Comment est formé un Paramedic au Québec ?

Comment est formé un Paramedic au Québec ?

Introduction au système du Paramedic du Québec

Tout d’abord commençons par le début, il existe trois niveaux de soins au Canada et deux au Québec. Les paramedics de soins primaires et les paramedics de soins avancés, la troisième catégorie étant les paramedics de soins critiques. Le paramedic de soins primaire est le premier échelon de la réponse pré-hospitalière québécoise et c’est par cette voie que tout paramedic commence. Tout comme je le fais actuellement. Il faut avoir en tête qu’à la sortie du secondaire (l’équivalent du collège et du lycée combinés pour nous français), le québécois a devant lui une étape supplémentaire avant d’accéder à l’université : le CEGEP (Collège d’Enseignement Général et Professionnel).

Qu’est-ce que le CEGEP ?

Le CEGEP est une institution qui n’existe qu’au Québec et qui se divise en deux voies : la voie pré-universitaire avec des programmes tels que sciences humaines, sciences de la nature, arts lettres et communication, danse et arts visuels, histoire ; et la voie technique comme technique en soins pré-hospitaliers d’urgence, technique policière, technique en soins infirmiers, technique en comptabilité et gestion, technique en analyses biomédicales…

Naturellement la formation qui nous intéresse ici est la technique en soins pré-hospitalier d’urgence qui permet d’accéder au métier de Technicien Ambulancier Paramedic (dénomination officielle).

Le diplôme dont il s’agit ici est un DEC (Diplôme d’Etudes Collégiales) qui dure trois années. Chaque année étant divisée en deux sessions d’environ quatre mois : une session d’août à décembre et une autre de janvier à mai, soit six sessions en tout. Il y a une multitude de CEGEP au Québec, certains acceptent les étudiants internationaux et d’autres non, certains exigent des tests à l’entrée et d’autres non, certains sont petits, moyens, grands, énormes. Bref vous l’aurez compris chaque CEGEP est différent et a ses exigences, il n’y en a pas de « meilleur qu’un autre »…

Les cours ont l’air de quoi ?

Dans un DEC technique on trouve des cours techniques comme la réanimation, le déplacement sécuritaire, l’intervention en situations médicales, intervention en situations traumatiques, problèmes de comportement, situations particulières, l’approche pré-hospitalière du patient version médicale et version traumatique, l’introduction à la profession, la pharmacologie, l’éthique, …

Tous ces cours techniques sont enseignés par des professeurs qui sont eux-mêmes des techniciens ambulanciers paramedics, ce qui permet de pouvoir bénéficier d’une expertise terrain appréciable.

Certains cours ont plusieurs niveaux, comme la réanimation qui a trois niveaux différents correspondant à trois niveaux de prise en charge. En réa I on pratique la réanimation de base avec défibrillateur et massage tel un citoyen lambda, réa II on intube, on ventile au BIPAP, on se sert d’un MDSA (Moniteur Défibrillateur Semi-Automatique), on commence à se déplacer avec le patient tout en manœuvrant.

En réa III enfin on continue tout ceci mais en rajoutant des médicaments à administrer et avec des situations particulières, la réanimation chez une femme enceinte, un enfant obstrué en arrêt, un brancardage sur planche avec manœuvres de réanimation et matériel sur le dos…

Plusieurs cours sont à double seuil. C’est à dire qu’on ne peut réussir le cours si l’on n’a pas réussi à la fois la pratique et la théorie. Il y a pour chaque cours au moins un examen de mi-session, et un examen de fin de session..

Au-delà des cours techniques, nous suivons également des cours généraux ! Bonjour français, anglais, philosophie, conditionnement physique, sociologie, psychologie, biologie, microbiologie, cours complémentaire (de notre choix dans une liste donnée)… Les cours généraux sont également à niveaux, et comme tous les cours il peut y avoir des pré-requis (par exemple tu ne peux pas suivre réa II si tu n’as pas réussi réa I, etc…).

A l’issue du cours de français III, un examen provincial (qui concerne tout le Québec) a lieu et permet d’évaluer les étudiants sur leur capacité à maîtriser le français grâce à une dissertation critique (ne vous inquiétez pas ça s’apprend très bien).

La notation ?

Les notes au Québec sont exprimées en pourcentage. La moyenne se situant à 60%. Si vous avez 50% à la mi-session et 70% à la fin de session, good job vous passez, selon la pondération naturellement (le poids de chaque évaluation). Si votre note finale est inférieure à 60% vous « coulez », et contrairement à la France on ne redouble par au Québec, on « reprend » le cours à la prochaine session où il se donne, avec le risque d’alourdir notre emploi du temps ou de carrément rallonger sa formation…

Les bourses ?

Il existe des bourses au sein de la formation mais qui ne sont pas, comme dans d’autres pays, liées à vos revenus. En effet, les bourses sont ici au mérite ! Il existe par exemple des bourses d’excellence pour chaque année de chaque programme, des bourses si vous avez une limitation fonctionnelle (un handicap par exemple),  une si vous êtes une fille dans un métier traditionnellement masculin ou si vous étudiez en même temps que vous vous occupez d’une famille etc. 

Certaines bourses sont automatiques. C’est à dire que vous n’avez rien à faire pour l’obtenir comme les bourses d’excellence qui se basent sur les meilleurs résultats, d’autres nécessitent que vous candidatiez pour vous vendre un peu et une sélection est faite parmi les candidatures reçues.

Le coût de la formation paramedic au Québec?

Bonne nouvelle pour les frenchies ! La France a des accords avec le Québec qui permet que les français payent les mêmes droits de scolarité qu’un québécois ! Alors naturellement le coût d’une session dépend de chaque CEGEP mais dans le mien (Val d’Or) la session coûte autour de 170$CA (1$CA=0.65e à l’heure où j’écris ces lignes), donc à vos calculatrices messieurs dames…

Il faudra payer de votre poche les livres, plus ou moins chers (merci la biologie…), l’uniforme (environ 130$ vous serez équipés avec un pantalon, un polo, des rangers, un ceinturon, et votre matériel stéthoscope, lumière pour reflex pupillaires, pocket-mask, gants etc…), et votre repas (il y a toujours normalement des cafétérias ou des « bistrots étudiants » dans les CEGEP…).

Les stages ?

La formation en soin pré-hospitalier est donc, vous l’avez compris, un DEC de trois années, durant laquelle vous aurez lors de la première session un premier stage à faire en tant qu’observateur ;  sur un quart de travail avec une équipe de paramedics. Durant ce stage, qui porte bien son nom (stage d’observation) vous…observerez les paramedics travailler afin de vous assurer qu’il s’agit là du métier pour lequel vous êtes faits (j’espère néanmoins que vous vous poserez la question bien avant).

Par la suite, vous aurez le loisir d’effectuer autant de stages que vous le souhaitez auprès des compagnies qui vous intéressent, après l’accord du superviseur de la dite compagnie et celui de votre coordinateur SPU (votre programme). En 3ème année, un stage de 300h vous placera aux commandes des interventions et vous aurez la place du « leader » et commanderez donc, dans la joie et la bonne humeur, une équipe de paramedics qui vous épauleront dans vos décisions et débrieferont avec vous des points forts et des points faibles de votre jugement clinique.

Et après ?

Après ces trois années de folie, vous devrez réussir le PNIC (Programme National d’Intégration Clinique), qui est justement en train d’être assoupli vigoureusement. Le PNIC c’est l’examen provincial qui va vous donner le droit d’exercer votre métier de technicien ambulancier paramedic et permettra votre inscription au Registre de la Main d’Oeuvre (qui prouve votre statut).

Le PNIC a un volet théorique, qui se déroule dans les CEGEP, et un volet pratique, qui pour l’instant consiste en plusieurs ateliers visant à démontrer que vous maîtrisez un geste donné. Ces informations sont néanmoins susceptibles d’évoluer puisque plusieurs réformes viennent toucher cet examen.

Une fois le PNIC en poche welcome dans le monde merveilleux des Paramedics ! Les compagnies se battront corps et âmes pour vous recruter et vous offriront monts et merveilles (et c’est à peine exagéré…), avec un salaire selon la convention collective qui vient de se terminer fin mars (et qui donc va être renégociée à la hausse) de 23.63$/H (15.51e/H soit environ 3780.8$CA/mois pour 40H/semaine soit 2482.65e/mois en début de carrière). Pour info le top échelon donne un peu plus de 4000e mensuel…

Comment est le marché de l’emploi ?

Vigoureux ! Les compagnies ambulancières recrutent pour la vaste majorité, avec par exemple pour Urgence-santé (la corporation publique qui gère Montréal et Laval) environ 650 paramedics recherchés en 3 ans ou chez DESSERCOM (plutôt situé dans l’ouest du Québec) une trentaine de recrutement en attente de candidats…

Le marché de l’emploi est inversé par rapport à la France. Il y a bien plus d’offres que de demandes, ce qui explique le nombre d’incitatifs offerts aux étudiants paramedics pour aller dans telle ou telle compagnie… Au hasard des offres on vous proposera de prendre en charge votre abonnement à la salle de sport, de financer votre déménagement dans une autre région, de carrément vous fournir un logement gratuitement ou de vous donner un gros chèque à la fin de votre probation.

Je suis conscient que ces informations sont très condensées et il se peut qu’il y ai des spécificités locales qui diffèrent dans certains détails émis ici. Je vous reviendrai bientôt dans un second article sur les procédures pour passer à travers l’immigration et obtenir un dossier solide ! Suivre une formation de Paramedic au Québec implique un véritable choix réfléchi.

L’auteur

Alexandre, 29 ans, ex ambulancier français maintenant étudiant paramedic en 3ème année au Québec. Je contribue régulièrement à informer les ambulanciers de France pour les encourager à sauter le pas, et à venir se former ici où le recrutement est constant et la pénurie de paramedics palpable

Formation des ambulanciers les dispenses de modules

Formation des ambulanciers les dispenses de modules

Formation des ambulanciers

Aujourd’hui on va aborder un sujet : les dispenses de modules pour les professionnels de santé souhaitant préparer le diplôme d’ambulancier. Ces dispenses devraient permettre à de nombreux candidats d’avoir un éclaircissement sur l’accès à la formation du diplôme d’ambulancier par des personnes déjà titulaires de certains titres ou diplômes du ministère de la santé. En effet selon vos qualifications vous êtes peut être exempté de suivre certains modules de formation. Ces modules sont souvent déjà abordés lors de certains diplômes comme pour les Aides soignants, IDE etc. Les données énoncées sont issues des textes législatifs régissant la formation d’ambulancier.

J’espère que vous trouverez des éclaircissement si vous êtes concernés par une de ces dispenses. pour les autres il vous faudra impérativement passer par le cursus classique.

Auxiliaire de Puériculture

Sont dispensés de suivre les modules 4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules1-2-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Infirmiers, kinésithérapeute, podologue, ergothérapeute, psychomotricien, manipulateur radio, technicien labo

Sont dispensés de suivre les modules 1-2-3-4-5-7mais devront donc suivre les modules 6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Aide-soignant

Sont dispensés de suivre les modules 2-4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules 1-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Auxiliaire de vie sociale et assistant de vie aux familles

Sont dispensés de suivre les modules 4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules1-2-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Ambulanciers dans un état de l’UE

Pour les ambulanciers ayant exercé à l’étranger dans un des états membres de l’Union Européenne, ils sont dispensés des épreuves de sélection. Par contre pour être exemptés de suivre certains modules de formation il leur faudra soumettre un dossier. Le dossier sera présenté au directeur de l’institut de formation qui évaluera avec le comité technique la formation suivie. Une comparaison de formation sera établie avec le diplôme d’ambulancier. A l’issue une dispense de suivi de certains modules peut être émise.

Formation des ambulanciers : attention au stage

Prudence pour l’ensemble des professions les exemptions ne concernent en aucun cas l’obligation d’effectuer un stage de découverte de 140 heures en entreprise de transport sanitaire !

formation des ambulanciers - réanimation cardio pulmonaire -RCP
Formations des ambulanciers – Les dispenses de modules
Ambulancier les équivalences en secourisme

Ambulancier les équivalences en secourisme

Secourisme et équivalence pour l’ambulancier

J’avais abordé il y a un certain temps un thème redondant mais qui pose et c’est logique, nombre de questionnement chez les secouristes. Normal me direz-vous on vous forme alors pourquoi ne pas bénéficier de passerelles entre ces cursus. Mais posons-nous aussi la question de façon inversée.

Un ambulancier chez les secouristes

Nombres des ambulanciers exercent aussi une activité de secourisme : pompier volontaire, croix rouge, sécurité civile. Il existe de nombreuses associations et organismes dans lesquelles s’investir au quotidien. Et comme toute organisation de secourisme ou organe de secours à la personne il faut être formé. Et oui on ne s’improvise pas secouriste avec une formation au crochet et point de croix. Quoique quand j’en vois certains…

Equivalence et ministère

Je vais faire très simple : ministère de la Santé et ministère de l’Intérieur = aucun échange ! Je veux dire par là que les équivalences en matière de formations et diplômes sont totalement inexistantes.

Malgré le fait que la prise en charge sera de la même qualité pour la victime la formation sera-elle différente enfin tout est relatif. On ne va pas apprendre de nouvelles choses (quoique) mais surtout apprendre différemment. Je ne vais pas tergiverser de trop sur le sujet c’est trop sensible.

Ambulancier et Diplôme d’Etat d’Ambulancier

Donc pour faire court : non vos AFGSU, Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence ne valent rien chez les rouges, les verts, les bleus, les oranges. Non votre Diplôme d’Etat d’Ambulancier ne vaut rien chez aucunes couleurs de secouristes. Nada, que dalle.

Oui je sais vous êtes formés, voire expérimentés mais non vous ne pouvez pas exercer au titre de secouriste pour un organisme dépendant du Ministère de l’Intérieur ou autre. Vous devrez repasser ou recycler si déjà acquis, chacune des formations qui vous sera demandée.

Oui vous pouvez conduire une ambulance, gérer une situation d’urgence en tant que citoyen, ambulancier mais vous ne pouvez gérer la même situation en tant que secouriste agrée ni même conduire un VSAV. C’est logique hein ?

Concluons

Donc pour terminer aucune logique n’existe. Je sais c’est fou mais vous n’y pouvez rien ! La passerelle n’existait déjà pas de secouriste à ambulancier et donc le contraire n’est pas non plus envisageable. Vous devez tous repartir de 0 pour obtenir les qualifications demandées.

En l’occurrence un Ambulancier diplômé devra passer les PSE (Premier Sesours en Equipe) même si le recyclage AFGSU 2 est tout frais de la veille. Ah j’oubliais les seuls organismes susceptibles de reconnaitre votre Diplôme d’ambulancier ce sont les Pompiers de Paris et les Marins Pompiers de Marseille. Mais forcément ce sera accompagné des formations propres à ces organismes.

Sans oublier que pour intégrer ce corps ce ne sera pas juste un simple entretien 😉 Bon courage à tous et bonne formation pour ceux qui veulent œuvrer chez les secouristes !

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secouristes, ambulanciers, smur : le travail en équipe

Les ambulanciers de Dordogne et le maintien des acquis

Les ambulanciers de Dordogne et le maintien des acquis

L’Association des Ambulanciers de Dordogne (AAD)

L’association des ambulanciers de Dordogne oeuvre de façon permanente eu sein de son département pour promouvoir le métier d’ambulancier mais aussi améliorer les bonnes pratiques du métier. Ces ambulanciers qui constituent le coeur de l’association mettent en place de nombreuses rencontres, action de formation avec les professionnels du secteur médical en région.

Aujourd’hui une grande avancée est mise en avant grâce à leur dévouement constant mais aussi grâce à la volonté des acteurs médicaux de l’Aide Médicale Urgente. Je vous propose de lire les lignes qui suivent. reste à espérer que ce modèle sera appliqué un jour sur l’ensemble du territoire auprès de tous les professionnels ambulanciers. Je ne cesserais de vanter la qualité de leurs résultats sans cesse en progression dans une région jusqu’à ce jour assez hostile à l’avancée des pratiques ambulancières. mais c’était sans compter sur l’acharnement de l’équipe de l’AAD qui a su démontrer aux autorités et différents partenaires l’intérêt réel de faire avancer cette profession d’ambulancier.

Maintien des acquis

Il y a un an, l’AAD, toujours en quête d’améliorer l’image et la pratique de notre métier, était contacté par la chambre des métier. Une question simple est posé au président de l’AAD : « Avez vous besoin de formation ? » Du pain béni, en somme. Nous avons donc proposé et établi les besoins et les priorités concernant la formation continu des ambulanciers de notre département.

La priorité de l’AAD était que cette formation soit d’abord obligatoire et annuelle, ensuite propre aux ambulanciers (contrairement à l’AFGSU) et, enfin, gratuite pour nos chefs d’entreprises. La chambre des métiers a donc menée, durant l’année 2014, bon nombre de réunion afin de mettre en place une journée de recyclage supplémentaire à l’AFGSU. Le cesu24 et l’Otsu24 ont activement participé. Nous sommes arrivé à un résultat satisfaisant même si, pour l’instant, toutes nos demandes n’ont pas pu aboutir.

En effet, cette formation, que nous avons appelé « maintien des acquis », ne sera, faute de formateurs et de place au CESU, que tout les 2 ans. Elle rentre dans le cadre de la formation continu, grâce à l‘OPCA transport. Elle sera, pour l’instant, un rappel des fondamentaux de l’AFGSU. Nous espérons affiner dans l’avenir le continu pour qu’elle devienne encore plus adaptée aux ambulanciers (postures, législation par exemple).

Au mois de février 2015, ce maintien des acquis va donc voir le jour. Un grand tournant dans l’histoire des ambulanciers de Dordogne, la plus grande victoire depuis la création de l’AAD.

Retrouvez l’association sur le web

Sur la toile : http://www.ambulanciers24.fr/

Sur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-de-Dordogne/367460413361289

Belgique, la formation d’ambulancier

Belgique, la formation d’ambulancier

Etat de la formation d’ambulancier en Belgique 

Après avoir lu mon premier article sur l’articulation du système d’aide médicale urgente en Belgique et de la place de l’ambulancier en son sein, j’aborde aujourd’hui la formation d’ambulancier ainsi que les possibilités d’évolutions offertes dans le cadre de la profession. Tout d’abord il n’existe pas à proprement parler de Diplôme d’Etat ambulancier en Belgique, il faut distinguer normalement 2 formations qui sont nommées : Transport Médico-Saintaire (TMS) et Aide Médicale Urgente (AMU). Tout en sachant que ces formations sont des « brevets » indépendant l’un de l’autre mais qu’un ambulancier qualifié aura eu à cœur de passer son AMU et son TMS afin de pouvoir effecuter des départs d’urgences et des transports non urgents (type VSL ou taxi-ambulance).

Formation d’ambulancier en Belgique : Différentes régions et formations obligatoires

En sachant comme je l’avais indiqué dans mon premier article que tout ça dépend de l’endroit dans lequel on exerce, à savoir :

  • Bruxelles-Capitale : seul le brevet de secourisme (équivalent PSC1) suffit pour monter en ambulance (mais les employeurs consciencieux demanderont l’AMU)
  • Wallonie : brevet AMU/TMS obligatoire pour exercer la profession
  • Flandre : « pour le moment » brevet AMU minimum

AMU : (aide medicale urgente) : est un brevet de 120 heures de cours théoriques + 40h de stage dans un service d’ambulance agréé 100/112. Valable 5 ans. Recyclage: 24h/an

TMS ( transport médico-sanitaire) : Une formation spécifique d’ambulancier en transport médico-sanitaire (TMS) de 120 h est organisée . Ce brevet est obligatoire pour travailler dans un service d’ambulances TMS exerçant sur le territoire wallon.

Opportunités d’évolution

Cette formation de 3 journées inclura dans son programme les sujets suivants, avec une approche théorique et des mises en situation :

  • pose d’un collier cervical ;
  • techniques d’immobilisation et de relevage ;
  • utilisation de la planche ;
  • désincarcération ;
  • gestion de l’ABCDE [1] ;
  • échographie pré-hospitalière ;
  • analgésie – sédation(il s’agit ici de l’aide car la mise en place du protocole reste un acte médical) ;
  • mises en situation ;

Soins infirmiers  : (3 ou 5 ans) avec spécialisation en SIAMU (Soins intensifs et Aide médicale Urgenteet anasthesiologie et possibilité de travailler par la suite au PIT (pré-interventional team)

PIT : (pré-interventional team) : équipage composé d’un ambulancier et d’un infirmier SIAMU ou anesthesio protocolé capable de prendre en charge un patient au même titre qu’un SMUR sans avoir besoin pour cela de mobiliser un VIM (Véhicule d’intervention médicalisé)

Evolution future

Une réforme du système scolaire universitaire étant actuellement en cours il est de plus en plus probable que dans un avenir proche la Belgique communautaire décide d’accréditer un cursus de type universitaire pour la formation d’ambulancier, à l’instar de nos collègues paramedics canadiens.

Documentation

Retrouvez le programme AMU ainsi que la plaquette TMS au format PDF

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/12/TMS-Transport-Medico-Sanitaire-module-transitoire.pdf

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/12/Programme-des-cours-de-la-formation-de-base-secouriste.pdf

[1] ABCDE: roue de décision “arbre décisionnel” ambulancier permetant un check-up de l’état du patient selon le concept d’une roue perpetuelle qui se répète toute les 5min permettant de suivre l’état du patient lors du transport

formation d'ambulancier - Belgique
Formation d’ambulancier : la Belgique

Trop vieux pour devenir ambulancier ?

Trop vieux pour devenir ambulancier ?

senior

Est ce une carence d’être considéré trop vieux pour devenir ambulancier

Nombre de mails que je reçois traitent souvent d’un sujet récurrent : est-ce que l’âge peut être un critère bloquant ? Nombre des personnes concernées ont atteint les 40 ans et plus et se posent cette question. Je vais au cours de cet article tenter de vous éclairer et d’apporter un début de réponse. Un début car le choix reste la primeur de chacun en terme de décision de reconversion.

Existe-t-il un âge maximum légal ?

Négatif, aucun critère d’âge n’est requis pour accéder à la formation d’ambulancier ou d’auxiliaire ambulancier.

Croyez-vous qu’une personne de 40 ans et plus puisse se reconvertir en tant qu’ambulancier ?

Affirmatif, j’ai beaucoup de cas de figure à présenter. Au sein même de mon entreprise d’ailleurs j’ai le cas, au cours de ma formation, ou encore au cours de discussion avec mes stagiaires ambulancier sur la moyenne d’âge des candidats de chaque promotion.

Pourquoi une personne classée vulgairement comme senior serait-elle mieux placée pour décider ce choix ?

Alors sans être péjoratif mais plus très ouvert en terme d’ouverture d’esprit je dirais que ces personnes sont souvent mieux placées en terme de choix assumé. Tout d’abord ce sont des personnes avec un vécu, une expérience professionnelle importante. Donc en règle générale une maturité beaucoup plus importante. Ces personnes ont donc ce choix de carrière comme une réelle volonté. Pour certaines c’est un choix qui a toujours compté : travailler dans le service à la personne. L’évolution de carrière et familiale aura repoussé ce choix professionnel mais n’aura pas disparu.

A une certaine période : licenciement, changement familial, besoin d’évoluer ou de changer de voie, les quadras, quinquas etc. vous les nommerez comme vous le souhaitez ; choisiront cette piste de reconversion avec beaucoup plus de maturité car ils seront en mesure de mieux évaluer les difficultés.

A cela j’ajouterais que les situations familiales (les enfants sont grands et autonomes) évoluent et donc permettent de pouvoir mieux assumer les horaires atypiques. Concernant les conditions salariales c’est un choix personnel que de choisir un métier de passion plus qu’un métier de confort financier.

Retourner à l’école quand on est sorti du cursus scolaire depuis  plus de 20 ans

La question qui reste souvent sur le bout des lèvres :  « Vais-je pouvoir suivre les cours alors que ça fait xx années que je suis sorti d’un cursus d’apprentissage ? Je ne vais jamais pouvoir suivre et apprendre, je suis trop vieux. » Il faut savoir que chacun possède une capacité d’apprentissage propre à lui-même. Il est évident que certains paramètres dont l’âge et la capacité à se réintégrer dans un cursus scolaire est plus ou moins complexe. Et alors ? Quand on veut on peut.

Quand on veut on peut se donner les moyens quitte à fournir plus de travail par rapport au gamin de 20 ans encore dans le coup. C’est aussi au gamin d’être capable de venir en aide au plus ancien et inversement. A chacun son point fort et à chacun d’être assez intelligent pour le partager avec les autres. On parle de cohésion, de travail d’équipe. Qualité indispensable pour exercer le métier d’ambulancier soit dit en passant. Chacun aidera l’autre à combler ses lacunes et à progresser pour atteindre la validation des modules de formations.

Oui mais les entreprises ne sont-elles pas réticentes à l’embauche au vu de l’âge ?

Une fois de plus tout est une question de motivation, de présentation et d’assurance. Vieux ou pas. Servez-vous de votre âge et de votre expérience passée comme une qualité, un point fort. Vous avez des savoir-faire et des savoirs être que bien des plus jeunes n’auront pas. Des contraintes familiales moins présentes etc. Donc beaucoup d’éléments avec lesquels vous devez savoir jouer en votre faveur. Il faut apprendre à se vendre !

Alors est ce que je trop vieux pour devenir ambulancier ?

La conclusion sera simple : à mon sens toute personne motivée et portée par la passion et l’intérêt de cette profession peut prétendre à tenter l’aventure. Il ne tient qu’à chacun de se donner les moyens de réussir. Tout le monde peut accéder à cette profession si on se base sur un critère d’âge. Si votre condition physique est bonne, votre motivation sans faille et votre envie d’atteindre vos objectifs immuable alors vous attendez quoi ?

Des ambulanciers avec plus ou moins de bouteille j’en connais un paquet. Je ne me suis jamais permis de leur donner une leçon de vie (en général c’est moi qui ramasse ^_^). Par contre soyez humble dans le fait que vous serez d’abord en phase d’apprentissage et que l’âge même jeune de votre formateur ou tuteur ne doit pas être humiliant pour vous. Soyez ouvert d’esprit et attentif.

Chacun apportera à l’autre de bonnes choses qui seront très utiles. Le savoir vient à tout âge, pour tout le monde. J’ai 35 piges et j’ai formé une collègue DEA débutante de 50 ans. Trop vieux vous avez dit ? Je vous assure du contraire. Le tout avec beaucoup de passion et d’ouverture d’esprit pour les deux partenaires. Personnellement c’est une expérience de plus qui m’a enrichit.

Témoignages

Voici pour finir en beauté quelques témoignages d’ambulanciers qui ont vécu cette reconversion :

  • Fred : J’ai 50 ans, j’ai passé mon DEA en janvier 2013 depuis avril 2013 je travaille au sein d’une entreprise….. Certes certaines journées sont plus difficiles que d’autres….. Mais j’aime mon métier et c’est vrai que la motivation est un réel moteur. Retourner à l’école? C’est un échange enrichissant, et il ne faut pas oublier que nous avons au fond de chacun de nous énormément de ressources.
  • Hélène :  Idem j’ai 49 ans et j’ai passé mon DEA en janvier 2013 et en CDI maintenant . J’aime beaucoup ce métier.
  • Philippe :  Voilà une très bonne description qui correspond tout à fait à mon cas et qui m’a amené à 50 ans à enfin pratiquer un métier qui me passionne. Et pourtant je suis toujours en recherche d’emploi parce que justement j’ai 51 ans.
  • Lili : Moi 40 ans et j’ai eu mon DEA en mars, c’est tellement enrichissant de changer de métier! Et d’apprendre! Je travaille de nuit, et j’y vais avec le sourire, ça change !
  • Maryline : J’ai eu mon DEA en 2010 à 46 ans et le seul regret que je puisse avoir et de l’avoir passé un peu  tard car c’est un métier passionnant enrichissant chaque intervention et différente le matin. J’ y vais motivée à fond et  j’ adore mon métier.
  • Brigitte : Je vais avoir 59 ans en mars je travaille dans la même société depuis 30 ans. Après 24 ans de bureau j’ai été chauffeur auxiliaire ce métier est très prenant mais tellement passionnant.
L’ambulancier et l’anamnèse du patient

L’ambulancier et l’anamnèse du patient

L’anamnèse du patient : une étape cruciale de l’intervention préhospitalière

Alors que l’évaluation primaire (le bilan) vise à découvrir des urgences vitales, l’évaluation secondaire nous permet de détecter d’autres troubles.  Ces troubles peuvent être bénins ou graves, voire mortels dans un futur proche.  L’évaluation secondaire se fait généralement en trois étapes, qui seront développées ici. Le questionnaire est une étape très importante dans l’évaluation secondaire du patient. 

Il permet de faire un bilan rapide de l’état de santé habituel du patient, ainsi que la raison pour laquelle il a fait appel aux services médicaux d’urgence.  Deux acronymes aide-mémoires peuvent être utilisés.  Il est à noter que l’ordre des étapes n’a pas vraiment d’importance, tant que toutes les questions sont posées et qu’on arrive à obtenir les réponses de la part du patient ou de sa famille.

Le premier acronyme est « SAMPLE » (qui signifie « échantillon » en anglais)

  • S    Signes et symptômes (on peut se référer au « OPPQRRRST » pour cette étape) ;
  • A    Allergies connues, surtout médicamenteuses, mais aussi à certaines substances comme l’iode, à certains aliments, mais aussi à certains animaux si cela peut avoir un rôle à jouer avec la nature de l’appel
  • M    Médicaments utilisés par le patient, sur une base régulière.  Notez que l’on s’intéressera autant aux médicaments sous prescription que ceux en vente libre, de même qu’aux produits naturels, homéopathiques, vitamines, etc…
  • P    Passé médical, un résumé des problèmes médicaux déjà connu chez le patient.  Il est important de s’en tenir à ce qui est le plus pertinent.  Une appendicectomie datant de 1963 n’est sûrement pas d’une importance critique dans l’état du patient.  Par contre, une hospitalisation récente l’est beaucoup plus.
  • L    Lunch (Last oral intake – Dernier repas ingéré).  Quand est-ce que le patient a mangé/bu pour la dernière fois.  Est-ce un aliment habituel, est-ce que les autres personnes qui l’ont mangé ont les mêmes signes et symptômes, est-ce que l’on pourrait faire face à une allergie alimentaire.
  • E    Événement ayant précédé l’urgence.  Est-ce que le patient faisait une activité quelconque avant le début des symptômes. Est-ce que cette activité peut être reliée au problème ?

OPQRST

Le second acronyme nous permet d’approfondir notre bilan à propos de la raison de l’appel.  Nous irons chercher les informations pertinentes au niveau de la plainte principale, des signes et symptômes du patient.  Nous utiliserons le « OPPQRRRST ».

  • O    Onset – Début de l’épisode.  S’agit-il d’un commencement soudain, graduel, présent depuis plusieurs jours, quelques minutes, est-ce que la douleur l’a réveillé, etc.
  • P    Provocation – Qu’est-ce qui a provoqué l’apparition des symptômes.  Est-ce que le patient faisait un effort ou était au repos, etc.
  • P    Palliatif – Est-ce que le patient peut atténuer la douleur en changeant de position, en se reposant, en marchant, etc.
  • Q    Qualification de la douleur – S’agit-il d’un brûlement, d’un serrement, d’un coup de poignard.  Comment le patient décrit-il sa douleur.
  • R    Région – Dans quelle région du corps la douleur est-elle apparue, où est-elle ressentie le plus vivement.
  • R    Référence – Est-ce que la douleur principale est référée ailleurs dans le corps.
  • R    Récurrence – Est-ce le premier épisode ? Est-ce que le patient a déjà ressenti une douleur comparable ?
  • S    Sévérité – Demandez au patient d’indiquer la sévérité de sa douleur sur une échelle de 1 à 10, 1 représentant un état sans douleur et 10 représentant la pire douleur possible.  Notez que puisqu’il s’agit d’une échelle strictement subjective, son utilité est limitée à voir dans quelle mesure les traitements effectués soulagent le patient.
  • T    Temps – Depuis combien de temps la douleur est-elle présente ?

Ces deux acronymes permettent d’établir un bilan de santé global et de circonscrire et d’identifier rapidement le problème du patient.

Seconde étape : mesure des signes vitaux

La deuxième étape de l’évaluation secondaire porte sur la mesure (et la consignation) des signes vitaux.  Pour mémoire, ceux-ci comprennent :

  •  La fréquence cardiaque (indicateur de l’hémodynamie) ;
  • Le niveau de conscience du patient (indicateur des fonctions cérébrales) ;
  • La fréquence ventilatoire (indicateur de la qualité des échanges gazeux) ;
  • La pression artérielle (indicateur de la perfusion) ;
  • La température basale (indicateur de l’homéostasie) ;
  • Les pupilles (indicateur de l’état neurologique central) ;
  • L’oxymétrie ou la saturométrie (indicateur de l’oxygénation) ;
  • La couleur et la texture de la peau (indicateur de l’état général du patient) ;
  • La glycémie capillaire ;
  • L’obtention d’un ECG, qui permet de reconnaître certains troubles du rythme cardiaque.

Tous ces paramètres peuvent être évalués avec différents appareils et techniques, et permettent souvent de confirmer ou d’infirmer le diagnostic provisoire.  Par exemple, un patient étant dans un état léthargique et qui présente une glycémie capillaire basse souffre probablement d’un épisode hypoglycémique, facile à gérer pour l’intervenant préhospitalier.

La dernière partie de l’évaluation secondaire est une évaluation spécifique du ou des systèmes affectés.  Il faut donc orienter le questionnaire vers la confirmation ou l’infirmation du problème soupçonné.  Par exemple, pour un patient souffrant de douleur thoracique, il faudrait faire une évaluation exhaustive du système cardio-vasculaire et du système ventilatoire.  De même, une altération du niveau de conscience demande une évaluation neurologique, mais aussi un questionnement sur la prise de drogues, une mesure de la glycémie sanguine, etc.

Une bonne évaluation secondaire permet à l’intervenant préhospitalier de mieux répondre aux besoins de son patient.  Il pourra ainsi favoriser la meilleure prise en charge possible, et par là même un meilleur rétablissement éventuel.

Evaluation continue

Reste ensuite l’évaluation continue pendant l’intervention et le transport.  Chez un patient instable, la prise de signes vitaux (surtout le pouls, la ventilation et la pression artérielle) devrait être faite à intervalles de 2-3 minutes pour être capable de détecter rapidement un changement dans l’état du patient.  On peut naturellement adapter ce délai selon la condition du patient.  Néanmoins, même en présence d’un patient très stable, une bonne évaluation globale (signes vitaux, changements dans la condition) devrait être faite toutes les 10 minutes jusqu’au transfert de responsabilité au personnel médical.

Sébastien GAGNON, Paramedic en soins avancés. Canada.

anamnèse - patient - ambulanicer : le site de référence
PALS : Pediatric Advanced life Support

PALS : Pediatric Advanced life Support

Pediatric Advanced life Support(PALS) : la formation

Le célèbre cours PALS de l’American Academy of Pediatrics et de l’American Heart Association, conforme aux recommandations de l’ILCOR, est enfin disponible en France.

 Public

Ce cours s’adresse aux médecins (urgentistes, pédiatres, médecins de famille), infirmiers, et à tous les autres professionnels de la santé qui veulent faire la mise à jour de leurs connaissances et veulent maîtriser leurs habilités techniques en réanimation pédiatrique. Les ambulanciers pourront trouver un intérêt pédagogique à cette formation en terme de connaissances.

 Programme et méthode

Ces sessions se veulent avant tout basées sur une pratique intense, à travers des ateliers de simulation clinique. L’apprentissage est basé sur la prise en charge des premières minutes face à une urgence pédiatrique : arrêt cardio-respiratoire, détresse ventilatoire, traumatisme, réanimation du nouveau-né. Toutes les techniques de soins sont pratiquées en y incluant la pharmacologie et les aspects éthiques de la réanimation. 

Cette formation dure deux jours et donne lieu à une épreuve écrite qui permet l’obtention d’un certificat en cas de réussite, reconnu internationalement. Tous les trois ans une remise à jour des connaissances de quelques heures doit être effectuée pour conserver sa validité. En effet, le contenu du PALS évolue avec l’avancement des connaissances et des données  scientifiques, par conséquent, tous les cinq ans de nouvelles lignes directrices peuvent être établies en fonction des derniers acquis de la recherche.

Comité scientifique

Directeur de cours: Pr Marc André DUGAS, Pédiatre intensiviste, chef de service des soins intensifs, CHU Laval, Québec
Co directeur: Dr Emmanuelle DEFRANCESCHI, Anesthésiste Réanimateur, DAR SUD APHM
Dr Anne Pascale WASIER, Pédiatre intensiviste, Réanimation CHU Timone et responsable du SMUR Néonatal SAMU 13
Dr Sophie Ariane HASSID, Pédiatre intensiviste, Réanimation néonatale CHU Nord
Dr Arnaud CHARPENTIER, Pédiatre intensiviste, Réanimation CHU Timone

Inscriptions et info

http://www.ims-org.com/

Formation messager du transport des produits sanguins

Formation messager du transport des produits sanguins

Formation messager du transport des produits sanguins labiles et d’origine humaine

Aujourd’hui je fais une petite entorse au contenu ambulancier pour vous faire part d’une formation qui émerge et qui pourrait intéresser du monde. Voici la copie du mail qui m’a été adressé :

J’ai lu sur votre site que vous étiez à la recherche de témoignages sur les métiers de l’urgence . Je me permets de vous contacter au sujet du métier de Messager du transport des produits sanguins labiles et produits d’origine humaine ?

 Nous avons créé le centre de formation Acquis Pro en 2009 en collaboration avec des professionnels du Transport dédié à la santé, et de la formation. Les premiers modules viennent de démarrer, en collaboration avec l’opca Transports.

Nous travaillons également avec les services de la région (dans le cadre du C.O.T.) pour la reconnaissance de ce métier peu connu et peu valorisé qui a pourtant une vraie « utilité de santé publique ».La finalité du métier est de prendre en charge les transports du monde de la santé, notamment les transports d’urgence vitale, dans le délai imparti en prenant en compte les contraintes de traçabilité, de température, d’hygiène et de sécurité.

L’enjeu majeur est de contribuer à la sécurisation et la fiabilisation de la chaine de la santé en offrant un niveau de service irréprochable. Le métier est complexe. Non seulement il exige des compétences comportementales fortes, mais également une bonne compréhension des enjeux en terme de santé, de risques, de traçabilité, d’hygiène, et de respect de procédures rigoureuses notamment pour la gestion des produits et des températures.

Il exige aussi une bonne gestion du stress, en raison des situations d’urgences, mais aussi parce que le messager sera confronté à des environnements difficiles pendant certaines livraisons (salles d’opérations, salle de déchoquage…)

Les textes réglementaires et les cahiers des charges des acteurs de santé sont d’ailleurs de plus en plus exigeants sur les attentes en terme de compétences de ce métier. Les entreprises spécialisées ne disposent pas de viviers de personnes qualifiées ou identifiées. Elles emploient souvent des personnes peu qualifiées pour lesquelles elles doivent déployer des efforts de formation internes coûteux. Une démarche est en cours avec le CNCP pour faire reconnaître le métier et rendre le cursus diplômant à terme.

Ci joint la brochure de la formation : 

Télécharger la plaquette au format PDF

Le site web du centre de formation : http://acquispro.com/