Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 2

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Suite logique de la première partie de la série d’article ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. Pour cet article vous allez découvrir en partie, comment affiner sa préparation pour l’entrée en formation.

S’informer sur le cursus

Informez vous sur les cursus  car deux catégories d’emploi existent dans la profession : auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé. Deux formations avec des coûts et une durée différente. J’aime à dire que si vous voulez découvrir mais que vous n’êtes pas assurément certain de votre choix : suivez le cursus d’auxiliaire. Il dure quinze jours, forme à la base des techniques et gestes d’urgence et vous permets d’entrer en activité rapidement.

A l’issue des quinze jours une validation des acquis est réalisée et vous serez titulaire de l’attestation de formation indispensable. Vous pourrez donc travailler en binôme avec un ambulancier diplômé et plus tard, si vous le souhaitez, vous présenter au sélections du DEA.  Certes ce n’est pas le cursus le plus recruté mais vous aurez un aperçu du quotidien assez vite et si ça vous plait vous pourrez évoluer vers la formation d’ambulancier diplômé en suivant la formation. Reste le problème du financement mais j’en parlerais plus tard.

La formation d’ambulancier diplômé dure +/- six mois, ponctuée de stages en entreprise, en structure hospitalière, aux urgences etc. avec une bonne grosse dose de théorie et de cas concret. C’est en mode bourrage de crâne donc pour quelqu’un n’ayant aucunes notions médicales ou de secours et malgré tout est plus ou moins difficile au départ. Mais pour quelqu’un de motivé : rien n’est impossible. Une formation organisée sous la forme de 8 modules de formations distinct que l’on peut intégrer après avoir réussi les sélections.

Vous découvrirez des cours d’anatomie physiologie, des cours sur les gestes d’urgence, des cours sur les pathologies, apprentissage des techniques d’ergonomie pour les transferts de patients et préserver votre corps, l’apprentissage de la communication verbale et non verbale, la réglementation, l’hygiène et j’en passe. Beaucoup de choses en assez peu de temps donc il va falloir bosser dur surtout si on est en activité et sorti du cursus scolaire depuis quelques temps. Il faudra donc retrouver la courbe classique de l’apprentissage.

Malgré tout, j’avoue que personnellement je me suis régalé. Pas facile tous les jours, beaucoup de travail personnel, une tête qui a failli exploser avec la masse d’informations ingérées sur une durée très courte mais aussi beaucoup de plaisir avec le contenu des cours et la qualité des intervenants (médecin du SMUR, ambulancier, infirmiers, chef d’entreprise etc.). Donc renseignez vous pour voir quel est la meilleure voie qui vous convienne en fonction de vos choix et de vos certitudes. Prenez votre temps avant de vous lancer tête baissée.

Identifier le lieu de formation

C’est un détail que l’on néglige mais qui a son importance. Identifiez les lieux de formations : les Instituts de Formation des Ambulancier public ou les structures privées. Dans le désordre on trouve les IFA intégrées aux hôpitaux, les structures de formation de la Croix Rouge française, l’Ordre de Malte, les AFT-IFTIM etc.

Suivant votre localité géographique et vos possibilités ou non de vous déplacer, déménager c’est un point assez important. Second point à ne pas négliger : le coût de formation. Désolé pour vous mais les coûts de formation sont totalement différents d’un organisme à l’autre. Ce coût de formation est en général validé par les conseils d’administration et révisés chaque année. Demandez des devis vous aurez des surprises.

C’est un point indispensable surtout lorsqu’il va falloir monter le dossier de financement. Je prends mon exemple personnel : j’avais dû fournir à mon organisme de financement trois devis. J’ai reçu trois propositions complètement différente avec des écarts plus ou moins important. Donc à ne pas négliger surtout si c’est un financement personnel.

Troisième point, renseignez vous sur le nombre de sessions de formation à l’année, le nombre moyen de places disponibles. Suivant l’urgence de votre projet c’est important. Un exemple vous êtes dans la dernière année où vous avez le droit aux indemnités chômage ; vous n’allez pas planifier votre formation dans deux ans sinon vous allez avoir quelques soucis ou devoir trouver une alternative de revenus durant la formation. Ce n’est qu’un exemple. Il peut y avoir plusieurs notions d’urgence comme une date butoir pour un financement etc.

Si vous êtes mobile maximisez vos chances en déposant un dossier d’inscription dans différents organismes. Vous serez à même de présenter les sélections dans plusieurs endroits et faciliter vos chances d’être pris en formation. Mais attention : les frais d’inscriptions sont souvent remboursés uniquement si vous entrez en formation. Si vous plantez les sélections ce sera de l’argent perdu. Renseignez vous sur ce détail. La liste complémentaire : si je vous conseille une inscription auprès de divers instituts c’est aussi à cause du risque d’inscription sur liste complémentaire.

En effet la liste des personnes admis en formation fait l’objet de deux listes. Une première liste principale listant les personnes admises et une seconde liste dite liste complémentaire avec les personnes reçues en liste d’attente. Cette seconde liste offre, dans l’ordre de parution, une place en formation en cas de désistement d’une personne inscrite sur liste principale (financement qui lâche à la dernière minute, désistement volontaire, maladie, accident etc). Si vous vous retrouvez inscrit sur cette liste il faudra être attentif à votre position. De plus vous n’aurez aucunes garanties jusqu’au début de la formation voire en cours de route où on peut encore vous proposer une place. Pour la liste des IFA c’est ici :

https://www.ambulancier.fr/liste-des-ifa-3/

Le dossier d’inscription

Alors abordons une partie très très importante du chemin d’accès aux sélections. Votre choix de devenir ambulancier est verrouillé. Vous êtes certain de votre orientation, motivé et gonflé à bloc. Voici le moment venu de faire prendre forme à votre projet professionnel.

Vous avez donc retenu un ou plusieurs organismes de formation auprès desquels vous allez vous inscrire. Il va donc falloir retirer un dossier d’inscription auprès de chacun. Chaque dossier est unique. Chaque organisme possède des documents relatifs à sa propre organisation. Il n’existe pas de standard réel donc pensez bien à réclamer un dossier auprès de chaque institut et bien regarder les éléments demandés.

En règle général les pièces à forunir sont les suivantes :

  • attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route;
  • certificat médical de non contre-indication à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomateurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…);
  • certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France;
  • attestation, en cours de validité, de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 1 ou d’un certificat équivalent reconnu par le ministère chargé de la santé.
  • Le candidat en exercice depuis au moins un mois comme auxiliaire ambulancier est dispensé de fournir les documents mentionnés ci-dessus. Il devra néanmoins fournir l’attestation de l’employeur.
  • Le candidat souhaitant accèder à la formation dans le cadre d’un cursus continu doit s’être préinscrit dans la formation;
  • disposer d’un permis de conduire conforme à la législation en vigueur et en état de validité et ne pas être en péridode probatoire (3 ans de détention du permis obligatoire)
  • Le candidat relevant de la formation par alternance doit disposer d’un contrat de formation en alternance.

En ce qui concerne l’AFGSU1 c’est optionnel suivant les institut de formation. Tout dépend de la politique appliquée : obtention de l’AFGSU de niveau 1 avant ou pendant la formation. Si l’obtention est demandée avant le dépôt de dossier il vous faudra aussi planifier cette formation de quelques jours. Pensez aussi à son financement car ce n’est pas gratuit. N’oubliez pas de vous renseigner sur les dates de formation pour l’AFGSU1.

Si vous négligez cet aspect vous vous retrouverez bloqué. Préparez vous bien à l’avance pour constituer ce dossier et réunir l’ensemble des éléments. Petit détail qui aussi son importance : l’attestation médicale et l’attestation préfectorale ont un coût. Si vous ajoutez les frais d’inscriptions, les frais de l’AFGSU1 etc. ça représente un investissement minimum. Donc attention !!! Respectez bien les dates limites de dépôt des dossiers. Si vous arrivez trop tard ou si lors du controle des pièces il vous manque un élément vous serez bon pour revenir pour la session suivante.

A suivre la partie III :

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Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier, ambulancier diplômé, que choisir ?

Beaucoup de personnes qui souhaitent se tourner vers la profession d’ambulancier se posent très souvent la question suivante : dois je choisir la formation d’auxiliaire ou le diplôme d’état d’ambulancier. Beaucoup d’avis divergent sur ce sujet mais je vais tenter d’apporter quelques éléments de réponse pour vous aider à définir votre choix. Je ne prendrais pas ou imposerais une décision, ce sera juste vous offrir des pistes pour mieux vous informer.

Vous avez des doutes sur votre choix d’orientation

Vous avez découvert la profession mais malgré tout ce que vous avez pu voir, lire, échanger vous n’êtes actuellement pas certain d’avoir fait le bon choix d’orientation. La spécificité du métier d’ambulancier fait qu’il est important de se poser les bonnes question pour assumer un choix d’orientation solide. Vous pouvez faire marche arrière à tout moment mais à l’heure actuelle il est vivement conseillé de ne pas trop s’aventurer dans des chemins épineux.

Si vous doutez encore de votre choix n’hésitez pas faites la formation d’auxiliaire ambulancier. Au bout de 15 jours de formation vous êtes en mesure de pouvoir prétendre à travailler comme tel. Cela vous permettra de découvrir mieux le métier et de vous faire une expérience suffisante pour choisir ou non d’aller plus loin en terme de formation.

Ce sera aussi l’occasion de vous bâtir une expérience notable dans ce corps de métier et vous permettre d’aborder plus sereinement le Diplôme d’Etat d’Ambulancier. Si votre choix est assurément réfléchi foncez et tentez les sélection du Diplôme d’Etat d’ambulancier. Si vous êtes accepté en formation félicitations ! Vous allez débuter 6 mois de formation intensive mais si vous êtes motivé et que le contenu vous plait vous allez adorer. Ce sera dur mais vous y arriverez !

Est ce que j’ai un financement solide

La formation du Diplôme d’Etat d’Ambulancier nécessite d’avoir avec soi un financement béton. Cette formation a, selon les instituts et régions, des coûts très disparate (+/- 2k euros à 4k euros voire plus). En comparaison de la formation d’auxiliaire il y a un grand fossé. Logique la durée et le contenu diffèrent. Pôle Emploi peut vous financer avec ou sans participation des Conseils Généraux. C’est à vous de faire les démarches dans votre région pour connaitre les possibilités offertes.

Vous pouvez aussi ; si vous êtes salarié depuis plus de deux ans au sein de votre entreprise;  faire appel aux Congé Individuel de Formation. Donc là aussi c’est un critère important à prendre en compte pour être assuré de rentrer en formation avec un un financement bien ficelé. Attention à ne pas se retrouver en cours de route avec un financement boiteux qui vous abandonne (déjà vu) et devoir financer vous même la formation.

D’ailleurs c’est un critère évalué durant les oraux de sélection. Donc maitrisez votre dossier si vous vous présentez à l’oral de sélection pour le Diplôme d’Etat Ambulancier. Vous devez connaitre exactement la teneur de ce dossier pour défendre votre future place.

Quelle formation me donnera l’assurance de trouver un emploi

Les deux formations vous permettent un accès à l’emploi. Sauf que dans la réalité du quotidien, les employeurs ont une tendance à favoriser l’embauche d’ambulanciers diplômé. En effet, en terme de confort de travail, les auxiliaires ambulanciers ne peuvent travailler en binôme et doivent être systématiquement accompagnés d’un ambulancier diplômé. Sauf dans le cas du Transport Assis Professionnalisé.

Donc pour plus de souplesse en terme d’équipage, une majorité d’entreprises rechignent à engager des auxiliaires. Démarchez avant de vous former : allez chercher une promesse d’embauche, scrutez l’état de santé des entreprises et le besoin de main d’oeuvre de votre région avant de faire quoi que ce soit d’autre. Une promesse d’embauche écrite peut aussi favoriser nettement plus facilement l’accès à un financement.

Ai-je la possibilité de cumuler les deux formations ?

Bien entendu. Après la formation d’auxiliaire rien ne vous empêchera de tenter le niveau supérieur. Reste ensuite et encore une fois de plus le problème du financement ! Si votre chef d’entreprise est en mesure de vous aider, ou encore si vous avez cumulé deux années consécutives dans l’entreprise tentez un CIF (Congé Individuel de Formation). Je ne vais pas détailler les procédures ici  car sur la toile vous trouverez les infos à ce sujet.

http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/formation-professionnelle,118/le-conge-individuel-de-formation,1070.html

Quelles différences au final entre auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé ?

En dehors du contenu et de la durée de la formation, voyons un peu ce qui diffère en activité :

Le taux horaire

vu la faible différence avec un ambulancier diplômé il n’y a pas un écart majeur de rémunération. C’est de l’ordre d’une cinquantaine d’euros ; et encore je n’ai plus les chiffres en tête à la rédaction de cet article ; à la fin du mois. Certes ce n’est pas normal au vu de la différence de responsabilité mais cela fait partie du packaging du métier et de ses aberrations (et il y en a un paquet je vous assure ^^).

L’équipage

Comme expliqué plus haut un auxiliaire sera binômé avec un ambulancier diplômé uniquement sauf en cas de transport en VSL . C’est la loi. Au cours de la journée type l’auxiliaire assurera la conduite de l’ambulance tandis que l’ambulancier diplômé assurera la surveillance du patient durant le transport. Lors des prises en charge au domicile ou en structure de soins c’est l’équipe qui s’occupe du patient et non pas l’auxiliaire qui fait ci et l’ambulancier diplômé qui fait ça. On reste avant tout une équipe complémentaire même au vu de la différence de qualification. Seule l’expérience pourra apporter un atout dans l’équipe.

La responsabilité 

Là est la plus grande différence. L’ambulancier diplômé est le chef de bord. Je parle ici en terme de responsabilité pénale et non pas en terme d’équipage. En terme d’équipage les deux personnels restent un binôme et doivent travailler ensemble sans rapport de force et pour le bien être du patient. Il doit exister un réel échange qui doit évoluer en cas de présence d ‘un personnel plus expérimenté que l’autre point c’est tout.

En terme de responsabilité c’est surtout le devenir du patient et ce qui serait susceptible d’évoluer durant la prise en charge. C’est là qu’entre en jeu la responsabilité de l’ambulancier diplômé : gestes d’urgences non adaptés ou non appliqués, mauvaise prise en charge, chute du patient entrainant blessures ou autres etc j’en passe.

Ce sont les seules vraies différences entre les deux emplois en dehors du parcours de formation.

Au final un choix très personnel

Oui au final ça reste un choix personnel : un choix d’orientation, un choix ou une obligation en terme de plafonnement/opportunité de financement, un bassin d’emploi etc etc. Personne ne pourra vous aider tant que toutes ces questions n’auront pas trouvé de réponses. Certain vous diront : auxiliaire, d’autres diplômé. J’ai personnellement pu accéder directement au diplôme : financement solide, intérêt important et assuré au sujet de la profession mais aussi du contenu de formation.

J’ai donc pu trouver du travail facilement. La formation d’auxiliaire me semblait trop courte au vu de mon appétit de connaissances. Donc chacun au final aura des réponses différentes à ses questions. Et à la fin ce sera souvent le financement qui décidera de votre avenir professionnel. C’est malheureux mais c’est comme ça. Une formation coûte cher et un financement personnel reste actuellement rare et difficile à mettre en oeuvre.

Cela n’empêche que je vous invite à vous prendre en main, ne pas baisser les bras et à harceler les différents organismes pour obtenir gain de cause. Celui, qui à l’heure actuelle, souhaite travailler doit pouvoir obtenir la possibilité de s’intégrer dans le marché de l’emploi. Faites du forcing, décrochez une promesse d’embauche et surtout, surtout, engagez vous seulement si votre choix d’orientation est arrivé à maturité. Ne vous engagez pas dans ce métier juste parce que vous avez vu de la lumière ou parce que vous aimez conduire.

Ce n’est pas seulement un job, c’est d’abord un service que vous apportez aux patients et ce n’est pas à eux de subir vos erreurs de parcours. Ce métier a besoin d’évoluer et c’est vous qui à votre niveau apporterez un peu plus de respectabilité à cette profession en vous investissant de manière sérieuse et réfléchie. Ce n’est pas une critique : tout le monde n’est pas fait pour ce job. Il faut juste être sûr de son choix avant de passer du côté obscur de la force ;=)

Accrochez vous : ambulancier c’est un choix assumé

Dans tous les cas de figures : motivez vous, soyez inébranlable et affrontez les organismes (pôle emploi, conseil général etc) avec assurance. Si vous souhaitez faire ce job vous êtes normalement motivé. Prouvez leur que vous êtes capable, que vous avez toutes les clés pour réussir et que vous connaissez exactement la profession. Ne les laissez pas vous démonter. Ce métier est très mal connu et même les spécialistes du pôle emploi ne connaissent pas les trois quart de ce métier. A vous de vous imposer pour arriver à vos fins. Bon courage !

Pour les collègues ou autres : si cet article manque d’éléments n’hésitez pas à le signaler/faire des propositions via les commentaires (voir en bas de page)

Bibliographie

N’hésitez pas si vous succombez à vous procurer des ouvrages de préparation, de cette façon ces livres pourront vous aider à préparer vos révisions en vue du concours 🙂

La librairie de l’ambulancier

Devenir auxiliaire ambulancier

Devenir auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est un élément indispensable dans un équipage d’ambulancier. Ses missions sont très diverses et surtout il est l’allié indispensable qui va permettre à l’ambulancier diplômé de se décharger de certaines, tâches, pour se concentrer sur son travail : conduite, prises de constantes les missions dévolues sont nombreuses.

Auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est présent dans le binôme qui compose obligatoirement l’équipage de l’ambulance. Ce binôme peut être composé de la façon suivante :

  • Auxiliaire ambulancier – Ambulancier diplômé
  • Ambulancier diplômé et Ambulancier diplômé

Aucune autre configuration n’est permise. L’auxiliaire vient assister l’ambulancier diplômé lors des interventions ou lors des prises en charge des patients. Il peut être aussi amené à conduire des Véhicules Sanitaire Léger.

Devenir auxiliaire ambulancier : formation et conditions

Conditions d’entrée :

  • Permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur (plus de 3 ans ou 2 ans en cas de conduite accompagnée)
  • Attestation préfectorale d’aptitude à la conduite des ambulances après examen médical auprès d’un médecin agrée par la préfecture de votre domicile (R221-10 du code de la route)
  • Certificat médical agrée DDASS attestant de :
  • Non contre-indication à la profession d’ambulancier
  • Vaccination conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France

Programme :

Durée de la formation :

70 heures d’enseignement sur la base de 35 heures par semaine

Source : Plaquette de présentation de l’Institut de formation d’Ambulanciers de la Croix-Rouge Française 

Références législatives

L’arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier, paru au J.O N°48 du 25 janvier 2006 page 2967 texte 25, modifié par l’arrêté du 16 octobre 2006, paru au JORF du 01/11/2006, texte 27 et par l’arrêté du 18 avril 2007, paru au JORF du 17/05/2007, texte 153

L’arrêté du 26/01/2006 est aussi publié au Bulletin officiel du ministère de la santé et des solidarités n° 2006/3 page 8.
Sans oublier le décret no 2007-1301 du 31 août 2007 relatif aux diplômes d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture et d’ambulancier et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)

L’arrêté du 6 mars 2007 relatif à la liste des élèves et étudiants des professions médicales et pharmaceutiques et des autres professions de santé, pris en application de l’article L.3111-4 du Code de la santé publique, parus au JO n° 68 du 21 mars 2007 oblige des vaccinations obligatoires et des conditions d’immunisation :

  • Diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP)
  • Hépatite B : Le schéma de vaccination comporte trois injections respectant un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection et d’une sérologie datant de moins de cinq ans.

On n’oubliera pas le certificat médical délivré par un Médecin Généraliste agréé par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du département de résidence pour la non contre indications à la profession d’ambulanciers (absence de problèmes locomoteurs psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre….),

Bibliographie

https://www.ambulancier.fr/lauxiliaire-ambulancier/