Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier et article de presse

Voici un article de presse paru dans la presse, dans l’édition Nord Eclair. Un article qui relate une vérité trop souvent inconnue du grand public et qui change des clichés amers utilisés par beaucoup de médias. Enfin un journaliste a pu s’ intéresser à la réalité de notre job.

A la suite de cet article, Karim l’ambulancier interviewé, a proposé à cette journaliste de le suivre une nuit de garde entière pour lui faire partager le coeur de la profession. Il ne reste plus qu’à espérer que cet échange se réalise et voir enfin un contenu terre à terre sortir dans la presse et ainsi relayer une information qui reflète la réalité. Réalité loin des standards de l’ambulancier escroc. Un grand bravo à Karim pour avoir fait cette démarche et un grand merci à Brigitte LEMERY, journaliste à Nord Eclair.

Vous pouvez consulter l’article dans l’édition papier pour ceux qui sont concernés par la zone d’édition ou sur le net après inscription :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/la-fievre-monte-chez-les-ambulanciers-jna50b0n183490

Ambulancier à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid fait part du malaise qui gagne sa profession. Le 3 juin, les ambulanciers pique-niqueront devant l’Agence régionale de santé pour exprimer leur malaise. Ils voudraient ne plus dépendre du ministère des Transports et être rattachés à celui de la Santé. Employé de la société d’ambulances privées TADP à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid mène la fronde.

La situation est paradoxale. « Je ne jalouse pas les pompiers, sinon je serais pompier, assure Karim Lestriez Bouzid, mais j’en ai marre que les ambulanciers soient pris pour des charlatans, de simples transporteurs par les particuliers ou des brancardiers à l’hôpital ! » Karim Lestriez-Bouzid est fier de la formation de 6 mois suivie au CHR pour obtenir le diplôme d’État en 2011.

« Un pompier n’a que quinze jours de formation », glisse-t-il. Avant d’ajouter : « Ambulancier diplômé, je suis chef à bord en ce qui concerne la sécurité de la circulation du véhicule mais aussi du patient. » En amont, il est donc habilité à secourir, comme à définir le caractère de l’urgence au médecin SAMU qui a régulé l’appel et l’a missionné sur le terrain avec un dispositif de géolocalisation, après appel au 18 ou au 15.

« À l’hôpital, on nous prend pour un brancardier, mais l’ambulancier c’est l’oeil du médecin ! On a dans l’ambulance du matériel médical pour prendre les constantes, intervenir pour un arrêt cardiaque. Le cahier des charges de l’ARS est très rigoureux. » « À la télé, ajoute-t-il, on encense le travail des pompiers et on critique les ambulanciers. On nous taxe d’abuser du système de santé en France mais le transport de santé ne représente que 10 % des dépenses de la CPAM. Le coût d’une intervention du SAMU ou d’une ambulance privée n’est que de 80 E (pris en charge à hauteur de 65 % par la CPAM, le reste par les mutuelles), contrairement aux pompiers, 400 E, pris en charge par la collectivité. »

92% de non-syndiqués

Les ambulanciers n’apprécient pas d’avoir été assimilés dernièrement, dans un documentaire diffusé sur W9, à des confrères qui fraudent au bon de transport ou qui manquent de matériel ou d’hygiène. Des clichés, d’après Karim, peu vérifiables sur Lille-Roubaix-Tourcoing où la profession est contrôlée par une brigade de police intégrant des agents de l’ARS (agence régionale de santé) et de la CPAM.

Elle vérifie les documents obligatoires, l’état du matériel, le cahier d’hygiène (draps à usage unique, désinfection à la prise de poste ou à la prise en charge si sang ou vomissement). Les clichés véhiculés par W9 font mal à une profession fragilisée, non reconnue.

Ambulancier passionné, mais non syndiqué comme 92% de la profession, Karim voudrait obtenir « une régulation plus fine, plus équitable au niveau des appels d’urgence (18 et 15), une reconnaissance du ministère de la Santé, car on est des professionnels de santé, pas des chauffeurs-routiers !

» Tourquennois, il a donc contacté Gérald Darmanin, député UMP de sa circonscription qui posera prochainement une question au gouvernement.
Karim évoque des conditions de travail difficiles : « Quand je monte dans l’ambulance, j’enfile la casquette de conducteur, de mécanicien, d’infirmier, de psychiatre, de secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital, sans statut, ni salaire à la hauteur des tâches ! » Métier complexe qui expliquerait « la disparition de sociétés d’ambulances sur Roubaix (cinq assuraient la nuit il y a 3 ans, ils ne sont plus que deux aujourd’hui, ndlr), un grand turn-over dans la profession, les postes vacants ».

L’amplitude horaire importante (12 heures par jour), les gardes de nuit sont en cause. « À Roubaix, particulièrement, on entre dans la vie des gens à un moment critique, d’urgence médicale ou psychologique, confie l’ambulancier. Je me suis déjà retrouvé avec un couteau ou face à un schizo, un drogué. Si vous saviez le nombre de gens qui ont des serpents, des chiens dangereux chez eux ! Et puis, il y a les agressifs à cause de l’alcool, des médocs, des difficultés familiales. On est vraiment au coeur de l’action. Ce métier me passionne, même sous-payé ! »

BRIGITTE LEMERY
roubaix@nordeclair.fr

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

Un transport assis qui relèverait d’un transport allongé en ambulance

Allez un bon gros coup de gueule pour changer du monde des Bisounours !

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J’aime mon métier et beaucoup de collègues tout comme moi partagent cette passion. On se bat pour changer l’image ternie de ce job, remettre les pendules à l’heure et informer au mieux des réalités de notre quotidien. Mais pourtant parfois on subit aussi des choses qui nous posent problème. Alors la critique publique est facile mais sommes nous les premiers responsables ?

Non puisque l’ambulancier transporte des patients avec une prescription médicale de transport rédigée par un médecin. On ne choisit pas pas on nous l’impose. Ce qui dans les grandes lignes est tout à fait logique sinon ce serait un grand n’importe quoi. Mais à cause de ce mode opératoire on rencontre aussi des situations ubuesques.

Ubuesques après avoir réalisé le transport; car sur le moment point question de se marrer car on pleure. On pleure devant la difficulté, on pleure en se demandant quel est le c… qui a pondu ça et si, ne serait qu’une minute il a pris conscience de l’autonomie et des possibilités physiques du patient.

Voici l’apparition d’un nouveau terme dans le champ lexical ambulancier. C’est un collègue qui a rédigé ces lignes et je dois dire que chacun d’entre nous l’a déjà fait. Sauf que lui, il met une définition sur cette pratique :

Ambucelle : ou Ambulance Sanitaire Légère dite Ambu.S.L;  terme utilisé pour un transport sanitaire qui semble ne pas être correspondant à la réalité du terrain. Il en existe 2 types :

Ambucelle de Type 1: 
Transport sanitaire prescrit en Ambulance mais qui aurait pu être transporté en V.S.L. . Le patient se mobilise seul, NE nécessitant PAS un transport en position obligatoirement allongée ou demi-assise, un transport avec surveillance par une personne qualifiée ou nécessitant l’administration d’oxygène, un transport avec brancardage ou portage ou un transport devant être réalisé dans des conditions d’asepsie. Dans ces cas la les 2 ambulanciers se préservent.

Ambucelle de Type 2: 
Transport sanitaire prescrit en V.S.L. mais qui aurait du être transporté en Ambulance.  Le patient ne se mobilise pas seul et il faut être minimum 2 pour lui faire monter les 5 marches pour atteindre son palier, et aurait donc nécessité un transport avec brancardage ou portage . Dans ce cas là, l’ambulanciers est seul….Vraiment seul…

Et bah aujourd’hui j’étais en V.S.L. et j’ai fait une Ambucelle de Type 2.

Si on lit bien ces lignes on se rend compte de l’abération de la prescription médicale de transport : I-N-A-D-A-P-T-E-E. Combien d’entre nous ont dû réaliser ce type de transport ? Combien d’entre nous ont dû refuser ce type de transport. Car l’ambucelle de type 2 c’est la pire. Celle où on se rend compte de la prise de risque en essayant de monter notre patient dans le véhicule. Qui peut à peine se mobiliser (quand il se tient debout c’est une chance) et donc nous oblige à prendre des risques inconsidérables.

A se faire mal aussi puisque en général le dos prend cher, très très cher. Et puis quand on réussit seul ou avec l’aide d’une équipe d’infirmières qui essaient de vous aider tant bien que mal il faut ensuite recommencer au domicile. Et là souvent tu pleures avant de commencer quand tu découvres la configuration des lieux.

Tu pleures encore plus quand personne ne t’attends au domicile, que le téléphone de madame michaud (la personne à contacter) ne répond pas et qu’il n’ y a pas un voisin à 10 kilomètres à la ronde. Que tu te creuses la tête pour te demander comment tu vas gérer et surtout en maximisant la sécurité de ton patient et la tienne.

Alors on peut passer pour des fraudeurs et des ce que vous voudrez mais en attendant quand on rencontre ce genre de situation on se demande qui se fout de la tête de qui ! ! ! Refuser le transport oui c’est une chose. Mais parfois le temps de se rendre compte, c’est trop tard. On ne va pas imposer au patient une autre manipulation supplémentaire. Vous avez eu des difficultés mais il est enfin installé confortablement. Donc l’ambucelle ou comment exploser de colère sur certaines situations.

Surtout quand on vient nous sermonner en nous disant :  » une ambulance ? mais non hors de question la dame elle peut voyager en VSL sans problème !  » Oui il y a des fois où j’ai l’impression qu’on me prend pour un lapin de six semaines… Je me sens transporteur de viande…

Merci à Benoit Fabien Clément Guinot pour avoir crée cette terminologie : Claire, efficace et subjective (repiqué aussi ça 😉 )

A toi éventuel détracteur

Ah oui : aux futurs détracteurs qui voudront me remettre à ma place d’exécutant : oui je ne suis pas médecin, non je n’ai pas effectué le cursus d’études de sept années et validé mon doctorat de médecine et non je ne suis pas habilité à prescrire un mode de transport médicalisé. Certes.

En attendant celui qui prend les risques au final c’est ma pomme. Celui qui va effectuer le transport c’est ma pomme. Et non je me contrefiche que ça rapportera plus ou non ça n’ira pas dans mon portefeuille : je suis ambulancier SALARIE et je pense en priorité à MA sécurité et la sécurité du PATIENT. Si vous n’avez toujours pas compris nous accueillons les volontaires pour des stages de découverte : venez découvrir mon quotidien !

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Ne tirez pas sur l’ambulance mais sur les pompiers !

Un bel article d’une neutralité impeccable. Encore une fois la presse ne tire pas sur l’ambulance et dresse un constat posé. La mise en place des référentiels tripartie dans les départements équilibre la charge et clarifie lesretro missions : le centre 15 adapte la réponse en fonction de l’appel et du type de prise en charge nécessaire. Chaque acteur du secours à personne est mis à contribution. Sauf qu’à priori certains s’inquiètent un peu. L’article est intéressant à lire et comme d’habitude ne pas tirer des conclusions trop hâtives. Les pompiers s’inquiètent mais c’est comme tout : l’activité de ce type n’est pas soumise à statistiques fixes. Un jour c’est l’enfer, le lendemain c’est calme. Donc c’est peut être précoce de parler de chômage technique tel que le souligne le responsable du SDIS. Ce que je reproche par contre ce sont les commentaires odieux au sujet des ambulanciers et la suite de mon article sera un bon coup de gueule contre ces détracteurs. Donc en premier lieu je vous laisse découvrir l’article (introduction avec le lien de référence), découvrir un extrait des commentaires dont l’un issu d’une autre source mais qui vaut franchement le détour et pour terminer mon coup de gueule du jour. Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions constructives. Tout commentaire inutile ou qui n’apporte rien de concret sera enlevé. Merci de rester neutre un maximum et surtout constructif dans vos débats. Je ne publierais rien destiné à alimenter une guerre de chefs.

Albi. Les pompiers craignent le chômage technique

Depuis le 1er janvier, le SDIS et le Samu ont mis en place une nouvelle organisation dans les secours à personnes, qui impliquera aussi à terme les ambulances privées. Les critiques fusent déjà dans les rangs des pompiers.

Un pompier désœuvré est un pompier frustré. En ce début d’année, cette frustration est palpable dans les rangs des sapeurs-pompiers, particulièrement à Albi. «On est 16 à la garde et on ne sort plus, ou très peu», confie ce professionnel, sous couvert d’anonymat. Ce mardi-là, les pompiers albigeois n’ont eu que trois accidents (dûs au verglas) à se mettre sous la dent, «alors qu’on a une moyenne de 15 à 20 interventions par jour». Une baisse ponctuelle, en ce mois de janvier où l’activité opérationnelle est plutôt en berne ? C’est ce que pense le colonel Christophe Dulaud. Mais certains pompiers ont une autre explication : «Il y a un souci par rapport aux secours d’urgence. Depuis le 1er janvier, une nouvelle convention s’est mise en place avec le Samu. C’est lui qui gère presque tout. Tous les appels qui arrivent au 18 sont régulés par le médecin du Samu.» Avec trois semaines de recul, certains pompiers constatent le changement : «On continue à faire la voie publique mais on ne fait plus du tout de secours à domicile. Or, le relevage des personnes fait partie de la formation première des pompiers. On intervient à trois, parfois à quatre quand les ambulanciers privés ne sont que deux. Pour moi, si ça continue, c’est la mort du service public.» Marc Vigouroux, de la CGT pompiers, est plus prudent: «On a une baisse d’interventions sur certains secours et ça entraîne des retards. Mais ce sont des accords nationaux, tous les départements sont obligés d’y passer».

L’article dans son intégralité : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/31/1549127-albi-les-pompiers-craignent-le-chomage-technique.html

Mais voici un florilège de commentaires dans cet article qui une fois de plus démontre à quel point on tire sur l’ambulance

Ces accords entre le SDIS et le SAMU sont scandaleux quand on connait le peu de formation de certains ambulanciers privé l’attachement de ces chefs d’entreprise au fric plus qu’à leurs malades Qui encore transportent deux parfois trois malade en vsl qui n’embaucheront jamais les effectifs correspondant à la demande on peut imaginer la qualité de leur service. Le pire est à venir quand les patient à l’agonie devront sortir le carnet de chèque avant d’être évacués surtout pour les plus démunis qui n’appelleront même plus les secours et se débrouilleront comme dans un temps jadis avec les malheurs connus de cette époque.

Ou encore un défaut d’information de la population à cause de ce type de commentaires

e que je n’ai pas trop compris dans cette histoire d’intervention par des ambu privés c’est effectivement le coté financier. S’il faut payer l’ambu qui se déplace alors qu’on paye déjà les pompiers « pour ça » (ça ne veut pas dire qu’il faut les faire venir pour une broutille) via nos impôts il va y avoir problème.

Mais aussi des gens plus intelligent et raisonnés

Cet article est d’une extrême neutralité et j’en félicite l’auteur.Il ne faut pas jeter « l’huile sur le feu » entre les rouges,les blancs,les volontaires et les professionnels.Il y a certes des soucis mais faisons confiance au dialogue entre responsables des personnels,le Président,le SAMU et le Colonel Dulaud.Il faut faire preuve de beaucoup de « prudence » comme le dit un responsable des personnels,alors faisons appel à ses immenses qualités professionnelles,son intelligence,son expérience,son sens du service public,sa force de dialogue et de persuasion,son respect pour les institutions…. priorité absolue de son engagement pour aider a trouver des solutions acceptables pour tous!!

Perso je pense qu’il y a qq rouges sur cette page de réaction, et quand je peux lire les conneries que vous écrivez je me dis que votre encéphale doit être aussi étroit que vos casque F1. De vrai héros qui cherchent à tout pris la reconnaissance…. Vraiment pitoyable comme mentalité et pourtant nous faisont le même taf….. Blanc ou rouge il faut tout mettre en œuvre dans l’intérêt de la victime…

 Lu ailleurs sur un site web mais qui reflète le meilleur du pire (et aussi côté orthographe)

Bsr pensez vous sérieusement que les blancs peuvent apportés la mm réponse aux secours que nous !j en doute fort pour preuve les relevages a domicile les ouvertures de porte les sdf sur la vp j en passe et des meilleurs. Sans compter que nous sommes 3 ds un vsav et que nous pouvons avoir des renforts sur demande. Quant aux urgences vitales si la population veux attendre 3 jours les secours et bien moi non ! Pensez y si c est un de vos proches en ACR!!! Ces mm ambulanciers veulent faire croire à la population que nous avons un coût trop élevé dénonce par la cour des comptes! Mais pk ne parlent ils pas eux du looping blanc qui manigance dans nos départements en ayant pour but le profit de ces entreprises d ambulance sans compter qu ils contribuent au trou de la Sécu! Réveillons nous ! Nous Pompiers et population ou va dc allez le secours a personne! C est grave. J en parlais cet ap midi avec un médecin qui s offusque que les blancs soient engagés sur les urgences vitales !!!! Ps je ne parle mm pas de la réforme des sapeurs pompiers qui est bafouée dans le fond et dans la forme par notre hiérarchie et ces décideurs !!!! Bonne soirée a tous

En réponse a mes détracteurs! Chacun son boulot !!! Les urgences vitales restent du domaine SP il n y a pas transiger a cela point. Tt le monde peux bosser mais les blancs n ont pas a venir prendre nos inters.chacun a son histoire met on ne peux tenir un discours cohérent en étant le cul entre deux chaises. Qd a la guerre soit disant blanc rouge si nous on a été épingle par la cour des comptes et bien certaines entreprises ambulancières sont tout simplement épinglées par la police cf certains reportage. Le looping blanc lance ds certains département est révoltant et creuse le trou de la sécu c est une réalité!!! Sans compter les arnaques a la sécu! Regardez aussi le médecin ds le reportage de ma page qui que les conventions ch avec entreprise ambulancière coûte trop chère! Laissons a césar ce qui est a césar depuis la nuit des temps les SP ont été les 1 et a venir au secours de la population pour feu et urgences vitales! A 2 on ne peux faire que du transport sanitaire et non des urgences vitales c est tout. je suis pas Anti blanc y en a pour tout le monde juste une convention bipartite claire règlerais tout. Qd a ceux que sa fâche je ne dis que la réalité! En étant SP ON NE PEUX QUE DÉFENDRE SA PROFESSION CEUX QUI NE LE COMPRENNE N PNT PAS UN CŒUR ROUGE SANG

Arrêtez de critiquer ma profession

Je ne suis pas là pour alimenter une guerre ou autre. Le but de l’article est déjà d’informer, de relayer l’info mais aussi au passage de relancer un énième coup de gueule contre les réactions immatures et surtout complètement erronées à notre sujet. J’en ai plus que marre qu’on me reproche de facturer au patient au cul de l’ambulance. Excusez le terme. Je n’ai encore jamais facturé un patient en direct avant de descendre le brancard pour l’amener aux service des urgences : JAMAIS ! Alors à tous les détracteurs acides je vous rappelle que le budget des SDIS est ponctionné sur les impôts et que ça coûte un bras à chaque contribuable. Loin de moi de remettre en cause la mission des pompiers et son financement. Idem pour notre formation : si vous ne connaissez pas notre job informez vous ! Pour les équipages à deux je rappelle que la France est un des rares pays avec des équipages composés de 3 ou 4 intervenants… Partout ailleurs les ambulanciers bossent à deux.

Le secours à personne c’est gratuit ? Pas sûr

Par contre j’aimerais qu’on cesse de se foutre de nous en nous accusant de doubler la facture. Bon sang mais vous êtes complètement en dehors de la réalité. Je vous rappelle que nous respectons des règles précises. Que le patient en cas d’hospitalisation est remboursé. Enfin l’entreprise est remboursée car le patient est dispensé de l’avance de frais via la signature d’une annexe de transport. Le SMUR c’est pareil : même principe que pour les ambulances privées, le patient est dispensé de son avance de frais et tout est pris en charge en cas d’hospitalisation. Si le patient n’est pas hospitalisé c’est la mutuelle du patient qui prend en charge le complément. N’oubliez pas ce détail messieurs les pompiers et détracteurs des ambulanciers. Une inter SMUR c’est 65% pris en charge par la sécurité sociale et 35% pour la mutuelle idem pour une intervention sur la demande du centre 15 par les ambulanciers privés . Normal il faut bien financer un service de ce type. Sauf que dans les deux cas de figures : privé ou smur c’est transparent pour 98% des patients. Je ne vais pas détailler point par point le système de facturation ici. Les pompiers aussi c’est transparent sauf que c’est tous les ans via les taxes foncières et habitation. Non les pompiers ce n’est pas gratuit… Il ne me semble pas que c’est du bénévolat…

Pour info :  http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/10/31/Urgences-le-Smur-n-est-pas-toujours-gratuit

A quand une véritable entente entre professionnels

Mais on s’en fiche de ces détails. Arrêtons cette guerre stérile pour travailler ensemble de façon équilibrée et intelligente. Moi personnellement je n’attends qu’une chose : que lorsque je croise un rouge il me tende la main plutôt que de me snober dans le sas des urgences… Je serais le premier à sourire et faire de même et échanger ensemble. Je trouve ces attitudes idiotes, stériles et inutile. A quand une entente entre tous. Je vous rappelle qu’à la base c’est une guerre de chef et que la base du système : salariés ambulanciers ou simples pompiers nous ne pourrions que nous entendre car au quotidien le patient se fiche de la couleur de l’uniforme. il souhaite juste qu’on s’occupe de lui. Heureusement pour nous tous ce n’est pas une mésentente quotidienne puisque suivant les régions des collègues ont fait part de leur très bonne entente entre blancs et rouge. Dommage que ce ne soit pas universel. idem pour moi je ne suis pas un détracteur. La preuve un de mes partenaires est un sapeur pompier volontaire et je lui fait un poil de pub pour son site web : www.sapeurpompier.net . Comme quoi… Fin du coup de gueule.

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Je vous partage cet article du Journal « l’union ». Vous pourrez lire l’article dans son intégralité via le lien plus bas. Je ne saurais vous conseiller la lecture des commentaires qui reflètent la vison de certaines personnes vis à vis de notre profession. Je reconnais que l’équipage a commis plus ou moins une faute sur l’absence d’un membre de l’équipage à l’arrière mais dans ce cas de figure  je pense aussi qu’ils ont préféré laisser la maman aux côtés de son fils…

SOISSONS (Aisne). Une ambulance missionnée par le Samu est un véhicule comme les autres. C’est l’étrange théorie qu’ont mise en pratique trois motards de la CRS 21. À Soissons, un enfant blessé en a fait les frais.

 

FICHE 2095333. Ce n’est pas avec ce numéro que Mme F. va gagner le gros lot. Ce 25 octobre, en matinée, son fils se mélange les pédales sur le chemin du collège. Il est tôt, c’est une chute de vélo, le papa chauffeur routier est au travail et la maman n’a pas de véhicule. Le gamin a 12 ans. Une douleur lui mord la cheville. Impossible de rallier l’établissement. La maman est prévenue; elle compose le 15. Il est 8 h 43. À 9 heures, le blessé est dans l’ambulance et sa mère avec. Fiche de transport remplie. La routine presque pour Cédric et Franck, deux ambulanciers certifiés. L’hôpital n’est pas loin. À 9 h 05, si tout va bien, le collégien sera aux urgences, à l’hôpital de Soissons

 

Des concombres

« Les motards étaient au rond-point quand l’ambulance a mis sa sirène et son gyrophare. Ils ont été obligés de se pousser sur le côté pour nous laisser passer. À partir de ce moment-là, je me suis dit, c’est sûr, on va y avoir droit ! » se souvient la mère. Au fan-club de la CRS 21, ça se sent, la maman du jeune blessé va être en retard de cotisation… « Ça n’a pas loupé. J’ai regardé par la vitre arrière. Ils nous ont suivis. On a dû s’arrêter. » Franck, l’un des deux ambulanciers présents confirme. « On était à 200 mètres de l’hôpital. On a demandé pour quelle raison on était contrôlé, mais aucun policier n’a voulu nous répondre. »

 

La suite : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/ces-policiers-qui-soignent-les-ambulanciers

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Petit florilège des idées reçues sur les ambulanciers

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A travers ce billet coup de gueule voici une liste peu exhaustive de ce que je peux entendre au quotidien. Je vous avoue que je commence à être blindé. Mais entre-nous : ça devient vraiment usant de voir que les stéréotypes ont la vie dure… Alors opposons un peu la réalité à l’ambulancier et ses idées reçues.

Tiens vla votre taxi m’ame bertrand !

Il faut savoir différencier le chauffeur de taxi détenteur d’une formation spécifique : Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT) et l’ambulancier issu d’un autre cursus : Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA). Ce n’est pas la même formation ni les mêmes fonctions. Si on compare en terme de véhicule le Véhicule Sanitaire Léger ne remplis pas tout à fait les même critères non plus sur certains points.

Bien que certaines licences de taxi possèdent un agrément de la Sécurité Sociale pour des transports médicaux les personnels possèdent des fonctions et des qualifications radicalement différentes. Mais cela n’empêche que beaucoup de collègue possèdent l’ensemble de ces qualifications. et sont à même de faire partie de l’équipage d’une ambulance un jour et le lendemain être au volant d’un taxi. Les modes de facturations sont aussi différents, les tarifs aussi bref ce n’est pas tout à fait la même chose.

Les ambulanciers de toute façon ça bosse que pour le fric

Et oui une entreprise de transport sanitaire reste une entreprise donc pour payer ses charges, ses impôts, ses salaires etc il faut bien générer un chiffre d’affaire. Les pompiers ne travaillent pas gratuitement non plus puisque les budgets des SDIS sont issus des communes et régions et donc des …impôts ! Entre autre les impôts des sociétés ou des particuliers. Donc au final oui l’entreprise gagne de l’argent mais en reverse aussi… 

Pour continuer il existe en France des entreprises qui innovent et travaillent aussi pour la passion du métier ! Nombre de ces entreprises investissent considérablement dans le matériel et la formation, et assurent une disponibilité sans faille. Certes ce n’est pas un cas général mais ça existe. Donc oui elles gagnent mais en retour et elles investissent et ce au final dans l’intérêt du patient.

Alors oui il y a des abus mais dans la grande majorité l’entreprise est tellement surveillée par la Sécurité Sociale que pour frauder il faut avoir une grosse paire de c… Je souhaite très fort que la loi se durcisse pour ces gens là et que la suppression d’agrément devienne presque systématique.

A savoir aussi que la SS surveille mais se trompe aussi en accusant injustement certaines entreprises qui doivent prouver leur innocence (déjà vu); souvent pour des fautes reprochées comme cet exemple de type ratures ou surcharges sur les documents remplis à chaque transport (le bureau de l’ambulancier c’est sa voiture ou son ambulance et je mets au défi qui que ce soit de ne pas faire de ratures en remplissant un document dans un véhicule type ambulance qui roule car ça secoue un minimum, oui c’est l’équipier qui est dans la cellule qui écrit pas le collègue qui conduit…). Vive l’administration française !!! Mais je m’égare…

Ce sont des transporteurs

Définition du transport sanitaire : L’article L6312-1 du Code de la santé publique définit la notion de transport sanitaire : « Constitue un transport sanitaire, tout transport d’une personne malade, blessée ou parturiente [femme enceinte], pour des raisons de soins ou de diagnostic, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, effectué à l’aide de moyens de transports terrestres, aériens ou maritimes, spécialement adaptés à cet effet « .

Nous sommes missionnés pour effectuer du Transport Sanitaire et non du transport de colis bien que pour certaines entreprises la tendance serais au colisage de patient mais ça c’est autre chose. Je pense que certains ont dû se tromper entre l’entreprise Maitre Cochon ou transport petit colis 24/24 et le transports de patients.

Les brebis galeuses il en existe partout dans tous les corps de métiers, médical ou non, public ou non et oui si je pouvais je sortirais ma baguette magique. Et en effet nous sommes sous la convention collective du ministère des transports. Cherchez l’erreur… Diplôme de la santé, convention des transports routiers. Non je ne suis pas un transporteur je suis un A.M.B.U.L.A.N.C.I.E.R. D’ailleurs je vais déplacer mon 44t qui est mal garé il claque je lui ais mis une rampe bleue et un deux ton SAMU …

Les ambulances de toute façon ne sont pas prioritaires !

Vrai et Faux. Dans le cadre de la garde ambulancière (garde préfectorale) ou encore sur une mission régulée par le centre 15 l’ambulance « privée » devient Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire au même titre que les forces de police, pompiers et j’en passe. Dans le cas contraire l’ambulance est un véhicule qui peut demander des facilités de passage avec usage des dispositifs sonores et lumineux. Ce dernier est utilisée lors des transports en général demandés par un médecin, non régulés par le centre 15 mais qui peut revêtir un caractère plus ou moins urgent suivant l’état du patient. Sur le papier il est vrai que toute urgence doit être régulée par le centre 15 mais dans la réalité…

A la base une jurisprudence est à l’origine du changement. Suite à un procès un juge de la cour de Limoges a tranché en faveur d’un ambulancier qui était sur un transport régulé par le centre 15 et verbalisé par les forces de l’ordre pour je ne sais plus quelle raison. Le code de la route a donc été modifié en ce sens en 2007. Ensuite dans la réalité les forces de l’ordre agissent selon l’humeur du moment (non ce n’est pas une légende urbaine).

Pour le grand public et donc certains agents des FDO les ambulanciers n’ont pas vocation à faire des transports urgent… Au passage pour les sceptiques je vous renvois à la définition de transport sanitaire donné par le code de santé publique ! Euh moi j’ai fais quoi ce midi ? ah oui un appel samu pour Homme de 85 ans, chute avec plaie frontale de 5*2 cm, perte de connaissance etc. J’aurais dû l’engueuler et lui dire de prendre sa voiture et de se rendre aux urgences ? Meuh non si c’était urgent on aurait envoyé les pompiers ! Mais zut qui m’a envoyé chez ce monsieur ?

Pour les légendes urbaines que le grand public adore; surtout pour commenter les articles de presse lors d’accident ou autre comprenant une ambulance; j’ajoute que le devenir d’une ambulance en VIGP n’est pas juste valable qu’en présence d’un médecin ou équipe SMUR. Pour les commentaires du type : « Que si c’était urgent le SMUR se déplacerait » : à savoir que tous les hôpitaux de France n’ont pas des équipes médicales à foison et que toutes les urgences ne justifient pas une équipe d’urgentistes…

La preuve c’est le service d’aide médicale urgente avec un médecin régulateur qui décide des moyens adaptés suivant le degré d’urgence. Donc avant de commenter (j’en ais lu des vertes et des pas mûres, je me suis bien poilé aussi quoique pas toujours vu le degré de bêtise) renseignez vous !

Pour la case pompiers le SAMU envoie les SP sur certaines urgences plus souvent que les ambulanciers pour différentes raisons : maillage plus important, disponibilité plus rapide (enfin pas partout) etc. Dans certaines régions les Ambulanciers Privés sont aussi réactif que les pompiers et tout ausi bien équipé, je dis ça mais je ne dis rien…

Mais je n’oublie pas que dans d’autres régions c’est aussi par ce que certaines entreprises ne veulent même pas se casser le popotin, pour rester poli, à s’intégrer au sein de l’Aide Médicale Urgente et que niveau matos entre l’aspirateur à mucosité à pédale de grand papa, la trousse de toilette avec un pôv tensio fatigué et sans batteries c’est loin d’être suffisant… Perso je refuse de travailler pour ce genre d’entreprise (et oui faut faire un choix !)

Le décret n°2007-786 du 10 mai 2007 relatif aux véhicules d’intérêt général et modifiant l’article R311-1 du code de la route prévoit en particulier :

  • Que les véhicules affectés exclusivement, à la demande du SAMU, à l’intervention des unités mobiles hospitalières font partie des véhicules d’intérêt général prioritaires;
  • Que les ambulances de transport sanitaire appartiennent à la catégorie des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passages.

Le code de la route limite ainsi le qualitatif de Véhicule d’intérêt général (VIG) prioritaire, et toutes les prérogatives afférentes, à certains véhicules en fonction de leur statut.

Courrier DHOS aux ARS

Cependant, comme l’a rappelé la Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins (DHOS) du ministère de la Santé dans un courriel du 20 avril dernier adressé à la DDASS de la Sarthe, la jurisprudence a fait considérablement évoluer cette situation au cours des dernières années. En effet, dans un arrêt de la cour d’appel de Limoges en date du 7 mars 2007, le juge a considéré comme VIG prioritaire une ambulance privée qui intervenait dans le cadre de la garde ambulancière, sur demande du SAMU.

Cette mission de service public (dixit le juge), urgente, confère à une ambulance privée, intervenant dans le cadre de la garde ambulancière, le droit de ne pas s’arrêter à un feu rouge et d’utiliser un avertisseur sonore 2 tons. En ce qui concerne le cas ou une ambulance privée intervient sur demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière, la DHOS souligne dans son courriel précité du 20 avril 2009 que la jurisprudence a considéré qu’une demande d’intervention du SAMU adressée à l’ambulancier valait réquisition, ce qui confère le statut de mission de service public. 

Par conséquent, la qualification VIG prioritaire peut légitiment être étendue aux ambulances de transport sanitaire qui interviennent à la demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière.

Extrait du référentiel SAMU/SDIS/Ambulanciers : La régulation par le SAMU-Centre 15 est systématique. Elle a pour but de déterminer et de déclencher dans les meilleurs délais la réponse adaptée à la situation décrite par l’appelant. Cette mission incombe au SAMU-Centre 15 des établissements publics de santé. 

Lorsqu’un appel d’urgence parvient au SAMU-Centre 15, la régulation décide du moyen le plus approprié pour répondre à l’état médical du patient (intervention SMUR, moyen ambulancier ou moyen SIS suivis ou non d’un SMUR), étant entendu que les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionnés par la régulation du SAMU-Centre 15 pour participer à la prise en charge des urgences vitales, dans l’intérêt du patient.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Referentiel_SAMU-TS.pdf mais aussi le référentiel « ORGANISATION DE LA REPONSE AMBULANCIERE A L’URGENCE PRE-HOSPITALIERE »

Les ambulanciers c’est juste des pousse-brancard !

Notez que l’expression pousse brancard fut donnée par un charmant inconnu sur un commentaire d’un article de presse, cette personne est d’une culture à toute épreuve sur les ambulanciers je n’en doute pas.
Faux l’ambulancier est qualifié avec une formation diplômante délivrée par le Ministère de la Santé.

D’une durée de 600 heures sur 8 modules de formations (urgences, état clinique, hygiène, ergonomie, communication, sécurité routière etc) avec des stages dans différentes unités hospitalières (samu, smur, court et moyen séjour, entreprises de transport sanitaire) elle est dispensée par des médecins urgentistes, formateurs (IDE, IADE, ambulanciers, kinéstérapeuthe…).

A savoir que les pompiers, en dehors de leurs formations feu, secours routier etc doivent suivre un programme moins important (+/-70 heures pour les PSE). La seule différence se situe dans le recyclage de formation où les pompiers se maintiennent à jour plus souvent et le contenu de la formation (ministère santé pour les ambulancier, ministère intérieur pour les pompiers oui oui c’est normal la logique à la française).

Pour les ambulanciers le recyclage c’est tous les 5 ans. La faute aux textes de lois et aux questions d’argent aussi… et sûrement à l’ingénieur technocrate qui a pondu cette connerie ! Reste que cela n’empêche en rien de se recycler soi même en maintenant ses connaissances à jour… Mais bon reste que comme partout il y a des abrutis incompétent aussi qui ne savent/veulent pas lire/se documenter en cours de route avant d’attendre les 5 ans.

Mais très important il faut savoir que chaque partie blanche ou rouge est tout aussi qualifiée l’ une comme l’ autre. Pas de meilleur que… Les deux entités restent des secouristes capable d’intervenir sur une détresse vitale ou non. Que celui qui me disent le contraire m’avance de bons arguments je suis prêt à dégainer 🙂 Pour les incompétents c’est du hors concours.

Les ambulanciers c’est tous des cow-boy

Vrai et Faux. On passe nos journées sur la route, on prend en charge de nombreux patients, on enchaine de nombreux transports et quelque fois quand il faut gérer de nombreux transports avec des impondérables (accident, feux, déviations, bouchons) avec l’heure du rendez vous et bien on se dépêche. A ça se rajoute le fait que les ambulances ne sont pas aussi nombreuses que ça, vsl compris.

Explication : Le numérus clausus est une formule de calcul imposée par la loi. En fonction de la population d’une commune ou ville est définie un nombre maximum d’ambulances pour ce lieu. Pas plus. Ce chiffre est révisé etc etc mais au final on se retrouve avec un nombre maxi et une population vieillissante sans cesse grandissante. A un moment ça coince…

Il n’y a plus assez de véhicules pour satisfaire la demande sans cesse grandissante de transport para médicalisé… sachant qu’une ambulance donne le droit à une entreprise de posséder deux VSL donc là aussi restriction… Refuser les transports ? oui pour les passer à qui ? Quand les « concurrents » sont eux aussi débordés ça coince et donc les ambulanciers exigeant sur la ponctualité se dépêchent pour que personne ne soit lésé !

A ceci on ajoute les médecins qui ne respectent pas les rendez vous sur le plan horaire, le manque d’informations au niveau des centres hospitaliers sur les retards éventuels, la perte de temps engendrée par le passage quasi obligatoire pour la paperasse à l’hôpital (malgré le fait que les formalités administratives ne sont pas du ressort de l’ambulancier mais de la structure de soin.

Mais les structures font leur sauce et on final on inverse les rôles), les patients qui sont encore au petit dej’ ou pas habillés parce que la structure de soin ne comporte pas assez de personnels pour s’occuper de leurs résidents et donc quand l’ambulancier arrive à l’heure avec son grand sourire niais pour emmener monsieur dupont à sa chimio ça coince ! ….

Je ne dis pas que les entreprises n’ont rien à se reprocher loin de là : régulation mal optimisée, patient oubliés, retard volontaire pour effectuer d’autres transports etc etc. La liste est aussi longue de ce côté. Heuresement ce n’est pas le cas partout mais il faut savoir que ce n’est pas forcément volontaire et qu’il existe aussi des impondérables.

Et que nous aussi on prend cher : on se fait allumer par les secrétaires, par les patients, par les médecins, par la régul’, on mange quand on a le temps (pour certains c’est pas toujours acquis) et on court et on court et on court et on court et on court toute la sainte journée… Vis ma vie d’ambulancier et … on en reparle 🙂 Oui c’est un choix ! Oui j’étais au courant avant de signer…

Après c’est pareil partout : sur la route on voit des cinglés toute la journée, certains collègues se prennent pour Shumacher. A partir du moment où il y a prise en charge du patient il y a aussi adaptation mais ça certains n’ont pas tout compris et roulent comme des c… (je veux dire par là sans se soucier du confort du patient !)

Mais je vous rassure j’ai vu aussi ce genre de comportement ailleurs comme par exemple des véhicules de secours, ceux qui sont les « vrais » rouler comme des tambours, traverser le feu rouge au carrefour à 90 sans ralentir…. (ah c’est vrai ils sont prioritaires… prioritaires aussi pour mettre en danger d’autres usagers ?)

Attention je ne dis pas que je suis le saint usager de la route qui respecte son code de la route avec son code rousseau sur les genoux toute la journée. je suis comme tout le monde et je m’adapte aussi. Mais je n’oublie pas que : mon permis c’est mon job, que à côté/ou derrière moi j’ai du monde et pas forcément en pleine forme, que je vais vers une structure de soin pour une consultation pour mon patient et non pas pour de la traumatologie pour nous deux.

Que lorsque je suis au volant de mon ambulance j’adapte ma conduite en fonction de l’état du patient, de sa ou ses douleurs, de l’importance de l’emmener plus ou moins rapidement vers l’accueil des urgences pour qu’il soit pris en charge au plus vite par l’équipe médicale etc etc

Après c’est au patient, titulaire du libre choix du transporteur de s’adresser ailleurs vers une entreprise plus respectueuse sur la qualité de sa prise en charge si il juge que l’ambuancier se prend pour alain prost au volant de son vsl ou de son ambu.

Une idée, des recommandations

Si vous avez d’autres sujets de choix à ajouter sur l’ambulancier et les idées reçues contactez moi. Ah oui pour ceux qui auront lu jusqu’en bas de l’article au lieu de le survoler sachez que certaines phrases sont à prendre au second degré : j’adore mon job malgré ses difficultés. Oui je pense que le système a besoin de changer et qu’il faudrait faire du nettoyage dans la profession…

Je suis lucide en fin j’espère… J’ajoute aussi que je n’ai rien contre les pompiers (que je cite à plusieurs reprises) je respecte la qualité de leur travail et leur professionnalisme (hormis ceux qui ont le melon trop gonflé au point de me snober sans répondre quand je leurs dis bonjour dans le sas des urgences… oui je suis très sérieux et non ce n’est pas du second degré cette fois ci).

Ambulanciers : de la rigueur siouplé !

Ambulanciers : de la rigueur siouplé !

Ambulanciers : définition de la rigueur

Pour commencer cet article dédié aux ambulanciers et la rigueur qu’ils devraient appliquer sur ses transmissions un petit rappel de la définition pour bien remettre le mot dans le contexte :

  • Caractère, manière d’agir de quelqu’un qui se montre sévère et inflexible : Craindre la rigueur d’un tribunal.
  • Dureté extrême d’une règle, d’une obligation, d’une action : Morale d’une rigueur excessive.
  • Caractère de ce qui est dur à supporter, et notamment des conditions atmosphériques : Froid d’une rigueur exceptionnelle.
  • Caractère de quelqu’un, de quelque chose qui se distingue par une exactitude, une logique, une précision parfaites : Rigueur d’une argumentation.

Ayez un peu de rigueur dans vos transmissions les ambulanciers !

On en a déjà parlé dans le passé: lors des transmissions au SAMU-Centre 15 ou à l’équipe du plateau technique hospitalier, soyez rigoureux dans vos transmissions. Ne serait-ce que pour éviter d’avoir l’air con et de faire passer toute la profession pour un ramassis de cons. Il y en a assez comme ça dans le PAF (Paysage Ambulancier de France) sans en rajouter… Oui-oui, j’ai classé cet article dans la catégorie “Porte-couille” aussi. Parce que beaucoup d’ambulanciers, même DE, continuent de faire des transmissions comme un boeuf te chie sa bouse matinale dans la pimpante rosée de l’aube fraîche…

Entendu:

« La madame, elle a fait caca du sang noir qui pue vraiment beaucoup ! Et alors sa tension hein, dans les chaussettes ! »

Devant une Infirmière d’Accueil et d’Orientation… On peut donc imaginer que le bilan transmis au SAMU aura été du même niveau, et que le PARM ou le MR se seront bien fendu la gueule en pensant à cette connasse d’ADE qui se la pète mais qui ne sait pas parler le langage “Ambulancier”…

Oh, ça n’aura empêché aucun professionnel d’y voir là le tableau clinique d’un méléna, on est d’accord. Ce qu’elle voulait probablement dire et écrire sur sa fiche devait être un truc du genre « Rectorragies, selles noires, goudronneuses, nauséabondes, avec une PA Systolique à “x” mmHg »
Mais enfin, « La madame, elle a fait caca du sang noir… », franchement, ça fait pas vraiment professionnel pour des gens qui se réclament de professionnels de la Santé. C’est très drôle pour le ou la malheureux(se) qui lit ça, IDE, Interne ou Praticien Hospitalier, mais bon, l’humour sur un méléna…, c’est limite, pas vrai ?

Professionnels de la Santé ?

Lu aussi sur une fiche de liaison ambulancière

« La madame se plaint d’une douleur localisisée à gauche… » – Véridique !!!

Ouais, elle se plaint de quel type de douleur ? Loca-quoi ? A gauche de quoi: de la Tour Montparnasse ? De son rétroviseur ? A gauche de son bras ? A gauche de sa tête ?

Je t’explique ce qu’elle voulait dire, cette simili-ambulancière diplômée d’état : « Douleur à type coup de poignard, localisée hypochondre gauche… »

Entendu, encore – et inscrit sur la fiche de liaison

« Le monsieur, il a très mal la tête ! »

… Ouais, il a une putain de céphalée, quoi ! En revanche, pas de chiffrage sur l’EVA, pas de notion des circonstances d’apparition de la douleur, de sa durée, de son “trajet”… RIEN. Même pas le fondamental: la prise d’une tension artérielle !

Ambulanciers, ce qu’attendent les victimes

Ambulanciers, ce qu’attendent les victimes

Qu’est ce que les victimes attendent des ambulanciers ? Une question qu’on oublie souvent de se poser tellement nous sommes concentrés sur la prise en charge, concentré sur le bilan. Au point que sans le vouloir nous passons parfois à côté de certains aspect important : l’attente de la victime.

La victime attend quelque chose de la part des ambulanciers

Sur intervention – a fortiori requise par le SAMU – il ne s’agit pas de se précipiter comme un sourd et de jouer au cowboy, Stetson™ ou Resistol™ vissé sur la tête et plein de certitudes. Ce que les requérants attendent des secouristes, c’est diligence, calme et efficacité. On évoquait hier les déboires de Porte-couille #1. Les traits de l’article d’hier, bien qu’exposés à la manière d’une historiette pour enfants, ne sont en aucun cas exagérés. N’est pas ambulancier qui veut. Ou alors un très mauvais ambulancier que le dispositif départemental AMU (Aide Médicale Urgente) mettra tôt ou tard au rencard.

Les Porte-couilles sont légions à peu près partout en France métropolitaine ou outre-mer. Cela dit, ils ne font en général pas de vieux os. Un jour sur une intervention particulièrement chaude, ils commettent LE “Faux-pas” qui leur coûtera un licenciement – et comme les patrons des compagnies d’ambulances se connaissent tous et parlent entre eux, la porte se fermera à chaque demande d’embauche… Ça marche comme ça dans ce job : sélection naturelle.

Certains prétendants Ambulanciers Diplômé d’Etat réussissent toutefois à franchir les barrières des tests de pré-sélection indispensables pour entrer en IFA (Institut de Formation d’Ambulanciers) — et certains parviennent même, malgré un programme en général bien plus complexe qu’ils ne le pensaient a priori, à décrocher leur Diplôme d’Etat. Cela dit, un diplôme, fut-il d’état, ne garantit pas l’excellence de son titulaire. JAMAIS. Même si on sort major de promo !

La rudesse de certaines interventions ou encore la charge émotionnelle afférente, sont autant de facteurs parmi bien d’autres qui en général se chargent “d’épurer” l’effectif départemental engagé sur interventions SAMU. On entre toujours en IFA pour des raisons qui nous sont propres. Qu’il s’agisse de vocation, de sacerdoce pour certains, dont le dévouement à autrui est tel qu’il rappelle forcément celui de Mère Thérésa – ou qu’il s’agisse de soif de reconnaissance, de vouloir jouer à Bruce Willis, ce sont les motivations de cet instant-là qui seront déterminantes pour l’«apprenant».

Une fois lâchés sur le terrain avec un binôme expérimenté ou un Auxiliaire maladroit qui n’a sa place que dans un VSL – et encore, pas tous ! – c’est là que l’ADE (Ambulancier Diplômé d’Etat) fraîchement émoulu pourra sortir ses tripes et montrer ce qu’il a réellement dans le falzar. Qu’il “en ait” ou pas, son comportement face à une victime et à sa famille – il y a toujours une famille qui “observe”, anxieuse – sera le gage de la légitimité de sa place dans le dispositif AMU.

Stresser c’est bien, mais stresser sain

Un ambulancier DE qui commence à transpirer dès que le l’alerte est donnée en lisant le motif de l’intervention est possiblement un “bon” ambulancier – son stress est potentiellement sain. Un ambulancier qui part “la fleur au fusil” est potentiellement un danger public ! Un ambulancier qui part “tendu” mais les idées claires, sans forfanterie ni trouille au ventre SERA un bon ambulancier – du moins en termes de comportement.

Parce que le comportement n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Derrière le comportement in situ, il y a le maintien des acquis, l’expérience, et surtout la curiosité. Les sources d’informations sont nombreuses pour qui veut se tenir au courant. Mais encore faut-il aller “chercher l’information” au lieu de se contenter de faire ses 210 heures mensuelles. Là encore, il existe de nombreuses disparités d’un ambulancier à un autre.

La recherche d’information théorique, la réflexion sur les divers champs d’applications avec laquelle cette information est en adéquation…, tout cela ne se fait pas tout seul. Ça prend de l’effort et de la curiosité – on y revient – que tous ne sont pas forcément prêts à investir pour devenir meilleur chaque jour. C’est là qu’on différencie les ambulanciers dévoués à leur métier – ce qui, à ce stade relève plus de la passion – des autres, les “ambulanciers-fonctionnaires” au demeurant fort nombreux, hélas…

C’est pareil chez les Pompiers, volontaires ou professionnels: il y en a pour qui tout ceci n’est qu’une sorte de phantasme de gamin enfin aboutit, tandis que pour d’autres, le leitmotiv “Courage et dévouement” revêt un sens profond, presque une “art de vivre”…

Je mépriserai toujours cette catégorie d’ambulanciers se contentant de leurs formations, de faire leurs heures et se fichant royalement de leur présentation physique (bagouzes aux doigts, ongle crades, cheveux longs en catogan…). Mais mon respect ira toujours vers mon semblable sans cesse à la recherche de l’information sur tel ou tel nouveau protocole, celui qui sait qu’au-delà de 80 ans on ne thrombolyse plus un AVC, celui qui cherche l’info, toujours et encore,… celui qui se pointe sur une intervention calme en apparence, mais dopé d’un “bon stress” à l’intérieur…

Parce que ce qu’attendent les victimes c’est bien ça: un homme ou une femme inspirant confiance, ne ramenant pas sa pseudo-science, sachant hiérarchiser ses priorités et prendre rapidement la bonne décision au bon moment. Un homme ou une femme sur qui la victime peut se “reposer” et voir ses craintes apaisées.

Alors tu seras ambulancier mon fils…

Alors tu seras ambulancier mon fils…

“Lettre ouverte d’un ambulancier à un impossible fils que j’aurais tant aimé avoir…”

Rire jaune et serrer les fesses chaque jour en exerçant un métier qu’on aime mais un métier de CON quand même, ça inspire…

Quand tu ne craindras pas d’enfiler des kilomètres et des kilomètres pour des conneries,

Quand tu ne craindras pas de te coltiner certaines infirmières cons comme des balais,

Quand tu ne craindras pas de te taper des journées de 12 heures sans rien manger,

Quand tu ne craindras pas de faire ta semaine sur seulement 3 jours…

Si tu supportes l’idée de savoir que personne ne fait rien pour améliorer le sort de ceux qui vont mourir,

Si tu supportes l’inertie des pouvoirs publics et leur démagogie,

Si tu supportes l’idée qu’on te considère comme un “TAXI” malgré ton cursus de professionnel de la Santé Diplômé d’Etat,

Si tu supportes l’idée qu’on parle de toi comme d’un “brancardier”…

Quand tu auras accepté que seulement 90 % de ton temps de travail soit rémunéré, ou 75 quand tu bosses la nuit

Quand tu auras accepté que les 10 % restants ou les 25% sont juste pour une putain de “Gloire” à deux balles,

Quand tu auras cessé de croire en un idéal, celui qui faisait avancer ton père,

Quand tu auras accepté l’idée que seuls quelques “Manitous” font la pluie et le beau temps sur ce métier de CON,

Quand tu auras accepté l’idée que ce métier EST un métier de CON…

Si tu supportes l’odeur des “Vieux”, celle de la vieille pisse rance et de la “Mort”,

Si tu supportes l’odeur de la merde, du vomi et la vue du sang,

Si tu supportes l’idée de devoir subir des automobilistes dangereux parce qu’ils ne savent pas conduire,

Si tu supportes de renoncer à une vie DIGNE de ce nom,

Si tu supportes l’arrogance des internes cons comme des balais,

Si tu supportes le mépris des médecins qui te dédaignent…,

Si tu supportes les jérémiades de fonctionnaires hospitaliers et leurs 35 heures à la con…

Quand tu auras compris que ce métier n’est pas fait pour les faibles,

Quand tu auras compris qu’il te faudra puiser dans TOUTES tes ressources pour lui survivre et ne pas y laisser ta Santé ou TA PEAU…

Quand tu auras compris que TON PÈRE AIMANT est dégoûté d’être obligé de te citer tout ça pour éveiller ta conscience à la réalité de ce métier…

… ALORS TU SERAS UN AMBULANCIER, MON FILS !

Texte d’origine

de Jean LAENGY