Santé Les ambulanciers isérois réclament une revalorisation des gardes

Santé Les ambulanciers isérois réclament une revalorisation des gardes

 

Ils étaient 90 % au début du mouvement, le 16 avril. Un mois et demi après, près de 70 % des ambulanciers isérois – soit une quarantaine – font toujours la grève des gardes de nuit et ne répondent plus aux appels du Samu. « Les négociations sont actuellement dans une impasse, explique un membre de l’ATSU 38 (Association des transports sanitaires urgents). Nous avons été déboutés de notre demande de financement par l’ARS (Agence régionale de santé), qui ne veut rien lâcher. »

La revendication principale n’a pas changé : la revalorisation de l’indemnité de garde (du lundi au dimanche de 20 h à 8 h et le dimanche de 8 h à 20 h), fixée à 346 € en 2003 et gelée depuis, malgré l’explosion des charges (gasoil, matériel, charges salariales…). « Nous voulons qu’elle soit portée à 500 €, ce qui correspond au coût de fonctionnement, poursuit l’ambulancier. Une société comme la nôtre, qui fait entre zéro et une sortie nocturne perd de 100 à 150 € par nuit.»

 

La suite par ici : http://www.20minutes.fr/article/944823/greve-15-poursuit

Toulon, essai transformé pour les ambulances géolocalisées

Toulon, essai transformé pour les ambulances géolocalisées

Fabien Bonomi, ambulancier chez Var Assistance, ne prendra pas le volant ce matin. Il embauche à 8 h au centre 15 du Samu, situé à l’hôpital Font-Pré. Ici sont traités tous les appels d’urgence, ce qui en fait le centreus névralgique des interventions de secours dans le département.

Un autocom téléphonique permet une première répartition des appels entre la table de régulation libérale (conseils médicaux prodigués par des praticiens) et la table urgentiste dirigée par un médecin du Samu. Responsable de la mise en œuvre des moyens médicalisés (le Smur), celui-ci est aussi en prise directe avec les ambulances privées. « L’intégration d’un coordonnateur ambulancier au centre 15, a permis de lever certaines barrières entre urgentistes et ambulanciers, constate Fabien Bonomi. Je crois que nous soulageons considérablement le travail des permanenciers du Samu. Pourquoi ne pas professionnaliser cette tâche à l’avenir, pour atteindre encore plus d’efficacité? »

« Fluidité dans les interventions »

Les permanences de régulation, assurées du lundi au samedi (1) par une quinzaine d’ambulanciers de tout le département, sont bénévoles. Les salariés ou cadres volontaires sont payés par leur entreprise, sans que celle-ci ne soit remboursée. Mais des pistes de financement sont à l’étude avec l’Agence régionale de santé (ARS), signe de normalisation du dispositif. « Lors d’une réunion avec l’ARS et les professionnels de santé, récemment en préfecture, le directeur du Samu a dit tout le bien qu’il pensait de notre action », reprend M. Bonomi.

Alexandra Cittadini, qui anime l’Antenne départementale des services d’urgence (ADSU, ambulances), confirme : « Le coordinateur ambulancier a donné de la fluidité aux interventions. Cela fonctionne très bien, par exemple, dans les zones rurales. »

 70 % des ambulances varoises y participent

Plus parlant que tout, l’efficacité de la régulation des ambulances par géolocalisation, s’apprécie au regard de la carence évitée, en chute de 50 % depuis mars 2010. Par carence, il faut comprendre l’indisponibilité d’une ambulance, donnant lieu à une intervention des sapeurs-pompiers. Encore faut-il distinguer la carence absolue et la carence relative, celle-ci nécessitant un temps d’attente important avant l’arrivée d’une ambulance. On compte une soixantaine de sociétés d’ambulance dans le Var pour une flotte de 150 véhicules. À ce jour, environ 70 % des ambulances participent à la régulation centralisée par géolocalisation. « Rien n’empêche que toutes y adhèrent prochainement, cela repose sur le volontariat », conclut Fabien Bonomi.

1. Les nuits, dimanches et jours fériés, le système de gardes départementales reprend ses droits, selon un agenda régi par la préfecture.

http://www.varmatin.com/article/toulon/toulon-essai-transforme-pour-les-ambulances-geolocalisees

Le SAMU 41 répond aux pompiers

Le SAMU 41 répond aux pompiers

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Vendredi dernier, la NR publiait un article consacré aux inquiétudes du syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels face au recours de plus en plus fréquent aux ambulanciers privés pour assurer certaines interventions dites de secours à personne. Le Dr Randriamalala, médecin-chef du Samu 41, a tenu à répondre aux critiques formulées par les représentants syndicaux des hommes du feu envers les Samu en général (et non celui de Blois en particulier).

« Des interventions de secours à personnes parfois difficiles sont confiées à des ambulanciers du privé par les médecins régulateurs du Samu au détriment des sapeurs-pompiers et surtout des usagers. »

Les ambulanciers participant à la garde justifient d’une formation continue et doivent adhérer à une convention départementale très stricte en terme de qualification et de moyens.

« Leurs délais d’intervention sont plus longs… » La convention impose un départ sans délai ou compatible avec le degré de l’urgence. « Les ambulanciers n’interviennent qu’à deux au lieu de trois pour les pompiers… »

L’effectif de deux est celui le plus courant dans les autres pays d’Europe. Les techniques enseignées prennent en compte le nombre d’intervenant sur la mission. Dans les prises en charge où le nombre de deux n’est pas considéré comme suffisant, les médecins régulateurs font appel aux sapeurs-pompiers.

«… qui disposent en plus d’un matériel spécifique ».

La liste des équipements obligatoires pour les véhicules sanitaires en application de l’arrêté du 10 février 2009 modifié par l’arrêté du 28 août 2009 impose un matériel aussi complet voire plus que celui en vigueur dans les VSAV.

« Il existe des conventions départementales qui fixent pourtant le travail de chacun mais qui ne sont pas suffisamment respectées. »

Au-delà même des conventions départementales, les référentiels communs sur l’organisation de la réponse ambulancière à l’urgence pré-hospitalière fixés par l’arrêté du 5 mai 2009, ainsi que le référentiel sur l’organisation du secours à personne et de l’aide médicale urgente arrêté du 24 avril 2009 fixent les modalités de travail et de mission des ambulanciers privés, du Samu et des pompiers. Quelques ambiguïtés réelles sont relevables, mais jamais l’usager n’en pâtit à aucun moment. Il appartient au Samu d’adapter la réponse à la situation en fonction des moyens disponibles.

« Tout part d’un problème de confiance de la part du Samu envers les pompiers… »

Des échanges réguliers. Si certains délégués syndicaux ont ce ressenti dans leur département respectif, ce n’est pas le cas dans le Loir-et-Cher. Un travail de coopération est appliqué avec des échanges réguliers. Un point d’honneur est mis à intégrer des visites, ainsi que des échanges dans les deux structures lors des formations, par exemple, ainsi que la mise en commun d’une interface de régulation commune, permettant en temps réel aux deux structures la réponse apportée à une détresse.

http://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/Le-Samu-41-repond-aux-pompiers

Ambulance et véhicule prioritaire

Ambulance et véhicule prioritaire

L’ambulance de transport sanitaire privée un véhicule prioritaire ?

A l’éternelle question, moi même avant de connaitre les débats je me disais ambulance privée prioritaire ? Jamais vu ! En effet il existe bien trop d’idées reçues, de légendes urbaines, de spécialistes qui pensent savoir mais qui ne savent rien et qui ressortent dès qu’on évoque le sujet du véhicule prioritaire et son application à l’ambulance de transport sanitaire.

Le code de la route et l’ambulance

l’article R311-1 du Code de la Route :
« Véhicule d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage : ambulance de transport sanitaire, véhicule d’intervention d’Electricité de France et de Gaz de France, du service de la surveillance de la Société nationale des chemins de fer français, de transport de fonds de la Banque de France, des associations médicales concourant à la permanence des soins, des médecins lorsqu’ils participent à la garde départementale, de transports de produits sanguins et d’organes humains, engin de service hivernal et, sur autoroutes ou routes à deux chaussées séparées, véhicule d’intervention des services gestionnaires de ces voies. »

https://www.legifrance.gouv.fr/

Les véhicules AP sont donc équipées de feux spéciaux à éclats et d’une sirène « trois tons » (do-mi-do-silence) qui signifie aux usagers de la route une facilité de passage mais en aucun cas une quelconque priorité. Ces urgences sont généralement demandées par des médecins généralistes qui donnent une prescription médicale de transport cochées « urgent » ou des établissements de soins.

et

L’article R311-1 du Code de la Route, modifié par décret du 10/05/2007 :
« Véhicule d’intérêt général prioritaire : véhicule des services de police, de gendarmerie, des douanes, de lutte contre l’incendie, d’intervention des unités mobiles hospitalières ou, à la demande du service d’aide médicale urgente, affecté exclusivement à l’intervention de ces unités et du ministère de la justice affecté au transport des détenus ou au rétablissement de l’ordre dans les établissements pénitentiaires »

https://www.legifrance.gouv.fr/

Donc à destination du grand public, des agents de force de l’ordre et autres moi y compris il faut savoir qu’une ambulance privée mandatée pour une mission dans le cadre d’une intervention SAMU ou avec une prescription médicale avec la mention URGENCE défini le véhicule et son équipage comme prioritaire.

Le fait d’avoir les lumières allumées voir la sirène DEUX TONS indique un caractère urgent et cela implique une règle de citoyenneté à savoir laisser le passage. Bien sûr et comme toute autre profession voué au secours à la personne il faut prendre compte le fait que la sécurité et la prudence est de mise. Autrement dit TOUT véhicule même les pompiers doivent respecter les règles élémentaires de sécurité routière.

Un feu rouge peut être « brûlé » mais à condition de rouler au pas en surveillant bien que les véhicules qui arrivent sur les côtés et en face ont bien pris en compte le caractère urgent et assurent de laisser le passage.

Ambuance un véhicule prioritaire mais avant tout responsable

Je cite un extrait d’un texte concernant les sapeurs pompiers mais qui est transposable à toute profession effectuant des missions de transports de personnes à caractère urgent :

« LA RESPONSABILITE INDIVIDUELLE DU SP DANS LA CONDUITE D’UN VEHICULE DU SDIS

Le code de la route confère aux véhicules de lutte contre l’incendie une priorité de passage aux intersections. De même, certaines prérogative, comme la vitesse maximum fixée par les dispositions réglementaires, ne sont pas applicables aux conducteurs de véhicules de lutte contre l’incendie lorsqu’ils se rendent sur les lieux où leur intervention urgente est nécessaire. Il exonère également les passagers des véhicules de secours de l’obligation de mettre la ceinture de sécurité.

Ces dispositions n’affranchissent pas les conducteurs de véhicules de sapeurs pompiers d’une obligation générale de prudence : commet une faute le conducteur d’un véhicule de lutte contre l’incendie qui aborde un virage sans visibilité à une vitesse excessive et en empruntant la partie gauche de la route, sans s’assurer que les conducteurs survenant en sens inverse aient perçu ses signaux et aient eu le temps de se ranger sur leur droite. Il est entièrement responsable de la collision intervenue avec un automobiliste arrivant en sens inverse, dès lors que rien ne prouve que des voitures en stationnement l’aient obligé à emprunter la partie gauche de la chaussée, ni que l’automobiliste ait entendu le signal sonore. Là aussi, le SP fautif peut se voir reprocher une faute individuelle (le non-respect de l’obligation générale de prudence) alors que le SDIS sera recherché en dommages et intérêts (indemnisation des blessures de la victime par exemple). »

La vitesse et l’impact sur le patient transporté

Rouler vite oui et non car il faut aussi prendre en compte les données suivantes :

Posté par Dr House sur un forum de sapeur pompier. Je l’ai copié car j’ai trouvé la réponse très intéressante d’un point de vue pédagogique et d’un point de vue connaissance :

J’aimerais ajouter un petit truc de ma part concernant les effets du transport sur l’organisme humain, au cas où certains (AP comme SP) roulent comme Fangio pour aller sur une inter et pour aller aux urgences avec le patient à son bord.

Alors un petit rappel pour certains car le transport d’une personne est un facteur de stress qui s’ajoute à la pathologie initiale. Durant le transport en ambulance/VSAV, les effets de la conduite vont avoir des retentissements sur l’état du patient.
Lors d’une accélération brutale, le sang va être poussé vers les pieds, au contraire lors d’une décélération brusque, il va être propulsé vers la tête.
Ce phénomène est accentué si la victime présente des troubles de la circulation avec une PA basse (hémorragies par ex.). Dans cette situation, les accélérations et décélérations peuvent avoir des conséquences sur la PA.
Les chaos de la route, la rudesse du brancard et les vibrations entraînent des secousses qui ont des conséquences en cas de trauma du patient. Des douleurs peuvent survenir lors du transport, rendant celui-ci particulièrement insupportable.

Parlons aussi du « mal des transports » qui est un phénomène très fréquent en particulier chez les enfants de 3 à 12 ans et les personnes âgées.
Toutes les informations du transport (vision, sensation de vitesse, équilibre…) sont transmises au cerveau et analysées.
Quand un patient est allongé sur un brancard, à l’inverse du sens de circulation et sans point de repère visuel, l’organisme ne parvient pas à organiser les informations, ainsi l’organisme est comme « déboussolé ». De plus, il existe des connexions entre les centres de l’équilibre et le nerf vague (pneumogastrique), ce qui explique l’apparition de malaise, nausées, vomissements et somnolence. Ces sensations sont favorisées aussi par d’autres facteurs extérieurs : les odeurs, la chaleur, le confinement et le bruit.

Voilà, c’est tout ce que j’ai à dire sinon que les dérogations dont nous, AP et SP, bénéficions du Code de la Route doivent être adaptées à la mission : l’ambulancier ou le sapeur-pompier
doit accommoder son comportement sur la route.
Conduire une ambulance ou un VSAV oblige l’ambulancier ou le sapeur-pompier à une plus grande vigilance des règles de sécurité et du Code de la Route. Les droits qui sont accordés aux AP ou SP ne doivent pas faire l’objet d’abus, ceux-ci étant bien évidemment sanctionnables.

Si vous lisez ces lignes ce post n’est pas voué à polémique il est là pour informer, il est possible que les données présentées soient erronées ou incomplète je vous laisse donc m’apporter les modifications à apporter pour éviter toute confusion.

En conclusion

La vitesse n’est pas un élément qui vous permettra de changer le cours des choses à moins de rouler à des vitesses très importantes. Donnez la priorité à un parcours intelligent où vous serez certain de gagner du temps sans devenir un danger pour les autres. De plus si missionné par le 15 (ATSU, garde préfectorale) vous devenez VIGP (Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire). Si ce n’est pas le cas attention vous restez un véhicule avec facilité de passage.

Respectez les règles de base en matière de prudence : être certain d’être vu et entendu et surveiller les automobilistes autour de vous ! De nombreux articles similaires sont visibles sur le site à des stades de développement ou sur des thématiques plus précises n’hésitez pas à les consulter.