires de travail moins contraignants et faire augmenter le nombre d’ambulanciers en service. Pour réaliser ces projets pilotes et éventuellement étendre leur fonctionnement à l’ensemble du Québec, il haussera de plus de 30 % le nombre de débutants à l’attestation d’études collégiales (AEC) en techniques ambulancières. Toutes ces mesures favoriseront bien sûr l’augmentation de l’emploi dans cette profession.

Champ d’intervention des ambulanciers

Historiquement, le champ d’intervention des ambulanciers se limitait presque exclusivement au transport des malades. Graduellement, leur rôle s’est élargi. Il a alors fallu organiser des activités de formation pour permettre aux ambulanciers, qui possédaient des niveaux de formation en matière de santé fort disparates, de s’acquitter adéquatement de leurs nouvelles responsabilités.

Vers le milieu des années quatre-vingt, on a commencé à intégrer officiellement les services ambulanciers aux services préhospitaliers d’urgence. Ce n’est toutefois qu’en 1994 que le programme collégial en techniques ambulancières que nous connaissons actuellement a vu le jour.

Cette tendance à l’élargissement du champ d’intervention des ambulanciers s’est accentuée au cours des années quatre-vingt-dix. Tout le secteur des services préhospitaliers d’urgence a été remis en question, du rôle des premiers répondants, tels les pompiers (voir 6262), à celui des techniciens ambulanciers.

En 2002, le Collège des médecins a approuvé des projets pilotes permettant à des techniciens ambulanciers de poser certains actes médicaux en situation d’urgence, comme l’utilisation du défibrillateur cardiaque, l’intubation d’un adulte en arrêt respiratoire et l’administration de quelques médicaments.

Ces actes devaient être posés en conformité avec des protocoles spécifiques élaborés par le Collège. Face aux succès de ces projets, le Collège a étendu cette autorisation à tous les techniciens ambulanciers dûment formés à partir de mars 2003.

La tendance à l’élargissement du champ d’intervention des ambulanciers devrait se poursuivre au cours des prochaines années. Alors que cette tendance devrait avoir peu d’impact sur l’évolution de l’emploi dans cette profession, elle en aura beaucoup sur les exigences des employeurs et sur la formation de base et continue des ambulanciers.

D’ailleurs, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a élaboré un programme de formation de trois ans en en soins préhospitaliers d’urgence, programme menant à l’obtention d’un diplôme d’études collégiales (DEC). Ce programme est offert depuis l’automne 2006 par les cégeps Ahuntsic et Sainte-Foy. Compte tenu de l’ensemble de ces facteurs, on prévoit que le nombre d’ambulanciers augmentera fortement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient un peu plus de 23 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse notable depuis 1991 (16 %). La donnée sur le revenu annuel d’emploi (46 246 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» doit être interprétée avec prudence. Il faut tenir compte d’une part qu’elle ne concerne que les 67 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l’année en 2005 et d’autre part de la moyenne fort élevée d’heures travaillées au cours de la semaine du recensement, soit 45 heures, moyenne beaucoup plus élevée que dans l’ensemble des professions (37 heures).

Des données plus récentes nous montrent que la convention collective des techniciens ambulanciers membres du «Rassemblement des employés techniciens ambulanciers paramédics du Québec» prévoyait en avril 2008 de 17,07 $ de l’heure à 23,82 $, selon le nombre d’années d’expérience.

Notons finalement que les conditions de travail difficiles ne génèrent pas seulement un taux de roulement inquiétant, comme mentionné plus tôt, mais aussi un taux d’absentéisme élevé. Par exemple, selon la direction d’Urgence-santé, les heures d’absence (maladie, accidents de travail ou autres) représentaient en 2004-2005 environ 30 % des heures travaillées.

Exigences

Les exigences les plus importantes pour accéder à cette profession sont les conditions d’admission à l’attestation d’études collégiales (AEC) en techniques ambulancières (voir la section Formation). En plus, les candidats doivent savoir résister au stress et aux émotions fortes et être en mesure de bien réagir dans les situations d’urgence.

La dextérité, la polyvalence, l’empathie, le dévouement, la considération pour le bénéficiaire et les aptitudes à la communication et au travail d’équipe sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est souvent exigé.

Tendances par spécialité

Même s’ils sont peu nombreux et que les tendances qui les touchent ont peu d’influence sur l’évolution globale de l’emploi dans cette profession, il faut préciser que ce groupe professionnel comprend également les techniciens médicaux et les techniciens en recherche et sauvetage œuvrant dans les Forces armées canadiennes et les techniciens ambulanciers formés en évacuation aéromédicale. La section Références offre des liens sur des sites Internet qui offrent de l’information sur ces spécialités.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut posséder une carte d’identification et d’attestation de conformité émise par les Régies régionales de la Santé et des Services sociaux ou par la Corporation d’Urgences-Santé. Pour obtenir ces cartes, il faut habituellement être titulaire d’une attestation d’études collégiales (AEC) en techniques ambulancières et avoir réussi des épreuves théoriques et pratiques de cinq cours de formation.

 Les cégeps Ahuntsic et Sainte-Foy offrent depuis l’automne 2006 un diplôme d’études collégiales (DEC) en soins préhospitaliers d’urgence. Il pourrait devenir une condition d’accès à cette profession ou, à tout le moins, pour certains postes en soins préhospitaliers avancés.

D’autres cégeps ont depuis commencé à offrir ce programme. Le cégep de l’Abitibi-Témiscamingue offre une AEC de préposé au véhicule de premiers soins à l’intention des secouristes qui œuvrent dans des milieux de travail éloignés des centres hospitaliers. Les ambulanciers doivent tenir leur formation à jour et participer à de nombreuses activités de formation continue.

Références utiles

Banque de techniciens ambulanciers du Québec
http://www.btaq.ca/

Rassemblement des employés techniciens ambulanciers paramédics du Québec
http://www.retaq.org/

Association professionnelle des paramédics du Québec
http://www.paramedicduquebec.org/

Corporation d’Urgences-santé de la région de Montréal Métropolitain
http://www.urgences-sante.qc.ca/

Diplôme d’études collégiales en soins préhospitaliers d’urgence
Collège Ahuntsic :
http://www.collegeahuntsic.qc.ca/
Cégep de Sainte-Foy :
http://www.cegep-ste-foy.qc.ca/csf/index.php?id=828

Technicien médical (Défense nationale)
http://www.forces.ca/v3/frgraph/jobs/jobs.aspx?id=737&bhcp=1

Techniciens ambulanciers formés en évacuation aéromédicale
http://www.airmedicquebec.com

Considérations importantes

Étant donné que la demande de transport ambulancier devrait croître et que les horaires de travail tendent à devenir moins exigeants, on prévoit que le nombre d’ambulanciers et autre personnel paramédical augmentera fortement au cours des prochaines années. Comme le champ d’intervention des ambulanciers tend à s’élargir, les exigences des employeurs en termes de formation de base et continue sont en hausse. L’accès à l’attestation d’études collégiales (AEC) en techniques ambulancières est très difficile. Ce programme est en effet contingenté et les conditions d’admission sont fort sélectives. Dans ce contexte, il n’est pas étonnant de constater que le taux de placement des finissants de cette AEC est excellent et que leur taux de chômage est pratiquement nul. Un diplôme d’études collégiales (DEC) en soins préhospitaliers d’urgence est offert depuis l’automne 2006. Il pourrait devenir une condition d’accès à cette profession ou, à tout le moins, pour certains postes en soins préhospitaliers avancés.

Fiche emploi type ROME

Les ambulanciers et le personnel paramédical donnent des soins d’urgence pré-hospitaliers aux patients blessés ou malades et les transportent au centre hospitalier ou vers d’autres centres médicaux pour des soins plus poussés. Ils travaillent pour des services ambulanciers privés, des centres hospitaliers, des services d’incendie, des ministères et organismes gouvernementaux, des entreprises de fabrication, des sociétés minières et d’autres établissements du secteur privé.

Fonctions principales

Les ambulanciers et le personnel paramédical exercent une partie ou l’ensemble des fonctions suivantes :

  • déterminer la gravité des blessures ou de la maladie des victimes de traumatisme, des patients souffrant de maladies ou de stress respiratoires, des victimes de dose excessive de médicaments ou de poison, des victimes d’accident de travail et autres individus malades ou blessés afin de déterminer les soins médicaux d’urgence nécessaires;
  • administrer les soins d’urgence pré-hospitaliers aux patients, tels que la réanimation cardiorespiratoire (RCR), l’oxygénothérapie, l’immobilisation spinale, les bandages ou les attelles;
  • administrer et maintenir en place des intraveineuses, installer l’équipement d’appoint dans le cas de problèmes de ventilation ou de circulation sanguine, donner des médicaments et fournir d’autres traitements avancés d’urgence aux patients;
  • utiliser les moyens de transport aériens, terrestres ou maritimes afin d’amener les patients au centre hospitalier ou à un autre centre médical pour leur prodiguer d’autres soins médicaux;
  • documenter et consigner la nature des blessures et des maladies et le traitement donné;
  • aider le personnel du centre hospitalier à dispenser les soins médicaux, au besoin;
  • entretenir les ambulances, le matériel et les fournitures nécessaires aux soins d’urgence;
  • former et superviser, au besoin, les autres travailleurs de ce groupe de base;
  • aider, si nécessaire, au triage des patients en situation d’urgence.

Conditions d’accès à la profession

La réussite d’un programme en techniques de soins médicaux d’urgence de deux à vingt-quatre mois, en milieu collégial ou hospitalier, ou de tout autre programme reconnu ou des cours de soins de santé d’urgence et une expérience pratique sous supervision sont exigées. L’accréditation d’un organisme de réglementation, selon le genre et la durée de la formation, est exigée à l’Île-du-Prince-Édouard, en Ontario, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Un permis de classe appropriée est exigé des conducteurs de véhicules d’urgence.

Portrait d’un ambulancier SMUR

Portrait d’un ambulancier SMUR

Portrait d’un ambulancier SMUR. Ce portrait est un des tous premiers articles parus sur le site. A ce moment je débutais totalement. J’avais eu la chance à ce moment d’avoir le soutien et l’intérêt de quelques ambulanciers motivés au travers d’un forum de discussion qui était une source d’information passionnante. Ce portrait reste tout à fait d’actualité.

Quel est ton métier actuel ?

Je suis depuis près d’un an ambulancier au SAMU de Paris, affecté plus précisément au SMUR de l’hôpital Hôtel-Dieu comptant une seule Ambulance de Réanimation dépendant de la régulation du SAMU 75 basée à l’hôpital Necker. Nous effectuons environ 1700 interventions par an. Je me considère un peu comme un privilégié dans ce milieu, car j’ai le double avantage de faire un métier formidable sur un des plus beau site de France, en plein cœur de Paris en face de la cathédrale Notre-Dame !

Tu es arrivé comment dans cette profession ? Une vocation ?

Oui et non… En fait, je pensais depuis assez longtemps à me retrouver un jour derrière le volant d’une ambulance, mais sans savoir vraiment en quoi consistait ce métier ni comment y parvenir. J’ai donc occupé pas mal d’emploi de 18 à 24 ans, notamment du transport d’organes et de sang ou comme chauffeur au Samu Social de Paris. C’est à cette période que j’ai rencontré une personne, qui est devenu assez rapidement un ami et même mon employeur quelques années après, qui était ambulancier au sein d’une société en pleine restructuration qui cherchait du personnel, même débutant tant que la motivation y était.

A mon grand étonnement, j’ai fait valider mon permis de conduire, passé mon AFPS (à l’époque cela suffisait pour être le second membre d’équipage) et dès le lendemain, je me retrouvai dans une ambulance ! La chance que j’ai eu à été de faire ces premiers pas au sein d’une entreprise sérieuse qui se donnait les moyens d’assurer les urgences que transmettait le SAMU. J’y ai fait la connaissance de plusieurs ambulanciers-smur qui venaient y faire des vacations et qui m’ont transmis le virus. Cette expérience à durée un an, jusqu’au dépôt de bilan de cette société, ce qui m’a permis d’avoir un peu de temps devant moi pour passer mon CCA (financé de ma poche, soit dit en passant).

Par la suite, mon ami sus cité à ouvert sa propre entreprise et c’est tout naturellement que j’ai travaillé pour lui. Son choix fut d’axer son activité sur l’appel d’urgence et c’est là que durant 3 ans j’ai pu vraiment me faire une expérience complète en enchaînant les interventions pour le SAMU les unes après les autres (on doit être dans les environs de 10000 interventions sur cette période uniquement pour mon équipage). Au bout de deux ans, j’ai intégré un smur privé du secteur et l’expérience, bien qu’enrichissante, ne fut pas probante.

L’esprit régnant n’était pas vraiment ce que j’attendais et il me manquait sûrement une expérience à finir dans le secourisme avant de tourner la page. J’ai donc réintégré la société d’où je venais et ai passé ma dernière année d’ambulancier privé avec une collègue également CCA qui est devenue une vraie amie et qui est également ambulancière à ce même SMUR à l’heure actuelle, où elle se sent comme un poisson dans l’eau. Comme une entreprise, un SMUR peut convenir à une personne et pas à une autre selon ces us et coutumes. Mon entrée au SAMU de Paris fut le fruit de ce travail accompagné d’une bonne poignée de chance car est consécutive à une candidature spontanée.

Ambulancier SMUR, quel est ton quotidien ?

L’ambulancier en SMUR est un pilier central. Peut-être même encore un peu plus dans un smur comme celui où je travaille car nous sommes mutualisés avec les urgences. Ce qui signifie que les infirmiers et les médecins montant des gardes au smur effectue la majorité de leur temps de travail aux urgences. Par contre lorsqu’ils sont de garde au smur, ils ne font rien d’autres. Les seuls « permanents » sont donc les quatre ambulanciers ainsi qu’une IADE (infirmière anesthésiste), la seule que compte notre service et qui nous quittera bientôt sans être remplacée.

Il nous faut donc connaître sur le bout des doigts le contenu de notre UMH ainsi que d’assurer le suivi du matériel, l’infirmier du jour n’étant peut-être pas monté dans l’ambulance depuis quinze jours et ne revenant pas avant trois semaines ! Il faut donc savoir où est rangé et en quelle quantité l’ensemble du matériel médical et des médicaments, mais aussi connaître leur utilité et mode d’action et savoir les mettre en œuvre. Ce qui n’est pas un mince affaire dans les débuts, il faut s’attendre à quelques migraines ! Nous avons également en charge l’état général, mécanique et sanitaire du véhicule.

Les temps d’attente entre les interventions peuvent parfois être très longs (ou des fois très courts voir inexistants !) à nous de les meubler de la manière la plus optimale qui soit. Une fois le matériel vérifié et la cellule désinfectée, nous pouvons mettre en place des séances de formations au pied levé, coordonnées par le médecin, durant lesquelles nous reverrons telle ou telle prise en charge notamment sur des pathologies que nous rencontrons rarement mais pour lesquelles il faudra être efficace le jour J.

Nous rentrons également dans le processus de formation, étant dans un CHU, auprès des externes (étudiants en médecine, dans notre cas des quatrième année de doctorat) et des stagiaires (stagiaire IADE, élève sage-femme, élève ambulancier, médecin en formation CAMU…) venant se former aux aspects spécifiques du pré-hospitalier.

En interventions, nous sommes responsables de la sécurité de l’équipe durant le trajet puis, en parallèle de l’IDE, du matériel. Nous nous mettrons sous les ordres du médecin au chevet du patient puis assurerons l’évacuation de ce dernier avec l’équipe sur place (généralement BSPP mais aussi associatifs, ambulanciers…) le cas échéant.

Nous proposerons au médecin les moyens d’évacuation les plus adaptés à l’état du patient et à la spécificité des lieux. Cela pourra finir avec un camion échelle si escaliers impraticables, le GREP, une demande d’ambulance adaptée si patient en obésité morbide (nos brancards ne supportant pas plus de 180 kg) ou une simple descente rapide en chaise si c’est le temps qui prime et que l’état de santé du patient le permet.

 Une fois dans l’ambulance, après les soins qui auront pu être prodigués, nous vérifierons que la victime est bien sanglée, que le matériel est fixé (se prendre un scope de 20 kg sur le coin du museau peut surprendre… ) et que chacun est en sécurité à sa place avant de démarrer sur l’accord du médecin. Au final, je ne passerai généralement que peu de temps au volant, en moyenne 30-40mn en temps cumulé.

Que préfères-tu dans ton travail ?

Dans un premier temps, c’est l’assistance à une personne en détresse. Je ne saurai le décrire précisément, mais certaines personnes trouvent leur équilibre en faisant du bien. On se sent réellement utile au sein de la société, on veille sur son prochain. Ensuite, vient l’adrénaline.

Ne nous voilons pas la face, c’est ce qui stimule la quasi-totalité des professionnels de l’urgence, quelle que soit leur corporation d’ailleurs. Il ne faut rien y voir de malsain, c’est simplement que certaines personnes ont besoin de cette pression pour se stimuler et trouver un réel insert à ce qu’elles font.

Le travail en équipe me plait aussi. On ne passera peut-être pas ses vacances avec chacun de ces collègues, mais dans l’ensemble il se crée un lien particulier. C’est également vrai en ambulance privée, peut-être même plus, car une réelle entente voir une complicité est nécessaire au bon déroulement des taches.

Des anecdotes qui auraient marqué ta carrière ?

Des « histoires de chasse » j’en ai un certain nombre ! Mais je dois avouer que, jusqu’à présent, la grande majorité des interventions qui me resteront en mémoire sont mes « premières fois » et la plupart ont eu lieu en ambulance et non en SMUR. De plus, en ambulance nous sommes beaucoup plus vite « débordés » car pas de moyens médicaux matériels ou humains à disposition. C’est un peu « la b..e et le couteau ».

Je garderai donc en souvenir mon premier arrêt cardiaque (patient non réanimé) qui en plus à eu lieu dans des circonstances un peu particulières car c’était la première intervention que je faisais avec un vacataire qui commençai le matin même ! Ce dernier, exerçant en smur depuis plusieurs années, à su gérer la situation de manière calme et posée puis m’a bien aidé à passer le cap dans les heures qui ont suivies. Je ne saurai que l’en remercier.

Me restera un très mauvais souvenir d’un patient décédé dans mon ambulance, s’asphyxiant sous nos yeux suite à un OAP massif et pour lequel le smur est intervenu au bout de 4O minutes ! Il se savait en train de mourir et, avant de perdre connaissance, nous implorait du regard de le sauver, choses que nous n’avons pu, mon collègue et moi-meme, faire. Dans ces cas-là, on se sent bien petit et inutile car on sait parfaitement que les manœuvres entreprises seront vaines.

Un meilleur sera sur la fin de ma carrière privée avec une première réanimation réussie (après l’intervention médicale, bien sur) ! Le genre de chose qui motive, même encore maintenant (les smur ne font que très peu de réanimations réussies et il faut savoir qu’a moyen terme il n’y a qu’1% de survie !)

Mention spéciale aussi pour mes trois premiers accouchements, également dans le privé, s’étant déroulés sur 3 gardes d’affilées ! Moments formidables également, pour peu que tout se déroule bien, la catastrophe n’étant jamais bien loin.

Il y a bien sur des anecdotes plus légères et amusantes, comme cette jeune fille s’étant enduit la main de mousse expansive en bricolant ! Ou ce jeune homme bien gêné de s’être rompu le frein du prépuce le soir de son anniversaire avec sa petite amie, toute aussi gênée. Bref, toutes ces petites histoires qui égaient un quotidien parfois dur.

A ton avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier selon ton point de vue personnel ?

Ce qui passera avant tout, ce sera la motivation. Avec un minimum de rigueur, d’application et d’investissement personnel le reste suivra tout seul. La présentation doit également subir un minimum de soin ne serait-ce que par respect des personnes transportées, des collègues et de l’image dégagée. En parlant de respect, celui-ci doit être omniprésent, que ce soit envers les patients, le personnel soignant, les autres acteurs (pompiers, policiers…), ses collègues et même les citoyens (si on peut éviter d’hurler des jurons et de faire des gestes aux autres usagers de la route, c’est bien !)

Un petit mot sur la forme physique qui doit tout de même être entretenue, surtout pour les candidats n’ayant pas un très bon capital force et endurance à la base. Il peut y avoir à fréquence variable des brancardages difficiles (un homme de 90kgs à descendre sur 11 étages sans ascenseur, ça existe…) et il faut pouvoir l’assurer en toute sécurité. La conduite est bien sur un aspect non négligeable, le niveau d’un nombre certains d’ambulanciers (même parfois en smur) me semble sommes toutes moyen.

On ne naît pas en sachant conduire, ça s’apprend et il y a des écoles pour çà. Je rajouterai que ce n’est pas la sirène ou les croix bleues sur les portières qui sauveront la vie de qui que ce soit et que la plus grande prudence doit toujours être de mise. Le moindre accident faisant bien sur les choux gras des détracteurs et porte le discrédit sur l’ensemble de la profession.

Au niveau intellectuel et connaissances, la curiosité est bienvenue. Trop d’ambulanciers ne savent pas vraiment pourquoi ils font tel ou tel geste, pourquoi le patient va dans ce service et les soins que l’on va lui prodiguer ou encore en quoi consiste vraiment la pathologie du patient qu’ils viennent de prendre en charge.

Une plus grande connaissance permettra d’être plus à l’aise, ce qui ne manquera pas de rassurer le malade qui se sentira réellement pris en charge, de transmettre des bilans plus complets à la régulation et de comprendre le potentiel charabia qu’est en train de vous raconter le médecin ou l’infirmière qui vous confie un patient. En fait, l’enseignement du DEA doit être considéré comme une base et sera agrémenté de connaissances supplémentaires débouchant de l’expérience au fil du temps.

Donc quand on ne sait pas, on le dit et on demande une explication si le besoin s’en fait sentir, sinon on garde ce « mystère » dans un coin de sa mémoire pour se documenter par la suite.

Des conseils à donner aux plus jeunes ?

A quelqu’un qui souhaite se lancer dans ce métier, je ne peux que lui dire de s’accrocher, que les débuts ne seront peut-être pas faciles, il sera sûrement parfois tenté d’arrêter mais en y réfléchissant et en faisant les bons choix, c’est un métier qui peut apporter énormément au niveau personnel.

Je pourrai lui conseiller également d’écouter tout les conseils que les plus anciens pourraient lui donner mais d’y faire le tri et de décider de lui-même l’ambulancier qu’il veut être.

Des idées pour faire avancer le métier ? Rendre la machine à café de l’hôpital gratos …

Les premiers à devant faire des efforts, ce sont les ambulanciers, employés et dirigeants, eux-mêmes. Lorsque nous serons tous à la hauteur des taches qui nous sont confiées, alors nous pourrons nous permettre de demander plus. De toutes façons, a part apporter le plus grand soin à son travail, un ambulancier salarié ne pourra faire grand-chose de plus pour faire bouger les choses, mais si nous nous y mettons tous, alors il pourra y avoir des changements.

Un exemple tout bête : lorsque les pompiers se rendent au domicile d’une personne en détresse, la victime et son entourage leur font une entière confiance, simplement à la vue de leur uniforme et par la réputation qui les précède, ensuite s’ils ne sont pas à la hauteur, peut-être l’avis changera.

En tant qu’ambulancier, c’est exactement le contraire ! De prime abord il y aura souvent une méfiance car beaucoup de gens nous imaginent comme des chauffeurs de taxi et au fil de l’intervention, si tout se passe bien et que les gens se sentent complètement pris en charge de manière efficace, ils verront les choses sous un autre angle.

Le problème, c’est que les deux cas présentés ne seront perçus que comme des exceptions. Dans l’imaginaire collectif, le pompier nul est aussi rare que le bon ambulancier… C’est donc à nous, et surtout à la nouvelle vague d’ambulanciers, de changer çà en faisant preuve de sérieux à chaque prise en charge.

Demain tu es nommé super décideur tu as les pleins pouvoir que changerais-tu pour faire avancer le métier ?

Serait-ce vraiment une bonne idée ? (rires)

J’aurai bien quelques suggestions, sommes toutes personnelles et qui ne plairont sûrement pas à tout le monde mais qui sont, je pense, à méditer.

La première chose, qui est une grande injustice, serait la suppression des coefficients modérateurs pour les salariés du privé. C’est quoi cette loi qui oblige un salarié à offrir du temps de travail gracieusement à son entreprise ? Dans un deuxième temps, je laisserai le DEA tel qu’il est mais destiné à des ambulanciers qui ne feraient que du transport sanitaire. Et instaurerai une formation calquée sur celle de nos voisins paramédicaux (voir vers la Suisse, entre autre) pour les appels d’urgence.

Sans forcement passer sur un système « scoop and run » mais sans non plus devoir faire venir un SMUR pour une douleur thoracique ou un coma hypoglycémique, choses qui peuvent être parfaitement gérées puis orientées dans le service adéquat par des paramédicaux formés et équipés. Cela engendrerai une baisse des coûts et une plus grande disponibilité des médecins pour des cas où leur présence serait réellement nécessaires.

Et on en fait quoi des ces ambulanciers « urgentistes » ? On les rattache à des hôpitaux ou des centres de secours des pompiers. Ceci afin que tout le secours en France soit assuré par le service public, ce qui limite les dérives. Et pour le financement, en récupérant auprès de la sécurité sociale ce qui aurait été versé pour les interventions d’ambulances privées et de SMUR (qui du coup auraient non seulement une forte baisse d’activités, donc moins de facturations et besoin de moyens moindres…) cumulé au financement des pompiers (dont le secours à victime représentant près de 75% de l’activité) il y aurai sûrement de quoi faire.

Ah, qu’il est doux de rêver…

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance, fer de lance du métier d’ambulancier

Sous l’impulsion de Patrick YOUX, le patron, cette grosse compagnie d’ambulances nantaise est l’un des fers de lance du métier en France, et sans doute aussi l’une des plus belle vitrine nationale de la profession, en ayant su marier la « technique » et l’« humain » au juste dosage. Largement tournée vers le monde du secours anglo-saxon et en particulier canadien, Assistance Ambulance est de tous les congrès et de tous les partenariats (Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Canada et en particulier la Belle-Province, ce Québec si cher à mon coeur…), pour une optimisation de l’efficience de ses personnels de terrain.

La meilleure illustration reste le degré de technicité des ambulanciers DE de la compagnie. Jugez plutôt : tous les ADE sont titulaires du PHTLS (Pre-Hospital Trauma Life Support, un programme de formation US né au John Hopkins’ Hospital de Chicago, Illinois). L’ efficacité des personnels de terrain trouve également son explication dans les faits : Assistance Ambulance assure des gardes SAMU 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, comme seules peuvent le faire des structures qui s’en donnent les moyens.

Des ambulances sur-équipées

En parlant de moyens, outre les ASSU classiques dont dispose Assistance Ambulance et équipées a minima de multiparamètres, défibrillateurs automatiques externes, détecteurs de monoxyde de carbone, Backstraps™, KEDs™ (Kendrick Extrication Device, un dispositif d’extraction de victimes – d’accidents de la route, par exemple) en plus du matériel standard d’évaluation clinique incontournable (oxymètre de pouls, tensiomètre et brassards de toutes tailles) et du matériel d’immobilisation plus classique (matelas « coquille » à dépression, attelles etc…) ainsi que du « consommable » (pansements américains, compresses, matos de désinfection de plaies, kits d’accouchements, champs stériles, couvertures isothermes, masques O2 simples, HC etc, tubulures et sets de perfusion avec Ecoflacs® de divers solutés et j’en passe…)

Cette société-modèle a une spécificité remarquable : la néonatologie et la réa pédiatrique en milieu pré-hospitalier, avec le matériel ad hoc : des incubateurs spécifiques adaptables aux brancards et bien sûr, la formation appropriée du personnel.

On dit que l’uniforme ne fait pas l’ambulancier. C’est vrai. Mais quand on voit la « gueule » des uniformes portés par ces professionnels, on ne peut, en tant qu’ambulancier soi-même, s’empêcher de se dire : « Ils se donnent vraiment les moyens de tirer vers le haut une profession sinistrée et d’en donner une image vraiment pro !… », puis d’admirer, béat, les mecs lorsqu’arrive un hélico du SAMU sur la DZ, pour la prise en charge d’un nourrisson intubé-ventilé, placé avec délicatesse par deux ambulanciers au top, dans l’incubateur solidement arrimé au brancard !

Ainsi, leur ASSU-PÉDIATRIQUE, ornée d’un ours-mascotte, en dit long sur le sens donné au mot « humain » par le patron et toute l’équipe d’ambulanciers d’Assistance Ambulance.  Une politique interne rigoureusement tournée vers « L’Autre », vers l’efficience de ses vecteurs et le professionnalisme inattaquable de son personnel font définitivement d’Assistance Ambulance un partenaire de tout premier choix dans quelque situation que ce soit.

A tous les personnels d’Assistance Ambulance, dans cette trop lointaine ville de Nantes ! A Patrick Youx, à Jean-René Letilly et à « Berthilde-l’inconnue »…, ne vous arrêtez jamais ! Vous êtes un modèle à suivre par toutes nos sœurs et tous nos frères ambulanciers de France. Quoiqu’il arrive !

Mais d’autres sociétés existe sur le même profil

J’ai également appris que les Ambulances Mader au travers de cette article faisait de l’AVP également et bien d’autres sociétés :

C’est vrai, du fait de leur ouverture sur le monde ambulancier étranger avec des partenaires comme Urgence Santé à Québec (rien de moins !), ils ne peuvent qu’évoluer très vite malgré les freins de la législation franchouillarde, hélas ! Il n’existe à ma connaissance que très peu de ces entreprises. A vrai dire, j’en connais trois sur toute la France: Le CSA (Centre de Secours Ambulancier) de CAP CIR-CERDAGNE, dans le 66, où le patron, Eric Levray est un authentique urgentiste dans l’âme !

Sinon, plus proche de moi, en Alsace, je ne vois que Rescue 68, une structure petite, mais ne travaillant qu’en partenariat exclusif avec le SAMU 68 et SOS Médecins, sur Mulhouse. Son boss, François Dannenmuller, est un pur urgentiste également. Enfin, il y a les Ambulances MADER, dont Franck Mader assure la présidence. Grosse structure, très puissante, se dotant de moyens énormes, tant humains en termes de formations et de recyclages, que de moyens “vecteurs”, avec cellules carrées, VLM, gyros tournants et deux tons (ils font de l’AVP, au grand dam des pompiers du cru !). Et surtout, une rigueur ne laissant planer aucun doute sur la compétence de ses personnels.

A Colmar, il y a une grosse compagnie nébuleuse d’environ 150 ambulanciers répartis sur plusieurs sites. Je salue le haut degré de professionalisme des ambulanciers de cette société très performante en termes de formations et de moyens déployés sur le terrain. Ambulanciers SMUR, les mecs et les nanas de cette boîte sont réellement des pros, au sens noble du terme. (Dans le tas, il y a forcément une ou deux têtes qui ont chopé le melon, mais on s’en fout, c’est humain, cet orgueil…)

Ils restent tous malgré tout des pros très chevronnés ! Ce que je déplore au sein de cette boîte qui m’a formé en partie, c’est que les moyens de catégorie A, dont deux ou trois cellules type “cube”, sont dévoyés de leur mission d’origine, l’URGENCE, pour faire aussi du transport sur prescription, des sorties d’hospi, ou des consultations, sans parler des séries kiné ou hémodialyse. Une hérésie !

Dommage, avec leur niveau et leurs outils, que les moyens ne soient pas rigoureusement maintenus dans leurs spécificités propres, hélas ! Il s’agit d’une politique interne que personnellement je ne peux que déplorer. Cependant, le job qu’ils font est quand même d’une très grande qualité !

Exemples a suivre …..