Ambulancier, 5 ans après, où j’en suis ?

Ambulancier, 5 ans après, où j’en suis ?

6 ans, avant de choisir ambulancier

Il y a 6 ans de ça j’étais encore dans un schéma de reconversion. Changement radical d’avenir professionnel. Remise en question de mes compétences, de mes savoir-faire et de mes savoirs êtres. Un peu perdu dans la jungle des possibilités réduites malgré tout à l’aspect financier. J’avais fait le tour de la question aidé par des conseils adaptés en fonction de mon profil personnel, mes aptitudes etc. Il y a 6 ans de ça je me suis intéressé au métier d’ambulancier.

Peu convaincu au départ au vu des idées reçues très bien ancrées dans le quotidien de monsieur tout le monde, peu aidé par les ressources sur la Toile j’ai fini par trouver l’essentiel de mes réponses après un parcours de recherches poussé et fort long. En parallèle de ma préparation pour présenter le concours d’entrée en école d’ambulancier j’ai mis en place un site web destiné aux futurs candidats qui devait répondre point par point au questionnement qui m’avait empoisonné l’existence quelques temps auparavant.

L’ambulancier pour les nuls est né, vacillant à ses départ et encouragé par mes pairs. Je me suis promis une chose quelques temps après : attendre cinq ans pour faire un point sur ma carrière d’ambulancier.

Mais pourquoi 5 ans  dans la carrière d’un ambulancier ?

Tout simplement car la légende dit qu’un ambulancier en Province tenait 5 ans contre 3 sur la région parisienne.  Au-delà le taux de reconversion à l’issue atteignait des proportions incommensurables. 5 ans après avoir entendu cette légende elle semble s’effriter doucement. Non pas qu’elle ait disparue mais à en voir l’entourage il semblerait que les données ont un peu changé mais sans disparaitre.

Je pratique donc depuis 5 années pleines. 5 années difficiles, courtes et longues à la fois.  Années d’échanges, de rencontres, d’apprentissage, de boulettes, de réussites, de succès, de tristesse, de stress mais 5 années totalement incroyables. Je m’étais promis de le faire afin de proposer à des futurs ambulanciers ou qui débutent, de façon à servir peut être de point e repère. Mon vécu est propre à moi même, à l’endroit où je travaille donc c’est un ressenti assez personnel.

Où en suis-je après 5 ans dans le métier d’ambulancier ?

Après 5 ans dans le métier d’ambulancier. Ma motivation n’est plus aussi vaillante que celle qui me rendait aussi fonceur au départ. Je parle de motivation mais pas de conscience professionnelle, pas d’amalgame. La motivation c’est l’envie de continuer, de pratiquer, de donner. Elle s’est un peu érodée mais elle est toujours présente. La conscience professionnelle elle est toujours présente.

Ce qui me tient la tête hors de l’eau ce sont les patients, leurs parcours de soin difficile, les échanges et les rencontres avec des gens très différent, le besoin d’apporter mon aide et me rendre utile. C’est quelque chose qui me fait lever le matin : me mettre au service de ceux qui ont besoin de moi, apporter mes compétences et mes qualités humaines pour apporter mon soutien.

Question conditions de travail je mesure plus avec le temps l’impact des conditions de travail sur mon quotidien, ma famille, ma condition physique et financière. Sur ce dernier point j’étais parfaitement informé que je choisissais un métier difficile, peu valorisé et mal payé. Mais avec le temps en effet les choses pèsent plus lourd. Le manque de valorisation associé au reste fait que le fardeau est un peu plus lourd à porter chaque jour.

Ce qui explique que j’essaie de faire impasse sur ces sujets pour me recentrer sur l’humain afin de garder le cap et ne pas baisser les bras. Je ne me plains pas je suis arrivé dans une période où il y a eu une évolution, certes misérable face à une autre profession mais à l’antipode de ce qu’on vécut les ambulanciers qui travaillaient, nuit, jour, weekend sans véritable encadrement des conditions de travail.

Les choses évoluent lentement certes mais n’oublions jamais pourquoi nous avons choisi ce métier. Après je ne vais pas tergiverser sur ce sujet.

La progression dans le métier d’ambulancier

 5 ans après je mesure le parcours que j’ai réalisé et à quel point l’adage suivant s’applique : un ambulancier sort de l’école, il commence sa pratique et débute juste l’apprentissage réel de son métier. La formation a beau apporter des données théoriques et pratiques elle ne peut vous faire face à ce qui vous attends dans la vie réelle. Que ce soit psychologiquement ou physiquement. Travailler avec l’être humain apporte un tel panel de diversités : origines sociales, religieuses, professionnelles. Mais aussi caractères, vécu, humeurs, sentiments et j’en passe.

Prenez une année de pratique et vous aurez un panel de patient aussi différents les un des autres. Un panel qui vous apportera systématiquement quelque chose sur le plan humain ou encore sur le plan des compétences. Que ce soit le relationnel ou encore la pratique de certains cas, pathologies, situations ubuesques rien ne vous prépare vraiment à ce que vous allez voir et faire. Le terrain c’est une école.

Une école de la vie tout comme l’école de l’apprentissage. On panique, on s’interroge, on se remet en question. Normal. Nous ne sommes jamais vraiment totalement prêt quand on débute. Ce qui ne veut dire qu’on ne connait pas son travail. Il faut juste laisser du temps au temps et ne pas oublier qu’être une équipe c’est aussi pouvoir compter sur son binôme pour être soutenu.

« Pour faire un bon ambulancier il faut 5 ans »

Une collègue m’avait dit il faut cinq années pour faire un bon ambulancier Avec le recul je me dis qu’elle avait certainement raison. Une période suffisamment importante pour être à l’aise dans la majeure partie des situations, être capable d’être un bon communicant. C’est aussi apprendre à faire face à tout type de situations, problématiques impliquant un ou des êtres humains. Savoir prendre des initiatives rapides, désamorcer des conflits, ou résoudre des problèmes en un tour de main.

Cet apprentissage ne peut se faire à l’école et même avec un bon vécu personnel et professionnel. Etre capable de conserver son sang-froid et d’agir sur une situation d’urgence même relative. Ces urgences qui ne sont jamais urgentes dit-on et au final vous laissent parfois de sacrés surprises parfois très amères, ou des souvenirs impérissables. L’école ne peut vous faire partager ce stress, ces situations tendues où on doit être capable de réagir pour venir en aide à des êtres humain en détresse tout en gérant en parallèle la panique et les inquiétudes des familles, amis, voisins présent aussi sur place.

5 ans de larmes, de rires

C’est aussi 5 années de larmes. C’est apprendre à faire face à des fins de vie, des départs brutaux, des annonces de fin de parcours. Des familles qui cherchent votre soutien, aux confidences des patients. Des liens qui se créent à des niveaux plus ou moins profond du fait des transports réguliers et qui se terminent parfois violemment. On est jamais prêt au départ de ses patients ni même au bout de cinq ans.

Il reste encore des moments difficiles mais il est important d’apprendre à se compartimenter pour ne pas sombrer. Ne pas sombrer car c’est un cheminement dans notre job. Nous sommes là pour accompagner et soutenir l’humain dans sa vie de façon ponctuelle ou répétée. Nous sommes un des maillons de la chaine de soin. Notre job c’est l’humain.

5 années de colère, de tensions, de crises, de conflit. Que ce soit pour encaisser les douleurs, les difficultés, la rage de nos patients face à la maladie. Mais aussi subir l’ire de certains professionnels de santé envers notre profession pour des choses d’une futilité parfois désespérante. 5 ans de combats, et de rage face à un cadre de travail complexe sur lequel vient se greffer la déplorable attitude des pouvoirs public qui ne cessent de venir ajouter des obstacles à notre quotidien.

Mais ne dramatisons pas. La vie est faite de fins mais elle est aussi faite de début, de nouveaux départs. Des naissances, des grossesses, des rémissions, des guérisons. Des cris de joie, des visages illuminés, des sourires, mais aussi des fous rires. Avec les patients, avec les soignants, avec les collègues.

5 ans dans le métier d’ambulancier : des collègues formidable

Les collègues sont une famille, un lien professionnel important. On se connait, on passe plus de temps ensemble qu’avec nos familles et c’est peu dire. On se connait tellement qu’on peut travailler ensemble sans parler, deviner les humeurs et s’adapter, se soutenir et faire front tous ensemble.

Ah oui on n’est pas tous sur la même longueur d’ondes mais il existe toujours ce noyau solide qui en unit une grosse partie. On se soutient, on se complète. On apprend les un des autres. On rencontre des gens formidables et je remercie au passage les miens pour supporter mes humeurs de dogue au quotidien. On est tous différent, on s’apporte tous mutuellement quelque chose (enfin presque tous hein ^_^). Compter sur ses collègues c’est important pour souder une équipe et faire du bon travail.

5 ans de tutorat

C’est une des parties qui me passionne le plus et pour laquelle je reste comme au premier jour : transmettre le savoir. Voir ses collègues passés comme élève entre ses mains et les découvrir devenu des professionnels expérimentés et compétent c’est un cadeau. Se dire qu’on a apporté certes une toute petite partie dans leur parcours, mais c’est aussi une façon de se dire qu’on suit une ligne directrice fiable qui fonctionne.

De mon point de vue la connaissance doit être partagée et la passion de ce que l’on fait donne forcément un sens aux choses que l’on transmet aux autres. La transmission du savoir est la plus belle chose qui existe pour moi surtout quand on réussit à transmettre son amour du métier et l’éthique qui me fait avancer. Former oui, mais former et orienter dans la bonne direction c’est encore mieux.

6 ans de site web

Bon ok ça dépasse les cinq années car j’ai commencé en 2009. La partie la plus mitigée depuis quelques temps. En dehors d’avoir la satisfaction personnelle d’avoir réussi à aider du monde, renseigné, informé c’est aussi une certaine lassitude. Une motivation qui baisse faute d’avoir réussi à m’entourer d’une équipe solide et nombreuse pour créer un outil communautaire qui se transmettrait au fil des générations d’ambulanciers. Sur ce point je n’ai pas encore échoué mais j’ai des doutes.

L’ambulancier lambda râle beaucoup mais quand il s’agit de s’investir pour tirer son job ou ses conditions de travail vers le haut il disparait bien souvent : râler mais surtout ne pas agir, d’autres le feront à sa place 😉 La lassitude s’explique par le fait d’être seul et de manquer d’inspiration, d’envie parfois (après le boulot dur parfois de continuer). L’angoisse de la page blanche revient de plus en plus souvent. Faute aussi au fait de ne pas pouvoir aborder certains sujets pour ne pas m’attirer les foudres de certaines institutions ou tout du moins de certain de leurs représentants ou/et membres.

Mais qu’importe ce ne sont que des moments de flottement qui disparaissent rapidement pour que l’info ressorte. C’est juste que vous subissez indirectement mes baisses de motivation. Mais quelque part en cinq ans j’ai vu passer grand nombre d’associations, groupes, site qui ont sombré malgré des volontés de révolutionner les choses ou apporter du concret; et ce depuis le départ où la Toile était à peu près vierge de ressources en dehors des pionniers toujours présent à ce jour.

Beaucoup de bruit souvent mais peu de cohésion dans tout ça. Je râle mais un jour j’espère bien que ce petit monde cohabitera ensemble. Mais malgré tout j’ai pu constater, et constate encore des démarches très constructives de la part de certains avec méthodologie et pédagogie associées à leurs actions. Moi je suis toujours présent dans mon pti coin, fidèle au poste même si j’ai du mal à conserver une ligne éditoriale équilibrée.

5 ans où je serais demain ?

J’en sais rien encore on verra ça l’année prochaine. A mon avis j’espère toujours au volant de mon ambulance, dans ma cellule sanitaire ou à conduire mon VSL. Je ne dis pas que je ne pense pas à une autre suite mais pour le moment ce ne sont que des idées sans forme bien définies.

Toujours est il que quoi que sera la direction que j’aurais pris je conserverais un souvenir inoubliable de cette profession. J’en suis fier malgré tout. Mais dites-vous une chose un jour il faudra peut-être prendre le relais de ce site.

Et à qui vais-je transmettre le bébé ? J’espère pouvoir compter sur un candidat fiable et sérieux, compétent et ouvert d’esprit pour prendre ma suite et continuer ce que j’ai tenté de commencer, mais aussi apporter un sang neuf indispensable.

Ma boite mail est toujours ouverte donc si ça vous dit de participer à l’aventure le casting est ouvert en permanence. Ne soyez pas timide, je sais je suis redondant à chaque rentrée, je ressors le même discours. Venez avec vos compétences et l’envie de faire bouger (un peu) les choses. Arrêtez de jouer les moutons et de râler dans vos coins ou sur les réseaux sociaux, à la machine à café parmi vos collègues.

Pour conclure

5 ans ça passe vite et une chose est sûre : on connait tous des moments de creux mais il ne faut surtout pas perdre de vue le pourquoi qui nous a amené à faire notre choix de profession. Si vous le perdez, vous perdez votre âme d’ambulancier et je doute que vous soyez en mesure de pouvoir exercer avec autant de qualité qu’au départ. Ce métier use mais ce métier est indispensable.

Beaucoup prophétisent la fin du métier depuis des années et nous sommes toujours là car des gens ont besoin de nous, besoin de nos compétences, besoin de nos qualités humaines. Vous êtes avant tout des techniciens de l’humain alors ne l’oubliez pas et reste droit dans vos bottes.

Sinon changez de job ; A refaire je ferais la même chose. Reste que s’accrocher reste parfois compliqué mais on revient toujours à son point initial si on est un minimum capable de faire la part des choses. Ravalez votre orgueil, vos rancœurs, et pensez à vos patients. Et n’oubliez pas une chose : bossez pour vos patients et non pas pour vous. Ils ont besoin de votre attention, de votre oreille, de votre assurance. Soyez présent… Servir mais non se servir.

Ambulancier… en 3 mots

Ambulancier… en 3 mots

En regardant mes archives je me suis rendu compte que j’avais quelques articles jamais publiés. Rien d’incroyables mais on a tous besoin de repères quand on débute, quand on s’oriente. Alors à prendre au pied de la lettre ? Chacun verra midi à sa propre porte et en retirera ce qui lui semblera nécessaire. Point de censure j’ai volontairement laissé les choses en l’état. Bonne lecture 😉

Comment les ambulanciers décrivent leur job en 3 mots ?

Petit extrait d’un sondage publié sur la page Facebook Ambulances en colère. Idéal pour ceux ou celles qui souhaiteraient choisir cette profession d’ambulancier. Voici comment un panel d’ambulancier en exercice perçoivent leur job.

Décrivez en 3 mots ce qu’est d’après vous le métier d’Ambulancier :

  • Eliane : patient, gentil et écouter
  • Walrus : Responsabilité, pas de reconnaissance, salaire de merde
  • Sabrina : mal payé, non reconnu, et trop d’heures
  • Sébastien : Passionné, Attentif, Non reconnu
  • Eddy : Pour mon cas : rouler;  sauver des vies;  et garder le sourire!
  • Maëv : patience, écoute, sauver
  • Sandra : Essayer de redonner le sourire à une patiente le temps d’un trajet c’est super malgré quelques inconvénient j’aime mon boulot
  • Lucie : Etre dans un métier ou l’heure passe vite, où on n’a pas le temps de s’ennuyer et ou on n’est pas enfermé toute la journée je pense que l’on peut aimer un boulot par les avantages !!
  • Sylvain : un Secouriste (mal reconnu)- aide à la personne- transporteur
  • Emilie : Sinon pour moi les 3 mots ce serait: Passion, Compassion, Patience
  • Didier : courage, dévouement, patience
  • Emilia : Garder son permis. Garder le sourire. Garde sous paye
  • Looky : Secours. Vocation. Passion
  • Piette : Vite vite vite
  • Debora : passion, devoirs, urgences
  • Laurent : Adaptation, accompagnement, secours.
  • Christine : Courtoisie prudence respect pudeur aide déontologie et passion
  • Yannick : pas..de..vie..
  • Florian : Urgences… Contact humain…Passion
  • Gaelle : Difficile mais passionnant
  • Eric : Exploitation bénévole passionnant
  • Alex : 1. Abnégation 2. Adversité 3. Martyr…
  • Charlotte : Esclavage, Aucune reconnaissance, Exploitation
  • Gar : Urgence,  Accompagnant,  diversité
  • Camille : Altruisme / efficience / discrétion professionnelle
  • Geoffrey : Passion/ contact humain / Urgence
  • Corinne : passion – dévouement – sourire
  • Freddy : Courageux dévouement volontaire sociable urgence conduite aimable ange merci sourire dévouer passionner motiver attentif à l’écoute reflexe conseil …
  • Nicolas : Altruisme (donner sans rien attendre en retour), dévouement (dont de sa personne a son métier), efficacité (professionnalisme, ponctualité).

La source

Facebook, Ambulanciers en colère 

Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier

Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier

L’ambulancier et la complainte du parce que…

equipage

Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier car j’ai voulu une profession critiquée et mal aimée,

Parce que j’ai toujours voulu bosser comme un malade pour des clopinettes (ben oui travailler plus pour gagner moins, tu bosses 10h t’es payé 8h),

Parce que j’adore qu’on classifie ma profession avec un vulgaire « taxi pousse-mamie » (quelle poésie), mais j’ai voulu devenir ambulancier

Par ce que j’ai adoré bosser comme un chien en cours pour un diplôme complet et qu’au final on nous considère encore comme des bon à rien,

Parce que j’ai voulu choisir un métier en idéalisant le fait que l’évolution de la profession se mettait en route parce que parce que…

Parce que je voulais apporter quelque chose…

Parce que j’ai voulu me mettre au service des gens pour les servir et non me servir,

Parce que je me sens utile et que je peux apporter des choses, du réconfort, une aide, être un lien social auprès de patient qui en ont besoin. J’ai voulu devenir ambulancier.

Parce que malgré l’image pousse-mamie il y a bien d’autres nombreuses choses que personne ne voit et n’imagine,

Parce que je vois la misère sociale jusqu’au bas du plancher quand je me rends au domicile des patients et qu’on se met à changer sa façon de voir le monde,

Parce que l’on constate à quel point on peut apporter un peu de gentillesse dans ce fichu monde égoïste : un sourire, un service, une parole… Certes c’est pas un job fait pour tout le monde. Tu le choisis pas pour devenir riche (un billet de loto te donnera plus de chances) mais tu le choisis par passion, par envie, par choix. J’ai donc voulu devenir ambulancier.

Et ça tu t’en rends compte quand tes patients te remercient, sont heureux de te voir à leur porte car même si tu viens pour quelque chose qui ne va pas forcément être une partie de plaisir  ils savent que tu vas bien t’occuper d’eux. Qu’ils vont se faire chouchouter et accompagner.

Mais aussi que durant ce court temps de trajet ils vont pouvoir se confier, vider leur sac, passer leurs humeurs sur toi, te raconter leur galères et leurs joies. Et ça leur fait du bien. C’est pas toujours simple de garder ce masque : souriant, droit, poli quand tu t’en prends plein le grade à peine la porte ouverte mais on est un peu la soupape de sûreté pour certains qui cumulent les problèmes médicaux et pour rien au monde tu n’échangerais ta place avec eux.

Mais comme tu les comprends tu restes patient et tu fais tout pour les soulager quelques minutes jusqu’à la porte du service. Et en échanges tu récoltes un sourire, un regard qui réchauffe ta journée. Tu rentres chez toi le soir tu es rincé, le dos en miette et le moral dans les chaussettes. Mais au moins tu as une satisfaction personnelle : celle d’avoir apporté quelque chose à quelqu’un dans cette journée, avoir redonné le sourire, ou chassé les idées noires de certains. Mais tu rentres chez toi et tu te dis que tu as une put… de chance d’être là tranquille sans ennuis de santé pour le moment.

Parce que je voulais être intégré à la chaîne de soins et de secours comme dans mon livre de formation…

Parce que l’ambulancier ça reste le gars en blouse et jean crade, qui te balance une lettre de toubib non ouverte sur le bureau d’une infirmière avant de déverser le patient sur un brancard et repartir dans son fourgon de livrais… pardon son ambulance avec en poche son diplôme vieux de 20 ans et qui n’a jamais touché un bouquin de formation ou de GSU depuis sa sortie de l’école.

Parce que j’adore ce type de cliché et que chaque jour je me dis en enfilant ma tenue de travail que j’adore mon job car c’est un combat de tous les jours pour prouver à la quasi totalité de décérébrés que l’ambulancier est un professionnel de santé formé, que, en France à ce jour il existe de plus en plus une majorité de gars comme moi qui se battent pour exister en tant que professionnels, qui se battent pour démontrer qu’ils sont formés et qu’il savent bosser. Mais j’ai quand même voulu devenir ambulancier.

Que ce qu’on leur a inculqué en cours ils l’appliquent, ils le révisent chez eux le soir de temps en temps ou lors d’un doute… Que chaque matin ils sont motivés et ils ont encore le mince espoir de démontrer qu’ils ont une vraie place dans la chaîne de soin et de secours…

Parce que tu fais le maximum pour t’assurer que ta prise en charge sera la meilleure, parce que tu te remets en question après l’inter’ et que tu analyses pour voir ce que tu aurais pu améliorer afin d’être plus efficace la fois suivante.

Parce que tu t’acharnes à faire tes transmissions de façon complète même si en face tu n’ as pas de bol et tu tombes face à une personne qui t’écoutera d’une oreille ou qui n’en a rien à cirer… Mais quand tu tombes face à un quelqu’un qui t’écoutes tu sais que ça valais la peine de prendre le temps de chercher l’info et que ça contribuera peut être à faciliter à la prise en charge du patient installé dans le box des urg’.

Parce j’ai besoin de pognon…

Parce que l’ambulancier privé ça bosse pour le fric et rien d’autres, un appel 15 c’est juste une facture  avec supplément.

Parce que ça commence à me chauffer le bourrichon qu’on raisonne de cette manière en hurlant que le secours doit rester gratuit et ne doit pas être privatisé…. C’est vrai on est juste des bouffeurs de pognons, les autres acteurs sont bénévoles on le sait…

Parce que je sais que sur mon put… de bulletin de paie les charges retenues retourneront à la case départ. Oui oui celle qui a justement versée les indemnités de transport. La sécu ? Qui c’est la sécu ? Ben oui l’état bien sûr ! La sécu va payer la boite qui va payer des impôts et des charges qui vont retourner dans la même escarcelle qu’au départ. Que le secours n’est pas gratuit c’est juste que tu ne reçois pas la facture de la même façon. La facture elle s’appelle impôt…

Tout le monde finance les secours de manière indirecte. Ben tiens moi employé et mon patron on finance aussi non ? Les salaires il sortent bien de quelque part ? Les véhicules ils sont gratuits ? Donc non le secours gratos ça n’existe pas… Ah excusez moi je dois présenter la facture à mon patient, oui le gars qui présente une suspicion d’infarct’ et que je viens de ramener depuis son domicile…

Ah pardon il vient de faire un arrêt à la vue de la facture ? Pas de soucis je vais allez demander à sa dame de me signer le chèque… Et puis par la même occase je lui proposerais le service funé’ de ma boite, on a un pack « son et lumière » à moins 50% en ce moment… J’oubliais que je suis un privé…

Parce que le secours public sera toujours là pour sauver l’innocent du vilain ambulancier privé qui dépense honteusement l’argent de la sécu.

Parce que quand je vois comment sont utilisé les budgets de subventions public dans certains endroits ça m’offusque encore plus surtout quand on vient nous chercher la pti’te bébète

Parce que si ils prenaient exemple sur les privés ils auraient une autre façon de jeter le pognon par les fenêtres. Ah c’est vrai une entreprise c’est là pour générer du chiffre.  Allez dire ça à la nouvelle génération de patrons ambulanciers qui s’investissent jour après jours pour garder leurs boite à flot et sauvegarder les emplois…

Qui surveillent leurs dépenses, et investissent de façon intelligente. et qui passent les 3/4 de leurs budgets en frais de gazole et de charges… Les patrons vivent bien !!! Ben oui mais ils bossent dur pour ça… Ils font pas du 8h-17h pour aller émarger à 3k5 €  avec voiture de fonction, avantages en natures etc comme d’autres… chuuut faut pas dire…

Parce que chaque matin moi ambulancier privé (employé) je me lève en me disant : allez on va aller faire du fric aujourd’hui ça ira dans ma poche en partie.

Parce qu’une fois encore des abrutis généralisent et mettent tout le monde dans le même sac c’est tellement plus simple. Un patron qui fraude et c’est l’ensemble des ambulanciers français (employés compris) qui tapent dans la caisse. je me demandais aussi comment j’avais pu acheter ma résidence secondaire à saint trop’… C’est vrai dans le public ça n’existe pas… Qui a dit médecins, kiné, hôpitaux, pharmacie qui fraudent/se loupent/sur-facturent ? zut on doit pas avoir accès aux mêmes actualités.

Parce que certains généralisent après vu un ambulancier raté, ben oui c’est connu les autres métiers de la santé et du secours ne sont pas concernés. Chez eux tout le monde il est parfait. Je pense que je devrais consulter pour les troubles auditifs et de la vision que j’ai eu parfois en les regardant travailler ou après les avoir écoutés.

Parce que ce soir j’en avais ras le bol, un trop plein d’idées noires qui couvaient. Mais c’est pas si grave demain matin je me lèverais de bonne humeur et avec le sourire parce que j’aime mon job et que je fais tout pour le faire du mieux possible. Parce que je crois encore en certaines idées qui ne sont que des utopies certes mais qui me font avancer.

Parce que sous ces lignes revendicatives d’autres personnes partagent leurs réponses sur le thème : Pourquoi avez vous choisi ce métier ?

  • Margot : J’ai choisi ce métier pour me sentir utile et ce que j’aime par dessus tout, c’est redonner le sourire aux patients…!!
  • Ludovic : j’ai choisi ce métier pour être au plus proche des gens les écouter et essayer des les aider en restant a mon niveau… Ce que je préfère c’est la prise en charge de différentes générations chaque jour, il n’y a jamais 2 fois  la même douleur tout les jours est différent… De la bobologie,  à la prise en charge avec une équipe médicale
  • Samuel :  l’urgence , aider les gens , bavarder avec les gens ( comme a l’école lol )
  • David : Moi au départ ( à 6 ans) faire comme papa  » sauver les gens  » ; second degré;  je m y suis oriente pour ça das un premier temps et c’est devenu une passion une drogue tout me plait , mais l’urgence par dessus tout … Le dialogue, l’approche avec des gens de tous milieux de toute nature, nos  » papys mamies  » qu’on aiment tant … L’adrénaline sur certains cas parfois dramatique mais c’est aussi ça notre boulot … Et je pense que beaucoup sont comme moi : ambulancier c’est 6 mois ou pour la vie … L’ambulance ma drogue, mon plaisir , mon métier … Ambulancier et fier de l’être.

Parce qu’il est temps de conclure ce billet…

Merci d’être passé au bureau des pleurs, ce billet dramatico-pleurnichard est volontairement axé sur du second degré. Que ceux qui n’arrivent pas à comprendre le sens de cet article reprennent sa lecture ou passent à autre chose (merci d’être venu, veuillez libérer l’espace et éviter de polluer cet espace d’expression). Non ce n’est pas un épanchement d’un ambulancier qui fait oui-ouin (j’ai des kleenex c’est bon).

Je vous rassure ma santé mentale et psychique est très bonne (enfin je crois ^_^). C’est juste que de temps en temps ça fait pas de mal de rédiger ce genre de choses tellement la part de vérité contenue ici est importante.

Parce que heureusement mon quotidien n’est pas toujours comme ça et que je cotoie des professionnels de santé qui savent reconnaître mon travail quand il est bien réalisé et aussi me faire remarquer mes erreurs avec pédagogie et manière, me donner les bons conseils qui vont bien. et aussi reconnaître que notre profession a sa place et son importance.

Et je n’oublie pas mes patients qui, avant tout et au quotidien, me remercient d’être là, pour eux… Et c’est d’abord et avant tout pour eux que je continue. Parce que malgré toutes ces lignes j’ai choisi et je pratique mon job pour eux et qu’ils passent avant toute chose, querelle ou autre. Parce que j’ai voulu devenir ambulancier.

Ambulancier, selon zoé, ce métier a fait-d’elle une meilleure personne…

Ambulancier, selon zoé, ce métier a fait-d’elle une meilleure personne…

Ambulancier et article de presse

Ce jeudi 18 juillet, Zoé me contacte pour m’annoncer la parution d’un article dédié au métier d’ambulancier. En effet il était à ses yeux important de rétablir certains points de vue et vérités sur un métier qui subit souvent et est peu mis en avant. Voilà un article très très bien rédigé par une journaliste : Sophie CAILLAT, de rue 89 qui a su mettre en avant les propos de zoé et par la même occasion mettre en avant notre métier difficile mais ô combien enrichissant. L’article original est à retrouver à cette adresse : http://www.rue89.com/2013/07/18/zoe-ambulanciere-pense-metier-a-fait-meilleure-personne-244050 sur l’excellent site d’info Rue 89 que je vous recommande pour la diversité de ses sujets.

« Tout ce que les gens retiennent de nous, c’est qu’on leur casse les pieds avec le gyrophare aux heures de pointe. »

Zoé, 40 ans, est ambulancière et déplore que son métier soit trop méconnu, et pas assez bien considéré.

« Etre celle qui maîtrise, qui ne s’affole pas quand c’est la panique, qui connaît les gestes, ça me plaisait » : voici comment elle décrit son métier, qui fut un « coup de foudre » lorsqu’elle l’a découvert. Et voici comment elle y est venue :

« Adolescente, je me foutais de tout. Je cherchais un prétexte pour m’enfuir du lycée, je suis allée aux cours de secourisme de la Croix-Rouge et j’ai bien accroché. J’avais envie d’être dans le soin, mais pas de faire des études pendant des années. »

Après un concours et une formation de quatre mois, comprenant un peu de médecine, de l’administratif, de la déontologie, la voilà opérationnelle. Ambulancière depuis dix-huit ans, Zoé a exploré pas mal de facettes du métier, sans évoluer vers la fonction publique ni s’installer comme chef d’entreprise.

« Apporter une petite part d’humanité »

Depuis qu’elle a démarré, Zoé trouve que l’image de sa profession s’est améliorée :

« Avant, on était vus comme des transporteurs, on n’était pas pris plus au sérieux que ça. Maintenant qu’on est mieux formés, six mois au lieu de quatre, c’est différent. On est des vrais acteurs de la chaîne des soins. »

Ce qu’elle aime dans son métier : ne pas avoir le temps de s’ennuyer, faire un peu de tout, des rapatriements sanitaires, du Samu, des entrées et sorties d’hospitalisation, des rééducations, du grave et du moins grave. Avec son collègue, toujours présent avec elle dans l’ambulance, elle doit être capable d’assurer les premiers secours, de réanimer, mais aussi d’assurer la mécanique de base, le code de la route « et surtout faire preuve d’une patience d’ange vis-à-vis des personnels soignants, des patients, des familles souvent inquiètes ».

Elle apprécie d’apporter à ceux qu’elle transporte « une petite part d’humanité » :

« J’aime penser que ça a de l’importance. Par exemple pour les gens en fin de vie. L’important dans ce métier, ce n’est pas la conduite, c’est ce qui se passe dans le véhicule. »

Seul bémol : elle est mal payée pour une moyenne de douze heures par jour. Si elle avait encore des enfants en bas âge, elle choisirait un autre métier, car il est très rare qu’à 19 heures elle soit rentrée chez elle. « Il ne faut pas avoir une vie personnelle trop exigeante », glisse-t-elle.

Questions/Réponses :

Quel est votre contrat de travail ?

Employée d’une assez grosse entreprise privée, je suis en contrat à durée indéterminée. Diplômée par l’Etat, je suis sous tutelle du ministère de la Santé et relève de la convention collective des transports routiers, catégorie « ouvrier ». Entrée dans mon entreprise en 1999, j’en suis partie en 2003 pour aller travailler à la campagne, mais je trouvais que faire le « taxi allongé » n’était pas mettre à profit mes compétences et finalement, je suis revenue l’an dernier dans la même boîte.

Quel est votre salaire ?

Je n’ai pas l’âme gestionnaire, j’aime être exécutante. De plus, l’argent n’est pas une priorité, et je n’ai pas envie que ça le soit. Même si parfois on râle en voyant la fiche de paie. Le salaire de base est de 9,55 euros de l’heure, et mon salaire net varie entre 1 550 et 1 900 euros. La différence se joue sur les heures supplémentaires. Le mois dernier, j’ai touché 1 680 euros net. L’ennui, c’est les week-ends, nuits et jours fériés payés à 75% du salaire : on est moins payés qu’un jour normal. Les soirs et week-ends sont comptés comme des permanences, on est supposés être en attente, mais c’est aussi absurde que de considérer que la baby-sitter ne doit pas être payée quand les enfants dorment.

Quels sont vos horaires ?

Aucun. Certains jours, je suis de garde exclusivement à disposition du Samu, de 8 à 20 heures (et la nuit de 20 heures à 8 heures). D’autres, je suis en transport classique et les horaires sont donnés la veille pour le lendemain. Les jours où je travaille, j’ai appris à ne rien prévoir le soir. Je peux commencer à 5h30 ou à 11 heures, et je ne sais jamais à quelle heure la journée se finira.

La journée est vraiment derrière moi quand je suis dans ma voiture pour rentrer chez moi. C’est aussi le charme du métier, ces journées qui s’étirent. Je ne travaille que quatre jours par semaine et j’ai mon planning d’un mois sur l’autre. Je travaille en général deux week-ends par mois, et une à deux fois par semaine la nuit pour le Samu.

A quel moment vous débarrassez-vous de votre tenue de travail ?

Je porte un uniforme complet et obligatoire, sur lequel est apposé le logo de mon entreprise. C’est important d’avoir une tenue, d’abord pour des raisons d’hygiène, et ensuite pour être reconnaissable par les patients, le personnel des cliniques ou hôpitaux, et leurs usagers. Le soir, l’ambulance est nettoyée, désinfectée, le plein de carburant fait… C’est alors que je me rhabille pour rentrer chez moi. Mais souvent, je reste à discuter avec les collègues, histoire de décompresser.

Quel rôle estimez-vous jouer ?

Secourir, rassurer, accompagner, réconforter. Lorsque le Samu m’envoie chercher quelqu’un chez lui, je suis le premier maillon de la chaîne des soins, je suis les yeux du régulateur. Il faut être en grande vigilance : éviter qu’un état ne s’aggrave et, surtout, savoir reconnaître une détresse vitale quand elle survient. Je dois aussi détecter et transmettre aux équipes médicales des infos précieuses comme la précarité, l’alcoolisme, la toxicomanie, la maltraitance… J’aime beaucoup transporter des détenus, parce que ça me ramène aux fondamentaux de mon métier, à savoir : ne pas juger.

Votre travail vous demande-t-il un effort physique ?

C’est assurément un métier physique, exposé au mal de dos et aux accidents. Manipuler les brancards, les patients parfois lourds, marcher beaucoup… Ce sont beaucoup d’occasions de mauvais gestes, mais par chance, un ami kiné m’a appris les bonnes postures dès le départ. Et le fait de ne pas être grande m’évite de me plier en deux. 

Tout un matériel de manutention est mis à disposition dans les services où on intervient : des « draps de transfert », « rollers », « lève-malade » fonctionnant comme un treuil, et pour certains patients fragiles qui souffrent beaucoup, je me fais aider. Pour conduire, il faut qu’on ait les jambes et les bras en bon état, mais aussi la tête pour ne pas faire n’importe quoi sur la route !

Je n’ai jamais eu d’accident de la route, mais il est bon parfois de se rappeler qu’on n’est pas invincibles. Je me suis fait un seul bobo en dix-huit ans de pratique : une tendinite que j’ai laissé traîner trois mois et qui a disparu toute seule.

Votre travail vous demande-t-il un effort mental ? 

Oui ! Du début à la fin de la journée, ou de la nuit, on doit être capables d’accomplir les bons gestes et être attentifs à chaque patient. On apprend aussi à se protéger face à la fin de vie, c’est nécessaire selon moi d’être capable d’endosser le costume de professionnel pour ne pas craquer devant certaines situations. Pour évacuer tout ce stress, on discute beaucoup entre collègues, et on raconte aussi beaucoup n’importe quoi.

Avez-vous l’impression de bien faire votre travail ?

Ce qui est frustrant, c’est notre impuissance face à la douleur et à la souffrance : en effet, on a pas le droit d’administrer de médicaments. Tout ce qu’on peut faire, c’est procurer un maximum de confort.

Où votre travail laisse-t-il des traces sur vous ?

Quand on monte dans l’ambulance, on enfile plusieurs casquettes à la fois : celle du conducteur, du mécanicien, de l’infirmier, du psychiatre, du secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital… Ce qui peut laisser des traces. Mais j’ai appris à gérer le stress, à profiter de la vie et à relativiser les tracasseries du quotidien. Je pense pouvoir dire que ce métier a fait de moi une meilleure personne, enfin je l’espère.

Si vous deviez mettre une note à votre bien-être au travail dans votre entreprise, sur 20, quelle serait-elle ?

17/20. J’ai la chance de travailler dans une entreprise où l’activité est variée, mes collègues sont à la fois sympas et pros, on a du bon matériel et surtout, j’aime ce que je fais ! Le seul point négatif, c’est d’être payé à 75% la nuit et le week-end parce qu’on travaille avec notre cœur et nos tripes, mais que ça n’apparaît pas sur la feuille de paie. C’est terriblement frustrant !

Propos recueillis et mis en page par Sophie CAILLAT

http://riverains.rue89.com/sophie-caillat

L’article original est à retrouver à cette adresse : http://www.rue89.com/2013/07/18/zoe-ambulanciere-pense-metier-a-fait-meilleure-personne-244050 sur l’exellent site d’info Rue 89 que je vous recommande pour la diversité de ses sujets

Front de reconnaissance des ambulanciers

Front de reconnaissance des ambulanciers

Le FRA ou Front de Reconnaissance des Ambulanciers

Note de l’auteur de la vidéo que j’ai contacté suite à son visionnage et pour en savoir plus :

le FRA (Front de Reconnaissance des Ambulanciers) est une video issue d’un projet d’école concernant le module de projet en groupe pour promouvoir notre métier. Cette vidéos était destinée à être diffusée en croix_vie_3classe d’école d’infirmier(e) et ensuite expliquée par nos soins entre le cliché de l’ambulancier vu par les autres et la réalité du travail effectué, car il est bon de noter que les infirmier(e)s ne connaissent absolument pas notre métier, ni le vrai rôle qu’on joue dans la continuité des soins et encore moins nos connaissances et les soins que l’on peut prodiguer.

Merci à son auteur pour m’autoriser à diffuser cette vidéo et merci à l’entreprise Conflans Ambulances pour avoir mis les véhicules à disposition et avoir autorisé la diffusion du clip où apparaissent les véhicules de la société