La matériovigilance et l’ambulancier

La matériovigilance et l’ambulancier

En quoi consiste la matériovigilance ?

« La matériovigilance a pour objet la surveillance des incidents ou des risques d’incidents résultant de l’utilisation des dispositifs médicaux définis à l’article L.5211-1 du Code de la santé publique », précise l’article R.5212-1 de ce même code. Ces dispositifs correspondent notamment aux consommables à usage unique ou réutilisables, aux implants­ passifs ou actifs, ainsi qu’aux équipements.

Dans le cas de notre article on utilisera ce terme pour parler de la vérification des matériels présent dans l’ambulance. La matériovigilance constituera un contrôle rigoureux de l’ensemble des matériels afin de vérifier l’état global, prévenir les risques de panne ou d’usure et s’assurer du bon fonctionnement global de l’ensemble. Cet aspect est aussi du bon sens et de la logique. Chaque personnel se doit de vérifier son matériel avant le départ pour éviter tout problème. Bien entendu nous ne sommes jamais à l’abri de l’erreur humaine.

En panne sur intervention

Le risque de négliger cet aspect dans notre profession peut conduire à de graves problèmes surtout lors d’une intervention. En effet quoi de pire que des appareils de mesures qui ne fonctionnent pas ou qui vous lâchent. Un matelas à dépression qui est troué et qui ne garde plus le vide ?

La rédaction de cet article m’est justement venue à l’esprit le jour où j’ai moi-même rencontré un problème. Malgré mon implication et ma vigilance on se doit d’avoir une équipe complète qui se charge de cette surveillance sous peine de problèmes. Dans le cas de figure rencontré c’était une pompe pour le MID qui ne faisait plus le vide… Très gros soucis résolu de façon rapide mais qui souligne l’importance extrême des contrôles réguliers grâce justement aux bonnes pratiques de la matériovigilance en ambulance

Quoi vérifier

Les piles / batteries

Duracell-AA

Tout bête mais la principale attention en matériovigilance ce sont les piles. Les outils de mesures sont  en très grande partie dépendant de piles voire de batteries rechargeables. Ces piles doivent être contrôlées même si l’appareil fonctionne : oxydation éventuelle, sens de placement, état du compartiment avec nettoyage à l’aide d’un chiffon. Idem pour les batteries : il est indispensable de pouvoir évaluer la durée d’autonomie de la batterie qui baisse au fur et à mesure du temps.

Il faut donc s’assurer de posséder une batterie de secours ou de songer à son remplacement rapide en cas de baisse d’autonomie anormale. Pour les piles on veillera à conserver un jeu de secours et on s’assurera du scellé de son emballage. Bien entendu celui qui utilise le jeu de secours devra penser à le remplacer. Tout bête mais pas toujours respecté.

Le MID : le Matelas Immobilisateur à Dépression

matelas-depression-70153-164821

Il se doit d’être gonflé de façon régulière. Posé sur le brancard vous ferez le vide et laisserez ce même matelas sous vide un certain temps pour vous assurer qu’aucune fuite n’est à déplorer. Si au bout de 15 minutes vous trouvez votre matelas mou c’est que vous avez un problème d’étanchéité. Testez votre pompe par la même occasion ! Vérifiez ses flexibles et son bon fonctionnement.

L’aspirateur à mucosité

aspirateur-mucosité-laerdal

En plus de la vérification des batteries vous testerez le bon fonctionnement de l’appareil et sa capacité à appliquer une dépression à diverses valeurs. Les flexibles seront vérifiés et changés au besoin. L’état des bocaux devra être aussi observé (propreté, pas de fissures, étanchéité).

Les attelles

attelle-a-depression

Suivant votre équipement soit vous effectuez le test de dépression (attelles à dépression) ou le test de gonflage (pour ceux qui possèdent encore malheureusement des attelles gonflables, voire la vérification des attaches à scratch pour les Aluform. Pour ces dernières vérifiez aussi le nombre des attaches pour qu’elles soient au complet.

Le DSA

dsa1

Logiquement votre DSA a une batterie longue vie avec diode de bon fonctionnement. Prenez le temps quand même de l’allumer et vérifier son fonctionnement, sans oublier la vérification des patches (date de péremption, présence des patchs pédiatrique et adulte).

Tensiomètre / oxymètre de pouls/ Multi paramétrique

moniteur-multiparametrique-compact-a-reseau-sans-fil-compact-7

En plus de la vérification des batteries et piles effectuez un test sur un collègue. Vérifiez les valeurs pour voir si l’appareil fonctionne et ne se met pas en erreur. Pour le brassard du tensiomètre vérifiez sa propreté ainsi que les attaches (un scratch fatigué lâche au gonflage du brassard), vérifiez l’état du flexible de raccord et son étanchéité.

Un flexible qui fuit ne vous sera pas très utile. Pour l’oxymètre attention au câble de liaison : vérifiez son état (pas de coupures, griffures, pincement), vérifiez la pince de doigt : propreté, état de la pince, nettoyage du capteur. Pour le tensiomètre manuel même procédure. On vérifiera aussi la présence et l’état du brassard pédiatrique et pour personne obèse.

Appareil de mesure de la glycémie capillaire

appareil à dextro

Le « dextro » c’est comme le reste ; attention aux piles et au bon fonctionnement de l’appareil. N’hésitez pas à faire un test avec. Surveillez que les languettes de contrôles sont toujours utilisables (date de péremption) et bien calibrées avec l’appareil. Je rappelle qu’à chaque fois que vous renouvelez les languettes vous devez les recalibrer avec l’appareil de mesure. Pensez à vérifier la propreté et que l’appareil n’est pas souillé. On vérifiera le stylo piqueur et ses embouts présents en nombre suffisant. On vérifiera qu’aucun matériel usagé n’est resté trainer dans la pochette.

Thermomètre

thermometre-standard_10sec

Identique aux autres appareils si c’est un thermomètre électronique (batteries/piles). On testera son bon fonctionnement sur soi ou/et sur ses collègues pour s’assurer de la bonne mesure prise par l’appareil.

Les colliers cervicaux

Collier_PHILADELPHIE1

Dans le cas des colliers à usage unique on regardera que chaque collier est encore bien scellé dans son emballage, que chaque taille est bien présente. Pour les colliers à usage répété une désinfection supplémentaire ne sera pas un mal accompagné de la vérification du système d’attache : tenue du scratch, état du collier etc.

Le scoop ou brancard cuillère

brancard-cuillere-68600-151695

Montez le et vérifiez que chaque élément coulisse comme il faut. Que les verrous de sécurité tiennent bien (longueur et fermeture de la cuillère. Regardez qu’ aucun des éléments ne soit trop abimé pouvant éventuellement blesser le patient ou vous-même. On assurera une désinfection du matériel au passage.

La valise de secours/sac d’intervention/kits

sac-intervention-pompier-9071

Inventaire, nettoyage complet et vérification des dates de péremptions. Pensez à glisser une fiche de vérification datée et signée par l’opérateur.

Les bouteilles d’oxygène

Tout bête mais primordial : on vérifie l’autonomie restante des bouteilles présentes dans l’ambulance. Ne pas hésiter à effectuer un remplacement en cas d’autonomie limitée. Sur des bouteilles encore scellée vérifiez bien l’état de la bouteille, le capuchon de sécurité doit être présent.

Créer des fiches de vérifications

Si ce n’est pas déjà le cas je vous invite à mettre en place au sein de vos entreprises des fiches de vérifications pour améliorer la matériovigilance . Inventaire complet basé sur la liste des matériels obligatoires au sein des véhicules, cette liste vous facilitera la vérification et l’inventaire de chaque matériel tout en permettant de mettre à jour et d’obtenir une visibilité directe sur les dates de péremptions des consommables. Datées et signées, présentes dans chaque véhicule avec une copie de chaque vérification déposée dans un classeur à l’entreprise vous permettra une tracabilité optimale.

Cet article est une liste non exhaustive de ce qu’il vous faudra vérifier. En cas d’omission d’un élément je vous invite bien entendu à ajouter la liste des éléments à vérifier dans les commentaires pour une édition future de l’article. Comme beaucoup ce genre d’opération est pour moi un automatisme. Je vous invite donc à participer à l’amélioration de cet article. Merci à vous !

Ambulancier, tutorer un élève en formation

Ambulancier, tutorer un élève en formation

Tutorer un élève en formation, le rôle de l’ambulancier

entrée_ambulance

Un ambulancier diplômé est aussi formé à former, donc tutorer des futurs professionnels. Mais qu’en est il au quotidien ? Je vais essayer au travers de cet article d’exposer ma vision du tuteur et surtout ma façon de procéder. Elle n’est pas parfaite mais se base une expérience professionnelle et aussi sur les clés que mes formateurs ont su me donner au cours de mon cursus.

Je n’ai pas eu de guide tout prêt à proprement parler. La méthode fonctionne puisque jusqu’à présent les élèves que j’ai pu encadrer sont globalement satisfait de leur passage et obtiennent leur diplôme. Donc ça veut dire que, même si je suis une des nombreuses pièces du puzzle de la formation, j’ai activement participé à sa mise en oeuvre. Chaque tuteur possède le même rôle.

Qu’est ce que le tuteur

Le tuteur est un ambulancier au sein d’une société privée de transport sanitaire, titulaire du Diplôme d’Ambulancier. En règle général c’est souvent un ambulancier avec quelques années d’expérience derrière lui et donc  avec un vécu plus ou moins important. Pourtant l’expérience ne fera pas forcément de l’ambulancier un tuteur idéal.

A la base le but est d’évaluer et de transmettre un savoir à un élève en situation d’apprentissage et encours de validation de ses acquis. Il est donc indispensable pour le tuteur d’avoir un minimum d’intérêt pour cette tâche. Pour tutorer un élève en formation DEA il est impératif de maitriser le contenu de la formation, de connaitre les modalités d’évaluation (grille d’évaluation) pour utiliser comme il faut les outils à disposition et ainsi produire une évaluation de l’élève correcte.

Avoir la fibre pédagogique

Se voir nommer tuteur c’est une chose. Avoir envie d’assumer la fonction en est une autre. Il n’y a rien de pire pour un élève de se retrouver encadré par un ambulancier qui ne sait pas comment s’y prendre ou encore pour qui l’encadrement est une tâche qui ne le passionne pas du tout. C’est improductif et nocif pour l’apprenant.

Le stage en entreprise est très court (15 jours) et il est donc important que cette durée soit optimisée. De cette façon l’élève peut acquérir ou valider ses acquis le plus rapidement possible. Il ne faut pas oublier qu’à l’issue de ces stages et après validation de toutes les compétences l’élève sera, si il est diplômé, un éventuel futur collègue. Pour lui faciliter l’entrée en matière dans son nouveau contexte professionnel il est important de lui enseigner le maximum de choses.

D’où l’importance d’avoir

  • un minimum d’intérêt pour le partage de connaissances : diffuser son savoir et son expérience
  • une attitude pédagogique lors de son encadrement : savoir être patient, savoir prendre du temps pour expliquer et corriger, savoir reformuler ses questions ou ses réponses en cas d’incompréhension.
  • Avoir un réel intérêt pour son métier. Un passionné sera toujours plus efficace en terme d’enseignement.

Bien entendu on ne possède pas tous cet intérêt, cette envie de transmettre. Elle peut être naturelle ou s’apprendre mais tout le monde n’apprécie pas forcément. Certains collègues adorent ça et d’autre fuient.

Comment effectuer une première évaluation

L’élève arrive en stage. Il est important le premier jour de l’aider à découvrir l’entreprise et le matériel avec lequel il va travailler. Commençons donc par une présentation à l’ensemble des collègues de l’entreprise afin de lui faciliter l’intégration au sein de l’équipe. Un tour complet des locaux et des véhicules lui permettra de découvrir quels matériels il aura à sa disposition. Avant de commencer quoi que ce soit il est impératif de connaitre un peu mieux l’élève.

Il faut donc ne pas hésiter à faire un point de situation sur son parcours de formation et ainsi se positionner face au savoir acquis, en cours d’acquis ou encore qu’il n’a pas eu l’occasion de découvrir. Si vous êtes en capacité de savoir ce qu’ il maitrise ou non il vous sera alors plus simple d’adapter ce que vous allez devoir travailler avec lui.

Un élève qui découvre à peine la manutention des patients on ne le lâchera pas sans éléments auprès d’un patient en attendant de lui qu’ il applique des gestes d’ergonomie non maitrisé : c’est dangereux et l’apprentissage ne sera pas bon.

L’attitude sera donc différente en fonction des éléments qu’ il a appris en cours ou non. Chaque module doit être passé à la loupe et ainsi au final vous saurez ce que votre élève peut faire ou presque sous votre surveillance, ou encore que devrez vous lui apprendre. Pour évaluer rapidement un élève rien ne vaut une séance d’échange verbal ou encore une mise en situation concrète à l’aide des collègues. De cette façon une fois en situation vous serez plus attentif à ce que vous devrez montrer, sur les points auxquels vous devrez insister.

Evaluer ses objectifs de stage

En règle général un stagiaire DEA arrive en entreprise avec sa liste personnelle d’objectif : être capable de… C’est à vous de voir avec lui quels objectifs il s’est fixé et de mettre en oeuvre tout ce que vous pouvez pour lui permettre de les atteindre. Ces objectifs sont en général adaptés au lieu d’accueil. C’est très important et ça permet d’avoir une ligne directrice à suivre durant le stage : on a vu telle et telle chose, est ce que ça correspond à tes attentes, est ce que l’objectif est atteint etc.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation courante dans un cadre non-urgent

Personnellement j’utilise une méthode qui fonctionne systématiquement :  sur une situation courante (transport sanitaire en vue d’une hospitalisation, consultation etc.) , lorsque j’arrive chez les patients je présente mon élève en tant que tel.

De cette façon le patient est au courant : un élève va participer à la prise en charge mais dans tous les cas de figure ce sera sous surveillance et sans aucunes prises de risques. La seule différence sera le temps un peu plus long pour la prise en charge. Les patients ne sont pas toujours rassurés enfin surtout la famille autour. A vous d’être fin diplomate pour expliquer que toute manipulation se fera en sécurité et que vous ne lâchez pas votre élève comme ça.

Donc arrivé au domicile ma question est la suivante : « comment tu évalues la prise en charge ? » Le but est que l’élève analyse en utilisant tous les moyens à sa disposition : évaluation des lieux, communication avec le patient (l’interroger sur sa pathologie, la localisation de douleurs si présente, son autonomie…), quel matériel, quel type de transfert effectuer, où le réaliser, les difficultés que l’on va rencontrer etc.

Il est important de laisser l’élève réfléchir sur le sujet. Une fois qu’il se sent capable de répondre on fait un point ensemble. Je le laisse me présenter ses réponses et on effectue une correction. Jamais je ne me contente d’un oui ou non basique sauf dans les cas où je veux l’inviter à trouver la réponse par lui même.

Sinon j’explique systématiquement le pourquoi du comment. C’est plus constructif et j’apporte une réponse complète et adaptée. Je prends aussi le temps de répondre à ses questions. En règle général l’information est rapidement assimilée.

Second stade : la mise en situation. On se place aux côtés du patient et je lui détaille les gestes qu’il va devoir pratiquer. Où se placer, comment adapter sa posture pour ne pas se blesser, comment se placer avec le patient pour assurer le confort et la sécurité du transfert. Je prends le temps de décomposer chaque geste et je m’assure de sa totale compréhension. Si j’ai le moindre doute je vérifie. Je ne mets surtout pas mon patient en danger si je sens que l’élève n’a pas assimilé les choses.

Au fil des prises en charge je répète le mode opératoire qui va devenir presque un automatisme pour l’élève : il évalue la situation et est capable de donner une réponse de plus en plus rapide. Il trouve sa place et devient moins hésitant, prend confiance en lui. Il est bien entendu évident que l’échange entre le tuteur et l’élève reste permanent pour ne pas laisser de place au doute ou laisser des questions sans réponse.

Ainsi on le prépare doucement à sa future place d’équipier, on lui enseigne comment adapter sa prise en charge et évaluer tous les facteurs important :

  • Etre capable d’analyser les lieux à son arrivée (configuration de la maison ou immeuble) :
  • Comment se présentent les locaux et l’accessibilité entre le lieu où se situe le patient et l’ambulance (plain pied, étage, couloir étriqué, dangers potentiel comme des marches glissantes),
  • Quel matériel aura t’on besoin (chaise portoir au vu des petites ouvertures ou escaliers etc), quel matériel est disponible sur les lieux (lève malade par exemple),
  • Analyser et communiquer avec le patient pour adapter sa prise en charge en sécurité et avec le confort maximum,
  • Comment se situe le patient (au lit, au fauteuil, sur le canapé, par terre),
  • Quelle pathologie présente t’il et existe t’il, la présence de douleurs (trauma par ex), que dois je faire ou ne pas faire au vu de la pathologie,
  • Sa morphologie (corpulent, surcharge pondérale très importante etc), son autonomie (se met il debout, marche t’il un minimum avec ou sans aide, aucune autonomie),
  • Quelle technique mettre en oeuvre (transfert au drap, portage, brancard cuillère),
  • Comment évacuer le patient (où va t’on passer et avec quel type de matériel, où mettre le brancard),

Tous ces éléments sont pour beaucoup de professionnels des automatismes bien rôdés. Trop d’ailleurs car beaucoup oublient souvent que cette capacité de réflexion n’est pas naturelle mais se construit au fil du temps et de l’expérience. D’où l’importance d’être capable de se mettre à la place de l’élève et de lui permettre d’apprendre à mettre en oeuvre cette capacité de réflexion et d’apprendre à créer ces fameux automatismes.

De plus il est important de noter que tout le monde ne possède pas la même faculté à assimiler les choses. Certaines personnes sont promptes à apprendre et mettre en oeuvre rapidement et d’autres auront besoin d’un peu plus de temps pour le faire.

Chaque être humain possède une capacité d’apprentissage différente. Ce n’est pas parce que celui qui sera le plus rapide à assimiler fera les choses de la meilleure façon. De plus certains individus avec plus d’assurance auront plus de facilité que les autres. A vous d’observer et de savoir où se situe votre élève et de savoir lui donner les clés nécessaires à sa réussite.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation d’urgence

Précédemment nous avons vu comment permettre à l’élève de s’adapter sur une prise en charge courante. On va tenter de voir ce qu’il en est sur une urgence. Donc au moment du départ il est important de présenter à l’élève sur quel  type d’intervention on part ou tout du moins les premiers éléments et lui inculquer le fait que ces éléments peuvent totalement être à l’opposé de ce que l’on va trouver. Ex : on peut partir sur une suspicion d’entorse et au final on se retrouve avec un trauma de type fracture avec déplacement ou encore une chute d’une échelle…

Rapidement on teste ses connaissances sur le sujet pour le préparer. On aura plus la même latitude en terme de temps une fois sur les lieux. Avec un élève présentant des acquis solide on pourra aller au coeur du problème en le laissant prendre les initiatives et donc assumer son rôle futur. Dans le cas où il possède des connaissances théoriques et peu d’expérience pratique il faudra agir soi même mais en essayant de prendre le temps quand même d’expliquer ses gestes, et laisser une certaine latitude à l’élève pour qui puisse oeuvrer et réaliser des choses par lui même. Toujours pareil on en revient à l’importance de l’aider à créer ses automatismes.

Donc arrivée sur les lieux, on se rend au chevet du patient, on évalue ensemble (patient+ ambulancier+élève) : circonstanciel, évaluation clinique, recherche d’antécédent etc. Dans cette procédure on laissera l’élève pratiquer le plus possible sauf cas particulier. Il faut qu’il assimile l’utilisation des appareils de mesures (tensiomètre, saturomètre, thermomètre, lecteur de glycémie capillaire si le médecin régulateur demande un dextro) et soit capable de faire le lien entre les résultats et le bilan clinique du patient. Ne pas hésiter à le laisser poser les questions au patient et compléter l’interrogatoire si vous jugez être en manque d’éléments.

De la même façon le stagiaire remplira la fiche d’intervention avec ou sans votre aide suivant sa connaissance et sa maitrise de ce type d’outil. Il faut lui apprendre à gérer rapidement les choses sans stress, sans panique. Si à un moment donné il perd le fil il ne faut pas hésiter à reprendre en main l’intervention et lui permettre de prendre le temps de se repositionner.

Le rassurer sur le fait qu’il ne peut maitriser tout, tout de suite, comme un ambulancier plus expérimenté. Les difficultés qu’il rencontre sont normale et font partie intégrante du processus d’apprentissage. Une fois le patient techniqué et installé, je préfère laisser l’élève avec le patient et lui laisser la charge de la surveillance sauf, encore une fois, cas particulier. Dans le cadre d’un trinome je l’accompagne et j’en profite pour le mettre en situation.

Une fois arrivé au service des urgences, il est intéressant pour l’élève de faire les transmissions auprès de l’infirmière. Il est évident qu’informer l’IAO de sa qualité d’élève  facilitera grandement les choses. Elle/il pourra le guider au cours des transmissions et apporter des conseils, corrections.

Dans tous les cas de figures un debriefing de l’intervention sera systématique afin de voir si il a été capable d’évaluer tous les paramètres, si l’évaluation clinique fut bonne etc.  C’est aussi le moment de poser les choses au calme et de revenir sur des erreurs ou des oublis en expliquant pourquoi et comment les corriger à l’avenir. C’est aussi le moment des questions sur l’intervention.

Pour ce genre de choses je laisse en général l’élève me donner son analyse personnelle sur ce qu’il a vu, fait, pas fait, oublié, trompé… et ensuite je lui donne mon évaluation, toujours de façon pédagogique et constructive. Le but est que l’erreur soit utile et qu’on échange ensemble sur les solutions à apporter.

Lui apprendre à conduire une ambulance

Le module 6 ne se valide qu’en en entreprise. Il est centré sur la conduite de l’ambulance, la mécanique de base, règles de circulation etc. Vous êtes donc là , entre autres, pour lui apprendre à conduire une ambulance. Certains élèves n’ont jamais conduit de véhicule plus gros qu’une voiture. A vous donc d’enseigner à l’élève comment s’adapter : prendre en compte le gabarit, apprendre à se servir des rétroviseurs extérieurs, prendre en considération le porte à faux de l’ambulance, sa longueur.

Ce sera aussi le moment de le former à sa conduite avec un patient à bord : les paramètres à prendre en compte : comportement hémodynamique, le confort et la sécurité du patient et de l’équipier dans la cellule, les astuces pour ne pas secouer le patient, passer les vitesses et freiner en douceur, savoir aborder un virage correctement et non pas sèchement etc.

Instruire sur l’attitude de conduite en cas d’urgence : anticipation, visibilité, distances de sécurité. Il est impératif de lui faire prendre en compte que la sécurité du patient, de l’équipage et des usagers prime sur tout le reste. Lui inculquer que la vitesse même en urgence n’est pas un paramètre indispensable pour arriver sur une intervention.

Il conduit un véhicule de transport sanitaire et est donc soumis à des règles de prudence supplémentaire. Lui parler de la législation c’est bien mais il est indispensable qu’il comprenne qu’entre les textes et la réalité il existe un fossé. Qu’il ne doit pas transgresser les lois et ne doit pas non plus faire n’importe quoi. La vitesse tue et n’apportera pas une réponse d’intervention forcément plus courte. Une attitude responsable sera obligatoire ainsi qu’une capacité d’anticipation.

 Ne rien négliger

Au cours de son stage toutes les situations sont bonne pour favoriser l’évaluation des compétences.

Le lavage des mains à la solution hydro-alcoolique par exemple ; le lavage simple : maitrise t’il les gestes, les temps minimum ; la désinfection de l’ambulance que ce soit le mode hebdomadaire ou encore la désinfection entre chaque patient : le laisser réaliser les nettoyages, voir si il maitrise les techniques, s’il sait utiliser les produits, les temps de contact. Corriger les erreurs de techniques…

Il faut être en mesure d’avoir bien en tête le contenu des compétences à valider pour ne pas se retrouver le jour de l’évaluation finale avec la question : « est ce qu’on a vu ça ensemble ? Je ne sais plus ». Il faut favoriser les mises en situations à chaque moment qui se présente. Ne pas hésiter à lui donner quelques astuces et ficelles du métier. Celles qui ne s’apprennent que sur le terrain et qui ne s’apprennent pas en cours. Ces astuces sont importante et faciliteront ses premiers pas lorsqu’il sera diplômé.

Deuxième semaine ou comment l’élève doit s’imposer en tant qu’ambulancier

La dernière semaine de stage il est primordial de laisser l’élève et de l’aider, à prendre sa future place. C’est lui qui prend les commandes sous votre regard attentif bien entendu. Il évident que les deux premiers jours il faut lui laisser le temps de retrouver ses marques. Mais ensuite il doit se comporter comme un futur professionnel dans le but que vous soyez en mesure d’évaluer sa progression par rapport à la première semaine, évaluer la maitrise ou non des compétences.

On essaie de sortir du cadre formateur/élève et on essaie d’évoluer e tant que binome. L’élève doit être capable de gérer les situations vues précédemment sans votre intervention. Reste qu’il faut rester modéré et que vous êtes quand même là pour le guider, corriger éventuellement. On ne l’abandonne pas seul sans aide. Ainsi, en plus de prendre confiance en lui il pourra montrer à quel niveau il se situe : les compétences sont elles maitrisées, ou acquises voire pas du tout acquises. Mais dans ce dernier cas de figure c’est autre problème.

Validation des compétences

L’air de rien on a survolé sur deux cas pratiques l’ensemble des données ou presque :

  • Module 2 : évaluer l’état clinique du patient, instrument de mesure etc
  • Module 3 : désinfection du véhicule et des matériels, hygiène des mains, circuit du linge..
  • Module 4 : ergonomie
  • Module 5 : communication (le triangle ambulancier-patient-soignant)
  • Module 6 : apprivoiser la conduite d’une ambulance, les règles de sécurité et de confort, les règles indispensables…
  • Module 7 : les transmissions
  • Module 8 : déontologie

Il est donc temps de procéder à l’évaluation. Pour ma part je fournis à l’élève à la fin de sa première semaine une évaluation temporaire pour qu’il puisse se situer sur son parcours d’apprentissage. Il sait quels éléments il doit travailler pour la prochaine fois et découvre l’opinion que j’ai de lui. C’est motivant et ça donne confiance en soi, ça permet aussi à l’élève de se remettre en question sur des points précis. A son retour à l’école il aura l’occasion de faire un bilan de son stage et permettra ainsi à ses formateurs de prendre en compte son évolution et ses difficultés éventuelles rencontrées lors du stage. Ils pourront donc mettre l’accent sur certains points défaillant si nécéssaire.

Et surtout avant de le laisser partir je fais systématiquement un bilan global de chaque semaine. Le premier reste très important afin de savoir si il est satisfait de son stage pour commencer, si il a jugé les conseils pertinents et si la méthode d’apprentissage fut correcte. Ce bilan n’est pas que pour lui mais aussi pour vous afin de savoir si vous avez su mettre en oeuvre les bonnes méthodes. Il est important de se remettre en question sur des points défaillant pour la semaine suivante et améliorer ainsi sa méthode pédagogique.

A la fin les choses se font assez naturellement. Mais si vous avez des doutes n’hésitez pas à relire le référentiel pour vous assurer de la cohérence de vos observations. Vous évaluerez donc votre élève avec les critères : Non évalué / en cours d’acquisition / acquis / maitrisé. Soyez prudent quand vous remplissez la fiche : pas de ratures, les croix seront bien positionnées.

Faites une éval sur brouillon avant de remplir l’original. Soyez juste, et ne cochez pas les cases pour faire plaisir. On n’oublie pas qu’on évalue un futur collègue. Valider tout alors qu’il y a eu mise en danger du patient durant la dernière semaine ou encore que l’élève est blonde à forte poitrine… Si l’élève a travaillé avec d’autres collègues faites le bilan avec eux et demandez leur ressenti.

En conclusion

Chacun possède sa méthode et il serait intéressant de pouvoir échanger dessus. Certes cet article n’est pas un guide pédagogique complet et bien structuré. Certes il y a de vrais formateurs de formateurs et je ne fait pas partie de ces gens. Donc faute d’en être un j’espère malgré tout apporter quelques éléments clés pour vous aider dans vos démarches pédagogique ou encore vous permettre de comparer vos méthodes personnelles. N’hésitez pas à participer à un échange via les commentaires sur ce thème et échanger ainsi les astuces et les ficelles de cette fonction pas toujours évidente à assumer.

N’oubliez pas non plus qu’être tuteur c’est aussi remettre son savoir en question ainsi que ses pratiques. Que cela reste un formidable moyen de remettre ses acquis à jour grâce à la présence des élèves qui apporteront avec eux les nouvelles informations, techniques et méthodes enseignées. A défaut d’avoir une remise à niveau officielle donc hors des CESU, malgré les formations en interne cela est un bon moyen de ne pas perdre pied avec des données actualisées.

L’échange élève-tuteur se doit d’agir dans les deux sens et il ne faut pas se sentir gêné de voir un bleu nous apprendre quelque chose. On a tous à apprendre les uns des autres. C’est là l’intérêt de l’apprentissage et du métier d’ambulancier : le savoir s’acquiert tout au long de sa pratique via tous les acteurs qu’ils soient formateurs ou simple élève.

Annexes

  • Référentiel du diplôme d’état d’ambulancier

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/referentiel-formation-ambulancier.pdf

  • Fiches d’évaluation du stage en entreprise de transport sanitaire

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/fiche-evaluation.pdf

Ambulanciers, fraudeurs et reportages

Ambulanciers, fraudeurs et reportages

Capital, les transports sanitaires, les abus et fraudeurs

C’est l’une des priorités du nouveau gouvernement : trouver 10 milliards d’euros d’économies sur l’assurance-maladie. Car, même si divers remboursements ont déjà été rognés, notre système de santé reste très généreux.

Par exemple l’ambulance ou le taxi pour aller chez le kiné ou au laboratoire d’analyses sont facilement prescrits. Cela fait les bonnes affaires des entreprises de transport, moins de l’assurance-maladie qui pourrait économiser 450 millions d’euros !

Et malgré la mauvaise image des urgences, l’hôpital « à la française » reste très confortable. On y reste souvent beaucoup trop longtemps après une opération alors qu’on pourrait sortir plus vite grâce au développement de la chirurgie ambulatoire. Il y aurait 5 milliards d’euros d’économies à la clé !

Quand j’ai lu ce message j’ai dû me frotter les yeux à plusieurs reprises, puis j’ai relu et encore relu. Rien à faire il y a quelque chose qui m’a choqué à un point. Je ne sais pas pour vous mais quand je regarde la tv c’est à dire peu je m’intéresse parfois aux reportages. 90% du temps sur les services représentés (FDO, pompiers et cie) on a le droit  à :

  • Les services d’urgences : SAMU,SAU, maternité, urgence obstétrique etc
  • Les pompiers, les pompiers et les pompiers et encore les pompiers
  • Les forces de l’ordre

Les ambulanciers eux c’est cantonné aux dossiers de type la France qui fraude, le déficit de la sécurité sociale et qui sont les véritables fraudeurs et j’en passe. Je n’ai rien contre les autres acteurs mais à force ça me fatigue.

Non mais sérieusement. Avez vous vu un reportage diffusé sur une chaine à grande diffusion (ou dans la presse écrite) où le métier d’ambulancier a une place autre que dans la case « je suis un vilain fraudeur ». Avez vous déjà vu un reportage complet, réaliste, pas déformé avec des vrais ambulanciers dedans qui expliquent leur job, leurs difficultés réelles, la passion de leur métier ? J-A-M-A-I-S.

Mais bon c’est vendeur un ambulancier pourri surtout en ce moment. Et puis la ménagère de cinquante ans préfère conspuer les vilains fraudeurs et glorifier les services qui sauvent des vies. Nous on est juste une boite de kleenex : on nous sort pour pour illustrer des fraudeurs et on nous jette une fois que la mode est passée. Merci au passage pour nos patients qui nous demandent des explications. Comme si notre quotidien n’était déjà pas assez complexe et la sauvegarde de notre métier pas assez difficile.

Des organisations de défense du métier

Encore heureux certaines organisations voient le jour et se démènent comme des diables pour protéger l’image du métier : droit de réponse dans la presse, proposition d’immersion (une vraie hein pas pour prendre en flag les patrons véreux), fiche d’incident contre les entreprises malhonnêtes.

Ils se battent, à l’échelle régionale, départementale ou encore nationale pour faire bouger les choses et stopper cette chasse aux sorcières. Je citerais à titre d’exemple au vu des résultats obtenus : CATSUF (Collectif Ambulancier des Transports Sanitaires et d’Urgences de France), AAD (Association des Ambulanciers de Dordogne), Ambulanciers Francs Comtois etc etc (oui j’en oublie d’autre).

Déjà ce ne sont pas des syndicats et leurs attentes sont relativement plus axées sur la promotion de la profession et la défense. Oui je sépare les deux car le résultat obtenu est relativement différent. oui c’est mon point de vue et pas forcément celui du lecteur. C’est ma liberté d’opinion.

Alors ce billet c’est pas juste pour le coup de gueule contre les journalistes marketing qui tapent là où c’est vendeur, entre autre puisque ça me met hors de moi à un point qu’ils n’imaginent même pas à quel point je commence à être écoeuré de leurs pratiques. Le droit à l’information ?

C’est subjectif quand on limite son champ de recherche ou surtout quand on limite volontairement son champ de recherche pour vendre un produit racoleur et sujet à faire de l’audience bien grasse. Je ne peux pas qualifier ça de point de vue neutre et ouvert.

Plutôt que de chercher à obtenir des choses qui ne seront pas respectées pourquoi ne pas monter au créneau et leur proposer de venir s’immerger dans notre quotidien en général. Voir tous ces passionnés qui bossent dur, s’impliquent, s’investissent avec les patients. Qu’est-ce que l’on apprend en formation, suivre des élèves, suivre des entreprises intéressantes, que fais-t-on au quotidien bref ouvrir un peu les yeux au grand public et montrer que nous ne sommes pas les vilains pourris que la télévision montre.

Pourquoi nous montre-t-on le métier d’ambulancier sous des jours aussi sombres. Nous sommes des acteurs à part entière de la chaine de soins et de secours malgré ce que certaines langues de bois diraient. Certes il y a du boulot pour tirer la qualité vers le haut. Mais ce n’est pas avec ce genre de démarche que les choses changeront et que les patrons seront poussés vers des critères qualitatifs plus exigeant.

L’approche des médias face au métier d’ambulancier

 Quand des journalistes vous approchent la meilleure façon de faire ne serait donc pas de proposer à cette personne de faire évoluer le regard d’une société sur un corps de métier meurtri et sali ? Ce billet s’adresse à tous ceux qui souhaiteraient un jour se plonger vers notre métier en tant que journaliste papier, télévisuel ou autre. Nous sommes des professionnels impliqués.

Certes oui comme partout et dans tout corps de métier il y a des brebis galeuses. Mais avant de descendre en flamme tout un ensemble il serait bon ton, avant de chercher la petite bête, de compenser en montrant aussi une réalité : celles de professionnels qui agissent chaque jour pour le bien être des patients. Souvent au détriment de leur vie de famille et pour un salaire et des conditions de travail difficile. Mais chaque matin ces gens-là se lèvent et se bougent. Peut-être un jour aurons-nous le droit nous aussi à la même reconnaissance que d’autres corps de métier du monde médical, paramédical et du secours à personne.

Alors au final oui ce genre de révélation a son importance surtout pour démontrer que l’ambulancier n’est pas forcément le fraudeur présumé mais subit de plein fouet les pratiques contraires aux règles déontologiques suite aux erreurs volontaires ou involontaires, le non-respect des procédures de certains organismes et professionnels de santé.

Nous sommes tributaires puisque nous ne travaillons que sur prescription médicale et sommes soumis à des contrôles encore pire que beaucoup d’autres professions. Oui il y a encore des patrons véreux qui exploitent les failles du système. Mais avant de plonger dans ce monde glauque il serait bon ton se sauver d’abord un métier qui prend sans arrêt des coups. Donc je comprends et j’appuie cette démarche mais à mon sens ce n’est pas la bonne façon de faire. Alerter les autorités compétentes oui mais quand on a affaire aux médias ce n’est pas le même but recherché.

Petit état des problèmes

Je l’ai regardé ce reportage même si je savais plus ou moins à quoi m’attendre.

Listons rapidement et grossièrement les « erreurs » volontaires de ce reportage et qui me mettent hors de moi au vu du montage grossier et de la simplification volontaire destinée à cacher certains détails qui changeraient tout.

Le VSL simple « voiture »

Vu la façon dont est présenté le VSL on se dit mais c’est juste une voiture avec chauffeur. On parle juste de personnel qualifié à bord. Mais avec ce type de montage le spectateur moyen doit se dire « ben moi aussi demain je peux conduire la même chose ».

On en oublie d’expliquer que l’ambulancier, professionnel de santé formé, s’occupe de la mobilisation parfois très complexe des patients, accompagne, réalise les formalités, les guident dans les structures, s’occupe des relations entre le patient et les autres professionnels de santé. Et je fais l’impasse sur nombre d’autres points.

Les médecins abusent des prescriptions

On en parle un tout petit peu mais oui ils oublient clairement d’insister sur le fait que le transport est soumis à la prescription d’un médecin. Et là ils enfoncent le clou en parlant de prescription modifiée en ambulance par le chef d’entreprise. Il me semble pourtant que la rature ou la correction du mode de transport sur une prescription est soumise à rejet systématique.

Alors à qui la faute ? La sécurité sociale n’aurait pas assez de monde pour vérifier ce genre de détail ? Eux si pointilleux, si bureaucratique au point que cela en devienne complètement déconnecté de la   réalité ? Et les médecins qui prescrivent un VSL sur un patient intransportable par un ambulancier en VSL ? Etc la liste est longue si on creuse.

Nous avons appelé une société de Montreuil

Le journaliste appelle plusieurs sociétés pour obtenir un transport en VSL. Impossible ! Il n’y a aucun VSL disponible 😮 ! On lui répond même que la prescription sera modifiée sur place ! ! ! Et oui encore une fois c’est Paris et sa région qui est ciblée. Le pire exemple se situe là-bas. Soyons réaliste Paris et sa région n’est pas le meilleur endroit. C’est même le pire. Non pas que je fasse une généralité mais c’est une réelle constatation qui porte au passage préjudice à tous les collègues qui œuvrent en cette même région de façon très professionnelle.

Mais que font les organismes de la sécurité sociale parisienne ?  Il existe un problème ? Pourquoi personne ne s’en serait encore rendu compte ? La victime ? Etrangement encore les organismes de la sécurité sociale qui sont transformés en victimes qui doivent traquer les vilains profiteurs.

Il serait bon ton de mettre un peu de vérité sur ce que subissent réellement au quotidien les entreprises et le vrai visage des institutions. Là c’est du « foutage de gueule ». Au passage ces mêmes institutions devraient se pencher un peu plus sur un retrait définitif d’agréments à ces sociétés qui sont une honte pour la profession. Un peu de ménage ne serait pas de trop pour rétablir un équilibre.

Et je suis à mon sens gentil sur mes propos et volontairement peu enclin à relever chaque détail choquant.

Un petit message glissé

Je ne représente pas de mouvement ou autre. Je suis totalement neutre dans mon domaine et je suis un électron libre. Présent pour défendre ma profession, la présenter à tous et offrir des outils indispensables à ceux qui souhaitent entrer dans le métier ou progresser dans leurs bonnes pratiques. Alors oui je n’organise pas de démarches spécifiques auprès de qui que ce soit, je me contente d’informer et de former.

Et merci à tous ceux qui œuvrent pour tirer la profession vers le haut : organisations, entreprise et chefs d’entreprise de qualité (je citerais entre autre ROTH Ambulance, Assistance ambulance, Ambulance Promédic et j’en passe. Désolé pour ceux que j’ai oublié car liste est trop longue). Ce métier est passionnant, il compte beaucoup de personnes impliquées et professionnelles. Alors pour une fois est ce que l’on pourra voir un reportage adapté sur une réalité et mettre en avant ces sociétés et leurs personnels qui se bougent pour le prouver.

Quelques liens à visiter

Je vous invite à visiter ces liens destinés à démontrer que oui les ambulanciers ne sont pas tous des incompétents et qu’il existe de vraies sociétés qui se démènent, tout comme les organisations !

http://www.ambulanceroth.com/

J’en oublie beaucoup d’autres donc n’hésitez pas à rallonger cette liste !

Et je n’oublie pas les mouvements et syndicats

http://www.ambulanciers24.fr/

http://www.ambulanciers-francs-comtois.fr/

http://www.collectif-ambulancier.fr/

http://www.ambulanciersdefrance.fr/

Ou via facebook

https://www.facebook.com/pages/Ambulances-En-Col%C3%A8re/469921486380958

https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-de-Dordogne/367460413361289?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-Francs-Comtois/426620764025503?fref=ts

https://www.facebook.com/ambulanciersdefrance?fref=ts

Constatez que je suis neutre et que je ne fais pas de distinctions. Chaque mouvement a sa place. Je ne suis pas là pour vous conseiller sur telle ou telle organisation.

N’oubliez pas l’étude sur la profession ambulancière !

Et n’oubliez pas : pour que la profession prenne enfin son envol après 44 ans d’existence officielle, pensez à remplir le questionnaire dédié à votre profil sur cette page :

http://www.observatoire-ambulance.fr/etude

 

Transfert du lit au brancard : méthode de la cuillère

Transfert du lit au brancard : méthode de la cuillère

Du lit au brancard : méthode de la cuillère

Transfert brancard lit.pdf

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 de la formation du diplôme d’état d’ambulancier : transférer un patient du brancard de l’ambulancier au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama.

C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

La technique qui sera présentée cette fois ci sera : transfert du patient du brancard vers le lit avec la méthode dite de  « la cuillère ».

Ce document est disponible au format PDF en bas de cet article. Voici quelques images de la méthode présentée dans le document :

Du lit au brancard : méthode de la cuillère

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

Télécharger le fichier au format PDF

Concours ambulancier : Le Grenelle de l’environnement

Concours ambulancier : Le Grenelle de l’environnement

Fiche sanitaire et social : le grenelle de l’environnement

Le respect de l’environnement fait partie du langage courant. Il est devenu un enjeu économique et politique. Le grenelle de l’environnement en est le symbole.

Les origines du grenelle de l’environnement

Depuis 2003 un comité interministériel pour le développement durable a été mis en place. Tous les ministres concernés par la question du développement durable sont présents : ministre du travail , des affaires européennes, de la défense, de l’éducation nationale.

Les acteurs du développement durable se sont réunis régulièrement tout au long de 2007.

Deux constats en sont ressortis :

  • les risques liés à la dégradation de la planète sont incontestables
  • il y a urgence à agir

En octobre 2007 s’est tenu le grenelle de l’environnement qui a répertorié 268 engagements. La société française se mobilise de plus en plus en faveur du développement durable : entreprises, associations particuliers : les actions se multiplient.

L’application du grenelle de l’environnement

Il se décline essentiellement sous la forme de deux grandes lois :

  • La loi Grenelle 1 : votée le 23 juillet 2009 à la quasi-unanimité. Elle fixe les engagements dans tpus les domaines retenus lors du grenelle. Elle réaffirme l’urgence écologique et la nécessité d’agir tout en garantissant une compétitivité durable. Elle oblige les pouvoirs public à opter pour la décision la moins à charge pour l’environnement lorsqu’ils doivent prendre une décision.
  • La loi Grenelle 2 : elle décline les objectifs entérinés par la 1ère loi. Elle permet d’enraciner la mutation écologique à la fois dans les habitudes et dans la durée. Elle a été votée le 12 juillet 2010 et porte engagement national pour l’environnement.

Ces dispositions législatives portent sur l’amélioration énergétique des bâtiments, le transport et les habitudes des usagers doivent devenirs moins productifs en CO2, al biodiversité doit être préservée et la gestion des déchets durable.

Les enjeux du grenelle de l’environnement

L’environnement doit être préservé. Il faut diminuer l’impact de la vie humaine sur la planète. Tous les acteurs doivent s’investir : états, collectivités territoriales, entreprises, individus. Cela nécessite un changement des comportements et une évolution des mentalités. Mesures financières existent : crédits d’impôts pour la construction de bâtiments haute qualité environnementale (HQE) ou au contraire taxations plus importantes pour certains actes polluants.

Les limites du grenelle de l’environnement

Un domaine très politique : la taxe carbone qui devait taxer les consommateurs en dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre aurait du être mise en place à partir de janvier 2010 mais le texte a été censuré par le Conseil Constitutionnel. Depuis mars 2010 le principe même de la taxe carbone a été abandonné en France. Suite à cette annonce, la Fondation Hulot a décidé de ne plus participer aux travaux. Le grenelle a été critiqué par un certain nombre d’associations. Les riches auraient les moyens de ne pas polluer tandis que les pauvres en pâtiront. L’instrumentalisation politique et économique de l’environnement est également une véritable crainte. Sous prétexte de responsabiliser les consommateurs c’est vers eux que se fait un certain transfert de charges (ex : sacs en plastique payants).

Autre exemple de tiraillements : la France est un pays qui n’envisage pas de se passer du nucléaire alors que le développement des énergies renouvelables est inscrit dans le grenelle de l’environnement.

Trop vieux pour devenir ambulancier ?

Trop vieux pour devenir ambulancier ?

senior

Est ce une carence d’être considéré trop vieux pour devenir ambulancier

Nombre de mails que je reçois traitent souvent d’un sujet récurrent : est-ce que l’âge peut être un critère bloquant ? Nombre des personnes concernées ont atteint les 40 ans et plus et se posent cette question. Je vais au cours de cet article tenter de vous éclairer et d’apporter un début de réponse. Un début car le choix reste la primeur de chacun en terme de décision de reconversion.

Existe-t-il un âge maximum légal ?

Négatif, aucun critère d’âge n’est requis pour accéder à la formation d’ambulancier ou d’auxiliaire ambulancier.

Croyez-vous qu’une personne de 40 ans et plus puisse se reconvertir en tant qu’ambulancier ?

Affirmatif, j’ai beaucoup de cas de figure à présenter. Au sein même de mon entreprise d’ailleurs j’ai le cas, au cours de ma formation, ou encore au cours de discussion avec mes stagiaires ambulancier sur la moyenne d’âge des candidats de chaque promotion.

Pourquoi une personne classée vulgairement comme senior serait-elle mieux placée pour décider ce choix ?

Alors sans être péjoratif mais plus très ouvert en terme d’ouverture d’esprit je dirais que ces personnes sont souvent mieux placées en terme de choix assumé. Tout d’abord ce sont des personnes avec un vécu, une expérience professionnelle importante. Donc en règle générale une maturité beaucoup plus importante. Ces personnes ont donc ce choix de carrière comme une réelle volonté. Pour certaines c’est un choix qui a toujours compté : travailler dans le service à la personne. L’évolution de carrière et familiale aura repoussé ce choix professionnel mais n’aura pas disparu.

A une certaine période : licenciement, changement familial, besoin d’évoluer ou de changer de voie, les quadras, quinquas etc. vous les nommerez comme vous le souhaitez ; choisiront cette piste de reconversion avec beaucoup plus de maturité car ils seront en mesure de mieux évaluer les difficultés.

A cela j’ajouterais que les situations familiales (les enfants sont grands et autonomes) évoluent et donc permettent de pouvoir mieux assumer les horaires atypiques. Concernant les conditions salariales c’est un choix personnel que de choisir un métier de passion plus qu’un métier de confort financier.

Retourner à l’école quand on est sorti du cursus scolaire depuis  plus de 20 ans

La question qui reste souvent sur le bout des lèvres :  « Vais-je pouvoir suivre les cours alors que ça fait xx années que je suis sorti d’un cursus d’apprentissage ? Je ne vais jamais pouvoir suivre et apprendre, je suis trop vieux. » Il faut savoir que chacun possède une capacité d’apprentissage propre à lui-même. Il est évident que certains paramètres dont l’âge et la capacité à se réintégrer dans un cursus scolaire est plus ou moins complexe. Et alors ? Quand on veut on peut.

Quand on veut on peut se donner les moyens quitte à fournir plus de travail par rapport au gamin de 20 ans encore dans le coup. C’est aussi au gamin d’être capable de venir en aide au plus ancien et inversement. A chacun son point fort et à chacun d’être assez intelligent pour le partager avec les autres. On parle de cohésion, de travail d’équipe. Qualité indispensable pour exercer le métier d’ambulancier soit dit en passant. Chacun aidera l’autre à combler ses lacunes et à progresser pour atteindre la validation des modules de formations.

Oui mais les entreprises ne sont-elles pas réticentes à l’embauche au vu de l’âge ?

Une fois de plus tout est une question de motivation, de présentation et d’assurance. Vieux ou pas. Servez-vous de votre âge et de votre expérience passée comme une qualité, un point fort. Vous avez des savoir-faire et des savoirs être que bien des plus jeunes n’auront pas. Des contraintes familiales moins présentes etc. Donc beaucoup d’éléments avec lesquels vous devez savoir jouer en votre faveur. Il faut apprendre à se vendre !

Alors est ce que je trop vieux pour devenir ambulancier ?

La conclusion sera simple : à mon sens toute personne motivée et portée par la passion et l’intérêt de cette profession peut prétendre à tenter l’aventure. Il ne tient qu’à chacun de se donner les moyens de réussir. Tout le monde peut accéder à cette profession si on se base sur un critère d’âge. Si votre condition physique est bonne, votre motivation sans faille et votre envie d’atteindre vos objectifs immuable alors vous attendez quoi ?

Des ambulanciers avec plus ou moins de bouteille j’en connais un paquet. Je ne me suis jamais permis de leur donner une leçon de vie (en général c’est moi qui ramasse ^_^). Par contre soyez humble dans le fait que vous serez d’abord en phase d’apprentissage et que l’âge même jeune de votre formateur ou tuteur ne doit pas être humiliant pour vous. Soyez ouvert d’esprit et attentif.

Chacun apportera à l’autre de bonnes choses qui seront très utiles. Le savoir vient à tout âge, pour tout le monde. J’ai 35 piges et j’ai formé une collègue DEA débutante de 50 ans. Trop vieux vous avez dit ? Je vous assure du contraire. Le tout avec beaucoup de passion et d’ouverture d’esprit pour les deux partenaires. Personnellement c’est une expérience de plus qui m’a enrichit.

Témoignages

Voici pour finir en beauté quelques témoignages d’ambulanciers qui ont vécu cette reconversion :

  • Fred : J’ai 50 ans, j’ai passé mon DEA en janvier 2013 depuis avril 2013 je travaille au sein d’une entreprise….. Certes certaines journées sont plus difficiles que d’autres….. Mais j’aime mon métier et c’est vrai que la motivation est un réel moteur. Retourner à l’école? C’est un échange enrichissant, et il ne faut pas oublier que nous avons au fond de chacun de nous énormément de ressources.
  • Hélène :  Idem j’ai 49 ans et j’ai passé mon DEA en janvier 2013 et en CDI maintenant . J’aime beaucoup ce métier.
  • Philippe :  Voilà une très bonne description qui correspond tout à fait à mon cas et qui m’a amené à 50 ans à enfin pratiquer un métier qui me passionne. Et pourtant je suis toujours en recherche d’emploi parce que justement j’ai 51 ans.
  • Lili : Moi 40 ans et j’ai eu mon DEA en mars, c’est tellement enrichissant de changer de métier! Et d’apprendre! Je travaille de nuit, et j’y vais avec le sourire, ça change !
  • Maryline : J’ai eu mon DEA en 2010 à 46 ans et le seul regret que je puisse avoir et de l’avoir passé un peu  tard car c’est un métier passionnant enrichissant chaque intervention et différente le matin. J’ y vais motivée à fond et  j’ adore mon métier.
  • Brigitte : Je vais avoir 59 ans en mars je travaille dans la même société depuis 30 ans. Après 24 ans de bureau j’ai été chauffeur auxiliaire ce métier est très prenant mais tellement passionnant.
La maladie d’Alzheimer et l’ambulancier

La maladie d’Alzheimer et l’ambulancier

La maladie d’Alzheimer et l’ambulancier : un cas étudié en communication

Petite révision aujourd’hui de la maladie d’Alzheimer, que l’ambulancier rencontre au quotidien, pas forcément dans le cadre d’une intervention urgente mais plus dans le cadre d’un transport classique. Il est important de revoir les mécanismes pour favoriser la compréhension, mais aussi de revoir les bonnes attitudes et gestes à adopter pour adapter son comportement face à un patient souffrant de ce type de maladie.

Le contenu de cet article est issu de l’exposé que j’avais crée lors de la présentation de mon module de communication lors de la certification de mon module 5, durant ma formation d’ambulancier. Je me suis dit que cela pourrait vous intéresser et vous être utile. Cet article n’a pas pour vocation d’être un cours magistral mais plus de brosser les grandes lignes

Définition de la maladie

« Pour l’O.M.S., c’est une altération progressive de la mémoire suffisamment marquée pour handicaper les activités de la vie de tous les jours. Apparue au moins depuis six mois et associée à un trouble d’au moins l’une des fonctions suivantes : le calcul, le langage, le jugement, l’altération de la pensée abstraite, les praxies (lorsque la personne ne peut plus faire les gestes), la gnosie (les personnes ne sont pas conscientes de leurs troubles) et puis les modifications de la personnalité. »

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, c’est-à-dire que les neurones dégénèrent et meurent. Les neurones servent à programmer certaines actions qui en disparaissant font disparaitre en même temps les capacités liées. Pour le grand public la maladie d’Alzheimer fait souvent référence à la perte de mémoire; qui en effet est le signe précurseur étant donné que les premiers neurones atteints sont issu de la région du cerveau appelée hippocampe qui est le siège de la mémoire. Cependant, d’autres zones du cerveau verront leurs neurones disparaitre au fur et à mesure de la maladie touchant ainsi différentes fonctions comme le langage, reconnaitre un objet, réfléchir…

Là où un jeune enfant progresse dans la vie pour apprendre et devenir autonome c’est le phénomène inverse qui va se produire chez le malade qui perdra petit à petit son autonomie. Attention tout de même à ne pas confondre la maladie d’Alzheimer avec les troubles identiques qui surviennent à partir d’un certain âge. C’est un abus de langage fréquemment utilisé. La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées concernent le champ médical de la neurologie et appartiennent à une entité appelée démence.

La mémoire

«  Selon le Vulgaris-Médical La mémoire est une fonction qui permet de conserver et de faire revenir à l’esprit, à la conscience, une connaissance, une trace d’un savoir, une expérience acquise antérieurement »

Au départ les faits récents vont poser problème dans les pertes de mémoire et vont se trouver totalement oubliés, puis au fur et à mesure les souvenirs s’effaceront de plus en plus loin suivant un processus d’évolution de l’effacement de la mémoire.Certains souvenirs pourtant même ancien seront totalement préservés en comparaison d’autres qui disparaitront totalement. Mais si la personne malade oublie 20 années de souvenirs elle se croit 20 ans en arrière. Cela explique les demandes un peu originales étant donné qu’elle se croit dans son quotidien il y a 20 ans. Le processus évoluant cela explique le fait qu’elle perde conscience de la réalité au fil de la maladie

L’apraxie

«  Selon Wikipédia l’apraxie est un signe clinique qui décrit une incapacité à effectuer un mouvement ou une série de mouvements sur consigne. Ce ou ces mouvements sont par ailleurs bien exécutés spontanément. C’est un déficit neurologique qui se situe au niveau de la conceptualisation et de l’exécution programmée d’un mouvement.

Les fonctions motrices et sensitives de base qui permettent ce ou ces mouvements doivent être intactes. Le mot apraxie découle du terme praxie qui désigne les fonctions de coordination et d’adaptation des mouvements volontaires de base dans le but d’accomplir une tâche donnée. Praxie vient du mot grec praxis qui signifie action. »

Notre cerveau possède un processus qui va nous permettre de recevoir des informations en lien avec un objet (quel est il, à quoi sert). L’apraxie ce sera le processus qui rendra le malade incapable de faire les liens avec ces mêmes objets. Cela va donc entrainer le patient dans une spirale qui l’empêchera de se rappeler comment exécuter certains gestes complexes mais aussi basique. 

Pour servir d’exemple l’écriture sera d’abord un problème puis au fur et à mesure cela pourra aller jusqu’aux gestes comme mâcher ou avaler de la nourriture. Un exemple pour imager : on donne une brosse à dent au patient pour qu’il se lave les dents il cherchera dans quel sens la tenir et l’utiliser. il la retournera dans tous les sens mais ne trouvera pas forcément à quoi elle sert.

L’aphasie

«  Selon Wikipédia l’aphasie, parfois appelé mutisme dans le langage populaire, est une pathologie du système nerveux central, due à une lésion caractéristique d’une aire cérébrale. Le mot « aphasie » vient du grec « phasis » (parole) et signifie « sans parole ».

Ce terme a été créé en 1864 par Armand Trousseau. Depuis cette époque, le mot a pris du sens, en désignant un trouble du langage affectant l’expression ou la compréhension du langage parlé ou écrit survenant en dehors de tout déficit sensoriel ou de dysfonctionnement de l’appareil phonatoire. »

L’aphasie est un trouble du langage comprenant les capacités de compréhension et de production des mots.

Le langage :

–      La personne cherche ses mots au fur et à mesure jusqu’à perdre complètement la capacité à parler.

–      Le patient parle beaucoup dans un jargon incompréhensible sans aucun sens.

La compréhension :

–      Des phrases complexes ou des termes précis qui poseront des soucis au malade, puis à terme ce seront les phrases simples puis les mots basiques qui deviendront incompréhensibles

–      Dans le cas d’une personne avec une langue maternelle autre ou patois utilisé avant sa vie d’adulte  il n’est pas rare que le patient ne puisse que parler et/ou comprendre uniquement dans cette langue

Les troubles du comportement

Le comportement d’un être vivant et, plus généralement, de tout autre système est la partie de son activité qui se manifeste à un observateur. Le comportement des animaux, humains et non-humains, peut être décrit comme l’ensemble des actions et réactions (mouvements, modifications physiologiques, expression verbale, etc.) d’un individu dans une situation donnée.

Il ne faudra pas confondre certains comportement tels que la déambulation par exemple dû aux troubles de la mémoire entre autre et les troubles du comportement qui eux seront engendrés par une lésion frontale. La partie frontale du cerveau est la zone la plus évoluée, elle nous permet d’avoir le sens des convenances. C’est aussi ce qui nous permet de décider de faire ou de ne pas faire, dire ou ne pas dire.

Si cette zone est lésée, le fonctionnement est beaucoup plus primaire. On répond à ses impulsions. Ces comportement auront une influence sur les personnes autour du malade qui se comporte de manière assez peu courante. Ces troubles peuvent se répercuter sur tous les aspects de la vie : alimentation, hygiène, parole, sexualité, etc. C’est la partie la plus difficile dans l’accompagnement du malade étant donné que le passage à des actes violents existe.

prise enc harge alzheimer ambulanciers

Epidémiologie

Approximativement 860.000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer en France (chiffres 2007) et 225.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La maladie d’Alzheimer concerne également près de 3 millions de personnes qui ont dans leur entourage proche un malade. La Maladie d’Alzheimer est la 4ème cause de mortalité en France. Elle touche 5% de la population âgée de plus de 65 ans et 15% de la population des personnes de plus de 85 ans. Selon l’INSEE, 1,3 millions de français de plus de 65 ans (soit 1 personne sur 4) pourraient être atteints en 2020 si aucun traitement n’est découvert d’ici là.

Seulement un malade sur deux est correctement diagnostiqué. De plus, une étude européenne montre que le délai moyen entre les premiers symptômes et le diagnostic est de 24 mois en France, soit le délai le plus long après la Grande Bretagne. Nos voisins Allemands, Italiens, Espagnols et Polonais connaissent des délais beaucoup plus réduits. La France n’est pas le seul pays à être touché par la maladie. Chaque pays qui a vu sa durée de vie augmenter a vu également augmenter le nombre de patients atteints par la maladie d’Alzheimer. La maladie d’Alzheimer est devenue tragiquement courante.

On compte 25 millions de malades dans le monde. D’ici à 2020, on estime à 30 millions le nombre de personnes qui seront affectées par cette maladie à travers le monde et d’ici à 2050, ce chiffre pourrait dépasser 50 millions.

Prise en charge par les ambulanciers

La prise en charge de ce type de pathologie par des ambulanciers ne requiert aucune méthodologie précise comme par exemple pour un traumatisme ou une détresse médicale  sauf si une pathologie autre est associée à la maladie

Il faudra à l’ambulancier faire preuve de qualités humaines et surtout d’un grand sens de la communication verbale et non verbale pour pouvoir s’occuper au mieux de son patient :

  • Se renseigner auprès de l’équipe soignante ou l’entourage de l’état du patient et son comportement, réactions habituelles, existence ou non de comportement violent,
  • Entrer en contact verbal avec le patient sur un ton doux, le timbre de la voix posé, en faisant des phrases courtes,
  • L’écouter avec attention,
  • Ne pas hésiter à reformuler ou à changer de mode de communication en cas d’incompréhension de la part du patient,
  • Prendre le temps de lui expliquer le transport et s’assurer qu’il accepte afin d’éviter de créer une situation de conflit,
  • Veiller à anticiper la réponse motrice pour prévenir les chutes,
  • Surveiller les mimiques, elles sont souvent plus parlantes que n’importe quel mot.

En deux mots:

Utiliser ses connaissances relatives aux pathologies rencontrées par la personne âgée

-Être humain

alzheimer prise en charge par les ambulanciers

Remerciements et sources

Aux formateurs de l’IFA d’Angoulême pour la qualité de leur conseils sur la réalisation de cet exposé, à Monsieur LAENGY, ambulancier D.E pour ses conseils avisés et le partage de son vécu professionnel.

www.wikipédia.org   www.infirmier.com   www.vulgaris-medical.com  www.francealzheimer.org/

Je rappelle juste que cet article est issu de mon cursus en tant qu’élève ambulancier il y a bientôt 5 ans et qu’il est livré dans son « jus » tel que présenté.

AMBULANCE ATSU

AMBULANCE ATSU

Note de l’auteur de la vidéo :

 « La vidéo Ambulance ATSU » présente la réception d’un appel 15 pendant une garde de nuit jusqu’à l’arrivée au domicile du patient, la vidéo est un montage de plusieurs départs 15 et un jeu de théatre improvisé au bureau. »

Les ambulances Promedic IDF

Les ambulances Promedic IDF

promedic

Les ambulances Promedic IDF et Kévin DELACOURCELLE

Je voudrais présenter à ceux qui ne le connaissent pas encore, un chef d’entreprise jeune, avec un esprit dynamique et une réelle volonté de tirer le métier vers le haut. Il est actuellement chef d’entreprise dans le département du 77 et son entreprise est à son image : professionnelle jusqu’au bout. Petite interview de Kévin DELACOURCELLE, gérant de l’entreprise Ambulances PROMEDIC IDF.

Un jeune chef d’entreprise, une société dynamique : interview

Bonjour Kevin, pourriez-vous nous expliquer comment vous en êtes venu à devenir ambulancier ? Qu’est ce qui a motivé ce choix ? Vocation ?

Bonjour à vous, pour commencer je tiens à remercier tous ceux qui prendront le temps de lire cet article. Mon arrivée dans le métier d’ambulancier n’est pas un hasard. Ma vocation pour le secours à personne date de plusieurs années déjà. J’ai commencé dans ce milieu à l’âge de 14 ans en m’engageant dans une section de Jeune Sapeur-Pompier où j’ai obtenu mon Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence au même âge. Après avoir validé les différents diplômes de JSP je suis me suis tout naturellement engagé en tant que Sapeur-Pompier Volontaire à l’âge de 16 ans tout pile.

J’ai exercé plusieurs années au sein des sapeurs-pompiers volontaires du SDIS 77 où j’ai eu l’occasion de passer plusieurs formations de l’époque ; CFAPSE – CFAPSR – MC SAP – SAP 1 – SAP 2 etc… Après une période à vide où je n’étais plus SPV j’ai cherché à me réorienter car je travaillais dans la sécurité incendie et le secours à personne me manquait beaucoup. C’est tout naturellement que je me suis renseigné sur le métier d’ambulancier que je ne connaissais que très peu.

Au vu des évolutions du métier qui était en cours, j’ai décidé de me lancer dans cette nouvelle aventure et j’ai passé dans la formation d’Auxiliaire Ambulancier (AA) puis dans la foulée le Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA) après réussite du concours. J’ai obtenu mon diplôme en février 2011. J’ai travaillé par la suite pour plusieurs sociétés puis au final j’ai décidé de créer.

————————————–

Pourquoi vouloir créer ?

Réponse très simple, dans un premier temps pour ne plus avoir quelqu’un au-dessus de moi. J’ai toujours eu quelques problèmes avec la hiérarchie surtout quand le commandement est comment dire… non rien passons !!! Dans un deuxième temps pour travailler avec mes propres valeurs et ma manière de faire mais surtout pour pouvoir enfin respecter notre métier.

————————————–

Vous êtes chef d’entreprise actuellement, comment s’est passé votre installation en tant que tel ? Vous avez rencontré des difficultés particulières ? A l’heure actuelle est-ce un choix que vous recommanderiez à des ambulanciers désireux de s’installer ?

En effet je suis chef d’entreprise depuis juin 2012 dans le Loiret ou les Ambulances PROMEDIC ont vu le jour. Aujourd’hui nous avons changé de département pour de nouveaux projets et sommes en Seine et Marne depuis peu puisque l’activité a débuté le 1er novembre 2013. Les difficultés principales sont clairement le financement quand on est jeune et que l’on n’a pas forcément un apport conséquent.

Les banques sont de plus en plus frileuses et même avec des dossiers très complets les réponses sont souvent négatives pour l’obtention d’un prêt. J’ai donc opté pour un partenariat avec un financier qui aide à la création de structure ambulancière. Je suis maitre à bord de ma société et chacun y trouve son intérêt. Si je recommande de s’installer ? Moi je suis très satisfait de ce que nous construisons avec mon équipe. Même si ce n’est pas facile tous les jours, je ne regrette rien, après à chacun de voir par lui-même.

————————————–

Je me permets cette question un peu osée mais lorsque l’on parle des entreprises de Transport Sanitaire on parle beaucoup et (trop) souvent de patrons fraudeurs, quelle est votre avis sur la question ?

C’est un peu la guerre de toute mon équipe… Je suis pour beaucoup plus de contrôles, beaucoup plus de sanctions car il me semble important au vu de l’évolution positive de notre métier que le nettoyage doit être fait par les autorités. Le problème est aussi celui des disparités entre régions voire même entre départements. Il existe à l’heure actuelle des moyens pour éviter les fraudes mais ce n’est pas imposé (Géolocalisation etc…).

Ceux qui fraudent ont sûrement leurs raisons que l’on connaît tous mais leurs actions ne respectent en rien les autre chefs d’établissement qui eux sont honnête et bien souvent beaucoup plus respectueux des valeurs de notre métier qui, je le rappelle, est d’intérêt public. Leurs actions nuisent très fortement à l’image de notre corporation au grand regret de l’ensemble de la profession.

————————————–

Quelles sont vos missions au quotidien en dehors du transport sanitaire classique ?

Classique ? On ne fait quasiment pas de transport pour consultation, nos missions relèvent principalement de l’Aide Médicale Urgente (AMU), mais aussi quelques transferts inter hospitalier et retours à domicile.

————————————–

Votre entreprise semble dynamique, orientée vers les urgences pré-hospitalières, quelle est votre motivation pour vous imposer en tant qu’acteur de la chaine de soins ?

Pour commencer nous ne cherchons pas à nous imposer loin de là… Nous effectuons notre travail avec beaucoup de rigueur, avec tous les moyens nécessaire aux bonnes exécutions de nos missions. Nous avons opté pour le qualitatif plutôt que le quantitatif. Notre Ambulance de Secours et Soins d’Urgence (ASSU) est bien plus équipée que ceux que l’on trouve sur les liste de matériel obligatoire de l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Nous optons pour du matériel de dernière génération tel que des moniteurs multi-paramétrique avec ECG etc… Pour l’hygiène tout est à usage unique et ceux qui n’existent pas en usage unique est bactériostatique… Je pense que dans l’avenir il faudra différencier les entreprises de transport classique comme vous dites de celles orientées AMU.

Une équipe professionnelle, des compétences toujours remise en question, du matériel fonctionnel, une hygiène rigoureuse et encore une fois le respect des règles et valeurs de notre métier font aujourd’hui la différence. Et cela, les autres professionnels de santé et les autres acteurs de l’Aide médicale Urgente s’en rendent compte.

————————————–

Votre entreprise engage t’elle des moyens de formation/recyclage pour vos personnels ?

Je réfléchi actuellement à une petit convention ou contrat avec le CESU 77 pour un recyclage annuel des Ambulanciers Diplômés et Auxiliaires Ambulanciers. Pour les formations ; les ADE seront envoyés aux formations annexe au DEA : transport et prise en charge de l’urgence pédiatrique et néonatale mais aussi la nouvelle formation concernant la prise en charge de l’urgence psychiatrique.

————————————–

Sur le plan matériel est ce que vous, en tant que chef d’entreprise, jugez-vous important d’investir dans des équipements supplémentaires en plus des normes obligatoires ? Des exemples éventuels ?

Il est évident que oui. Nous avons la civière cuillère mais nous aurons aussi un plan dur… Moniteur non obligatoire mais comment s’en passer ? Nous faisons beaucoup de transport médicalisé alors nous avons une réserve pour les équipes SMUR qui permet de ne pas s’arrêter en route pour du matériel. Il nous arrive de faire des transports avec pousse seringue ? Nous aurons des pousse seringue…

Nous faisons de la pédiatrie nous avons donc un matelas immobilisateur avec harnais et nous aurons bien plus… Dois-je continuer ? Notre ambulance actuelle est déjà très bien équipée mais la prochaine le sera encore plus. Je dis « nous » aurons car nous attendons l’arrivé d’un nouveau véhicule bien spécifique.

————————————–

Un véhicule spécifique ?

En effet, notre arrivé dans le 77 fait suite à un projet que je porte depuis 2 ans sur le transport et la prise en charge Bariatrique (NDLR transport de patient obèse). Nous attendons donc une ambulance cellulaire étudiée spécialement à cet effet. Elle est actuellement en cours de fabrication.

————————————–

Pourriez-vous me parler de vos relations avec le SAMU de votre région ? Comment l’entreprise et ses ambulanciers sont perçus ?

Dans le 77 il y a une bonne entente entre les ambulanciers et le SAMU. D’une manière générale je pense que la majeure partie des  Auxiliaires de Régulation médicale (ARM) et la direction du SAMU joue le jeu d’intégration des ambulanciers dans l’urgence. J’ai eu personnellement un entretien avec les responsables du SAMU 77 pour mon projet bariatrique et ils ont été très à l’écoute de ce projet avec différents conseils. Ils ont ensuite appuyé favorablement mon dossier face aux autres autorités. Je peux donc dire, et cela n’est que mon avis que l’entente entre le SAMU et nous est plutôt bonne.

————————————–

Je me permets de vous demander une vision d’avenir : le futur des entreprises de transport sanitaire vous le voyez comment ? Quelles sont vos attentes en tant que chef d’entreprise ?

Comme je l’ai dit plus haut, il faudrait à mon avis scinder les entreprises en 2 parties : le classique et l’AMU. On ne peut pas demander à ceux qui ne veulent pas faire d’urgence d’en faire. Cela ne serait ni bon pour les patients, ni bon pour notre métier. Concernant la formation, il faudrait une formation supplémentaire un peu comme celle des ambulanciers SMUR afin d’augmenter le niveau des ambulanciers qui participent et veulent participer à l’AMU. 

Aujourd’hui l’ensemble des ambulanciers européens ont un niveau bien supérieur au nôtre et continuent leur progression pendant que nous, en France, on en est encore à justifier le fait que l’on passe un feu rouge avec avertisseurs sonores et lumineux… C’est pathétique mais c’est la réalité du terrain. L’Etat n’aide en aucun cas la revalorisation de notre métier et de notre image qui reste pour bon nombre celle des taxis blancs. 

Faire de l’urgence est un réel choix pour une entreprise (gros investissement, coût mensuel de matériel, difficulté supplémentaire pour le recrutement) mais aussi pour les salariés. Quand on veut être actif dans l’AMU il faut réfléchir à tout. Il n’y a pas de place pour le hasard d’une manière générale dans notre métier.

————————————–

Au vu de votre expérience pensez-vous que l’actuel cursus est suffisamment complet ou existe-t-il un manque et si oui lequel ?

Notre formation est actuellement la plus complète en ce qui concerne le secours à personne même si les autres corporations prétendent le contraire. Je suis pour une rehausse des compétences mais avant il y a beaucoup à faire déjà au sein des entreprises et du personnel. A mon gout, le métier a trop souvent été la voie de garage de l’ANPE et de ce fait beaucoup de personnes ne sont pas impliquées à 100% et ne font pas cela par passion ou vocation. Que l’on ne se voile pas la face tout le monde travaille pour un salaire à la fin du mois mais certains y mettent du cœur et aujourd’hui trop peu à mon humble avis…

————————————–

Le regard du public et du milieu médical sur la profession est assez désastreux. Selon vous quels seraient les axes d’effort à faire pour avoir une image responsable de notre profession ?

On y revient : simplement respecter les règles et valeur de notre métier je n’ai rien à ajouter de plus. Quand on est professionnel de santé on a des devoirs et des obligations : à chacun de les respecter. Personnellement nous n’avons aucun problèmes avec les autres professionnels de la santé bien au contraire nous avons même une très bonne entente avec les autres corporations.

————————————–

Comment avez-vous organisé les recrutements et comment avez-vous choisi les collaborateurs ?

Le recrutement a été accès sur les compétences dans l’AMU mais aussi dans les capacités d’évolution notamment pour nos Auxiliaires Ambulanciers. Bizarrement je n’ai recruté que des gens que je connaissais déjà lol. Nous somme une petite équipe et chacun aide l’autre. Dans l’ambulance je suis le collègue et non le patron. Cela fonctionne très bien comme ça.

————————————–

Comment fonctionne l’entreprise en termes d’organisation, régulation etc. ?

Alors nous n’avons que 2 véhicules. Une Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence et récemment 1 Véhicule Sanitaire Léger (VSL). Les équipes ASSU travail en 12h diurne et une autre en 12h nocturne. Pour les weekends ça tourne suivant les mois certains en font plus que d’autres mais j’essaie d’équilibrer. Chaque équipe s’auto régule, je leur fait confiance et cela ne me fait que très rarement défaut.

Je fais 27 nuits de 12h par mois alors j’aime bien ne pas avoir la régulation en journée. Je ne suis pas un robot et j’ai aussi une vie de famille. Pour le VSL nous aurons prochainement GOGOGADGET secrétaire/facturière et AA. Nous sommes une petite structure elle a donc proposé la mutualisation de son poste pour ma plus grande satisfaction.

Le site web de la société

Retrouvez l’entreprise Ambulances Promedic IDF sur le web à cette adresse : http://www.ambulances-promedic.com/

La page Facebook de l’entreprise : https://www.facebook.com/PROMEDIC.IDF?fref=ts

AMBULANCIER, UN MÉTIER, UNE PASSION

AMBULANCIER, UN MÉTIER, UNE PASSION

Note de l’auteur de la vidéo :

La video « Ambulancier » c’est un mix de plusieurs sorties ATSU filmées avec un appareil photo (avec quelques scènes passées en accélérée), le texte défilant est un mix entre un poème de « Marie Line » trouvé sur le net et quelques mots d’introduction de ma part.

AMLS – Advanced Medical Life Support

AMLS – Advanced Medical Life Support

paramedic_canada

En parcourant les rubriques j’ai remarqué quelques manques ici et là. J’ai vu entre autre que je n’avais jamais abordé le sujet de l’ Advanced Medical Life Support (AMLS). Une formation spécifique qui est dispensée par un CESU en France. Donc je corrige et je vous diffuse donc la présentation de cette formation complémentaire à la formation initiale de l’ambulancier.

Qu’est ce que l’Advanced Medical Life Support – AMLS ?

L’Advanced Medical Life Support (AMLS) est un programme de formation parrainé par la NAEMT (l’Association Nationale des Techniciens d’Urgence américaine) les « paramédics » américains. Ce programme approuvé par l’Association Nationale des Médecins d’Urgence américaine (NAEMSP) s’adresse aux professionnels de santé qui prennent en charge des patients victimes de problèmes médicaux. Statistiquement, la fréquence des prises en charge nécessitant des soins médicaux dépasse nettement celle des traumatisés.

L’AMLS met l’accent sur l’étude de la situation du patient et propose une stratégie de prise en charge qui s’appuie sur une évaluation systématisée. L’enseignement compte seize heures de formation, réparties sur deux jours de cours interactifs alternant enseignement et cas pratiques en ateliers.

Le programme de l’AMLS aborde: l’évaluation initiale des patients, la gestion des voies aériennes, l’évaluation de l’état de choc, la dyspnée et les défaillances respiratoires, les douleurs thoraciques, les troubles de conscience, les douleurs abdominales, les pathologies infectieuses, métaboliques.

Au terme du cours, une évaluation diplômante détermine la délivrance d’un certificat américain reconnu de façon internationale, d’une validité de quatre ans. Les cours sont dispensés au Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence (CESU) du SAMU 68 au Centre Hospitalier de Mulhouse, par des médecins et infirmiers, professionnels de l’urgence.

Au programme de l’Advanced Medical Life Support – AMLS

JOUR 1

• L’évaluation d’un patient atteint d’une pathologie médicale
• Les états de choc
• La dyspnée et les détresses respiratoires aiguës
• Les douleurs thoraciques

• Les troubles de la conscience

• Les troubles endocriniens, métaboliques
• Les pathologies infectieuses

JOUR 2

• Les douleurs abdominales
• Les pathologies infectieuses
• Les pathologies d’origine toxiques

L’ensemble des cours dispensés sont en français.

Inscription et coût de la formation

  • L’inscription se fait par le formulaire disponible en téléchargement. Le coût de la formation, Livre AMLS et documents pédagogiques compris, s’élève à 675 euros.
  • Les frais de déplacement, d’hébergement et de repas ne sont pas inclus. Toute inscription sera accompagnée du prix de la formation soit un versement initial de 675 euros.
  • En fin de formation, une attestation de présence ainsi qu’une facture vous seront remises.
  • La lecture préalable du livre AMLS est un aspect primordial de la bonne compréhension des mécanismes physiopathologiques, permettant d’identifier les signes cliniques et les éléments anamnestiques pertinents.

Contact – informations etc : http://www.amls.fr/

Lieu : Hôpital Emile Muller (Möenschberg) (68)

Note importante : il est inutile de signaler que cette formation n’est pas utile pour un ambulancier etc etc. Aux détracteurs et autres je rappelle juste que rien n’interdit à chaque professionnel de juger lui même de l’intérêt d’approfondir ses connaissances. Je n’ajouterais rien de plus pour éviter toute polémique.

Angor et infarctus du myocarde

Angor et infarctus du myocarde

Infarctus du myocarde et angor : vulgarisation

alive

Le contenu qui va suivre se veut une vulgarisation de l’angor et de l’infarctus, deux pathologies fréquemment rencontrées dans l’exercice de votre profession, afin de vous donner quelques éléments pour mieux les comprendre et les différencier. Aussi, cette vulgarisation implique que j’ai pris quelques raccourcis, afin de rendre le tout le plus clair possible. Enfin, pour les deux pathologies, une partie concerne la prise en charge hospitalière afin que vous sachiez ce qu’il advient de vos patients après les avoir déposés aux urgences.

Dans une première partie, nous allons traiter des facteurs de risque cardiovasculaires, avant de nous intéresser ensuite à l’angor puis à l’infarctus du myocarde.

Facteurs de risque cardiovasculaires  :

Il existe plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire  : Le fait que la victime en présente un ou plusieurs est un élément d’aide au diagnostic mais le contraire ne saurait en aucun cas être un critère d’exclusion.

On repère 7 grands facteurs de risque :

  • Le sexe : les hommes ont plus de risque que les femmes de développer une pathologie cardiaque
  • l’âge : le risque augmente en effet avec l’age
  • les antécédents familiaux ( des maladies cardiovasculaires sont elles ou ont elles été répertoriées chez les ascendants?)
  • Le tabagisme
  • La dyslipidémie
  • le diabète
  • le surpoids
infarctus du myocarde - angor - prise en charge par l'ambulancier

Crise d’angor (= angine de poitrine)

La crise d’angor est un syndrome douloureux thoracique résultant d’une souffrance cellulaire en rapport avec une hypoxie myocardique, elle même liée à un déséquilibre entre les apports et les besoins en oxygène.

Cette hypoxie est liée à l’obstruction de l’artère coronaire, qui irrigue le myocarde. On trouve trois principales causes à cette obstruction :

  • Athérosclérose (= le cholestérol s’accumule sur les parois de l’artère pour former progressivement une plaque d’athérome qui obstrue progressivement le vaisseau) : Selon une étude épidémiologique de la fédération française de cardiologie, 95% des crises d’angor et 85 %des infarctus du myocarde sont liés a cette pathologie
  •  Spasme coronaire : les causes de ce spasme peuvent être d’origine diverses,toutefois, cela ne représente que 2 à 3 % des cas étudiés
  • Traumatisme

On distingue trois types d’angor que nous allons expliciter dans le tableau suivant, l’angor stable, l’angor spontané et l’angor instable.

 Circonstances
d’apparition
Type de douleurIrradiationLocalisation de la douleurDurée de la douleurEffet de la trinitrine
Angor d’effort = angor stableLors d’un effort, cède en quelques minutes après l’arrêt de l’effortConstrictiveTypiquement Mâchoire inférieure et bras gaucheRétro-sternale1 à 3 minutes+

Angor spontané

Au reposConstrictiveTypiquement Mâchoire inférieure et bras gaucheRétro-sternale10 à 16 minutes+
Syndrome de menace = angor instable = SCA ST –Au repos ou lors d’un effort même minimeConstrictive, de plus en plus intenseTypiquement Mâchoire inférieure et bras gaucheRétro-sternaleCrises de moins en moins espacées dans le tempsDe moins en moins efficaces

NB : La douleur décrite ici est la douleur typique, cependant, il peut aussi exister des formes de douleurs atypiques.

La trinitrine est un médicament vasodilatateur, il permet de ce fait un afflux de sang dans le myocarde ce qui induit une abolition de la douleur :  lorsque la douleur disparaît, le test est considéré comme positif.

Traitement de la crise d’angor : Bilan hospitalier complet et avis cardiologique

Infarctus du myocarde ( IDM) = Syndrome Coronarien Aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+)

L’infarctus du myocarde consiste en une nécrose du myocarde ( = mort des cellules ) liée à une hypoxie prolongée en rapport avec une occlusion complète d’une coronaire.

L’IDM est à 85% lié à l’athérosclérose, à 10% lié à un traumatisme, et peut aussi dans une moindre mesure résulter d’un choc psychologique important, ou de syphilis  (très rare). Les signes précurseurs sont un angor instable, et la survenue soudaine d’une importante douleur.

Dans le tableau suivant nous allons détailler les éléments diagnostiques de l’IDM de forme typique  

Douleur

La douleur est de survenue brutale, de façon spontanée et au repos ou à l’effort. Elle est rétrosternale et la forme typique irradie dans le bras gauche, la mâchoire inférieure ou le dos. De type constrictive, elle est plus intense que l’angor, la douleur dure souvent 2 à 3h et n’est PAS trinitro-sensible. La douleur peut s’accompagner de nausées et vomissements

Retentissement tensionnel

Si l’IDM est à un stade avancé, le patient peut présenter un collapsus : TA<7  État de choc →  : pâleur cutanée + marbrure + froideur + tachycardie réflexe +/-120 bpm

Examens complémentaires

Examen clinique médical :

• Auscultation cardiopulmonaire à la recherche d’un souffle cardiaque et d’un œdème pulmonaire

• Examen des membres périphérique à la recherche de signes de phlébite

ECG : La réalisation d’un ECG par un IDE ou un médecin et son interprétation médicale doivent rechercher l’augmentation du segment ST dans le complexe QRST (le complexe est visible sur le tracé de l’ECG et correspond à un cycle cardiaque ( onde p complexe QRS et onde T) )

Biologie :

Troponinémie : La troponine est une enzyme libérée par les cellules cardiaques lorsqu’elles nécrosent. Le dosage de la troponinémie permettra donc d’évaluer cette nécrose, et le stade de progression de l’IDM

CPK : libéré par toutes les cellules qui nécrosent, aspécifique. Ils augmentent en parallèle de la troponinémie

Autre examens complémentaires : Écho cardiaque, holter ECG, épreuve d’effort.

Traitement de l’IDM non compliqué :  Hospitalisation en urgence avec SMUR , surveillance scopé, administration par voie IV d’antalgiques, de thrombolytiques, d’anticoagulants, coronarographie et avis cardiologique en urgence

Le rôle de l’Ambulancier DE dans la prise en charge de l’angor ou de l’infarctus du myocarde

  • En priorité devant tout patient se plaignant de douleurs à type constrictive, le faire allonger ou le mettre en position demi assise,en fonction de son ressenti et le laisser au repos absolu. Aucun effort ne doit lui être demandé, y compris lors des translations lit-brancard.
  • Le rassurer est également très important (effet tachycardisant délétère du stress). Ne pas banaliser l’événement : même si c’est quelque chose de courant pour vous, il s’agit d’un événement très anxiogène pour le patient.
  • Le bilan réalisé doit être exhaustif, les constantes mesurées régulièrement ,ne pas négliger le relevé des renseignement sur les caractéristiques de la douleur, le contexte de survenue, les facteurs de risque cardiovasculaires, et les traitements en cours.
  • Si le SMUR n’a pas été engagé par la régulation en départ réflexe, demander son assistance.
  • Continuer à communiquer avec le patient et son entourage et lui expliquer le déroulement des opérations, sans s’avancer sur des hypothèses diagnostiques, qui seraient prématurées et anxiogènes.
  • Lors de l’arrivée du SMUR transmettre le bilan au médecin, et préparer l’ambulance selon ses consignes pour un transport médicalisé.

Note importante à propos de l’article : avant toute chose il est bien entendu que certains éléments sont là à titre informatif et n’entre pas dans le cadre du référentiel de compétences des ambulanciers. Cela n’empêche pas pour autant de pouvoir apprendre et comprendre sans pour autant nuire à la pratique quotidienne de notre enseignement de base.

Florian, Infirmier DE

L’échelle visuelle analogique

L’échelle visuelle analogique

L’échelle visuelle analogique : la douleur

croix_vie_9

Description Wikipédia : Une douleur est une sensation désagréable ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Elle peut être provoquée par un traumatisme (brûlure, plaie, choc) ou une maladie, mais aussi par un mauvais fonctionnement du système nerveux responsable de sa transmission. Habituellement, elle correspond à un signal d’alarme de l’organisme pour signifier une remise en cause de son intégrité physique.

Un individu pourrait ressentir une sensation extrêmement désagréable, voire insupportable, qui peut provoquer un mouvement réflexe de retrait (au niveau des membres et des extrémités) ou un changement de position du corps. D’après l’IASP (International Association for the Study of Pain), « la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en termes d’une telle lésion ». 

L’évaluation et le diagnostic de la douleur étant complexe, l’IASP précise bien, notamment en ce qui concerne la douleur chez l’enfant, que « L’incapacité à communiquer verbalement n’infirme pas la possibilité que l’individu éprouve de la douleur et nécessite un traitements approprié pour soulager la douleur. La douleur est toujours subjective … »

Les deux types de douleurs

Douleur aiguë :La douleur aigüe est une douleur vive, immédiate, et généralement brève. Elle est causée par une stimulation nociceptive de l’organisme, tel une lésion tissulaire, pouvant se produire sous la forme d’un stimulus thermique (contact de la peau avec du feu) ou mécanique (un pincement, un coup).

Douleur chronique : Les douleurs chroniques sont des douleurs prolongées dans le temps : elles sont définies par des douleurs qui évoluent depuis plus de 3 mois

La prise en charge de la douleur enjeu de santé publique

Critère de qualité et d’évolution d’un système de santé, l’évaluation et la prise en charge de la douleur constituent un véritable enjeu de santé publique. La loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé du 4 mars 2002 reconnaît le soulagement de la douleur comme un droit fondamental de toute personne. La lutte contre la douleur est également une priorité de santé publique inscrite dans la loi de santé publique de 2004.

L’échelle visuelle analogique ou EVA, qu’est ce que c’est ?

Cette échelle permet une auto évaluation de la douleur ressentie par une victime/patient. Utilisée lors de la présence d’une douleur aigüe (suite à un traumatisme par ex) ou une douleur chronique. Quelle que soit son origine. Elle va donc permettre à la victime de pouvoir donner une mesure évaluative de la douleur qu’elle ressent grâce à cet outil.

L’échelle visuelle analogique à quoi ça ressemble ?

La règle EVA se présente sous la forme d’une petite réglette graduée à deux faces. La première face est destinée à la victime avec un curseur mobile qui se déplacera d’un bout à l’autre. Au départ de la règle l’extrémité correspond à « Absence totale de douleur » et va jusqu’à l’autre bout correspondant à « Douleur maximale imaginable ». Suivant le modèle la partie graphique peut être représentée de façon diverse : triangle avec en bout le plus fin absence de douleur et partie la plus large pour douleur maximale.

Présentée sous cette face au patient c’est lui qui fera glisser le curseur jusqu’à la zone qu’il jugera correspondre à la douleur ressentie.

De l’autre côté de cette règle se situe la partie dédiée à l’ambulancier. Elle est représentée sous la forme d’une règle millimétrée permettant d’obtenir le chiffre correspondant à la douleur ressentie et ainsi obtenir le score. C’est à dire une évaluation de 0 à 10.

L’échelle visuelle analogique à quoi ça sert ?

Dans le cadre d’une prise en charge par les ambulancier l’EVA permettra plusieurs choses. tout d’abord dans le cadre d’un transport à la demande du médecin ou du SAMU centre 15 l’évaluation s’inscrira naturellement dans la réalisation du bilan écrit et celui transmis à la régulation. Cette information viendra compléter le reste et permettra au permanencier ou au médecin régulateur d’adapter la suite de la prise en charge.

Dans le cadre d’un transport classique elle permettra une fois chiffrée de pouvoir adapter au mieux les manipulations et d’être plus attentif à certains détails important : localisation, position, éléments supplémentaires de confort (caler à l’aide d’oreiller, couverture etc), manutention (évaluer la meilleure méthode pour éviter d’augmenter cette même douleur).

Vous me direz même sans douleur cela fait partie du protocole. certes mais avec la présence de douleurs ressenties vous serez encore plus attentif et vous devrez parfois changer de méthode pour vous y adapter et donc fuir les méthodes courantes. De plus l’information reçue vous serez en mesure de la transmettre à l’équipe soignante une fois au sein de la structure pour que la suite de la prise en charge soit mieux adapté et de façon plus rapide.

L’échelle visuelle analogique comment s’en servir

Pour bien utiliser cet outil il est indispensable de prendre quelques minutes pour expliquer au patient ce que vous attendez de lui. Vous devez vous assurer de sa compréhension quand à la quantification de la douleur. N’oubliez pas de lui expliquer que plusieurs douleurs à des endroits différents entrainent des mesures séparées.

Les cas particuliers

Cet outil ne peut servir sur toutes les victimes : enfant de moins de 5 ans, patient non communicant ou dans l’incapacité de comprendre. Pour les enfants une échelle des visages peut être utilisée, on jugera la douleur ressentie en rapport avec le faciès de l’enfant et l’échelle des visages.

Quel sont les moyens dont dispose l’ambulancier pour limiter la douleur ?

Bien entendu la prescription d’antalgique est interdite sauf en cas de demande du médecin régulateur pour une prescription par téléphone où vous devrez amener le patient à prendre un comprimé par lui même. Vous n’avez aucunement le droit d’interagir. Bien entendu si vous êtes en présence d’un infirmier(ère), ce dernier pourra sur prescription du médecin administrer un antalgique. 

Par contre suivant le siège de la douleur vous devrez être en mesure de faire le maximum pour réduire cette douleur via une position de confort, caler intelligemment le patient par tous les moyens dont vous disposez et ainsi limiter les chocs, frottements, durant le transport. Une conduite adaptée sera mise en oeuvre et modifiée en fonction des réactions de la victime observée par l’ambulancier présent dans la cellule sanitaire. Ce dernier transmettra à son collègue les précautions à prendre.

Vous êtes en retard !!!! Vous êtes venu en tracteur ou bien ?

Vous êtes en retard !!!! Vous êtes venu en tracteur ou bien ?

L’ambulancier et les retards, perles de patients

Quel ambulancier n’a jamais eu un retard dans sa carrière. Planning surchargé, retards à l’hôpital, formalités administratives, appel de dernière minute, accident, retard des médecins, rendez vous oubliés, panne etc etc la liste des retards potentiels est très longue. Tout comme les réponses de nos patients plus ou moins habitués à ce genre d’exercice. Revue de groupe des ces réponses auxquelles on a tous eu droit un jour !

Il faut savoir aussi, et ce message s’adresse à ceux qui sont hors circuit ambulancier que les retards ne sont pas toujours dû à l’organisation mais peuvent découler de nombreux paramètres : des patients aux médecins en passant par le système hospitalier. Mais ça c’est un futur billet d’humeur au programme.

retard ambulanciers

Récit issu de la page Facebook Ambulances en colère 

Samantha : Bonjour Mademoiselle vous êtes en retard. Nous allons être en retard à mon Rendez vous !!!

Guillaume : L’heure c’est l’heure!

Loreleii Z : Les patients me disent souvent: « Vous êtes en retard, que vont il dire à l’hôpital!!!! « 

Dydyne : Vous êtes en retard (juste 5 minutes) lol

Guillaume : La prochaine fois, on fera appel à une boite sérieuse !!!!

Jean-Philippe : J’ai cru que vous nous avez oubliés

Elo : «Bah qu’est-ce qu’il se passe? Ça ne va pas du tout!!! »

Nissou : Vous êtes venue à cheval ???

Laurent : vous m’avez encore oublié

Cathy : Que va dire le docteur et je dirai qu’est-ce que vous dites quand le doc vous fait attendre la matinée pour 1 rendez vous à 8h ?? Lui il peut !

François : Encore une fois en retard et je change de boîte d’ambulance

Christine : On va être en retard.au rendez vous.

Faris : Alors on m’a dit que vous avez crevé…..

Jennifer : Nous on va changer de société si ça se reproduit

Mariska : « je ne comprends pas sa fait 30 min que j’ai appelé vos secrétaire et elles m’ont dit que vous étiez à côté de chez moi! « Hum merci le secrétaire !!! En réalité tu vien juste d’avoir ta courses et t’est à plus d’une demi-heure du patient donc logique.

Mélodie : vous êtes en retard car vous aviez une urgence? A non. Juste un planning surchargé. ..

Sébastien : Ah c’est vous le chauffeur ? Bonjour je suis ambulancier ! Vous êtes en retard ! Oui désolé on essaie de faire au mieux.  Je m’en fou moi je vais être en retard c’est pas sérieux ! Vous savez entre la circulation et les papiers administratifs ce n’est pas évident. Je m’en fous des papiers ! Arrivé au CH il me dit : qui c’est qui s’occupe de mes papiers ??

Child : J’ai une heure de retard certes Mais on m’a envoyé le transport y a 10 min!

Benoit : Ce n’est pas celle qu’on entend le plus, mais quand on vous sort : » à 2 minute près je prenais ma voiture pour aller à ma consultation »

Juste : votre patronne s’est encore trompé d’heure?

Valérie : C’est pas sérieux vous êtes en retard….. J’espère que ça ne se reproduira plus. … Dernier en date 7h32 au lieu de 7h30 !!!!

Mikro : votre chef a encore zappé??

Gwenn : La prochaine fois je change de « boîte »… Mais ils nous rappellent tout le temps!!! Ils nous aiment…

Mikro : et en plus J’ai essayé d’appeler 5 fois ça répond pas (lol oui oui notre patron fait le mort quand il sait qu’il va se faire pouiller…arf)

Mau : changer de société ou je vais l’appeler votre patron après on peut faire un mix, je vais l’appeler et après je change

Johan : Encore en train de boire un café?

Aurélien : « Tiens, c’est de nouveau M. qui régule ??? »

Eric : Vous êtes nouveau et la régule m’a dit que vous vous êtes perdu en route!

Dimitri : Non le must c’est quand tu arrives chez le patient et qu’il te dit vous êtes drôlement en avance mon RDV c’est demain… Et que le lendemain ben… Tu es en retard

Gavin : Y avait du trafic désolé on y est pour rien ! Gobelet de café jeté à la poubelle-

Claudine : Qui c’est qui sait trompe dans l’heure du rdv

Laurent : Quand c’est 15 h et qu’on leur dit qu’on n’a pas encore mangé et qu’on a commencé à 6 h ça les calme un peu…

Jérémie : Vous êtes parti chez Flunch pour arriver en retard?

Greg : L’infirmière m’avais dit que les sorti se faisait à 14 h mais il est déjà 14h45 !!!!! Oui monsieur les sorti se font à 14h, mais toutes les sorti !!! Vous n’êtes pas le seul à sortir ce jour et on ne peut pas être partout à la fois ! On y va ? Sinon le retard va se confirmer !!!!

Gerald : Et c’est souvent dans ces cas-là qu’on se craque de trajet et là le patient nous sort « Ha tiens vous passez par-là vous? »

Nathalie : Moi quand j’arrive en retard contre ma volonté et comme beaucoup d’entre nous je commence par dire « Bonjour » et j’enchaine avec « Toutes mes excuses pour le retard » et je leur explique le motif du retard et j’ai souvent droit à « Je sais bien que ce n’est pas de votre faute, vous n’y êtes pour rien mais ce qui m’embête c’est que je vais arriver en retard à mon rdv et du coup je vais passer après tout le monde ».

Et après une fois dans le véhicule je demande le numéro de tel de son lieu de rdv quand les patients l’ont bien sûr et j’appel pour prévenir du retard et leur dire à peu près l’heure d’arrivée et là la secrétaire me répond « Ok dans ce cas dès qu’elle arrivera le médecin la passera entre 2, il passera le patient d’après à sa place en attendant » Alors je dis merci et présente de nouveau mes excuses et là la secrétaire me répond « C’est pas grave et merci à vous de nous avoir prévenu car c’est rare quand on nous prévient ».

Et après pour blaguer un peu et selon où on va je dis au patient « De toute façon même en retard on arrivera toujours en avance!!! », car c’est souvent le cas, non on se fait reprendre quand on arrive en retard mais quand les médecins sont en retard eux c’est normal et vous pouvez constater que le patient va vous faire la remarque pour un retard de 10mn mais le médecin qui a 1h00 de retard le patient ne va rien lui dire à lui par contre!!!

Damien : La phrase qui tue… Vous êtes venu en tracteur?!…Bah y avait que ça au bureau aujourd’hui, les bétaillères étaient déjà toutes prises

Céline : Vous êtes en retard, heureusement que j’ai dit au bureau que j’avais rendez vous à 11h et en fait c’est 11h30….. On le sait c’est pour ça qu’on arrive à cette heure-ci …

Zibi : Vous êtes nouveau et a la régule on m’a dit que vous vous êtes perdu (23 ans d’ambulances et toujours nouveau).

Ambulanciers,vos interventions marquantes

Ambulanciers,vos interventions marquantes

Ambulancier, les interventions marquantes

women_paramedic

Christian, ambulancier, créateur et animateur de la page Facebook « ambulancier en colère« , met en ligne de temps à autre des questions assez pertinente et très intéressante. Cette fois ci le sujet est axé sur les interventions marquante. j’espère que le relais des réponses pourra servir aux futurs ambulanciers qui se posent des questions sur cette facette du métier.

Joe : Un SAMU pour une occlusion intestinale se terminant par un décès par malaise cardiaque dans l’ambulance.

Fabrice : La tentative de suicide d’une connaissance.

Agathe : L’accueil d’un patient avec son fusil de chasse en pleine nuit et nous étions une équipe féminine…

Arnaud : histoire tragico-comique lors de mon expérience au SAMU 13. Nous avons décalé pour un plan rouge (cela s’appelais encore comme ça, à l’époque). Carambolage sur l’autoroute de Marseille à Toulon à hauteur de la la Valentine. Une personne âgée de 75 ans avait pris l’autoroute en sens inverse provoquant un carambolage monstrueux !

Un camion renversé et couché, deux motard delta dont un écrasé sous le semi, quatre voitures encastrées les unes aux autres, 5 voitures de travers ! Résultat : 5 deltas, 4 ploytrauma, 2 traumas légers, 10 choqués et 2 indemnes dont la petite mamie. 3 vl sur place, avec 2 camions de la gendarmerie, 10 VSAV et 5 AR …..Pendant ce temps, la mamie était en train de hurler contre un colonel de gendarmerie : « mais je vous dis que j’ai le permis ! Bordel je vous dit que j’ai le permis ».

Le fin mot de l’histoire est que cette mamie avait son portefeuille depuis 20 ans et qu’elle a voulu le changer. Au centre commerciale ou elle est dirigé par le transport en commun, elle s’est fait plaisir en achetant un portefeuille tout neuf ! En ouvrant le portefeuille, elle a vu un permis de conduire! Elle a dû se dire : » chouette j’ai le permis». Juste à côté de la Valentine, il y avait une occasion du lion et s’est acheté une 309 automatique. C’est là que j’ai su que la loi n’obligeait pas à un vendeur d’automobile que l’acheteur montre son permis de conduire. Cela aurait évité une telle catastrophe.

Stéphanie : Mon premier patient décédé, la maison de retraite l’a laissé agoniser seul dans sa chambre…

Cyril : me faire courser par un drogué sur une rave party car il était allongé sur la route, pour sa sécurité nous lui avions demandé de se déplacer et de se mettre dans l’herbe!! Aucune réaction et je lui ai dit que s’il se déplacé pas, on faisait intervenir les gendarmes!!! Au final, notre binôme a été sécurisé par une VL SP!!! J’ai regretté d’avoir dit sa lol

Joe : Une intervention plus « légère » de conséquence. 5 gendarmes, 2 ambulanciers (nous), un pompier, un médecin et deux infirmiers du SAMU, une infirmière et une aide-soignante de la MdR, soit 13 personnes pour coincer et maîtriser un papy qui avait pété un câble.

Julien : Seul sans matériel, AVP, premier secouriste sur place. Fracture ouverte très importante de la face, un infirmier anesthésiste en civil se présente et ne me vient pas en aide, la victime a survécu. J’ai failli en venir aux mains avec l’infirmier une fois l’intervention finie.

Peg : accouchement inopiné (2 mois 1/2 après la fin de ma formation DEA) sur une nationale après 15 min de trajet (5ème pare), smur demandé après perte des eaux au moment du départ, jonction prévue, la tête est sortie couleur schtroumpf (cordon autour du coup), pas de son a la naissance, le smur est arrivé 5 min après qu’il ait hurlé, grand moment de solitude  Il a eu 3 ans en mars

Emmanuel : Dimanche dernier, départ ASSU pour hypotension à 6, arrivée sur place la dame est encore consciente et elle m’a parlé, 5mn après elle était en ACR, l’hélico de Lyon arrivait pas à se poser il a fallu attendre de longue minute, elle a fait 5 arrêt donc le 6ème lui a été fatale, sur notre brancard dans le Box de Réa….. Il a fallu retourner sur les lieux récupérer une partie du matériel et faire face à la douleur de la fille et de son époux… très marquant ma collègue et moi en avons été retourné

Joe : Le décès d’un patient fait partie de notre métier et nous arrivons à prendre du recul. Par contre se confronter directement à la douleur de la famille, c’est insupportable.

Sophie : Une dame âgée qui vivait seule avec maladie neuro dégénérative type Alzheimer, personne ne se préoccupait d’elle ni les voisins plus de famille, des douleurs plus morale que physiques, la dame nous a remercié d’être là en 15 pour elle et de s’être occupe d’elle, sinon dans mon métier les gens qui vous font la bise pour vous remercier de votre patience, douceur et gentillesse que des bons moments

Ced : Un suicide voie ferrée en direct live, en rentrant à la base…

Rachel : Le transfert d’un bébé né sous X, je l’ai gardé contre moi durant tout le parcours, cela a été très dur de donner cet enfant à l’infirmière de néonat … J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps au retour …

Clarence : accouchement dans la voiture d’une jeune femme, une tite fille Lucie qui a maintenant 17 mois et je suis amie avec les parents de cette princesse

prise constante ambulancier et patient L' Ambulancier : le site de référence Ambulanciers,vos interventions marquantes
Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier

Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier

L’ambulancier et la complainte du parce que…

equipage

Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier car j’ai voulu une profession critiquée et mal aimée,

Parce que j’ai toujours voulu bosser comme un malade pour des clopinettes (ben oui travailler plus pour gagner moins, tu bosses 10h t’es payé 8h),

Parce que j’adore qu’on classifie ma profession avec un vulgaire « taxi pousse-mamie » (quelle poésie), mais j’ai voulu devenir ambulancier

Par ce que j’ai adoré bosser comme un chien en cours pour un diplôme complet et qu’au final on nous considère encore comme des bon à rien,

Parce que j’ai voulu choisir un métier en idéalisant le fait que l’évolution de la profession se mettait en route parce que parce que…

Parce que je voulais apporter quelque chose…

Parce que j’ai voulu me mettre au service des gens pour les servir et non me servir,

Parce que je me sens utile et que je peux apporter des choses, du réconfort, une aide, être un lien social auprès de patient qui en ont besoin. J’ai voulu devenir ambulancier.

Parce que malgré l’image pousse-mamie il y a bien d’autres nombreuses choses que personne ne voit et n’imagine,

Parce que je vois la misère sociale jusqu’au bas du plancher quand je me rends au domicile des patients et qu’on se met à changer sa façon de voir le monde,

Parce que l’on constate à quel point on peut apporter un peu de gentillesse dans ce fichu monde égoïste : un sourire, un service, une parole… Certes c’est pas un job fait pour tout le monde. Tu le choisis pas pour devenir riche (un billet de loto te donnera plus de chances) mais tu le choisis par passion, par envie, par choix. J’ai donc voulu devenir ambulancier.

Et ça tu t’en rends compte quand tes patients te remercient, sont heureux de te voir à leur porte car même si tu viens pour quelque chose qui ne va pas forcément être une partie de plaisir  ils savent que tu vas bien t’occuper d’eux. Qu’ils vont se faire chouchouter et accompagner.

Mais aussi que durant ce court temps de trajet ils vont pouvoir se confier, vider leur sac, passer leurs humeurs sur toi, te raconter leur galères et leurs joies. Et ça leur fait du bien. C’est pas toujours simple de garder ce masque : souriant, droit, poli quand tu t’en prends plein le grade à peine la porte ouverte mais on est un peu la soupape de sûreté pour certains qui cumulent les problèmes médicaux et pour rien au monde tu n’échangerais ta place avec eux.

Mais comme tu les comprends tu restes patient et tu fais tout pour les soulager quelques minutes jusqu’à la porte du service. Et en échanges tu récoltes un sourire, un regard qui réchauffe ta journée. Tu rentres chez toi le soir tu es rincé, le dos en miette et le moral dans les chaussettes. Mais au moins tu as une satisfaction personnelle : celle d’avoir apporté quelque chose à quelqu’un dans cette journée, avoir redonné le sourire, ou chassé les idées noires de certains. Mais tu rentres chez toi et tu te dis que tu as une put… de chance d’être là tranquille sans ennuis de santé pour le moment.

Parce que je voulais être intégré à la chaîne de soins et de secours comme dans mon livre de formation…

Parce que l’ambulancier ça reste le gars en blouse et jean crade, qui te balance une lettre de toubib non ouverte sur le bureau d’une infirmière avant de déverser le patient sur un brancard et repartir dans son fourgon de livrais… pardon son ambulance avec en poche son diplôme vieux de 20 ans et qui n’a jamais touché un bouquin de formation ou de GSU depuis sa sortie de l’école.

Parce que j’adore ce type de cliché et que chaque jour je me dis en enfilant ma tenue de travail que j’adore mon job car c’est un combat de tous les jours pour prouver à la quasi totalité de décérébrés que l’ambulancier est un professionnel de santé formé, que, en France à ce jour il existe de plus en plus une majorité de gars comme moi qui se battent pour exister en tant que professionnels, qui se battent pour démontrer qu’ils sont formés et qu’il savent bosser. Mais j’ai quand même voulu devenir ambulancier.

Que ce qu’on leur a inculqué en cours ils l’appliquent, ils le révisent chez eux le soir de temps en temps ou lors d’un doute… Que chaque matin ils sont motivés et ils ont encore le mince espoir de démontrer qu’ils ont une vraie place dans la chaîne de soin et de secours…

Parce que tu fais le maximum pour t’assurer que ta prise en charge sera la meilleure, parce que tu te remets en question après l’inter’ et que tu analyses pour voir ce que tu aurais pu améliorer afin d’être plus efficace la fois suivante.

Parce que tu t’acharnes à faire tes transmissions de façon complète même si en face tu n’ as pas de bol et tu tombes face à une personne qui t’écoutera d’une oreille ou qui n’en a rien à cirer… Mais quand tu tombes face à un quelqu’un qui t’écoutes tu sais que ça valais la peine de prendre le temps de chercher l’info et que ça contribuera peut être à faciliter à la prise en charge du patient installé dans le box des urg’.

Parce j’ai besoin de pognon…

Parce que l’ambulancier privé ça bosse pour le fric et rien d’autres, un appel 15 c’est juste une facture  avec supplément.

Parce que ça commence à me chauffer le bourrichon qu’on raisonne de cette manière en hurlant que le secours doit rester gratuit et ne doit pas être privatisé…. C’est vrai on est juste des bouffeurs de pognons, les autres acteurs sont bénévoles on le sait…

Parce que je sais que sur mon put… de bulletin de paie les charges retenues retourneront à la case départ. Oui oui celle qui a justement versée les indemnités de transport. La sécu ? Qui c’est la sécu ? Ben oui l’état bien sûr ! La sécu va payer la boite qui va payer des impôts et des charges qui vont retourner dans la même escarcelle qu’au départ. Que le secours n’est pas gratuit c’est juste que tu ne reçois pas la facture de la même façon. La facture elle s’appelle impôt…

Tout le monde finance les secours de manière indirecte. Ben tiens moi employé et mon patron on finance aussi non ? Les salaires il sortent bien de quelque part ? Les véhicules ils sont gratuits ? Donc non le secours gratos ça n’existe pas… Ah excusez moi je dois présenter la facture à mon patient, oui le gars qui présente une suspicion d’infarct’ et que je viens de ramener depuis son domicile…

Ah pardon il vient de faire un arrêt à la vue de la facture ? Pas de soucis je vais allez demander à sa dame de me signer le chèque… Et puis par la même occase je lui proposerais le service funé’ de ma boite, on a un pack « son et lumière » à moins 50% en ce moment… J’oubliais que je suis un privé…

Parce que le secours public sera toujours là pour sauver l’innocent du vilain ambulancier privé qui dépense honteusement l’argent de la sécu.

Parce que quand je vois comment sont utilisé les budgets de subventions public dans certains endroits ça m’offusque encore plus surtout quand on vient nous chercher la pti’te bébète

Parce que si ils prenaient exemple sur les privés ils auraient une autre façon de jeter le pognon par les fenêtres. Ah c’est vrai une entreprise c’est là pour générer du chiffre.  Allez dire ça à la nouvelle génération de patrons ambulanciers qui s’investissent jour après jours pour garder leurs boite à flot et sauvegarder les emplois…

Qui surveillent leurs dépenses, et investissent de façon intelligente. et qui passent les 3/4 de leurs budgets en frais de gazole et de charges… Les patrons vivent bien !!! Ben oui mais ils bossent dur pour ça… Ils font pas du 8h-17h pour aller émarger à 3k5 €  avec voiture de fonction, avantages en natures etc comme d’autres… chuuut faut pas dire…

Parce que chaque matin moi ambulancier privé (employé) je me lève en me disant : allez on va aller faire du fric aujourd’hui ça ira dans ma poche en partie.

Parce qu’une fois encore des abrutis généralisent et mettent tout le monde dans le même sac c’est tellement plus simple. Un patron qui fraude et c’est l’ensemble des ambulanciers français (employés compris) qui tapent dans la caisse. je me demandais aussi comment j’avais pu acheter ma résidence secondaire à saint trop’… C’est vrai dans le public ça n’existe pas… Qui a dit médecins, kiné, hôpitaux, pharmacie qui fraudent/se loupent/sur-facturent ? zut on doit pas avoir accès aux mêmes actualités.

Parce que certains généralisent après vu un ambulancier raté, ben oui c’est connu les autres métiers de la santé et du secours ne sont pas concernés. Chez eux tout le monde il est parfait. Je pense que je devrais consulter pour les troubles auditifs et de la vision que j’ai eu parfois en les regardant travailler ou après les avoir écoutés.

Parce que ce soir j’en avais ras le bol, un trop plein d’idées noires qui couvaient. Mais c’est pas si grave demain matin je me lèverais de bonne humeur et avec le sourire parce que j’aime mon job et que je fais tout pour le faire du mieux possible. Parce que je crois encore en certaines idées qui ne sont que des utopies certes mais qui me font avancer.

Parce que sous ces lignes revendicatives d’autres personnes partagent leurs réponses sur le thème : Pourquoi avez vous choisi ce métier ?

  • Margot : J’ai choisi ce métier pour me sentir utile et ce que j’aime par dessus tout, c’est redonner le sourire aux patients…!!
  • Ludovic : j’ai choisi ce métier pour être au plus proche des gens les écouter et essayer des les aider en restant a mon niveau… Ce que je préfère c’est la prise en charge de différentes générations chaque jour, il n’y a jamais 2 fois  la même douleur tout les jours est différent… De la bobologie,  à la prise en charge avec une équipe médicale
  • Samuel :  l’urgence , aider les gens , bavarder avec les gens ( comme a l’école lol )
  • David : Moi au départ ( à 6 ans) faire comme papa  » sauver les gens  » ; second degré;  je m y suis oriente pour ça das un premier temps et c’est devenu une passion une drogue tout me plait , mais l’urgence par dessus tout … Le dialogue, l’approche avec des gens de tous milieux de toute nature, nos  » papys mamies  » qu’on aiment tant … L’adrénaline sur certains cas parfois dramatique mais c’est aussi ça notre boulot … Et je pense que beaucoup sont comme moi : ambulancier c’est 6 mois ou pour la vie … L’ambulance ma drogue, mon plaisir , mon métier … Ambulancier et fier de l’être.

Parce qu’il est temps de conclure ce billet…

Merci d’être passé au bureau des pleurs, ce billet dramatico-pleurnichard est volontairement axé sur du second degré. Que ceux qui n’arrivent pas à comprendre le sens de cet article reprennent sa lecture ou passent à autre chose (merci d’être venu, veuillez libérer l’espace et éviter de polluer cet espace d’expression). Non ce n’est pas un épanchement d’un ambulancier qui fait oui-ouin (j’ai des kleenex c’est bon).

Je vous rassure ma santé mentale et psychique est très bonne (enfin je crois ^_^). C’est juste que de temps en temps ça fait pas de mal de rédiger ce genre de choses tellement la part de vérité contenue ici est importante.

Parce que heureusement mon quotidien n’est pas toujours comme ça et que je cotoie des professionnels de santé qui savent reconnaître mon travail quand il est bien réalisé et aussi me faire remarquer mes erreurs avec pédagogie et manière, me donner les bons conseils qui vont bien. et aussi reconnaître que notre profession a sa place et son importance.

Et je n’oublie pas mes patients qui, avant tout et au quotidien, me remercient d’être là, pour eux… Et c’est d’abord et avant tout pour eux que je continue. Parce que malgré toutes ces lignes j’ai choisi et je pratique mon job pour eux et qu’ils passent avant toute chose, querelle ou autre. Parce que j’ai voulu devenir ambulancier.

Ambulancier, selon zoé, ce métier a fait-d’elle une meilleure personne…

Ambulancier, selon zoé, ce métier a fait-d’elle une meilleure personne…

Ambulancier et article de presse

Ce jeudi 18 juillet, Zoé me contacte pour m’annoncer la parution d’un article dédié au métier d’ambulancier. En effet il était à ses yeux important de rétablir certains points de vue et vérités sur un métier qui subit souvent et est peu mis en avant. Voilà un article très très bien rédigé par une journaliste : Sophie CAILLAT, de rue 89 qui a su mettre en avant les propos de zoé et par la même occasion mettre en avant notre métier difficile mais ô combien enrichissant. L’article original est à retrouver à cette adresse : http://www.rue89.com/2013/07/18/zoe-ambulanciere-pense-metier-a-fait-meilleure-personne-244050 sur l’excellent site d’info Rue 89 que je vous recommande pour la diversité de ses sujets.

« Tout ce que les gens retiennent de nous, c’est qu’on leur casse les pieds avec le gyrophare aux heures de pointe. »

Zoé, 40 ans, est ambulancière et déplore que son métier soit trop méconnu, et pas assez bien considéré.

« Etre celle qui maîtrise, qui ne s’affole pas quand c’est la panique, qui connaît les gestes, ça me plaisait » : voici comment elle décrit son métier, qui fut un « coup de foudre » lorsqu’elle l’a découvert. Et voici comment elle y est venue :

« Adolescente, je me foutais de tout. Je cherchais un prétexte pour m’enfuir du lycée, je suis allée aux cours de secourisme de la Croix-Rouge et j’ai bien accroché. J’avais envie d’être dans le soin, mais pas de faire des études pendant des années. »

Après un concours et une formation de quatre mois, comprenant un peu de médecine, de l’administratif, de la déontologie, la voilà opérationnelle. Ambulancière depuis dix-huit ans, Zoé a exploré pas mal de facettes du métier, sans évoluer vers la fonction publique ni s’installer comme chef d’entreprise.

« Apporter une petite part d’humanité »

Depuis qu’elle a démarré, Zoé trouve que l’image de sa profession s’est améliorée :

« Avant, on était vus comme des transporteurs, on n’était pas pris plus au sérieux que ça. Maintenant qu’on est mieux formés, six mois au lieu de quatre, c’est différent. On est des vrais acteurs de la chaîne des soins. »

Ce qu’elle aime dans son métier : ne pas avoir le temps de s’ennuyer, faire un peu de tout, des rapatriements sanitaires, du Samu, des entrées et sorties d’hospitalisation, des rééducations, du grave et du moins grave. Avec son collègue, toujours présent avec elle dans l’ambulance, elle doit être capable d’assurer les premiers secours, de réanimer, mais aussi d’assurer la mécanique de base, le code de la route « et surtout faire preuve d’une patience d’ange vis-à-vis des personnels soignants, des patients, des familles souvent inquiètes ».

Elle apprécie d’apporter à ceux qu’elle transporte « une petite part d’humanité » :

« J’aime penser que ça a de l’importance. Par exemple pour les gens en fin de vie. L’important dans ce métier, ce n’est pas la conduite, c’est ce qui se passe dans le véhicule. »

Seul bémol : elle est mal payée pour une moyenne de douze heures par jour. Si elle avait encore des enfants en bas âge, elle choisirait un autre métier, car il est très rare qu’à 19 heures elle soit rentrée chez elle. « Il ne faut pas avoir une vie personnelle trop exigeante », glisse-t-elle.

Questions/Réponses :

Quel est votre contrat de travail ?

Employée d’une assez grosse entreprise privée, je suis en contrat à durée indéterminée. Diplômée par l’Etat, je suis sous tutelle du ministère de la Santé et relève de la convention collective des transports routiers, catégorie « ouvrier ». Entrée dans mon entreprise en 1999, j’en suis partie en 2003 pour aller travailler à la campagne, mais je trouvais que faire le « taxi allongé » n’était pas mettre à profit mes compétences et finalement, je suis revenue l’an dernier dans la même boîte.

Quel est votre salaire ?

Je n’ai pas l’âme gestionnaire, j’aime être exécutante. De plus, l’argent n’est pas une priorité, et je n’ai pas envie que ça le soit. Même si parfois on râle en voyant la fiche de paie. Le salaire de base est de 9,55 euros de l’heure, et mon salaire net varie entre 1 550 et 1 900 euros. La différence se joue sur les heures supplémentaires. Le mois dernier, j’ai touché 1 680 euros net. L’ennui, c’est les week-ends, nuits et jours fériés payés à 75% du salaire : on est moins payés qu’un jour normal. Les soirs et week-ends sont comptés comme des permanences, on est supposés être en attente, mais c’est aussi absurde que de considérer que la baby-sitter ne doit pas être payée quand les enfants dorment.

Quels sont vos horaires ?

Aucun. Certains jours, je suis de garde exclusivement à disposition du Samu, de 8 à 20 heures (et la nuit de 20 heures à 8 heures). D’autres, je suis en transport classique et les horaires sont donnés la veille pour le lendemain. Les jours où je travaille, j’ai appris à ne rien prévoir le soir. Je peux commencer à 5h30 ou à 11 heures, et je ne sais jamais à quelle heure la journée se finira.

La journée est vraiment derrière moi quand je suis dans ma voiture pour rentrer chez moi. C’est aussi le charme du métier, ces journées qui s’étirent. Je ne travaille que quatre jours par semaine et j’ai mon planning d’un mois sur l’autre. Je travaille en général deux week-ends par mois, et une à deux fois par semaine la nuit pour le Samu.

A quel moment vous débarrassez-vous de votre tenue de travail ?

Je porte un uniforme complet et obligatoire, sur lequel est apposé le logo de mon entreprise. C’est important d’avoir une tenue, d’abord pour des raisons d’hygiène, et ensuite pour être reconnaissable par les patients, le personnel des cliniques ou hôpitaux, et leurs usagers. Le soir, l’ambulance est nettoyée, désinfectée, le plein de carburant fait… C’est alors que je me rhabille pour rentrer chez moi. Mais souvent, je reste à discuter avec les collègues, histoire de décompresser.

Quel rôle estimez-vous jouer ?

Secourir, rassurer, accompagner, réconforter. Lorsque le Samu m’envoie chercher quelqu’un chez lui, je suis le premier maillon de la chaîne des soins, je suis les yeux du régulateur. Il faut être en grande vigilance : éviter qu’un état ne s’aggrave et, surtout, savoir reconnaître une détresse vitale quand elle survient. Je dois aussi détecter et transmettre aux équipes médicales des infos précieuses comme la précarité, l’alcoolisme, la toxicomanie, la maltraitance… J’aime beaucoup transporter des détenus, parce que ça me ramène aux fondamentaux de mon métier, à savoir : ne pas juger.

Votre travail vous demande-t-il un effort physique ?

C’est assurément un métier physique, exposé au mal de dos et aux accidents. Manipuler les brancards, les patients parfois lourds, marcher beaucoup… Ce sont beaucoup d’occasions de mauvais gestes, mais par chance, un ami kiné m’a appris les bonnes postures dès le départ. Et le fait de ne pas être grande m’évite de me plier en deux. 

Tout un matériel de manutention est mis à disposition dans les services où on intervient : des « draps de transfert », « rollers », « lève-malade » fonctionnant comme un treuil, et pour certains patients fragiles qui souffrent beaucoup, je me fais aider. Pour conduire, il faut qu’on ait les jambes et les bras en bon état, mais aussi la tête pour ne pas faire n’importe quoi sur la route !

Je n’ai jamais eu d’accident de la route, mais il est bon parfois de se rappeler qu’on n’est pas invincibles. Je me suis fait un seul bobo en dix-huit ans de pratique : une tendinite que j’ai laissé traîner trois mois et qui a disparu toute seule.

Votre travail vous demande-t-il un effort mental ? 

Oui ! Du début à la fin de la journée, ou de la nuit, on doit être capables d’accomplir les bons gestes et être attentifs à chaque patient. On apprend aussi à se protéger face à la fin de vie, c’est nécessaire selon moi d’être capable d’endosser le costume de professionnel pour ne pas craquer devant certaines situations. Pour évacuer tout ce stress, on discute beaucoup entre collègues, et on raconte aussi beaucoup n’importe quoi.

Avez-vous l’impression de bien faire votre travail ?

Ce qui est frustrant, c’est notre impuissance face à la douleur et à la souffrance : en effet, on a pas le droit d’administrer de médicaments. Tout ce qu’on peut faire, c’est procurer un maximum de confort.

Où votre travail laisse-t-il des traces sur vous ?

Quand on monte dans l’ambulance, on enfile plusieurs casquettes à la fois : celle du conducteur, du mécanicien, de l’infirmier, du psychiatre, du secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital… Ce qui peut laisser des traces. Mais j’ai appris à gérer le stress, à profiter de la vie et à relativiser les tracasseries du quotidien. Je pense pouvoir dire que ce métier a fait de moi une meilleure personne, enfin je l’espère.

Si vous deviez mettre une note à votre bien-être au travail dans votre entreprise, sur 20, quelle serait-elle ?

17/20. J’ai la chance de travailler dans une entreprise où l’activité est variée, mes collègues sont à la fois sympas et pros, on a du bon matériel et surtout, j’aime ce que je fais ! Le seul point négatif, c’est d’être payé à 75% la nuit et le week-end parce qu’on travaille avec notre cœur et nos tripes, mais que ça n’apparaît pas sur la feuille de paie. C’est terriblement frustrant !

Propos recueillis et mis en page par Sophie CAILLAT

http://riverains.rue89.com/sophie-caillat

L’article original est à retrouver à cette adresse : http://www.rue89.com/2013/07/18/zoe-ambulanciere-pense-metier-a-fait-meilleure-personne-244050 sur l’exellent site d’info Rue 89 que je vous recommande pour la diversité de ses sujets

Merci Vinci

Merci Vinci

Vinci un groupe d’envergure

handicap_2

Tout le monde connait le groupe Vinci avec sa multitude de spécialité : travaux publics, autoroutes, parking etc. Pas besoin de vous faire un cours sur l’entreprise. C’est une énorme société avec des branches un peu partout. Donc ce soir je vais en profiter pour les remercier, est ce qu’ils sont seuls à devoir être remercié ? Pas sûr mais bon c’est eux qui feront les frais de mon coup de gueule en tous les cas.

Se garer à l’hôpital quand on est ambulancier

Tous les collègues le savent je ne leur apprends rien en évoquant la galère pour garer un VSL et encore pire une ambulance dans une structure hospitalière. Encore pire quand on a à faire à des Centre Hospitalier Universitaire ou autre site d’importance. Les parking dédiés sont envahis de véhicule « civil » qui s’installent faute d’avoir des moyens de vision adaptés les empêchant de remarquer les peinture au sol (bien visible) ou encore sûrement illettré car ils n’auront pas lu les panneaux situés juste en face de leur véhicule, sans oublier la grosse pancarte à l’entrée : réservé aux ambulances et VSL.

Si un parking dédié existe ce n’est pas pour nous faire plaisir c’est d’abord pour faciliter les prises en charge des patients et limiter les déplacements en brancard ou en fauteuil. Mais bon à priori c’est réservé aux illettrés et aux myopes. Dans le genre « jt’e prends en flag » la page Facebook ambulanciers en colère en a dédié un album de clichés pris sur le vif et illustrant le problème

parking-vinci-ambulanciers
photo d’illustration

J’ai trouvé pire que le parking dédié…

… le parking payant !!! Bienvenue au centre hospitalier de Pellegrin situé au cœur de cette magnifique ville de Bordeaux. Il y a de ça quelques temps le parking de ce centre hospitalier était inadapté au possible, vieillissant, peu praticable etc.  Tout le monde se garait comme il pouvait c’était le bazar. Puis vint la rénovation de parking. Superbe, très prometteur dans le sens où ça allait faciliter la vie de tous : usagers, professionnels etc. Le parking se termine toussa toussa. Et puis un beau jour fleurissent des barrières, puis des caisses automatiques : boum ! Parking qui devient un beau parking payant. Il faut rentabiliser l’investissement je veux bien le croire il n’y aucuns soucis.

Mais payant pour …

Tous ! Même pour les gentils ambulanciers ! Un tout petit bout de terrain est accordé pour les VSL, un autre en souterrain (parking des nains) pour les ambulances accédant au pôle principal. Mais pour les autres bâtiments excentrés ? Et ben tu payes mon gazier ! Mais on est gentil on t’offre 30 minutes. Alors le gars qui écrit, il se rend à un pôle bien loin du centre en ambulance. Dehors il fait 34°.

Il accompagne avec son collègue le patient jusqu’au service. Ok on revient je vais vérifier si l’ambulance ne gêne personne et vérifier cette histoire de ticket. On est dans une zone filtrée par une barrière où il y a écrit en gros URGENCES  (bon ce n’est pas les urg’ générales mais les brûlés et autres). Allez va galoper  600 mètres plus loin en suant ce que je peux pour aller toquer chez le gardien de Vinci.

Très sympa je lui explique le problème : je ne peux pas m’installer sur les parkings dédiés c’est trop loin et je ne peux pas m’amuser à trimballer mon patient sur le brancard, à l’extérieur devant tout le monde et sous cette chaleur à travers les parkings.

Est-il possible de lever la barrière à notre départ (je lui ai expliqué où on avait rendez-vous ET où j’avais dû me garer). En lui précisant bien oui j’avais l’habitude mais cette fois CI, EN ambulance et à CET ENDROIT c’était une première.

La réponse qui tue

«  Et bien vous êtes en couché ? »

«  Oui une ambulance … »

« Ben vous n’avez pas le choix faut ressortir au bout de 30 minutes et revenir avec un nouveau ticket. Mais bon après passage du ticket dans la caisse vous avez encore 10-15 minutes pour sortit le véhicule. »

« Vous êtes sérieux là ? Je vais devoir faire des tours de manège ? »

« Euh oui désolé, sinon vous allez devoir payer je ne peux rien faire du tout.  C’est comme ça : il y en a un qui s’occupe de la voiture et qui rentre et ressort »

Bon il a l’air sympa et du genre à s’être fait engueuler une paire de fois par les ambulanciers de la ville donc je ne vais pas en rajouter une couche. Il a des consignes et à mon avis ne doit pas pouvoir faire grand-chose de plus. L’engueuler ? Pourquoi faire ? C’est sa direction que je voudrais bien pourrir à l’instant.

Quand cinq minutes te coûtent 10 balles

Donc en résumé soit je paye de ma poche (mon patron si je lui amène la facture il va me rire au nez) soit je plante mon collègue et démerdes toi. Pour le patient on a 30 minutes chrono en main pour les formalités administratives (on va finir par payer pour les faire aussi ^_^), monter le patient etc. etc. et laisser le collègue se débrouiller et ressortir l’ambu pour la promener un peu. Un équipage d’ambulancier c’est deux personnes ? Dommage c’est la crise ! T’en auras qu’un ! L’autre et ben il ballade son ambulance, faut qu’elle prenne l’air.

Bon ben je vais passer tout de suite mon ticket il me reste à peine quelques minutes. Vla que je mets le ticket dans la bécane : « bonjour cher monsieur l’ambulancier, vous avez passé 35 foutues minutes et vous me devez 1,50 euros. Toute tranche horaire commencée est payable !

Tu me dis que j’ai dépassé de cinq put… de minutes ? AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAh je vais te taper je vais te taper ! Crache mon ticket j’ai encore 25 minutes de droit. Je paye pour une heure autant que j’aille au bout.  Que dalle ! Pas de moyen d’annuler : « votre ticket est codé pour la sortie veuillez éjecter votre foutue ambulance avant que je vous rackette encore plus ».

Put… 10 minutes il a dit de marge ? Allez cours sous le cagnard, fais que 35°, t’as chaud ? Mais non c’est juste un état d’esprit. Démarre l’ambulance, fonce à la barrière et refais un tour… Descend, essore ton polo détrempé, avale les trois quart de ton litron de flotte et surtout surtout surveille l’heure. Allez hop on recommence…. Quand mon collègue est descendu avec le patient j’ai senti un graaaaaaaaand soulagement en plus de la sueur qui coulait dans mon dos…

Donc merci de me laisser payer pour bosser

Merciiiiiiiiiiiiiii Vinci ! Si un responsable clientèle voit ce billet je lui en conjure : laissez-nous bosser bon sang ! Débrouillez-vous à créer des passes pour les ambulanciers car là c’est du racket ! Déjà que c’est difficile de bosser dans de bonnes conditions. C’est pire que de l’abus !

Vinci la société gestionnaire du parking, racketteur en chef dans un hosto on aura vraiment tout vu !!!  Bon le problème ne date pas d’aujourd’hui mais là me faire bai… comme un bleu m’a mis dans une colère… Je me fous de savoir qui quoi comment pourquoi, qui a voté pour ou contre. Ce site est neutre. Mais là c’est du foutage de gueule par excellence. En plus avec les albums photos des parking d’ambulancier en colère ça colle parfaitement. Je me fous de savoir qui quoi comment pourquoi, qui a voté pour ou contre. Ce site est neutre. Mais là c’est du foutage de gueule par excellence.

Si vous avez déjà vécu ce genre de situation ubuesque laissez un commentaire qu’on puisse centraliser la liste des prestataires et des lieux à problèmes.

Ambulancier, pourquoi choisir ce métier ?

Ambulancier, pourquoi choisir ce métier ?

Pourquoi choisir de devenir ambulancier ?

Christian, ambulancier, animateur et créateur de la page Facebook « Ambulanciers en colère » propose de temps en temps des questions pour ses lecteurs très pertinentes. Je me fais le relais de ces réponses afin qu’elles puissent répondre aux questions des aspirant ambulanciers ou encore du grand public sur les motivations qui nous ont données envie de faire ce métier. Bien entendu j’ai laissé volontairement certaines réponses (humour, ironie, c’est au choix). Aujourd’hui pourquoi choisir de devenir ambulancier.

  • Vincent : Reconversion après la Bspp
  • Christophe : une vocation !
  • Cindy : On se balade et on rend service!!
  • Xavier : Ce métier me plais depuis depuis 4 ans je veux toujours faire ambulancier même si des fois ce n’est pas facile
  • Céline : Une passion. Un métier. Que j’exerce depuis 4 ans. Et demi. Et j’ne regrette rien. Et le blanc me va si bien loooool
  • Aleksandra : une vocation et une passion !
  • Elo: Par amour du métier!!
  • Marty : Mais si parfois c dur niveau horaire, c un métier ou on a l’impression de servir à quelque chose et j’adore conduire.
  • Lylye : Pour le salaire! Ah non ce n’est pas la bonne réponse lol
  • Thomas : pour le salaire bien sûr…..
  • Mickael : j’exerce ce métier depuis 9 ans par passion et je me sens utile auprès de la société en rendant service aux personnes qui en ont besoin
  • Anthony : Par passion
  • Christelle : C’est trop bien payé…!!!
  • Φρειδερίκος : Pour liker « ambulanciers en colère » !
  • Daniel : Pour le relationnel et l’aide apportée aux autres.
  • Isabelle : Oui c’est sur on ne fait pas se métier pour être riche c’est sur mes tellement enrichissant, une vrai vocation … Mais je confirme pas facile niveaux horaire
  • Cédric : Une vocation
  • Franck : 29 ans d’ambulance cette année! De la vocation !!!
  • Vincent : Par passion
  • Looky : une vocation 22 ans spv et 9 ans ambulancier
  • Lolotte : une vocation, avant j’étais secouriste, j’ai été à l’école de l’ordre de MALTE approfondis mes connaissance et voilà, maintenant cela fais 22ans de métier, donné aux gens malades un sourire c’est important, bonne journée
  • Mélanie : L’envie de se sentir utile, d’apporter un peu de joie au patient durant le trajet. Je suis sortie de l’armée en décembre et travaille comme AA depuis février en attendant de passer le DE. Je n’ai jamais été aussi crevée, ni aussi mal payée… Mais qu’est-ce que je suis heureuse de me lever le matin pour aller bosser!!! C’est de la folie!!! Je ne savais pas que ça pouvait faire cet effet la d’avoir un métier qui vous passionne, et qui vous enrichit…!
  • Sébastien : Pour les horaires de fonctionnaire!
  • Loïc : Une vocation à aider les autres, j’ai eu cette vocation lorsqu’un membre de ma famille a eu besoin d’une ambulance et que j’ai vu l’énergie et le professionnel de ces personnes qui sont désormais mes collègues
  • Claudine : depuis bientôt 26 ans je tiens des hauts des bas mais génial. Dévouement total croyez moi
  • Brice : aider mon prochain, mais vu le regard qu’à la société sur ce métier, je commence à me poser la question si ça sert à quelque chose.
  • Damien : Pour la grandeur de ce métier!!!! Malgré les diverses difficultés (horaire, vie de famille, manque de reconnaissance etc.) métier grandissant humainement bref j’adore mon métier!!!!!!!!!!
  • Gilles : Pour la reconnaissance! Lol
  • Romain : Pour la main le sourire le mot qui peut être reçu agréablement par la personne que l’on transporte. Moi si je pouvais travailler plus je dirais oui tous de suite car y a tellement de personne qui ont besoin d’une oreille ou d’une main et ba moi je dis que ce métier est un beau métier. Et j’ai bossé pas mal dans la santé dans différent secteur de la médecine en passant par la traumato et par le bloc les soins intensif et puis la psy et le tous ma apporté ce qu’il me fallait pour me porter et m’envoler sur secours l’écoute de la personne qui permet de rassurer la personne.
  • Valérie : Par respect de l’être humain est l’amour du métier mes triste par les salaires est le patron qui n’exploite pfff
  • Anne-Sophie : pour moi c’est une vocation et une passion. C’est sur les horaires sont difficiles mais je me voie mal avec horaire de fonctionnaire
  • El : Moi j’arrête bientôt j le DEA ms je suis trop dégouté après 3 ans à peine je vais me reconvertir !
  • Jennifer : pour le relationnel et le fait de gérer notre planning sans avoir le patron sur le dos et pourquoi pas « devenir patronne  » à mon tour après
  • Lucie : Je vais commencer bientôt la formation et le métier. Mon Papa est souvent transporter en ambulance et mon fiance est ambulancier, il me l’a fait découvrir et ça me plait, j’ai été secrétaire commercial (l’horreur pendant 39h par semaine) et aide-ménagère (pas ma tasse le ménage). Je suis consciente des contraintes et horaire mais il y a aussi des cotes positif et très enrichissant ! Pour moi pour le moment c’est la découverte d’une vocation peut être.
  • Philippe : L’inconscience…et l’ignorance..!!!
  • Pierre : Vocation et pour rendre hommage à des ambulanciers qui sont venu chercher mon papa qui était en détresse vital et que les pompiers ne sont pas venu.
  • Michèle : pendant le 1987 j’ai fait un grave avp !!! C étai à cet moment-là que j’ai compris l’utilité de c’est métier. Comme ça je suis devenue ambulancier l’année suivant !!!!
  • Lucie : Non ce n’est pas partout pareil, mais après c’est un choix la société dans laquelle on bosse, et c’est vrai que dans les petits sociétés (je pense à celle de mon homme), il fait une moyenne de plus de 50h par semaine et ça change tout le temps. Il y a des régions ou il peine à trouver des DEA, donc des conditions on peut aussi en poser de notre côté à savoir de faire un mi-temps qui équivaut à 35h (ce qu’a fait un collègue de mon homme). Et je connais aussi des ambulanciers qui font dans les 35h par semaine comme cite Géo Bez.
  • Mélanie : C’est le métier qui m’a choisi !
  • Nicolas : Moi car j’ai u une grave opération et sais des ambulanciers qui mon amener faire tt mes examen et ça m’a donné envie de le faire aussi et suis idem bénévole à la croix rouge française donc là sa ma encore plus motivé à le faire
  • Lesstas : Un métier libre comme l’air ou n’est pas enfermé, juste une histoire à deux et c’est grâce à ce métier que j’ai rencontré ma femme la mère de mes deux enfants qui et aussi ambulancière
  • Jonathan : Pas eu le choix … pour pouvoir exercer le métier de taxi, on m’a demandé de passer l’auxiliaire !
  • Rachel : l’envie de venir en aide aux personnes en détresse, ne pas être enfermé toute la journée au même endroit, pour plus de contact et le côté ludique du métier (on sait jamais sur quoi ou qui on tombe et je trouve ça assez marrant).
  • El Chauve : Pour le peu de temps passé dans la vie des gens mais qui parfois sert grandement!
  • Mélanie : Une vocation toute tracée depuis ma tendre enfance !
  • Dimitri : Moi je suis devenu ambulancier après avoir perdu un pari. Snif!!!
  • Gégé L’ambulancier : Moi par reconversion militaire … Apres 5 ans d’armée on ma plus ou moins oriente la dedans et ça fait 10 ans aujourd’hui. Et contrairement à d’autre je vais être honnête ce n’est surement pas une vocation loin de là. J’aime ce que je fais certes mais de la a dire que c’est une passion etc. … Faut arrêter !!! Je ne travaille pas pour la gloire moi, si je bosse c’est pour payer mes factures, payer ma baraque et nourrir ma famille comme tout le monde !!!
  • Gabriel : Pour trouver du taf sans bac….. Maintenant de nuit et ne faire que du 15 c’est une passion, même si le ras le bol des 75*/* et là…..
  • Sophie : Jaime ce métier parce que les jours se suivent mais ne se ressemble pas, chaque jour est différents. Déjà que le quotidien est quotidien! Au moins ce n’est pas le cas au boulot.
  • Laetitia : J’ai était transporter pendant de nombreuse année et que sa ma donne l’amour et la passion du métier d’ambulanciers
  • Chris : Par hasard. En remplacement d’été … Et au bout de 2mois j’étais tellement accroc que CCA direct. Et ça me tient depuis 10ans. ^^
  • Gar : pour des raisons de vocation, rendre service aux gens, contact et sauver des vies (les urgences).
  • Jérôme : J était pompier volontaire et c’est le coter ambulance qui m’a le plus attirer
  • Laurent : Pour moi c’est l’aide aux personnes en difficultés, le social, et pour finir sur une note d’humour la sirène et le Giro pour arriver à l’heure pour l’apéro
  • Stéphane : Je crois que j’ai toujours voulu faire ça. J’ai d’ailleurs fait mes études dans la branche…
  • Hein? Non, pas sanitaire et social,…BTA FORESTIER!!
  • Kevin : J’ai toujours voulue être ambulancier !!!!
  • Audrey : C’est le métier qui m’a choisi ! Et je ne regrette rien … je suis comblée
  • Rachel : Au décès de mon grand-père (un 15 août), j’ai aidé l’ambulancier et je dis bien  » l’ambulancier  » à brancarder et porter le corps du véhicule au domicile !!! (un TDC je ne vous rassure pas une ambu) Une vocation est née … A l’époque j’étais déjà  » en colère  » de voir une seule personne travailler un jour férié !!! Et triste aussi pour mon Pépé … De plus j’adore conduire, aider les autres rendre service, etc. ….
  • Franny : c’est un beau métier AMBULANCIER, et je les salue tous
  • Pierre : Ambulancier salarié au départ, avec des conditions de travail hallucinantes… j’ai eu l’opportunité de passer indépendant et maintenant ce métier est un vrai plaisir…
  • Zibi : Par passion
  • Samuelle : Pour me rendre utile au départ, et aujourd’hui je sais que c’est bien plus, c’est un plaisir de partager la route avec vous!
  • Ju : Pure vocation. Et avec une équipe en or (patrons compris), des patients en or et un cadre de boulot magnifique (bords de Loire), c’est plus qu’un plaisir de se lever le matin.
  • Alain : Parce que moi aussi…je voulais être un héros …et comme en plus ça paye grave.
  • Je voulais un yacht. Une villa …des belles voitures…..!!!!
  • Marie : Par passion!
  • Aurèlie : Une passion depuis toute petite ! Pk je ne sais pas !! C’est comme ça ! Ce métier et pas un autre !!
  • Nathalie : Pour me rendre utile auprès des personnes ce métier n’était pas une évidence au début et grâce a de superbe collègues en formation Jai aimer ce métier de plus en plus et maintenant je ne changerais pas malgré toute les contraintes qu’on lui connait
  • Laetitia : pour être utile auprès des malades et leur famille j’adore conduire j’adore les bleus lol et j’adorais être indépendante malgré tout sauf que au bout du compte sa fatigue ça fait mal au dos que les malades ne sont pas tous gentils…
  • Karim: Car j’aime bien être considérer comme un larbin

Devenir ambulancier : un choix important

Si vous aussi vous vous questionnez n’hésitez pas à parcourir le site, lire et découvrir les témoignages, anecdotes des ambulanciers. Choisir de devenir ambulancier représente une réflexion, un choix à motiver pour ne pas se tromper.

Ambulanciers et secours à personne

Ambulanciers et secours à personne

croix_vie_2

Bien le bonjour à tous, je me présente Emmanuel, Ambulancier âgé de 30 ans, Cadre opérationnel dans une entreprise ambulancière de l’Ain (01). Mon rôle est (mis à part mes attributions de Diplômé d’état comme tous mes collègues) est de m’assurer de la continuité permanente de la réponse à l’urgence pré-hospitalière de l’entreprise où je travaille et de maintenir et développer cette réponse en collaboration avec le SAMU de l’Ain. Je suis titulaire du Premier Secours en Equipe de niveau 1 et 2 (PSE), du Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA) et j’ai été Assistant de régulation médicale au Centre 15 de l’Ain (Bourg en Bresse de 2007 à 2010) date à laquelle j’ai passé mon DEA et depuis, je suis sur le terrain.

Si nous avons décidé de rédiger cet article en collaboration avec le webmaster du site, c’est afin de permettre de démystifier totalement le secours à personnes au sein du monde ambulancier, notamment d’éclaircir en tout respect et sans aucune arrière-pensée, les sapeurs-pompiers (qu’ils soient professionnels ou volontaires), ainsi que le grand public et toutes personnes qui souhaiterait comprendre le pourquoi du comment d’une ambulance privée qui est amenée à intervenir en urgence, et son équipage à parfois sauver des vies. En vous souhaitant une bonne lecture et en vous invitant à poser toutes les questions qui vous passeraient par la tête et auxquelles vous n’auriez pas trouvé réponses.

Bien respectueusement, Emmanuel Piquet-Pellorce.

I – Le secours à personnes en France :

Il convient déjà de différencier deux choses, le « prompt-secours » et le secours à personne. En France, trois acteurs principaux se répartissent, selon leurs rôles et leurs compétences, le secours à victime.

I-a Les sapeurs-pompiers et associations agrées de sécurité civile :

Le « prompt-secours » est clairement défini comme étant du ressort des sapeurs-pompiers :

« Conformément à la loi n° 96-369 du 3 mai 1996, les victimes d’accident ou de sinistre et leur évacuation relèvent des services d’incendie et de secours lorsque leur état nécessite un secours d’urgence ou lorsque l’intervention nécessite un secours en équipe (sauvetage, soustraction à un danger ou à un risque). »

Dès lors, les sapeurs-pompiers vont intervenir sur la Voie Publique (VP), les lieux publics, et en toutes circonstances où un élément extérieur peut représenter, ou est à l’origine du danger qu’encourt la victime. Quelques exemples logiques : accident de la route, incendie, fuite de gaz, explosion, chute en montagne, etc. etc. Ils disposent pour cela de véhicules appelés VSAV (Véhicules de Secours à Victime), équipés pour leur permettre de mener à bien leurs missions de sauvetage et de premiers secours. 

Ils sont titulaire des certificats de formation aux premiers secours (PSC1, PSE1, PSE2. SAP 1 et SAP 2 pour les chefs d’agrès).Ils sont généralement 3 ou 4 par VSAV dont au moins un est appelé Chef d’agrès (chef de bord) et dispose d’une formation au secourisme plus poussée afin de prendre en charge de manière optimale la victime.Ils dépendent du Ministère de l’Intérieur et sont déclenchés par les CODIS (Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours) de chaque département (Numéro 18). Ils sont postés dans des Centres de différentes tailles (CPI, CS, CSP etc.)Les Associations de Sécurité Civile disposent des mêmes prérogatives et formations mais sont souvent disposées en Dispositif d’encadrement lors des manifestations (DPS).

Lexique :

  • PSC : Premiers Secours Civique (anciennement Brevet National de Secourisme et Attestation de Formation aux Premiers Secours)
  • PSE : Premier Secours en Equipe
  • SAP : Secours A Personne
  • CPI : Centre de Première Intervention
  • CS : Centre de Secours
  • CSP : Centre de Secours Principal
  • DPS : Dispositif de Premier Secours

I-b, Les ambulanciers privés :

Les ambulanciers privés interviennent dans le cadre du secours à victime mais pas en « prompt-secours » c’est-à-dire que leur départ en intervention  est décidé par le Centre 15 (Numéro d’appel 15) de chaque département après ou avant une régulation médicale par un médecin urgentiste.

Dès lors, les ambulanciers vont intervenir sur les domiciles, les lieux privés, et en toutes circonstances où aucun élément extérieur ne représente un danger ou est à l’origine d’un danger pour la victime.Ils n’interviennent donc que sur des urgences purement médicales. Leurs missions sont régit par Arrêté Ministériel du 5 Mai 2009 (NOR : SASH0910602A). 

Mettant en application le référentiel SAMU/TS du 9 avril 2009 érigée par le Ministère de la Santé. Quelques exemples logiques : malaise, Accident Vasculaire Cérébral (AVC), Infarctus Du Myocarde (IDM), fracture, hypoglycémie etc… Ils disposent pour cela de véhicules appelés ASSU (Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence), équipés pour leur permettre de mener à bien leurs missions de secours à victime.

Contrairement aux idées reçues, une ASSU est prioritaire lorsqu’elle intervient à la demande du SAMU (Article R311-1 du code de la route modifié par décret 2007/786 du 10 Mai 2007 confirmé au Sénat à 3 reprises et définitivement entériné par le Ministre de l’Intérieur,   Journal du Sénat le 17 Mai 2012 page 1259.)

Contrairement aux idées reçues, les ambulanciers privés ont la formation largement nécessaire et tout le matériel nécessaire à la prise en charge des urgences vitales dans l’intérêt du patient et doivent être missionnés par les Centre 15, y compris en cas d’urgence vitale

En effet, comme il est stipulé dans le référentiel du 9 avril 2009 au I-2, « les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionné par les SAMU pour participer à la prise en charge des urgences dans l’intérêt du patient, y compris des urgences vitales ». Ces prérogatives sont définitives depuis la mise en application du référentiel par arrêté ministériel du 5 Mai 2009 (NOR : SASH0910602A).

Ils sont 2 à bord généralement un auxiliaire ambulancier titulaire de l’AFGSU niveau 2 et d’un chef de bord diplômé d’état ou encore un équipage constitué de deux ambulanciers diplômés. Aucune limitation n’est imposée tant qu’il y a au moins 2 personnes dont au moins un DEA (Diplôme d’Etat d’Ambulancier). 

Le DEA (diplômé) dispose d’une formation poussée lui permettant d’assurer tous gestes et soins d’urgences face à tout type d’urgence médicale. Ils dépendent du Ministère de la Santé (pour le diplôme et la formation) et du Ministère des Transports (pour le cadre de travail). Ils sont déclenchés par les Centre 15 (Numéro d’appel 15), appelé CRRA (Centre de Réception et de Régulation des Appels) du Service d’Aide Médicale Urgente. Ils sont généralement postés dans les entreprises auxquelles ils sont rattachés.

Lexique :

  • AFGSU : Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence. Formation délivrée par le Ministère de la Santé.

I-c, les SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) :

Les SMUR sont des équipes mobiles dédiées exclusivement au secours médicalisé. Ils interviennent uniquement sur les urgences vitales en complément des sapeurs-pompiers et des ambulanciers, lorsque des manœuvres de réanimation lourde ou la présence d’un médecin urgentiste est nécessaire. Ils interviennent en tous lieux, du moment que le pronostic vital de la victime est menacé. Quelques exemples logiques : arrêt cardiaque, foudroiement, noyade, plaie par balle etc…

Ils disposent généralement de deux options pour intervenir : soit en complément des sapeurs-pompiers ou des ambulanciers, ils viendront dans ce cas généralement en Véhicule Léger Médicalisé (VLM) ou bien peuvent d’eux même partir avec un moyen lourd et gérer tout. On parle alors d’AR. (Ambulance de Réanimation). 

L’équipage est constitué d’un médecin urgentiste ou réanimateur, d’un(e) infirmier(e), et complété d’un ambulancier diplômé (obligatoire pour l’Ambulance de Réanimation) titulaire d’une formation spécifique (Formation d’Adaptation à l’Emploi dédiée au travail de l’ambulancier dans une équipe médicale SMUR). Ils dépendent du Ministère de la Santé, ne peuvent être déclenchés que par le Centre 15 et sont postés en général, aux Hôpitaux les plus proches.

Résumé pour comprendre la suite :

  • Secours à victimes : sapeurs-pompiers => Lieux public et non sécurisés + sauvetage
  • Ambulanciers => Lieux privés et sécurisés + uniquement médical
  • SMUR => Partout, dès lors qu’il y a une menace vitale.

Remarque : Les sapeurs-pompiers interviennent aussi en cas d’indisponibilité des ambulances privées, on parle alors de « carence » ambulancière. Car en effet les entreprises de transport sanitaire ont également des transports dit « programmés » de patients et ne peuvent pas forcément répondre tout le temps aux urgences. Chaque entreprise adapte sa politique vis-à-vis du SAMU de son département et de son organisation interne (Chef d’entreprise).

II – Pourquoi entend on nous parler de « Guerre » Blancs/Rouges ?

C’est malheureusement un sujet qui est récurrent, d’un côté les ambulanciers qui envoient du « arrêtez de la jouer héroïque, de vous la péter de vouloir tout le secours à victimes… etc. » de l’autre les pompiers « arrêtez de vouloir faire du secours, avec rien, retournez pousser des brancards et emmener mamie chez le dermato, vous n’êtes pas formés…. etc. »

Sachez déjà que (dieu merci) ni la majorité des pompiers, ni la majorité des ambulanciers ne pensent cela d’une part et d’autres, les véritables « haines déclarée » sont très rare. Toutefois ce problème couve depuis des années dans l’ombre, et si des échauffourées parfois virulentes se produisent c’est qu’en toile de fond une incompréhension subsiste. Pourtant, si vous regardez bien plus haut, on peut voir que sur le papier tout est rose et beau et que chacun a pourtant des missions clairement définies.

Alors pourquoi ces querelles se poursuivent encore ? Essayons d’y voir plus clair.

Premier problème : la Communication :

Le premier problème, est si ce n’est le principal, le manque de communication flagrant entre les corporations. Les sapeurs-pompiers depuis la nuit des temps, jouissent d’une image héroïque auprès de la population, et cela s’avère exact, le facteur « pompier » agrémente et béatifie bon nombre de cv et d’image de soi. Dans l’esprit de chacun, on sait que des pompiers, où que l’on se trouve ne sont pas bien loin et prêt à sauver toutes vies en péril ! 

Cette image est entretenue depuis des lustres grâce à des syndicats, des fédérations et des services de communication quasiment sans faille et omni-influent sur les gouvernements et les médias.

On dénombre aussi de nombreuses actions locales (calendrier, fêtes populaires, bal etc.) qui entretiennent cette sensation de proximité. Du coup vous pouvez faire un test, demandez à n’importe quelle personne quel numéro composer en cas de malaise : 90% des personnes vous répondront spontanément « les pompiers ». Cet effet est à double tranchant, car en effet la population se retrouve à appeler le 18 pour « tout » sans discernement. Des VSAV partent alors sur des malaises à domicile, au détriment de l’ASSU de garde du coin, qui était elle aussi dans les starting-blocks.

Ce même VSAV (sauf cas bien entendu où il est plus près du lieu d’intervention qu’une ASSU) ne sera pas disponible pour un éventuel accident de la route ou là par contre, aucune ASSU ne pourra aller car non formée (Premiers Secours Routiers) et non équipé du matériel spécifique à ce type de problème (désincarcération, balisage etc.) Parfois donc, les sapeurs-pompiers se retrouvent sur des interventions qui relèvent d’une ambulance privée, et sont donc indisponible pour une éventuelle intervention qui relèverait de leurs strictes compétences. Il leur faut donc faire appel à des moyens pompiers d’un autre centre en cas d’indisponibilité.

Ce qu’il faut retenir pour comprendre :

  • Les pompiers jouissent d’une image largement positive face aux ambulanciers
  • Les pompiers disposent d’organismes de communication très influents
  • Les ambulanciers ne disposent et n’utilisent que de peu d’outils de communication.
  • La population appelle bien plus le 18 au lieu du 15 pour ce qui est médical.

Puisque aucune communication sur les ambulanciers n’est efficace, les pompiers restent sur l’image des ambulanciers des années 1950, idem pour le grand public, alors que la formation et les armements des ASSU se sont radicalement transformés entre 2007 et 2009. Venons-y justement.

Deuxième problème : La méconnaissance des formations et des prérogatives de chacun :

Face à l’explosion des demandes en matière de secours à victime, les principaux syndicats et organismes formateurs se regroupent et élaborent une refonte totale de l’ancien « Certificat de Capacité d’Ambulancier (CCA)». Devenu diplôme d’état d’Ambulancier (DEA) en 2007, de nouvelles compétences et aptitudes, de nouvelles formations théoriques et pratique, de nouveaux scores d’urgence etc.., sont ajoutés. Le « bloc état clinique » est considérablement agrémenté et ce n’est pas moins désormais de 60% de la formation qui est entièrement consacrée à l’urgence médicale.

Défibrillateur, analyse d’une situation, surveillance des moniteurs, des couveuses, pose d’un ECG simple etc. sont autant d’éléments ajoutés, le DEA inclus également l’AFGSU de niveau 2 (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence) avec obligation de recyclage tous les 4 ans. Toute cette théorie est complétée par un ensemble de stage clinique obligatoires et validant (SMUR, Service des Urgences, service hospitalier comme service de court ou moyen séjour, réanimation, gynécologie et bloc accouchement, et entreprise de transport sanitaire) permettant aux professionnels d’évaluer et de valider les acquis du futur ambulancier.

Je me souviens d’une anecdote particulièrement humiliante où, il y a environ un mois, un médecin SMUR, m’a demandé si j’avais un BAVU (Ballon Auto remplisseur à Valve Unidirectionnelle destiné à la réanimation cardio pulmonaire entre autre) dans mon ambulance et si je savais m’en servir … Il a écarquillé les yeux lorsque je lui ai répondu « mais docteur j’ai un BAVU adulte, un BAVU pédiatrique, un BAVU néonatal, avec toute les tailles de masques…. » Et oui je sais insuffler heureusement… c’est…. la loi….

Il faut comprendre ce que nous, nouvelle génération d’ambulancier pouvons ressentir lorsque les autres acteurs du secours à personne, vous posent de telles questions… J’en avais une boule à l’estomac car s’il pose la question cela amène une autre question… « Où a-t-il pu être confronté à une ambulance de secours et de soin d’urgence sans BAVU et avec des ambulanciers qui ne savaient pas insuffler ? » Et la boule à l’estomac laisse alors place une colère très profonde….

Colère face à des entreprises d’ambulanciers qui ne respectent pas les normes imposées par la loi, qui ne respectent pas le recyclage de leurs personnels, qui ne placent pas le matériel adéquat dans leurs ambulances et qui partent comme cela « à l’aveugle ». Car on entend jamais parler des situations où tout se passe bien, les seuls articles de presse concernent les escroqueries à la sécurité sociale. Et si article il y a, trop souvent les informations livrées sont erronées faute de valorisation et de connaissance du métier Et bien venons-y à l’argument financier.

Ce qu’il faut retenir pour comprendre :

  • Les ambulanciers disposent d’une formation poussée, sanctionnée par un diplôme    d’état reconnus par le Ministère de la Santé
  • Ils disposent de compétences et de connaissances en matière pathologique et clinique supérieures à celles des Sapeurs-pompiers. Quand on parle de connaissances supérieures on évoque le contenu de certains modules supplémentaires voire un approfondissement de certains domaines commun. En termes de gestes de premier secours pour une urgence vitale  (arrêt cardio respiratoire, inconscience etc.) les prérogatives restent dans le même cadre de compétence.
  • Ils ne disposent en revanche ni du matériel ni des compétences pour répondre en matière de « prompt-secours » pour accidents routier, d’incendie etc…
  • Ils interviennent au même titre que les sapeurs-pompiers sur les urgences médicales vitales.

Troisième problème : L’argent, nerf de la guerre :

Qui n’a jamais entendu « les pompiers c’est gratuit ». Alors effectivement les pompiers sont gratuit, en apparence seulement…

Novembre 2011, la cours des comptes jette un pavé dans la mare en alertant l’opinion et les pouvoirs public sur l’explosion des budgets des Service D’Incendie et de Secours. Remarque importante : attention je ne critique pas le fait que les sapeurs-pompiers soient financés avec les fonds public, leurs missions relevant d’un rôle régalien de l’état, c’est normal. Toutefois la Loi de 1996 qui donne le contrôle des SDIS aux départements a bizarrement entrainé une hausse significative des couts des sapeurs-pompiers. Je ne vais pas vous énumérer le rapport mais sachez qu’un VSAV revenant à distance et intervention égale à 1000 euros pour le département. La même intervention coutera 450 euros en ASSU…

http://www.ccomptes.fr/content/download/1756/17562/version/2/file/Synthese_rapport_public_thematique_SDIS.pdf.

Alors oui les ambulanciers privés sont financés à 98% par la sécurité sociale, oui une ambulance est comme un médicament, elle est remboursé 65% par votre caisse de sécurité sociale et le reste par votre mutuelle, dans certains cas à 100% (ALD etc.)

Un des préjugé est le fait qu’il faille payer « immédiatement » une ambulance ce qui est faux, la facture est réalisée après décaissement par la sécurité sociale, donc la seule chose qui vient vers vous c’est éventuellement le ticket modérateur, comme un médicament : vous réglez et présentez la facture acquittée à votre mutuelle et vous serez remboursé.

Donc voilà le fameux schéma qui créer tant de polémiques, une ambulance privée est financée par la sécurité sociale, les pompiers par nos impôts, rien n’est gratuit… Simplement que les uns vous les payerez à l’acte, d’autres vous les payez une fois par an…. Et d’autre part, les tarifs sont fixés par la loi… d’autre part, une ASSU de garde SAMU (garde préfectorale) voit d’office toutes ses interventions rabattues de 60% par la même loi. 

Le personnel en garde de nuit est payé 75% de son taux horaire… Et oui vous comprenez maintenant mieux, que les ambulanciers privés en garde pour le SAMU, prêt à partir en même pas 2 minutes, sont moins bien payés que le SMIC…

J’espère, pour conclure sur l’argument financier, avoir pu démontrer à tout le monde, ce que l’on ne voit pas, ou que l’on refuse d’entendre, et que cela peut vraiment « blesser » les ambulanciers de s’entendre dire que l’on s’en met « plein les poches sur le dos des malades » alors que les SP coûtent encore plus cher et pour des raisons bien plus obscures (voir rapport cours des comptes). Ceci dit, les patrons d’entreprise d’ambulances qui escroquent magistralement la sécurité sociale sont également bien présent, toutefois je refuse d’appeler ces gens des ambulanciers, je refuse de considérer ces gens comme des professionnels de santé, ils ne méritent que la prison et l’interdiction d’exercer.

Ce qu’il faut retenir pour comprendre :

  • Les Pompiers sont financés par les départements et les communes, les ambulanciers par la sécurité sociale
  • Une intervention en ASSU, revient 2.4 fois moins cher qu’un VSAV à intervention égale
  • Les ambulanciers sont payés comme l’achat d’un médicament en pharmacie, les pompiers sont payés par les impôts locaux et aucune démarche n’est à faire (sauf payer vos impôts)
  • La plupart des SDIS de France sont déficitaires, alors qu’une répartition équitable des missions permettrait de réinjecter une partie du budget des SDIS pour leurs missions.

III – l’An pire de 2009

En 2009 le gouvernement décide de soi-disant tout réorganiser et de clarifier les choses. Sauf que nous sommes en France, et qu’en France on ne fait jamais les choses comme tout le monde. Donc notre Ministère de l’intérieur part de son côté pour créer le fameux référentiel SDIS/SAMU. Mis en application par arrêté du 24 avril 2009. Et le ministère de la santé va nous pondre de son côté le référentiel SAMU/Ambulanciers Privés mis en application par arrêté du 5 Mai 2009.

Déjà, première chose étonnante, aucune concertation et les ambulanciers sont mis de côté, beaucoup pense qu’il aurait fallu regrouper tout le monde autour d’un seul et unique référentiel. Mais cette idée s’est heurtée très violemment aux hautes instances de la sécurité civile et notamment la FNSP (Fédération Nationale des Sapeur-Pompiers).

Et maintenant laissez-moi vous montrer en quoi l’organisation des secours est devenue un véritable fiasco.

D’un côté le Référentiel SAMU/SDIS donne en son article 8 (annexe 1) le devoir aux Centres 15 de déclencher OBLIGATOIREMENT un moyen pompier immédiat en cas d’urgence vitale ou de risque vital. D’un autre côté, le référentiel SAMU/AP en son I-2 réaffirme le rôle souverain de la régulation du Centre 15 et la possibilité de déclencher des moyens ambulanciers sur les urgences vitales. Et voilà, Bingo, qui va aller sur quoi ? On demande aux sapeurs-pompiers de faire la voie publique, les lieux publics et également de partir sur tout ce qui est vital où que cela se trouve. 

De l’autre côté on dit aux Centres 15 il faut réguler ! Et envoyer les AP aussi sur les urgences vitales. Il y eu un tel vacarme législatif des deux côtés que, miracle le 24 octobre 2009 une nouvelle circulaire censée clarifier les choses arrive. Cette circulaire, d’une part va réaffirmer le rôle premier des sapeurs-pompiers pour le prompt-secours (sauf que cela, personne ne l’avait remis en cause ni ne protestait). Elle va réaffirmer la régulation médicale obligatoire par le centre 15 (nous le savions aussi déjà).

Là où le bât blesse, c’est qu’en petit, glissé entre deux lignes tel un tarif de minitel rose, se glisse en clair que « le Référentiel SAMU/AP ne peux faire obstacle au référentiel SAMU/SDIS » Les dés sont jetés rien ne va plus, les SAMU ne sont plus libres de leur choix et les ambulanciers sont condamnés à récupérer les « restes » car du coup, les sapeurs-pompiers ont désormais obligation, au regard de cette circulaire, de partir sur tout ce qui est vital, partout et en tous lieux, ceci AVANT régulation médicale. Conséquence ?

Les budgets des SDIS explosent et les départs dans le cadre de la fameuse procédure réflexe, atteignent un plafond démentiel comme l’indique la cours des comptes. Les départements et les conseils généraux appellent à l’aide (dans l’Ain, 25 millions d’euros en 2009, 29 millions en 2010….) et ça continue de monter.

Résultat également visible ? Le manque de SPV et la difficulté de certains centres à armer leurs véhicules.

Et pour les ambulanciers ? Qui y ont cru dur comme fer et se sont pliés aux lois draconiennes de mise aux normes (Arrêté Ministériel de février 2009, modifié par de nouveau un arrêté encore plus sévère en Août 2009). Les seuls qui s’en sortent sont les chefs d’entreprises qui finalement continuent à escroquer la sécurité sociale, qui ont décidé de ne pas armer leur ASSU correctement, et ce sont ces gens-là que l’on va retrouver en tête d’affiche dans la presse lorsqu’un drame arrivera ou encore ceux qui refusent de s’organiser pour adapter une réponse à l’urgence. 

Et bien on se retrouve avec des ASSU, la plupart du temps surarmées, sous exploitées. Et bien évidemment comme le prévoit la fameuse circulaire d’octobre 2009, en gros il appartient à chaque département de faire comme il l’entend, sous l’autorité du Préfet. Donc d’un département à l’autre, les Préfet forment des conventions toutes plus bancales les unes que les autres, pour tenter de satisfaire tout le monde.

IV – Conclusion et avenir :

Alors comment procéder ? Je n’aurai jamais la prétention d’avoir la solution miracle, mais une chose est sûre on peut déjà soulever deux problèmes importants :

  • Comme l’a signalé la cours des comptes, les budgets des conseils généraux alloués aux SDIS sont en augmentation constante et « pèsent » drastiquement sur les finances des départements.
  • Les ambulanciers ont un potentiel non négligeable si seulement ils étaient organisés et capable de pousser les instances à mieux structurer le secours à personne.
  • Si les contrôles et les décisions gouvernementales seraient plus sévère en terme d’obligation et de respect de celle-ci

Ambulanciers et sapeurs-pompiers peuvent être totalement complémentaires, puisque les qualifications et compétences sont différentes, si seulement les hautes autorités arrêtaient de faire croire à la population qu’ambulanciers, sapeurs-pompiers et SAMU sont prêt à s’entretuer à la moindre occasion. Certes de grandes disparités existent d’un département à l’autre, mais la plupart du temps nous sommes quand même largement « main dans la main » dans les interventions.

J’ai souvenir de trois interventions qui m’auront marqué ou justement les sapeurs-pompiers et nous étions complémentaires, bizarrement se sont les trois seules ou j’ai souvenirs que des sapeurs-pompiers soient venu.

La première a Vonnas (01) avec le Centre de Secours de Vonnas, sur un Arrêt Cardio-Respiratoire où le grand classique du témoin qui appelle le  15 et  le 18 à 1mn d’intervalle. Résultat nous sommes tous arrivés en même temps et nous sommes répartis  immédiatement les tâches sans arrière-pensées, sans querelles, l’intérêt souverain du patient…. Les sapeurs-pompiers à l’aspiration et au BAVU, nous au massage et au Défibrillateur Semi-Automatique. 45mn de réanimation conjointe n’auront pas réussi à ramener la dame de 92 ans.

La deuxième à Saint Triviers sur Moignan (01) avec le Centre de Secours de Saint Trivier, départ pour malaise au domicile d’un homme de 45 ans. Résultat, l’homme est au premier étage de sa maison en construction, une seule et simple échelle de meunier permet l’accès à la victime ne supportant ni mon poids ni celui du matériel donc nous pouvions difficilement rajouter la victime à tout cela.

Nous avons procédé au bilan, au conditionnement etc. et les sapeurs-pompiers volontaires de Saint Trivier sont arrivés après avec une nacelle car il était impossible de sortir la victime autrement ; puis nous l’ont descendu afin que nous l’installions dans l’ambulance. C’était vraiment une intervention très prenante car à aucun moment je n’ai ressenti de vindicte ou d’exaspération, vraiment le vrai « Volontariat » désintéressé et Altruiste comme on aimerait en voir très souvent.

Et la dernière et la plus prenante à Frans (01) sur une Tension à 6 qui s’est finie en Arrêt Cardio Respiratoire, je me suis vu arriver en plus de l’hélicoptère Dragon 69, les sapeurs-pompiers de Jassans Riottier, en Véhicule Léger, aller récupérer l’équipe sur le stade, la ramener à nous, et nous nous sommes tous aidés et relayés pour sortir de là cette petite dame de 66 ans qui décèdera au 6ème ACR sur notre brancard dans le box de réanimation du Centre Hospitalier.

Ce ne sont que des mots sur un écran et je vais conclure ce petit témoignage en vous assurant que nous pouvons nous organiser dans ce pays, faire des grandes choses pour permettre un maillage territorial du secours à personne optimal, peu importe quelle couleur arrivera auprès de la victime, peu importe la manière dont cela se passe, tant que l’intervenant le plus proche et le plus adapté vient à la victime. 

Je le répète et c’est mon réel ressenti, les sapeurs-pompiers ont des compétences et des missions, nous avons les nôtres également ; respectons-nous les uns les autres, et que les Agences Régionales de Santé continuent à pousser les contrôles et à forcer les brebis galeuses à se conformer aux normes, ou à quitter ce métier…

« I have a dream…. »                                                             

La laïcité

La laïcité

La laïcité

Laïcité signifie la séparation entre le civil et le religieux dans les affaires publiques. Elle est clairement affirmée en France depuis le début du XIX ème siècle.

Fondements de la laïcité

Sous l’Ancien régime, le roi était le représentant de Dieu sur terre. Son pouvoir ne pouvait être contesté. Monarchie absolue. Le Clergé avait un rôle important dans l’aide et l’assistance auprès des pauvres. En France : religion catholique. A partir du siècle des Lumières on commence à parler de laïcité. On veut réduire l’influence de la religion catholique sur la société et notamment à travers l’école. L’église catholique avait en charge l’instruction des enfants jusqu’à la Révolution. A la révolution les biens de l’église sont confisqués, nationalisés et de nombreux lieux de culte sont détruits. La loi Falloux de 1850 maintient la coexistence des écoles publiques et privées. Le curé exerce avec le maire un contrôle sur l’instituteur. Sous la Commune en 1871, un décret de séparation de l’église et de l’état est voté.

La III ème République a commencé à adopter une série de mesures en faveur de la laïcisation :

  • suppression du repos dominical obligatoire en 1879
  • sécularisation des cimetières en 1881
  • autorisation du divorce en 1884
  • gratuité de l’école de 6 à 13 ans en 1881
  • plus tard elle sera obligatoire mais surtout laïque.

La Loi de 1905 : la séparation de l’État et de l’Église

Pour les révolutionnaires l’État ne doit reconnaître aucune religion afin de toutes les permettre. Réciproquement l’État  n’a pas à intervenir dans l’organisation de la religion. La loi de 1905 pose le principe de liberté de conscience. L’état ne peut intervenir dans les croyances de chacun car elles font partie de l’intime et de la liberté individuelle de chacun. Le principe de la séparation Église/État impose aux autorités publiques d’être neutres vis-à-vis de toutes les religions. Les registres de naissance sont désormais tenus par les mairies et ont remplacé les actes de baptême. Le mariage civil est devenu obligatoire et doit se faire préalablement au mariage religieux.

Cette loi ne s’est pas appliquée à l’Alsace-Lorraine (aujourd’hui départements de l’Alsace et de la Moselle) : jusqu’en 1918, ces territoires étaient rattachés à l’Allemagne. :

  • Relations entre État et Religion seront maintenues
  • les prêtres sont payés par l’État
  • des crucifix sont présents dans les bâtiments publics
  •  l’éducation religieuse est obligatoire à l’école.

La loi de 1905 n’est pas applicable aux colonies françaises de l’époque ou en Algérie, alors département français. Le droit local est encore fortement influencé par la religion. Sur d’autres territoires comme :

  • Mayotte : c’est la loi islamique qui s’applique
  • Wallis et Futuna : le système éducatif primaire est concédé par l’État au diocèse catholique.

Vers une évolution de la laïcité ?

La constitution de la V ème République reprend le caractère laïc de l’État.

L’école : elle est considérée comme le ciment de la société française. Les écoles privées religieuses peuvent cohabiter avec les écoles publiques. Elles peuvent recevoir des subventions de l’état et des collectivités territoriales > oppositions surtout lorsque les moyens donnés à l’Éducation Nationale ont tendance à baisser.Loi du 15 mars 2004 : interdiction de tenues et signes manifestant une appartenance religieuse ou politique. Des symboles discrets comme petites croix, étoiles de David ou main de Fatima sont permis. Le port du voile intégral comme la burqa ou le niqab devient plus important dans les espaces publics. La résolution votée par l’Assemblée Nationale le 11 mai 2010 condamne le port du voile intégral car contraire à ses valeurs. La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage dans un lieu public.  Amende de 150 € encourue assortie éventuellement d’un stage à la citoyenneté. Le fait de contraindre une personne à dissimuler son visage constituera également une infraction : 15 000 € d’amende et un an d’emprisonnement. Loi applicable à compter du printemps 2011.

La Laïcité au delà des frontières françaises

Certains pays s’inscrivent clairement comme des états religieux :

  • la constitution algérienne reconnait l’islam comme religion d’État.
  • Iran : le pouvoir est censé venir directement de Dieu
  • Israël : l’État se définit clairement comme celui du peuple juif.

D’autres pays ont une constitution laïque mais les religieux y ont une place importante :

  • Turquie : la religion est inscrite sur les papiers d’identité,

Certains pays voient la laïcité comme un principe fondamental de leur identité. L’influence religieuse peut être plus ou moins importante malgré cela :

  • USA : le président américain doit prêter serment une main posée sur un livre religieux.
  • Belgique : port du voile est prohibé : interdiction de circuler dans un lieu public avec le visage dissimulé.

Au sein de l’Europe communautaire la liberté de religion est reconnue.

 

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

 

Le racisme

Le racisme

Le racisme

Le racisme est une idéologie fondée sur la croyance en l’existence de différents groupes et sur la supériorité de l’un d’entre eux. Les personnes faisant partie de ces groupes peuvent commettre des actes d’agression et/ou d’exclusion envers les personnes qui n’appartiennent pas à au même groupe d’individus.

La manifestation du racisme

Le racisme peut s’exercer envers une personne qui a la même nationalité, à ne pas confondre avec xénophobie. Le racisme peut se manifester individuellement : des individus ou des groupes on t des réactions de rejet envers d’autres personnes parce qu’elles appartiennent à un groupe différent. Ces attitudes sont souvent violentes et peuvent avoir pour cible les personnes ou leurs biens. Elles peuvent les empêcher d’accéder à des biens ou des services.

Le racisme a parfois été institué comme une théorie étatique :

  • Apartheid en Afrique du Sud de 1948 à 1991 : la population noire n’avait pas accès à tous les services, y compris publics
  • L’Allemagne Nazie dont le racisme d’état conduisit à l’extermination des Juifs, des Tziganes, etc.

La lutte

Il peut être sanctionné pénalement, L’injure non publique commise envers une personne ou un groupe en raison de son origine, de son appartenance ou non à une ethnie, une nation ou à une race est constitutive d’une contravention. Si cette attitude a lieu en public, les sanctions sont renforcées : jusqu’à 45 000 € d’amende et 1 an d’emprisonnement. Dès 1881 la loi sur les délits de la liberté de la presse punissait la diffamation raciste d’1 emprisonnement de 1 mois à 1 an et d’une amende de 1 000 F à 1 000 000 F. Diffamation et provocation à la haine raciale sont également punies.Depuis 2003 le Code Pénal prévoit qu’une circonstance aggravante est constituée lorsque l’infraction s’accompagne, est précédée ou suivie de propos, d’images, objets ou actes de toute nature portant atteinte à l’honneur, à la considération de la victime.

La HALDE : Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité agit afin de prévenir les discriminations quelles qu’elles soient. Elle fait en sorte que des solutions soient trouvées entre les protagonistes faute de quoi elle peut se rendre devant les tribunaux. Elle agit pour que les personnes, quelle que soit leur origine puisse avoir effectivement les mêmes droits et accéder aux mêmes services.

SOS racisme et le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) conduisent des actions de prévention. La sensibilisation cible le grand public et les jeunes particulièrement par  l’éducation.

Ces associations expliquent le racisme et ses conséquences en animant des débats et des conférences en divers lieux.

Au niveau international

Lorsque des communautés vivant sur un même territoire veulent devenir des États différents : Yougoslavie en 1990, la Belgique connaît actuellement des difficultés entre des communautés qui ne parlent pas la même langue. De nombreux conflits ethniques déstabilisent des pays. Massacres et génocides sont parfois la conséquence de ce racisme.

L’UNESCO contribue à la lutte contre le racisme et la discrimination par le biais de la recherche, de divers instruments normatifs, de programmes et de projets opérationnels. Ex : la conférence mondiale sur le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance en 2001 à Durban en Afrique du Sud.

Coalition internationale des villes contre le racisme est une initiative lancée par l’UNESCO en mars 2004. But : établir un réseau de villes intéressées par l’échange d’expériences afin d’améliorer leur politique de lutte contre le racisme, la xénophobie, l’exclusion e la discrimination. Réunir toutes les villes désireuses de mener une action concrète contre le racisme. Des coalitions sont d’abord crées à l’échelle régionale : Afrique, Amérique du Nord, Amérique Latine, Caraïbes, États Arabes, Asie et Pacifique, Europe. Chaque région se dotera ainsi de son propre plan d’action.

Diverses conventions internationales ont pour objet de faciliter la lutte contre le racisme. Ex : convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement, déclaration sur la race et les préjugés raciaux.

Conseil de l’Europe : ECRI (Commission Européenne contre le racisme et l’intolérance),          

Métier d’ambulancier : 3 pistes de réflexion

Métier d’ambulancier : 3 pistes de réflexion

Choisir le métier d’ambulancier, un choix à bien peser

Choisir le métier d’ambulancier et le devenir ce n’est pas le même schéma de réflexion que de choisir de devenir mécanicien ou boulanger. Ce métier est un choix qui requiert, à mon sens, une réflexion importante au vu de la particularité de la profession. Voici quelques pistes de réflexions, il y en a d’autres que j’essaierais de développer plus tard.

Le métier d’ambulancier c’est faire face à l’Humain

Tout d’abord avant même d’aller plus loin il est indispensable de se poser la question suivante : suis-je fais pour les relations humaines. Nous ne sommes pas tous à l’aise en société. Certains préfèrent la solitude ou fuir la communication. C’est une question de personnalité propre à chacun. Mais il faut savoir que 80% du travail de l’ambulancier est symbolisé par la communication avec autrui. Avant d’être un spécialiste du transport sanitaire et des premiers soins dans un contexte d’urgence, l’ambulancier est avant tout un être humain qui utilise comme premier outil le dialogue. Il faut aimer parler, rassurer, écouter, argumenter, reformuler bref utiliser un panel d’outils de communication très divers.

C’est aussi faire face à des catégories sociales de tous horizons. Faire face à des cultures du monde entier, et qui culture dit aussi connaitre et savoir adapter son dialogue en fonction des croyances. C’est aussi être capable de rester professionnel face à des situations de détresse sociale et de violences (familiales, conjugales), des décès brutaux, des patients en fin de vie, être capable de s’adapter face au public rencontré et face aux humeurs de chacun souvent influencée par la maladie, faire face à la détresse des familles car oui, l’ambulancier se doit de gérer un ensemble et non pas une personne, tout est lié.

Hors tout le monde n’est pas forcément capable de se glisser dans cet uniforme. Les relations humaines sont complexes. Néanmoins ce n’est pas parce que l’on est timide ou introverti que l’on ne doit pas tenter l’expérience. Beaucoup se révèlent d’excellents ambulanciers et s’épanouissent en développant l’aspect communication.

Etre endurant

L’ambulancier, même si les choses ont évolué, doit se montrer endurant. Il va transporter des êtres humains et non des colis. Donc sur ce cas de figure, où l’on va prendre deux extrêmes on aura deux possibilités :

  • Le colis : il n’a pas d’impératif sauf l’aspect économique. Mais le colis a derrière lui une chaine logistique huilée. Le colis ne pense pas, ne vit pas. On peut le trimbaler où l’on veut, le secouer, le jeter il ne dira ni ne se plaindra. Il peut attendre à un endroit sans bouger et cela sans risques ou presque. Le critère temps de livraison est géré sur une base de contrat commercial.
  • L’humain : l’humain vit. L’humain pour vivre fait appel à des fonctions vitales très complexes. On ne peut le secouer ou le jeter comme un colis. Il est fragile et solide à la fois. Mais l’humain contrairement au colis souffre en cas de choc ou de déséquilibre de ses fonctions. Ce déséquilibre peut survenir de façon soudaine sans pour autant respecter des critères horaires. Il peut se créer à n’importe quel jour de la semaine (férié, weekend) et ne peut pas toujours attendre.

Si maintenant on regarde bien on mesure la différence notable qui existe entre les deux. Si on préfère avoir affaire à des masses non vivantes et avec lesquelles on n’aura pas besoin de porter plus d’attention que ça hormis des règles de sécurité choisissez la livraison de colis ou autre matériel non vivant.

Si le facteur humain vous attire, prévoyez de vivre une vie professionnelle complètement atypique. L’humain quand ses fonctions se détraquent c’est à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Cela induit donc un panel formidable de situations différentes avec des obligations et des facteurs différents. L’humain n’attends pas, ne choisit pas forcément, est dépendant d’autres êtres humains pour lui venir en aide. Et celui qui viendra ce sera peut être vous même si vous préfériez à ce moment là rentrer au chaud dans votre petit confort.

Etre motivé pour mieux valoriser

Ensuite dernier point important : être motivé, avoir la hargne, l’envie. Si ce métier vous plait, si vos croyances sont ancrées profondément soyez motivé. Vous allez avoir besoin de beaucoup de motivation au quotidien pour pratiquer votre job. Vous devrez faire face aux critiques, aux reproches, aux stéréotypes, vous serez parfois humilié verbalement.

D’abord en raison du facteur humain, l’humain est parfois d’humeur changeante, de caractère différent, parfois exigeant, provocateur, touchant, gentil, humble, tendu, stressé, énervé, désespéré, adorable… Et le panel est loin d’être complet.

Mais aussi face à une profession qui est salie, corrompue à cause d’évènements passés ou à cause de quelques individus sans scrupules. De collègues dépassés ou démotivés. D’une profession qui évolue mais qui souffre d’un manque de reconnaissance profond. D’acteurs principaux qui refusent d’aller de l’avant. Mais heureusement il y a quand même des gens formidables, qui se lèvent chaque matin avec une envie : venir en aide à autrui. Qui agissent par passion et qui se donne jusqu’au bout chaque jour. Professionnels jusqu’au bout des doigts ils se battent pour tirer la profession vers le haut.

Alors si toi aussi tu as cette fibre qui court assumes ton choix et rejoins nous. Mais prends bien garde à ne pas te tromper. Prends bien garde à te tester. Toi seul sais si tu auras la personnalité et les capacités humaines pour faire ce métier. Un ambulancier avant d’être un spécialiste formé c’est avant tout un être humain assez particulier et qui est capable de se dire : je suis prêt à tout endurer si je veux faire ce métier.

NB : penses aussi que c’est un job vraiment très mal payé, très mal reconnu. Alors si tu veux faire de l’alimentaire et pas plus de 8h/jours changes de métier et/ou d’orientation ;=) 

métier d'ambulancier
Transfert du lit au brancard avec planche de transfert

Transfert du lit au brancard avec planche de transfert

Du lit au brancard avec planche de transfert

Transfert brancard lit.pdf

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 de la formation d’ambulancier : transférer un patient du brancard de l’ambulancier au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce « roman photo » en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

La première technique qui sera présentée cette fois ci sera : transfert du patient du brancard vers le lit avec l’aide d’une planche de transfert

Ce document est disponible au format PDF en bas de cet article. Voici quelques images de la méthode présentée dans le document :

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOT, Christopher FRONTIER, Emeric HENRY, Christophe LEPETIT, Xavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

Du lit au brancard avec planche de transfert

Télécharger le fichier au format PDF

L’infirmière acariâtre versus l’ambulancier

L’infirmière acariâtre versus l’ambulancier

Moi l’ambulancier, le livreur de pizzas et l’infirmière acariâtre

intervention_nuit

Mon coup de gueule du jour remplacera les articles que j’avais prévu de poster aujourd’hui. Coup de gueule car j’en ai plein les bottes d’être considéré comme un foutu livreur de pizzas. Bon sang, j’ai sur ma tenue des identifiants où c’est inscrit en toute lettre et à plusieurs endroits : A-M-B-U-L-A-N-C-I-E-R. Va falloir que je commande des étiquettes plus grande ou alors accrocher un mode d’emploi dessus. Mais contre qui il en a le gazier ? Contre une infirmière ?

Je vous résume ma petite aventure de ce midi, oui c’est tout frais et ça m’a mis en pétard pour la journée ; et dieu seul sait que mes collègues savent bien que quand je commence à bouillir ça dure toute la journée. Bon bref, ma vie toussa toussa on s’en fout suffit de faire 3615 MyLife. Midi trente après avoir avalé un morceau sur le pouce (mais sur le pouce hein pas une seconde de plus) on me dit : une urgence à *bip*.

Bip est une structure de soins de suite. Le genre pas facile pour les ambulanciers… Une urgence mais pas urgente car le patient doit manger avant. Pardon ? Oui oui il faut qu’il mange avant de partir. Donc ce n’est pas urgent ? Si si c’est urgent toussa toussa…

Mouais encore une bonne façon de dire : magnez-vous mais ne venez pas de suite on sera encore à table et pas question de nous déranger pendant notre pause dej’ de fonctionnaire. Sinon on va voir le délégué syndicaliste et on fait grève pour respecter les 360 secondes réglementaire de pause. Pause durant laquelle les couloirs sont d’un vide galactique…. Vide mais il y a du bruit avec toutes les sonnettes des patients qui bipent mais qui vont attendre… De toute façon même si madame Michou s’est cassé la gueule , si elle arrive à sonner c’est qu’elle n’est pas encore morte.

Et puis toi l’ambulancier qui vient nous les briser ; on te fait comprendre au passage qu’ici pas besoin de clim au vu du nombre de personnes qui soufflent quand tu frappes à la porte et que tu demandes les documents du patient. Oui toi misérable chauffeur de taxi – livreur de pizzas tu déranges les gens honnête durant LEUR pause qui dure 59 minutes et 60 secondes minimum.

Le temps passé à papoter ça rentre pas dedans ; ça s’appelle des pré-transmissions : on parle de vacances, de weekend end, des enfants, de ses derniers achats en solde bref tout sauf du médical, sujet tabou durant ce moment. La pause-café ? C’est après la pause dej…. Même principe mais durée identique.

Bon, me voilà avec le numéro de chambre, c’est déjà pas mal ! Ah il n’est pas prêt ? Il mange encore ? Ah non  il n’est pas changé et ses affaires ne sont pas prête… Ok ça sert à quelque chose d’appeler 2 heures avant pour dire : viiiiiiiiiiiiiiiiiiiite ça est très urgent, toi venir vite avec bétaillère mais pas avant quelques heures hein tu comprends… D’accord quelqu’un s’occupe de lui ? Non ? Ah il faut attendre qu’un personnel arrive. Je peux aller demander ? Non ? Ah ils sont en pré transmission. Si j’y vais-je vais finir par tomber sous l’effet de souffle qui m’attends. Les clims ici elles envoient du lourd…

Bon tu la racontes ton histoire l’ambulancier ?

Bon bref venons-en au fait qui nous intéresse. Non le résumé précédent c’est le quotidien d’un ambulancier : tu te pointes en avance ou à l’heure, le patient une fois sur deux voire plus : il n’est (rayer les mentions inutiles) :

  • Pas changé
  • Pas lavé
  • N’a pas mangé
  • Les papiers ne sont pas prêts
  • Ne part plus
  • N’a pas rendez-vous aujourd’hui on s’est trompé, mais qui vous a appelé ?
  • Encore au lit et n’a pas déjeuné
  • N’a pas eu son traitement, soins etc.
  • Zut il n’est plus là il est hospitalisé depuis 1 mois, comment on vous l’a pas dit ?

Si toi l’ambulancier tu arrives deux minutes à la bourre : Et BOUM dans ta face, tu te prends un ouragan dans la figure, tellement violent que ça te déforme le visage et t’empêche d’ouvrir la bouche. Une fois la tempête passée le patient une fois sur… (Se baser sur les éléments précédents) Oui on reprend les mêmes et on recommence… Et oui je me permets de renvoyer la note à ceux qui ont la détente facile avec les ambulanciers. Faut bien inverser la vapeur non ?

Bon vla le francky qui se pointe, sourire émail diamant, consciencieux et professionnel. Va chez l’infirmière pendant que son collègue va se présenter au patient. Bonjour mesdemoiselles je viens pour monsieur « bip ». Qu’est ce qui se passe avec ce patient ? On nous a dit que c’était une urgence (oui je sais ça fait trois heures et demie que c’est urgent ^_^). Pourriez-vous m’en dire un peu plus ?

Et là c’est le psychodrame qui déboite tout sur son chemin. Le truc qui te fait changer de couleur, qui te fait te poser la question : je bosse pour UPS ou bien ?

« JE N’AI PAS LE DROIT DE VOUS LE DIRE, C’EST DU SECRET MEDICAL, VOUS L’EMMENEZ AUX URGENCES C’EST TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR. »

Ah déjà j’ai des problèmes d’auditions j’ai pas entendu de bonjour. Puis durant un millième de seconde défilent devant mes yeux toutes les façons de torturer une infirmière acariâtre. J’avoue que j’ai une imagination débordante. Je vais me reconvertir comme scénariste si ça continue… Puis on met son masque, non non pas le masque de c… ça sert à rien c’est un coup dans l’eau assuré. Non le masque du sourire, celui du diplomate, celui du pédagogue, celui qui va expliquer gentiment à la demoiselle pour quoi j’ai besoin de ces PUT…. d’infos et que si je demande c’est pas pour parler chiffon.

Pourquoi si durant le transport je dois appeler le 15 pour un souci et que je ne suis pas foutu d’expliquer le pourquoi du comment. Oui je peux faire un bilan classique mais le gars au bout du fil il va m’en passer une telle rincée quand il saura d’où je viens (structure médicalisée) et que je ne suis pas foutu d’apporter du concret sur le patient (ATCD, motif de transfert, pathologie, etc. j’en passe).

Le gars il s’appelle monsieur Docteur du SAMU. Et il attend que le gars qui s’appelle Ambulancier Diplômé d’Etat il soit professionnel et capable d’apporter des infos. Il n’attend pas de lui qu’il lui apporte une pizza. Pour ça il téléphone au livreur (le vrai) qui vient avec son petit scooter fatigué lui livrer en 15 minutes chrono. Si il vient au bout de 15 minutes et 1 seconde c’est gratos donc il se magne le livreur.

Deuxio, si le transport se passe on ne peut mieux : le patient sirote son cocktail sur le brancard recouvert de peau de lézard du japon, musique douce, la collègue en minijupe qui lui fait un massage bref tranquille le chat… Bon le patient arrive avec l’équipage au service d’accueil des urgences. Au bout avant de passer dans  le sas pour installer le patient sur un stryker il y a une demoiselle (oui c’est parfois un bonhomme aussi mais ça à moins de charme tout d’un coup).

Bon la demoiselle elle s’appelle madame l’Infirmière d’Accueil et d’Orientation. Si je me présente à elle et que, quand je réponds à sa question : Bonjour, qui m’amenez-vous et pourquoi ? Si j’ai le malheur de lui dire : chais pô moi ma pôv dâme, on m’a dit tu charges et t’emmènes, kesse tu veux d’autres ?  J’ai chargé la bête et me vla !

Attention la séquence qui suit est violente, faites sortir les enfants. Quand une IDE, une infirmière te regarde et que tu devines sans forcer dans ce même regard qu’elle imagine les mille et une façons de torturer un ambulancier tu as trèèèèèèèès chaud. Toi avec ton scénario tu peux remballer, elle c’est du non homologué. Genre que même adulte c’est le film qu’une fois maté tu dors lumières allumées durant 10 jours et tu te planques sous la couette au moindre bruit et tu finis en thérapie direct.

La dame, elle est comme le monsieur docteur : elle veut des transmissions réalisées par un professionnel de santé, des trucs qui font partie de ses compétences. En clair être capable de savoir qui est le patient, pourquoi il est là, que s’est-il passé, ses antécédents, si il a un traitement, une fiche de liaison IDE, un courrier médical, si tout s’est bien passé, si il a mal quelque part en particulier, il a de l’oxygène oui combien, depuis combien de temps bref ton boulot. Car en fonction de ce que tu lui dis elle va s’adapter et pouvoir avoir des éléments pour bosser et s’occuper de monsieur Bip comme il faut.

l'infirmière et l'ambulancier

Et tertio, on revient à la madame IDE de départ, on lui explique aussi que l’ambulancier sauveur de vies et livreur de pizza il est professionnel de santé. Que, ses compétences incluent la notion de secret médical et de secret partagé ; que le monsieur ambulancier sait respecter ce secret, que le monsieur ambulancier il sait qu’il n’a pas besoin d’accéder à TOUT le dossier médical mais au moins aux informations importantes pour assurer une prise en charge de qualité, que le monsieur il a passé un foutu diplôme et qu’il ne l’a pas trouvé dans une boite de Bonux. Et que ce foutu œuf Kinder il ne lui a pas donné un CAP de pizzaïolo.

Et tu gardes ton masque de pédagogue, de calme, de sérénité même si au fond de toi tu aimerais te transformer en monstre de légende et hurler dessus. Maiiiiiiiiiiiiiiiiis non t’es zen, calme.  T’explique, tu transmets la sainte parole. Et puis, la lumière apparait, un ange ! (nan faut pas déconner non plus quoique si on se base sur des critères typiquement masculin…), enfin une autre IDE (gentille elle et polie) vient à ta rescousse pour expliquer à sa collègue ; vissée au sol devant toi avec l’attitude de celle qui ne-va-pas-se-faire-apprendre-la-vie-par-un-livreur-de-pizza ; les raisons qui motivent ma question, ma demande. 

Et là l’ange a transmis sans sourciller les infos indispensables, juste ce qu’il faut et ce qui va m’aider pour la suite de la prise en charge. Promis je lui amènerais un bouquet de roses et une boite de chocolat. Sa collègue ? un bouquet de pissenlit et une boite de pastille vichy (et encore je suis dans un bon jour).

Donc tu sors vite, tu es blasé, t’en a pris encore un coup sur l’image que tu te faisais de ton job, à tel point que l’icône elle est toute écaillée, reste plus beaucoup de vernis et la peinture c’est plus ça… Mais bon tu souris en te disant : je suis ambulancier ça fait aussi partie de mon job ce genre de réflexions. Et tu rejoins ton collègue qui est devant la chambre du patient. Et avant qu’il ait ouvert la bouche tu lui dis : je sais il n’est pas prêt… c’est quoi l’excuse cette fois ci ?

99.99% de chance que ton collègue souris ou se marre. Toi aussi, même si au fond de toi tu es en rogne…

Encore heureux, les vrai(es) Infirmiers(ères) professionnels (lles) sont majoritaires

Bon j’ai un peu scénarisé (quoique pas tant que ça au final), mais c’est le triste résultat de cette journée. Seul résultat qui me reste en tête et qui efface le reste des prises en charge de la journée avec des vraies infirmières qui connaissent ton job et le leur, qui sont polies, gentilles, respectueuses et PROFESSIONNELLES. Oui oui ça existe et bien plus qu’on ne le croit !

Ah ceux qui me reprendront sur des détails de compétences, de transmission etc on s’en fiche. Le coeur de l’article vous l’avez saisi : c’est un coup de gueule. Je ne me suis pas appliqué sur certains détails faute d’envie, faute de temps, choisissez l’excuse à votre convenance.

Pour les IDE de passage et AS : sachez que je suis le premier à savoir que vous êtes en personnel limité. Je suis limité intellectuellement certes mais pas idiot. Je comprends vos difficultés et je le vois au quotidien. Et oui j’ai énormément de respect pour vos professions respectives. Donc ne prenez pas pour vous ce qui ne vous est pas destiné sauf si vous faites partie du stéréotype cité… Si vous êtes dans ce cas de figure vous ne saurez jamais que ce billet existe de toute manière

Front de reconnaissance des ambulanciers

Front de reconnaissance des ambulanciers

Le FRA ou Front de Reconnaissance des Ambulanciers

Note de l’auteur de la vidéo que j’ai contacté suite à son visionnage et pour en savoir plus :

le FRA (Front de Reconnaissance des Ambulanciers) est une video issue d’un projet d’école concernant le module de projet en groupe pour promouvoir notre métier. Cette vidéos était destinée à être diffusée en croix_vie_3classe d’école d’infirmier(e) et ensuite expliquée par nos soins entre le cliché de l’ambulancier vu par les autres et la réalité du travail effectué, car il est bon de noter que les infirmier(e)s ne connaissent absolument pas notre métier, ni le vrai rôle qu’on joue dans la continuité des soins et encore moins nos connaissances et les soins que l’on peut prodiguer.

Merci à son auteur pour m’autoriser à diffuser cette vidéo et merci à l’entreprise Conflans Ambulances pour avoir mis les véhicules à disposition et avoir autorisé la diffusion du clip où apparaissent les véhicules de la société

L’ENTRAVE DE PROGRESSION DES SECOURS : TEXTES

L’ENTRAVE DE PROGRESSION DES SECOURS : TEXTES

Textes de lois et entrave à la progression des secours

sac_intervention

Dans cet article vous retrouverez les différentes notions, issues du Code Pénal, concernant l’entrave aux premiers secours et la notion de non assistance à personne en danger. Quelques articles important puisque vous pouvez à tout moment vous retrouver dans une situation conflictuelle lors d’une intervention. Si en face de vous l’interlocuteur est en mesure de raisonner intelligemment vous pouvez lui expliquer le contenu de ces références et la portée éventuelle de ses gestes passés, présent ou futurs.

Code pénal

Article 223-6

Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle de la personne s’abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.

Sera puni des mêmes peines quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours.

Et

Code pénal

Article 223-5

Le fait d’entraver volontairement l’arrivée de secours destinés à faire échapper une personne à un péril imminent ou à combattre un sinistre présentant un danger pour la sécurité des personnes est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100000 euros d’amende.

Source officielle : http://www.legifrance.gouv.fr/

A savoir que pour les notions juridiques et le secours à personne je vous recommande vivement l’achat de cet ouvrage : https://www.ambulancier.fr/le-guide-juridique-du-secours-a-personne/

Très complet, une bible de référence avec des explications claires sur des situations très différentes. le tout adapté avec le détail des textes mis à la portée d’un non juriste.

entrave à la progression des secours
Ambulancier, consultations, attente et transfert du patient

Ambulancier, consultations, attente et transfert du patient

L’ambulancier, les consultations, l’attente et le transfert du patient

J’ai reçu un mail très intéressant il y a peu qui m’a fait prendre conscience que j’avais oublié de publier un article sur un thème bien précis. Même si le sujet est abordé sur un autre article une piqûre de rappel n’est pas négligeable. Toutefois je vous rappelle tout de même que vous êtes aussi et en premier lieu au service de votre patient ! Donc on s’adapte à la situation. Ceci reste une manière de pouvoir poser les choses lors d’un conflit éventuel avec du personnel hospitalier.

« Vous devez attendre et vous occuper du patient »

Lors de votre arrivée dans une structure de soin pour une consultation vous accompagnez votre patient. Celui-ci a une première consultation suivi d’une seconde par exemple. Vous n’êtes pas en mesure de rester sur place en raison de votre planning. Un collègue est déjà prévu pour s’occuper du retour de votre patient. Consciencieux et professionnel vous laissez les coordonnées de l’entreprise au secrétariat de la consultation ainsi qu’à votre patient avec la petite explication qui va bien.

Mais à votre grand désarroi et malgré le fait que vous avez mentionner que le retour est planifié on vous dit plus ou moins gentiment que c’est à vous de vous occuper du patient et que vous devrez vous occuper du transfert de ce même patient vers le lieu de la seconde consultation (située dans l’enceinte même de la structure).

Il est bon de rappeler que le patient passe sous la responsabilité de la structure de soin du moment qu’il est installé et que les consignes sont transmises au personnel hospitalier. La structure doit ensuite assurer la prise en charge et le transfert interne de ce patient. Vous n’êtes pas salarié de la structure donc ce rôle n’est pas une obligation. La structure doit assumer ce rôle malgré les excuses type « ce n’est pas notre travail » ou autre.

Que disent les textes officiels

La convention entre la sécurité sociale et le transport sanitaire publié au Journal Officiel en date du 23 Mars 2003 définit ainsi le forfait de prise en charge :

Annexe 2 / Article 6 : Structure de tarification du véhicule sanitaire léger

 Forfait départemental ou minimum de perception

  • Il comprend les prestations suivantes :
  • La mise à disposition du véhicule
  • La désinfection éventuelle du véhicule
  • La prise en charge du malade au lieu où il se trouve
  • Le transport du malade jusqu’au lieu de destination
  • En aucun cas, le conducteur et le véhicule ne peuvent être immobilisés plus de 15 minutes

Annexe 1 portant sur les tarifs de l’ambulance

Complément III / structure de tarification de l’ambulance

Forfait minimal de perception

Il comprend les prestations suivantes :

  • La mise à disposition du véhicule et de ses équipements
  • La fourniture et le lavage de la literie
  • La fourniture de l’oxygène en cas de besoin
  • La désinfection éventuelle du véhicule
  • La prise en charge du malade au lieu où il se trouve
  • Le transport du malade jusqu’au lieu de destination
  • Le brancardage au départ et à l’arrivée (étages compris, le cas échéant) ainsi que le chargement ou déchargement du malade ou du blessé. En aucun cas, le conducteur et le véhicule ne peuvent être immobilisés plus de 15 minutes.

Consultation, attente, ambulancier : conclusion

Les textes sont on ne peut plus clair. Votre entreprise n’est pas rémunérée dès que la prise en charge dépasse 15 minutes. Bien entendu dans les faits ce n’est pas toujours réalisable surtout en vue du bien être du patient et de la qualité de la prise en charge. Cet article n’est pas là pour vous pousser au rendement ou autre mais juste pour vous donner quelques éléments de réponse à remettre aux personnels de la structure qui pensent posséder la science infuse. Ces personnes entendent se servir de vous comme un patron envers son employé. Ce qui n’est pas le cas.

Bien entendu je fais de même, quand on est en attente on s’occupe de son patient. Mais si vous êtes amené à devoir quitter l’établissement et à confier votre patient à l’équipe soignante ils doivent assumer leur rôle même si ça doit les empêcher d’aller boire leur café ou discuter avec leurs collègues (c’est volontairement ironique et je n’applique pas cette vision à l’ensemble des personnels. J’ai en général de très bonnes relations avec le personnel soignant que je côtoie régulièrement). Donc j’espère avoir apporté des éléments officiels qui pourront vous servir de référence et vous apporter une défense officielle face à certaines attitudes abusives.

consultations-attente-ambulancier
La maladie d’Alzheimer et l’ambulancier

L’emploi des seniors

L’emploi des seniors

Si les jeunes rencontrent des difficultés pour accéder au marché de l’emploi c’est aussi le cas pour les + de 50 ans. On les appelle les seniors Il s’agit d’une problématique spécifique particulièrement importante en France.

Les difficultés des fins de carrières

En France le taux d’emploi des 55-59 ans est de 55% environ tandis que la Suède, le Japon ou le Danemark voient plus de 70% de cette population travailler.

Lorsqu’une personne de + de 50 ans perd son emploi elle éprouve les plus grandes difficultés à en retrouver un. 2 situations « extrêmes » coexistent :

  • les cadres qualifiés qui vont donc coûter cher à leur employeur
  • les personnes non qualifiées qui s’inscrivent difficilement dans une démarche de reconversion professionnelle

Les secteurs les plus touchés sont ceux qui ont eu besoin d’une forte recomposition de leur main-d’œuvre : industrie, finance, énergie. Paradoxalement, certaines personnes peinent à prendre leur retraite ce dont leurs employeurs se réjouissent.. Dispositifs mis en place parfois pour que les plus anciens puissent accompagner les plus jeunes et fassent ainsi une certaine transmission de leurs compétences. Situations qui sont malheureusement peu courantes en France. L’idée que le départ d’un senior permet l’entrée d’un jeune dans le monde du travail reste tenace mais n’est pas vérifiée dans les statistiques. L’expérience au lieu de devenir un atout peut se transformer en moindre productivité et c’est dans cette concurrence que les seniors sont évincés.

Les conséquences de l’éviction des seniors

En France il existe comme une sorte de légitimité pour les seniors de ne pas atteindre l’âge de la retraite en emploi. C’est le cas d’un ouvrier sur deux qui bénéficie d’une pré-retraite, d’une dispense de recherche d’emploi ou éventuellement de dispositifs d’invalidité. Les seniors licenciés ne cotisent plus ou peu. C’est une des raisons pour laquelle la masse des cotisations salariales globale diminue. Cela entraîne aussi une baisse des financements des risques maladie et vieillesse. Cette période d’inactivité en fin de carrière joue sur le montant des cotisations retraite calculées sur les rémunérations des 25 dernières années. Les entreprises n’anticipent pas sur le vieillissement de leur personnel : il pourra partir lorsque le poste ne sera plus adapté.

Il s’agit d’une préoccupation de l’Union Européenne : France mauvais élève à ce sujet. Moyenne de 43% de seniors en emploi en France. Les pays de l’UE se sont fixé un taux d’emploi des seniors de 50% en 2010, ce chiffre n’a pas été atteint.

Les actions pour l’emploi des seniors

Depuis 1er janvier 2010 les entreprises de + de 300 salariés doivent adopter un plan senior. A défaut elles doivent verser une pénalité équivalente de 1% de leur masse salariale. C’est la caisse nationale d’assurance vieillesse qui en bénéficiera. Ce plan doit comprendre des mesures qui favorisent l’accès à l’emploi ou le maintien des seniors dans l’emploi. Pôle emploi accordait des dispenses de recherche d’emploi aux seniors proches de la retraite. Elles bénéficiaient donc des allocations chômage sans chercher d’emploi. Les conditions de cette dispense vont être durcies et notamment le critère d’âge. En 2009, on pouvait en bénéficier à partir de 58 ans. Dès 2010 il faudra avoir 59 ans. La suppression totale de cette mesure est envisagée. La mise à la retraite par l’employeur devient impossible quel que soit l’âge de l’employé. Le travailleur peut ainsi continuer à exercer son activité professionnelle au delà de l’âge légal de la retraite.

Le cumul emploi/retraite est largement facilité. Les salariés de + de 60 ans ayant leurs droits complets à la retraite ainsi que ceux de 65 ans et plus pourront travailler sans conditions. Auparavant les délais 6 mois entre le début de la retraite et la reprise du travail et les montants de rémunération : cumul salaire/ retraite limité à 1,6 SMIC ne devaient pas être dépassés. Pour inciter les seniors à travailler plus longtemps, la surcote du montant de la pension retraite sera augmentée. Elle est de 5% la première année : véritable incitation financière à travailler plus longtemps.

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

Application secours mobile reflex

Application secours mobile reflex

Secours mobile reflex

Affiche Secours Reflex

Il y a quelques jours de ça est apparu officiellement sur Google Play pour Android et sur l’AppStore pour l’Iphone une toute nouvelle application réalisé par des secouristes et pour des secouristes. Loin de l’application destinée au grand public pour la mise en oeuvre des protocoles de base, c’est avant tout un guide de référence basé sur les référentiels PSE2 et chef d’équipe. Certes l’ambulancier n’est pas formé sur la base de ces référentiels mais à défaut d’existence (malgré mes efforts de recherche pour trouver un spécialiste pour la partie développement depuis ces dernières années) c’est l’outil idéal pour réviser ses acquis. Bien entendu à ne pas utiliser pendant une intervention… Très complète cette application intègre des calculateurs de scores, d’autonomie d’O², des fiches révisions pour les bilans, affections spécifique etc. C’est tout naturellement que j’ai souhaité en savoir plus sur ses concepteurs. Le contact fut très cordial et vraiment très sympa. J’ai pu trouver des secouristes passionnés qui se donnent sans compter. Petite séance de questions réponses à la clé :

Pourriez vous, vous présenter, nous expliquer vos cursus respectif et engagement secouriste ?

Sébastien Cahannier: Bonjour, j ai 33 ans, je suis secouriste depuis 1996, Moniteur de secourisme, PSE 2, chef d’équipe (chef d’intervention), et chef de dispositif de petite envergure, surveillant de baignade (BSB), Brevet européen des premiers secours, et CFAPSR, j’ai été Sapeur Pompier Volontaire durant 8 ans et actuellement bénévole au sein du association de secourisme. Professionnellement je suis titulaire du SSIAP 3 et travaille pour le plus gros bailleur de france (Je vous laisse trouver lequel).

Fabrice Climence : Bonjour, j’ai 39 ans et, bien que tenté depuis de nombreuses années je suis arrivé assez tardivement au secourisme puisque je ne suis secouriste bénévole (PSE2) que depuis 3 ans dans une association. A coté, je suis co-gérant d’un studio de création graphique et multimédia (Red Hill), orienté communication et marketing digital. J’y officie en tant que chef de projet et développeur iPhone/Android/Web…(nous sommes une petite structure, on se doit d’être assez polyvalent). C’est donc assez naturellement que l’envie de créer une application mobile orientée secourisme m’a démangé assez rapidement.

Sébastien & Fabrice : Si vous pourrez retrouver en moins de 10 minutes l’association pour laquelle nous sommes bénévoles, nous avons choisi de ne pas l’évoquer lorsqu’on parle de Secours Reflex pour éviter tout amalgame entre notre travail personnel sur cette application et l’association.

Comment est né ce projet ?

Sebastien : Fabrice souhaitait faire une application depuis longtemps sur Android. Et j’avais des fiches reflexes papier que je partageais mais c’était à petite échelle et pas forcement très pratique à partager.Comme nous faisions du secourisme et de la photo ensemble, on a eu le temps d’en discuter.

Fabrice : C’est en discutant avec Sébastien que l’idée du projet s’est développée et que nous avons décidé de mettre en commun nos profils complémentaires. Tous les deux, très orientés sur la transmission du savoir, le sujet des fiches réflexes nous semblait évident. Nous avons également décidé d’y ajouter quelques outils que nous aurions nous-même souhaité avoir sur le terrain (les calculateurs).

Etes vous programmeur/développeur sur mobile à la base ? Comment avez vous fait pour en arriver là à ce résultat final ?

Sébastien : Personnellement non. J’ai fait des ébauches d’applications pour tester l’ergonomie mais c’est vraiment Fabrice qui c’est occupé de toute la programmation pendant que je m’occupais du contenu de l’application.

Fabrice : Le développement d’applications mobiles fait partie des compétences que j’ai développées au fur et à mesure des années. Il me manquait la partie Android à mon arc. Secours Reflex était une bonne occasion pour moi de me former. C’est pourquoi cette version est sortie en priorité.

Quelles fonctionnalités vous souhaitez ajouter sous peu ?

Sébastien : Des questions traduites en plusieurs langues, un métronome, des images reflexes du corps humain (Les 9 zones du ventre par exemple).

Fabrice : Nous avons de nombreuses idées et envies pour l’avenir du projet. Si certaines sont déjà bien concrètes et avancées, d’autres ne verront peut-être jamais le jour. On parle beaucoup, on réfléchit beaucoup et on essaye de garder ce qui fait vraiment sens avec le projet. Parmi les prochaines grosses évolutions de l’application, on devrait trouver un outil permettant de communiquer avec une victime ne parlant pas le français et permettre aux secouristes d’établir un bilan avec un ensemble de phrases types simples traduites dans de nombreuses langues. Pour ça nous avons fait appel à la communauté qui est en train de se développer autour de l’application et nous avons été surpris des retours très positifs. D’autres choses arriveront, comme un métronome, mais l’idée est de garder quelques surprises au chaud…

Quels sont les projets d’avenirs, les idées qui vous travaillent quand à ce projet ?

Sébastien : Nous envisageons de faire des produits dérivés comme des tee shirts Secours Reflex, quelques petits objets variés et d’autres idées que l’on garde secrètes. Une partie du bénéfice de chaque produit sera reversé, à la fin de l’année à une association choisie par les utilisateurs de Secours Reflex. Le reste servira a nous faire un resto de temps en temps, payer l’hébergement de notre site internet, du nom de domaine etc…

A qui s’adresse votre application ? Avez vous souhaité quelque chose de très ouvert destiné à tous ou vraiment adapté aux professionnels ?

Fabrice : Nous avons décidé d’adresser cette application aux secouristes, équipiers secouristes et chefs d’équipes pour deux raisons assez simples :

  •  On ne trouvait pas vraiment d’application intéressante pour ce public (dont nous faisons partie). Aucune application disponible qui nous parlait vraiment. Nous avons donc décidé de créer celle que nous aurions aimé avoir.
  • Les applications secouristes grand public existent déjà en grand nombre et les grandes associations françaises ont déjà édité la leur. On ne voyait pas vraiment l’intérêt de venir rajouter une couche supplémentaire.
  • Le fait que cette application soit disponible sur les stores la rend bien évidemment accessible à tout le monde. C’est pour ça que nous avons souhaité insister sur la cible de l’application au premier lancement de celle-ci.
  • Par extension, celle-ci peut également s’adresser à d’autres professionnels tels que les ambulanciers ou médecins (pour la partie scores).

L’application restera gratuite ou une version payante est envisagée ?

Sébastien & Fabrice : Nous sommes secouristes bénévoles. La gratuité de l’application nous semblait évidente. Nous souhaitons conserver celle-ci gratuite pour les utilisateurs.
Nous pourrions imaginer de la vendre en marque blanche à une association ou entreprise qui voudrait éditer une version personnalisée de cette application (avec des procédures personnalisés, des indicatifs radio spécifiques,…), mais toujours dans l’idée que celle-ci reste gratuite pour l’utilisateur final.

Avez vous besoin de personnes avec des compétences particulières pour faire avancer ce projet ?

Sébastien & Fabrice : Pour les compétences nécessaires, c’est surtout les langues pour le moment. Nous avons fait appel à la communauté pour nous aider à traduire un ensemble de questions et les gens ont été très réactifs. Pour le reste nous gérons sans trop de soucis. Mais nous restons ouvert, de toute façon, à toute proposition.

Peut on vous faire des suggestions d’améliorations et de quelle manière ?

Sébastien & Fabrice : Pour les suggestions, bien sûr. Nous attendons les retours de nos utilisateurs. Si nous avons imaginé l’application comme nous aurions aimé l’avoir, elle s’adresse à tout le monde et les retours nous permettent d’avancer. Notre page Facebook (https://www.facebook.com/SecoursReflex) est l’endroit idéal pour entrer en contact avec nous. Que ce soit par messagerie privée ou directement sur le mur de la page, nous essayons de répondre au mieux à tous. Nous écoutons et étudions également les propositions qu’on nous fait. Savoir que nous avons une application qui plait et que les gens utilisent nous aide à avancer.

En conclusion, nous voulions remercier tous les utilisateurs de l’application. On ne va pas se mentir et voir les statistiques de téléchargement de l’application grimper nous fait évidemment très plaisir. De plus, les retours sont très positifs et c’est un véritable moteur de motivation.

Cordialement

Fabrice et Sébastien

Donc un très très grand merci à eux deux pour avoir échangé avec moi, pris le temps de répondre à mes questions, suggestions etc.

Le site de l’application : http://www.secoursreflex.com/

La page facebook : https://www.facebook.com/SecoursReflex

Le QR code pour télécharger l’appli si ce n’est pas encore fait :

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance

rampe_gyro

Voici une vidéo de présentation issue de la société Assistance Ambulance, une référence pour beaucoup d’ambulanciers. Société à la pointe avec du matériel de pointe et surtout un patron et une équipe au top. Une entreprise modèle qu’on ne présente plus. Je vous laisse découvrir cette vidéo très bien réalisée. Bien entendu la vidéo est une vitrine de la société mais elle met en valeur toutes les qualités de cette société. Beaucoup d’entreprises devraient prendre exemple.

Assistance Ambulance, la société :

Assistance Ambulance a été fondée en 1995. L’entreprise est composée d’une trentaine d’ambulanciers, formés et recyclés régulièrement par nos partenaires ainsi que par des intervenants extérieurs venant notamment du Québec. Assistance Ambulance, c’est une équipe disponible 24 H/24, 365 jours par an. Notre spécialité 1ère, le transport sanitaire urgent. Délai d’intervention n’excédant pas 15 minutes (dans la mesure du possible) sur l’ensemble de la métropole Nantaise.

Tous nos véhicules d’urgences sont équipés de D.S.A (Défibrillateur Semi-Automatique) et de multiparamétrique (Zoll, Propaq). Nous intervenons sur différentes pathologies (I.M.V, chute, H.D.T, douleur thoracique, accouchements, O.A.P, A.V.C…..), à domicile, dans certains lieux accueillant du public, le centre de détention de Nantes, la maison d’arrêt, l’aéroport de Nantes Atlantique…(liste non exhaustive). Nous possédons également des véhicules pour les transports longues distances, eux aussi équipés de DSA.

http://www.assistanceambulance.com/

Harlem Shake : les ambulanciers de dijon

Harlem Shake : les ambulanciers de dijon

Les ambulanciers touchés aussi par le Harlem Shake

tableau_humour_ambulanciersAlors avec le buzz du harlem shake qui, petite définition pour les non initiés : Un « Harlem shake » est une vidéo présentant un groupe de personnes , souvent vêtues de costumes , dansant de manière loufoque sur le morceau Harlem Shake du compositeur de musique électronique Baauer. L’expression trouve son origine du mème internet homonyme ayant fait le buzz en février 2013 sur le site de vidéopartage YouTube.

Les paroles de la musique utilisée sur les vidéos Harlem Shake se composent de deux phrases dont Con los terroristas (prononcé /kon loh te.roˈɾis.ta/) signifiant littéralement « Avec les terroristes » en espagnol. Cette phrase est extraite du singleMalades (sorti en 2006) du musicien Hector el Father, depuis reconverti en prêtre évangélique4.

La quasi totalité des créateurs de vidéo Harlem Shake se sont alignés sur la mise en scène établie par The Harlem Shake v1, à savoir une vidéo d’une trentaine de secondes partagée en deux temps, chacune durant en général 15 secondes. D’abord apparaît une personne, souvent casquée ou masquée, danse seule au milieu d’un groupe qui se livre à ses occupations habituelles. Après un plan de coupe, l’ensemble des personnes, soudainement déguisées de façon grotesque ou bien au contraire dénudéesdansent ou s’agitent frénétiquement, souvent en utilisant des objets ou du mobilier de façon détournée, parfois en mimant des actes sexuels. De courts ralentis ponctuent parfois la séquence.

Merci à wikipédia. Donc qui dit harlem shake dit tout le monde s’y met. Petite vidéo très sympa from Dijon et par des ambulanciers privés 🙂 ! Merci à florent pour son partage.

Si vous aussi vous avez réalisé votre Harlem Shake n’hésitez pas à me contacter pour publier votre vidéo et la partager !

 

48 règles à connaître pour être un bon ambulancier

48 règles à connaître pour être un bon ambulancier

Abulancier : ces règles à connaître pour être un bon professionnel

shoot_paramed

C’est une version traduite de l’original destiné à la base aux Paramedic du monde entier, je me suis dit que certains points étaient vraiment en adéquation avec notre quotidien. A la base il y a environ 65 règles mais j’ai fait le ménage dans celles qui se révélaient peu parlante pour nous Français. A ne pas prendre au pied de la lettre car certaines sont incohérente avec notre cursus et doivent encore trainer ici et là. Attention humour US inside 😀  ! Merci à Jean L. pour m’avoir traduit ces lignes. A vrai dire sans lui le site ne serait peut être pas ce qu’il est actuellement…

  1. les signes cutanés en disent long
  2. Les gens vraiment malades ne se plaignent pas
  3. L’air entre et sort, le sang tourne en circuit fermé: chaque variation de ce principe est mauvais signe
  4. Si vous faites tomber le bébé, ramassez-le
  5. Lorsque vous parlez avec des victimes, votre supérieur hiérarchique ou de simples citoyens, si ça vous a fait du bien de dire que vous êtes ambulancier, ce n’était pas la chose à dire
  6. Toute hémorragie s’arrête… Tôt ou tard
  7. Tout le monde finit par mourir, quoique vous fassiez
  8. Si un enfant est calme, inquiétez-vous
  9. Suivez toujours les règles, mais ayez la sagesse de les oublier de temps en temps
  10. Si quelqu’un meurt d’un danger chimique, électrique ou d’un autre danger sur place, ça doit être la victime, pas vous
  11. Il y aura toujours des problèmes
  12. On ne peut guérir les imbéciles
  13. Si c’est mouillé et poisseux et que ce n’est pas à toi, LÂCHE ÇA IMMÉDIATEMENT !
  14. Le paradis protège les imbéciles et les poivrots
  15. La gravité d’une blessure est directement proportionnelle aux difficultés d’accès à la victime et à son poids
  16. Les ambulanciers sauvent des vies, mais ce sont les compétences de secouriste qui sauvent les ambulanciers
  17. Si une victime vomit, assurez-vous qu’elle vise bien les badauds qui restent là à regarder
  18. S’il n’y a pas de poivrot après une méga-teuf après minuit, cherche bien: quelqu’un a disparu !
  19. Si c’est stupide mais que ça marche, alors ce n’est pas stupide
  20. Les choses importantes sont toujours simples, et les choses simples sont toujours difficiles
  21. La plupart des victimes sont en meilleur état que vous
  22. L’adresse n’est jamais exacte
  23. Si la victime à l’air mal, elle est mal
  24. Réponds toujours aux questions d’un bitos (tu as posé les mêmes à une époque)
  25. Quand tu réponds à un appel, souviens-toi toujours que ton ambulance a été construite au rabais
  26. La douleur n’a jamais tué personne
  27. S’entraîner c’est apprendre les règles, l’expérience c’est apprendre les exceptions
  28. Le volume de l’autoradio doit toujours être plus fort que celui de la sirène
  29. Un ambulancier dont le diplôme a été validé avant le tien ne fait pas de lui un meilleur ambulancier
  30. Des mitrailleuses montées sur tourelles seront toujours plus efficaces que des sirènes
  31. Parfois c’est mieux de demander pardon après-coup que d’obtenir une permission
  32. Ils ont dit: « Souriez, ça aurait pu être pire ». Nous avons souri et c’est devenu pire
  33. Les ambulanciers ont appris que les mecs armés étaient les mecs de la situation (les flics). FAUX ! Quand les pompiers sont sur place, c’est le mec à la lance qui est le mec de la situation. La lance te fera valdinguer bien plus douloureusement en bas de la rue avant qu’un flic ne songe à te tirer dessus
  34. On peut aussi dégager une victime discrètement par petits morceaux
  35. Éthylotest simple: éloignez vos mains de 15 cm l’une de l’autre, index contre pouce. Demandez ensuite à la victime de quelle couleur est le fil que vous tenez. S’il elle t’indique une couleur, le test est positif
  36. Qu’importe la politique, les portes du sas s’ouvrent toujours et les ambulances sortent
  37. Si une victime a été déplacée par la famille, ce sera toujours pour te faire grimper des marches en plus
  38. Qu’importe le moment, un appel urgent attendra toujours que tu t’apprêtes à manger pour tomber.
  39. Corollaire 1: Peu d’accidents se produisent si les ambulanciers ne mangent pas.
  40. Corollaire 2: Commandez toujours un repas à emporter
  41. Si tu trouves un flic en train de rire sur le gazon devant l’entrée, INQUIÈTE-TOI !
  42. Quand tu arrives sur une inter, vérifie d’abord ton propre pouls. Si tu le perçois, tout sera plus facile
  43. Il n’y aura pas de morts ou de reproduction dans mon ambulance: Les morts et les naissances, c’est soit à la maison, soit à l’hosto
  44. Si tu doutes, souviens-toi que la victime est mal et que ton ASSU a des roues: SERS T’EN !
  45. Ce n’est pas notre urgence. C’est celle de la victime.
  46. Si ta victime est violente, l’oxygénothérapie est indiquée (une ogive d’O2 en travers de la tronche a un fort pouvoir relaxant)
  47. Il faut toujours arrêter une RCP après le deuxième « AÏE ! » de la victime
  48. Les supérieurs hiérarchiques le deviennent parce que personne ne les regrettera sur le terrain

Si vous en voulez d’autres, attention anglophones uniquement

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-one/

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-two/

http://www.111emergency.co.nz/A-C/50Rules.htm

http://www.thelunatick.com/ems/rules.html

Les traducteurs sont les bienvenus et je les invite cordialement à m’envoyer la version traduite pour publication ;=)

ambulancier-48-regles
Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Formation de conduite et de sécurité pour l’ambulancier SMUR ou privé…

depart_ambulance-ambulancier-smur-formation-conduite

Je vous présente un organisme de formation à la conduite : Le Mans Driver, école de pilotage officielle de l’Automobile Club de l’Ouest. En dehors des habituels stages de conduite et pilotage grand public, cet organisme propose entre autre une formation adapté à la conduite des véhicules de type VLM et UMH. Ce stage est tout aussi adapté à un ambulancier exercant en SMUR  ou un ambulancier privé dans la mesure où l’objectif n’est pas la vitesse pure mais l’apprentissage de la maitrise de son véhicule en toute sécurité et l’incidence de la conduite sur le patient.

Je cite le message :

Au-delà des « savoir-faire » et des habiletés nécessaires que réclame la fonction,l’acquisition d’une capacité de discernement relative à la prise de risque demeure notre objectif essentiel.Tous nos ateliers font référence à cette prise de conscience des risques occasionnés par une conduite non adaptée aux besoins et circonstances. Nous n’avons pas vocation à rendre les conducteurs plus confiants, mais leur offrir le savoir et les compétences d’être à même d’opter pour la conduite la plus rationnelle en terme d’efficacité et de sécurité.

Le programme de la formation de conduite:

JOUR 1

  • Apports d’informations sur la dynamique d’un véhicule (énergie cinétique, force centrifuge).
  • Savoir manipuler correctement son véhicule, savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité : chronologie d’un virage ; techniques de manipulation de volant ; les trajectoires, sécurité et souplesse.
  • Etre capable d’effectuer un freinage d’urgence et un évitement d’obstacle.
  • Faire l’expérience de différentes pertes d’adhérence.
  • Mise en situation de dérapages (du train avant et du train arrière).
  • Conduite sur neige et verglas.

JOUR 2

  • Prendre conscience de l’incidence de la conduite sur le patient transporté horizontalement.
  • Conduite avec ambulance de type UMH en alternance patient/conducteur.
  • Découvrir les principes de conduite préventive.
  • Evaluation des distances de freinage à différentes allures, découverte du carré de la vitesse.
  • Découverte sur piste des mesures de sécurité.
  • Démonstration d’une distance de sécurité adaptée et non adaptée.
  • Avoir des notions sur les aides à la conduite.
  • Compréhension du rôle et du fonctionnement de l’ESP, l’Anti patinage, l’Assistance au Freinage d’Urgence…
  • Savoir manipuler correctement son véhicule.
  • Savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité.
  • Perfectionnement des techniques acquises le jour 1.

Infos de contact et lieu de formation

  • Pour tout renseignement : 02 43 40 25 62
  • Lieu de formation : Le Mans/Brest
  • Encadrement pédagogique : 1 formateur pour 3 stagiaires Capacité d’accueil : 12 personnes
  • Répartition théorie/pratique : 3h30/3h30
  • Contact : Philippe Jousse/ p.jousse@lemans.org

http://www.lemansdriver.fr/formations/2-jours-samu-smur.html

 Note du webmaster

Pour les amateurs de sensation forte ou les « pylotes » je pense que vous serez en mesure de trouver un emploi chez DHL ou chez Maitre Cochon et tester une wonderbox « stage de découverte sur *choisir son modèle de voiture*. L’ambulancier qu’il soit privé, SMUR ou pompier n’a pas vocation à être un pilote de course avec son véhicule. La sécurité de l’équipage et du patient doit rester un objectif primordial.

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2012/12/lemans-fiche-présentation-stage-samu-smur.pdf

 

Angor et infarctus du myocarde

Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier et article de presse

Voici un article de presse paru dans la presse, dans l’édition Nord Eclair. Un article qui relate une vérité trop souvent inconnue du grand public et qui change des clichés amers utilisés par beaucoup de médias. Enfin un journaliste a pu s’ intéresser à la réalité de notre job.

A la suite de cet article, Karim l’ambulancier interviewé, a proposé à cette journaliste de le suivre une nuit de garde entière pour lui faire partager le coeur de la profession. Il ne reste plus qu’à espérer que cet échange se réalise et voir enfin un contenu terre à terre sortir dans la presse et ainsi relayer une information qui reflète la réalité. Réalité loin des standards de l’ambulancier escroc. Un grand bravo à Karim pour avoir fait cette démarche et un grand merci à Brigitte LEMERY, journaliste à Nord Eclair.

Vous pouvez consulter l’article dans l’édition papier pour ceux qui sont concernés par la zone d’édition ou sur le net après inscription :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/la-fievre-monte-chez-les-ambulanciers-jna50b0n183490

Ambulancier à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid fait part du malaise qui gagne sa profession. Le 3 juin, les ambulanciers pique-niqueront devant l’Agence régionale de santé pour exprimer leur malaise. Ils voudraient ne plus dépendre du ministère des Transports et être rattachés à celui de la Santé. Employé de la société d’ambulances privées TADP à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid mène la fronde.

La situation est paradoxale. « Je ne jalouse pas les pompiers, sinon je serais pompier, assure Karim Lestriez Bouzid, mais j’en ai marre que les ambulanciers soient pris pour des charlatans, de simples transporteurs par les particuliers ou des brancardiers à l’hôpital ! » Karim Lestriez-Bouzid est fier de la formation de 6 mois suivie au CHR pour obtenir le diplôme d’État en 2011.

« Un pompier n’a que quinze jours de formation », glisse-t-il. Avant d’ajouter : « Ambulancier diplômé, je suis chef à bord en ce qui concerne la sécurité de la circulation du véhicule mais aussi du patient. » En amont, il est donc habilité à secourir, comme à définir le caractère de l’urgence au médecin SAMU qui a régulé l’appel et l’a missionné sur le terrain avec un dispositif de géolocalisation, après appel au 18 ou au 15.

« À l’hôpital, on nous prend pour un brancardier, mais l’ambulancier c’est l’oeil du médecin ! On a dans l’ambulance du matériel médical pour prendre les constantes, intervenir pour un arrêt cardiaque. Le cahier des charges de l’ARS est très rigoureux. » « À la télé, ajoute-t-il, on encense le travail des pompiers et on critique les ambulanciers. On nous taxe d’abuser du système de santé en France mais le transport de santé ne représente que 10 % des dépenses de la CPAM. Le coût d’une intervention du SAMU ou d’une ambulance privée n’est que de 80 E (pris en charge à hauteur de 65 % par la CPAM, le reste par les mutuelles), contrairement aux pompiers, 400 E, pris en charge par la collectivité. »

92% de non-syndiqués

Les ambulanciers n’apprécient pas d’avoir été assimilés dernièrement, dans un documentaire diffusé sur W9, à des confrères qui fraudent au bon de transport ou qui manquent de matériel ou d’hygiène. Des clichés, d’après Karim, peu vérifiables sur Lille-Roubaix-Tourcoing où la profession est contrôlée par une brigade de police intégrant des agents de l’ARS (agence régionale de santé) et de la CPAM.

Elle vérifie les documents obligatoires, l’état du matériel, le cahier d’hygiène (draps à usage unique, désinfection à la prise de poste ou à la prise en charge si sang ou vomissement). Les clichés véhiculés par W9 font mal à une profession fragilisée, non reconnue.

Ambulancier passionné, mais non syndiqué comme 92% de la profession, Karim voudrait obtenir « une régulation plus fine, plus équitable au niveau des appels d’urgence (18 et 15), une reconnaissance du ministère de la Santé, car on est des professionnels de santé, pas des chauffeurs-routiers !

» Tourquennois, il a donc contacté Gérald Darmanin, député UMP de sa circonscription qui posera prochainement une question au gouvernement.
Karim évoque des conditions de travail difficiles : « Quand je monte dans l’ambulance, j’enfile la casquette de conducteur, de mécanicien, d’infirmier, de psychiatre, de secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital, sans statut, ni salaire à la hauteur des tâches ! » Métier complexe qui expliquerait « la disparition de sociétés d’ambulances sur Roubaix (cinq assuraient la nuit il y a 3 ans, ils ne sont plus que deux aujourd’hui, ndlr), un grand turn-over dans la profession, les postes vacants ».

L’amplitude horaire importante (12 heures par jour), les gardes de nuit sont en cause. « À Roubaix, particulièrement, on entre dans la vie des gens à un moment critique, d’urgence médicale ou psychologique, confie l’ambulancier. Je me suis déjà retrouvé avec un couteau ou face à un schizo, un drogué. Si vous saviez le nombre de gens qui ont des serpents, des chiens dangereux chez eux ! Et puis, il y a les agressifs à cause de l’alcool, des médocs, des difficultés familiales. On est vraiment au coeur de l’action. Ce métier me passionne, même sous-payé ! »

BRIGITTE LEMERY
roubaix@nordeclair.fr

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

Un transport assis qui relèverait d’un transport allongé en ambulance

Allez un bon gros coup de gueule pour changer du monde des Bisounours !

retro_2

J’aime mon métier et beaucoup de collègues tout comme moi partagent cette passion. On se bat pour changer l’image ternie de ce job, remettre les pendules à l’heure et informer au mieux des réalités de notre quotidien. Mais pourtant parfois on subit aussi des choses qui nous posent problème. Alors la critique publique est facile mais sommes nous les premiers responsables ?

Non puisque l’ambulancier transporte des patients avec une prescription médicale de transport rédigée par un médecin. On ne choisit pas pas on nous l’impose. Ce qui dans les grandes lignes est tout à fait logique sinon ce serait un grand n’importe quoi. Mais à cause de ce mode opératoire on rencontre aussi des situations ubuesques.

Ubuesques après avoir réalisé le transport; car sur le moment point question de se marrer car on pleure. On pleure devant la difficulté, on pleure en se demandant quel est le c… qui a pondu ça et si, ne serait qu’une minute il a pris conscience de l’autonomie et des possibilités physiques du patient.

Voici l’apparition d’un nouveau terme dans le champ lexical ambulancier. C’est un collègue qui a rédigé ces lignes et je dois dire que chacun d’entre nous l’a déjà fait. Sauf que lui, il met une définition sur cette pratique :

Ambucelle : ou Ambulance Sanitaire Légère dite Ambu.S.L;  terme utilisé pour un transport sanitaire qui semble ne pas être correspondant à la réalité du terrain. Il en existe 2 types :

Ambucelle de Type 1: 
Transport sanitaire prescrit en Ambulance mais qui aurait pu être transporté en V.S.L. . Le patient se mobilise seul, NE nécessitant PAS un transport en position obligatoirement allongée ou demi-assise, un transport avec surveillance par une personne qualifiée ou nécessitant l’administration d’oxygène, un transport avec brancardage ou portage ou un transport devant être réalisé dans des conditions d’asepsie. Dans ces cas la les 2 ambulanciers se préservent.

Ambucelle de Type 2: 
Transport sanitaire prescrit en V.S.L. mais qui aurait du être transporté en Ambulance.  Le patient ne se mobilise pas seul et il faut être minimum 2 pour lui faire monter les 5 marches pour atteindre son palier, et aurait donc nécessité un transport avec brancardage ou portage . Dans ce cas là, l’ambulanciers est seul….Vraiment seul…

Et bah aujourd’hui j’étais en V.S.L. et j’ai fait une Ambucelle de Type 2.

Si on lit bien ces lignes on se rend compte de l’abération de la prescription médicale de transport : I-N-A-D-A-P-T-E-E. Combien d’entre nous ont dû réaliser ce type de transport ? Combien d’entre nous ont dû refuser ce type de transport. Car l’ambucelle de type 2 c’est la pire. Celle où on se rend compte de la prise de risque en essayant de monter notre patient dans le véhicule. Qui peut à peine se mobiliser (quand il se tient debout c’est une chance) et donc nous oblige à prendre des risques inconsidérables.

A se faire mal aussi puisque en général le dos prend cher, très très cher. Et puis quand on réussit seul ou avec l’aide d’une équipe d’infirmières qui essaient de vous aider tant bien que mal il faut ensuite recommencer au domicile. Et là souvent tu pleures avant de commencer quand tu découvres la configuration des lieux.

Tu pleures encore plus quand personne ne t’attends au domicile, que le téléphone de madame michaud (la personne à contacter) ne répond pas et qu’il n’ y a pas un voisin à 10 kilomètres à la ronde. Que tu te creuses la tête pour te demander comment tu vas gérer et surtout en maximisant la sécurité de ton patient et la tienne.

Alors on peut passer pour des fraudeurs et des ce que vous voudrez mais en attendant quand on rencontre ce genre de situation on se demande qui se fout de la tête de qui ! ! ! Refuser le transport oui c’est une chose. Mais parfois le temps de se rendre compte, c’est trop tard. On ne va pas imposer au patient une autre manipulation supplémentaire. Vous avez eu des difficultés mais il est enfin installé confortablement. Donc l’ambucelle ou comment exploser de colère sur certaines situations.

Surtout quand on vient nous sermonner en nous disant :  » une ambulance ? mais non hors de question la dame elle peut voyager en VSL sans problème !  » Oui il y a des fois où j’ai l’impression qu’on me prend pour un lapin de six semaines… Je me sens transporteur de viande…

Merci à Benoit Fabien Clément Guinot pour avoir crée cette terminologie : Claire, efficace et subjective (repiqué aussi ça 😉 )

A toi éventuel détracteur

Ah oui : aux futurs détracteurs qui voudront me remettre à ma place d’exécutant : oui je ne suis pas médecin, non je n’ai pas effectué le cursus d’études de sept années et validé mon doctorat de médecine et non je ne suis pas habilité à prescrire un mode de transport médicalisé. Certes.

En attendant celui qui prend les risques au final c’est ma pomme. Celui qui va effectuer le transport c’est ma pomme. Et non je me contrefiche que ça rapportera plus ou non ça n’ira pas dans mon portefeuille : je suis ambulancier SALARIE et je pense en priorité à MA sécurité et la sécurité du PATIENT. Si vous n’avez toujours pas compris nous accueillons les volontaires pour des stages de découverte : venez découvrir mon quotidien !

Application secours mobile reflex

Secouriste magazine met en avant les ambulanciers

Secouriste Magazine et les ambulanciers

J’avais il y a quelques temps vu de la pub sur ce bel outil social qu’est Facebook. Avec lui dur de louper l’info si on sait faire abstraction des trois quart d’inutilités ou autre joyeusetés. Bref, j’avais vu que le dernier numéro de Secouriste magazine était dédié en partie aux ambulanciers. Je suis assez sélectif sur mes lectures et je me suis dit tiens, je ne connais pas je vais faire une pierre deux coups .

Je l’ai commandé et je viens de le lire en intégralité. Très bien rédigé et très intéressant. De très bons articles avec des références du monde médical qui leurs assurent un gage minimum de sérieux. Une équipe d’expert composée en majeure partie de médecins qui permettent ainsi l’accession à une information fiable. Chose très importante pour garantir la mise à jours de nos pratiques et de nos connaissances (une des raisons qui m’a poussé d’ailleurs à arrêter la publication sur certains sujets comme les pathologies; par manque justement de source médicale fiable).

secouriste magazine-ambulanciers

Le contenu est vraiment dédié aux ambulanciers sur ce numéro, comme le présente un extrait des articles que vous pourrez lire :

Interview
Luc de Laforcade, président délégué de la CNSA

Une garde avec…
Assistance Ambulances, Nantes (44)

Portrait
Sandrine Pinchard, ambulancière à Paris

Formation
Ambulanciers, une formation bien cadrée

Chef d’équipe
Ambulancier, un chef multifacettes
Par James Iacino

Juridique
Les ambulanciers à l’épreuve de la route
Par Antoine Bouriaud

Dossier
Ambulances et brancards : confort et sécurité

A ceci s’ajoute les nombreux articles qui vont intéresser tous les acteurs du monde de l’urgence. Franchement je vous le recommande il est très bien réalisé et les articles sont très intéressant. Si j’avais la capacité d’écrire comme eux…  Bon ils sont journaliste et moi loin de tout ça. Chacun son job ! Donc à recommander à tous et à recommander à vos collègues qu’ils soient ambulancier ou autre acteur de la chaine de soin et de secours

Pour le commander ou voire s’abonner à ce bimensuel : http://www.secouristemagazine.com/ Le numéro seul est vendu 8 euros. Une somme certes mais qui correspond aux prix des magazines de presse traditionnel.

La bioéthique

La bioéthique

Ces derniers temps j’avais un peu négligé la parution des fiches sanitaires et sociales. je reprends donc le cours de leur publication destinée à aider les futurs élèves préparant les sélections du concours d’ambulancier. je rapelle que ces fiches de synthèse ont été crée par une élève ambulancière qui a gracieusement mis à disposition son travail afin qu’il puisse servir à d’autres.

La bioéthique

En France les premières lois sur le sujet datent de 1994. Il a fallu 5 ans de plus pour que la réforme devienne une réalité. La loi de 2004 devait également être réformée en 2009, le processus est actuellement en cours. La bioéthique désigne l’étude des préceptes moraux qui doivent accompagner toute pratique médicale ou toute intervention biologique sur l’être humain depuis sa conception.

 Les enjeux

En 1975 la loi Veil autorise l’interruption volontaire de grossesse. En 1976, la loi Caillavet autorise le prélèvement des organes et des tissus sur une personne décédée. Une présomption de consentement est créée, les besoins sont grandissant. En 1988 la loi Artérioscléreuse est relative à la protection des personnes qui se soumettent à des essais biomédicaux. Des essais ou des expérimentations peuvent être menés sur des êtres vivants y compris sans bénéfice thérapeutique pour la personne qui s’y prête. Se posent alors les questions de savoir qui peut dire où sont les limites de la recherche mais aussi qui les fixe ? : la société, les politiques, les médecins ?

1994 : la bioéthique entre véritablement dans la législation française. Le respect du corps humain y est réaffirmé comme un principe fondamental auquel il ne peut être dérogé. Le don d’organes et la procréation médicalement assistée sont encadrés.

La loi de 2004 a réaffirmé les grands principes auxquels la société française était attachée : protection de la personne humaine, l’interdiction du clonage reproductif ou la conception in vitro d’embryon dans un but de recherche.

Aujourd’hui on entend parler de femmes accouchant largement après leur période de fécondité ou de demande de procréation médicalement assistée post-mortem (avec le sperme de la personne décédée). Ces pratiques sont parfois réalisées hors de nos frontières. Des bébés médicaments interrogent : les parents donnent naissance à un autre enfant mais avec l’intention première d’utiliser des éléments biologiques dans l’espoir de soigner un aîné.

La procréation médicalement assistée

Elle concerne les couples stériles. Un couple est dit stérile lorsqu’il n’a pas pu avoir d’enfant après 2 ans de relations sexuelles non protégées. Elle concerne aussi les couples porteurs d’une maladie génétiquement transmissible. Plusieurs méthodes sont possibles : réimplantation du sperme du conjoint ou des embryons du couple, donneur de sperme ou d’ovocyte pour créer un embryon. Le don est anonyme en France et aucun lien entre le donneur et l’enfant n’existera. Ces méthodes peuvent faciliter la procréation mais ne sont que rarement couronnées de succès.

En France il existe des limites à ce recours :

  • le couple doit être en âge de procréer
  • un nombre limité de tentatives est remboursé par la sécurité Sociale
  • le nombre d’embryons réimplantés est limité à 3 mais les médecins en conseillent 2,

Un certain nombre de couples ne remplissant plus ces conditions vont à l’étranger pour bénéficier d’une procréation médicalement assistée. Espagne et Belgique sont les destinations courantes. Les couples porteurs d’une maladie génétiquement transmissible peuvent bénéficier d’un diagnostic préimplantatoire. On vérifie si les embryons sont porteurs du défaut génétique. Sont réimplantés uniquement les embryons sains.

La recherche sur l’embryon

Elle a été interdite en France par la loi de bioéthique du 6 août 2004, toutefois des exceptions sont possibles pour des recherches à finalité thérapeutique dans des conditions très contrôlées. Les recherches se font alors sur les embryons surnuméraires conçus lors de la fécondation in vitro. Les parents peuvent les céder à la recherche car ils ont abandonné leur projet parental ou parce qu’ils ne remplissent plus les conditions d’une PMA. Les contrôles sont effectués par l’agence française de biomédecine à chaque étape du processus de recherche. En cas de non respect de la législation l’agrément est retiré au laboratoire qui ne peut plus faire de recherches.

La question aujourd’hui se pose d’autoriser plus largement la recherche sur l’embryon. Elle l’est dans d’autres pays. L’intérêt se pose sur les cellules souches embryonnaires qui peuvent engendrer tout type de cellules humaines et donc de permettre leur compréhension pour un grand nombre de recherches. Grâce à elles récemment une équipe de chercheurs à découvert comment réparer les cellules des grands brûlés. Le sang du cordon ombilical suscite les convoitises. Issu du placenta, il est prélevé directement après la naissance de  l’enfant. Riche en cellules souches hématopoïétiques (qui donnent naissance aux cellules du sang) il permet de guérir des maladies du sang ainsi que la moelle osseuse. Si les parents en font don il est congelé dans une banque de sang pour être utilisé pour un malade compatible.

Certaines banques de sang sot privées et proposent aux parents de conserver ce sang de cordon moyennant une somme déterminée. Le sang du cordon est alors conservé pour la personne elle-même ou pour son entourage éventuellement.

Le clonage humain

Il est interdit en France car contraire au principe fondamental de respect de la personne et de son intégrité. Il est qualifié de crime contre l’humanité quand il s’agit de clonage reproductif. Les auteurs encourent une peine de 30 ans d’emprisonnement et de 7,5 millions d’euros d’amende. Le clonage humain thérapeutique est également interdit. Dans le cadre du Conseil de l’Europe un protocole additionnel interdit le clonage humain. Il a été signé en 1998 à Paris. Le clonage est considéré comme une menace pour l’identité de l’être humain. Le clonage des cellules et tissus est mondialement considéré comme une technique biomédicale précieuse et éthique ment acceptable. Dans certains pays il n’existe pas de loi interdisant le clonage humain : USA ou Chine par exemple. Toutefois ces laboratoires ne peuvent recevoir d’aides financières publiques. Au niveau international, la déclaration universelle sur le génome humain interdit expressément le clonage humain en 1997.

La gestation pour autrui

Est implanté dans l’utérus de l amère porteuse l’embryon du couple infertile. Un certain nombre de législation dont celle de la France considère la mère de l’enfant comme étant la femme qui en accouche. La pratique des mères porteuses les oblige à abandonner l’enfant qui est ensuite adopté par le couple qui a donné l’embryon. En France la gestation pour le compte d’autrui est strictement interdite selon une disposition du code civil.

Ce thème n’est actuellement pas à jour de par l’évolution logique des choses : les gouvernements se sont succédés et donc les textes en vigueur, les études, etc ont beaucoup évolués. Si vous souhaitez maintenir vos acquis à jour sur ce sujet je vous invite à effectuer quelques recherches pour visualiser les nouveaux éléments.

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

Ambulancier, la lettre du médecin ouvrir ou non ?

Ambulancier, la lettre du médecin ouvrir ou non ?

La lettre du médecin et l’ambulancier : quelques rappels sur des notions primordiales

sac_intervention_2

Ambulancier

Un ambulancier est un professionnel de santé (Code de la Santé Publique, quatrième partie, livre III, titre IX, article L4393-1 à 7) qui a pour rôle la prise en charge et le transport de malades, de blessés ou de parturientes dans des véhicules de transport sanitaire adaptés pour des raisons de soins ou de diagnostic.

Il administre si nécessaire les premiers secours seul ou assisté d’une équipe médicale.

Secret de la correspondance

Le secret de la correspondance est un droit au maintien du caractère privé et secret des correspondances. Il est accordé par les réglementations de la plupart des pays. Il s’applique aux correspondances dont l’expéditeur pouvait attendre qu’elles bénéficient d’un minimum de confidentialité. En général, il s’applique aux courriers postaux et aux courriers électroniques.

Une correspondance est en général définie comme toute relation par écrit entre deux personnes identifiables, qu’il s’agisse de lettres, de messages ou de plis ouverts ou fermés. Il y a violation du secret de la correspondance lorsqu’une tierce personne prend connaissance, sans le consentement préalable de l’émetteur, d’un courrier à caractère privé. Une correspondance reste la propriété intellectuelle de son auteur bien que le support physique soit la propriété du destinataire.

  • Art. 226-15. — Le fait, commis de mauvaise foi, d’ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d’en prendre frauduleusement connaissance, est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

    Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner, d’utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l’installation d’appareils conçus pour réaliser de telles interceptions.
  • Art. 432-9. — Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, d’ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, le détournement, la suppression ou l’ouverture de correspondances ou la révélation du contenu de ces correspondances, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

    Est puni des mêmes peines le fait, par une personne visée à l’alinéa précédent ou un agent d’un exploitant de réseau ouvert au public de communications électroniques ou d’un fournisseur de services de télécommunications, agissant dans l’exercice de ses fonctions, d’ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, l’interception ou le détournement des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications, l’utilisation ou la divulgation de leur contenu.

Secret médical

« Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant.

Excepté dans les cas de dérogation, expressément prévus par la loi, ce secret couvre l’ensemble des informations concernant la personne venues à la connaissance du professionnel de santé, de tout membre du personnel de ces établissements ou organismes et de toute autre personne en relation, de par ses activités, avec ces établissements ou organismes. Il s’impose à tout professionnel de santé, ainsi qu’à tous les professionnels intervenant dans le système de santé.

Deux ou plusieurs professionnels de santé peuvent toutefois, sauf opposition de la personne dûment avertie, échanger des informations relatives à une même personne prise en charge, afin d’assurer la continuité des soins ou de déterminer la meilleure prise en charge sanitaire possible. Lorsque la personne est prise en charge par une équipe de soins dans un établissement de santé, les informations la concernant sont réputées confiées par le malade à l’ensemble de l’équipe.

Afin de garantir la confidentialité des informations médicales mentionnées aux alinéas précédents, leur conservation sur support informatique, comme leur transmission par voie électronique entre professionnels, sont soumises à des règles définies par décret en Conseil d’État pris après avis public et motivé de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

Ce décret détermine les cas où l’utilisation de la carte professionnelle de santé mentionnée au dernier alinéa de l’art. L161-33 du code de la sécurité sociale (CSS) est obligatoire.

Le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir la communication de ces informations en violation du présent article est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 EUR d’amende.

En cas de diagnostic ou de pronostic grave, le secret médical ne s’oppose pas à ce que le famille, les proches de la personne malade ou la personne de confiance définie à l’art. L1111-6 reçoivent les informations nécessaires destinées à leur permettre d’apporter un soutien direct à celle-ci, sauf opposition de sa part.

Le secret médical ne fait pas obstacle à ce que les informations concernant une personne décédée soient délivrées à ses ayants droit, dans la mesure où elles leur sont nécessaires pour leur permettre de connaître les causes de la mort, de défendre la mémoire du défunt ou de faire valoir leurs droits, sauf volonté contraire exprimée par la personne avant son décès.»

— Article L1110-4 du Code de la santé publique2

  • L’art. L1110-4 alinéas 2 et 3 CSP admet la notion de secret partagé par une équipe soignante.
    Par extension, sont admis à partager une partie du secret, les médecins des organismes sociaux, afin de permettre aux assurés un remboursement des prestations.
  • Par ailleurs, l’art. L1111-6 a introduit la notion de personne de confiance et l’art. L1110-4 alinéa 6 a autorisé celle-ci à recevoir les informations nécessaires destinées à permettre d’apporter un soutien direct au patient en cas de diagnostic ou de pronostic grave.
  • Enfin, l’art. L1110-4 alinéa 7 ; s’agissant d’une personne décédée, cet article a défini trois motifs de dérogations du secret vis-à-vis des ayants droit, à savoir : connaître les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt ou faire valoir leurs droits, sauf volonté contraire exprimée par la personne avant son décès (nous rappelons que le secret persiste après la mort).

Secret partagé

Selon le code de déontologie médicale français, les professionnels de santé qu’ils soient médecinschirurgiensdentistespharmacienssages-femmesinfirmiers ou infirmièresaides-soignants, ambulanciers, secrétaires médicaux, technologues en imagerie médicale (manipulateurs),technologistes médicaux sont contraints de taire les informations personnelles concernant les patients qu’ils ont recueillies au cours de leur activité.

Il ne s’agit pas seulement des observations qu’ils ont pu faire, mais aussi des déductions qu’ils ont pu tirer de leurs observations. Toute entorse peut être sanctionnée par les institutions professionnelles dont ils dépendent (le conseil de l’Ordre, par exemple), mais aussi par le tribunal de grande instance.

Le médecin est le dépositaire du secret médical concernant son malade. Mais le secret médical n’est pas en principe opposable au malade qui en reste le « propriétaire ». En effet, un patient ne peut décider de délier le médecin de son secret médical, même sur des informations le concernant du moins en droit pénal. Mais en droit civil, le médecin délivre des informations médicales aux patients eux-mêmes, ou à leur représentant légal (cas des enfants).

Ce petit rappel législatif bien soporifique s’avérait nécessaire afin de faire comprendre à tous que dans le système législatif il existe des dispositions bien précises concernant les informations médicales. Ces éléments sont indispensable afin de bien prendre en compte la suite de cet article.

Pourquoi l’ouverture du courrier suscite autant de débat ?

Très longtemps, et ça dure encore, le médecin était considéré comme le seul détenteur de l’information médicale. Sauf qu’avec le temps la collaboration avec le personnel médical et paramédical a pris une proportion importante pour assurer au patient une continuité des soins de qualité afin de lui garantir la meilleure prise en charge possible.

Chaque acteur, parmi les professionnels de santé, a donc envers ce secret des droits et des devoirs auxquels il ne doit surtout pas déroger sous peine de faute professionnelle grave. Chaque professionnel de santé adhère donc à un code de déontologie. Les ambulanciers sont des professionnels de santé et ont donc obligation à se confronter à ce devoir. Actuellement on retrouve encore nombre de personnels de santé qui s’offusquent que l’ambulancier ait pu oser lire un courrier issu d’un médecin.

C’est aussi à mon sens une attitude dû à une connaissance très limitée de notre champs de compétences et de notre quotidien. Je vais tenter de donner une explication à la nécessité ou non d’ouvrir ce fameux courrier.

Pourquoi l’ouverture du courrier pose des problèmes aux ambulanciers ?

Parce que l’ambulancier est un professionnel de santé. Il intervient souvent au chevet du patient sur appel d’un médecin traitant. En règle générale ce même médecin a souvent quitté les lieux à leur arrivée et laisse un courrier destiné au service des urgences.

Ce courrier reprend très souvent l’intégralité des informations nécessaires à la prise en charge du patient : bilan circonstanciel, constantes, antécédents médicaux, traitement etc. Pour faciliter la prise en charge et le transport, l’ambulancier se doit de réunir tous les éléments. Cela permet d’adapter son attitudes, ses gestes, le matériel à utiliser, la surveillance à effectuer.

On transporte des êtres humains et non des quartier de viande froide. Trop souvent encore, on reproche à l’ambulancier d’avoir pris connaissance d’informations dites interdites d’accès à des non-médecins ou encore que la quasi totalité des courriers renferment des données inutilisables par l’ambulancier et destinées à des docteurs en médecine. Cela est assez marrant puisque parfois ce sont des non-médecins qui vous le reproche et; qui au moment où ils vous font la remarque, lise son contenu…

C’est un sujet qui fait douter beaucoup d’ambulancier faute de données accessibles à tous. L’ouverture ou non du courrier c’est un peu le même problème des signaux sonores et lumineux dans le cadre d’une urgence : ais je le droit de même si… Donc pour favoriser la compréhension je vais partager avec vous les données en ma possession.

Donc au final je fais quoi ? j’ouvre ou non ? Indispensable ?

Dans 90% des cas si votre évaluation clinique est fait de façon correcte, si vous avez bien fait le tour de tout, posé les bonnes questions, rédigé votre fiche bilan (oui même avec courrier on établi sa propre fiche bilan car l’état du patient a peut être évolué) vous avez en main toutes les clés nécessaire à une bonne prise en charge. Ensuite cela reste propre à chacun. Vous avez des doutes, vous n’ êtes pas certains de la fiabilité des éléments recueillis ? Ouvrez ! et dans tous les cas de figures : le centre 15 reste votre référent en la matière.

Même si un courrier est présent vous ne transporterez pas un patient que vous jugez instable. Le médecin régulateur sera à même de vous apporter les éléments et surtout de décider de ce que vous allez entreprendre. Chaque cas reste particulier car chaque être humain est particulier. Aucuns cas ne se ressemble. Donc pour ma part je n’ouvre pas systématiquement (transport sanitaire classique en vue d’hospi etc etc).

Souvent pas besoin d’ouvrir puisque le courrier est là devant vos yeux sans enveloppe avec la prescription médicale il vous suffit de lire. Ensuite c’est aussi une attitude propre à chacun en fonction du patient rencontré, le contexte etc. Donc il n’existe pas d’algorithme prédéfini.

Je vous rapelle que vous êtes des professionnels de santé malgré ce que l’on pourra vous dire ailleurs. Vous êtes formés à établir une évaluation clinique avec fiche bilan dans le cadre d’une prise en charge en urgence. Vous disposez des moyens techniques destinés à cet usage ainsi que votre capacité à raisonner, analyser etc. Servez vous en ! Rien ne vaut en premier lieu une appréciation personnelle avant de la confronter à d’autres éléments pour infirmer ou confirmer vos doutes

Cet article ne doit pas devenir parole d’évangile !!!! Je suis peut être dans l’erreur sur certains points

Dans quel cas j’ouvre ou je n’ouvre pas

Cas numéro un

Vous arrivez chez le patient en vu d’un transport sanitaire. Je précise bien non urgent. L’ambulancier n’aura aucunement besoin de prendre connaissance du courrier. Le patient est hospitalisé ou se rend à une consultation. On va donc se renseigner sur les éventuels problèmes de santé que le patient nous raconteras ou son entourage direct.

Ce afin de pouvoir adapter la prise en charge et permettre à ce même patient d’être pris en charge avec les critères de sécurité et de confort indispensables. Il n’ y a pas de notion d’urgence à ce sujet. On s’occupera donc de connaitre son autonomie, la présence ou non de douleurs, leurs localisations etc. Pour un transport en sécurité et apportant un confort optimal.

Cas numéro deux

Vous agissez dans le cadre d’une urgence qu’on appelle communément dans le jargon : urgence médecin. Vous êtes sur les lieux et vous trouvez un courrier laissé sur la table par le médecin traitant. Ce courrier est cacheté et est destiné au Docteur DUPONT LAJOIE, adjoint au chef de clinique, ancien interne des hôpitaux x et assistant de l’assistant du Professeur BIDULE.

Interdiction d’ouvrir ce type de pli. Pourquoi ? Si vous n’avez pas compris vous n’avez pas lu l’introduction : ce courrier à l’intention d’une personne identifiable par son nom et fonction relève du secret de la correspondance. L’ouvrir reviendrait à commettre une faute professionnelle. Si le praticien a quitté les lieux vous devez appliquer le mode opératoire traditionnel : à savoir un bilan complet avec prises de constantes, un bilan circonstanciel, une recherche d’antécédent etc etc. Si vous jugez que vous ne pouvez assurer le transport sans risques on appelle le centre 15.

Cas numéro trois

Toujours dans le cadre d’une urgence médecin, vous arrivez etc. Le praticien est encore sur les lieux. Pas besoin d’ouvrir le courrier le médecin doit être en mesure de vous donner les détail. Je précise bien DOIT ! On ne prend pas en charge un patient avec pour seul encouragement : emmenez le aux urgences et ne posez pas de questions.

Pour faciliter la prise en charge et être en mesure de transmettre les informations au service des urgences vous devez partir avec les recommandations du médecin transmises de façon orale. Il est certain que si c’est une hospitalisation non programmée avec un passage par les urgences en vue d’une orientation vers un service court ou moyen séjour de la structure de soins pas besoin de demander un roman.

On se renseigne sur les risques potentiels éventuels à court terme, la présence d’une pathologie demandant une prise en charge particulière, l’administration ou non d’oxygène… Aucun besoin dans ce cas d’avoir connaissance du dossier médical du patient. L’accès à l’information doit se limiter à celle indispensable pour votre prise en charge.

Si le médecin refuse ou vous prend pour des livreur de colis installez le patient dans votre ambulance et établissez systématiquement un bilan avant départ. Vous devenez responsable du transport et du patient. A vous donc d’établir les éléments indispensables à sa sécurité et à son état.

Cas numéro quatre

Vous arrivez toujours chez le patient etc. Pas de médecin, juste un courrier cacheté ou non, sous enveloppe ou non adressé au service des urgences ou autre titre du même acabit. Pas de nom. Vous pouvez l’ouvrir, vous êtes professionnels de santé et donc vous vous soumettez au respect du droit médical et donc à respecter la confidentialité des informations.

Vous ne violez pas le secret de la correspondance puisque aucune mention nominative n’est inscrite. Vous ne commettez aucunes fautes ! La législation est claire vous ne violez pas la correspondance privée étant donnée que le courrier n’est pas destinée à une personne identifiable.

Cas numéro cinq

Toujours en urgence, le courrier est là, cacheté, mais au nom du fameux Docteur DUPONT LAJOIE, adjoint au chef de clinique, ancien interne des hôpitaux x et assistant de l’assistant du Professeur BIDULE. Décidément celui là… Le patient semble instable, la communication est complexe voire inexistante. Si j’ouvre ce courrier je suis dans la faute. Que faire ? L’appel au centre 15 !

Via le centre 15 vous expliquez les faits, détaillez votre bilan et mentionnez la présence de ce courrier destiné au Docteur… Si le médecin régulateur vous demande de l’ouvrir et de lui lire vous êtes légalement couvert car le courrier est ouvert à la demande du centre 15. La nécessité d’ouverture est donc justifiée par une situation d’urgence et est demandée par un docteur en médecine responsable du centre 15.

Pourquoi cet acharnement à vouloir ouvrir ce courrier ?

On parlera ici d’une intervention dans un cadre urgent (tout degrés confondus). Tout d’abord je parle à titre personnel : je suis ambulancier diplômé. Je suis donc un professionnel de santé consciencieux. Je mets en application au quotidien les gestes et techniques que l’on m’a appris afin d’assurer la prise en charge de mon patient de façon qualitative.

Je ne bosse pas chez UPS, Maitre cochon ou encore DHL. Je ne transporte pas de colis. Je ne prends donc pas mon patient sous le bras pour le jeter sur le brancard et le benner au service des urgences. Je suis un professionnel qui agit comme tel.

Pour effectuer ma prise en charge je dois donc évaluer l’état de mon patient et juger si oui ou non il est transportable. Pour évaluer son état j’ai à ma disposition de nombreuses ressources : connaissances, évaluation clinique, constantes, interrogatoire, recherche d’éléments et ET : peut être le courrier du médecin passé quelques minutes plus tôt.

L’ouvrir me permet de : savoir pourquoi je suis là et qu’est ce que mon patient a comme soucis de santé néccessitant un transport. Depuis combien de temps est il comme ça. Est ce une pathologie pouvant entrainer un risque potentiel durant le transport ? Dois je effectuer une surveillance particulière ?

On va me dire : mais si vous faites votre bilan comme d’habitude vous aurez ces éléments ! Vrai et Faux. Il est possible que certains éléments ressortent ou non. Il est possible que mon patient communique ou non voire mal. Il est possible que mon patient n’ais pas les bonnes notions relatives à son état de santé ou/et au problème du moment. Que l’entourage vous induise en erreur. L’entourage on doit en faire abstraction et se concentrer sur le patient mais quand le patient est dans l’incapacité de communiquer ou n’est pas orienté, confus… Ou encore que les réponses sont trop évasives…

  • Je suis malade du coeur
  • Je buffe docteur je buffe depuis quat’jours
  • Oh vous avez j’ai plein d’trucs qui vont pas, j’vois des docteurs tous les jours : un pour l’coeur, l’aut pour ma goutte
  • Vous avez y’m connaissent depuis l’temps à l’hôpital
  • L’docteur y’m’a rien dit, chais pas c’que j’ai, ptet le coeur ou la tête ! Vous savez à mon âge y’a plus grand chose qui marche bien…

Par contre si dans le courrier les dernières constantes sont notées (je peux effectuer une comparaison entre elles et mes données), le circonstanciel est précisé (dyspnée depuis ce matin 3h avec  présence de crépitement), les antécédents ( monsieur x est suivi pour …).

On gagne du temps, on fait le lien plus facilement avec les éléments et on a la possibilité d’adapter parfaitement sa prise en charge, cibler plus rapidement les critères de surveillance les plus important.  Et éviter de commettre une faute éventuelle. Sans oublier tous les éléments concernant un possible risque infectieux ou contagieux nécessitant une aseptie rigoureuse et des mesures de protection de l’équipage.

Et dans 99% des cas ce courrier sera ouvert par l’infirmière responsable de l’accueil des urgences. Autant éviter des surprises à l’arrivée si il est mentionné des éléments particuliers qui pourrait vous rendre responsable d’une faute.

Et le patient dans tout ça ?

Pour terminer tranquillement je vous rappellerait que le patient est le seul à pouvoir autoriser ou non l’accès à ses informations. Le patient, on l’oublie souvent, a des droits fondamentaux que nous sommes tenus de respecter. La loi du 4 Mars 2002 relative au droit du patient existe à ce jour dans ce sens. Donc si vous doutez ou autre sachez que le patient peut vous autoriser à prendre connaissances de ce courrier puisque il recense des informations qui le concernent.

Personne ne pourra l’empêcher de vous autoriser à y accéder. Le droit du patient est une notion importante que tout professionnel de santé se doit de respecter ! Toujours aussi important le fait de poser au patient la question si il vous autorise ou non à prendre connaissance des informations. Si vous expliquez les motifs de cette démarche rares sont ceux qui vous refuseront ce droit. Surtout si vous expliquez que vous êtes tenu au respect du secret médical comme toute profession de santé.

Alors oui mais…

Je sais qu’ à la lecture de cet article il y aura des mails, commentaires  qui vont fuser sur les incohérences, erreurs dans l’article etc. Pas de soucis j’ai l’habitude. Je sais qu’il ya des domaines sensibles auxquels on ne doit pas toucher. Je ne suis pas docteur en médecine ni juriste etc.

Je suis simple ambulancier diplômé. Chacun aura son avis sur la question. Il n’existe à ce jour ; ou alors cela n’a pas été porté à ma connaissance, moi misérable petit ambulancier transporteur de colis pardon de patient; de textes clairs sur la question de l’ouverture de ce fameux courrier médical. Je ne fais que dresser une analyse personnelle, que d’autres collègues partagent, à mon avis, largement sur cette question épineuse ainsi que d’autres professionnels (formateurs, IDE, juriste etc).  

Je me doute que ma parole pourra être mise en doute ce que je conçois bien entendu. Je ne suis pas un puits de savoir et je suis peut être dans l’erreur. Donc j’invite cordialement, les personnes les plus compétentes, en matière de connaissances et de fonction à me contacter pour m’aider à affiner cet article (médecin, juriste etc etc).

Je n’ai pas rédigé cet article de façon légère. Il est le résultat de plusieurs tentatives ces dernières années qui ont finit à la corbeille faute d’oser le publier. Pourquoi ? Parce que je n’ai aucune matière solide pour avancer les choses du type : c’est comme ça point à la ligne et pas de discussions possibles.  Evidemment quand on ne maitrise pas on n’en parle pas. Oui mais… c’est un sujet qui revient souvent dans la profession et il serait peut être temps que ça devienne plus clair pour tout le monde. Donc faute d’élément on adapte son comportement pour faciliter notre quotidien.

L’ambulancier est avant tout un professionnel de santé

On est professionnels de santé et on met tout en oeuvre pour que le travail soit bien fait et que le patient puisse être transporté dans les meilleures conditions possible. Au passage j’ai volontairement omis d’imager les nombreuses situations avec des exemples vécus qui auraient pu illustrer de façon explicative le pourquoi du comment nous ouvrons les courriers des médecins et ses conséquences positives ou non. Les avis divergent. Je ne suis pas là pour faire l’apologie du oui ou non l’ambulancier est en droit de…

J’apporte juste des éléments de réponses. Rien n’est imposé. Faites comme vous jugez au vu de la situation rencontrée. comme dis plus haut si votre job est bien fait vous n’avez pas forcément besoin du contenu du courrier mais ça peut aider fortement dans certains cas à aller doit au coeur du problème.

Mais à toi visiteur je te laisse la possibilité de donner ton opinion via les commentaires. Ainsi tu contribueras à la compréhension de cet article par les jeunes ambulanciers fraichement diplômés. Mais aussi à corriger ou enrichir cet article afin de réaliser une solide base de connaissance sur le sujet. Plus les éléments fournis seront solide plus la raison d’exister de cet article sera facilitée.

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 4

Dernier article du dossier Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. On abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

Les épreuves d’admissibilité et d’admission

ambulance_entrance_2

Je vous le redis : il y a assez d’articles disponibles sur la préparation de ces épreuves et je vous invite à les lire. A vous procurer des ouvrages de préparation et vous remettre au boulot. Surtout si vous avez quitté le cursus scolaire depuis un moment. Ce n’est pas si évident les premiers temps de se remettre à réviser, calculer sans calculette comme au primaire, ou encore de faire des synthèses de textes… 

Vous faites partie des malheureux qui sont obligés de passer l’épreuve écrite. Rassurez vous moi aussi je suis passé par là. Je ne vais pas revenir sur le contenu, vous trouverez un article avec des exemples concret.

Rappelons juste que cette épreuve comporte :

Français : sujet de niveau du brevet des collèges permettant au candidat à partir d’un texte de culture générale d’une page maximum portant sur un sujet d’actualité d’ordre sanitaire et social, de dégager les idées principales du texte et de commenter les aspects essentiels du sujet traité sur la base de deux questions maximum. Cette partie est notée sur 10 points et a pour objet d’évaluer les capacités de compréhension et d’expression écrite du candidat. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Arithmétique : le sujet porte sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. Il ne peut être fait appel pour cette épreuve à des moyens électroniques de calcul. Cette partie a pour objet de tester les connaissances et les aptitudes numériques du candidat. Elle est notée sur 10 points. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Sont déclarés admissibles, les candidats ayant obtenu une note égale à 10 sur 20 à l’épreuve écrite sans note éliminatoire à l’un des deux sujets. Suite à la correction une liste est publiée avec le nom des candidats autorisés à présenter l’épreuve d’admission orale. Donc vous avez réussi avec succès l’écrit ou vous faites parties des chanceux qui accèdent directement aux épreuves d’admission orale. Donc pareil vous avez de la matière pour évaluer le contenu de l’épreuve sur le site je ne vais pas revenir dessus.

Un seul mot d’ordre : préparez vous, entrainez vous. Ne soyez pas trop confiant en vous ! Un concours même simple ça se prépare et on ne débarque pas là les mains dans les poches en sifflant la marseillaise. Après c’est vous que ça regarde. Soignez votre présentation : tenue vestimentaire, coiffure etc. L’image que l‘on apporte de soi est un élément important et peut indirectement influencer le jury. Donc attention. Lorsque toutes les épreuves sont terminées et après délibération d’une commission les résultats seront proclamés : liste principale et liste complémentaire. Ces fameuses listes je les ais détaillé auparavant.

L’entrée en institut

Voilà : vous allez intégrer une session de formation et je ne saurais que vous en féliciter. Au programme : pas mal de choses : anatomie, physiopathologie, gestes de secours et d’urgence, mise en situation, ergonomie pour vos postures et la sécurité/confort du patient, hygiène, règlementation, (mmmmh c’est la partie la plus soporifique ;p) communication etc. Le tout entrecoupé de stages comme annoncé. Investissez vous ! Posez des questions, assurez vous d’avoir bien compris chaque cours.

Concernant l’organisation des cours elles diffèrent plus ou moins selon les organismes. Si le contenu est identique pour tous, les méthodes diffèrent donc je ne peux vous expliquer plus sur ce sujet. Vous serez dans un processus de formation et d’apprentissage. Vous rencontrerez peut être des « difficultés » au départ si vous n’êtes pas retourné en formation depuis un moment mais c’est un processus tout à fait normal.

L’apprentissage massif d’informations sur un domaine inconnu est vite bourratif mais ça va passer et vous allez trouver rapidement un rythme de progression propre à chacun. On n’emmagasine pas les informations de la même façon. Chacun possède son propre rythme et sa propre façon d’apprendre. Surtout si vous rencontrez trop de difficultés faites en part à votre équipe de formateurs pour vous aider à trouver une solution adaptée.

En règle général vous alternerez les cours théoriques avec des cours de mise en situation pour favoriser la mise en place de la théorie. Lors des exercices de mise en situation lancez vous et ne restez pas timidement derrière vos collègues. La meilleure façon d’apprendre c’est de pratiquer, pratiquer et encore pratiquer. Ne vous réfugiez pas derrière des « je ne suis pas certain de moi » ou « je connais encore mal le sujet ». Plantez vous allez y, ce n’est pas grave. Les erreurs sont forcément formatrices après analyse de ces dernières par les formateurs. Plus vous pratiquerez, plus vous serez à l’aise. Il ne faut pas se baser sur le regard des autres.

C’est quelque chose de gênant au départ pour certains (« je vais me planter », « qu’est ce qu’ils vopnt penser de moi » etc ) mais il faut dépasser ce stade et ne pas rester dans son coin. Il ne faut pas oublier que la validation des modules en fin de formation c’est d’abord des épreuves de mises en situations sous l’oeil d’un jury. Donc si en plus du stress vous manquez de pratique vous irez dans le mur.

Apprenez à vous sentir à l’aise. Apprenez à connaitre vos collègues et à échanger avec eux sur vos doutes, votre manière de procéder. Interpellez les formateurs lorsque vous doutez. Il ne faut pas rester avec une question ou un doute. Vous allez prendre en charge des êtres humains et donc la marge d’erreurs doit être inexistante.

Durant le cursus vous aurez des stages à effectuer on va lister ce que vous allez rencontrer :

Stage en entreprise : deux semaines. Vous allez apprendre réellement votre rôle, mettre en applications les compétences et apprendre à connaitre votre rôle dans l’équipe. La première semaine est souvent difficile car l’expérience personnelle est forcément limitée. Ne vous inquitétez pas c’est normal. Prenez des initiatives et surtout si votre collègue va trop vite demandez lui de ralentir pour vous permettre de mettre en applications des gestes et techniques. Idem si vous le voyez utiliser des techniques que vous maitrisez mal ou pas du tout. Vous formez une équipe et cette équipe doit être complémentaire.

Il est impératif que votre tuteur (référent dans l’entreprise) s’implique dans sa démarche. Si il n’est pas dans une démarche d’encadrement c’est à vous de lui en parler pour éventuellement changer. Tout le monde n’a pas la fibre pédagogique. Durant ce stage c’est à vous d’aller chercher l’info, de poser des questions, de demander à réaliser des gestes et techniques.

En entreprise les ambulanciers ont crée des automatismes qui font qu’on oublie souvent que l’élève en face de soi ne les a pas acquis. d’où l’importance pour l’élève de le rappeler afin d’avoir des techniques décomposées, une analyse de situation avant la prise en charge etc.

Stage en structure de soin : une semaine. Dans un service de l’hôpital, vous serez là pour apprendre et découvrir le fonctionnement du service et de la structure hospitalière, vous serez amené à découvrir le travail des différentes professions. Vous les aiderez au quotidien dans la réalisation de leurs actes. Intégrez vous, intéressez vous et demander à faire des choses. Ne restez pas dans votre coin et ne vous contentez pas de suivre bêtement.

C’est l’occasion d’apprendre beaucoup de choses : voir des examens, des techniques, apprendre la prise de constantes (tension etc), apprendre à mettre en application les pratiques d’ergonomie (durant une toilette, un transfert de lit au fauteuil etc), de poser vos questions à l’équipe médicale, de voir en situation des pathologies diverses, apprendre à communiquer avec les patients (communication verbale et non verbale). La durée est courte il faut donc être attentif aux situations intéressantes. Démontrez votre intérêt ! Un élève introverti sera mis sur le côté… On ne viendra pas forcément vous chercher par la main.

Stage au service d’urgence / SMUR : une semaine. Un des endroits où vous viendrez souvent ! Décryptez le fonctionnement (très important), pareil que pour le stage en structure : c’est l’occasion de voir de nombreuses choses, d’être à même de voir ce qu’il faut faire/ne pas faire : transmissions ambulancier-soignant, transfert des patients, communication etc. Montrez votre intérêt, demandez à participer car on ne viendra pas pour vous prendre par la main.

C’est un endroit passionnant (pour un élève je m’entends) où vous rencontrerez des pathologies, traumatismes que vous n’aurez peut être jamais l’occasion de revoir, mais aussi découvrir l’envers du décor, le détail de la prise en charge médicale (de l’arrivée du patient, à son orientation, la visite du médecin et le retour au domicile ou le déplacement dans un  service de soins).

Ne vous laissez pas enfermer dans un simple rôle de brancardier attention ! Rencontrez l’infirmière d’accueil et suivez avec elle son travail, analysez avec elle les éléments important qui vous seront demandés lorsque vous vous présenterez avec un patient. C’est une mise en situation réelle. Profitez en pour questionner les infirmier(ères), médecins sur vos doutes, questions ou autre lors de certains examens ou pathologies inconnues, sur le but de tel ou tel médicament, gestes, technique. Profitez en pour être curieux même si des éléments ne vous seront pas utile dans votre profession mais au moins utile pour vos connaissances personnelles.

L’évaluation de vos compétences

Au cours de vos stages vous serez systématiquement évalué sur la maitrise ou non de vos compétences. La fiche d’évaluation comporte une grille. Sur cette grille chaque module de formation possède une liste de compétence à acquérir avec une notation qui va de non maitrisé à matrisé en passant par « en cours d’acquisition » etc.

Votre référent de stage évaluera avec les personnels qui vous ont encadré les différents points. A vous donc de faire en sorte avant le stage de faire un bilan de ce que vous devez maitriser ou encore ce qui pose problème. Reste ensuite à travailler sur le sujet et demander à votre encadrement de vous aider à progresser. fixes vous une liste d’objectifs.

Cette évaluation est primoridiale. Elle entre pleinemnt dans la validation finale de votre diplôme donc soyez attentif durant les stages. La durée est courte donc à vous de faire ce qu’il faut pour démontrer votre intérêt et votre maitrise. Il est bien évident logique que suivant la période à laquelle vous serez en stage vous n’aurez pas acquis 100% de vos compétences puisque la formation ne sera pas terminée. Mais pas d’inquiétudes votre équipe de formation saura vous préparer à cela. A vous aussi de rappeler à quel niveau de connaissances vous vous situez.

La validation des modules

Pour la validation des modules c’est propre à l’organisation de chaque institut. Un seul conseil de mise : révisez, pratiquez jusqu’ à ce que chaque geste et technique soient devenus un automatisme. Apprenez la curiosité pour interroger votre patient-collèguequifailavictime. Apprenez à hiérachiser vos bilans jusqu’à ce que ça devienne le geste le plus naturel du monde.Le module règlementation est à part : par coeur ou rien du tout. Lui vous le bossez, vous dormez avec vos cours vous avalez vos fiches bristols si il le faut. C’est du par coeur du début à la fin.

Pas de méthode miracle pour réussir si ce n’est BOSSER ! Et encore vous aurez de la chance si vous loupez une validation vous aurez droit à une séance de rattrapage bande de pistonnés… C’est l’avvantage de cette formation on vous offre une seconde chance de repasser vos modules.

La validation des modules est toujours une période de stress. mais logiquement si vous avez bien suivi les conseils vous aurez tellement mangé de TP que vous aurez normalement commencé à créer des automatismes qui vous faciliteront les choses durant la prise en charge. Seul le module 6 sera validé en entreprise de transport sanitaire puisque son contenu réfère directement à tout ce qui touche à la conduite, code de la route, mécanique de base etc.

La validation du diplôme

Vous avez validé chaque module ? Félicitations mais tout n’est pas encore fini J Non puisque une commission va se réunir au cours de laquelle seront étudiés vos notes acquises lors du passage des modules et d’un bilan de vos compétences issues de vos stages pratiques. Une moyenne sera définie et vous serez ou non Diplômé d’Etat. Pour pouvoir commencer à travailler il vous faudra attendre la remise officielle du diplôme. Sans lui hors de question de poser vos fesses dans une ambulance. Si vous le faites vous serez hors la loi et le patron avec donc on prend des vacances et on attend sagement.

Dénicher un emploi

Si vous vous êtes bien débrouillé, il est possible, je dis bien possible, que l’entreprise où vous avez effectué vos stages vous propose un poste. Donc là en général vous êtes souvent au courant depuis un moment donc bénéfice pour vous. Souvent les entreprises affichent dans les instituts les offres d’emploi. Avec ça le monde de l’ambulance est très très petit.

Les infos circulent vite sur l’entreprise à fuir ou l’entreprise qui respecte l’accord cadre ou encore l’entreprise modèle. Bref je vous invite à bien étudier la question pour ne pas intégrer une entreprise où vous serez déçu en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et vous dégouter simplement de la profession. Informez vous, démarchez avec des cv. Présentez vous en personne et évitez d’envoyer des courriers.

Le démarchage physique est apprécié et il se peut que vous ressortiez du bureau avec un exemplaire de votre futur contrat. Sachez aussi que vous n’êtes pas mariés à l’entreprise et que votre délai de préavis n’est que de huit jours. Donc si vous ne vous intégrez pas où si la politique de l’entreprise ne correspond pas à vos attentes en matière de qualité…

Pour débuter rien ne vaut une entreprise de ville : la charge de travail est différente et plus concentrée mais c’est là aussi où vous serez en mesure de voir le plus de chose très rapidement. Avec tout ça vous avez un avantage : vous êtes géographiquement libre avec votre diplôme en poche : rien ne vous empêche d’aller faire une saison au bord de la mer ou à la montagne, de sillonner la France.

Votre diplôme est valable partout. si vous quittez l’hexagone il vous faudra suivre les formations adaptées à chaque pays puisque nous sommes quand même le parent pauvre des ambulanciers. Le DEA ne vaut rien ailleurs, même pas une équivalence.

Pour conclure

Après ces quatre articles j’ai pu vous faire survoler le cheminement qui vous attend. Je ne vous donnerait pas de dossier pré rempli, je ne me rendrais pas dispo pour vous trouver une place ou autre. Mon but via cette série était de vous présenter ce qui vous attends pour vous donner un ordre d’idée. Maintenant c’est à vous de vous prendre par la main et avec vos petites jambes de vous rendre là où il faut. Bon courage à tous et j’espère vous avoir rassuré, informé, ré-orienté peut être bref, du moment que j’ai su vous apporter un minimum sur la question…

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

De l’orientation à la pratique professionnelle, troisième partie

La troisième partie de ce gros dossier  : ambulancier de l’orientation à la pratique professionnelles. Au programme : stage de découverte et la partie la plus épineuse de ce dossier : le financement.

Le stage de découverte

vw_ambulance

C’est une des spécificités de la formation d’ambulancier diplômé. Il ne concerne pas la formation d’auxiliaire ambulancier. Cette dernière formation peut être intégrée sans avoir fait le stage en question. Concernant le stage de découverte : c’est un stage d’une durée de 140h, donc environ 4 semaines.

Il se réalise au sein d’une ou plusieurs entreprise de transport sanitaire agrée par l’institut de formation. Une liste est en général disponible auprès des instituts. Pourquoi ce stage ? Tout simplement pour permettre au stagiaire de prendre réellement conscience du métier. De pouvoir vivre le quotidien, découvrir la professions, ses réalités, ses difficultés, les savoir être et savoir faire nécessaire ; vérifier que son orientation est réaliste et adaptée. C’est le seul corps de métier proposant ce genre de découverte obligatoire.

A l’issu de ce stage vous saurez si votre choix est toujours d’actualité. Si vous vous rendez compte que ce n’est pas quelque chose pour vous, il vous est encore possible de vous arrêter. On ne vous jugera pas sur ce point puisque c’est le but final du stage : Suis-je vraiment fait pour ce job ? A la fin du stage, une évaluation de votre profil sera faite. A la clé une évaluation de votre comportement, de votre motivation et de votre intérêt pour le métier sera réalisée par les professionnels qui vous auront encadré.

Ne négligez pas l’importance capitale de ce stage. Non pas en terme de point éliminatoire pour les sélections, mais plus pour attiser votre curiosité. Posez vos questions, soyez curieux, découvrez le matériel, les techniques, le quotidien, l’organisation de l’entreprise etc. Intégrez vous au sein de l’équipe. Vous ne pourrez exécuter aucunes manipulations durant ce stage. Vous serez présent en tant qu’observateur. Mais rien n’empêche de savoir se montrer utile : une porte qu’on ouvre, des sacs à porter, manipuler le brancard à vide, regarder le matériel etc.

Si votre stage est un succès c’est un pas de plus vers l’épreuve d’admission. En effet pour accéder à la seconde partie des sélections vous devrez présenter l’attestation du stage de découverte. Pour réaliser ce stage vous devrez donc prendre contact avec l’entreprise d’accueil.

Présentez vous directement ou téléphonez avant de passer. Les entreprises de transport sanitaire disposent en général de peu de temps pour vous donc ne soyez pas surpris si vous êtes invités à revenir à un autre moment. Apportez avec vous une copie de votre assurance responsabilité civile (regardez vos contrat auto ou maison. En général c’est intégré) qui vous sera demandé.

Démontrez votre envie car souvent on rencontre de nombreuses personnes désabusées, ou encore trop sûre d’elles et qui ne sont que fardeau pour l’équipe qui encadrera. Il vous faudra rester humble, attentif et surtout vous intégrer sans rester effacé. A mon sens un bon stagiaire est celui qui s’intéresse, curieux, sait se rendre utile. Soignez votre tenue, soyez ponctuel, ne rechignez pas sur les horaires sinon c’est même plus la peine d’espérer travailler comme ambulancier.

Concernant la rémunération/prise en charge : je ne suis pas en mesure de vous renseigner car vous avez tous un profil bien à vous suivant votre situation : ça peut aller du congé sans solde, aux vacances en passant par autre chose. Vous ne serez en tous les cas pas rémunéré par l’entreprise ça c’est certain.

A vous de vous organiser pour la durée. N’hésitez pas à solliciter le chef d’entreprise pour organiser votre temps de stage si vous êtes en activité ou autre. Il n’existe rien d’obligatoire en terme de stage continu tant que les 140 heures sont validées. En règle générale ce stage s’effectue d’une seule traite mais il est possible suivant le cas de figure de devoir fractionner.

Le financement du projet

C’est une partie que je vais faire brève : en effet chaque région, chaque personne suivant son cas est différente. Du fait de sa situation (en activité, chômage,  saisonnier etc), mais aussi de son âge et de la présence des organismes : pôle emploi, association etc.

Il faut savoir que vous devez vous informer auprès de différents organismes :

Pôle emploi : harcelez les ! Suivant à qui vous aurez à faire il vous faudra faire des pieds et des mains mais vous ne devez rien lâcher. Téléphonez, présentez vous chaque jour, faites du forcing mais surtout ne lâchez pas. Vous voulez bosser donc vous devez être formé. Je suis intransigeant avec cet organisme car certains (pas tous encore heureux) font du chiffre ou ne veulent pas faire du cas par cas.

Si votre situation ne permet rien ne leur demandez pas non plus des miracles. Ne demandons pas l’impossible. Mais il est important de solliciter les personnes et les ressources puisque votre avenir professionnel est quelque part en jeu donc pas question de repartir sans rien. Vous pouvez toujours bénéficier de quelque chose si vous cherchez bien.

  • Les conseils généraux : les conseils généraux peuvent s’inscrire dans votre démarche de financement : bourse, formation d’ordre sanitaire et sociale déficitaire en terme de recrutement et donc possibilités de financer certaines formations précises ; que ce soit en intégralité ou via une participation. C’est souvent le cas dans des branches professionnelles déficitaires comme le sanitaire et social.
  • Les missions locales, les associations d’insertion/emploi/etc
  • L’ASP ou Agence des services et paiement qui occupe aussi une place prépondérante en terme de formation.
  • Organisme paritaire collecteur agréé ou OPCA / CIF ou congé Individuel de Formation / FONGECIF etc  pour les personnes en activité. Renseignez vous auprès d’eux pour connaitre les conditions minimum pour déposer un dossier : ancienneté dans l’entreprise, etc.

Consultez le site web de chaque organisme ou encore le bottin téléphonique pour localiser les adresses près de chez vous. Je ne vais pas lister tout ici car les informations évoluent au quotidien. Une adresse postée ici ne sera peut être plus la même demain.

En ce qui concerne le financement : Pensez à préparer au brouillon une lettre de motivation. C’est quelque chose qui prend du temps puisque elle va servir d’éléments prépondérant à la présentation de votre demande de financement : pas de fautes, des arguments réfléchis et béton. Démontrez au travers de cette lettre votre envie. Préparez un dossier sur votre projet professionnel : cv, démarches effectuées sur le métier, informations, cursus de formation, organismes etc.  

Posséder un vrai projet pro sur papier permet déjà de montrer votre motivation, de démontrer que vous avez su faire des démarches en ce sens et que vous êtes en mesure de démontrer que vous avez dans les mains toutes les clés pour accéder à votre souhait de reconversion. Vous êtes prévenu vous allez en baver pour obtenir un financement. Ce ne sera pas la partie la plus simple. Attendez vous à des refus, à des orientations d’un bureau à un autre, d’un organisme à un autre, de courir après les pièces justificatives. C’est une guerre qui se remporte à l’usure et à la patience.

Je ne saurais vous conseiller de partir vous inscrire avec le plus d’éléments concret possible quand à l’acceptation de votre dossier par l’organisme. Il se peut que ça traine et que ça traine. La faute à la lourdeur administrative et le recours à de multiples interlocuteurs et passage de votre dossier dans des commissions diverses et variées chargées de valider votre dossier.

Demandez des accords de principes écrit à joindre à votre dossier d’inscription de formation ! La question du financement est systématiquement abordée durant les épreuves d’admissions orales. Si vous ne pouvez pas être en mesure de démontrer que votre dossier de financement tient la route vous risquez de vous retrouver éjecté au profit d’un autre possédant des garanties plus solides. Et oui ne vous leurrez pas les instituts de formations ne font pas du bénévolat. Les intervenants et le matériel doivent être financés…

Donc c’est la partie la plus sensible de votre démarche pour l’accès à la formation. Je ne peux édifier un dossier type car chaque profil est différent : demandeurs d’emplois, chômeur de longue durée, salariés en activité, intérimaires… Vous avez tous des situations très différentes, un âge différent et donc faire du cas par cas m’est impossible.

N’ hésitez pas à poser vos questions auprès des organismes de formation souvent bien rôdés pour ce genre de situation. ils possèdent souvent les noms et téléphones des personnes à contacter pour court-circuiter le chemin classique. Et une dernière chose pour clore cette partie : ne baissez pas les bras même si la situation semble impossible. il existe toujours des solutions ou des aides obscures que peu connaissent.

Pour le prochain et dernier article de cette série on abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

banniere librairie small L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, de l'orientation à la pratique professionnelle - 3
Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 2

us_5

Suite logique de la première partie de la série d’article ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. Pour cet article vous allez découvrir en partie, comment affiner sa préparation pour l’entrée en formation.

S’informer sur le cursus

Informez vous sur les cursus  car deux catégories d’emploi existent dans la profession : auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé. Deux formations avec des coûts et une durée différente. J’aime à dire que si vous voulez découvrir mais que vous n’êtes pas assurément certain de votre choix : suivez le cursus d’auxiliaire. Il dure quinze jours, forme à la base des techniques et gestes d’urgence et vous permets d’entrer en activité rapidement.

A l’issue des quinze jours une validation des acquis est réalisée et vous serez titulaire de l’attestation de formation indispensable. Vous pourrez donc travailler en binôme avec un ambulancier diplômé et plus tard, si vous le souhaitez, vous présenter au sélections du DEA.  Certes ce n’est pas le cursus le plus recruté mais vous aurez un aperçu du quotidien assez vite et si ça vous plait vous pourrez évoluer vers la formation d’ambulancier diplômé en suivant la formation. Reste le problème du financement mais j’en parlerais plus tard.

La formation d’ambulancier diplômé dure +/- six mois, ponctuée de stages en entreprise, en structure hospitalière, aux urgences etc. avec une bonne grosse dose de théorie et de cas concret. C’est en mode bourrage de crâne donc pour quelqu’un n’ayant aucunes notions médicales ou de secours et malgré tout est plus ou moins difficile au départ. Mais pour quelqu’un de motivé : rien n’est impossible. Une formation organisée sous la forme de 8 modules de formations distinct que l’on peut intégrer après avoir réussi les sélections.

Vous découvrirez des cours d’anatomie physiologie, des cours sur les gestes d’urgence, des cours sur les pathologies, apprentissage des techniques d’ergonomie pour les transferts de patients et préserver votre corps, l’apprentissage de la communication verbale et non verbale, la réglementation, l’hygiène et j’en passe. Beaucoup de choses en assez peu de temps donc il va falloir bosser dur surtout si on est en activité et sorti du cursus scolaire depuis quelques temps. Il faudra donc retrouver la courbe classique de l’apprentissage.

Malgré tout, j’avoue que personnellement je me suis régalé. Pas facile tous les jours, beaucoup de travail personnel, une tête qui a failli exploser avec la masse d’informations ingérées sur une durée très courte mais aussi beaucoup de plaisir avec le contenu des cours et la qualité des intervenants (médecin du SMUR, ambulancier, infirmiers, chef d’entreprise etc.). Donc renseignez vous pour voir quel est la meilleure voie qui vous convienne en fonction de vos choix et de vos certitudes. Prenez votre temps avant de vous lancer tête baissée.

Identifier le lieu de formation

C’est un détail que l’on néglige mais qui a son importance. Identifiez les lieux de formations : les Instituts de Formation des Ambulancier public ou les structures privées. Dans le désordre on trouve les IFA intégrées aux hôpitaux, les structures de formation de la Croix Rouge française, l’Ordre de Malte, les AFT-IFTIM etc.

Suivant votre localité géographique et vos possibilités ou non de vous déplacer, déménager c’est un point assez important. Second point à ne pas négliger : le coût de formation. Désolé pour vous mais les coûts de formation sont totalement différents d’un organisme à l’autre. Ce coût de formation est en général validé par les conseils d’administration et révisés chaque année. Demandez des devis vous aurez des surprises.

C’est un point indispensable surtout lorsqu’il va falloir monter le dossier de financement. Je prends mon exemple personnel : j’avais dû fournir à mon organisme de financement trois devis. J’ai reçu trois propositions complètement différente avec des écarts plus ou moins important. Donc à ne pas négliger surtout si c’est un financement personnel.

Troisième point, renseignez vous sur le nombre de sessions de formation à l’année, le nombre moyen de places disponibles. Suivant l’urgence de votre projet c’est important. Un exemple vous êtes dans la dernière année où vous avez le droit aux indemnités chômage ; vous n’allez pas planifier votre formation dans deux ans sinon vous allez avoir quelques soucis ou devoir trouver une alternative de revenus durant la formation. Ce n’est qu’un exemple. Il peut y avoir plusieurs notions d’urgence comme une date butoir pour un financement etc.

Si vous êtes mobile maximisez vos chances en déposant un dossier d’inscription dans différents organismes. Vous serez à même de présenter les sélections dans plusieurs endroits et faciliter vos chances d’être pris en formation. Mais attention : les frais d’inscriptions sont souvent remboursés uniquement si vous entrez en formation. Si vous plantez les sélections ce sera de l’argent perdu. Renseignez vous sur ce détail. La liste complémentaire : si je vous conseille une inscription auprès de divers instituts c’est aussi à cause du risque d’inscription sur liste complémentaire.

En effet la liste des personnes admis en formation fait l’objet de deux listes. Une première liste principale listant les personnes admises et une seconde liste dite liste complémentaire avec les personnes reçues en liste d’attente. Cette seconde liste offre, dans l’ordre de parution, une place en formation en cas de désistement d’une personne inscrite sur liste principale (financement qui lâche à la dernière minute, désistement volontaire, maladie, accident etc). Si vous vous retrouvez inscrit sur cette liste il faudra être attentif à votre position. De plus vous n’aurez aucunes garanties jusqu’au début de la formation voire en cours de route où on peut encore vous proposer une place. Pour la liste des IFA c’est ici :

https://www.ambulancier.fr/liste-des-ifa-3/

Le dossier d’inscription

Alors abordons une partie très très importante du chemin d’accès aux sélections. Votre choix de devenir ambulancier est verrouillé. Vous êtes certain de votre orientation, motivé et gonflé à bloc. Voici le moment venu de faire prendre forme à votre projet professionnel.

Vous avez donc retenu un ou plusieurs organismes de formation auprès desquels vous allez vous inscrire. Il va donc falloir retirer un dossier d’inscription auprès de chacun. Chaque dossier est unique. Chaque organisme possède des documents relatifs à sa propre organisation. Il n’existe pas de standard réel donc pensez bien à réclamer un dossier auprès de chaque institut et bien regarder les éléments demandés.

En règle général les pièces à forunir sont les suivantes :

  • attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route;
  • certificat médical de non contre-indication à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomateurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…);
  • certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France;
  • attestation, en cours de validité, de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 1 ou d’un certificat équivalent reconnu par le ministère chargé de la santé.
  • Le candidat en exercice depuis au moins un mois comme auxiliaire ambulancier est dispensé de fournir les documents mentionnés ci-dessus. Il devra néanmoins fournir l’attestation de l’employeur.
  • Le candidat souhaitant accèder à la formation dans le cadre d’un cursus continu doit s’être préinscrit dans la formation;
  • disposer d’un permis de conduire conforme à la législation en vigueur et en état de validité et ne pas être en péridode probatoire (3 ans de détention du permis obligatoire)
  • Le candidat relevant de la formation par alternance doit disposer d’un contrat de formation en alternance.

En ce qui concerne l’AFGSU1 c’est optionnel suivant les institut de formation. Tout dépend de la politique appliquée : obtention de l’AFGSU de niveau 1 avant ou pendant la formation. Si l’obtention est demandée avant le dépôt de dossier il vous faudra aussi planifier cette formation de quelques jours. Pensez aussi à son financement car ce n’est pas gratuit. N’oubliez pas de vous renseigner sur les dates de formation pour l’AFGSU1.

Si vous négligez cet aspect vous vous retrouverez bloqué. Préparez vous bien à l’avance pour constituer ce dossier et réunir l’ensemble des éléments. Petit détail qui aussi son importance : l’attestation médicale et l’attestation préfectorale ont un coût. Si vous ajoutez les frais d’inscriptions, les frais de l’AFGSU1 etc. ça représente un investissement minimum. Donc attention !!! Respectez bien les dates limites de dépôt des dossiers. Si vous arrivez trop tard ou si lors du controle des pièces il vous manque un élément vous serez bon pour revenir pour la session suivante.

A suivre la partie III :

banniere librairie small L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, de l'orientation à la pratique professionnelle - 2
Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 1

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 1

De l’orientation à la pratique professionnelle première partie

sortie_patient

Le but de ce site vous l’avez tous compris vu que je me répète souvent : permettre à chacun de découvrir la profession, informer les professionnels en activité mais aussi favoriser l’information aux futurs élèves ambulanciers. Pour pallier aux nombreuses questions je vais tenter aux cours d’un article scindé en plusieurs parties, exposer le déroulement du processus qui part depuis le départ (intérêt pour le métier) à l’intégration dans l’emploi en passant par la formation au diplômé d’Etat d’Ambulancier.

De cette façon chaque futur ambulancier aura une ligne directrice pour lui permettre de l’aider durant ses démarches. Je ne suis pas là pour vous inscrire à une formation ou autre mais pour vous proposer un guide.

Intérêt pour le métier

Qui que vous soyez et quelle que soit votre orgine professionnelle ou scolaire vous manifestez un intérêt pour la profession d’ambulancier. Intérêt suscité par des connaissances, un article, etc. Seul problème vous avez choisi une piste assez obscure pour celui qui ne cherche pas ou ne pense pas à chercher sur Internet. Il faut dire que je ne fais pas non plus un matraquage publicitaire. Peut être ais je tort c’est possible. Donc déjà si vous lisez ces lignes c’est que vous souhaitez un début de réponse. Pour débuter l’entrée en matière je ne saurais vous conseiller de parcourir les exellentissime articles  de ce site (pris en flagrant délit d’auto-congratulations je le reconnais ^_^).

Découvrez le métier. C’est une profession que je qualifierais d’assez particulière au vu du reste du panel de métiers existant. Très peu médiatisé ou alors souvent (pas toujours mais quand même) pour passer pour de vulgaires voleurs ou encore pseudo professionnels incompétent ; il faut savoir trouver la bonne informatio. D’où la raison d’être de l’ambulancier pour les nuls.

De l’intérêt à l’analyse de ses capacités personnelles

Je ne saurais que vous recomander si vous n’êtes pas encore parti en courant après découverte de la profession, d’analyser vos capacités. Possédez vous un potentiel scolaire important ? Avez vous des facilités quand à la possibilité d’accéder à un cursus d’étude etc. Pourquoi cette réponse ? Et bien tout simplement je dirais  pour ne pas louper une opportunité d’accéder à un métier mieux valorisé, mieux payé etc.

Ce serait dommage de ne pas vous intéresser au métier d’infirmier(ère), aide soignant etc. Toutes les pistes doivent être explorées avant d’affiner son choix. Et lorsque l’on dispose d’un potentiel il serait dommage de ne pas s’en  servir. Le monde médical regorge de métiers assez peu connu et pour lequel vous pourriez vous découvrir un intérêt comme pour le métier d’ambulancier. Je ne dénigre pas ma profession je vous recommande juste de bien être prudent quand à vos choix et vos capacités.

Affiner votre orientation

L’accès à la formation d’ambulancier est soumis à deux types d’épreuves : une épreuve d’admissibilité de type écrit (en général concerne les personnes non titulaires d’un diplôme de niveau V ou un diplôme sanitaire et social de niveau V, ou encore les auxiliaires ambulanciers justifiant d’une expérience professionnelle d’un an au cours des cinq dernières années. Et d’une épreuve dite d’admission (oral) au cours de laquelle on évaluera vos capacités à vous exprimer, à suivre des consignes, à évaluer la qualité de votre motivation etc.

Donc il est intéressant si vous êtes encore dans le cursus scolaire d’aller au moins jusqu’au Bac pro, pas pro, général etc. Si vous êtes sorti du cursus scolaire et donc avec une expérience professionnelle il serait peut être intéressant aussi de regarder du côté de la VAE (validation par acquis d’expérience) qui vous donnerait, suivant le diplôme visé, une qualification supplémentaire et éventuellement donnant  un accès direct aux épreuves d’admission.

S’informer sur le métier

Vous avez dévoré les articles, vous vénérez son créateur (je plaisante J) et votre choix est toujours optimal. Je vous invite donc à prendre la température. Sortez de chez vous et allez à la rencontre des professionnels. Attention tout de même cela ne va pas être facile et vous serez peut être gentiment priés de ne pas déranger. L’ambulancier a une charge de travail importante et ne prends pas toujours le temps.

Mais soyez vindicatif et perséverez. Beaucoup d’entre nous apprécient de faire découvrir notre quotidien. Posez vos questions, ne vous laissez pas abattre si le côté négatif ressort en premier c’est un classique. Creusez, reformulez vos questions, manifestez votre intérêt et si c’est un passionné vous découvrirez le coeur du métier.

A suivre : Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle Partie II

  • S’informer sur le cursus
  • Identifier le lieu de formation
  • Le dossier d’inscription
banniere librairie small L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, de l'orientation à la pratique professionnelle - 1
Stryker Performance Pro

Stryker Performance Pro

Le brancard de la gamme Stryker Performance Pro

Pour faire une suite logique au Power Load system voici une présentation brève d’un produit phare de chez stryker : le brancard de la gamme Performance Pro.

brancard Stryker Performance Pro

Un brancard qui préserve votre dos

Oubliez vos brancards traditionnels et fatigués celui ci est une petite bombe technologique en matière d’innovation. Ce brancard possède une particularité non négligeable : il va permettre à l’équipage de préserver un maximum son dos grâce à des aides techniques très utiles. En effet le brancard dispose d’un système de descente et de relevage pneumatique fonctionnant sur batterie. Plus besoin de freiner le brancard manuellement lors de sa descente au sol ou de forcer comme un âne au moment de le relever avec votre patient dessus. A l’aide de commande, le brancard pourra être monté ou descendu sans forcer.

Trois niveaux de hauteurs différents de hauteurs sont proposés afin de s’adapter au véhicule. Pas loin de 9 positions possibles sont recensées. les bras avant (à l’arrière du patient) son totalement rétractables afin de permettre un accès du brancard dans les zones difficiles d’accès.

Ce dernier point est un avantage assez utile surtout lorsque vous brancardez dans des logements mal agencés. Le poids supportés laisse de la marge : 300 kg supportés. Le poids de la bête est assez ridicule au vu de son équipement : seulement 40 kg. Totalement compatible au système Power Load. Couplé à ce dernier la batterie du brancard est directement mise en charge une fois en contact avec le système. Bien entendu en cas de panne du système il existe un dispositif manuel.

Le rêve a un coût

Le rêve a aussi un prix : comptez environ 15 000 dollars pour ce joli bébé :=) Bon si vous le souhaitez il existe des occasions sur ebay US :p ! Sinon regarder du côté de Ferno qui possède aussi le même type de système. Prochain télé shopping je vous présenterais les chaises portoir. Non pas les chaises tradi mais LA chaise portoir où soi disant plus besoin de forcer pour descendre les escaliers. Avec en plus une mise en scène typique à l’américaine ^_^

Vidéo de  démonstration

L’infirmière acariâtre versus l’ambulancier

Ambulancier : communication et relation avec le personnel soignant

Communication ?

couloi_hôpital

Aujourd’hui j’aborde un sujet de relations humaines : la communication entre le personnel soignant et les ambulanciers. Pour ce faire j’ai effectué quelques recherches personnelles auprès des soignants (IDE) et personnels paramédicaux (ambulanciers SMUR et autres) afin de creuser un peu le sujet.

Qu’est ce que la communication :  selon le larousse une des définitions est la suivante :

Action de communiquer avec quelqu’un, d’être en rapport avec autrui, en général par le langage ; échange verbal entre un locuteur et un interlocuteur dont il sollicite une réponse : Le langage, le téléphone sont des moyens de communication.

La communication entre ambulanciers et personnels soignant revêt une importance capitale pour assurer la qualité et la continuité des soins du patient. L’ambulancier est le maillon de la chaine de soin et de secours mais aussi dans un domaine social. Il est le premier interlocuteur, en règle générale, auprès du patient., avec bien entendu le médecin de famille ou encore l’infirmière à domicile, AS etc.

La plupart du temps c’est l’ambulancier qui apportera les informations : ce qu’il a vu, ce qu’il a ressenti, les éléments important relatifs au cadre de vie du patient etc auprès du personnel soignant qui va accueillir le patient. Certes le patient peut s’exprimer c’est évident mais dans certains cas de figures, des éléments manqueront à l’appel et seul le professionnel aguerri saura apporter ces détails qui sauront faire la différence : éléments médicaux, éléments sociaux.

Les yeux et les oreilles

Un ambulancier se doit d’être les yeux et les oreilles de la structure hospitalière : que ce soit dans le cadre d’une intervention mandatée par le centre 15 ou encore un transport sanitaire classique. Il se doit en arrivant au domicile de son patient recueillir toutes les informations et documents indispensable à la prise en charge du malade. C’est lui qui assurera la transmission de ces mêmes éléments auprès du service receveur (service de consultations externes, service d’accueil des urgences, service d’hospitalisation).

Tous les éléments doivent être pris en compte pour s’assurer de la meilleure qualité de prise en charge : les traditionnels pièces justificatives (vitale, mutuelle etc) mais aussi les documents de type radios,scan, ECG etc récent, analyses et j’en passe. La dimension sociale est tout aussi importante : le patient vit-il seul, est il autonome, quelles sont ses difficultés au domicile, existe t’il une famille proche, est elle prévenue de quelque chose, comment les joindre etc.

Ces dernières informations seuls l’ambulancier peut en général les apporter. Le personnel soignant et l’équipe médicale en tiendront ensuite compte pour la suite du séjour et l’éventuel retour au domicile.

Sur le plan médical on reste dans une configuration connue : si c’est une urgence une fiche bilan sera rédigée avec tous les paramètres vitaux, les circonstances de l’intervention etc. Chaque éléments sera vérifié et inscrit sur cette fiche dans un but de traçabilité des soins. L’équipe soignante, grâce à ces éléments, pourra agir de façon plus adaptée. Si l’ambulancier néglige ces informations cela pourra rendre le travail plus complexe et dénotera aussi un manque de professionnalisme.

Comment sont perçus les ambulanciers

Suite à mes recherches, mon vécu, il apparait que la relation ambulancier-soignant est dans l’ensemble plutôt bien perçue de la part des IDE. Cela n’est pas non plus forcément une généralité mais il existe une cause ou plusieurs qui génère des problèmes. Mais dans l’ensemble les retours ont été assez positifs malgré des points d’amélioration à apporter. Je vais les aborder un peu plus bas.

A une infirmière qui expliquait que le terme taxi semblait être blessant pour l’ambulancier par exemple n’était pas en soi une envie de dénigrer mais plus de faciliter à ses patient âgés d’identifier la personne qui allait l’emmener chez elle. A aucuns moments elle n’a souhaité être négative dans ses propos. Donc attention aux amalgames et ne pas hésiter si on se sent lésé de prendre le temps d’apporter son avis sur la question et de discuter avec le personnel pour mieux se comprendre mutuellement.

Etre professionnel

Les reproches qui ressortent sont souvent à l’encontre des transporteurs de colis. Ces ambulanciers qui n’en ont plus rien à cirer de leur profession et qui entachent  fortement la profession. Ils déposent leur patient dans un service, ne possèdent  en général aucunes informations autres que les documents traditionnels (et encore), ne savent même pas pourquoi le patient est attendu ni quelle est sa pathologie etc.

En clair un manque flagrant de professionnalisme qui dégrade fortement  la profession. Certes les choses évoluent, les ambulanciers aussi mais ça reste le point noir pointé du doigt. Amener un patient dans un service d’urgence avec le courrier du médecin et être incapable de répondre aux questions de l’infirmière d’accueil, ne pas être en mesure d’assurer une transmission de qualité ou une once d’un bilan c’est une honte.

A contrario, certains professionnels sont peut être trop zélé, ce n’est pas un reproche juste une observation. A ne pas prendre pour une critique. Il ne faut pas arriver avec des transmission de type livre. On ne récite pas une leçon. Le but des transmissions est de proposer une synthèse des éléments les plus importants sans réciter sa leçon. L’ensemble des éléments sera déjà présent sur la fiche d’intervention. La meilleure transmission auprès d’une infirmière d’accueil sera d’aller directement au coeur du problème et de signaler les points les plus importants.

De cette façon l’orientation du patient sera facilitée ainsi que la mise en avant des problèmes les plus urgent. Expliquer que la fréquence respiratoire du patient est de 20/min ample et régulière avec une sat O² à 100% alors que le motif est une suspicion de traumatisme de la cheville n’est pas forcément indispensable si le patient vient « juste » pour ce type de trauma. On ciblera plus la synthèse sur le circonstanciel et le lésionnel, la douleur etc. Les constantes seront elles déjà inscrites sur la fiche bilan.

Idem pour une personne âgée qui vient pour une suspicion de fracture du col du fémur, vivant seule à son domicile sans aide extérieure ni famille ; le dernier point (environnement social) sera un point clé à signaler pour favoriser la suite des soins. Je grossis un peu le cliché mais dans l’ensemble c’est la meilleure attitude à avoir : synthétiser les informations les plus importantes pour faire gagner du temps et permettre une meilleure prise en charge.

Le retard

J’ai passé quelques minutes (enfin même plus ^_^) à lister les problèmes pouvant générer du retard et entrainant des répercussions sur les transports, lors de mes échanges sur le forum infirmiers.com. Le problème du retard est toujours quelque chose de complexe mais souvent mal compris par le personnel soignant. Ce n’est pas une critique envers eux car ils ne connaissent pas nos problèmes et inversement.

En effet c’est souvent une accumulation de nombreux facteurs pas forcément maitrisable qui génèrent sur la journée un retard plus ou moins important. C’est quelque chose d’immuable et qui restera un point de tension éternel. A vous d’être diplomate et de savoir amener les choses de façon posée. Je précise aussi que dans certains cas de figure la faute peut être aussi issue de l’entreprise qui ne respecte pas une charte de qualité. Mais là on attaque un autre problème que je ne saurais résoudre ici.

Position et confort du patient

Une observation faite par une IDE mentionnait le fait que certains ambulanciers négligent l’installation du patient. Je rappelle à tous que c’est absolument impératif de veiller au confort et à la bonne installation de votre patient ! Ce ne sont pas des colis. Si vous n’êtes pas capable de faire la différence changez de métier. Quand on transfère son patient sur un brancard de l’hôpital ou lit médicalisé on ne le laisse pas posé comme un sac de pommes de terre, le drap de transfert en boule sous la personne et le patient affaissé au fond du lit. 0/20 pour celui qui agit de la sorte !!!

La politesse et la courtoisie

Pour que tout se passe bien entre professionnel il est impératif de rester courtois et poli. On travaille entre professionnels et non pas entre bêtes sauvages. Je sais que des deux côtés il y a des manques flagrant de respect mutuel. Il faut juste savoir rester pro et ne pas sombrer dans la spirale. Rester professionnel c’est aussi savoir se maitriser même si la partie adverse a tort.

Pas toujours simple je sais surtout quand on est pris pour de simples transporteurs. Mais justement nous ne sommes pas des livreurs de colis donc on s’adapte J ! Pensez aussi que certains professionnels en face de vous ont en tête un stéréotype inadapté sur la profession d’ambulancier ce qui ne joue pas en votre faveur.

Une méconnaissance de la profession

Le dernier point qui poserait problème est souvent une méconnaissance totale du métier. En effet je prends un exemple récent : je viens pour une urgence médecin dans un EHPAD. Je demande à l’IDE une rapide transmission pour prendre en charge la patiente : motif de transport, pathologie, constantes etc. La réponse : je n’ai pas le droit de vous dire quoi que ce soit !!! J’ai gardé mon calme et avec courtoisie je lui ais expliqué pourquoi je devais être au courant, pourquoi le fait de savoir améliore la qualité de prise en charge, pourquoi je dois être au courant en cas d’aggravation etc. Au final j’ai eu mes réponses…

Oui je ne suis pas un livreur de colis. La profession d’ambulancier ou tout du moins le programme de formation n’est pas ou peu présenté en école d’infirmières, AS etc. Ma formatrice m’avait expliqué ,qu’à l’occasion de sa présentation de la formation du DE d’ambulancier auprès des élèves infirmières avait suscité beaucoup de surprises : en effet aucune ne connaissait nos missions, notre formations, etc et étaient donc très étonnées de ce que l’on nous enseignait ou des différentes missions.

C’est certain qu’après cela la communication change radicalement car nous sommes considérés comme des professionnels formés et que nous sommes autorisé à partager les informations relatives au patient (secret partagé, secret pro etc). Reste à justement assurer derrière et ne pas jeter le colis sur un brancard 😉

Pour conclure

La relation et communication entre les personnels soignant et les ambulanciers évolue dans le bon sens. Tout n’est pas négatif bien au contraire. La seule chose qui permet de faire évoluer en qualité c’est de réagir en tant que professionnel. N’hésitez pas à informer, questionner, discuter avec le personnel soignant pour savoir ce qu’ils attendent de vous, d’échanger avec eux sur votre métier, d’apporter avec vous les bonnes informations et d’assurer une prise en charge de qualité auprès du patient.

Allez chercher l’information ! Et si on vous prend de haut ou on vous refuse l’accès aux infos : expliquez ! Mais surtout restez courtois. Une chaine est reliée par des maillons, pour que ces maillons ne cassent pas il faut que l’ensemble soit solide et se tiennent. Chaque profession de santé est un maillon. A chacun de bien faire son job pour que cette chaine reste solide. A nous de faire en sorte que notre profession, notre formation soit mieux connue afin d’améliorer ces relations professionnelles.

Au passage un pti clin d’oeil à une IDE scolaire qui me faisait remarquer que si si les IDE scolaire sont de vraies IDE 😀 ! Je me suis aussi permis de lui expliquer que le fait de reprendre des constantes sur place n’était pas fait pour négliger leur présence et juger de leurs incompétences (bien au contraire) mais que cela fait partie des obligations en terme de protocole pour le bilan au CT 15. Exemple parfait de l’importance de bien communiquer ensemble et de façon posée. Tout le monde y gagnera.

Source : Samu/Smur De France (facebook) et le Forum Infirmiers.com. Un grand merci à tous ceux qui ont apporté leur avis sur cette question.

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Ne tirez pas sur l’ambulance mais sur les pompiers !

Un bel article d’une neutralité impeccable. Encore une fois la presse ne tire pas sur l’ambulance et dresse un constat posé. La mise en place des référentiels tripartie dans les départements équilibre la charge et clarifie lesretro missions : le centre 15 adapte la réponse en fonction de l’appel et du type de prise en charge nécessaire. Chaque acteur du secours à personne est mis à contribution. Sauf qu’à priori certains s’inquiètent un peu. L’article est intéressant à lire et comme d’habitude ne pas tirer des conclusions trop hâtives. Les pompiers s’inquiètent mais c’est comme tout : l’activité de ce type n’est pas soumise à statistiques fixes. Un jour c’est l’enfer, le lendemain c’est calme. Donc c’est peut être précoce de parler de chômage technique tel que le souligne le responsable du SDIS. Ce que je reproche par contre ce sont les commentaires odieux au sujet des ambulanciers et la suite de mon article sera un bon coup de gueule contre ces détracteurs. Donc en premier lieu je vous laisse découvrir l’article (introduction avec le lien de référence), découvrir un extrait des commentaires dont l’un issu d’une autre source mais qui vaut franchement le détour et pour terminer mon coup de gueule du jour. Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions constructives. Tout commentaire inutile ou qui n’apporte rien de concret sera enlevé. Merci de rester neutre un maximum et surtout constructif dans vos débats. Je ne publierais rien destiné à alimenter une guerre de chefs.

Albi. Les pompiers craignent le chômage technique

Depuis le 1er janvier, le SDIS et le Samu ont mis en place une nouvelle organisation dans les secours à personnes, qui impliquera aussi à terme les ambulances privées. Les critiques fusent déjà dans les rangs des pompiers.

Un pompier désœuvré est un pompier frustré. En ce début d’année, cette frustration est palpable dans les rangs des sapeurs-pompiers, particulièrement à Albi. «On est 16 à la garde et on ne sort plus, ou très peu», confie ce professionnel, sous couvert d’anonymat. Ce mardi-là, les pompiers albigeois n’ont eu que trois accidents (dûs au verglas) à se mettre sous la dent, «alors qu’on a une moyenne de 15 à 20 interventions par jour». Une baisse ponctuelle, en ce mois de janvier où l’activité opérationnelle est plutôt en berne ? C’est ce que pense le colonel Christophe Dulaud. Mais certains pompiers ont une autre explication : «Il y a un souci par rapport aux secours d’urgence. Depuis le 1er janvier, une nouvelle convention s’est mise en place avec le Samu. C’est lui qui gère presque tout. Tous les appels qui arrivent au 18 sont régulés par le médecin du Samu.» Avec trois semaines de recul, certains pompiers constatent le changement : «On continue à faire la voie publique mais on ne fait plus du tout de secours à domicile. Or, le relevage des personnes fait partie de la formation première des pompiers. On intervient à trois, parfois à quatre quand les ambulanciers privés ne sont que deux. Pour moi, si ça continue, c’est la mort du service public.» Marc Vigouroux, de la CGT pompiers, est plus prudent: «On a une baisse d’interventions sur certains secours et ça entraîne des retards. Mais ce sont des accords nationaux, tous les départements sont obligés d’y passer».

L’article dans son intégralité : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/31/1549127-albi-les-pompiers-craignent-le-chomage-technique.html

Mais voici un florilège de commentaires dans cet article qui une fois de plus démontre à quel point on tire sur l’ambulance

Ces accords entre le SDIS et le SAMU sont scandaleux quand on connait le peu de formation de certains ambulanciers privé l’attachement de ces chefs d’entreprise au fric plus qu’à leurs malades Qui encore transportent deux parfois trois malade en vsl qui n’embaucheront jamais les effectifs correspondant à la demande on peut imaginer la qualité de leur service. Le pire est à venir quand les patient à l’agonie devront sortir le carnet de chèque avant d’être évacués surtout pour les plus démunis qui n’appelleront même plus les secours et se débrouilleront comme dans un temps jadis avec les malheurs connus de cette époque.

Ou encore un défaut d’information de la population à cause de ce type de commentaires

e que je n’ai pas trop compris dans cette histoire d’intervention par des ambu privés c’est effectivement le coté financier. S’il faut payer l’ambu qui se déplace alors qu’on paye déjà les pompiers « pour ça » (ça ne veut pas dire qu’il faut les faire venir pour une broutille) via nos impôts il va y avoir problème.

Mais aussi des gens plus intelligent et raisonnés

Cet article est d’une extrême neutralité et j’en félicite l’auteur.Il ne faut pas jeter « l’huile sur le feu » entre les rouges,les blancs,les volontaires et les professionnels.Il y a certes des soucis mais faisons confiance au dialogue entre responsables des personnels,le Président,le SAMU et le Colonel Dulaud.Il faut faire preuve de beaucoup de « prudence » comme le dit un responsable des personnels,alors faisons appel à ses immenses qualités professionnelles,son intelligence,son expérience,son sens du service public,sa force de dialogue et de persuasion,son respect pour les institutions…. priorité absolue de son engagement pour aider a trouver des solutions acceptables pour tous!!

Perso je pense qu’il y a qq rouges sur cette page de réaction, et quand je peux lire les conneries que vous écrivez je me dis que votre encéphale doit être aussi étroit que vos casque F1. De vrai héros qui cherchent à tout pris la reconnaissance…. Vraiment pitoyable comme mentalité et pourtant nous faisont le même taf….. Blanc ou rouge il faut tout mettre en œuvre dans l’intérêt de la victime…

 Lu ailleurs sur un site web mais qui reflète le meilleur du pire (et aussi côté orthographe)

Bsr pensez vous sérieusement que les blancs peuvent apportés la mm réponse aux secours que nous !j en doute fort pour preuve les relevages a domicile les ouvertures de porte les sdf sur la vp j en passe et des meilleurs. Sans compter que nous sommes 3 ds un vsav et que nous pouvons avoir des renforts sur demande. Quant aux urgences vitales si la population veux attendre 3 jours les secours et bien moi non ! Pensez y si c est un de vos proches en ACR!!! Ces mm ambulanciers veulent faire croire à la population que nous avons un coût trop élevé dénonce par la cour des comptes! Mais pk ne parlent ils pas eux du looping blanc qui manigance dans nos départements en ayant pour but le profit de ces entreprises d ambulance sans compter qu ils contribuent au trou de la Sécu! Réveillons nous ! Nous Pompiers et population ou va dc allez le secours a personne! C est grave. J en parlais cet ap midi avec un médecin qui s offusque que les blancs soient engagés sur les urgences vitales !!!! Ps je ne parle mm pas de la réforme des sapeurs pompiers qui est bafouée dans le fond et dans la forme par notre hiérarchie et ces décideurs !!!! Bonne soirée a tous

En réponse a mes détracteurs! Chacun son boulot !!! Les urgences vitales restent du domaine SP il n y a pas transiger a cela point. Tt le monde peux bosser mais les blancs n ont pas a venir prendre nos inters.chacun a son histoire met on ne peux tenir un discours cohérent en étant le cul entre deux chaises. Qd a la guerre soit disant blanc rouge si nous on a été épingle par la cour des comptes et bien certaines entreprises ambulancières sont tout simplement épinglées par la police cf certains reportage. Le looping blanc lance ds certains département est révoltant et creuse le trou de la sécu c est une réalité!!! Sans compter les arnaques a la sécu! Regardez aussi le médecin ds le reportage de ma page qui que les conventions ch avec entreprise ambulancière coûte trop chère! Laissons a césar ce qui est a césar depuis la nuit des temps les SP ont été les 1 et a venir au secours de la population pour feu et urgences vitales! A 2 on ne peux faire que du transport sanitaire et non des urgences vitales c est tout. je suis pas Anti blanc y en a pour tout le monde juste une convention bipartite claire règlerais tout. Qd a ceux que sa fâche je ne dis que la réalité! En étant SP ON NE PEUX QUE DÉFENDRE SA PROFESSION CEUX QUI NE LE COMPRENNE N PNT PAS UN CŒUR ROUGE SANG

Arrêtez de critiquer ma profession

Je ne suis pas là pour alimenter une guerre ou autre. Le but de l’article est déjà d’informer, de relayer l’info mais aussi au passage de relancer un énième coup de gueule contre les réactions immatures et surtout complètement erronées à notre sujet. J’en ai plus que marre qu’on me reproche de facturer au patient au cul de l’ambulance. Excusez le terme. Je n’ai encore jamais facturé un patient en direct avant de descendre le brancard pour l’amener aux service des urgences : JAMAIS ! Alors à tous les détracteurs acides je vous rappelle que le budget des SDIS est ponctionné sur les impôts et que ça coûte un bras à chaque contribuable. Loin de moi de remettre en cause la mission des pompiers et son financement. Idem pour notre formation : si vous ne connaissez pas notre job informez vous ! Pour les équipages à deux je rappelle que la France est un des rares pays avec des équipages composés de 3 ou 4 intervenants… Partout ailleurs les ambulanciers bossent à deux.

Le secours à personne c’est gratuit ? Pas sûr

Par contre j’aimerais qu’on cesse de se foutre de nous en nous accusant de doubler la facture. Bon sang mais vous êtes complètement en dehors de la réalité. Je vous rappelle que nous respectons des règles précises. Que le patient en cas d’hospitalisation est remboursé. Enfin l’entreprise est remboursée car le patient est dispensé de l’avance de frais via la signature d’une annexe de transport. Le SMUR c’est pareil : même principe que pour les ambulances privées, le patient est dispensé de son avance de frais et tout est pris en charge en cas d’hospitalisation. Si le patient n’est pas hospitalisé c’est la mutuelle du patient qui prend en charge le complément. N’oubliez pas ce détail messieurs les pompiers et détracteurs des ambulanciers. Une inter SMUR c’est 65% pris en charge par la sécurité sociale et 35% pour la mutuelle idem pour une intervention sur la demande du centre 15 par les ambulanciers privés . Normal il faut bien financer un service de ce type. Sauf que dans les deux cas de figures : privé ou smur c’est transparent pour 98% des patients. Je ne vais pas détailler point par point le système de facturation ici. Les pompiers aussi c’est transparent sauf que c’est tous les ans via les taxes foncières et habitation. Non les pompiers ce n’est pas gratuit… Il ne me semble pas que c’est du bénévolat…

Pour info :  http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/10/31/Urgences-le-Smur-n-est-pas-toujours-gratuit

A quand une véritable entente entre professionnels

Mais on s’en fiche de ces détails. Arrêtons cette guerre stérile pour travailler ensemble de façon équilibrée et intelligente. Moi personnellement je n’attends qu’une chose : que lorsque je croise un rouge il me tende la main plutôt que de me snober dans le sas des urgences… Je serais le premier à sourire et faire de même et échanger ensemble. Je trouve ces attitudes idiotes, stériles et inutile. A quand une entente entre tous. Je vous rappelle qu’à la base c’est une guerre de chef et que la base du système : salariés ambulanciers ou simples pompiers nous ne pourrions que nous entendre car au quotidien le patient se fiche de la couleur de l’uniforme. il souhaite juste qu’on s’occupe de lui. Heureusement pour nous tous ce n’est pas une mésentente quotidienne puisque suivant les régions des collègues ont fait part de leur très bonne entente entre blancs et rouge. Dommage que ce ne soit pas universel. idem pour moi je ne suis pas un détracteur. La preuve un de mes partenaires est un sapeur pompier volontaire et je lui fait un poil de pub pour son site web : www.sapeurpompier.net . Comme quoi… Fin du coup de gueule.

Institut de formation de la Croix Rouge Aquitaine

Institut de formation de la Croix Rouge Aquitaine

L’institut de formation de la Croix Rouge Aquitaine organisera sa première session de formation au Diplôme d’Ambulancier courant 2013. L’ouverture de ce type de session est toujours intéressant à connaitre pour ceux qui résident en Gironde. De plus la Croix rouge est connue pour la qualité de sa formation. Retrouvez les informations à ce sujet sur http://irfss-aquitaine.croix-rouge.fr/content/view/full/296/(keywords)/ambulancier

Le dossier de candidature sera bientôt en ligne. En attendant je vous invite à parcourir la page d’informations et à téléphoner pour plus de détail et faire connaitre votre intérêt pour cette formation. Le lieu de formation pour cette session : IFA de Pau.

Bon courage à tous les futurs postulants et bonnes sélections 🙂 Je vous tiendrais au courant de l’avancée dès que je tomberais sur une info officielle.

 

La matériovigilance et l’ambulancier

Alès : Farid Mahi, héros ordinaire, prend en chasse un voleur de sac

Aujourd’hui je passe outre l’actu ambulancière pure pour mettre en avant un collègue. Je pense que la démarche est aussi importante du fait que la presse ne vient pas pour une fois charger les ambulanciers privés avec fraudes et autres joyeusetés. Donc belle démarche citoyenne de sa part ! Si chaque homme et femme réagissait de la même façon chaque jour ce serait un plus. Fin de la parenthèse je retourne à mes ambulances, articles et autres ^_^ !

Héros ordinaire, Farid Mahi, jeune ambulancier grandcombien de 31 ans, a pris en chasse des voleurs de sac et a secouru leur victime.

Au commissariat, on reconnaît que « cette attitude civique est de plus en plus rare ». Partir en courant derrière les agresseurs, les retrouver, les stopper puis porter secours à la victime, c’est ce qu’a fait le plus naturellement du monde, Farid Mahi, jeune ambulancier de 31 ans.

Guidé par des passants

Vendredi 18 janvier, vers 16 h 15, Farid et l’un de ses collègues sont en attente derrière la clinique Bonnefon. Ils entendent des cris, ils s’approchent. Farid croise la fille de la victime. « Ma mère s’est fait arracher son sac ». L’ambulancier raconte simplement les événements qui s’enchaînent.

« En arrivant à la hauteur de la victime, j’ai vu deux jeunes qui s’enfuyaient. Instinctivement, je suis parti derrière eux. J’ai couru jusqu’à l’avenue de Stalingrad, j’ai été guidé par des passants. Ils se sont séparés, je les voyais. L’un deux est entré dans la pharmacie sur l’avenue. Je l’ai suivi, et attrapé. Quand je l’ai saisi par le col, il n’a plus résisté. J’ai retourné son sac à dos. »

La suite de l’article se lit ici : http://www.midilibre.fr/2013/01/27/ales-l-histoire-de-farid-mahi-un-heros-ordinaire,633978.php#

La maman de Camille n’a pas eu le temps d’arriver à la maternité !

La maman de Camille n’a pas eu le temps d’arriver à la maternité !

Une belle anecdote pour les ambulanciers qui ont assuré l’intervention et de beaux souvenirs en perspective. Comme quoi les ambulanciers aussi sont formés à ce genre d’intervention bien que le grand public en doute encore ;=) Toutes mes félicitations aux parents et aux collègues qui étaient sur place :

Samedi, vers 1 h 30, Camille est née… chez elle, au lieu-dit « La Ragotte », à Vallon-en-Sully. L’accouchement s’est passé si vite que sa maman, Elodie Dechatre, n’a pu se rendre à la maternité de Montluçon, à une vingtaine de kilomètres : « J’ai appelé les pompiers pour leur dire que le bébé arrivait, mais comme la poche des eaux n’était pas rompue, ils m’ont dit qu’on avait encore le temps »

C’est finalement une ambulance qui a été envoyée, pour assurer le transport. « Les ambulanciers ont tout de suite vérifié les contractions puis m’ont mise sur le brancard, raconte la jeune maman. Mais on n’a même pas eu le temps de changer de pièce, la tête de ma fille était déjà sortie ! »

L’article dans son intégralité c’est ici : la-maman-de-camille-n-a-pas-eu-le-temps-d-arriver-a-la-maternite

Si les ambulanciers qui étaient sur place me lisent : contactez moi pour raconter cette aventure !