L’ambulancier de demain, quelques pistes de réflexion

L’ambulancier de demain, quelques pistes de réflexion

Présentation, Miguel, ambulancier diplômé d’état

Je suis Miguel Martinez Allainguillaume 40 ans, successivement Ambulancier PSC1 puis Ambulancier diplômé d’état dans le secteur privé en région PACA depuis 13 ans. Un métier de coeur, une passion viscérale qui m’habite depuis toujours. Le maintien de la vie et la santé des autres est l’essence même de ma profession.

Au quotidien j’accompagne, secours, aide, protège, rassure, soigne mon prochain. Une passion qui m’anime chaque jour qui nécessite empathie et savoir faire, faisant fi de toutes les difficultés que l’ambulancier affronte. 13 ans d’une évolution personnelle douce mais certaine. La santé du patient que l’on me confie n’est plus négociable à toute sorte de pression d’être toujours plus rapide et rentable, où l’économie fait manquer le matériel, où l’incompétence de l’ambulancier s’ajoute au danger.

Je me heurte depuis des années à des collègues de travail et des employeurs qui connaissent mal les tâches qu’un ambulancier peut et doit accomplir. Un langage approximatif, des gestes approximatifs, une apparence approximative devient un métier approximatif. Je m’aperçois que deux types d’ambulanciers se dessinent, ceux qui ne cherchent pas l’évolution personnelle au quotidien et ceux qui cherchent à inventer l’évolution. Nous travaillons dans l’ombre, l’ambulancier est un métier mal connu.

 On s’accorde tous à penser que la corporation doit être mieux reconnue. Pourtant la logique voudrait que si on n’entame pas une évolution personnelle rien ne pourra changer.

L’ambulancier et le coronavirus

Depuis ce mois de mars 2020 tout est chamboulé, le Coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la COVID-19 fait son entrée en scène. Les écoles et commerces sont fermés, le pays est gelé et notre utilité va de pair avec notre désillusion. Alors qu’une partie du monde se voit confinée, nous ambulanciers de France nous devons continuer à travailler jour et nuit, tel est notre travail de secourir et préserver la vie. Le soldats de l’ombre passent dans la lumière sans que nous y soyons préparés.

Alors que le président de la république remercie personnellement les ambulanciers dans ses allocutions, les médias et la population s’intéressent soudainement à notre métier. La France découvre notre utilité et notre place face à cette crise, comme si le métier venait d’être inventé, alors que je fais toujours le même travail. Des tas de reportages sortent avec des erreurs grossières mais pour le moins on parle de nous.

Bien que je connaisse parfaitement l’opinion publique du métier d’ambulancier, je suis à la fois fier d’être d’utilité publique et à la fois honteux d’être rejeté des pouvoirs publics. Je suis un ambulancier de France un véritable professionnel de santé formé pour la prise en soin de victimes contagieuses, mais moi aussi j’ai besoin d’être protégé et rassuré. Les ambulanciers sont oubliés, peu de consigne, pas de ravitaillement de matériel, l’activité diminue, des ambulanciers partout en France se retrouvent au chômage partiel.

Dans mon entreprise j’ai la chance de continuer à travailler même si le travail et le matériel nous manquent mais on se débrouille comme on peut sans l’aide de l’état. Notre activité est réduite aux patients qui ont des soins vitaux comme les dialyses, chimiothérapies et radiothérapies, sorties d’hospitalisation et bien entendu les urgences régulées par les médecins généralistes ou le SAMU. Plus le patient est immunodéprimé et fragile plus il a besoin de soins d’asepsie de qualité. Je dois m’adapter avec le matériel de protection qui diminue à vue d’oeil.

Prise de température, pose de masques chirurgicaux et lavage des mains de tout patient qui monte dans un véhicule. Interruption des missions simultanées et placement du patient à l’arrière en VSL, création de KIT COVID, mise à disposition du SAMU. Les premières victimes du coronavirus arrivent… L’inquiétude bien plus que leurs souffrances se lit sur leurs visages.

Bien que les ambulanciers connaissent les EPI (équipements individuels de protection) ils sont impressionnants pour les victimes, les interventions sont émouvantes, rassurer devient ma mission première, le bilan clinique et les gestes d’urgences doivent être réalisés avec méticulosité, la concentration est intense pour ne faire aucune erreur d’asepsie.

covid 19 - ambulancier

Arrivé aux urgences il ne faut pas perdre sa concentration chaque geste est calculé. En même temps je découvre que l’ambulancier est le seul et l’unique de la liste de la santé publique des professionnels de santé à ne pas être reconnu officiellement (ambulanciers privés ou hospitaliers) comme “personnel soignant” !! Une aberration incompréhensible, comme si l’ambulancier ne prodiguait pas de soins !! …Acteur majeur de la chaîne de soins.

En premier lieu, le transport sanitaire lui-même découle d’une prescription médicale dans la suite d’un protocole de soin. ceci dit la définition même d’une ambulance est un SOIN, outre que l’ambulancier soit titulaire d’un diplôme d’état paramédical validé par le ministère de la santé, titulaire de l’AFGSU pour les SOINS d’urgences, inscrit comme auxiliaire médical dans la liste des professionnels de santé, qu’il participe à la médicalisation, qu’il prodigue la surveillance médicale, l’oxygénothérapie, l’aspiration des muqueuses, l’accouchement, le conditionnement et manutention médico-technique des patients ou victimes, la prise de constantes dans une ambulance dédiée et équipée pour les SOINS d’urgence.

Conduire est l’élément indispensable de notre mission, mais c’est tout à fait secondaire à notre travail à tel point que d’ailleurs même dans le référentiel officiel et obligatoire du DEA ou de l’AA, la conduite y est inexistante.

Cette erreur et le manque de reconnaissance nous coûte cher durant cette crise sanitaire tout ce qui est accordé aux soignants nous passe sous le nez, pas de masque, pas de prime, pas de reconnaissance en maladie professionnelle, pas d’offre carburant du groupe Total, rejeté aux portes des officines, rejeté aux portes des écoles, il n’y a pas de place pour l’ambulancier. Un sentiment d’humiliation m’envahit. Impossible de comprendre comment un professionnel de l’urgence pré-hospitalière, professionnel de la prise en soin de toutes pathologies contagieuses peut en ce temps de crise sanitaire sans précédent se retrouver au chômage partiel ?

Alors que suite au plan blanc annoncé par l’état tous les autres professionnels de santé sont appelés à travailler. Un vrai sentiment d’inutilité. Pourquoi les ambulanciers ne sont pas dans les plans NRBC ou ORSAN de la France ? Des reportages, des témoignages, des associations ambulancières rabâchent toutes ces difficultés, je me sens privilégié, alors que nous on se débrouille à obtenir des dons de matériel, je travaille toujours, j’aime mon métier peut-être encore plus maintenant ou le regard de certain change. La corporation ambulancière entame son virage peut-être le plus important.

L’ambulancier de demain

Au moment où la crise sera derrière nous que sera l’évolution de la corporation ambulancière ? Serons-nous reconnus par l’état et par la population au côté des autres soignants? Tout le problème se pose et des problèmes qui ne datent pas de cette crise qui n’a servi qu’à mettre à jour ce qu’on avait laissé derrière nous, laissant d’autres problèmes nous submerger.

Sous la double tutelle du ministère des transports et de la santé, les ambulanciers sont trop transporteurs pour le ministère de la santé et trop sanitaires pour le ministère des transports. L’ARS, la sécu et le SAMU nous prennent pour des transporteurs de sacs de pommes de terre. En même temps il faut se poser la question qui a véhiculé cette image ?

ambulancier-storm-troopers-lego

Il est temps que tous les ambulanciers de France se soulèvent et refondent le cœur de notre métier.

➔ Saisir le conseil d’état pour la création d’ un ordre professionnel national d’ambulancier qui s’impose pour une régulation de l’accès à la profession, une représentation de la profession à l’égard des pouvoirs publics, une promotion de la profession à travers les médias et les écoles et sa fonction juridictionnelle entre autre.

➔ Avoir un badge ou une carte professionnelle généralisée délivré par le ministère de la santé.

➔ Veiller à être inscrit correctement lors de la deuxième phase au RPPS (Répertoire partagé des professionnels de santé)

➔ Être enregistré au répertoire ADELI et avoir un numéro comme tous les autres professionnels de santé.

➔ Basculer l’ambulancier hospitalier de la liste de l’hôpital public des métiers administratifs logistique et technique dans la catégorie des métiers soignants.

➔ Demander la tutelle complète et unique du ministère de la santé, qui engendrera un changement de convention et la refonte de notre accord cadre. Pour ce, il faudra des syndicats existants ou nouveaux fédérateurs défendant ses idées.

➔ Créer un diplôme d’état pour l’Auxiliaire ambulancier. Qu’il soit inscrit comme professionnel de santé lui aussi.

➔ Renforcer le diplôme d’état, pourquoi pas intégrer les 4 modules de l’ambulancier SMUR pour que tous les ADE soient mieux initiés à la médicalisation.

➔ Remaniement du langage professionnel afin d’adapter et supprimer tout ce qui est attrait au transport incluant la notion de santé :

  • transporteur sanitaire = ambulancier
  • prise en charge = prise en soin
  • Ect…

➔ Passer les 60h de l’attestation de formation spécialisée aux gestes et soins d’urgence en situation sanitaire exceptionnelle et faire son recyclage annuel au moins pour les ADE et renforcer le recyclage de AFGSU2

➔ Demander au CESU ou autre centre, des formations complémentaires de spécialisations de type :

  • Aspiration endo-trachéale
  • Maîtrise du langage médical
  • Gestion de la violence et l’agressivité
  • Prise en soin pédiatrique, bariatrique, gériatrique…
  • Etc…

➔ Comme le précise l’article R6312-11 du CSP l’agrément sanitaire est délivré pour l’accomplissement des transports en premier et dans tous les cas pour le SAMU, ceci dit chaque entreprise d’ambulance doit s’équiper d’au moins une ASSU pour assurer la médicalisation et les soins d’urgence.

➔ Créer un référentiel national officiel des gestes médicotechniques ambulanciers validé par le SAMU.

➔ Poursuivre à améliorer la réponse ambulancière à l’urgence pré-hospitalière avec une amélioration de nos conventions nationales:

  • Géolocalisation des ambulances par le SAMU
  • ECG et bilan connecté
  • Télémédecine
  • Ect…

En conclusion

Je pense que l’ascension de la grande corporation ambulancière de France a encore un long chemin à parcourir. Sans doute que nous allons devoir en passer par une véritable prise de conscience des ambulanciers eux même à se sentir des soignants. C’est en se considérant et se comportant comme soignant que l’on devient soignant. On devra en passer aussi par un investissement des entreprises ambulancières de nouvelles négociations avec le SAMU, la sécurité sociale et les établissements de santé devront avoir lieu pour recentrer notre métier au cœur de la santé de tous les français.

Ambulancier, tutorer un élève en formation

Ambulancier, tutorer un élève en formation

Tutorer un élève en formation, le rôle de l’ambulancier

entrée_ambulance

Un ambulancier diplômé est aussi formé à former, donc tutorer des futurs professionnels. Mais qu’en est il au quotidien ? Je vais essayer au travers de cet article d’exposer ma vision du tuteur et surtout ma façon de procéder. Elle n’est pas parfaite mais se base une expérience professionnelle et aussi sur les clés que mes formateurs ont su me donner au cours de mon cursus.

Je n’ai pas eu de guide tout prêt à proprement parler. La méthode fonctionne puisque jusqu’à présent les élèves que j’ai pu encadrer sont globalement satisfait de leur passage et obtiennent leur diplôme. Donc ça veut dire que, même si je suis une des nombreuses pièces du puzzle de la formation, j’ai activement participé à sa mise en oeuvre. Chaque tuteur possède le même rôle.

Qu’est ce que le tuteur

Le tuteur est un ambulancier au sein d’une société privée de transport sanitaire, titulaire du Diplôme d’Ambulancier. En règle général c’est souvent un ambulancier avec quelques années d’expérience derrière lui et donc  avec un vécu plus ou moins important. Pourtant l’expérience ne fera pas forcément de l’ambulancier un tuteur idéal.

A la base le but est d’évaluer et de transmettre un savoir à un élève en situation d’apprentissage et encours de validation de ses acquis. Il est donc indispensable pour le tuteur d’avoir un minimum d’intérêt pour cette tâche. Pour tutorer un élève en formation DEA il est impératif de maitriser le contenu de la formation, de connaitre les modalités d’évaluation (grille d’évaluation) pour utiliser comme il faut les outils à disposition et ainsi produire une évaluation de l’élève correcte.

Avoir la fibre pédagogique

Se voir nommer tuteur c’est une chose. Avoir envie d’assumer la fonction en est une autre. Il n’y a rien de pire pour un élève de se retrouver encadré par un ambulancier qui ne sait pas comment s’y prendre ou encore pour qui l’encadrement est une tâche qui ne le passionne pas du tout. C’est improductif et nocif pour l’apprenant.

Le stage en entreprise est très court (15 jours) et il est donc important que cette durée soit optimisée. De cette façon l’élève peut acquérir ou valider ses acquis le plus rapidement possible. Il ne faut pas oublier qu’à l’issue de ces stages et après validation de toutes les compétences l’élève sera, si il est diplômé, un éventuel futur collègue. Pour lui faciliter l’entrée en matière dans son nouveau contexte professionnel il est important de lui enseigner le maximum de choses.

D’où l’importance d’avoir

  • un minimum d’intérêt pour le partage de connaissances : diffuser son savoir et son expérience
  • une attitude pédagogique lors de son encadrement : savoir être patient, savoir prendre du temps pour expliquer et corriger, savoir reformuler ses questions ou ses réponses en cas d’incompréhension.
  • Avoir un réel intérêt pour son métier. Un passionné sera toujours plus efficace en terme d’enseignement.

Bien entendu on ne possède pas tous cet intérêt, cette envie de transmettre. Elle peut être naturelle ou s’apprendre mais tout le monde n’apprécie pas forcément. Certains collègues adorent ça et d’autre fuient.

Comment effectuer une première évaluation

L’élève arrive en stage. Il est important le premier jour de l’aider à découvrir l’entreprise et le matériel avec lequel il va travailler. Commençons donc par une présentation à l’ensemble des collègues de l’entreprise afin de lui faciliter l’intégration au sein de l’équipe. Un tour complet des locaux et des véhicules lui permettra de découvrir quels matériels il aura à sa disposition. Avant de commencer quoi que ce soit il est impératif de connaitre un peu mieux l’élève.

Il faut donc ne pas hésiter à faire un point de situation sur son parcours de formation et ainsi se positionner face au savoir acquis, en cours d’acquis ou encore qu’il n’a pas eu l’occasion de découvrir. Si vous êtes en capacité de savoir ce qu’ il maitrise ou non il vous sera alors plus simple d’adapter ce que vous allez devoir travailler avec lui.

Un élève qui découvre à peine la manutention des patients on ne le lâchera pas sans éléments auprès d’un patient en attendant de lui qu’ il applique des gestes d’ergonomie non maitrisé : c’est dangereux et l’apprentissage ne sera pas bon.

L’attitude sera donc différente en fonction des éléments qu’ il a appris en cours ou non. Chaque module doit être passé à la loupe et ainsi au final vous saurez ce que votre élève peut faire ou presque sous votre surveillance, ou encore que devrez vous lui apprendre. Pour évaluer rapidement un élève rien ne vaut une séance d’échange verbal ou encore une mise en situation concrète à l’aide des collègues. De cette façon une fois en situation vous serez plus attentif à ce que vous devrez montrer, sur les points auxquels vous devrez insister.

Evaluer ses objectifs de stage

En règle général un stagiaire DEA arrive en entreprise avec sa liste personnelle d’objectif : être capable de… C’est à vous de voir avec lui quels objectifs il s’est fixé et de mettre en oeuvre tout ce que vous pouvez pour lui permettre de les atteindre. Ces objectifs sont en général adaptés au lieu d’accueil. C’est très important et ça permet d’avoir une ligne directrice à suivre durant le stage : on a vu telle et telle chose, est ce que ça correspond à tes attentes, est ce que l’objectif est atteint etc.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation courante dans un cadre non-urgent

Personnellement j’utilise une méthode qui fonctionne systématiquement :  sur une situation courante (transport sanitaire en vue d’une hospitalisation, consultation etc.) , lorsque j’arrive chez les patients je présente mon élève en tant que tel.

De cette façon le patient est au courant : un élève va participer à la prise en charge mais dans tous les cas de figure ce sera sous surveillance et sans aucunes prises de risques. La seule différence sera le temps un peu plus long pour la prise en charge. Les patients ne sont pas toujours rassurés enfin surtout la famille autour. A vous d’être fin diplomate pour expliquer que toute manipulation se fera en sécurité et que vous ne lâchez pas votre élève comme ça.

Donc arrivé au domicile ma question est la suivante : « comment tu évalues la prise en charge ? » Le but est que l’élève analyse en utilisant tous les moyens à sa disposition : évaluation des lieux, communication avec le patient (l’interroger sur sa pathologie, la localisation de douleurs si présente, son autonomie…), quel matériel, quel type de transfert effectuer, où le réaliser, les difficultés que l’on va rencontrer etc.

Il est important de laisser l’élève réfléchir sur le sujet. Une fois qu’il se sent capable de répondre on fait un point ensemble. Je le laisse me présenter ses réponses et on effectue une correction. Jamais je ne me contente d’un oui ou non basique sauf dans les cas où je veux l’inviter à trouver la réponse par lui même.

Sinon j’explique systématiquement le pourquoi du comment. C’est plus constructif et j’apporte une réponse complète et adaptée. Je prends aussi le temps de répondre à ses questions. En règle général l’information est rapidement assimilée.

Second stade : la mise en situation. On se place aux côtés du patient et je lui détaille les gestes qu’il va devoir pratiquer. Où se placer, comment adapter sa posture pour ne pas se blesser, comment se placer avec le patient pour assurer le confort et la sécurité du transfert. Je prends le temps de décomposer chaque geste et je m’assure de sa totale compréhension. Si j’ai le moindre doute je vérifie. Je ne mets surtout pas mon patient en danger si je sens que l’élève n’a pas assimilé les choses.

Au fil des prises en charge je répète le mode opératoire qui va devenir presque un automatisme pour l’élève : il évalue la situation et est capable de donner une réponse de plus en plus rapide. Il trouve sa place et devient moins hésitant, prend confiance en lui. Il est bien entendu évident que l’échange entre le tuteur et l’élève reste permanent pour ne pas laisser de place au doute ou laisser des questions sans réponse.

Ainsi on le prépare doucement à sa future place d’équipier, on lui enseigne comment adapter sa prise en charge et évaluer tous les facteurs important :

  • Etre capable d’analyser les lieux à son arrivée (configuration de la maison ou immeuble) :
  • Comment se présentent les locaux et l’accessibilité entre le lieu où se situe le patient et l’ambulance (plain pied, étage, couloir étriqué, dangers potentiel comme des marches glissantes),
  • Quel matériel aura t’on besoin (chaise portoir au vu des petites ouvertures ou escaliers etc), quel matériel est disponible sur les lieux (lève malade par exemple),
  • Analyser et communiquer avec le patient pour adapter sa prise en charge en sécurité et avec le confort maximum,
  • Comment se situe le patient (au lit, au fauteuil, sur le canapé, par terre),
  • Quelle pathologie présente t’il et existe t’il, la présence de douleurs (trauma par ex), que dois je faire ou ne pas faire au vu de la pathologie,
  • Sa morphologie (corpulent, surcharge pondérale très importante etc), son autonomie (se met il debout, marche t’il un minimum avec ou sans aide, aucune autonomie),
  • Quelle technique mettre en oeuvre (transfert au drap, portage, brancard cuillère),
  • Comment évacuer le patient (où va t’on passer et avec quel type de matériel, où mettre le brancard),

Tous ces éléments sont pour beaucoup de professionnels des automatismes bien rôdés. Trop d’ailleurs car beaucoup oublient souvent que cette capacité de réflexion n’est pas naturelle mais se construit au fil du temps et de l’expérience. D’où l’importance d’être capable de se mettre à la place de l’élève et de lui permettre d’apprendre à mettre en oeuvre cette capacité de réflexion et d’apprendre à créer ces fameux automatismes.

De plus il est important de noter que tout le monde ne possède pas la même faculté à assimiler les choses. Certaines personnes sont promptes à apprendre et mettre en oeuvre rapidement et d’autres auront besoin d’un peu plus de temps pour le faire.

Chaque être humain possède une capacité d’apprentissage différente. Ce n’est pas parce que celui qui sera le plus rapide à assimiler fera les choses de la meilleure façon. De plus certains individus avec plus d’assurance auront plus de facilité que les autres. A vous d’observer et de savoir où se situe votre élève et de savoir lui donner les clés nécessaires à sa réussite.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation d’urgence

Précédemment nous avons vu comment permettre à l’élève de s’adapter sur une prise en charge courante. On va tenter de voir ce qu’il en est sur une urgence. Donc au moment du départ il est important de présenter à l’élève sur quel  type d’intervention on part ou tout du moins les premiers éléments et lui inculquer le fait que ces éléments peuvent totalement être à l’opposé de ce que l’on va trouver. Ex : on peut partir sur une suspicion d’entorse et au final on se retrouve avec un trauma de type fracture avec déplacement ou encore une chute d’une échelle…

Rapidement on teste ses connaissances sur le sujet pour le préparer. On aura plus la même latitude en terme de temps une fois sur les lieux. Avec un élève présentant des acquis solide on pourra aller au coeur du problème en le laissant prendre les initiatives et donc assumer son rôle futur. Dans le cas où il possède des connaissances théoriques et peu d’expérience pratique il faudra agir soi même mais en essayant de prendre le temps quand même d’expliquer ses gestes, et laisser une certaine latitude à l’élève pour qui puisse oeuvrer et réaliser des choses par lui même. Toujours pareil on en revient à l’importance de l’aider à créer ses automatismes.

Donc arrivée sur les lieux, on se rend au chevet du patient, on évalue ensemble (patient+ ambulancier+élève) : circonstanciel, évaluation clinique, recherche d’antécédent etc. Dans cette procédure on laissera l’élève pratiquer le plus possible sauf cas particulier. Il faut qu’il assimile l’utilisation des appareils de mesures (tensiomètre, saturomètre, thermomètre, lecteur de glycémie capillaire si le médecin régulateur demande un dextro) et soit capable de faire le lien entre les résultats et le bilan clinique du patient. Ne pas hésiter à le laisser poser les questions au patient et compléter l’interrogatoire si vous jugez être en manque d’éléments.

De la même façon le stagiaire remplira la fiche d’intervention avec ou sans votre aide suivant sa connaissance et sa maitrise de ce type d’outil. Il faut lui apprendre à gérer rapidement les choses sans stress, sans panique. Si à un moment donné il perd le fil il ne faut pas hésiter à reprendre en main l’intervention et lui permettre de prendre le temps de se repositionner.

Le rassurer sur le fait qu’il ne peut maitriser tout, tout de suite, comme un ambulancier plus expérimenté. Les difficultés qu’il rencontre sont normale et font partie intégrante du processus d’apprentissage. Une fois le patient techniqué et installé, je préfère laisser l’élève avec le patient et lui laisser la charge de la surveillance sauf, encore une fois, cas particulier. Dans le cadre d’un trinome je l’accompagne et j’en profite pour le mettre en situation.

Une fois arrivé au service des urgences, il est intéressant pour l’élève de faire les transmissions auprès de l’infirmière. Il est évident qu’informer l’IAO de sa qualité d’élève  facilitera grandement les choses. Elle/il pourra le guider au cours des transmissions et apporter des conseils, corrections.

Dans tous les cas de figures un debriefing de l’intervention sera systématique afin de voir si il a été capable d’évaluer tous les paramètres, si l’évaluation clinique fut bonne etc.  C’est aussi le moment de poser les choses au calme et de revenir sur des erreurs ou des oublis en expliquant pourquoi et comment les corriger à l’avenir. C’est aussi le moment des questions sur l’intervention.

Pour ce genre de choses je laisse en général l’élève me donner son analyse personnelle sur ce qu’il a vu, fait, pas fait, oublié, trompé… et ensuite je lui donne mon évaluation, toujours de façon pédagogique et constructive. Le but est que l’erreur soit utile et qu’on échange ensemble sur les solutions à apporter.

Lui apprendre à conduire une ambulance

Le module 6 ne se valide qu’en en entreprise. Il est centré sur la conduite de l’ambulance, la mécanique de base, règles de circulation etc. Vous êtes donc là , entre autres, pour lui apprendre à conduire une ambulance. Certains élèves n’ont jamais conduit de véhicule plus gros qu’une voiture. A vous donc d’enseigner à l’élève comment s’adapter : prendre en compte le gabarit, apprendre à se servir des rétroviseurs extérieurs, prendre en considération le porte à faux de l’ambulance, sa longueur.

Ce sera aussi le moment de le former à sa conduite avec un patient à bord : les paramètres à prendre en compte : comportement hémodynamique, le confort et la sécurité du patient et de l’équipier dans la cellule, les astuces pour ne pas secouer le patient, passer les vitesses et freiner en douceur, savoir aborder un virage correctement et non pas sèchement etc.

Instruire sur l’attitude de conduite en cas d’urgence : anticipation, visibilité, distances de sécurité. Il est impératif de lui faire prendre en compte que la sécurité du patient, de l’équipage et des usagers prime sur tout le reste. Lui inculquer que la vitesse même en urgence n’est pas un paramètre indispensable pour arriver sur une intervention.

Il conduit un véhicule de transport sanitaire et est donc soumis à des règles de prudence supplémentaire. Lui parler de la législation c’est bien mais il est indispensable qu’il comprenne qu’entre les textes et la réalité il existe un fossé. Qu’il ne doit pas transgresser les lois et ne doit pas non plus faire n’importe quoi. La vitesse tue et n’apportera pas une réponse d’intervention forcément plus courte. Une attitude responsable sera obligatoire ainsi qu’une capacité d’anticipation.

 Ne rien négliger

Au cours de son stage toutes les situations sont bonne pour favoriser l’évaluation des compétences.

Le lavage des mains à la solution hydro-alcoolique par exemple ; le lavage simple : maitrise t’il les gestes, les temps minimum ; la désinfection de l’ambulance que ce soit le mode hebdomadaire ou encore la désinfection entre chaque patient : le laisser réaliser les nettoyages, voir si il maitrise les techniques, s’il sait utiliser les produits, les temps de contact. Corriger les erreurs de techniques…

Il faut être en mesure d’avoir bien en tête le contenu des compétences à valider pour ne pas se retrouver le jour de l’évaluation finale avec la question : « est ce qu’on a vu ça ensemble ? Je ne sais plus ». Il faut favoriser les mises en situations à chaque moment qui se présente. Ne pas hésiter à lui donner quelques astuces et ficelles du métier. Celles qui ne s’apprennent que sur le terrain et qui ne s’apprennent pas en cours. Ces astuces sont importante et faciliteront ses premiers pas lorsqu’il sera diplômé.

Deuxième semaine ou comment l’élève doit s’imposer en tant qu’ambulancier

La dernière semaine de stage il est primordial de laisser l’élève et de l’aider, à prendre sa future place. C’est lui qui prend les commandes sous votre regard attentif bien entendu. Il évident que les deux premiers jours il faut lui laisser le temps de retrouver ses marques. Mais ensuite il doit se comporter comme un futur professionnel dans le but que vous soyez en mesure d’évaluer sa progression par rapport à la première semaine, évaluer la maitrise ou non des compétences.

On essaie de sortir du cadre formateur/élève et on essaie d’évoluer e tant que binome. L’élève doit être capable de gérer les situations vues précédemment sans votre intervention. Reste qu’il faut rester modéré et que vous êtes quand même là pour le guider, corriger éventuellement. On ne l’abandonne pas seul sans aide. Ainsi, en plus de prendre confiance en lui il pourra montrer à quel niveau il se situe : les compétences sont elles maitrisées, ou acquises voire pas du tout acquises. Mais dans ce dernier cas de figure c’est autre problème.

Validation des compétences

L’air de rien on a survolé sur deux cas pratiques l’ensemble des données ou presque :

  • Module 2 : évaluer l’état clinique du patient, instrument de mesure etc
  • Module 3 : désinfection du véhicule et des matériels, hygiène des mains, circuit du linge..
  • Module 4 : ergonomie
  • Module 5 : communication (le triangle ambulancier-patient-soignant)
  • Module 6 : apprivoiser la conduite d’une ambulance, les règles de sécurité et de confort, les règles indispensables…
  • Module 7 : les transmissions
  • Module 8 : déontologie

Il est donc temps de procéder à l’évaluation. Pour ma part je fournis à l’élève à la fin de sa première semaine une évaluation temporaire pour qu’il puisse se situer sur son parcours d’apprentissage. Il sait quels éléments il doit travailler pour la prochaine fois et découvre l’opinion que j’ai de lui. C’est motivant et ça donne confiance en soi, ça permet aussi à l’élève de se remettre en question sur des points précis. A son retour à l’école il aura l’occasion de faire un bilan de son stage et permettra ainsi à ses formateurs de prendre en compte son évolution et ses difficultés éventuelles rencontrées lors du stage. Ils pourront donc mettre l’accent sur certains points défaillant si nécéssaire.

Et surtout avant de le laisser partir je fais systématiquement un bilan global de chaque semaine. Le premier reste très important afin de savoir si il est satisfait de son stage pour commencer, si il a jugé les conseils pertinents et si la méthode d’apprentissage fut correcte. Ce bilan n’est pas que pour lui mais aussi pour vous afin de savoir si vous avez su mettre en oeuvre les bonnes méthodes. Il est important de se remettre en question sur des points défaillant pour la semaine suivante et améliorer ainsi sa méthode pédagogique.

A la fin les choses se font assez naturellement. Mais si vous avez des doutes n’hésitez pas à relire le référentiel pour vous assurer de la cohérence de vos observations. Vous évaluerez donc votre élève avec les critères : Non évalué / en cours d’acquisition / acquis / maitrisé. Soyez prudent quand vous remplissez la fiche : pas de ratures, les croix seront bien positionnées.

Faites une éval sur brouillon avant de remplir l’original. Soyez juste, et ne cochez pas les cases pour faire plaisir. On n’oublie pas qu’on évalue un futur collègue. Valider tout alors qu’il y a eu mise en danger du patient durant la dernière semaine ou encore que l’élève est blonde à forte poitrine… Si l’élève a travaillé avec d’autres collègues faites le bilan avec eux et demandez leur ressenti.

En conclusion

Chacun possède sa méthode et il serait intéressant de pouvoir échanger dessus. Certes cet article n’est pas un guide pédagogique complet et bien structuré. Certes il y a de vrais formateurs de formateurs et je ne fait pas partie de ces gens. Donc faute d’en être un j’espère malgré tout apporter quelques éléments clés pour vous aider dans vos démarches pédagogique ou encore vous permettre de comparer vos méthodes personnelles. N’hésitez pas à participer à un échange via les commentaires sur ce thème et échanger ainsi les astuces et les ficelles de cette fonction pas toujours évidente à assumer.

N’oubliez pas non plus qu’être tuteur c’est aussi remettre son savoir en question ainsi que ses pratiques. Que cela reste un formidable moyen de remettre ses acquis à jour grâce à la présence des élèves qui apporteront avec eux les nouvelles informations, techniques et méthodes enseignées. A défaut d’avoir une remise à niveau officielle donc hors des CESU, malgré les formations en interne cela est un bon moyen de ne pas perdre pied avec des données actualisées.

L’échange élève-tuteur se doit d’agir dans les deux sens et il ne faut pas se sentir gêné de voir un bleu nous apprendre quelque chose. On a tous à apprendre les uns des autres. C’est là l’intérêt de l’apprentissage et du métier d’ambulancier : le savoir s’acquiert tout au long de sa pratique via tous les acteurs qu’ils soient formateurs ou simple élève.

Annexes

  • Référentiel du diplôme d’état d’ambulancier

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/referentiel-formation-ambulancier.pdf

  • Fiches d’évaluation du stage en entreprise de transport sanitaire

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/fiche-evaluation.pdf

Concours ambulancier : Le Grenelle de l’environnement

Concours ambulancier : Le Grenelle de l’environnement

Fiche sanitaire et social : le grenelle de l’environnement

Le respect de l’environnement fait partie du langage courant. Il est devenu un enjeu économique et politique. Le grenelle de l’environnement en est le symbole.

Les origines du grenelle de l’environnement

Depuis 2003 un comité interministériel pour le développement durable a été mis en place. Tous les ministres concernés par la question du développement durable sont présents : ministre du travail , des affaires européennes, de la défense, de l’éducation nationale.

Les acteurs du développement durable se sont réunis régulièrement tout au long de 2007.

Deux constats en sont ressortis :

  • les risques liés à la dégradation de la planète sont incontestables
  • il y a urgence à agir

En octobre 2007 s’est tenu le grenelle de l’environnement qui a répertorié 268 engagements. La société française se mobilise de plus en plus en faveur du développement durable : entreprises, associations particuliers : les actions se multiplient.

L’application du grenelle de l’environnement

Il se décline essentiellement sous la forme de deux grandes lois :

  • La loi Grenelle 1 : votée le 23 juillet 2009 à la quasi-unanimité. Elle fixe les engagements dans tpus les domaines retenus lors du grenelle. Elle réaffirme l’urgence écologique et la nécessité d’agir tout en garantissant une compétitivité durable. Elle oblige les pouvoirs public à opter pour la décision la moins à charge pour l’environnement lorsqu’ils doivent prendre une décision.
  • La loi Grenelle 2 : elle décline les objectifs entérinés par la 1ère loi. Elle permet d’enraciner la mutation écologique à la fois dans les habitudes et dans la durée. Elle a été votée le 12 juillet 2010 et porte engagement national pour l’environnement.

Ces dispositions législatives portent sur l’amélioration énergétique des bâtiments, le transport et les habitudes des usagers doivent devenirs moins productifs en CO2, al biodiversité doit être préservée et la gestion des déchets durable.

Les enjeux du grenelle de l’environnement

L’environnement doit être préservé. Il faut diminuer l’impact de la vie humaine sur la planète. Tous les acteurs doivent s’investir : états, collectivités territoriales, entreprises, individus. Cela nécessite un changement des comportements et une évolution des mentalités. Mesures financières existent : crédits d’impôts pour la construction de bâtiments haute qualité environnementale (HQE) ou au contraire taxations plus importantes pour certains actes polluants.

Les limites du grenelle de l’environnement

Un domaine très politique : la taxe carbone qui devait taxer les consommateurs en dioxyde de carbone et de gaz à effet de serre aurait du être mise en place à partir de janvier 2010 mais le texte a été censuré par le Conseil Constitutionnel. Depuis mars 2010 le principe même de la taxe carbone a été abandonné en France. Suite à cette annonce, la Fondation Hulot a décidé de ne plus participer aux travaux. Le grenelle a été critiqué par un certain nombre d’associations. Les riches auraient les moyens de ne pas polluer tandis que les pauvres en pâtiront. L’instrumentalisation politique et économique de l’environnement est également une véritable crainte. Sous prétexte de responsabiliser les consommateurs c’est vers eux que se fait un certain transfert de charges (ex : sacs en plastique payants).

Autre exemple de tiraillements : la France est un pays qui n’envisage pas de se passer du nucléaire alors que le développement des énergies renouvelables est inscrit dans le grenelle de l’environnement.

La laïcité

La laïcité

La laïcité

Laïcité signifie la séparation entre le civil et le religieux dans les affaires publiques. Elle est clairement affirmée en France depuis le début du XIX ème siècle.

Fondements de la laïcité

Sous l’Ancien régime, le roi était le représentant de Dieu sur terre. Son pouvoir ne pouvait être contesté. Monarchie absolue. Le Clergé avait un rôle important dans l’aide et l’assistance auprès des pauvres. En France : religion catholique. A partir du siècle des Lumières on commence à parler de laïcité. On veut réduire l’influence de la religion catholique sur la société et notamment à travers l’école. L’église catholique avait en charge l’instruction des enfants jusqu’à la Révolution. A la révolution les biens de l’église sont confisqués, nationalisés et de nombreux lieux de culte sont détruits. La loi Falloux de 1850 maintient la coexistence des écoles publiques et privées. Le curé exerce avec le maire un contrôle sur l’instituteur. Sous la Commune en 1871, un décret de séparation de l’église et de l’état est voté.

La III ème République a commencé à adopter une série de mesures en faveur de la laïcisation :

  • suppression du repos dominical obligatoire en 1879
  • sécularisation des cimetières en 1881
  • autorisation du divorce en 1884
  • gratuité de l’école de 6 à 13 ans en 1881
  • plus tard elle sera obligatoire mais surtout laïque.

La Loi de 1905 : la séparation de l’État et de l’Église

Pour les révolutionnaires l’État ne doit reconnaître aucune religion afin de toutes les permettre. Réciproquement l’État  n’a pas à intervenir dans l’organisation de la religion. La loi de 1905 pose le principe de liberté de conscience. L’état ne peut intervenir dans les croyances de chacun car elles font partie de l’intime et de la liberté individuelle de chacun. Le principe de la séparation Église/État impose aux autorités publiques d’être neutres vis-à-vis de toutes les religions. Les registres de naissance sont désormais tenus par les mairies et ont remplacé les actes de baptême. Le mariage civil est devenu obligatoire et doit se faire préalablement au mariage religieux.

Cette loi ne s’est pas appliquée à l’Alsace-Lorraine (aujourd’hui départements de l’Alsace et de la Moselle) : jusqu’en 1918, ces territoires étaient rattachés à l’Allemagne. :

  • Relations entre État et Religion seront maintenues
  • les prêtres sont payés par l’État
  • des crucifix sont présents dans les bâtiments publics
  •  l’éducation religieuse est obligatoire à l’école.

La loi de 1905 n’est pas applicable aux colonies françaises de l’époque ou en Algérie, alors département français. Le droit local est encore fortement influencé par la religion. Sur d’autres territoires comme :

  • Mayotte : c’est la loi islamique qui s’applique
  • Wallis et Futuna : le système éducatif primaire est concédé par l’État au diocèse catholique.

Vers une évolution de la laïcité ?

La constitution de la V ème République reprend le caractère laïc de l’État.

L’école : elle est considérée comme le ciment de la société française. Les écoles privées religieuses peuvent cohabiter avec les écoles publiques. Elles peuvent recevoir des subventions de l’état et des collectivités territoriales > oppositions surtout lorsque les moyens donnés à l’Éducation Nationale ont tendance à baisser.Loi du 15 mars 2004 : interdiction de tenues et signes manifestant une appartenance religieuse ou politique. Des symboles discrets comme petites croix, étoiles de David ou main de Fatima sont permis. Le port du voile intégral comme la burqa ou le niqab devient plus important dans les espaces publics. La résolution votée par l’Assemblée Nationale le 11 mai 2010 condamne le port du voile intégral car contraire à ses valeurs. La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage dans un lieu public.  Amende de 150 € encourue assortie éventuellement d’un stage à la citoyenneté. Le fait de contraindre une personne à dissimuler son visage constituera également une infraction : 15 000 € d’amende et un an d’emprisonnement. Loi applicable à compter du printemps 2011.

La Laïcité au delà des frontières françaises

Certains pays s’inscrivent clairement comme des états religieux :

  • la constitution algérienne reconnait l’islam comme religion d’État.
  • Iran : le pouvoir est censé venir directement de Dieu
  • Israël : l’État se définit clairement comme celui du peuple juif.

D’autres pays ont une constitution laïque mais les religieux y ont une place importante :

  • Turquie : la religion est inscrite sur les papiers d’identité,

Certains pays voient la laïcité comme un principe fondamental de leur identité. L’influence religieuse peut être plus ou moins importante malgré cela :

  • USA : le président américain doit prêter serment une main posée sur un livre religieux.
  • Belgique : port du voile est prohibé : interdiction de circuler dans un lieu public avec le visage dissimulé.

Au sein de l’Europe communautaire la liberté de religion est reconnue.

 

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

 

L’emploi des seniors

L’emploi des seniors

L’emploi des seniors

Si les jeunes rencontrent des difficultés pour accéder au marché de l’emploi c’est aussi le cas pour les + de 50 ans. On les appelle les seniors Il s’agit d’une problématique spécifique particulièrement importante en France.

Les difficultés des fins de carrières

En France le taux d’emploi des 55-59 ans est de 55% environ tandis que la Suède, le Japon ou le Danemark voient plus de 70% de cette population travailler.

Lorsqu’une personne de + de 50 ans perd son emploi elle éprouve les plus grandes difficultés à en retrouver un. 2 situations « extrêmes » coexistent :

  • les cadres qualifiés qui vont donc coûter cher à leur employeur
  • les personnes non qualifiées qui s’inscrivent difficilement dans une démarche de reconversion professionnelle

Les secteurs les plus touchés sont ceux qui ont eu besoin d’une forte recomposition de leur main-d’œuvre : industrie, finance, énergie. Paradoxalement, certaines personnes peinent à prendre leur retraite ce dont leurs employeurs se réjouissent.. Dispositifs mis en place parfois pour que les plus anciens puissent accompagner les plus jeunes et fassent ainsi une certaine transmission de leurs compétences. Situations qui sont malheureusement peu courantes en France. L’idée que le départ d’un senior permet l’entrée d’un jeune dans le monde du travail reste tenace mais n’est pas vérifiée dans les statistiques. L’expérience au lieu de devenir un atout peut se transformer en moindre productivité et c’est dans cette concurrence que les seniors sont évincés.

Les conséquences de l’éviction des seniors

En France il existe comme une sorte de légitimité pour les seniors de ne pas atteindre l’âge de la retraite en emploi. C’est le cas d’un ouvrier sur deux qui bénéficie d’une pré-retraite, d’une dispense de recherche d’emploi ou éventuellement de dispositifs d’invalidité. Les seniors licenciés ne cotisent plus ou peu. C’est une des raisons pour laquelle la masse des cotisations salariales globale diminue. Cela entraîne aussi une baisse des financements des risques maladie et vieillesse. Cette période d’inactivité en fin de carrière joue sur le montant des cotisations retraite calculées sur les rémunérations des 25 dernières années. Les entreprises n’anticipent pas sur le vieillissement de leur personnel : il pourra partir lorsque le poste ne sera plus adapté.

Il s’agit d’une préoccupation de l’Union Européenne : France mauvais élève à ce sujet. Moyenne de 43% de seniors en emploi en France. Les pays de l’UE se sont fixé un taux d’emploi des seniors de 50% en 2010, ce chiffre n’a pas été atteint.

Les actions pour l’emploi des seniors

Depuis 1er janvier 2010 les entreprises de + de 300 salariés doivent adopter un plan senior. A défaut elles doivent verser une pénalité équivalente de 1% de leur masse salariale. C’est la caisse nationale d’assurance vieillesse qui en bénéficiera. Ce plan doit comprendre des mesures qui favorisent l’accès à l’emploi ou le maintien des seniors dans l’emploi. Pôle emploi accordait des dispenses de recherche d’emploi aux seniors proches de la retraite. Elles bénéficiaient donc des allocations chômage sans chercher d’emploi. Les conditions de cette dispense vont être durcies et notamment le critère d’âge. En 2009, on pouvait en bénéficier à partir de 58 ans. Dès 2010 il faudra avoir 59 ans. La suppression totale de cette mesure est envisagée. La mise à la retraite par l’employeur devient impossible quel que soit l’âge de l’employé. Le travailleur peut ainsi continuer à exercer son activité professionnelle au delà de l’âge légal de la retraite.

Le cumul emploi/retraite est largement facilité. Les salariés de + de 60 ans ayant leurs droits complets à la retraite ainsi que ceux de 65 ans et plus pourront travailler sans conditions. Auparavant les délais 6 mois entre le début de la retraite et la reprise du travail et les montants de rémunération : cumul salaire/ retraite limité à 1,6 SMIC ne devaient pas être dépassés. Pour inciter les seniors à travailler plus longtemps, la surcote du montant de la pension retraite sera augmentée. Elle est de 5% la première année : véritable incitation financière à travailler plus longtemps.

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

Concours ambulancier – L’oral de sélection

Concours ambulancier – L’oral de sélection

L’oral du concours ambulancier

croix_vie_3

La question est souvent posée maintes fois et pour pallier à ce problème je vais tenter d’apporter des réponses à ce sujet l’oral du concours ambulancier.  Je reçois beaucoup de mails à ce sujet. J’ai eu beau créer une suite d’article reprenant l’ensemble ça ne suffit pas.  Je ne vais pas vous donner de solutions miracles mais essayer de vous aiguiller sur des pistes de travail.

Les étapes pour accéder à l’oral de sélection au concours ambulancier

Pour accéder à la seconde partie des sélections orales vous devez dans un premier temps avoir réussi avec succès les sélections écrites dites épreuves d’admissibilité. Mais, il y a un mais, certains d’entre vous pourront accéder directement à cette seconde partie :

  • Titulaire d’un Diplôme de niveau IV
  • Titulaire d’un diplôme Sanitaire et Socila de niveau V
  • Titulaire d’un diplôme étranger permettant l’accès universitaire
  • Admis en formation d’auxiliaires médicaux
  • Auxilaire ambulancier avec un an d’exercice au cours des cinq dernières années

Pour les autres candidats l’épreuve d’admissibilité devra être réalisée avec pour objectif la moyenne minimum de 10/20.

Déroulement de la sélection du concours d’ambulancier

Le jury de l’épreuve sera constitué : d’un chef d’entreprise de transport sanitaire, du directeur de l’école de formation ou un représentant et d’un enseignant. Vous aurez un sujet d’actualité sanitaire et sociale à tirer au sort ou encore un texte avec en fin de page des questions/argumentaire. Le but : démontrer que vous êtes à même de comprendre des consignes, de coordonner vos idées de façon cohérente et de savoir vous exprimer. Tous ces éléments sont indispensables pour évaluer votre capacité à entrer en formation.

Organiser son exposé pour l’oral du concours ambulancier

Vous tirez au sort votre sujet ou lisez votre texte. Un temps de préparation vous est alors accordé. Suivez les conseils donnés dans les précédents articles de la rubrique : bien préparer ses révisions pour l’oral et bien réussir son oral. Durant ce temps de préparation profitez en pour vous calmer, vous détendre. Faites ressortir vos connaissances en rapport avec le sujet et ressortez sur papier les mots clés.

Créez un plan sur votre feuille de brouillon et ordonnez vos idées de façon cohérente et hiérarchisée. Plus vous organiserez vos idées plus vous aurez de facilités à exposer votre sujet grâce à ces points de repères.  Respirez un grand coup, faites de courtes pauses et évitez de débiter un exposé trop vite et sans respirer . Détendez vous le jury n’est pas là pour vous déstabiliser.

Surtout ne vous engagez pas dans des voies que vous ne maitrisez pas pour ne pas ensuite, subir le piège des questions. Restez basique et reposez vous sur vos connaissances de l’actualité. A la fin de votre exposé il est fort possible que le jury vous interroge ou soulève certains points oubliés ou évoqués durant l’exposé. Prenez le temps de réfléchir à votre réponse. Faites répéter ou reformuler la question si vous avez mal compris.

Les questions de motivations et connaissance de la formation

Pour cette seconde partie vous trouverez un article : les questions de motivation, qui vous renseignera sur les questions courantes. Préparez vous à l’avance et entrainez vous à y répondre. C’est un très bon exercice qui facilite la prise de parole et vous entrainera à éviter des blancs, des balbutiements ou autre joyeusetés qui vous feront encore plus stresser. Et surtout : apprenez le contenu de la formation. Ne vous contentez pas de faire du par coeur : informez vous dans les grandes lignes sur le contenu des modules. On ne vous demande pas de savoir ce que l’on va vous enseigner mais de démontrer que vous vous êtes intéressé au contenu.

Financement de la formation d’ambulancier

Le sujet sera abordé pour évaluer votre situation. En effet ne vous leurrez pas les écoles d’ambulanciers doivent privilégier des étudiants capable de posséder un financement solide. La formation a un coût et intégrer un élève avec un financement bancal entrainera un arrêt de la formation ou vous obligera à payer la totalité de votre poche.

Ce qui peut se révéler coûteux suivant votre situation. Donc ayez en tête la situation. Il faudra être en mesure d’expliquer qui finance, comment ça se passe, est ce qu’il y a des garanties ne serait ce qu’orales ou écrites. Vous devez connaitre votre dossier sur le bout des doigts. C’est aussi un bon moyen de savoir si vous êtes motivés et si vous avez mis toutes les chances de votre côté pour atteindre votre objectif. Si vous êtes du genre à répondre : « euh pôle emploi m’a dit de venir, ils m’ont dit qu’ils allient payer avec je sais pas qui, donc pour garder mes allocs je suis venu »…. => la porte est pas loin hein ^_^ !

En conclusion

Devenir ambulancier c’est d’abord apprendre à être curieux. Informez vous sur le métier, informez vous sur l’actualité santé, sur la formation, sur ce que l’on va vous apprendre. On ne vous demande pas de maitriser le contenu mais de savoir pourquoi vous êtes là et si vous êtes un tantinet curieux pour connaitre ce vous allez apprendre durant les six prochains mois.

Le critère de sélection : c’est quelqu’un de motivé, qui sait ce qu’il veut et a des arguments solides. On ne rentre pas à l’école d’ambulancier car on a vu une lumière. On est là car on est pleinement conscient de notre décision d’orientation. Si ce n’est pas le cas : évitez de faire perdre du temps au jury ou encore laissez votre place à ceux qui veulent vraiment réussir.

Bibliographie

Retrouvez les idées d’ouvrages pour préparer le concours sur cette page  :

La libaririe de l’ambulancier

Texte de référence

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier et article de presse

Voici un article de presse paru dans la presse, dans l’édition Nord Eclair. Un article qui relate une vérité trop souvent inconnue du grand public et qui change des clichés amers utilisés par beaucoup de médias. Enfin un journaliste a pu s’ intéresser à la réalité de notre job.

A la suite de cet article, Karim l’ambulancier interviewé, a proposé à cette journaliste de le suivre une nuit de garde entière pour lui faire partager le coeur de la profession. Il ne reste plus qu’à espérer que cet échange se réalise et voir enfin un contenu terre à terre sortir dans la presse et ainsi relayer une information qui reflète la réalité. Réalité loin des standards de l’ambulancier escroc. Un grand bravo à Karim pour avoir fait cette démarche et un grand merci à Brigitte LEMERY, journaliste à Nord Eclair.

Vous pouvez consulter l’article dans l’édition papier pour ceux qui sont concernés par la zone d’édition ou sur le net après inscription :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/la-fievre-monte-chez-les-ambulanciers-jna50b0n183490

Ambulancier à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid fait part du malaise qui gagne sa profession. Le 3 juin, les ambulanciers pique-niqueront devant l’Agence régionale de santé pour exprimer leur malaise. Ils voudraient ne plus dépendre du ministère des Transports et être rattachés à celui de la Santé. Employé de la société d’ambulances privées TADP à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid mène la fronde.

La situation est paradoxale. « Je ne jalouse pas les pompiers, sinon je serais pompier, assure Karim Lestriez Bouzid, mais j’en ai marre que les ambulanciers soient pris pour des charlatans, de simples transporteurs par les particuliers ou des brancardiers à l’hôpital ! » Karim Lestriez-Bouzid est fier de la formation de 6 mois suivie au CHR pour obtenir le diplôme d’État en 2011.

« Un pompier n’a que quinze jours de formation », glisse-t-il. Avant d’ajouter : « Ambulancier diplômé, je suis chef à bord en ce qui concerne la sécurité de la circulation du véhicule mais aussi du patient. » En amont, il est donc habilité à secourir, comme à définir le caractère de l’urgence au médecin SAMU qui a régulé l’appel et l’a missionné sur le terrain avec un dispositif de géolocalisation, après appel au 18 ou au 15.

« À l’hôpital, on nous prend pour un brancardier, mais l’ambulancier c’est l’oeil du médecin ! On a dans l’ambulance du matériel médical pour prendre les constantes, intervenir pour un arrêt cardiaque. Le cahier des charges de l’ARS est très rigoureux. » « À la télé, ajoute-t-il, on encense le travail des pompiers et on critique les ambulanciers. On nous taxe d’abuser du système de santé en France mais le transport de santé ne représente que 10 % des dépenses de la CPAM. Le coût d’une intervention du SAMU ou d’une ambulance privée n’est que de 80 E (pris en charge à hauteur de 65 % par la CPAM, le reste par les mutuelles), contrairement aux pompiers, 400 E, pris en charge par la collectivité. »

92% de non-syndiqués

Les ambulanciers n’apprécient pas d’avoir été assimilés dernièrement, dans un documentaire diffusé sur W9, à des confrères qui fraudent au bon de transport ou qui manquent de matériel ou d’hygiène. Des clichés, d’après Karim, peu vérifiables sur Lille-Roubaix-Tourcoing où la profession est contrôlée par une brigade de police intégrant des agents de l’ARS (agence régionale de santé) et de la CPAM.

Elle vérifie les documents obligatoires, l’état du matériel, le cahier d’hygiène (draps à usage unique, désinfection à la prise de poste ou à la prise en charge si sang ou vomissement). Les clichés véhiculés par W9 font mal à une profession fragilisée, non reconnue.

Ambulancier passionné, mais non syndiqué comme 92% de la profession, Karim voudrait obtenir « une régulation plus fine, plus équitable au niveau des appels d’urgence (18 et 15), une reconnaissance du ministère de la Santé, car on est des professionnels de santé, pas des chauffeurs-routiers !

» Tourquennois, il a donc contacté Gérald Darmanin, député UMP de sa circonscription qui posera prochainement une question au gouvernement.
Karim évoque des conditions de travail difficiles : « Quand je monte dans l’ambulance, j’enfile la casquette de conducteur, de mécanicien, d’infirmier, de psychiatre, de secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital, sans statut, ni salaire à la hauteur des tâches ! » Métier complexe qui expliquerait « la disparition de sociétés d’ambulances sur Roubaix (cinq assuraient la nuit il y a 3 ans, ils ne sont plus que deux aujourd’hui, ndlr), un grand turn-over dans la profession, les postes vacants ».

L’amplitude horaire importante (12 heures par jour), les gardes de nuit sont en cause. « À Roubaix, particulièrement, on entre dans la vie des gens à un moment critique, d’urgence médicale ou psychologique, confie l’ambulancier. Je me suis déjà retrouvé avec un couteau ou face à un schizo, un drogué. Si vous saviez le nombre de gens qui ont des serpents, des chiens dangereux chez eux ! Et puis, il y a les agressifs à cause de l’alcool, des médocs, des difficultés familiales. On est vraiment au coeur de l’action. Ce métier me passionne, même sous-payé ! »

BRIGITTE LEMERY
roubaix@nordeclair.fr

La bioéthique

La bioéthique

Ces derniers temps j’avais un peu négligé la parution des fiches sanitaires et sociales. je reprends donc le cours de leur publication destinée à aider les futurs élèves préparant les sélections du concours d’ambulancier. je rapelle que ces fiches de synthèse ont été crée par une élève ambulancière qui a gracieusement mis à disposition son travail afin qu’il puisse servir à d’autres.

La bioéthique

En France les premières lois sur le sujet datent de 1994. Il a fallu 5 ans de plus pour que la réforme devienne une réalité. La loi de 2004 devait également être réformée en 2009, le processus est actuellement en cours. La bioéthique désigne l’étude des préceptes moraux qui doivent accompagner toute pratique médicale ou toute intervention biologique sur l’être humain depuis sa conception.

 Les enjeux

En 1975 la loi Veil autorise l’interruption volontaire de grossesse. En 1976, la loi Caillavet autorise le prélèvement des organes et des tissus sur une personne décédée. Une présomption de consentement est créée, les besoins sont grandissant. En 1988 la loi Artérioscléreuse est relative à la protection des personnes qui se soumettent à des essais biomédicaux. Des essais ou des expérimentations peuvent être menés sur des êtres vivants y compris sans bénéfice thérapeutique pour la personne qui s’y prête. Se posent alors les questions de savoir qui peut dire où sont les limites de la recherche mais aussi qui les fixe ? : la société, les politiques, les médecins ?

1994 : la bioéthique entre véritablement dans la législation française. Le respect du corps humain y est réaffirmé comme un principe fondamental auquel il ne peut être dérogé. Le don d’organes et la procréation médicalement assistée sont encadrés.

La loi de 2004 a réaffirmé les grands principes auxquels la société française était attachée : protection de la personne humaine, l’interdiction du clonage reproductif ou la conception in vitro d’embryon dans un but de recherche.

Aujourd’hui on entend parler de femmes accouchant largement après leur période de fécondité ou de demande de procréation médicalement assistée post-mortem (avec le sperme de la personne décédée). Ces pratiques sont parfois réalisées hors de nos frontières. Des bébés médicaments interrogent : les parents donnent naissance à un autre enfant mais avec l’intention première d’utiliser des éléments biologiques dans l’espoir de soigner un aîné.

La procréation médicalement assistée

Elle concerne les couples stériles. Un couple est dit stérile lorsqu’il n’a pas pu avoir d’enfant après 2 ans de relations sexuelles non protégées. Elle concerne aussi les couples porteurs d’une maladie génétiquement transmissible. Plusieurs méthodes sont possibles : réimplantation du sperme du conjoint ou des embryons du couple, donneur de sperme ou d’ovocyte pour créer un embryon. Le don est anonyme en France et aucun lien entre le donneur et l’enfant n’existera. Ces méthodes peuvent faciliter la procréation mais ne sont que rarement couronnées de succès.

En France il existe des limites à ce recours :

  • le couple doit être en âge de procréer
  • un nombre limité de tentatives est remboursé par la sécurité Sociale
  • le nombre d’embryons réimplantés est limité à 3 mais les médecins en conseillent 2,

Un certain nombre de couples ne remplissant plus ces conditions vont à l’étranger pour bénéficier d’une procréation médicalement assistée. Espagne et Belgique sont les destinations courantes. Les couples porteurs d’une maladie génétiquement transmissible peuvent bénéficier d’un diagnostic préimplantatoire. On vérifie si les embryons sont porteurs du défaut génétique. Sont réimplantés uniquement les embryons sains.

La recherche sur l’embryon

Elle a été interdite en France par la loi de bioéthique du 6 août 2004, toutefois des exceptions sont possibles pour des recherches à finalité thérapeutique dans des conditions très contrôlées. Les recherches se font alors sur les embryons surnuméraires conçus lors de la fécondation in vitro. Les parents peuvent les céder à la recherche car ils ont abandonné leur projet parental ou parce qu’ils ne remplissent plus les conditions d’une PMA. Les contrôles sont effectués par l’agence française de biomédecine à chaque étape du processus de recherche. En cas de non respect de la législation l’agrément est retiré au laboratoire qui ne peut plus faire de recherches.

La question aujourd’hui se pose d’autoriser plus largement la recherche sur l’embryon. Elle l’est dans d’autres pays. L’intérêt se pose sur les cellules souches embryonnaires qui peuvent engendrer tout type de cellules humaines et donc de permettre leur compréhension pour un grand nombre de recherches. Grâce à elles récemment une équipe de chercheurs à découvert comment réparer les cellules des grands brûlés. Le sang du cordon ombilical suscite les convoitises. Issu du placenta, il est prélevé directement après la naissance de  l’enfant. Riche en cellules souches hématopoïétiques (qui donnent naissance aux cellules du sang) il permet de guérir des maladies du sang ainsi que la moelle osseuse. Si les parents en font don il est congelé dans une banque de sang pour être utilisé pour un malade compatible.

Certaines banques de sang sot privées et proposent aux parents de conserver ce sang de cordon moyennant une somme déterminée. Le sang du cordon est alors conservé pour la personne elle-même ou pour son entourage éventuellement.

Le clonage humain

Il est interdit en France car contraire au principe fondamental de respect de la personne et de son intégrité. Il est qualifié de crime contre l’humanité quand il s’agit de clonage reproductif. Les auteurs encourent une peine de 30 ans d’emprisonnement et de 7,5 millions d’euros d’amende. Le clonage humain thérapeutique est également interdit. Dans le cadre du Conseil de l’Europe un protocole additionnel interdit le clonage humain. Il a été signé en 1998 à Paris. Le clonage est considéré comme une menace pour l’identité de l’être humain. Le clonage des cellules et tissus est mondialement considéré comme une technique biomédicale précieuse et éthique ment acceptable. Dans certains pays il n’existe pas de loi interdisant le clonage humain : USA ou Chine par exemple. Toutefois ces laboratoires ne peuvent recevoir d’aides financières publiques. Au niveau international, la déclaration universelle sur le génome humain interdit expressément le clonage humain en 1997.

La gestation pour autrui

Est implanté dans l’utérus de l amère porteuse l’embryon du couple infertile. Un certain nombre de législation dont celle de la France considère la mère de l’enfant comme étant la femme qui en accouche. La pratique des mères porteuses les oblige à abandonner l’enfant qui est ensuite adopté par le couple qui a donné l’embryon. En France la gestation pour le compte d’autrui est strictement interdite selon une disposition du code civil.

Ce thème n’est actuellement pas à jour de par l’évolution logique des choses : les gouvernements se sont succédés et donc les textes en vigueur, les études, etc ont beaucoup évolués. Si vous souhaitez maintenir vos acquis à jour sur ce sujet je vous invite à effectuer quelques recherches pour visualiser les nouveaux éléments.

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 4

Dernier article du dossier Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. On abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

Les épreuves d’admissibilité et d’admission

ambulance_entrance_2

Je vous le redis : il y a assez d’articles disponibles sur la préparation de ces épreuves et je vous invite à les lire. A vous procurer des ouvrages de préparation et vous remettre au boulot. Surtout si vous avez quitté le cursus scolaire depuis un moment. Ce n’est pas si évident les premiers temps de se remettre à réviser, calculer sans calculette comme au primaire, ou encore de faire des synthèses de textes… 

Vous faites partie des malheureux qui sont obligés de passer l’épreuve écrite. Rassurez vous moi aussi je suis passé par là. Je ne vais pas revenir sur le contenu, vous trouverez un article avec des exemples concret.

Rappelons juste que cette épreuve comporte :

Français : sujet de niveau du brevet des collèges permettant au candidat à partir d’un texte de culture générale d’une page maximum portant sur un sujet d’actualité d’ordre sanitaire et social, de dégager les idées principales du texte et de commenter les aspects essentiels du sujet traité sur la base de deux questions maximum. Cette partie est notée sur 10 points et a pour objet d’évaluer les capacités de compréhension et d’expression écrite du candidat. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Arithmétique : le sujet porte sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. Il ne peut être fait appel pour cette épreuve à des moyens électroniques de calcul. Cette partie a pour objet de tester les connaissances et les aptitudes numériques du candidat. Elle est notée sur 10 points. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Sont déclarés admissibles, les candidats ayant obtenu une note égale à 10 sur 20 à l’épreuve écrite sans note éliminatoire à l’un des deux sujets. Suite à la correction une liste est publiée avec le nom des candidats autorisés à présenter l’épreuve d’admission orale. Donc vous avez réussi avec succès l’écrit ou vous faites parties des chanceux qui accèdent directement aux épreuves d’admission orale. Donc pareil vous avez de la matière pour évaluer le contenu de l’épreuve sur le site je ne vais pas revenir dessus.

Un seul mot d’ordre : préparez vous, entrainez vous. Ne soyez pas trop confiant en vous ! Un concours même simple ça se prépare et on ne débarque pas là les mains dans les poches en sifflant la marseillaise. Après c’est vous que ça regarde. Soignez votre présentation : tenue vestimentaire, coiffure etc. L’image que l‘on apporte de soi est un élément important et peut indirectement influencer le jury. Donc attention. Lorsque toutes les épreuves sont terminées et après délibération d’une commission les résultats seront proclamés : liste principale et liste complémentaire. Ces fameuses listes je les ais détaillé auparavant.

L’entrée en institut

Voilà : vous allez intégrer une session de formation et je ne saurais que vous en féliciter. Au programme : pas mal de choses : anatomie, physiopathologie, gestes de secours et d’urgence, mise en situation, ergonomie pour vos postures et la sécurité/confort du patient, hygiène, règlementation, (mmmmh c’est la partie la plus soporifique ;p) communication etc. Le tout entrecoupé de stages comme annoncé. Investissez vous ! Posez des questions, assurez vous d’avoir bien compris chaque cours.

Concernant l’organisation des cours elles diffèrent plus ou moins selon les organismes. Si le contenu est identique pour tous, les méthodes diffèrent donc je ne peux vous expliquer plus sur ce sujet. Vous serez dans un processus de formation et d’apprentissage. Vous rencontrerez peut être des « difficultés » au départ si vous n’êtes pas retourné en formation depuis un moment mais c’est un processus tout à fait normal.

L’apprentissage massif d’informations sur un domaine inconnu est vite bourratif mais ça va passer et vous allez trouver rapidement un rythme de progression propre à chacun. On n’emmagasine pas les informations de la même façon. Chacun possède son propre rythme et sa propre façon d’apprendre. Surtout si vous rencontrez trop de difficultés faites en part à votre équipe de formateurs pour vous aider à trouver une solution adaptée.

En règle général vous alternerez les cours théoriques avec des cours de mise en situation pour favoriser la mise en place de la théorie. Lors des exercices de mise en situation lancez vous et ne restez pas timidement derrière vos collègues. La meilleure façon d’apprendre c’est de pratiquer, pratiquer et encore pratiquer. Ne vous réfugiez pas derrière des « je ne suis pas certain de moi » ou « je connais encore mal le sujet ». Plantez vous allez y, ce n’est pas grave. Les erreurs sont forcément formatrices après analyse de ces dernières par les formateurs. Plus vous pratiquerez, plus vous serez à l’aise. Il ne faut pas se baser sur le regard des autres.

C’est quelque chose de gênant au départ pour certains (« je vais me planter », « qu’est ce qu’ils vopnt penser de moi » etc ) mais il faut dépasser ce stade et ne pas rester dans son coin. Il ne faut pas oublier que la validation des modules en fin de formation c’est d’abord des épreuves de mises en situations sous l’oeil d’un jury. Donc si en plus du stress vous manquez de pratique vous irez dans le mur.

Apprenez à vous sentir à l’aise. Apprenez à connaitre vos collègues et à échanger avec eux sur vos doutes, votre manière de procéder. Interpellez les formateurs lorsque vous doutez. Il ne faut pas rester avec une question ou un doute. Vous allez prendre en charge des êtres humains et donc la marge d’erreurs doit être inexistante.

Durant le cursus vous aurez des stages à effectuer on va lister ce que vous allez rencontrer :

Stage en entreprise : deux semaines. Vous allez apprendre réellement votre rôle, mettre en applications les compétences et apprendre à connaitre votre rôle dans l’équipe. La première semaine est souvent difficile car l’expérience personnelle est forcément limitée. Ne vous inquitétez pas c’est normal. Prenez des initiatives et surtout si votre collègue va trop vite demandez lui de ralentir pour vous permettre de mettre en applications des gestes et techniques. Idem si vous le voyez utiliser des techniques que vous maitrisez mal ou pas du tout. Vous formez une équipe et cette équipe doit être complémentaire.

Il est impératif que votre tuteur (référent dans l’entreprise) s’implique dans sa démarche. Si il n’est pas dans une démarche d’encadrement c’est à vous de lui en parler pour éventuellement changer. Tout le monde n’a pas la fibre pédagogique. Durant ce stage c’est à vous d’aller chercher l’info, de poser des questions, de demander à réaliser des gestes et techniques.

En entreprise les ambulanciers ont crée des automatismes qui font qu’on oublie souvent que l’élève en face de soi ne les a pas acquis. d’où l’importance pour l’élève de le rappeler afin d’avoir des techniques décomposées, une analyse de situation avant la prise en charge etc.

Stage en structure de soin : une semaine. Dans un service de l’hôpital, vous serez là pour apprendre et découvrir le fonctionnement du service et de la structure hospitalière, vous serez amené à découvrir le travail des différentes professions. Vous les aiderez au quotidien dans la réalisation de leurs actes. Intégrez vous, intéressez vous et demander à faire des choses. Ne restez pas dans votre coin et ne vous contentez pas de suivre bêtement.

C’est l’occasion d’apprendre beaucoup de choses : voir des examens, des techniques, apprendre la prise de constantes (tension etc), apprendre à mettre en application les pratiques d’ergonomie (durant une toilette, un transfert de lit au fauteuil etc), de poser vos questions à l’équipe médicale, de voir en situation des pathologies diverses, apprendre à communiquer avec les patients (communication verbale et non verbale). La durée est courte il faut donc être attentif aux situations intéressantes. Démontrez votre intérêt ! Un élève introverti sera mis sur le côté… On ne viendra pas forcément vous chercher par la main.

Stage au service d’urgence / SMUR : une semaine. Un des endroits où vous viendrez souvent ! Décryptez le fonctionnement (très important), pareil que pour le stage en structure : c’est l’occasion de voir de nombreuses choses, d’être à même de voir ce qu’il faut faire/ne pas faire : transmissions ambulancier-soignant, transfert des patients, communication etc. Montrez votre intérêt, demandez à participer car on ne viendra pas pour vous prendre par la main.

C’est un endroit passionnant (pour un élève je m’entends) où vous rencontrerez des pathologies, traumatismes que vous n’aurez peut être jamais l’occasion de revoir, mais aussi découvrir l’envers du décor, le détail de la prise en charge médicale (de l’arrivée du patient, à son orientation, la visite du médecin et le retour au domicile ou le déplacement dans un  service de soins).

Ne vous laissez pas enfermer dans un simple rôle de brancardier attention ! Rencontrez l’infirmière d’accueil et suivez avec elle son travail, analysez avec elle les éléments important qui vous seront demandés lorsque vous vous présenterez avec un patient. C’est une mise en situation réelle. Profitez en pour questionner les infirmier(ères), médecins sur vos doutes, questions ou autre lors de certains examens ou pathologies inconnues, sur le but de tel ou tel médicament, gestes, technique. Profitez en pour être curieux même si des éléments ne vous seront pas utile dans votre profession mais au moins utile pour vos connaissances personnelles.

L’évaluation de vos compétences

Au cours de vos stages vous serez systématiquement évalué sur la maitrise ou non de vos compétences. La fiche d’évaluation comporte une grille. Sur cette grille chaque module de formation possède une liste de compétence à acquérir avec une notation qui va de non maitrisé à matrisé en passant par « en cours d’acquisition » etc.

Votre référent de stage évaluera avec les personnels qui vous ont encadré les différents points. A vous donc de faire en sorte avant le stage de faire un bilan de ce que vous devez maitriser ou encore ce qui pose problème. Reste ensuite à travailler sur le sujet et demander à votre encadrement de vous aider à progresser. fixes vous une liste d’objectifs.

Cette évaluation est primoridiale. Elle entre pleinemnt dans la validation finale de votre diplôme donc soyez attentif durant les stages. La durée est courte donc à vous de faire ce qu’il faut pour démontrer votre intérêt et votre maitrise. Il est bien évident logique que suivant la période à laquelle vous serez en stage vous n’aurez pas acquis 100% de vos compétences puisque la formation ne sera pas terminée. Mais pas d’inquiétudes votre équipe de formation saura vous préparer à cela. A vous aussi de rappeler à quel niveau de connaissances vous vous situez.

La validation des modules

Pour la validation des modules c’est propre à l’organisation de chaque institut. Un seul conseil de mise : révisez, pratiquez jusqu’ à ce que chaque geste et technique soient devenus un automatisme. Apprenez la curiosité pour interroger votre patient-collèguequifailavictime. Apprenez à hiérachiser vos bilans jusqu’à ce que ça devienne le geste le plus naturel du monde.Le module règlementation est à part : par coeur ou rien du tout. Lui vous le bossez, vous dormez avec vos cours vous avalez vos fiches bristols si il le faut. C’est du par coeur du début à la fin.

Pas de méthode miracle pour réussir si ce n’est BOSSER ! Et encore vous aurez de la chance si vous loupez une validation vous aurez droit à une séance de rattrapage bande de pistonnés… C’est l’avvantage de cette formation on vous offre une seconde chance de repasser vos modules.

La validation des modules est toujours une période de stress. mais logiquement si vous avez bien suivi les conseils vous aurez tellement mangé de TP que vous aurez normalement commencé à créer des automatismes qui vous faciliteront les choses durant la prise en charge. Seul le module 6 sera validé en entreprise de transport sanitaire puisque son contenu réfère directement à tout ce qui touche à la conduite, code de la route, mécanique de base etc.

La validation du diplôme

Vous avez validé chaque module ? Félicitations mais tout n’est pas encore fini J Non puisque une commission va se réunir au cours de laquelle seront étudiés vos notes acquises lors du passage des modules et d’un bilan de vos compétences issues de vos stages pratiques. Une moyenne sera définie et vous serez ou non Diplômé d’Etat. Pour pouvoir commencer à travailler il vous faudra attendre la remise officielle du diplôme. Sans lui hors de question de poser vos fesses dans une ambulance. Si vous le faites vous serez hors la loi et le patron avec donc on prend des vacances et on attend sagement.

Dénicher un emploi

Si vous vous êtes bien débrouillé, il est possible, je dis bien possible, que l’entreprise où vous avez effectué vos stages vous propose un poste. Donc là en général vous êtes souvent au courant depuis un moment donc bénéfice pour vous. Souvent les entreprises affichent dans les instituts les offres d’emploi. Avec ça le monde de l’ambulance est très très petit.

Les infos circulent vite sur l’entreprise à fuir ou l’entreprise qui respecte l’accord cadre ou encore l’entreprise modèle. Bref je vous invite à bien étudier la question pour ne pas intégrer une entreprise où vous serez déçu en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et vous dégouter simplement de la profession. Informez vous, démarchez avec des cv. Présentez vous en personne et évitez d’envoyer des courriers.

Le démarchage physique est apprécié et il se peut que vous ressortiez du bureau avec un exemplaire de votre futur contrat. Sachez aussi que vous n’êtes pas mariés à l’entreprise et que votre délai de préavis n’est que de huit jours. Donc si vous ne vous intégrez pas où si la politique de l’entreprise ne correspond pas à vos attentes en matière de qualité…

Pour débuter rien ne vaut une entreprise de ville : la charge de travail est différente et plus concentrée mais c’est là aussi où vous serez en mesure de voir le plus de chose très rapidement. Avec tout ça vous avez un avantage : vous êtes géographiquement libre avec votre diplôme en poche : rien ne vous empêche d’aller faire une saison au bord de la mer ou à la montagne, de sillonner la France.

Votre diplôme est valable partout. si vous quittez l’hexagone il vous faudra suivre les formations adaptées à chaque pays puisque nous sommes quand même le parent pauvre des ambulanciers. Le DEA ne vaut rien ailleurs, même pas une équivalence.

Pour conclure

Après ces quatre articles j’ai pu vous faire survoler le cheminement qui vous attend. Je ne vous donnerait pas de dossier pré rempli, je ne me rendrais pas dispo pour vous trouver une place ou autre. Mon but via cette série était de vous présenter ce qui vous attends pour vous donner un ordre d’idée. Maintenant c’est à vous de vous prendre par la main et avec vos petites jambes de vous rendre là où il faut. Bon courage à tous et j’espère vous avoir rassuré, informé, ré-orienté peut être bref, du moment que j’ai su vous apporter un minimum sur la question…

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

De l’orientation à la pratique professionnelle, troisième partie

La troisième partie de ce gros dossier  : ambulancier de l’orientation à la pratique professionnelles. Au programme : stage de découverte et la partie la plus épineuse de ce dossier : le financement.

Le stage de découverte

vw_ambulance

C’est une des spécificités de la formation d’ambulancier diplômé. Il ne concerne pas la formation d’auxiliaire ambulancier. Cette dernière formation peut être intégrée sans avoir fait le stage en question. Concernant le stage de découverte : c’est un stage d’une durée de 140h, donc environ 4 semaines.

Il se réalise au sein d’une ou plusieurs entreprise de transport sanitaire agrée par l’institut de formation. Une liste est en général disponible auprès des instituts. Pourquoi ce stage ? Tout simplement pour permettre au stagiaire de prendre réellement conscience du métier. De pouvoir vivre le quotidien, découvrir la professions, ses réalités, ses difficultés, les savoir être et savoir faire nécessaire ; vérifier que son orientation est réaliste et adaptée. C’est le seul corps de métier proposant ce genre de découverte obligatoire.

A l’issu de ce stage vous saurez si votre choix est toujours d’actualité. Si vous vous rendez compte que ce n’est pas quelque chose pour vous, il vous est encore possible de vous arrêter. On ne vous jugera pas sur ce point puisque c’est le but final du stage : Suis-je vraiment fait pour ce job ? A la fin du stage, une évaluation de votre profil sera faite. A la clé une évaluation de votre comportement, de votre motivation et de votre intérêt pour le métier sera réalisée par les professionnels qui vous auront encadré.

Ne négligez pas l’importance capitale de ce stage. Non pas en terme de point éliminatoire pour les sélections, mais plus pour attiser votre curiosité. Posez vos questions, soyez curieux, découvrez le matériel, les techniques, le quotidien, l’organisation de l’entreprise etc. Intégrez vous au sein de l’équipe. Vous ne pourrez exécuter aucunes manipulations durant ce stage. Vous serez présent en tant qu’observateur. Mais rien n’empêche de savoir se montrer utile : une porte qu’on ouvre, des sacs à porter, manipuler le brancard à vide, regarder le matériel etc.

Si votre stage est un succès c’est un pas de plus vers l’épreuve d’admission. En effet pour accéder à la seconde partie des sélections vous devrez présenter l’attestation du stage de découverte. Pour réaliser ce stage vous devrez donc prendre contact avec l’entreprise d’accueil.

Présentez vous directement ou téléphonez avant de passer. Les entreprises de transport sanitaire disposent en général de peu de temps pour vous donc ne soyez pas surpris si vous êtes invités à revenir à un autre moment. Apportez avec vous une copie de votre assurance responsabilité civile (regardez vos contrat auto ou maison. En général c’est intégré) qui vous sera demandé.

Démontrez votre envie car souvent on rencontre de nombreuses personnes désabusées, ou encore trop sûre d’elles et qui ne sont que fardeau pour l’équipe qui encadrera. Il vous faudra rester humble, attentif et surtout vous intégrer sans rester effacé. A mon sens un bon stagiaire est celui qui s’intéresse, curieux, sait se rendre utile. Soignez votre tenue, soyez ponctuel, ne rechignez pas sur les horaires sinon c’est même plus la peine d’espérer travailler comme ambulancier.

Concernant la rémunération/prise en charge : je ne suis pas en mesure de vous renseigner car vous avez tous un profil bien à vous suivant votre situation : ça peut aller du congé sans solde, aux vacances en passant par autre chose. Vous ne serez en tous les cas pas rémunéré par l’entreprise ça c’est certain.

A vous de vous organiser pour la durée. N’hésitez pas à solliciter le chef d’entreprise pour organiser votre temps de stage si vous êtes en activité ou autre. Il n’existe rien d’obligatoire en terme de stage continu tant que les 140 heures sont validées. En règle générale ce stage s’effectue d’une seule traite mais il est possible suivant le cas de figure de devoir fractionner.

Le financement du projet

C’est une partie que je vais faire brève : en effet chaque région, chaque personne suivant son cas est différente. Du fait de sa situation (en activité, chômage,  saisonnier etc), mais aussi de son âge et de la présence des organismes : pôle emploi, association etc.

Il faut savoir que vous devez vous informer auprès de différents organismes :

Pôle emploi : harcelez les ! Suivant à qui vous aurez à faire il vous faudra faire des pieds et des mains mais vous ne devez rien lâcher. Téléphonez, présentez vous chaque jour, faites du forcing mais surtout ne lâchez pas. Vous voulez bosser donc vous devez être formé. Je suis intransigeant avec cet organisme car certains (pas tous encore heureux) font du chiffre ou ne veulent pas faire du cas par cas.

Si votre situation ne permet rien ne leur demandez pas non plus des miracles. Ne demandons pas l’impossible. Mais il est important de solliciter les personnes et les ressources puisque votre avenir professionnel est quelque part en jeu donc pas question de repartir sans rien. Vous pouvez toujours bénéficier de quelque chose si vous cherchez bien.

  • Les conseils généraux : les conseils généraux peuvent s’inscrire dans votre démarche de financement : bourse, formation d’ordre sanitaire et sociale déficitaire en terme de recrutement et donc possibilités de financer certaines formations précises ; que ce soit en intégralité ou via une participation. C’est souvent le cas dans des branches professionnelles déficitaires comme le sanitaire et social.
  • Les missions locales, les associations d’insertion/emploi/etc
  • L’ASP ou Agence des services et paiement qui occupe aussi une place prépondérante en terme de formation.
  • Organisme paritaire collecteur agréé ou OPCA / CIF ou congé Individuel de Formation / FONGECIF etc  pour les personnes en activité. Renseignez vous auprès d’eux pour connaitre les conditions minimum pour déposer un dossier : ancienneté dans l’entreprise, etc.

Consultez le site web de chaque organisme ou encore le bottin téléphonique pour localiser les adresses près de chez vous. Je ne vais pas lister tout ici car les informations évoluent au quotidien. Une adresse postée ici ne sera peut être plus la même demain.

En ce qui concerne le financement : Pensez à préparer au brouillon une lettre de motivation. C’est quelque chose qui prend du temps puisque elle va servir d’éléments prépondérant à la présentation de votre demande de financement : pas de fautes, des arguments réfléchis et béton. Démontrez au travers de cette lettre votre envie. Préparez un dossier sur votre projet professionnel : cv, démarches effectuées sur le métier, informations, cursus de formation, organismes etc.  

Posséder un vrai projet pro sur papier permet déjà de montrer votre motivation, de démontrer que vous avez su faire des démarches en ce sens et que vous êtes en mesure de démontrer que vous avez dans les mains toutes les clés pour accéder à votre souhait de reconversion. Vous êtes prévenu vous allez en baver pour obtenir un financement. Ce ne sera pas la partie la plus simple. Attendez vous à des refus, à des orientations d’un bureau à un autre, d’un organisme à un autre, de courir après les pièces justificatives. C’est une guerre qui se remporte à l’usure et à la patience.

Je ne saurais vous conseiller de partir vous inscrire avec le plus d’éléments concret possible quand à l’acceptation de votre dossier par l’organisme. Il se peut que ça traine et que ça traine. La faute à la lourdeur administrative et le recours à de multiples interlocuteurs et passage de votre dossier dans des commissions diverses et variées chargées de valider votre dossier.

Demandez des accords de principes écrit à joindre à votre dossier d’inscription de formation ! La question du financement est systématiquement abordée durant les épreuves d’admissions orales. Si vous ne pouvez pas être en mesure de démontrer que votre dossier de financement tient la route vous risquez de vous retrouver éjecté au profit d’un autre possédant des garanties plus solides. Et oui ne vous leurrez pas les instituts de formations ne font pas du bénévolat. Les intervenants et le matériel doivent être financés…

Donc c’est la partie la plus sensible de votre démarche pour l’accès à la formation. Je ne peux édifier un dossier type car chaque profil est différent : demandeurs d’emplois, chômeur de longue durée, salariés en activité, intérimaires… Vous avez tous des situations très différentes, un âge différent et donc faire du cas par cas m’est impossible.

N’ hésitez pas à poser vos questions auprès des organismes de formation souvent bien rôdés pour ce genre de situation. ils possèdent souvent les noms et téléphones des personnes à contacter pour court-circuiter le chemin classique. Et une dernière chose pour clore cette partie : ne baissez pas les bras même si la situation semble impossible. il existe toujours des solutions ou des aides obscures que peu connaissent.

Pour le prochain et dernier article de cette série on abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

banniere librairie small L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, de l'orientation à la pratique professionnelle - 3
Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 2

us_5

Suite logique de la première partie de la série d’article ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. Pour cet article vous allez découvrir en partie, comment affiner sa préparation pour l’entrée en formation.

S’informer sur le cursus

Informez vous sur les cursus  car deux catégories d’emploi existent dans la profession : auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé. Deux formations avec des coûts et une durée différente. J’aime à dire que si vous voulez découvrir mais que vous n’êtes pas assurément certain de votre choix : suivez le cursus d’auxiliaire. Il dure quinze jours, forme à la base des techniques et gestes d’urgence et vous permets d’entrer en activité rapidement.

A l’issue des quinze jours une validation des acquis est réalisée et vous serez titulaire de l’attestation de formation indispensable. Vous pourrez donc travailler en binôme avec un ambulancier diplômé et plus tard, si vous le souhaitez, vous présenter au sélections du DEA.  Certes ce n’est pas le cursus le plus recruté mais vous aurez un aperçu du quotidien assez vite et si ça vous plait vous pourrez évoluer vers la formation d’ambulancier diplômé en suivant la formation. Reste le problème du financement mais j’en parlerais plus tard.

La formation d’ambulancier diplômé dure +/- six mois, ponctuée de stages en entreprise, en structure hospitalière, aux urgences etc. avec une bonne grosse dose de théorie et de cas concret. C’est en mode bourrage de crâne donc pour quelqu’un n’ayant aucunes notions médicales ou de secours et malgré tout est plus ou moins difficile au départ. Mais pour quelqu’un de motivé : rien n’est impossible. Une formation organisée sous la forme de 8 modules de formations distinct que l’on peut intégrer après avoir réussi les sélections.

Vous découvrirez des cours d’anatomie physiologie, des cours sur les gestes d’urgence, des cours sur les pathologies, apprentissage des techniques d’ergonomie pour les transferts de patients et préserver votre corps, l’apprentissage de la communication verbale et non verbale, la réglementation, l’hygiène et j’en passe. Beaucoup de choses en assez peu de temps donc il va falloir bosser dur surtout si on est en activité et sorti du cursus scolaire depuis quelques temps. Il faudra donc retrouver la courbe classique de l’apprentissage.

Malgré tout, j’avoue que personnellement je me suis régalé. Pas facile tous les jours, beaucoup de travail personnel, une tête qui a failli exploser avec la masse d’informations ingérées sur une durée très courte mais aussi beaucoup de plaisir avec le contenu des cours et la qualité des intervenants (médecin du SMUR, ambulancier, infirmiers, chef d’entreprise etc.). Donc renseignez vous pour voir quel est la meilleure voie qui vous convienne en fonction de vos choix et de vos certitudes. Prenez votre temps avant de vous lancer tête baissée.

Identifier le lieu de formation

C’est un détail que l’on néglige mais qui a son importance. Identifiez les lieux de formations : les Instituts de Formation des Ambulancier public ou les structures privées. Dans le désordre on trouve les IFA intégrées aux hôpitaux, les structures de formation de la Croix Rouge française, l’Ordre de Malte, les AFT-IFTIM etc.

Suivant votre localité géographique et vos possibilités ou non de vous déplacer, déménager c’est un point assez important. Second point à ne pas négliger : le coût de formation. Désolé pour vous mais les coûts de formation sont totalement différents d’un organisme à l’autre. Ce coût de formation est en général validé par les conseils d’administration et révisés chaque année. Demandez des devis vous aurez des surprises.

C’est un point indispensable surtout lorsqu’il va falloir monter le dossier de financement. Je prends mon exemple personnel : j’avais dû fournir à mon organisme de financement trois devis. J’ai reçu trois propositions complètement différente avec des écarts plus ou moins important. Donc à ne pas négliger surtout si c’est un financement personnel.

Troisième point, renseignez vous sur le nombre de sessions de formation à l’année, le nombre moyen de places disponibles. Suivant l’urgence de votre projet c’est important. Un exemple vous êtes dans la dernière année où vous avez le droit aux indemnités chômage ; vous n’allez pas planifier votre formation dans deux ans sinon vous allez avoir quelques soucis ou devoir trouver une alternative de revenus durant la formation. Ce n’est qu’un exemple. Il peut y avoir plusieurs notions d’urgence comme une date butoir pour un financement etc.

Si vous êtes mobile maximisez vos chances en déposant un dossier d’inscription dans différents organismes. Vous serez à même de présenter les sélections dans plusieurs endroits et faciliter vos chances d’être pris en formation. Mais attention : les frais d’inscriptions sont souvent remboursés uniquement si vous entrez en formation. Si vous plantez les sélections ce sera de l’argent perdu. Renseignez vous sur ce détail. La liste complémentaire : si je vous conseille une inscription auprès de divers instituts c’est aussi à cause du risque d’inscription sur liste complémentaire.

En effet la liste des personnes admis en formation fait l’objet de deux listes. Une première liste principale listant les personnes admises et une seconde liste dite liste complémentaire avec les personnes reçues en liste d’attente. Cette seconde liste offre, dans l’ordre de parution, une place en formation en cas de désistement d’une personne inscrite sur liste principale (financement qui lâche à la dernière minute, désistement volontaire, maladie, accident etc). Si vous vous retrouvez inscrit sur cette liste il faudra être attentif à votre position. De plus vous n’aurez aucunes garanties jusqu’au début de la formation voire en cours de route où on peut encore vous proposer une place. Pour la liste des IFA c’est ici :

https://www.ambulancier.fr/liste-des-ifa-3/

Le dossier d’inscription

Alors abordons une partie très très importante du chemin d’accès aux sélections. Votre choix de devenir ambulancier est verrouillé. Vous êtes certain de votre orientation, motivé et gonflé à bloc. Voici le moment venu de faire prendre forme à votre projet professionnel.

Vous avez donc retenu un ou plusieurs organismes de formation auprès desquels vous allez vous inscrire. Il va donc falloir retirer un dossier d’inscription auprès de chacun. Chaque dossier est unique. Chaque organisme possède des documents relatifs à sa propre organisation. Il n’existe pas de standard réel donc pensez bien à réclamer un dossier auprès de chaque institut et bien regarder les éléments demandés.

En règle général les pièces à forunir sont les suivantes :

  • attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route;
  • certificat médical de non contre-indication à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomateurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…);
  • certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France;
  • attestation, en cours de validité, de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 1 ou d’un certificat équivalent reconnu par le ministère chargé de la santé.
  • Le candidat en exercice depuis au moins un mois comme auxiliaire ambulancier est dispensé de fournir les documents mentionnés ci-dessus. Il devra néanmoins fournir l’attestation de l’employeur.
  • Le candidat souhaitant accèder à la formation dans le cadre d’un cursus continu doit s’être préinscrit dans la formation;
  • disposer d’un permis de conduire conforme à la législation en vigueur et en état de validité et ne pas être en péridode probatoire (3 ans de détention du permis obligatoire)
  • Le candidat relevant de la formation par alternance doit disposer d’un contrat de formation en alternance.

En ce qui concerne l’AFGSU1 c’est optionnel suivant les institut de formation. Tout dépend de la politique appliquée : obtention de l’AFGSU de niveau 1 avant ou pendant la formation. Si l’obtention est demandée avant le dépôt de dossier il vous faudra aussi planifier cette formation de quelques jours. Pensez aussi à son financement car ce n’est pas gratuit. N’oubliez pas de vous renseigner sur les dates de formation pour l’AFGSU1.

Si vous négligez cet aspect vous vous retrouverez bloqué. Préparez vous bien à l’avance pour constituer ce dossier et réunir l’ensemble des éléments. Petit détail qui aussi son importance : l’attestation médicale et l’attestation préfectorale ont un coût. Si vous ajoutez les frais d’inscriptions, les frais de l’AFGSU1 etc. ça représente un investissement minimum. Donc attention !!! Respectez bien les dates limites de dépôt des dossiers. Si vous arrivez trop tard ou si lors du controle des pièces il vous manque un élément vous serez bon pour revenir pour la session suivante.

A suivre la partie III :

banniere librairie small L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, de l'orientation à la pratique professionnelle - 2
Devenir Ambulancier Diplômé (ADE)

Devenir Ambulancier Diplômé (ADE)

Devenir ambulancier diplômé d’état

Pour devenir ambulancier diplômé d’état (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) que dois je faire ? Tout d’abord il faut savoir que ce diplôme est délivré par le Ministère de la Santé après avoir suivi et réussi avec succès la formation. Cette formation est dispensée dans des organismes de type IFA (Institut de Formation Ambulancier) auprès de divers organismes : structure hospitalière, Croix Rouge, Ordre de Malte, AFT-IFTIM.

La formation du diplôme d’état d’ambulancier

La formation au diplôme d’état d’ambulancier se déroule sur une durée de 6 mois en moyenne et comprend des stages dans divers endroits : entreprise, structure de soins, service d’urgence. A ces stages s’ajoutent la formation théorique et pratique encadrés par divers intervenants : ambulanciers, chefs d’entreprises, formateur permanent, médecin du SMUR, intervenants extérieurs etc.

La différence entre le diplôme d’état d’ambulancier avec la formation d’auxiliaire ambulancier c’est la durée : environ 600 heures de formation contre 70 heures. Mais aussi l’existence d’épreuve d’admissibilité et des épreuves d’admission, ainsi qu’un stage de découverte obligatoire de 140 heures dans une entreprise de transport sanitaire.

Cette formation est indispensable pour pouvoir exercer en tant qu’ambulancier. Professionnel de santé, il est indispensable au coeur de l’équipage. Il est le responsable de la prise en charge et est formé à toutes les différentes situations d’urgence, à l’ergonomie et la manutention des patients, aux règles strictes d’hygiène et bien d’autres domaines incontournable pour la profession. C’est une formation très complète et passionnante. Avant de vous lancer dans cette aventure je ne saurais quand même vous conseiller de parcourir les divers articles présent sur ce site afin de bien asseoir votre choix.

On ne choisit pas ce métier c’est lui qui vous choisit.

Votre choix de réflexion est primordial au vu des nombreuses difficultés présente dans ce métier. Entrer dans la profession demande non seulement de s’en imprégner grâce au stage de découverte de 140h obligatoire mais aussi d’étudier la difficulté personnelle d’accéder à cette profession. Sur le plan familial, il est important d’étudier si l’emploi sera compatible. En effet devenir ambulancier ce n’est pas choisir un travail alimentaire. C’est bien plus complexe que ça semble être.

Pour votre information et devenir ambulancier

Le contenu de la formation : Découvrez le programme de la formation de l’ambulancier diplômé mais aussi les textes en vigueur détaillant l’ensemble des informations et pour vous préparer au concours d’entrée : la rubrique concours ambulancier et pour terminer le stage de découverte avant d’entrer en formation

Références législatives

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Télécharger l’arrêté au format PDF

Bonne découverte et bonne orientation à vous 🙂

devenir ambulancier - formation diplôme d'état d'ambulancier
Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier, ambulancier diplômé, que choisir ?

Beaucoup de personnes qui souhaitent se tourner vers la profession d’ambulancier se posent très souvent la question suivante : dois je choisir la formation d’auxiliaire ou le diplôme d’état d’ambulancier. Beaucoup d’avis divergent sur ce sujet mais je vais tenter d’apporter quelques éléments de réponse pour vous aider à définir votre choix. Je ne prendrais pas ou imposerais une décision, ce sera juste vous offrir des pistes pour mieux vous informer.

Vous avez des doutes sur votre choix d’orientation

Vous avez découvert la profession mais malgré tout ce que vous avez pu voir, lire, échanger vous n’êtes actuellement pas certain d’avoir fait le bon choix d’orientation. La spécificité du métier d’ambulancier fait qu’il est important de se poser les bonnes question pour assumer un choix d’orientation solide. Vous pouvez faire marche arrière à tout moment mais à l’heure actuelle il est vivement conseillé de ne pas trop s’aventurer dans des chemins épineux.

Si vous doutez encore de votre choix n’hésitez pas faites la formation d’auxiliaire ambulancier. Au bout de 15 jours de formation vous êtes en mesure de pouvoir prétendre à travailler comme tel. Cela vous permettra de découvrir mieux le métier et de vous faire une expérience suffisante pour choisir ou non d’aller plus loin en terme de formation.

Ce sera aussi l’occasion de vous bâtir une expérience notable dans ce corps de métier et vous permettre d’aborder plus sereinement le Diplôme d’Etat d’Ambulancier. Si votre choix est assurément réfléchi foncez et tentez les sélection du Diplôme d’Etat d’ambulancier. Si vous êtes accepté en formation félicitations ! Vous allez débuter 6 mois de formation intensive mais si vous êtes motivé et que le contenu vous plait vous allez adorer. Ce sera dur mais vous y arriverez !

Est ce que j’ai un financement solide

La formation du Diplôme d’Etat d’Ambulancier nécessite d’avoir avec soi un financement béton. Cette formation a, selon les instituts et régions, des coûts très disparate (+/- 2k euros à 4k euros voire plus). En comparaison de la formation d’auxiliaire il y a un grand fossé. Logique la durée et le contenu diffèrent. Pôle Emploi peut vous financer avec ou sans participation des Conseils Généraux. C’est à vous de faire les démarches dans votre région pour connaitre les possibilités offertes.

Vous pouvez aussi ; si vous êtes salarié depuis plus de deux ans au sein de votre entreprise;  faire appel aux Congé Individuel de Formation. Donc là aussi c’est un critère important à prendre en compte pour être assuré de rentrer en formation avec un un financement bien ficelé. Attention à ne pas se retrouver en cours de route avec un financement boiteux qui vous abandonne (déjà vu) et devoir financer vous même la formation.

D’ailleurs c’est un critère évalué durant les oraux de sélection. Donc maitrisez votre dossier si vous vous présentez à l’oral de sélection pour le Diplôme d’Etat Ambulancier. Vous devez connaitre exactement la teneur de ce dossier pour défendre votre future place.

Quelle formation me donnera l’assurance de trouver un emploi

Les deux formations vous permettent un accès à l’emploi. Sauf que dans la réalité du quotidien, les employeurs ont une tendance à favoriser l’embauche d’ambulanciers diplômé. En effet, en terme de confort de travail, les auxiliaires ambulanciers ne peuvent travailler en binôme et doivent être systématiquement accompagnés d’un ambulancier diplômé. Sauf dans le cas du Transport Assis Professionnalisé.

Donc pour plus de souplesse en terme d’équipage, une majorité d’entreprises rechignent à engager des auxiliaires. Démarchez avant de vous former : allez chercher une promesse d’embauche, scrutez l’état de santé des entreprises et le besoin de main d’oeuvre de votre région avant de faire quoi que ce soit d’autre. Une promesse d’embauche écrite peut aussi favoriser nettement plus facilement l’accès à un financement.

Ai-je la possibilité de cumuler les deux formations ?

Bien entendu. Après la formation d’auxiliaire rien ne vous empêchera de tenter le niveau supérieur. Reste ensuite et encore une fois de plus le problème du financement ! Si votre chef d’entreprise est en mesure de vous aider, ou encore si vous avez cumulé deux années consécutives dans l’entreprise tentez un CIF (Congé Individuel de Formation). Je ne vais pas détailler les procédures ici  car sur la toile vous trouverez les infos à ce sujet.

http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/formation-professionnelle,118/le-conge-individuel-de-formation,1070.html

Quelles différences au final entre auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé ?

En dehors du contenu et de la durée de la formation, voyons un peu ce qui diffère en activité :

Le taux horaire

vu la faible différence avec un ambulancier diplômé il n’y a pas un écart majeur de rémunération. C’est de l’ordre d’une cinquantaine d’euros ; et encore je n’ai plus les chiffres en tête à la rédaction de cet article ; à la fin du mois. Certes ce n’est pas normal au vu de la différence de responsabilité mais cela fait partie du packaging du métier et de ses aberrations (et il y en a un paquet je vous assure ^^).

L’équipage

Comme expliqué plus haut un auxiliaire sera binômé avec un ambulancier diplômé uniquement sauf en cas de transport en VSL . C’est la loi. Au cours de la journée type l’auxiliaire assurera la conduite de l’ambulance tandis que l’ambulancier diplômé assurera la surveillance du patient durant le transport. Lors des prises en charge au domicile ou en structure de soins c’est l’équipe qui s’occupe du patient et non pas l’auxiliaire qui fait ci et l’ambulancier diplômé qui fait ça. On reste avant tout une équipe complémentaire même au vu de la différence de qualification. Seule l’expérience pourra apporter un atout dans l’équipe.

La responsabilité 

Là est la plus grande différence. L’ambulancier diplômé est le chef de bord. Je parle ici en terme de responsabilité pénale et non pas en terme d’équipage. En terme d’équipage les deux personnels restent un binôme et doivent travailler ensemble sans rapport de force et pour le bien être du patient. Il doit exister un réel échange qui doit évoluer en cas de présence d ‘un personnel plus expérimenté que l’autre point c’est tout.

En terme de responsabilité c’est surtout le devenir du patient et ce qui serait susceptible d’évoluer durant la prise en charge. C’est là qu’entre en jeu la responsabilité de l’ambulancier diplômé : gestes d’urgences non adaptés ou non appliqués, mauvaise prise en charge, chute du patient entrainant blessures ou autres etc j’en passe.

Ce sont les seules vraies différences entre les deux emplois en dehors du parcours de formation.

Au final un choix très personnel

Oui au final ça reste un choix personnel : un choix d’orientation, un choix ou une obligation en terme de plafonnement/opportunité de financement, un bassin d’emploi etc etc. Personne ne pourra vous aider tant que toutes ces questions n’auront pas trouvé de réponses. Certain vous diront : auxiliaire, d’autres diplômé. J’ai personnellement pu accéder directement au diplôme : financement solide, intérêt important et assuré au sujet de la profession mais aussi du contenu de formation.

J’ai donc pu trouver du travail facilement. La formation d’auxiliaire me semblait trop courte au vu de mon appétit de connaissances. Donc chacun au final aura des réponses différentes à ses questions. Et à la fin ce sera souvent le financement qui décidera de votre avenir professionnel. C’est malheureux mais c’est comme ça. Une formation coûte cher et un financement personnel reste actuellement rare et difficile à mettre en oeuvre.

Cela n’empêche que je vous invite à vous prendre en main, ne pas baisser les bras et à harceler les différents organismes pour obtenir gain de cause. Celui, qui à l’heure actuelle, souhaite travailler doit pouvoir obtenir la possibilité de s’intégrer dans le marché de l’emploi. Faites du forcing, décrochez une promesse d’embauche et surtout, surtout, engagez vous seulement si votre choix d’orientation est arrivé à maturité. Ne vous engagez pas dans ce métier juste parce que vous avez vu de la lumière ou parce que vous aimez conduire.

Ce n’est pas seulement un job, c’est d’abord un service que vous apportez aux patients et ce n’est pas à eux de subir vos erreurs de parcours. Ce métier a besoin d’évoluer et c’est vous qui à votre niveau apporterez un peu plus de respectabilité à cette profession en vous investissant de manière sérieuse et réfléchie. Ce n’est pas une critique : tout le monde n’est pas fait pour ce job. Il faut juste être sûr de son choix avant de passer du côté obscur de la force ;=)

Accrochez vous : ambulancier c’est un choix assumé

Dans tous les cas de figures : motivez vous, soyez inébranlable et affrontez les organismes (pôle emploi, conseil général etc) avec assurance. Si vous souhaitez faire ce job vous êtes normalement motivé. Prouvez leur que vous êtes capable, que vous avez toutes les clés pour réussir et que vous connaissez exactement la profession. Ne les laissez pas vous démonter. Ce métier est très mal connu et même les spécialistes du pôle emploi ne connaissent pas les trois quart de ce métier. A vous de vous imposer pour arriver à vos fins. Bon courage !

Pour les collègues ou autres : si cet article manque d’éléments n’hésitez pas à le signaler/faire des propositions via les commentaires (voir en bas de page)

Bibliographie

N’hésitez pas si vous succombez à vous procurer des ouvrages de préparation, de cette façon ces livres pourront vous aider à préparer vos révisions en vue du concours 🙂

La librairie de l’ambulancier

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Petit florilège des idées reçues sur les ambulanciers

croix_vie_2

A travers ce billet coup de gueule voici une liste peu exhaustive de ce que je peux entendre au quotidien. Je vous avoue que je commence à être blindé. Mais entre-nous : ça devient vraiment usant de voir que les stéréotypes ont la vie dure… Alors opposons un peu la réalité à l’ambulancier et ses idées reçues.

Tiens vla votre taxi m’ame bertrand !

Il faut savoir différencier le chauffeur de taxi détenteur d’une formation spécifique : Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT) et l’ambulancier issu d’un autre cursus : Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA). Ce n’est pas la même formation ni les mêmes fonctions. Si on compare en terme de véhicule le Véhicule Sanitaire Léger ne remplis pas tout à fait les même critères non plus sur certains points.

Bien que certaines licences de taxi possèdent un agrément de la Sécurité Sociale pour des transports médicaux les personnels possèdent des fonctions et des qualifications radicalement différentes. Mais cela n’empêche que beaucoup de collègue possèdent l’ensemble de ces qualifications. et sont à même de faire partie de l’équipage d’une ambulance un jour et le lendemain être au volant d’un taxi. Les modes de facturations sont aussi différents, les tarifs aussi bref ce n’est pas tout à fait la même chose.

Les ambulanciers de toute façon ça bosse que pour le fric

Et oui une entreprise de transport sanitaire reste une entreprise donc pour payer ses charges, ses impôts, ses salaires etc il faut bien générer un chiffre d’affaire. Les pompiers ne travaillent pas gratuitement non plus puisque les budgets des SDIS sont issus des communes et régions et donc des …impôts ! Entre autre les impôts des sociétés ou des particuliers. Donc au final oui l’entreprise gagne de l’argent mais en reverse aussi… 

Pour continuer il existe en France des entreprises qui innovent et travaillent aussi pour la passion du métier ! Nombre de ces entreprises investissent considérablement dans le matériel et la formation, et assurent une disponibilité sans faille. Certes ce n’est pas un cas général mais ça existe. Donc oui elles gagnent mais en retour et elles investissent et ce au final dans l’intérêt du patient.

Alors oui il y a des abus mais dans la grande majorité l’entreprise est tellement surveillée par la Sécurité Sociale que pour frauder il faut avoir une grosse paire de c… Je souhaite très fort que la loi se durcisse pour ces gens là et que la suppression d’agrément devienne presque systématique.

A savoir aussi que la SS surveille mais se trompe aussi en accusant injustement certaines entreprises qui doivent prouver leur innocence (déjà vu); souvent pour des fautes reprochées comme cet exemple de type ratures ou surcharges sur les documents remplis à chaque transport (le bureau de l’ambulancier c’est sa voiture ou son ambulance et je mets au défi qui que ce soit de ne pas faire de ratures en remplissant un document dans un véhicule type ambulance qui roule car ça secoue un minimum, oui c’est l’équipier qui est dans la cellule qui écrit pas le collègue qui conduit…). Vive l’administration française !!! Mais je m’égare…

Ce sont des transporteurs

Définition du transport sanitaire : L’article L6312-1 du Code de la santé publique définit la notion de transport sanitaire : « Constitue un transport sanitaire, tout transport d’une personne malade, blessée ou parturiente [femme enceinte], pour des raisons de soins ou de diagnostic, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, effectué à l’aide de moyens de transports terrestres, aériens ou maritimes, spécialement adaptés à cet effet « .

Nous sommes missionnés pour effectuer du Transport Sanitaire et non du transport de colis bien que pour certaines entreprises la tendance serais au colisage de patient mais ça c’est autre chose. Je pense que certains ont dû se tromper entre l’entreprise Maitre Cochon ou transport petit colis 24/24 et le transports de patients.

Les brebis galeuses il en existe partout dans tous les corps de métiers, médical ou non, public ou non et oui si je pouvais je sortirais ma baguette magique. Et en effet nous sommes sous la convention collective du ministère des transports. Cherchez l’erreur… Diplôme de la santé, convention des transports routiers. Non je ne suis pas un transporteur je suis un A.M.B.U.L.A.N.C.I.E.R. D’ailleurs je vais déplacer mon 44t qui est mal garé il claque je lui ais mis une rampe bleue et un deux ton SAMU …

Les ambulances de toute façon ne sont pas prioritaires !

Vrai et Faux. Dans le cadre de la garde ambulancière (garde préfectorale) ou encore sur une mission régulée par le centre 15 l’ambulance « privée » devient Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire au même titre que les forces de police, pompiers et j’en passe. Dans le cas contraire l’ambulance est un véhicule qui peut demander des facilités de passage avec usage des dispositifs sonores et lumineux. Ce dernier est utilisée lors des transports en général demandés par un médecin, non régulés par le centre 15 mais qui peut revêtir un caractère plus ou moins urgent suivant l’état du patient. Sur le papier il est vrai que toute urgence doit être régulée par le centre 15 mais dans la réalité…

A la base une jurisprudence est à l’origine du changement. Suite à un procès un juge de la cour de Limoges a tranché en faveur d’un ambulancier qui était sur un transport régulé par le centre 15 et verbalisé par les forces de l’ordre pour je ne sais plus quelle raison. Le code de la route a donc été modifié en ce sens en 2007. Ensuite dans la réalité les forces de l’ordre agissent selon l’humeur du moment (non ce n’est pas une légende urbaine).

Pour le grand public et donc certains agents des FDO les ambulanciers n’ont pas vocation à faire des transports urgent… Au passage pour les sceptiques je vous renvois à la définition de transport sanitaire donné par le code de santé publique ! Euh moi j’ai fais quoi ce midi ? ah oui un appel samu pour Homme de 85 ans, chute avec plaie frontale de 5*2 cm, perte de connaissance etc. J’aurais dû l’engueuler et lui dire de prendre sa voiture et de se rendre aux urgences ? Meuh non si c’était urgent on aurait envoyé les pompiers ! Mais zut qui m’a envoyé chez ce monsieur ?

Pour les légendes urbaines que le grand public adore; surtout pour commenter les articles de presse lors d’accident ou autre comprenant une ambulance; j’ajoute que le devenir d’une ambulance en VIGP n’est pas juste valable qu’en présence d’un médecin ou équipe SMUR. Pour les commentaires du type : « Que si c’était urgent le SMUR se déplacerait » : à savoir que tous les hôpitaux de France n’ont pas des équipes médicales à foison et que toutes les urgences ne justifient pas une équipe d’urgentistes…

La preuve c’est le service d’aide médicale urgente avec un médecin régulateur qui décide des moyens adaptés suivant le degré d’urgence. Donc avant de commenter (j’en ais lu des vertes et des pas mûres, je me suis bien poilé aussi quoique pas toujours vu le degré de bêtise) renseignez vous !

Pour la case pompiers le SAMU envoie les SP sur certaines urgences plus souvent que les ambulanciers pour différentes raisons : maillage plus important, disponibilité plus rapide (enfin pas partout) etc. Dans certaines régions les Ambulanciers Privés sont aussi réactif que les pompiers et tout ausi bien équipé, je dis ça mais je ne dis rien…

Mais je n’oublie pas que dans d’autres régions c’est aussi par ce que certaines entreprises ne veulent même pas se casser le popotin, pour rester poli, à s’intégrer au sein de l’Aide Médicale Urgente et que niveau matos entre l’aspirateur à mucosité à pédale de grand papa, la trousse de toilette avec un pôv tensio fatigué et sans batteries c’est loin d’être suffisant… Perso je refuse de travailler pour ce genre d’entreprise (et oui faut faire un choix !)

Le décret n°2007-786 du 10 mai 2007 relatif aux véhicules d’intérêt général et modifiant l’article R311-1 du code de la route prévoit en particulier :

  • Que les véhicules affectés exclusivement, à la demande du SAMU, à l’intervention des unités mobiles hospitalières font partie des véhicules d’intérêt général prioritaires;
  • Que les ambulances de transport sanitaire appartiennent à la catégorie des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passages.

Le code de la route limite ainsi le qualitatif de Véhicule d’intérêt général (VIG) prioritaire, et toutes les prérogatives afférentes, à certains véhicules en fonction de leur statut.

Courrier DHOS aux ARS

Cependant, comme l’a rappelé la Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins (DHOS) du ministère de la Santé dans un courriel du 20 avril dernier adressé à la DDASS de la Sarthe, la jurisprudence a fait considérablement évoluer cette situation au cours des dernières années. En effet, dans un arrêt de la cour d’appel de Limoges en date du 7 mars 2007, le juge a considéré comme VIG prioritaire une ambulance privée qui intervenait dans le cadre de la garde ambulancière, sur demande du SAMU.

Cette mission de service public (dixit le juge), urgente, confère à une ambulance privée, intervenant dans le cadre de la garde ambulancière, le droit de ne pas s’arrêter à un feu rouge et d’utiliser un avertisseur sonore 2 tons. En ce qui concerne le cas ou une ambulance privée intervient sur demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière, la DHOS souligne dans son courriel précité du 20 avril 2009 que la jurisprudence a considéré qu’une demande d’intervention du SAMU adressée à l’ambulancier valait réquisition, ce qui confère le statut de mission de service public. 

Par conséquent, la qualification VIG prioritaire peut légitiment être étendue aux ambulances de transport sanitaire qui interviennent à la demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière.

Extrait du référentiel SAMU/SDIS/Ambulanciers : La régulation par le SAMU-Centre 15 est systématique. Elle a pour but de déterminer et de déclencher dans les meilleurs délais la réponse adaptée à la situation décrite par l’appelant. Cette mission incombe au SAMU-Centre 15 des établissements publics de santé. 

Lorsqu’un appel d’urgence parvient au SAMU-Centre 15, la régulation décide du moyen le plus approprié pour répondre à l’état médical du patient (intervention SMUR, moyen ambulancier ou moyen SIS suivis ou non d’un SMUR), étant entendu que les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionnés par la régulation du SAMU-Centre 15 pour participer à la prise en charge des urgences vitales, dans l’intérêt du patient.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Referentiel_SAMU-TS.pdf mais aussi le référentiel « ORGANISATION DE LA REPONSE AMBULANCIERE A L’URGENCE PRE-HOSPITALIERE »

Les ambulanciers c’est juste des pousse-brancard !

Notez que l’expression pousse brancard fut donnée par un charmant inconnu sur un commentaire d’un article de presse, cette personne est d’une culture à toute épreuve sur les ambulanciers je n’en doute pas.
Faux l’ambulancier est qualifié avec une formation diplômante délivrée par le Ministère de la Santé.

D’une durée de 600 heures sur 8 modules de formations (urgences, état clinique, hygiène, ergonomie, communication, sécurité routière etc) avec des stages dans différentes unités hospitalières (samu, smur, court et moyen séjour, entreprises de transport sanitaire) elle est dispensée par des médecins urgentistes, formateurs (IDE, IADE, ambulanciers, kinéstérapeuthe…).

A savoir que les pompiers, en dehors de leurs formations feu, secours routier etc doivent suivre un programme moins important (+/-70 heures pour les PSE). La seule différence se situe dans le recyclage de formation où les pompiers se maintiennent à jour plus souvent et le contenu de la formation (ministère santé pour les ambulancier, ministère intérieur pour les pompiers oui oui c’est normal la logique à la française).

Pour les ambulanciers le recyclage c’est tous les 5 ans. La faute aux textes de lois et aux questions d’argent aussi… et sûrement à l’ingénieur technocrate qui a pondu cette connerie ! Reste que cela n’empêche en rien de se recycler soi même en maintenant ses connaissances à jour… Mais bon reste que comme partout il y a des abrutis incompétent aussi qui ne savent/veulent pas lire/se documenter en cours de route avant d’attendre les 5 ans.

Mais très important il faut savoir que chaque partie blanche ou rouge est tout aussi qualifiée l’ une comme l’ autre. Pas de meilleur que… Les deux entités restent des secouristes capable d’intervenir sur une détresse vitale ou non. Que celui qui me disent le contraire m’avance de bons arguments je suis prêt à dégainer 🙂 Pour les incompétents c’est du hors concours.

Les ambulanciers c’est tous des cow-boy

Vrai et Faux. On passe nos journées sur la route, on prend en charge de nombreux patients, on enchaine de nombreux transports et quelque fois quand il faut gérer de nombreux transports avec des impondérables (accident, feux, déviations, bouchons) avec l’heure du rendez vous et bien on se dépêche. A ça se rajoute le fait que les ambulances ne sont pas aussi nombreuses que ça, vsl compris.

Explication : Le numérus clausus est une formule de calcul imposée par la loi. En fonction de la population d’une commune ou ville est définie un nombre maximum d’ambulances pour ce lieu. Pas plus. Ce chiffre est révisé etc etc mais au final on se retrouve avec un nombre maxi et une population vieillissante sans cesse grandissante. A un moment ça coince…

Il n’y a plus assez de véhicules pour satisfaire la demande sans cesse grandissante de transport para médicalisé… sachant qu’une ambulance donne le droit à une entreprise de posséder deux VSL donc là aussi restriction… Refuser les transports ? oui pour les passer à qui ? Quand les « concurrents » sont eux aussi débordés ça coince et donc les ambulanciers exigeant sur la ponctualité se dépêchent pour que personne ne soit lésé !

A ceci on ajoute les médecins qui ne respectent pas les rendez vous sur le plan horaire, le manque d’informations au niveau des centres hospitaliers sur les retards éventuels, la perte de temps engendrée par le passage quasi obligatoire pour la paperasse à l’hôpital (malgré le fait que les formalités administratives ne sont pas du ressort de l’ambulancier mais de la structure de soin.

Mais les structures font leur sauce et on final on inverse les rôles), les patients qui sont encore au petit dej’ ou pas habillés parce que la structure de soin ne comporte pas assez de personnels pour s’occuper de leurs résidents et donc quand l’ambulancier arrive à l’heure avec son grand sourire niais pour emmener monsieur dupont à sa chimio ça coince ! ….

Je ne dis pas que les entreprises n’ont rien à se reprocher loin de là : régulation mal optimisée, patient oubliés, retard volontaire pour effectuer d’autres transports etc etc. La liste est aussi longue de ce côté. Heuresement ce n’est pas le cas partout mais il faut savoir que ce n’est pas forcément volontaire et qu’il existe aussi des impondérables.

Et que nous aussi on prend cher : on se fait allumer par les secrétaires, par les patients, par les médecins, par la régul’, on mange quand on a le temps (pour certains c’est pas toujours acquis) et on court et on court et on court et on court et on court toute la sainte journée… Vis ma vie d’ambulancier et … on en reparle 🙂 Oui c’est un choix ! Oui j’étais au courant avant de signer…

Après c’est pareil partout : sur la route on voit des cinglés toute la journée, certains collègues se prennent pour Shumacher. A partir du moment où il y a prise en charge du patient il y a aussi adaptation mais ça certains n’ont pas tout compris et roulent comme des c… (je veux dire par là sans se soucier du confort du patient !)

Mais je vous rassure j’ai vu aussi ce genre de comportement ailleurs comme par exemple des véhicules de secours, ceux qui sont les « vrais » rouler comme des tambours, traverser le feu rouge au carrefour à 90 sans ralentir…. (ah c’est vrai ils sont prioritaires… prioritaires aussi pour mettre en danger d’autres usagers ?)

Attention je ne dis pas que je suis le saint usager de la route qui respecte son code de la route avec son code rousseau sur les genoux toute la journée. je suis comme tout le monde et je m’adapte aussi. Mais je n’oublie pas que : mon permis c’est mon job, que à côté/ou derrière moi j’ai du monde et pas forcément en pleine forme, que je vais vers une structure de soin pour une consultation pour mon patient et non pas pour de la traumatologie pour nous deux.

Que lorsque je suis au volant de mon ambulance j’adapte ma conduite en fonction de l’état du patient, de sa ou ses douleurs, de l’importance de l’emmener plus ou moins rapidement vers l’accueil des urgences pour qu’il soit pris en charge au plus vite par l’équipe médicale etc etc

Après c’est au patient, titulaire du libre choix du transporteur de s’adresser ailleurs vers une entreprise plus respectueuse sur la qualité de sa prise en charge si il juge que l’ambuancier se prend pour alain prost au volant de son vsl ou de son ambu.

Une idée, des recommandations

Si vous avez d’autres sujets de choix à ajouter sur l’ambulancier et les idées reçues contactez moi. Ah oui pour ceux qui auront lu jusqu’en bas de l’article au lieu de le survoler sachez que certaines phrases sont à prendre au second degré : j’adore mon job malgré ses difficultés. Oui je pense que le système a besoin de changer et qu’il faudrait faire du nettoyage dans la profession…

Je suis lucide en fin j’espère… J’ajoute aussi que je n’ai rien contre les pompiers (que je cite à plusieurs reprises) je respecte la qualité de leur travail et leur professionnalisme (hormis ceux qui ont le melon trop gonflé au point de me snober sans répondre quand je leurs dis bonjour dans le sas des urgences… oui je suis très sérieux et non ce n’est pas du second degré cette fois ci).

Internet

Internet

Le développement d’Internet

Internet est un réseau informatique mondial donnant accès à des information en nombre très important et permettant aux personnes de communiquer entre elles via des messageries. En France dans les « zones blanches » l’accès à Internet est difficile. Les politiques publiques se préoccupent de donner un meilleur accès sur leur territoire. Les collectivités locales s’y investissent. L’accès facile à internet donne une image de dynamisme et incite au développement économique. L’essor de l’internet a été fulgurant. Il est très populaire alors qu’il a à peine 25 ans. D’abord développée comme technique militaire aux USA, elle a ensuite été mise à disposition du grand public au début des années 90

Les potentialités

Accès aux informations. Un très grand nombre de sujets ont été démocratisés. Toutefois les informations données sur les sites sont rarement vérifiées. Il convient donc de croiser au maximum les informations trouvées afin de garantir leur véracité. Internet lie les personnes à distance. Sur le plan professionnel : il permet de travailler sur un lieu distinct de l’entreprise ou d’avoir des clients géographiquement dispersés. Internet participe à l’essor du télétravail. Dev des activités de vente à domicile. Ces ventes à distance ont permis de développer certains secteurs comme le transport ou certains métiers (préparateurs de commande, livreurs, etc) Sur le plan personnel : permet de garder un lien avec des personnes qui ne sont pas géographiquement proches.

Les dangers d’Internet

Internet sollicite les personnes avec la promesse de leur faire gagner des lots par la participation à des tirages au sort : communiquer des informations perso, d’autres adresses e-mails d’amis, etc. Il permet d’agir de manière anonyme : danger pour les enfants et les ados de se retrouver en discussion avec des gens malhonnêtes. Cyberintimidation : envoyer des messages haineux pour faire peur à des personnes. Description de sa vie privée sur les réseaux sociaux peut donner des infos perso à des personnes mal intentionnées. Professionnellement il est admis que certains employeurs se rendent sur les profils des réseaux sociaux de leurs candidats pour en tirer des informations auxquelles ils ne devraient pas avoir accès. Les réseaux sociaux peuvent donner l’illusion de réalité des rapports humains.

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

Immigration

Immigration

Les immigrés sont des personnes étrangères qui vivent dans un pays de manière stable. Ils peuvent y séjourner en conformité avec la législation du pays d’accueil ou de manière irrégulière. Différentes raisons justifient ces mouvements de population. Le monde compterait près de 200 millions de migrants.

L’immigration historique

Les migrations ont été régionales puis nationales et internationales. Elles se sont développées parallèlement à l’évolution des différents moyens de locomotion. Le développement du rail et de l’avion ont favorisé des immigrations d’origine plus lointaine.

Un certain nombre de pays se sont largement peuplés grâce à ces vagues migratoires comme les États-Unis. La France a connu plusieurs vagues migratoires. Après la 2nde guerre mondiale les migrants surtout des hommes venaient essentiellement de l’Europe du Sud (Portugal, Espagne) et aussi du Maghreb (Maroc, Algérie, etc;) Ensuite la France a accueilli des personnes venant de pays instables politiquement : Ex-Yougoslavie, République démocratique du Congo, etc.

L’immigration économique

Les flux de migration sont aujourd’hui orienté des pays en développement vers les pays développés. Les personnes originaires des pays pauvres, même non qualifiées cherchent à travailler dans les pays riches. Les pays d’accueil ont souvent des problèmes de recrutement de main d’œuvre dans les emplois non qualifiés. Pays du Moyen Orient ont un taux très important de population immigrée provenant du Pakistan ou de l’Inde.

Les flux migratoires de personnes qualifiées : la France pour le milieu paramédical et parfois médical. Le Canada est très exigent quant à la qualité des diplômes de candidats migrants mais leur accueil est facilité par une adaptation rapide notamment par l’organisation de cours d’approfondissement de la langue. En France le taux de chômage est plus élevé pour les immigrés : ils représentent environ 27 % des chômeurs alors qu’ils ne sont que 9% de la population active. Chiffres qui s’expliquent par la moindre qualification de la main d’œuvre. Le taux d’emploi des femmes immigrées reste inférieur à celui des femmes qui ne le sont pas. Elles sont plus concernées par les temps partiels dans les secteurs d’activité relatifs aux services.

Les travailleurs immigrés peuvent retourner dans leur pays d’origine quand ils ne sont plus en âge de pratiquer une activité économique. Un certain nombre de personnes touchent ainsi leur pension de retraite à l’étranger. L’allocation supplémentaire du minimum vieillesse est réservée aux résidents de France.

L’immigration Politique

Les réfugiés politiques sont ceux qui bénéficient d’un statut particulier en raison des conditions d’insécurité qu’ils connaissent dans leur propre pays. Ils peuvent bénéficier d’une procédure dérogatoire quant aux règles de séjour d’autant plus lorsqu’un retour au pays constitue un risque vital pour eux. En attendant leur statut de réfugié politique ces immigrés sont des demandeurs d’asile. Fin 2007 ce type d’immigrés a atteint 14 millions de personnes.

Les mineurs isolés : sont ceux qui immigrent seuls ou sans adulte. Souvent sans papier d’identité il est difficile de déterminer leur âge, leur identité, leur nationalité. Leur nombre a bcp augmenté en France. Ils sont surtout originaires de la Roumanie, de la Chine, du Maroc, de l’Albanie, du Congo ou de l’Angola. Ils doivent bénéficier d’une protection particulière en application de la convention internationale des droits de l’enfant.

L’immigration démographique

Elle est encouragée par le pays d’accueil pour compenser un déficit de naissances. L’intégration de ces immigrés peut se faire par l’acquisition de la nationalité, une durée de séjour sur le territoire est souvent requise, le mariage peut également être un motif d’obtention de la nationalité. Les enfant s d’immigrés nés dans le pays d’accueil peuvent obtenir la nationalité dudit pays. La migration des étudiants Plus temporaire et réalisable grâce à des accords bilatéraux entre leur pays d’origine et le pays d’accueil. La migration des retraités : un phénomène récent. Elle s’exerce souvent sur une partie de l’année et vers un pays dont le niveau de vie est moins élevé.

Les droits des immigrés

L’assimilation : la population immigrée doit s’intégrer dans le pays d’accueil et s’y fondre sans garder se particularités, elle doit renoncer à sa propre culture.

Deux conceptions s’opposent :

Le communautarisme : elle met en évidence toutes les particularités de l’immigré y compris si elles contredisent les lois du pays d’accueil.

Les immigrés ont des droits politiques plus limités que les nationaux. Toutefois dans un certain nombre de pays ils peuvent avoir droit de participer aux élections politiques locales en tant qu’électeurs.

L’immigration irrégulière

Certains immigrés franchissent les frontières sans faire de démarches préalables pour être en règle avec la législation du pays d’accueil. Ils arrivent sur le territoire souvent grâce à des passeurs, vivent de petits boulots, sont exploités. Ils tentent de demander leur régularisation une fois sur le territoire. Certains sont régularisés, d’autres sont renvoyés à la frontière.

Discussion

Il existe des étrangers indésirables tels que les demandeurs d’emploi et les demandeurs d’asile.

Certains pays de l’Union Européenne ont renforcé leurs liens pour lutter contre l’immigration : il s’agit des pays de l’espace Schengen. Une personne rentrée régulièrement sur ce territoire peut circuler dans tous les pays de cet ensemble sans que ceux-ci puissent avoir d’exigences particulière. Si la circulation est facilitée, l’entrée s’est complexifiée.

 

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  https://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

Devenir formateur en Institut de Formation Ambulancier

Devenir formateur en Institut de Formation Ambulancier

Devenir formateur en Institut de Formation Ambulancier

Comment devient on formateur en Institut de Formation Ambulancier ? Tout d’abord il faut savoir que le titulaire du DEA ne pourra plus à compter de 2013 sauf changement être formateur dans un IFA à titre de formateur permanent. Je vous rassure beaucoup d’établissement regrettent ce changement officiel et réclame des changements.

Voici deux extraits du forum SOS-112  rubrique ambulancier à ce sujet

Le 1er

  • le DEA ou CCA avec du terrain
  • une formation de pédagogie au minimum PAE3 mieux encore PAE1 ou encore mieux formateur AFGSU ou un cursus de pédagogie universitaire type DU de pédago ou licence ou master 1 de pédagogie du geste

Le 2ème

  • 3 questions que j’ai posé à l’IFA/IFI de Théodore Simon www.ifits.fr

    QUESTIONS :

  • Comment devient on formateur en IFA ?
  • Quels diplômes doit on posséder ?
  • La formation étant faites sur 8 modules doit on être généraliste ou spécialiste d’un module ?

    RÉPONSES :

1- Comme pour tous les postes de formateurs dans le milieu para-médical (formation infirmière, formation puéricultrice, etc…), un formateur IFA est un professionnel de santé (infirmier, infirmier anesthésiste, etc…) qui souhaite se reconvertir dans le domaine de la pédagogie.

2- Les formateurs permanents des IFA doivent être titulaires du diplôme d’état infirmier. Un titre universitaire de niveau II dans le domaine de la pédagogie ou de la santé est recommandé (arrêté du 31 juillet 2009 relatif aux autorisations des instituts de formation).

3- La formation en IFA est assuré par des formateurs permanents.
Au sein de l’IFITS, nous essayons d’avoir des formateurs qui en tant qu’anciens infirmiers peuvent assurer une très grande partie des cours théoriques ; par ailleurs, nous essayons de recruter des formateurs qui ont une expérience dans le domaine des urgences / SAMU / SMUR afin qu’ils aient une connaissance du métier d’ambulancier et puissent assurer une partie des cours pratiques. Néanmoins, la formation en IFA est également assuré par des intervenants extérieurs qui, de par leur métier, apportent leur expertise dans un domaine très précis (conduite d’ambulance, sécurité routière, ergonomie, etc…).

Retrouvez le sujet d’origine ici : http://www.sos112.fr/comment_devient_on_instructeurformateur_en_ifa_recrutement_formateur_ambulancier_cdi-t1278.10.html;wap2=

ambulancier sur un cas concret

Liste des Instituts de Formation Ambulancier

Liste des Instituts de Formation Ambulancier

Les adresses des Instituts de Formation Ambulancier

ifa croix rouge

Vous trouverez en pièce jointe une liste des centres de formation au métier d’ambulancier et ou auxiliaire ambulancier, en provenance de la Chambre Nationale des Services d’Ambulances http://www.cnsa-ambulances.com/

Cette liste permettra à chaque candidat ou futur candidat de pouvoir trouver l’établissement le plus proche de chez lui. Elle vous permettra de pouvoir retirer vos dossiers d’inscription, vous renseigner sur les dates des épreuves de sélection ou encore vous informer en direct sur le contenu de la formation en rencontrant l’équipe pédagogique. Vous pourrez trouver des établissements public (centre hospitalier) ou les établissement de la Croix Rouge, mais aussi l’Ordre de Malte ou encore les centres AFT-IFTIM. Je ne peux garantir la validité des coordonnées présentes sur cette liste mais à défaut vous aurez un début de piste pour vous aider dans vos recherches.

S’inscrire à plusieurs endroits

Ces formations sont régies par l’arrêté du 26 janvier 2006 modifié relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier. N’oubliez pas que les places disponibles en formation sont limitées dans chaque institut et que les dates de formation, les coûts de formation évoluent d’un établissement à un autre. De plus rien ne vous empêche de déposer des dossiers d’inscription dans plusieurs établissements différent pour maximiser vos chances. A savoir par contre, si vous décidez de postuler à divers endroits il vous faudra ajouter à chaque fois les frais d’inscription pour chaque école.

Bon courage ;=)

Télécharger le fichier au format PDF

Comparatifs des cursus ambulancier dans le monde

Comparatifs des cursus ambulancier dans le monde

Il est toujours intéressant de se pencher sur les cursus ambulancier : France, Europ, Monde. Il existe des systèmes de secours différents et l’échange et la découverte restent des éléments passionnant.

Scoop and Run, Stay and Play

Au travers des divers pays européens voir du monde entier la structure des techniciens d’urgence ou non  pré hospitalier sont différent du modèle français. Je vais vous présenter en simplifiant le cursus courant de ce que l’on rencontre chez nos voisins. Système basé sur les pratiques Nord Américaines.

Rien de bien incroyable mais plusieurs niveaux de qualifications apparaissent avec des degrés de compétences plus ou moins élevés. Cela est dû aussi à la différence de la prise en charge de la victime. En France le principe est « stay and play » (rester et jouer) c’est-à-dire que le patient en urgence vitale est pris en charge par une équipe médicale (SMUR) composé d’un médecin, une infirmière et un ambulancier. Chacun a son domaine de compétences respectives : médecine d’urgence, soins d’urgence, transport…

 Le but étant de déplacer l’hôpital au chevet du patient pour stabiliser son état et permettre de le transporter dans des conditions optimum. Le système inverse qui est répandu dans le reste du monde est le « scoop and run » (charger et courir). Le but étant à l’inverse du système français : prendre en charge le patient et l’amener le plus vite possible vers un service hospitalier pour disposer de tout le matériel indispensable à la prise en charge de l’urgence vitale.

En France trois niveaux de compétences pour le cursus ambulancier

En Europe et dans le monde, trois différentes qualifications pour les ambulanciers

First Respondant ou First Aid

Cela correspond au secouriste courant : auxiliaire ambulancier, pompiers. La formation est axée sur les gestes de premier secours,  la position d’attente d’une victime en état d’urgence vitale. Peu ou pas d’anatomie, physiologie, pathologie. Le cursus reste simple.

EMT B ou Emergency Medical Technician  Basic

Cela correspond à l’ambulancier DEA et DEA+FAE. Pas de gestes invasifs. Prise en charge d’urgence vitale ou non. Maitrise de tous les aspects du transport sanitaire. Initiation à l’anatomie, physiologie, pathologie. Recyclages obligatoires.

EMT P ou Emergency Medical Technician Paramedic

 La définition de cette qualification c’est : exercice de gestes médicaux (invasifs) délégués avec traitement sur protocole, par un technicien d’urgence. La formation, les gestes invasifs et les protocoles varient selon les pays.  En général c’est accessible par un  EMT B justifiant d’une certaine expérience ou à des soignants. Les cours proposent de l’anatomie, physiologie, pathologie plus poussés que de la simple initiation. Puis pratiques et enseignement des protocoles (interprétation ECG, pharmacologie, protocoles d’administration, protocole de réanimation, urgences pédiatrique etc. etc.

Attention : ne surtout pas comparer le cursus infirmier avec l’EMT P. le cursus de formation est totalement différents sur bien des points.   A ce jour je n’ai pas connaissances de passerelles d’équivalence vers les diplômes d’EMT. Ce sujet est juste destiné à présenter les cursus étranger et n’a pas vocation à devenir un sujet de polémique sur les qualifications des personnels ambulanciers en France. Si vous disposez de plus d’informations sur le sujet n’hésitez pas à les communiquer pour enrichir le sujet.

Source de l’article : UNAH France

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Evolution de la formation ambulancier

La formation de l’ambulancier n’est pas si ancienne que l’on croit. En effet la formation de l’ambulancier a subi une évolution depuis l’apparition d’un cadre légal concernant la profession.

La formation ambulancier et le Certificat de Capacité Ambulancier (CCA)

Aujourd’hui petit retour en arrière pour juger l’évolution de l’enseignement reçu par l’ ambulancier. Petit rappel, avant le Diplôme d’Etat d’Ambulancier il existait le CCA : Certificat de Capacité Ambulancier d’une durée de trois mois. Remplacé depuis 2007 par le DEA le but était d’apporter un complément de formation supplémentaire pour enrichir la qualité de l’enseignement et former des ambulanciers plus qualifiés et surtout adapter l’enseignement à l’évolution concernant la prise en charge de patients dont les pathologies ont évolués.

Attention ! cet article parle de l’évolution des formations, le CCA n’est en aucuns cas la référence actuelle. Le DEA, Diplôme d’Etat d’Ambulancier (voir le menu Formation > Ambulancier > Programme DEA) est à ce jour la formation de référence.

Le CCA quel était le programme ?

Programme de formation ambuancier du Certificat de Capacité Ambulancier – CCA, terminé depuis 2007 et remplacé par le Diplôme d’état d’ambulancier – DEA

Légifrance

Pour devenir Ambulancier Diplômé il faut :

  • Posséder le permis de conduire B depuis plus de 2 ans et être déclaré apte médicalement à la conduite d’ambulance par la Commission médicale de permis de conduire de la prefecture.
  • Fournir un certificat médical mentionnant l’absence d’affection et de handicaps incompatibles avec l’exercice de la profession d’ambulancier.
  • Fournir un certificat médical de moins de 3 mois prouvant la vaccination par le B.C.G. avec vérification de l’immunisation.
  • Fournir un certificat médical attestant des vaccinations à jour envers la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite et l’Hépatite B.
  • Avoir satisfait aux 4 épreuves de sélection :
    • Épreuves écrites de Français et de calcul (Niveau certificat d’études primaires).
    • Entretien avec un jury sur les motivations de candidat.
    • Épreuve d’aptitude physique (Déplacement de poids) Détails…
    • Épreuve de conduite destinée à tester les capacités nécessaires à l’apprentissage de la conduite d’ambulance.
  • Dispenses : Sont dispensés des épreuves écrites de sélection les candidats possédant le Baccalauréat ou un diplôme reconnu équivalent ou de niveau supérieur et les candidats ayant satisfait aux conditions d’admission à des études préparatoires à une profession paramédicale.
  • Sont dispensés de l’obligation :
    • Du stage hospitalier : Les membres des professions médicales et paramédicales.
    • Du stage en entreprise d’ambulances : Les candidats ayant au moins 3 ans d’ancienneté dans une entreprise agréée de transports sanitaires.
  • Coût et prise en charge : Le coût moyen sur l’ensemble du territoire est de 1500€ (Chaque école fixant librement son prix) , une prise en charge par les organismes sociaux est quelquefois possible selon la situation de chacun (Se renseigner directement auprès des services concernés).

Durée totale de la formation CCA : 3 mois

Module 1

NOTION D’HYGIENE GÉNÉRALE

  • hygiène de l’ambulancier
  • infection, maladies infectieuses
  • le SIDA

LES GESTES DE PREMIERE URGENCE.

  • organisation du corps humain
  • le système nerveux
  • l’appareil ventilatoire
  • l’appareil circulatoire
  • l’appareil locomoteur
  • l’appareil digestif
  • l’appareil urinaire
  • l’appareil génital féminin
  • la peau
  • l’électrisation
  • la noyade
  • la pendaison
  • les ensevelis

PRISE EN CHARGE DES PERSONNES ÂGÉES ET HANDICAPÉES DÉPENDANTES.

  • les personnes âgées (Voir aussi Annales d’examen)
  • les handicapés
  • les escarres

Module 2

RELEVAGE, MANUTENTION, BRANCARDAGE, ERGONOMIE, TECHNIQUES.

  • prise du pouls
  • libération des voies aériennes (l.v.a.)
  • retrait du casque intégral
  • position latérale de sécurité à un sauveteur
  • position latérale de sécurité à deux sauveteurs
  • position latérale de sécurité à deux et plus de deux sauveteurs
  • ventilation artificielle méthode orale bouche à bouche
  • inhalation d’oxygène
  • insufflation d’oxygène
  • massage cardiaque externe
  • utilisation de la cardio-pompe
  • réanimation pédiatrique : ventilation orale
  • réanimation pédiatrique : insufflation d’oxygène
  • réanimation pédiatrique : massage cardiaque externe
  • pansements compressifs
  • points de compression
  • garrot
  • immobilisation à l’aide des triangles de toiles
  • utilisation des attelles
  • mise en place d’un collier cervical
  • utilisation d’un matelas à dépression
  • les rehaussements
  • les transports : la cuillère à deux
  • les transports : à l’aide d’une chaise
  • l’aide à la marche
  • le transfert vertical

ÉQUIPEMENT ET VÉHICULE DE TRANSPORT SANITAIRE

  • Le retentissement du transport sur l’organisme
  • les particularités du code de la route
  • l’orientation, la topographie

Module 3

DÉONTOLOGIE, ÉTHIQUE

  • La déontologie
  • l’éthique
  • le secret professionnel
  • le dossier médical
  • les droits et devoirs vis-à-vis du malade, de sa famille et des autres intervenants

ASPECTS RÉGLEMENTAIRES ET ADMINISTRATIFS

  • notions générales sur le système de santé
  • organisation et réglementation de l’aide médicale urgente (SAMU)
  • problèmes réglementaires spécifiques aux malades mentaux et personnages handicapés
  • relation avec les organismes sociaux de prise en charge

GESTION, ÉCONOMIE

  • documents nécessaires à bord
  • dossier administratif nécessaire au transport
  • le bulletin de situation
  • tarification.

Enseignement pratique (deux modules)

Module 1

  • Stages hospitaliers de 30 demi-journées environ

Module 2

  • Stages chez un transporteur sanitaire agréé de 30 demi-journées environ

Délivrance du diplôme

  • La Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (D.R.A.S.S.) organise l’examen final et délivre le certificat de capacité d’ambulancier (C.C.A.).
  • L’examen final porte sur les 5 modules ( 3 Théoriques et 2 Pratiques). Tous les modules doivent être validés.
  • Les modules Théoriques font chacun l’objet d’une épreuve écrite et d’une épreuve orale ou pratique.
  • Les modules d’enseignement pratique sont validés suivant l’assiduité, le comportement, les connaissances et le sens des responsabilités du candidat.

2010 : Diplôme d’état et évolution de la formation d’ambulancier

A ce jour beaucoup de choses ont changées, il y a eu une nette évolution de la formation d’ambulancier : les modules se décomposent en 8 parties, les stages sont plus nombreux et plus long, obligatoire pour tous. Beaucoup de nouvelles choses entrent en ligne de compte et qu’il manquait jusqu’à maintenant comme par exemple l’état clinique et le bilan, la communication avec le patient etc etc.

A terme d’autres évolutions sont à espérer pour enrichir ce métier.

formation ambulancier - module 1 - gestes et soins d'urgence
Formation de paramedic – Canada
COURS DEA

COURS DEA

Si vous souhaitez découvrir ou réviser les cours de la formation du Diplôme d’Etat d’Ambulancier, le site web www.formationambulancier.frmis en ligne par l’institut de formation ambulancier de l’est parisien vous propose le programme complet des 8 modules en lignes. Voici le sommaire  accessible :

Module 1: Les Gestes d’urgence

Détresses

Détresse cardiaque

Détresse respiratoire

Détresse circulatoire

Détresse neurologique

Techniques de réanimation

Liberté des voies aériennes

Oxygénation

Ventilation assistée

Massage cardiaque externe

Défibrillation externe

Réanimation de l’ambulancier

Aide à la réanimation médicale

Gestes d’urgence et d’installation

Alerter

Protéger face à l’environnement

Bilan

Mise en oeuvre des gestes de secours

Installation, Conditionnement

Surveillance du transport

Traumatologie

Alerte, Protection, Dégagement sur route

Manipulation, Immobilisation

Bilan traumatologique

Plaies, Fractures, Entorses, Luxations

Brûlures

Traumatisme crânien, facial

Traumatisme rachidien

Traumatisme du thorax, de l’abdomen et du bassin

Maladies spécifiques

Maladies neurologiques

Maladies respiratoires

Maladies cardiaques et circulatoires

Intoxications

Risque NRBC, Environnement

Maladies mentales

Diabète

Maladies urologiques et rénales

Maladies digestives

Cancer,Sida, Immunodéprimé

Handicapés

Mère et enfant

Grossesse

Accouchement

Nouveau né

Prématuré

Pédiatrie

Module 2: L’état clinique du patient

Anatomie

Physiologie ou comment ça marche

Constantes physiologiques

L’homme malade

Notions de maladie

Maladies aigues

Maladies chroniques

Fin de vie

Les situations de soins

Etat clinique

Etat général et réactions physiologiques

Douleur

Utilisation des outils de mesure

Paramètres anormaux

Transcription des paramètres

Réalisation des prélèvements

Module 3:  Hygiène et prévention

Mécanisme de l’infection

Lutte contre l’infection

Maladies infectieuses, nosocomiales

Notions d’hygiène

Technique de nettoyage

Circuit du linge, matériaux et déchets

Techniques de rangement et de stockage

Hygiène personnelle, de l’environnement

Accidents d’exposition au sang

Actualités sanitaires

Module 4: Ergonomie

Système locomoteur

Le dos

Manutention des patients

Mobilisation, Aide à la marche

Installation de confort

Module 5: Relation et communication

Psychologie et Sociologie

Relation et communication

Information et droits du patient

Module 6: Sécurité du transport sanitaire

Mécanique automobile

Matériel et entretien

Conduite automobile

Cartographie

Transmission

Module 7: Administration

Information et continuité des soins

Déontologie, Ethique et responsabilité

Dossier de soins

Informatique

Module 8: Règles et valeurs professionnelles

Organisation de la santé

Moyens et missions sanitaires

Aide médicale d’urgence

Professions de santé

Sécurité sociale

Travail en entreprise

Gestion

Tarification