Ambulancier, tutorer un élève en formation

Ambulancier, tutorer un élève en formation

Tutorer un élève en formation, le rôle de l’ambulancier

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Un ambulancier diplômé est aussi formé à former, donc tutorer des futurs professionnels. Mais qu’en est il au quotidien ? Je vais essayer au travers de cet article d’exposer ma vision du tuteur et surtout ma façon de procéder. Elle n’est pas parfaite mais se base une expérience professionnelle et aussi sur les clés que mes formateurs ont su me donner au cours de mon cursus.

Je n’ai pas eu de guide tout prêt à proprement parler. La méthode fonctionne puisque jusqu’à présent les élèves que j’ai pu encadrer sont globalement satisfait de leur passage et obtiennent leur diplôme. Donc ça veut dire que, même si je suis une des nombreuses pièces du puzzle de la formation, j’ai activement participé à sa mise en oeuvre. Chaque tuteur possède le même rôle.

Qu’est ce que le tuteur

Le tuteur est un ambulancier au sein d’une société privée de transport sanitaire, titulaire du Diplôme d’Ambulancier. En règle général c’est souvent un ambulancier avec quelques années d’expérience derrière lui et donc  avec un vécu plus ou moins important. Pourtant l’expérience ne fera pas forcément de l’ambulancier un tuteur idéal.

A la base le but est d’évaluer et de transmettre un savoir à un élève en situation d’apprentissage et encours de validation de ses acquis. Il est donc indispensable pour le tuteur d’avoir un minimum d’intérêt pour cette tâche. Pour tutorer un élève en formation DEA il est impératif de maitriser le contenu de la formation, de connaitre les modalités d’évaluation (grille d’évaluation) pour utiliser comme il faut les outils à disposition et ainsi produire une évaluation de l’élève correcte.

Avoir la fibre pédagogique

Se voir nommer tuteur c’est une chose. Avoir envie d’assumer la fonction en est une autre. Il n’y a rien de pire pour un élève de se retrouver encadré par un ambulancier qui ne sait pas comment s’y prendre ou encore pour qui l’encadrement est une tâche qui ne le passionne pas du tout. C’est improductif et nocif pour l’apprenant.

Le stage en entreprise est très court (15 jours) et il est donc important que cette durée soit optimisée. De cette façon l’élève peut acquérir ou valider ses acquis le plus rapidement possible. Il ne faut pas oublier qu’à l’issue de ces stages et après validation de toutes les compétences l’élève sera, si il est diplômé, un éventuel futur collègue. Pour lui faciliter l’entrée en matière dans son nouveau contexte professionnel il est important de lui enseigner le maximum de choses.

D’où l’importance d’avoir

  • un minimum d’intérêt pour le partage de connaissances : diffuser son savoir et son expérience
  • une attitude pédagogique lors de son encadrement : savoir être patient, savoir prendre du temps pour expliquer et corriger, savoir reformuler ses questions ou ses réponses en cas d’incompréhension.
  • Avoir un réel intérêt pour son métier. Un passionné sera toujours plus efficace en terme d’enseignement.

Bien entendu on ne possède pas tous cet intérêt, cette envie de transmettre. Elle peut être naturelle ou s’apprendre mais tout le monde n’apprécie pas forcément. Certains collègues adorent ça et d’autre fuient.

Comment effectuer une première évaluation

L’élève arrive en stage. Il est important le premier jour de l’aider à découvrir l’entreprise et le matériel avec lequel il va travailler. Commençons donc par une présentation à l’ensemble des collègues de l’entreprise afin de lui faciliter l’intégration au sein de l’équipe. Un tour complet des locaux et des véhicules lui permettra de découvrir quels matériels il aura à sa disposition. Avant de commencer quoi que ce soit il est impératif de connaitre un peu mieux l’élève.

Il faut donc ne pas hésiter à faire un point de situation sur son parcours de formation et ainsi se positionner face au savoir acquis, en cours d’acquis ou encore qu’il n’a pas eu l’occasion de découvrir. Si vous êtes en capacité de savoir ce qu’ il maitrise ou non il vous sera alors plus simple d’adapter ce que vous allez devoir travailler avec lui.

Un élève qui découvre à peine la manutention des patients on ne le lâchera pas sans éléments auprès d’un patient en attendant de lui qu’ il applique des gestes d’ergonomie non maitrisé : c’est dangereux et l’apprentissage ne sera pas bon.

L’attitude sera donc différente en fonction des éléments qu’ il a appris en cours ou non. Chaque module doit être passé à la loupe et ainsi au final vous saurez ce que votre élève peut faire ou presque sous votre surveillance, ou encore que devrez vous lui apprendre. Pour évaluer rapidement un élève rien ne vaut une séance d’échange verbal ou encore une mise en situation concrète à l’aide des collègues. De cette façon une fois en situation vous serez plus attentif à ce que vous devrez montrer, sur les points auxquels vous devrez insister.

Evaluer ses objectifs de stage

En règle général un stagiaire DEA arrive en entreprise avec sa liste personnelle d’objectif : être capable de… C’est à vous de voir avec lui quels objectifs il s’est fixé et de mettre en oeuvre tout ce que vous pouvez pour lui permettre de les atteindre. Ces objectifs sont en général adaptés au lieu d’accueil. C’est très important et ça permet d’avoir une ligne directrice à suivre durant le stage : on a vu telle et telle chose, est ce que ça correspond à tes attentes, est ce que l’objectif est atteint etc.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation courante dans un cadre non-urgent

Personnellement j’utilise une méthode qui fonctionne systématiquement :  sur une situation courante (transport sanitaire en vue d’une hospitalisation, consultation etc.) , lorsque j’arrive chez les patients je présente mon élève en tant que tel.

De cette façon le patient est au courant : un élève va participer à la prise en charge mais dans tous les cas de figure ce sera sous surveillance et sans aucunes prises de risques. La seule différence sera le temps un peu plus long pour la prise en charge. Les patients ne sont pas toujours rassurés enfin surtout la famille autour. A vous d’être fin diplomate pour expliquer que toute manipulation se fera en sécurité et que vous ne lâchez pas votre élève comme ça.

Donc arrivé au domicile ma question est la suivante : « comment tu évalues la prise en charge ? » Le but est que l’élève analyse en utilisant tous les moyens à sa disposition : évaluation des lieux, communication avec le patient (l’interroger sur sa pathologie, la localisation de douleurs si présente, son autonomie…), quel matériel, quel type de transfert effectuer, où le réaliser, les difficultés que l’on va rencontrer etc.

Il est important de laisser l’élève réfléchir sur le sujet. Une fois qu’il se sent capable de répondre on fait un point ensemble. Je le laisse me présenter ses réponses et on effectue une correction. Jamais je ne me contente d’un oui ou non basique sauf dans les cas où je veux l’inviter à trouver la réponse par lui même.

Sinon j’explique systématiquement le pourquoi du comment. C’est plus constructif et j’apporte une réponse complète et adaptée. Je prends aussi le temps de répondre à ses questions. En règle général l’information est rapidement assimilée.

Second stade : la mise en situation. On se place aux côtés du patient et je lui détaille les gestes qu’il va devoir pratiquer. Où se placer, comment adapter sa posture pour ne pas se blesser, comment se placer avec le patient pour assurer le confort et la sécurité du transfert. Je prends le temps de décomposer chaque geste et je m’assure de sa totale compréhension. Si j’ai le moindre doute je vérifie. Je ne mets surtout pas mon patient en danger si je sens que l’élève n’a pas assimilé les choses.

Au fil des prises en charge je répète le mode opératoire qui va devenir presque un automatisme pour l’élève : il évalue la situation et est capable de donner une réponse de plus en plus rapide. Il trouve sa place et devient moins hésitant, prend confiance en lui. Il est bien entendu évident que l’échange entre le tuteur et l’élève reste permanent pour ne pas laisser de place au doute ou laisser des questions sans réponse.

Ainsi on le prépare doucement à sa future place d’équipier, on lui enseigne comment adapter sa prise en charge et évaluer tous les facteurs important :

  • Etre capable d’analyser les lieux à son arrivée (configuration de la maison ou immeuble) :
  • Comment se présentent les locaux et l’accessibilité entre le lieu où se situe le patient et l’ambulance (plain pied, étage, couloir étriqué, dangers potentiel comme des marches glissantes),
  • Quel matériel aura t’on besoin (chaise portoir au vu des petites ouvertures ou escaliers etc), quel matériel est disponible sur les lieux (lève malade par exemple),
  • Analyser et communiquer avec le patient pour adapter sa prise en charge en sécurité et avec le confort maximum,
  • Comment se situe le patient (au lit, au fauteuil, sur le canapé, par terre),
  • Quelle pathologie présente t’il et existe t’il, la présence de douleurs (trauma par ex), que dois je faire ou ne pas faire au vu de la pathologie,
  • Sa morphologie (corpulent, surcharge pondérale très importante etc), son autonomie (se met il debout, marche t’il un minimum avec ou sans aide, aucune autonomie),
  • Quelle technique mettre en oeuvre (transfert au drap, portage, brancard cuillère),
  • Comment évacuer le patient (où va t’on passer et avec quel type de matériel, où mettre le brancard),

Tous ces éléments sont pour beaucoup de professionnels des automatismes bien rôdés. Trop d’ailleurs car beaucoup oublient souvent que cette capacité de réflexion n’est pas naturelle mais se construit au fil du temps et de l’expérience. D’où l’importance d’être capable de se mettre à la place de l’élève et de lui permettre d’apprendre à mettre en oeuvre cette capacité de réflexion et d’apprendre à créer ces fameux automatismes.

De plus il est important de noter que tout le monde ne possède pas la même faculté à assimiler les choses. Certaines personnes sont promptes à apprendre et mettre en oeuvre rapidement et d’autres auront besoin d’un peu plus de temps pour le faire.

Chaque être humain possède une capacité d’apprentissage différente. Ce n’est pas parce que celui qui sera le plus rapide à assimiler fera les choses de la meilleure façon. De plus certains individus avec plus d’assurance auront plus de facilité que les autres. A vous d’observer et de savoir où se situe votre élève et de savoir lui donner les clés nécessaires à sa réussite.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation d’urgence

Précédemment nous avons vu comment permettre à l’élève de s’adapter sur une prise en charge courante. On va tenter de voir ce qu’il en est sur une urgence. Donc au moment du départ il est important de présenter à l’élève sur quel  type d’intervention on part ou tout du moins les premiers éléments et lui inculquer le fait que ces éléments peuvent totalement être à l’opposé de ce que l’on va trouver. Ex : on peut partir sur une suspicion d’entorse et au final on se retrouve avec un trauma de type fracture avec déplacement ou encore une chute d’une échelle…

Rapidement on teste ses connaissances sur le sujet pour le préparer. On aura plus la même latitude en terme de temps une fois sur les lieux. Avec un élève présentant des acquis solide on pourra aller au coeur du problème en le laissant prendre les initiatives et donc assumer son rôle futur. Dans le cas où il possède des connaissances théoriques et peu d’expérience pratique il faudra agir soi même mais en essayant de prendre le temps quand même d’expliquer ses gestes, et laisser une certaine latitude à l’élève pour qui puisse oeuvrer et réaliser des choses par lui même. Toujours pareil on en revient à l’importance de l’aider à créer ses automatismes.

Donc arrivée sur les lieux, on se rend au chevet du patient, on évalue ensemble (patient+ ambulancier+élève) : circonstanciel, évaluation clinique, recherche d’antécédent etc. Dans cette procédure on laissera l’élève pratiquer le plus possible sauf cas particulier. Il faut qu’il assimile l’utilisation des appareils de mesures (tensiomètre, saturomètre, thermomètre, lecteur de glycémie capillaire si le médecin régulateur demande un dextro) et soit capable de faire le lien entre les résultats et le bilan clinique du patient. Ne pas hésiter à le laisser poser les questions au patient et compléter l’interrogatoire si vous jugez être en manque d’éléments.

De la même façon le stagiaire remplira la fiche d’intervention avec ou sans votre aide suivant sa connaissance et sa maitrise de ce type d’outil. Il faut lui apprendre à gérer rapidement les choses sans stress, sans panique. Si à un moment donné il perd le fil il ne faut pas hésiter à reprendre en main l’intervention et lui permettre de prendre le temps de se repositionner.

Le rassurer sur le fait qu’il ne peut maitriser tout, tout de suite, comme un ambulancier plus expérimenté. Les difficultés qu’il rencontre sont normale et font partie intégrante du processus d’apprentissage. Une fois le patient techniqué et installé, je préfère laisser l’élève avec le patient et lui laisser la charge de la surveillance sauf, encore une fois, cas particulier. Dans le cadre d’un trinome je l’accompagne et j’en profite pour le mettre en situation.

Une fois arrivé au service des urgences, il est intéressant pour l’élève de faire les transmissions auprès de l’infirmière. Il est évident qu’informer l’IAO de sa qualité d’élève  facilitera grandement les choses. Elle/il pourra le guider au cours des transmissions et apporter des conseils, corrections.

Dans tous les cas de figures un debriefing de l’intervention sera systématique afin de voir si il a été capable d’évaluer tous les paramètres, si l’évaluation clinique fut bonne etc.  C’est aussi le moment de poser les choses au calme et de revenir sur des erreurs ou des oublis en expliquant pourquoi et comment les corriger à l’avenir. C’est aussi le moment des questions sur l’intervention.

Pour ce genre de choses je laisse en général l’élève me donner son analyse personnelle sur ce qu’il a vu, fait, pas fait, oublié, trompé… et ensuite je lui donne mon évaluation, toujours de façon pédagogique et constructive. Le but est que l’erreur soit utile et qu’on échange ensemble sur les solutions à apporter.

Lui apprendre à conduire une ambulance

Le module 6 ne se valide qu’en en entreprise. Il est centré sur la conduite de l’ambulance, la mécanique de base, règles de circulation etc. Vous êtes donc là , entre autres, pour lui apprendre à conduire une ambulance. Certains élèves n’ont jamais conduit de véhicule plus gros qu’une voiture. A vous donc d’enseigner à l’élève comment s’adapter : prendre en compte le gabarit, apprendre à se servir des rétroviseurs extérieurs, prendre en considération le porte à faux de l’ambulance, sa longueur.

Ce sera aussi le moment de le former à sa conduite avec un patient à bord : les paramètres à prendre en compte : comportement hémodynamique, le confort et la sécurité du patient et de l’équipier dans la cellule, les astuces pour ne pas secouer le patient, passer les vitesses et freiner en douceur, savoir aborder un virage correctement et non pas sèchement etc.

Instruire sur l’attitude de conduite en cas d’urgence : anticipation, visibilité, distances de sécurité. Il est impératif de lui faire prendre en compte que la sécurité du patient, de l’équipage et des usagers prime sur tout le reste. Lui inculquer que la vitesse même en urgence n’est pas un paramètre indispensable pour arriver sur une intervention.

Il conduit un véhicule de transport sanitaire et est donc soumis à des règles de prudence supplémentaire. Lui parler de la législation c’est bien mais il est indispensable qu’il comprenne qu’entre les textes et la réalité il existe un fossé. Qu’il ne doit pas transgresser les lois et ne doit pas non plus faire n’importe quoi. La vitesse tue et n’apportera pas une réponse d’intervention forcément plus courte. Une attitude responsable sera obligatoire ainsi qu’une capacité d’anticipation.

 Ne rien négliger

Au cours de son stage toutes les situations sont bonne pour favoriser l’évaluation des compétences.

Le lavage des mains à la solution hydro-alcoolique par exemple ; le lavage simple : maitrise t’il les gestes, les temps minimum ; la désinfection de l’ambulance que ce soit le mode hebdomadaire ou encore la désinfection entre chaque patient : le laisser réaliser les nettoyages, voir si il maitrise les techniques, s’il sait utiliser les produits, les temps de contact. Corriger les erreurs de techniques…

Il faut être en mesure d’avoir bien en tête le contenu des compétences à valider pour ne pas se retrouver le jour de l’évaluation finale avec la question : « est ce qu’on a vu ça ensemble ? Je ne sais plus ». Il faut favoriser les mises en situations à chaque moment qui se présente. Ne pas hésiter à lui donner quelques astuces et ficelles du métier. Celles qui ne s’apprennent que sur le terrain et qui ne s’apprennent pas en cours. Ces astuces sont importante et faciliteront ses premiers pas lorsqu’il sera diplômé.

Deuxième semaine ou comment l’élève doit s’imposer en tant qu’ambulancier

La dernière semaine de stage il est primordial de laisser l’élève et de l’aider, à prendre sa future place. C’est lui qui prend les commandes sous votre regard attentif bien entendu. Il évident que les deux premiers jours il faut lui laisser le temps de retrouver ses marques. Mais ensuite il doit se comporter comme un futur professionnel dans le but que vous soyez en mesure d’évaluer sa progression par rapport à la première semaine, évaluer la maitrise ou non des compétences.

On essaie de sortir du cadre formateur/élève et on essaie d’évoluer e tant que binome. L’élève doit être capable de gérer les situations vues précédemment sans votre intervention. Reste qu’il faut rester modéré et que vous êtes quand même là pour le guider, corriger éventuellement. On ne l’abandonne pas seul sans aide. Ainsi, en plus de prendre confiance en lui il pourra montrer à quel niveau il se situe : les compétences sont elles maitrisées, ou acquises voire pas du tout acquises. Mais dans ce dernier cas de figure c’est autre problème.

Validation des compétences

L’air de rien on a survolé sur deux cas pratiques l’ensemble des données ou presque :

  • Module 2 : évaluer l’état clinique du patient, instrument de mesure etc
  • Module 3 : désinfection du véhicule et des matériels, hygiène des mains, circuit du linge..
  • Module 4 : ergonomie
  • Module 5 : communication (le triangle ambulancier-patient-soignant)
  • Module 6 : apprivoiser la conduite d’une ambulance, les règles de sécurité et de confort, les règles indispensables…
  • Module 7 : les transmissions
  • Module 8 : déontologie

Il est donc temps de procéder à l’évaluation. Pour ma part je fournis à l’élève à la fin de sa première semaine une évaluation temporaire pour qu’il puisse se situer sur son parcours d’apprentissage. Il sait quels éléments il doit travailler pour la prochaine fois et découvre l’opinion que j’ai de lui. C’est motivant et ça donne confiance en soi, ça permet aussi à l’élève de se remettre en question sur des points précis. A son retour à l’école il aura l’occasion de faire un bilan de son stage et permettra ainsi à ses formateurs de prendre en compte son évolution et ses difficultés éventuelles rencontrées lors du stage. Ils pourront donc mettre l’accent sur certains points défaillant si nécéssaire.

Et surtout avant de le laisser partir je fais systématiquement un bilan global de chaque semaine. Le premier reste très important afin de savoir si il est satisfait de son stage pour commencer, si il a jugé les conseils pertinents et si la méthode d’apprentissage fut correcte. Ce bilan n’est pas que pour lui mais aussi pour vous afin de savoir si vous avez su mettre en oeuvre les bonnes méthodes. Il est important de se remettre en question sur des points défaillant pour la semaine suivante et améliorer ainsi sa méthode pédagogique.

A la fin les choses se font assez naturellement. Mais si vous avez des doutes n’hésitez pas à relire le référentiel pour vous assurer de la cohérence de vos observations. Vous évaluerez donc votre élève avec les critères : Non évalué / en cours d’acquisition / acquis / maitrisé. Soyez prudent quand vous remplissez la fiche : pas de ratures, les croix seront bien positionnées.

Faites une éval sur brouillon avant de remplir l’original. Soyez juste, et ne cochez pas les cases pour faire plaisir. On n’oublie pas qu’on évalue un futur collègue. Valider tout alors qu’il y a eu mise en danger du patient durant la dernière semaine ou encore que l’élève est blonde à forte poitrine… Si l’élève a travaillé avec d’autres collègues faites le bilan avec eux et demandez leur ressenti.

En conclusion

Chacun possède sa méthode et il serait intéressant de pouvoir échanger dessus. Certes cet article n’est pas un guide pédagogique complet et bien structuré. Certes il y a de vrais formateurs de formateurs et je ne fait pas partie de ces gens. Donc faute d’en être un j’espère malgré tout apporter quelques éléments clés pour vous aider dans vos démarches pédagogique ou encore vous permettre de comparer vos méthodes personnelles. N’hésitez pas à participer à un échange via les commentaires sur ce thème et échanger ainsi les astuces et les ficelles de cette fonction pas toujours évidente à assumer.

N’oubliez pas non plus qu’être tuteur c’est aussi remettre son savoir en question ainsi que ses pratiques. Que cela reste un formidable moyen de remettre ses acquis à jour grâce à la présence des élèves qui apporteront avec eux les nouvelles informations, techniques et méthodes enseignées. A défaut d’avoir une remise à niveau officielle donc hors des CESU, malgré les formations en interne cela est un bon moyen de ne pas perdre pied avec des données actualisées.

L’échange élève-tuteur se doit d’agir dans les deux sens et il ne faut pas se sentir gêné de voir un bleu nous apprendre quelque chose. On a tous à apprendre les uns des autres. C’est là l’intérêt de l’apprentissage et du métier d’ambulancier : le savoir s’acquiert tout au long de sa pratique via tous les acteurs qu’ils soient formateurs ou simple élève.

Annexes

  • Référentiel du diplôme d’état d’ambulancier

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/referentiel-formation-ambulancier.pdf

  • Fiches d’évaluation du stage en entreprise de transport sanitaire

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/fiche-evaluation.pdf

AMLS – Advanced Medical Life Support

AMLS – Advanced Medical Life Support

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En parcourant les rubriques j’ai remarqué quelques manques ici et là. J’ai vu entre autre que je n’avais jamais abordé le sujet de l’ Advanced Medical Life Support (AMLS). Une formation spécifique qui est dispensée par un CESU en France. Donc je corrige et je vous diffuse donc la présentation de cette formation complémentaire à la formation initiale de l’ambulancier.

Qu’est ce que l’Advanced Medical Life Support – AMLS ?

L’Advanced Medical Life Support (AMLS) est un programme de formation parrainé par la NAEMT (l’Association Nationale des Techniciens d’Urgence américaine) les « paramédics » américains. Ce programme approuvé par l’Association Nationale des Médecins d’Urgence américaine (NAEMSP) s’adresse aux professionnels de santé qui prennent en charge des patients victimes de problèmes médicaux. Statistiquement, la fréquence des prises en charge nécessitant des soins médicaux dépasse nettement celle des traumatisés.

L’AMLS met l’accent sur l’étude de la situation du patient et propose une stratégie de prise en charge qui s’appuie sur une évaluation systématisée. L’enseignement compte seize heures de formation, réparties sur deux jours de cours interactifs alternant enseignement et cas pratiques en ateliers.

Le programme de l’AMLS aborde: l’évaluation initiale des patients, la gestion des voies aériennes, l’évaluation de l’état de choc, la dyspnée et les défaillances respiratoires, les douleurs thoraciques, les troubles de conscience, les douleurs abdominales, les pathologies infectieuses, métaboliques.

Au terme du cours, une évaluation diplômante détermine la délivrance d’un certificat américain reconnu de façon internationale, d’une validité de quatre ans. Les cours sont dispensés au Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence (CESU) du SAMU 68 au Centre Hospitalier de Mulhouse, par des médecins et infirmiers, professionnels de l’urgence.

Au programme de l’Advanced Medical Life Support – AMLS

JOUR 1

• L’évaluation d’un patient atteint d’une pathologie médicale
• Les états de choc
• La dyspnée et les détresses respiratoires aiguës
• Les douleurs thoraciques

• Les troubles de la conscience

• Les troubles endocriniens, métaboliques
• Les pathologies infectieuses

JOUR 2

• Les douleurs abdominales
• Les pathologies infectieuses
• Les pathologies d’origine toxiques

L’ensemble des cours dispensés sont en français.

Inscription et coût de la formation

  • L’inscription se fait par le formulaire disponible en téléchargement. Le coût de la formation, Livre AMLS et documents pédagogiques compris, s’élève à 675 euros.
  • Les frais de déplacement, d’hébergement et de repas ne sont pas inclus. Toute inscription sera accompagnée du prix de la formation soit un versement initial de 675 euros.
  • En fin de formation, une attestation de présence ainsi qu’une facture vous seront remises.
  • La lecture préalable du livre AMLS est un aspect primordial de la bonne compréhension des mécanismes physiopathologiques, permettant d’identifier les signes cliniques et les éléments anamnestiques pertinents.

Contact – informations etc : http://www.amls.fr/

Lieu : Hôpital Emile Muller (Möenschberg) (68)

Note importante : il est inutile de signaler que cette formation n’est pas utile pour un ambulancier etc etc. Aux détracteurs et autres je rappelle juste que rien n’interdit à chaque professionnel de juger lui même de l’intérêt d’approfondir ses connaissances. Je n’ajouterais rien de plus pour éviter toute polémique.

Concours ambulancier – L’oral de sélection

Concours ambulancier – L’oral de sélection

L’oral du concours ambulancier

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La question est souvent posée maintes fois et pour pallier à ce problème je vais tenter d’apporter des réponses à ce sujet l’oral du concours ambulancier.  Je reçois beaucoup de mails à ce sujet. J’ai eu beau créer une suite d’article reprenant l’ensemble ça ne suffit pas.  Je ne vais pas vous donner de solutions miracles mais essayer de vous aiguiller sur des pistes de travail.

Les étapes pour accéder à l’oral de sélection au concours ambulancier

Pour accéder à la seconde partie des sélections orales vous devez dans un premier temps avoir réussi avec succès les sélections écrites dites épreuves d’admissibilité. Mais, il y a un mais, certains d’entre vous pourront accéder directement à cette seconde partie :

  • Titulaire d’un Diplôme de niveau IV
  • Titulaire d’un diplôme Sanitaire et Socila de niveau V
  • Titulaire d’un diplôme étranger permettant l’accès universitaire
  • Admis en formation d’auxiliaires médicaux
  • Auxilaire ambulancier avec un an d’exercice au cours des cinq dernières années

Pour les autres candidats l’épreuve d’admissibilité devra être réalisée avec pour objectif la moyenne minimum de 10/20.

Déroulement de la sélection du concours d’ambulancier

Le jury de l’épreuve sera constitué : d’un chef d’entreprise de transport sanitaire, du directeur de l’école de formation ou un représentant et d’un enseignant. Vous aurez un sujet d’actualité sanitaire et sociale à tirer au sort ou encore un texte avec en fin de page des questions/argumentaire. Le but : démontrer que vous êtes à même de comprendre des consignes, de coordonner vos idées de façon cohérente et de savoir vous exprimer. Tous ces éléments sont indispensables pour évaluer votre capacité à entrer en formation.

Organiser son exposé pour l’oral du concours ambulancier

Vous tirez au sort votre sujet ou lisez votre texte. Un temps de préparation vous est alors accordé. Suivez les conseils donnés dans les précédents articles de la rubrique : bien préparer ses révisions pour l’oral et bien réussir son oral. Durant ce temps de préparation profitez en pour vous calmer, vous détendre. Faites ressortir vos connaissances en rapport avec le sujet et ressortez sur papier les mots clés.

Créez un plan sur votre feuille de brouillon et ordonnez vos idées de façon cohérente et hiérarchisée. Plus vous organiserez vos idées plus vous aurez de facilités à exposer votre sujet grâce à ces points de repères.  Respirez un grand coup, faites de courtes pauses et évitez de débiter un exposé trop vite et sans respirer . Détendez vous le jury n’est pas là pour vous déstabiliser.

Surtout ne vous engagez pas dans des voies que vous ne maitrisez pas pour ne pas ensuite, subir le piège des questions. Restez basique et reposez vous sur vos connaissances de l’actualité. A la fin de votre exposé il est fort possible que le jury vous interroge ou soulève certains points oubliés ou évoqués durant l’exposé. Prenez le temps de réfléchir à votre réponse. Faites répéter ou reformuler la question si vous avez mal compris.

Les questions de motivations et connaissance de la formation

Pour cette seconde partie vous trouverez un article : les questions de motivation, qui vous renseignera sur les questions courantes. Préparez vous à l’avance et entrainez vous à y répondre. C’est un très bon exercice qui facilite la prise de parole et vous entrainera à éviter des blancs, des balbutiements ou autre joyeusetés qui vous feront encore plus stresser. Et surtout : apprenez le contenu de la formation. Ne vous contentez pas de faire du par coeur : informez vous dans les grandes lignes sur le contenu des modules. On ne vous demande pas de savoir ce que l’on va vous enseigner mais de démontrer que vous vous êtes intéressé au contenu.

Financement de la formation d’ambulancier

Le sujet sera abordé pour évaluer votre situation. En effet ne vous leurrez pas les écoles d’ambulanciers doivent privilégier des étudiants capable de posséder un financement solide. La formation a un coût et intégrer un élève avec un financement bancal entrainera un arrêt de la formation ou vous obligera à payer la totalité de votre poche.

Ce qui peut se révéler coûteux suivant votre situation. Donc ayez en tête la situation. Il faudra être en mesure d’expliquer qui finance, comment ça se passe, est ce qu’il y a des garanties ne serait ce qu’orales ou écrites. Vous devez connaitre votre dossier sur le bout des doigts. C’est aussi un bon moyen de savoir si vous êtes motivés et si vous avez mis toutes les chances de votre côté pour atteindre votre objectif. Si vous êtes du genre à répondre : « euh pôle emploi m’a dit de venir, ils m’ont dit qu’ils allient payer avec je sais pas qui, donc pour garder mes allocs je suis venu »…. => la porte est pas loin hein ^_^ !

En conclusion

Devenir ambulancier c’est d’abord apprendre à être curieux. Informez vous sur le métier, informez vous sur l’actualité santé, sur la formation, sur ce que l’on va vous apprendre. On ne vous demande pas de maitriser le contenu mais de savoir pourquoi vous êtes là et si vous êtes un tantinet curieux pour connaitre ce vous allez apprendre durant les six prochains mois.

Le critère de sélection : c’est quelqu’un de motivé, qui sait ce qu’il veut et a des arguments solides. On ne rentre pas à l’école d’ambulancier car on a vu une lumière. On est là car on est pleinement conscient de notre décision d’orientation. Si ce n’est pas le cas : évitez de faire perdre du temps au jury ou encore laissez votre place à ceux qui veulent vraiment réussir.

Bibliographie

Retrouvez les idées d’ouvrages pour préparer le concours sur cette page  :

La libaririe de l’ambulancier

Texte de référence

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Formation de conduite et de sécurité pour l’ambulancier SMUR ou privé…

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Je vous présente un organisme de formation à la conduite : Le Mans Driver, école de pilotage officielle de l’Automobile Club de l’Ouest. En dehors des habituels stages de conduite et pilotage grand public, cet organisme propose entre autre une formation adapté à la conduite des véhicules de type VLM et UMH. Ce stage est tout aussi adapté à un ambulancier exercant en SMUR  ou un ambulancier privé dans la mesure où l’objectif n’est pas la vitesse pure mais l’apprentissage de la maitrise de son véhicule en toute sécurité et l’incidence de la conduite sur le patient.

Je cite le message :

Au-delà des « savoir-faire » et des habiletés nécessaires que réclame la fonction,l’acquisition d’une capacité de discernement relative à la prise de risque demeure notre objectif essentiel.Tous nos ateliers font référence à cette prise de conscience des risques occasionnés par une conduite non adaptée aux besoins et circonstances. Nous n’avons pas vocation à rendre les conducteurs plus confiants, mais leur offrir le savoir et les compétences d’être à même d’opter pour la conduite la plus rationnelle en terme d’efficacité et de sécurité.

Le programme de la formation de conduite:

JOUR 1

  • Apports d’informations sur la dynamique d’un véhicule (énergie cinétique, force centrifuge).
  • Savoir manipuler correctement son véhicule, savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité : chronologie d’un virage ; techniques de manipulation de volant ; les trajectoires, sécurité et souplesse.
  • Etre capable d’effectuer un freinage d’urgence et un évitement d’obstacle.
  • Faire l’expérience de différentes pertes d’adhérence.
  • Mise en situation de dérapages (du train avant et du train arrière).
  • Conduite sur neige et verglas.

JOUR 2

  • Prendre conscience de l’incidence de la conduite sur le patient transporté horizontalement.
  • Conduite avec ambulance de type UMH en alternance patient/conducteur.
  • Découvrir les principes de conduite préventive.
  • Evaluation des distances de freinage à différentes allures, découverte du carré de la vitesse.
  • Découverte sur piste des mesures de sécurité.
  • Démonstration d’une distance de sécurité adaptée et non adaptée.
  • Avoir des notions sur les aides à la conduite.
  • Compréhension du rôle et du fonctionnement de l’ESP, l’Anti patinage, l’Assistance au Freinage d’Urgence…
  • Savoir manipuler correctement son véhicule.
  • Savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité.
  • Perfectionnement des techniques acquises le jour 1.

Infos de contact et lieu de formation

  • Pour tout renseignement : 02 43 40 25 62
  • Lieu de formation : Le Mans/Brest
  • Encadrement pédagogique : 1 formateur pour 3 stagiaires Capacité d’accueil : 12 personnes
  • Répartition théorie/pratique : 3h30/3h30
  • Contact : Philippe Jousse/ p.jousse@lemans.org

http://www.lemansdriver.fr/formations/2-jours-samu-smur.html

 Note du webmaster

Pour les amateurs de sensation forte ou les « pylotes » je pense que vous serez en mesure de trouver un emploi chez DHL ou chez Maitre Cochon et tester une wonderbox « stage de découverte sur *choisir son modèle de voiture*. L’ambulancier qu’il soit privé, SMUR ou pompier n’a pas vocation à être un pilote de course avec son véhicule. La sécurité de l’équipage et du patient doit rester un objectif primordial.

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2012/12/lemans-fiche-présentation-stage-samu-smur.pdf

 

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 2

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Suite logique de la première partie de la série d’article ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. Pour cet article vous allez découvrir en partie, comment affiner sa préparation pour l’entrée en formation.

S’informer sur le cursus

Informez vous sur les cursus  car deux catégories d’emploi existent dans la profession : auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé. Deux formations avec des coûts et une durée différente. J’aime à dire que si vous voulez découvrir mais que vous n’êtes pas assurément certain de votre choix : suivez le cursus d’auxiliaire. Il dure quinze jours, forme à la base des techniques et gestes d’urgence et vous permets d’entrer en activité rapidement.

A l’issue des quinze jours une validation des acquis est réalisée et vous serez titulaire de l’attestation de formation indispensable. Vous pourrez donc travailler en binôme avec un ambulancier diplômé et plus tard, si vous le souhaitez, vous présenter au sélections du DEA.  Certes ce n’est pas le cursus le plus recruté mais vous aurez un aperçu du quotidien assez vite et si ça vous plait vous pourrez évoluer vers la formation d’ambulancier diplômé en suivant la formation. Reste le problème du financement mais j’en parlerais plus tard.

La formation d’ambulancier diplômé dure +/- six mois, ponctuée de stages en entreprise, en structure hospitalière, aux urgences etc. avec une bonne grosse dose de théorie et de cas concret. C’est en mode bourrage de crâne donc pour quelqu’un n’ayant aucunes notions médicales ou de secours et malgré tout est plus ou moins difficile au départ. Mais pour quelqu’un de motivé : rien n’est impossible. Une formation organisée sous la forme de 8 modules de formations distinct que l’on peut intégrer après avoir réussi les sélections.

Vous découvrirez des cours d’anatomie physiologie, des cours sur les gestes d’urgence, des cours sur les pathologies, apprentissage des techniques d’ergonomie pour les transferts de patients et préserver votre corps, l’apprentissage de la communication verbale et non verbale, la réglementation, l’hygiène et j’en passe. Beaucoup de choses en assez peu de temps donc il va falloir bosser dur surtout si on est en activité et sorti du cursus scolaire depuis quelques temps. Il faudra donc retrouver la courbe classique de l’apprentissage.

Malgré tout, j’avoue que personnellement je me suis régalé. Pas facile tous les jours, beaucoup de travail personnel, une tête qui a failli exploser avec la masse d’informations ingérées sur une durée très courte mais aussi beaucoup de plaisir avec le contenu des cours et la qualité des intervenants (médecin du SMUR, ambulancier, infirmiers, chef d’entreprise etc.). Donc renseignez vous pour voir quel est la meilleure voie qui vous convienne en fonction de vos choix et de vos certitudes. Prenez votre temps avant de vous lancer tête baissée.

Identifier le lieu de formation

C’est un détail que l’on néglige mais qui a son importance. Identifiez les lieux de formations : les Instituts de Formation des Ambulancier public ou les structures privées. Dans le désordre on trouve les IFA intégrées aux hôpitaux, les structures de formation de la Croix Rouge française, l’Ordre de Malte, les AFT-IFTIM etc.

Suivant votre localité géographique et vos possibilités ou non de vous déplacer, déménager c’est un point assez important. Second point à ne pas négliger : le coût de formation. Désolé pour vous mais les coûts de formation sont totalement différents d’un organisme à l’autre. Ce coût de formation est en général validé par les conseils d’administration et révisés chaque année. Demandez des devis vous aurez des surprises.

C’est un point indispensable surtout lorsqu’il va falloir monter le dossier de financement. Je prends mon exemple personnel : j’avais dû fournir à mon organisme de financement trois devis. J’ai reçu trois propositions complètement différente avec des écarts plus ou moins important. Donc à ne pas négliger surtout si c’est un financement personnel.

Troisième point, renseignez vous sur le nombre de sessions de formation à l’année, le nombre moyen de places disponibles. Suivant l’urgence de votre projet c’est important. Un exemple vous êtes dans la dernière année où vous avez le droit aux indemnités chômage ; vous n’allez pas planifier votre formation dans deux ans sinon vous allez avoir quelques soucis ou devoir trouver une alternative de revenus durant la formation. Ce n’est qu’un exemple. Il peut y avoir plusieurs notions d’urgence comme une date butoir pour un financement etc.

Si vous êtes mobile maximisez vos chances en déposant un dossier d’inscription dans différents organismes. Vous serez à même de présenter les sélections dans plusieurs endroits et faciliter vos chances d’être pris en formation. Mais attention : les frais d’inscriptions sont souvent remboursés uniquement si vous entrez en formation. Si vous plantez les sélections ce sera de l’argent perdu. Renseignez vous sur ce détail. La liste complémentaire : si je vous conseille une inscription auprès de divers instituts c’est aussi à cause du risque d’inscription sur liste complémentaire.

En effet la liste des personnes admis en formation fait l’objet de deux listes. Une première liste principale listant les personnes admises et une seconde liste dite liste complémentaire avec les personnes reçues en liste d’attente. Cette seconde liste offre, dans l’ordre de parution, une place en formation en cas de désistement d’une personne inscrite sur liste principale (financement qui lâche à la dernière minute, désistement volontaire, maladie, accident etc). Si vous vous retrouvez inscrit sur cette liste il faudra être attentif à votre position. De plus vous n’aurez aucunes garanties jusqu’au début de la formation voire en cours de route où on peut encore vous proposer une place. Pour la liste des IFA c’est ici :

https://www.ambulancier.fr/liste-des-ifa-3/

Le dossier d’inscription

Alors abordons une partie très très importante du chemin d’accès aux sélections. Votre choix de devenir ambulancier est verrouillé. Vous êtes certain de votre orientation, motivé et gonflé à bloc. Voici le moment venu de faire prendre forme à votre projet professionnel.

Vous avez donc retenu un ou plusieurs organismes de formation auprès desquels vous allez vous inscrire. Il va donc falloir retirer un dossier d’inscription auprès de chacun. Chaque dossier est unique. Chaque organisme possède des documents relatifs à sa propre organisation. Il n’existe pas de standard réel donc pensez bien à réclamer un dossier auprès de chaque institut et bien regarder les éléments demandés.

En règle général les pièces à forunir sont les suivantes :

  • attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route;
  • certificat médical de non contre-indication à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomateurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…);
  • certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France;
  • attestation, en cours de validité, de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 1 ou d’un certificat équivalent reconnu par le ministère chargé de la santé.
  • Le candidat en exercice depuis au moins un mois comme auxiliaire ambulancier est dispensé de fournir les documents mentionnés ci-dessus. Il devra néanmoins fournir l’attestation de l’employeur.
  • Le candidat souhaitant accèder à la formation dans le cadre d’un cursus continu doit s’être préinscrit dans la formation;
  • disposer d’un permis de conduire conforme à la législation en vigueur et en état de validité et ne pas être en péridode probatoire (3 ans de détention du permis obligatoire)
  • Le candidat relevant de la formation par alternance doit disposer d’un contrat de formation en alternance.

En ce qui concerne l’AFGSU1 c’est optionnel suivant les institut de formation. Tout dépend de la politique appliquée : obtention de l’AFGSU de niveau 1 avant ou pendant la formation. Si l’obtention est demandée avant le dépôt de dossier il vous faudra aussi planifier cette formation de quelques jours. Pensez aussi à son financement car ce n’est pas gratuit. N’oubliez pas de vous renseigner sur les dates de formation pour l’AFGSU1.

Si vous négligez cet aspect vous vous retrouverez bloqué. Préparez vous bien à l’avance pour constituer ce dossier et réunir l’ensemble des éléments. Petit détail qui aussi son importance : l’attestation médicale et l’attestation préfectorale ont un coût. Si vous ajoutez les frais d’inscriptions, les frais de l’AFGSU1 etc. ça représente un investissement minimum. Donc attention !!! Respectez bien les dates limites de dépôt des dossiers. Si vous arrivez trop tard ou si lors du controle des pièces il vous manque un élément vous serez bon pour revenir pour la session suivante.

A suivre la partie III :

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Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 1

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 1

De l’orientation à la pratique professionnelle première partie

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Le but de ce site vous l’avez tous compris vu que je me répète souvent : permettre à chacun de découvrir la profession, informer les professionnels en activité mais aussi favoriser l’information aux futurs élèves ambulanciers. Pour pallier aux nombreuses questions je vais tenter aux cours d’un article scindé en plusieurs parties, exposer le déroulement du processus qui part depuis le départ (intérêt pour le métier) à l’intégration dans l’emploi en passant par la formation au diplômé d’Etat d’Ambulancier.

De cette façon chaque futur ambulancier aura une ligne directrice pour lui permettre de l’aider durant ses démarches. Je ne suis pas là pour vous inscrire à une formation ou autre mais pour vous proposer un guide.

Intérêt pour le métier

Qui que vous soyez et quelle que soit votre orgine professionnelle ou scolaire vous manifestez un intérêt pour la profession d’ambulancier. Intérêt suscité par des connaissances, un article, etc. Seul problème vous avez choisi une piste assez obscure pour celui qui ne cherche pas ou ne pense pas à chercher sur Internet. Il faut dire que je ne fais pas non plus un matraquage publicitaire. Peut être ais je tort c’est possible. Donc déjà si vous lisez ces lignes c’est que vous souhaitez un début de réponse. Pour débuter l’entrée en matière je ne saurais vous conseiller de parcourir les exellentissime articles  de ce site (pris en flagrant délit d’auto-congratulations je le reconnais ^_^).

Découvrez le métier. C’est une profession que je qualifierais d’assez particulière au vu du reste du panel de métiers existant. Très peu médiatisé ou alors souvent (pas toujours mais quand même) pour passer pour de vulgaires voleurs ou encore pseudo professionnels incompétent ; il faut savoir trouver la bonne informatio. D’où la raison d’être de l’ambulancier pour les nuls.

De l’intérêt à l’analyse de ses capacités personnelles

Je ne saurais que vous recomander si vous n’êtes pas encore parti en courant après découverte de la profession, d’analyser vos capacités. Possédez vous un potentiel scolaire important ? Avez vous des facilités quand à la possibilité d’accéder à un cursus d’étude etc. Pourquoi cette réponse ? Et bien tout simplement je dirais  pour ne pas louper une opportunité d’accéder à un métier mieux valorisé, mieux payé etc.

Ce serait dommage de ne pas vous intéresser au métier d’infirmier(ère), aide soignant etc. Toutes les pistes doivent être explorées avant d’affiner son choix. Et lorsque l’on dispose d’un potentiel il serait dommage de ne pas s’en  servir. Le monde médical regorge de métiers assez peu connu et pour lequel vous pourriez vous découvrir un intérêt comme pour le métier d’ambulancier. Je ne dénigre pas ma profession je vous recommande juste de bien être prudent quand à vos choix et vos capacités.

Affiner votre orientation

L’accès à la formation d’ambulancier est soumis à deux types d’épreuves : une épreuve d’admissibilité de type écrit (en général concerne les personnes non titulaires d’un diplôme de niveau V ou un diplôme sanitaire et social de niveau V, ou encore les auxiliaires ambulanciers justifiant d’une expérience professionnelle d’un an au cours des cinq dernières années. Et d’une épreuve dite d’admission (oral) au cours de laquelle on évaluera vos capacités à vous exprimer, à suivre des consignes, à évaluer la qualité de votre motivation etc.

Donc il est intéressant si vous êtes encore dans le cursus scolaire d’aller au moins jusqu’au Bac pro, pas pro, général etc. Si vous êtes sorti du cursus scolaire et donc avec une expérience professionnelle il serait peut être intéressant aussi de regarder du côté de la VAE (validation par acquis d’expérience) qui vous donnerait, suivant le diplôme visé, une qualification supplémentaire et éventuellement donnant  un accès direct aux épreuves d’admission.

S’informer sur le métier

Vous avez dévoré les articles, vous vénérez son créateur (je plaisante J) et votre choix est toujours optimal. Je vous invite donc à prendre la température. Sortez de chez vous et allez à la rencontre des professionnels. Attention tout de même cela ne va pas être facile et vous serez peut être gentiment priés de ne pas déranger. L’ambulancier a une charge de travail importante et ne prends pas toujours le temps.

Mais soyez vindicatif et perséverez. Beaucoup d’entre nous apprécient de faire découvrir notre quotidien. Posez vos questions, ne vous laissez pas abattre si le côté négatif ressort en premier c’est un classique. Creusez, reformulez vos questions, manifestez votre intérêt et si c’est un passionné vous découvrirez le coeur du métier.

A suivre : Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle Partie II

  • S’informer sur le cursus
  • Identifier le lieu de formation
  • Le dossier d’inscription
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Ambulancier : communication et relation avec le personnel soignant

Ambulancier : communication et relation avec le personnel soignant

Communication ?

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Aujourd’hui j’aborde un sujet de relations humaines : la communication entre le personnel soignant et les ambulanciers. Pour ce faire j’ai effectué quelques recherches personnelles auprès des soignants (IDE) et personnels paramédicaux (ambulanciers SMUR et autres) afin de creuser un peu le sujet.

Qu’est ce que la communication :  selon le larousse une des définitions est la suivante :

Action de communiquer avec quelqu’un, d’être en rapport avec autrui, en général par le langage ; échange verbal entre un locuteur et un interlocuteur dont il sollicite une réponse : Le langage, le téléphone sont des moyens de communication.

La communication entre ambulanciers et personnels soignant revêt une importance capitale pour assurer la qualité et la continuité des soins du patient. L’ambulancier est le maillon de la chaine de soin et de secours mais aussi dans un domaine social. Il est le premier interlocuteur, en règle générale, auprès du patient., avec bien entendu le médecin de famille ou encore l’infirmière à domicile, AS etc.

La plupart du temps c’est l’ambulancier qui apportera les informations : ce qu’il a vu, ce qu’il a ressenti, les éléments important relatifs au cadre de vie du patient etc auprès du personnel soignant qui va accueillir le patient. Certes le patient peut s’exprimer c’est évident mais dans certains cas de figures, des éléments manqueront à l’appel et seul le professionnel aguerri saura apporter ces détails qui sauront faire la différence : éléments médicaux, éléments sociaux.

Les yeux et les oreilles

Un ambulancier se doit d’être les yeux et les oreilles de la structure hospitalière : que ce soit dans le cadre d’une intervention mandatée par le centre 15 ou encore un transport sanitaire classique. Il se doit en arrivant au domicile de son patient recueillir toutes les informations et documents indispensable à la prise en charge du malade. C’est lui qui assurera la transmission de ces mêmes éléments auprès du service receveur (service de consultations externes, service d’accueil des urgences, service d’hospitalisation).

Tous les éléments doivent être pris en compte pour s’assurer de la meilleure qualité de prise en charge : les traditionnels pièces justificatives (vitale, mutuelle etc) mais aussi les documents de type radios,scan, ECG etc récent, analyses et j’en passe. La dimension sociale est tout aussi importante : le patient vit-il seul, est il autonome, quelles sont ses difficultés au domicile, existe t’il une famille proche, est elle prévenue de quelque chose, comment les joindre etc.

Ces dernières informations seuls l’ambulancier peut en général les apporter. Le personnel soignant et l’équipe médicale en tiendront ensuite compte pour la suite du séjour et l’éventuel retour au domicile.

Sur le plan médical on reste dans une configuration connue : si c’est une urgence une fiche bilan sera rédigée avec tous les paramètres vitaux, les circonstances de l’intervention etc. Chaque éléments sera vérifié et inscrit sur cette fiche dans un but de traçabilité des soins. L’équipe soignante, grâce à ces éléments, pourra agir de façon plus adaptée. Si l’ambulancier néglige ces informations cela pourra rendre le travail plus complexe et dénotera aussi un manque de professionnalisme.

Comment sont perçus les ambulanciers

Suite à mes recherches, mon vécu, il apparait que la relation ambulancier-soignant est dans l’ensemble plutôt bien perçue de la part des IDE. Cela n’est pas non plus forcément une généralité mais il existe une cause ou plusieurs qui génère des problèmes. Mais dans l’ensemble les retours ont été assez positifs malgré des points d’amélioration à apporter. Je vais les aborder un peu plus bas.

A une infirmière qui expliquait que le terme taxi semblait être blessant pour l’ambulancier par exemple n’était pas en soi une envie de dénigrer mais plus de faciliter à ses patient âgés d’identifier la personne qui allait l’emmener chez elle. A aucuns moments elle n’a souhaité être négative dans ses propos. Donc attention aux amalgames et ne pas hésiter si on se sent lésé de prendre le temps d’apporter son avis sur la question et de discuter avec le personnel pour mieux se comprendre mutuellement.

Etre professionnel

Les reproches qui ressortent sont souvent à l’encontre des transporteurs de colis. Ces ambulanciers qui n’en ont plus rien à cirer de leur profession et qui entachent  fortement la profession. Ils déposent leur patient dans un service, ne possèdent  en général aucunes informations autres que les documents traditionnels (et encore), ne savent même pas pourquoi le patient est attendu ni quelle est sa pathologie etc.

En clair un manque flagrant de professionnalisme qui dégrade fortement  la profession. Certes les choses évoluent, les ambulanciers aussi mais ça reste le point noir pointé du doigt. Amener un patient dans un service d’urgence avec le courrier du médecin et être incapable de répondre aux questions de l’infirmière d’accueil, ne pas être en mesure d’assurer une transmission de qualité ou une once d’un bilan c’est une honte.

A contrario, certains professionnels sont peut être trop zélé, ce n’est pas un reproche juste une observation. A ne pas prendre pour une critique. Il ne faut pas arriver avec des transmission de type livre. On ne récite pas une leçon. Le but des transmissions est de proposer une synthèse des éléments les plus importants sans réciter sa leçon. L’ensemble des éléments sera déjà présent sur la fiche d’intervention. La meilleure transmission auprès d’une infirmière d’accueil sera d’aller directement au coeur du problème et de signaler les points les plus importants.

De cette façon l’orientation du patient sera facilitée ainsi que la mise en avant des problèmes les plus urgent. Expliquer que la fréquence respiratoire du patient est de 20/min ample et régulière avec une sat O² à 100% alors que le motif est une suspicion de traumatisme de la cheville n’est pas forcément indispensable si le patient vient « juste » pour ce type de trauma. On ciblera plus la synthèse sur le circonstanciel et le lésionnel, la douleur etc. Les constantes seront elles déjà inscrites sur la fiche bilan.

Idem pour une personne âgée qui vient pour une suspicion de fracture du col du fémur, vivant seule à son domicile sans aide extérieure ni famille ; le dernier point (environnement social) sera un point clé à signaler pour favoriser la suite des soins. Je grossis un peu le cliché mais dans l’ensemble c’est la meilleure attitude à avoir : synthétiser les informations les plus importantes pour faire gagner du temps et permettre une meilleure prise en charge.

Le retard

J’ai passé quelques minutes (enfin même plus ^_^) à lister les problèmes pouvant générer du retard et entrainant des répercussions sur les transports, lors de mes échanges sur le forum infirmiers.com. Le problème du retard est toujours quelque chose de complexe mais souvent mal compris par le personnel soignant. Ce n’est pas une critique envers eux car ils ne connaissent pas nos problèmes et inversement.

En effet c’est souvent une accumulation de nombreux facteurs pas forcément maitrisable qui génèrent sur la journée un retard plus ou moins important. C’est quelque chose d’immuable et qui restera un point de tension éternel. A vous d’être diplomate et de savoir amener les choses de façon posée. Je précise aussi que dans certains cas de figure la faute peut être aussi issue de l’entreprise qui ne respecte pas une charte de qualité. Mais là on attaque un autre problème que je ne saurais résoudre ici.

Position et confort du patient

Une observation faite par une IDE mentionnait le fait que certains ambulanciers négligent l’installation du patient. Je rappelle à tous que c’est absolument impératif de veiller au confort et à la bonne installation de votre patient ! Ce ne sont pas des colis. Si vous n’êtes pas capable de faire la différence changez de métier. Quand on transfère son patient sur un brancard de l’hôpital ou lit médicalisé on ne le laisse pas posé comme un sac de pommes de terre, le drap de transfert en boule sous la personne et le patient affaissé au fond du lit. 0/20 pour celui qui agit de la sorte !!!

La politesse et la courtoisie

Pour que tout se passe bien entre professionnel il est impératif de rester courtois et poli. On travaille entre professionnels et non pas entre bêtes sauvages. Je sais que des deux côtés il y a des manques flagrant de respect mutuel. Il faut juste savoir rester pro et ne pas sombrer dans la spirale. Rester professionnel c’est aussi savoir se maitriser même si la partie adverse a tort.

Pas toujours simple je sais surtout quand on est pris pour de simples transporteurs. Mais justement nous ne sommes pas des livreurs de colis donc on s’adapte J ! Pensez aussi que certains professionnels en face de vous ont en tête un stéréotype inadapté sur la profession d’ambulancier ce qui ne joue pas en votre faveur.

Une méconnaissance de la profession

Le dernier point qui poserait problème est souvent une méconnaissance totale du métier. En effet je prends un exemple récent : je viens pour une urgence médecin dans un EHPAD. Je demande à l’IDE une rapide transmission pour prendre en charge la patiente : motif de transport, pathologie, constantes etc. La réponse : je n’ai pas le droit de vous dire quoi que ce soit !!! J’ai gardé mon calme et avec courtoisie je lui ais expliqué pourquoi je devais être au courant, pourquoi le fait de savoir améliore la qualité de prise en charge, pourquoi je dois être au courant en cas d’aggravation etc. Au final j’ai eu mes réponses…

Oui je ne suis pas un livreur de colis. La profession d’ambulancier ou tout du moins le programme de formation n’est pas ou peu présenté en école d’infirmières, AS etc. Ma formatrice m’avait expliqué ,qu’à l’occasion de sa présentation de la formation du DE d’ambulancier auprès des élèves infirmières avait suscité beaucoup de surprises : en effet aucune ne connaissait nos missions, notre formations, etc et étaient donc très étonnées de ce que l’on nous enseignait ou des différentes missions.

C’est certain qu’après cela la communication change radicalement car nous sommes considérés comme des professionnels formés et que nous sommes autorisé à partager les informations relatives au patient (secret partagé, secret pro etc). Reste à justement assurer derrière et ne pas jeter le colis sur un brancard 😉

Pour conclure

La relation et communication entre les personnels soignant et les ambulanciers évolue dans le bon sens. Tout n’est pas négatif bien au contraire. La seule chose qui permet de faire évoluer en qualité c’est de réagir en tant que professionnel. N’hésitez pas à informer, questionner, discuter avec le personnel soignant pour savoir ce qu’ils attendent de vous, d’échanger avec eux sur votre métier, d’apporter avec vous les bonnes informations et d’assurer une prise en charge de qualité auprès du patient.

Allez chercher l’information ! Et si on vous prend de haut ou on vous refuse l’accès aux infos : expliquez ! Mais surtout restez courtois. Une chaine est reliée par des maillons, pour que ces maillons ne cassent pas il faut que l’ensemble soit solide et se tiennent. Chaque profession de santé est un maillon. A chacun de bien faire son job pour que cette chaine reste solide. A nous de faire en sorte que notre profession, notre formation soit mieux connue afin d’améliorer ces relations professionnelles.

Au passage un pti clin d’oeil à une IDE scolaire qui me faisait remarquer que si si les IDE scolaire sont de vraies IDE 😀 ! Je me suis aussi permis de lui expliquer que le fait de reprendre des constantes sur place n’était pas fait pour négliger leur présence et juger de leurs incompétences (bien au contraire) mais que cela fait partie des obligations en terme de protocole pour le bilan au CT 15. Exemple parfait de l’importance de bien communiquer ensemble et de façon posée. Tout le monde y gagnera.

Source : Samu/Smur De France (facebook) et le Forum Infirmiers.com. Un grand merci à tous ceux qui ont apporté leur avis sur cette question.

Devenir Ambulancier Diplômé (ADE)

Devenir Ambulancier Diplômé (ADE)

Devenir ambulancier diplômé d’état

Pour devenir ambulancier diplômé d’état (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) que dois je faire ? Tout d’abord il faut savoir que ce diplôme est délivré par le Ministère de la Santé après avoir suivi et réussi avec succès la formation. Cette formation est dispensée dans des organismes de type IFA (Institut de Formation Ambulancier) auprès de divers organismes : structure hospitalière, Croix Rouge, Ordre de Malte, AFT-IFTIM.

La formation du diplôme d’état d’ambulancier

La formation au diplôme d’état d’ambulancier se déroule sur une durée de 6 mois en moyenne et comprend des stages dans divers endroits : entreprise, structure de soins, service d’urgence. A ces stages s’ajoutent la formation théorique et pratique encadrés par divers intervenants : ambulanciers, chefs d’entreprises, formateur permanent, médecin du SMUR, intervenants extérieurs etc.

La différence entre le diplôme d’état d’ambulancier avec la formation d’auxiliaire ambulancier c’est la durée : environ 600 heures de formation contre 70 heures. Mais aussi l’existence d’épreuve d’admissibilité et des épreuves d’admission, ainsi qu’un stage de découverte obligatoire de 140 heures dans une entreprise de transport sanitaire.

Cette formation est indispensable pour pouvoir exercer en tant qu’ambulancier. Professionnel de santé, il est indispensable au coeur de l’équipage. Il est le responsable de la prise en charge et est formé à toutes les différentes situations d’urgence, à l’ergonomie et la manutention des patients, aux règles strictes d’hygiène et bien d’autres domaines incontournable pour la profession. C’est une formation très complète et passionnante. Avant de vous lancer dans cette aventure je ne saurais quand même vous conseiller de parcourir les divers articles présent sur ce site afin de bien asseoir votre choix.

On ne choisit pas ce métier c’est lui qui vous choisit.

Votre choix de réflexion est primordial au vu des nombreuses difficultés présente dans ce métier. Entrer dans la profession demande non seulement de s’en imprégner grâce au stage de découverte de 140h obligatoire mais aussi d’étudier la difficulté personnelle d’accéder à cette profession. Sur le plan familial, il est important d’étudier si l’emploi sera compatible. En effet devenir ambulancier ce n’est pas choisir un travail alimentaire. C’est bien plus complexe que ça semble être.

Pour votre information et devenir ambulancier

Le contenu de la formation : Découvrez le programme de la formation de l’ambulancier diplômé mais aussi les textes en vigueur détaillant l’ensemble des informations et pour vous préparer au concours d’entrée : la rubrique concours ambulancier et pour terminer le stage de découverte avant d’entrer en formation

Références législatives

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Télécharger l’arrêté au format PDF

Bonne découverte et bonne orientation à vous 🙂

devenir ambulancier - formation diplôme d'état d'ambulancier
La maman de Camille n’a pas eu le temps d’arriver à la maternité !

La maman de Camille n’a pas eu le temps d’arriver à la maternité !

Une belle anecdote pour les ambulanciers qui ont assuré l’intervention et de beaux souvenirs en perspective. Comme quoi les ambulanciers aussi sont formés à ce genre d’intervention bien que le grand public en doute encore ;=) Toutes mes félicitations aux parents et aux collègues qui étaient sur place :

Samedi, vers 1 h 30, Camille est née… chez elle, au lieu-dit « La Ragotte », à Vallon-en-Sully. L’accouchement s’est passé si vite que sa maman, Elodie Dechatre, n’a pu se rendre à la maternité de Montluçon, à une vingtaine de kilomètres : « J’ai appelé les pompiers pour leur dire que le bébé arrivait, mais comme la poche des eaux n’était pas rompue, ils m’ont dit qu’on avait encore le temps »

C’est finalement une ambulance qui a été envoyée, pour assurer le transport. « Les ambulanciers ont tout de suite vérifié les contractions puis m’ont mise sur le brancard, raconte la jeune maman. Mais on n’a même pas eu le temps de changer de pièce, la tête de ma fille était déjà sortie ! »

L’article dans son intégralité c’est ici : la-maman-de-camille-n-a-pas-eu-le-temps-d-arriver-a-la-maternite

Si les ambulanciers qui étaient sur place me lisent : contactez moi pour raconter cette aventure !

Ambulancier et transport pédiatrique

Ambulancier et transport pédiatrique

Transport pédiatrique : nouvelle session de formation pour février 2013

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L’Institut Régional de Formation Croix Rouge Ile de France organise une session de formation pour ambulancier avec pour thème la spécialisation au transport pédiatrique sur le site de Romainville. Cette session se déroulera le mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 8 février 2013. Si vous souhaitez vous inscrire veuillez contacter Mme GEORGES au 01-41-60-21-30.

  • Durée de la formation : 21 heures d’enseignement théorique et clinique
  • Coût : 300 €

Objectif de formation

  • Développer des connaissances, un comportement et des aptitudes afin d’acquérir des compétences professionnelles
  • Acquérir des capacités d’initiative, d’anticipation et d’autonomie
  • Assurer sur prescription médicale tout type de transport pédiatrique
  • Collaborer avec les équipes hospitalières et pré hospitalières
  • Apprendre à gérer des situations de stress ou de communication difficiles

Public concerné

Formation destinée aux ambulanciers et infirmier Diplômés d’État qui souhaitent participer aux transports pédiatriques infirmiers inter hospitaliers (TIIH). Activité professionnelle qui peut s’exercer au sein d’une entreprise privée ou d’un service hospitalier de transport sanitaire.

Contenu de la formation

Enseignement théorique et pratique

Principaux contenus

  • Anatomie, physiologie et pathologies (nouveau-né, nourrisson et enfant)
  • Principales indications du transfert inter hospitalier (nouveau-né, nourrisson et enfant)
  • Réglementation en vigueur pour les transports pédiatriques
  • Entretien et hygiène du matériel de soins et de surveillance pédiatrique.
  • Surveillance durant le transport et gestion des appareils de mesure automatisés
  • Gestes d’urgence et de réanimation pédiatrique et application des protocoles
  • Gestion de l’environnement spécifique à l’enfant (les parents, les soignants)
  • Transmission et continuité des soins
  • Mise en place les différents matériels de transfert (incubateur de transport …)
  • Conditionnement du grand enfant en vue de son transport (coquille, attelle …)

La fiche technique de la formation est disponible à la fin de cet article. Pour plus d’informations : http://irfss-idf.croix-rouge.fr/Catalogue-des-formations/Transport-Pediatrique/(keywords)/ambulancier

L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

Formation Ambulancier et transport psychiatrique

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L’Institut Régional de Formation de la Croix Rouge IDF propose une formation : « Ambulancier en Psychiatrie – le transport sécurisé ».

Cette formation se déroulera les mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 janvier 2013 sur le site de Romainville. Les inscriptions et informations sur le coût de la formation se font auprès de Mme Georges : 01.41.60.21.30

Objectifs

  • Développer des connaissances, un comportement et des aptitudes afin d’acquérir des compétences professionnels
  • Acquérir des capacités ciblées sur la prise en charge d’un patient souffrant d’une affection psychiatrique
  • Collaborer à la prise en charge médical d’un patient en hospitalisation sous contrainte
  • Assurer l’extraction et le transport d’un patient en toute sécurité pour le patient et l’ambulancier

Public concerné

Contenu de la formation

La formation est découpée en 6 séquence de 3h30 chacune :

  • Le cadre législatif
  • La prise d’appel , interroger un patient ou sa famille et orienter une prise en charge
  • Préparer l’intervention à domicile, l’entretien familiale, l’approche du patient
  • Le contact avec le patient et sa famille
  • L’extraction et le transport
  • L’analyse de l’intervention

Cette formation est toujours un « plus » dans le cursus de formation continue des ambulanciers. En effet vous pouvez être amené de façon plus ou moins régulière lors de vos interventions à réaliser ce type de transport. Il est donc très important de bien acquérir les diverses notions relatives à ce transport spécifique. De cette façon vous posséderez les éléments indispensable pour que l’ensemble de la prise en charge se déroule de façon la plus qualitative possible pour votre patient et pour la sécurité de votre équipage.

Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier, ambulancier diplômé, que choisir ?

Beaucoup de personnes qui souhaitent se tourner vers la profession d’ambulancier se posent très souvent la question suivante : dois je choisir la formation d’auxiliaire ou le diplôme d’état d’ambulancier. Beaucoup d’avis divergent sur ce sujet mais je vais tenter d’apporter quelques éléments de réponse pour vous aider à définir votre choix. Je ne prendrais pas ou imposerais une décision, ce sera juste vous offrir des pistes pour mieux vous informer.

Vous avez des doutes sur votre choix d’orientation

Vous avez découvert la profession mais malgré tout ce que vous avez pu voir, lire, échanger vous n’êtes actuellement pas certain d’avoir fait le bon choix d’orientation. La spécificité du métier d’ambulancier fait qu’il est important de se poser les bonnes question pour assumer un choix d’orientation solide. Vous pouvez faire marche arrière à tout moment mais à l’heure actuelle il est vivement conseillé de ne pas trop s’aventurer dans des chemins épineux.

Si vous doutez encore de votre choix n’hésitez pas faites la formation d’auxiliaire ambulancier. Au bout de 15 jours de formation vous êtes en mesure de pouvoir prétendre à travailler comme tel. Cela vous permettra de découvrir mieux le métier et de vous faire une expérience suffisante pour choisir ou non d’aller plus loin en terme de formation.

Ce sera aussi l’occasion de vous bâtir une expérience notable dans ce corps de métier et vous permettre d’aborder plus sereinement le Diplôme d’Etat d’Ambulancier. Si votre choix est assurément réfléchi foncez et tentez les sélection du Diplôme d’Etat d’ambulancier. Si vous êtes accepté en formation félicitations ! Vous allez débuter 6 mois de formation intensive mais si vous êtes motivé et que le contenu vous plait vous allez adorer. Ce sera dur mais vous y arriverez !

Est ce que j’ai un financement solide

La formation du Diplôme d’Etat d’Ambulancier nécessite d’avoir avec soi un financement béton. Cette formation a, selon les instituts et régions, des coûts très disparate (+/- 2k euros à 4k euros voire plus). En comparaison de la formation d’auxiliaire il y a un grand fossé. Logique la durée et le contenu diffèrent. Pôle Emploi peut vous financer avec ou sans participation des Conseils Généraux. C’est à vous de faire les démarches dans votre région pour connaitre les possibilités offertes.

Vous pouvez aussi ; si vous êtes salarié depuis plus de deux ans au sein de votre entreprise;  faire appel aux Congé Individuel de Formation. Donc là aussi c’est un critère important à prendre en compte pour être assuré de rentrer en formation avec un un financement bien ficelé. Attention à ne pas se retrouver en cours de route avec un financement boiteux qui vous abandonne (déjà vu) et devoir financer vous même la formation.

D’ailleurs c’est un critère évalué durant les oraux de sélection. Donc maitrisez votre dossier si vous vous présentez à l’oral de sélection pour le Diplôme d’Etat Ambulancier. Vous devez connaitre exactement la teneur de ce dossier pour défendre votre future place.

Quelle formation me donnera l’assurance de trouver un emploi

Les deux formations vous permettent un accès à l’emploi. Sauf que dans la réalité du quotidien, les employeurs ont une tendance à favoriser l’embauche d’ambulanciers diplômé. En effet, en terme de confort de travail, les auxiliaires ambulanciers ne peuvent travailler en binôme et doivent être systématiquement accompagnés d’un ambulancier diplômé. Sauf dans le cas du Transport Assis Professionnalisé.

Donc pour plus de souplesse en terme d’équipage, une majorité d’entreprises rechignent à engager des auxiliaires. Démarchez avant de vous former : allez chercher une promesse d’embauche, scrutez l’état de santé des entreprises et le besoin de main d’oeuvre de votre région avant de faire quoi que ce soit d’autre. Une promesse d’embauche écrite peut aussi favoriser nettement plus facilement l’accès à un financement.

Ai-je la possibilité de cumuler les deux formations ?

Bien entendu. Après la formation d’auxiliaire rien ne vous empêchera de tenter le niveau supérieur. Reste ensuite et encore une fois de plus le problème du financement ! Si votre chef d’entreprise est en mesure de vous aider, ou encore si vous avez cumulé deux années consécutives dans l’entreprise tentez un CIF (Congé Individuel de Formation). Je ne vais pas détailler les procédures ici  car sur la toile vous trouverez les infos à ce sujet.

http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/formation-professionnelle,118/le-conge-individuel-de-formation,1070.html

Quelles différences au final entre auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé ?

En dehors du contenu et de la durée de la formation, voyons un peu ce qui diffère en activité :

Le taux horaire

vu la faible différence avec un ambulancier diplômé il n’y a pas un écart majeur de rémunération. C’est de l’ordre d’une cinquantaine d’euros ; et encore je n’ai plus les chiffres en tête à la rédaction de cet article ; à la fin du mois. Certes ce n’est pas normal au vu de la différence de responsabilité mais cela fait partie du packaging du métier et de ses aberrations (et il y en a un paquet je vous assure ^^).

L’équipage

Comme expliqué plus haut un auxiliaire sera binômé avec un ambulancier diplômé uniquement sauf en cas de transport en VSL . C’est la loi. Au cours de la journée type l’auxiliaire assurera la conduite de l’ambulance tandis que l’ambulancier diplômé assurera la surveillance du patient durant le transport. Lors des prises en charge au domicile ou en structure de soins c’est l’équipe qui s’occupe du patient et non pas l’auxiliaire qui fait ci et l’ambulancier diplômé qui fait ça. On reste avant tout une équipe complémentaire même au vu de la différence de qualification. Seule l’expérience pourra apporter un atout dans l’équipe.

La responsabilité 

Là est la plus grande différence. L’ambulancier diplômé est le chef de bord. Je parle ici en terme de responsabilité pénale et non pas en terme d’équipage. En terme d’équipage les deux personnels restent un binôme et doivent travailler ensemble sans rapport de force et pour le bien être du patient. Il doit exister un réel échange qui doit évoluer en cas de présence d ‘un personnel plus expérimenté que l’autre point c’est tout.

En terme de responsabilité c’est surtout le devenir du patient et ce qui serait susceptible d’évoluer durant la prise en charge. C’est là qu’entre en jeu la responsabilité de l’ambulancier diplômé : gestes d’urgences non adaptés ou non appliqués, mauvaise prise en charge, chute du patient entrainant blessures ou autres etc j’en passe.

Ce sont les seules vraies différences entre les deux emplois en dehors du parcours de formation.

Au final un choix très personnel

Oui au final ça reste un choix personnel : un choix d’orientation, un choix ou une obligation en terme de plafonnement/opportunité de financement, un bassin d’emploi etc etc. Personne ne pourra vous aider tant que toutes ces questions n’auront pas trouvé de réponses. Certain vous diront : auxiliaire, d’autres diplômé. J’ai personnellement pu accéder directement au diplôme : financement solide, intérêt important et assuré au sujet de la profession mais aussi du contenu de formation.

J’ai donc pu trouver du travail facilement. La formation d’auxiliaire me semblait trop courte au vu de mon appétit de connaissances. Donc chacun au final aura des réponses différentes à ses questions. Et à la fin ce sera souvent le financement qui décidera de votre avenir professionnel. C’est malheureux mais c’est comme ça. Une formation coûte cher et un financement personnel reste actuellement rare et difficile à mettre en oeuvre.

Cela n’empêche que je vous invite à vous prendre en main, ne pas baisser les bras et à harceler les différents organismes pour obtenir gain de cause. Celui, qui à l’heure actuelle, souhaite travailler doit pouvoir obtenir la possibilité de s’intégrer dans le marché de l’emploi. Faites du forcing, décrochez une promesse d’embauche et surtout, surtout, engagez vous seulement si votre choix d’orientation est arrivé à maturité. Ne vous engagez pas dans ce métier juste parce que vous avez vu de la lumière ou parce que vous aimez conduire.

Ce n’est pas seulement un job, c’est d’abord un service que vous apportez aux patients et ce n’est pas à eux de subir vos erreurs de parcours. Ce métier a besoin d’évoluer et c’est vous qui à votre niveau apporterez un peu plus de respectabilité à cette profession en vous investissant de manière sérieuse et réfléchie. Ce n’est pas une critique : tout le monde n’est pas fait pour ce job. Il faut juste être sûr de son choix avant de passer du côté obscur de la force ;=)

Accrochez vous : ambulancier c’est un choix assumé

Dans tous les cas de figures : motivez vous, soyez inébranlable et affrontez les organismes (pôle emploi, conseil général etc) avec assurance. Si vous souhaitez faire ce job vous êtes normalement motivé. Prouvez leur que vous êtes capable, que vous avez toutes les clés pour réussir et que vous connaissez exactement la profession. Ne les laissez pas vous démonter. Ce métier est très mal connu et même les spécialistes du pôle emploi ne connaissent pas les trois quart de ce métier. A vous de vous imposer pour arriver à vos fins. Bon courage !

Pour les collègues ou autres : si cet article manque d’éléments n’hésitez pas à le signaler/faire des propositions via les commentaires (voir en bas de page)

Bibliographie

N’hésitez pas si vous succombez à vous procurer des ouvrages de préparation, de cette façon ces livres pourront vous aider à préparer vos révisions en vue du concours 🙂

La librairie de l’ambulancier

Le brancard cuillère ou civière de relevage

Le brancard cuillère ou civière de relevage

La civière de relevage

Appelée brancard cuillère ou civière scoop est une civière à deux éléments séparables. Réglage en hauteur avec deux verrous situés en haut et en bas du brancard permettant la séparation en deux éléments distinct. Chaque élément possède des lames courbées permettant de cueillir la victime au sol sans la déplacer et donc en respectant un maximum l’axe tête-cou-tronc.

On positionne les deux éléments sur le côté de la victime après avoir réglé la longueur en fonction de la taille du patient. Les lames passent sous la personne puis on réunit chaque extrémité afin de les verrouiller. Il est bien entendu évident qu’il faut être prudent pour ne pas pincer les vêtements ou les parties charnues.

Chaque équipier se positionne à la tête et au pied du brancard et peuvent donc soulever l’ensemble par les bords permettant une bonne prise. Ainsi une fois installée et sanglée la victime peut être déposé sur le Matelas Immobilisateur à Dépression en toute sécurité. On pratiquera l’opération inverse une fois terminé : déverouillage du brancard en haut et en bas et retrait des deux éléments qui vont glisser très facilement vu le profilage des lames

Le brancard cuillère ou civière de relevage
Le brancard cuillère ou civière de relevage

Utilité du brancard cuillère

Ce type de brancard sert dans de nombreux cas : relevage, endroit difficile d’accès pour un brancard traditionnel, victime dans une position complexe à extraire. Le second point est que c’est utilisable par un équipage de deux ambulanciers sans risque de déplacer la victime et de prendre des risques supplémentaires en cas de suspicion de traumatisme du rachis. La matière alu/ fibre ou autre permet une désinfection de l’ensemble de façon pratique et rapide. Ce brancard est utilisé dans de nombreux pays où les équipage d’ambulanciers travaillent en binôme.

Mon avis sur le brancard cuillère

Je l’utilise de façon quasi systématique au quotidien si la situation le permet : pratique, rapide à mettre en oeuvre, sécurisée c’est un outil indispensable et surtout obligatoire dans les ASSU. ce que j’ai pu constater : beaucoup de mes collègues plus anciens ne savent pas s’en servir et donc ne l’utilisent pas. Pourquoi ? tout simplement cette méthode de relevage n’était pas forcément enseigné auparavant et sa présence obligatoire dans une ambulance reste assez récente.

Un outil indispensable pour les ambulanciers et… le patient

Je n’hésite donc pas même si je suis plus jeune d’expérience à expliquer et guider mes collègues pour la mise en place de ce système. En règle générale l’essayer c’est l’adopter. Ce brancard m’a sorti de la m… un paquet de fois comme cet exemple : extraction d’une victime avec trauma de type col du fémur, algique +++, allongée dans un lit complètement défoncé et surtout dans un environnement totalement insalubre…

La victime est « enfoncée »dans le matelas, les conditions d’hygiène assurément douteuses (un truc de malade même !). Accès du brancard quasi impossible au vu de l’encombrement et de la configuration des locaux. La cuillère nous a bien aidé.

Bon j’ai explosé les lattes du lit mangé par les vers en montant dessus mais il n’était pas de première jeunesse non plus. On a eu une franche rigolade après quand même… Reste que l’extraction a été rapide, facilitée par la taille étroite de ce type de civière au passage de la porte et pour circuler dans la maison étroite. On a donc pu déposer en toute sécurité la patiente sur le coquille et la techniquer sans la faire souffrir…

Immigration

Immigration

Les immigrés sont des personnes étrangères qui vivent dans un pays de manière stable. Ils peuvent y séjourner en conformité avec la législation du pays d’accueil ou de manière irrégulière. Différentes raisons justifient ces mouvements de population. Le monde compterait près de 200 millions de migrants.

L’immigration historique

Les migrations ont été régionales puis nationales et internationales. Elles se sont développées parallèlement à l’évolution des différents moyens de locomotion. Le développement du rail et de l’avion ont favorisé des immigrations d’origine plus lointaine.

Un certain nombre de pays se sont largement peuplés grâce à ces vagues migratoires comme les États-Unis. La France a connu plusieurs vagues migratoires. Après la 2nde guerre mondiale les migrants surtout des hommes venaient essentiellement de l’Europe du Sud (Portugal, Espagne) et aussi du Maghreb (Maroc, Algérie, etc;) Ensuite la France a accueilli des personnes venant de pays instables politiquement : Ex-Yougoslavie, République démocratique du Congo, etc.

L’immigration économique

Les flux de migration sont aujourd’hui orienté des pays en développement vers les pays développés. Les personnes originaires des pays pauvres, même non qualifiées cherchent à travailler dans les pays riches. Les pays d’accueil ont souvent des problèmes de recrutement de main d’œuvre dans les emplois non qualifiés. Pays du Moyen Orient ont un taux très important de population immigrée provenant du Pakistan ou de l’Inde.

Les flux migratoires de personnes qualifiées : la France pour le milieu paramédical et parfois médical. Le Canada est très exigent quant à la qualité des diplômes de candidats migrants mais leur accueil est facilité par une adaptation rapide notamment par l’organisation de cours d’approfondissement de la langue. En France le taux de chômage est plus élevé pour les immigrés : ils représentent environ 27 % des chômeurs alors qu’ils ne sont que 9% de la population active. Chiffres qui s’expliquent par la moindre qualification de la main d’œuvre. Le taux d’emploi des femmes immigrées reste inférieur à celui des femmes qui ne le sont pas. Elles sont plus concernées par les temps partiels dans les secteurs d’activité relatifs aux services.

Les travailleurs immigrés peuvent retourner dans leur pays d’origine quand ils ne sont plus en âge de pratiquer une activité économique. Un certain nombre de personnes touchent ainsi leur pension de retraite à l’étranger. L’allocation supplémentaire du minimum vieillesse est réservée aux résidents de France.

L’immigration Politique

Les réfugiés politiques sont ceux qui bénéficient d’un statut particulier en raison des conditions d’insécurité qu’ils connaissent dans leur propre pays. Ils peuvent bénéficier d’une procédure dérogatoire quant aux règles de séjour d’autant plus lorsqu’un retour au pays constitue un risque vital pour eux. En attendant leur statut de réfugié politique ces immigrés sont des demandeurs d’asile. Fin 2007 ce type d’immigrés a atteint 14 millions de personnes.

Les mineurs isolés : sont ceux qui immigrent seuls ou sans adulte. Souvent sans papier d’identité il est difficile de déterminer leur âge, leur identité, leur nationalité. Leur nombre a bcp augmenté en France. Ils sont surtout originaires de la Roumanie, de la Chine, du Maroc, de l’Albanie, du Congo ou de l’Angola. Ils doivent bénéficier d’une protection particulière en application de la convention internationale des droits de l’enfant.

L’immigration démographique

Elle est encouragée par le pays d’accueil pour compenser un déficit de naissances. L’intégration de ces immigrés peut se faire par l’acquisition de la nationalité, une durée de séjour sur le territoire est souvent requise, le mariage peut également être un motif d’obtention de la nationalité. Les enfant s d’immigrés nés dans le pays d’accueil peuvent obtenir la nationalité dudit pays. La migration des étudiants Plus temporaire et réalisable grâce à des accords bilatéraux entre leur pays d’origine et le pays d’accueil. La migration des retraités : un phénomène récent. Elle s’exerce souvent sur une partie de l’année et vers un pays dont le niveau de vie est moins élevé.

Les droits des immigrés

L’assimilation : la population immigrée doit s’intégrer dans le pays d’accueil et s’y fondre sans garder se particularités, elle doit renoncer à sa propre culture.

Deux conceptions s’opposent :

Le communautarisme : elle met en évidence toutes les particularités de l’immigré y compris si elles contredisent les lois du pays d’accueil.

Les immigrés ont des droits politiques plus limités que les nationaux. Toutefois dans un certain nombre de pays ils peuvent avoir droit de participer aux élections politiques locales en tant qu’électeurs.

L’immigration irrégulière

Certains immigrés franchissent les frontières sans faire de démarches préalables pour être en règle avec la législation du pays d’accueil. Ils arrivent sur le territoire souvent grâce à des passeurs, vivent de petits boulots, sont exploités. Ils tentent de demander leur régularisation une fois sur le territoire. Certains sont régularisés, d’autres sont renvoyés à la frontière.

Discussion

Il existe des étrangers indésirables tels que les demandeurs d’emploi et les demandeurs d’asile.

Certains pays de l’Union Européenne ont renforcé leurs liens pour lutter contre l’immigration : il s’agit des pays de l’espace Schengen. Une personne rentrée régulièrement sur ce territoire peut circuler dans tous les pays de cet ensemble sans que ceux-ci puissent avoir d’exigences particulière. Si la circulation est facilitée, l’entrée s’est complexifiée.

 

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

Croix Rouge Française : ambulanciers et communication

Croix Rouge Française : ambulanciers et communication

Vidéo réalisée par des élèves de l’Institut de Formation d’Ambulancier  de la Croix Rouge Ile de France dans le cadre d’un travail de groupe sur la communication.

Pour information les ambulanciers disposent au cours de leur cursus d’un module, le numéro 5, dénommé « Etablir une communication adaptée au patient et à son entourage ». Ci-après un extrait du contenu du module de formation en question :

Objectifs de formation :

Etre capable de 

  • Ecouter le patient et son entourage et prendre en compte les signes non verbaux de communication sans porter de jugement ;
  • S’exprimer et échanger en adaptant son niveau de langage, dans le respect du patient et avec discrétion ;
  • Expliquer le transport réalisé, les raisons d’un geste professionnel et apporter des conseils adaptés ;
  • Faire exprimer les besoins et les attentes du patient, les reformuler et proposer des modalités adaptées de prise en charge ;
  • Apporter des informations pratiques adaptées lors de l’accueil dans le service ;
  • Identifier les limites de son champ d’intervention dans des situations de crise, de violence en prenant du recul par rapport au patient et à sa situation.

Evaluation

  • Critères de résultat :
  •  Une relation de confiance est établie ;
  • La communication est adaptée en fonction de l’état de santé du patient / de sa douleur ;
  • L’information donnée est comprise par le patient et par son entourage ;
  • Les attentes du patient sont écoutées, entendues avec respect et prises en compte ;
  • Des limites sont posées dans les situations d’agressivité, de crise ou de violence.
« Paramedic » : la formation

« Paramedic » : la formation

La formation de paramedic ? Envolez vous pour le Canada

Aujourd’hui je vous propose un voyage au Canada : vous avez toujours rêver de pouvoir aller plus loin dans le métier d’ambulancier mais le système français est trop limité en terme de possibilités et de cursus ? Voici peut être de quoi changer radicalement de vie : partir étudier à Ottawa et suivre la formation en soins paramédicaux.

Voici un extrait du programme d’étude :

Étape 1

Cours obligatoires

  1. Bureautique
  2. Conditionnement physique et mieux-être
  3. Évaluation et interventions préhospitalières I – lab
  4. Communication et relations interpersonnelles
  5. Notions médico-légales
  6. Physiologie humaine I
  7. Techniques de communication I
  8. Traumatismes et urgences médicales I
  9. Basic English

Cours au choix

  1. L’art et l’identité de l’homme
  2. Santé et ses composantes
  3. Introduction à la psychologie
  4. Les actualités
  5. Bien-être et sexualité

Étape 2

Cours obligatoires

  1. Conditionnement physique et techniques d’auto défense
  2. Évaluation et interventions préhospitalières II – lab
  3. Urgences psychosociales
  4. Physiologie humaine II
  5. Recherche, leadership et professionnalisme
  6. Stages cliniques ambulancier I
  7. Techniques de communication II
  8. Traumatismes et urgences médicales II
  9. Intermediate English

Étape 3

Cours obligatoires

  1. Conduite d’un véhicule d’urgence et contrôle de la scène
  2. Évaluation et interventions préhospitalières III – lab
  3. Observing and Recording
  4. Soins avancés préhospitaliers – laboratoire
  5. Soins avancés préhospitaliers – théorie
  6. Stages cliniques ambulanciers II
  7. Stages cliniques hospitaliers
  8. Techniques de communication III
  9. Traumatismes et urgences médicales III

Étape 4

Cours obligatoires

  1. Revue en prévision de l’examen d’autorisation
  2. Stages cliniques ambulanciers III

L’accès est possible aux étudiants étrangers. Pour l’admission en septembre 2012 il vous faudra envoyer votre candidature en novembre 2011. Bien entendu certain pré requis sont nécéssaire comme par exemple une solide maitrise de l’anglais étant donné que les supports de courssont souvent en langue de shakespeare. A cela il faut aussi rajouter un budget plus ou moins conséquent mais le rêve n’a pas de prix. Bref je vous laisse découvrir tous les détails sur la page dédiée à cette formation. De plus si vous avez des question n’hésitez pas à les adresser dans les commentaires en bas de page, Sébastien GAGNON paramedics en soins avancés dans cet établissement vous renseignera du mieux possible.

Plus d’informations : http://www.lacitec.on.ca/programmes/51491.htm#info-sup

Devenir formateur en Institut de Formation Ambulancier

Devenir formateur en Institut de Formation Ambulancier

Devenir formateur en Institut de Formation Ambulancier

Comment devient on formateur en Institut de Formation Ambulancier ? Tout d’abord il faut savoir que le titulaire du DEA ne pourra plus à compter de 2013 sauf changement être formateur dans un IFA à titre de formateur permanent. Je vous rassure beaucoup d’établissement regrettent ce changement officiel et réclame des changements.

Voici deux extraits du forum SOS-112  rubrique ambulancier à ce sujet

Le 1er

  • le DEA ou CCA avec du terrain
  • une formation de pédagogie au minimum PAE3 mieux encore PAE1 ou encore mieux formateur AFGSU ou un cursus de pédagogie universitaire type DU de pédago ou licence ou master 1 de pédagogie du geste

Le 2ème

  • 3 questions que j’ai posé à l’IFA/IFI de Théodore Simon www.ifits.fr

    QUESTIONS :

  • Comment devient on formateur en IFA ?
  • Quels diplômes doit on posséder ?
  • La formation étant faites sur 8 modules doit on être généraliste ou spécialiste d’un module ?

    RÉPONSES :

1- Comme pour tous les postes de formateurs dans le milieu para-médical (formation infirmière, formation puéricultrice, etc…), un formateur IFA est un professionnel de santé (infirmier, infirmier anesthésiste, etc…) qui souhaite se reconvertir dans le domaine de la pédagogie.

2- Les formateurs permanents des IFA doivent être titulaires du diplôme d’état infirmier. Un titre universitaire de niveau II dans le domaine de la pédagogie ou de la santé est recommandé (arrêté du 31 juillet 2009 relatif aux autorisations des instituts de formation).

3- La formation en IFA est assuré par des formateurs permanents.
Au sein de l’IFITS, nous essayons d’avoir des formateurs qui en tant qu’anciens infirmiers peuvent assurer une très grande partie des cours théoriques ; par ailleurs, nous essayons de recruter des formateurs qui ont une expérience dans le domaine des urgences / SAMU / SMUR afin qu’ils aient une connaissance du métier d’ambulancier et puissent assurer une partie des cours pratiques. Néanmoins, la formation en IFA est également assuré par des intervenants extérieurs qui, de par leur métier, apportent leur expertise dans un domaine très précis (conduite d’ambulance, sécurité routière, ergonomie, etc…).

Retrouvez le sujet d’origine ici : http://www.sos112.fr/comment_devient_on_instructeurformateur_en_ifa_recrutement_formateur_ambulancier_cdi-t1278.10.html;wap2=

ambulancier sur un cas concret

CHU de Grenoble et formation continue des ambulanciers

CHU de Grenoble et formation continue des ambulanciers

Le CHU de Grenoble et son catalogue de formation ambulancier

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Aujourd’hui je souhaite mettre le CHU de Grenoble à l’honneur pour quelque chose qu’ils proposent dans leur catalogue de formation ambulancier  :

  • « Des liens au lien » – prise en charge de patients hospitalisés sous contrainte
  • Formation de tuteur en entreprise – ambulanciers diplômés (CCA ou DEA)
  • L’hygiène en transport sanitaire – ambulanciers diplômés (CCA ou DEA)
  • Ergonomie et manutention des patients en transport sanitaire – ambulanciers diplômés (CCA ou DEA)

Des formations utiles pour ceux dont les connaissances sont un peu anciennes et qui souhaiteraient donc dépoussiérer tout ça voir en apprendre plus. Ces formations s’ajoutent aux traditionnels AFGSU 1 et 2. Je salue bien bas ces initiatives car elles demeurent rares et permettent donc aux ambulanciers désireux de se remettre à jour voire de compléter des acquis.  Pour plus d’infos rendez vous sur le site de l’IFA de Grenoble :

http://www.chu-grenoble.fr/public/public_manuscrite.aspx?PAGE_CODE=ETUDIANT_AMBULANCIERS

Comparatifs des cursus ambulancier dans le monde

Comparatifs des cursus ambulancier dans le monde

Il est toujours intéressant de se pencher sur les cursus ambulancier : France, Europ, Monde. Il existe des systèmes de secours différents et l’échange et la découverte restent des éléments passionnant.

Scoop and Run, Stay and Play

Au travers des divers pays européens voir du monde entier la structure des techniciens d’urgence ou non  pré hospitalier sont différent du modèle français. Je vais vous présenter en simplifiant le cursus courant de ce que l’on rencontre chez nos voisins. Système basé sur les pratiques Nord Américaines.

Rien de bien incroyable mais plusieurs niveaux de qualifications apparaissent avec des degrés de compétences plus ou moins élevés. Cela est dû aussi à la différence de la prise en charge de la victime. En France le principe est « stay and play » (rester et jouer) c’est-à-dire que le patient en urgence vitale est pris en charge par une équipe médicale (SMUR) composé d’un médecin, une infirmière et un ambulancier. Chacun a son domaine de compétences respectives : médecine d’urgence, soins d’urgence, transport…

 Le but étant de déplacer l’hôpital au chevet du patient pour stabiliser son état et permettre de le transporter dans des conditions optimum. Le système inverse qui est répandu dans le reste du monde est le « scoop and run » (charger et courir). Le but étant à l’inverse du système français : prendre en charge le patient et l’amener le plus vite possible vers un service hospitalier pour disposer de tout le matériel indispensable à la prise en charge de l’urgence vitale.

En France trois niveaux de compétences pour le cursus ambulancier

En Europe et dans le monde, trois différentes qualifications pour les ambulanciers

First Respondant ou First Aid

Cela correspond au secouriste courant : auxiliaire ambulancier, pompiers. La formation est axée sur les gestes de premier secours,  la position d’attente d’une victime en état d’urgence vitale. Peu ou pas d’anatomie, physiologie, pathologie. Le cursus reste simple.

EMT B ou Emergency Medical Technician  Basic

Cela correspond à l’ambulancier DEA et DEA+FAE. Pas de gestes invasifs. Prise en charge d’urgence vitale ou non. Maitrise de tous les aspects du transport sanitaire. Initiation à l’anatomie, physiologie, pathologie. Recyclages obligatoires.

EMT P ou Emergency Medical Technician Paramedic

 La définition de cette qualification c’est : exercice de gestes médicaux (invasifs) délégués avec traitement sur protocole, par un technicien d’urgence. La formation, les gestes invasifs et les protocoles varient selon les pays.  En général c’est accessible par un  EMT B justifiant d’une certaine expérience ou à des soignants. Les cours proposent de l’anatomie, physiologie, pathologie plus poussés que de la simple initiation. Puis pratiques et enseignement des protocoles (interprétation ECG, pharmacologie, protocoles d’administration, protocole de réanimation, urgences pédiatrique etc. etc.

Attention : ne surtout pas comparer le cursus infirmier avec l’EMT P. le cursus de formation est totalement différents sur bien des points.   A ce jour je n’ai pas connaissances de passerelles d’équivalence vers les diplômes d’EMT. Ce sujet est juste destiné à présenter les cursus étranger et n’a pas vocation à devenir un sujet de polémique sur les qualifications des personnels ambulanciers en France. Si vous disposez de plus d’informations sur le sujet n’hésitez pas à les communiquer pour enrichir le sujet.

Source de l’article : UNAH France

Evolution de la formation ambulancier

Evolution de la formation ambulancier

La formation de l’ambulancier n’est pas si ancienne que l’on croit. En effet la formation de l’ambulancier a subi une évolution depuis l’apparition d’un cadre légal concernant la profession.

La formation ambulancier et le Certificat de Capacité Ambulancier (CCA)

Aujourd’hui petit retour en arrière pour juger l’évolution de l’enseignement reçu par l’ ambulancier. Petit rappel, avant le Diplôme d’Etat d’Ambulancier il existait le CCA : Certificat de Capacité Ambulancier d’une durée de trois mois. Remplacé depuis 2007 par le DEA le but était d’apporter un complément de formation supplémentaire pour enrichir la qualité de l’enseignement et former des ambulanciers plus qualifiés et surtout adapter l’enseignement à l’évolution concernant la prise en charge de patients dont les pathologies ont évolués.

Attention ! cet article parle de l’évolution des formations, le CCA n’est en aucuns cas la référence actuelle. Le DEA, Diplôme d’Etat d’Ambulancier (voir le menu Formation > Ambulancier > Programme DEA) est à ce jour la formation de référence.

Le CCA quel était le programme ?

Programme de formation ambuancier du Certificat de Capacité Ambulancier – CCA, terminé depuis 2007 et remplacé par le Diplôme d’état d’ambulancier – DEA

Légifrance

Pour devenir Ambulancier Diplômé il faut :

  • Posséder le permis de conduire B depuis plus de 2 ans et être déclaré apte médicalement à la conduite d’ambulance par la Commission médicale de permis de conduire de la prefecture.
  • Fournir un certificat médical mentionnant l’absence d’affection et de handicaps incompatibles avec l’exercice de la profession d’ambulancier.
  • Fournir un certificat médical de moins de 3 mois prouvant la vaccination par le B.C.G. avec vérification de l’immunisation.
  • Fournir un certificat médical attestant des vaccinations à jour envers la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite et l’Hépatite B.
  • Avoir satisfait aux 4 épreuves de sélection :
    • Épreuves écrites de Français et de calcul (Niveau certificat d’études primaires).
    • Entretien avec un jury sur les motivations de candidat.
    • Épreuve d’aptitude physique (Déplacement de poids) Détails…
    • Épreuve de conduite destinée à tester les capacités nécessaires à l’apprentissage de la conduite d’ambulance.
  • Dispenses : Sont dispensés des épreuves écrites de sélection les candidats possédant le Baccalauréat ou un diplôme reconnu équivalent ou de niveau supérieur et les candidats ayant satisfait aux conditions d’admission à des études préparatoires à une profession paramédicale.
  • Sont dispensés de l’obligation :
    • Du stage hospitalier : Les membres des professions médicales et paramédicales.
    • Du stage en entreprise d’ambulances : Les candidats ayant au moins 3 ans d’ancienneté dans une entreprise agréée de transports sanitaires.
  • Coût et prise en charge : Le coût moyen sur l’ensemble du territoire est de 1500€ (Chaque école fixant librement son prix) , une prise en charge par les organismes sociaux est quelquefois possible selon la situation de chacun (Se renseigner directement auprès des services concernés).

Durée totale de la formation CCA : 3 mois

Module 1

NOTION D’HYGIENE GÉNÉRALE

  • hygiène de l’ambulancier
  • infection, maladies infectieuses
  • le SIDA

LES GESTES DE PREMIERE URGENCE.

  • organisation du corps humain
  • le système nerveux
  • l’appareil ventilatoire
  • l’appareil circulatoire
  • l’appareil locomoteur
  • l’appareil digestif
  • l’appareil urinaire
  • l’appareil génital féminin
  • la peau
  • l’électrisation
  • la noyade
  • la pendaison
  • les ensevelis

PRISE EN CHARGE DES PERSONNES ÂGÉES ET HANDICAPÉES DÉPENDANTES.

  • les personnes âgées (Voir aussi Annales d’examen)
  • les handicapés
  • les escarres

Module 2

RELEVAGE, MANUTENTION, BRANCARDAGE, ERGONOMIE, TECHNIQUES.

  • prise du pouls
  • libération des voies aériennes (l.v.a.)
  • retrait du casque intégral
  • position latérale de sécurité à un sauveteur
  • position latérale de sécurité à deux sauveteurs
  • position latérale de sécurité à deux et plus de deux sauveteurs
  • ventilation artificielle méthode orale bouche à bouche
  • inhalation d’oxygène
  • insufflation d’oxygène
  • massage cardiaque externe
  • utilisation de la cardio-pompe
  • réanimation pédiatrique : ventilation orale
  • réanimation pédiatrique : insufflation d’oxygène
  • réanimation pédiatrique : massage cardiaque externe
  • pansements compressifs
  • points de compression
  • garrot
  • immobilisation à l’aide des triangles de toiles
  • utilisation des attelles
  • mise en place d’un collier cervical
  • utilisation d’un matelas à dépression
  • les rehaussements
  • les transports : la cuillère à deux
  • les transports : à l’aide d’une chaise
  • l’aide à la marche
  • le transfert vertical

ÉQUIPEMENT ET VÉHICULE DE TRANSPORT SANITAIRE

  • Le retentissement du transport sur l’organisme
  • les particularités du code de la route
  • l’orientation, la topographie

Module 3

DÉONTOLOGIE, ÉTHIQUE

  • La déontologie
  • l’éthique
  • le secret professionnel
  • le dossier médical
  • les droits et devoirs vis-à-vis du malade, de sa famille et des autres intervenants

ASPECTS RÉGLEMENTAIRES ET ADMINISTRATIFS

  • notions générales sur le système de santé
  • organisation et réglementation de l’aide médicale urgente (SAMU)
  • problèmes réglementaires spécifiques aux malades mentaux et personnages handicapés
  • relation avec les organismes sociaux de prise en charge

GESTION, ÉCONOMIE

  • documents nécessaires à bord
  • dossier administratif nécessaire au transport
  • le bulletin de situation
  • tarification.

Enseignement pratique (deux modules)

Module 1

  • Stages hospitaliers de 30 demi-journées environ

Module 2

  • Stages chez un transporteur sanitaire agréé de 30 demi-journées environ

Délivrance du diplôme

  • La Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (D.R.A.S.S.) organise l’examen final et délivre le certificat de capacité d’ambulancier (C.C.A.).
  • L’examen final porte sur les 5 modules ( 3 Théoriques et 2 Pratiques). Tous les modules doivent être validés.
  • Les modules Théoriques font chacun l’objet d’une épreuve écrite et d’une épreuve orale ou pratique.
  • Les modules d’enseignement pratique sont validés suivant l’assiduité, le comportement, les connaissances et le sens des responsabilités du candidat.

2010 : Diplôme d’état et évolution de la formation d’ambulancier

A ce jour beaucoup de choses ont changées, il y a eu une nette évolution de la formation d’ambulancier : les modules se décomposent en 8 parties, les stages sont plus nombreux et plus long, obligatoire pour tous. Beaucoup de nouvelles choses entrent en ligne de compte et qu’il manquait jusqu’à maintenant comme par exemple l’état clinique et le bilan, la communication avec le patient etc etc.

A terme d’autres évolutions sont à espérer pour enrichir ce métier.

formation ambulancier - module 1 - gestes et soins d'urgence
Formation de paramedic – Canada
COURS DEA

COURS DEA

Si vous souhaitez découvrir ou réviser les cours de la formation du Diplôme d’Etat d’Ambulancier, le site web www.formationambulancier.frmis en ligne par l’institut de formation ambulancier de l’est parisien vous propose le programme complet des 8 modules en lignes. Voici le sommaire  accessible :

Module 1: Les Gestes d’urgence

Détresses

Détresse cardiaque

Détresse respiratoire

Détresse circulatoire

Détresse neurologique

Techniques de réanimation

Liberté des voies aériennes

Oxygénation

Ventilation assistée

Massage cardiaque externe

Défibrillation externe

Réanimation de l’ambulancier

Aide à la réanimation médicale

Gestes d’urgence et d’installation

Alerter

Protéger face à l’environnement

Bilan

Mise en oeuvre des gestes de secours

Installation, Conditionnement

Surveillance du transport

Traumatologie

Alerte, Protection, Dégagement sur route

Manipulation, Immobilisation

Bilan traumatologique

Plaies, Fractures, Entorses, Luxations

Brûlures

Traumatisme crânien, facial

Traumatisme rachidien

Traumatisme du thorax, de l’abdomen et du bassin

Maladies spécifiques

Maladies neurologiques

Maladies respiratoires

Maladies cardiaques et circulatoires

Intoxications

Risque NRBC, Environnement

Maladies mentales

Diabète

Maladies urologiques et rénales

Maladies digestives

Cancer,Sida, Immunodéprimé

Handicapés

Mère et enfant

Grossesse

Accouchement

Nouveau né

Prématuré

Pédiatrie

Module 2: L’état clinique du patient

Anatomie

Physiologie ou comment ça marche

Constantes physiologiques

L’homme malade

Notions de maladie

Maladies aigues

Maladies chroniques

Fin de vie

Les situations de soins

Etat clinique

Etat général et réactions physiologiques

Douleur

Utilisation des outils de mesure

Paramètres anormaux

Transcription des paramètres

Réalisation des prélèvements

Module 3:  Hygiène et prévention

Mécanisme de l’infection

Lutte contre l’infection

Maladies infectieuses, nosocomiales

Notions d’hygiène

Technique de nettoyage

Circuit du linge, matériaux et déchets

Techniques de rangement et de stockage

Hygiène personnelle, de l’environnement

Accidents d’exposition au sang

Actualités sanitaires

Module 4: Ergonomie

Système locomoteur

Le dos

Manutention des patients

Mobilisation, Aide à la marche

Installation de confort

Module 5: Relation et communication

Psychologie et Sociologie

Relation et communication

Information et droits du patient

Module 6: Sécurité du transport sanitaire

Mécanique automobile

Matériel et entretien

Conduite automobile

Cartographie

Transmission

Module 7: Administration

Information et continuité des soins

Déontologie, Ethique et responsabilité

Dossier de soins

Informatique

Module 8: Règles et valeurs professionnelles

Organisation de la santé

Moyens et missions sanitaires

Aide médicale d’urgence

Professions de santé

Sécurité sociale

Travail en entreprise

Gestion

Tarification

Ambulancier et permis de conduire

Ambulancier et permis de conduire

La formation d’ambulancier avec un permis de conduire probatoire

Suite à de nombreux mails je profite de ces quelques lignes pour préciser une chose importante. Si vous souhaitez accéder à la profession d’auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé.

Il est impératif que vous ne soyez plus dans votre période probatoire

Cette période qui dure actuellement trois ans et pour ceux qui ont bénéficié d’un apprentissage de la conduite accompagnée deux ans.  Dans tous les cas de figures il vous faut être titulaire du permis de conduire, période probatoire terminée et avoir satisfait à la visite médicale de la préfecture vous autorisant à la conduite des véhicules de type taxi, ambulance et VSL pour prétendre à intégrer la formation d’ambulancier.

Ambulancier et perte du permis de conduire

Toujours dans le même thème, l’ambulancier qui vient à perdre son permis de conduire : que ce soit une suspension, une annulation ou autre et qui ne dispose plus du droit d’utiliser un véhicule à moteur va rencontrer de gros soucis d’exercice. En effet il ne sera plus en mesure de pouvoir prendre le volant d’une ambulance ou d’un Véhicule Sanitaire Léger.

Il ne faut pas oublier qu’en plus de la formation d’ambulancier ou d’auxiliaire ambulancier, il faut être détenteur d’une attestation préfectorale d’autorisation de conduite des véhicules de type ambulance. Si vous perdez votre permis vous perdez automatiquement cette autorisation. Ce qui est tout à fait logique. Donc que se passe t’il ? A part un éventuel accord avec votre employeur (intégration dans un autre emploi de type régulation par exemple), vous serez susceptible de perdre votre emploi puisque suivant la législation vous ne serez plus en mesure de pouvoir exercer votre profession.

N’essayez même pas de camoufler votre perte auprès de votre employeur car les risques encourus seront encore plus sévères. Vous risquez donc très très gros à ne pas déclarer cette perte. Renseignez vous tout de même pour connaitre les modalités de retrait qui vous sont appliquées afin d’étudier la façon la mieux adaptée pour retrouver votre emploi. il existe différents mode de suspension, ou annulation. Des règles bien précises s’appliquent à chaque cas de figure.

Pour l’ancien « permis » blanc », n’y pensez même pas cette possibilité offerte auparavant a complètement disparu du paysage législatif.

Ambualncier : attention à la vitesse et autre infractions

En dehors de la conduite dans le cadre d’une urgence avérée où l’on appliquera dans ce cas des règles bien particulières (port de la ceinture, feu, vitesse etc) soyez prudent. Votre permis c’est d’abord votre emploi. Je ne saurais donc vous recommander d’être prudent. Bien entendu la réalité est parfois tout autre : entre les plannings serrés, la régulation qui téléphone (portable au volant !) etc etc. néammoins cela reste une responsabilité personnelle. Vous ne pourrez reprocher à personne la faute qui vous incombe.

Les petits rappels sur les infractions et du permis de conduire

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N18918.xhtml

Intoxication médicamenteuse

Intoxication médicamenteuse

Intoxication médicamenteuse : en bref

Une Intoxication médicamenteuse est une intoxication causée par un ou plusieurs médicament.

Il convient en premier lieu de contrôler les fonctions vitales et de prendre si nécessaire les mesures classiques de réanimation. Une diminution de l’état de conscience due à une hypoglycémie, au monoxyde de carbone ou à  des morphiniques doit être immédiatement recherchée et traitée de manière adéquate. Cela vaut aussi en cas de convulsions provoquées par des intoxications.

La gravité de l’intoxication doit ensuite être évaluée sur base de l’(hétéro-)anamnèse à partir de laquelle des informations peuvent être obtenues en ce qui concerne la nature du médicament, la quantité supposée prise, le moment de la prise, la prise concomitante éventuelle d’alcool. Il faut toutefois insister sur le fait que les informations obtenues à l’anamnèse ne sont pas toujours fiables et qu’elles peuvent mener à sous-estimer la gravité de la situation.

Les renseignements obtenus à partir de l’examen clinique sont aussi importants. Il faut aussi être attentif au fait que l’absence de symptômes peut être faussement rassurante. En cas d’intoxication intentionnelle, une évaluation et une aide psychiatriques urgentes s’imposent.

 Fiche cas concret

Fiche cas concret « intoxication médicamenteuse : Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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Prise en charge ambulancier : la plaie

Prise en charge ambulancier : la plaie

La plaie en bref

Une plaie est une rupture de la barrière cutanée. Outre la lésion d’organes sous-jacents qui peut se produire lors de l’accident, la plaie peut entraîner la pénétration de germes pathogènes dans un organisme et provoquer une infection. Le principal risque pathogène est le tétanos. En premiers secours, on distingue les plaies simples, qui nécessitent un simple nettoyage ou une désinfection et les plaies graves qui nécessitent un avis médical.

Mais une plaie grave au sens premiers secours ne l’est pas forcément au sens médical. Par exemple, une plaie par outil est considérée comme grave en premiers secours car il faut en évaluer l’emplacement, la profondeur, les éventuelles répercussions, et ceci doit être fait par un médecin qui jugera lui si la plaie est effectivement grave ou bénigne ;

Prenons l’exemple d’une plaie par couteau à un doigt, elle sera bénigne si seule la chair est touchée, mais si un tendon est touché ou sectionné, cela nécessitera de la chirurgie au risque de perdre l’usage du doigt ; un écart d’un millimètre sur la position de la plaie peut faire la différence.

Les services d’aide médicale d’urgence peuvent donner des consignes utiles sur la conduite à tenir (se rendre chez le médecin généraliste, se rendre aux urgences de l’hôpital ou bien attendre des secours). Il ne faut pas hésiter à contacter les services d’urgence en cas de doute.

En premiers secours, une plaie simple est une petite effraction cutanée (petite coupure ou éraflure) superficielle et saignant peu, et qui n’est pas située près de l’œil ou d’un orifice naturel. On parle de plaie grave dès lors qu’un des éléments suivant survient :

  • Localisation :
    • près d’un orifice naturel (nez, bouche, oreille, sexe, anus), à l’œil ou à la face (visage, cou) ;
    • au thorax ;
    • à l’abdomen ;
  • Aspect :
    • saignement abondant (voire l’article Hémorragie) ;
    • déchiquetée ;
    • plaie étendue ou plaies multiples ;
  • Mécanisme :
    • par projectile ;
    • par outil ;
    • par morsure ;
    • par objet tranchant : couteau, cutter…

Fiche cas concret

Fiche cas concret « La plaie »: Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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Croix Rouge Française : ambulanciers et communication

Réanimation cardio-pulmonaire (RCP)

La réanimation cardio-pulmonaire (RCP) en bref

La réanimation cardio-pulmonaire (RCP), ou réanimation cardio-respiratoire (RCR) ou en anglais Cardio-pulmonary resuscitation (CPR), est un ensemble de manœuvres destinées à assurer une oxygénation des organes lorsque la circulation sanguine d’une personne s’est arrêtée (arrêt cardio-circulatoire).

En effet, lorsque la circulation du sang s’arrête, les organes, dont le cerveau et le cœur lui-même, ne sont plus alimentés en oxygène et commencent à mourir : des lésions cérébrales apparaissent dès la troisième minute, et les chances de survie deviennent quasiment nulles après huit minutes d’arrêt circulatoire[1]. Le fait d’oxygéner artificiellement le sang et de le faire circuler permet d’éviter ou de ralentir cette dégradation, et donc d’accroître les chances de survie.

Méthodologie et concept

La réanimation cardio-pulmonaire est l’association de la ventilation artificielle et de compressions thoraciques ou « massage cardiaque externe » (MCE).

Le concept a été inventé par Peter Safar, à qui l’on doit l’acronyme en anglais ABC :

  • A pour airway, libération des voies aériennes ;
  • B pour breathing, ventilation artificielle ;
  • C pour circulation, assurer la circulation du sang par le massage cardiaque externe.

La réanimation cardio-pulmonaire doit se pratiquer sur toute personne en état de mort apparente, c’est-à-dire :

  • inconsciente : la personne ne bouge pas spontanément, elle ne réagit pas au toucher ni à la parole ;
  • qui ne respire pas : après libération des voies aériennes ainsi que l’élévation du menton (dégrafage des vêtements pouvant gêner la respiration, mise en bascule prudente de la tête), on ne voit aucun mouvement respiratoire et on ne sent pas d’air sortir par le nez ou la bouche.

À moins d’y avoir été formé, il ne faut pas chercher à prendre le pouls de la victime. Cette opération n’est fiable que si elle est réalisée par une personne entraînée et elle prend un temps qui serait plus efficacement passé à réanimer la victime. Le cas d’une victime en arrêt respiratoire mais dont le cœur bat est rare, et de toutes façons la conduite appropriée dans ce cas pour le grand public est la réanimation.

Les cas typiques de mort apparente sont la mort subite (la personne s’écroule sans raison apparente), la noyade et le choc électrique. Il peut aussi y avoir une origine traumatique autre, comme une asphyxie, une chute de hauteur ou un accident de la circulation. La mort apparente peut être aussi due à une perte de sang importante (il faut alors d’abord stopper l’hémorragie).

Dans tous les cas, la priorité reste la protection. Le sauveteur doit repérer et éliminer tout danger, par exemple l’appareil électrique dans le cas de la victime électrisée. Dans le cas d’un adulte qui s’effondre sans raison, et lorsqu’on est seul (sauveteur isolé), la priorité est l’arrivée des secours, il faut donc alerter les secours avant de commencer la RCP.

Celle-ci améliore les chances de survie en attendant les secours. Lorsque la victime est un enfant de moins de huit ans, si aucun témoin n’est disponible, on pratique la RCP deux minute avant d’aller alerter les secours car l’apport rapide d’oxygène aux cellules peut améliorer l’état de la personne. Au contraire, dans la cas de l’arrêt spontané chez l’adulte, seule une défibrillation rapide et une intervention rapide des secours permet de sauver la personne. Si un témoin est présent, le sauveteur lui demande d’alerter les secours et d’apporter un défibrillateur, puis commence immédiatement la réanimation.

Fiche cas concret réanimation cardio-pulmonaire

Fiche cas concret « réanimation cardio-pulmonaire » : Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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Traumatisme du rachis

Traumatisme du rachis

Traumatisme du rachis : en bref

Les fractures et instabilité du rachis cervical supérieur sont un peu différentes des fractures et luxations du rachis cervical de C3 à C7.

  • simples lésions des parties molles
  • à la paralysie ou au décès,
  • avec ou sans fractures ou luxations graves.
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Les lésions traumatiques de la colonne vertébrale cervicale ne sont souvent reconnues qu’en salle d’urgence et doivent faire l’objet d’un bilan soigneux et être prises en charge de manière à en minimiser les séquelles (pas de minerve routinière et stupide).
Un diagnostic sans retard, une contention vraie plutôt qu’une « immobilisation », la préservation ou la restauration de la fonction de la moelle épinière et des racines, et la stabilisation définitive de la lésion sont les clés de la réussite de la prise en charge de telles lésions.

Au moins (Bohlman HH et Boada E., 1983)

  • un tiers de toutes les lésions de la colonne cervicale sont en rapport avec un accident à véhicule motorisé,
  • un tiers en rapport avec une chute d’un lieu plus ou moins élevé, et
  • le reste est le résultat d’accident de sport, de chute d’objets ou de projectiles par arme à feu.

La majorité de ces lésions est observée chez le sujet jeune et actif, adolescents ou adulte jeune.
Le deuxième grand groupe par incidence concerne l’adulte sexagénaire ou septuagénaire.

  • Dans ce second groupe, la spondylose ou la sténose exposent à de graves lésions en dépit de la faiblesse des forces mises en jeu au niveau de la colonne elle-même..

La création de centres dédiés aux lésions traumatiques de la moelle épinière est seule susceptible de faire progresser les soins en urgence, la qualité du traitement médical et chirurgical et de la reprise des activités du blessé qui souffre de lésion traumatique de la colonne vertébrale et/ou de la moelle épinière. Une équipe de prise en charge est un facteur important de résultat optimal.

Les objectifs du traitement sont

  • de préserver la vie,
  • de préserver ou restaurer la fonction neurologique,
  • d’assurer la stabilisation de la colonne cervicale, et
  • de permettre une reprise des activités optimale.

De tels objectifs sont raisonnables si des soins adéquats sont assurés.

Fiche cas concret : le traumatisme du rachis

Fiche cas concret : Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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Traumatisme crânien

Traumatisme crânien

Traumatisme crânien : en bref

La notion de traumatisme crânien ou traumatisme crânio-cérébral (TCC) couvre les traumatismes du neurocrâne (partie haute du crâne contenant le cerveau) et du cerveau. Les manifestations cliniques dépendent de l’importance de l’impact et des facteurs associés (âge, pathologies préexistantes autres, traumatismes associés).

De par la situation anatomique de la tête, le traumatisme crânien est souvent associé à des traumatismes du rachis cervical (entorses, luxations, fractures), du visage (contusions, plaies, fractures maxillo-faciales) et oculaires. Les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux sont souvent la conséquence des lésions engendrées sur le système nerveux central (cerveau et moelle épinière cervicale). Elles grèvent l’avenir des victimes et de leurs familles et leur coût social et financier est élevé.

Trois catégories de Traumatismes crâniens

Sur le plan clinique il existe trois catégories principales de traumatismes crâniens : légers (sans perte de connaissance et sans fracture de crâne), moyens (avec une perte de connaissance initiale excédant quelques minutes ou avec fractures de crâne) et graves(avec coma d’emblée — sans ou avec fractures de crâne associées). 

D’importants progrès ont été réalisés dans la prise en charge médicale rapide des victimes et dans le diagnostic rapide et précis des lésions qui peuvent bénéficier d’un traitement chirurgical. Malgré ces progrès, plus de 50 % des cas graves décèdent ou gardent un handicap à vie.

Le pronostic est ainsi le plus souvent lié à l’importance des signes et lésions initiales (survenues au moment de l’accident). Il permet de séparer les traumatismes manifestement bénins et ceux qui vont nécessiter une prise en charge en milieu hospitalier.

Recherche d’informations

L’interrogatoire de la victime et/ou des témoins s’efforce de renseigner le type d’accident et d’impact, ce dernier ne permettant cependant pas de préjuger de la gravité des lésions. Des troubles de la conscience doivent être recherchés et quantifiés suivant l’échelle de Glasgow. 

On se méfiera systématiquement d’un possible traumatisme cervical avec un risque potentiel de tétraplégie (paralysie des quatre membres) en cas de mobilisation imprudente. De même, un traumatisme associé d’une autre partie du corps devra être cherché à titre systématique. 

Un scanner crânien devra être fait en urgence en cas d’un déficit de la conscience, même transitoire ou de survenue secondaire, en cas de déficit neurologique (baisse de la mobilité d’un membre, troubles de la parole, amnésie), au moindre doute sur une fracture crânienne, en cas de survenue de crise convulsive ou en cas de vomissements[2]. Chez l’enfant, l’indication d’un scanner est d’autant plus grande qu’il est jeune.

Fiche cas concret

Fiche cas concret « Traumatisme crânien » : Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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Femme enceinte

Femme enceinte

La femme enceinte : en bref

La grossesse est le processus physiologique au cours duquel la progéniture vivante d’une femme se développe dans son corps, depuis la conception jusqu’à ce qu’elle puisse survivre hors du corps de la mère. Une femme en état de grossesse est dite enceinte ou gravide.

La grossesse commence avec la fécondation de l’ovocyte par le spermatozoïde, d’où résulte la création d’une cellule œuf, qui va se diviser jusqu’à devenir un embryon, puis un fœtus. Elle se poursuit jusqu’à la naissance, ou à son interruption par un avortement artificiel ou naturel (fausse couche). Chez les humains, la grossesse dure environ 39 semaines, entre la fécondation et l’accouchement.

Elle se divise en trois périodes de trois mois chacune, communément appelées trimestres. Mais pour des raisons de convention on parle en semaines d’aménorrhée soit 41 semaines (correspondant à 39 semaines de gestation plus 2 semaines entre le premier jour des dernières règles et la fécondation), ou encore en mois de grossesse.

Fiche cas concret

Fiche cas concret « La femme enceinte » : Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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Accident vasculaire cérébral – AVC

Accident vasculaire cérébral – AVC

Accident vasculaire cérébral (AVC) : en bref

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Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », est un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire. L’apoplexie ou attaque d’apoplexie est un terme anciennement employé, plus général.

C’est en fait l’effet visible de l’AVC : perte de connaissance, avec arrêt partiel ou complet des fonctions cérébrales, ou une attaque provoquant la perte de conscience ou la mort soudaine du patient (apoplexie foudroyante). L’hypertension artérielle est la principale cause d’attaque vasculaire cérébrale. Les AVC sont parfois liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), mais ils peuvent aussi survenir du fait de l’hérédité et de certaines maladies spécifiques (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine).

oap -oedeme aigu du poumon - ambulancier, le site de référence

Six signes peuvent survenir (pas nécessairement tous) :

  • Perte de la force d’un bras, d’une jambe, de la moitié du visage (déviation de la bouche) ou de la totalité d’un côté du corps (hémiplégie). Ce déficit peut être total ou partiel. Dans ce dernier cas, on parle d’hémiparésie.
  • Perte de la sensibilité d’un bras, d’une jambe, de la face ou de tout le côté d’un corps ;
  • Difficulté soudaine à trouver les mots ou à les exprimer : les phrases ou les mots sont incompréhensibles (aphasie sensitive dite de Wernicke) ; difficulté soudaine à parler, à Bouger la langue, impossibilité d’avaler la salive (aphasie motrice dite de Broca),
  • Trouble soudain de l’équilibre et de la marche, pouvant conduire à la chute ;
  • Perte soudaine de la vision d’un œil (amaurose), diplopie (vision double) ou vision trouble, due à des troubles de l’accommodation (Cette vision troublée peut apparaître 12 heures avant l’AVC, pendant quelques minutes, puis disparaître), sensation d’éblouissement, (impossibilité d’ouvrir les yeux à la lumière), pupilles inégales et/ou non réactives à la lumière ;
  • Maux de tête violents et intenses, sans prodromes, c’est-à-dire qu’aucun signe ne survient avant la crise.

Ils peuvent aussi se traduire, beaucoup plus rarement, par une crise convulsive ou un état de confusion mentale, apparemment isolés.

Ces signes peuvent avoir une autre cause, par exemple une tumeur au cerveau, une intoxication, un œdème cérébral ou un traumatisme crânien. Une des caractéristiques des AVC est que ces signes apparaissent de manière soudaine. Ils sont parfois négligés, minimisés lorsqu’ils sont brefs ; dans certains cas, on peut avoir l’impression que la personne est saoule.

Dans les cas les plus graves, la victime perd conscience (coma). Quelle que soit la cause de ces signes (AVC ou autre), il s’agit d’une urgence vitale qui doit être traitée le plus rapidement possible. Il importe donc d’avoir une prise en charge médicale immédiate lorsqu’un de ces signes survient, en appelant les urgences médicales. Tout retard dans le traitement peut conduire à des séquelles importantes (paralysie) voire au décès.

Fiche cas concret

Fiche cas concret « Accident vasculaire cérébral (AVC) » : Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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La brûlure et l’ambulancier, prise en charge

La brûlure et l’ambulancier, prise en charge

La brûlure : en bref

La brûlure est une destruction partielle ou totale pouvant concerner la peau, les parties molles des tissus, ou même les os.La gravité de la brûlure dépend de sa localisation, de sa profondeur (le degré de brûlure), de l’étendue de la surface endommagée (en pourcentage de la surface totale) et de l’agent causal en question. La brûlure n’est pas une plaie comme les autres car elle a des répercussions sur l’état psychologique du brûlé.

brûlure - prise en charge par les ambulanciers-ambulancier le site de référence

Une brûlure peut être causée :

  • par le contact avec une source chaude (solide, liquide, ou gazeuse),
  • par le contact avec une substance ou un produit dit caustique,
  • par frottement
  • par l’effet de la combustion (action d’une flamme),
  • par l’effet d’un rayonnement (le coup de soleil – rayonnement Ultraviolet B – est l’exemple le plus fréquent),
  • par l’effet d’un courant électrique (électrisation),
  • par le froid (gelure).

Les brûlures graves comportent un risque vital. Les brûlures moins graves peuvent comporter un risque fonctionnel (gêne à certains mouvements) ou esthétique (cicatrisation avec chéloïdes ou problème de pigmentation de la peau).

Fiche cas concret

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COURS DEA

Œdème aiguë du poumon

Œdème aigu du poumon (OAP) : en bref

L’œdème aigu du poumon est une affection pulmonaire secondaire à l’inondation ou l’accumulation brutale de liquides au niveau des poumons (alvéoles ou des espaces interstitiels pulmonaires).

oap -oedeme aigu du poumon - ambulancier, le site de référence

Cet état va être responsable de troubles des échanges gazeux et peut entraîner une insuffisance respiratoire. Le plus fréquemment, il est d’origine cardiaque et dû à une insuffisance cardiaque gauche aiguë (on parle d’œdème cardiogénique). Il peut également être lié à des lésions du parenchyme pulmonaire (on parle d’œdème lésionnel) ou à une transfusion de trop gros volume de sang.

Le sujet présente une dyspnée, c’est-à-dire une gêne respiratoire angoissante (d’installation rapide ou progressive), une orthopnée (difficulté respiratoire en position couchée). Il peut également exister une toux nocturne, une expectoration (rosée, blanchâtre, mousseuse), un grésillement laryngé.

Une « crise d’asthme » survenant à plus de 65 ans correspond dans la plupart des cas à un œdème pulmonaire. Le sujet peut également présenter des signes en rapport avec la pathologie responsable de l’œdème pulmonaire : une douleur thoracique, une fièvre… L’examen peut mettre en évidence une cyanose, une augmentation de la pression artérielle (sauf état de choc). L’ausculation cardio-pulmonaire met en évidence une tachycardie (une bradycardie étant un signe de gravité), galop gauche inconstant, des râles crépitants, des râles sibilants. On recherche systématiquement un souffle cardiaque à la recherche d’une valvulopathie.

 Fiche cas concret Œdème aigu du poumon

Fiche cas concret « Oedeme Aigue du Poumon » : Analyse de la situation et  gestes à mettre en oeuvre. Cette fiche vous permettra d’optimiser vos révisions ou encore de garder vos connaissances à jour. N’hésitez pas à la télécharger. Fiche cas concret disponible ci-après réalisée par Anthony Zinaeve.

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Ambulancier et transport pédiatrique

Accident vasculaire cérébral (AVC)

Présentation de l’AVC

Un accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », est un déficit neurologique soudain d’origine vasculaire. L’apoplexie ou attaque d’apoplexie est un terme anciennement employé, plus général. C’est en fait l’effet visible de l’AVC : perte de connaissance, avec arrêt partiel ou complet des fonctions cérébrales, ou une attaque provoquant la perte de conscience ou la mort soudaine du patient (apoplexie foudroyante).

L’hypertension artérielle est la principale cause d’attaque vasculaire cérébrale. Les AVC sont parfois liés à une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, obésité), mais ils peuvent aussi survenir du fait de l’hérédité et de certaines maladies spécifiques (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine).

AVC -accident vasculaire cérébral - ambulancier le site de référence

Etiologie /Causes

Épidemiologie

L’âge moyen de survenue est de soixante-dix ans, mais un AVC peut se produire à tout âge. Les AVC représentent la majorité des causes d’hémiplégie (paralysie d’un côté) récente et frappent environ 100 000 sujets par an, en France. La mortalité à six mois est de 30 à 40 %.

C’est la seconde cause de mortalité au niveau mondial et la sixième cause, en termes d’années de handicap. C’est également la troisième cause de mortalité en France après les cancers et les cardiopathies, et la première cause des handicaps physiques acquis. Le coût correspond à plus de 4 % des dépenses de santé dans les pays développés. Les trois-quarts des accidents vasculaires cérébraux sont d’origine ischémique.

Semiologie/Signes d’un AVC

Six signes peuvent survenir (pas nécessairement tous) :

  • perte de la force d’un bras, d’une jambe, de la moitié du visage (déviation de la bouche) ou de la totalité d’un côté du corps (hémiplégie). Ce déficit peut être total ou partiel. Dans ce dernier cas, on parle d’hémiparésie.
  • perte de la sensibilité d’un bras, d’une jambe, de la face ou de tout le côté d’un corps ;
  • difficulté soudaine à trouver les mots ou à les exprimer : les phrases ou les mots sont incompréhensibles (aphasie sensitive dite de Wernicke) ; difficulté soudaine à parler, à bouger la langue, impossibilité d’avaler la salive (aphasie motrice dite de Broca),
  • trouble soudain de l’équilibre et de la marche, pouvant conduire à la chute ;
  • perte soudaine de la vision d’un œil (amaurose), diplopie (vision double) ou vision trouble, due à des troubles de l’accommodation (Cette vision troublée peut apparaître 12 heures avant l’AVC, pendant quelques minutes, puis disparaître), sensation d’éblouissement, (impossibilité d’ouvrir les yeux à la lumière), pupilles inégales et/ou non réactives à la lumière ;
  • maux de tête violents et intenses, sans prodromes, c’est-à-dire qu’aucun signe ne survient avant la crise.

Ils peuvent aussi se traduire, beaucoup plus rarement, par une crise convulsive ou un état de confusion mentale, apparemment isolés. Ces signes peuvent avoir une autre cause, par exemple une tumeur au cerveau, une intoxication, un œdème cérébral ou un traumatisme crânien.

Une des caractéristiques des AVC est que ces signes apparaissent de manière soudaine. Ils sont parfois négligés, minimisés lorsqu’ils sont brefs ; dans certains cas, on peut avoir l’impression que la personne est saoule. Dans les cas les plus graves, la victime perd conscience (coma). Quelle que soit la cause de ces signes (AVC ou autre), il s’agit d’une urgence vitale qui doit être traitée le plus rapidement possible.

Il importe donc d’avoir une prise en charge médicale immédiate lorsqu’un de ces signes survient, en appelant les urgences médicales. Tout retard dans le traitement peut conduire à des séquelles importantes (paralysie) voire au décès.

Mécanismes et formes cliniques

L’accident vasculaire cérébral peut être transitoire (AIT) avec retour rapide à l’état normal, sans séquelles, c’est à dire en moins d’une heure et sans preuve d’infarctus à l’imagerie (Consensus ANAES, mai 2004). Le déficit peut être au contraire permanent. On parle alors d’ accident vasculaire cérébral constitué (AIC).

Il existe deux types d’AVC:

  • L’infarctus cérébral : par obstruction d’un vaisseau sanguin (80 % de l’ensemble des AVC).
  • L’hémorragie cérébrale : provoquant un saignement dans le cerveau (représentant 20 % des cas).

Les AVC sont donc classés en accidents ischémiques et en accidents hémorragiques.

Accidents vasculaires ischémiques et hémorragiques

Les accidents ischémiques sont dus à l’occlusion d’une artère cérébrale ou à destination cérébrale (carotides ou artères vertébrales). Le cerveau est donc partiellement privé d’oxygène et de glucose. Celle-ci entraîne un infarctus cérébral (appelé également ramollissement cérébral).

Le mécanisme de cette occlusion est le plus souvent soit un athérome obstructif, soit un caillot (de formation locale ou par embolie, dans ce cas, le plus souvent d’origine cardiaque), mais d’autres causes peuvent exister : déchirure de la paroi de l’artère (dissection), compression par une tumeur. Le déficit concerne un territoire bien défini du cerveau : il est dit systématisé. Le ramollissement cérébral d’origine ischémique peut se compliquer secondairement d’un saignement au niveau de la lésion : on parle alors de ramollissement hémorragique.

La thrombophlébite cérébrale est une occlusion d’une veine cérébrale (et non pas d’une artère). Elle est beaucoup plus rare. La lacune cérébrale est une complication de l’hypertension artérielle et se caractérise par de multiples petites zones concernées par un infarctus cérébral. L’hypertension artérielle est le principal facteur de risque d’AVC.

Chez une personne en bonne santé, la pression artérielle doit être inférieure à 140/90 mm de mercure. En cas d’hypertension (tension > 14/9), la pression à laquelle les vaisseaux sanguins sont soumis en permanence devient trop élevée et les vaisseaux cérébraux courent un risque accru de rupture, provoquant ainsi une hémorragie cérébrale. Les accidents hémorragiques sont causés par la rupture d’un vaisseau sanguin, souvent endommagé, ou en mauvais état à l’origine et soumis à une pression sanguine excessive. Le tabac et l’alcool sont des facteurs particulièrement fragilisants des vaisseaux sanguins.

Suivant la localisation du vaisseau, l’hémorragie peut être méningée par rupture d’un anévrisme artériel au sein des espaces sous-arachnoïdiens, intra cérébral (dit aussi intra-parenchymateux) et peut être associée à une inondation ventriculaire. L’hématome se forme rapidement, donnant des signes neurologiques focaux d’apparition brutale en rapport avec les structures détruites ou comprimées par la lésion.

Par ailleurs il se constitue un œdème autour de l’hématome, qui aggrave la compression du cerveau dans la boîte crânienne, entraînant ou aggravant une hypertension intra-crânienne (HTIC). L’hématome peut se rompre dans un ventricule cérébral. Parfois lors d’accidents hémorragiques il y a aussi une libération d’ions calcium qui induisent un vaso-spasme brutal à l’origine d’accidents ischémiques.

Principes du traitement

Une hospitalisation est nécessaire, idéalement en milieu spécialisé (« Unités de soins intensifs neurologiques »)

Après un bilan hospitalier, le traitement se confond avec celui de la cause. En aigu, on propose :

  • un traitement par anticoagulants en cas de cardiopathie emboligène, mais ce traitement doit être discuté si l’accident est important, du fait du risque majoré de survenue d’une hémorragie secondaire (Ramollissement hémorragique)
  • un traitement par médicaments antiagrégants plaquettaires en cas d’ischémie (le plus souvent de l’aspirine à petites doses),
  • Le traitement anti-hypertenseur doit permettre cependant de maintenir une pression artérielle minimale afin d’assurer une perfusion optimale du cerveau.
  • Un traitement neurochirurgical dans les cas particuliers, rares, d’hémorragie cérébrale, d’infarctus cérébelleux et d’infarctus hémisphérique malin, peut être proposé.
  • L’ Altéplase est un médicament thrombolytique (qui permet la dissolution d’un caillot par thrombolyse ou fibrinolyse) qui est proposé en cas d’accident vasculaire cérébral d’origine ischémique, lorsqu’il est pris en charge moins de 3 heures après les premiers symptômes. Il permet une récupération complète plus fréquente et diminue la mortalité. Cependant, étant donné ses effets indésirables potentiels (notamment les hémorragies intra-crâniennes), la marge de manœuvre entre les bénéfices de ce traitement et ses risques, est très étroite. Il ne devrait être utilisé que dans des centres spécialisés et pour des malades sélectionnés selon des critères très précis.

À distance de l’épisode

À distance de l’épisode aigu, doit être discuté une chirurgie carotidienne s’il existe une sténose carotidienne (endartériectomie). La prise en charge des facteurs de risque cardio-vasculaire est impérative. Certains médicaments antihypertenseurs, comme le périndopril, ont prouvé une diminution significative du risque de récidive. L’arrêt du tabac, l’équilibration d’un diabète ou d’une hypercholestérolémie par le régime ou par des médicaments, sont également nécessaires.

L’aspirine, à petites doses, réduit de près d’un cinquième le risque de survenue d’un nouvel accident. Le dipyridamole (en association avec l’aspirine) et le clopidogrel ont également prouvé une certaine efficacité. La rééducation après un AVC fait partie intégrante du traitement : selon les cas, kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie, régime alimentaire, Activités physiques adaptées. En cas de fibrillation auriculaire, la prescription de médicaments anti-coagulants de type anti-vitamine K reste indispensable.

Pronostic

L’accident vasculaire cérébral reste une maladie grave, aux conséquences toujours dramatiques avec un risque de décès de 20 à 30 % au premier mois et la nécessité de placement en institution en raison du handicap chez plus de 10 % des survivants. Le pronostic à moyen et à long terme dépend essentiellement du degré de l’atteinte. Le risque vital se prolonge bien au-delà de la période aiguë puisque la mortalité à un an peut atteindre près de 40 %. 

Dans le monde, 5,5 millions de personnes meurent chaque année d’une attaque cérébrale. 75 % des victimes ont plus de 65 ans et les hommes sont plus exposés que les femmes. Lorsqu’un ou plusieurs symptômes d’AVC sont présents, il faut appeler d’urgence de l’aide médicale en avertissant au plus vite le médecin ou les secours. De nombreuses personnes n’en sont pas conscientes. Contrairement à un infarctus du myocarde, un infarctus cérébral est généralement indolore.

C’est pourquoi il est souvent considéré comme bénin et non mortel. On pense que cela passera et on attend. Tout phénomène plus bref et passager (AIT) doit également être pris au sérieux et examiné par un médecin. Attention, le compte à rebours est lancé dès les premiers signes. Après trois heures, un traitement anti-thrombotique n’a plus guère de chances de réussite et les dégâts cérébraux seront plus graves.

Source : wikipédia

Syndrome post-traumatique

Syndrome post-traumatique

Syndrome post traumatique ou ∑ post-traumatique, un peu d’histoire

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Pour découvrir quand est né ce concept de PTDS, il nous faut remonter au 26 février 1972, dans la petite ville minière de Buffalo Creek, W.Va (Virginie Occidentale). Comme l’indique le livre, écrit après une minutieuse enquête de plus de 3 ans menée par Gerald Stern, le PTDS, ou plutôt son concept, a été découvert peu après ce désastre humain…

Flashback à  Buffalo Creek 26 Fév. 1972, 8:00 a.m: Denny Gibson, ingénieur sur le barrage de retenue d’eau en amont de la ville minière, découvre – après les pluies torrentielles que cette région de Virginie Occidentale a subi depuis quelques jours – que le niveau de l’eau a largement dépassé la cote d’alerte.

Denny Gibson n’aura jamais le temps de passer l’alerte. Dans les instants qui suivent, le barrage cède et ce ne sont pas loin de 500 millions de mètres cubes d’eau et de débris flottants qui se déversent dans la vallée de Buffalo Creek, balayant tout sur leur passage. En moins de 3 minutes le bilan est déjà  très lourd: 125 morts, 1 100 blessés et plus de 4 000 personnes désormais sans abri. Un désastre sans précédents…

Les paramedics du comté et de tout l’Etat vont mettre des heures et des heures à parvenir sur les lieux, inaccessibles à cause des dégâts matériels et des routes rayées de la carte. D’autres personnes, nombreuses, vont encore trouver la mort entre ce jour du 26 février 1972 et l’arrivée des secours, bien plus tard. Noyade, hypothermie, polytraumatismes divers…

Quand enfin les EMTs arrivent sur les lieux, tout n’est plus que désolation. Les survivants dans la vallée sont choqués. Des cadavres et des ruines de maisons flottent. Des blessés partout… Un massacre ! Une ou deux semaines plus tard, les survivants commencent à développer des crises d’angoisse majeures, des raptus nerveux, font état de cauchemars, deviennent paranoïaques, violents pour certains.

Des médecins, des psychiatres et des chercheurs de l’Université de Virginie Occidentale, située à Morgantown, se rendront sur les lieux pour s’entretenir avec les rescapés. Il en ressortira un concept associant plusieurs symptômes qu’ils appelleront le “Post Traumatic Disorders Syndrom“.

Syndrome post traumatique : qu’en est il aujourd’hui

Aujourd’hui, ce syndrome est reconnu partout dans le monde par les autorités médicales. Il touche les victimes d’agressions, d’actes terroristes, les victimes de guerre et bien entendu, les soldats… Les examens cliniques et paracliniques (scanner, IRM), ne révèlent aucune lésion organique.

En revanche, les victimes développent a posteriori globalement toutes les mêmes symptômes: cauchemars, anxiété, insomnies, asthénie, amplification du préjudice. Le chemin vers un syndrome dépressif majeur et chronique est quasi systématique et la prise en charge hospitalière se base toujours sur la psychothérapie et l’administration parallèle de psychotropes (anxiolytiques et anti-dépresseurs)

La prise en charge du Syndrome post traumatique par l’ambulancier

Pour ce qui nous concerne nous, médico-techniciens pré-hospitaliers, au même titre que les Sapeurs Pompiers, la prise en charge est délicate puisqu’elle nous expose, de par son retentissement au vu de l’ampleur de la catastrophe, à un préjudice psychologique qu’il ne faut jamais négliger.

De manière générale, il nous faut garder à l’esprit que les gyrophares ou les feux à éclat, le bruit des sirènes, les gémissements d’autres victimes et les conditions climatiques défavorables majorent le stress de la victime dont on s’occupe. Sans parler des interjections de badauds, ou de la stupéfaction des secouristes devant l’ampleur de la crise…

Au-delà de la prise en charge physique ou physiologique, c’est en premier lieu la “sauvegarde psychologique” qu’il nous faut traiter en tentant de faire disparaître ou au moins d’atténuer les facteurs mentionnés ci-dessus. Puis l’écoute: laisser parler la victime dont on est en charge, en tenant compte des réactions de stress dépassé, telles que la sidération, la fuite panique individuelle, la réaction anxieuse aigüe voire même, dans les cas extrêmes, la réaction délirante…

La victime peut se mettre à délirer, donnant parfois un sens mystique à ce qui vient de se passer (”C’est l’Armaggedon !“, “La fin du monde est proche !” etc…). La victime peut aussi prendre à partie la foule présente, et la haranguer en ces termes mystiques…

Il faudra s’adapter à la victime quoiqu’il arrive, en mobilisant toutes nos ressources. Il n’y a pas de protocoles pré-définis sauf ceux élaborés par des techno-bureaucrates. Mais sur le terrain, c’est notre ADAPTABILITÉ qui fera la différence. La mise en place de CUMPs* tend à se systématiser (pas forcément toujours à bon escient). C’est un grand pas vers la reconnaissance en tant que “VICTIMES” des rescapés. Le devenir de ceux-ci est intriqué de manière étroite avec l’efficacité du travail que nous aurons pu faire en amont, avant la prise en charge par une CUMP*

(* CUMP: Cellule d’Urgence Médico Psychologique)

Source: l’excellent bouquin de Gerald M. Stern, “The Buffalo Creek Disaster“, publié à New-York par Random House – hélas pour les francophones, il est écrit en anglais

Syndrome de Diogène

Syndrome de Diogène

Le syndrome de Diogène

Cette pathologie, peu connue, est en fait plus fréquente qu’on ne le pense et n’est souvent révélée que lors de la découverte d’un cadavre trouvé dans le capharnaüm de son domicile. Du nom de Diogène, fils d’un banquier mais réfutant toute forme de richesse (413 – 327 Av. JC), philosophe Grec, disciple d’Anthistène, le fondateur du courant de pensée cynique, prônant la saleté, le dénuement total…

Diogène vivait dans un tonneau, nu, sans rien d’autre pour l’accompagner que la méditation. Ce personnage a donné son nom à un syndrome dont on parle peu, mais que l’on rencontre assez régulièrement, le Syndrome de Diogène.

 Le syndrome de Diogène : en résumé 

Les personnes affectées par ce syndrome vivent recluses – en ville ou à la campagne – refusant toute compagnie humaine. Leur niveau intellectuel est supérieur à la moyenne, mais elles choisissent la saleté, le désordre et la puanteur. Ainsi, à l’occasion d’une “ouverture de porte” suite à une alerte passée par un voisin importuné par l’odeur insoutenable provenant du logement de la supposée victime, les personnels de secours rendus sur les lieux découvrent souvent un cadavre mort depuis quelques jours déjà, dans un appartement aux odeurs immondes. 

Jonchés de détritus, de crottes – il y a souvent beaucoup de chats chez les malades atteints de ce syndrome – et d’une telle couche de crasse partout, on n’ose de prime abord ni toucher quoique ce soit, ni encore respirer l’air putride infestant le logement et imprégnant nos uniformes.

Les patients meurent comme ils vivent: dans la solitude, la saleté poussée à l’extrême et le dénuement le plus total. Ce syndrome touche essentiellement des personnes dont l’âge se situe au-delà de 73 ans, en moyenne. Le versant “paranoïaque”, selon la DSM IV, n’est pas à négliger dans la compréhension de cette pathologie et l’explication du choix délibéré pour la solitude et le rejet de toute autre présence humaine par les personnes atteintes de ce syndrome, dont le QI est bien supérieur à la moyenne, paradoxalement.

Il peut vous arriver, en tant qu’ambulanciers ou pompiers, de vous rendre au domicile d’une personne atteinte de cet ensemble de troubles. Ne vous étonnez pas d’être vertement reçus par cette personne. Elle cherchera avant tout à vous éloigner de son “territoire” qu’elle chérit par-dessus tout, en le laissant volontairement se dégrader, comme elle le fait pour elle-même.

syndrome de diogène

Le syndrome de Diogène et l’ambulancier : la prise en charge

La négociation d’une assistance est délicate, car votre interlocuteur dont l’intelligence est supérieure, saura trouver des arguments imparables et au besoin, saura vous promener si vous n’êtes pas vigilants ou si vous n’avez pas su reconnaître en elle une personne présentant le Syndrome de Diogène…

Le versant autolytique n’est pas cliniquement prouvé, ce qui rend la tâche d’autant plus ardue aux secouristes sur les lieux. Envisager l’HDT ou l’HO n’est pas le meilleur choix dans les cas les plus “intransigeants”, d’autant plus que la personne souffrant de cette affection a délibérément rompu tous contacts avec ses enfants, petits-enfants ou avec sa fratrie…

Le mieux est de pouvoir négocier le passage d’un médecin, ultérieurement… Si vous franchissez ce cap dans la négociation, votre mission sera “un succès dans un échec global” qui vous échappera de toutes les façons…Vous pourrez en revanche envisager de déclarer cette personne aux services sociaux appropriés. Libre à eux, ensuite, d’entamer une démarche.

L’ambulancier face à la schizophrénie

L’ambulancier face à la schizophrénie

Les pathologies de type psychiatriques sont des pathologies complexes auprès desquelles l’ambulancier n’est pas forcément formé ou habitué. Il est donc intéressant de se pencher dessus pour connaitre la conduite à tenir et les conseils pour une prise en charge du patient de qualité. L’ambulancier face à un trouble mental telle que la schizophrénie.

Schizophrènie, définition de la pathologie

Appelés hier pour une Hospitalisation demande d’un Tiers HDT chez une personne schizophrène par le SAMU, je me suis dit qu’un rappel ne serait pas inutile. La schizophrénie en quelques mots: (selon le DSM-IV). C’est un trouble mental classifié dans les psychoses, caractérisé par un morcellement de la personnalité du sujet ainsi que par une perte totale et vitale avec la réalité. Les causes ont toutes été plus ou moins totalement validées par l’expérience clinique, sans pour autant qu’une explication de l’affection ait à ce jour été fournie:

  • Disposition constitutionnelle (sujet grand, maigre, introverti…)
  • Perturbations sévères du lien mère-enfant
  • Dysfonctionnement des médiateurs ou du cheminement cérébral des médiateurs
  • Blocage mental dû a certaines injonctions rendant le sujet inapte à la résolution de conflits interpersonnels – en général familiaux.

D’une manière générale, le schizophrène est le “symptôme”, l’élément visible d’un groupe malade – la famille, où la communication a toujours été très perturbée…

Les éléments visibles ou les signes d’une telle atteinte sont essentiellement la dissociation mentale, que certains psys appellent aussi la “discordance” se traduisant dans les faits par des perturbations affectives, intellectuelles et psychomotrices: sentiments contradictoires vis-à-vis d’un objet (amour-haine), aréactivité à tous stimuli exogènes, immobilité absolue, refus de parler ou de se nourrir.

L'ambulancier face à la schizophrénie

Schizophrènie et formes

Il existe plusieurs formes de cette pathologie, évidemment, puisque rien n’est figé en la matière.

  • La schizophrénie simple (introversion, marginalité)
  • La schizophrénie paranoïde (délires mal définis, peurs organisées autour d’un thème précis, sensation éprouvée par le sujet d’être commandé ou manoeuvré par un élément extérieur)
  • Hébéphrénie et hébéphrénocatatonie (le sujet est catatonique, et répète de façon non motivée et automatique des mots, des gestes, des attitudes etc…, le tout accompagné d’un “faux déficit” intellectuel).

Le traitement repose sur la palette thérapeutique moderne (psychanalyse, psychotropes et psychiatrie institutionnelle), et permet de stabiliser voire de guérir le sujet, grâce à une prise en charge pluridisciplinaire organisée et adaptée. L’écoute et la réassurance permettent au sujet de se revaloriser en prenant en compte une réalité qui jusque là lui échappait et dont il s’excluait du fait de sa psychose.

En cas de décompensation (rupture de traitement, sevrage mal programmé, présence d’éléments familiaux ou du moins exogènes perturbateurs perçus comme une menace ou des “comploteurs” dans le cas des schizophrénies paranoïdes), la prudence s’impose aux ambulanciers, car le passage à l’acte auto- mais surtout hétéro-agressif se fait sans prodromes:

☛ Le sujet, imprévisible, passe d’un calme catatonique à une brutale violence sans que le moindre signe ait pu alerter les ambulanciers.

L’ambulancier face à la schizophrénie : quelle attitude ?

La conduite à tenir face à une décompensation schizophrénique varie d’une intervention à l’autre, car il n’existe pas deux schizophrènes identiques…! La première chose à faire, est d’évaluer le cadre de vie (appartement, maison) et l’attitude du patient en souffrance.

Ces deux premiers points devront se faire de manière instantanée, comme un cliché Polaroïd®. (NB: Si votre binôme est un “bleu”, expliquez-lui de quoi il retourne pendant le trajet jusqu’au lieu de l’intervention, en insistant sur le risque de passage à l’acte agressif (+++) et sur la sécurité de l’équipage. Insister également (+++) sur l’importance FONDAMENTALE de garder la tête froide et de ne rien laisser transparaître de ses émotions, s’il a la trouille…)

Ecoutez le patient, certes, mais ne pas “entrer dans son jeu” – bien qu’il s’agisse de tout sauf d’un jeu, pour lui. Ecoutez-le parler de ses dons pour la magie blanche ou ses conversations avec Dieu, etc, mais il faut avant tout négocier un passage à l’hôpital pour réajuster le traitement rompu par exemple (il y a toujours, dans son esprit, une excellente raison d’avoir arrêté le traitement médicamenteux !)…

La plupart du temps, les ambulanciers sont requis pour une HDT, donc il y aura probablement un médecin sur place ainsi qu’un membre de la famille – attention, ils peuvent être perçus par le patient comme des manipulateurs: isolez le patient dans une pièce à part, mais OUVERTE en cas de passage à l’acte… Pensez à la sécurité de votre binôme et à la vôtre.

Et pensez toujours à vous mettre dans la peau d’un “négociateur” qui joue la montre…Parvenus sur les lieux, présentez-vous et ne cessez JAMAIS de concentrer votre attention sur ses mimiques, ses gestes, son attitude, ses postures: elles vous renseigneront de manière significative sur un éventuel risque envers l’intégrité physique de l’équipage.

La tâche semble ardue, puisqu’il s’agit de s’entretenir avec une personne en pleine décompensation (quelle que soit la cause), en gardant la tête froide, un discours posé et calme, rassurant, mais en restant sur vos gardes. En un mot, il ne faut laisser transparaître AUCUNE émotion (votre propre crainte que cela tourne mal, par exemple…) !

En général, la négociation se termine bien et vous finissez assez rapidement à obtenir le consentement du patient à vous suivre dans l’ambulance de son plein gré (à condition de ne pas lui mentir, JAMAIS !). Dans le cas contraire, lors du bilan au SAMU-Centre 15, demandez un renfort “Forces de l’Ordre” (si et seulement si le passage à l’acte a été franchi) et SMUR pour une sédation.

Spasmophilie ou crise mineure de tétanie

Spasmophilie ou crise mineure de tétanie

La spasmophilie ou forme mineure de tétanie ?

LA SPASMOPHILIE N’EXISTE PAS ! C’est un problème à 200 % Franco-Français ! ELLE N’EXISTE PAS JE TE DIS !…  Sauf en France bien sûr, seul pays où elle est référencée. Partout ailleurs, on parle de forme mineure de crise de tétanie. En quelques mots, la TÉTANIE est un état d’hyperexcitabilité neuromusculaire. Ce trouble du métabolisme provient d’une hyperventilation. L’organisme est blindé d’oxygène et PAF: baisse du CO2, du taux de calcium, de potassium et de magnésium, et hop: une réponse exagérée de la fibre musculaire… CQFD

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Un tableau clinique

 Le ratio est d’environ 1 homme pour 3 femmes. Il n’y a parfois pas de cause particulière a priori, mais check bien et tu retrouves bien souvent une personne particulièrement émotive dans un contexte de fatigue particulière, d’émotion – Eurêka ! – de syndrome pré-menstruel ou après une injection – ou avant ! – liste non exhaustive…

A l’interrogatoire, tu retrouves un tableau souvent typique, avec constriction laryngée (boule dans la gorge), sensations de palpitations, fourmillements dans les doigts et puis aussi parfois des crampes – seuil de calcium et de magnésium en chute libre… ahh, les vieilles Katch ! En général il n’y a pas de perte de connaissance, mais la victime ne répond pas à tes questions PENDANT la crise – note, elle pourrait.

Et si les paupières sont occluses, tu les vois quand même frémir…, avec des mains “en accoucheur” et éventuellement un trismus (fourres surtout pas ton doigt dans la bouche de la victime, tu te retrouverais probablement amputé si tu tirais “Hey, rends-moi mon doigt, bordel ! “).

Bref, bref, tu fais regrimper le taux de CO2 (tu mets ta victime en hypercapnie pour restaurer l’équilibre O2/CO2, quoi) en faisant souffler dans un sac de papier ou un masque simple (non-branché, cela va de soi – je le précise, parce que j’ai déjà vu des ambulanciers ou des pompiers brancher l’O2 au masque… bravo les manches ! Ah, j’te jure !).

Mais gaffe au ressenti de “suffocation” de la victime, hein ! Nan, des fois que…! C’est souvent en public que ça se passe (alors merci de mettre ça en corrélation avec oh, disons, pff, une crise de nerfs, allez, tiens. Ben oui, ben oui, c’est comme ça !) Si il n’y a pas de pertes d’urines ou de morsures des muqueuses buccales ou de la langue, tu peux d’emblée éliminer une crise tonico-clonique épileptoïde. Donc tu oublies la VVP et tu laisses ton NaCl + ton ampoule de Valium® dans ton sac d’intervention, ok ?. Merci pour ta victime…

L’ambulancier et le choc obstétrical

L’ambulancier et le choc obstétrical

Choc obstétrical : définition

Ou “Insuffisance circulatoire aiguë chez une femme enceinte ou en cours d’accouchement (parturiente)”. Cette complication grave de la grossesse peut être due à une hémorragie au cours de la délivrance ou, deuxième cas, à un choc infectieux (libération de toxines dans l’organisme – endo- ou exotoxines – provoquant, par mécanismes imbriqués, une réaction en chaîne entraînant l’effondrement de la pression artérielle, puis des troubles respiratoires ou encore des troubles de la coagulation…).

choc obstetrical - prise en charge par les ambulanciers

Le choc obstétrical est devenu très rare aujourd’hui, grâce à la rigueur du suivi de la grossesse et au raccourcissement du temps de travail, mais il arrive pourtant que celui-ci se produise malgré tout. Lorsqu’un choc obstétrical se produit, des mesures d’urgence s’imposent. Le temps joue en défaveur de la mère et du foetus, si celui-ci se trouve encore in utero. Dans ce cas, le choc maternel diminue de manière brutale et significative l’apport d’oxygène au foetus, pouvant provoquer des séquelles neurologiques chez le bébé à venir, avec retards psycho-moteurs à la clé, par hypoxie voire anoxie.

Signes et conduite à tenir

Signes : Chute de la P.A, torpeur, chute de la température centrale et cyanose signent le C.O.

La césarienne doit être entreprise immédiatement, en urgence, pour éviter cette hypoxie tant redoutée pour le nouveau-né. Le traitement repose sur la suppression de la cause du choc (hémorragie, foyer infectieux) et à pallier le plus rapidement possible aux effets du choc proprement dit par une réanimation adéquate: perfusions de solutés dits “de remplissage” ou transfusions sanguines, associées à une oxygénothérapie visant à maintenir une saturation d’O2 dans le sang maternel optimale afin que le foetus, alimenté en O2 par l’ombilic n’en soit pas affecté…

NOTE: Comme tous les articles de la rubrique “PATHOLOGIES: Infos”, cet article se veut uniquement INFORMATIF.

Il n’a pas d’autres prétentions, qu’on ne s’y méprenne pas.

Source JLK rescue

https://www.jlk-rescue.fr/
Œdème aigu du poumon (OAP)

Œdème aigu du poumon (OAP)

L’Œdème aigu du poumon (OAP) c’est quoi ?

Cette détresse respiratoire (dyspnée) aigüe due à une insuffisance cardiaque gauche (ventriculaire) est une URGENCE VITALE – ou Urgence Absolue. Elle doit être détectée et traitée SANS DÉLAI, sous peine d’engager le pronostic vital du patient.

oap -oedeme aigu du poumon - ambulancier, le site de référence

Les causes de l’Œdème aigu du poumon

Le plus souvent, l’étiologie d’un Œdème aigu du poumon (OAP) est une insuffisance ventriculaire. Mais on retrouve d’autres causes telles qu’une poussée hypertensive systémique, une hypervolémie. Plus rarement, mais à ne pas négliger, la soumission à des agents infectieux (virus de la grippe, par exemple, le triste H5N1) ou encore l’inhalation d’un toxique. Le mécanisme: L’insuffisance ventriculaire (ou insuffisance cardiaque gauche) provoque des anomalies au niveau de la circulation sanguine, et, pour le cas qui nous intéresse, au niveau de la “petite circulation”, c’est-à-dire la circulation sanguine pulmonaire. Cette insuffisance ou cette défaillance cardiaque entraîne un défaut de débit sanguin, et, in extenso une augmentation de la pression sanguine intravasculaire. Il en résulte une fuite du plasma vers les alvéoles pulmonaires. Celles-ci s’inondent, n’étant de fait plus capable d’assurer l’échange gazeux O2-CO2. Le patient se noie de l’intérieur.

Les signes de l’Œdème aigu du poumon

Chez une personne présentant un Œdème aigu du poumon – OAP, les signes surviennent brutalement, sans prodromes (signes avant-coureurs), par un essoufflement intense, une toux pouvant s’accompagner d’expectorations mousseuses rosées – attention, ce n’est pas systématique ! – et des crépitements expiratoires caractéristiques. On verra aussi des turgescences jugulaires, ainsi qu’un balancement thoraco-abdominal ou des tirages sterno-cléïdo-mastoïdiens. Une tachycardie (augmentation significative de la fréquence cardiaque > 100/110 bpm, voire plus) accompagne le tableau clinique.

NB: il peut y avoir des signes avant-coureurs (essoufflement progressif à l’effort ou au repos) dans le cas d’un oedème subaigu en fonction de l’évolution plus ou moins rapide de l’insuffisance ventriculaire.

Conduite a tenir par les ambulanciers

Respecter la position adoptée spontanément par la victime (le plus souvent debout: orthopnée) ou assis. Sans antécédents de BPCO ou d’IRC, administrer de l’oxygène au masque HC à raison de 12 à 15 l/minute. Surveiller la SpO2 et rassurer la victime. Demander un renfort SMUR sans délai lors de la transmission du bilan à la régulation du SAMU-Centre 15. Le traitement in situ sera alors d’administrer par intraveineuse des diurétiques dont le chef de file, le Furosémide (en France, son nom commercial est Lasilix®) est le plus couramment utilisé. Le but est d’éliminer un maximum de liquide des alvéoles pulmonaires via le système urinaire. Une fois le patient techniqué et l’évacuation médicalisée, un ECG, un bilan sanguin avec GDS et une échographie permettront de confirmer le diagnostic posé en pré-hospitalier.

Informations

L’analyse des gaz du sang (GDS) montrera une diminution significative à la fois de l’O2 et du CO2. L’ECG quant à lui mettra en évidence une tachycardie accompagnée de troubles du rythme sinusal (pouvant être à l’origine de l’Œdème aigu du poumon – OAP). L’échographie associée à un Doppler permet de montrer l’existence d’un trouble cardiaque et de préciser quantitativement les pressions à l’intérieur de la “petite circulation” – la circulation pulmonaire.

En définitive, le traitement de l’Œdème aigu du poumon – OAP sera le traitement du facteur déclenchant: insuffisance cardiaque, HTA…

Evaluation clinique, bilan ambulancier et transmissions

Evaluation clinique, bilan ambulancier et transmissions

On ne le rappellera jamais assez mais l’évaluation clinique et le bilan de l’ambulancier sont des éléments primordiaux. Chaque professionnel de santé se doit d’être irréprochable au possible dans ce domaine. Cet article vous apportera des éléments de rappels à ce sujet.

Rappels et choses à retenir

Depuis le nouveau décret du 31 août 2007 établissant l’équivalence CCA/ADE, la profession vient de faire un grand pas dans le sens d’une reconnaissance indéniable de notre statut en tant que professionnels de santé. Dans cette optique, chacun de nous a un devoir de rigueur dans l’exercice de notre métier et ce, quelle que soit la qualification (Ambulancier Diplômé d’Etat ou Auxilaire).

Cela signifie notamment l’adoption impérative d’un langage médical universel, mais aussi et surtout une approche holistique, c’est-à-dire globale, de l’individu au chevet duquel nous intervenons à la demande du requérant. L’évaluation clinique et les transmissions ne peuvent souffrir d’aucune carence et encore moins de légèreté, quel que soit le cas auquel nous sommes confrontés.

Ainsi, le bilan et les transmissions sont capitales à plus d’un titre : ils permettent au médecin régulateur de faire un télé-diagnostic plus fin, mais aussi d’assurer, une fois le patient déposé au SAU, une traçabilité synthétique qui sera versée au dossier de soin du patient et sur lequel s’appuieront les médecins en hospitalier ainsi que l’équipe pluridisciplinaire qui assurera la continuité des soins. J’attire votre attention sur l’aspect médico-légal de notre engagement.

Le bilan

Personnellement, je définis le bilan comme suit : « C’est l’action de rechercher, de collecter et de recouper des informations auprès du malade et/ou de son entourage, permettant à l’ambulancier diplômé et à son auxiliaire, de déduire un tableau clinique mono ou polypathologique en tenant compte en tout premier lieu de l’observation par les sens et par les constantes exprimées, puis de faire le lien avec la ou les conduites à tenir face à ce tableau, en fonction et dans la limite de nos connaissances et des décrets fixant l’attribution de nos compétences. »

L’équipage d’ambulanciers missionné par le SAMU est le premier maillon de la chaîne de la prise en charge de la personne et de sa (ses) pathologie(s). A ce titre, nous pouvons être déterminants pour le devenir du patient ou de la victime. L’approche et la rencontre entre malade et soignant médico-technique (ambulanciers) sur les lieux est d’une importance fondamentale. C’est au cours de cette première prise de contact que d’emblée, l’équipage doit se poser des questions :

  • Où sommes-nous?
  • En présence de quelles personnes ?
  • Qui est la victime ?
  • Y en a-t-il plusieurs ?
  • Faut-il faire un tri ?
  • Quelle est la personne de l’entourage la plus anxiogène pour la victime ?
  • De quelles infos disposons-nous au regard de l’habitation ? (sale, propre, ressources financières…)
  • Y a-t-il une personne de confiance ou une personne ressource présente sur les lieux ?
  • Y a-t-il un problème de barrière linguistique ou culturelle à surmonter?

Ces éléments constituent un point de départ instantané pour situer le contexte socio-économique ou socio-culturel.

IMPORTANT

L’ambulancier et son binôme doivent savoir qu’ils ne seront pas perçus de la même façon en fonction des « zones » entourant la victime, et que le dialogue ou le questionnement n’aura pas les mêmes réponses que cherchent à obtenir les sauveteurs (dans le but de compresser le délai de prise en charge).

Voici les limites de ces zones

  • La zone intime : rayon de 30 à 50 cm autour de la victime → ATTENTION !…
  • La zone personnelle : jusqu’à 1 m.
  • La zone sociale : de 1 à 3 m.
  • La zone publique : au-delà de 3 m.

Evidemment, pour se livrer à une évaluation clinique, le contact avec la victime est très étroit parfois, nous obligeant à utiliser le toucher ou la palpation pour affiner l’évaluation, essentiellement en traumatologie.

J’inclus dans ces zones ceux que l’on nomme les « attendants » – famille, collègues, entourage etc… – et qui seront aussi pris en charge par l’équipage sur le lieu de l’intervention, car ils ne doivent pas être négligés. Ils ont droit, selon leur lien de parenté, à une explication éclairée, précise et sans mensonges, car cela fausserait la confiance instaurée en première instance, à l’arrivée des secours.

Or les attendants sont une source d’information de tout premier ordre sur l’histoire de vie de la victime, ses ATCD, les TTT en cours, les circonstances de survenue du problème etc… Ici, l’auxiliaire a toute sa place dans la recherche d’informations et de désanxiogénisation de la situation : il s’agit pour lui de rassurer, sans mentir ou minimiser ( → minimiser signifierait ne pas reconnaître la détresse du patient !!!), d’écouter activement ( → faire reformuler), de poser des questions ouvertes (appelant une réponse formulée) ou des questions fermées (seuls le « oui » et le « non » peuvent être des réponses) .

Le bilan doit suivre une trame, un fil conducteur où chacun des deux binômes sait ce qu’il a à faire, dans la complémentarité.

  •  Examen ou évaluation clinique. L’observation vaut mieux que toutes les constantes… !
  •  Recherche de signes de gravité permettant d’anticiper l’engagement du pronostic vital.
  •  Interrogation du patient sur les circonstances de survenue : y a-t-il eu des prodromes (signes avant-coureurs)?
  •  Prise des constantes utiles dans le même laps de temps, sans rompre la communication lorsqu’elle est possible avec recherche d’ATCD personnels et familiaux, interrogation sur le ou les TTT en cours (→ recouper ces informations avec l’équipier ayant pris en charge l’entourage, pour confirmation)

Ceci peut se faire tout en accomplissant des gestes techniques de première urgence lorsque la situation l’exige. (Techniques d’hémostase, application d’O2 – au débit approprié avec le vecteur approprié : attention à l’hypercapnie chez un IRC ou un BPCO connu → risque d’abolition bulbaire de la commande nerveuse respiratoire – par exemple, etc…)

Cas particulier de la psychiatrie

Le processus reste le même, avec cependant quelques règles de base à respecter scrupuleusement :

  • Penser au risque de passage à l’acte hétéro-agressif ou auto-agressif : le patient peut décompenser à n’importe quel moment et se montrer violent envers les ambulanciers ou envers lui-même → assurer la sécurité du binôme +++ et du patient. → Respect des « zones » décrites plus haut.
  • Pratiquer l’écoute active (reformulation et attente de confirmation de la part du patient).
  • Rester empathique mais ferme et ne pas entrer dans le jeu de la recherche du bénéfice secondaire attendu par le patient.
  • Si la sécurité de l’équipage risque de se trouver compromise, en premier lieu s’extraire du contexte rapidement et ne pas hésiter à demander un renfort policier et en référer immédiatement au MR (la conversation étant horodatée, nous sommes couverts d’un point de vue médico-légal)

Le Stress

Si nous autres ambulanciers sommes quotidiennement soumis au stress lors d’interventions, si nous le connaissons comme on connaît un vieil ami, quelqu’un qui nous est familier, il n’en est pas de même pour le patient ou la victime : pour lui, la situation est « exceptionnelle ». La gestion du stress du patient est un élément que nous DEVONS prendre en compte, quelles que soient les circonstances. Le stress, c’est quoi ?

C’est une réponse de l’organisme destinée à nous permettre de faire face à une situation de crise, par définition inhabituelle. Vieil héritage génétique de notre condition de mammifères, le stress, à l’instar de nos amis à quatre pattes, est un processus qui libère dans notre organisme différents neurotransmetteurs tels que l’adrénaline, la noradrénaline, et qui inhibe la recapture de la sérotonine, de façon momentanée.

Les répercussions sur l’organisme sont diverses : dilatation des pupilles, augmentation du calibre artériel et veineux (pour pouvoir fuir devant une menace le cas échéant), blocage de la fonction digestive, augmentation de la fréquence cardiaque et de la fraction d’éjection ventriculaire, etc…, le tout étant commandé par le système nerveux sympathique.

☛ Je vous laisse le soin de faire le lien avec l’hémodynamique chez un patient, en tenant compte de la dilatation artério-veineuse et de la tachycardie engendrée par le stress.

Il nous appartient de prendre en compte certains éléments qui nous sont familiers, à nous, ambulanciers, mais auxquels nous ne pensons pas ou peu, afin de mieux comprendre le stress que notre arrivée chez une personne malade peut occasionner.

  • Nous arrivons avec sirène et xénons
  • Nous arrivons à deux sur le « territoire » du patient, dans son intimité
  • Nous arrivons à son chevet, souvent dans une chambre à coucher, ultime « bastion » territorial du malade, ultime refuge.
  • Nous arrivons avec un sac d’intervention, parfois une ogive d’O2 , une chaise portoir etc…
  • Nous sommes appelés à porter des gants d’examen, pouvant être perçus par la victime comme une barrière entre elle et nous, pouvant aussi être perçus comme une humiliation suprême…
  • Territoire : Nous sommes avant tout des mammifères. En tant que tels, la notion de territorialité est fondammentale chez l’humain.
  • Humiliation : La personne est « malade », « pas bien », « ne peut plus se mouvoir ». C’est déjà pénible d’avoir à s’avouer à soi-même en temps normal que, dépassé par les événements, nous sommes contraints de « demander de l’aide », imaginez ce que l’on peut ressentir quand un problème médical (médecine pure ou traumato) survient : inquiétude, angoisse (parfois majorée par l’entourage), sensations pénibles, obligation de s’avouer « vaincu » et de commencer un travail d’acceptation de son propre état dégradé. Voir deux silhouettes debout alors que le patient est couché, « soumis » sur son propre territoire… Tout cela participe au STRESS du patient !

Trucs et astuces en réponse

  • Saluer tout le monde avec politesse.
  • Ne pas débarquer comme des cow-boys.
  • Tenir compte du temps, mais ne pas brûler les étapes : si le SAMU attend son bilan dans un délai de 3 minutes, on privilégiera le patient, et le SAMU attendra !
  • Se placer au niveau de la victime et lui expliquer, si cela s’avère nécessaire, qu’on ne porte pas des gants de crainte de se salir, mais parce que nous ne voulons pas lui transmettre NOS microbes : c’est pour le préserver lui, le patient, que l’on porte des gants…
  • TRAÎTER LE PATIENT COMME NOTRE ÉGAL !!!
  • Se rappeler des « zones intersubjectives » décrites plus haut.
  • Inspirer confiance, rester calme et attentif, rassurer +++ mais ne jamais mentir. Ni à la victime ni à son entourage le cas échéant. RAPPEL : le langage ne compte que pour 7% dans la transmission d’un message, l’intonation pour 38% et la communication non-verbale compte pour environ 55%
  • Attention aux mimiques. Mimique = jugement de valeur !

Les transmissions

De la qualité de ce qui est noté sur les fiches de bilan, dépend la qualité des transmissions au SAMU centre 15 ainsi que les transmissions lors de la dépose de la personne transportée au SAU.

Rappel : Ces fiches ont un caractère médico-légal puisqu’elles sont la base de l’orientation clinique que le médecin suivra en fonction de ce que l’ambulancier et l’auxiliaire auront noté, et qu’elles seront versées au dossier de soin du patient arrivé au SAU. La transmission du bilan au SAMU centre 15 se doit d’être structurée, quel que soit l’environnement dans lequel le bilan est transmis – même si c’est parfois très très difficile (on l’a tous vécu… !)

Contenu des transmissions = contenu du bilan dans le même ordre. Identité de la personne, sexe, âge, motif de l’appel, constat à l’arrivée de l’équipage, circonstances de survenue du problème, avec ou sans prodrome, selon les ATCD, le ou les TTT en cours, un effort etc…, l’état actuel de la victime, les gestes entrepris, puis attente de la décision du PARM ou du MR sur le lieu d’évacuation.

Pour une question de crédibilité, j’attire votre attention sur le langage universel de la médecine. Une bonne transmission est une transmission technique ! Utiliser le langage médical universel : « douleurs abdominales aigües hypochondre gauche » au lieu de « la personne a très mal au ventre, en haut à gauche », ou autre cas, « plaintes exprimées : violentes céphalées pulsatiles localisées temporales bilatérales » au lieu de « la personne dit qu’elle a très mal à la tête, comme si ça lui battait les tempes des deux côtés des tempes ».

Déjà entendu aussi : « La personne a fait un caca tout noir qui pue vraiment beaucoup. On dirait du goudron, et je vous explique pas le coeur qui bat vite et la tension dans les chaussettes… » On aurait aimé entendre quelque chose de plus professionnel comme : « Emission de selles noires, goudronneuses et nauséabondes accompagnées d’une tachycardie à xxx BPM et une systole à 90… ».

→ Dans cet exemple, le MR sait que les ambulanciers sont face à un tableau clinique qui signe un méléna, autrement dit une hémorragie digestive haute. Mais dans le premier cas de figure, le médecin régulateur, au mieux se moque des ambulanciers (ça vaut aussi pour les pompiers), et au pire il fait en sorte que de tels « professionnels » ne fassent plus de gardes → c’est la compagnie toute entière qui est rayée du tableau de garde.

Il nous faut donc prendre l’habitude de parler le « médecin »

  • Mal au ventre = gastralgie
  • Mal à la tête = céphalée
  • Mal au cou ou dans le dos ou dans les lombaires = cervicalgie ou dorsalgie ou lombalgie.
  • Saignement du nez = epistaxis
  • Saignement des oreilles = otorragie
  • Saignement de l’anus = rectorragie
  • Section des veines = phlébotomie
  • Plaie ouverte à l’abdomen = laparotomie
  • Le crâne enfoncé = embarrure
  • Fréquence cardiaque ↑ et TA ↓} = hémodynamique instable + les valeurs (Ex : FC à 130 bpm + TA 90/60)
  • Saignement du vagin hors période des règles = métrorragie
  • Règles trop abondantes = ménorragie
  • Du sang dans les urines = hématurie
  • Crache du sang = hémoptysie
  • Vomit du sang = hématémèse
  • Respire difficilement = dyspnéique
  • FC > 100-110 = tachycardie. FC inférieure à 60 = bradycardie (→ attention aux sportifs)
  • FR > 20 = polypnée (ou tachypnée, également admis). FR inférieure à 10/12 = bradypnée
  • → Exprimer les valeurs de la PA en mmHg plutôt qu’en cmHg. Ex : 130/80 au lieu de 13/8

Bref…, utilisons ce vocabulaire pour être crédibles.

Si bilanter une victime n’est pas toujours aisé et demande TOUJOURS une rapidité d’exécution, il n’en demeure pas moins que rester professionnels est la condition sine qua non pour faire du bon boulot. Et c’est de ça dont les victimes ont besoin. Elles n’ont pas besoin de voir débarquer des cow-boys trop sûrs d’eux mais à l’inverse, elles n’ont pas envie de voir débarquer à leur chevet des ambulanciers crispés, stressés et tremblottants.

Pour terminer

L’approche d’une victime est une relation humaine qui s’instaure. C’est donc avec l’« humain » qu’il faut travailler, c’est-à-dire l’observation, la discussion lorsqu’elle est possible, la détection visuelle des signes cliniques. Prendre une saturation ou une glycémie n’est pas systématiquement nécessaire. Il faut s’adapter à chaque situation.

→ Un dextro chez quelqu’un qui s’est cogné la tête est inutile et constitue une perte de temps.
→ Une SpO2 chez quelqu’un qui s’est fait une entorse est inutile et constitue une perte de temps….

Prenez une SpO2 seulement si vos observations laissent à penser qu’il y a un déficit en O2… Idem pour le dextro : si une personne se casse une jambe, pourquoi un dextro s’il n’y a pas d’ATCD ou de notion de diabète ??? Il faut rester cohérent et travailler avec bon sens et RIGUEUR !

J’insiste sur un dernier point. Et j’insiste LOURDEMENT: Le monitorage et les chiffres sont une chose…, mais RIEN ne remplacera JAMAIS votre flair, votre aptitude à observer, à écouter, mais surtout à ENTENDRE la détresse, et RIEN ne remplacera JAMAIS vos CONNAISSANCES et votre EXPÉRIENCE.

Délirium tremens

Délirium tremens

Le délirium tremens

Au décours de nos missions, nous sommes parfois confrontés à ces situations de sevrage alcoolique brutal et involontaire d’un individu. La situation est grave avec une possible menace d’engagement pour le patient, et potentiellement dangereuse pour les professionnels médico-techniciens pré-hospitaliers que nous sommes.

Ce syndrome, dont le nom est souvent galvaudé par le profane, cache en réalité une gravité réelle chez un alcoolique chronique sevré brutalement, de manière volontaire ou non (pendant une hospitalisation, par exemple, ou du fait d’une maladie l’empêchant de boire). Un Pré-Délirium s’installe en général de 24 à 36 heures après la dernière absorption d’alcool, avec tremblements et agitation SANS délire. Sans prise en charge immédiate (personne vivant seule, isolée ou en difficulté sociale), s’ensuit alors le Délirium Tremens proprement dit.

délirium tremens - prise en charge par les ambulanciers

Les symptômes et les signes

Tremblements, soit généralisés, soit ne touchant qu’un ou deux des quatre membres ou encore la langue, sueurs profuses, fièvre, tachycardie nette, agitation et confusion mentale, une méchante déshydratation (mise en évidence par le “Godet” ou le “Pli cutané”), convulsions éventuelles, hallucinations (le plus souvent, il s’agit de zoopsies: le malade “voit” des animaux existant dans la réalité, ou des animaux fantastiques issus de son phantasme…). Le patient auquel nous faisons face “vit son délire” intensément et dans cette activité, peut être amené a commettre des gestes inconsidérés de type défensifs (fuite, défénestration…).

Gravité

La déshydratation mentionnée plus haut est l’un des deux risques majeurs pour la personne, par risque de collapsus cardio-vasculaire (effondrement tensionnel). Les actes dits de défense, comme la fuite par exemple, peuvent entraîner la victime vers une issue fatale de prime abord, par précipitation à travers une fenêtre, sur une chaussée etc…, l’exposant directement à la mort, selon le contexte. Il existe un troisième risque majeur, à effet moins “immédiat” ou “fulgurant”: il s’agit de l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke, affection grave du cerveau par carence en vitamine B1.

La prise en charge et le traitement

Du fait des actes inconsidérés que la victime peut être amenée à commettre, l’équipage est lui aussi en “danger immédiat” dans ce sens que la victime peut prendre le binôme d’ambulanciers comme une menace dans son délire, et faire face, au lieu de fuir. La violence développée est alors sans limites, car pour la personne en état de DT, il s’agit d’“éliminer la menace”, à défaut de s’y soustraire. Pour elle, c’est une question de survie!
Il est important de garder toujours à l’esprit ce risque de passage à l’acte hétéro-agressif et d’assurer la sécurité de l’équipage. Un renfort SMUR doit être demandé, ainsi qu’éventuellement, un renfort policier.

Le traitement repose sur la réhydratation massive par intraveineuse, avec adjonction d’anxiolytiques benzodiazépiniques à action rapide comme le Triazolam (DC en France: HALCION®) ou d’autres substances anxiolytiques non-benzodiazépiniques telle que le Zolpidem (DC en France: STILNOX®), de structure moléculaire différente, mais toute aussi rapide.

Bien sûr, l’administration simultanée ou en aval de la prise en charge pré-hospitalière, de vitamine B1 aura pour conséquences d’enrayer l’apparition de l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke. In fine, le Délirium Tremens est une situation explosive qu’il faut de prendre avec le même sérieux qu’un IDM, un angor instable ou encore une dyspnée aigüe.

(Sources: Of Alcohol-linked pathologies, DSM IV, EMT-P Courses, Vancouver EMT Academy, personal feedback, records & datas.)

Dissection aortique et prise en charge par l’ambulancier

Dissection aortique et prise en charge par l’ambulancier

Analyse et explication d’une prise en charge d’une pathologie déclarée comme urgence vitale. En règle générale ce type d’événement est directement pris en charge par l’équipe du SMUR. Mais il est possible de rencontrer malgré tout ce type d’intervention. Il ne faut pas le négliger

La dissection aortique

Suite à la demande personnelle d’un lecteur assidu des “Z-ItoS”, voici quelques éléments de réponse au sujet de cette pathologie engageant très rapidement le pronostic vital. Physiopathologie: La DA, ou anévrysme disséquant n’est rien d’autre que la déchirure ou la rupture du média aortique (tunique moyenne de la paroi d’une artère). La plupart du temps, c’est au début de l’aorte que ça se produit, juste au-dessus des valves sigmoïdes. Lorsque le sang “pousse” dans l’aorte, il est sous pression.

Cette pression contribue, chez des sujets atteints de la maladie de Marfan (dégénérescence des fibres élastiques artérielles), par exemple, ou chez des hypertendus chroniques, ou encore suite à un traumatisme violent du thorax, à la constitution de la déchirure ainsi qu’à l’extension d’un clivage longitudinal de l’aorte. Il peut arriver que le sang retourne dans son “chenal” usuel par un deuxième point de rupture en aval. On a donc parfois deux types de circulation aortique: le “vrai chenal” et le “faux chenal”. Le résultat est catastrophique du fait de l’hemorragie massive que la DA peut impliquer… Mais pas de panique.

infarctus du myocarde - angor - prise en charge par l'ambulancier

Symptômes /signes

Lorsque vous êtes déclenchés et que vous arrivez sur les lieux, la victime se plaint de violentes ou d’insupportables douleurs thoraciques d’apparition brutale, sans prodrome et migrantes, du fait du siège de la dissection qui se déplace. J’insiste sur la douleur: dans tous les cas, l’EVA sera très élevée ! ATTENTION: diagnostic différentiel d’EP ! Merci…

 Actes pré-hospitaliers

Bilan flash. La première chose à vérifier est la symétrie du pouls radial simultanément. Si le pouls est dissymétrique, tu as une DA probable face à toi. Tu ne perds pas de temps: tu installes la victime en demi-assis, O2 à haut débit et masque HC, et tu prends une tension aux deux bras ! Pour confirmation. Tu ne perds pas de temps en palabres avec un ARM, tu demandes un renfort SMUR, point barre. Le but est d’ééviter le choc hypovolémique constituant un risque de complication systématique ou presque, sans mesures d’urgence adaptées, par la pose de VVP gros calibre avec remplissage * et ECG simultané !

En attendant le renfort, surveille régulièrement le PA aux deux bras (attention à la fistule artério-veineuse des dialysés, aux femmes ayant subi un curetage axillaire suite à un néo du sein, aux hémiplégiques suite à AVC etc…), rassure la victime, couvre-la, garde ton sang-froid. Délègue ce que tu peux déléguer à ton Auxiliaire Ambulancier (SpO2, PA…) pendant que tu continues de parler à la victime et que tu essayes de savoir si la douleur se déplace encore.

Attention: parfois, la douleur s’atténue. Eh oui… A l’arrivée du SMUR, transmissions complètes AVEC LES ÉVOLUTIONS à H+3′… H+6′ etc… au toubib. L’évacuation se fait selon les critères du Critical Care Transport: attention aux déports, aux accélérations brutales et aux freinages, attention aux côtes ou aux descentes car ça influe sur le déplacement des fluides corporels et l’incidence sur l’hémodynamique du sujet est élevée, évidemment…

* En France, le remplissage au Ringer-Lactate® est désormais interdit. On choisira donc du NaCl (sérum phy’) pour le remplissage vasculaire.

(Sources: Cardiovascular Disorders, Advanced Cardiac Life Support (ACLS), Critical Care Transport (CCT), Vancouver Paramedic Academy, EMT-P Training & Practice, feedback personnel)

L’ambulancier face à l’ Accident de la voie publique – AVP

L’ambulancier face à l’ Accident de la voie publique – AVP

A un moment donné de sa carrière l’ambulancier devra peut être faire face à l’accident de la voie publique – AVP. Professionnel de santé en perpétuel mouvement sur les routes de France, l’ambulancier doit pouvoir maitriser la conduite à tenir en sur accident.

Accident de la voie publique : en bref

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Quotidiens, fréquents, les AVP sont loin des interventions type « maison de retraite ». Le but est de bilanter rapidement, de pallier les décompensations diverses et de techniquer la victime avec toutes les précautions d’usage. Sur le cas d’un piéton, cas qui nous préoccupe aujourd’hui, il est évident que la cinétique est l’élément primordial. Aussi, et même si vous n’êtes pas titulaires du PHTLS, voici quelques recommandations.

Ambualncier : en premier lieu, les éléments à rechercher

Après avoir balisé la zone de l’accident au mieux en fonction de la topographie (en ville ou à la campagne, on ne balise pas de la même manière), il importe de saisir le tableau global instantanément et de se poser d’emblée 7 questions.

  1.  Quelles sont les circonstances ?
  2. Quelle a pu être la cinétique au moment de l’impact ? ➔ Vitesse du véhicule ?
  3. Où se situe le point d’impact sur la victime ?
  4. Quel est le type de véhicule impliqué ?
  5.  Notion de “crossing”: la victime s’est-elle fait rouler dessus par le véhicule ?
  6.  Notion de “dragging”: la victime a-t-elle été traînée par le véhicule ?
  7.  Notion de “throwing”: la victime a-t-elle été projetée ?

Le bilan se fera selon l’algorithme du PHTLS, en tenant compte du type de véhicule et de fait, du siège des lésions.

  • – Si le véhicule est un deux roues: Cuisses, bassin (fourche du véhicule), abdomen et thorax (guidon), membres Sup. (fractures de projection), membres Inf (fractures par choc direct)
  • – Si le véhicule est une VL:
    • Victime percutée de face: atteinte des membres Inf. (pare-chocs), hémorragie interne fréquente (choc sur capot).
    • Victime percutée de côté ou de dos: atteinte probable du rachis cervical et dorso-lombaire.

Algorithme d’évaluation

EVENEMENT ➔ SECURITE / SITUATION ➔ EVALUATION PRIMAIRE
Si TRAUMATISME: OUI ➔ A : immobilisation manuelle du rachis cervical + voies aériennes + BCDE
Si TRAUMATISME: NON ➔ A: LVA B : ventilation : fréquence, amplitude, auscultation C : circulation : contrôle hémorragie, pouls, peau D : déficit neurologique, conscience, pupilles E : exposer / environnement
Si Environnement CRITIQUE ➔ APPEL CENTRE 15 direct pour renfort SMUR SANS DÉLAI
Si Environnement NON CRITIQUE ➔ BILAN SECONDAIRE : ➔ Constantes : FC, FR, PA, SpO2, Dextro, T°, (ECG… si vous êtes équipés ou habilités par votre autorité de référence)
Puis SAMPLE – Plainte exprimée → Examen tête aux pieds ➔ APPEL CENTRE 15 pour bilan.

Techniquage

Maintien de l’axe tête-cou-tronc et immobilisation du rachis cervico-dorso-lombaire ➔ Backstrap™ +++ avec immobilisateur de tête, ou, si vous n’êtes pas équipés de cette manière: Stiffneck™ + coquille + scoop.

Précautions chez l’enfant

Du fait de sa petite taille, un enfant ne voit pas les dangers auxquels il est exposé sur la voie publique. Les blessures sont donc d’autant plus graves que sa hauteur place sa tête et donc son encéphale au niveau de la partie saillante du véhicule « percuteur »

Évacuation

Le bon sens commande: on évitera les déports brusques ainsi que les accélérations ou les freinages intempestifs (cf. Critical Care Transport, Vancouver Paramedic Academy) afin de ne pas affecter l’hémodynamique par migration brutale de la masse sanguine ou de son substitut de remplissage (Plasmion®, Gélo- / HEAfusine®).

accident de la route - avp - ambulanciers
Noyade, conduite à tenir par les ambulanciers

Noyade, conduite à tenir par les ambulanciers

La noyade : rappels

Aquastress, Petite hypoxie, Grande hypoxie jusqu’à l’anoxie, noyade primaire, hydrocution (noyade secondaire), eau douce ou eau de mer, eaux vives (rivières, fleuves, mer)  ou stagnantes (baignoire, piscine, étang)… Les noyades et la typologie des symptômes sont variables selon le contexte et les différents tableaux cliniques auxquels nous pouvons être confrontés sont nombreux.

  • ventilationAquastress : frissons mais conscience normale, grosse frayeur a posteriori. Pas d’engagement
  • Petite hypoxie : Cyanoses et encombrement bronchique, agitation sans altération de l’état de conscience. Pas d’engagement d’emblée
  • Grande hypoxie : Encombrement de l’arbre bronchique majeur avec signe de l’Oedème Aigue du Poumon et cyanoses, agitation, altération de la conscience, troubles du rythme sinusal éventuels. Engagement.
  • Anoxie : Arrêt cardio-respiratoire.
  • Noyade primaire : Cas présenté par un nageur épuisé ou un mauvais nageur, entraîné par les courants: mécanisme basique de spasme-réflexe de la glotte au contact de l’eau, brêve perte de connaissance, relance de la ventilation polypnéique, suivi d’un ralentissement progressif de l’amplitude et de la fréquence, puis Arrêt Cardio Respiratoire après 5 à 6 minutes. On parle ici de NOYÉ BLEU.
  • Hydrocution (noyade secondaire): Perte de connaissance dès l’immersion du sujet (syncope primitive). Causes: choc thermique entre la température du milieu aquatique et la température centrale de la victime. Surtout en été, suite à une trop longue exposition au soleil, un repas trop copieux ou un effort physique intense: la syncope primitive entraîne la mort en 4 à 5 minutes. Peu de liquides dans les Voies Aériennes Supérieures. On parle alors de NOYÉ BLANC.
  • En eau douce : L’absence de salinité entraîne un passage rapide de l’eau dans les poumons puis dans le sang (parfois, le volume sanguin peut se voir multiplié par deux), avec une augmentation majeure de la Pression Artérielle, distension vasculaire et cardiaque (le coeur peut se dilater de manière très significative). L’une des propriétés de l’eau douce est son pouvoir de destruction des globules rouges induisant un épanchement de leur contenu dans le flux, d’où s’ensuit une modification du fonctionnement du coeur par fibrillation, avec une fraction d’éjection quasi nulle. Intervient alors l’ACR puis une mort rapide si rien n’est entrepris à ce stade.
  • En eau de mer : Le mécanisme est inversé. Le sodium contenu dans l’eau de mer est 3 fois plus élevé que le taux de sodium plasmatique. Celui-ci passe du sang aux alvéoles pulmonaires, constituant un OAP d’emblée, clair et net. Il n’y a jamais de fibrillation dans ces cas-ci. L’urgence absolue est le traitement de l’OAP: O2 à 15 L/min + Furosémide (Lasilix®) en dose de charge par IV directe
  • Hypo/hyperthermie : En baignoire, l’hyperthermie est la cause principale de malaises avec noyade secondaire à la syncope. En eaux vives en revanche, l’hypothermie est systématique puisque la conductivité thermique de l’eau est 25 fois supérieure à celle de l’air.

L’inhalation pulmonaire et/ou gastrique majore l’hypothermie «de l’intérieur» et les troubles de la conscience liés à un effondrement du métabolisme s’aggravent significativement (6 à 7 %par degré Celsius). Les signes accompagnant l’hypothermie sont : des gasps dus  l’inhalation-réflexe d’eau (2 à 3 L) et une hyperventilation-réflexe de compensation pouvant atteindre 10 fois la norme.

La victime peut être tachypnéique au rythme de 120 à 200 cycles par minutes ! La tachycardie peut, elle aussi, grimper, avec une fraction d’éjection de 80 à 100 % supérieure à la normale. La fibrillation ventriculaire apparaît à une température centrale de 28° chez la victime. Et l’asystolie entre 26° et 24°.

La noyade, conduite à tenir in situ

Question à se poser d’emblée:

  • Que s’est-il passé ?
  • Accident ? ➔ Aspect médico-légal+++
  • Action volontaire de la part de la victime (suicide) ou d’un tiers (homicide) ? ➔ Aspect médico-légal+++
  • Présence de témoins (qui a sorti la victime ?) ➔ Noter le récit des faits succinctement.
  • Notion de lestage de la victime ? Précipitation ? ➔ recherche de traumatismes (fractures et/ou plaies dues au charriage par le courant, traumatismes cervicaux si plongée en eaux peu profondes)
  • Temps d’immersion ?
  • Température du milieu aquatique ?
  • Quel type d’eau ? Saline, douce, stagnante, vive ?
  • Rechercher et noter les signes d’altération des fonctions vitales (circulation, ventilation et conscience) sans perdre de temps
  • Bilantage rapide +++ (Cas particulier de la France: les Ambulanciers rendront compte à la régulation du SAMU avec demande de renfort SMUR. Les Pompiers, en cas de  déclenchement-réflexe, se conformeront aux protocoles en vigueur après rapport au CODIS, avec ou sans régulation par le SAMU).

Pour l’évaluation clinique, choisir l’algorithme PHTLS (à défaut de l’algorithme ALS) ⇒ L’arborescence est plus complète et offre un synopsis plus précis.

Gestes à appliquer par les ambulanciers

Pour enrayer les effets délétères sur la victime, déshabiller, sécher et réchauffer la victime (attention aux 28 ° morbides: assurez-vous d’avoir un DAE ou votre Lifepack® à portée de main !). Administration d’O2 au masque Haute Concentration à haut débit (15 L/minute, pas moins !).

Si la victime présente des troubles de la conscience, installer une canule de Guedel, prévoir une sonde d’aspiration oro-trachéale et préparer le plateau d’intubation avec la lame et la sonde ad hoc. Dans tous les cas, surveiller les constantes au scope: rythme sinusal, PA, SpO2, et mesurer la glycémie (pour écarter l’étiologie métabolique de l’accident par malaise hypoglycémique).

noyade - ambulanciers
Lipothymie ou syncope | Formation de l’ambulancier

Lipothymie ou syncope | Formation de l’ambulancier

Le “Malaise vagal” de Sarko ayant déclenché l’envoi d’un hélico pour une évac’ vers l’hôpital militaire du Val-de-Grâce me permet de faire le point sur ce qui, a tort, est appelé “malaise vagal”. En effet, le mot “malaise” n’existe pas en langage médical. On parle de lipothymie ou de syncope, selon qu’il y ait eu ou non, perte de connaissance.

La lipothymie

Elle se caractérise avant tout par la sensation de perte de connaissance imminente chez des sujets hypersensibles à la contrariété, à l’émotion (douleur subite, prise de sang, confinement de l’atmosphère) ou encore lorsque les barorécepteurs situés dans le sinus carotidien (sorte de capteurs de la PA actuelle) sont comprimés par un col ou une cravate trop serrés.

Le mécanisme de la lipothymie est l’hyperexcitation du nerf pneumogastrique (ou nerf “vague”, Xè nerf crânien, dépendant du système nerveux végétatif parasympathique), provoquant par la libération d’acétylcholine, un ralentissement significatif du rythme cardiaque. Le sujet a l’impression que sa tête est “vide” et ressent un besoin impérieux de s’allonger.

Pâle, en sueur, il peut présenter des troubles passagers de la conscience, accompagnés ou non, de nausées. Autres signes: myosis, hypersialorrhée, anxiété… La plupart du temps, le sujet “revient” spontanément, mais éprouve un gros coup de fatigue a posteriori. Attention toutefois: la lipothymie peut n’être que le prodrome d’une syncope (voir ci-dessous)

En qualité de secouristes professionnels, après avoir sécurisé la victime et effectué votre bilan primaire (A-B-C-D-E), vous attaquerez votre bilan secondaire sans perdre de temps… (cf. Algorithme ALS, quoique les items A et B soient un peu superflus : agissez avec bon sens).

Lors de votre bilan secondaire (FR – FC – SpO2 – GCS ), l’établissement d’un dextro rapide et la quantification de glucose contenue dans le sang (exprimée en g/L ou en Mmol/ L) vous permettra d’éliminer une étiologie métabolique (E.g.: crise d’hypoglycémie chez un diabétique insulino-requérant ou non insulino-requérant – IR ou NIR. Attention, un diabétique peut s’ignorer !).

Si vous disposez d’un système de télétransmission, rien ne vous empêche d’établir un ECG à 10 dérivations – “un 10 brins” – que vous télétransmettrez au moment de votre bilan au CRRA de votre SAMU-Centre 15.

NB: Ne le faites que si ce protocole est validé dans votre département: vous savez combien les médecins-régulateurs sont chatouilleux à ce sujet.

La syncope vagale

Elle est la résultante des mêmes causes que la lipothymie (hyperexcitation du nerf pneumogastrique à l’occasion d’une douleur, d’une émotion, ou de la vue du sang par exemple) et se caractérise par une perte de connaissance brutale se traduisant par un brusque relâchement complet de l’appareil locomoteur, occasionnant la plupart du temps une chute. Dans la majorité des cas, la durée de la PC n’excède pas une minute et le “retour” est spontané, très rapide, précédé d’une recoloration du visage, rapide, elle-aussi.

La prise en charge pré-hospitalière repose sur quelques éléments découlant du bon sens. Mise en PLS si ce n’est déjà fait à votre arrivée – mais en général la victime vous sourira à votre arrivée, désolée d’avoir “dû vous déranger”.

Procédez tout de même à un bilan sur l’algorithme ALS avec la même trame que pour une lipothymie ci-dessus: bilan primaire (A-B-C-D-E. Ici, les items A et B prennent tout leur sens puisqu’il y a eu PC), puis bilan secondaire avec prise des constantes (FR – FC – SpO2 – GCS – Dextro +++).

Lors du bilan secondaire, assurez-vous, cela va sans dire, que la chute n’a pas entraîné de TC ou d’autres lésions ostéo-musculo-tendineuses (contusions, entorses, luxations ou fractures) ainsi que leur siège, puis scoopez en fonction.

Un examen clinique sur le plateau technique hospitalier avec ECG et bilan sanguin avec dosage de la kaliémie (potassium, K+) suffit à établir un diagnostic et l’étiologie de la syncope.

https://www.jlk-rescue.fr/

FAE SMUR : Formation d’Adaptation à l’emploi pour l’ambulancier SMUR

FAE SMUR : Formation d’Adaptation à l’emploi pour l’ambulancier SMUR

Devenir ambulancier et exercer en SMUR requiert en plus d’obtenir le diplôme d’état d’ambulancier auprès d’un institut de formation, de suivre un cursus spécifique adapté à la spécialité appelé FAE SMUR ou Formation d’adaptation à l’Emploi.

En effet l’ambulancier va intégrer une équipe médicale et son rôle va changer, évoluer. Il faut donc être en mesure de pouvoir s’intégrer et agir efficacement au sein de cette nouvelle équipe composée d’un médecin urgentiste et d’un infirmier.

jonction smur et ambulanciers L' Ambulancier : le site de référence FAE SMUR : Formation d'Adaptation à l'emploi pour l'ambulancier SMUR

Au programme de la Formation d’Adaptation à l’Emploi (FAE SMUR)

Cette formation comprend 4 modules conformément à l’arrêté du 26 avril 1999, journal officiel du 18 mai 1999. Elle est indispensable pour exercer le métier d’ambulancier dans un Service Mobile d’Urgence et de Réanimation.

  • Module 1 : radiotéléphonie (deux jours)
  • Module 2 : hygiène, décontamination et désinfection (deux jours)
  • Module 3 : Situation d’exception (deux jours)
  • Module 4 : Participation à la prise en charge d’un patient au sein d’une équipe médicale (neuf jours)

Radiotéléphonie

  • Maintenir le matériel de radiocommunication en état de marche et veiller à son bon fonctionnement;
  • Appliquer les procédures de transmission (réseau santé, SSU…);
  • Utiliser les moyens de télécommunication embarqués;
  • Identifier les différents réseaux et les fréquences  utilisées.

Réseaux radio

  • rappel sur le code de l’OACI
  • utilisation des codes sélectifs
  • utilisation du réseau en 150 Mhz au quotidien
  • utilisation du réseau SSU au quotidien
  • indicatifs radio des autorités
  • utilisation des réseaux lors des catastrophes

Travaux pratiques

Hygiène, décontamination et désinfection

Le conducteur ambulancier doit être capable de

  • Appliquer les règles d’hygiène, pour lui-même et son unité  mobile hospitalière, le patient et son entourage et tout membre de l’équipe ;
  • Appliquer les principes de décontamination et de désinfection des différents éléments de la cellule sanitaire ;
  • Appliquer les différentes techniques de protection du patient et du personnel en fonction des pathologies rencontrées ;
  • Appliquer les différentes techniques de traitements des déchets.

Hygiène

  • modes de transmission des microbes
  • infections nosocomiales
  • lavage des mains

Désinfection

  • utilisation des désinfectants, des décontaminants
  • nettoyage de la cellule sanitaire et des matériels

Situation d’exception

  • Décrire les structures mises en place lors de situations exceptionnelles ;
  • Participer à la mise en oeuvre et à la maintenance de la logistique déployée par le service d’aide médicale urgente et le service mobile d’urgence et de réanimation en situation d’exception ;
  • Identifier les différents maillons de la chaîne médicale des secours ;
  • Appliquer les règles à suivre par le conducteur ambulancier, en présence de  différentes situations :
    • au relevage
    • au poste médical avancé
    • à la noria d ’évacuation
    • Participer à la mise en place d’un P.C. mobile de transmission et exploiter les réseaux de communication.
    • Exercice catastrophe avec associations de secourisme

Participation à la prise en charge d’un patient au sein d’une équipe médicale

Le conducteur ambulancier de service mobile d’urgence et de réanimation  doit être capable de :

  • Participer à la prise en charge globale du patient et de son entourage
  • Appliquer les méthodes et les moyens adaptés pour l’exécution des soins et des gestes d’urgence de l’équipe mobile hospitalière
  • Dans un contexte médical ou traumatique chez l’adulte et chez l’enfant

Identifier une détresse neurologique

Fonction neurologique

  • rappel anatomie-physiologie
  • utilisation de l’échelle de Glasgow
  • principales pathologies neurologiques
  • mise en PLS
  • Visite d’un scanner et de l’IRM

Identifier une détresse ventilatoire

Fonction ventilatoire

  • rappel anatomie-physiologie
  • principales pathologies ventilatoires
  • asthme
  • insuffisance respiratoire chronique
  • pneumothorax
  • fausse route
  • Bouche à bouche
  • utilisation de l’insufflateur manuel
  • Préparation d’une intubation
  • Préparation d’un respirateur autonome
  • Utilisation d’un saturomètre
  • Aide à la pose d’un drain pleural

Identifier une détresse circulatoire

Fonction circulatoire

  • rappel anatomie-physiologie
  • principales pathologies circulatoires
  • Infarctus du myocarde
  • Douleurs thoraciques
  • Arrêt cardiaque
  • Etats de choc
  • Bradycardie
  • Massage cardiaque externe
  • La cardio-pump
  • Pose d’un tensiomètre manuel
  • électronique
  • Pose des électrodes en vue de la réalisation d’un ECG
  • de la surveillance du patient par électroscope
  • d’une défibrillation
  • d’un entraînement électrosystolique
  • Préparation d’une ligne de perfusion
  • Aide à la pose d’une voie veineuse périphérique centrale
  • Préparation d’un blood-pomp
  • Accélérateur de débit
  • Pousse-seringue
  • Pantalon anti-G

Le polytraumatisé

  • Prise en charge d’un patient présentant un :
  • traumatisme thoracique
  • abdominal
  • crânien
  • du rachis
  • une section de membre
  • une fracture fermée et ouverte
  • Mise en oeuvre des différentes techniques d’immobilisation
  • Utilisation du matelas à dépression
  • des minerves
  • de l’attelle de Donway
  • Mise en  oeuvre des techniques de ramassage
  • Participer à la prise en charge d’un accouchement inopiné extra hospitalier

Accouchement à domicile

  • circulaire du cordon
  • procidence du cordon
  • la délivrance
  • L’éclampsie

Participer à la prise en charge d’un nouveau-né dans le cadre de transport interhospitalier

  • La mort subite du nourrisson
  • Les détresses  neurologiques
  • circulatoires
  • ventilatoires
  • Hyperthermie
  • La déshydratation
  • Les convulsions

Participer à la prise d’une urgence psychiatrique

Participer à la prise en charge de la douleur

Aider à la prise en charge du matériel sur prescription médicale

  • bouteille de gaz médicaux et matériel d’oxygénothérapie
  • monitorage de la saturation de l’oxygène – installation de capteur comprise sauf en néatologie
  • aide à la préparation du matériel d’accès trachéal
  • monitorage expiré (capnographie), circuit du patient exclus
  • respirateur mécanique : installation (réglage des paramètres et circuit du patient exclus)
  • matériel nécessaire pour drainage pleural
  • moniteurs électrocardioscopiques, électrocardiographes, défibrillateurs en mode manuel, entraîneurs électrosystoliques, vérification de la charge électrique et du matériel d’enregistrement (pose des électrodes exclue pour le défibrillateur en mode manuel et l’entraîneur électrosystolique);
  • pousse-seringues électriques
  • matériel nécessaire pour pose d’un accès veineux central ou périphérique
  • installation  du pantalon anti-choc (choix des niveaux de pression exclu), gonflage sous contrôle du médecin
  • monitorage de la pression artérielle non invasive, préparation et mise en place;
  • incubateur de transport;

Participer au sein de l’équipe de l’unité mobile hospitalière les gestes d’urgence acquis à l’issue de l’enseignement du Diplôme d’Etat d’Ambulancier;

Les brûlures

  • Différents types :  électrique, chimique, thermique
  • Définition de la règle des « 9 »
  • Catégorisation
  • CAT devant un brûlé

Les intoxications

  • médicamenteuses
  • au CO
  • toxicomanies
  • chimique (cyanure, …)

Les urgences neurologiques

  • Malaises
  • Coma
  • Les convulsions

Participer à la prise en charge psychologique de la famille et de l’entourage

  • Urgences psychologiques
  • Prise en charge de la famille dans les situations difficiles
  • Connaître les risques, les signes et la prévention du stress et de la fatigue professionnelle

Sécurité

Réglementation routière

  • véhicules de catégorie A, législation, code de la route
  • responsabilité du conducteur
  • nombre maximum de personnes embarquées

FAE SMUR : une formation, un financement

Comme vous pouvez le constater le FAE SMUR est une formation vraiment spécifique et s’ajoute à la formation initiale de l’ambulancier. Chacun peut suivre cette formation qui est soit financée par l’établissement dans lequel oeuvre ou va oeuvre l’ambulancier, mais aussi pris en charge dans le cadre du compte professionnel de formation.0

PHTLS – Pre Hospital Trauma Life Support

PHTLS – Pre Hospital Trauma Life Support

Principe de la formation PHTLS

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Le cours Pre Hospital Trauma Life Support (PHTLS) est un programme de formation continue unique en France. qui met l’accent sur la nécessité de traiter le patient polytraumatisé comme une entité unique, avec des besoins très spécifiques. Cela peut nécessiter une approche du patient traumatisé qui varie des modalités habituelles de prise en charge.

Le PHTLS est conçu sur le principe de l’  » evidence based medicine  » (médecine basée sur des preuves) et privilégie avant toute chose l’efficacité. Basé sur le concept du céle€bre cours ATLS pour médecins, le PHTLS peut vous permettre par son approche pédagogique originale, d’augmenter votre capacité а évaluer l’état de gravité d’un patient, puis а gérer les priorités suivant le principe du  » Treat first what kill first  » (Traiter en premier ce qui tue en premier).

Ce programme de formation révisé tous les quatre ans, est devenu un standard mondialement reconnu par l’ensemble des intervenants pré hospitaliers. Se reposant sur une structure internationale, plus de 350 000 intervenants pré hospitaliers ont été formés depuis 20 ans dans 33 pays. Une étude a montré que la formation au PHTLS d’intervenants pré hospitaliers, peut être associée а une réduction des taux de mortalité et de morbidité. Cette amélioration se traduisant par une réduction de 15, 7 % а 10, 6 % de la mortalité des patients traumatisés sur la zone géographique étudiée.

Déroulement des cours

Le PHTLS est un cours très intensif qui favorise la « réflexion critique ». D’une durée de 16 heures, il s’articule autour d’exposés théoriques axés sur la physiopathologie, et de « stations pratiques » consacrés aux situations cliniques rencontrées sur le terrain. Une évaluation certificative est réalisée а l’issue du cours. La réussite donne lieu а la délivrance d’un certificat émis par la US / National Association of Emergency Medical Technicians (NAEMT). Ce certificat est valable pour une période de 4 ans. A l’issue de cette période, si vous désirez prolonger la validité de votre formation, il vous sera demandé de suivre une session de remise а niveau d’une durée de 8 heures.

Pour plus d’informations rendez vous sur le site http://www.phtls.fr/PHTLS_France/Accueil.html

Programme du cours :

 Cinématique des traumatismes
 Évaluation et management
 Gestion des voies aériennes et ventilation
 Traumatismes thoraciques
 État de choc et réanimation liquidienne
 Traumatismes abdominaux
 Traumatismes crâniens
 Traumatismes du rachis
 Traumatismes musculo-squelettiques
 Traumatismes thermiques : blessures produites par la chaleur et le froid
 Traumatismes chez l’enfant et la personne âgée
 Les principes des soins pré hospitaliers aux traumatisés

Ouvrage de référence de la formation

https://www.ambulancier.fr/phtls-secours-soins-prehospitaliers-aux-traumatises/

Formation ambulancier et textes officiels

Formation ambulancier et textes officiels

La formation des ambulanciers est régie par des textes officiels. En effet le diplôme d’état d’ambulancier comme la formation d’auxiliaire ambulancier sont des éléments gérés par le Ministère de la Santé. Comme toute formations elles sont régies pars des textes réglementaires, vulgairement appelé textes officiels.

Formation des ambulanciers, les textes officiels

L’arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier, paru au J.O N°48 du 25 janvier 2006 page 2967 texte 25, modifié par l’arrêté du 16 octobre 2006, paru au JORF du 01/11/2006, texte 27 et par l’arrêté du 18 avril 2007, paru au JORF du 17/05/2007, texte 153

L’arrêté du 26/01/2006 est aussi publié au Bulletin officiel du ministère de la santé et des solidarités n° 2006/3 page 8.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000635229

Légifrance

Sans oublier le décret no 2007-1301 du 31 août 2007 relatif aux diplômes d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture et d’ambulancier et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000648395

Légifrance

L’arrêté du 6 mars 2007 relatif à la liste des élèves et étudiants des professions médicales et pharmaceutiques et des autres professions de santé, pris en application de l’article L.3111-4 du Code de la santé publique, parus au JO n° 68 du 21 mars 2007 oblige des vaccinations obligatoires et des conditions d’immunisation :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000649439&dateTexte=&categorieLien=id

Légifrance

Diphtérie, Tétanos, poliomyélite (DTP), les vaccins indispensables

Hépatite B : Le schéma de vaccination comporte trois injections respectant un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection et d’une sérologie datant de moins de cinq ans.

On n’oubliera pas le certificat médical délivré par un Médecin Généraliste agréé par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du département de résidence pour la non contre indications à la profession d’ambulanciers (absence de problèmes locomoteurs psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre….).

Surtout n’oubliez rien pour bien préparer votre dossier d’inscription pour la formation ambulancier !

formation des ambulanciers - réanimation cardio pulmonaire -RCP
La brûlure et l’ambulancier, prise en charge

Devenir auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est un élément indispensable dans un équipage d’ambulancier. Ses missions sont très diverses et surtout il est l’allié indispensable qui va permettre à l’ambulancier diplômé de se décharger de certaines, tâches, pour se concentrer sur son travail : conduite, prises de constantes les missions dévolues sont nombreuses.

Auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est présent dans le binôme qui compose obligatoirement l’équipage de l’ambulance. Ce binôme peut être composé de la façon suivante :

  • Auxiliaire ambulancier – Ambulancier diplômé
  • Ambulancier diplômé et Ambulancier diplômé

Aucune autre configuration n’est permise. L’auxiliaire vient assister l’ambulancier diplômé lors des interventions ou lors des prises en charge des patients. Il peut être aussi amené à conduire des Véhicules Sanitaire Léger.

Devenir auxiliaire ambulancier : formation et conditions

Conditions d’entrée :

  • Permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur (plus de 3 ans ou 2 ans en cas de conduite accompagnée)
  • Attestation préfectorale d’aptitude à la conduite des ambulances après examen médical auprès d’un médecin agrée par la préfecture de votre domicile (R221-10 du code de la route)
  • Certificat médical agrée DDASS attestant de :
  • Non contre-indication à la profession d’ambulancier
  • Vaccination conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France

Programme :

Durée de la formation :

70 heures d’enseignement sur la base de 35 heures par semaine

Source : Plaquette de présentation de l’Institut de formation d’Ambulanciers de la Croix-Rouge Française 

Références législatives

L’arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier, paru au J.O N°48 du 25 janvier 2006 page 2967 texte 25, modifié par l’arrêté du 16 octobre 2006, paru au JORF du 01/11/2006, texte 27 et par l’arrêté du 18 avril 2007, paru au JORF du 17/05/2007, texte 153

L’arrêté du 26/01/2006 est aussi publié au Bulletin officiel du ministère de la santé et des solidarités n° 2006/3 page 8.
Sans oublier le décret no 2007-1301 du 31 août 2007 relatif aux diplômes d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture et d’ambulancier et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)

L’arrêté du 6 mars 2007 relatif à la liste des élèves et étudiants des professions médicales et pharmaceutiques et des autres professions de santé, pris en application de l’article L.3111-4 du Code de la santé publique, parus au JO n° 68 du 21 mars 2007 oblige des vaccinations obligatoires et des conditions d’immunisation :

  • Diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP)
  • Hépatite B : Le schéma de vaccination comporte trois injections respectant un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection et d’une sérologie datant de moins de cinq ans.

On n’oubliera pas le certificat médical délivré par un Médecin Généraliste agréé par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du département de résidence pour la non contre indications à la profession d’ambulanciers (absence de problèmes locomoteurs psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre….),

Bibliographie

https://www.ambulancier.fr/lauxiliaire-ambulancier/

Accident vasculaire cérébral – AVC

Diplôme d’état d’ambulancier, la formation (DEA)

Le diplôme d’état d’ambulancier connu sous l’abréviation DEA, permet d’exercer la profession d’ambulancier. Cette formation a subie une refonte en 2008 afin de proposer un programme de formation revu et corrigé. Découvrez sans attendre le contenu officiel de la formation : formation théorique et formation pratique. L’intégration en école d’ambulancier se fera après la réalisation du stage de découverte de 140 heures obligatoire, ainsi que la réussite au concours d’entrée en école d’ambulancier.

Déroulement de la formation du diplôme d’état d’Ambulancier

L’ensemble de la formation comprend 18 semaines soit 630 heures d’enseignement théorique et clinique en institut de formation et en stage, réparties comme suit :

  • Enseignement en institut de formation : 13 semaines, soit 455 heures
  • Enseignement en stage clinique et en stage en entreprise : 5 semaines, soit 175 heures.

 Durant la formation, les élèves peuvent bénéficient d’une période de congés, fixée par le directeur de l’institut de formation après avis du conseil technique. La participation à l’ensemble des enseignements est obligatoire. L’enseignement en institut de formation ainsi que les stages cliniques et en entreprise sont organisés sur la base de trente cinq heures par semaines. L’enseignement en institut de formation comprend des cours, des travaux dirigés, des travaux de groupe et des séances d’apprentissage pratiques et gestuels.

Stages cliniques et en entreprise

Les stages cliniques et en entreprises sont organisés par les instituts de formation en collaboration avec les structures d’accueil. Ils constituent un temps d’apprentissage privilégié de la pratique professionnelle. Ils s’effectuent dans des secteurs d’activités hospitaliers ou extra-hospitaliers, au sein de structures bénéficiant d’un encadrement par un professionnel médical, paramédical ou un travailleur social. Cet encadrement est assuré par du personnel diplômé, qui prépare progressivement l’élève à l’exercice de sa fonction. Il est recommandé que le tuteur puisse bénéficier d’une formation spécifique.

Chaque stage fait l’objet d’un projet de tutorat établi entre l’équipe pédagogique de l’école et le responsable de l’encadrement de l’élève dans la structure d’accueil. Il définit, à partir des ressources éducatives de la structure et du niveau de formation de l’élève, les objectifs d’apprentissage, les modalités d’encadrement et les critères d’évaluation.

Acquisition du diplôme d’état d’ambulancier

Le diplôme peut s’acquérir soit par le suivi et la validation de l’intégralité de la formation, en continu ou en discontinu, soit par le suivi et la validation d’une ou de plusieurs unités de formation (module et stage) correspondant à une formation complémentaire en fonction des modes d’accès au diplôme.

Les modules de formation

correspondent à l’acquisition des huit compétences du diplôme :

  • Module 1 : dans toute situation d’urgence, assurer les geste adaptés à l’état du patient – 3 semaines (105 heures)
  • Module 2 : Apprécier l’état clinique d’un patient – 2 semaines (70 heures)
  • Module 3 : Respecter les règles d’hygiène et participer à la prévention de la transmission des infections – 1 semaine (35 heures)
  • Module 4 : Utiliser les techniques préventives de manutention et les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation des patients – 2 semaines (70 heures)
  • Module 5 : Etablir une communication adaptée au patient et à son entourage – 2 semaines (70 heures)
  • Module 6 : Assurer la sécurité du transport sanitaire – 1 semaine (35 heures)
  • Module 7 : Rechercher, traiter et transmettre les informations pour assurer la continuité des soins – 1 semaine (35 heures)
  • Module 8 : Organiser les activités professionnelles dans le respect des règles et des valeurs de la profession – 1 semaine (35 heures)

L’enseignement dispensé, notamment dans les domaines de la biologie humaine, des sciences humaines et sociales et de l’étude des pathologies, vise à l’acquisition des connaissances nécessaires et indispensables à l’exercice professionnel. Les enseignements sont assurés par des médecins, des infirmiers, des ambulanciers en exercice, des chefs d’entreprise de transport sanitaire.

Les stages

Dans le cursus complet de formation, les stages sont d’une durée totale de 5. Leur insertion dans le parcours de formation est prévue dans le projet pédagogique de l’institut et permet l’acquisition progressive des compétences par l’étudiant.

Il sont réalisés dans les structures suivantes :

  • Service de court ou moyen séjour : personnes âgées ou handicapées, pédiatrie ou rééducation  fonctionnelle : 1 semaine
  • Service d’urgence : 1 semaine
  • SAMU ou SMUR avec passage en salle d’accouchement si possible ou stage optionnel supplémentaire en service d’urgence : 1 semaine
  • Entreprise de transport sanitaire : 2 semaines

Lorsque le cursus est réalisé partiellement, la formation s’effectue par unité de formation. Celle-ci correspond à un module d’enseignement théorique et, pour quatre modules sur huit, un stage clinique qui lui est rattaché.

Unités de formation

Enseignement théorique

Stages cliniques

Module 1

3 semaines

2 semaines

Module 2

2 semaines

1 semaine

Module 3

1 semaine

0

Module 4

2 semaines

1 semaine

Module 5

2 semaines

0

Module 6

1 semaine

1 semaine

Module 7

1 semaine

0

Module 8

1 semaine

0

TOTAL

13 semaines

5 semaines

Les lieux de stage sont choisis en fonction des objectifs d’acquisition de la compétence. 

Pour les aides soignantes souhaitant se réorienter vers la profession d’ambulancier, les stages destinés à valider les compétences complémentaires sont réalisés au SAMU, en service d’urgence ainsi qu’en entreprises. 

Pour les auxiliaires de vie sociale souhaitant se réorienter vers la profession d’ambulancier, les stages en vue de valider les compétences complémentaires sont réalisés en service de court ou moyen séjour, au SAMU, en service d’urgence ainsi qu’en entreprises.

Texte de référence pour le diplôme d’état d’ambulancier

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000635229

Bibliographie

https://www.ambulancier.fr/lambulancier-diplome-detat/

diplôme d'état d'ambulancier - london ambulance
AFGSU – Programme

AFGSU – Programme

Découvrez le programme de l’AFGSU. L’attestation de formation aux gestes d’urgence est une formation dispensée sous différents niveaux. Trois niveaux de formation sont actuellement possible. Chaque acteur suit le niveau de formation adaptée à sa fonction.

AFGSU 1 – Programme

Première demi journée (3h30) Urgences vitales (niveau 1)

  • Hémorragies, alerte et protection,arrêter une hémorragie externe, alerter le Centre 15 et se protéger du risque infectieux,identifier une hémorragie extériorisé;
  • Obstruction des voies aériennes, identifier une obstruction aigue des voies aériennes et réaliser les gestes adéquats;
  • Inconscience, identifier l’inconscience et assurer la liberté et la protection des voies aériennes d’une personne inconsciente en ventilation spontanée;
  • Cas particuliers.

Mise en situation de synthèse

  • prise en charge d’une situation d’urgence sur les thèmes abordés en séance en utilisant un comportement adapté
  • synthèse de l’apport de connaissance de la demi journée, y compris sur les objectifs transversaux

Deuxième demi journée (3h30) Urgences vitales (niveau 1)

  • Réanimation cardio-pulmonaire dans le cadre professionnelIdentifier un arrêt cardiaque d’un adulte et réaliser une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) de base avec matériel(DEA) dans le cadre professionnel (compressions thoraciques)
  • Identifier un arrêt cardiaque d’un enfant et nourrisson  et réaliser une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) de base avec matériel(DEA avec électrodes adaptées) dans le cadre professionnel.
  • Réanimation cardio-pulmonaire dans le cadre privéidentifier un arrêt cardiaque d’un adulte et réaliser une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) de base dans le cadre privé (bouche à bouche)
  • identifier un arrêt cardiaque d’un enfant et nourrisson  et réaliser une réanimation cardio-pulmonaire (RCP) de base dans le cadre privé (bouche à nez)
  • Le chariot d’urgence (optionnel) : contenu du chariot d’urgence, utilisation au quotidien

Troisième demi journée (3h30) Urgences potentielles (niveau 1)

  • Malaiseidentifier des signes physiques et fonctionnels pouvant précéder une détresse vitale
  • installer dans la position d’attente adaptée
  • Traumatismesidentifier les signes de gravité d’un traumatisme cutané (brûlure, plaie grave) et effectuer les geste adéquats
  • identifier les signes de gravité d’un traumatisme osseux et effectuer les gestes adéquats
  • Participer au relevage et au brancardage

Quatrième demi journée (3h30) Risques collectifs – Situations spécifiques (niveau 1)

  • Les risques collectifs
    • identifier un danger dans l’environnement et appliquer les consignes de protection adaptée (y compris en cas d’alerte des populations ou de situation d’exception au sein de l’établissement)
    • identifier son rôle en cas de déclenchement du Plan Blanc
    • être sensibilisé aux risques NRBC ; « informer pour limiter la peur »
    • analyse et évaluation de la formation
    • distribution des documents
  • Situations spécifique (optionnel)
    • les critères d’alertes chez une personne âgée devant mener à la consultation d’un médecin

AFGSU 2 – Programme

Première demi journée (3h30) Urgences vitales (niveau 1)

  • Hémorragies, alerte, protection, arrêter une hémorragie externe, alerter le centre 15, se protéger du risque infectieux, Identifier une hémorragie extériorisée
  • Obstruction des voies aériennes, identifier une obstruction aigue des voies aériennes et réaliser les gestes adéquats, y compris les cas particuliers
  • Inconscience, identifier l’inconscience et assurer la liberté et la protection des voies aériennes d’une personne inconsciente en ventilation spontanée, y compris les cas particuliers

Deuxième demi journée (3h30) Urgences vitales (niveau 1)

  • Réanimation cardio-pulmonaire dans le cadre professionnel AVEC le matériel d’urgence hospitalier (chariot Ballon DEA…)
  • Identifier un arrêt cardiaque d’un adulte et réaliser une réanimation cardio pulmonaire (RCP) de base avec matériel ( DEA) dans le cadre professionnel (compressions thoraciques)
  • Identifier un arrêt cardiaque d’un nourrisson ou d’un enfant et réaliser une réanimation cardio pulmonaire (RCP) de base avec matériel (DEA avec électrodes adaptées) dans le cadre professionnel Réanimation cardio-pulmonaire dans le cadre privé
  • Identifier un arrêt cardiaque d’un adulte et réaliser une réanimation cardio pulmonaire (RCP) de base dans le cadre privé (bouche à bouche)
  • Identifier un arrêt cardiaque d’un nourrisson ou d’un enfant et réaliser une réanimation cardio pulmonaire (RCP) de base dans le cadre privé (bouche à bouche à nez)

Troisième demi journée (3h30) Urgences vitales niveau 2 / urgences potentielles (niveau 1 + 2)

  • Réanimation cardio-pulmonaire (enfant nourrisson) dans le cadre professionnel avec matérielIdentifier un arrêt cardiaque d’un nourrisson ou d’un enfant et réaliser une réanimation cardio pulmonaire (RCP) avec le matériel du chariot d’urgence (Insufflateur manuel, O2, DEA) dans le cadre professionnel
  • Appliquer les procédures de maintenance et de matériovigilance des matériels
  • MalaiseIdentifier des signes physiques et fonctionnels pouvant précéder une détresse vitale.
  • Installer dans la position d’attente adaptée
  • Accouchement inopinéIdentifier l’imminence d’un accouchement, préparer la mère et l’accueil de l’enfant

Quatrième demi journée (3h30) Urgences potentielles (niveau 1+ 2)

  • TraumatismesIdentifier les signes de gravité d’un traumatisme cutané, (brûlure, plaie grave et effectuer les gestes adéquats.
  • Identifier les signes de gravité d’un traumatisme osseux, effectuer les gestes adéquats et utiliser le matériel d’immobilisation adapté.Poser une attelle de membre
  • Retirer un casque intégral chez un motard en détresse vitale
  • Poser un collier cervical pour une suspicion de traumatisme du rachis.
  • Participer à un relevage et à un brancardage en équipe

Cinquième demi-journée (3h30) Risques collectifs (niveau 1 + 2)

  • Les plans sanitaires et de secours
  • Identifier un danger dans l’environnement et appliquer les consignes de protection adaptée (y compris en cas d’alerte des populations ou de situations d’exception au sein de l’établissement
  • Enoncer les principes généraux des plans sanitaires (canicule, grand froid…)
  • Identifier, en fonction de l’actualité, les spécificités épidémiques : menace de pandémie grippale en 2006 (programme et pédagogie à élaborer par les CESU en lien avec les infectiologues référents)
  • Enoncer les principes généraux et de secours extra hospitaliers (ORSEC Plan rouge ..)Décrire les grands principes des plans blancs
  • accueil de victimes en grand nombre
  • principes de protection de l’hôpital et du personnel
  • principes de prise en charge des patients contagieux ou contaminés,
  • principes de réponses en cas d’«hôpital victime » ( rupture d’un circuit de fluide…..)
  • Identifier son rôle et s’intégrer dans la chaîne de soins en situation d’exception

Sixième demi-journée (3h30) Risque collectif (niveau 2)

Le risque NRBC

  • Définir chacun des risques NRBC.
  • Déduire les principes de protection face à chacun des risques prédéfinis (par exemple, en cas de risque biologique appliquer les principes de protection, d’hygiène générale et restreindre les gestes de convivialité)
  • Décrire les principes d’organisation de l’établissement en cas de déclenchement d’une annexe NRBC du plan Blanc
  • Identifier son rôle et s’intégrer dans la chaîne de soins en situation d’exception de type NRBC
  • Procédures d’habillage déshabillage (ateliers pratiques)
    • Se protéger du risque par une tenue adaptée. : identifier les procédures habillage déshabillage
    • Maîtriser les techniques habillage déshabillage NRBC

Texte de référence

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000640580

Bibliographie

https://www.ambulancier.fr/attestation-de-formation-aux-gestes-et-soins-durgence-de-niveau-1/

https://www.ambulancier.fr/attestation-de-formation-aux-gestes-et-soins-durgence-de-niveau-2/

AFGSU – Présentation

AFGSU – Présentation

AFGSU – Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence

L’Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence (AFGSU) a vu le jour le 3 mars 2006. L’AFGSU est destinée à tous les personnels travaillant au sein d’un établissement de santé ou d’une structure médico-sociale. Le personnel des CESU (médecins, infirmiers, aides soignants, ambulancier) ont pour mission d’enseigner et délivrer cette nouvelle formation.

Elle représente une avancée non négligeable. En effet, les personnels travaillant dans le milieu hospitalier qui n’ont pas suivie de formation aux Premiers Secours ne réagissent pas mieux à une situation d’urgence que le grand public. Souvent, les quelques connaissances remontent à l’école d’infirmière pour les personnes ayant eut un apport pratique et théorique. Cette formation est décomposée en 3 niveaux. L’objectif à moyen terme, est que toute personne exerçant en milieu hospitalier ou structure médico-sociale (maison de retraite, foyer de vie, centre de rééducation, etc.…) soit titulaire au minimum du premier niveau. Ce qui signifie que l’agent hospitalier, la secrétaire médicale, le cuisinier, etc.… devra être titulaire du premier niveau.

L’objectif des différents niveaux de l’AFGSU

• Niveau 1 : Acquérir les connaissances pour identifier une urgence à caractère médical et effectuer la prise en charge seul ou en équipe en attendant une équipe médicale. Cette formation est destinée à tout personnel, administratif ou non, voué à travailler (ou exerçant) au sein d’un établissement de santé ou d’une structure médico-sociale. Cette formation dure 12 heures.

• Niveau 2 : Identique au niveau 1 en utilisant des techniques non invasives (ex : retrait de casque, utilisation de chariot d’urgences, scope, etc.…). Elle est destinée aux professionnels de santé inscrits dans la quatrième partie du code de la santé publique (Infirmières DE par exemple) (Durée 9 heures)

• Niveau 3 : Acquérir les connaissances pour participer à la gestion de crise en situation de risques sanitaires N.R.B.C. (Nucléaire, Radiologique, Biologique, Chimique). Elle est destinée aux professionnels de santé, reconnus aptes médicalement inscrits dans la quatrième partie du code de la santé publique, volontaires ou sollicités par les établissements de santé (Durée : 9 heures).

Ces trois niveaux sont donc dissociables mais chronologiques, c’est à dire que pour pouvoir passer le niveau 2, il faut d’abord être titulaire du premier niveau. Sachant que pour les professionnels de santé inscrits dans la quatrième partie du code de la santé publique, le niveau 2 est au minimum requis. Cette formation se déroule sous la responsabilité des Centres d’Enseignements des Soins d’Urgences (C.E.S.U.). Ce qui signifie que le titulaire de l’A.F.G.S.U. sera formé par un professionnel de la santé. Cette formation est réellement adaptée au milieu où la personne exerce, en abordant les différents risques liés au milieu hospitalier (patient infecté, présence de gaz médicaux, déchets de soins, …).

L’AFGSU déjà obligatoire pour certaines professions :

Depuis le 22 octobre 2005, il faut être titulaire de l’AFGSU. niveau 2 pour pouvoir se présenter au diplôme d’aide soignant (phase transitoire le temps de la mise en place). Depuis le 26 janvier 2006, l’AFGSU de niveau 1 est un nécessaire pour devenir auxiliaire ambulancier.

Le niveau 2 fait partie de la formation d’ambulancier. Depuis peu l’AFGSU de niveau 2 est requise pour les personnes titulaires du certificat de préleveur (personne effectuant les prises de sang pour les laboratoires d’analyses). Le ministère de la Santé laisse le temps nécessaire à la mise en place de la formation avant de l’étendre comme prévu aux autres professions. A moyen terme, l’infirmière devra être titulaire de l’AFGSU. niveau 2. Certain I.F.S.I. ont déjà pris la décision d’anticiper, et de former leurs élèves I.D.E. au même titre que leurs élèves Aide Soignant.

L’AFGSU présente un autre point très intéressant. Elle a une durée de validité de 4 ans pour les deux premiers niveaux et de 2 ans pour le niveau 3. Cela signifie, qu’à ce terme un recyclage sera obligatoire. Voici une avancée vers une démarche de qualité : non seulement obligation d’être formé mais aussi obligation de mise à jour sur le temps de travail. Une obligation qui permettra une meilleure prise en charge de l’urgence au sein du milieu hospitalier. Pour les personnels soignants qui souhaiteraient suivre cette formation et/ou s’investir à sa mise en place, vous pouvez vous mettre en contact avec le C.E.S.U. de votre département.

Source : https://www.forum-ambulance.fr/

Forum Ambulance

Référence Législative

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000640580