L’ambulancier de demain, quelques pistes de réflexion

L’ambulancier de demain, quelques pistes de réflexion

Présentation, Miguel, ambulancier diplômé d’état

Je suis Miguel Martinez Allainguillaume 40 ans, successivement Ambulancier PSC1 puis Ambulancier diplômé d’état dans le secteur privé en région PACA depuis 13 ans. Un métier de coeur, une passion viscérale qui m’habite depuis toujours. Le maintien de la vie et la santé des autres est l’essence même de ma profession.

Au quotidien j’accompagne, secours, aide, protège, rassure, soigne mon prochain. Une passion qui m’anime chaque jour qui nécessite empathie et savoir faire, faisant fi de toutes les difficultés que l’ambulancier affronte. 13 ans d’une évolution personnelle douce mais certaine. La santé du patient que l’on me confie n’est plus négociable à toute sorte de pression d’être toujours plus rapide et rentable, où l’économie fait manquer le matériel, où l’incompétence de l’ambulancier s’ajoute au danger.

Je me heurte depuis des années à des collègues de travail et des employeurs qui connaissent mal les tâches qu’un ambulancier peut et doit accomplir. Un langage approximatif, des gestes approximatifs, une apparence approximative devient un métier approximatif. Je m’aperçois que deux types d’ambulanciers se dessinent, ceux qui ne cherchent pas l’évolution personnelle au quotidien et ceux qui cherchent à inventer l’évolution. Nous travaillons dans l’ombre, l’ambulancier est un métier mal connu.

 On s’accorde tous à penser que la corporation doit être mieux reconnue. Pourtant la logique voudrait que si on n’entame pas une évolution personnelle rien ne pourra changer.

L’ambulancier et le coronavirus

Depuis ce mois de mars 2020 tout est chamboulé, le Coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la COVID-19 fait son entrée en scène. Les écoles et commerces sont fermés, le pays est gelé et notre utilité va de pair avec notre désillusion. Alors qu’une partie du monde se voit confinée, nous ambulanciers de France nous devons continuer à travailler jour et nuit, tel est notre travail de secourir et préserver la vie. Le soldats de l’ombre passent dans la lumière sans que nous y soyons préparés.

Alors que le président de la république remercie personnellement les ambulanciers dans ses allocutions, les médias et la population s’intéressent soudainement à notre métier. La France découvre notre utilité et notre place face à cette crise, comme si le métier venait d’être inventé, alors que je fais toujours le même travail. Des tas de reportages sortent avec des erreurs grossières mais pour le moins on parle de nous.

Bien que je connaisse parfaitement l’opinion publique du métier d’ambulancier, je suis à la fois fier d’être d’utilité publique et à la fois honteux d’être rejeté des pouvoirs publics. Je suis un ambulancier de France un véritable professionnel de santé formé pour la prise en soin de victimes contagieuses, mais moi aussi j’ai besoin d’être protégé et rassuré. Les ambulanciers sont oubliés, peu de consigne, pas de ravitaillement de matériel, l’activité diminue, des ambulanciers partout en France se retrouvent au chômage partiel.

Dans mon entreprise j’ai la chance de continuer à travailler même si le travail et le matériel nous manquent mais on se débrouille comme on peut sans l’aide de l’état. Notre activité est réduite aux patients qui ont des soins vitaux comme les dialyses, chimiothérapies et radiothérapies, sorties d’hospitalisation et bien entendu les urgences régulées par les médecins généralistes ou le SAMU. Plus le patient est immunodéprimé et fragile plus il a besoin de soins d’asepsie de qualité. Je dois m’adapter avec le matériel de protection qui diminue à vue d’oeil.

Prise de température, pose de masques chirurgicaux et lavage des mains de tout patient qui monte dans un véhicule. Interruption des missions simultanées et placement du patient à l’arrière en VSL, création de KIT COVID, mise à disposition du SAMU. Les premières victimes du coronavirus arrivent… L’inquiétude bien plus que leurs souffrances se lit sur leurs visages.

Bien que les ambulanciers connaissent les EPI (équipements individuels de protection) ils sont impressionnants pour les victimes, les interventions sont émouvantes, rassurer devient ma mission première, le bilan clinique et les gestes d’urgences doivent être réalisés avec méticulosité, la concentration est intense pour ne faire aucune erreur d’asepsie.

covid 19 - ambulancier

Arrivé aux urgences il ne faut pas perdre sa concentration chaque geste est calculé. En même temps je découvre que l’ambulancier est le seul et l’unique de la liste de la santé publique des professionnels de santé à ne pas être reconnu officiellement (ambulanciers privés ou hospitaliers) comme “personnel soignant” !! Une aberration incompréhensible, comme si l’ambulancier ne prodiguait pas de soins !! …Acteur majeur de la chaîne de soins.

En premier lieu, le transport sanitaire lui-même découle d’une prescription médicale dans la suite d’un protocole de soin. ceci dit la définition même d’une ambulance est un SOIN, outre que l’ambulancier soit titulaire d’un diplôme d’état paramédical validé par le ministère de la santé, titulaire de l’AFGSU pour les SOINS d’urgences, inscrit comme auxiliaire médical dans la liste des professionnels de santé, qu’il participe à la médicalisation, qu’il prodigue la surveillance médicale, l’oxygénothérapie, l’aspiration des muqueuses, l’accouchement, le conditionnement et manutention médico-technique des patients ou victimes, la prise de constantes dans une ambulance dédiée et équipée pour les SOINS d’urgence.

Conduire est l’élément indispensable de notre mission, mais c’est tout à fait secondaire à notre travail à tel point que d’ailleurs même dans le référentiel officiel et obligatoire du DEA ou de l’AA, la conduite y est inexistante.

Cette erreur et le manque de reconnaissance nous coûte cher durant cette crise sanitaire tout ce qui est accordé aux soignants nous passe sous le nez, pas de masque, pas de prime, pas de reconnaissance en maladie professionnelle, pas d’offre carburant du groupe Total, rejeté aux portes des officines, rejeté aux portes des écoles, il n’y a pas de place pour l’ambulancier. Un sentiment d’humiliation m’envahit. Impossible de comprendre comment un professionnel de l’urgence pré-hospitalière, professionnel de la prise en soin de toutes pathologies contagieuses peut en ce temps de crise sanitaire sans précédent se retrouver au chômage partiel ?

Alors que suite au plan blanc annoncé par l’état tous les autres professionnels de santé sont appelés à travailler. Un vrai sentiment d’inutilité. Pourquoi les ambulanciers ne sont pas dans les plans NRBC ou ORSAN de la France ? Des reportages, des témoignages, des associations ambulancières rabâchent toutes ces difficultés, je me sens privilégié, alors que nous on se débrouille à obtenir des dons de matériel, je travaille toujours, j’aime mon métier peut-être encore plus maintenant ou le regard de certain change. La corporation ambulancière entame son virage peut-être le plus important.

L’ambulancier de demain

Au moment où la crise sera derrière nous que sera l’évolution de la corporation ambulancière ? Serons-nous reconnus par l’état et par la population au côté des autres soignants? Tout le problème se pose et des problèmes qui ne datent pas de cette crise qui n’a servi qu’à mettre à jour ce qu’on avait laissé derrière nous, laissant d’autres problèmes nous submerger.

Sous la double tutelle du ministère des transports et de la santé, les ambulanciers sont trop transporteurs pour le ministère de la santé et trop sanitaires pour le ministère des transports. L’ARS, la sécu et le SAMU nous prennent pour des transporteurs de sacs de pommes de terre. En même temps il faut se poser la question qui a véhiculé cette image ?

ambulancier-storm-troopers-lego

Il est temps que tous les ambulanciers de France se soulèvent et refondent le cœur de notre métier.

➔ Saisir le conseil d’état pour la création d’ un ordre professionnel national d’ambulancier qui s’impose pour une régulation de l’accès à la profession, une représentation de la profession à l’égard des pouvoirs publics, une promotion de la profession à travers les médias et les écoles et sa fonction juridictionnelle entre autre.

➔ Avoir un badge ou une carte professionnelle généralisée délivré par le ministère de la santé.

➔ Veiller à être inscrit correctement lors de la deuxième phase au RPPS (Répertoire partagé des professionnels de santé)

➔ Être enregistré au répertoire ADELI et avoir un numéro comme tous les autres professionnels de santé.

➔ Basculer l’ambulancier hospitalier de la liste de l’hôpital public des métiers administratifs logistique et technique dans la catégorie des métiers soignants.

➔ Demander la tutelle complète et unique du ministère de la santé, qui engendrera un changement de convention et la refonte de notre accord cadre. Pour ce, il faudra des syndicats existants ou nouveaux fédérateurs défendant ses idées.

➔ Créer un diplôme d’état pour l’Auxiliaire ambulancier. Qu’il soit inscrit comme professionnel de santé lui aussi.

➔ Renforcer le diplôme d’état, pourquoi pas intégrer les 4 modules de l’ambulancier SMUR pour que tous les ADE soient mieux initiés à la médicalisation.

➔ Remaniement du langage professionnel afin d’adapter et supprimer tout ce qui est attrait au transport incluant la notion de santé :

  • transporteur sanitaire = ambulancier
  • prise en charge = prise en soin
  • Ect…

➔ Passer les 60h de l’attestation de formation spécialisée aux gestes et soins d’urgence en situation sanitaire exceptionnelle et faire son recyclage annuel au moins pour les ADE et renforcer le recyclage de AFGSU2

➔ Demander au CESU ou autre centre, des formations complémentaires de spécialisations de type :

  • Aspiration endo-trachéale
  • Maîtrise du langage médical
  • Gestion de la violence et l’agressivité
  • Prise en soin pédiatrique, bariatrique, gériatrique…
  • Etc…

➔ Comme le précise l’article R6312-11 du CSP l’agrément sanitaire est délivré pour l’accomplissement des transports en premier et dans tous les cas pour le SAMU, ceci dit chaque entreprise d’ambulance doit s’équiper d’au moins une ASSU pour assurer la médicalisation et les soins d’urgence.

➔ Créer un référentiel national officiel des gestes médicotechniques ambulanciers validé par le SAMU.

➔ Poursuivre à améliorer la réponse ambulancière à l’urgence pré-hospitalière avec une amélioration de nos conventions nationales:

  • Géolocalisation des ambulances par le SAMU
  • ECG et bilan connecté
  • Télémédecine
  • Ect…

En conclusion

Je pense que l’ascension de la grande corporation ambulancière de France a encore un long chemin à parcourir. Sans doute que nous allons devoir en passer par une véritable prise de conscience des ambulanciers eux même à se sentir des soignants. C’est en se considérant et se comportant comme soignant que l’on devient soignant. On devra en passer aussi par un investissement des entreprises ambulancières de nouvelles négociations avec le SAMU, la sécurité sociale et les établissements de santé devront avoir lieu pour recentrer notre métier au cœur de la santé de tous les français.

La planche de massage

La planche de massage

Non cet article n’est pas là pour vous proposer une remise exceptionnelle sur la planche à masser vendu sur télé shopping.  Ce ne sera pas non plus un cours complet de remise à niveau sur les gestes d’urgence en cas d’arrêt ventilatoire hormis un rappel basique et très rapide.

La planche de massage cardiaque est une planche de type plan dur mais de taille plus courte que le plan dur destiné à l’immobilisation d’un patient avec traumatisme/polytraumatisé etc qui va servir dans certaines conditions. Il est bien entendu que le plan dur peut sans problème remplacer ce type de matériel.

La réanimation cardio-pulmonaire

Tout ambulancier ou secouriste est à même de détecter si une réanimation cardio-pulmonaire est nécessaire ou non. Ma phrase porte à sourire je me doute mais on ne sait jamais. Un rappel basique des choses : l’arrêt cardio respiratoire c’est quand un patient est insconscient et ne ventile plus.

Donc la procédure d’urgence hormis bien entendu un bilan vital rapide au 15 est la mise en oeuvre des procédures de réanimation de type RCP avec insufflation d’oxygène au BAVU et mise en place du DSA etc. Je ne vais pas ressortir ces bases du placard elles doivent être dans tous les esprits en permanence. Si ce n’est plus le cas changez de job vous êtes cuit ou alors filez vite en recyclage…

Masser oui mais attention

Pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire c’est une chose mais il ne faut pas oublier un détail : pour que les gestes de secours soient optimum il est indispensable que le patient repose sur un plan dur. Ce plan dur permettra que les compressions thoracique soient les plus efficaces possible. Je vous laisse imaginer sans difficulté ce que peut donner une RCP sur un matelas médical ou encore sur le matelas d’un brancard. A part ne servir presque à rien vu que le thorax du patient va s’enfoncer en partie dans la literie je doute de l’efficacité du massage.

Pourquoi une planche

Exercice tout simple : vous êtes en ambulance, votre patient tout d’un coup est en arrêt cardio respiratoire, quelle est votre attitude hormis les principes primordiaux évoqués plus haut ? Le mettre sur le plancher de l’ambulance ? Le sortir dehors par terre alors qu’il pleut à verse sous une température avoisinant les 5 degrés ?

Que nenni : la solution la mieux adaptée c’est de faire glisser la table de support du brancard latéralement pour avoir de la place autour du patient, glisser cette fameuse planche sous le patient et débuter vos gestes de premier secours. Le patient est sur le brancard, votre massage est optimisé grâce au plan dur qui est glissé dessous. Votre patient est au sec, au chaud et l’équipe médicale peut arriver et s’installer rapidement malgré la place restreinte. Les modèles commerciaux possèdent en général un profilé adapté et ergonomique.

planche de massage réanimation cardio pulmonaire

environ 50 euros TTC par ex chez http://www.quirumed.com/fr/Catalogo/articulo/25546

Un matériel utilisable partout

Réalisé dans une matière permettant la désinfection, la planche de massage ou plan dur pourra être utile dans divers endroits : au domicile, à l’hôpital, dans l’ambulance… Alors certes ce n’est pas un cas de figure que l’on rencontre au quotidien mais ça reste tout de même un matériel indispensable.  

Optionnel sur le point de vue législatif (normes d’équipements des ambulances) c’est un matériel qui devrait être obligatoire au vu de son utilité. Si vos ambulances ne sont pas encore équipées il serait bon de le rappeler à vos employeurs respectifs. A savoir que la solution « Do It Yourself » peut être envisagée si les paramètres de solidité sont respectés (planche d’olivier). Sur ce dernier point j’émet un doute mais si certains collègues qui me lisent utilisent une planche maison je serais intéressé par leur retour sur cette question.

Les planches de massage automatique

Il existe des systèmes de planches destinées à mettre en oeuvre les compressions en mode automatique : l’Autopulse de Zoll ou encore Lucas. Ces systèmes permettent une mise en oeuvre rapide et automatisée du massage. Ils libèrent ainsi un opérateur.

Je n’irais pas plus loin que l’évocation puisque c’est un système assez peu répandu et à priori la Société française de médecine d’urgence n’est pas favorable à la généralisation de ce type de matériel. Un manque d’étude portant sur les effets bénéfiques ou non de ce type de matériel serait mis en avant. Je vous laisse quand même découvrir les vidéos de présentation de ce type de matériel.

Je n’irais pas plus loin sur l’utilisation de ce type de matériel car je vais me faire descendre en flèche par les autres professionnels de santé. Je reste à ma place d’ambulancier ;=)

Système LUCAS

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Autopulse Zoll

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Ambulancier le site : dix ans d’histoire

Ambulancier le site : dix ans d’histoire

Ambulancier, un site, une référence depuis près de 10 années

Peut être certain se demandent ce qu’est ce site web, qui rédige, qui publie. Est ce un site publicitaire ou bien un site de passionné, est ce un simple blog ou un véritable travail impliqué. je vais essayer de vous répondre rapidement pour vous brosser un tableau du site de l’ambulancier de sa création en 2009 à aujourd’hui en 2019 : dix ans après.

ambulancier : le site de référence de la profession d'ambulancier
Ambulancier : le site web de référence pour la profession d’ambulancier

A l’origine il y avait un apprenti ambulancier

A l’origine même des fondements de ce site il y avait un gars, la trentaine qui cherchait à se reconvertir dans une nouvelle voie professionnelle. Lors d’une séance d’orientation est ressortie de tous ces profils une tendance à se diriger vers les milieux médico sociaux. Là une foule de possibilités se profilaient.

Mais au vu de la complexité des parcours de formation, entendez par là la difficulté financière et non pas intellectuelle, il a fallu que je me résolve à trouver une solution viable tout en me permettant de pouvoir continuer à vivre, mais surtout une discipline qui me passionnerait. Le métier d’ambulancier n’était pas celui qui me faisait le plus rêver au départ.

Des clichés et un vécu personnel ne me donnaient pas vraiment la motivation. Le stage de découverte a vite gommé mes à priori et a su me donner cette envie de pratiquer ce job : devenir ambulancier. C’est alors que je me suis rendu compte d’une chose : la passion allait s’emparer de moi.

rassurant L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier le site : dix ans d'histoire

L’inexistence d’une base de connaissances sur le métier d’ambulancier

Lorsque j’ai commencé à fouiller la toile afin de me documenter je me suis trouvé face à un grand vide. Il existait des ressources. Mais ces ressources devaient être recoupées afin d’obtenir une analyse bancale. Rien de vraiment assuré, beaucoup de zones d’ombres. Bref un manque puissant de ressources pour s’informer sur le métier et ses moyens d’y accéder.

Heureusement à cette époque le forum sos 112 m’avait permis d’échanger avec des ambulanciers sur leurs métiers. J’ai donc réussi à centraliser des informations sur le métier d’ambulanciers, ses contraintes, ses difficultés mais aussi le coeur du métier : les patients. Ces échanges furent très enrichissant en complément du stage de découverte.

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Créer le site pour combler ce manque

En 2009, à l’orée du dépôt de mon dossier d’inscription en école d’ambulancier, j’ai décidé de mettre en ligne ce site. Il fallait que je propose une solution pour aider ceux qui passeraient après moi. J’allais l’appeler « L’ambulancier pour les nuls » en référence à la fameuse collection d’ouvrage. Un site bien maigre à ses départs qui n’a cessé de s’étoffer avec le temps.

Les articles du début se contentaient d’apporter des réponses à mes propres questions : concours de sélection, dossier d’inscription, stage découverte. J’ai appris à transcrire pour les autres ce que j’avais eu tant de mal à réunir. J’ai aussi dû apprendre à me tenir loin des polémiques, loin des critiques et des partis pris. Rester droit dans mes bottes pour conserver une ligne d’édition neutre et apolitique.

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Puis l’expérience vint et le métier d’ambulancier

Une fois diplômé j’ai pu doucement au fil du temps diriger mes articles vers des thèmes plus spécialisés, plus profond. J’ai su aussi rester humble et confier le travail expert à des spécialistes du monde de la santé comme Jean Laengy, ambulancier DE et d’une expérience sans égal, ou encore Florian, Infirmier DE.

Mais aussi avoir la chance de pouvoir publier des ambulanciers au gré de leurs envies et de leurs dispos comme Jean François Charles ambulancier SMUR, ou encore Quoi2Neuf, journaliste et ambulancier DE. Je n’oublie pas Sébastien Gagnon, formateur pour les paramedic au Canada. Le site prenait son essor avec ces participations. Quant à moi je n’ai cessé de rédiger encore et encore sur des thématiques ambulancières maîtrisées, mais aussi quelques billets d’humeur bien senti en réaction à des sujets qui m’ont tenu à cœur.

L’étude ONPA a vu le jour grâce à Quoi2Neuf avec pour la première fois une étude incroyable sur la profession ambulancière. Il y a eu au cours de toutes ces années des moments très fort mais de gros moments de doutes. J’ai bouffé des heures et des heures sur ce site.

medical team L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier le site : dix ans d'histoire

Aujourd’hui l’ambulancier a évolué

Malgré une longue période de somnolence due à une perte de motivation, des changements dans ma vie, le site a survécu à tous les autres sites, associations et autres qui ont tenté de réunir les ambulanciers sous une seule et unique bannière. Il a évolué, son identité aussi. C’est aussi dû à la maturité acquise au fil du temps.

On est en 2019, le site va fêter ses dix années d’existence. Je suis toujours aussi frustré de ne pas avoir réussi à réunir suffisamment de rédacteurs pour que ce site progresse et s’enrichisse. Mais le métier est dur et laisse peu de temps libre. Seuls certains rares irréductibles continuent de faire tourner la boutique.

Aux commandes

Aujourd’hui aux commandes il y a moi : Franck, créateur et rédacteur mais aussi un pote de promo avec lequel j’ai passé mon Diplôme d’Etat d’Ambulancier, qui contribue depuis déjà un sacré moment : Bastien. Fort de ses voyages à l’étranger et de ses immersions à l’international il est mon reporter à l’étranger. Deux passionnés qui restent actifs et motivés pour apporter un contenu intéressant à de futurs ambulanciers mais aussi à des professionnels de terrain.

Deux ambulanciers qui ont vu la profession stagner depuix dix ans. Certes pas sans exemption de progression pour certaines entreprises toujours optimales, mais pas pour l’ensemble des entreprises de transport sanitaire. Mais malgré tout une chose perdure : la passion du métier. Nous restons fidèles au poste, garant de la défense de métier formidable.

marquage ambulance L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier le site : dix ans d'histoire

L’avenir

L’avenir du site reste toujours aussi incertain. La faute au manque d’implication des ambulanciers. Malgré des tentatives pour motiver les troupes le métier d’ambulancier reste chronophage. Le temps est une denrée de plus en plus rare. Difficile de séduire des ambulanciers motivés par leur seule passion et œuvrer pour les autres. Mais je ne ‘abandonnerai pas qui sait, peut-être arriverais je à en convaincre certain ?

Ce métier reste ingrat, difficile, méconnu mais pour ceux qui œuvrent c’est la passion qui les consume, qui les porte chaque jour. Pour toutes ces choses qu’ils apportent aux patients. Je leur dis à tous merci pour ce qu’ils réalisent : ils, elles : les ambulanciers(ères). C’est aussi pour eux que le site reste en vie. pour défendre leur profession et apporter une vitrine. Apporter une preuve que la profession d’ambulancier va plus loin que les simples clichés du quotidien.

marquage ambulance 2 L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier le site : dix ans d'histoire
ambulancier : le site web de référence

Dessine-moi un Métier : Comment on devient Ambulancier ?

Dessine-moi un Métier : Comment on devient Ambulancier ?

Dessines moi un métier et TV Vendée

Voici une des vidéos qui est dans mon top 3 ! C’est réalisée par TV Vendée dans le cadre d’une série d’émission dénommée « dessines moi un métier ». Le reportage réalisé est présenté avec beaucoup d’humour mais par contre propose un contenu qui colle vraiment avec le quotidien du métier. Pourquoi mon top 3 ? Car tout simplement il n’existe à mon sens, ou alors je n’en ai pas connaissance, de reportage adapté sur la profession d’ambulancier. Si on suit les émissions des grands médias : en dehors des reportages salissant, racoleurs et axés sur les fraudes et autres je n’ai jamais eu l’occasion de voir quelque chose qui représente vraiment ce que je fais et ce que je vis dans mon quotidien. Et je pense que mes collègues pensent comme moi pour la plupart au vu des réactions lues sur les réseaux sociaux.

Une réalisation sans clichés

Pour ceux qui souhaitent vraiment se faire une idée globale cette vidéos vous apportera un début de réponse très concret. Je tiens à féliciter par le bias de cet article toute l’équipe qui a réalisé ce reportage ainsi que l’équipage présent. Ils ont joué le jeu et surtout ils ont été capable de faire passer au travers des séquences la passion du métier, sa réalité, ses difficultés. Rien de racoleur, rien de vendeur, rien de choquant. Bref la vérité.

A visionner d’urgence et à partager sans modération partout !

Tv Vendée

Retrouvez Tv vendée sur leur site web ou encore leur page youtube à ces adresses :

http://www.tvvendee.fr/

http://www.youtube.com/user/TVvendee/featured

Ambulancier, 5 ans après, où j’en suis ?

Ambulancier, 5 ans après, où j’en suis ?

6 ans, avant de choisir ambulancier

Il y a 6 ans de ça j’étais encore dans un schéma de reconversion. Changement radical d’avenir professionnel. Remise en question de mes compétences, de mes savoir-faire et de mes savoirs êtres. Un peu perdu dans la jungle des possibilités réduites malgré tout à l’aspect financier. J’avais fait le tour de la question aidé par des conseils adaptés en fonction de mon profil personnel, mes aptitudes etc. Il y a 6 ans de ça je me suis intéressé au métier d’ambulancier.

Peu convaincu au départ au vu des idées reçues très bien ancrées dans le quotidien de monsieur tout le monde, peu aidé par les ressources sur la Toile j’ai fini par trouver l’essentiel de mes réponses après un parcours de recherches poussé et fort long. En parallèle de ma préparation pour présenter le concours d’entrée en école d’ambulancier j’ai mis en place un site web destiné aux futurs candidats qui devait répondre point par point au questionnement qui m’avait empoisonné l’existence quelques temps auparavant.

L’ambulancier pour les nuls est né, vacillant à ses départ et encouragé par mes pairs. Je me suis promis une chose quelques temps après : attendre cinq ans pour faire un point sur ma carrière d’ambulancier.

Mais pourquoi 5 ans  dans la carrière d’un ambulancier ?

Tout simplement car la légende dit qu’un ambulancier en Province tenait 5 ans contre 3 sur la région parisienne.  Au-delà le taux de reconversion à l’issue atteignait des proportions incommensurables. 5 ans après avoir entendu cette légende elle semble s’effriter doucement. Non pas qu’elle ait disparue mais à en voir l’entourage il semblerait que les données ont un peu changé mais sans disparaitre.

Je pratique donc depuis 5 années pleines. 5 années difficiles, courtes et longues à la fois.  Années d’échanges, de rencontres, d’apprentissage, de boulettes, de réussites, de succès, de tristesse, de stress mais 5 années totalement incroyables. Je m’étais promis de le faire afin de proposer à des futurs ambulanciers ou qui débutent, de façon à servir peut être de point e repère. Mon vécu est propre à moi même, à l’endroit où je travaille donc c’est un ressenti assez personnel.

Où en suis-je après 5 ans dans le métier d’ambulancier ?

Après 5 ans dans le métier d’ambulancier. Ma motivation n’est plus aussi vaillante que celle qui me rendait aussi fonceur au départ. Je parle de motivation mais pas de conscience professionnelle, pas d’amalgame. La motivation c’est l’envie de continuer, de pratiquer, de donner. Elle s’est un peu érodée mais elle est toujours présente. La conscience professionnelle elle est toujours présente.

Ce qui me tient la tête hors de l’eau ce sont les patients, leurs parcours de soin difficile, les échanges et les rencontres avec des gens très différent, le besoin d’apporter mon aide et me rendre utile. C’est quelque chose qui me fait lever le matin : me mettre au service de ceux qui ont besoin de moi, apporter mes compétences et mes qualités humaines pour apporter mon soutien.

Question conditions de travail je mesure plus avec le temps l’impact des conditions de travail sur mon quotidien, ma famille, ma condition physique et financière. Sur ce dernier point j’étais parfaitement informé que je choisissais un métier difficile, peu valorisé et mal payé. Mais avec le temps en effet les choses pèsent plus lourd. Le manque de valorisation associé au reste fait que le fardeau est un peu plus lourd à porter chaque jour.

Ce qui explique que j’essaie de faire impasse sur ces sujets pour me recentrer sur l’humain afin de garder le cap et ne pas baisser les bras. Je ne me plains pas je suis arrivé dans une période où il y a eu une évolution, certes misérable face à une autre profession mais à l’antipode de ce qu’on vécut les ambulanciers qui travaillaient, nuit, jour, weekend sans véritable encadrement des conditions de travail.

Les choses évoluent lentement certes mais n’oublions jamais pourquoi nous avons choisi ce métier. Après je ne vais pas tergiverser sur ce sujet.

La progression dans le métier d’ambulancier

 5 ans après je mesure le parcours que j’ai réalisé et à quel point l’adage suivant s’applique : un ambulancier sort de l’école, il commence sa pratique et débute juste l’apprentissage réel de son métier. La formation a beau apporter des données théoriques et pratiques elle ne peut vous faire face à ce qui vous attends dans la vie réelle. Que ce soit psychologiquement ou physiquement. Travailler avec l’être humain apporte un tel panel de diversités : origines sociales, religieuses, professionnelles. Mais aussi caractères, vécu, humeurs, sentiments et j’en passe.

Prenez une année de pratique et vous aurez un panel de patient aussi différents les un des autres. Un panel qui vous apportera systématiquement quelque chose sur le plan humain ou encore sur le plan des compétences. Que ce soit le relationnel ou encore la pratique de certains cas, pathologies, situations ubuesques rien ne vous prépare vraiment à ce que vous allez voir et faire. Le terrain c’est une école.

Une école de la vie tout comme l’école de l’apprentissage. On panique, on s’interroge, on se remet en question. Normal. Nous ne sommes jamais vraiment totalement prêt quand on débute. Ce qui ne veut dire qu’on ne connait pas son travail. Il faut juste laisser du temps au temps et ne pas oublier qu’être une équipe c’est aussi pouvoir compter sur son binôme pour être soutenu.

« Pour faire un bon ambulancier il faut 5 ans »

Une collègue m’avait dit il faut cinq années pour faire un bon ambulancier Avec le recul je me dis qu’elle avait certainement raison. Une période suffisamment importante pour être à l’aise dans la majeure partie des situations, être capable d’être un bon communicant. C’est aussi apprendre à faire face à tout type de situations, problématiques impliquant un ou des êtres humains. Savoir prendre des initiatives rapides, désamorcer des conflits, ou résoudre des problèmes en un tour de main.

Cet apprentissage ne peut se faire à l’école et même avec un bon vécu personnel et professionnel. Etre capable de conserver son sang-froid et d’agir sur une situation d’urgence même relative. Ces urgences qui ne sont jamais urgentes dit-on et au final vous laissent parfois de sacrés surprises parfois très amères, ou des souvenirs impérissables. L’école ne peut vous faire partager ce stress, ces situations tendues où on doit être capable de réagir pour venir en aide à des êtres humain en détresse tout en gérant en parallèle la panique et les inquiétudes des familles, amis, voisins présent aussi sur place.

5 ans de larmes, de rires

C’est aussi 5 années de larmes. C’est apprendre à faire face à des fins de vie, des départs brutaux, des annonces de fin de parcours. Des familles qui cherchent votre soutien, aux confidences des patients. Des liens qui se créent à des niveaux plus ou moins profond du fait des transports réguliers et qui se terminent parfois violemment. On est jamais prêt au départ de ses patients ni même au bout de cinq ans.

Il reste encore des moments difficiles mais il est important d’apprendre à se compartimenter pour ne pas sombrer. Ne pas sombrer car c’est un cheminement dans notre job. Nous sommes là pour accompagner et soutenir l’humain dans sa vie de façon ponctuelle ou répétée. Nous sommes un des maillons de la chaine de soin. Notre job c’est l’humain.

5 années de colère, de tensions, de crises, de conflit. Que ce soit pour encaisser les douleurs, les difficultés, la rage de nos patients face à la maladie. Mais aussi subir l’ire de certains professionnels de santé envers notre profession pour des choses d’une futilité parfois désespérante. 5 ans de combats, et de rage face à un cadre de travail complexe sur lequel vient se greffer la déplorable attitude des pouvoirs public qui ne cessent de venir ajouter des obstacles à notre quotidien.

Mais ne dramatisons pas. La vie est faite de fins mais elle est aussi faite de début, de nouveaux départs. Des naissances, des grossesses, des rémissions, des guérisons. Des cris de joie, des visages illuminés, des sourires, mais aussi des fous rires. Avec les patients, avec les soignants, avec les collègues.

5 ans dans le métier d’ambulancier : des collègues formidable

Les collègues sont une famille, un lien professionnel important. On se connait, on passe plus de temps ensemble qu’avec nos familles et c’est peu dire. On se connait tellement qu’on peut travailler ensemble sans parler, deviner les humeurs et s’adapter, se soutenir et faire front tous ensemble.

Ah oui on n’est pas tous sur la même longueur d’ondes mais il existe toujours ce noyau solide qui en unit une grosse partie. On se soutient, on se complète. On apprend les un des autres. On rencontre des gens formidables et je remercie au passage les miens pour supporter mes humeurs de dogue au quotidien. On est tous différent, on s’apporte tous mutuellement quelque chose (enfin presque tous hein ^_^). Compter sur ses collègues c’est important pour souder une équipe et faire du bon travail.

5 ans de tutorat

C’est une des parties qui me passionne le plus et pour laquelle je reste comme au premier jour : transmettre le savoir. Voir ses collègues passés comme élève entre ses mains et les découvrir devenu des professionnels expérimentés et compétent c’est un cadeau. Se dire qu’on a apporté certes une toute petite partie dans leur parcours, mais c’est aussi une façon de se dire qu’on suit une ligne directrice fiable qui fonctionne.

De mon point de vue la connaissance doit être partagée et la passion de ce que l’on fait donne forcément un sens aux choses que l’on transmet aux autres. La transmission du savoir est la plus belle chose qui existe pour moi surtout quand on réussit à transmettre son amour du métier et l’éthique qui me fait avancer. Former oui, mais former et orienter dans la bonne direction c’est encore mieux.

6 ans de site web

Bon ok ça dépasse les cinq années car j’ai commencé en 2009. La partie la plus mitigée depuis quelques temps. En dehors d’avoir la satisfaction personnelle d’avoir réussi à aider du monde, renseigné, informé c’est aussi une certaine lassitude. Une motivation qui baisse faute d’avoir réussi à m’entourer d’une équipe solide et nombreuse pour créer un outil communautaire qui se transmettrait au fil des générations d’ambulanciers. Sur ce point je n’ai pas encore échoué mais j’ai des doutes.

L’ambulancier lambda râle beaucoup mais quand il s’agit de s’investir pour tirer son job ou ses conditions de travail vers le haut il disparait bien souvent : râler mais surtout ne pas agir, d’autres le feront à sa place 😉 La lassitude s’explique par le fait d’être seul et de manquer d’inspiration, d’envie parfois (après le boulot dur parfois de continuer). L’angoisse de la page blanche revient de plus en plus souvent. Faute aussi au fait de ne pas pouvoir aborder certains sujets pour ne pas m’attirer les foudres de certaines institutions ou tout du moins de certain de leurs représentants ou/et membres.

Mais qu’importe ce ne sont que des moments de flottement qui disparaissent rapidement pour que l’info ressorte. C’est juste que vous subissez indirectement mes baisses de motivation. Mais quelque part en cinq ans j’ai vu passer grand nombre d’associations, groupes, site qui ont sombré malgré des volontés de révolutionner les choses ou apporter du concret; et ce depuis le départ où la Toile était à peu près vierge de ressources en dehors des pionniers toujours présent à ce jour.

Beaucoup de bruit souvent mais peu de cohésion dans tout ça. Je râle mais un jour j’espère bien que ce petit monde cohabitera ensemble. Mais malgré tout j’ai pu constater, et constate encore des démarches très constructives de la part de certains avec méthodologie et pédagogie associées à leurs actions. Moi je suis toujours présent dans mon pti coin, fidèle au poste même si j’ai du mal à conserver une ligne éditoriale équilibrée.

5 ans où je serais demain ?

J’en sais rien encore on verra ça l’année prochaine. A mon avis j’espère toujours au volant de mon ambulance, dans ma cellule sanitaire ou à conduire mon VSL. Je ne dis pas que je ne pense pas à une autre suite mais pour le moment ce ne sont que des idées sans forme bien définies.

Toujours est il que quoi que sera la direction que j’aurais pris je conserverais un souvenir inoubliable de cette profession. J’en suis fier malgré tout. Mais dites-vous une chose un jour il faudra peut-être prendre le relais de ce site.

Et à qui vais-je transmettre le bébé ? J’espère pouvoir compter sur un candidat fiable et sérieux, compétent et ouvert d’esprit pour prendre ma suite et continuer ce que j’ai tenté de commencer, mais aussi apporter un sang neuf indispensable.

Ma boite mail est toujours ouverte donc si ça vous dit de participer à l’aventure le casting est ouvert en permanence. Ne soyez pas timide, je sais je suis redondant à chaque rentrée, je ressors le même discours. Venez avec vos compétences et l’envie de faire bouger (un peu) les choses. Arrêtez de jouer les moutons et de râler dans vos coins ou sur les réseaux sociaux, à la machine à café parmi vos collègues.

Pour conclure

5 ans ça passe vite et une chose est sûre : on connait tous des moments de creux mais il ne faut surtout pas perdre de vue le pourquoi qui nous a amené à faire notre choix de profession. Si vous le perdez, vous perdez votre âme d’ambulancier et je doute que vous soyez en mesure de pouvoir exercer avec autant de qualité qu’au départ. Ce métier use mais ce métier est indispensable.

Beaucoup prophétisent la fin du métier depuis des années et nous sommes toujours là car des gens ont besoin de nous, besoin de nos compétences, besoin de nos qualités humaines. Vous êtes avant tout des techniciens de l’humain alors ne l’oubliez pas et reste droit dans vos bottes.

Sinon changez de job ; A refaire je ferais la même chose. Reste que s’accrocher reste parfois compliqué mais on revient toujours à son point initial si on est un minimum capable de faire la part des choses. Ravalez votre orgueil, vos rancœurs, et pensez à vos patients. Et n’oubliez pas une chose : bossez pour vos patients et non pas pour vous. Ils ont besoin de votre attention, de votre oreille, de votre assurance. Soyez présent… Servir mais non se servir.

Ambulancier Indépendant : Mode d’emploi

Ambulancier Indépendant : Mode d’emploi

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Cet article comporte des données qui au jour d’aujourd’hui pourront sembler obsolètes. La législation évoluant sans arrêt et les probabilités que ce statut soit revisité en raison des risques de salariat déguisés de plus en plus présent les données de cet article demanderont peut être un correctif.

Petite introduction de départ

Mon but n’est pas de fournir à qui que ce soit un dossier complet et détaillé. La démarche et les recherches personnelles doivent être réalisées par chacun. Chaque cas est différent et je ne répondrais pas aux questions trop poussées sur le sujet.

Je vais donc brosser un tableau succinct de cette création d’entreprise via l’auto-entreprenariat. Cet article n’est pas exhaustif et il comporte sûrement des manques ou des spécificités propre à chaque région. Les commentaires ou le formulaire de contact (menu en haut à droite) sont disponibles afin de m’apporter votre savoir et corriger ou compléter cet article. Donc si vous souhaitez apporter un avis soyez constructif plus que délétère afin d’apporter à tous, moi y compris les éléments manquant.

Je le rappelle encore et encore : cet article n’est pas une solution clé en main. Chacun se prendra par la main afin d’étudier son projet personnel en fonction de sa ou ses régions d’activités

L’ambulancier indépendant

L’ambulancier indépendant est un artisan agissant de façon autonome. Il propose ses prestations de services auprès des entreprises. Cette forme d’entreprise permet de proposer des remplacements de personnels lors de congés maladie, vacances, manque de personnel de façon occasionnelle, montée en puissance de l’entreprise durant une période définie etc. Les cas de figures sont divers et variés. 

L’avantage pour le chef d’entreprise c’est qu’il peut faire appel à un professionnel qui va lui proposer une prestation clé en main avec facture : pas de charges salariales ni autre c’est une prestation de service facturée par l’ambulancier indépendant. Une somme fixe, un contrat de prestation englobant le tout (charges, frais etc) et hop.

Qui peut créer cette activité

Les ambulanciers Diplômés et auxiliaires ambulanciers sont les seuls à pouvoir proposer cette prestation. Il va de soi que cette démarche conviendra bien mieux à un ambulancier DE qui va travailler en solo. Pour l’auxiliaire l’idéal est de travailler en équipage constitué avec un collègue DE. L’entreprise se voit ainsi proposé une prestation en équipage complet. Nous avons donc là deux types d’organisations possible : seul ou à deux. Vous devez être à jour comme si vous travaillez en entreprise : AFGSU, vaccins etc.

Quelles sont les démarches pour créer son auto-entreprise

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Je ne vais aborder que le statut d’auto entrepreneur. Je passerais volontairement sur les statuts autres (SASU, EIRL, etc) qui sont des statuts de sociétés bien plus complexes à décrire. Le statut d’auto entrepreneur qui va nous concerner est celui d’artisan dans la catégorie BIC (Bénéfice Industriels et Commerciaux) dans le domaine de la prestation de service.

Ce statut permet à l’entrepreneur de se lancer dans son activité de façon rapide mais avec des limitations importantes dont un chiffre d’affaire limité à environ 33k euros par an entre autres, pas de facturation de TVA mais en échange pas de récupération de cette dernière sur les achats, pas de déduction de ses frais etc.

Pour créer votre auto entreprise il suffit de se rendre auprès du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) de votre région afin de remplir les formulaires ou la créer en ligne via le site officiel : http://www.lautoentrepreneur.fr/ Je ne saurais vous conseiller de vous déplacer plutôt que de remplir en ligne sauf si vous êtes totalement à l’aise et que vous maîtrisez votre sujet.

 

SPI et registre des métiers

Une fois le statut crée votre entreprise sera existante. Mais, suite aux dernières évolutions (vive la France), les artisans auto-entrepreneurs sont dans l’obligation désormais d’être inscrit au Registre des Métiers (RM). Inscription qui ne pourra se faire qu’après réalisation d’un stage obligatoire : le Stage de Préparation à l’Installation (SPI) dispensé par les chambres des métiers et d’artisanat d’un coût évalué à 250 euros minimum suivant les régions et d’une durée obligatoire de 35 heures.

Ce stage a pour but d’informer le jeune entrepreneur aux règles de gestion, comptabilité, statut etc. Une fois le stage réalisé, une attestation vous sera remise et vous serez inscrit. Vous pourrez donc débuter votre activité. Attention ces stages sont organisés suivant un calendrier avec des places limitées étant donné la récente mise en place et la forte demande.

Cotisations sociales

Attention au charges car suivant votre profil elles peuvent varier : si vous êtes éligible à l’ACCRE (voir plus bas) vous obtiendrez un allègement de charges durant 11 trimestres pour atteindre le taux de charge de croisière à l’issue. Si ce n’est pas le cas vous commencerez directement à 24,60%. Ces charges comprennent :

  • assurance maladie / maternité
  • cotisation supplémentaire d’indemnité journalière
  • CSG/CRDS
  • cotisation allocation familiale
  • cotisation retraite de base
  • cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • cotisation au régime d’invalidité et décès

Mais dans ces deux cas de figure il faudra ne pas oublier d’ajouter à ce taux de cotisations :

Les impôts (1.7% en prélèvement libératoire) + Taxe pour frais de chambre consulaire et Contribution Formation Professionnelle (0.78% cumulés du CA))

A priori les ambulanciers sont encore exempt (pour le moment) de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), anciennement appelée Taxe Professionnelle. Mais attention les charges augmentent de plus en plus chaque année. Il faut donc rester informé pour rester dans les clous.

Pour les impôts :

Deux modes de prélèvements sont proposés au choix, personnellement je ne saurais vous guider vers le prélèvement libératoire qui reste la solution la plus intéressante. Je vous laisse fouiller sur les sites adaptés pour comprendre les différents modes. Les frais kilométriques, frais divers etc ne sont pas soumis à l’impôt en tant que frais réel ! Attention ! Vous devrez inclure ces frais dans le prix de votre prestation mais vous ne pourrez pas les déclarer et les déduire.

Les cotisations :

Le prélèvement des cotisations et impôts se font par prélèvement : mensuel, trimestriel etc. Je vous laisse découvrir le tout. Il faudra juste bien penser à faire ses déclarations en temps et en heure sous peine d’amendes.

Obtenir des aides

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Pour tout créateur il existe de nombreuses aides, prêt etc. Je ne vais pas détailler tout car il s’agit aussi de démarches personnelles de recherche donc pas question de vous livrer un projet tout cuit.

A savoir qu’une des aides de références à mettre en avant c’est l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’entreprise) comme c’est indiqué elle est ouverte aux demandeurs d’emplois. Cette aide va vous permettre durant trois années de diminuer entre autres vos charges. Plusieurs paliers à des degrés divers étalés sur 11 trimestres.

Il existe aussi l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise ) ouverte aussi aux demandeurs d’emplois. C’est une aide versée sous deux formes au choix : maintien de l’allocation chômage (ARE) durant une période définie pour venir compléter vos revenus de chef d’entreprise qui, en règle générale, lors d’une création, sont inexistant ou relativement faible.

Une façon de créer tout en bénéficiant d’un revenu permettant de vivre. Ou alors sous la forme d’un pécule équivalent à 50% de vos droits versés en deux temps : au départ et ensuite à compter du 6ème mois si votre entreprise est toujours en activité. Le reste des droits est conservé par pôle emploi à votre bénéfice en cas de retour à une situation de demandeur d’emploi (entreprise liquidée, etc).

Accident du travail, maladie, mutuelle, assurance

  • Lors de votre première année vous ne pourrez bénéficier d’indemnités journalières. Vous serez affilié au RSI et il vous faudra cotiser durant une année complète pour bénéficier d’indemnités en cas d’arrêt de travail. Votre couverture sociale sera bien entendu active pour les soins et autres.

    Il faut donc être prudent et prévoir une sécurité financière au cas où vous seriez en arrêt de travail. Ambulancier est un métier ou les lésions articulaires et musculo-squelettiques sont légion sans oublier les risques sanitaires etc. Il est donc important de prévoir en amont pour ne pas se retrouver sans revenu.
  • La mutuelle d’entreprise obligatoire c’est fini puisque vous ne serez plus salarié. Vous êtes entrepreneur c’est donc à vous de prévoir une mutuelle sur votre budget.
  • Votre assurance voiture est à étudier : vous ne serez plus dans un cadre de trajet domicile/travail il faut donc voir avec votre assureur pour que vous soyez bien couvert pour vos trajets entre votre domicile et l’entreprise du client.
  • Il faut aussi savoir qu’une responsabilité civile professionnelle est obligatoire (voir votre assureur)
  • Un compte bancaire professionnel est vivement conseillé. Non obligatoire mais fortement conseillé pour faciliter la gestion de votre entreprise.

Contrat et valeur de la prestation

Il vous reviendra, vu que vous êtes entrepreneur, d’évaluer le prix de votre prestation. A savoir que vous devrez englober dans ce prix tous vos frais (kilométrique etc) et rester concurrentiel. Concurrentiel et souple ! Car dans certains cas de figures vous devrez pouvoir répondre à la demande au pied levé (employé qui tombe malade etc). A savoir qu’il faudra constituer un contrat de prestation avec tous les détails.

N’hésitez pas à vous faire conseiller pour créer un modèle. Ce contrat sera signé à chaque prestation avec une facture émise à l’issue. A charge de votre employeur de signaler à l’ARS votre activité à chaque prestation. Attention à bien inclure toutes les modalités dans ce contrat pour éviter tout litige.

Coût de l’investissement

Les investissements sont limités. En dehors de la tenue vous n’aurez rien à acheter de précis, sauf si vous souhaitez constituer un sac d’urgence avec votre propre matériel. C’est une décision personnelle que je ne saurais que recommander. Vous n’aurez pas besoin de local professionnel puisque vous exercerez au sein de l’entreprise cliente. L’investissement de départ est donc limité ce qui explique l’intérêt de l’auto-entreprise sur ce cas de figure.

Les difficultés

Elles sont nombreuses :

  • Entre le manque de revenu en attendant de se constituer un portefeuille client, les périodes de non activité (pas de prestation, pas de revenu).
  • Mais aussi le fait que vous allez devoir tenir votre propre comptabilité même si elle reste sur un modèle simplifié. Vous allez devoir tenir tout à jour et soigneusement.
  • L’absence de congés payés ! Et oui fini la belle vie vous êtes chef d’entreprise donc les vacances c’est une période sans revenu donc attention à bien conserver une réserve de sécurité.
  • La flexibilité : vous êtes prestataire de service donc il est possible que vous soyez dans l’obligation de devoir partir au pied levé suite à une sollicitation d’un client ayant un besoin urgent de personnel.
  • Les frais kilométriques et de voyage sont à étudier : vous serez peut être amené à couvrir un secteur plus vaste que votre trajet domicile/travail habituel ce qui va entrainer des frais de transport mais aussi une planification de vos horaires en fonction du lieu où vous serez amener à travailler. Il faut donc s’organiser.
  • Si vous souhaitez conserver vos clients il va falloir faire preuve de professionnalisme jusqu’au bout des doigts. Rester flexible et surtout diplomate. Constituer aussi un réseau solide afin de garantir votre clientèle. De nombreux paramètres de qualité et de productivité vont servir de références.
  • Vous ne serez plus soumis aux heures légales de travail comme un salarié. C’est donc à vous de gérer votre emploi du temps, votre fatigue tout en garantissant un travail de qualité et une sécurité optimale.
  • Les cotisations : chaque année le statut d’auto-entrepreneur évolue, pas forcément en bien, les cotisations augmentent et les obligations aussi. Le modèle est donc fragile sur long terme.

    Il convient de rester informé en permanence des évolutions et obligations. A vous de juger ensuite si le modèle reste viable ou si vous devriez envisager de faire évoluer votre statut. Consultez des spécialistes pour être bien orienté sur le modèle adapté.
  • La retraite : pour cotiser pour votre (oui je sais la retraite…) retraite il vous faudra justifier d’un Chiffre d’Affaire (CA) minimum afin de valider un nombre minimum de trimestre (plus d’infos sur les sites de référence). Pour valider un trimestre en 2015 il faut : 2 883 € de CA/an pour une activité de prestations de service, sachant que vous ne pouvez valider plus de 4 trimestres par an maximum (11 532 € de CA/an pour une activité de prestations de service).
  • La concurrence : vous ne serez pas seul et devrez faire face à une concurrence donc à vous de savoir vous rendre unique et indispensable. Le bas coût d’une prestation n’est pas forcément signe de qualité. Attention aux idées reçues. C’est à vous ensuite de faire valoir votre coût auprès de vos clients et de le justifier.

Stopper votre activité

L’avantage du statut d’AE c’est la facilité à clore votre entreprise. Un simple formulaire permet de « fermer » votre entreprise. Néanmoins attention puisque si vous décidez de tout arrêter vous aurez un délai de carence avant de pouvoir recommencer à créer un statut de ce type. Pour ceux qui étaient démissionnaires attention vous n’aurez pas droit au chômage (cf carence de 4 mois de pôle emploi) si vous arrêtez l’activité.

Je suis employé je veux changer de situation

Plusieurs options :

  • Démission : mais en échange pas de chômage à l’issue sauf après avoir subi les 4 mois de carences avec à l’issue une possible étude de votre dossier par pôle emploi donc pas d’accès à l’ARCE/ACCRE de façon immédiate.

    Soit vous débutez la création sans aide soit vous patientez quatre mois et vous êtes dépendant de l’acceptation ou non de votre dossier par la commission de pôle emploi. A savoir que cette étude de dossier est soumise à des règles. Une visite sur le site de pôle emploi vous en dira plus.
  • Rupture conventionnée : si votre employeur accepte vous quitterez votre emploi avec à la clé un licenciement (avec accord tacite des deux parties) et accès direct à pôle emploi et aux aides.

    Cependant votre patron doit vous verser des indemnités légales obligatoires qui varient en fonction de votre ancienneté. A vous de voir avec lui s’il accepte ou non. Pas d’arrangements possibles. Le versement d’indemnités est obligatoire et le législateur surveille de près…

Je ne m’étalerais pas sur les autres moyens éventuels, c’est à chacun d’étudier la question en fonction de sa situation personnelle. Attention tout de même aux arrangements. Respectez la législation c’est dans votre intérêt personnel et en vue de vous protéger ! Calculez tout y compris vos dates de départ afin de rester le moins possible sans activité et donc sans revenu.

Les autres détails

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Je passerais sur la tenue de votre comptabilité, du processus de recherche client, de votre site web, cartes de visite, flyer et autres publicités etc. Mais aussi le régime de protection sociale, vos obligations diverses etc, les pièges des courriers injustifiés qui vous réclament de l’argent (inscriptions etc) etc.

Je rappelle une fois de plus que je présente juste ce statut mais que je vous invite à démarrer une véritable étude de marché en ce qui concerne cette activité. Les choses évoluent très vite surtout pour le statut d’auto entrepreneur et les pièges sont légion malgré l’attractivité de ce statut. Ce changement est à étudier bien plus en profondeur que sur la base de « je veux mon indépendance ».

Etre entrepreneur requiert une réflexion, des risques à prendre. Rapprochez vous des associations d’aide à la création, allez à la chambre des métiers : votre démarche doit être sérieuse et réfléchie pour ne pas vous tromper ni vous léser. Comme vous avez pu le constater l’auto-entreprise n’est qu’un modèle parmi tant d’autres. La seule différence est que celui ci permet de se lancer simplement sans trop de lourdeur.

Cela étant dit est ce le meilleur modèle économique sur long terme ? En attendant je vous souhaite bon courage pour ceux qui souhaitent donner vie à ce projet. Les ambulanciers ayant vécu cette expérience peuvent me raconter leur parcours afin de le partager avec d’autres via le formulaire de contact.

Important !

Suite à la condamnation récente d’une entreprise qui avait comme prestataire des ambulanciers indépendant pour des renforts we etc, il est impératif que vous soyez en capacité de prouver que vous avez un portefeuille client et non un client unique. Pour information les infractions liées à ce procès ont été relevées par la Directte – Direction des entreprises, de la conncurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi.

Avoir un client unique est considéré comme du travail salarié et doit s’effectuer sous l’égide d’un contrat de travail. Pour certains détracteurs  l’activité de l’ambulancier indépendant est liée au chef d’entreprise via un lien de subordination. Lien qui inclut donc l’obligation de travailler sous contrat (CDD, CDI).

Je ne vais pas me faire l’avocat du diable mais l’ambulancier indépendant est un prestataire de services qui intervient à la demande d’un client pour pallier à un manque d’effectif (absences, maladies, congés) ou augmentation brutale d’activité. Il ne travaille pas à temps plein ou partiel pour une entreprise unique.

Nul doute que cette condamnation est le possible prémisse d’un changement ou d’une volonté de modifier voire changer la réglementation, le statut.  Mais ce n’est qu’une hypothèse au vu de cette condamnation.

Source : 

http://www.leprogres.fr/jura/2015/11/18/ambulanciers-independants-employes-aux-rousses-l-entreprise-condamnee et

http://www.leprogres.fr/jura/2015/10/29/l-activite-des-ambulanciers-des-rousses-mise-en-peril

Coupure de presse lisible sur cette page FB (je vous laisse la trouver) : https://www.facebook.com/Support.Ambulancier

S’il vous plait : pas d’amalgames. Cette entreprise n’est pas condamnée pour des fraudes que ce soit clair ! ! ! Elle a juste engagé des prestataires…

Donc à ne pas oublier : Vous êtes un prestataire de service et il faut absolument ne pas travailler avec une seule et unique entreprise, mais bien pour différentes entreprises clientes. Il est impératif de ne pas tomber sous des arrangements ou autre magouille sous peine de se retrouver avec des ennuis juridiques. Votre mission est de pallier à un surcroît d’activité ou d’absence du personnel.

Pas de faire du travail dissimulé via un montage boiteux qui peut entrainer de sérieux risques à court terme. Travailler pour une entreprise unique revient à considérer l’activité de l’ambulancier indépendant comme un salarié !

A vous de démontrer que vous exercez pour des clients variés. Prudence donc sur l’avenir de ce type d’activité (je sais ça fait x années qu’on le dit). Je souhaite tout mon courage à l’ensemble des collègues indépendant qui font un boulot formidable et qui sont une fois de plus dans le broyeur administratif. Reste à espérer que ce n’est pas une chasse aux sorcières qui va être lancée…

Les références à consulter

http://www.auto-entrepreneur.fr/

http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/

http://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/actualites/mot758.html

https://www.apce.com/

Mickael Blindord : Quand t’es ambulancier #2 !

Mickael Blindord : Quand t’es ambulancier #2 !

Mickael Blindford : quand t’es ambulancier

Rappelez vous il y a quelques temps de cela je vous partageais en exclusivité une vidéo originale, bourrée d’humour « Quand t’es ambulancier » réalisée par Mickael Blindford. Ancien ambulancier il s’était pris au jeu des clichés du métier avec brio. Il nous avait amusé avec ces mises en scènes sympa, que chaque ambulancier connait et a déjà vécu au quotidien. Je l’avais contacté pour lui demander si il comptait s’arrêter là ou si il allait retenter l’expérience avec un nouvel épisode. Le succès avait été pour cette première tentative assez important car la vidéo cumule à ce jour pas loin de 22 000 vues ce qui est quand même un joli score et démontre le succès de cette réalisation. N’hésitez pas à découvrir ses autres vidéos sur des thèmes complètement différent du métier d’ambulancier.

Quand t’es ambulancier chapitre 2

Cette fois ci il revient avec une nouvelle vidéo, un peu plus longue d’une vingtaine de minutes. Au programme : de tout ! De l’ambulancier au régulateur, en passant par le patron ou l’indispensable lèche botte de la boite. Les plannings à rallonge, la journée type ou encore la course contre la montre. J’avoue que je me suis bien marré à certains moments car on arrive à deviner l’issue de la scène tellement ça sent le vécu. Alors attention, il faut regarder ça au second degré et avec une envie de se détendre et d’auto dérision du métier. Les accrocs aux reportages bien cadrés et fidèles à l’image passez votre chemin ceci est tout sauf politiquement correct mais j’aime et ça fait du bien. Chaque ambulancier s’y retrouvera et on sent vraiment le vécu dans chaque mise en scène.

Quand l’humour fait du bien

C’est le moment de se détendre, de débrancher le cerveau deux minutes et de rigoler un peu. Ce sont des clichés tellement connu de tous qu’on s’y croirait. Reste à espérer que cette vidéo aura autant de succès que la précédente pour motiver Mickael a nous concocter un troisième épisode. A ce jour peu de vidéos de ce type existent et j’avoue ça fait aussi du bien. Alors à défaut de vous proposer un reportage structuré, sérieux, réaliste sur le métier je vous propose de découvrir son opposé total que seuls les ambulanciers comprendront de façon subtile. Bon visionnage !

La vidéo Quand t’es ambulancier #2

Retrouvez Michael Blindford sur Chaine Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCEI-LT6tJv9GOhH44ePccOw

Les ambulanciers de Dordogne et le maintien des acquis

Les ambulanciers de Dordogne et le maintien des acquis

L’Association des Ambulanciers de Dordogne (AAD)

L’association des ambulanciers de Dordogne oeuvre de façon permanente eu sein de son département pour promouvoir le métier d’ambulancier mais aussi améliorer les bonnes pratiques du métier. Ces ambulanciers qui constituent le coeur de l’association mettent en place de nombreuses rencontres, action de formation avec les professionnels du secteur médical en région.

Aujourd’hui une grande avancée est mise en avant grâce à leur dévouement constant mais aussi grâce à la volonté des acteurs médicaux de l’Aide Médicale Urgente. Je vous propose de lire les lignes qui suivent. reste à espérer que ce modèle sera appliqué un jour sur l’ensemble du territoire auprès de tous les professionnels ambulanciers. Je ne cesserais de vanter la qualité de leurs résultats sans cesse en progression dans une région jusqu’à ce jour assez hostile à l’avancée des pratiques ambulancières. mais c’était sans compter sur l’acharnement de l’équipe de l’AAD qui a su démontrer aux autorités et différents partenaires l’intérêt réel de faire avancer cette profession d’ambulancier.

Maintien des acquis

Il y a un an, l’AAD, toujours en quête d’améliorer l’image et la pratique de notre métier, était contacté par la chambre des métier. Une question simple est posé au président de l’AAD : « Avez vous besoin de formation ? » Du pain béni, en somme. Nous avons donc proposé et établi les besoins et les priorités concernant la formation continu des ambulanciers de notre département.

La priorité de l’AAD était que cette formation soit d’abord obligatoire et annuelle, ensuite propre aux ambulanciers (contrairement à l’AFGSU) et, enfin, gratuite pour nos chefs d’entreprises. La chambre des métiers a donc menée, durant l’année 2014, bon nombre de réunion afin de mettre en place une journée de recyclage supplémentaire à l’AFGSU. Le cesu24 et l’Otsu24 ont activement participé. Nous sommes arrivé à un résultat satisfaisant même si, pour l’instant, toutes nos demandes n’ont pas pu aboutir.

En effet, cette formation, que nous avons appelé « maintien des acquis », ne sera, faute de formateurs et de place au CESU, que tout les 2 ans. Elle rentre dans le cadre de la formation continu, grâce à l‘OPCA transport. Elle sera, pour l’instant, un rappel des fondamentaux de l’AFGSU. Nous espérons affiner dans l’avenir le continu pour qu’elle devienne encore plus adaptée aux ambulanciers (postures, législation par exemple).

Au mois de février 2015, ce maintien des acquis va donc voir le jour. Un grand tournant dans l’histoire des ambulanciers de Dordogne, la plus grande victoire depuis la création de l’AAD.

Retrouvez l’association sur le web

Sur la toile : http://www.ambulanciers24.fr/

Sur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-de-Dordogne/367460413361289

Ambulancier et oxygène

Ambulancier et oxygène

Revoir les bases ?

Cet article n’a pas pour but de vous faire un cours magistral sur l’administration de l’oxygène ou encore sur la saturométrie etc. Non par le biais de cet article je vous propose juste de revoir quelques bases essentielles sur les modes d’administration : quels masques utiliser, pour quel débit, les précautions d’usage etc. Mais surtout la base de cet article sera sur les règles de transport de l’oxygène. Restons certes basique mais il est toujours important de revoir ces éléments pour pallier à des erreurs éventuelles ou des oublis. Il est surtout l’occasion de rédiger un article en apposant un bon gros coup de gueule au passage sur un point précis que vous découvrirez plus bas.

Pour débuter ce petit article voyons d’abord une explication globale

L’oxygène (O2) est une molécule composée de deux atomes. Son nom scientifique est le « dioxygène ». C’est l’un des principaux constituants de l’atmosphère terrestre : il représente 21 % de l’air que nous respirons. L’oxygène est indispensable à beaucoup de formes de vie : dans les cellules, il permet de « brûler » le glucose et ainsi de fournir de l’énergie aux organismes vivants.

Une partie de l’oxygène est également transformée en ozone dans la stratosphère, protégeant la Terre des rayonnements UV du Soleil. Sans cette protection, les rayons détérioreraient l’ADN des cellules, engendrant coups de soleil et cancers de la peau.

Il a été découvert en 1774 par Joseph Priestley.

Pour produire l’oxygène, il faut le séparer des autres constituants de l’air, comme l’azote (78 %). L’air se liquéfie à très basse température, vers -190°C. Ses composants (azote, oxygène, gaz nobles) sont alors séparés par distillation cryogénique. Une autre technique utilise un matériau poreux qui va piéger ou « adsorber » l’azote de l’air. Au contact de ces matériaux adsorbants, souvent des zéolithes, l’air s’appauvrit en azote et l’on peut alors récupérer l’oxygène.

À température et pression ambiantes, l’oxygène est un gaz incolore, inodore et insipide. Très réactif, il peut quasiment se combiner avec tous les autres éléments en les oxydant. L’exemple le plus connu est la combustion, et c’est aussi l’une de ses principales applications. Les composés organiques brûlent très vivement à son contact et c’est pourquoi la combustion à l’oxygène est très utilisée dans l’industrie.

L’oxygène est également le « gaz de la vie ». Il est indispensable à l’être humain pour assurer sa respiration. L’oxygène médical permet d’aider les malades insuffisants respiratoires ou atteints de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive).

Source : http://www.airliquide.com/fr/le-groupe/nos-metiers-nos-produits/gaz-de-l-air/loxygene.html

Masques et lunettes

Pour administrer l’oxygène à un patient par voie non invasive l’ambulancier aura à sa disposition plusieurs éléments :

  • Lunettes
  • Masque simple
  • Masque à haute concentration
  • BAVU

Les lunettes

Le débit adapté à l’administration d’oxygène via des lunettes nasales se situe entre 0.5 et 3l/minutes. On passe  la tubulure derrière chaque oreilles : les tuyaux font le tour complet des oreilles pour se rejoindre en avant sous le menton. On termine en ajustant la bague de serrage des lunettes de façon à  « coincer » la tubulure sous le menton. Le serrage sera bien entendu adapté pour ne pas gêner le patient.

Le masque simple

Le masque simple est muni d’ouvertures latérales sans valves souples qui permettent l’évacuation du gaz expiré (CO2). Débit moyen : 4 à 8 L/min. Si le débit  est inférieur à 4 l/min : risque de réinhalation du gaz expiré (CO2) contenu dans le masque. Si débit  est supérieur à  8 l/min : le masque ne sera plus efficace puisqu’un débit de 8 L/min assure l’enrichissement maximum qu’il est possible d’obtenir avec ces masques. On s’assurera du maintien du masque en ajustant la bague de serrage au niveau du nez tout en veillant au confort du patient.

Le masque Haute Concentration (HC)

Le masque haute concentration se compose du masque avec valve unidirectionnelle pour empêcher l’air expiré de revenir dans la réserve et limiter le risque de réhinhaler le gaz expiré (C0²) et de deux ouvertures latérales avec valves pour permettre l’évacuation du CO², mais aussi de bloquer le passage de l’air ambiant dans le masque. Ce qui va favoriser l’inhalation d’oxygène pur. Le débit minimum : 8l/min.  On s’assurera du maintien du masque en ajustant la bague de serrage au niveau du nez tout en veillant au confort du patient.

Astuce : Avant d’apposer le masque sur le visage du patient, on ouvrira la bouteille d’O² puis on va « boucher »  avec le doigt la valve située entre le masque et la réserve de façon à remplir complètement la réserve d’oxygène plus rapidement pour optimiser l’efficacité du masque avant installation sur le visage de la victime. De cette manière la réserve sera pleine au moment de la pose.

Le BAVU ou Ballon Autoremplisseur à Valve Unidirectionnelle

Le BAVU est utilisé dans une situation de réanimation. On branchera la tubulure  sur la bouteille d’oxygène, on ouvrira le débit à 15l/min et on attend que la réserve soit remplie avant d’apposer complètement le masque  sur le visage de la victime. Dans le cas d’un BAVU à usage unique on prendra soin de le jeter après usage dans un sac dédié aux DASRI (Déchets d’Activité de Soin à Risque Infectieux) de couleur jaune et identifié comme tel. Dans le cadre d’un BAVU réutilisable on procèdera à une désinfection avec démontage et trempage de chaque élément en respectant les consignes d’utilisation du désinfectant utilisé (temps de trempage etc).

Calcul d’autonomie d’un obus d’oxygène

Encore un rappel de base :

  • volume total d’O2 disponible = volume bouteille  x pression lue au manomètre (bars)
  • volume réellement disponible = volume total -10%
  • autonomie (min.) = volume réellement disponible / débit administré au patient (l/min.).

Exemple : bouteille d’O2 de 5 litres, pression de 100 bars, débit de 15 l/min.
autonomie = ((5 x 100) -10%) / 15 = 30 min.

Cette formule est à connaitre par coeur ! Néanmoins à l’heure de la technologie il existe des obus d’oxygène présentant un affichage digital comportant la durée d’autonomie, mais aussi des applications de calcul du type « Secours Reflex » 

Le transport de l’oxygène

Transport d’un patient sous oxygène

Attention coup de gueule en vue, la chevrotine va sortir…

Rappel important : en aucun cas une bouteille d’oxygène ne doit être transportée dans un véhicule sanitaire léger. Il est OBLIGATOIRE de transporter l’oxygène dans une ambulance  avec un système de fixation adapté pour les obus d’oxygène. En AUCUN cas on ne transporte un patient sous oxygène en VSL, c’est INTERDIT. Dans ce cas de figure vous allez à l’encontre des règles de sécurité. La prescription médicale de transport doit être réalisée en ambulance. C’est la LOI. Le seul cas de figure autorisé est pour le transport d’un patient détenteur d’un système d’oxygénation portatif.

Si on vous demande d’effectuer un transport d’un patient sous oxygène en VSL : vous êtes tenu de refuser le transport. Que le demandeur soit un médecin, votre patron ou encore le président de la république vous devez REFUSER. C’est votre responsabilité qui sera engagée si par malheur il arrive quelque chose.  Je vous rappelle que vous êtes soumis au respect de la prescription médicale. Mais si celle-ci est erronée il vous incombe de faire le nécessaire auprès de l’équipe médicale.

Il est INADMISSIBLE qu’en France actuellement certains pseudo professionnels de santé (ambulanciers) réalisent ce type de transport (VSL + patient + obus d’o²). Soyez des professionnels et exercez votre droit de retrait. En aucun cas on ne pourra vous accuser de faute si vous refusez. Le cas contraire c’est le cas : il s’agit d’une faute professionnelle grave qui met en jeu votre sécurité et celle de votre patient. Et à ceux qui me balanceront à la tête que leur patron blabla licenciement bla bla : vous êtes en faute +++

Ne venez pas essayer de vous justifier ou autre, je ne suis pas l’instigateur de ces textes de lois. Et oui les règles en question existent pour mettre en oeuvre des mesures de protections.

Règles de sécurité et oxygène

On ne fume pas, on ne met pas de graisse ou de corps gras sur un obus d’oxygène, on évite tous risque d’étincelles, flamme ou autre  à proximité d’une bouteille d’oxygène. On ne force pas l’ouverture de la vanne si ça bloque. On ne part pas tant que la bouteille n’est pas fixée solidement sur son support. Si ce n’est pas le cas imaginez un accident. La force cinétique du choc mélangé au poids initial de la bouteille vous donnera une idée de la capacité destructrice d’un tel élément sans oublier le risque d’explosion associé en cas de choc avec une bouteille non fixée. Exemple : on ne transporte pas un patient en ambulance avec l’obus d’O² crochetée sur le brancard !

Ces règles risquent de faire sourire plus d’un et pourtant ces règles de base sont souvent négligées.

Juste pour info voilà une petite démo d’un obus d’oxygène énervé ça vous donnera une idée concrète :

Pour aller plus loin

Sur ces bonnes paroles je vous invite qui que vous soyez à réagir en commentaires et ajouter les éléments qui pourraient enrichir/corriger/améliorer le contenu même de cet article. Pour ceux intéressés pour approfondir le sujet et revoir vos acquis il y a des sites web animés par des professionnels de santé plus qualifiés (infirmiers, médecins) ou encore la révision de la bible de l’ambulancier rédigé par Laurent FACON et Loic CADIOU : L’ambulancier Diplômé d’Etat. Non pas que je ne maitrise pas mon sujet, loin de là, mais je préfère que l’information distillée proviennent d’autres sources plus compétentes en la matière avec des références reconnues (oui je sors le bouclier moi aussi).

Sources de l’article : www.infirmiers.com

Quand t’es ambulancier

Quand t’es ambulancier

Quand t’es ambulancier…

Je vous présente une petite vidéo très sympa à prendre avec humour au second degré, je précise pour certains qui se méprendraient. C’est réaliste, ce sont des clichés du quotidien. C’est sûr que ça ne reflète pas un ensemble général mais ce sont des scènes vécues au moins une voire plusieurs fois par nos collègues ici ou là.

Je vous invite donc à découvrir cette vidéo et son contenu. Posez vous quelques minutes avec le pop corn c’est parti pour un petit moment de détente 🙂

Quand t’es ambulancier par Michael Blindford

Introduction de l’auteur :

Bonjour , voici mon 1er podcast sur un métier que j’ai bien connue 🙂 ,
n’hésitez pas à commenter , aimer , partager et vous abonnez bien sur 😉 , thanks for watching !

facebook : https://www.facebook.com/Mickael.Blindford

Portrait d’un ambulancier SMUR : Jean François CHARLES

Portrait d’un ambulancier SMUR : Jean François CHARLES

Qui suis-je ?

Je suis ambulancier SMUR au Centre Hospitalier Melun (77), depuis maintenant 6 ans, dans une équipe qui compte actuellement 16 ambulanciers. Nous effectuons environ 5400 interventions par an, réparties entre primaires et secondaires.

Un parcours atypique

Issu d’une famille de pompier, j’ai commencé par faire des études de dessin publicitaires puis une formation de retoucheur photo. C’est à cette période que j’ai rencontré une personne, qui est devenu assez rapidement un ami Jean-Pierre de MEDICALP, et dont les parents possédaient une société d’ambulance. J’ai donc passé mon Brevet National de Secourisme (BNS) à l’époque (cela ne me rajeuni pas)…. afin de faire des vacations dans la société, vacations que je n’ai jamais faites par ailleurs.

Mais j’ai découvert le monde associatif avec la Croix Rouge Française (CRF) où j’ai passé quelques onze années comme bénévole. Commençant comme simple secouriste et grimpant les échelons au fur et à mesure (mention réanimation, secouriste en situation d’exception, chef de groupe SSE, chef d’intervention, et pour finir vice-président). C’est là que j’ai découvert le métier d’ambulancier SMUR au fil du réseau de secours et des plans « rouge ».

Professionnellement, j’ai alterné les emplois  de retoucheur photo dans un grand laboratoire parisien, assistant d’édition. J’ai commencé à faire des vacations dans une société d’ambulance, et l’opportunité s’est présentée : rentrer au SAMU 77 par la petite porte : « PARM »  (Permanencier Auxiliaire de Régulation Médicale) devenu l’ARM aujourd’hui (Auxiliaire de Régulation Médicale). J’y suis resté 9 ans.

Le chemin vers l’ambulancier SMUR

Jusqu’au jour où à force de voir les équipes partir sur les chapeaux de roues gyros allumés, me raconter leurs AVP (Accident de la Voie Publique) avec de multiples victimes, leurs histoires de chasses, j’ai saisi l’occasion du départ d’un ambulancier SMUR pour postuler.

Et là surprise ! … Au bout d’une semaine la candidature fut acceptée, l’hôpital me finançant le CCA (Certificat de Capacité Ambulancier, remplacé par le DEA actuellement). A charge pour moi de financer le permis C (Poids Lourd). Je remercie ma femme qui n’a pas hésité  à faire des sacrifices afin de me permettre de réaliser un rêve d’enfant bien tardif.

Mon implicationdans la profession d’ambulancier

Aujourd’hui  je suis investi dans cette profession qui me plait et que je veux faire évoluer. Je suis au fil du temps devenu moniteur national de premiers secours, formateurs AFGSU, et surtout formateur en IFA tant Croix Rouge que AFT IFTIM afin de partager mon amour du métier d’ambulancier, mon expérience, mes ficelles …

Je veux par cette implication aussi changer la vision qu’on les gens des ambulanciers qu’il soit privé, ou smuriste, avec quand même une attirance pour la partie urgence de la profession. Je veux aussi essayer de changer les choses en faisant que les ambulanciers qui ont transporté mon père un jour n’existent plus. Cette image des ambulanciers à l’ancienne.

Quand je vois ce que font nos voisins européen je me dis qu’il y a encore du travail… Une formation d’ambulancier urgentiste avec une orientation paramédic. Pour avoir passé la formation PHTLS il y a des choses a faires pour trouver un mix, obtenir une formation et un niveau adapté, et conserver nos SMUR.

Je profite de ma passion pour le métier pour conjuguer ma passion de la photographie qui m’habite depuis mes études de dessin et faire ainsi partager quelques moments de terrain, de matériel et d’ambiance.

ONPA : Collecte d’articles sur les ambulanciers…

ONPA : Collecte d’articles sur les ambulanciers…

ONPA l’étude en seconde phase

L’étude de l’ONPA : l’Observatoire National de la profession Ambulancière a déjà débuté sa deuxième tranche de travaux. Pour rappel, l’enquête se terminera fin septembre. Ceux et celles qui n’aurait pas encore participé peuvent le faire tranquillement mais après le 30-09-2014 il sera trop tard !

Pour l’heure, l’O.N.P.A active une collecte d’article sur la profession. Ces articles issus des organes de presse présents dans votre région serviront à l’analyse (presse régionale, locale, municipale,…)

Si vous possédez un article avec ou sans photos relatant une mission exceptionnelle (1), un évènementiel professionnel (2) organisé par votre entreprise ou auquel vous et vos collègues avez participez n’hésitez pas à communiquer ce ou ces dernier(s).

Deux moyens sont à votre disposition

 Voie postale (merci de ne pas plier votre envoi pour une meilleure qualité de diffusion) :
Coordinateur O.N.P.A
1 b Chemin de l’ESCALE 25000 Besançon

 Courriel (scan) :
onpa2014@gmail.com

Les articles anciens (par ex. depuis 1970…) comme ceux plus récents sont évidemment attendus.
Votre histoire professionnelle tout comme celle de votre entreprise ont forgé la grande Histoire de la profession ambulancière, la transmettre est important.

Alors, bon courage pour la recherche dans vos archives et bon courage dans vos missions.

(1) Secours à personne en qualité de professionnel du secours ou transfert de patient demandant une organisation ou un protocole exceptionnel. Secours à personne hors temps professionnel et pour lequel votre statut d’ambulancier(e) est cité. Participation à de grands événements festifs locaux.

(2) Formation organisée et/ou réalisée dans votre entreprise. Plan NOVI, exercice SMV avec ou sans collaboration d’autres secouristes (pompiers, associatifs,…)

Ambulanciers, la naissance d’un futur reportage télévisé

Ambulanciers, la naissance d’un futur reportage télévisé

Ambulancier, le parent pauvre du média

L’ambulancier n’apparait que très rarement dans les divers reportages télévisé. Parent pauvre des médias, les sujets sont souvent bourrés de stéréotypes mal dégrossis, faux, ou encore trompeur voire souvent basé sur des faits qui ne concernent qu’une minorité. La méconnaissance du métier est réelle, les éléments avancés ont souvent un goût de rédaction scolaire et aseptisé.

Par contre les sujets racoleurs sur la fraude à la sécu sont légion avec souvent des cas bien ciblés et un montage parfaitement adapté qui non seulement détrompe l’auditeur avec des idées reçues mais avec un manque cruel d’informations qui engendre forcément un sentiment de généralité. Un ambulancier qui fraude, fait des conneries et c’est toute la profession qui prend. L’ambulancier, le chauffeur de taxi, en jean basket, dans son J9 ambulance à la mode tunning des années 70, qui coure après le « client ».

Qui charge son colis et se dépêche de le larguer vite fait en échange d’un joli chèque rédigé par la sécurité sociale. Qui plus est se fait un malin plaisir de détourner de façon quotidienne des millions d’euros sur le dos du pauvre contribuable. Manipulateur de médecin, arnaqueur professionnel mais jamais au grand jamais un professionnel de santé. Ce, au grand dam de tous ces passionnés qui sont professionnels jusqu’au bout des ongles.

Il est où l’ambulancier passionné

Dans tous ces reportages on en compte malgré tout quelques rares  cas qui rendent justice à tous ces professionnels passionnés, qui se donnent sans compter et s’évertuent à agir avec professionnalisme et faire évoluer la mentalité. Vous en trouverez un entre autre intitulé « La nuit c’est ma vie «  en rubrique média de ce site.

Et donc pour enfin en 2014 apporter quelque chose de concret j’ai un copain de promo DEA, dynamique du haut de son association régionale en Dordogne (Association des Ambulanciers de Dordogne) , qui m’a contacté pour me parler d’un projet fou qu’il avait sur les rails. Ni une ni deux j’ai pu l’aiguiller vers des entreprises adaptées où les journalistes pourraient enfin puiser dans du concret, du réel, de l’ambulancier made in France.

Je ne révèlerais pas les noms des entreprises concernées pour le moment mais elles sont réparties sur l’ensemble du territoire. Mais je vous garantis que c’est du lourd et qu’enfin nous allons pouvoir montrer ce que l’on fait aussi de bien en France chez les ambulanciers. Non nous n’avons pas que des entreprises de livraison de colis.

Vendre du vent ? Que nenni

Le but n’est pas de vendre du vent. Le but est de montrer le vrai quotidien, les vraies difficultés, le vrai visage de notre métier. Le but n’est pas de vendre du racoleur ni de mettre une équipe de communication sur les rails pour surveiller de près ce qui sera diffusé mais bien de mettre en avant un quotidien comme nous le connaissons. Mais place à un petit mot de mon collègue Bastien, celui à partir de qui c’est devenu possible ! Je tiens à le féliciter pour avoir entrepris cette démarche.

L’Association des ambulanciers de Dordogne : du projet de reportage au concret

Le 9 mai 2014, après visionnage, un soir de garde, du énième reportage sur les arnaques à la sécu et les compresses périmées, l’association des ambulanciers de Dordogne a décidé de contacter plusieurs grandes sociétés de production télévisuelles. Leur expliquant un peu notre quotidien, notre réalité, loin de ces multi reportages orduriers, nous avons appuyé sur le fait que jamais, sur une grande chaîne nationale, un seul reportage a été fait sur notre corporation.

L’une d’entre elle nous a répondu le jour même ! Dès lors un dialogue c’est instauré avec le rédacteur en chef, puis avec l’une de ses journalistes. Des heures passé au téléphone à parler de qui sont vraiment ces ambulanciers, leurs formations, leurs habitudes, leurs problèmes aussi….

L’étape suivante fut la présentation du projet à la chaîne (TF1) qui a immédiatement accepté ce reportage. Nous avons, avec la journaliste, cherché plusieurs « profils » d’ambulanciers. Le jeune, le vieux, l’étudiant, le rural, l’urbain, le super ambulancier…. Nous avons eu une réponse quasi unanime de la part de tous ces contacts et c’est pourquoi, grâce à eux, le début du tournage de ce reportage devrait être imminent.

Il manque toujours un profil : aidez-nous à les trouver !

Il nous manque tout fois un profil : une petite entreprise (moins de 10 salariés), familiale, rurale avec des salariés en poste depuis longtemps.

Si c’est de vous que l’on parle, contactez-nous : ambu.dordogne@yahoo.fr

Ce projet, s’il est mené à bien (et pour cela nous avons toute confiance en cette société de production et de ses journalistes) sera certainement une grande avancée dans la reconnaissance de notre métier par le grand public mais aussi par nos partenaires santé. C’est bien là le but de notre petite association !

Nous n’en dirons pas plus sur ce projet, le reste sera à découvrir sur votre téléviseur, prochainement.

Le président de l’AAD, Bastien

Retrouvez l’AAD sur le net

http://www.ambulanciers24.fr/

Halte aux critiques à venir

Comme je connais bien la toile et son public je sais que les critiques et les retours négatifs sont à venir. Pour anticiper sur ce côté je vous propose de faire suivre ici même l’évolution de ce reportage et de sa construction via les infos de Bastien, le président de l’association des ambulanciers de Dordogne. Il restera le « conseiller » on va dire, technique, pour la partie métier, sur ce reportage.

Le connaissant très bien je peux vous assurer qu’il sera intraitable dans la mesure du possible et surveillera de très près pour éviter tout loupé ou erreurs éventuelles. Au plaisir de lire vos commentaires, vos retours et vous divulguer dès que possible de nouvelles infos. Pour les plus sceptiques, je ne saurais vous rappeler qu’à ce jour, personne n’a encore réussi à entreprendre la démarche avec succès comme il a pu le faire. Au vu de sa difficulté je ne peux que le féliciter pour sa persévérance.

Mots d’ambulanciers

Mots d’ambulanciers

Mots d’ambulanciers, profession, affiches, communication

[MAJ du 26/05/2014] Les nouvelles versions sont arrivées, avec une reprise des éléments pour un rendu plus homogène et plus plein. 2 versions : blanc ou bleu, 2 formats a4 ou a3.

Cela fait déjà quelques temps que l’idée trotte dans ma tête : créer une campagne de communication sur la profession d’ambulancier. En effet rares sont les affiches, flyers, dépliant sur le métier. Et ceux qui existent sont souvent très classique, ou avec des informations qui datent. Alors j’avais commencé à m’y mettre mais c’est comme pour tout l’inspiration fout le camp parfois et c’est l’angoisse de la page blanche qui prend une place incroyable. Alors quand c’est comme ça ou quand ce que je commence à faire me semble zéro je laisse de côté et j’y reviens après.

Mots, ambulancier, passion

J’avais en tête depuis un moment de créer quelque chose de visuel avec pour base de travail les mots. Des qualificatifs du métier, des qualités, etc. Donc une fois dégagé la liste principale, après recherche ici ou là sur la toile, en cherchant un peu de mon côté, il ne me restait plus qu’à trouver le support. Rien de compliqué : une base a4. Mais ensuite comment illustrer ça. J’ai testé plusieurs variantes, fais des essais etc. J’ai finis par travailler sur un nuage de mots avec des tailles et couleurs diverses mais rien à faire ça me semblait fade, déjà vu et… pas satisfaisant.

La croix de vie

La croix de vie, symbole de la profession, symbole connu et reconnu. En jouant avec mes éléments m’est venu à l’idée de glisser ce nuage de mot dans une très grosse croix de vie. Alors là ce n’était plus la même danse. Une taille à respecter, des angles à ne pas dépasser. Bien ordonner tout ce fouillis. Et surtout surtout garder un ensemble cohérent. Mais j’y suis arrivé et je pense que mon ébauche semble pas si mal que ça. On peut toujours faire mieux mais le rendu me convient. Comme d’hab j’ai corrigé x fois les choses, modifié plein de détails insignifiant et au bout d’un moment…

… il faut montrer et soumettre !

Et oui à un moment donné qui d’autres que les lecteurs de ce site pourraient être à même de donner leur avis sur la question, apporter leur vision, des critiques, des conseils bref de quoi faire. Donc je vous propose de jeter un oeil à cette oeuvre crée par un pseudo artiste qui vaudra peut être un jour des millions d’euros allez savoir (oui j’ai l’imagination trop fertile^_^).

Je vous mets la miniature de l’affiche mais aussi un lien vers l’affiche elle même à télécharger au format original (a4). Vos retours sont les bienvenus. Si ça vous plait je vous montrerais les autres qui elles sont moins élaborées mais à mon sens assez sympa. Si vous avez des idées de mot à y glisser je suis preneur aussi si ils n’apparaissent pas dans le nuage 😉 Suffit d’utiliser le formulaire de contact sur le menu en haut à droite du site.

mots ambulanciers
mots ambulanciers_fond blanc



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MECSS : auditions sur le transport de patients

Auditions, commissions

Je suis très peu fana du visionnage d’audition des commissions x ou y en rapport avec la profession/le secours etc. C’est souvent bourré de ronds de jambes, de langue de bois et sur une phrase qui pourrait se limiter à 1 minutes elle dure 10 minutes pour dire la même chose mais mieux enrobée. Bref c’est de la politique et je dévie du sujet. Donc cette vidéo présente l’audition des différentes fédérations de transporteurs sanitaires par la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss). C’est d’une durée de 1h30 environ. Certes c’est long mais je vous invite (pour une fois) à la visionner dans son intégralité. C’est intéressant, il en ressort de nombreux points très pertinent.

Qu’est ce que la MECSS

La citation officielle : « Créée par la loi organique du 2 août 2005 relative aux lois de financement de la sécurité sociale, la Mecss a pour mission de suivre et contrôler l’application des lois de financement et peut procéder à l’évaluation de toute question touchant aux finances de la sécurité sociale.

Afin de développer ses activités de contrôle, la commission des affaires sociales a crée en son sein une mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss). Composée à la proportionnelle des groupes politiques représentés au Sénat, elle comprend dix membres dont l’ensemble des rapporteurs du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Elle est présidée par le rapporteur général de la commission des affaires sociales.

Les pouvoirs de la Mecss sont importants : elle peut procéder à toute audition qu’elle jugera utile ainsi qu’à des investigations sur pièces et sur place auprès des administrations de l’Etat et de la sécurité sociale ; elle peut également se faire communiquer tout renseignement ou document qu’elle estime nécessaire à son information. Les contrôles sont menés en associant le plus systématiquement possible des rapporteurs de la majorité et de l’opposition. »

Des sujets divers, des préoccupations légitimes

Durant cette audition divers sujet sont abordés. Enfin on aborde des sujets « sensible » au lieu de les cacher sous les pierres ce qui est en soit une bonne chose, tout en espérant que ces observation remontées finement soient prises en compte et qu’une solution réaliste et efficace puisse voir le jour. Chose qui est soulignée à de nombreuses reprises sur les tentatives tombées à l’eau depuis x années malgré des dossiers apportés par la profession elle même.

Dans le désordre : La garde ambulancière qui est devenu un modèle dépassé, le coût des transports (pourquoi, comment, quelles notions à ne pas oublier, les problèmes de tarifications entre VSL et taxi, les problèmes de déséquilibre entre taxi et VSL, équipement, normes, co voiturage), les entreprises jugées « dangereuses (matériel, véhicules, non respect des normes sanitaires ou équipements), les plate formes communes de régulation, la multiplication des autorités de tutelle (divers ministères et institutions, pas d’interlocuteur unique etc), la géolocalisation etc etc. J’ai simplifié volontairement car je ne vais pas vous dresser un compte rendu complet je vous laisse découvrir la vidéo et vous faire un avis par vous même. jee ne poste pas cet article à des fins de polémiques mais juste d’informations

Merci

Merci à romain DESPLOBINS, administrateur du groupe Facebook, Ambulancier de A à Z, pour avoir fait remonter la vidéo de cette audition. Toujours à l’affût des informations sur la profession. Un grand merci à lui.

 

Ambulancier, tutorer un élève en formation

Ambulancier, tutorer un élève en formation

Tutorer un élève en formation, le rôle de l’ambulancier

entrée_ambulance

Un ambulancier diplômé est aussi formé à former, donc tutorer des futurs professionnels. Mais qu’en est il au quotidien ? Je vais essayer au travers de cet article d’exposer ma vision du tuteur et surtout ma façon de procéder. Elle n’est pas parfaite mais se base une expérience professionnelle et aussi sur les clés que mes formateurs ont su me donner au cours de mon cursus.

Je n’ai pas eu de guide tout prêt à proprement parler. La méthode fonctionne puisque jusqu’à présent les élèves que j’ai pu encadrer sont globalement satisfait de leur passage et obtiennent leur diplôme. Donc ça veut dire que, même si je suis une des nombreuses pièces du puzzle de la formation, j’ai activement participé à sa mise en oeuvre. Chaque tuteur possède le même rôle.

Qu’est ce que le tuteur

Le tuteur est un ambulancier au sein d’une société privée de transport sanitaire, titulaire du Diplôme d’Ambulancier. En règle général c’est souvent un ambulancier avec quelques années d’expérience derrière lui et donc  avec un vécu plus ou moins important. Pourtant l’expérience ne fera pas forcément de l’ambulancier un tuteur idéal.

A la base le but est d’évaluer et de transmettre un savoir à un élève en situation d’apprentissage et encours de validation de ses acquis. Il est donc indispensable pour le tuteur d’avoir un minimum d’intérêt pour cette tâche. Pour tutorer un élève en formation DEA il est impératif de maitriser le contenu de la formation, de connaitre les modalités d’évaluation (grille d’évaluation) pour utiliser comme il faut les outils à disposition et ainsi produire une évaluation de l’élève correcte.

Avoir la fibre pédagogique

Se voir nommer tuteur c’est une chose. Avoir envie d’assumer la fonction en est une autre. Il n’y a rien de pire pour un élève de se retrouver encadré par un ambulancier qui ne sait pas comment s’y prendre ou encore pour qui l’encadrement est une tâche qui ne le passionne pas du tout. C’est improductif et nocif pour l’apprenant.

Le stage en entreprise est très court (15 jours) et il est donc important que cette durée soit optimisée. De cette façon l’élève peut acquérir ou valider ses acquis le plus rapidement possible. Il ne faut pas oublier qu’à l’issue de ces stages et après validation de toutes les compétences l’élève sera, si il est diplômé, un éventuel futur collègue. Pour lui faciliter l’entrée en matière dans son nouveau contexte professionnel il est important de lui enseigner le maximum de choses.

D’où l’importance d’avoir

  • un minimum d’intérêt pour le partage de connaissances : diffuser son savoir et son expérience
  • une attitude pédagogique lors de son encadrement : savoir être patient, savoir prendre du temps pour expliquer et corriger, savoir reformuler ses questions ou ses réponses en cas d’incompréhension.
  • Avoir un réel intérêt pour son métier. Un passionné sera toujours plus efficace en terme d’enseignement.

Bien entendu on ne possède pas tous cet intérêt, cette envie de transmettre. Elle peut être naturelle ou s’apprendre mais tout le monde n’apprécie pas forcément. Certains collègues adorent ça et d’autre fuient.

Comment effectuer une première évaluation

L’élève arrive en stage. Il est important le premier jour de l’aider à découvrir l’entreprise et le matériel avec lequel il va travailler. Commençons donc par une présentation à l’ensemble des collègues de l’entreprise afin de lui faciliter l’intégration au sein de l’équipe. Un tour complet des locaux et des véhicules lui permettra de découvrir quels matériels il aura à sa disposition. Avant de commencer quoi que ce soit il est impératif de connaitre un peu mieux l’élève.

Il faut donc ne pas hésiter à faire un point de situation sur son parcours de formation et ainsi se positionner face au savoir acquis, en cours d’acquis ou encore qu’il n’a pas eu l’occasion de découvrir. Si vous êtes en capacité de savoir ce qu’ il maitrise ou non il vous sera alors plus simple d’adapter ce que vous allez devoir travailler avec lui.

Un élève qui découvre à peine la manutention des patients on ne le lâchera pas sans éléments auprès d’un patient en attendant de lui qu’ il applique des gestes d’ergonomie non maitrisé : c’est dangereux et l’apprentissage ne sera pas bon.

L’attitude sera donc différente en fonction des éléments qu’ il a appris en cours ou non. Chaque module doit être passé à la loupe et ainsi au final vous saurez ce que votre élève peut faire ou presque sous votre surveillance, ou encore que devrez vous lui apprendre. Pour évaluer rapidement un élève rien ne vaut une séance d’échange verbal ou encore une mise en situation concrète à l’aide des collègues. De cette façon une fois en situation vous serez plus attentif à ce que vous devrez montrer, sur les points auxquels vous devrez insister.

Evaluer ses objectifs de stage

En règle général un stagiaire DEA arrive en entreprise avec sa liste personnelle d’objectif : être capable de… C’est à vous de voir avec lui quels objectifs il s’est fixé et de mettre en oeuvre tout ce que vous pouvez pour lui permettre de les atteindre. Ces objectifs sont en général adaptés au lieu d’accueil. C’est très important et ça permet d’avoir une ligne directrice à suivre durant le stage : on a vu telle et telle chose, est ce que ça correspond à tes attentes, est ce que l’objectif est atteint etc.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation courante dans un cadre non-urgent

Personnellement j’utilise une méthode qui fonctionne systématiquement :  sur une situation courante (transport sanitaire en vue d’une hospitalisation, consultation etc.) , lorsque j’arrive chez les patients je présente mon élève en tant que tel.

De cette façon le patient est au courant : un élève va participer à la prise en charge mais dans tous les cas de figure ce sera sous surveillance et sans aucunes prises de risques. La seule différence sera le temps un peu plus long pour la prise en charge. Les patients ne sont pas toujours rassurés enfin surtout la famille autour. A vous d’être fin diplomate pour expliquer que toute manipulation se fera en sécurité et que vous ne lâchez pas votre élève comme ça.

Donc arrivé au domicile ma question est la suivante : « comment tu évalues la prise en charge ? » Le but est que l’élève analyse en utilisant tous les moyens à sa disposition : évaluation des lieux, communication avec le patient (l’interroger sur sa pathologie, la localisation de douleurs si présente, son autonomie…), quel matériel, quel type de transfert effectuer, où le réaliser, les difficultés que l’on va rencontrer etc.

Il est important de laisser l’élève réfléchir sur le sujet. Une fois qu’il se sent capable de répondre on fait un point ensemble. Je le laisse me présenter ses réponses et on effectue une correction. Jamais je ne me contente d’un oui ou non basique sauf dans les cas où je veux l’inviter à trouver la réponse par lui même.

Sinon j’explique systématiquement le pourquoi du comment. C’est plus constructif et j’apporte une réponse complète et adaptée. Je prends aussi le temps de répondre à ses questions. En règle général l’information est rapidement assimilée.

Second stade : la mise en situation. On se place aux côtés du patient et je lui détaille les gestes qu’il va devoir pratiquer. Où se placer, comment adapter sa posture pour ne pas se blesser, comment se placer avec le patient pour assurer le confort et la sécurité du transfert. Je prends le temps de décomposer chaque geste et je m’assure de sa totale compréhension. Si j’ai le moindre doute je vérifie. Je ne mets surtout pas mon patient en danger si je sens que l’élève n’a pas assimilé les choses.

Au fil des prises en charge je répète le mode opératoire qui va devenir presque un automatisme pour l’élève : il évalue la situation et est capable de donner une réponse de plus en plus rapide. Il trouve sa place et devient moins hésitant, prend confiance en lui. Il est bien entendu évident que l’échange entre le tuteur et l’élève reste permanent pour ne pas laisser de place au doute ou laisser des questions sans réponse.

Ainsi on le prépare doucement à sa future place d’équipier, on lui enseigne comment adapter sa prise en charge et évaluer tous les facteurs important :

  • Etre capable d’analyser les lieux à son arrivée (configuration de la maison ou immeuble) :
  • Comment se présentent les locaux et l’accessibilité entre le lieu où se situe le patient et l’ambulance (plain pied, étage, couloir étriqué, dangers potentiel comme des marches glissantes),
  • Quel matériel aura t’on besoin (chaise portoir au vu des petites ouvertures ou escaliers etc), quel matériel est disponible sur les lieux (lève malade par exemple),
  • Analyser et communiquer avec le patient pour adapter sa prise en charge en sécurité et avec le confort maximum,
  • Comment se situe le patient (au lit, au fauteuil, sur le canapé, par terre),
  • Quelle pathologie présente t’il et existe t’il, la présence de douleurs (trauma par ex), que dois je faire ou ne pas faire au vu de la pathologie,
  • Sa morphologie (corpulent, surcharge pondérale très importante etc), son autonomie (se met il debout, marche t’il un minimum avec ou sans aide, aucune autonomie),
  • Quelle technique mettre en oeuvre (transfert au drap, portage, brancard cuillère),
  • Comment évacuer le patient (où va t’on passer et avec quel type de matériel, où mettre le brancard),

Tous ces éléments sont pour beaucoup de professionnels des automatismes bien rôdés. Trop d’ailleurs car beaucoup oublient souvent que cette capacité de réflexion n’est pas naturelle mais se construit au fil du temps et de l’expérience. D’où l’importance d’être capable de se mettre à la place de l’élève et de lui permettre d’apprendre à mettre en oeuvre cette capacité de réflexion et d’apprendre à créer ces fameux automatismes.

De plus il est important de noter que tout le monde ne possède pas la même faculté à assimiler les choses. Certaines personnes sont promptes à apprendre et mettre en oeuvre rapidement et d’autres auront besoin d’un peu plus de temps pour le faire.

Chaque être humain possède une capacité d’apprentissage différente. Ce n’est pas parce que celui qui sera le plus rapide à assimiler fera les choses de la meilleure façon. De plus certains individus avec plus d’assurance auront plus de facilité que les autres. A vous d’observer et de savoir où se situe votre élève et de savoir lui donner les clés nécessaires à sa réussite.

Favoriser ses capacités d’observation et d’analyse : situation d’urgence

Précédemment nous avons vu comment permettre à l’élève de s’adapter sur une prise en charge courante. On va tenter de voir ce qu’il en est sur une urgence. Donc au moment du départ il est important de présenter à l’élève sur quel  type d’intervention on part ou tout du moins les premiers éléments et lui inculquer le fait que ces éléments peuvent totalement être à l’opposé de ce que l’on va trouver. Ex : on peut partir sur une suspicion d’entorse et au final on se retrouve avec un trauma de type fracture avec déplacement ou encore une chute d’une échelle…

Rapidement on teste ses connaissances sur le sujet pour le préparer. On aura plus la même latitude en terme de temps une fois sur les lieux. Avec un élève présentant des acquis solide on pourra aller au coeur du problème en le laissant prendre les initiatives et donc assumer son rôle futur. Dans le cas où il possède des connaissances théoriques et peu d’expérience pratique il faudra agir soi même mais en essayant de prendre le temps quand même d’expliquer ses gestes, et laisser une certaine latitude à l’élève pour qui puisse oeuvrer et réaliser des choses par lui même. Toujours pareil on en revient à l’importance de l’aider à créer ses automatismes.

Donc arrivée sur les lieux, on se rend au chevet du patient, on évalue ensemble (patient+ ambulancier+élève) : circonstanciel, évaluation clinique, recherche d’antécédent etc. Dans cette procédure on laissera l’élève pratiquer le plus possible sauf cas particulier. Il faut qu’il assimile l’utilisation des appareils de mesures (tensiomètre, saturomètre, thermomètre, lecteur de glycémie capillaire si le médecin régulateur demande un dextro) et soit capable de faire le lien entre les résultats et le bilan clinique du patient. Ne pas hésiter à le laisser poser les questions au patient et compléter l’interrogatoire si vous jugez être en manque d’éléments.

De la même façon le stagiaire remplira la fiche d’intervention avec ou sans votre aide suivant sa connaissance et sa maitrise de ce type d’outil. Il faut lui apprendre à gérer rapidement les choses sans stress, sans panique. Si à un moment donné il perd le fil il ne faut pas hésiter à reprendre en main l’intervention et lui permettre de prendre le temps de se repositionner.

Le rassurer sur le fait qu’il ne peut maitriser tout, tout de suite, comme un ambulancier plus expérimenté. Les difficultés qu’il rencontre sont normale et font partie intégrante du processus d’apprentissage. Une fois le patient techniqué et installé, je préfère laisser l’élève avec le patient et lui laisser la charge de la surveillance sauf, encore une fois, cas particulier. Dans le cadre d’un trinome je l’accompagne et j’en profite pour le mettre en situation.

Une fois arrivé au service des urgences, il est intéressant pour l’élève de faire les transmissions auprès de l’infirmière. Il est évident qu’informer l’IAO de sa qualité d’élève  facilitera grandement les choses. Elle/il pourra le guider au cours des transmissions et apporter des conseils, corrections.

Dans tous les cas de figures un debriefing de l’intervention sera systématique afin de voir si il a été capable d’évaluer tous les paramètres, si l’évaluation clinique fut bonne etc.  C’est aussi le moment de poser les choses au calme et de revenir sur des erreurs ou des oublis en expliquant pourquoi et comment les corriger à l’avenir. C’est aussi le moment des questions sur l’intervention.

Pour ce genre de choses je laisse en général l’élève me donner son analyse personnelle sur ce qu’il a vu, fait, pas fait, oublié, trompé… et ensuite je lui donne mon évaluation, toujours de façon pédagogique et constructive. Le but est que l’erreur soit utile et qu’on échange ensemble sur les solutions à apporter.

Lui apprendre à conduire une ambulance

Le module 6 ne se valide qu’en en entreprise. Il est centré sur la conduite de l’ambulance, la mécanique de base, règles de circulation etc. Vous êtes donc là , entre autres, pour lui apprendre à conduire une ambulance. Certains élèves n’ont jamais conduit de véhicule plus gros qu’une voiture. A vous donc d’enseigner à l’élève comment s’adapter : prendre en compte le gabarit, apprendre à se servir des rétroviseurs extérieurs, prendre en considération le porte à faux de l’ambulance, sa longueur.

Ce sera aussi le moment de le former à sa conduite avec un patient à bord : les paramètres à prendre en compte : comportement hémodynamique, le confort et la sécurité du patient et de l’équipier dans la cellule, les astuces pour ne pas secouer le patient, passer les vitesses et freiner en douceur, savoir aborder un virage correctement et non pas sèchement etc.

Instruire sur l’attitude de conduite en cas d’urgence : anticipation, visibilité, distances de sécurité. Il est impératif de lui faire prendre en compte que la sécurité du patient, de l’équipage et des usagers prime sur tout le reste. Lui inculquer que la vitesse même en urgence n’est pas un paramètre indispensable pour arriver sur une intervention.

Il conduit un véhicule de transport sanitaire et est donc soumis à des règles de prudence supplémentaire. Lui parler de la législation c’est bien mais il est indispensable qu’il comprenne qu’entre les textes et la réalité il existe un fossé. Qu’il ne doit pas transgresser les lois et ne doit pas non plus faire n’importe quoi. La vitesse tue et n’apportera pas une réponse d’intervention forcément plus courte. Une attitude responsable sera obligatoire ainsi qu’une capacité d’anticipation.

 Ne rien négliger

Au cours de son stage toutes les situations sont bonne pour favoriser l’évaluation des compétences.

Le lavage des mains à la solution hydro-alcoolique par exemple ; le lavage simple : maitrise t’il les gestes, les temps minimum ; la désinfection de l’ambulance que ce soit le mode hebdomadaire ou encore la désinfection entre chaque patient : le laisser réaliser les nettoyages, voir si il maitrise les techniques, s’il sait utiliser les produits, les temps de contact. Corriger les erreurs de techniques…

Il faut être en mesure d’avoir bien en tête le contenu des compétences à valider pour ne pas se retrouver le jour de l’évaluation finale avec la question : « est ce qu’on a vu ça ensemble ? Je ne sais plus ». Il faut favoriser les mises en situations à chaque moment qui se présente. Ne pas hésiter à lui donner quelques astuces et ficelles du métier. Celles qui ne s’apprennent que sur le terrain et qui ne s’apprennent pas en cours. Ces astuces sont importante et faciliteront ses premiers pas lorsqu’il sera diplômé.

Deuxième semaine ou comment l’élève doit s’imposer en tant qu’ambulancier

La dernière semaine de stage il est primordial de laisser l’élève et de l’aider, à prendre sa future place. C’est lui qui prend les commandes sous votre regard attentif bien entendu. Il évident que les deux premiers jours il faut lui laisser le temps de retrouver ses marques. Mais ensuite il doit se comporter comme un futur professionnel dans le but que vous soyez en mesure d’évaluer sa progression par rapport à la première semaine, évaluer la maitrise ou non des compétences.

On essaie de sortir du cadre formateur/élève et on essaie d’évoluer e tant que binome. L’élève doit être capable de gérer les situations vues précédemment sans votre intervention. Reste qu’il faut rester modéré et que vous êtes quand même là pour le guider, corriger éventuellement. On ne l’abandonne pas seul sans aide. Ainsi, en plus de prendre confiance en lui il pourra montrer à quel niveau il se situe : les compétences sont elles maitrisées, ou acquises voire pas du tout acquises. Mais dans ce dernier cas de figure c’est autre problème.

Validation des compétences

L’air de rien on a survolé sur deux cas pratiques l’ensemble des données ou presque :

  • Module 2 : évaluer l’état clinique du patient, instrument de mesure etc
  • Module 3 : désinfection du véhicule et des matériels, hygiène des mains, circuit du linge..
  • Module 4 : ergonomie
  • Module 5 : communication (le triangle ambulancier-patient-soignant)
  • Module 6 : apprivoiser la conduite d’une ambulance, les règles de sécurité et de confort, les règles indispensables…
  • Module 7 : les transmissions
  • Module 8 : déontologie

Il est donc temps de procéder à l’évaluation. Pour ma part je fournis à l’élève à la fin de sa première semaine une évaluation temporaire pour qu’il puisse se situer sur son parcours d’apprentissage. Il sait quels éléments il doit travailler pour la prochaine fois et découvre l’opinion que j’ai de lui. C’est motivant et ça donne confiance en soi, ça permet aussi à l’élève de se remettre en question sur des points précis. A son retour à l’école il aura l’occasion de faire un bilan de son stage et permettra ainsi à ses formateurs de prendre en compte son évolution et ses difficultés éventuelles rencontrées lors du stage. Ils pourront donc mettre l’accent sur certains points défaillant si nécéssaire.

Et surtout avant de le laisser partir je fais systématiquement un bilan global de chaque semaine. Le premier reste très important afin de savoir si il est satisfait de son stage pour commencer, si il a jugé les conseils pertinents et si la méthode d’apprentissage fut correcte. Ce bilan n’est pas que pour lui mais aussi pour vous afin de savoir si vous avez su mettre en oeuvre les bonnes méthodes. Il est important de se remettre en question sur des points défaillant pour la semaine suivante et améliorer ainsi sa méthode pédagogique.

A la fin les choses se font assez naturellement. Mais si vous avez des doutes n’hésitez pas à relire le référentiel pour vous assurer de la cohérence de vos observations. Vous évaluerez donc votre élève avec les critères : Non évalué / en cours d’acquisition / acquis / maitrisé. Soyez prudent quand vous remplissez la fiche : pas de ratures, les croix seront bien positionnées.

Faites une éval sur brouillon avant de remplir l’original. Soyez juste, et ne cochez pas les cases pour faire plaisir. On n’oublie pas qu’on évalue un futur collègue. Valider tout alors qu’il y a eu mise en danger du patient durant la dernière semaine ou encore que l’élève est blonde à forte poitrine… Si l’élève a travaillé avec d’autres collègues faites le bilan avec eux et demandez leur ressenti.

En conclusion

Chacun possède sa méthode et il serait intéressant de pouvoir échanger dessus. Certes cet article n’est pas un guide pédagogique complet et bien structuré. Certes il y a de vrais formateurs de formateurs et je ne fait pas partie de ces gens. Donc faute d’en être un j’espère malgré tout apporter quelques éléments clés pour vous aider dans vos démarches pédagogique ou encore vous permettre de comparer vos méthodes personnelles. N’hésitez pas à participer à un échange via les commentaires sur ce thème et échanger ainsi les astuces et les ficelles de cette fonction pas toujours évidente à assumer.

N’oubliez pas non plus qu’être tuteur c’est aussi remettre son savoir en question ainsi que ses pratiques. Que cela reste un formidable moyen de remettre ses acquis à jour grâce à la présence des élèves qui apporteront avec eux les nouvelles informations, techniques et méthodes enseignées. A défaut d’avoir une remise à niveau officielle donc hors des CESU, malgré les formations en interne cela est un bon moyen de ne pas perdre pied avec des données actualisées.

L’échange élève-tuteur se doit d’agir dans les deux sens et il ne faut pas se sentir gêné de voir un bleu nous apprendre quelque chose. On a tous à apprendre les uns des autres. C’est là l’intérêt de l’apprentissage et du métier d’ambulancier : le savoir s’acquiert tout au long de sa pratique via tous les acteurs qu’ils soient formateurs ou simple élève.

Annexes

  • Référentiel du diplôme d’état d’ambulancier

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/referentiel-formation-ambulancier.pdf

  • Fiches d’évaluation du stage en entreprise de transport sanitaire

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2013/03/fiche-evaluation.pdf

Ambulanciers, fraudeurs et reportages

Ambulanciers, fraudeurs et reportages

Capital, les transports sanitaires, les abus et fraudeurs

C’est l’une des priorités du nouveau gouvernement : trouver 10 milliards d’euros d’économies sur l’assurance-maladie. Car, même si divers remboursements ont déjà été rognés, notre système de santé reste très généreux.

Par exemple l’ambulance ou le taxi pour aller chez le kiné ou au laboratoire d’analyses sont facilement prescrits. Cela fait les bonnes affaires des entreprises de transport, moins de l’assurance-maladie qui pourrait économiser 450 millions d’euros !

Et malgré la mauvaise image des urgences, l’hôpital « à la française » reste très confortable. On y reste souvent beaucoup trop longtemps après une opération alors qu’on pourrait sortir plus vite grâce au développement de la chirurgie ambulatoire. Il y aurait 5 milliards d’euros d’économies à la clé !

Quand j’ai lu ce message j’ai dû me frotter les yeux à plusieurs reprises, puis j’ai relu et encore relu. Rien à faire il y a quelque chose qui m’a choqué à un point. Je ne sais pas pour vous mais quand je regarde la tv c’est à dire peu je m’intéresse parfois aux reportages. 90% du temps sur les services représentés (FDO, pompiers et cie) on a le droit  à :

  • Les services d’urgences : SAMU,SAU, maternité, urgence obstétrique etc
  • Les pompiers, les pompiers et les pompiers et encore les pompiers
  • Les forces de l’ordre

Les ambulanciers eux c’est cantonné aux dossiers de type la France qui fraude, le déficit de la sécurité sociale et qui sont les véritables fraudeurs et j’en passe. Je n’ai rien contre les autres acteurs mais à force ça me fatigue.

Non mais sérieusement. Avez vous vu un reportage diffusé sur une chaine à grande diffusion (ou dans la presse écrite) où le métier d’ambulancier a une place autre que dans la case « je suis un vilain fraudeur ». Avez vous déjà vu un reportage complet, réaliste, pas déformé avec des vrais ambulanciers dedans qui expliquent leur job, leurs difficultés réelles, la passion de leur métier ? J-A-M-A-I-S.

Mais bon c’est vendeur un ambulancier pourri surtout en ce moment. Et puis la ménagère de cinquante ans préfère conspuer les vilains fraudeurs et glorifier les services qui sauvent des vies. Nous on est juste une boite de kleenex : on nous sort pour pour illustrer des fraudeurs et on nous jette une fois que la mode est passée. Merci au passage pour nos patients qui nous demandent des explications. Comme si notre quotidien n’était déjà pas assez complexe et la sauvegarde de notre métier pas assez difficile.

Des organisations de défense du métier

Encore heureux certaines organisations voient le jour et se démènent comme des diables pour protéger l’image du métier : droit de réponse dans la presse, proposition d’immersion (une vraie hein pas pour prendre en flag les patrons véreux), fiche d’incident contre les entreprises malhonnêtes.

Ils se battent, à l’échelle régionale, départementale ou encore nationale pour faire bouger les choses et stopper cette chasse aux sorcières. Je citerais à titre d’exemple au vu des résultats obtenus : CATSUF (Collectif Ambulancier des Transports Sanitaires et d’Urgences de France), AAD (Association des Ambulanciers de Dordogne), Ambulanciers Francs Comtois etc etc (oui j’en oublie d’autre).

Déjà ce ne sont pas des syndicats et leurs attentes sont relativement plus axées sur la promotion de la profession et la défense. Oui je sépare les deux car le résultat obtenu est relativement différent. oui c’est mon point de vue et pas forcément celui du lecteur. C’est ma liberté d’opinion.

Alors ce billet c’est pas juste pour le coup de gueule contre les journalistes marketing qui tapent là où c’est vendeur, entre autre puisque ça me met hors de moi à un point qu’ils n’imaginent même pas à quel point je commence à être écoeuré de leurs pratiques. Le droit à l’information ?

C’est subjectif quand on limite son champ de recherche ou surtout quand on limite volontairement son champ de recherche pour vendre un produit racoleur et sujet à faire de l’audience bien grasse. Je ne peux pas qualifier ça de point de vue neutre et ouvert.

Plutôt que de chercher à obtenir des choses qui ne seront pas respectées pourquoi ne pas monter au créneau et leur proposer de venir s’immerger dans notre quotidien en général. Voir tous ces passionnés qui bossent dur, s’impliquent, s’investissent avec les patients. Qu’est-ce que l’on apprend en formation, suivre des élèves, suivre des entreprises intéressantes, que fais-t-on au quotidien bref ouvrir un peu les yeux au grand public et montrer que nous ne sommes pas les vilains pourris que la télévision montre.

Pourquoi nous montre-t-on le métier d’ambulancier sous des jours aussi sombres. Nous sommes des acteurs à part entière de la chaine de soins et de secours malgré ce que certaines langues de bois diraient. Certes il y a du boulot pour tirer la qualité vers le haut. Mais ce n’est pas avec ce genre de démarche que les choses changeront et que les patrons seront poussés vers des critères qualitatifs plus exigeant.

L’approche des médias face au métier d’ambulancier

 Quand des journalistes vous approchent la meilleure façon de faire ne serait donc pas de proposer à cette personne de faire évoluer le regard d’une société sur un corps de métier meurtri et sali ? Ce billet s’adresse à tous ceux qui souhaiteraient un jour se plonger vers notre métier en tant que journaliste papier, télévisuel ou autre. Nous sommes des professionnels impliqués.

Certes oui comme partout et dans tout corps de métier il y a des brebis galeuses. Mais avant de descendre en flamme tout un ensemble il serait bon ton, avant de chercher la petite bête, de compenser en montrant aussi une réalité : celles de professionnels qui agissent chaque jour pour le bien être des patients. Souvent au détriment de leur vie de famille et pour un salaire et des conditions de travail difficile. Mais chaque matin ces gens-là se lèvent et se bougent. Peut-être un jour aurons-nous le droit nous aussi à la même reconnaissance que d’autres corps de métier du monde médical, paramédical et du secours à personne.

Alors au final oui ce genre de révélation a son importance surtout pour démontrer que l’ambulancier n’est pas forcément le fraudeur présumé mais subit de plein fouet les pratiques contraires aux règles déontologiques suite aux erreurs volontaires ou involontaires, le non-respect des procédures de certains organismes et professionnels de santé.

Nous sommes tributaires puisque nous ne travaillons que sur prescription médicale et sommes soumis à des contrôles encore pire que beaucoup d’autres professions. Oui il y a encore des patrons véreux qui exploitent les failles du système. Mais avant de plonger dans ce monde glauque il serait bon ton se sauver d’abord un métier qui prend sans arrêt des coups. Donc je comprends et j’appuie cette démarche mais à mon sens ce n’est pas la bonne façon de faire. Alerter les autorités compétentes oui mais quand on a affaire aux médias ce n’est pas le même but recherché.

Petit état des problèmes

Je l’ai regardé ce reportage même si je savais plus ou moins à quoi m’attendre.

Listons rapidement et grossièrement les « erreurs » volontaires de ce reportage et qui me mettent hors de moi au vu du montage grossier et de la simplification volontaire destinée à cacher certains détails qui changeraient tout.

Le VSL simple « voiture »

Vu la façon dont est présenté le VSL on se dit mais c’est juste une voiture avec chauffeur. On parle juste de personnel qualifié à bord. Mais avec ce type de montage le spectateur moyen doit se dire « ben moi aussi demain je peux conduire la même chose ».

On en oublie d’expliquer que l’ambulancier, professionnel de santé formé, s’occupe de la mobilisation parfois très complexe des patients, accompagne, réalise les formalités, les guident dans les structures, s’occupe des relations entre le patient et les autres professionnels de santé. Et je fais l’impasse sur nombre d’autres points.

Les médecins abusent des prescriptions

On en parle un tout petit peu mais oui ils oublient clairement d’insister sur le fait que le transport est soumis à la prescription d’un médecin. Et là ils enfoncent le clou en parlant de prescription modifiée en ambulance par le chef d’entreprise. Il me semble pourtant que la rature ou la correction du mode de transport sur une prescription est soumise à rejet systématique.

Alors à qui la faute ? La sécurité sociale n’aurait pas assez de monde pour vérifier ce genre de détail ? Eux si pointilleux, si bureaucratique au point que cela en devienne complètement déconnecté de la   réalité ? Et les médecins qui prescrivent un VSL sur un patient intransportable par un ambulancier en VSL ? Etc la liste est longue si on creuse.

Nous avons appelé une société de Montreuil

Le journaliste appelle plusieurs sociétés pour obtenir un transport en VSL. Impossible ! Il n’y a aucun VSL disponible 😮 ! On lui répond même que la prescription sera modifiée sur place ! ! ! Et oui encore une fois c’est Paris et sa région qui est ciblée. Le pire exemple se situe là-bas. Soyons réaliste Paris et sa région n’est pas le meilleur endroit. C’est même le pire. Non pas que je fasse une généralité mais c’est une réelle constatation qui porte au passage préjudice à tous les collègues qui œuvrent en cette même région de façon très professionnelle.

Mais que font les organismes de la sécurité sociale parisienne ?  Il existe un problème ? Pourquoi personne ne s’en serait encore rendu compte ? La victime ? Etrangement encore les organismes de la sécurité sociale qui sont transformés en victimes qui doivent traquer les vilains profiteurs.

Il serait bon ton de mettre un peu de vérité sur ce que subissent réellement au quotidien les entreprises et le vrai visage des institutions. Là c’est du « foutage de gueule ». Au passage ces mêmes institutions devraient se pencher un peu plus sur un retrait définitif d’agréments à ces sociétés qui sont une honte pour la profession. Un peu de ménage ne serait pas de trop pour rétablir un équilibre.

Et je suis à mon sens gentil sur mes propos et volontairement peu enclin à relever chaque détail choquant.

Un petit message glissé

Je ne représente pas de mouvement ou autre. Je suis totalement neutre dans mon domaine et je suis un électron libre. Présent pour défendre ma profession, la présenter à tous et offrir des outils indispensables à ceux qui souhaitent entrer dans le métier ou progresser dans leurs bonnes pratiques. Alors oui je n’organise pas de démarches spécifiques auprès de qui que ce soit, je me contente d’informer et de former.

Et merci à tous ceux qui œuvrent pour tirer la profession vers le haut : organisations, entreprise et chefs d’entreprise de qualité (je citerais entre autre ROTH Ambulance, Assistance ambulance, Ambulance Promédic et j’en passe. Désolé pour ceux que j’ai oublié car liste est trop longue). Ce métier est passionnant, il compte beaucoup de personnes impliquées et professionnelles. Alors pour une fois est ce que l’on pourra voir un reportage adapté sur une réalité et mettre en avant ces sociétés et leurs personnels qui se bougent pour le prouver.

Quelques liens à visiter

Je vous invite à visiter ces liens destinés à démontrer que oui les ambulanciers ne sont pas tous des incompétents et qu’il existe de vraies sociétés qui se démènent, tout comme les organisations !

http://www.ambulanceroth.com/

J’en oublie beaucoup d’autres donc n’hésitez pas à rallonger cette liste !

Et je n’oublie pas les mouvements et syndicats

http://www.ambulanciers24.fr/

http://www.ambulanciers-francs-comtois.fr/

http://www.collectif-ambulancier.fr/

http://www.ambulanciersdefrance.fr/

Ou via facebook

https://www.facebook.com/pages/Ambulances-En-Col%C3%A8re/469921486380958

https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-de-Dordogne/367460413361289?fref=ts

https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-Francs-Comtois/426620764025503?fref=ts

https://www.facebook.com/ambulanciersdefrance?fref=ts

Constatez que je suis neutre et que je ne fais pas de distinctions. Chaque mouvement a sa place. Je ne suis pas là pour vous conseiller sur telle ou telle organisation.

N’oubliez pas l’étude sur la profession ambulancière !

Et n’oubliez pas : pour que la profession prenne enfin son envol après 44 ans d’existence officielle, pensez à remplir le questionnaire dédié à votre profil sur cette page :

http://www.observatoire-ambulance.fr/etude

 

Ambulanciers, le modèle Allemand

Ambulanciers, le modèle Allemand

Ambulanciers le système de secours en Allemagne

Après être passé par la Belgique, descendons un peu plus bas pour découvrir le système Allemand. L’Allemagne a un système alternatif à celui de la France et des pays anglo-saxons et la Suisse

Transport sanitaires : 3 entités

Schématiquement, il n’y a que trois entités de transport sanitaire principales: la Deutsches Rotes Kreuz (DRK: Croix-Rouge Allemande), le Malteser Hilfdienst (MHD: le Service d’Assistance de l’Ordre de Malte) et enfin, le Arbeiter Samariter Bund (ASB: Ligue des Travailleurs Samaritains). Il en existe d’autres, mais insignifiants en terme de volume de missions (et essentiellement de missions de transport simple)

On distingue 2 activités:

  • Rettungsdienst (services d’urgence de la Malteser ou de la DRK)
  • Hilfdienst und Krankentransporte (service de transport classique de la Malteser, de la DRK et de l’ASB)

Les formations

Sur les ambulanciers et leurs formations, on a ceci depuis le 1er janvier 2014 suite a une réforme fédérale décidée au Bundesrat (parlement) à Berlin:

  • Le Rettungsassistent : 2 ans de formation avec uniquement de la théorie en première année + des stages sur unités mobiles hospitalières de la DRK ou la Malteser. La première année est validée par des examens écrits, des mises en situation et la validation par un jury d’Etat. En 2è année si l’élève a validé son cursus, il reste sur le terrain avec un Rettungsassistent Senior où il se confronte à la réalité à travers des Rettungswache (des gardes d’urgence).

Les RA peuvent suivre une troisième année en se spécialisant dans la petite chirurgie pré-hospitalière ou la réanimation lourde avec intubation et autres gestes invasifs. Ceux qui vont jusque-là sont peu nombreux étant donné le haut degré de technicité déjà requis pendant les 2 premières années.

En général, au terme de la 2è année et s’ils valident le cursus définitivement, ils intègrent une des 3 entités citées plus haut et passent chef de bord où ils sont décisionnaires de toute action (jonction avec un SMUR [Notarzt] ou non etc…), scoop and run ou alors stay and play (les deux systèmes existant en Allemagne, sachant que le fédéralisme accorde plus de prérogatives aux RA dans tel ou tel Land). Retenez qu’un Rettungsassistent a le niveau d’un Emergency Medical Technician Anglais ou d’un Emergency Medical Technician / Paramedic Américain, mais que parfois le 112 lui envoie un SMUR (Notarzt) d’emblée – à la discrétion des régulateurs.

  • Le Rettungssanitäter : Lui, c’est l’auxiliaire (contrairement à ce que son nom peut laisser penser) et son programme se « limite » à 520  heures de formation pratique en alternance avec des stages, notamment 160 heures sur des KTW (KrankenTransportWagen = ambulances C en France), 160 heures sur des RTW (RetTungsWagen = ASSU/UMH) et enfin, 160 heures sur des NEF (NotarztEinsatzFahrzeug = VLM SMUR), le reste du volume horaire (40 heures) étant dévolu aux cours théoriques.

Les acquis du Sanitäter se limitent à l’ABCDE anglo-saxon et aux gestes que les ambulanciers SMUR Français ont le droit d’appliquer. Préparation de solutés sont les prérogatives maximales des RS. Ils ne piquent pas. Ils n’intubent pas en double-lumière. Le Rettungssanitäter Allemand est l’équivalent (en légèrement plus balèze) de l’ADE Français.

Les missions hors urgences (le transport conventionnel) est assuré par deux Rettungssanitäter. On appelle ça le Krankentransporte (transport de malades). Les tâches liées aux urgences strictes (Rettungsdienst par opposition au Krankentransporte) sont dévolues aux seuls Rettungsassistent avec un autre RA ou alors un RS comme second membre d’équipage stricto sensu. Peut s’adjoindre à une mission urgente la jonction ou la convergence d’une NEF (voir plus haut) avec un toubib (Notarzt = médecin de l’urgence), toujours seul à bord

Ambulanciers en Allemagne : organisation de l’Aide Médicale Urgente

A savoir que chaque hôpital doté d’un plateau technique (Emergency Room), donc quasiment tous les Krankenhäuser et les Kliniken (hôpitaux et cliniques, mais pas cliniques au sens français du terme « privé ») disposent de leurs propres CRRA qui ne sont donc pas départementalisé contrairement à la France. Le maillage territorial est donc beaucoup plus dense pour compresser le temps de réponse, avec des unités de la DRK ou de la Malteser stationnées dans les hôpitaux et cliniques, intra muros.

On appelle ces services hospitaliers des Notaufnahmen (CRRA) et c’est en composant le 112 qu’on tombe sur celui qui est géographiquement compétent par triangulation de l’appel émis par le requérant.

Contrairement à la France où l’appel d’urgence passé par le 112 est redirigé vers le SAMU (15) les flics (17) ou les pompiers (18), l’Allemagne n’a que 2 numéros dévolus:

  • 110 pour la police
  • 112 pour le secours

Enfin, le secours proprement dit est financé par les Bundeskrankenkassen (CPAM fédérales) et il est gratuit.

Le transport sur prescription est financé par les Länderkrankenkassen (caisses d’Etat) ou les Privatkrankenkassen (caisses privées)

Il n’existe pas de VSL en Allemagne. Cette activité étant laissée aux taxis, remboursables aux patients par leurs propres Privatkrankenkassen sous certaines conditions

Transfert du lit au brancard : méthode de la cuillère

Transfert du lit au brancard : méthode de la cuillère

Du lit au brancard : méthode de la cuillère

Transfert brancard lit.pdf

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 de la formation du diplôme d’état d’ambulancier : transférer un patient du brancard de l’ambulancier au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama.

C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

La technique qui sera présentée cette fois ci sera : transfert du patient du brancard vers le lit avec la méthode dite de  « la cuillère ».

Ce document est disponible au format PDF en bas de cet article. Voici quelques images de la méthode présentée dans le document :

Du lit au brancard : méthode de la cuillère

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

Télécharger le fichier au format PDF

Tu sais que tu es ambulancier quand…

Tu sais que tu es ambulancier quand…

Les « tu sais que tu es ambulancier quand… »

Je partage un texte trouvé sur la page Facebook Ambulances en colère. A lire sans modération et à prendre au second degré bien entendu ! C’est du vécu ! N’hésitez pas à ajouter vos idées pour continuer cette liste. Je me doute que chaque ambulancier qui lira cette liste ne pourra que sourire à chaque ligne. Réalité quand tu nous rattrapes ;=)

  • Tu de demandes bien ce que c’est de bosser en « horaire de bureau »…
  • A 4h du matin quand tout le monde dors, toi tu fais une intervention évacuation du 3 ème étage d’un col du fémur dans un matelas coquille …
  • Tu sais que tu es ambulancier quand tu connais les heures de prise de poste mais quand tu ne sais pas quand tu vas finir…
  • Tu sais que t’es ambulancier quand tu arrives à lire et écrire en roulant sans être malade…
  • Ta femme est jalouse des infirmières, ton homme des médecins que tu croise tous les jours au boulot.
  • Dès que tu gares l’ambulance pour une intervention, il y a toujours une petite vieille derrière son rideau pour t’observer…
  • Tu sais que tu es ambulancier quand tu as pleins d’idées à soumettre au type de la voirie…
  • Tu en as marre d’entendre par tous les passants curieux « mais qu’est-ce qui se passe ?
  • Vous devenez fou à lier quand quelqu’un vous traites de  »chauffeur d’ambulance ».
  • « Comment ça va ? » est une question que vous ne connaissez pas… parce qu’ÉVIDEMENT ça ne va pas bien quand on fait appel à vous…
  • Vous adorez sortir pour la …X ème fois pour le patient bien connu de toute les garde d’urgence du secteur… et une fois que vous l’aurez apporté? Restera moins de 1 heure à l’hôpital…
  • Tu sais que tu es ambulancier quand la régulation te dit de rentrer à 16h et qu’à 19h30 elle te renvoie sur un SAMU alors que tu dois finir à 20h.
  • Tu en as marre d’arriver sur intervention et que le patient se plaint de maux de tête depuis 3 semaines ou qu’il est 3h du matin et il te dit « je n’arrive pas à dormir »…
  • Il est aussi interdit de demander une ambulance pour une cloque au pied…
  • Tu aimes voir un lieu d’intervention plein de feux bleus…
  • Tu maîtrises la recherche de l’heure d’appel sur ton GSM…
  • Tu sais combien de minutes il te faut pour aller d’un point A à un point B et tu connais tous les noms des rues à prendre…
  • Tu te dis que les infirmières vont t’arracher les yeux en te voyant arriver pour la 4 ème fois alors qu’il n’est même pas encore minuit…
  • Tu sais comment traiter rapidement une crise de tétanie et tu le repère à 3 km…
  • Tu en a marre de voir le personnel de maison de retraite faire un massage cardiaque sur un patient dans un lit à ressort…
  • Tu sais qu’à 4h du matin, il n’y a que « pèche & nature & découverte » à regarder à la TV…
  • Tu sais que tu es ambulancier, quand tu répètes pour la 90 ème fois sur 2 étages, quand tu portes quelqu’un avec la chaise porteuse : << monsieur laissez les mains sur le ventre, ne vous accrochez pas à la rambarde ! ! ! >>
  • L’alerte de 6h30 du matin, ça ne sent généralement pas bon surtout si le SMUR est en route…
  • Tu sais que tu es ambulancier quand une infirmière te regarde en disant « voilà les brancardiers » ou qu’elle te demande si tu as besoin d’un BON de transport, ou quand tu arrives sur une urgence on te demande si tu es pompier ou médecin…
  • Tu sais que tu es ambulancier quand tu passes plus de temps avec ton collègue dans l’ambulance qu’avec ta famille !
  • Tu sais quand tu es ambulancier quand tu vois sur ta fiche de paye que toutes les heures que tu as faites ne te sont pas payées… ou pas à leur juste valeur…
  • Réparer l’ambulance avec une bande et un peu de sparadrap est un jeu d’enfant pour toi…
  • Tu sais ce que signifie « AVC » « AVP » «TS »….
  • Et pour finir, tu te dis quand même que c’est un des plus MERVEILLEUX métier du monde et que tu ne pourrais pas faire autre chose…
paul combs 2 L' Ambulancier : le site de référence Tu sais que tu es ambulancier quand...

Ambulancier… en 3 mots

Ambulancier… en 3 mots

En regardant mes archives je me suis rendu compte que j’avais quelques articles jamais publiés. Rien d’incroyables mais on a tous besoin de repères quand on débute, quand on s’oriente. Alors à prendre au pied de la lettre ? Chacun verra midi à sa propre porte et en retirera ce qui lui semblera nécessaire. Point de censure j’ai volontairement laissé les choses en l’état. Bonne lecture 😉

Comment les ambulanciers décrivent leur job en 3 mots ?

Petit extrait d’un sondage publié sur la page Facebook Ambulances en colère. Idéal pour ceux ou celles qui souhaiteraient choisir cette profession d’ambulancier. Voici comment un panel d’ambulancier en exercice perçoivent leur job.

Décrivez en 3 mots ce qu’est d’après vous le métier d’Ambulancier :

  • Eliane : patient, gentil et écouter
  • Walrus : Responsabilité, pas de reconnaissance, salaire de merde
  • Sabrina : mal payé, non reconnu, et trop d’heures
  • Sébastien : Passionné, Attentif, Non reconnu
  • Eddy : Pour mon cas : rouler;  sauver des vies;  et garder le sourire!
  • Maëv : patience, écoute, sauver
  • Sandra : Essayer de redonner le sourire à une patiente le temps d’un trajet c’est super malgré quelques inconvénient j’aime mon boulot
  • Lucie : Etre dans un métier ou l’heure passe vite, où on n’a pas le temps de s’ennuyer et ou on n’est pas enfermé toute la journée je pense que l’on peut aimer un boulot par les avantages !!
  • Sylvain : un Secouriste (mal reconnu)- aide à la personne- transporteur
  • Emilie : Sinon pour moi les 3 mots ce serait: Passion, Compassion, Patience
  • Didier : courage, dévouement, patience
  • Emilia : Garder son permis. Garder le sourire. Garde sous paye
  • Looky : Secours. Vocation. Passion
  • Piette : Vite vite vite
  • Debora : passion, devoirs, urgences
  • Laurent : Adaptation, accompagnement, secours.
  • Christine : Courtoisie prudence respect pudeur aide déontologie et passion
  • Yannick : pas..de..vie..
  • Florian : Urgences… Contact humain…Passion
  • Gaelle : Difficile mais passionnant
  • Eric : Exploitation bénévole passionnant
  • Alex : 1. Abnégation 2. Adversité 3. Martyr…
  • Charlotte : Esclavage, Aucune reconnaissance, Exploitation
  • Gar : Urgence,  Accompagnant,  diversité
  • Camille : Altruisme / efficience / discrétion professionnelle
  • Geoffrey : Passion/ contact humain / Urgence
  • Corinne : passion – dévouement – sourire
  • Freddy : Courageux dévouement volontaire sociable urgence conduite aimable ange merci sourire dévouer passionner motiver attentif à l’écoute reflexe conseil …
  • Nicolas : Altruisme (donner sans rien attendre en retour), dévouement (dont de sa personne a son métier), efficacité (professionnalisme, ponctualité).

La source

Facebook, Ambulanciers en colère 

Trop vieux pour devenir ambulancier ?

Trop vieux pour devenir ambulancier ?

senior

Est ce une carence d’être considéré trop vieux pour devenir ambulancier

Nombre de mails que je reçois traitent souvent d’un sujet récurrent : est-ce que l’âge peut être un critère bloquant ? Nombre des personnes concernées ont atteint les 40 ans et plus et se posent cette question. Je vais au cours de cet article tenter de vous éclairer et d’apporter un début de réponse. Un début car le choix reste la primeur de chacun en terme de décision de reconversion.

Existe-t-il un âge maximum légal ?

Négatif, aucun critère d’âge n’est requis pour accéder à la formation d’ambulancier ou d’auxiliaire ambulancier.

Croyez-vous qu’une personne de 40 ans et plus puisse se reconvertir en tant qu’ambulancier ?

Affirmatif, j’ai beaucoup de cas de figure à présenter. Au sein même de mon entreprise d’ailleurs j’ai le cas, au cours de ma formation, ou encore au cours de discussion avec mes stagiaires ambulancier sur la moyenne d’âge des candidats de chaque promotion.

Pourquoi une personne classée vulgairement comme senior serait-elle mieux placée pour décider ce choix ?

Alors sans être péjoratif mais plus très ouvert en terme d’ouverture d’esprit je dirais que ces personnes sont souvent mieux placées en terme de choix assumé. Tout d’abord ce sont des personnes avec un vécu, une expérience professionnelle importante. Donc en règle générale une maturité beaucoup plus importante. Ces personnes ont donc ce choix de carrière comme une réelle volonté. Pour certaines c’est un choix qui a toujours compté : travailler dans le service à la personne. L’évolution de carrière et familiale aura repoussé ce choix professionnel mais n’aura pas disparu.

A une certaine période : licenciement, changement familial, besoin d’évoluer ou de changer de voie, les quadras, quinquas etc. vous les nommerez comme vous le souhaitez ; choisiront cette piste de reconversion avec beaucoup plus de maturité car ils seront en mesure de mieux évaluer les difficultés.

A cela j’ajouterais que les situations familiales (les enfants sont grands et autonomes) évoluent et donc permettent de pouvoir mieux assumer les horaires atypiques. Concernant les conditions salariales c’est un choix personnel que de choisir un métier de passion plus qu’un métier de confort financier.

Retourner à l’école quand on est sorti du cursus scolaire depuis  plus de 20 ans

La question qui reste souvent sur le bout des lèvres :  « Vais-je pouvoir suivre les cours alors que ça fait xx années que je suis sorti d’un cursus d’apprentissage ? Je ne vais jamais pouvoir suivre et apprendre, je suis trop vieux. » Il faut savoir que chacun possède une capacité d’apprentissage propre à lui-même. Il est évident que certains paramètres dont l’âge et la capacité à se réintégrer dans un cursus scolaire est plus ou moins complexe. Et alors ? Quand on veut on peut.

Quand on veut on peut se donner les moyens quitte à fournir plus de travail par rapport au gamin de 20 ans encore dans le coup. C’est aussi au gamin d’être capable de venir en aide au plus ancien et inversement. A chacun son point fort et à chacun d’être assez intelligent pour le partager avec les autres. On parle de cohésion, de travail d’équipe. Qualité indispensable pour exercer le métier d’ambulancier soit dit en passant. Chacun aidera l’autre à combler ses lacunes et à progresser pour atteindre la validation des modules de formations.

Oui mais les entreprises ne sont-elles pas réticentes à l’embauche au vu de l’âge ?

Une fois de plus tout est une question de motivation, de présentation et d’assurance. Vieux ou pas. Servez-vous de votre âge et de votre expérience passée comme une qualité, un point fort. Vous avez des savoir-faire et des savoirs être que bien des plus jeunes n’auront pas. Des contraintes familiales moins présentes etc. Donc beaucoup d’éléments avec lesquels vous devez savoir jouer en votre faveur. Il faut apprendre à se vendre !

Alors est ce que je trop vieux pour devenir ambulancier ?

La conclusion sera simple : à mon sens toute personne motivée et portée par la passion et l’intérêt de cette profession peut prétendre à tenter l’aventure. Il ne tient qu’à chacun de se donner les moyens de réussir. Tout le monde peut accéder à cette profession si on se base sur un critère d’âge. Si votre condition physique est bonne, votre motivation sans faille et votre envie d’atteindre vos objectifs immuable alors vous attendez quoi ?

Des ambulanciers avec plus ou moins de bouteille j’en connais un paquet. Je ne me suis jamais permis de leur donner une leçon de vie (en général c’est moi qui ramasse ^_^). Par contre soyez humble dans le fait que vous serez d’abord en phase d’apprentissage et que l’âge même jeune de votre formateur ou tuteur ne doit pas être humiliant pour vous. Soyez ouvert d’esprit et attentif.

Chacun apportera à l’autre de bonnes choses qui seront très utiles. Le savoir vient à tout âge, pour tout le monde. J’ai 35 piges et j’ai formé une collègue DEA débutante de 50 ans. Trop vieux vous avez dit ? Je vous assure du contraire. Le tout avec beaucoup de passion et d’ouverture d’esprit pour les deux partenaires. Personnellement c’est une expérience de plus qui m’a enrichit.

Témoignages

Voici pour finir en beauté quelques témoignages d’ambulanciers qui ont vécu cette reconversion :

  • Fred : J’ai 50 ans, j’ai passé mon DEA en janvier 2013 depuis avril 2013 je travaille au sein d’une entreprise….. Certes certaines journées sont plus difficiles que d’autres….. Mais j’aime mon métier et c’est vrai que la motivation est un réel moteur. Retourner à l’école? C’est un échange enrichissant, et il ne faut pas oublier que nous avons au fond de chacun de nous énormément de ressources.
  • Hélène :  Idem j’ai 49 ans et j’ai passé mon DEA en janvier 2013 et en CDI maintenant . J’aime beaucoup ce métier.
  • Philippe :  Voilà une très bonne description qui correspond tout à fait à mon cas et qui m’a amené à 50 ans à enfin pratiquer un métier qui me passionne. Et pourtant je suis toujours en recherche d’emploi parce que justement j’ai 51 ans.
  • Lili : Moi 40 ans et j’ai eu mon DEA en mars, c’est tellement enrichissant de changer de métier! Et d’apprendre! Je travaille de nuit, et j’y vais avec le sourire, ça change !
  • Maryline : J’ai eu mon DEA en 2010 à 46 ans et le seul regret que je puisse avoir et de l’avoir passé un peu  tard car c’est un métier passionnant enrichissant chaque intervention et différente le matin. J’ y vais motivée à fond et  j’ adore mon métier.
  • Brigitte : Je vais avoir 59 ans en mars je travaille dans la même société depuis 30 ans. Après 24 ans de bureau j’ai été chauffeur auxiliaire ce métier est très prenant mais tellement passionnant.
AMBULANCE ATSU

AMBULANCE ATSU

Note de l’auteur de la vidéo :

 « La vidéo Ambulance ATSU » présente la réception d’un appel 15 pendant une garde de nuit jusqu’à l’arrivée au domicile du patient, la vidéo est un montage de plusieurs départs 15 et un jeu de théatre improvisé au bureau. »

Les ambulances Promedic IDF

Les ambulances Promedic IDF

promedic

Les ambulances Promedic IDF et Kévin DELACOURCELLE

Je voudrais présenter à ceux qui ne le connaissent pas encore, un chef d’entreprise jeune, avec un esprit dynamique et une réelle volonté de tirer le métier vers le haut. Il est actuellement chef d’entreprise dans le département du 77 et son entreprise est à son image : professionnelle jusqu’au bout. Petite interview de Kévin DELACOURCELLE, gérant de l’entreprise Ambulances PROMEDIC IDF.

Un jeune chef d’entreprise, une société dynamique : interview

Bonjour Kevin, pourriez-vous nous expliquer comment vous en êtes venu à devenir ambulancier ? Qu’est ce qui a motivé ce choix ? Vocation ?

Bonjour à vous, pour commencer je tiens à remercier tous ceux qui prendront le temps de lire cet article. Mon arrivée dans le métier d’ambulancier n’est pas un hasard. Ma vocation pour le secours à personne date de plusieurs années déjà. J’ai commencé dans ce milieu à l’âge de 14 ans en m’engageant dans une section de Jeune Sapeur-Pompier où j’ai obtenu mon Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence au même âge. Après avoir validé les différents diplômes de JSP je suis me suis tout naturellement engagé en tant que Sapeur-Pompier Volontaire à l’âge de 16 ans tout pile.

J’ai exercé plusieurs années au sein des sapeurs-pompiers volontaires du SDIS 77 où j’ai eu l’occasion de passer plusieurs formations de l’époque ; CFAPSE – CFAPSR – MC SAP – SAP 1 – SAP 2 etc… Après une période à vide où je n’étais plus SPV j’ai cherché à me réorienter car je travaillais dans la sécurité incendie et le secours à personne me manquait beaucoup. C’est tout naturellement que je me suis renseigné sur le métier d’ambulancier que je ne connaissais que très peu.

Au vu des évolutions du métier qui était en cours, j’ai décidé de me lancer dans cette nouvelle aventure et j’ai passé dans la formation d’Auxiliaire Ambulancier (AA) puis dans la foulée le Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA) après réussite du concours. J’ai obtenu mon diplôme en février 2011. J’ai travaillé par la suite pour plusieurs sociétés puis au final j’ai décidé de créer.

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Pourquoi vouloir créer ?

Réponse très simple, dans un premier temps pour ne plus avoir quelqu’un au-dessus de moi. J’ai toujours eu quelques problèmes avec la hiérarchie surtout quand le commandement est comment dire… non rien passons !!! Dans un deuxième temps pour travailler avec mes propres valeurs et ma manière de faire mais surtout pour pouvoir enfin respecter notre métier.

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Vous êtes chef d’entreprise actuellement, comment s’est passé votre installation en tant que tel ? Vous avez rencontré des difficultés particulières ? A l’heure actuelle est-ce un choix que vous recommanderiez à des ambulanciers désireux de s’installer ?

En effet je suis chef d’entreprise depuis juin 2012 dans le Loiret ou les Ambulances PROMEDIC ont vu le jour. Aujourd’hui nous avons changé de département pour de nouveaux projets et sommes en Seine et Marne depuis peu puisque l’activité a débuté le 1er novembre 2013. Les difficultés principales sont clairement le financement quand on est jeune et que l’on n’a pas forcément un apport conséquent.

Les banques sont de plus en plus frileuses et même avec des dossiers très complets les réponses sont souvent négatives pour l’obtention d’un prêt. J’ai donc opté pour un partenariat avec un financier qui aide à la création de structure ambulancière. Je suis maitre à bord de ma société et chacun y trouve son intérêt. Si je recommande de s’installer ? Moi je suis très satisfait de ce que nous construisons avec mon équipe. Même si ce n’est pas facile tous les jours, je ne regrette rien, après à chacun de voir par lui-même.

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Je me permets cette question un peu osée mais lorsque l’on parle des entreprises de Transport Sanitaire on parle beaucoup et (trop) souvent de patrons fraudeurs, quelle est votre avis sur la question ?

C’est un peu la guerre de toute mon équipe… Je suis pour beaucoup plus de contrôles, beaucoup plus de sanctions car il me semble important au vu de l’évolution positive de notre métier que le nettoyage doit être fait par les autorités. Le problème est aussi celui des disparités entre régions voire même entre départements. Il existe à l’heure actuelle des moyens pour éviter les fraudes mais ce n’est pas imposé (Géolocalisation etc…).

Ceux qui fraudent ont sûrement leurs raisons que l’on connaît tous mais leurs actions ne respectent en rien les autre chefs d’établissement qui eux sont honnête et bien souvent beaucoup plus respectueux des valeurs de notre métier qui, je le rappelle, est d’intérêt public. Leurs actions nuisent très fortement à l’image de notre corporation au grand regret de l’ensemble de la profession.

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Quelles sont vos missions au quotidien en dehors du transport sanitaire classique ?

Classique ? On ne fait quasiment pas de transport pour consultation, nos missions relèvent principalement de l’Aide Médicale Urgente (AMU), mais aussi quelques transferts inter hospitalier et retours à domicile.

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Votre entreprise semble dynamique, orientée vers les urgences pré-hospitalières, quelle est votre motivation pour vous imposer en tant qu’acteur de la chaine de soins ?

Pour commencer nous ne cherchons pas à nous imposer loin de là… Nous effectuons notre travail avec beaucoup de rigueur, avec tous les moyens nécessaire aux bonnes exécutions de nos missions. Nous avons opté pour le qualitatif plutôt que le quantitatif. Notre Ambulance de Secours et Soins d’Urgence (ASSU) est bien plus équipée que ceux que l’on trouve sur les liste de matériel obligatoire de l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Nous optons pour du matériel de dernière génération tel que des moniteurs multi-paramétrique avec ECG etc… Pour l’hygiène tout est à usage unique et ceux qui n’existent pas en usage unique est bactériostatique… Je pense que dans l’avenir il faudra différencier les entreprises de transport classique comme vous dites de celles orientées AMU.

Une équipe professionnelle, des compétences toujours remise en question, du matériel fonctionnel, une hygiène rigoureuse et encore une fois le respect des règles et valeurs de notre métier font aujourd’hui la différence. Et cela, les autres professionnels de santé et les autres acteurs de l’Aide médicale Urgente s’en rendent compte.

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Votre entreprise engage t’elle des moyens de formation/recyclage pour vos personnels ?

Je réfléchi actuellement à une petit convention ou contrat avec le CESU 77 pour un recyclage annuel des Ambulanciers Diplômés et Auxiliaires Ambulanciers. Pour les formations ; les ADE seront envoyés aux formations annexe au DEA : transport et prise en charge de l’urgence pédiatrique et néonatale mais aussi la nouvelle formation concernant la prise en charge de l’urgence psychiatrique.

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Sur le plan matériel est ce que vous, en tant que chef d’entreprise, jugez-vous important d’investir dans des équipements supplémentaires en plus des normes obligatoires ? Des exemples éventuels ?

Il est évident que oui. Nous avons la civière cuillère mais nous aurons aussi un plan dur… Moniteur non obligatoire mais comment s’en passer ? Nous faisons beaucoup de transport médicalisé alors nous avons une réserve pour les équipes SMUR qui permet de ne pas s’arrêter en route pour du matériel. Il nous arrive de faire des transports avec pousse seringue ? Nous aurons des pousse seringue…

Nous faisons de la pédiatrie nous avons donc un matelas immobilisateur avec harnais et nous aurons bien plus… Dois-je continuer ? Notre ambulance actuelle est déjà très bien équipée mais la prochaine le sera encore plus. Je dis « nous » aurons car nous attendons l’arrivé d’un nouveau véhicule bien spécifique.

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Un véhicule spécifique ?

En effet, notre arrivé dans le 77 fait suite à un projet que je porte depuis 2 ans sur le transport et la prise en charge Bariatrique (NDLR transport de patient obèse). Nous attendons donc une ambulance cellulaire étudiée spécialement à cet effet. Elle est actuellement en cours de fabrication.

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Pourriez-vous me parler de vos relations avec le SAMU de votre région ? Comment l’entreprise et ses ambulanciers sont perçus ?

Dans le 77 il y a une bonne entente entre les ambulanciers et le SAMU. D’une manière générale je pense que la majeure partie des  Auxiliaires de Régulation médicale (ARM) et la direction du SAMU joue le jeu d’intégration des ambulanciers dans l’urgence. J’ai eu personnellement un entretien avec les responsables du SAMU 77 pour mon projet bariatrique et ils ont été très à l’écoute de ce projet avec différents conseils. Ils ont ensuite appuyé favorablement mon dossier face aux autres autorités. Je peux donc dire, et cela n’est que mon avis que l’entente entre le SAMU et nous est plutôt bonne.

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Je me permets de vous demander une vision d’avenir : le futur des entreprises de transport sanitaire vous le voyez comment ? Quelles sont vos attentes en tant que chef d’entreprise ?

Comme je l’ai dit plus haut, il faudrait à mon avis scinder les entreprises en 2 parties : le classique et l’AMU. On ne peut pas demander à ceux qui ne veulent pas faire d’urgence d’en faire. Cela ne serait ni bon pour les patients, ni bon pour notre métier. Concernant la formation, il faudrait une formation supplémentaire un peu comme celle des ambulanciers SMUR afin d’augmenter le niveau des ambulanciers qui participent et veulent participer à l’AMU. 

Aujourd’hui l’ensemble des ambulanciers européens ont un niveau bien supérieur au nôtre et continuent leur progression pendant que nous, en France, on en est encore à justifier le fait que l’on passe un feu rouge avec avertisseurs sonores et lumineux… C’est pathétique mais c’est la réalité du terrain. L’Etat n’aide en aucun cas la revalorisation de notre métier et de notre image qui reste pour bon nombre celle des taxis blancs. 

Faire de l’urgence est un réel choix pour une entreprise (gros investissement, coût mensuel de matériel, difficulté supplémentaire pour le recrutement) mais aussi pour les salariés. Quand on veut être actif dans l’AMU il faut réfléchir à tout. Il n’y a pas de place pour le hasard d’une manière générale dans notre métier.

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Au vu de votre expérience pensez-vous que l’actuel cursus est suffisamment complet ou existe-t-il un manque et si oui lequel ?

Notre formation est actuellement la plus complète en ce qui concerne le secours à personne même si les autres corporations prétendent le contraire. Je suis pour une rehausse des compétences mais avant il y a beaucoup à faire déjà au sein des entreprises et du personnel. A mon gout, le métier a trop souvent été la voie de garage de l’ANPE et de ce fait beaucoup de personnes ne sont pas impliquées à 100% et ne font pas cela par passion ou vocation. Que l’on ne se voile pas la face tout le monde travaille pour un salaire à la fin du mois mais certains y mettent du cœur et aujourd’hui trop peu à mon humble avis…

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Le regard du public et du milieu médical sur la profession est assez désastreux. Selon vous quels seraient les axes d’effort à faire pour avoir une image responsable de notre profession ?

On y revient : simplement respecter les règles et valeur de notre métier je n’ai rien à ajouter de plus. Quand on est professionnel de santé on a des devoirs et des obligations : à chacun de les respecter. Personnellement nous n’avons aucun problèmes avec les autres professionnels de la santé bien au contraire nous avons même une très bonne entente avec les autres corporations.

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Comment avez-vous organisé les recrutements et comment avez-vous choisi les collaborateurs ?

Le recrutement a été accès sur les compétences dans l’AMU mais aussi dans les capacités d’évolution notamment pour nos Auxiliaires Ambulanciers. Bizarrement je n’ai recruté que des gens que je connaissais déjà lol. Nous somme une petite équipe et chacun aide l’autre. Dans l’ambulance je suis le collègue et non le patron. Cela fonctionne très bien comme ça.

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Comment fonctionne l’entreprise en termes d’organisation, régulation etc. ?

Alors nous n’avons que 2 véhicules. Une Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence et récemment 1 Véhicule Sanitaire Léger (VSL). Les équipes ASSU travail en 12h diurne et une autre en 12h nocturne. Pour les weekends ça tourne suivant les mois certains en font plus que d’autres mais j’essaie d’équilibrer. Chaque équipe s’auto régule, je leur fait confiance et cela ne me fait que très rarement défaut.

Je fais 27 nuits de 12h par mois alors j’aime bien ne pas avoir la régulation en journée. Je ne suis pas un robot et j’ai aussi une vie de famille. Pour le VSL nous aurons prochainement GOGOGADGET secrétaire/facturière et AA. Nous sommes une petite structure elle a donc proposé la mutualisation de son poste pour ma plus grande satisfaction.

Le site web de la société

Retrouvez l’entreprise Ambulances Promedic IDF sur le web à cette adresse : http://www.ambulances-promedic.com/

La page Facebook de l’entreprise : https://www.facebook.com/PROMEDIC.IDF?fref=ts

AMBULANCIER, UN MÉTIER, UNE PASSION

AMBULANCIER, UN MÉTIER, UNE PASSION

Note de l’auteur de la vidéo :

La video « Ambulancier » c’est un mix de plusieurs sorties ATSU filmées avec un appareil photo (avec quelques scènes passées en accélérée), le texte défilant est un mix entre un poème de « Marie Line » trouvé sur le net et quelques mots d’introduction de ma part.

AMLS – Advanced Medical Life Support

AMLS – Advanced Medical Life Support

paramedic_canada

En parcourant les rubriques j’ai remarqué quelques manques ici et là. J’ai vu entre autre que je n’avais jamais abordé le sujet de l’ Advanced Medical Life Support (AMLS). Une formation spécifique qui est dispensée par un CESU en France. Donc je corrige et je vous diffuse donc la présentation de cette formation complémentaire à la formation initiale de l’ambulancier.

Qu’est ce que l’Advanced Medical Life Support – AMLS ?

L’Advanced Medical Life Support (AMLS) est un programme de formation parrainé par la NAEMT (l’Association Nationale des Techniciens d’Urgence américaine) les « paramédics » américains. Ce programme approuvé par l’Association Nationale des Médecins d’Urgence américaine (NAEMSP) s’adresse aux professionnels de santé qui prennent en charge des patients victimes de problèmes médicaux. Statistiquement, la fréquence des prises en charge nécessitant des soins médicaux dépasse nettement celle des traumatisés.

L’AMLS met l’accent sur l’étude de la situation du patient et propose une stratégie de prise en charge qui s’appuie sur une évaluation systématisée. L’enseignement compte seize heures de formation, réparties sur deux jours de cours interactifs alternant enseignement et cas pratiques en ateliers.

Le programme de l’AMLS aborde: l’évaluation initiale des patients, la gestion des voies aériennes, l’évaluation de l’état de choc, la dyspnée et les défaillances respiratoires, les douleurs thoraciques, les troubles de conscience, les douleurs abdominales, les pathologies infectieuses, métaboliques.

Au terme du cours, une évaluation diplômante détermine la délivrance d’un certificat américain reconnu de façon internationale, d’une validité de quatre ans. Les cours sont dispensés au Centre d’Enseignement des Soins d’Urgence (CESU) du SAMU 68 au Centre Hospitalier de Mulhouse, par des médecins et infirmiers, professionnels de l’urgence.

Au programme de l’Advanced Medical Life Support – AMLS

JOUR 1

• L’évaluation d’un patient atteint d’une pathologie médicale
• Les états de choc
• La dyspnée et les détresses respiratoires aiguës
• Les douleurs thoraciques

• Les troubles de la conscience

• Les troubles endocriniens, métaboliques
• Les pathologies infectieuses

JOUR 2

• Les douleurs abdominales
• Les pathologies infectieuses
• Les pathologies d’origine toxiques

L’ensemble des cours dispensés sont en français.

Inscription et coût de la formation

  • L’inscription se fait par le formulaire disponible en téléchargement. Le coût de la formation, Livre AMLS et documents pédagogiques compris, s’élève à 675 euros.
  • Les frais de déplacement, d’hébergement et de repas ne sont pas inclus. Toute inscription sera accompagnée du prix de la formation soit un versement initial de 675 euros.
  • En fin de formation, une attestation de présence ainsi qu’une facture vous seront remises.
  • La lecture préalable du livre AMLS est un aspect primordial de la bonne compréhension des mécanismes physiopathologiques, permettant d’identifier les signes cliniques et les éléments anamnestiques pertinents.

Contact – informations etc : http://www.amls.fr/

Lieu : Hôpital Emile Muller (Möenschberg) (68)

Note importante : il est inutile de signaler que cette formation n’est pas utile pour un ambulancier etc etc. Aux détracteurs et autres je rappelle juste que rien n’interdit à chaque professionnel de juger lui même de l’intérêt d’approfondir ses connaissances. Je n’ajouterais rien de plus pour éviter toute polémique.

Angor et infarctus du myocarde

Angor et infarctus du myocarde

Infarctus du myocarde et angor : vulgarisation

alive

Le contenu qui va suivre se veut une vulgarisation de l’angor et de l’infarctus, deux pathologies fréquemment rencontrées dans l’exercice de votre profession, afin de vous donner quelques éléments pour mieux les comprendre et les différencier. Aussi, cette vulgarisation implique que j’ai pris quelques raccourcis, afin de rendre le tout le plus clair possible. Enfin, pour les deux pathologies, une partie concerne la prise en charge hospitalière afin que vous sachiez ce qu’il advient de vos patients après les avoir déposés aux urgences.

Dans une première partie, nous allons traiter des facteurs de risque cardiovasculaires, avant de nous intéresser ensuite à l’angor puis à l’infarctus du myocarde.

Facteurs de risque cardiovasculaires  :

Il existe plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire  : Le fait que la victime en présente un ou plusieurs est un élément d’aide au diagnostic mais le contraire ne saurait en aucun cas être un critère d’exclusion.

On repère 7 grands facteurs de risque :

  • Le sexe : les hommes ont plus de risque que les femmes de développer une pathologie cardiaque
  • l’âge : le risque augmente en effet avec l’age
  • les antécédents familiaux ( des maladies cardiovasculaires sont elles ou ont elles été répertoriées chez les ascendants?)
  • Le tabagisme
  • La dyslipidémie
  • le diabète
  • le surpoids
infarctus du myocarde - angor - prise en charge par l'ambulancier

Crise d’angor (= angine de poitrine)

La crise d’angor est un syndrome douloureux thoracique résultant d’une souffrance cellulaire en rapport avec une hypoxie myocardique, elle même liée à un déséquilibre entre les apports et les besoins en oxygène.

Cette hypoxie est liée à l’obstruction de l’artère coronaire, qui irrigue le myocarde. On trouve trois principales causes à cette obstruction :

  • Athérosclérose (= le cholestérol s’accumule sur les parois de l’artère pour former progressivement une plaque d’athérome qui obstrue progressivement le vaisseau) : Selon une étude épidémiologique de la fédération française de cardiologie, 95% des crises d’angor et 85 %des infarctus du myocarde sont liés a cette pathologie
  •  Spasme coronaire : les causes de ce spasme peuvent être d’origine diverses,toutefois, cela ne représente que 2 à 3 % des cas étudiés
  • Traumatisme

On distingue trois types d’angor que nous allons expliciter dans le tableau suivant, l’angor stable, l’angor spontané et l’angor instable.

 Circonstances
d’apparition
Type de douleurIrradiationLocalisation de la douleurDurée de la douleurEffet de la trinitrine
Angor d’effort = angor stableLors d’un effort, cède en quelques minutes après l’arrêt de l’effortConstrictiveTypiquement Mâchoire inférieure et bras gaucheRétro-sternale1 à 3 minutes+

Angor spontané

Au reposConstrictiveTypiquement Mâchoire inférieure et bras gaucheRétro-sternale10 à 16 minutes+
Syndrome de menace = angor instable = SCA ST –Au repos ou lors d’un effort même minimeConstrictive, de plus en plus intenseTypiquement Mâchoire inférieure et bras gaucheRétro-sternaleCrises de moins en moins espacées dans le tempsDe moins en moins efficaces

NB : La douleur décrite ici est la douleur typique, cependant, il peut aussi exister des formes de douleurs atypiques.

La trinitrine est un médicament vasodilatateur, il permet de ce fait un afflux de sang dans le myocarde ce qui induit une abolition de la douleur :  lorsque la douleur disparaît, le test est considéré comme positif.

Traitement de la crise d’angor : Bilan hospitalier complet et avis cardiologique

Infarctus du myocarde ( IDM) = Syndrome Coronarien Aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+)

L’infarctus du myocarde consiste en une nécrose du myocarde ( = mort des cellules ) liée à une hypoxie prolongée en rapport avec une occlusion complète d’une coronaire.

L’IDM est à 85% lié à l’athérosclérose, à 10% lié à un traumatisme, et peut aussi dans une moindre mesure résulter d’un choc psychologique important, ou de syphilis  (très rare). Les signes précurseurs sont un angor instable, et la survenue soudaine d’une importante douleur.

Dans le tableau suivant nous allons détailler les éléments diagnostiques de l’IDM de forme typique  

Douleur

La douleur est de survenue brutale, de façon spontanée et au repos ou à l’effort. Elle est rétrosternale et la forme typique irradie dans le bras gauche, la mâchoire inférieure ou le dos. De type constrictive, elle est plus intense que l’angor, la douleur dure souvent 2 à 3h et n’est PAS trinitro-sensible. La douleur peut s’accompagner de nausées et vomissements

Retentissement tensionnel

Si l’IDM est à un stade avancé, le patient peut présenter un collapsus : TA<7  État de choc →  : pâleur cutanée + marbrure + froideur + tachycardie réflexe +/-120 bpm

Examens complémentaires

Examen clinique médical :

• Auscultation cardiopulmonaire à la recherche d’un souffle cardiaque et d’un œdème pulmonaire

• Examen des membres périphérique à la recherche de signes de phlébite

ECG : La réalisation d’un ECG par un IDE ou un médecin et son interprétation médicale doivent rechercher l’augmentation du segment ST dans le complexe QRST (le complexe est visible sur le tracé de l’ECG et correspond à un cycle cardiaque ( onde p complexe QRS et onde T) )

Biologie :

Troponinémie : La troponine est une enzyme libérée par les cellules cardiaques lorsqu’elles nécrosent. Le dosage de la troponinémie permettra donc d’évaluer cette nécrose, et le stade de progression de l’IDM

CPK : libéré par toutes les cellules qui nécrosent, aspécifique. Ils augmentent en parallèle de la troponinémie

Autre examens complémentaires : Écho cardiaque, holter ECG, épreuve d’effort.

Traitement de l’IDM non compliqué :  Hospitalisation en urgence avec SMUR , surveillance scopé, administration par voie IV d’antalgiques, de thrombolytiques, d’anticoagulants, coronarographie et avis cardiologique en urgence

Le rôle de l’Ambulancier DE dans la prise en charge de l’angor ou de l’infarctus du myocarde

  • En priorité devant tout patient se plaignant de douleurs à type constrictive, le faire allonger ou le mettre en position demi assise,en fonction de son ressenti et le laisser au repos absolu. Aucun effort ne doit lui être demandé, y compris lors des translations lit-brancard.
  • Le rassurer est également très important (effet tachycardisant délétère du stress). Ne pas banaliser l’événement : même si c’est quelque chose de courant pour vous, il s’agit d’un événement très anxiogène pour le patient.
  • Le bilan réalisé doit être exhaustif, les constantes mesurées régulièrement ,ne pas négliger le relevé des renseignement sur les caractéristiques de la douleur, le contexte de survenue, les facteurs de risque cardiovasculaires, et les traitements en cours.
  • Si le SMUR n’a pas été engagé par la régulation en départ réflexe, demander son assistance.
  • Continuer à communiquer avec le patient et son entourage et lui expliquer le déroulement des opérations, sans s’avancer sur des hypothèses diagnostiques, qui seraient prématurées et anxiogènes.
  • Lors de l’arrivée du SMUR transmettre le bilan au médecin, et préparer l’ambulance selon ses consignes pour un transport médicalisé.

Note importante à propos de l’article : avant toute chose il est bien entendu que certains éléments sont là à titre informatif et n’entre pas dans le cadre du référentiel de compétences des ambulanciers. Cela n’empêche pas pour autant de pouvoir apprendre et comprendre sans pour autant nuire à la pratique quotidienne de notre enseignement de base.

Florian, Infirmier DE

Vous êtes en retard !!!! Vous êtes venu en tracteur ou bien ?

Vous êtes en retard !!!! Vous êtes venu en tracteur ou bien ?

L’ambulancier et les retards, perles de patients

Quel ambulancier n’a jamais eu un retard dans sa carrière. Planning surchargé, retards à l’hôpital, formalités administratives, appel de dernière minute, accident, retard des médecins, rendez vous oubliés, panne etc etc la liste des retards potentiels est très longue. Tout comme les réponses de nos patients plus ou moins habitués à ce genre d’exercice. Revue de groupe des ces réponses auxquelles on a tous eu droit un jour !

Il faut savoir aussi, et ce message s’adresse à ceux qui sont hors circuit ambulancier que les retards ne sont pas toujours dû à l’organisation mais peuvent découler de nombreux paramètres : des patients aux médecins en passant par le système hospitalier. Mais ça c’est un futur billet d’humeur au programme.

retard ambulanciers

Récit issu de la page Facebook Ambulances en colère 

Samantha : Bonjour Mademoiselle vous êtes en retard. Nous allons être en retard à mon Rendez vous !!!

Guillaume : L’heure c’est l’heure!

Loreleii Z : Les patients me disent souvent: « Vous êtes en retard, que vont il dire à l’hôpital!!!! « 

Dydyne : Vous êtes en retard (juste 5 minutes) lol

Guillaume : La prochaine fois, on fera appel à une boite sérieuse !!!!

Jean-Philippe : J’ai cru que vous nous avez oubliés

Elo : «Bah qu’est-ce qu’il se passe? Ça ne va pas du tout!!! »

Nissou : Vous êtes venue à cheval ???

Laurent : vous m’avez encore oublié

Cathy : Que va dire le docteur et je dirai qu’est-ce que vous dites quand le doc vous fait attendre la matinée pour 1 rendez vous à 8h ?? Lui il peut !

François : Encore une fois en retard et je change de boîte d’ambulance

Christine : On va être en retard.au rendez vous.

Faris : Alors on m’a dit que vous avez crevé…..

Jennifer : Nous on va changer de société si ça se reproduit

Mariska : « je ne comprends pas sa fait 30 min que j’ai appelé vos secrétaire et elles m’ont dit que vous étiez à côté de chez moi! « Hum merci le secrétaire !!! En réalité tu vien juste d’avoir ta courses et t’est à plus d’une demi-heure du patient donc logique.

Mélodie : vous êtes en retard car vous aviez une urgence? A non. Juste un planning surchargé. ..

Sébastien : Ah c’est vous le chauffeur ? Bonjour je suis ambulancier ! Vous êtes en retard ! Oui désolé on essaie de faire au mieux.  Je m’en fou moi je vais être en retard c’est pas sérieux ! Vous savez entre la circulation et les papiers administratifs ce n’est pas évident. Je m’en fous des papiers ! Arrivé au CH il me dit : qui c’est qui s’occupe de mes papiers ??

Child : J’ai une heure de retard certes Mais on m’a envoyé le transport y a 10 min!

Benoit : Ce n’est pas celle qu’on entend le plus, mais quand on vous sort : » à 2 minute près je prenais ma voiture pour aller à ma consultation »

Juste : votre patronne s’est encore trompé d’heure?

Valérie : C’est pas sérieux vous êtes en retard….. J’espère que ça ne se reproduira plus. … Dernier en date 7h32 au lieu de 7h30 !!!!

Mikro : votre chef a encore zappé??

Gwenn : La prochaine fois je change de « boîte »… Mais ils nous rappellent tout le temps!!! Ils nous aiment…

Mikro : et en plus J’ai essayé d’appeler 5 fois ça répond pas (lol oui oui notre patron fait le mort quand il sait qu’il va se faire pouiller…arf)

Mau : changer de société ou je vais l’appeler votre patron après on peut faire un mix, je vais l’appeler et après je change

Johan : Encore en train de boire un café?

Aurélien : « Tiens, c’est de nouveau M. qui régule ??? »

Eric : Vous êtes nouveau et la régule m’a dit que vous vous êtes perdu en route!

Dimitri : Non le must c’est quand tu arrives chez le patient et qu’il te dit vous êtes drôlement en avance mon RDV c’est demain… Et que le lendemain ben… Tu es en retard

Gavin : Y avait du trafic désolé on y est pour rien ! Gobelet de café jeté à la poubelle-

Claudine : Qui c’est qui sait trompe dans l’heure du rdv

Laurent : Quand c’est 15 h et qu’on leur dit qu’on n’a pas encore mangé et qu’on a commencé à 6 h ça les calme un peu…

Jérémie : Vous êtes parti chez Flunch pour arriver en retard?

Greg : L’infirmière m’avais dit que les sorti se faisait à 14 h mais il est déjà 14h45 !!!!! Oui monsieur les sorti se font à 14h, mais toutes les sorti !!! Vous n’êtes pas le seul à sortir ce jour et on ne peut pas être partout à la fois ! On y va ? Sinon le retard va se confirmer !!!!

Gerald : Et c’est souvent dans ces cas-là qu’on se craque de trajet et là le patient nous sort « Ha tiens vous passez par-là vous? »

Nathalie : Moi quand j’arrive en retard contre ma volonté et comme beaucoup d’entre nous je commence par dire « Bonjour » et j’enchaine avec « Toutes mes excuses pour le retard » et je leur explique le motif du retard et j’ai souvent droit à « Je sais bien que ce n’est pas de votre faute, vous n’y êtes pour rien mais ce qui m’embête c’est que je vais arriver en retard à mon rdv et du coup je vais passer après tout le monde ».

Et après une fois dans le véhicule je demande le numéro de tel de son lieu de rdv quand les patients l’ont bien sûr et j’appel pour prévenir du retard et leur dire à peu près l’heure d’arrivée et là la secrétaire me répond « Ok dans ce cas dès qu’elle arrivera le médecin la passera entre 2, il passera le patient d’après à sa place en attendant » Alors je dis merci et présente de nouveau mes excuses et là la secrétaire me répond « C’est pas grave et merci à vous de nous avoir prévenu car c’est rare quand on nous prévient ».

Et après pour blaguer un peu et selon où on va je dis au patient « De toute façon même en retard on arrivera toujours en avance!!! », car c’est souvent le cas, non on se fait reprendre quand on arrive en retard mais quand les médecins sont en retard eux c’est normal et vous pouvez constater que le patient va vous faire la remarque pour un retard de 10mn mais le médecin qui a 1h00 de retard le patient ne va rien lui dire à lui par contre!!!

Damien : La phrase qui tue… Vous êtes venu en tracteur?!…Bah y avait que ça au bureau aujourd’hui, les bétaillères étaient déjà toutes prises

Céline : Vous êtes en retard, heureusement que j’ai dit au bureau que j’avais rendez vous à 11h et en fait c’est 11h30….. On le sait c’est pour ça qu’on arrive à cette heure-ci …

Zibi : Vous êtes nouveau et a la régule on m’a dit que vous vous êtes perdu (23 ans d’ambulances et toujours nouveau).

Ambulanciers,vos interventions marquantes

Ambulanciers,vos interventions marquantes

Ambulancier, les interventions marquantes

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Christian, ambulancier, créateur et animateur de la page Facebook « ambulancier en colère« , met en ligne de temps à autre des questions assez pertinente et très intéressante. Cette fois ci le sujet est axé sur les interventions marquante. j’espère que le relais des réponses pourra servir aux futurs ambulanciers qui se posent des questions sur cette facette du métier.

Joe : Un SAMU pour une occlusion intestinale se terminant par un décès par malaise cardiaque dans l’ambulance.

Fabrice : La tentative de suicide d’une connaissance.

Agathe : L’accueil d’un patient avec son fusil de chasse en pleine nuit et nous étions une équipe féminine…

Arnaud : histoire tragico-comique lors de mon expérience au SAMU 13. Nous avons décalé pour un plan rouge (cela s’appelais encore comme ça, à l’époque). Carambolage sur l’autoroute de Marseille à Toulon à hauteur de la la Valentine. Une personne âgée de 75 ans avait pris l’autoroute en sens inverse provoquant un carambolage monstrueux !

Un camion renversé et couché, deux motard delta dont un écrasé sous le semi, quatre voitures encastrées les unes aux autres, 5 voitures de travers ! Résultat : 5 deltas, 4 ploytrauma, 2 traumas légers, 10 choqués et 2 indemnes dont la petite mamie. 3 vl sur place, avec 2 camions de la gendarmerie, 10 VSAV et 5 AR …..Pendant ce temps, la mamie était en train de hurler contre un colonel de gendarmerie : « mais je vous dis que j’ai le permis ! Bordel je vous dit que j’ai le permis ».

Le fin mot de l’histoire est que cette mamie avait son portefeuille depuis 20 ans et qu’elle a voulu le changer. Au centre commerciale ou elle est dirigé par le transport en commun, elle s’est fait plaisir en achetant un portefeuille tout neuf ! En ouvrant le portefeuille, elle a vu un permis de conduire! Elle a dû se dire : » chouette j’ai le permis». Juste à côté de la Valentine, il y avait une occasion du lion et s’est acheté une 309 automatique. C’est là que j’ai su que la loi n’obligeait pas à un vendeur d’automobile que l’acheteur montre son permis de conduire. Cela aurait évité une telle catastrophe.

Stéphanie : Mon premier patient décédé, la maison de retraite l’a laissé agoniser seul dans sa chambre…

Cyril : me faire courser par un drogué sur une rave party car il était allongé sur la route, pour sa sécurité nous lui avions demandé de se déplacer et de se mettre dans l’herbe!! Aucune réaction et je lui ai dit que s’il se déplacé pas, on faisait intervenir les gendarmes!!! Au final, notre binôme a été sécurisé par une VL SP!!! J’ai regretté d’avoir dit sa lol

Joe : Une intervention plus « légère » de conséquence. 5 gendarmes, 2 ambulanciers (nous), un pompier, un médecin et deux infirmiers du SAMU, une infirmière et une aide-soignante de la MdR, soit 13 personnes pour coincer et maîtriser un papy qui avait pété un câble.

Julien : Seul sans matériel, AVP, premier secouriste sur place. Fracture ouverte très importante de la face, un infirmier anesthésiste en civil se présente et ne me vient pas en aide, la victime a survécu. J’ai failli en venir aux mains avec l’infirmier une fois l’intervention finie.

Peg : accouchement inopiné (2 mois 1/2 après la fin de ma formation DEA) sur une nationale après 15 min de trajet (5ème pare), smur demandé après perte des eaux au moment du départ, jonction prévue, la tête est sortie couleur schtroumpf (cordon autour du coup), pas de son a la naissance, le smur est arrivé 5 min après qu’il ait hurlé, grand moment de solitude  Il a eu 3 ans en mars

Emmanuel : Dimanche dernier, départ ASSU pour hypotension à 6, arrivée sur place la dame est encore consciente et elle m’a parlé, 5mn après elle était en ACR, l’hélico de Lyon arrivait pas à se poser il a fallu attendre de longue minute, elle a fait 5 arrêt donc le 6ème lui a été fatale, sur notre brancard dans le Box de Réa….. Il a fallu retourner sur les lieux récupérer une partie du matériel et faire face à la douleur de la fille et de son époux… très marquant ma collègue et moi en avons été retourné

Joe : Le décès d’un patient fait partie de notre métier et nous arrivons à prendre du recul. Par contre se confronter directement à la douleur de la famille, c’est insupportable.

Sophie : Une dame âgée qui vivait seule avec maladie neuro dégénérative type Alzheimer, personne ne se préoccupait d’elle ni les voisins plus de famille, des douleurs plus morale que physiques, la dame nous a remercié d’être là en 15 pour elle et de s’être occupe d’elle, sinon dans mon métier les gens qui vous font la bise pour vous remercier de votre patience, douceur et gentillesse que des bons moments

Ced : Un suicide voie ferrée en direct live, en rentrant à la base…

Rachel : Le transfert d’un bébé né sous X, je l’ai gardé contre moi durant tout le parcours, cela a été très dur de donner cet enfant à l’infirmière de néonat … J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps au retour …

Clarence : accouchement dans la voiture d’une jeune femme, une tite fille Lucie qui a maintenant 17 mois et je suis amie avec les parents de cette princesse

prise constante ambulancier et patient L' Ambulancier : le site de référence Ambulanciers,vos interventions marquantes
Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier

Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier

L’ambulancier et la complainte du parce que…

equipage

Parce que j’ai choisi de devenir ambulancier car j’ai voulu une profession critiquée et mal aimée,

Parce que j’ai toujours voulu bosser comme un malade pour des clopinettes (ben oui travailler plus pour gagner moins, tu bosses 10h t’es payé 8h),

Parce que j’adore qu’on classifie ma profession avec un vulgaire « taxi pousse-mamie » (quelle poésie), mais j’ai voulu devenir ambulancier

Par ce que j’ai adoré bosser comme un chien en cours pour un diplôme complet et qu’au final on nous considère encore comme des bon à rien,

Parce que j’ai voulu choisir un métier en idéalisant le fait que l’évolution de la profession se mettait en route parce que parce que…

Parce que je voulais apporter quelque chose…

Parce que j’ai voulu me mettre au service des gens pour les servir et non me servir,

Parce que je me sens utile et que je peux apporter des choses, du réconfort, une aide, être un lien social auprès de patient qui en ont besoin. J’ai voulu devenir ambulancier.

Parce que malgré l’image pousse-mamie il y a bien d’autres nombreuses choses que personne ne voit et n’imagine,

Parce que je vois la misère sociale jusqu’au bas du plancher quand je me rends au domicile des patients et qu’on se met à changer sa façon de voir le monde,

Parce que l’on constate à quel point on peut apporter un peu de gentillesse dans ce fichu monde égoïste : un sourire, un service, une parole… Certes c’est pas un job fait pour tout le monde. Tu le choisis pas pour devenir riche (un billet de loto te donnera plus de chances) mais tu le choisis par passion, par envie, par choix. J’ai donc voulu devenir ambulancier.

Et ça tu t’en rends compte quand tes patients te remercient, sont heureux de te voir à leur porte car même si tu viens pour quelque chose qui ne va pas forcément être une partie de plaisir  ils savent que tu vas bien t’occuper d’eux. Qu’ils vont se faire chouchouter et accompagner.

Mais aussi que durant ce court temps de trajet ils vont pouvoir se confier, vider leur sac, passer leurs humeurs sur toi, te raconter leur galères et leurs joies. Et ça leur fait du bien. C’est pas toujours simple de garder ce masque : souriant, droit, poli quand tu t’en prends plein le grade à peine la porte ouverte mais on est un peu la soupape de sûreté pour certains qui cumulent les problèmes médicaux et pour rien au monde tu n’échangerais ta place avec eux.

Mais comme tu les comprends tu restes patient et tu fais tout pour les soulager quelques minutes jusqu’à la porte du service. Et en échanges tu récoltes un sourire, un regard qui réchauffe ta journée. Tu rentres chez toi le soir tu es rincé, le dos en miette et le moral dans les chaussettes. Mais au moins tu as une satisfaction personnelle : celle d’avoir apporté quelque chose à quelqu’un dans cette journée, avoir redonné le sourire, ou chassé les idées noires de certains. Mais tu rentres chez toi et tu te dis que tu as une put… de chance d’être là tranquille sans ennuis de santé pour le moment.

Parce que je voulais être intégré à la chaîne de soins et de secours comme dans mon livre de formation…

Parce que l’ambulancier ça reste le gars en blouse et jean crade, qui te balance une lettre de toubib non ouverte sur le bureau d’une infirmière avant de déverser le patient sur un brancard et repartir dans son fourgon de livrais… pardon son ambulance avec en poche son diplôme vieux de 20 ans et qui n’a jamais touché un bouquin de formation ou de GSU depuis sa sortie de l’école.

Parce que j’adore ce type de cliché et que chaque jour je me dis en enfilant ma tenue de travail que j’adore mon job car c’est un combat de tous les jours pour prouver à la quasi totalité de décérébrés que l’ambulancier est un professionnel de santé formé, que, en France à ce jour il existe de plus en plus une majorité de gars comme moi qui se battent pour exister en tant que professionnels, qui se battent pour démontrer qu’ils sont formés et qu’il savent bosser. Mais j’ai quand même voulu devenir ambulancier.

Que ce qu’on leur a inculqué en cours ils l’appliquent, ils le révisent chez eux le soir de temps en temps ou lors d’un doute… Que chaque matin ils sont motivés et ils ont encore le mince espoir de démontrer qu’ils ont une vraie place dans la chaîne de soin et de secours…

Parce que tu fais le maximum pour t’assurer que ta prise en charge sera la meilleure, parce que tu te remets en question après l’inter’ et que tu analyses pour voir ce que tu aurais pu améliorer afin d’être plus efficace la fois suivante.

Parce que tu t’acharnes à faire tes transmissions de façon complète même si en face tu n’ as pas de bol et tu tombes face à une personne qui t’écoutera d’une oreille ou qui n’en a rien à cirer… Mais quand tu tombes face à un quelqu’un qui t’écoutes tu sais que ça valais la peine de prendre le temps de chercher l’info et que ça contribuera peut être à faciliter à la prise en charge du patient installé dans le box des urg’.

Parce j’ai besoin de pognon…

Parce que l’ambulancier privé ça bosse pour le fric et rien d’autres, un appel 15 c’est juste une facture  avec supplément.

Parce que ça commence à me chauffer le bourrichon qu’on raisonne de cette manière en hurlant que le secours doit rester gratuit et ne doit pas être privatisé…. C’est vrai on est juste des bouffeurs de pognons, les autres acteurs sont bénévoles on le sait…

Parce que je sais que sur mon put… de bulletin de paie les charges retenues retourneront à la case départ. Oui oui celle qui a justement versée les indemnités de transport. La sécu ? Qui c’est la sécu ? Ben oui l’état bien sûr ! La sécu va payer la boite qui va payer des impôts et des charges qui vont retourner dans la même escarcelle qu’au départ. Que le secours n’est pas gratuit c’est juste que tu ne reçois pas la facture de la même façon. La facture elle s’appelle impôt…

Tout le monde finance les secours de manière indirecte. Ben tiens moi employé et mon patron on finance aussi non ? Les salaires il sortent bien de quelque part ? Les véhicules ils sont gratuits ? Donc non le secours gratos ça n’existe pas… Ah excusez moi je dois présenter la facture à mon patient, oui le gars qui présente une suspicion d’infarct’ et que je viens de ramener depuis son domicile…

Ah pardon il vient de faire un arrêt à la vue de la facture ? Pas de soucis je vais allez demander à sa dame de me signer le chèque… Et puis par la même occase je lui proposerais le service funé’ de ma boite, on a un pack « son et lumière » à moins 50% en ce moment… J’oubliais que je suis un privé…

Parce que le secours public sera toujours là pour sauver l’innocent du vilain ambulancier privé qui dépense honteusement l’argent de la sécu.

Parce que quand je vois comment sont utilisé les budgets de subventions public dans certains endroits ça m’offusque encore plus surtout quand on vient nous chercher la pti’te bébète

Parce que si ils prenaient exemple sur les privés ils auraient une autre façon de jeter le pognon par les fenêtres. Ah c’est vrai une entreprise c’est là pour générer du chiffre.  Allez dire ça à la nouvelle génération de patrons ambulanciers qui s’investissent jour après jours pour garder leurs boite à flot et sauvegarder les emplois…

Qui surveillent leurs dépenses, et investissent de façon intelligente. et qui passent les 3/4 de leurs budgets en frais de gazole et de charges… Les patrons vivent bien !!! Ben oui mais ils bossent dur pour ça… Ils font pas du 8h-17h pour aller émarger à 3k5 €  avec voiture de fonction, avantages en natures etc comme d’autres… chuuut faut pas dire…

Parce que chaque matin moi ambulancier privé (employé) je me lève en me disant : allez on va aller faire du fric aujourd’hui ça ira dans ma poche en partie.

Parce qu’une fois encore des abrutis généralisent et mettent tout le monde dans le même sac c’est tellement plus simple. Un patron qui fraude et c’est l’ensemble des ambulanciers français (employés compris) qui tapent dans la caisse. je me demandais aussi comment j’avais pu acheter ma résidence secondaire à saint trop’… C’est vrai dans le public ça n’existe pas… Qui a dit médecins, kiné, hôpitaux, pharmacie qui fraudent/se loupent/sur-facturent ? zut on doit pas avoir accès aux mêmes actualités.

Parce que certains généralisent après vu un ambulancier raté, ben oui c’est connu les autres métiers de la santé et du secours ne sont pas concernés. Chez eux tout le monde il est parfait. Je pense que je devrais consulter pour les troubles auditifs et de la vision que j’ai eu parfois en les regardant travailler ou après les avoir écoutés.

Parce que ce soir j’en avais ras le bol, un trop plein d’idées noires qui couvaient. Mais c’est pas si grave demain matin je me lèverais de bonne humeur et avec le sourire parce que j’aime mon job et que je fais tout pour le faire du mieux possible. Parce que je crois encore en certaines idées qui ne sont que des utopies certes mais qui me font avancer.

Parce que sous ces lignes revendicatives d’autres personnes partagent leurs réponses sur le thème : Pourquoi avez vous choisi ce métier ?

  • Margot : J’ai choisi ce métier pour me sentir utile et ce que j’aime par dessus tout, c’est redonner le sourire aux patients…!!
  • Ludovic : j’ai choisi ce métier pour être au plus proche des gens les écouter et essayer des les aider en restant a mon niveau… Ce que je préfère c’est la prise en charge de différentes générations chaque jour, il n’y a jamais 2 fois  la même douleur tout les jours est différent… De la bobologie,  à la prise en charge avec une équipe médicale
  • Samuel :  l’urgence , aider les gens , bavarder avec les gens ( comme a l’école lol )
  • David : Moi au départ ( à 6 ans) faire comme papa  » sauver les gens  » ; second degré;  je m y suis oriente pour ça das un premier temps et c’est devenu une passion une drogue tout me plait , mais l’urgence par dessus tout … Le dialogue, l’approche avec des gens de tous milieux de toute nature, nos  » papys mamies  » qu’on aiment tant … L’adrénaline sur certains cas parfois dramatique mais c’est aussi ça notre boulot … Et je pense que beaucoup sont comme moi : ambulancier c’est 6 mois ou pour la vie … L’ambulance ma drogue, mon plaisir , mon métier … Ambulancier et fier de l’être.

Parce qu’il est temps de conclure ce billet…

Merci d’être passé au bureau des pleurs, ce billet dramatico-pleurnichard est volontairement axé sur du second degré. Que ceux qui n’arrivent pas à comprendre le sens de cet article reprennent sa lecture ou passent à autre chose (merci d’être venu, veuillez libérer l’espace et éviter de polluer cet espace d’expression). Non ce n’est pas un épanchement d’un ambulancier qui fait oui-ouin (j’ai des kleenex c’est bon).

Je vous rassure ma santé mentale et psychique est très bonne (enfin je crois ^_^). C’est juste que de temps en temps ça fait pas de mal de rédiger ce genre de choses tellement la part de vérité contenue ici est importante.

Parce que heureusement mon quotidien n’est pas toujours comme ça et que je cotoie des professionnels de santé qui savent reconnaître mon travail quand il est bien réalisé et aussi me faire remarquer mes erreurs avec pédagogie et manière, me donner les bons conseils qui vont bien. et aussi reconnaître que notre profession a sa place et son importance.

Et je n’oublie pas mes patients qui, avant tout et au quotidien, me remercient d’être là, pour eux… Et c’est d’abord et avant tout pour eux que je continue. Parce que malgré toutes ces lignes j’ai choisi et je pratique mon job pour eux et qu’ils passent avant toute chose, querelle ou autre. Parce que j’ai voulu devenir ambulancier.

Ambulancier, selon zoé, ce métier a fait-d’elle une meilleure personne…

Ambulancier, selon zoé, ce métier a fait-d’elle une meilleure personne…

Ambulancier et article de presse

Ce jeudi 18 juillet, Zoé me contacte pour m’annoncer la parution d’un article dédié au métier d’ambulancier. En effet il était à ses yeux important de rétablir certains points de vue et vérités sur un métier qui subit souvent et est peu mis en avant. Voilà un article très très bien rédigé par une journaliste : Sophie CAILLAT, de rue 89 qui a su mettre en avant les propos de zoé et par la même occasion mettre en avant notre métier difficile mais ô combien enrichissant. L’article original est à retrouver à cette adresse : http://www.rue89.com/2013/07/18/zoe-ambulanciere-pense-metier-a-fait-meilleure-personne-244050 sur l’excellent site d’info Rue 89 que je vous recommande pour la diversité de ses sujets.

« Tout ce que les gens retiennent de nous, c’est qu’on leur casse les pieds avec le gyrophare aux heures de pointe. »

Zoé, 40 ans, est ambulancière et déplore que son métier soit trop méconnu, et pas assez bien considéré.

« Etre celle qui maîtrise, qui ne s’affole pas quand c’est la panique, qui connaît les gestes, ça me plaisait » : voici comment elle décrit son métier, qui fut un « coup de foudre » lorsqu’elle l’a découvert. Et voici comment elle y est venue :

« Adolescente, je me foutais de tout. Je cherchais un prétexte pour m’enfuir du lycée, je suis allée aux cours de secourisme de la Croix-Rouge et j’ai bien accroché. J’avais envie d’être dans le soin, mais pas de faire des études pendant des années. »

Après un concours et une formation de quatre mois, comprenant un peu de médecine, de l’administratif, de la déontologie, la voilà opérationnelle. Ambulancière depuis dix-huit ans, Zoé a exploré pas mal de facettes du métier, sans évoluer vers la fonction publique ni s’installer comme chef d’entreprise.

« Apporter une petite part d’humanité »

Depuis qu’elle a démarré, Zoé trouve que l’image de sa profession s’est améliorée :

« Avant, on était vus comme des transporteurs, on n’était pas pris plus au sérieux que ça. Maintenant qu’on est mieux formés, six mois au lieu de quatre, c’est différent. On est des vrais acteurs de la chaîne des soins. »

Ce qu’elle aime dans son métier : ne pas avoir le temps de s’ennuyer, faire un peu de tout, des rapatriements sanitaires, du Samu, des entrées et sorties d’hospitalisation, des rééducations, du grave et du moins grave. Avec son collègue, toujours présent avec elle dans l’ambulance, elle doit être capable d’assurer les premiers secours, de réanimer, mais aussi d’assurer la mécanique de base, le code de la route « et surtout faire preuve d’une patience d’ange vis-à-vis des personnels soignants, des patients, des familles souvent inquiètes ».

Elle apprécie d’apporter à ceux qu’elle transporte « une petite part d’humanité » :

« J’aime penser que ça a de l’importance. Par exemple pour les gens en fin de vie. L’important dans ce métier, ce n’est pas la conduite, c’est ce qui se passe dans le véhicule. »

Seul bémol : elle est mal payée pour une moyenne de douze heures par jour. Si elle avait encore des enfants en bas âge, elle choisirait un autre métier, car il est très rare qu’à 19 heures elle soit rentrée chez elle. « Il ne faut pas avoir une vie personnelle trop exigeante », glisse-t-elle.

Questions/Réponses :

Quel est votre contrat de travail ?

Employée d’une assez grosse entreprise privée, je suis en contrat à durée indéterminée. Diplômée par l’Etat, je suis sous tutelle du ministère de la Santé et relève de la convention collective des transports routiers, catégorie « ouvrier ». Entrée dans mon entreprise en 1999, j’en suis partie en 2003 pour aller travailler à la campagne, mais je trouvais que faire le « taxi allongé » n’était pas mettre à profit mes compétences et finalement, je suis revenue l’an dernier dans la même boîte.

Quel est votre salaire ?

Je n’ai pas l’âme gestionnaire, j’aime être exécutante. De plus, l’argent n’est pas une priorité, et je n’ai pas envie que ça le soit. Même si parfois on râle en voyant la fiche de paie. Le salaire de base est de 9,55 euros de l’heure, et mon salaire net varie entre 1 550 et 1 900 euros. La différence se joue sur les heures supplémentaires. Le mois dernier, j’ai touché 1 680 euros net. L’ennui, c’est les week-ends, nuits et jours fériés payés à 75% du salaire : on est moins payés qu’un jour normal. Les soirs et week-ends sont comptés comme des permanences, on est supposés être en attente, mais c’est aussi absurde que de considérer que la baby-sitter ne doit pas être payée quand les enfants dorment.

Quels sont vos horaires ?

Aucun. Certains jours, je suis de garde exclusivement à disposition du Samu, de 8 à 20 heures (et la nuit de 20 heures à 8 heures). D’autres, je suis en transport classique et les horaires sont donnés la veille pour le lendemain. Les jours où je travaille, j’ai appris à ne rien prévoir le soir. Je peux commencer à 5h30 ou à 11 heures, et je ne sais jamais à quelle heure la journée se finira.

La journée est vraiment derrière moi quand je suis dans ma voiture pour rentrer chez moi. C’est aussi le charme du métier, ces journées qui s’étirent. Je ne travaille que quatre jours par semaine et j’ai mon planning d’un mois sur l’autre. Je travaille en général deux week-ends par mois, et une à deux fois par semaine la nuit pour le Samu.

A quel moment vous débarrassez-vous de votre tenue de travail ?

Je porte un uniforme complet et obligatoire, sur lequel est apposé le logo de mon entreprise. C’est important d’avoir une tenue, d’abord pour des raisons d’hygiène, et ensuite pour être reconnaissable par les patients, le personnel des cliniques ou hôpitaux, et leurs usagers. Le soir, l’ambulance est nettoyée, désinfectée, le plein de carburant fait… C’est alors que je me rhabille pour rentrer chez moi. Mais souvent, je reste à discuter avec les collègues, histoire de décompresser.

Quel rôle estimez-vous jouer ?

Secourir, rassurer, accompagner, réconforter. Lorsque le Samu m’envoie chercher quelqu’un chez lui, je suis le premier maillon de la chaîne des soins, je suis les yeux du régulateur. Il faut être en grande vigilance : éviter qu’un état ne s’aggrave et, surtout, savoir reconnaître une détresse vitale quand elle survient. Je dois aussi détecter et transmettre aux équipes médicales des infos précieuses comme la précarité, l’alcoolisme, la toxicomanie, la maltraitance… J’aime beaucoup transporter des détenus, parce que ça me ramène aux fondamentaux de mon métier, à savoir : ne pas juger.

Votre travail vous demande-t-il un effort physique ?

C’est assurément un métier physique, exposé au mal de dos et aux accidents. Manipuler les brancards, les patients parfois lourds, marcher beaucoup… Ce sont beaucoup d’occasions de mauvais gestes, mais par chance, un ami kiné m’a appris les bonnes postures dès le départ. Et le fait de ne pas être grande m’évite de me plier en deux. 

Tout un matériel de manutention est mis à disposition dans les services où on intervient : des « draps de transfert », « rollers », « lève-malade » fonctionnant comme un treuil, et pour certains patients fragiles qui souffrent beaucoup, je me fais aider. Pour conduire, il faut qu’on ait les jambes et les bras en bon état, mais aussi la tête pour ne pas faire n’importe quoi sur la route !

Je n’ai jamais eu d’accident de la route, mais il est bon parfois de se rappeler qu’on n’est pas invincibles. Je me suis fait un seul bobo en dix-huit ans de pratique : une tendinite que j’ai laissé traîner trois mois et qui a disparu toute seule.

Votre travail vous demande-t-il un effort mental ? 

Oui ! Du début à la fin de la journée, ou de la nuit, on doit être capables d’accomplir les bons gestes et être attentifs à chaque patient. On apprend aussi à se protéger face à la fin de vie, c’est nécessaire selon moi d’être capable d’endosser le costume de professionnel pour ne pas craquer devant certaines situations. Pour évacuer tout ce stress, on discute beaucoup entre collègues, et on raconte aussi beaucoup n’importe quoi.

Avez-vous l’impression de bien faire votre travail ?

Ce qui est frustrant, c’est notre impuissance face à la douleur et à la souffrance : en effet, on a pas le droit d’administrer de médicaments. Tout ce qu’on peut faire, c’est procurer un maximum de confort.

Où votre travail laisse-t-il des traces sur vous ?

Quand on monte dans l’ambulance, on enfile plusieurs casquettes à la fois : celle du conducteur, du mécanicien, de l’infirmier, du psychiatre, du secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital… Ce qui peut laisser des traces. Mais j’ai appris à gérer le stress, à profiter de la vie et à relativiser les tracasseries du quotidien. Je pense pouvoir dire que ce métier a fait de moi une meilleure personne, enfin je l’espère.

Si vous deviez mettre une note à votre bien-être au travail dans votre entreprise, sur 20, quelle serait-elle ?

17/20. J’ai la chance de travailler dans une entreprise où l’activité est variée, mes collègues sont à la fois sympas et pros, on a du bon matériel et surtout, j’aime ce que je fais ! Le seul point négatif, c’est d’être payé à 75% la nuit et le week-end parce qu’on travaille avec notre cœur et nos tripes, mais que ça n’apparaît pas sur la feuille de paie. C’est terriblement frustrant !

Propos recueillis et mis en page par Sophie CAILLAT

http://riverains.rue89.com/sophie-caillat

L’article original est à retrouver à cette adresse : http://www.rue89.com/2013/07/18/zoe-ambulanciere-pense-metier-a-fait-meilleure-personne-244050 sur l’exellent site d’info Rue 89 que je vous recommande pour la diversité de ses sujets

Ambulancier, pourquoi choisir ce métier ?

Ambulancier, pourquoi choisir ce métier ?

Pourquoi choisir de devenir ambulancier ?

Christian, ambulancier, animateur et créateur de la page Facebook « Ambulanciers en colère » propose de temps en temps des questions pour ses lecteurs très pertinentes. Je me fais le relais de ces réponses afin qu’elles puissent répondre aux questions des aspirant ambulanciers ou encore du grand public sur les motivations qui nous ont données envie de faire ce métier. Bien entendu j’ai laissé volontairement certaines réponses (humour, ironie, c’est au choix). Aujourd’hui pourquoi choisir de devenir ambulancier.

  • Vincent : Reconversion après la Bspp
  • Christophe : une vocation !
  • Cindy : On se balade et on rend service!!
  • Xavier : Ce métier me plais depuis depuis 4 ans je veux toujours faire ambulancier même si des fois ce n’est pas facile
  • Céline : Une passion. Un métier. Que j’exerce depuis 4 ans. Et demi. Et j’ne regrette rien. Et le blanc me va si bien loooool
  • Aleksandra : une vocation et une passion !
  • Elo: Par amour du métier!!
  • Marty : Mais si parfois c dur niveau horaire, c un métier ou on a l’impression de servir à quelque chose et j’adore conduire.
  • Lylye : Pour le salaire! Ah non ce n’est pas la bonne réponse lol
  • Thomas : pour le salaire bien sûr…..
  • Mickael : j’exerce ce métier depuis 9 ans par passion et je me sens utile auprès de la société en rendant service aux personnes qui en ont besoin
  • Anthony : Par passion
  • Christelle : C’est trop bien payé…!!!
  • Φρειδερίκος : Pour liker « ambulanciers en colère » !
  • Daniel : Pour le relationnel et l’aide apportée aux autres.
  • Isabelle : Oui c’est sur on ne fait pas se métier pour être riche c’est sur mes tellement enrichissant, une vrai vocation … Mais je confirme pas facile niveaux horaire
  • Cédric : Une vocation
  • Franck : 29 ans d’ambulance cette année! De la vocation !!!
  • Vincent : Par passion
  • Looky : une vocation 22 ans spv et 9 ans ambulancier
  • Lolotte : une vocation, avant j’étais secouriste, j’ai été à l’école de l’ordre de MALTE approfondis mes connaissance et voilà, maintenant cela fais 22ans de métier, donné aux gens malades un sourire c’est important, bonne journée
  • Mélanie : L’envie de se sentir utile, d’apporter un peu de joie au patient durant le trajet. Je suis sortie de l’armée en décembre et travaille comme AA depuis février en attendant de passer le DE. Je n’ai jamais été aussi crevée, ni aussi mal payée… Mais qu’est-ce que je suis heureuse de me lever le matin pour aller bosser!!! C’est de la folie!!! Je ne savais pas que ça pouvait faire cet effet la d’avoir un métier qui vous passionne, et qui vous enrichit…!
  • Sébastien : Pour les horaires de fonctionnaire!
  • Loïc : Une vocation à aider les autres, j’ai eu cette vocation lorsqu’un membre de ma famille a eu besoin d’une ambulance et que j’ai vu l’énergie et le professionnel de ces personnes qui sont désormais mes collègues
  • Claudine : depuis bientôt 26 ans je tiens des hauts des bas mais génial. Dévouement total croyez moi
  • Brice : aider mon prochain, mais vu le regard qu’à la société sur ce métier, je commence à me poser la question si ça sert à quelque chose.
  • Damien : Pour la grandeur de ce métier!!!! Malgré les diverses difficultés (horaire, vie de famille, manque de reconnaissance etc.) métier grandissant humainement bref j’adore mon métier!!!!!!!!!!
  • Gilles : Pour la reconnaissance! Lol
  • Romain : Pour la main le sourire le mot qui peut être reçu agréablement par la personne que l’on transporte. Moi si je pouvais travailler plus je dirais oui tous de suite car y a tellement de personne qui ont besoin d’une oreille ou d’une main et ba moi je dis que ce métier est un beau métier. Et j’ai bossé pas mal dans la santé dans différent secteur de la médecine en passant par la traumato et par le bloc les soins intensif et puis la psy et le tous ma apporté ce qu’il me fallait pour me porter et m’envoler sur secours l’écoute de la personne qui permet de rassurer la personne.
  • Valérie : Par respect de l’être humain est l’amour du métier mes triste par les salaires est le patron qui n’exploite pfff
  • Anne-Sophie : pour moi c’est une vocation et une passion. C’est sur les horaires sont difficiles mais je me voie mal avec horaire de fonctionnaire
  • El : Moi j’arrête bientôt j le DEA ms je suis trop dégouté après 3 ans à peine je vais me reconvertir !
  • Jennifer : pour le relationnel et le fait de gérer notre planning sans avoir le patron sur le dos et pourquoi pas « devenir patronne  » à mon tour après
  • Lucie : Je vais commencer bientôt la formation et le métier. Mon Papa est souvent transporter en ambulance et mon fiance est ambulancier, il me l’a fait découvrir et ça me plait, j’ai été secrétaire commercial (l’horreur pendant 39h par semaine) et aide-ménagère (pas ma tasse le ménage). Je suis consciente des contraintes et horaire mais il y a aussi des cotes positif et très enrichissant ! Pour moi pour le moment c’est la découverte d’une vocation peut être.
  • Philippe : L’inconscience…et l’ignorance..!!!
  • Pierre : Vocation et pour rendre hommage à des ambulanciers qui sont venu chercher mon papa qui était en détresse vital et que les pompiers ne sont pas venu.
  • Michèle : pendant le 1987 j’ai fait un grave avp !!! C étai à cet moment-là que j’ai compris l’utilité de c’est métier. Comme ça je suis devenue ambulancier l’année suivant !!!!
  • Lucie : Non ce n’est pas partout pareil, mais après c’est un choix la société dans laquelle on bosse, et c’est vrai que dans les petits sociétés (je pense à celle de mon homme), il fait une moyenne de plus de 50h par semaine et ça change tout le temps. Il y a des régions ou il peine à trouver des DEA, donc des conditions on peut aussi en poser de notre côté à savoir de faire un mi-temps qui équivaut à 35h (ce qu’a fait un collègue de mon homme). Et je connais aussi des ambulanciers qui font dans les 35h par semaine comme cite Géo Bez.
  • Mélanie : C’est le métier qui m’a choisi !
  • Nicolas : Moi car j’ai u une grave opération et sais des ambulanciers qui mon amener faire tt mes examen et ça m’a donné envie de le faire aussi et suis idem bénévole à la croix rouge française donc là sa ma encore plus motivé à le faire
  • Lesstas : Un métier libre comme l’air ou n’est pas enfermé, juste une histoire à deux et c’est grâce à ce métier que j’ai rencontré ma femme la mère de mes deux enfants qui et aussi ambulancière
  • Jonathan : Pas eu le choix … pour pouvoir exercer le métier de taxi, on m’a demandé de passer l’auxiliaire !
  • Rachel : l’envie de venir en aide aux personnes en détresse, ne pas être enfermé toute la journée au même endroit, pour plus de contact et le côté ludique du métier (on sait jamais sur quoi ou qui on tombe et je trouve ça assez marrant).
  • El Chauve : Pour le peu de temps passé dans la vie des gens mais qui parfois sert grandement!
  • Mélanie : Une vocation toute tracée depuis ma tendre enfance !
  • Dimitri : Moi je suis devenu ambulancier après avoir perdu un pari. Snif!!!
  • Gégé L’ambulancier : Moi par reconversion militaire … Apres 5 ans d’armée on ma plus ou moins oriente la dedans et ça fait 10 ans aujourd’hui. Et contrairement à d’autre je vais être honnête ce n’est surement pas une vocation loin de là. J’aime ce que je fais certes mais de la a dire que c’est une passion etc. … Faut arrêter !!! Je ne travaille pas pour la gloire moi, si je bosse c’est pour payer mes factures, payer ma baraque et nourrir ma famille comme tout le monde !!!
  • Gabriel : Pour trouver du taf sans bac….. Maintenant de nuit et ne faire que du 15 c’est une passion, même si le ras le bol des 75*/* et là…..
  • Sophie : Jaime ce métier parce que les jours se suivent mais ne se ressemble pas, chaque jour est différents. Déjà que le quotidien est quotidien! Au moins ce n’est pas le cas au boulot.
  • Laetitia : J’ai était transporter pendant de nombreuse année et que sa ma donne l’amour et la passion du métier d’ambulanciers
  • Chris : Par hasard. En remplacement d’été … Et au bout de 2mois j’étais tellement accroc que CCA direct. Et ça me tient depuis 10ans. ^^
  • Gar : pour des raisons de vocation, rendre service aux gens, contact et sauver des vies (les urgences).
  • Jérôme : J était pompier volontaire et c’est le coter ambulance qui m’a le plus attirer
  • Laurent : Pour moi c’est l’aide aux personnes en difficultés, le social, et pour finir sur une note d’humour la sirène et le Giro pour arriver à l’heure pour l’apéro
  • Stéphane : Je crois que j’ai toujours voulu faire ça. J’ai d’ailleurs fait mes études dans la branche…
  • Hein? Non, pas sanitaire et social,…BTA FORESTIER!!
  • Kevin : J’ai toujours voulue être ambulancier !!!!
  • Audrey : C’est le métier qui m’a choisi ! Et je ne regrette rien … je suis comblée
  • Rachel : Au décès de mon grand-père (un 15 août), j’ai aidé l’ambulancier et je dis bien  » l’ambulancier  » à brancarder et porter le corps du véhicule au domicile !!! (un TDC je ne vous rassure pas une ambu) Une vocation est née … A l’époque j’étais déjà  » en colère  » de voir une seule personne travailler un jour férié !!! Et triste aussi pour mon Pépé … De plus j’adore conduire, aider les autres rendre service, etc. ….
  • Franny : c’est un beau métier AMBULANCIER, et je les salue tous
  • Pierre : Ambulancier salarié au départ, avec des conditions de travail hallucinantes… j’ai eu l’opportunité de passer indépendant et maintenant ce métier est un vrai plaisir…
  • Zibi : Par passion
  • Samuelle : Pour me rendre utile au départ, et aujourd’hui je sais que c’est bien plus, c’est un plaisir de partager la route avec vous!
  • Ju : Pure vocation. Et avec une équipe en or (patrons compris), des patients en or et un cadre de boulot magnifique (bords de Loire), c’est plus qu’un plaisir de se lever le matin.
  • Alain : Parce que moi aussi…je voulais être un héros …et comme en plus ça paye grave.
  • Je voulais un yacht. Une villa …des belles voitures…..!!!!
  • Marie : Par passion!
  • Aurèlie : Une passion depuis toute petite ! Pk je ne sais pas !! C’est comme ça ! Ce métier et pas un autre !!
  • Nathalie : Pour me rendre utile auprès des personnes ce métier n’était pas une évidence au début et grâce a de superbe collègues en formation Jai aimer ce métier de plus en plus et maintenant je ne changerais pas malgré toute les contraintes qu’on lui connait
  • Laetitia : pour être utile auprès des malades et leur famille j’adore conduire j’adore les bleus lol et j’adorais être indépendante malgré tout sauf que au bout du compte sa fatigue ça fait mal au dos que les malades ne sont pas tous gentils…
  • Karim: Car j’aime bien être considérer comme un larbin

Devenir ambulancier : un choix important

Si vous aussi vous vous questionnez n’hésitez pas à parcourir le site, lire et découvrir les témoignages, anecdotes des ambulanciers. Choisir de devenir ambulancier représente une réflexion, un choix à motiver pour ne pas se tromper.

Ambulanciers et secours à personne

Ambulanciers et secours à personne

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Bien le bonjour à tous, je me présente Emmanuel, Ambulancier âgé de 30 ans, Cadre opérationnel dans une entreprise ambulancière de l’Ain (01). Mon rôle est (mis à part mes attributions de Diplômé d’état comme tous mes collègues) est de m’assurer de la continuité permanente de la réponse à l’urgence pré-hospitalière de l’entreprise où je travaille et de maintenir et développer cette réponse en collaboration avec le SAMU de l’Ain. Je suis titulaire du Premier Secours en Equipe de niveau 1 et 2 (PSE), du Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA) et j’ai été Assistant de régulation médicale au Centre 15 de l’Ain (Bourg en Bresse de 2007 à 2010) date à laquelle j’ai passé mon DEA et depuis, je suis sur le terrain.

Si nous avons décidé de rédiger cet article en collaboration avec le webmaster du site, c’est afin de permettre de démystifier totalement le secours à personnes au sein du monde ambulancier, notamment d’éclaircir en tout respect et sans aucune arrière-pensée, les sapeurs-pompiers (qu’ils soient professionnels ou volontaires), ainsi que le grand public et toutes personnes qui souhaiterait comprendre le pourquoi du comment d’une ambulance privée qui est amenée à intervenir en urgence, et son équipage à parfois sauver des vies. En vous souhaitant une bonne lecture et en vous invitant à poser toutes les questions qui vous passeraient par la tête et auxquelles vous n’auriez pas trouvé réponses.

Bien respectueusement, Emmanuel Piquet-Pellorce.

I – Le secours à personnes en France :

Il convient déjà de différencier deux choses, le « prompt-secours » et le secours à personne. En France, trois acteurs principaux se répartissent, selon leurs rôles et leurs compétences, le secours à victime.

I-a Les sapeurs-pompiers et associations agrées de sécurité civile :

Le « prompt-secours » est clairement défini comme étant du ressort des sapeurs-pompiers :

« Conformément à la loi n° 96-369 du 3 mai 1996, les victimes d’accident ou de sinistre et leur évacuation relèvent des services d’incendie et de secours lorsque leur état nécessite un secours d’urgence ou lorsque l’intervention nécessite un secours en équipe (sauvetage, soustraction à un danger ou à un risque). »

Dès lors, les sapeurs-pompiers vont intervenir sur la Voie Publique (VP), les lieux publics, et en toutes circonstances où un élément extérieur peut représenter, ou est à l’origine du danger qu’encourt la victime. Quelques exemples logiques : accident de la route, incendie, fuite de gaz, explosion, chute en montagne, etc. etc. Ils disposent pour cela de véhicules appelés VSAV (Véhicules de Secours à Victime), équipés pour leur permettre de mener à bien leurs missions de sauvetage et de premiers secours. 

Ils sont titulaire des certificats de formation aux premiers secours (PSC1, PSE1, PSE2. SAP 1 et SAP 2 pour les chefs d’agrès).Ils sont généralement 3 ou 4 par VSAV dont au moins un est appelé Chef d’agrès (chef de bord) et dispose d’une formation au secourisme plus poussée afin de prendre en charge de manière optimale la victime.Ils dépendent du Ministère de l’Intérieur et sont déclenchés par les CODIS (Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours) de chaque département (Numéro 18). Ils sont postés dans des Centres de différentes tailles (CPI, CS, CSP etc.)Les Associations de Sécurité Civile disposent des mêmes prérogatives et formations mais sont souvent disposées en Dispositif d’encadrement lors des manifestations (DPS).

Lexique :

  • PSC : Premiers Secours Civique (anciennement Brevet National de Secourisme et Attestation de Formation aux Premiers Secours)
  • PSE : Premier Secours en Equipe
  • SAP : Secours A Personne
  • CPI : Centre de Première Intervention
  • CS : Centre de Secours
  • CSP : Centre de Secours Principal
  • DPS : Dispositif de Premier Secours

I-b, Les ambulanciers privés :

Les ambulanciers privés interviennent dans le cadre du secours à victime mais pas en « prompt-secours » c’est-à-dire que leur départ en intervention  est décidé par le Centre 15 (Numéro d’appel 15) de chaque département après ou avant une régulation médicale par un médecin urgentiste.

Dès lors, les ambulanciers vont intervenir sur les domiciles, les lieux privés, et en toutes circonstances où aucun élément extérieur ne représente un danger ou est à l’origine d’un danger pour la victime.Ils n’interviennent donc que sur des urgences purement médicales. Leurs missions sont régit par Arrêté Ministériel du 5 Mai 2009 (NOR : SASH0910602A). 

Mettant en application le référentiel SAMU/TS du 9 avril 2009 érigée par le Ministère de la Santé. Quelques exemples logiques : malaise, Accident Vasculaire Cérébral (AVC), Infarctus Du Myocarde (IDM), fracture, hypoglycémie etc… Ils disposent pour cela de véhicules appelés ASSU (Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence), équipés pour leur permettre de mener à bien leurs missions de secours à victime.

Contrairement aux idées reçues, une ASSU est prioritaire lorsqu’elle intervient à la demande du SAMU (Article R311-1 du code de la route modifié par décret 2007/786 du 10 Mai 2007 confirmé au Sénat à 3 reprises et définitivement entériné par le Ministre de l’Intérieur,   Journal du Sénat le 17 Mai 2012 page 1259.)

Contrairement aux idées reçues, les ambulanciers privés ont la formation largement nécessaire et tout le matériel nécessaire à la prise en charge des urgences vitales dans l’intérêt du patient et doivent être missionnés par les Centre 15, y compris en cas d’urgence vitale

En effet, comme il est stipulé dans le référentiel du 9 avril 2009 au I-2, « les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionné par les SAMU pour participer à la prise en charge des urgences dans l’intérêt du patient, y compris des urgences vitales ». Ces prérogatives sont définitives depuis la mise en application du référentiel par arrêté ministériel du 5 Mai 2009 (NOR : SASH0910602A).

Ils sont 2 à bord généralement un auxiliaire ambulancier titulaire de l’AFGSU niveau 2 et d’un chef de bord diplômé d’état ou encore un équipage constitué de deux ambulanciers diplômés. Aucune limitation n’est imposée tant qu’il y a au moins 2 personnes dont au moins un DEA (Diplôme d’Etat d’Ambulancier). 

Le DEA (diplômé) dispose d’une formation poussée lui permettant d’assurer tous gestes et soins d’urgences face à tout type d’urgence médicale. Ils dépendent du Ministère de la Santé (pour le diplôme et la formation) et du Ministère des Transports (pour le cadre de travail). Ils sont déclenchés par les Centre 15 (Numéro d’appel 15), appelé CRRA (Centre de Réception et de Régulation des Appels) du Service d’Aide Médicale Urgente. Ils sont généralement postés dans les entreprises auxquelles ils sont rattachés.

Lexique :

  • AFGSU : Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence. Formation délivrée par le Ministère de la Santé.

I-c, les SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) :

Les SMUR sont des équipes mobiles dédiées exclusivement au secours médicalisé. Ils interviennent uniquement sur les urgences vitales en complément des sapeurs-pompiers et des ambulanciers, lorsque des manœuvres de réanimation lourde ou la présence d’un médecin urgentiste est nécessaire. Ils interviennent en tous lieux, du moment que le pronostic vital de la victime est menacé. Quelques exemples logiques : arrêt cardiaque, foudroiement, noyade, plaie par balle etc…

Ils disposent généralement de deux options pour intervenir : soit en complément des sapeurs-pompiers ou des ambulanciers, ils viendront dans ce cas généralement en Véhicule Léger Médicalisé (VLM) ou bien peuvent d’eux même partir avec un moyen lourd et gérer tout. On parle alors d’AR. (Ambulance de Réanimation). 

L’équipage est constitué d’un médecin urgentiste ou réanimateur, d’un(e) infirmier(e), et complété d’un ambulancier diplômé (obligatoire pour l’Ambulance de Réanimation) titulaire d’une formation spécifique (Formation d’Adaptation à l’Emploi dédiée au travail de l’ambulancier dans une équipe médicale SMUR). Ils dépendent du Ministère de la Santé, ne peuvent être déclenchés que par le Centre 15 et sont postés en général, aux Hôpitaux les plus proches.

Résumé pour comprendre la suite :

  • Secours à victimes : sapeurs-pompiers => Lieux public et non sécurisés + sauvetage
  • Ambulanciers => Lieux privés et sécurisés + uniquement médical
  • SMUR => Partout, dès lors qu’il y a une menace vitale.

Remarque : Les sapeurs-pompiers interviennent aussi en cas d’indisponibilité des ambulances privées, on parle alors de « carence » ambulancière. Car en effet les entreprises de transport sanitaire ont également des transports dit « programmés » de patients et ne peuvent pas forcément répondre tout le temps aux urgences. Chaque entreprise adapte sa politique vis-à-vis du SAMU de son département et de son organisation interne (Chef d’entreprise).

II – Pourquoi entend on nous parler de « Guerre » Blancs/Rouges ?

C’est malheureusement un sujet qui est récurrent, d’un côté les ambulanciers qui envoient du « arrêtez de la jouer héroïque, de vous la péter de vouloir tout le secours à victimes… etc. » de l’autre les pompiers « arrêtez de vouloir faire du secours, avec rien, retournez pousser des brancards et emmener mamie chez le dermato, vous n’êtes pas formés…. etc. »

Sachez déjà que (dieu merci) ni la majorité des pompiers, ni la majorité des ambulanciers ne pensent cela d’une part et d’autres, les véritables « haines déclarée » sont très rare. Toutefois ce problème couve depuis des années dans l’ombre, et si des échauffourées parfois virulentes se produisent c’est qu’en toile de fond une incompréhension subsiste. Pourtant, si vous regardez bien plus haut, on peut voir que sur le papier tout est rose et beau et que chacun a pourtant des missions clairement définies.

Alors pourquoi ces querelles se poursuivent encore ? Essayons d’y voir plus clair.

Premier problème : la Communication :

Le premier problème, est si ce n’est le principal, le manque de communication flagrant entre les corporations. Les sapeurs-pompiers depuis la nuit des temps, jouissent d’une image héroïque auprès de la population, et cela s’avère exact, le facteur « pompier » agrémente et béatifie bon nombre de cv et d’image de soi. Dans l’esprit de chacun, on sait que des pompiers, où que l’on se trouve ne sont pas bien loin et prêt à sauver toutes vies en péril ! 

Cette image est entretenue depuis des lustres grâce à des syndicats, des fédérations et des services de communication quasiment sans faille et omni-influent sur les gouvernements et les médias.

On dénombre aussi de nombreuses actions locales (calendrier, fêtes populaires, bal etc.) qui entretiennent cette sensation de proximité. Du coup vous pouvez faire un test, demandez à n’importe quelle personne quel numéro composer en cas de malaise : 90% des personnes vous répondront spontanément « les pompiers ». Cet effet est à double tranchant, car en effet la population se retrouve à appeler le 18 pour « tout » sans discernement. Des VSAV partent alors sur des malaises à domicile, au détriment de l’ASSU de garde du coin, qui était elle aussi dans les starting-blocks.

Ce même VSAV (sauf cas bien entendu où il est plus près du lieu d’intervention qu’une ASSU) ne sera pas disponible pour un éventuel accident de la route ou là par contre, aucune ASSU ne pourra aller car non formée (Premiers Secours Routiers) et non équipé du matériel spécifique à ce type de problème (désincarcération, balisage etc.) Parfois donc, les sapeurs-pompiers se retrouvent sur des interventions qui relèvent d’une ambulance privée, et sont donc indisponible pour une éventuelle intervention qui relèverait de leurs strictes compétences. Il leur faut donc faire appel à des moyens pompiers d’un autre centre en cas d’indisponibilité.

Ce qu’il faut retenir pour comprendre :

  • Les pompiers jouissent d’une image largement positive face aux ambulanciers
  • Les pompiers disposent d’organismes de communication très influents
  • Les ambulanciers ne disposent et n’utilisent que de peu d’outils de communication.
  • La population appelle bien plus le 18 au lieu du 15 pour ce qui est médical.

Puisque aucune communication sur les ambulanciers n’est efficace, les pompiers restent sur l’image des ambulanciers des années 1950, idem pour le grand public, alors que la formation et les armements des ASSU se sont radicalement transformés entre 2007 et 2009. Venons-y justement.

Deuxième problème : La méconnaissance des formations et des prérogatives de chacun :

Face à l’explosion des demandes en matière de secours à victime, les principaux syndicats et organismes formateurs se regroupent et élaborent une refonte totale de l’ancien « Certificat de Capacité d’Ambulancier (CCA)». Devenu diplôme d’état d’Ambulancier (DEA) en 2007, de nouvelles compétences et aptitudes, de nouvelles formations théoriques et pratique, de nouveaux scores d’urgence etc.., sont ajoutés. Le « bloc état clinique » est considérablement agrémenté et ce n’est pas moins désormais de 60% de la formation qui est entièrement consacrée à l’urgence médicale.

Défibrillateur, analyse d’une situation, surveillance des moniteurs, des couveuses, pose d’un ECG simple etc. sont autant d’éléments ajoutés, le DEA inclus également l’AFGSU de niveau 2 (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence) avec obligation de recyclage tous les 4 ans. Toute cette théorie est complétée par un ensemble de stage clinique obligatoires et validant (SMUR, Service des Urgences, service hospitalier comme service de court ou moyen séjour, réanimation, gynécologie et bloc accouchement, et entreprise de transport sanitaire) permettant aux professionnels d’évaluer et de valider les acquis du futur ambulancier.

Je me souviens d’une anecdote particulièrement humiliante où, il y a environ un mois, un médecin SMUR, m’a demandé si j’avais un BAVU (Ballon Auto remplisseur à Valve Unidirectionnelle destiné à la réanimation cardio pulmonaire entre autre) dans mon ambulance et si je savais m’en servir … Il a écarquillé les yeux lorsque je lui ai répondu « mais docteur j’ai un BAVU adulte, un BAVU pédiatrique, un BAVU néonatal, avec toute les tailles de masques…. » Et oui je sais insuffler heureusement… c’est…. la loi….

Il faut comprendre ce que nous, nouvelle génération d’ambulancier pouvons ressentir lorsque les autres acteurs du secours à personne, vous posent de telles questions… J’en avais une boule à l’estomac car s’il pose la question cela amène une autre question… « Où a-t-il pu être confronté à une ambulance de secours et de soin d’urgence sans BAVU et avec des ambulanciers qui ne savaient pas insuffler ? » Et la boule à l’estomac laisse alors place une colère très profonde….

Colère face à des entreprises d’ambulanciers qui ne respectent pas les normes imposées par la loi, qui ne respectent pas le recyclage de leurs personnels, qui ne placent pas le matériel adéquat dans leurs ambulances et qui partent comme cela « à l’aveugle ». Car on entend jamais parler des situations où tout se passe bien, les seuls articles de presse concernent les escroqueries à la sécurité sociale. Et si article il y a, trop souvent les informations livrées sont erronées faute de valorisation et de connaissance du métier Et bien venons-y à l’argument financier.

Ce qu’il faut retenir pour comprendre :

  • Les ambulanciers disposent d’une formation poussée, sanctionnée par un diplôme    d’état reconnus par le Ministère de la Santé
  • Ils disposent de compétences et de connaissances en matière pathologique et clinique supérieures à celles des Sapeurs-pompiers. Quand on parle de connaissances supérieures on évoque le contenu de certains modules supplémentaires voire un approfondissement de certains domaines commun. En termes de gestes de premier secours pour une urgence vitale  (arrêt cardio respiratoire, inconscience etc.) les prérogatives restent dans le même cadre de compétence.
  • Ils ne disposent en revanche ni du matériel ni des compétences pour répondre en matière de « prompt-secours » pour accidents routier, d’incendie etc…
  • Ils interviennent au même titre que les sapeurs-pompiers sur les urgences médicales vitales.

Troisième problème : L’argent, nerf de la guerre :

Qui n’a jamais entendu « les pompiers c’est gratuit ». Alors effectivement les pompiers sont gratuit, en apparence seulement…

Novembre 2011, la cours des comptes jette un pavé dans la mare en alertant l’opinion et les pouvoirs public sur l’explosion des budgets des Service D’Incendie et de Secours. Remarque importante : attention je ne critique pas le fait que les sapeurs-pompiers soient financés avec les fonds public, leurs missions relevant d’un rôle régalien de l’état, c’est normal. Toutefois la Loi de 1996 qui donne le contrôle des SDIS aux départements a bizarrement entrainé une hausse significative des couts des sapeurs-pompiers. Je ne vais pas vous énumérer le rapport mais sachez qu’un VSAV revenant à distance et intervention égale à 1000 euros pour le département. La même intervention coutera 450 euros en ASSU…

http://www.ccomptes.fr/content/download/1756/17562/version/2/file/Synthese_rapport_public_thematique_SDIS.pdf.

Alors oui les ambulanciers privés sont financés à 98% par la sécurité sociale, oui une ambulance est comme un médicament, elle est remboursé 65% par votre caisse de sécurité sociale et le reste par votre mutuelle, dans certains cas à 100% (ALD etc.)

Un des préjugé est le fait qu’il faille payer « immédiatement » une ambulance ce qui est faux, la facture est réalisée après décaissement par la sécurité sociale, donc la seule chose qui vient vers vous c’est éventuellement le ticket modérateur, comme un médicament : vous réglez et présentez la facture acquittée à votre mutuelle et vous serez remboursé.

Donc voilà le fameux schéma qui créer tant de polémiques, une ambulance privée est financée par la sécurité sociale, les pompiers par nos impôts, rien n’est gratuit… Simplement que les uns vous les payerez à l’acte, d’autres vous les payez une fois par an…. Et d’autre part, les tarifs sont fixés par la loi… d’autre part, une ASSU de garde SAMU (garde préfectorale) voit d’office toutes ses interventions rabattues de 60% par la même loi. 

Le personnel en garde de nuit est payé 75% de son taux horaire… Et oui vous comprenez maintenant mieux, que les ambulanciers privés en garde pour le SAMU, prêt à partir en même pas 2 minutes, sont moins bien payés que le SMIC…

J’espère, pour conclure sur l’argument financier, avoir pu démontrer à tout le monde, ce que l’on ne voit pas, ou que l’on refuse d’entendre, et que cela peut vraiment « blesser » les ambulanciers de s’entendre dire que l’on s’en met « plein les poches sur le dos des malades » alors que les SP coûtent encore plus cher et pour des raisons bien plus obscures (voir rapport cours des comptes). Ceci dit, les patrons d’entreprise d’ambulances qui escroquent magistralement la sécurité sociale sont également bien présent, toutefois je refuse d’appeler ces gens des ambulanciers, je refuse de considérer ces gens comme des professionnels de santé, ils ne méritent que la prison et l’interdiction d’exercer.

Ce qu’il faut retenir pour comprendre :

  • Les Pompiers sont financés par les départements et les communes, les ambulanciers par la sécurité sociale
  • Une intervention en ASSU, revient 2.4 fois moins cher qu’un VSAV à intervention égale
  • Les ambulanciers sont payés comme l’achat d’un médicament en pharmacie, les pompiers sont payés par les impôts locaux et aucune démarche n’est à faire (sauf payer vos impôts)
  • La plupart des SDIS de France sont déficitaires, alors qu’une répartition équitable des missions permettrait de réinjecter une partie du budget des SDIS pour leurs missions.

III – l’An pire de 2009

En 2009 le gouvernement décide de soi-disant tout réorganiser et de clarifier les choses. Sauf que nous sommes en France, et qu’en France on ne fait jamais les choses comme tout le monde. Donc notre Ministère de l’intérieur part de son côté pour créer le fameux référentiel SDIS/SAMU. Mis en application par arrêté du 24 avril 2009. Et le ministère de la santé va nous pondre de son côté le référentiel SAMU/Ambulanciers Privés mis en application par arrêté du 5 Mai 2009.

Déjà, première chose étonnante, aucune concertation et les ambulanciers sont mis de côté, beaucoup pense qu’il aurait fallu regrouper tout le monde autour d’un seul et unique référentiel. Mais cette idée s’est heurtée très violemment aux hautes instances de la sécurité civile et notamment la FNSP (Fédération Nationale des Sapeur-Pompiers).

Et maintenant laissez-moi vous montrer en quoi l’organisation des secours est devenue un véritable fiasco.

D’un côté le Référentiel SAMU/SDIS donne en son article 8 (annexe 1) le devoir aux Centres 15 de déclencher OBLIGATOIREMENT un moyen pompier immédiat en cas d’urgence vitale ou de risque vital. D’un autre côté, le référentiel SAMU/AP en son I-2 réaffirme le rôle souverain de la régulation du Centre 15 et la possibilité de déclencher des moyens ambulanciers sur les urgences vitales. Et voilà, Bingo, qui va aller sur quoi ? On demande aux sapeurs-pompiers de faire la voie publique, les lieux publics et également de partir sur tout ce qui est vital où que cela se trouve. 

De l’autre côté on dit aux Centres 15 il faut réguler ! Et envoyer les AP aussi sur les urgences vitales. Il y eu un tel vacarme législatif des deux côtés que, miracle le 24 octobre 2009 une nouvelle circulaire censée clarifier les choses arrive. Cette circulaire, d’une part va réaffirmer le rôle premier des sapeurs-pompiers pour le prompt-secours (sauf que cela, personne ne l’avait remis en cause ni ne protestait). Elle va réaffirmer la régulation médicale obligatoire par le centre 15 (nous le savions aussi déjà).

Là où le bât blesse, c’est qu’en petit, glissé entre deux lignes tel un tarif de minitel rose, se glisse en clair que « le Référentiel SAMU/AP ne peux faire obstacle au référentiel SAMU/SDIS » Les dés sont jetés rien ne va plus, les SAMU ne sont plus libres de leur choix et les ambulanciers sont condamnés à récupérer les « restes » car du coup, les sapeurs-pompiers ont désormais obligation, au regard de cette circulaire, de partir sur tout ce qui est vital, partout et en tous lieux, ceci AVANT régulation médicale. Conséquence ?

Les budgets des SDIS explosent et les départs dans le cadre de la fameuse procédure réflexe, atteignent un plafond démentiel comme l’indique la cours des comptes. Les départements et les conseils généraux appellent à l’aide (dans l’Ain, 25 millions d’euros en 2009, 29 millions en 2010….) et ça continue de monter.

Résultat également visible ? Le manque de SPV et la difficulté de certains centres à armer leurs véhicules.

Et pour les ambulanciers ? Qui y ont cru dur comme fer et se sont pliés aux lois draconiennes de mise aux normes (Arrêté Ministériel de février 2009, modifié par de nouveau un arrêté encore plus sévère en Août 2009). Les seuls qui s’en sortent sont les chefs d’entreprises qui finalement continuent à escroquer la sécurité sociale, qui ont décidé de ne pas armer leur ASSU correctement, et ce sont ces gens-là que l’on va retrouver en tête d’affiche dans la presse lorsqu’un drame arrivera ou encore ceux qui refusent de s’organiser pour adapter une réponse à l’urgence. 

Et bien on se retrouve avec des ASSU, la plupart du temps surarmées, sous exploitées. Et bien évidemment comme le prévoit la fameuse circulaire d’octobre 2009, en gros il appartient à chaque département de faire comme il l’entend, sous l’autorité du Préfet. Donc d’un département à l’autre, les Préfet forment des conventions toutes plus bancales les unes que les autres, pour tenter de satisfaire tout le monde.

IV – Conclusion et avenir :

Alors comment procéder ? Je n’aurai jamais la prétention d’avoir la solution miracle, mais une chose est sûre on peut déjà soulever deux problèmes importants :

  • Comme l’a signalé la cours des comptes, les budgets des conseils généraux alloués aux SDIS sont en augmentation constante et « pèsent » drastiquement sur les finances des départements.
  • Les ambulanciers ont un potentiel non négligeable si seulement ils étaient organisés et capable de pousser les instances à mieux structurer le secours à personne.
  • Si les contrôles et les décisions gouvernementales seraient plus sévère en terme d’obligation et de respect de celle-ci

Ambulanciers et sapeurs-pompiers peuvent être totalement complémentaires, puisque les qualifications et compétences sont différentes, si seulement les hautes autorités arrêtaient de faire croire à la population qu’ambulanciers, sapeurs-pompiers et SAMU sont prêt à s’entretuer à la moindre occasion. Certes de grandes disparités existent d’un département à l’autre, mais la plupart du temps nous sommes quand même largement « main dans la main » dans les interventions.

J’ai souvenir de trois interventions qui m’auront marqué ou justement les sapeurs-pompiers et nous étions complémentaires, bizarrement se sont les trois seules ou j’ai souvenirs que des sapeurs-pompiers soient venu.

La première a Vonnas (01) avec le Centre de Secours de Vonnas, sur un Arrêt Cardio-Respiratoire où le grand classique du témoin qui appelle le  15 et  le 18 à 1mn d’intervalle. Résultat nous sommes tous arrivés en même temps et nous sommes répartis  immédiatement les tâches sans arrière-pensées, sans querelles, l’intérêt souverain du patient…. Les sapeurs-pompiers à l’aspiration et au BAVU, nous au massage et au Défibrillateur Semi-Automatique. 45mn de réanimation conjointe n’auront pas réussi à ramener la dame de 92 ans.

La deuxième à Saint Triviers sur Moignan (01) avec le Centre de Secours de Saint Trivier, départ pour malaise au domicile d’un homme de 45 ans. Résultat, l’homme est au premier étage de sa maison en construction, une seule et simple échelle de meunier permet l’accès à la victime ne supportant ni mon poids ni celui du matériel donc nous pouvions difficilement rajouter la victime à tout cela.

Nous avons procédé au bilan, au conditionnement etc. et les sapeurs-pompiers volontaires de Saint Trivier sont arrivés après avec une nacelle car il était impossible de sortir la victime autrement ; puis nous l’ont descendu afin que nous l’installions dans l’ambulance. C’était vraiment une intervention très prenante car à aucun moment je n’ai ressenti de vindicte ou d’exaspération, vraiment le vrai « Volontariat » désintéressé et Altruiste comme on aimerait en voir très souvent.

Et la dernière et la plus prenante à Frans (01) sur une Tension à 6 qui s’est finie en Arrêt Cardio Respiratoire, je me suis vu arriver en plus de l’hélicoptère Dragon 69, les sapeurs-pompiers de Jassans Riottier, en Véhicule Léger, aller récupérer l’équipe sur le stade, la ramener à nous, et nous nous sommes tous aidés et relayés pour sortir de là cette petite dame de 66 ans qui décèdera au 6ème ACR sur notre brancard dans le box de réanimation du Centre Hospitalier.

Ce ne sont que des mots sur un écran et je vais conclure ce petit témoignage en vous assurant que nous pouvons nous organiser dans ce pays, faire des grandes choses pour permettre un maillage territorial du secours à personne optimal, peu importe quelle couleur arrivera auprès de la victime, peu importe la manière dont cela se passe, tant que l’intervenant le plus proche et le plus adapté vient à la victime. 

Je le répète et c’est mon réel ressenti, les sapeurs-pompiers ont des compétences et des missions, nous avons les nôtres également ; respectons-nous les uns les autres, et que les Agences Régionales de Santé continuent à pousser les contrôles et à forcer les brebis galeuses à se conformer aux normes, ou à quitter ce métier…

« I have a dream…. »                                                             

Métier d’ambulancier : 3 pistes de réflexion

Métier d’ambulancier : 3 pistes de réflexion

Choisir le métier d’ambulancier, un choix à bien peser

Choisir le métier d’ambulancier et le devenir ce n’est pas le même schéma de réflexion que de choisir de devenir mécanicien ou boulanger. Ce métier est un choix qui requiert, à mon sens, une réflexion importante au vu de la particularité de la profession. Voici quelques pistes de réflexions, il y en a d’autres que j’essaierais de développer plus tard.

Le métier d’ambulancier c’est faire face à l’Humain

Tout d’abord avant même d’aller plus loin il est indispensable de se poser la question suivante : suis-je fais pour les relations humaines. Nous ne sommes pas tous à l’aise en société. Certains préfèrent la solitude ou fuir la communication. C’est une question de personnalité propre à chacun. Mais il faut savoir que 80% du travail de l’ambulancier est symbolisé par la communication avec autrui. Avant d’être un spécialiste du transport sanitaire et des premiers soins dans un contexte d’urgence, l’ambulancier est avant tout un être humain qui utilise comme premier outil le dialogue. Il faut aimer parler, rassurer, écouter, argumenter, reformuler bref utiliser un panel d’outils de communication très divers.

C’est aussi faire face à des catégories sociales de tous horizons. Faire face à des cultures du monde entier, et qui culture dit aussi connaitre et savoir adapter son dialogue en fonction des croyances. C’est aussi être capable de rester professionnel face à des situations de détresse sociale et de violences (familiales, conjugales), des décès brutaux, des patients en fin de vie, être capable de s’adapter face au public rencontré et face aux humeurs de chacun souvent influencée par la maladie, faire face à la détresse des familles car oui, l’ambulancier se doit de gérer un ensemble et non pas une personne, tout est lié.

Hors tout le monde n’est pas forcément capable de se glisser dans cet uniforme. Les relations humaines sont complexes. Néanmoins ce n’est pas parce que l’on est timide ou introverti que l’on ne doit pas tenter l’expérience. Beaucoup se révèlent d’excellents ambulanciers et s’épanouissent en développant l’aspect communication.

Etre endurant

L’ambulancier, même si les choses ont évolué, doit se montrer endurant. Il va transporter des êtres humains et non des colis. Donc sur ce cas de figure, où l’on va prendre deux extrêmes on aura deux possibilités :

  • Le colis : il n’a pas d’impératif sauf l’aspect économique. Mais le colis a derrière lui une chaine logistique huilée. Le colis ne pense pas, ne vit pas. On peut le trimbaler où l’on veut, le secouer, le jeter il ne dira ni ne se plaindra. Il peut attendre à un endroit sans bouger et cela sans risques ou presque. Le critère temps de livraison est géré sur une base de contrat commercial.
  • L’humain : l’humain vit. L’humain pour vivre fait appel à des fonctions vitales très complexes. On ne peut le secouer ou le jeter comme un colis. Il est fragile et solide à la fois. Mais l’humain contrairement au colis souffre en cas de choc ou de déséquilibre de ses fonctions. Ce déséquilibre peut survenir de façon soudaine sans pour autant respecter des critères horaires. Il peut se créer à n’importe quel jour de la semaine (férié, weekend) et ne peut pas toujours attendre.

Si maintenant on regarde bien on mesure la différence notable qui existe entre les deux. Si on préfère avoir affaire à des masses non vivantes et avec lesquelles on n’aura pas besoin de porter plus d’attention que ça hormis des règles de sécurité choisissez la livraison de colis ou autre matériel non vivant.

Si le facteur humain vous attire, prévoyez de vivre une vie professionnelle complètement atypique. L’humain quand ses fonctions se détraquent c’est à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Cela induit donc un panel formidable de situations différentes avec des obligations et des facteurs différents. L’humain n’attends pas, ne choisit pas forcément, est dépendant d’autres êtres humains pour lui venir en aide. Et celui qui viendra ce sera peut être vous même si vous préfériez à ce moment là rentrer au chaud dans votre petit confort.

Etre motivé pour mieux valoriser

Ensuite dernier point important : être motivé, avoir la hargne, l’envie. Si ce métier vous plait, si vos croyances sont ancrées profondément soyez motivé. Vous allez avoir besoin de beaucoup de motivation au quotidien pour pratiquer votre job. Vous devrez faire face aux critiques, aux reproches, aux stéréotypes, vous serez parfois humilié verbalement.

D’abord en raison du facteur humain, l’humain est parfois d’humeur changeante, de caractère différent, parfois exigeant, provocateur, touchant, gentil, humble, tendu, stressé, énervé, désespéré, adorable… Et le panel est loin d’être complet.

Mais aussi face à une profession qui est salie, corrompue à cause d’évènements passés ou à cause de quelques individus sans scrupules. De collègues dépassés ou démotivés. D’une profession qui évolue mais qui souffre d’un manque de reconnaissance profond. D’acteurs principaux qui refusent d’aller de l’avant. Mais heureusement il y a quand même des gens formidables, qui se lèvent chaque matin avec une envie : venir en aide à autrui. Qui agissent par passion et qui se donne jusqu’au bout chaque jour. Professionnels jusqu’au bout des doigts ils se battent pour tirer la profession vers le haut.

Alors si toi aussi tu as cette fibre qui court assumes ton choix et rejoins nous. Mais prends bien garde à ne pas te tromper. Prends bien garde à te tester. Toi seul sais si tu auras la personnalité et les capacités humaines pour faire ce métier. Un ambulancier avant d’être un spécialiste formé c’est avant tout un être humain assez particulier et qui est capable de se dire : je suis prêt à tout endurer si je veux faire ce métier.

NB : penses aussi que c’est un job vraiment très mal payé, très mal reconnu. Alors si tu veux faire de l’alimentaire et pas plus de 8h/jours changes de métier et/ou d’orientation ;=) 

métier d'ambulancier
Front de reconnaissance des ambulanciers

Front de reconnaissance des ambulanciers

Le FRA ou Front de Reconnaissance des Ambulanciers

Note de l’auteur de la vidéo que j’ai contacté suite à son visionnage et pour en savoir plus :

le FRA (Front de Reconnaissance des Ambulanciers) est une video issue d’un projet d’école concernant le module de projet en groupe pour promouvoir notre métier. Cette vidéos était destinée à être diffusée en croix_vie_3classe d’école d’infirmier(e) et ensuite expliquée par nos soins entre le cliché de l’ambulancier vu par les autres et la réalité du travail effectué, car il est bon de noter que les infirmier(e)s ne connaissent absolument pas notre métier, ni le vrai rôle qu’on joue dans la continuité des soins et encore moins nos connaissances et les soins que l’on peut prodiguer.

Merci à son auteur pour m’autoriser à diffuser cette vidéo et merci à l’entreprise Conflans Ambulances pour avoir mis les véhicules à disposition et avoir autorisé la diffusion du clip où apparaissent les véhicules de la société

L’ENTRAVE DE PROGRESSION DES SECOURS : TEXTES

L’ENTRAVE DE PROGRESSION DES SECOURS : TEXTES

Textes de lois et entrave à la progression des secours

sac_intervention

Dans cet article vous retrouverez les différentes notions, issues du Code Pénal, concernant l’entrave aux premiers secours et la notion de non assistance à personne en danger. Quelques articles important puisque vous pouvez à tout moment vous retrouver dans une situation conflictuelle lors d’une intervention. Si en face de vous l’interlocuteur est en mesure de raisonner intelligemment vous pouvez lui expliquer le contenu de ces références et la portée éventuelle de ses gestes passés, présent ou futurs.

Code pénal

Article 223-6

Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l’intégrité corporelle de la personne s’abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.

Sera puni des mêmes peines quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours.

Et

Code pénal

Article 223-5

Le fait d’entraver volontairement l’arrivée de secours destinés à faire échapper une personne à un péril imminent ou à combattre un sinistre présentant un danger pour la sécurité des personnes est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100000 euros d’amende.

Source officielle : http://www.legifrance.gouv.fr/

A savoir que pour les notions juridiques et le secours à personne je vous recommande vivement l’achat de cet ouvrage : https://www.ambulancier.fr/le-guide-juridique-du-secours-a-personne/

Très complet, une bible de référence avec des explications claires sur des situations très différentes. le tout adapté avec le détail des textes mis à la portée d’un non juriste.

entrave à la progression des secours
Ambulancier, pourquoi une tenue professionnelle ?

Ambulancier, pourquoi une tenue professionnelle ?

La tenue de l’ambulancier c’est pas juste pour faire joli

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Durant de longues années il était courant de voir les ambulanciers déambuler avec leurs longues blouses blanche accompagnée d’une tenue personnelle comme un jean. Mais avec l’évolution de la profession est venu l’obligation de porter une tenue professionnelle. Nous allons voir à quoi elle sert et surtout l’importance d’en avoir une.

Quelques rappels en matière de textes réglementaire  

Arrêté du 10 février 2009 fixant les conditions exigées pour les véhicules et les installations matérielles affectés aux transports sanitaires terrestres

A N N E X E 6

CONDITIONS COMMUNES DE TENUE EXIGÉES DES PERSONNELS AMBULANCIERS À L’EXCEPTION DES PERSONNELS SMUR EMBARQUANT DANS LES VÉHICULES DE TRANSPORTS SANITAIRES TERRESTRES DES TYPES A, B ET C ET DE LA CATÉGORIE D

I. ― Port obligatoire de la tenue professionnelle

Dans le cadre de l’activité professionnelle, le personnel ambulancier porte une tenue professionnelle. En dehors de l’activité professionnelle, le port de la tenue est proscrit. L’entreprise de transport sanitaire terrestre tient à la disposition des personnels un ou plusieurs changes.

II. ― Composition de la tenue professionnelle

La tenue est composée des pièces suivantes :

  • un pantalon ;
  • un haut au choix de l’entreprise ;
  • un blouson.

La couleur dominante de la tenue professionnelle est blanche et/ou bleue.

Le risque biologique

Dans le cadre de son activité l’ambulancier rencontre des situations très différentes où l’hygiène requiert une importance primordiale. Il transportera des patients immuno-déprimé ou encore sera en contact avec des personnes pouvant se révéler contagieuses, ou dont l’hygiène personnelle peut se révéler désastreuse. De ce fait le port de la tenue professionnelle au lieu d’une tenue personnelle permet de limiter les risques d’infection ou de transmission bactériologique.

Cela assure donc une protection du personnel mais aussi des patients. Grâce à la présence d’une tenue professionnelle  il est plus aisé d’avoir un rechange en cas de souillure par du sang ou tout autre liquide biologique et de préserver son environnement personnel. Ainsi une limite quand à la transmission des infections existe. Le circuit propre sale est respecté puisque la tenue est mise en arrivant sur le lieu de travail et quittée au même endroit. Son lavage sera soumis à un cycle régulier avec des produits de nettoyage et désinfectant.

L’identification du professionnel

Ajouté à ces principes fondamentaux de l’hygiène le port de la tenue professionnelle permet aussi aux patients ainsi qu’aux autres professionnels de santé d’assurer une identification des ambulanciers. Le port d’une tenue professionnelle permet de reconnaitre plus aisément les ambulanciers et donc d’identifier le professionnel.

La fin du short-tong ?

Pas sûr. Malgré l’existence de législation en vigueur il n’est pas rare de croiser encore de nombreux professionnels avec des tenues inadaptées. L’entreprise se doit pourtant d’intégrer cette tenue et de la fournir à son personnel. Malgré ces obligations, certaines entreprises n’affichent aucunement leur volonté d’appliquer la réglementation. Une augmentation des contrôles et des sanctions seraient la meilleure solution pour couper court à ce genre de pratique.

Sans oublier les collègues qui ne connaissent même pas la signification du mot déontologie ou qui ne veulent pas en entendre parler. Comme je le dis souvent on a affaire à des transporteurs de colis, pour qui, certaines notions de conscience professionnelle sont totalement inconnues. Ensuite si l’employeur ne veut pas fournir la tenue c’est un autre problème.

Le coût d’une tenue professionnelle reste élevé et il ne doit pas être assumé par l’employé. Dans les deux cas de figures soit l’entreprise ne remplit pas ses obligations soit l’employé ne se soumet pas au règlement de l’entreprise et se met hors la loi du fait de l’obligation nationale concernant la réglementation en vigueur. Mais souvent le problème est dû au premier cas de figure.

Pour conclure

La grande blouse blanche et le jean sont censés être de l’histoire ancienne et pourtant… A chacun, qu’il soit chef d’entreprise ou ambulancier salarié d’assumer un minimum ses responsabilités et de prendre en compte l’importance du port de la tenue professionnelle. De toute façon il n’y a pas à discuter c’est la loi. Reste que les ARS, organismes chargés du contrôle des entreprises de transport sanitaire devraient dans certaines régions, appliquer plus sévèrement les sanctions et augmenter les contrôles. C’est un des meilleurs moyens de sortir de la profession les brebis galeuses qui sont trop souvent hors créneaux et qui ne s’en cachent pas.

Votre patron est dans l’obligation de vous la fournir !

 Etre reconnu et agir en tant que professionnel commence déjà par la tenue. N’oubliez jamais que le jugement de l’être humain sur une personne commence déjà par son évaluation visuelle. N’oubliez pas non plus que vous devez vous protéger contre les risques infectieux et protéger vos patients, votre entourage familial etc. C’est la règle de base pour une pratique professionnelle de qualité.

Annexe

Les liens utiles pour connaitre les fournisseurs de vêtement professionnels destinés aux ambulanciers :

http://www.kmconcept.fr/  : La référence en la matière. Les coûts sont important certes mais au vu de la qualité des produits… Ils restent une référence à mon sens.

http://www.cargitex.fr/

http://www.webmedical.fr/

http://www.ccri.fr

http://www.ambu-pub.com

Concours ambulancier – L’oral de sélection

Concours ambulancier – L’oral de sélection

L’oral du concours ambulancier

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La question est souvent posée maintes fois et pour pallier à ce problème je vais tenter d’apporter des réponses à ce sujet l’oral du concours ambulancier.  Je reçois beaucoup de mails à ce sujet. J’ai eu beau créer une suite d’article reprenant l’ensemble ça ne suffit pas.  Je ne vais pas vous donner de solutions miracles mais essayer de vous aiguiller sur des pistes de travail.

Les étapes pour accéder à l’oral de sélection au concours ambulancier

Pour accéder à la seconde partie des sélections orales vous devez dans un premier temps avoir réussi avec succès les sélections écrites dites épreuves d’admissibilité. Mais, il y a un mais, certains d’entre vous pourront accéder directement à cette seconde partie :

  • Titulaire d’un Diplôme de niveau IV
  • Titulaire d’un diplôme Sanitaire et Socila de niveau V
  • Titulaire d’un diplôme étranger permettant l’accès universitaire
  • Admis en formation d’auxiliaires médicaux
  • Auxilaire ambulancier avec un an d’exercice au cours des cinq dernières années

Pour les autres candidats l’épreuve d’admissibilité devra être réalisée avec pour objectif la moyenne minimum de 10/20.

Déroulement de la sélection du concours d’ambulancier

Le jury de l’épreuve sera constitué : d’un chef d’entreprise de transport sanitaire, du directeur de l’école de formation ou un représentant et d’un enseignant. Vous aurez un sujet d’actualité sanitaire et sociale à tirer au sort ou encore un texte avec en fin de page des questions/argumentaire. Le but : démontrer que vous êtes à même de comprendre des consignes, de coordonner vos idées de façon cohérente et de savoir vous exprimer. Tous ces éléments sont indispensables pour évaluer votre capacité à entrer en formation.

Organiser son exposé pour l’oral du concours ambulancier

Vous tirez au sort votre sujet ou lisez votre texte. Un temps de préparation vous est alors accordé. Suivez les conseils donnés dans les précédents articles de la rubrique : bien préparer ses révisions pour l’oral et bien réussir son oral. Durant ce temps de préparation profitez en pour vous calmer, vous détendre. Faites ressortir vos connaissances en rapport avec le sujet et ressortez sur papier les mots clés.

Créez un plan sur votre feuille de brouillon et ordonnez vos idées de façon cohérente et hiérarchisée. Plus vous organiserez vos idées plus vous aurez de facilités à exposer votre sujet grâce à ces points de repères.  Respirez un grand coup, faites de courtes pauses et évitez de débiter un exposé trop vite et sans respirer . Détendez vous le jury n’est pas là pour vous déstabiliser.

Surtout ne vous engagez pas dans des voies que vous ne maitrisez pas pour ne pas ensuite, subir le piège des questions. Restez basique et reposez vous sur vos connaissances de l’actualité. A la fin de votre exposé il est fort possible que le jury vous interroge ou soulève certains points oubliés ou évoqués durant l’exposé. Prenez le temps de réfléchir à votre réponse. Faites répéter ou reformuler la question si vous avez mal compris.

Les questions de motivations et connaissance de la formation

Pour cette seconde partie vous trouverez un article : les questions de motivation, qui vous renseignera sur les questions courantes. Préparez vous à l’avance et entrainez vous à y répondre. C’est un très bon exercice qui facilite la prise de parole et vous entrainera à éviter des blancs, des balbutiements ou autre joyeusetés qui vous feront encore plus stresser. Et surtout : apprenez le contenu de la formation. Ne vous contentez pas de faire du par coeur : informez vous dans les grandes lignes sur le contenu des modules. On ne vous demande pas de savoir ce que l’on va vous enseigner mais de démontrer que vous vous êtes intéressé au contenu.

Financement de la formation d’ambulancier

Le sujet sera abordé pour évaluer votre situation. En effet ne vous leurrez pas les écoles d’ambulanciers doivent privilégier des étudiants capable de posséder un financement solide. La formation a un coût et intégrer un élève avec un financement bancal entrainera un arrêt de la formation ou vous obligera à payer la totalité de votre poche.

Ce qui peut se révéler coûteux suivant votre situation. Donc ayez en tête la situation. Il faudra être en mesure d’expliquer qui finance, comment ça se passe, est ce qu’il y a des garanties ne serait ce qu’orales ou écrites. Vous devez connaitre votre dossier sur le bout des doigts. C’est aussi un bon moyen de savoir si vous êtes motivés et si vous avez mis toutes les chances de votre côté pour atteindre votre objectif. Si vous êtes du genre à répondre : « euh pôle emploi m’a dit de venir, ils m’ont dit qu’ils allient payer avec je sais pas qui, donc pour garder mes allocs je suis venu »…. => la porte est pas loin hein ^_^ !

En conclusion

Devenir ambulancier c’est d’abord apprendre à être curieux. Informez vous sur le métier, informez vous sur l’actualité santé, sur la formation, sur ce que l’on va vous apprendre. On ne vous demande pas de maitriser le contenu mais de savoir pourquoi vous êtes là et si vous êtes un tantinet curieux pour connaitre ce vous allez apprendre durant les six prochains mois.

Le critère de sélection : c’est quelqu’un de motivé, qui sait ce qu’il veut et a des arguments solides. On ne rentre pas à l’école d’ambulancier car on a vu une lumière. On est là car on est pleinement conscient de notre décision d’orientation. Si ce n’est pas le cas : évitez de faire perdre du temps au jury ou encore laissez votre place à ceux qui veulent vraiment réussir.

Bibliographie

Retrouvez les idées d’ouvrages pour préparer le concours sur cette page  :

La libaririe de l’ambulancier

Texte de référence

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Assistance Ambulance

Assistance Ambulance

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Voici une vidéo de présentation issue de la société Assistance Ambulance, une référence pour beaucoup d’ambulanciers. Société à la pointe avec du matériel de pointe et surtout un patron et une équipe au top. Une entreprise modèle qu’on ne présente plus. Je vous laisse découvrir cette vidéo très bien réalisée. Bien entendu la vidéo est une vitrine de la société mais elle met en valeur toutes les qualités de cette société. Beaucoup d’entreprises devraient prendre exemple.

Assistance Ambulance, la société :

Assistance Ambulance a été fondée en 1995. L’entreprise est composée d’une trentaine d’ambulanciers, formés et recyclés régulièrement par nos partenaires ainsi que par des intervenants extérieurs venant notamment du Québec. Assistance Ambulance, c’est une équipe disponible 24 H/24, 365 jours par an. Notre spécialité 1ère, le transport sanitaire urgent. Délai d’intervention n’excédant pas 15 minutes (dans la mesure du possible) sur l’ensemble de la métropole Nantaise.

Tous nos véhicules d’urgences sont équipés de D.S.A (Défibrillateur Semi-Automatique) et de multiparamétrique (Zoll, Propaq). Nous intervenons sur différentes pathologies (I.M.V, chute, H.D.T, douleur thoracique, accouchements, O.A.P, A.V.C…..), à domicile, dans certains lieux accueillant du public, le centre de détention de Nantes, la maison d’arrêt, l’aéroport de Nantes Atlantique…(liste non exhaustive). Nous possédons également des véhicules pour les transports longues distances, eux aussi équipés de DSA.

http://www.assistanceambulance.com/

Harlem Shake : les ambulanciers de dijon

Harlem Shake : les ambulanciers de dijon

Les ambulanciers touchés aussi par le Harlem Shake

tableau_humour_ambulanciersAlors avec le buzz du harlem shake qui, petite définition pour les non initiés : Un « Harlem shake » est une vidéo présentant un groupe de personnes , souvent vêtues de costumes , dansant de manière loufoque sur le morceau Harlem Shake du compositeur de musique électronique Baauer. L’expression trouve son origine du mème internet homonyme ayant fait le buzz en février 2013 sur le site de vidéopartage YouTube.

Les paroles de la musique utilisée sur les vidéos Harlem Shake se composent de deux phrases dont Con los terroristas (prononcé /kon loh te.roˈɾis.ta/) signifiant littéralement « Avec les terroristes » en espagnol. Cette phrase est extraite du singleMalades (sorti en 2006) du musicien Hector el Father, depuis reconverti en prêtre évangélique4.

La quasi totalité des créateurs de vidéo Harlem Shake se sont alignés sur la mise en scène établie par The Harlem Shake v1, à savoir une vidéo d’une trentaine de secondes partagée en deux temps, chacune durant en général 15 secondes. D’abord apparaît une personne, souvent casquée ou masquée, danse seule au milieu d’un groupe qui se livre à ses occupations habituelles. Après un plan de coupe, l’ensemble des personnes, soudainement déguisées de façon grotesque ou bien au contraire dénudéesdansent ou s’agitent frénétiquement, souvent en utilisant des objets ou du mobilier de façon détournée, parfois en mimant des actes sexuels. De courts ralentis ponctuent parfois la séquence.

Merci à wikipédia. Donc qui dit harlem shake dit tout le monde s’y met. Petite vidéo très sympa from Dijon et par des ambulanciers privés 🙂 ! Merci à florent pour son partage.

Si vous aussi vous avez réalisé votre Harlem Shake n’hésitez pas à me contacter pour publier votre vidéo et la partager !

 

48 règles à connaître pour être un bon ambulancier

48 règles à connaître pour être un bon ambulancier

Abulancier : ces règles à connaître pour être un bon professionnel

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C’est une version traduite de l’original destiné à la base aux Paramedic du monde entier, je me suis dit que certains points étaient vraiment en adéquation avec notre quotidien. A la base il y a environ 65 règles mais j’ai fait le ménage dans celles qui se révélaient peu parlante pour nous Français. A ne pas prendre au pied de la lettre car certaines sont incohérente avec notre cursus et doivent encore trainer ici et là. Attention humour US inside 😀  ! Merci à Jean L. pour m’avoir traduit ces lignes. A vrai dire sans lui le site ne serait peut être pas ce qu’il est actuellement…

  1. les signes cutanés en disent long
  2. Les gens vraiment malades ne se plaignent pas
  3. L’air entre et sort, le sang tourne en circuit fermé: chaque variation de ce principe est mauvais signe
  4. Si vous faites tomber le bébé, ramassez-le
  5. Lorsque vous parlez avec des victimes, votre supérieur hiérarchique ou de simples citoyens, si ça vous a fait du bien de dire que vous êtes ambulancier, ce n’était pas la chose à dire
  6. Toute hémorragie s’arrête… Tôt ou tard
  7. Tout le monde finit par mourir, quoique vous fassiez
  8. Si un enfant est calme, inquiétez-vous
  9. Suivez toujours les règles, mais ayez la sagesse de les oublier de temps en temps
  10. Si quelqu’un meurt d’un danger chimique, électrique ou d’un autre danger sur place, ça doit être la victime, pas vous
  11. Il y aura toujours des problèmes
  12. On ne peut guérir les imbéciles
  13. Si c’est mouillé et poisseux et que ce n’est pas à toi, LÂCHE ÇA IMMÉDIATEMENT !
  14. Le paradis protège les imbéciles et les poivrots
  15. La gravité d’une blessure est directement proportionnelle aux difficultés d’accès à la victime et à son poids
  16. Les ambulanciers sauvent des vies, mais ce sont les compétences de secouriste qui sauvent les ambulanciers
  17. Si une victime vomit, assurez-vous qu’elle vise bien les badauds qui restent là à regarder
  18. S’il n’y a pas de poivrot après une méga-teuf après minuit, cherche bien: quelqu’un a disparu !
  19. Si c’est stupide mais que ça marche, alors ce n’est pas stupide
  20. Les choses importantes sont toujours simples, et les choses simples sont toujours difficiles
  21. La plupart des victimes sont en meilleur état que vous
  22. L’adresse n’est jamais exacte
  23. Si la victime à l’air mal, elle est mal
  24. Réponds toujours aux questions d’un bitos (tu as posé les mêmes à une époque)
  25. Quand tu réponds à un appel, souviens-toi toujours que ton ambulance a été construite au rabais
  26. La douleur n’a jamais tué personne
  27. S’entraîner c’est apprendre les règles, l’expérience c’est apprendre les exceptions
  28. Le volume de l’autoradio doit toujours être plus fort que celui de la sirène
  29. Un ambulancier dont le diplôme a été validé avant le tien ne fait pas de lui un meilleur ambulancier
  30. Des mitrailleuses montées sur tourelles seront toujours plus efficaces que des sirènes
  31. Parfois c’est mieux de demander pardon après-coup que d’obtenir une permission
  32. Ils ont dit: « Souriez, ça aurait pu être pire ». Nous avons souri et c’est devenu pire
  33. Les ambulanciers ont appris que les mecs armés étaient les mecs de la situation (les flics). FAUX ! Quand les pompiers sont sur place, c’est le mec à la lance qui est le mec de la situation. La lance te fera valdinguer bien plus douloureusement en bas de la rue avant qu’un flic ne songe à te tirer dessus
  34. On peut aussi dégager une victime discrètement par petits morceaux
  35. Éthylotest simple: éloignez vos mains de 15 cm l’une de l’autre, index contre pouce. Demandez ensuite à la victime de quelle couleur est le fil que vous tenez. S’il elle t’indique une couleur, le test est positif
  36. Qu’importe la politique, les portes du sas s’ouvrent toujours et les ambulances sortent
  37. Si une victime a été déplacée par la famille, ce sera toujours pour te faire grimper des marches en plus
  38. Qu’importe le moment, un appel urgent attendra toujours que tu t’apprêtes à manger pour tomber.
  39. Corollaire 1: Peu d’accidents se produisent si les ambulanciers ne mangent pas.
  40. Corollaire 2: Commandez toujours un repas à emporter
  41. Si tu trouves un flic en train de rire sur le gazon devant l’entrée, INQUIÈTE-TOI !
  42. Quand tu arrives sur une inter, vérifie d’abord ton propre pouls. Si tu le perçois, tout sera plus facile
  43. Il n’y aura pas de morts ou de reproduction dans mon ambulance: Les morts et les naissances, c’est soit à la maison, soit à l’hosto
  44. Si tu doutes, souviens-toi que la victime est mal et que ton ASSU a des roues: SERS T’EN !
  45. Ce n’est pas notre urgence. C’est celle de la victime.
  46. Si ta victime est violente, l’oxygénothérapie est indiquée (une ogive d’O2 en travers de la tronche a un fort pouvoir relaxant)
  47. Il faut toujours arrêter une RCP après le deuxième « AÏE ! » de la victime
  48. Les supérieurs hiérarchiques le deviennent parce que personne ne les regrettera sur le terrain

Si vous en voulez d’autres, attention anglophones uniquement

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-one/

http://www.emsnewbie.com/2010/08/rules-of-ems-part-two/

http://www.111emergency.co.nz/A-C/50Rules.htm

http://www.thelunatick.com/ems/rules.html

Les traducteurs sont les bienvenus et je les invite cordialement à m’envoyer la version traduite pour publication ;=)

ambulancier-48-regles
Angor et infarctus du myocarde

Ambulancier, un article de presse qui reflète enfin la réalité

Ambulancier et article de presse

Voici un article de presse paru dans la presse, dans l’édition Nord Eclair. Un article qui relate une vérité trop souvent inconnue du grand public et qui change des clichés amers utilisés par beaucoup de médias. Enfin un journaliste a pu s’ intéresser à la réalité de notre job.

A la suite de cet article, Karim l’ambulancier interviewé, a proposé à cette journaliste de le suivre une nuit de garde entière pour lui faire partager le coeur de la profession. Il ne reste plus qu’à espérer que cet échange se réalise et voir enfin un contenu terre à terre sortir dans la presse et ainsi relayer une information qui reflète la réalité. Réalité loin des standards de l’ambulancier escroc. Un grand bravo à Karim pour avoir fait cette démarche et un grand merci à Brigitte LEMERY, journaliste à Nord Eclair.

Vous pouvez consulter l’article dans l’édition papier pour ceux qui sont concernés par la zone d’édition ou sur le net après inscription :

http://www.nordeclair.fr/info-locale/la-fievre-monte-chez-les-ambulanciers-jna50b0n183490

Ambulancier à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid fait part du malaise qui gagne sa profession. Le 3 juin, les ambulanciers pique-niqueront devant l’Agence régionale de santé pour exprimer leur malaise. Ils voudraient ne plus dépendre du ministère des Transports et être rattachés à celui de la Santé. Employé de la société d’ambulances privées TADP à Roubaix, Karim Lestriez-Bouzid mène la fronde.

La situation est paradoxale. « Je ne jalouse pas les pompiers, sinon je serais pompier, assure Karim Lestriez Bouzid, mais j’en ai marre que les ambulanciers soient pris pour des charlatans, de simples transporteurs par les particuliers ou des brancardiers à l’hôpital ! » Karim Lestriez-Bouzid est fier de la formation de 6 mois suivie au CHR pour obtenir le diplôme d’État en 2011.

« Un pompier n’a que quinze jours de formation », glisse-t-il. Avant d’ajouter : « Ambulancier diplômé, je suis chef à bord en ce qui concerne la sécurité de la circulation du véhicule mais aussi du patient. » En amont, il est donc habilité à secourir, comme à définir le caractère de l’urgence au médecin SAMU qui a régulé l’appel et l’a missionné sur le terrain avec un dispositif de géolocalisation, après appel au 18 ou au 15.

« À l’hôpital, on nous prend pour un brancardier, mais l’ambulancier c’est l’oeil du médecin ! On a dans l’ambulance du matériel médical pour prendre les constantes, intervenir pour un arrêt cardiaque. Le cahier des charges de l’ARS est très rigoureux. » « À la télé, ajoute-t-il, on encense le travail des pompiers et on critique les ambulanciers. On nous taxe d’abuser du système de santé en France mais le transport de santé ne représente que 10 % des dépenses de la CPAM. Le coût d’une intervention du SAMU ou d’une ambulance privée n’est que de 80 E (pris en charge à hauteur de 65 % par la CPAM, le reste par les mutuelles), contrairement aux pompiers, 400 E, pris en charge par la collectivité. »

92% de non-syndiqués

Les ambulanciers n’apprécient pas d’avoir été assimilés dernièrement, dans un documentaire diffusé sur W9, à des confrères qui fraudent au bon de transport ou qui manquent de matériel ou d’hygiène. Des clichés, d’après Karim, peu vérifiables sur Lille-Roubaix-Tourcoing où la profession est contrôlée par une brigade de police intégrant des agents de l’ARS (agence régionale de santé) et de la CPAM.

Elle vérifie les documents obligatoires, l’état du matériel, le cahier d’hygiène (draps à usage unique, désinfection à la prise de poste ou à la prise en charge si sang ou vomissement). Les clichés véhiculés par W9 font mal à une profession fragilisée, non reconnue.

Ambulancier passionné, mais non syndiqué comme 92% de la profession, Karim voudrait obtenir « une régulation plus fine, plus équitable au niveau des appels d’urgence (18 et 15), une reconnaissance du ministère de la Santé, car on est des professionnels de santé, pas des chauffeurs-routiers !

» Tourquennois, il a donc contacté Gérald Darmanin, député UMP de sa circonscription qui posera prochainement une question au gouvernement.
Karim évoque des conditions de travail difficiles : « Quand je monte dans l’ambulance, j’enfile la casquette de conducteur, de mécanicien, d’infirmier, de psychiatre, de secrétaire qui se charge du dossier à l’hôpital, sans statut, ni salaire à la hauteur des tâches ! » Métier complexe qui expliquerait « la disparition de sociétés d’ambulances sur Roubaix (cinq assuraient la nuit il y a 3 ans, ils ne sont plus que deux aujourd’hui, ndlr), un grand turn-over dans la profession, les postes vacants ».

L’amplitude horaire importante (12 heures par jour), les gardes de nuit sont en cause. « À Roubaix, particulièrement, on entre dans la vie des gens à un moment critique, d’urgence médicale ou psychologique, confie l’ambulancier. Je me suis déjà retrouvé avec un couteau ou face à un schizo, un drogué. Si vous saviez le nombre de gens qui ont des serpents, des chiens dangereux chez eux ! Et puis, il y a les agressifs à cause de l’alcool, des médocs, des difficultés familiales. On est vraiment au coeur de l’action. Ce métier me passionne, même sous-payé ! »

BRIGITTE LEMERY
roubaix@nordeclair.fr

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

Un transport assis qui relèverait d’un transport allongé en ambulance

Allez un bon gros coup de gueule pour changer du monde des Bisounours !

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J’aime mon métier et beaucoup de collègues tout comme moi partagent cette passion. On se bat pour changer l’image ternie de ce job, remettre les pendules à l’heure et informer au mieux des réalités de notre quotidien. Mais pourtant parfois on subit aussi des choses qui nous posent problème. Alors la critique publique est facile mais sommes nous les premiers responsables ?

Non puisque l’ambulancier transporte des patients avec une prescription médicale de transport rédigée par un médecin. On ne choisit pas pas on nous l’impose. Ce qui dans les grandes lignes est tout à fait logique sinon ce serait un grand n’importe quoi. Mais à cause de ce mode opératoire on rencontre aussi des situations ubuesques.

Ubuesques après avoir réalisé le transport; car sur le moment point question de se marrer car on pleure. On pleure devant la difficulté, on pleure en se demandant quel est le c… qui a pondu ça et si, ne serait qu’une minute il a pris conscience de l’autonomie et des possibilités physiques du patient.

Voici l’apparition d’un nouveau terme dans le champ lexical ambulancier. C’est un collègue qui a rédigé ces lignes et je dois dire que chacun d’entre nous l’a déjà fait. Sauf que lui, il met une définition sur cette pratique :

Ambucelle : ou Ambulance Sanitaire Légère dite Ambu.S.L;  terme utilisé pour un transport sanitaire qui semble ne pas être correspondant à la réalité du terrain. Il en existe 2 types :

Ambucelle de Type 1: 
Transport sanitaire prescrit en Ambulance mais qui aurait pu être transporté en V.S.L. . Le patient se mobilise seul, NE nécessitant PAS un transport en position obligatoirement allongée ou demi-assise, un transport avec surveillance par une personne qualifiée ou nécessitant l’administration d’oxygène, un transport avec brancardage ou portage ou un transport devant être réalisé dans des conditions d’asepsie. Dans ces cas la les 2 ambulanciers se préservent.

Ambucelle de Type 2: 
Transport sanitaire prescrit en V.S.L. mais qui aurait du être transporté en Ambulance.  Le patient ne se mobilise pas seul et il faut être minimum 2 pour lui faire monter les 5 marches pour atteindre son palier, et aurait donc nécessité un transport avec brancardage ou portage . Dans ce cas là, l’ambulanciers est seul….Vraiment seul…

Et bah aujourd’hui j’étais en V.S.L. et j’ai fait une Ambucelle de Type 2.

Si on lit bien ces lignes on se rend compte de l’abération de la prescription médicale de transport : I-N-A-D-A-P-T-E-E. Combien d’entre nous ont dû réaliser ce type de transport ? Combien d’entre nous ont dû refuser ce type de transport. Car l’ambucelle de type 2 c’est la pire. Celle où on se rend compte de la prise de risque en essayant de monter notre patient dans le véhicule. Qui peut à peine se mobiliser (quand il se tient debout c’est une chance) et donc nous oblige à prendre des risques inconsidérables.

A se faire mal aussi puisque en général le dos prend cher, très très cher. Et puis quand on réussit seul ou avec l’aide d’une équipe d’infirmières qui essaient de vous aider tant bien que mal il faut ensuite recommencer au domicile. Et là souvent tu pleures avant de commencer quand tu découvres la configuration des lieux.

Tu pleures encore plus quand personne ne t’attends au domicile, que le téléphone de madame michaud (la personne à contacter) ne répond pas et qu’il n’ y a pas un voisin à 10 kilomètres à la ronde. Que tu te creuses la tête pour te demander comment tu vas gérer et surtout en maximisant la sécurité de ton patient et la tienne.

Alors on peut passer pour des fraudeurs et des ce que vous voudrez mais en attendant quand on rencontre ce genre de situation on se demande qui se fout de la tête de qui ! ! ! Refuser le transport oui c’est une chose. Mais parfois le temps de se rendre compte, c’est trop tard. On ne va pas imposer au patient une autre manipulation supplémentaire. Vous avez eu des difficultés mais il est enfin installé confortablement. Donc l’ambucelle ou comment exploser de colère sur certaines situations.

Surtout quand on vient nous sermonner en nous disant :  » une ambulance ? mais non hors de question la dame elle peut voyager en VSL sans problème !  » Oui il y a des fois où j’ai l’impression qu’on me prend pour un lapin de six semaines… Je me sens transporteur de viande…

Merci à Benoit Fabien Clément Guinot pour avoir crée cette terminologie : Claire, efficace et subjective (repiqué aussi ça 😉 )

A toi éventuel détracteur

Ah oui : aux futurs détracteurs qui voudront me remettre à ma place d’exécutant : oui je ne suis pas médecin, non je n’ai pas effectué le cursus d’études de sept années et validé mon doctorat de médecine et non je ne suis pas habilité à prescrire un mode de transport médicalisé. Certes.

En attendant celui qui prend les risques au final c’est ma pomme. Celui qui va effectuer le transport c’est ma pomme. Et non je me contrefiche que ça rapportera plus ou non ça n’ira pas dans mon portefeuille : je suis ambulancier SALARIE et je pense en priorité à MA sécurité et la sécurité du PATIENT. Si vous n’avez toujours pas compris nous accueillons les volontaires pour des stages de découverte : venez découvrir mon quotidien !

Ambulancier, la lettre du médecin ouvrir ou non ?

Ambulancier, la lettre du médecin ouvrir ou non ?

La lettre du médecin et l’ambulancier : quelques rappels sur des notions primordiales

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Ambulancier

Un ambulancier est un professionnel de santé (Code de la Santé Publique, quatrième partie, livre III, titre IX, article L4393-1 à 7) qui a pour rôle la prise en charge et le transport de malades, de blessés ou de parturientes dans des véhicules de transport sanitaire adaptés pour des raisons de soins ou de diagnostic.

Il administre si nécessaire les premiers secours seul ou assisté d’une équipe médicale.

Secret de la correspondance

Le secret de la correspondance est un droit au maintien du caractère privé et secret des correspondances. Il est accordé par les réglementations de la plupart des pays. Il s’applique aux correspondances dont l’expéditeur pouvait attendre qu’elles bénéficient d’un minimum de confidentialité. En général, il s’applique aux courriers postaux et aux courriers électroniques.

Une correspondance est en général définie comme toute relation par écrit entre deux personnes identifiables, qu’il s’agisse de lettres, de messages ou de plis ouverts ou fermés. Il y a violation du secret de la correspondance lorsqu’une tierce personne prend connaissance, sans le consentement préalable de l’émetteur, d’un courrier à caractère privé. Une correspondance reste la propriété intellectuelle de son auteur bien que le support physique soit la propriété du destinataire.

  • Art. 226-15. — Le fait, commis de mauvaise foi, d’ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d’en prendre frauduleusement connaissance, est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

    Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner, d’utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications ou de procéder à l’installation d’appareils conçus pour réaliser de telles interceptions.
  • Art. 432-9. — Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, d’ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, le détournement, la suppression ou l’ouverture de correspondances ou la révélation du contenu de ces correspondances, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

    Est puni des mêmes peines le fait, par une personne visée à l’alinéa précédent ou un agent d’un exploitant de réseau ouvert au public de communications électroniques ou d’un fournisseur de services de télécommunications, agissant dans l’exercice de ses fonctions, d’ordonner, de commettre ou de faciliter, hors les cas prévus par la loi, l’interception ou le détournement des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie des télécommunications, l’utilisation ou la divulgation de leur contenu.

Secret médical

« Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant.

Excepté dans les cas de dérogation, expressément prévus par la loi, ce secret couvre l’ensemble des informations concernant la personne venues à la connaissance du professionnel de santé, de tout membre du personnel de ces établissements ou organismes et de toute autre personne en relation, de par ses activités, avec ces établissements ou organismes. Il s’impose à tout professionnel de santé, ainsi qu’à tous les professionnels intervenant dans le système de santé.

Deux ou plusieurs professionnels de santé peuvent toutefois, sauf opposition de la personne dûment avertie, échanger des informations relatives à une même personne prise en charge, afin d’assurer la continuité des soins ou de déterminer la meilleure prise en charge sanitaire possible. Lorsque la personne est prise en charge par une équipe de soins dans un établissement de santé, les informations la concernant sont réputées confiées par le malade à l’ensemble de l’équipe.

Afin de garantir la confidentialité des informations médicales mentionnées aux alinéas précédents, leur conservation sur support informatique, comme leur transmission par voie électronique entre professionnels, sont soumises à des règles définies par décret en Conseil d’État pris après avis public et motivé de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.

Ce décret détermine les cas où l’utilisation de la carte professionnelle de santé mentionnée au dernier alinéa de l’art. L161-33 du code de la sécurité sociale (CSS) est obligatoire.

Le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir la communication de ces informations en violation du présent article est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 EUR d’amende.

En cas de diagnostic ou de pronostic grave, le secret médical ne s’oppose pas à ce que le famille, les proches de la personne malade ou la personne de confiance définie à l’art. L1111-6 reçoivent les informations nécessaires destinées à leur permettre d’apporter un soutien direct à celle-ci, sauf opposition de sa part.

Le secret médical ne fait pas obstacle à ce que les informations concernant une personne décédée soient délivrées à ses ayants droit, dans la mesure où elles leur sont nécessaires pour leur permettre de connaître les causes de la mort, de défendre la mémoire du défunt ou de faire valoir leurs droits, sauf volonté contraire exprimée par la personne avant son décès.»

— Article L1110-4 du Code de la santé publique2

  • L’art. L1110-4 alinéas 2 et 3 CSP admet la notion de secret partagé par une équipe soignante.
    Par extension, sont admis à partager une partie du secret, les médecins des organismes sociaux, afin de permettre aux assurés un remboursement des prestations.
  • Par ailleurs, l’art. L1111-6 a introduit la notion de personne de confiance et l’art. L1110-4 alinéa 6 a autorisé celle-ci à recevoir les informations nécessaires destinées à permettre d’apporter un soutien direct au patient en cas de diagnostic ou de pronostic grave.
  • Enfin, l’art. L1110-4 alinéa 7 ; s’agissant d’une personne décédée, cet article a défini trois motifs de dérogations du secret vis-à-vis des ayants droit, à savoir : connaître les causes de la mort, défendre la mémoire du défunt ou faire valoir leurs droits, sauf volonté contraire exprimée par la personne avant son décès (nous rappelons que le secret persiste après la mort).

Secret partagé

Selon le code de déontologie médicale français, les professionnels de santé qu’ils soient médecinschirurgiensdentistespharmacienssages-femmesinfirmiers ou infirmièresaides-soignants, ambulanciers, secrétaires médicaux, technologues en imagerie médicale (manipulateurs),technologistes médicaux sont contraints de taire les informations personnelles concernant les patients qu’ils ont recueillies au cours de leur activité.

Il ne s’agit pas seulement des observations qu’ils ont pu faire, mais aussi des déductions qu’ils ont pu tirer de leurs observations. Toute entorse peut être sanctionnée par les institutions professionnelles dont ils dépendent (le conseil de l’Ordre, par exemple), mais aussi par le tribunal de grande instance.

Le médecin est le dépositaire du secret médical concernant son malade. Mais le secret médical n’est pas en principe opposable au malade qui en reste le « propriétaire ». En effet, un patient ne peut décider de délier le médecin de son secret médical, même sur des informations le concernant du moins en droit pénal. Mais en droit civil, le médecin délivre des informations médicales aux patients eux-mêmes, ou à leur représentant légal (cas des enfants).

Ce petit rappel législatif bien soporifique s’avérait nécessaire afin de faire comprendre à tous que dans le système législatif il existe des dispositions bien précises concernant les informations médicales. Ces éléments sont indispensable afin de bien prendre en compte la suite de cet article.

Pourquoi l’ouverture du courrier suscite autant de débat ?

Très longtemps, et ça dure encore, le médecin était considéré comme le seul détenteur de l’information médicale. Sauf qu’avec le temps la collaboration avec le personnel médical et paramédical a pris une proportion importante pour assurer au patient une continuité des soins de qualité afin de lui garantir la meilleure prise en charge possible.

Chaque acteur, parmi les professionnels de santé, a donc envers ce secret des droits et des devoirs auxquels il ne doit surtout pas déroger sous peine de faute professionnelle grave. Chaque professionnel de santé adhère donc à un code de déontologie. Les ambulanciers sont des professionnels de santé et ont donc obligation à se confronter à ce devoir. Actuellement on retrouve encore nombre de personnels de santé qui s’offusquent que l’ambulancier ait pu oser lire un courrier issu d’un médecin.

C’est aussi à mon sens une attitude dû à une connaissance très limitée de notre champs de compétences et de notre quotidien. Je vais tenter de donner une explication à la nécessité ou non d’ouvrir ce fameux courrier.

Pourquoi l’ouverture du courrier pose des problèmes aux ambulanciers ?

Parce que l’ambulancier est un professionnel de santé. Il intervient souvent au chevet du patient sur appel d’un médecin traitant. En règle générale ce même médecin a souvent quitté les lieux à leur arrivée et laisse un courrier destiné au service des urgences.

Ce courrier reprend très souvent l’intégralité des informations nécessaires à la prise en charge du patient : bilan circonstanciel, constantes, antécédents médicaux, traitement etc. Pour faciliter la prise en charge et le transport, l’ambulancier se doit de réunir tous les éléments. Cela permet d’adapter son attitudes, ses gestes, le matériel à utiliser, la surveillance à effectuer.

On transporte des êtres humains et non des quartier de viande froide. Trop souvent encore, on reproche à l’ambulancier d’avoir pris connaissance d’informations dites interdites d’accès à des non-médecins ou encore que la quasi totalité des courriers renferment des données inutilisables par l’ambulancier et destinées à des docteurs en médecine. Cela est assez marrant puisque parfois ce sont des non-médecins qui vous le reproche et; qui au moment où ils vous font la remarque, lise son contenu…

C’est un sujet qui fait douter beaucoup d’ambulancier faute de données accessibles à tous. L’ouverture ou non du courrier c’est un peu le même problème des signaux sonores et lumineux dans le cadre d’une urgence : ais je le droit de même si… Donc pour favoriser la compréhension je vais partager avec vous les données en ma possession.

Donc au final je fais quoi ? j’ouvre ou non ? Indispensable ?

Dans 90% des cas si votre évaluation clinique est fait de façon correcte, si vous avez bien fait le tour de tout, posé les bonnes questions, rédigé votre fiche bilan (oui même avec courrier on établi sa propre fiche bilan car l’état du patient a peut être évolué) vous avez en main toutes les clés nécessaire à une bonne prise en charge. Ensuite cela reste propre à chacun. Vous avez des doutes, vous n’ êtes pas certains de la fiabilité des éléments recueillis ? Ouvrez ! et dans tous les cas de figures : le centre 15 reste votre référent en la matière.

Même si un courrier est présent vous ne transporterez pas un patient que vous jugez instable. Le médecin régulateur sera à même de vous apporter les éléments et surtout de décider de ce que vous allez entreprendre. Chaque cas reste particulier car chaque être humain est particulier. Aucuns cas ne se ressemble. Donc pour ma part je n’ouvre pas systématiquement (transport sanitaire classique en vue d’hospi etc etc).

Souvent pas besoin d’ouvrir puisque le courrier est là devant vos yeux sans enveloppe avec la prescription médicale il vous suffit de lire. Ensuite c’est aussi une attitude propre à chacun en fonction du patient rencontré, le contexte etc. Donc il n’existe pas d’algorithme prédéfini.

Je vous rapelle que vous êtes des professionnels de santé malgré ce que l’on pourra vous dire ailleurs. Vous êtes formés à établir une évaluation clinique avec fiche bilan dans le cadre d’une prise en charge en urgence. Vous disposez des moyens techniques destinés à cet usage ainsi que votre capacité à raisonner, analyser etc. Servez vous en ! Rien ne vaut en premier lieu une appréciation personnelle avant de la confronter à d’autres éléments pour infirmer ou confirmer vos doutes

Cet article ne doit pas devenir parole d’évangile !!!! Je suis peut être dans l’erreur sur certains points

Dans quel cas j’ouvre ou je n’ouvre pas

Cas numéro un

Vous arrivez chez le patient en vu d’un transport sanitaire. Je précise bien non urgent. L’ambulancier n’aura aucunement besoin de prendre connaissance du courrier. Le patient est hospitalisé ou se rend à une consultation. On va donc se renseigner sur les éventuels problèmes de santé que le patient nous raconteras ou son entourage direct.

Ce afin de pouvoir adapter la prise en charge et permettre à ce même patient d’être pris en charge avec les critères de sécurité et de confort indispensables. Il n’ y a pas de notion d’urgence à ce sujet. On s’occupera donc de connaitre son autonomie, la présence ou non de douleurs, leurs localisations etc. Pour un transport en sécurité et apportant un confort optimal.

Cas numéro deux

Vous agissez dans le cadre d’une urgence qu’on appelle communément dans le jargon : urgence médecin. Vous êtes sur les lieux et vous trouvez un courrier laissé sur la table par le médecin traitant. Ce courrier est cacheté et est destiné au Docteur DUPONT LAJOIE, adjoint au chef de clinique, ancien interne des hôpitaux x et assistant de l’assistant du Professeur BIDULE.

Interdiction d’ouvrir ce type de pli. Pourquoi ? Si vous n’avez pas compris vous n’avez pas lu l’introduction : ce courrier à l’intention d’une personne identifiable par son nom et fonction relève du secret de la correspondance. L’ouvrir reviendrait à commettre une faute professionnelle. Si le praticien a quitté les lieux vous devez appliquer le mode opératoire traditionnel : à savoir un bilan complet avec prises de constantes, un bilan circonstanciel, une recherche d’antécédent etc etc. Si vous jugez que vous ne pouvez assurer le transport sans risques on appelle le centre 15.

Cas numéro trois

Toujours dans le cadre d’une urgence médecin, vous arrivez etc. Le praticien est encore sur les lieux. Pas besoin d’ouvrir le courrier le médecin doit être en mesure de vous donner les détail. Je précise bien DOIT ! On ne prend pas en charge un patient avec pour seul encouragement : emmenez le aux urgences et ne posez pas de questions.

Pour faciliter la prise en charge et être en mesure de transmettre les informations au service des urgences vous devez partir avec les recommandations du médecin transmises de façon orale. Il est certain que si c’est une hospitalisation non programmée avec un passage par les urgences en vue d’une orientation vers un service court ou moyen séjour de la structure de soins pas besoin de demander un roman.

On se renseigne sur les risques potentiels éventuels à court terme, la présence d’une pathologie demandant une prise en charge particulière, l’administration ou non d’oxygène… Aucun besoin dans ce cas d’avoir connaissance du dossier médical du patient. L’accès à l’information doit se limiter à celle indispensable pour votre prise en charge.

Si le médecin refuse ou vous prend pour des livreur de colis installez le patient dans votre ambulance et établissez systématiquement un bilan avant départ. Vous devenez responsable du transport et du patient. A vous donc d’établir les éléments indispensables à sa sécurité et à son état.

Cas numéro quatre

Vous arrivez toujours chez le patient etc. Pas de médecin, juste un courrier cacheté ou non, sous enveloppe ou non adressé au service des urgences ou autre titre du même acabit. Pas de nom. Vous pouvez l’ouvrir, vous êtes professionnels de santé et donc vous vous soumettez au respect du droit médical et donc à respecter la confidentialité des informations.

Vous ne violez pas le secret de la correspondance puisque aucune mention nominative n’est inscrite. Vous ne commettez aucunes fautes ! La législation est claire vous ne violez pas la correspondance privée étant donnée que le courrier n’est pas destinée à une personne identifiable.

Cas numéro cinq

Toujours en urgence, le courrier est là, cacheté, mais au nom du fameux Docteur DUPONT LAJOIE, adjoint au chef de clinique, ancien interne des hôpitaux x et assistant de l’assistant du Professeur BIDULE. Décidément celui là… Le patient semble instable, la communication est complexe voire inexistante. Si j’ouvre ce courrier je suis dans la faute. Que faire ? L’appel au centre 15 !

Via le centre 15 vous expliquez les faits, détaillez votre bilan et mentionnez la présence de ce courrier destiné au Docteur… Si le médecin régulateur vous demande de l’ouvrir et de lui lire vous êtes légalement couvert car le courrier est ouvert à la demande du centre 15. La nécessité d’ouverture est donc justifiée par une situation d’urgence et est demandée par un docteur en médecine responsable du centre 15.

Pourquoi cet acharnement à vouloir ouvrir ce courrier ?

On parlera ici d’une intervention dans un cadre urgent (tout degrés confondus). Tout d’abord je parle à titre personnel : je suis ambulancier diplômé. Je suis donc un professionnel de santé consciencieux. Je mets en application au quotidien les gestes et techniques que l’on m’a appris afin d’assurer la prise en charge de mon patient de façon qualitative.

Je ne bosse pas chez UPS, Maitre cochon ou encore DHL. Je ne transporte pas de colis. Je ne prends donc pas mon patient sous le bras pour le jeter sur le brancard et le benner au service des urgences. Je suis un professionnel qui agit comme tel.

Pour effectuer ma prise en charge je dois donc évaluer l’état de mon patient et juger si oui ou non il est transportable. Pour évaluer son état j’ai à ma disposition de nombreuses ressources : connaissances, évaluation clinique, constantes, interrogatoire, recherche d’éléments et ET : peut être le courrier du médecin passé quelques minutes plus tôt.

L’ouvrir me permet de : savoir pourquoi je suis là et qu’est ce que mon patient a comme soucis de santé néccessitant un transport. Depuis combien de temps est il comme ça. Est ce une pathologie pouvant entrainer un risque potentiel durant le transport ? Dois je effectuer une surveillance particulière ?

On va me dire : mais si vous faites votre bilan comme d’habitude vous aurez ces éléments ! Vrai et Faux. Il est possible que certains éléments ressortent ou non. Il est possible que mon patient communique ou non voire mal. Il est possible que mon patient n’ais pas les bonnes notions relatives à son état de santé ou/et au problème du moment. Que l’entourage vous induise en erreur. L’entourage on doit en faire abstraction et se concentrer sur le patient mais quand le patient est dans l’incapacité de communiquer ou n’est pas orienté, confus… Ou encore que les réponses sont trop évasives…

  • Je suis malade du coeur
  • Je buffe docteur je buffe depuis quat’jours
  • Oh vous avez j’ai plein d’trucs qui vont pas, j’vois des docteurs tous les jours : un pour l’coeur, l’aut pour ma goutte
  • Vous avez y’m connaissent depuis l’temps à l’hôpital
  • L’docteur y’m’a rien dit, chais pas c’que j’ai, ptet le coeur ou la tête ! Vous savez à mon âge y’a plus grand chose qui marche bien…

Par contre si dans le courrier les dernières constantes sont notées (je peux effectuer une comparaison entre elles et mes données), le circonstanciel est précisé (dyspnée depuis ce matin 3h avec  présence de crépitement), les antécédents ( monsieur x est suivi pour …).

On gagne du temps, on fait le lien plus facilement avec les éléments et on a la possibilité d’adapter parfaitement sa prise en charge, cibler plus rapidement les critères de surveillance les plus important.  Et éviter de commettre une faute éventuelle. Sans oublier tous les éléments concernant un possible risque infectieux ou contagieux nécessitant une aseptie rigoureuse et des mesures de protection de l’équipage.

Et dans 99% des cas ce courrier sera ouvert par l’infirmière responsable de l’accueil des urgences. Autant éviter des surprises à l’arrivée si il est mentionné des éléments particuliers qui pourrait vous rendre responsable d’une faute.

Et le patient dans tout ça ?

Pour terminer tranquillement je vous rappellerait que le patient est le seul à pouvoir autoriser ou non l’accès à ses informations. Le patient, on l’oublie souvent, a des droits fondamentaux que nous sommes tenus de respecter. La loi du 4 Mars 2002 relative au droit du patient existe à ce jour dans ce sens. Donc si vous doutez ou autre sachez que le patient peut vous autoriser à prendre connaissances de ce courrier puisque il recense des informations qui le concernent.

Personne ne pourra l’empêcher de vous autoriser à y accéder. Le droit du patient est une notion importante que tout professionnel de santé se doit de respecter ! Toujours aussi important le fait de poser au patient la question si il vous autorise ou non à prendre connaissance des informations. Si vous expliquez les motifs de cette démarche rares sont ceux qui vous refuseront ce droit. Surtout si vous expliquez que vous êtes tenu au respect du secret médical comme toute profession de santé.

Alors oui mais…

Je sais qu’ à la lecture de cet article il y aura des mails, commentaires  qui vont fuser sur les incohérences, erreurs dans l’article etc. Pas de soucis j’ai l’habitude. Je sais qu’il ya des domaines sensibles auxquels on ne doit pas toucher. Je ne suis pas docteur en médecine ni juriste etc.

Je suis simple ambulancier diplômé. Chacun aura son avis sur la question. Il n’existe à ce jour ; ou alors cela n’a pas été porté à ma connaissance, moi misérable petit ambulancier transporteur de colis pardon de patient; de textes clairs sur la question de l’ouverture de ce fameux courrier médical. Je ne fais que dresser une analyse personnelle, que d’autres collègues partagent, à mon avis, largement sur cette question épineuse ainsi que d’autres professionnels (formateurs, IDE, juriste etc).  

Je me doute que ma parole pourra être mise en doute ce que je conçois bien entendu. Je ne suis pas un puits de savoir et je suis peut être dans l’erreur. Donc j’invite cordialement, les personnes les plus compétentes, en matière de connaissances et de fonction à me contacter pour m’aider à affiner cet article (médecin, juriste etc etc).

Je n’ai pas rédigé cet article de façon légère. Il est le résultat de plusieurs tentatives ces dernières années qui ont finit à la corbeille faute d’oser le publier. Pourquoi ? Parce que je n’ai aucune matière solide pour avancer les choses du type : c’est comme ça point à la ligne et pas de discussions possibles.  Evidemment quand on ne maitrise pas on n’en parle pas. Oui mais… c’est un sujet qui revient souvent dans la profession et il serait peut être temps que ça devienne plus clair pour tout le monde. Donc faute d’élément on adapte son comportement pour faciliter notre quotidien.

L’ambulancier est avant tout un professionnel de santé

On est professionnels de santé et on met tout en oeuvre pour que le travail soit bien fait et que le patient puisse être transporté dans les meilleures conditions possible. Au passage j’ai volontairement omis d’imager les nombreuses situations avec des exemples vécus qui auraient pu illustrer de façon explicative le pourquoi du comment nous ouvrons les courriers des médecins et ses conséquences positives ou non. Les avis divergent. Je ne suis pas là pour faire l’apologie du oui ou non l’ambulancier est en droit de…

J’apporte juste des éléments de réponses. Rien n’est imposé. Faites comme vous jugez au vu de la situation rencontrée. comme dis plus haut si votre job est bien fait vous n’avez pas forcément besoin du contenu du courrier mais ça peut aider fortement dans certains cas à aller doit au coeur du problème.

Mais à toi visiteur je te laisse la possibilité de donner ton opinion via les commentaires. Ainsi tu contribueras à la compréhension de cet article par les jeunes ambulanciers fraichement diplômés. Mais aussi à corriger ou enrichir cet article afin de réaliser une solide base de connaissance sur le sujet. Plus les éléments fournis seront solide plus la raison d’exister de cet article sera facilitée.

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 4

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 4

Dernier article du dossier Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. On abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

Les épreuves d’admissibilité et d’admission

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Je vous le redis : il y a assez d’articles disponibles sur la préparation de ces épreuves et je vous invite à les lire. A vous procurer des ouvrages de préparation et vous remettre au boulot. Surtout si vous avez quitté le cursus scolaire depuis un moment. Ce n’est pas si évident les premiers temps de se remettre à réviser, calculer sans calculette comme au primaire, ou encore de faire des synthèses de textes… 

Vous faites partie des malheureux qui sont obligés de passer l’épreuve écrite. Rassurez vous moi aussi je suis passé par là. Je ne vais pas revenir sur le contenu, vous trouverez un article avec des exemples concret.

Rappelons juste que cette épreuve comporte :

Français : sujet de niveau du brevet des collèges permettant au candidat à partir d’un texte de culture générale d’une page maximum portant sur un sujet d’actualité d’ordre sanitaire et social, de dégager les idées principales du texte et de commenter les aspects essentiels du sujet traité sur la base de deux questions maximum. Cette partie est notée sur 10 points et a pour objet d’évaluer les capacités de compréhension et d’expression écrite du candidat. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Arithmétique : le sujet porte sur les quatre opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. Il ne peut être fait appel pour cette épreuve à des moyens électroniques de calcul. Cette partie a pour objet de tester les connaissances et les aptitudes numériques du candidat. Elle est notée sur 10 points. Une note égale ou inférieure à 2.5 points est éliminatoire.

Sont déclarés admissibles, les candidats ayant obtenu une note égale à 10 sur 20 à l’épreuve écrite sans note éliminatoire à l’un des deux sujets. Suite à la correction une liste est publiée avec le nom des candidats autorisés à présenter l’épreuve d’admission orale. Donc vous avez réussi avec succès l’écrit ou vous faites parties des chanceux qui accèdent directement aux épreuves d’admission orale. Donc pareil vous avez de la matière pour évaluer le contenu de l’épreuve sur le site je ne vais pas revenir dessus.

Un seul mot d’ordre : préparez vous, entrainez vous. Ne soyez pas trop confiant en vous ! Un concours même simple ça se prépare et on ne débarque pas là les mains dans les poches en sifflant la marseillaise. Après c’est vous que ça regarde. Soignez votre présentation : tenue vestimentaire, coiffure etc. L’image que l‘on apporte de soi est un élément important et peut indirectement influencer le jury. Donc attention. Lorsque toutes les épreuves sont terminées et après délibération d’une commission les résultats seront proclamés : liste principale et liste complémentaire. Ces fameuses listes je les ais détaillé auparavant.

L’entrée en institut

Voilà : vous allez intégrer une session de formation et je ne saurais que vous en féliciter. Au programme : pas mal de choses : anatomie, physiopathologie, gestes de secours et d’urgence, mise en situation, ergonomie pour vos postures et la sécurité/confort du patient, hygiène, règlementation, (mmmmh c’est la partie la plus soporifique ;p) communication etc. Le tout entrecoupé de stages comme annoncé. Investissez vous ! Posez des questions, assurez vous d’avoir bien compris chaque cours.

Concernant l’organisation des cours elles diffèrent plus ou moins selon les organismes. Si le contenu est identique pour tous, les méthodes diffèrent donc je ne peux vous expliquer plus sur ce sujet. Vous serez dans un processus de formation et d’apprentissage. Vous rencontrerez peut être des « difficultés » au départ si vous n’êtes pas retourné en formation depuis un moment mais c’est un processus tout à fait normal.

L’apprentissage massif d’informations sur un domaine inconnu est vite bourratif mais ça va passer et vous allez trouver rapidement un rythme de progression propre à chacun. On n’emmagasine pas les informations de la même façon. Chacun possède son propre rythme et sa propre façon d’apprendre. Surtout si vous rencontrez trop de difficultés faites en part à votre équipe de formateurs pour vous aider à trouver une solution adaptée.

En règle général vous alternerez les cours théoriques avec des cours de mise en situation pour favoriser la mise en place de la théorie. Lors des exercices de mise en situation lancez vous et ne restez pas timidement derrière vos collègues. La meilleure façon d’apprendre c’est de pratiquer, pratiquer et encore pratiquer. Ne vous réfugiez pas derrière des « je ne suis pas certain de moi » ou « je connais encore mal le sujet ». Plantez vous allez y, ce n’est pas grave. Les erreurs sont forcément formatrices après analyse de ces dernières par les formateurs. Plus vous pratiquerez, plus vous serez à l’aise. Il ne faut pas se baser sur le regard des autres.

C’est quelque chose de gênant au départ pour certains (« je vais me planter », « qu’est ce qu’ils vopnt penser de moi » etc ) mais il faut dépasser ce stade et ne pas rester dans son coin. Il ne faut pas oublier que la validation des modules en fin de formation c’est d’abord des épreuves de mises en situations sous l’oeil d’un jury. Donc si en plus du stress vous manquez de pratique vous irez dans le mur.

Apprenez à vous sentir à l’aise. Apprenez à connaitre vos collègues et à échanger avec eux sur vos doutes, votre manière de procéder. Interpellez les formateurs lorsque vous doutez. Il ne faut pas rester avec une question ou un doute. Vous allez prendre en charge des êtres humains et donc la marge d’erreurs doit être inexistante.

Durant le cursus vous aurez des stages à effectuer on va lister ce que vous allez rencontrer :

Stage en entreprise : deux semaines. Vous allez apprendre réellement votre rôle, mettre en applications les compétences et apprendre à connaitre votre rôle dans l’équipe. La première semaine est souvent difficile car l’expérience personnelle est forcément limitée. Ne vous inquitétez pas c’est normal. Prenez des initiatives et surtout si votre collègue va trop vite demandez lui de ralentir pour vous permettre de mettre en applications des gestes et techniques. Idem si vous le voyez utiliser des techniques que vous maitrisez mal ou pas du tout. Vous formez une équipe et cette équipe doit être complémentaire.

Il est impératif que votre tuteur (référent dans l’entreprise) s’implique dans sa démarche. Si il n’est pas dans une démarche d’encadrement c’est à vous de lui en parler pour éventuellement changer. Tout le monde n’a pas la fibre pédagogique. Durant ce stage c’est à vous d’aller chercher l’info, de poser des questions, de demander à réaliser des gestes et techniques.

En entreprise les ambulanciers ont crée des automatismes qui font qu’on oublie souvent que l’élève en face de soi ne les a pas acquis. d’où l’importance pour l’élève de le rappeler afin d’avoir des techniques décomposées, une analyse de situation avant la prise en charge etc.

Stage en structure de soin : une semaine. Dans un service de l’hôpital, vous serez là pour apprendre et découvrir le fonctionnement du service et de la structure hospitalière, vous serez amené à découvrir le travail des différentes professions. Vous les aiderez au quotidien dans la réalisation de leurs actes. Intégrez vous, intéressez vous et demander à faire des choses. Ne restez pas dans votre coin et ne vous contentez pas de suivre bêtement.

C’est l’occasion d’apprendre beaucoup de choses : voir des examens, des techniques, apprendre la prise de constantes (tension etc), apprendre à mettre en application les pratiques d’ergonomie (durant une toilette, un transfert de lit au fauteuil etc), de poser vos questions à l’équipe médicale, de voir en situation des pathologies diverses, apprendre à communiquer avec les patients (communication verbale et non verbale). La durée est courte il faut donc être attentif aux situations intéressantes. Démontrez votre intérêt ! Un élève introverti sera mis sur le côté… On ne viendra pas forcément vous chercher par la main.

Stage au service d’urgence / SMUR : une semaine. Un des endroits où vous viendrez souvent ! Décryptez le fonctionnement (très important), pareil que pour le stage en structure : c’est l’occasion de voir de nombreuses choses, d’être à même de voir ce qu’il faut faire/ne pas faire : transmissions ambulancier-soignant, transfert des patients, communication etc. Montrez votre intérêt, demandez à participer car on ne viendra pas pour vous prendre par la main.

C’est un endroit passionnant (pour un élève je m’entends) où vous rencontrerez des pathologies, traumatismes que vous n’aurez peut être jamais l’occasion de revoir, mais aussi découvrir l’envers du décor, le détail de la prise en charge médicale (de l’arrivée du patient, à son orientation, la visite du médecin et le retour au domicile ou le déplacement dans un  service de soins).

Ne vous laissez pas enfermer dans un simple rôle de brancardier attention ! Rencontrez l’infirmière d’accueil et suivez avec elle son travail, analysez avec elle les éléments important qui vous seront demandés lorsque vous vous présenterez avec un patient. C’est une mise en situation réelle. Profitez en pour questionner les infirmier(ères), médecins sur vos doutes, questions ou autre lors de certains examens ou pathologies inconnues, sur le but de tel ou tel médicament, gestes, technique. Profitez en pour être curieux même si des éléments ne vous seront pas utile dans votre profession mais au moins utile pour vos connaissances personnelles.

L’évaluation de vos compétences

Au cours de vos stages vous serez systématiquement évalué sur la maitrise ou non de vos compétences. La fiche d’évaluation comporte une grille. Sur cette grille chaque module de formation possède une liste de compétence à acquérir avec une notation qui va de non maitrisé à matrisé en passant par « en cours d’acquisition » etc.

Votre référent de stage évaluera avec les personnels qui vous ont encadré les différents points. A vous donc de faire en sorte avant le stage de faire un bilan de ce que vous devez maitriser ou encore ce qui pose problème. Reste ensuite à travailler sur le sujet et demander à votre encadrement de vous aider à progresser. fixes vous une liste d’objectifs.

Cette évaluation est primoridiale. Elle entre pleinemnt dans la validation finale de votre diplôme donc soyez attentif durant les stages. La durée est courte donc à vous de faire ce qu’il faut pour démontrer votre intérêt et votre maitrise. Il est bien évident logique que suivant la période à laquelle vous serez en stage vous n’aurez pas acquis 100% de vos compétences puisque la formation ne sera pas terminée. Mais pas d’inquiétudes votre équipe de formation saura vous préparer à cela. A vous aussi de rappeler à quel niveau de connaissances vous vous situez.

La validation des modules

Pour la validation des modules c’est propre à l’organisation de chaque institut. Un seul conseil de mise : révisez, pratiquez jusqu’ à ce que chaque geste et technique soient devenus un automatisme. Apprenez la curiosité pour interroger votre patient-collèguequifailavictime. Apprenez à hiérachiser vos bilans jusqu’à ce que ça devienne le geste le plus naturel du monde.Le module règlementation est à part : par coeur ou rien du tout. Lui vous le bossez, vous dormez avec vos cours vous avalez vos fiches bristols si il le faut. C’est du par coeur du début à la fin.

Pas de méthode miracle pour réussir si ce n’est BOSSER ! Et encore vous aurez de la chance si vous loupez une validation vous aurez droit à une séance de rattrapage bande de pistonnés… C’est l’avvantage de cette formation on vous offre une seconde chance de repasser vos modules.

La validation des modules est toujours une période de stress. mais logiquement si vous avez bien suivi les conseils vous aurez tellement mangé de TP que vous aurez normalement commencé à créer des automatismes qui vous faciliteront les choses durant la prise en charge. Seul le module 6 sera validé en entreprise de transport sanitaire puisque son contenu réfère directement à tout ce qui touche à la conduite, code de la route, mécanique de base etc.

La validation du diplôme

Vous avez validé chaque module ? Félicitations mais tout n’est pas encore fini J Non puisque une commission va se réunir au cours de laquelle seront étudiés vos notes acquises lors du passage des modules et d’un bilan de vos compétences issues de vos stages pratiques. Une moyenne sera définie et vous serez ou non Diplômé d’Etat. Pour pouvoir commencer à travailler il vous faudra attendre la remise officielle du diplôme. Sans lui hors de question de poser vos fesses dans une ambulance. Si vous le faites vous serez hors la loi et le patron avec donc on prend des vacances et on attend sagement.

Dénicher un emploi

Si vous vous êtes bien débrouillé, il est possible, je dis bien possible, que l’entreprise où vous avez effectué vos stages vous propose un poste. Donc là en général vous êtes souvent au courant depuis un moment donc bénéfice pour vous. Souvent les entreprises affichent dans les instituts les offres d’emploi. Avec ça le monde de l’ambulance est très très petit.

Les infos circulent vite sur l’entreprise à fuir ou l’entreprise qui respecte l’accord cadre ou encore l’entreprise modèle. Bref je vous invite à bien étudier la question pour ne pas intégrer une entreprise où vous serez déçu en moins de temps qu’il ne faut pour le dire et vous dégouter simplement de la profession. Informez vous, démarchez avec des cv. Présentez vous en personne et évitez d’envoyer des courriers.

Le démarchage physique est apprécié et il se peut que vous ressortiez du bureau avec un exemplaire de votre futur contrat. Sachez aussi que vous n’êtes pas mariés à l’entreprise et que votre délai de préavis n’est que de huit jours. Donc si vous ne vous intégrez pas où si la politique de l’entreprise ne correspond pas à vos attentes en matière de qualité…

Pour débuter rien ne vaut une entreprise de ville : la charge de travail est différente et plus concentrée mais c’est là aussi où vous serez en mesure de voir le plus de chose très rapidement. Avec tout ça vous avez un avantage : vous êtes géographiquement libre avec votre diplôme en poche : rien ne vous empêche d’aller faire une saison au bord de la mer ou à la montagne, de sillonner la France.

Votre diplôme est valable partout. si vous quittez l’hexagone il vous faudra suivre les formations adaptées à chaque pays puisque nous sommes quand même le parent pauvre des ambulanciers. Le DEA ne vaut rien ailleurs, même pas une équivalence.

Pour conclure

Après ces quatre articles j’ai pu vous faire survoler le cheminement qui vous attend. Je ne vous donnerait pas de dossier pré rempli, je ne me rendrais pas dispo pour vous trouver une place ou autre. Mon but via cette série était de vous présenter ce qui vous attends pour vous donner un ordre d’idée. Maintenant c’est à vous de vous prendre par la main et avec vos petites jambes de vous rendre là où il faut. Bon courage à tous et j’espère vous avoir rassuré, informé, ré-orienté peut être bref, du moment que j’ai su vous apporter un minimum sur la question…

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 3

De l’orientation à la pratique professionnelle, troisième partie

La troisième partie de ce gros dossier  : ambulancier de l’orientation à la pratique professionnelles. Au programme : stage de découverte et la partie la plus épineuse de ce dossier : le financement.

Le stage de découverte

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C’est une des spécificités de la formation d’ambulancier diplômé. Il ne concerne pas la formation d’auxiliaire ambulancier. Cette dernière formation peut être intégrée sans avoir fait le stage en question. Concernant le stage de découverte : c’est un stage d’une durée de 140h, donc environ 4 semaines.

Il se réalise au sein d’une ou plusieurs entreprise de transport sanitaire agrée par l’institut de formation. Une liste est en général disponible auprès des instituts. Pourquoi ce stage ? Tout simplement pour permettre au stagiaire de prendre réellement conscience du métier. De pouvoir vivre le quotidien, découvrir la professions, ses réalités, ses difficultés, les savoir être et savoir faire nécessaire ; vérifier que son orientation est réaliste et adaptée. C’est le seul corps de métier proposant ce genre de découverte obligatoire.

A l’issu de ce stage vous saurez si votre choix est toujours d’actualité. Si vous vous rendez compte que ce n’est pas quelque chose pour vous, il vous est encore possible de vous arrêter. On ne vous jugera pas sur ce point puisque c’est le but final du stage : Suis-je vraiment fait pour ce job ? A la fin du stage, une évaluation de votre profil sera faite. A la clé une évaluation de votre comportement, de votre motivation et de votre intérêt pour le métier sera réalisée par les professionnels qui vous auront encadré.

Ne négligez pas l’importance capitale de ce stage. Non pas en terme de point éliminatoire pour les sélections, mais plus pour attiser votre curiosité. Posez vos questions, soyez curieux, découvrez le matériel, les techniques, le quotidien, l’organisation de l’entreprise etc. Intégrez vous au sein de l’équipe. Vous ne pourrez exécuter aucunes manipulations durant ce stage. Vous serez présent en tant qu’observateur. Mais rien n’empêche de savoir se montrer utile : une porte qu’on ouvre, des sacs à porter, manipuler le brancard à vide, regarder le matériel etc.

Si votre stage est un succès c’est un pas de plus vers l’épreuve d’admission. En effet pour accéder à la seconde partie des sélections vous devrez présenter l’attestation du stage de découverte. Pour réaliser ce stage vous devrez donc prendre contact avec l’entreprise d’accueil.

Présentez vous directement ou téléphonez avant de passer. Les entreprises de transport sanitaire disposent en général de peu de temps pour vous donc ne soyez pas surpris si vous êtes invités à revenir à un autre moment. Apportez avec vous une copie de votre assurance responsabilité civile (regardez vos contrat auto ou maison. En général c’est intégré) qui vous sera demandé.

Démontrez votre envie car souvent on rencontre de nombreuses personnes désabusées, ou encore trop sûre d’elles et qui ne sont que fardeau pour l’équipe qui encadrera. Il vous faudra rester humble, attentif et surtout vous intégrer sans rester effacé. A mon sens un bon stagiaire est celui qui s’intéresse, curieux, sait se rendre utile. Soignez votre tenue, soyez ponctuel, ne rechignez pas sur les horaires sinon c’est même plus la peine d’espérer travailler comme ambulancier.

Concernant la rémunération/prise en charge : je ne suis pas en mesure de vous renseigner car vous avez tous un profil bien à vous suivant votre situation : ça peut aller du congé sans solde, aux vacances en passant par autre chose. Vous ne serez en tous les cas pas rémunéré par l’entreprise ça c’est certain.

A vous de vous organiser pour la durée. N’hésitez pas à solliciter le chef d’entreprise pour organiser votre temps de stage si vous êtes en activité ou autre. Il n’existe rien d’obligatoire en terme de stage continu tant que les 140 heures sont validées. En règle générale ce stage s’effectue d’une seule traite mais il est possible suivant le cas de figure de devoir fractionner.

Le financement du projet

C’est une partie que je vais faire brève : en effet chaque région, chaque personne suivant son cas est différente. Du fait de sa situation (en activité, chômage,  saisonnier etc), mais aussi de son âge et de la présence des organismes : pôle emploi, association etc.

Il faut savoir que vous devez vous informer auprès de différents organismes :

Pôle emploi : harcelez les ! Suivant à qui vous aurez à faire il vous faudra faire des pieds et des mains mais vous ne devez rien lâcher. Téléphonez, présentez vous chaque jour, faites du forcing mais surtout ne lâchez pas. Vous voulez bosser donc vous devez être formé. Je suis intransigeant avec cet organisme car certains (pas tous encore heureux) font du chiffre ou ne veulent pas faire du cas par cas.

Si votre situation ne permet rien ne leur demandez pas non plus des miracles. Ne demandons pas l’impossible. Mais il est important de solliciter les personnes et les ressources puisque votre avenir professionnel est quelque part en jeu donc pas question de repartir sans rien. Vous pouvez toujours bénéficier de quelque chose si vous cherchez bien.

  • Les conseils généraux : les conseils généraux peuvent s’inscrire dans votre démarche de financement : bourse, formation d’ordre sanitaire et sociale déficitaire en terme de recrutement et donc possibilités de financer certaines formations précises ; que ce soit en intégralité ou via une participation. C’est souvent le cas dans des branches professionnelles déficitaires comme le sanitaire et social.
  • Les missions locales, les associations d’insertion/emploi/etc
  • L’ASP ou Agence des services et paiement qui occupe aussi une place prépondérante en terme de formation.
  • Organisme paritaire collecteur agréé ou OPCA / CIF ou congé Individuel de Formation / FONGECIF etc  pour les personnes en activité. Renseignez vous auprès d’eux pour connaitre les conditions minimum pour déposer un dossier : ancienneté dans l’entreprise, etc.

Consultez le site web de chaque organisme ou encore le bottin téléphonique pour localiser les adresses près de chez vous. Je ne vais pas lister tout ici car les informations évoluent au quotidien. Une adresse postée ici ne sera peut être plus la même demain.

En ce qui concerne le financement : Pensez à préparer au brouillon une lettre de motivation. C’est quelque chose qui prend du temps puisque elle va servir d’éléments prépondérant à la présentation de votre demande de financement : pas de fautes, des arguments réfléchis et béton. Démontrez au travers de cette lettre votre envie. Préparez un dossier sur votre projet professionnel : cv, démarches effectuées sur le métier, informations, cursus de formation, organismes etc.  

Posséder un vrai projet pro sur papier permet déjà de montrer votre motivation, de démontrer que vous avez su faire des démarches en ce sens et que vous êtes en mesure de démontrer que vous avez dans les mains toutes les clés pour accéder à votre souhait de reconversion. Vous êtes prévenu vous allez en baver pour obtenir un financement. Ce ne sera pas la partie la plus simple. Attendez vous à des refus, à des orientations d’un bureau à un autre, d’un organisme à un autre, de courir après les pièces justificatives. C’est une guerre qui se remporte à l’usure et à la patience.

Je ne saurais vous conseiller de partir vous inscrire avec le plus d’éléments concret possible quand à l’acceptation de votre dossier par l’organisme. Il se peut que ça traine et que ça traine. La faute à la lourdeur administrative et le recours à de multiples interlocuteurs et passage de votre dossier dans des commissions diverses et variées chargées de valider votre dossier.

Demandez des accords de principes écrit à joindre à votre dossier d’inscription de formation ! La question du financement est systématiquement abordée durant les épreuves d’admissions orales. Si vous ne pouvez pas être en mesure de démontrer que votre dossier de financement tient la route vous risquez de vous retrouver éjecté au profit d’un autre possédant des garanties plus solides. Et oui ne vous leurrez pas les instituts de formations ne font pas du bénévolat. Les intervenants et le matériel doivent être financés…

Donc c’est la partie la plus sensible de votre démarche pour l’accès à la formation. Je ne peux édifier un dossier type car chaque profil est différent : demandeurs d’emplois, chômeur de longue durée, salariés en activité, intérimaires… Vous avez tous des situations très différentes, un âge différent et donc faire du cas par cas m’est impossible.

N’ hésitez pas à poser vos questions auprès des organismes de formation souvent bien rôdés pour ce genre de situation. ils possèdent souvent les noms et téléphones des personnes à contacter pour court-circuiter le chemin classique. Et une dernière chose pour clore cette partie : ne baissez pas les bras même si la situation semble impossible. il existe toujours des solutions ou des aides obscures que peu connaissent.

Pour le prochain et dernier article de cette série on abordera le sujet des sélections, puis le déroulement de la formation en institut et pour terminer l’intégration de sa future entreprise.

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Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 2

De l’orientation à la pratique professionnelle partie 2

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Suite logique de la première partie de la série d’article ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle. Pour cet article vous allez découvrir en partie, comment affiner sa préparation pour l’entrée en formation.

S’informer sur le cursus

Informez vous sur les cursus  car deux catégories d’emploi existent dans la profession : auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé. Deux formations avec des coûts et une durée différente. J’aime à dire que si vous voulez découvrir mais que vous n’êtes pas assurément certain de votre choix : suivez le cursus d’auxiliaire. Il dure quinze jours, forme à la base des techniques et gestes d’urgence et vous permets d’entrer en activité rapidement.

A l’issue des quinze jours une validation des acquis est réalisée et vous serez titulaire de l’attestation de formation indispensable. Vous pourrez donc travailler en binôme avec un ambulancier diplômé et plus tard, si vous le souhaitez, vous présenter au sélections du DEA.  Certes ce n’est pas le cursus le plus recruté mais vous aurez un aperçu du quotidien assez vite et si ça vous plait vous pourrez évoluer vers la formation d’ambulancier diplômé en suivant la formation. Reste le problème du financement mais j’en parlerais plus tard.

La formation d’ambulancier diplômé dure +/- six mois, ponctuée de stages en entreprise, en structure hospitalière, aux urgences etc. avec une bonne grosse dose de théorie et de cas concret. C’est en mode bourrage de crâne donc pour quelqu’un n’ayant aucunes notions médicales ou de secours et malgré tout est plus ou moins difficile au départ. Mais pour quelqu’un de motivé : rien n’est impossible. Une formation organisée sous la forme de 8 modules de formations distinct que l’on peut intégrer après avoir réussi les sélections.

Vous découvrirez des cours d’anatomie physiologie, des cours sur les gestes d’urgence, des cours sur les pathologies, apprentissage des techniques d’ergonomie pour les transferts de patients et préserver votre corps, l’apprentissage de la communication verbale et non verbale, la réglementation, l’hygiène et j’en passe. Beaucoup de choses en assez peu de temps donc il va falloir bosser dur surtout si on est en activité et sorti du cursus scolaire depuis quelques temps. Il faudra donc retrouver la courbe classique de l’apprentissage.

Malgré tout, j’avoue que personnellement je me suis régalé. Pas facile tous les jours, beaucoup de travail personnel, une tête qui a failli exploser avec la masse d’informations ingérées sur une durée très courte mais aussi beaucoup de plaisir avec le contenu des cours et la qualité des intervenants (médecin du SMUR, ambulancier, infirmiers, chef d’entreprise etc.). Donc renseignez vous pour voir quel est la meilleure voie qui vous convienne en fonction de vos choix et de vos certitudes. Prenez votre temps avant de vous lancer tête baissée.

Identifier le lieu de formation

C’est un détail que l’on néglige mais qui a son importance. Identifiez les lieux de formations : les Instituts de Formation des Ambulancier public ou les structures privées. Dans le désordre on trouve les IFA intégrées aux hôpitaux, les structures de formation de la Croix Rouge française, l’Ordre de Malte, les AFT-IFTIM etc.

Suivant votre localité géographique et vos possibilités ou non de vous déplacer, déménager c’est un point assez important. Second point à ne pas négliger : le coût de formation. Désolé pour vous mais les coûts de formation sont totalement différents d’un organisme à l’autre. Ce coût de formation est en général validé par les conseils d’administration et révisés chaque année. Demandez des devis vous aurez des surprises.

C’est un point indispensable surtout lorsqu’il va falloir monter le dossier de financement. Je prends mon exemple personnel : j’avais dû fournir à mon organisme de financement trois devis. J’ai reçu trois propositions complètement différente avec des écarts plus ou moins important. Donc à ne pas négliger surtout si c’est un financement personnel.

Troisième point, renseignez vous sur le nombre de sessions de formation à l’année, le nombre moyen de places disponibles. Suivant l’urgence de votre projet c’est important. Un exemple vous êtes dans la dernière année où vous avez le droit aux indemnités chômage ; vous n’allez pas planifier votre formation dans deux ans sinon vous allez avoir quelques soucis ou devoir trouver une alternative de revenus durant la formation. Ce n’est qu’un exemple. Il peut y avoir plusieurs notions d’urgence comme une date butoir pour un financement etc.

Si vous êtes mobile maximisez vos chances en déposant un dossier d’inscription dans différents organismes. Vous serez à même de présenter les sélections dans plusieurs endroits et faciliter vos chances d’être pris en formation. Mais attention : les frais d’inscriptions sont souvent remboursés uniquement si vous entrez en formation. Si vous plantez les sélections ce sera de l’argent perdu. Renseignez vous sur ce détail. La liste complémentaire : si je vous conseille une inscription auprès de divers instituts c’est aussi à cause du risque d’inscription sur liste complémentaire.

En effet la liste des personnes admis en formation fait l’objet de deux listes. Une première liste principale listant les personnes admises et une seconde liste dite liste complémentaire avec les personnes reçues en liste d’attente. Cette seconde liste offre, dans l’ordre de parution, une place en formation en cas de désistement d’une personne inscrite sur liste principale (financement qui lâche à la dernière minute, désistement volontaire, maladie, accident etc). Si vous vous retrouvez inscrit sur cette liste il faudra être attentif à votre position. De plus vous n’aurez aucunes garanties jusqu’au début de la formation voire en cours de route où on peut encore vous proposer une place. Pour la liste des IFA c’est ici :

https://www.ambulancier.fr/liste-des-ifa-3/

Le dossier d’inscription

Alors abordons une partie très très importante du chemin d’accès aux sélections. Votre choix de devenir ambulancier est verrouillé. Vous êtes certain de votre orientation, motivé et gonflé à bloc. Voici le moment venu de faire prendre forme à votre projet professionnel.

Vous avez donc retenu un ou plusieurs organismes de formation auprès desquels vous allez vous inscrire. Il va donc falloir retirer un dossier d’inscription auprès de chacun. Chaque dossier est unique. Chaque organisme possède des documents relatifs à sa propre organisation. Il n’existe pas de standard réel donc pensez bien à réclamer un dossier auprès de chaque institut et bien regarder les éléments demandés.

En règle général les pièces à forunir sont les suivantes :

  • attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route;
  • certificat médical de non contre-indication à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (absence de problèmes locomateurs, psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre…);
  • certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France;
  • attestation, en cours de validité, de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 1 ou d’un certificat équivalent reconnu par le ministère chargé de la santé.
  • Le candidat en exercice depuis au moins un mois comme auxiliaire ambulancier est dispensé de fournir les documents mentionnés ci-dessus. Il devra néanmoins fournir l’attestation de l’employeur.
  • Le candidat souhaitant accèder à la formation dans le cadre d’un cursus continu doit s’être préinscrit dans la formation;
  • disposer d’un permis de conduire conforme à la législation en vigueur et en état de validité et ne pas être en péridode probatoire (3 ans de détention du permis obligatoire)
  • Le candidat relevant de la formation par alternance doit disposer d’un contrat de formation en alternance.

En ce qui concerne l’AFGSU1 c’est optionnel suivant les institut de formation. Tout dépend de la politique appliquée : obtention de l’AFGSU de niveau 1 avant ou pendant la formation. Si l’obtention est demandée avant le dépôt de dossier il vous faudra aussi planifier cette formation de quelques jours. Pensez aussi à son financement car ce n’est pas gratuit. N’oubliez pas de vous renseigner sur les dates de formation pour l’AFGSU1.

Si vous négligez cet aspect vous vous retrouverez bloqué. Préparez vous bien à l’avance pour constituer ce dossier et réunir l’ensemble des éléments. Petit détail qui aussi son importance : l’attestation médicale et l’attestation préfectorale ont un coût. Si vous ajoutez les frais d’inscriptions, les frais de l’AFGSU1 etc. ça représente un investissement minimum. Donc attention !!! Respectez bien les dates limites de dépôt des dossiers. Si vous arrivez trop tard ou si lors du controle des pièces il vous manque un élément vous serez bon pour revenir pour la session suivante.

A suivre la partie III :

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Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 1

Ambulancier, de l’orientation à la pratique professionnelle – 1

De l’orientation à la pratique professionnelle première partie

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Le but de ce site vous l’avez tous compris vu que je me répète souvent : permettre à chacun de découvrir la profession, informer les professionnels en activité mais aussi favoriser l’information aux futurs élèves ambulanciers. Pour pallier aux nombreuses questions je vais tenter aux cours d’un article scindé en plusieurs parties, exposer le déroulement du processus qui part depuis le départ (intérêt pour le métier) à l’intégration dans l’emploi en passant par la formation au diplômé d’Etat d’Ambulancier.

De cette façon chaque futur ambulancier aura une ligne directrice pour lui permettre de l’aider durant ses démarches. Je ne suis pas là pour vous inscrire à une formation ou autre mais pour vous proposer un guide.

Intérêt pour le métier

Qui que vous soyez et quelle que soit votre orgine professionnelle ou scolaire vous manifestez un intérêt pour la profession d’ambulancier. Intérêt suscité par des connaissances, un article, etc. Seul problème vous avez choisi une piste assez obscure pour celui qui ne cherche pas ou ne pense pas à chercher sur Internet. Il faut dire que je ne fais pas non plus un matraquage publicitaire. Peut être ais je tort c’est possible. Donc déjà si vous lisez ces lignes c’est que vous souhaitez un début de réponse. Pour débuter l’entrée en matière je ne saurais vous conseiller de parcourir les exellentissime articles  de ce site (pris en flagrant délit d’auto-congratulations je le reconnais ^_^).

Découvrez le métier. C’est une profession que je qualifierais d’assez particulière au vu du reste du panel de métiers existant. Très peu médiatisé ou alors souvent (pas toujours mais quand même) pour passer pour de vulgaires voleurs ou encore pseudo professionnels incompétent ; il faut savoir trouver la bonne informatio. D’où la raison d’être de l’ambulancier pour les nuls.

De l’intérêt à l’analyse de ses capacités personnelles

Je ne saurais que vous recomander si vous n’êtes pas encore parti en courant après découverte de la profession, d’analyser vos capacités. Possédez vous un potentiel scolaire important ? Avez vous des facilités quand à la possibilité d’accéder à un cursus d’étude etc. Pourquoi cette réponse ? Et bien tout simplement je dirais  pour ne pas louper une opportunité d’accéder à un métier mieux valorisé, mieux payé etc.

Ce serait dommage de ne pas vous intéresser au métier d’infirmier(ère), aide soignant etc. Toutes les pistes doivent être explorées avant d’affiner son choix. Et lorsque l’on dispose d’un potentiel il serait dommage de ne pas s’en  servir. Le monde médical regorge de métiers assez peu connu et pour lequel vous pourriez vous découvrir un intérêt comme pour le métier d’ambulancier. Je ne dénigre pas ma profession je vous recommande juste de bien être prudent quand à vos choix et vos capacités.

Affiner votre orientation

L’accès à la formation d’ambulancier est soumis à deux types d’épreuves : une épreuve d’admissibilité de type écrit (en général concerne les personnes non titulaires d’un diplôme de niveau V ou un diplôme sanitaire et social de niveau V, ou encore les auxiliaires ambulanciers justifiant d’une expérience professionnelle d’un an au cours des cinq dernières années. Et d’une épreuve dite d’admission (oral) au cours de laquelle on évaluera vos capacités à vous exprimer, à suivre des consignes, à évaluer la qualité de votre motivation etc.

Donc il est intéressant si vous êtes encore dans le cursus scolaire d’aller au moins jusqu’au Bac pro, pas pro, général etc. Si vous êtes sorti du cursus scolaire et donc avec une expérience professionnelle il serait peut être intéressant aussi de regarder du côté de la VAE (validation par acquis d’expérience) qui vous donnerait, suivant le diplôme visé, une qualification supplémentaire et éventuellement donnant  un accès direct aux épreuves d’admission.

S’informer sur le métier

Vous avez dévoré les articles, vous vénérez son créateur (je plaisante J) et votre choix est toujours optimal. Je vous invite donc à prendre la température. Sortez de chez vous et allez à la rencontre des professionnels. Attention tout de même cela ne va pas être facile et vous serez peut être gentiment priés de ne pas déranger. L’ambulancier a une charge de travail importante et ne prends pas toujours le temps.

Mais soyez vindicatif et perséverez. Beaucoup d’entre nous apprécient de faire découvrir notre quotidien. Posez vos questions, ne vous laissez pas abattre si le côté négatif ressort en premier c’est un classique. Creusez, reformulez vos questions, manifestez votre intérêt et si c’est un passionné vous découvrirez le coeur du métier.

A suivre : Ambulancier : de l’orientation à la pratique professionnelle Partie II

  • S’informer sur le cursus
  • Identifier le lieu de formation
  • Le dossier d’inscription
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Stryker Performance Pro

Stryker Performance Pro

Le brancard de la gamme Stryker Performance Pro

Pour faire une suite logique au Power Load system voici une présentation brève d’un produit phare de chez stryker : le brancard de la gamme Performance Pro.

brancard Stryker Performance Pro

Un brancard qui préserve votre dos

Oubliez vos brancards traditionnels et fatigués celui ci est une petite bombe technologique en matière d’innovation. Ce brancard possède une particularité non négligeable : il va permettre à l’équipage de préserver un maximum son dos grâce à des aides techniques très utiles. En effet le brancard dispose d’un système de descente et de relevage pneumatique fonctionnant sur batterie. Plus besoin de freiner le brancard manuellement lors de sa descente au sol ou de forcer comme un âne au moment de le relever avec votre patient dessus. A l’aide de commande, le brancard pourra être monté ou descendu sans forcer.

Trois niveaux de hauteurs différents de hauteurs sont proposés afin de s’adapter au véhicule. Pas loin de 9 positions possibles sont recensées. les bras avant (à l’arrière du patient) son totalement rétractables afin de permettre un accès du brancard dans les zones difficiles d’accès.

Ce dernier point est un avantage assez utile surtout lorsque vous brancardez dans des logements mal agencés. Le poids supportés laisse de la marge : 300 kg supportés. Le poids de la bête est assez ridicule au vu de son équipement : seulement 40 kg. Totalement compatible au système Power Load. Couplé à ce dernier la batterie du brancard est directement mise en charge une fois en contact avec le système. Bien entendu en cas de panne du système il existe un dispositif manuel.

Le rêve a un coût

Le rêve a aussi un prix : comptez environ 15 000 dollars pour ce joli bébé :=) Bon si vous le souhaitez il existe des occasions sur ebay US :p ! Sinon regarder du côté de Ferno qui possède aussi le même type de système. Prochain télé shopping je vous présenterais les chaises portoir. Non pas les chaises tradi mais LA chaise portoir où soi disant plus besoin de forcer pour descendre les escaliers. Avec en plus une mise en scène typique à l’américaine ^_^

Vidéo de  démonstration

Stryker Power Load System

Stryker Power Load System

Le « Stryker Power Load System »

Aujourd’hui je vais vous présenter un système assez révolutionnaire crée par la société Stryker. Pour ceux qui ne connaissent pas cette société, elle se spécialise dans les brancards, chaise portoirs et autre équipement du genre dédié aux ambulances, hôpitaux etc. Leader de ce marché avec d’autre constructeur comme Ferno elle propose des produits très avancés. La nouveauté de l’année s’appelle Power Load System ou en français système d’ embarquement automatique.

Qu’est que le Power Load

Le Power Load est un système de chargement et déchargement de brancard destiné à faciliter les transferts entrée / sortie de brancard de l’ambulance afin de préserver au mieux le dos de l’ambulancier. Actuellement il faut reconnaitre que ce genre d’innovation est indispensable afin de faciliter le travail au quotidien surtout en présence de patient en surcharge pondérale

Stryker Power Load System

Comment ça fonctionne ?

Le système est installé sur le plancher de l’ambulance. Il comprend le système de fixation et rail ainsi qu’un système d’accroche et de levage. Là encore pour le système français avec table de support de brancard permettant le déplacement latéral je ne suis pas sûr de sa compatibilité. A confirmer donc… Donc fonctionnement : vous sortez votre brancard de l’ambulance sans le poser à terre. Le système permet de le garder à l’horizontal sans poser les roues ou autre.

Le crochet est suffisamment puissant pour le garder en hauteur et supporter le poids de l’ensemble brancard + patient (environ 300-400 kg de charge supportée). un appui sur un bouton et le brancard vient à vous sans forcer et sans risque de bascule. Vous déverrouillez et votre brancard est libéré. Aucuns risque de lésions sur les lombaire comme actuellement.

Même principe pour le chargement : vous amenez le brancard sur les crochets, on appuie et le crochet vient lever le brancard. Plus besoin de lever l’ensemble et de forcer pour l’installer. Bien entendu le système est compatible avec les brancards de la marque 😉 Pour un brancard autre je doute…

Amalgame

Attention à ne pas confondre les deux systèmes : le Power Load qui est le système de chargement et déchargement et le brancard de type Power Pro qui possède un système hydraulique de levage et d’abaissement. Mais ce dernier fera l’objet d’un prochain article puisque ces deux entités sont relativement complémentaires.

Le prix

L’innovation a un prix et oui : d’après les infos que j’ai pu trouver il faudrait à priori, à prendre avec des pincettes, un investissement de base de 18 000 dollars environs installation non comprise. Ce n’est pas à la portée de tous. Cependant ce type de produit est d’abord destiné aux pays utilisant le système de secours à personne de type scoop and run (regarder dans les dossiers du site un article aborde le sujet pour ceux qui ne connaissent pas scoop and run et stay and play) et donc des équipages de type Paramedic.

Sur leurs ambulances la table de brancard telle que nous la connaissons n’existe pas. Le brancard est posé directement sur le plancher avec un système de fixation adapté.

Pour terminer

Je vous invite à visionner les médias que je mets à votre disposition : issu de Youtube, du site de Stryker afin de vous faire une meilleure idée du système. Certains connaissent déjà puisque ce système a fait le tour de la toile. Mais beaucoup ont mélangé le brancard et le système. ce sont deux éléments bien distinct.

Prochain article je vous ferais un petit état des brancards Stryker avec sûrement pour thème le haut de gamme (tant qu’à faire et vu les prix il est possible de rêver hein :D) et leur système de levée et descente hydraulique. Je vous assure que vous allez pleurer quand vous utiliserez votre matériel habituel. Au passage non je ne suis pas sponsorisé par la société Stryker mais si ils me proposent… ^_^ ! Voilà vous pouvez déjà commencer à préparer vos patrons à investir ou tout du moins espérer car au moins le rêve c’est gratuit !

Devenir Ambulancier Diplômé (ADE)

Devenir Ambulancier Diplômé (ADE)

Devenir ambulancier diplômé d’état

Pour devenir ambulancier diplômé d’état (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) que dois je faire ? Tout d’abord il faut savoir que ce diplôme est délivré par le Ministère de la Santé après avoir suivi et réussi avec succès la formation. Cette formation est dispensée dans des organismes de type IFA (Institut de Formation Ambulancier) auprès de divers organismes : structure hospitalière, Croix Rouge, Ordre de Malte, AFT-IFTIM.

La formation du diplôme d’état d’ambulancier

La formation au diplôme d’état d’ambulancier se déroule sur une durée de 6 mois en moyenne et comprend des stages dans divers endroits : entreprise, structure de soins, service d’urgence. A ces stages s’ajoutent la formation théorique et pratique encadrés par divers intervenants : ambulanciers, chefs d’entreprises, formateur permanent, médecin du SMUR, intervenants extérieurs etc.

La différence entre le diplôme d’état d’ambulancier avec la formation d’auxiliaire ambulancier c’est la durée : environ 600 heures de formation contre 70 heures. Mais aussi l’existence d’épreuve d’admissibilité et des épreuves d’admission, ainsi qu’un stage de découverte obligatoire de 140 heures dans une entreprise de transport sanitaire.

Cette formation est indispensable pour pouvoir exercer en tant qu’ambulancier. Professionnel de santé, il est indispensable au coeur de l’équipage. Il est le responsable de la prise en charge et est formé à toutes les différentes situations d’urgence, à l’ergonomie et la manutention des patients, aux règles strictes d’hygiène et bien d’autres domaines incontournable pour la profession. C’est une formation très complète et passionnante. Avant de vous lancer dans cette aventure je ne saurais quand même vous conseiller de parcourir les divers articles présent sur ce site afin de bien asseoir votre choix.

On ne choisit pas ce métier c’est lui qui vous choisit.

Votre choix de réflexion est primordial au vu des nombreuses difficultés présente dans ce métier. Entrer dans la profession demande non seulement de s’en imprégner grâce au stage de découverte de 140h obligatoire mais aussi d’étudier la difficulté personnelle d’accéder à cette profession. Sur le plan familial, il est important d’étudier si l’emploi sera compatible. En effet devenir ambulancier ce n’est pas choisir un travail alimentaire. C’est bien plus complexe que ça semble être.

Pour votre information et devenir ambulancier

Le contenu de la formation : Découvrez le programme de la formation de l’ambulancier diplômé mais aussi les textes en vigueur détaillant l’ensemble des informations et pour vous préparer au concours d’entrée : la rubrique concours ambulancier et pour terminer le stage de découverte avant d’entrer en formation

Références législatives

Le diplôme d’ambulancier est régi par le texte suivant : Arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier

Télécharger l’arrêté au format PDF

Bonne découverte et bonne orientation à vous 🙂

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Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Ne tirez pas sur l’ambulance mais sur les pompiers !

Un bel article d’une neutralité impeccable. Encore une fois la presse ne tire pas sur l’ambulance et dresse un constat posé. La mise en place des référentiels tripartie dans les départements équilibre la charge et clarifie lesretro missions : le centre 15 adapte la réponse en fonction de l’appel et du type de prise en charge nécessaire. Chaque acteur du secours à personne est mis à contribution. Sauf qu’à priori certains s’inquiètent un peu. L’article est intéressant à lire et comme d’habitude ne pas tirer des conclusions trop hâtives. Les pompiers s’inquiètent mais c’est comme tout : l’activité de ce type n’est pas soumise à statistiques fixes. Un jour c’est l’enfer, le lendemain c’est calme. Donc c’est peut être précoce de parler de chômage technique tel que le souligne le responsable du SDIS. Ce que je reproche par contre ce sont les commentaires odieux au sujet des ambulanciers et la suite de mon article sera un bon coup de gueule contre ces détracteurs. Donc en premier lieu je vous laisse découvrir l’article (introduction avec le lien de référence), découvrir un extrait des commentaires dont l’un issu d’une autre source mais qui vaut franchement le détour et pour terminer mon coup de gueule du jour. Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions constructives. Tout commentaire inutile ou qui n’apporte rien de concret sera enlevé. Merci de rester neutre un maximum et surtout constructif dans vos débats. Je ne publierais rien destiné à alimenter une guerre de chefs.

Albi. Les pompiers craignent le chômage technique

Depuis le 1er janvier, le SDIS et le Samu ont mis en place une nouvelle organisation dans les secours à personnes, qui impliquera aussi à terme les ambulances privées. Les critiques fusent déjà dans les rangs des pompiers.

Un pompier désœuvré est un pompier frustré. En ce début d’année, cette frustration est palpable dans les rangs des sapeurs-pompiers, particulièrement à Albi. «On est 16 à la garde et on ne sort plus, ou très peu», confie ce professionnel, sous couvert d’anonymat. Ce mardi-là, les pompiers albigeois n’ont eu que trois accidents (dûs au verglas) à se mettre sous la dent, «alors qu’on a une moyenne de 15 à 20 interventions par jour». Une baisse ponctuelle, en ce mois de janvier où l’activité opérationnelle est plutôt en berne ? C’est ce que pense le colonel Christophe Dulaud. Mais certains pompiers ont une autre explication : «Il y a un souci par rapport aux secours d’urgence. Depuis le 1er janvier, une nouvelle convention s’est mise en place avec le Samu. C’est lui qui gère presque tout. Tous les appels qui arrivent au 18 sont régulés par le médecin du Samu.» Avec trois semaines de recul, certains pompiers constatent le changement : «On continue à faire la voie publique mais on ne fait plus du tout de secours à domicile. Or, le relevage des personnes fait partie de la formation première des pompiers. On intervient à trois, parfois à quatre quand les ambulanciers privés ne sont que deux. Pour moi, si ça continue, c’est la mort du service public.» Marc Vigouroux, de la CGT pompiers, est plus prudent: «On a une baisse d’interventions sur certains secours et ça entraîne des retards. Mais ce sont des accords nationaux, tous les départements sont obligés d’y passer».

L’article dans son intégralité : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/31/1549127-albi-les-pompiers-craignent-le-chomage-technique.html

Mais voici un florilège de commentaires dans cet article qui une fois de plus démontre à quel point on tire sur l’ambulance

Ces accords entre le SDIS et le SAMU sont scandaleux quand on connait le peu de formation de certains ambulanciers privé l’attachement de ces chefs d’entreprise au fric plus qu’à leurs malades Qui encore transportent deux parfois trois malade en vsl qui n’embaucheront jamais les effectifs correspondant à la demande on peut imaginer la qualité de leur service. Le pire est à venir quand les patient à l’agonie devront sortir le carnet de chèque avant d’être évacués surtout pour les plus démunis qui n’appelleront même plus les secours et se débrouilleront comme dans un temps jadis avec les malheurs connus de cette époque.

Ou encore un défaut d’information de la population à cause de ce type de commentaires

e que je n’ai pas trop compris dans cette histoire d’intervention par des ambu privés c’est effectivement le coté financier. S’il faut payer l’ambu qui se déplace alors qu’on paye déjà les pompiers « pour ça » (ça ne veut pas dire qu’il faut les faire venir pour une broutille) via nos impôts il va y avoir problème.

Mais aussi des gens plus intelligent et raisonnés

Cet article est d’une extrême neutralité et j’en félicite l’auteur.Il ne faut pas jeter « l’huile sur le feu » entre les rouges,les blancs,les volontaires et les professionnels.Il y a certes des soucis mais faisons confiance au dialogue entre responsables des personnels,le Président,le SAMU et le Colonel Dulaud.Il faut faire preuve de beaucoup de « prudence » comme le dit un responsable des personnels,alors faisons appel à ses immenses qualités professionnelles,son intelligence,son expérience,son sens du service public,sa force de dialogue et de persuasion,son respect pour les institutions…. priorité absolue de son engagement pour aider a trouver des solutions acceptables pour tous!!

Perso je pense qu’il y a qq rouges sur cette page de réaction, et quand je peux lire les conneries que vous écrivez je me dis que votre encéphale doit être aussi étroit que vos casque F1. De vrai héros qui cherchent à tout pris la reconnaissance…. Vraiment pitoyable comme mentalité et pourtant nous faisont le même taf….. Blanc ou rouge il faut tout mettre en œuvre dans l’intérêt de la victime…

 Lu ailleurs sur un site web mais qui reflète le meilleur du pire (et aussi côté orthographe)

Bsr pensez vous sérieusement que les blancs peuvent apportés la mm réponse aux secours que nous !j en doute fort pour preuve les relevages a domicile les ouvertures de porte les sdf sur la vp j en passe et des meilleurs. Sans compter que nous sommes 3 ds un vsav et que nous pouvons avoir des renforts sur demande. Quant aux urgences vitales si la population veux attendre 3 jours les secours et bien moi non ! Pensez y si c est un de vos proches en ACR!!! Ces mm ambulanciers veulent faire croire à la population que nous avons un coût trop élevé dénonce par la cour des comptes! Mais pk ne parlent ils pas eux du looping blanc qui manigance dans nos départements en ayant pour but le profit de ces entreprises d ambulance sans compter qu ils contribuent au trou de la Sécu! Réveillons nous ! Nous Pompiers et population ou va dc allez le secours a personne! C est grave. J en parlais cet ap midi avec un médecin qui s offusque que les blancs soient engagés sur les urgences vitales !!!! Ps je ne parle mm pas de la réforme des sapeurs pompiers qui est bafouée dans le fond et dans la forme par notre hiérarchie et ces décideurs !!!! Bonne soirée a tous

En réponse a mes détracteurs! Chacun son boulot !!! Les urgences vitales restent du domaine SP il n y a pas transiger a cela point. Tt le monde peux bosser mais les blancs n ont pas a venir prendre nos inters.chacun a son histoire met on ne peux tenir un discours cohérent en étant le cul entre deux chaises. Qd a la guerre soit disant blanc rouge si nous on a été épingle par la cour des comptes et bien certaines entreprises ambulancières sont tout simplement épinglées par la police cf certains reportage. Le looping blanc lance ds certains département est révoltant et creuse le trou de la sécu c est une réalité!!! Sans compter les arnaques a la sécu! Regardez aussi le médecin ds le reportage de ma page qui que les conventions ch avec entreprise ambulancière coûte trop chère! Laissons a césar ce qui est a césar depuis la nuit des temps les SP ont été les 1 et a venir au secours de la population pour feu et urgences vitales! A 2 on ne peux faire que du transport sanitaire et non des urgences vitales c est tout. je suis pas Anti blanc y en a pour tout le monde juste une convention bipartite claire règlerais tout. Qd a ceux que sa fâche je ne dis que la réalité! En étant SP ON NE PEUX QUE DÉFENDRE SA PROFESSION CEUX QUI NE LE COMPRENNE N PNT PAS UN CŒUR ROUGE SANG

Arrêtez de critiquer ma profession

Je ne suis pas là pour alimenter une guerre ou autre. Le but de l’article est déjà d’informer, de relayer l’info mais aussi au passage de relancer un énième coup de gueule contre les réactions immatures et surtout complètement erronées à notre sujet. J’en ai plus que marre qu’on me reproche de facturer au patient au cul de l’ambulance. Excusez le terme. Je n’ai encore jamais facturé un patient en direct avant de descendre le brancard pour l’amener aux service des urgences : JAMAIS ! Alors à tous les détracteurs acides je vous rappelle que le budget des SDIS est ponctionné sur les impôts et que ça coûte un bras à chaque contribuable. Loin de moi de remettre en cause la mission des pompiers et son financement. Idem pour notre formation : si vous ne connaissez pas notre job informez vous ! Pour les équipages à deux je rappelle que la France est un des rares pays avec des équipages composés de 3 ou 4 intervenants… Partout ailleurs les ambulanciers bossent à deux.

Le secours à personne c’est gratuit ? Pas sûr

Par contre j’aimerais qu’on cesse de se foutre de nous en nous accusant de doubler la facture. Bon sang mais vous êtes complètement en dehors de la réalité. Je vous rappelle que nous respectons des règles précises. Que le patient en cas d’hospitalisation est remboursé. Enfin l’entreprise est remboursée car le patient est dispensé de l’avance de frais via la signature d’une annexe de transport. Le SMUR c’est pareil : même principe que pour les ambulances privées, le patient est dispensé de son avance de frais et tout est pris en charge en cas d’hospitalisation. Si le patient n’est pas hospitalisé c’est la mutuelle du patient qui prend en charge le complément. N’oubliez pas ce détail messieurs les pompiers et détracteurs des ambulanciers. Une inter SMUR c’est 65% pris en charge par la sécurité sociale et 35% pour la mutuelle idem pour une intervention sur la demande du centre 15 par les ambulanciers privés . Normal il faut bien financer un service de ce type. Sauf que dans les deux cas de figures : privé ou smur c’est transparent pour 98% des patients. Je ne vais pas détailler point par point le système de facturation ici. Les pompiers aussi c’est transparent sauf que c’est tous les ans via les taxes foncières et habitation. Non les pompiers ce n’est pas gratuit… Il ne me semble pas que c’est du bénévolat…

Pour info :  http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/10/31/Urgences-le-Smur-n-est-pas-toujours-gratuit

A quand une véritable entente entre professionnels

Mais on s’en fiche de ces détails. Arrêtons cette guerre stérile pour travailler ensemble de façon équilibrée et intelligente. Moi personnellement je n’attends qu’une chose : que lorsque je croise un rouge il me tende la main plutôt que de me snober dans le sas des urgences… Je serais le premier à sourire et faire de même et échanger ensemble. Je trouve ces attitudes idiotes, stériles et inutile. A quand une entente entre tous. Je vous rappelle qu’à la base c’est une guerre de chef et que la base du système : salariés ambulanciers ou simples pompiers nous ne pourrions que nous entendre car au quotidien le patient se fiche de la couleur de l’uniforme. il souhaite juste qu’on s’occupe de lui. Heureusement pour nous tous ce n’est pas une mésentente quotidienne puisque suivant les régions des collègues ont fait part de leur très bonne entente entre blancs et rouge. Dommage que ce ne soit pas universel. idem pour moi je ne suis pas un détracteur. La preuve un de mes partenaires est un sapeur pompier volontaire et je lui fait un poil de pub pour son site web : www.sapeurpompier.net . Comme quoi… Fin du coup de gueule.

Alès : Farid Mahi, héros ordinaire, prend en chasse un voleur de sac

Alès : Farid Mahi, héros ordinaire, prend en chasse un voleur de sac

Aujourd’hui je passe outre l’actu ambulancière pure pour mettre en avant un collègue. Je pense que la démarche est aussi importante du fait que la presse ne vient pas pour une fois charger les ambulanciers privés avec fraudes et autres joyeusetés. Donc belle démarche citoyenne de sa part ! Si chaque homme et femme réagissait de la même façon chaque jour ce serait un plus. Fin de la parenthèse je retourne à mes ambulances, articles et autres ^_^ !

Héros ordinaire, Farid Mahi, jeune ambulancier grandcombien de 31 ans, a pris en chasse des voleurs de sac et a secouru leur victime.

Au commissariat, on reconnaît que « cette attitude civique est de plus en plus rare ». Partir en courant derrière les agresseurs, les retrouver, les stopper puis porter secours à la victime, c’est ce qu’a fait le plus naturellement du monde, Farid Mahi, jeune ambulancier de 31 ans.

Guidé par des passants

Vendredi 18 janvier, vers 16 h 15, Farid et l’un de ses collègues sont en attente derrière la clinique Bonnefon. Ils entendent des cris, ils s’approchent. Farid croise la fille de la victime. « Ma mère s’est fait arracher son sac ». L’ambulancier raconte simplement les événements qui s’enchaînent.

« En arrivant à la hauteur de la victime, j’ai vu deux jeunes qui s’enfuyaient. Instinctivement, je suis parti derrière eux. J’ai couru jusqu’à l’avenue de Stalingrad, j’ai été guidé par des passants. Ils se sont séparés, je les voyais. L’un deux est entré dans la pharmacie sur l’avenue. Je l’ai suivi, et attrapé. Quand je l’ai saisi par le col, il n’a plus résisté. J’ai retourné son sac à dos. »

La suite de l’article se lit ici : http://www.midilibre.fr/2013/01/27/ales-l-histoire-de-farid-mahi-un-heros-ordinaire,633978.php#

La maman de Camille n’a pas eu le temps d’arriver à la maternité !

La maman de Camille n’a pas eu le temps d’arriver à la maternité !

Une belle anecdote pour les ambulanciers qui ont assuré l’intervention et de beaux souvenirs en perspective. Comme quoi les ambulanciers aussi sont formés à ce genre d’intervention bien que le grand public en doute encore ;=) Toutes mes félicitations aux parents et aux collègues qui étaient sur place :

Samedi, vers 1 h 30, Camille est née… chez elle, au lieu-dit « La Ragotte », à Vallon-en-Sully. L’accouchement s’est passé si vite que sa maman, Elodie Dechatre, n’a pu se rendre à la maternité de Montluçon, à une vingtaine de kilomètres : « J’ai appelé les pompiers pour leur dire que le bébé arrivait, mais comme la poche des eaux n’était pas rompue, ils m’ont dit qu’on avait encore le temps »

C’est finalement une ambulance qui a été envoyée, pour assurer le transport. « Les ambulanciers ont tout de suite vérifié les contractions puis m’ont mise sur le brancard, raconte la jeune maman. Mais on n’a même pas eu le temps de changer de pièce, la tête de ma fille était déjà sortie ! »

L’article dans son intégralité c’est ici : la-maman-de-camille-n-a-pas-eu-le-temps-d-arriver-a-la-maternite

Si les ambulanciers qui étaient sur place me lisent : contactez moi pour raconter cette aventure !

Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

L’article 38 devenu 44 de la Loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2013 a fait l’objet d’un mouvement de colère de la part des entreprises de transport sanitaires et des artisans taxi. Je ne reviendrais pas sur son contenu puisque vous trouverez quelques articles à ce sujet sur le site. Mais où en est on ? Récemment les artisans taxis ont fait part de leur grogne à l’aide d’opérations escargots massives. Les ambulanciers sont restés sage, et un seul mot d’ordre a paru via la FNAA, des négociations auraient été entamés de leur côté.

Bref après ce gigantesque foutoir mis en place les résultats ne se sont à priori pas fait attendre. Pour une fois la presse a parlé des ambulanciers en étant sur un domaine autre que le recours systématique à la fraude. Ce qui est quand même assez rarissime. Non je ne suis pas si mauvaise langue que ça. Même si il est encore très difficile d’avoir des articles avec un contenu réaliste et ne se basant pas sur des infos de 1960, on a parlé un peu de nous quand même. Un seul article a retenu mon attention du fait de la clarté et de la réalité de son contenu mais j’en parlerais une autre fois. Mais il y a un gros travail d’information à faire par la presse sur notre job. En dehors des camions rouge…

Le gouvernement a tenu, au cours des manifestations, à signaler que l’article 44 stipulait que les appels d’offres étaient une expérimentation. Mais qu’on se le dise expérimentation ne veut pas toujours dire essai puis arrêt. Un risque potentiel pour la survie des entreprises existait. Donc à priori un gel de cette mesure aurait été obtenu. Ci joint le lien vers un article de France Info, qui date de quelques jours et qui relate l’avancée obtenu sur le plan du transport assis :

Après une journée de perturbations à Paris et dans les grandes villes françaises, les quatre fédérations et syndicats de chauffeurs de taxi ont obtenu l’ouverture d’une concertation sur les deux points de revendications : le transport des malades assis et le contrôle des voitures avec chauffeurs.

Des milliers de taxis ont défilé dans les rues de la plupart des grandes villes ce jeudi

Des milliers de chauffeurs de taxis ont causé des perturbationsce jeudi un peu partout en France. A l’appel des quatre fédérations et une intersyndicale parisienne, ils entendaient protester contre une modification de la loi sur la prise en charge des personnes malades et contrôle accru des sociétés parisiennes de voitures avec chauffeur.Deux points sur lesquels la délégation de représentants a obtenu des avancées en fin d’après-midi au ministère de l’Intérieur.

Le transport des malades assis

Les chauffeurs contestaient la mise en place d’appel d’offres par la sécurité sociale car, selon eux, les taxis indépendants n’auraient pas les moyens d’y répondre. Crainte très répandue dans les zones rurales où le transport des personnes malades représente une large part de l’activité des taxis.

  • Résultat: « Les appels d’offres sont gelés en attendant l’ouverture d’une concertation le 31 janvier. Par ailleurs, on a obtenu l’engagement que le transport des personnes malades sera toujours réservé aux ambulances, aux véhicules spécialisés et aux taxis. Et personne d’autre« , explique Jean-Claude Richard, président de la Fédération nationale des artisans taxis.

Affaire à suivre…

Métier d’ambulancier : 3 pistes de réflexion

Ambulancier et transport pédiatrique

Transport pédiatrique : nouvelle session de formation pour février 2013

croix_rouge

L’Institut Régional de Formation Croix Rouge Ile de France organise une session de formation pour ambulancier avec pour thème la spécialisation au transport pédiatrique sur le site de Romainville. Cette session se déroulera le mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 8 février 2013. Si vous souhaitez vous inscrire veuillez contacter Mme GEORGES au 01-41-60-21-30.

  • Durée de la formation : 21 heures d’enseignement théorique et clinique
  • Coût : 300 €

Objectif de formation

  • Développer des connaissances, un comportement et des aptitudes afin d’acquérir des compétences professionnelles
  • Acquérir des capacités d’initiative, d’anticipation et d’autonomie
  • Assurer sur prescription médicale tout type de transport pédiatrique
  • Collaborer avec les équipes hospitalières et pré hospitalières
  • Apprendre à gérer des situations de stress ou de communication difficiles

Public concerné

Formation destinée aux ambulanciers et infirmier Diplômés d’État qui souhaitent participer aux transports pédiatriques infirmiers inter hospitaliers (TIIH). Activité professionnelle qui peut s’exercer au sein d’une entreprise privée ou d’un service hospitalier de transport sanitaire.

Contenu de la formation

Enseignement théorique et pratique

Principaux contenus

  • Anatomie, physiologie et pathologies (nouveau-né, nourrisson et enfant)
  • Principales indications du transfert inter hospitalier (nouveau-né, nourrisson et enfant)
  • Réglementation en vigueur pour les transports pédiatriques
  • Entretien et hygiène du matériel de soins et de surveillance pédiatrique.
  • Surveillance durant le transport et gestion des appareils de mesure automatisés
  • Gestes d’urgence et de réanimation pédiatrique et application des protocoles
  • Gestion de l’environnement spécifique à l’enfant (les parents, les soignants)
  • Transmission et continuité des soins
  • Mise en place les différents matériels de transfert (incubateur de transport …)
  • Conditionnement du grand enfant en vue de son transport (coquille, attelle …)

La fiche technique de la formation est disponible à la fin de cet article. Pour plus d’informations : http://irfss-idf.croix-rouge.fr/Catalogue-des-formations/Transport-Pediatrique/(keywords)/ambulancier

L’ambulancier et les formalités administratives

L’ambulancier et les formalités administratives

Une petite introduction sur les formalités administratives

couloi_hôpital

Il était temps d’aborder un sujet sensible : l’ambulancier face aux formalités administratives. Je vous présente ce document ci-après qui, malgré un caractère plus ou moins incisif  suivant la vision de chacun ne s’adresse pas au personnel hospitalier mais bien à la structure hospitalière elle même.

En effet nombre de pratiques dans tous les corps médicaux et paramédicaux s’exercent quotidiennement alors que les missions sont pourtant bien définies. Fautes de moyens, faute de ne pas se faire entendre ou autre, légendes urbaines c’est vite le fouillis. Ceci est là pour rappeler que dans la mission de l’ambulancier il n’est pas stipulé qu’il doit réaliser les démarches administratives.

Même si on le fait tous plus ou moins pour rendre service ça reste malgré tout une procédure qui ne devrait pas être réalisée par l’ambulancier. NON NON et NON ! Plus important il est bon de notifier ici que l’établissement de soin, lors de la facturation du forfait hospitalier, perçoit une indemnité pour frais administratif compris dans ce même forfait.  Il est donc de la responsabilité de la structure de mettre en oeuvre soit des accords avec les entreprises avec des aménagements adaptés soit de s’assurer de la réalisation des actes administratifs par son personnel .

Certes lors d’un transport assis le patient peut en règle général se rendre au bureau des entrées. Mais comme dans toute logique vous n’allez pas l’abandonner et le laisser se perdre dans le labyrinthe de couloirs de l’hôpital. De même certains patients nécessitent un accompagnement complet pour diverses raisons justifiant le transport par un personnel qualifié.

Mais dans le cas où le patient ne peut physiquement se présenter au bureau des entrées (entre autre dans le cadre d’un transport en ambulance) la structure demande systématiquement à l’ambulancier de se rendre lui même au guichet pour faire les formalités. Ce n’est pas notre job ! C’est du temps en moins pour s’occuper correctement du patient et entraîne en règle général un bouleversement du planning (équipage bloqué) et donc du retard sur les prises en charge suivantes.  

Donc au final vous bossez gratuitement puisque ce n’est pas inclus dans le forfait réglé à l’entreprise. Bref je ne vais pas épiloguer sur le sujet et je vous laisse lire la suite. Vous trouverez en fin d’article les textes faisant référence à ce détail : détail du contenu du forfait de prise en charge ambulance et vsl remboursé par la sécurité sociale et l’article de la circulaire DHOS régissant les bonnes pratiques entre transporteurs sanitaires et structures hospitalière.

Admission médicale des patients

Vous avez, avec raison, utilisé vos avertisseurs sonores et lumineux pour amener aux urgences un patient nécessitant une prise en charge hospitalière rapide.

Le public respecte votre responsabilité, respecte l’urgence de votre patient, vous représentez la santé dont vous êtes professionnel. Lorsque vous vous présentez à l’accueil des urgences, le public vous cède donc tout naturellement le passage, car comme le SAMU ou les pompiers, vous avez une “priorité naturelle“. Le personnel hospitalier doit aller en ce sens et ne pas faire obstruction à votre mission au service du public en vous faisant attendre avec le public. L’ambulancier fait partie de la chaîne des soins et non du grand public. Faire attendre des ambulanciers dans la file du public serait un abus de pouvoir à l’opposé de toutes les règles déontologiques.

Le fait de prendre une file d’attente serait d’autant plus incompatible avec le statut et le rôle de l’ambulancier, qu’il aurait pour motif de lui faire réaliser une tâche administrative qui ne lui incombe absolument pas comme par exemple les formalités d’admission.

De telles pratiques altéreraient l’image des ambulanciers, perturberaient le déroulement de leur planning et compromettraient la ponctualité des prestations ainsi que la vie économique de l’entreprise. Dans le cas où un établissement hospitalier créerait aux ambulanciers une obligation d’attente, que se passerait-il en cas d’aggravation de l’état du malade ?

Ce serait tout d’abord aux ambulanciers de refuser clairement et fermement cet état de soumission, quel que soit d’ailleurs l’état du patient. Sur le plan purement réglementaire, contrairement aux idées reçues laissant croire que le patient est sous la responsabilité de l’ambulancier tant qu’il est sur le brancard, le patient est sous la responsabilité de l’établissement hospitalier dès lors qu’il franchit le seuil de l’hôpital, l’ambulancier restant bien évidemment responsable de ses actes et de ses gestes.

Admission administrative des patients

L’infirmière d’accueil demande les coordonnées civiles et sociales du patient. Il n’y a là rien d’anormal, dans un monde raisonnable et l’ambulancier répondra avec sollicitude aux questions, sans qu’il y ait toutefois d’attente.

Il doit cependant savoir que sa réponse est à titre de service et non d’obligation. En effet, sur un plan réglementaire, l’ambulancier ne doit communiquer que les renseignements concernant l’état de santé du patient et le dossier médical au personnel médical qui accueil le patient.

En poussant à l’extrême, l’ambulancier n’a pas le droit de révéler le nom et l’adresse du patient, ce dernier gardant le droit d’être inscrit sous X, et pouvant se plaindre de ce qu’il considérerait de la part de l’ambulancier comme une indiscrétion. L’ambulancier est également souvent sollicité pour effectuer les formalités d’admission lors d’une hospitalisation programmée ou lorsqu’il amène un patient en consultation. Il s’agit alors d’une double faute. 

D’une part parce que l’admission est un acte administratif et médical qui nécessite donc, au préalable, que le patient soit examiné par un médecin de l’hôpital (hormis l’hospitalisation de jour, le bulletin de situation ne peut être délivré qu’à l’issue de 24 heures d’hospitalisation). D’autre part, c’est au patient, de procéder aux formalités de son admission.

En cas d’incapacité, la famille est invitée à le faire. A défaut de famille, il appartient alors à la direction de l’établissement, représentée dans le service par la surveillante, de procéder à cette formalité en fonction des informations dont elle dispose (pièces d’identité du patient, enregistrements antérieurs, etc.…). En aucun cas l’ambulancier n’est tenu de procéder aux formalités d’admission de son malade.  Certaines habitudes commerciales et la course au BS (Bulletin de Situation) ont conduit certains ambulanciers à le faire, mais ce n’est pas un dû, c’est une faute.

Deux arguments sont alors opposés à l’ambulancier réfractaire

1) «On ne dépose pas un malade comme un paquet !»
Réponse : ce n’est pas aux ambulanciers de suppléer au rôle d’accueil des établissements.

2) «Sans BS, la caisse ne prendra pas en charge !»
Réponse : hormis les cas où le BS accélérerait une prise en charge à 100%, le dossier de
remboursement se limite à la fourniture d’une facture, d’une prescription médicale et, le cas échéant,
d’une entente préalable (cf Convention Nationale Caisse d’Assurance Maladie).

ATTENTION : il n’est pas question de dissuader l’ambulancier de rendre service au patient ou à sa famille. Cependant, un service ne doit pas être rendu au détriment de l’accomplissement de son travail. Les ambulanciers qui acceptent d’accomplir ces démarches administratives sont en droit d’attendre une collaboration active des personnels de l’établissement comme par exemple une priorité de passage au Guichet.

L’ambulancier qui, pour cause de formalités administratives étrangères à son rôle, ferait attendre un autre malade et perturberait le bon déroulement du planning de son entreprise, commettrait alors une faute déontologique fondamentale. Certains ambulanciers restent persuadés que l’admission fait partie de leur mission, allant même jusqu’à s’excuser à la moindre réprimande au moindre manquement à ce sujet…

S’agit-il d’une ignorance, ou d’une soumission commerciale ?

L’acte commercial a ses limites, l’intérêt du patient par exemple, ou encore la survie économique de l’entreprise… Il convient également de noter que dans le calcul du forfait journalier que l’assurance maladie règle à
l’établissement receveur, elle prend en compte les démarches administratives liées aux formalités d’admission. Donc, lorsque les ambulanciers procèdent à l’admission du patient à la place de l’établissement, l’assurance maladie paye à l’établissement hospitalier une prestation effectuée par les ambulanciers privés.

Textes de références

JORF n°70 du 23 mars 2003 page 5226, texte n° 12  / Convention nationale des transporteurs sanitaires privés prévue à l’article L. 322-5-2 du code de la sécurité sociale

Article 6  : Structure de tarification du véhicule sanitaire léger

A. – Forfait départemental ou minimum de perception

Il comprend les prestations suivantes :

  • La mise à disposition du véhicule
  • La désinfection du véhicule éventuellement
  • La prise en charge du malade au lieu où il se trouve
  • Le transport du malade jusqu’au lieu de destination
  • En aucun cas, le conducteur et le véhicule ne peuvent être immobilisés plus de 15 minutes.
  • Le transport du malade dans la limite de 5 kilomètres en charge.

Structure de tarification de l’ambulance

A. – Forfait départemental ou minimum de perception :

  • Il est prévu pour les transports à petite distance et dans toutes les localités autres que ceux effectués à l’intérieur des villes ou agglomérations lorsque le forfait visé en C existe.
  • Il comprend les prestations suivantes :
  • La mise à disposition du véhicule et l’utilisation de son équipement ;
  • La fourniture et le lavage de la literie ;
  • La fourniture de l’oxygène en cas de besoin ;
  • La désinfection du véhicule éventuellement ;
  • La prise en charge du malade ou du blessé au lieu où il se trouve ;
  • Le transport du malade ou du blessé jusqu’au lieu de destination ;
  • Le brancardage au départ et à l’arrivée (étages compris, le cas échéant) ainsi que le chargement et le déchargement du malade ou du blessé. En aucun cas l’équipage et le véhicule ne peuvent être immobilisés plus de quinze minutes.
  • Il couvre le transport du malade ou du blessé pour les transports à petite distance ne dépassant pas en moyenne cinq kilomètres en charge, ou dans la limite de cinq kilomètres en charge pour les transports à moyenne ou longue distance.

CIRCULAIRE DHOS/SDO/01/2003/N°277 Du 10 juin 2003 relative aux relations entre établissements de santé, publiques et privés et transporteurs sanitaires privés

« 10-   Il n’appartient pas à l’ambulancier de réaliser les formalités d’admission ou de sortie du patient, sauf accord local formalisé après avis du sous comité des transports sanitaires. »

 « Et les étiquettes c’est moi qui vais les faire peut être? »

Le but n’est pas de fustiger les IDE, AS ou autres personnes il faut savoir rester cohérent. Bon d’accord quand on vous jette à la figure les papiers sans vous avoir dit bonjour ni m… et qu’on vous grogne :

– « Et les étiquettes c’est moi qui vais les faire peut être ? » ou « Vous avez fait les étiquettes ? » (notez l’absence totale des formalités de politesse et  avec le ton hautain et méprisant, c’est du vécu si si ,je ne fabule pas je vous assure)

Je me fais un plaisir de répondre :

– « Et bien oui ! pas de bras pas de chocolat, pas de sourire, pas d’accueil décent, pas d’étiquettes non plus »

et je m’en vais en sifflant tranquillement sous les :

– « J’vais faire un rapport vous êtes obligé de les faire, on va appeler votre direction ! Je vous garantis que vous allez avoir de gros problèmes ! « 

Dommage ma grande mais ton rapport tu peux le ranger euh non pas ici… et puis ma direction…. A nul endroit il n’est marqué ou inscrit que je suis salarié de la structure hospitalière donc…  De plus j’ai fait mon job correctement : mon patient est accompagné dans le service et je l’installe en remettant au personnels tous les documents administratifs indispensable : carte vitale, mutuelle, courrier du médecin etc.

Par contre combien de fois je l’ais fait avec plaisir (oui plaisir) pour rendre service à des IDE ou AS complètement débordée mais qui ont su m’accueillir moi et mon patient de façon humaine et chaleureuse. Quand ensuite elles m’expliquent qu’elles courent beaucoup et si c’était possible que je m’occupe des formalités ? Et bien oui c’est avec plaisir que je rends service !

Il faut savoir s’entraider et la prochaine fois que je viendrais dans le service je sais que je pourrais demander de l’aide et que je l’aurais… Bref je vous laisse découvrir ce sujet ô combien épineux, que tous les ambulanciers connaissent et supportent. Je ne donnerais que ce conseil : ne soyez pas trop rigide, soyez humain mais ne faites aucune pitié si on vous traite comme un chien. Le respect et le savoir vivre restent des valeurs éthiques importante pour tous les personnels qui sont dans le milieu médical et autres.

Et je rappelle encore et encore et encore : ce n’est pas le but de cet article de vous faire stopper les entrées et autres. Je le fais aussi chaque jour POUR mes patients et parce que j’estime qu’ils ont besoin de ça. Non cet article a pour but de vous rappeler que vous n’êtes pas les domestiques des centres hospitalier. Rendez service mais sachez rappeler aussi à ceux qui abusent et vous prennent pour leur coursier les règles élémentaires de courtoisie et d’organisation des services

Ambulancier, modèle de fiche bilan

Ambulancier, modèle de fiche bilan

Pourquoi une fiche bilan

Je vous propose aujourd’hui une fiche bilan destinée à vos prises en charge : intervention SAMU, médecin ou autre qui nécessite l’usage d’une fiche bilan. Je rappelle que cette fiche d’intervention est indispensable car elle permet la traçabilité des informations relatives au patient : renseignements, constantes, ATCD, TTT, gestes effectués, observations, surveillance etc.

Cette fiche est un élément qui doit suivre le patient et doit être intégré à son dossier médical. Grâce à cette fiche chaque intervenant (médecin, IDE etc.) pourra vérifier ce que vous avez vu, entendu, vérifié et ainsi améliorer la qualité des soins. De plus, L’Infirmière d’Accueil et d’Orientation aura les éléments indispensable pour le patient à votre arrivée au service des urgences. Même si le patient sera questionné à nouveau elle sera en mesure de pouvoir faire le lien avec les éléments recueillis.

Une pratique trop peu répandue

C’est une pratique encore trop peu répandue chez certains collègues : d’abord par manque de formation, usage inconnu ou non intégré aux pratiques courantes, par manque de modèle de document etc. Mais il ne tient qu’à vous de prôner cette pratique au sein de votre entreprise et de démontrer à vos collègues l’importance de ce genre de traçabilité.

Fini le bout de papier sur lequel on gribouille ses constantes pour faire son bilan 15 et ensuite transmettre oralement les informations. Cette pratique permet une transmission par écrit. Divers modèles existent mais souvent à mon sens elles restent trop succincte. Il est indispensable de réunir le plus d’informations possibles sans pour autant sombrer dans l’extrême. Cette fiche est un concentré de beaucoup de fiches existantes, d’ajout personnel etc.

Personnaliser et corriger

Cette fiche est la votre. Le modèle existant est modifiable suivant vos demandes : envoyez moi un mail avec vos demandes de modifications et je ferais le nécessaire. Etant donné que j’ai réalisé cette fiche via des moyens logiciels autres que Microsoft Word et autres traitements de textes courant pour faciliter la mise en page,  je ne peux pas vous mettre à disposition un .doc et cie étant donné que ce n’est pas modifiable avec un traitement de texte.

Donc n’hésitez pas au besoin je peux personnaliser le document. Ensuite si vous constatez des erreurs, manques ou autre, surtout faites des retours via les commentaires en bas de l’article. Une fois corrigé je mettrais en ligne la nouvelle version.

Télécharger la fiche Bilan au format A3

Télécharger la fiche bilan au format A4

L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

L’ambulancier et le transport psychiatrique – le transport sécurisé

Formation Ambulancier et transport psychiatrique

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L’Institut Régional de Formation de la Croix Rouge IDF propose une formation : « Ambulancier en Psychiatrie – le transport sécurisé ».

Cette formation se déroulera les mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 janvier 2013 sur le site de Romainville. Les inscriptions et informations sur le coût de la formation se font auprès de Mme Georges : 01.41.60.21.30

Objectifs

  • Développer des connaissances, un comportement et des aptitudes afin d’acquérir des compétences professionnels
  • Acquérir des capacités ciblées sur la prise en charge d’un patient souffrant d’une affection psychiatrique
  • Collaborer à la prise en charge médical d’un patient en hospitalisation sous contrainte
  • Assurer l’extraction et le transport d’un patient en toute sécurité pour le patient et l’ambulancier

Public concerné

Contenu de la formation

La formation est découpée en 6 séquence de 3h30 chacune :

  • Le cadre législatif
  • La prise d’appel , interroger un patient ou sa famille et orienter une prise en charge
  • Préparer l’intervention à domicile, l’entretien familiale, l’approche du patient
  • Le contact avec le patient et sa famille
  • L’extraction et le transport
  • L’analyse de l’intervention

Cette formation est toujours un « plus » dans le cursus de formation continue des ambulanciers. En effet vous pouvez être amené de façon plus ou moins régulière lors de vos interventions à réaliser ce type de transport. Il est donc très important de bien acquérir les diverses notions relatives à ce transport spécifique. De cette façon vous posséderez les éléments indispensable pour que l’ensemble de la prise en charge se déroule de façon la plus qualitative possible pour votre patient et pour la sécurité de votre équipage.

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Un mémento des règles du code de la route pour les ambulanciers

Je vous propose un livret (disponible en libre téléchargement en bas de page) intitulé « mémento des règles de priorités concernant les véhicules d’intérêt général avec facilité de passage et les véhicules d’intérêt général prioritaire et règles de prudences en urgence ». Ce dépliant au format A4 se plie comme un livret et,  est destiné à votre information personnelle concernant la législation mais aussi à pouvoir expliquer en cas de contrôle par les forces de l’ordre que vous êtes en accord avec le Code de la Route (si vous les appliquez de façon correcte bien entendu).

L’ambulancier fait, comme d’autres corps de métier, partie intégrante de la chaîne de secours. Il est donc qualifié et souvent mandaté par le centre 15 pour intervenir sur des situations d’urgences à degrés variables. Seulement l’usage des avertisseurs sonores et lumineux, ainsi que les transports dit urgent sont souvent remis en cause dès lors que c’est une ambulance privée qui en fait usage.

Le but est donc de posséder un document mentionnant les textes réglementaires afin d’informer et de justifier le bon droit de la mission. Le Code de la Route a été modifié il y a quelques temps pour mieux intégrer les missions des ambulanciers au même titre que les pompiers.

Au programme du mémento

Vous y trouverez : la définition de l’urgence médicale, les divers degrés de l’urgence médicale, la définition du transport sanitaire, le contenu du courrier de la Direction Hospitalière de l’Offre de Soins remplacé par la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) aux Agences Régionales de la Santé, les divers articles du codes de la route relatifs aux véhicules d’intérêt général et aux véhicules à facilité de passage, puis un rappel sur les règles de prudence lors d’un transport à caractère urgent.

Je rappelle au passage que certains ambulanciers font part des ARS de leurs régions qui leurs interdisent l’utilisation des dispositifs sonores et lumineux. Sauf erreur de ma part, n’hésitez pas à me le signaler si je me trompe, les ARS ne possèdent pas le pouvoir d’aller contre le code de la route. Les agences ne peuvent qu’effectuer un rappel et rappeler les règles d’usage et bonne pratique de ces équipements que beaucoup de monde oublie (ambulanciers mais aussi FDO, pompiers etc).

Mais attention

Ce dépliant ne vaut pas un texte de loi à proprement parler et se veut uniquement informatif. Il est destiné à être imprimé et conservé dans votre ambulance mais aussi à être correctement lu. Une page de rappel des règles de bonne conduite et de prudence est destinée à l’information des ambulanciers sur les bonnes pratiques lors d’un transport urgent.

Nous ne sommes pas des cow-boy ! Ce mémo c’est le premier que je réalise et n’est donc pas à l’abri d’erreurs, manques ou autre. Je vous invite donc à utiliser les commentaires en bas de cet article pour me faire remonter les défauts, les ajouts à envisager etc. Une nouvelle version du document sera mis en ligne au fur et à mesure des corrections.

Références

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006074228

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Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier ou ambulancier diplômé ?

Auxiliaire ambulancier, ambulancier diplômé, que choisir ?

Beaucoup de personnes qui souhaitent se tourner vers la profession d’ambulancier se posent très souvent la question suivante : dois je choisir la formation d’auxiliaire ou le diplôme d’état d’ambulancier. Beaucoup d’avis divergent sur ce sujet mais je vais tenter d’apporter quelques éléments de réponse pour vous aider à définir votre choix. Je ne prendrais pas ou imposerais une décision, ce sera juste vous offrir des pistes pour mieux vous informer.

Vous avez des doutes sur votre choix d’orientation

Vous avez découvert la profession mais malgré tout ce que vous avez pu voir, lire, échanger vous n’êtes actuellement pas certain d’avoir fait le bon choix d’orientation. La spécificité du métier d’ambulancier fait qu’il est important de se poser les bonnes question pour assumer un choix d’orientation solide. Vous pouvez faire marche arrière à tout moment mais à l’heure actuelle il est vivement conseillé de ne pas trop s’aventurer dans des chemins épineux.

Si vous doutez encore de votre choix n’hésitez pas faites la formation d’auxiliaire ambulancier. Au bout de 15 jours de formation vous êtes en mesure de pouvoir prétendre à travailler comme tel. Cela vous permettra de découvrir mieux le métier et de vous faire une expérience suffisante pour choisir ou non d’aller plus loin en terme de formation.

Ce sera aussi l’occasion de vous bâtir une expérience notable dans ce corps de métier et vous permettre d’aborder plus sereinement le Diplôme d’Etat d’Ambulancier. Si votre choix est assurément réfléchi foncez et tentez les sélection du Diplôme d’Etat d’ambulancier. Si vous êtes accepté en formation félicitations ! Vous allez débuter 6 mois de formation intensive mais si vous êtes motivé et que le contenu vous plait vous allez adorer. Ce sera dur mais vous y arriverez !

Est ce que j’ai un financement solide

La formation du Diplôme d’Etat d’Ambulancier nécessite d’avoir avec soi un financement béton. Cette formation a, selon les instituts et régions, des coûts très disparate (+/- 2k euros à 4k euros voire plus). En comparaison de la formation d’auxiliaire il y a un grand fossé. Logique la durée et le contenu diffèrent. Pôle Emploi peut vous financer avec ou sans participation des Conseils Généraux. C’est à vous de faire les démarches dans votre région pour connaitre les possibilités offertes.

Vous pouvez aussi ; si vous êtes salarié depuis plus de deux ans au sein de votre entreprise;  faire appel aux Congé Individuel de Formation. Donc là aussi c’est un critère important à prendre en compte pour être assuré de rentrer en formation avec un un financement bien ficelé. Attention à ne pas se retrouver en cours de route avec un financement boiteux qui vous abandonne (déjà vu) et devoir financer vous même la formation.

D’ailleurs c’est un critère évalué durant les oraux de sélection. Donc maitrisez votre dossier si vous vous présentez à l’oral de sélection pour le Diplôme d’Etat Ambulancier. Vous devez connaitre exactement la teneur de ce dossier pour défendre votre future place.

Quelle formation me donnera l’assurance de trouver un emploi

Les deux formations vous permettent un accès à l’emploi. Sauf que dans la réalité du quotidien, les employeurs ont une tendance à favoriser l’embauche d’ambulanciers diplômé. En effet, en terme de confort de travail, les auxiliaires ambulanciers ne peuvent travailler en binôme et doivent être systématiquement accompagnés d’un ambulancier diplômé. Sauf dans le cas du Transport Assis Professionnalisé.

Donc pour plus de souplesse en terme d’équipage, une majorité d’entreprises rechignent à engager des auxiliaires. Démarchez avant de vous former : allez chercher une promesse d’embauche, scrutez l’état de santé des entreprises et le besoin de main d’oeuvre de votre région avant de faire quoi que ce soit d’autre. Une promesse d’embauche écrite peut aussi favoriser nettement plus facilement l’accès à un financement.

Ai-je la possibilité de cumuler les deux formations ?

Bien entendu. Après la formation d’auxiliaire rien ne vous empêchera de tenter le niveau supérieur. Reste ensuite et encore une fois de plus le problème du financement ! Si votre chef d’entreprise est en mesure de vous aider, ou encore si vous avez cumulé deux années consécutives dans l’entreprise tentez un CIF (Congé Individuel de Formation). Je ne vais pas détailler les procédures ici  car sur la toile vous trouverez les infos à ce sujet.

http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/formation-professionnelle,118/le-conge-individuel-de-formation,1070.html

Quelles différences au final entre auxiliaire ambulancier et ambulancier diplômé ?

En dehors du contenu et de la durée de la formation, voyons un peu ce qui diffère en activité :

Le taux horaire

vu la faible différence avec un ambulancier diplômé il n’y a pas un écart majeur de rémunération. C’est de l’ordre d’une cinquantaine d’euros ; et encore je n’ai plus les chiffres en tête à la rédaction de cet article ; à la fin du mois. Certes ce n’est pas normal au vu de la différence de responsabilité mais cela fait partie du packaging du métier et de ses aberrations (et il y en a un paquet je vous assure ^^).

L’équipage

Comme expliqué plus haut un auxiliaire sera binômé avec un ambulancier diplômé uniquement sauf en cas de transport en VSL . C’est la loi. Au cours de la journée type l’auxiliaire assurera la conduite de l’ambulance tandis que l’ambulancier diplômé assurera la surveillance du patient durant le transport. Lors des prises en charge au domicile ou en structure de soins c’est l’équipe qui s’occupe du patient et non pas l’auxiliaire qui fait ci et l’ambulancier diplômé qui fait ça. On reste avant tout une équipe complémentaire même au vu de la différence de qualification. Seule l’expérience pourra apporter un atout dans l’équipe.

La responsabilité 

Là est la plus grande différence. L’ambulancier diplômé est le chef de bord. Je parle ici en terme de responsabilité pénale et non pas en terme d’équipage. En terme d’équipage les deux personnels restent un binôme et doivent travailler ensemble sans rapport de force et pour le bien être du patient. Il doit exister un réel échange qui doit évoluer en cas de présence d ‘un personnel plus expérimenté que l’autre point c’est tout.

En terme de responsabilité c’est surtout le devenir du patient et ce qui serait susceptible d’évoluer durant la prise en charge. C’est là qu’entre en jeu la responsabilité de l’ambulancier diplômé : gestes d’urgences non adaptés ou non appliqués, mauvaise prise en charge, chute du patient entrainant blessures ou autres etc j’en passe.

Ce sont les seules vraies différences entre les deux emplois en dehors du parcours de formation.

Au final un choix très personnel

Oui au final ça reste un choix personnel : un choix d’orientation, un choix ou une obligation en terme de plafonnement/opportunité de financement, un bassin d’emploi etc etc. Personne ne pourra vous aider tant que toutes ces questions n’auront pas trouvé de réponses. Certain vous diront : auxiliaire, d’autres diplômé. J’ai personnellement pu accéder directement au diplôme : financement solide, intérêt important et assuré au sujet de la profession mais aussi du contenu de formation.

J’ai donc pu trouver du travail facilement. La formation d’auxiliaire me semblait trop courte au vu de mon appétit de connaissances. Donc chacun au final aura des réponses différentes à ses questions. Et à la fin ce sera souvent le financement qui décidera de votre avenir professionnel. C’est malheureux mais c’est comme ça. Une formation coûte cher et un financement personnel reste actuellement rare et difficile à mettre en oeuvre.

Cela n’empêche que je vous invite à vous prendre en main, ne pas baisser les bras et à harceler les différents organismes pour obtenir gain de cause. Celui, qui à l’heure actuelle, souhaite travailler doit pouvoir obtenir la possibilité de s’intégrer dans le marché de l’emploi. Faites du forcing, décrochez une promesse d’embauche et surtout, surtout, engagez vous seulement si votre choix d’orientation est arrivé à maturité. Ne vous engagez pas dans ce métier juste parce que vous avez vu de la lumière ou parce que vous aimez conduire.

Ce n’est pas seulement un job, c’est d’abord un service que vous apportez aux patients et ce n’est pas à eux de subir vos erreurs de parcours. Ce métier a besoin d’évoluer et c’est vous qui à votre niveau apporterez un peu plus de respectabilité à cette profession en vous investissant de manière sérieuse et réfléchie. Ce n’est pas une critique : tout le monde n’est pas fait pour ce job. Il faut juste être sûr de son choix avant de passer du côté obscur de la force ;=)

Accrochez vous : ambulancier c’est un choix assumé

Dans tous les cas de figures : motivez vous, soyez inébranlable et affrontez les organismes (pôle emploi, conseil général etc) avec assurance. Si vous souhaitez faire ce job vous êtes normalement motivé. Prouvez leur que vous êtes capable, que vous avez toutes les clés pour réussir et que vous connaissez exactement la profession. Ne les laissez pas vous démonter. Ce métier est très mal connu et même les spécialistes du pôle emploi ne connaissent pas les trois quart de ce métier. A vous de vous imposer pour arriver à vos fins. Bon courage !

Pour les collègues ou autres : si cet article manque d’éléments n’hésitez pas à le signaler/faire des propositions via les commentaires (voir en bas de page)

Bibliographie

N’hésitez pas si vous succombez à vous procurer des ouvrages de préparation, de cette façon ces livres pourront vous aider à préparer vos révisions en vue du concours 🙂

La librairie de l’ambulancier

Ambulancier et… interventions insolite !

Ambulancier et… interventions insolite !

Les ambulanciers et les interventions parfois très insolite

Les ambulanciers c’est comme toutes professions de santé on a tous nos anecdotes. Histoire rocambolesque, appels abusifs et j’en passe. Voici un petit florilège raconté par des collègues ambulanciers qui ont accepté de partager leurs souvenirs de leurs interventions insolites.

Les interventions pas comme les autres

  • Chakib : Sortie pour un jeune homme qui en éternuant s’est bloqué le dos avec douleur +++
  • Laurent : 31 décembre soir, personne âgée de 86 ans qui s’est bloqué la mâchoire en mangeant une pomme….
  • Catherine : Un homme en dépression alcoolisé, qui veux mettre fin à ces jours , bagage près de lui bien sur , je lui demande pourquoi le 15. « Bien j’aurais pu faire n’importe quoi le 16 le 20 le 18 , j’ai pas réfléchi ». Il voulait tous simplement avoir un taxi pour l’emmener à son endroit choisi par lui. 

    Mais la déception  nous l’emmenons à l’opposé. Mais il me dit « quand vous aurez 5 mn passez boire un café, car vous avez bien le temps ? » , je ne  lui ais pas répondu , mais c’est vrai que pour une urgence pareil on n’est plus à 5 mn pour faire le taxi.
  • Rémi : Appel samu pour femme 30 ans qui c’est cogné le gros orteil… Voiture devant la maison. Mais ses enfants mangeaient donc elle a appelé le samu…
  • Catherine : Appel samu 23h30 pour un panari, personne qui loge à 5 mn à pied de l’hosto. C’était pour avoir une dispense pour le sport, pas mal !!!!!!!!!
  • Laetitia : Quand j’étais adolescente, le SAMU est venu dans mon quartier. Plus tard, on m’a dit que le couple qui faisait l’amour, est resté coincé…euh comment dire….. »l’un dans l’autre »…
  • Jérôme :  Appel Samu pour une femme de 40 ans dont l’appareil dentaire a explosé et a embroché la langue et la gencive. Je vous avoue que là je savais pas trop quoi faire.

    Sinon j’ai aussi un monsieur âgé, avec gangrène du pied et totalement délirant, faire une inspection de la plaie avec l’odeur plus un monsieur qui vous explique qu’il a construit un réacteur à fission pouvant alimenter une ville complète, qu’il a aussi rencontrer des extraterrestres qui vont l’aider à repousser l’invasion des musulmans.

    Je vous jure vous trouvez le temps long surtout quand vous entendez votre collègue dire, « ah mince je me suis gouré sur le bilan, faut que je recommence « .
  • Karim : Appel 15 pour un bilan rapide : trauma de l’oeil chez un enfant de 6 ans. A l’ arrivée c’ était deux frère qui chahutaient et l’un d’entre eux à pris le doigt dans l’oeil… o_O
  • Chris : Il y a quelques années, appel pour un mec d’une tite quarantaine, délirant, et pour cause : d’après ses dires, il s’était fait tirer dessus par des snipers sur l’immeuble d’en face (qui au demeurant était une maison de plain pied), s’était recousu à la Rambo, voyait sa tante (décédée) faire des « trucs » avec un inconnu face à sa fenêtre, et a accepté de nous suivre parce qu’il en avait marre des guêpes électroniques (si si je vous jure) qui l’attaquaient dans son salon. Mémorable. Je sais pas ce qu’il avait pris mais…. c’était violent !!!

    Ou un autre, complètement saoul, qui était rentré par effraction chez son ex. Il s’était totalement dessapé et avait enfilé un body string en dentelle de cette dernière avant de se coucher ds son lit…. Je vous laisse imaginer le spectacle. Il a quand même fallut insister pour lui faire enfilé au moins un Jean avant le transport.
  • Audrey :  Des collègues ont fait tout aussi bien , ils ont décalé chez une dame car elle n’arrivait pas a garer sa voiture dans le garage, c’etait bien la première fois que ça lui arrivait donc le samu a voulus verifier si elle ne perdait pas la tête
  • Francis : 21h, appel 15 : suspicion de fracture poignet. Nous arrivons chez la patiente, alitée, 72 ans qui explique qu’ elle est tombée sur la main et qu’elle pense s’être cassé le poignet. C’est aussi l’avis de son mari. A l’examen : pas de déformation, pas d’hématome ni de paresthésies, rien !

    Quand je lui demande l’EVa : 0 ! Intrigué, je la questionne sur le pourquoi du comment et là elle me répond : « Ah mais non, j’ai pris un Doliprane 500, 5 minutes avant votre arrivée, c’est pour ça que j’ai plus mal ». Le 15 nous demande de transporter et dans l’ambu elle m’avouera qu’elle ne voulais pas rester avec son mari  « parce qu’il a toujours raison… » ! 
  • Marshall : Appel 15 pour Tampax coincé dans le vagin
  • Marion : Appel 15 pour un homme bloqué du dos… On arrive au domicile, l’homme était bloqué du dos effectivement mais sur ses chiottes… Impossible de le relever car douleur ++. Evidemment, tout petit wc exigu… On a réussi à le sortir de là, le slip sur les chevilles.

    Ensuite, ben je l’ai coquillé assis, pas banal mais pas le choix. J’ai oublié de dire que nous étions deux ambulancières… Monsieur était plus que gêné, sa femme aussi mais j’ai réussi à dérider tout le monde. La position sur le brancard, coquillé quasi-assis ça valait son pesant de cacahuètes…
  • Chakib : Une sortie pour une personne avec douleur aux dents qui aurait avalé 9 Doliprane. Donc mon DEA m’explique qu’il y a un risque d’intoxication sévère … Arrivé sur les lieux la prise des 9 doliprane était sur plusieurs jours […] et cerise sur le gâteau, la personne a mis de la Lysopaïne ( pour les maux de gorge) sur sa dent douloureuse ! On était mort de rire…
  • Christophe : Plaie de la verge … Mademoiselle avait un appareil dentaire et …lors d’une fellation…couic….

Un grand merci pour le partage

Un très grand Merci à tous les membres du groupe facebook « Ambulancier de A à Z » pour m’avoir permis de lister toutes ces lignes. Rassurez vous tout n’est pas là : entre ce qu’il reste de côté et celle à venir… N’hésitez pas à partager vos anecdotes, histoires ou autre promis je les publierais 🙂

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Le brancard cuillère ou civière de relevage

Le brancard cuillère ou civière de relevage

La civière de relevage

Appelée brancard cuillère ou civière scoop est une civière à deux éléments séparables. Réglage en hauteur avec deux verrous situés en haut et en bas du brancard permettant la séparation en deux éléments distinct. Chaque élément possède des lames courbées permettant de cueillir la victime au sol sans la déplacer et donc en respectant un maximum l’axe tête-cou-tronc.

On positionne les deux éléments sur le côté de la victime après avoir réglé la longueur en fonction de la taille du patient. Les lames passent sous la personne puis on réunit chaque extrémité afin de les verrouiller. Il est bien entendu évident qu’il faut être prudent pour ne pas pincer les vêtements ou les parties charnues.

Chaque équipier se positionne à la tête et au pied du brancard et peuvent donc soulever l’ensemble par les bords permettant une bonne prise. Ainsi une fois installée et sanglée la victime peut être déposé sur le Matelas Immobilisateur à Dépression en toute sécurité. On pratiquera l’opération inverse une fois terminé : déverouillage du brancard en haut et en bas et retrait des deux éléments qui vont glisser très facilement vu le profilage des lames

Le brancard cuillère ou civière de relevage
Le brancard cuillère ou civière de relevage

Utilité du brancard cuillère

Ce type de brancard sert dans de nombreux cas : relevage, endroit difficile d’accès pour un brancard traditionnel, victime dans une position complexe à extraire. Le second point est que c’est utilisable par un équipage de deux ambulanciers sans risque de déplacer la victime et de prendre des risques supplémentaires en cas de suspicion de traumatisme du rachis. La matière alu/ fibre ou autre permet une désinfection de l’ensemble de façon pratique et rapide. Ce brancard est utilisé dans de nombreux pays où les équipage d’ambulanciers travaillent en binôme.

Mon avis sur le brancard cuillère

Je l’utilise de façon quasi systématique au quotidien si la situation le permet : pratique, rapide à mettre en oeuvre, sécurisée c’est un outil indispensable et surtout obligatoire dans les ASSU. ce que j’ai pu constater : beaucoup de mes collègues plus anciens ne savent pas s’en servir et donc ne l’utilisent pas. Pourquoi ? tout simplement cette méthode de relevage n’était pas forcément enseigné auparavant et sa présence obligatoire dans une ambulance reste assez récente.

Un outil indispensable pour les ambulanciers et… le patient

Je n’hésite donc pas même si je suis plus jeune d’expérience à expliquer et guider mes collègues pour la mise en place de ce système. En règle générale l’essayer c’est l’adopter. Ce brancard m’a sorti de la m… un paquet de fois comme cet exemple : extraction d’une victime avec trauma de type col du fémur, algique +++, allongée dans un lit complètement défoncé et surtout dans un environnement totalement insalubre…

La victime est « enfoncée »dans le matelas, les conditions d’hygiène assurément douteuses (un truc de malade même !). Accès du brancard quasi impossible au vu de l’encombrement et de la configuration des locaux. La cuillère nous a bien aidé.

Bon j’ai explosé les lattes du lit mangé par les vers en montant dessus mais il n’était pas de première jeunesse non plus. On a eu une franche rigolade après quand même… Reste que l’extraction a été rapide, facilitée par la taille étroite de ce type de civière au passage de la porte et pour circuler dans la maison étroite. On a donc pu déposer en toute sécurité la patiente sur le coquille et la techniquer sans la faire souffrir…

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Je vous partage cet article du Journal « l’union ». Vous pourrez lire l’article dans son intégralité via le lien plus bas. Je ne saurais vous conseiller la lecture des commentaires qui reflètent la vison de certaines personnes vis à vis de notre profession. Je reconnais que l’équipage a commis plus ou moins une faute sur l’absence d’un membre de l’équipage à l’arrière mais dans ce cas de figure  je pense aussi qu’ils ont préféré laisser la maman aux côtés de son fils…

SOISSONS (Aisne). Une ambulance missionnée par le Samu est un véhicule comme les autres. C’est l’étrange théorie qu’ont mise en pratique trois motards de la CRS 21. À Soissons, un enfant blessé en a fait les frais.

 

FICHE 2095333. Ce n’est pas avec ce numéro que Mme F. va gagner le gros lot. Ce 25 octobre, en matinée, son fils se mélange les pédales sur le chemin du collège. Il est tôt, c’est une chute de vélo, le papa chauffeur routier est au travail et la maman n’a pas de véhicule. Le gamin a 12 ans. Une douleur lui mord la cheville. Impossible de rallier l’établissement. La maman est prévenue; elle compose le 15. Il est 8 h 43. À 9 heures, le blessé est dans l’ambulance et sa mère avec. Fiche de transport remplie. La routine presque pour Cédric et Franck, deux ambulanciers certifiés. L’hôpital n’est pas loin. À 9 h 05, si tout va bien, le collégien sera aux urgences, à l’hôpital de Soissons

 

Des concombres

« Les motards étaient au rond-point quand l’ambulance a mis sa sirène et son gyrophare. Ils ont été obligés de se pousser sur le côté pour nous laisser passer. À partir de ce moment-là, je me suis dit, c’est sûr, on va y avoir droit ! » se souvient la mère. Au fan-club de la CRS 21, ça se sent, la maman du jeune blessé va être en retard de cotisation… « Ça n’a pas loupé. J’ai regardé par la vitre arrière. Ils nous ont suivis. On a dû s’arrêter. » Franck, l’un des deux ambulanciers présents confirme. « On était à 200 mètres de l’hôpital. On a demandé pour quelle raison on était contrôlé, mais aucun policier n’a voulu nous répondre. »

 

La suite : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/ces-policiers-qui-soignent-les-ambulanciers

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Petit florilège des idées reçues sur les ambulanciers

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A travers ce billet coup de gueule voici une liste peu exhaustive de ce que je peux entendre au quotidien. Je vous avoue que je commence à être blindé. Mais entre-nous : ça devient vraiment usant de voir que les stéréotypes ont la vie dure… Alors opposons un peu la réalité à l’ambulancier et ses idées reçues.

Tiens vla votre taxi m’ame bertrand !

Il faut savoir différencier le chauffeur de taxi détenteur d’une formation spécifique : Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT) et l’ambulancier issu d’un autre cursus : Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA). Ce n’est pas la même formation ni les mêmes fonctions. Si on compare en terme de véhicule le Véhicule Sanitaire Léger ne remplis pas tout à fait les même critères non plus sur certains points.

Bien que certaines licences de taxi possèdent un agrément de la Sécurité Sociale pour des transports médicaux les personnels possèdent des fonctions et des qualifications radicalement différentes. Mais cela n’empêche que beaucoup de collègue possèdent l’ensemble de ces qualifications. et sont à même de faire partie de l’équipage d’une ambulance un jour et le lendemain être au volant d’un taxi. Les modes de facturations sont aussi différents, les tarifs aussi bref ce n’est pas tout à fait la même chose.

Les ambulanciers de toute façon ça bosse que pour le fric

Et oui une entreprise de transport sanitaire reste une entreprise donc pour payer ses charges, ses impôts, ses salaires etc il faut bien générer un chiffre d’affaire. Les pompiers ne travaillent pas gratuitement non plus puisque les budgets des SDIS sont issus des communes et régions et donc des …impôts ! Entre autre les impôts des sociétés ou des particuliers. Donc au final oui l’entreprise gagne de l’argent mais en reverse aussi… 

Pour continuer il existe en France des entreprises qui innovent et travaillent aussi pour la passion du métier ! Nombre de ces entreprises investissent considérablement dans le matériel et la formation, et assurent une disponibilité sans faille. Certes ce n’est pas un cas général mais ça existe. Donc oui elles gagnent mais en retour et elles investissent et ce au final dans l’intérêt du patient.

Alors oui il y a des abus mais dans la grande majorité l’entreprise est tellement surveillée par la Sécurité Sociale que pour frauder il faut avoir une grosse paire de c… Je souhaite très fort que la loi se durcisse pour ces gens là et que la suppression d’agrément devienne presque systématique.

A savoir aussi que la SS surveille mais se trompe aussi en accusant injustement certaines entreprises qui doivent prouver leur innocence (déjà vu); souvent pour des fautes reprochées comme cet exemple de type ratures ou surcharges sur les documents remplis à chaque transport (le bureau de l’ambulancier c’est sa voiture ou son ambulance et je mets au défi qui que ce soit de ne pas faire de ratures en remplissant un document dans un véhicule type ambulance qui roule car ça secoue un minimum, oui c’est l’équipier qui est dans la cellule qui écrit pas le collègue qui conduit…). Vive l’administration française !!! Mais je m’égare…

Ce sont des transporteurs

Définition du transport sanitaire : L’article L6312-1 du Code de la santé publique définit la notion de transport sanitaire : « Constitue un transport sanitaire, tout transport d’une personne malade, blessée ou parturiente [femme enceinte], pour des raisons de soins ou de diagnostic, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, effectué à l’aide de moyens de transports terrestres, aériens ou maritimes, spécialement adaptés à cet effet « .

Nous sommes missionnés pour effectuer du Transport Sanitaire et non du transport de colis bien que pour certaines entreprises la tendance serais au colisage de patient mais ça c’est autre chose. Je pense que certains ont dû se tromper entre l’entreprise Maitre Cochon ou transport petit colis 24/24 et le transports de patients.

Les brebis galeuses il en existe partout dans tous les corps de métiers, médical ou non, public ou non et oui si je pouvais je sortirais ma baguette magique. Et en effet nous sommes sous la convention collective du ministère des transports. Cherchez l’erreur… Diplôme de la santé, convention des transports routiers. Non je ne suis pas un transporteur je suis un A.M.B.U.L.A.N.C.I.E.R. D’ailleurs je vais déplacer mon 44t qui est mal garé il claque je lui ais mis une rampe bleue et un deux ton SAMU …

Les ambulances de toute façon ne sont pas prioritaires !

Vrai et Faux. Dans le cadre de la garde ambulancière (garde préfectorale) ou encore sur une mission régulée par le centre 15 l’ambulance « privée » devient Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire au même titre que les forces de police, pompiers et j’en passe. Dans le cas contraire l’ambulance est un véhicule qui peut demander des facilités de passage avec usage des dispositifs sonores et lumineux. Ce dernier est utilisée lors des transports en général demandés par un médecin, non régulés par le centre 15 mais qui peut revêtir un caractère plus ou moins urgent suivant l’état du patient. Sur le papier il est vrai que toute urgence doit être régulée par le centre 15 mais dans la réalité…

A la base une jurisprudence est à l’origine du changement. Suite à un procès un juge de la cour de Limoges a tranché en faveur d’un ambulancier qui était sur un transport régulé par le centre 15 et verbalisé par les forces de l’ordre pour je ne sais plus quelle raison. Le code de la route a donc été modifié en ce sens en 2007. Ensuite dans la réalité les forces de l’ordre agissent selon l’humeur du moment (non ce n’est pas une légende urbaine).

Pour le grand public et donc certains agents des FDO les ambulanciers n’ont pas vocation à faire des transports urgent… Au passage pour les sceptiques je vous renvois à la définition de transport sanitaire donné par le code de santé publique ! Euh moi j’ai fais quoi ce midi ? ah oui un appel samu pour Homme de 85 ans, chute avec plaie frontale de 5*2 cm, perte de connaissance etc. J’aurais dû l’engueuler et lui dire de prendre sa voiture et de se rendre aux urgences ? Meuh non si c’était urgent on aurait envoyé les pompiers ! Mais zut qui m’a envoyé chez ce monsieur ?

Pour les légendes urbaines que le grand public adore; surtout pour commenter les articles de presse lors d’accident ou autre comprenant une ambulance; j’ajoute que le devenir d’une ambulance en VIGP n’est pas juste valable qu’en présence d’un médecin ou équipe SMUR. Pour les commentaires du type : « Que si c’était urgent le SMUR se déplacerait » : à savoir que tous les hôpitaux de France n’ont pas des équipes médicales à foison et que toutes les urgences ne justifient pas une équipe d’urgentistes…

La preuve c’est le service d’aide médicale urgente avec un médecin régulateur qui décide des moyens adaptés suivant le degré d’urgence. Donc avant de commenter (j’en ais lu des vertes et des pas mûres, je me suis bien poilé aussi quoique pas toujours vu le degré de bêtise) renseignez vous !

Pour la case pompiers le SAMU envoie les SP sur certaines urgences plus souvent que les ambulanciers pour différentes raisons : maillage plus important, disponibilité plus rapide (enfin pas partout) etc. Dans certaines régions les Ambulanciers Privés sont aussi réactif que les pompiers et tout ausi bien équipé, je dis ça mais je ne dis rien…

Mais je n’oublie pas que dans d’autres régions c’est aussi par ce que certaines entreprises ne veulent même pas se casser le popotin, pour rester poli, à s’intégrer au sein de l’Aide Médicale Urgente et que niveau matos entre l’aspirateur à mucosité à pédale de grand papa, la trousse de toilette avec un pôv tensio fatigué et sans batteries c’est loin d’être suffisant… Perso je refuse de travailler pour ce genre d’entreprise (et oui faut faire un choix !)

Le décret n°2007-786 du 10 mai 2007 relatif aux véhicules d’intérêt général et modifiant l’article R311-1 du code de la route prévoit en particulier :

  • Que les véhicules affectés exclusivement, à la demande du SAMU, à l’intervention des unités mobiles hospitalières font partie des véhicules d’intérêt général prioritaires;
  • Que les ambulances de transport sanitaire appartiennent à la catégorie des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passages.

Le code de la route limite ainsi le qualitatif de Véhicule d’intérêt général (VIG) prioritaire, et toutes les prérogatives afférentes, à certains véhicules en fonction de leur statut.

Courrier DHOS aux ARS

Cependant, comme l’a rappelé la Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins (DHOS) du ministère de la Santé dans un courriel du 20 avril dernier adressé à la DDASS de la Sarthe, la jurisprudence a fait considérablement évoluer cette situation au cours des dernières années. En effet, dans un arrêt de la cour d’appel de Limoges en date du 7 mars 2007, le juge a considéré comme VIG prioritaire une ambulance privée qui intervenait dans le cadre de la garde ambulancière, sur demande du SAMU.

Cette mission de service public (dixit le juge), urgente, confère à une ambulance privée, intervenant dans le cadre de la garde ambulancière, le droit de ne pas s’arrêter à un feu rouge et d’utiliser un avertisseur sonore 2 tons. En ce qui concerne le cas ou une ambulance privée intervient sur demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière, la DHOS souligne dans son courriel précité du 20 avril 2009 que la jurisprudence a considéré qu’une demande d’intervention du SAMU adressée à l’ambulancier valait réquisition, ce qui confère le statut de mission de service public. 

Par conséquent, la qualification VIG prioritaire peut légitiment être étendue aux ambulances de transport sanitaire qui interviennent à la demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière.

Extrait du référentiel SAMU/SDIS/Ambulanciers : La régulation par le SAMU-Centre 15 est systématique. Elle a pour but de déterminer et de déclencher dans les meilleurs délais la réponse adaptée à la situation décrite par l’appelant. Cette mission incombe au SAMU-Centre 15 des établissements publics de santé. 

Lorsqu’un appel d’urgence parvient au SAMU-Centre 15, la régulation décide du moyen le plus approprié pour répondre à l’état médical du patient (intervention SMUR, moyen ambulancier ou moyen SIS suivis ou non d’un SMUR), étant entendu que les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionnés par la régulation du SAMU-Centre 15 pour participer à la prise en charge des urgences vitales, dans l’intérêt du patient.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Referentiel_SAMU-TS.pdf mais aussi le référentiel « ORGANISATION DE LA REPONSE AMBULANCIERE A L’URGENCE PRE-HOSPITALIERE »

Les ambulanciers c’est juste des pousse-brancard !

Notez que l’expression pousse brancard fut donnée par un charmant inconnu sur un commentaire d’un article de presse, cette personne est d’une culture à toute épreuve sur les ambulanciers je n’en doute pas.
Faux l’ambulancier est qualifié avec une formation diplômante délivrée par le Ministère de la Santé.

D’une durée de 600 heures sur 8 modules de formations (urgences, état clinique, hygiène, ergonomie, communication, sécurité routière etc) avec des stages dans différentes unités hospitalières (samu, smur, court et moyen séjour, entreprises de transport sanitaire) elle est dispensée par des médecins urgentistes, formateurs (IDE, IADE, ambulanciers, kinéstérapeuthe…).

A savoir que les pompiers, en dehors de leurs formations feu, secours routier etc doivent suivre un programme moins important (+/-70 heures pour les PSE). La seule différence se situe dans le recyclage de formation où les pompiers se maintiennent à jour plus souvent et le contenu de la formation (ministère santé pour les ambulancier, ministère intérieur pour les pompiers oui oui c’est normal la logique à la française).

Pour les ambulanciers le recyclage c’est tous les 5 ans. La faute aux textes de lois et aux questions d’argent aussi… et sûrement à l’ingénieur technocrate qui a pondu cette connerie ! Reste que cela n’empêche en rien de se recycler soi même en maintenant ses connaissances à jour… Mais bon reste que comme partout il y a des abrutis incompétent aussi qui ne savent/veulent pas lire/se documenter en cours de route avant d’attendre les 5 ans.

Mais très important il faut savoir que chaque partie blanche ou rouge est tout aussi qualifiée l’ une comme l’ autre. Pas de meilleur que… Les deux entités restent des secouristes capable d’intervenir sur une détresse vitale ou non. Que celui qui me disent le contraire m’avance de bons arguments je suis prêt à dégainer 🙂 Pour les incompétents c’est du hors concours.

Les ambulanciers c’est tous des cow-boy

Vrai et Faux. On passe nos journées sur la route, on prend en charge de nombreux patients, on enchaine de nombreux transports et quelque fois quand il faut gérer de nombreux transports avec des impondérables (accident, feux, déviations, bouchons) avec l’heure du rendez vous et bien on se dépêche. A ça se rajoute le fait que les ambulances ne sont pas aussi nombreuses que ça, vsl compris.

Explication : Le numérus clausus est une formule de calcul imposée par la loi. En fonction de la population d’une commune ou ville est définie un nombre maximum d’ambulances pour ce lieu. Pas plus. Ce chiffre est révisé etc etc mais au final on se retrouve avec un nombre maxi et une population vieillissante sans cesse grandissante. A un moment ça coince…

Il n’y a plus assez de véhicules pour satisfaire la demande sans cesse grandissante de transport para médicalisé… sachant qu’une ambulance donne le droit à une entreprise de posséder deux VSL donc là aussi restriction… Refuser les transports ? oui pour les passer à qui ? Quand les « concurrents » sont eux aussi débordés ça coince et donc les ambulanciers exigeant sur la ponctualité se dépêchent pour que personne ne soit lésé !

A ceci on ajoute les médecins qui ne respectent pas les rendez vous sur le plan horaire, le manque d’informations au niveau des centres hospitaliers sur les retards éventuels, la perte de temps engendrée par le passage quasi obligatoire pour la paperasse à l’hôpital (malgré le fait que les formalités administratives ne sont pas du ressort de l’ambulancier mais de la structure de soin.

Mais les structures font leur sauce et on final on inverse les rôles), les patients qui sont encore au petit dej’ ou pas habillés parce que la structure de soin ne comporte pas assez de personnels pour s’occuper de leurs résidents et donc quand l’ambulancier arrive à l’heure avec son grand sourire niais pour emmener monsieur dupont à sa chimio ça coince ! ….

Je ne dis pas que les entreprises n’ont rien à se reprocher loin de là : régulation mal optimisée, patient oubliés, retard volontaire pour effectuer d’autres transports etc etc. La liste est aussi longue de ce côté. Heuresement ce n’est pas le cas partout mais il faut savoir que ce n’est pas forcément volontaire et qu’il existe aussi des impondérables.

Et que nous aussi on prend cher : on se fait allumer par les secrétaires, par les patients, par les médecins, par la régul’, on mange quand on a le temps (pour certains c’est pas toujours acquis) et on court et on court et on court et on court et on court toute la sainte journée… Vis ma vie d’ambulancier et … on en reparle 🙂 Oui c’est un choix ! Oui j’étais au courant avant de signer…

Après c’est pareil partout : sur la route on voit des cinglés toute la journée, certains collègues se prennent pour Shumacher. A partir du moment où il y a prise en charge du patient il y a aussi adaptation mais ça certains n’ont pas tout compris et roulent comme des c… (je veux dire par là sans se soucier du confort du patient !)

Mais je vous rassure j’ai vu aussi ce genre de comportement ailleurs comme par exemple des véhicules de secours, ceux qui sont les « vrais » rouler comme des tambours, traverser le feu rouge au carrefour à 90 sans ralentir…. (ah c’est vrai ils sont prioritaires… prioritaires aussi pour mettre en danger d’autres usagers ?)

Attention je ne dis pas que je suis le saint usager de la route qui respecte son code de la route avec son code rousseau sur les genoux toute la journée. je suis comme tout le monde et je m’adapte aussi. Mais je n’oublie pas que : mon permis c’est mon job, que à côté/ou derrière moi j’ai du monde et pas forcément en pleine forme, que je vais vers une structure de soin pour une consultation pour mon patient et non pas pour de la traumatologie pour nous deux.

Que lorsque je suis au volant de mon ambulance j’adapte ma conduite en fonction de l’état du patient, de sa ou ses douleurs, de l’importance de l’emmener plus ou moins rapidement vers l’accueil des urgences pour qu’il soit pris en charge au plus vite par l’équipe médicale etc etc

Après c’est au patient, titulaire du libre choix du transporteur de s’adresser ailleurs vers une entreprise plus respectueuse sur la qualité de sa prise en charge si il juge que l’ambuancier se prend pour alain prost au volant de son vsl ou de son ambu.

Une idée, des recommandations

Si vous avez d’autres sujets de choix à ajouter sur l’ambulancier et les idées reçues contactez moi. Ah oui pour ceux qui auront lu jusqu’en bas de l’article au lieu de le survoler sachez que certaines phrases sont à prendre au second degré : j’adore mon job malgré ses difficultés. Oui je pense que le système a besoin de changer et qu’il faudrait faire du nettoyage dans la profession…

Je suis lucide en fin j’espère… J’ajoute aussi que je n’ai rien contre les pompiers (que je cite à plusieurs reprises) je respecte la qualité de leur travail et leur professionnalisme (hormis ceux qui ont le melon trop gonflé au point de me snober sans répondre quand je leurs dis bonjour dans le sas des urgences… oui je suis très sérieux et non ce n’est pas du second degré cette fois ci).

J’adore les ambulanciers

J’adore les ambulanciers

Les ambulanciers et les infirmiers. Aujourd’hui je vous partage un article issu du blog d’un infirmier http://www.idz.fr/ 

Avec la bénédiction de son auteur je partage son article afin de démontrer qu’il est important de bien choisir sa voie et que certains professionnels (enfin professionnel c’est juste le terme, le contenant n’est pas forcément aussi adapté) devrait aller pointer à l’usine et changer de métier car ils n’ont rien à faire dans ce domaine. Y en a marre des boulets de service qui détruisent la profession !!! :

Ah les ambulanciers, dans notre métier on a une approche avec eux digne parfois d’une romance. Comme dans tout métier, comme le notre, il y a des bons ambulanciers et des moins bons… Aujourd’hui, je suis tombé sur cette dernière catégorie et plusieurs fois !

Un ambulancier grognon

Peut-être que certains ambulanciers tomberont sur cet article et pourront m’expliquer (ou se défendre ?) sur votre métier. Je les y encourage vivement d’ailleurs.

Mon expérience du jour est dû à une panne malencontrueuse des ascenceurs. On l’avait subit lors de ce week-end de canicule où j’ai du porté sur deux étages des patients en fauteuil roulant mais on l’a de nouveau subit ce jour avec une nouvelle panne à 8h30 des deux ascenceurs. Pour vous la faire courte, la panne est causé par une pièce défectueuse qu’il faut changé et qui est commandé. C’est comme une voiture, faut que la pièce arrive… Donc on rappelle nos ouvriers ou l’agence en charge des ascenceurs pour les réparer.

Un premier “couple” d’ambulancier, venant sans le brancard, pour chercher une patiente allant en chimiothérapie. Ils signalent que les ascenseurs sont en panne. Certes, mais je préviens que la petite dame ne pourra pas marcher, trop fatigué et surtout “trop” perfusé. Ils ne disent rien mais on sent que le grognement n’est pas loin.

Je cherche une astuce pour palier à l’ascenseur, notons qu’on est situé qu’au premier étage. Je trouve un autre moyen et pouvoir utilisé l’ascenseur situé dans un autre batîment, ils devront passés par le self de l’hôpital. Je n’ai pas trouvé mieux ! On les accompagne mais arrivé en face de 8 marchesils refuseront de descendre par là. “Et bien vous pouvez prendre une chaise pour descendre ces 8 marches ?!” 

Refus, ils partiront laissant la patiente qui n’aura pas de chimio ce jour. Je pensais que les ambulances étaient un service pour les patients ? Apparement on se soucie de leur prise en charge ?

Deuxième fois ce matin, les admissions appellent pour le retour d’une patiente avec les ambulanciers, en brancard, qui n’ont pas l’air de savoir comment faire pour monter la patiente… Ok, j’arrive je me détache du service pour aller les aider. A peine arrivé, un des deux ambulanciers tape son scandale, criant haut et fort que :

  • ”Cela est inadmissible, on est où là, c’est quoi cet hôpital, etc”….
  • “Ok monsieur, vous je ne vous connais pas, vous devez venir très rarement dans notre hôpital. Moi je subis cette panne, vous ne la subissez qu’une seule fois. Et puis même un hôpital a droit d’avoir une fois un ascenseur en panne, c’est pas infaillible et en ce moment les techniciens le réparent ! A part de la patience, il vous faut quoi de plus ? Pas la peine donc de me crier dessus, au pire allez vous plaindre au bureau de la directrice qui se trouve au bout du couloir (toi et ton jean qui te sers d’uniforme !)
  • “Oui mais je fais comment pour la monter là, elle a de l’oxygène et toute ses affaires, c’est n’importe quoi !”
  • “Ecoutez, les affaires un agent va les monter, la petite dame on va lui enlever l’oxygène le temps de la monter au 1ER ETAGE ! On la rebranchera tout de suite après… C’est fou ça ! Vous êtes formé au brancardage quand même et me racontez pas n’importe quoi j’ai fait 4 ans ce même métier avant de faire infirmier.”

Il m’adressera plus la parole le Schtroumph Grognon. Je sais pas mais vous pensez parfois qu’il y a un patient sur le brancard ? Tous ne sont pas comme ça, heureusement, mais vous étonnez pas si dans le milieu on pense que vous êtes des Taxi plutôt qu’autre chose. Je connais de très bons ambulanciers, je pense peut-être parce qu’ils sont passionnés et motivés par leur boulot ? Vous faites une formation quand même, d’ailleurs j’en forme certain étant moniteur…

Quand vous allez chercher quelqu’un à son domicile, vous la montez et descendez de chez elle, quitte des fois à prendre les escaliers ! Votre chaise pliante est fait pour cela. J’ai porté les patients sur deux étages plusieurs fois durant la canicule, j’ai pas ralé ! Les patients n’ont pas besoin d’entendre cela.

Je sais pas mais monter un étage, c’est drôlement dur… Qu’une patiente n’ai pas sa chimio à cause de votre transport qui n’a pas été assuré pour quelques malheureuses marches, cela ne vous gêne pas ? En plus, on vous aide souvent pour brancarder un patient… Enfin bon, ce fut mon petit coup de gueule du jour. D’ailleurs je salue quand même certains ambulanciers. Ce jour là je suis tombé surement sur des fainéants ce qui entache votre métier, comme vous devez tomber des fois sur des infirmiers/infirmières pas aimables, cela arrive.

Au faite, venez pas me parler de leur conduite sur la route, je ne parle pas de ça. (Je vous voir venir :p)

Bender

Je suis un infirmier qui aime bien bloguer pour se détendre un peu. Je suis donc une pousse seringue 2.0 dans une blouse blanche. J’agis également sur les réseaux sociaux comme Twitter et n’oubliez pas de devenir fan sur facebook.

Croix Rouge Française : ambulanciers et communication

Croix Rouge Française : ambulanciers et communication

Vidéo réalisée par des élèves de l’Institut de Formation d’Ambulancier  de la Croix Rouge Ile de France dans le cadre d’un travail de groupe sur la communication.

Pour information les ambulanciers disposent au cours de leur cursus d’un module, le numéro 5, dénommé « Etablir une communication adaptée au patient et à son entourage ». Ci-après un extrait du contenu du module de formation en question :

Objectifs de formation :

Etre capable de 

  • Ecouter le patient et son entourage et prendre en compte les signes non verbaux de communication sans porter de jugement ;
  • S’exprimer et échanger en adaptant son niveau de langage, dans le respect du patient et avec discrétion ;
  • Expliquer le transport réalisé, les raisons d’un geste professionnel et apporter des conseils adaptés ;
  • Faire exprimer les besoins et les attentes du patient, les reformuler et proposer des modalités adaptées de prise en charge ;
  • Apporter des informations pratiques adaptées lors de l’accueil dans le service ;
  • Identifier les limites de son champ d’intervention dans des situations de crise, de violence en prenant du recul par rapport au patient et à sa situation.

Evaluation

  • Critères de résultat :
  •  Une relation de confiance est établie ;
  • La communication est adaptée en fonction de l’état de santé du patient / de sa douleur ;
  • L’information donnée est comprise par le patient et par son entourage ;
  • Les attentes du patient sont écoutées, entendues avec respect et prises en compte ;
  • Des limites sont posées dans les situations d’agressivité, de crise ou de violence.
Santé Les ambulanciers isérois réclament une revalorisation des gardes

Santé Les ambulanciers isérois réclament une revalorisation des gardes

 

Ils étaient 90 % au début du mouvement, le 16 avril. Un mois et demi après, près de 70 % des ambulanciers isérois – soit une quarantaine – font toujours la grève des gardes de nuit et ne répondent plus aux appels du Samu. « Les négociations sont actuellement dans une impasse, explique un membre de l’ATSU 38 (Association des transports sanitaires urgents). Nous avons été déboutés de notre demande de financement par l’ARS (Agence régionale de santé), qui ne veut rien lâcher. »

La revendication principale n’a pas changé : la revalorisation de l’indemnité de garde (du lundi au dimanche de 20 h à 8 h et le dimanche de 8 h à 20 h), fixée à 346 € en 2003 et gelée depuis, malgré l’explosion des charges (gasoil, matériel, charges salariales…). « Nous voulons qu’elle soit portée à 500 €, ce qui correspond au coût de fonctionnement, poursuit l’ambulancier. Une société comme la nôtre, qui fait entre zéro et une sortie nocturne perd de 100 à 150 € par nuit.»

 

La suite par ici : http://www.20minutes.fr/article/944823/greve-15-poursuit

La chaîne de l’urgence : La vie à un fil

La chaîne de l’urgence : La vie à un fil

Les métiers de l’urgence en vidéo

Clip présentant les métiers de l’urgence sur une musique de Random Memori. Tourné en Novembre 2011, ce film retrace la prise en charge d’un patient depuis le premier appel au SAMU (centre 15) jusqu’à sa prise en charge en réanimation.

Vous pourrez y voir représenté les différents acteurs de la chaîne de soins et de secours qui prendront en charge le patient tel le quotidien. Une illustration parfaite de ce qui se déroule quotidiennement pour les ambulanciers ainsi que pour les équipes soignantes que ce soit l’équipe SMUR ou encore les personnels hospitalier qui se chargent de la prise en charge au sein de la structure de soins. Ce scénario c’est ce qui se passe très régulièrement voire au quotidien. Ce que beaucoup de gens ne voient pas ou encore ne savent pas. La complexité de ces professions, le besoin réel de cohésion entre chaque acteur et l’importance majeure de chaque personnel dans cette chaîne très fragile.

Pour un appel  d’une victime il n’y a pas qu’une personne qui sera sollicitée mais bien tout un ensemble avec des compétences bien spécifiques propres à chacun.

Dans l’ordre d’apparition

Assistance Ambulance

Ambulancier, intervention du CSA 44

serigraphie_ambulanceFilm sur le métier d’ambulanciers, réalisé par le CSA 44 (Centrale de Secours Ambulancier) en partenariat avec le SAMU 44 de Nantes.

Le CSA 44

Association départementale des Transports Sanitaires Urgents (ATSU), nous regroupons l’ensemble des sociétés privées d’ambulances agrées pour  intervention d’urgente. Notre mission est d’organiser, en lien étroit avec le SAMU Centre 15, les transports sanitaires urgents réalisés par les ambulanciers privés sur le département.

Notre association est indépendante et ouverte à toutes les entreprises de transport et secours ambulancier de Loire-Atlantique formées, équipées et agréés pour intervenir en urgence sanitaire.

Notre métier, c’est l’urgence.

Présentation

La loi du 6 janvier 1986 prévoit la création obligatoire d’une Association de Transport sanitaire d’Urgence (ATSU) par département. C’est en réponse à cette obligation que l’association CSA, Centrale de Secours Ambulancier, nait en 1991 de la fusion de trois Associations. Aujourd’hui, le CSA 44 regroupe 62 entreprises de transport ambulancier de Loire-Atlantique, soit plus des 96% des professionnels du département. Comme toute association, le CSA 44 est géré par un conseil d’administration et un bureau composé de représentants élus et bénévoles.

Les adhérents du CSA autofinancent l’emploi d’une Coordonnatrice Ambulancière, basée au coeur même des locaux du SAMU à Nantes. Ils autofinancent également l’emploi d’une secrétaire basée dans les locaux de l’Hôpital Saint Jacques à NANTES.

Missions

L’organisation et la gestion de la garde préfectorale des transports sanitaires :La mission principale du CSA 44 est celle de toutes les ATSU de France. Elle consiste à organiser les gardes obligatoires sur le département durant les nuits, les week-end et les jours fériés.

L’organisation et la gestion de gardes complémentaires : En complément des gardes obligatoires, le CSA 44 a créé, en auto-financement, un poste de Coordonnateur Ambulancier, il régule les demandes du 15 et permet aux ambulanciers privés d’y répondre. Cette régulation s’effectue grâce à un logiciel de gestion des appels urgents, développé par la société SCR Informatique, en partenariat avec le CSA44.

A lire pour compléter cette vidéo de présentation

https://www.ambulancier.fr/nantes-et-la-reponse-des-ambulanciers-a-lurgence/

 

Intervention – En chier avec dudul

Intervention – En chier avec dudul

retro

Bon allez merde ! Aujourd’hui c’est dimanche, l’actu me déprime, et les cons aussi ! Alors on va rester dans le “light”, et dans la neige. J’m’en vais te raconter un truc de malade ! Accroche-toi à ton slip !

Une intervention qui restera dans les annales

Je ne vais pas te faire le détail de ma rencontre avec Dudul, ni même t’expliquer pourquoi ce surnom affectueux lui a été attribué… Si tu es cortiqué, tu feras de toi-même le lien. Sinon, gratte-toi. L’intervention qu’on a vécu ce matin-là est quand même digne de figurer dans des annales quelconques, alors autant que ce soit ici… Par un beau matin d’hiver ensoleillé – Viens-en au fait, Jean !

Un matin beau. Soleil beaucoup… C’est ça que tu veux ? Bon alors merde ! Ce matin-là de l’hiver dernier, particulièrement long et rude avec beaucoup de neige dans cette partie du massif des Hautes-Vosges mais côté Alsacien, on avait été requis par,… alors là je sais plus si c’est un toubib du cru qui avait appelé en direct, ou s’il avait transité par la régule du SAMU Centre 15…

Homme 80 ans, pour la réa cardio

En tous cas on avait été requis pour évacuer sans délai un homme d’environ 80 ans vers la réa cardio de l’Hôpital Albert Schweitzer au motif de douleurs thoraciques chez sujet triple-ponté avec des antécédents de TACFA (Tachy-Arythmie Cardiaque par Fibrillation Auriculaire) et autres problèmes de palpitant… Forcément dans ces cas-là, on ne perd jamais de temps et on se dit qu’une convergence avec le SMUR doit rester une option sur le feu !

Un chemin… enneigé et deux ambulanciers

Le chalet de ce monsieur se trouvant à tout juste deux kilomètres en amont dans la vallée, les routes étant dégagées, on a parcouru la distance en moins de temps qu’il ne t’en faut pour éternuer… Arrivés devant la grille de fer forgé ouverte marquant l’entrée de la propriété, on s’est avancés sur le chemin. Juste quelques mètres, le temps de se rendre compte que le chemin menant au chalet (environ 200 mètres) était enneigé, verglacé, casse-gueule, craignos, pourri-moisi.
Bref, un putain d’écueil !

Et bien sûr, les chaînes étaient restées à la base… Alors que d’habitude elles sont toujours dans l’ASSU: de novembre à mars. Invariablement !

  • Dudul enquille vite fait:
  • Prends le sac d’inter et file bilanter le mec. Moi je retourne à la base chercher les chaînes et je te rejoins. Grouille !
  • Ok Boss !
  • Oui, Dudul, c’est mon Boss.

Je saute à terre (enfin, à neige), je chope notre Boscarol rouge plein de tout ce qu’il faut pour une évaluation clinique complète, et je me mets à cavaler sur la neige verglacée. Je courais comme un cinglé et oh, je devais bien faire des pointes à 2 km/h, toujours à la limite de me casser la mâchoire, sac sur le dos, bras étendus à l’horizontale pour ne pas perdre l’équilibre, mes rangers tentant vaillamment de s’accrocher à la glace – c’est des ventouses aux pieds qu’il m’aurait fallu, bordel de merde !

J’avais l’impression d’être Philippe Candeloro se préparant à faire un triple axel, sauf que je ne portais pas de costume de fiotte moule-burne. Arrivant tant bien que mal au chalet, après des sprints de fou à 2km/h, j’étais déjà en nage ! Et je priais in petto pour que Dudul n’ait pas eu la mauvaise idée d’aller faire un bonhomme de neige dans les prés !

J’arrive au chevet du monsieur, pas bien, essoufflé – lui aussi, mais pas pour les mêmes raisons – et aussitôt les présentations faites, je lui explique ce que je fais en le rassurant. Tout en lui posant des questions d’ordre médical je prends sa tension, son pouls (tachy-arythmique +++: ça veut dire irrégulier et rapide), et aussi sa saturation en O2 dans le sang.
Et là, le chiffre tombe comme un couperet: 72 de sat !

N’ayant pas constaté de cyanoses ni d’acrocyanoses, je place le capteur de l’oxymètre à mon propre doigt, en me disant:

« Bon il a fait froid cette nuit, l’ASSU a dormi dehors… C’est peut-être un artefact ou un dysfonctionnement… » Mais à mon doigt l’oxymètre indique bien 99 % d’O2. Et merde, va chier ! J’ouvre plus largement le col de la chemise du monsieur en lui expliquant ce que je vérifie: en l’occurrence, je cherche un tirage sterno-cléïdo-mastoïdien ainsi qu’un balancement thoraco-abdominal, signant une détresse respiratoire aggravée. Mais des clous ! Rien !

Je lui replace la sat, et toujours un chiffre dans les patates, à peine plus haut que 70 %… Je me dis que Dudul ne va pas tarder et aussitôt je l’appelle histoire de lui demander de rapporter tout de suite l’ogive d’oxygène: tant qu’il débarque de l’ASSU, autant qu’il ne me rejoigne pas les mains vides…

  • Une main posée sur la main de ce vieil homme, je le regarde avec un sourire qui se veut rassurant tandis que j’explique à mon Boss par téléphone:
  • Je pense que ça ferait du bien à M. X qu’on lui donne un peu d’oxygène. Ce sera plus confortable pour lui. Tu es dans le coin ?
  • J’arrive dans 30 secondes. A toute !
  • J’explique alors au vieil homme un peu inquiet qu’on va lui administrer de l’oxygène, que ça lui fera du bien.
  • Mon co-équipier arrive, lui dis-je. Il a dû aller chercher les chaînes pour l’ambulance je rajoute pour faire bonne mesure, en lui faisant un clin d’oeil.

Le vieil homme sourit bravement.
J’en profite alors pour lui demander ainsi qu’à sa femme qui vient de nous rejoindre, s’il a des antécédents respiratoires connus:
– Monsieur X., avez-vous un dispositif d’assistance respiratoire à domicile ?
– Non…
– Est-ce que votre médecin a déjà évoqué une Insuffisance Respiratoire Chronique (IRC) ou une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) ?
– Non plus…
– Bien Monsieur, alors on va placer un masque à haute concentration sur votre nez et vous allez être soulagé en respirant de l’oxygène pur grâce au masque, d’accord ?
– Oui-oui… Faites ce que vous avez à faire, me dit-il courageusement avec son accent welche.

Sa femme m’interroge du regard, inquiète. Je lui explique alors que son époux connaît un petit épisode de troubles du rythme cardiaque associé à une difficulté respiratoire, mais qu’en le conduisant en réa cardio, tout se passera bien et que l’équipe qui va le prendre en charge là-bas saura très bien s’occuper de lui et faire ce qu’il faut pour résoudre ce problème.

Rassurée, elle se dirige vers la porte tandis qu’apparaît ma vieille Dudul ! Je lui fais un topo succinct de la situation, alors qu’il m’écoute d’une oreille et salue avec amabilité le Monsieur et son épouse. Se penchant sur le patient, qui précisément est un patient patient, il jette un oeil à mon synoptique et prend connaissance du bilan avec les constantes.

On lui place le masque, et, le patient n’étant ni IRC ni BPCO, on lui balance de l’oxygène à 12 l/minutes. Puis on l’assoit sur la chaise-portoir et on le sort. Sur le brancard, on l’installe en position demi-assise, histoire de l’aider à mieux respirer. Et voilà, on enfourne le tout dans l’ASSU, et je meretrouve assis dans la cellule sanitaire, après avoir dit au-revoir à Madame X.

Prenant à son tour congé de l’épouse de Monsieur X., sautant derrière le volant, Dudul lui suggère d’appeller la réa cardio d’ici une heure ou deux, le temps de faire les examens préliminaires. Son ton est rassurant et, à travers les vitres teintées, je vois que Mme X. semble vraiment soulagée.

C’est là que TOUT a foiré !

Malgré les chaînes, il y a une putain de saloperie de congère glacée-gelée, plus glacée-gelée qu’une nageuse Est-Allemande frigide ! Et forcément, l’ASSU part en plein dessus ! Voilà, les roues avant sanglées de leurs belles chaînes jaunes tournent dans le vide ! Le bas de caisse repose sur cette salope de congère ! Descendant de l’ASSU, Dudul demande à la femme, toujours dehors, sur le pas de la porte, si elle a une pelle ou une pioche, un piolet, qu’importe, histoire de péter la glace, maintenant les roues avant de l’ASSU à 30 cm dans le vide…

La petite femme court chercher des outils, Dudul en  sélectionne deux et vas-y que je me couche sous l’ASSU, à même la glace, à taper comme un sourd dans la neige congelée… Au bout d’un bout, il passe sa tête par la porte de la cellule où je suis assis, en train de rassurer notre Monsieur X. Celui-ci est calme, et même, il sourit de la cocasserie de la situation. Au moins un que ça fait rire ! Je sors relayer Dudul tandis que celui-ci s’assoit auprès du brancard pour récupérer un peu et se réchauffer.

C’est à mon tour d’être vautré sur la glace du sol, à taper comme un sourd avec la pelle que Dudul m’avait filée… Et au bout de ce qui me semble une éternité, la gorge en feu à cause de l’air froid, ce qui devait arriver arriva: la pelle se pète. C’est net et sans bavures ! Me voilà avec juste un manche de bois dans mes mains bleuies par le froid, tandis que le fer de la pelle est gentiment en train de dessiner un sourire à la glace de la congère…

– Euh Dudul… On a un petit problème, lui dis-je en passant la tête par la porte latérale de l’ASSU, en lui montrant la pelle décapitée.
– Bon, ben euh… Ben… Vois avec la dame si elle n’a pas autre chose, sinon, continue avec le manche.
– Glps ! Bon…

Et de continuer un bout jusqu’à ce que, n’en pouvant plus, Dudul vienne me relayer tandis que je retournais au chevet de Monsieur X. maintenant franchement hilare ! A un moment, je sens que l’ASSU vient de descendre de son putain de perchoir à la con… Une petite secousse et je me dis qu’on va pouvoir repartir…  Dudul se place au volant, tandis que Madame X. se place devant l’ASSU pour le guider.

Madame bonhomme de neige

Elle n’avait pas prévu qu’il passe la marche arrière. Elle aurait dû ! Quand Dudul met les gaz, les roues avant se mettent à projeter de la neige et de la boue sur la pauvre dame, qui maintenant ressemble plus à un bonhomme de neige qu’à ce qu’elle était encore un instant auparavant ! De la neige et de la boue partout: sur le visage, dans les cheveux, sur son manteau… PARTOUT !

Dudul étouffe un fou-rire nerveux tandis qu’il saute à terre. Je suis moi-même obligé de me détourner de Monsieur X. parce que je sens que je pars en couilles à mon tour. A travers la portière avant laissée ouverte, j’entends Dudul demander au “Bonhomme de neige”:
– Ca va madame ? Vous n’êtes pas blessée ?
Celle-ci rigole en s’époussetant…
– Oh ben non hein ! Faut pas vous inquiéter alors… Toujours cet accent welche, là !

L’ASSU est en tout cas à nouveau sur ces 4 roues et on peut mettre les voiles et foutre le camp de cet “Enfer blanc”, Dudul derrière le volant, conduisant prudemment vers la sortie de la propriété, toujours chaînés, jusqu’à ce qu’on retrouve le bitume…

Le déchaînage ne lui a pas pris plus 2 minutes et puis voilà, on filait vers l’Hôpital Schweitzer avec Monsieur X. qui finalement, s’en est payé une bonne tranche. Nous voir trimer comme des sacs, vautrés dans la neige et la glace, les mains et les genoux plus bleus qu’un putain de Schtroumpf, à dégager l’ASSU de cette saloperie de congère lui aura au moins permis d’oublier qu’il n’était pas là pour faire joli, mais qu’à la base c’était parce qu’il était VRAIMENT mal qu’on était venus ! Pour lui porter secours ! Pas pour le divertir, bordel à cul…!

Anecdote d’ambulancier : Philou le sage

Anecdote d’ambulancier : Philou le sage

soin

Anecdote d’ambulancier : Philou

Nous sommes le 2 décembre et je viens de créer cette nouvelle catégorie “Anecdotes d’ambulanciers – avec nous en Intervention”. Depuis 2001, je note chaque intervention marquante, banalement drôle ou dramatique. Elles sont soigneusement consignées depuis plus de 8 ans, et de temps en temps je vous en livrerai une dans un article… (Je n’ai pas commencé plus tôt, pour la simple et bonne raison que je n’en avais pas eu l’idée. C’est con, maintenant que j’y pense…) Le première que je vous livre n’a rien d’extraordinaire – simplement elle vous montre un des aspect de notre job. Et je la dédicace à Philou, prématurément enlevé à notre affection, ainsi qu’à Roland, ambulancier vétéran, décédé en mission le 26 octobre courant…

A “Philou-le-Sage”, le “Vétéran”, le “ZEN-man”… On te garde haut dans nos coeurs mon Ami.

Cette semaine-là, Philou et moi étions de garde de nuit pour les appels du SAMU-centre 15. C’était bien avant la mise en place dans le Haut-Rhin, des “Gardes Départementales”. C’était l’été, et nous avions pris notre service à 19h30, pour une garde de nuit de 12 heures, jusqu’à 7h30 le lendemain. La soirée était belle…

Le soleil ne voulait pas se coucher derrière les crêtes vosgiennes, à quelques kilomètres à l’ouest. Il faisait bon dehors et, à notre base, entourée de champs avec quelques coquelicots, l’air avait cette senteur parfumée d’un été alsacien comparable à nul autre. Philou et moi étions donc occupés à vérifier le matériel embarqué de l’ASSU – péremptions des solutés, des tubulures, des cathéters, présence de TOUT le matos d’immobilisation et “gonflage” correct des ogives d’O2. On faisait ça sur le parking de la base, hors du hangar sous lequel la température vers 20h00 frisait encore les 30°C, au début de notre prise de service. Chaleur intenable à l’intérieur, mais protocole-protocole, que voulez-vous…?

Le Médipack (sac d’intervention) était complet, les ogives d’O2 correctement « gonflées », et tout le matériel à sa place. Rien ne manquait. Ni dans le sac d’abordage de la victime, ni dans les placards et tiroirs de l’Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence.

Une fois cette tâche exécutée, nous nous étions roulé une cigarette chacun et nous avions contemplé les Vosges et le coucher de soleil très lent et doux, en fumant notre cigarette, sans un mot, assis sur le marchepied de l’ASSU. Dans ces moments-là, parler est inutile. On était juste là, deux collègues, deux ambulanciers en train de savourer l’instant, quand notre radio de bord, une vieille Motorola pourrie et rafistolée au Chatterton®, avec son cordon “téléphone” et le micro accroché à une patte fixée sur la planche de bord – à la Starsky & Hutch – s’était mise à crachoter :

Ambulancier, intervention et mission SAMU

« Philou, Jean, vous partez sur un SAMU : TS par phlébotomie, hémorragie importante poignet gauche, au 17 rue Blabla, à Colmar chez Mme X. 41 ans, avec bilan. »

Traduction pour le profane: Le SAMU vous missionne pour aller chez Mme X qui a fait une Tentative de Suicide en s’ouvrant les veines, hémorragie importante. Transmettez un bilan au 15.

Mme X. était archi-connue par tous les ambulanciers de la boîte qui tous, au moins une fois, avaient été missionnés par le SAMU pour le même motif au domicile de cette femme. Soit elle s’ouvrait les veines, soit elle se confectionnait un cocktail médicaments-alcool avec soin, appliquée…

Rien de nouveau pour nous deux, donc. Nous avions écrasé nos cigarettes avec regret, rompant le charme de l’instant pour nous rendre chez cette dame, vivant dans un quartier chaud de Colmar, véritable coupe-gorge pour tout véhicule avec gyrophares, ambulances y compris. En soupirant, nous étions montés à bord de l’ASSU, avions démarré, allumé les xénons bleus et en route.

En appliquant bien sûr la devise de Philou: “Ne confondons pas URGENCE et PRÉCIPITATION, s’il-vous-plaît !” Les vitres ouvertes et le pin-pon-pin aux intersections, nous avions rapidement couvert la distance, puisque ce coupe-gorge n’était pas loin de notre base.

Arrivés sur les lieux, Medipack sur l’épaule, vitres fermées et ASSU verrouillée, nous étions entrés dans l’immeuble sordide aux relents de merde, et avions sonné à la porte, au rez-de-chaussée. Des éclats de voix provenaient de l’intérieur,… des canettes de verre qui se brisaient… Chez Mme X, rien que de très normal. La routine. Nous avions franchi le seuil de l’appartement vers 20h15 et en étions ressortis, calmement, une minute plus tard, après nous être baissés au son placide de la voix de Philou :

« Canette en vol tendu vers toi, baisse-toi un petit peu s’il-te-plaît, Jean…»

Je m’étais baissé dans la seconde tandis qu’une canette de bière venait s’exploser contre le mur juste derrière moi, là où s’était trouvé ma tête un instant plus tôt. De guerre lasse, nous avions alors salué la “joyeuse assemblée” et pris congé. Nous n’avions pas pu examiner la blessure de Mme X. qui saignottait un peu, et de toute façon, leur petit jeu du “jet de canettes” dans la cuisine nous aurait quelque peu empêché dans notre travail.

De retour dans l’ASSU, Philou rendait-compte au SAMU :

« SAMU pour Ambulances de Colmar, bilan de Mme X: reçus à jets de canettes de bière, refus d’évaluation clinique, pas de prise en charge. Elle est comme d’habitude, quoi. ASSU 31 dispo radio pour SAMU ».

Puis de même avec la régulation des Ambulances de Colmar, le micro de la vieille Motorola en main. La régulation nous avait alors répondu« Reçu ASSU 31. Retour base.»À 20h20, nous étions à nouveau assis sur le marchepied, contemplant le soleil amorçant sa descente derrière les ligne bleue des Vosges, sans un mot, simplement assis là, deux amis, deux ambulanciers, savourant l’instant en fumant une nouvelle cigarette…

Ambulancier, souvenir de début de carrière

Ambulancier, souvenir de début de carrière

Souvenir de début de carrière, moi l’ambulancier…

interieur_ambulance

Vous vous souvenez de vos débuts en tant qu’ambulancier? Moi je m’en souviens très bien, quelle fierté de porter cette combinaison blanche (ca a son importance dans la suite du récit), d’arriver sur une intervention toutes sirènes hurlante et de pouvoir donner un peu de réconfort à la victime et tout ça sous les yeux attentionnés des passants qui admirent le dévouement des équipes de secours qui sont disponibles 24/24H 7j/7.

Malheureusement certaines interventions se passent un peu plus mal…pour nous…et notre ego. Je me souviendrais toujours de cette soirée d’hiver j’étais alors encore un jeune  »BNS’‘. Il avait plu tout la journée (ca a aussi son importance dans la suite) et la nuit venait de tomber lorsque j’entendis la sonnerie stridente du bipper qui venait troubler le calme de la salle de garde. Un rapide coup d’œil sur l’écran de celui ci et les 3 premières lettres qui se détachaient clairement du reste du message me firent comprendre qu’il n’était plus temps de bailler aux corneilles.

SMU ces 3 lettres indiquait que notre véhicule devait sortir sur un appel de la régulation du SAMU pour une urgence. Je pris rapidement la radio et j’apercevais déjà mon CCA (ambulancier titulaire) entrain de se diriger vers le véhicule. Nous venions à peine de quitter le centre que déjà la radio crachota le motif de l’appel: 745(indicatif fictif) Femme 40ans malaise sur la voie publique, pas de pc, place Kléber. En moins de 5 min nous étions sur le lieu de l’intervention, un fourgon secours des pompiers nous avait précédé (facile leur caserne est à 500m)…Ils protégeaient tant bien que mal la victime du froid et de la pluie.

Nous avions encore nos anciens ASSU qui permettait de passer du poste de conduite à la cellule arrière sans sortir du véhicule, et alors que mon collègue sortait de l’ ambulance pour aller vers notre patiente, je tentais de glisser mon petit 1m86 à travers ce fin passage afin de récupérer le sac d’intervention, mais je vois mon CCA ouvrir la porte arrière de l’ASSU pour récupérer une bouteille d’oxygène.

Je me demande d’un coup si l’intervention ne serait pas entrain de se compliquer… Et alors que je me dirige vers l’arrière de l’ambulance je remarque que la place est noir de monde et il est illusoire de croire que personne n’a remarqué les gyrophares qui tournaient au dessus de ma tête et alors que j’arrive au seuil de la cellule je me remémore cette série ou on voit un sauveteur avec son short rouge courir sur une plage pour sauver les malheureux baigneur de la vaguelette de 3cm et j’ai même la chanson qui me titille les oreilles alors que je descend mon pied vers le marche pied…

Et pour paraphraser Jean dans son récit En chier avec dudule..!!

C’est là que TOUT a foiré !

J’ai senti mon pied vouloir aller plus vite que la musique et pour une obscure raison il est même remonté à l’horizontale…!!!  Je regrette à ce moment d’avoir cru en la pub de mes chaussures de montagne Columbia (qui d’après l’inscription utilisent la technologie ULTRA MEGA GRIP only snow) Only snow qui est bien entendu écrit en tout petit, en fait cette  »technologie » est une vaste fumisterie qui permet de faire doubler le prix de la chaussure….’foiré..!!!

En fait le caoutchouc de la chaussure n’apprécie pas du tout le contact avec l’aluminium mouillé du marche pied…gggrrrmmmmbbbbblllll Bref alors que je suis encore entrain de pester dans ma tête une pensée m’effleure l’esprit et je me remémore tout d’un coup de certains de mes cours de physique et en particulier le cours de la pomme dû au théorème d’un certain Newton. Isaac de son prénom.

Deux corps ponctuels de masse MA et MB s’attirent avec une force proportionnelle à chacune des masses, et inversement proportionnelle au carré de la distance qui les sépare. Cette force a pour direction la droite passant par le centre de gravité de ces deux corps.

La force exercée sur le corps B par le corps A est vectorielle-ment donnée par newton. Voyons la gravité à Strasbourg est de 9.81..Fichtre si je ne me tenais pas je me serais écrasé par terre devant toute cette foule…. Soudainement un éclair de lucidité me traverse…mais oui tiens à quoi est ce que je me tiens d’ailleurs……la sentence tombe rapidement: Ben à rien mon gars..!!!

Et alors que je suis encore entrain de débattre dans ma tête de ce fameux théorème et de pester sur le fait que s’il n’existait pas on tomberait peut être un peu moins vite…je suis rappelé à la réalité par une douleur aiguë qui remonte le long de ma colonne….

Douleur due à l’impact et la rencontre entre mon postérieur et notre bonne vielle planète..!! C’est dans ce genre de moment qu’on aimerait trouver un petit trou ou se cacher et ne plus en sortir…. Et entre nous vous avez déjà essayé de faire un relevage devant 200 personnes en combinaison blanche avec le postérieur trempé, parce que vous vous êtes rétamé comme une buse en glissant sur ce !%&#!! de marche pied???

Corollaire: Les jours de pluie le marche pied tu n’utiliseras pas

Jean Laengy

C’est le métier qui rentre qu’il disait l’autre… J’aurais voulu le voir à ma place le rigolo qui a inventé ce proverbe..!!!

Terminologie médicale

Terminologie médicale

Terminologie médicale, ou savoir de quoi on parle…

Il y a deux façons d’aborder la terminologie médicale. Apprendre les termes par cœur, ou en comprendre la structure. Il me semble préférable de comprendre la structure sous-jacente de la terminologie médicale. 

En effet, en reconnaissant les préfixes, racines et suffixes il devient plus facile sinon d’interpréter à tout le moins de saisir le sens général d’un nouveau mot. Commençons donc avec les préfixes. 

Ceux-ci sont dérivés du latin ou du grec ancien. En règle générale, ils indiquent une position ou une condition. Par exemple, dans « hypertrophie », le préfixe hyper indique une augmentation.  Son contraire, hypo, va indiquer une diminution.

Les préfixes les plus fréquents comprennent, entre autres :

PréfixesSignificationExemple
Hyper / HypoAugmentation / DiminutionHypoglicémie
Sus (supra) / sous (sub)Au-dessus / En-dessousSubclaviculaire
A (an) / EuAbsence de / Normal(e) Apnée
Tachy / BradyRapide / LentBradycardie
Exo (extra) / IntraDehors / DedansIntrathoracique
Poly / MonoPlusieurs / Un seulPolyurie
Macro / MicroGrand / petitMacroscopique
DysDifficulté / DysfonctionDyspnée
Pré / PostAvant / AprèsPost-opératoire
OrthDroit / CorrectOrthopédie
Hémo / HémaSangHémodynamie
DiaA traversDiaphorèse

Les suffixes vont, de leur côté, indiquer une fonction ou une pathologie.

SuffixesSignificationExemple
…iteInflammationLaryngite
…stomieIncision chirurgicaleLaparotomie
…pnéeRespirationTachypnée
…pepsieDigestionDyspepsie
…gèneQui provoque ou produitTératogène
…omeTumeurMélanome
…émieSang, dans le sangOxcémie
…orrhéeEcoulementOtorrhée
…ptysieCrachementsHémoptysie
…scopieRegarderGastroscopie
…lyseDestructionHémolyse

Reste maintenant la racine (qui peut parfois être assimilée tant au préfixe qu’au suffixe).  La racine désigne un organe, un tissu, une fonction.

RacineSignificationExemple
Cardio, cardie, cardeCoeurCardiomégalie
Pnée, pneuVentilation, airPneumothorax
Oxy, oxOxygèneOxémie, hypoxie
GlycGlucoseGlycémie, glycurie
Urie, uréUrée, urine (production)Urémie, anurie, polyurie
CéphalTêteEncéphalite
CysteVessieCystite
NéphroReinNéphrite
GastroEstomacGastrite
EntérIntestin grêleEntérite
PhlebVeinePhlébotomie

Il est évident que la compréhension des termes passe par la connaissance de la signification des différents préfixes, suffixes et racines. Par conséquent, une fois que les principaux termes sont maîtrisés, on parvient plus facilement à interpréter les termes que l’on rencontre, ce qui peut grandement nous aider dans notre pratique préhospitalière.

Par exemple, vous devez transporter Grand-Père, qui peut facilement devenir apnéique et bradycarde, selon la famille. Cela signifie que vous pouvez vous attendre à un arrêt ventilatoire et une baisse de la fréquence cardiaque pendant le transport.  Sachant cela, il vous est plus facile de préparer le matériel nécessaire et réagir plus rapidement le cas échéant.

Utiliser le bon terme constitue pour l’intervenant pré-hospitalier une affirmation de son désir d’être reconnu comme un professionnel de la santé, intégré à 100% dans la chaîne des soins aux patients. Cela attire le respect des pairs, ainsi que la considération positive de la part des autres intervenants du milieu.

De même, certains termes anatomiques se doivent d’être employés de façon cohérente. Par exemple, « proximal » et « distal » n’ont de sens que si l’on identifie la structure dont il est question. Une blessure distale à l’épaule peut être partout sur le bras.  Par contre, une blessure au tiers proximal de l’avant-bras nous situe beaucoup mieux. Une crampe au quadrant supérieur gauche de l’abdomen est beaucoup plus précise qu’un mal de ventre…

Là encore, c’est la pratique qui permet la maîtrise du sujet. Je vous propose donc de chercher les significations des termes en italiques dans les précédents tableaux. Je publierai les solutions, et d’autres termes, dans quelques semaines.

Paramédicalement

Sébastien Gagnon, ACP
Paramédic en Soins Avancés au Canada

terminologie médicale
L’ambulancier et l’anamnèse du patient

L’ambulancier et l’anamnèse du patient

L’anamnèse du patient : une étape cruciale de l’intervention préhospitalière

Alors que l’évaluation primaire (le bilan) vise à découvrir des urgences vitales, l’évaluation secondaire nous permet de détecter d’autres troubles.  Ces troubles peuvent être bénins ou graves, voire mortels dans un futur proche.  L’évaluation secondaire se fait généralement en trois étapes, qui seront développées ici. Le questionnaire est une étape très importante dans l’évaluation secondaire du patient. 

Il permet de faire un bilan rapide de l’état de santé habituel du patient, ainsi que la raison pour laquelle il a fait appel aux services médicaux d’urgence.  Deux acronymes aide-mémoires peuvent être utilisés.  Il est à noter que l’ordre des étapes n’a pas vraiment d’importance, tant que toutes les questions sont posées et qu’on arrive à obtenir les réponses de la part du patient ou de sa famille.

Le premier acronyme est « SAMPLE » (qui signifie « échantillon » en anglais)

  • S    Signes et symptômes (on peut se référer au « OPPQRRRST » pour cette étape) ;
  • A    Allergies connues, surtout médicamenteuses, mais aussi à certaines substances comme l’iode, à certains aliments, mais aussi à certains animaux si cela peut avoir un rôle à jouer avec la nature de l’appel
  • M    Médicaments utilisés par le patient, sur une base régulière.  Notez que l’on s’intéressera autant aux médicaments sous prescription que ceux en vente libre, de même qu’aux produits naturels, homéopathiques, vitamines, etc…
  • P    Passé médical, un résumé des problèmes médicaux déjà connu chez le patient.  Il est important de s’en tenir à ce qui est le plus pertinent.  Une appendicectomie datant de 1963 n’est sûrement pas d’une importance critique dans l’état du patient.  Par contre, une hospitalisation récente l’est beaucoup plus.
  • L    Lunch (Last oral intake – Dernier repas ingéré).  Quand est-ce que le patient a mangé/bu pour la dernière fois.  Est-ce un aliment habituel, est-ce que les autres personnes qui l’ont mangé ont les mêmes signes et symptômes, est-ce que l’on pourrait faire face à une allergie alimentaire.
  • E    Événement ayant précédé l’urgence.  Est-ce que le patient faisait une activité quelconque avant le début des symptômes. Est-ce que cette activité peut être reliée au problème ?

OPQRST

Le second acronyme nous permet d’approfondir notre bilan à propos de la raison de l’appel.  Nous irons chercher les informations pertinentes au niveau de la plainte principale, des signes et symptômes du patient.  Nous utiliserons le « OPPQRRRST ».

  • O    Onset – Début de l’épisode.  S’agit-il d’un commencement soudain, graduel, présent depuis plusieurs jours, quelques minutes, est-ce que la douleur l’a réveillé, etc.
  • P    Provocation – Qu’est-ce qui a provoqué l’apparition des symptômes.  Est-ce que le patient faisait un effort ou était au repos, etc.
  • P    Palliatif – Est-ce que le patient peut atténuer la douleur en changeant de position, en se reposant, en marchant, etc.
  • Q    Qualification de la douleur – S’agit-il d’un brûlement, d’un serrement, d’un coup de poignard.  Comment le patient décrit-il sa douleur.
  • R    Région – Dans quelle région du corps la douleur est-elle apparue, où est-elle ressentie le plus vivement.
  • R    Référence – Est-ce que la douleur principale est référée ailleurs dans le corps.
  • R    Récurrence – Est-ce le premier épisode ? Est-ce que le patient a déjà ressenti une douleur comparable ?
  • S    Sévérité – Demandez au patient d’indiquer la sévérité de sa douleur sur une échelle de 1 à 10, 1 représentant un état sans douleur et 10 représentant la pire douleur possible.  Notez que puisqu’il s’agit d’une échelle strictement subjective, son utilité est limitée à voir dans quelle mesure les traitements effectués soulagent le patient.
  • T    Temps – Depuis combien de temps la douleur est-elle présente ?

Ces deux acronymes permettent d’établir un bilan de santé global et de circonscrire et d’identifier rapidement le problème du patient.

Seconde étape : mesure des signes vitaux

La deuxième étape de l’évaluation secondaire porte sur la mesure (et la consignation) des signes vitaux.  Pour mémoire, ceux-ci comprennent :

  •  La fréquence cardiaque (indicateur de l’hémodynamie) ;
  • Le niveau de conscience du patient (indicateur des fonctions cérébrales) ;
  • La fréquence ventilatoire (indicateur de la qualité des échanges gazeux) ;
  • La pression artérielle (indicateur de la perfusion) ;
  • La température basale (indicateur de l’homéostasie) ;
  • Les pupilles (indicateur de l’état neurologique central) ;
  • L’oxymétrie ou la saturométrie (indicateur de l’oxygénation) ;
  • La couleur et la texture de la peau (indicateur de l’état général du patient) ;
  • La glycémie capillaire ;
  • L’obtention d’un ECG, qui permet de reconnaître certains troubles du rythme cardiaque.

Tous ces paramètres peuvent être évalués avec différents appareils et techniques, et permettent souvent de confirmer ou d’infirmer le diagnostic provisoire.  Par exemple, un patient étant dans un état léthargique et qui présente une glycémie capillaire basse souffre probablement d’un épisode hypoglycémique, facile à gérer pour l’intervenant préhospitalier.

La dernière partie de l’évaluation secondaire est une évaluation spécifique du ou des systèmes affectés.  Il faut donc orienter le questionnaire vers la confirmation ou l’infirmation du problème soupçonné.  Par exemple, pour un patient souffrant de douleur thoracique, il faudrait faire une évaluation exhaustive du système cardio-vasculaire et du système ventilatoire.  De même, une altération du niveau de conscience demande une évaluation neurologique, mais aussi un questionnement sur la prise de drogues, une mesure de la glycémie sanguine, etc.

Une bonne évaluation secondaire permet à l’intervenant préhospitalier de mieux répondre aux besoins de son patient.  Il pourra ainsi favoriser la meilleure prise en charge possible, et par là même un meilleur rétablissement éventuel.

Evaluation continue

Reste ensuite l’évaluation continue pendant l’intervention et le transport.  Chez un patient instable, la prise de signes vitaux (surtout le pouls, la ventilation et la pression artérielle) devrait être faite à intervalles de 2-3 minutes pour être capable de détecter rapidement un changement dans l’état du patient.  On peut naturellement adapter ce délai selon la condition du patient.  Néanmoins, même en présence d’un patient très stable, une bonne évaluation globale (signes vitaux, changements dans la condition) devrait être faite toutes les 10 minutes jusqu’au transfert de responsabilité au personnel médical.

Sébastien GAGNON, Paramedic en soins avancés. Canada.

anamnèse - patient - ambulanicer : le site de référence
PALS : Pediatric Advanced life Support

PALS : Pediatric Advanced life Support

Pediatric Advanced life Support(PALS) : la formation

Le célèbre cours PALS de l’American Academy of Pediatrics et de l’American Heart Association, conforme aux recommandations de l’ILCOR, est enfin disponible en France.

 Public

Ce cours s’adresse aux médecins (urgentistes, pédiatres, médecins de famille), infirmiers, et à tous les autres professionnels de la santé qui veulent faire la mise à jour de leurs connaissances et veulent maîtriser leurs habilités techniques en réanimation pédiatrique. Les ambulanciers pourront trouver un intérêt pédagogique à cette formation en terme de connaissances.

 Programme et méthode

Ces sessions se veulent avant tout basées sur une pratique intense, à travers des ateliers de simulation clinique. L’apprentissage est basé sur la prise en charge des premières minutes face à une urgence pédiatrique : arrêt cardio-respiratoire, détresse ventilatoire, traumatisme, réanimation du nouveau-né. Toutes les techniques de soins sont pratiquées en y incluant la pharmacologie et les aspects éthiques de la réanimation. 

Cette formation dure deux jours et donne lieu à une épreuve écrite qui permet l’obtention d’un certificat en cas de réussite, reconnu internationalement. Tous les trois ans une remise à jour des connaissances de quelques heures doit être effectuée pour conserver sa validité. En effet, le contenu du PALS évolue avec l’avancement des connaissances et des données  scientifiques, par conséquent, tous les cinq ans de nouvelles lignes directrices peuvent être établies en fonction des derniers acquis de la recherche.

Comité scientifique

Directeur de cours: Pr Marc André DUGAS, Pédiatre intensiviste, chef de service des soins intensifs, CHU Laval, Québec
Co directeur: Dr Emmanuelle DEFRANCESCHI, Anesthésiste Réanimateur, DAR SUD APHM
Dr Anne Pascale WASIER, Pédiatre intensiviste, Réanimation CHU Timone et responsable du SMUR Néonatal SAMU 13
Dr Sophie Ariane HASSID, Pédiatre intensiviste, Réanimation néonatale CHU Nord
Dr Arnaud CHARPENTIER, Pédiatre intensiviste, Réanimation CHU Timone

Inscriptions et info

http://www.ims-org.com/

Le SAMU 41 répond aux pompiers

Le SAMU 41 répond aux pompiers

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Vendredi dernier, la NR publiait un article consacré aux inquiétudes du syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels face au recours de plus en plus fréquent aux ambulanciers privés pour assurer certaines interventions dites de secours à personne. Le Dr Randriamalala, médecin-chef du Samu 41, a tenu à répondre aux critiques formulées par les représentants syndicaux des hommes du feu envers les Samu en général (et non celui de Blois en particulier).

« Des interventions de secours à personnes parfois difficiles sont confiées à des ambulanciers du privé par les médecins régulateurs du Samu au détriment des sapeurs-pompiers et surtout des usagers. »

Les ambulanciers participant à la garde justifient d’une formation continue et doivent adhérer à une convention départementale très stricte en terme de qualification et de moyens.

« Leurs délais d’intervention sont plus longs… » La convention impose un départ sans délai ou compatible avec le degré de l’urgence. « Les ambulanciers n’interviennent qu’à deux au lieu de trois pour les pompiers… »

L’effectif de deux est celui le plus courant dans les autres pays d’Europe. Les techniques enseignées prennent en compte le nombre d’intervenant sur la mission. Dans les prises en charge où le nombre de deux n’est pas considéré comme suffisant, les médecins régulateurs font appel aux sapeurs-pompiers.

«… qui disposent en plus d’un matériel spécifique ».

La liste des équipements obligatoires pour les véhicules sanitaires en application de l’arrêté du 10 février 2009 modifié par l’arrêté du 28 août 2009 impose un matériel aussi complet voire plus que celui en vigueur dans les VSAV.

« Il existe des conventions départementales qui fixent pourtant le travail de chacun mais qui ne sont pas suffisamment respectées. »

Au-delà même des conventions départementales, les référentiels communs sur l’organisation de la réponse ambulancière à l’urgence pré-hospitalière fixés par l’arrêté du 5 mai 2009, ainsi que le référentiel sur l’organisation du secours à personne et de l’aide médicale urgente arrêté du 24 avril 2009 fixent les modalités de travail et de mission des ambulanciers privés, du Samu et des pompiers. Quelques ambiguïtés réelles sont relevables, mais jamais l’usager n’en pâtit à aucun moment. Il appartient au Samu d’adapter la réponse à la situation en fonction des moyens disponibles.

« Tout part d’un problème de confiance de la part du Samu envers les pompiers… »

Des échanges réguliers. Si certains délégués syndicaux ont ce ressenti dans leur département respectif, ce n’est pas le cas dans le Loir-et-Cher. Un travail de coopération est appliqué avec des échanges réguliers. Un point d’honneur est mis à intégrer des visites, ainsi que des échanges dans les deux structures lors des formations, par exemple, ainsi que la mise en commun d’une interface de régulation commune, permettant en temps réel aux deux structures la réponse apportée à une détresse.

http://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/Le-Samu-41-repond-aux-pompiers

Ambulances privées : immersion dans une société

Ambulances privées : immersion dans une société

Ambulances privées, immersion dans une société

Voici un article de presse qui dans ce rare cas évoque la réalité du milieu des ambulances privées souvent passée sous silence au détriment de l’actualité des soi disant fraudes et autres problèmes récurrent.

Ambulancier un métier mal ou peu reconnu

SEZANNE (Marne) Encore mal connu et peu reconnu, le métier d’ambulancier privé comprend plusieurs facettes qui impliquent la connaissance des premiers gestes de secours, une grande réactivité et la conduite. A Sézanne, l’activité est assez intense.

SYLVIE a son métier dans la peau. Passée ambulancière il y a deux ans grâce à l’obtention du diplôme d’Etat d’ambulancier (DEA), à 44 ans, après avoir démarré comme chauffeur de taxi médicalisé* dans la société de Michel Destailleur, elle se sent enfin utile. « Ce travail est riche en émotion et très humain. Je ne laisserais ma place à personne. »

 Hôpitaux, domiciles, maisons de retraite

Aujourd’hui, le travail a commencé à 11 heures, par le nettoyage de l’ambulance. « D’habitude, on fait ça le soir », précise-t-elle. A 13 h 20, les courses démarrent. Première mission : chercher une dame de 80 ans à l’hôpital de Sézanne pour l’emmener à la maison de retraite de Villiers-Saint-Georges. On trouve la personne dans un état délirant. « Ça arrive, et c’est pour ça que je reste aussi à côté d’elle pendant le trajet. » Comme elle possède le brevet de secourisme, elle est sur le qui-vive, prête à réagir. «

Mais de toute façon, s’il y a le moindre souci, on ne prend pas de risque et on appelle le Samu. On ne s’occupe que des personnes non prises en charge par le Smur, pour des déplacements entre hôpitaux, maisons de retraite et domiciles ou encore des accompagnements de malades à des consultations médicales », explique l’ambulancière. Des trajets de ce type, elle en fait parfois jusqu’à une sept ou huit par jour. Elle reste souvent dans le secteur de la Marne, entre les divers établissements qui ont un contrat avec son entreprise.

« Mais il arrive aussi qu’il faille aller plus loin. La semaine dernière, je suis allée jusqu’en Bretagne dans le cadre des courses en taxi médicalisé », se souvient Sylvie. « On travaille beaucoup avec l’hôpital de Sézanne, comme ils n’ont pas d’ambulance », développe Michel Destailleur, chef de l’entreprise qui embauche maintenant autant de femmes que d’hommes. D’autres hôpitaux ont également des contrats avec l’entreprise. « Parfois, on ne peut pas honorer la course de particuliers qui nous réclament. »

Gardes de 15

Mais certaines courses restent obligatoires. « On est tenu, dès lors que l’on possède une ambulance agréée d’obéir à la préfecture et d’exécuter des gardes de 15 sur notre secteur. On les partage avec Mouquet et Sanitaxi, les autres ambulanciers du territoire, selon un emploi du temps très rigide », précise l’entrepreneur. Quand Sylvie est de garde, elle répond donc au centre d’appel du Samu qui l’envoie là où le Smur ne va pas ou ne peut pas aller immédiatement.

« Nous sommes les yeux et les mains des médecins. On est là pour observer puis rapporter toute information au corps médical. Nous sommes un peu comme les pompiers, sauf qu’on n’intervient pas sur les lieux d’accidents. On fait les premiers gestes d’urgence. Pas plus. »

Taxi médicalisé : les courses concernent la prise en charge de personnes qui nécessitent une surveillance médicale.

http://www.lunion.presse.fr/article/social/immersion-dans-une-entreprise-dambulances-privees

Début de matinée avec les ambulanciers

Début de matinée avec les ambulanciers

Nous avons suivi deux ambulanciers

Le service de transports sanitaires de la CARMI Nord – Pas-de-Calais est composé de quatre antennes. Nous avons suivi deux ambulanciers du service de Lens pendant une matinée.

La matinée est fraîche et le soleil pas encore levé. Fabien Kumm arrive à son travail, il est 7 h 30. Ambulancier depuis dix-neuf ans dans le privé et depuis quelques mois à la CARMI, l’homme a déjà ses habitudes. À son arrivée au centre névralgique du service, route de La Bassée, à Lens, il file au vestiaire pour récupérer le trousseau de clé et le portable chargé.

Il descend ensuite vers les garages où sont entreposés les véhicules de service. Son coéquipier du jour, Michaël Lecocq le rejoint. Dernières manoeuvres avant de partir : « On vérifie les niveaux tous les matins », explique Fabien. Michaël ouvre la porte arrière de la camionnette blanche : « On vérifie aussi la cellule sanitaire où sont transportés les patients : l’oxygène doit toujours être à au moins 200 bars de pression et les produits désinfectants en place. »

Démarrage

À 8 heures, tout est prêt et les deux ambulanciers embarquent. Fabien au volant, Michaël à côté : « Ce matin, je ne conduis pas, je serai avec les patients derrière. » L’après-midi, ils inverseront les rôles. Dans ses mains, Michaël tient le programme : « Il est prêt depuis hier soir. Il est créé avec un maximum de cohérence pour optimiser les déplacements et éviter de rouler à vide. »

Un programme établit dans les bureaux, entre la salle qui centralise les appels et les « régulateurs » qui gèrent le plus gros du planning et observent le « traceur », un écran qui suit en temps réels les déplacements des ambulances. « Ça nous permet d’adapter le flux de déplacements en direct et de ne pas tricher sur les facturations », explique Marc Manigard, responsable du service. Un écran installé en 2006 lors d’une restructuration complète du service qui a aussi vu le renouvellement de la flotte automobile.

Embouteillages

Dans l’ambulance justement, Fabien et Michaël arrivent chez le premier patient de la journée, dans une cité minière de Lens. « C’est vrai que nous allons souvent dans les mêmes quartiers, confie Fabien. Une fois sur deux, c’est une personne qui est seule à son domicile. En règle générale des veuves de mineurs, la mine a fait des dégâts. » La CARMI est justement la caisse régionale minière qui gère la sécurité sociale des mineurs. Une garantie sociale remise en cause l’année dernière et un décret annulant la gratuité des transports.

« Pour ma mère, ça ne change rien, elle est prise en charge à 100 % puisque c’est une affection longue durée », confie la fille d’Adèle, transportée ce matin pour une consultation en rhumatologie suite à une fracture. « Par contre, je sais que ça peut poser soucis pour d’autres personnes moins touchées mais éloignées », reprend-elle. Arrivés à la polyclinique de Riaumont de Liévin, les ambulanciers déposent Adèle en fauteuil jusqu’à la porte du service concerné. « Le rôle de l’ambulancier est aussi administratif, précise Fabien.

J’ai annoncé son arrivée à l’accueil et donné sa carte vitale. Ça aussi c’est nouveau puisqu’avant, les affiliés au régime minier n’avaient pas de carte vitale mais uniquement des « étiquettes ». » Avant de retourner à leur poste de conduite, les ambulanciers changent les draps du brancard. Sur le chemin de la maison du deuxième patient, quelques embouteillages. « C’est l’heure des écoles, sourit Fabien.

On va changer d’itinéraire. » L’impératif horaire oblige l’ambulancier à s’adapter aux situations. « Mais on doit quand même respecter le code de la route, souligne-t-il. Nous n’avons pas de permis professionnel et qui dit pas de permis, dit pas de travail. » La deuxième patiente habite à Angres. Elle va aussi passer un examen à la polyclinique de Riaumont. « Ce matin, on fait du secteur », lance Michaël avant de se rendre au troisième rendez-vous.

Mais la personne explique que son rendez-vous avec le kiné a été annulé. « Les petits couacs, ça arrive mais c’est rare. On ne peut pas être parfait », confie Michaël. Mais pas le temps de faire une pause, le téléphone portable sonne. C’est Adèle, la première patiente qui a fini sa consultation. L’ambulance repart. Il est 10 heures, le soleil s’est levé, le froid est un peu moins piquant et la journée ne fait que commencer.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2011/01/26/article_debut-de-matinee-avec-les-ambulanciersdu.shtml

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

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Voici un rapport sur la Rénovation du modèle économique  pour le transport sanitaire terrestre issu du ministère de la santé que je vous fais partager via un ami qui me l’a envoyé. Je vous conseille sa lecture que vous soyez ambulancier, chef d’entreprise ou autre il est intéressant. Je ne prendrais pas de position par rapport à ce rapport je vous laisse vous faire votre propre opinion personnelle mais vous pouvez très bien réagir va les commentaires. Vous trouverez l’intégralité de ce rapport en bas de cet article.

Principales propositions de la mission

  • Proposition n°1 : Revoir le mode de financement des transports dans le cadre des urgences pré-hospitalières pour permettre une bonne application des référentiels publiés en 2009 sur le sujet (révision des indemnités de garde, responsabilisation financière des transporteurs en cas de non réponse, regroupement au niveau de l’ARS de l’ensemble des crédits dédiés au transport d’urgence au sein d’une seule enveloppe…, voir détail partie 3.1).
  • Proposition n°2 : Mettre en place un plan opérationnel de recherche d’efficience dans le secteur des transports de patients intégrant un volet établissements de santé (plate-forme de gestion des demande de transports, transport partagé…), un volet ARS (contractualisation avec les établissements et les transporteurs…) et un volet national (publication référentiel, contractualisation avec les régions…, voir détail partie 3.2).
  • Proposition n°3 : Redéfinir la ou les prestations de transport assis professionnalisé et les conditions de réalisation, en particulier les véhicules (transport sanitaire, taxi, TPMR…) aptes à les réaliser. Cette redéfinition doit s’opérer dans le cadre d’une large concertation. Pour les transports assis réalisés à la fois par les taxis et les VSL, harmoniser complètement les conditions de réalisation et les conditions tarifaires. Pour ces transports, les véhicules utilisés dans le cadre du transport de personnes à mobilité réduite (TPMR) devraient pouvoir également intervenir. A l’inverse, les véhicules sanitaires légers devraient être autorisés à développer une partie de leur activité en dehors du secteur sanitaire (en particulier pour le transport de personnes prises en charge dans le secteur médico-social ou dépendantes).
  • Proposition n°4 : Rééquilibrer les tarifications entre VSL et ambulances et développer des tarifications adaptées pour les transports spécifiques.
  • Proposition n°5 : Désigner au sein de chaque ARS un référent régional en matière de transports de patients pour les secteurs sanitaires et médico-social. Constituer une mission légère Etat – assurance-maladie de pilotage national pour la mise en œuvre des recommandations. Accélérer la dématérialisation des données dans le domaine du transport de patients pour permettre aux ARS de disposer des données nécessaires au pilotage régional de cette politique
  • Proposition n°6 : Expérimenter la fixation d’un objectif régional concernant l’ensemble des dépenses de transport de patients en transférant à cette région la compétence de tarification des prestations de transport sanitaire.
  • Proposition n°7 : Evaluer (par enquête ?) le respect du référentiel de prescription et le retoucher si nécessaire de manière largement concertée avec l’ensemble des acteurs pour assurer sa pleine acceptabilité et compréhension par tous. Il s’agit également d’ouvrir une discussion sur ce qui relève de l’assurance de base et des assurances complémentaires.
  • Proposition n°8 : Réfléchir à moyen terme sur les transports qui doivent être pris en charge directement par les établissements de santé (de manière homogène entre établissements publics et privés). Des expérimentations de responsabilisation financière complète des établissements pourraient dès à présent être tentées sur des secteurs bien ciblés comme par exemple les centres de dialyse.

Télécharger le fichier au format PDF

http://www.sante.gouv.fr/

Assistance Ambulance

Nantes et la réponse des ambulanciers face à l’urgence

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Voici l’illustration que les ambulanciers ont bel et bien évolué, que les professionnels passionnés et compétent existent et que le système qui existe en Loire Atlantique diffère de bien des régions au vu de la formidable organisation que l’on rencontre chez eux. Portrait d’un système en avance sur son temps via les explications d’un professionnel qui a accepté de m’en parler un peu plus longuement.

 CSA 44, la Centrale de Secours Ambulancier de Loire-Atlantique ! Réponse à l’urgence

 Nous exerçons dans le 44 dans la campagne Nantaise plus exactement, avec un territoire situé dans certaines zones à 30 – 40 minutes du premier smur. Nous evacuons sur 2 pôles hospitaliers, Nantes et St Nazaire. Notre zone d’intervention représente environs 82 000 habitants soit l’équivalent de la ville de St Nazaire. Les ambulanciers sont regroupés en association du nom du : CSA 44 (centrale de secours ambulancier).  Actuellement nous mettons nos moyens en véhicules disponibles par le logiciel SCR Urgences avec des délais définis en fonction des implantations des centrales d’ambulances.

Le système fonctionne par type de priorité

  • Temps 0 : 3 à 7 minutes de délai d’inter
  • Temps 15 : 10 à 18 minutes de délai d’inter
  • Temps 30 : 25 à 35 minutes de délai d’inter

Le système de garde préfectorale existe également comme sur l’ensemble du territoire. Ce système sera modifié dans les semaines à venir avec la mise en place de la géolocalisation des moyens ASSU sur tout le département pour raccourcir d’avantage les délais d’inter. Le 44 possède une centaine d’Ambulances de Secours et de Soins d’Urgence. Chaque service d’ambulance fonctionne de manière indépendante et chacun impose ses techniques de travail, néanmoins les techniques américaines dominent dans les compagnies faisant de l’urgence,du fait que ses méthodes sont développées pour des interventions à 2 :

Baxtrap, brancards stryker, cellules carrées, etc, font parti de l’équipement de certains services d’ambulances. Plusieurs services d’ambulances valident leurs ambulanciers au PHTLS, AMLS et reçoivent régulièrement des paramedics canadiens, suisses, américains ou allemands pour dispenser des cours de formations continues.

Comment fonctionne le service où j’exerce

Nous réalisons 65% de missions d’urgences pour 35% de conventionel. Crée en 2007, nous nous inspirons des techniques venant des Etats-Unis, logique de travail à deux, bilans de type « sample » et « ABCD » nous intervenons avec une ambulance calquée sur le modèle US, de l’aménagement au matériel, choix du sprinter étant donné que ce type d’ambulance est utilisée aux US.

  • Délais court sur l’ensemble des missions. ( nous sommes + rapides que les spv Grin )
  • Marquages de sécurité haute visibilité pour l’ambulance en arrière, latéral et frontal, pour la sécurité des ambulanciers sur le terrain.
  • Uniformes de rigueur, venus des US ( tenue de sécurités résistant aux projections de liquides biologiques )

 Nous partons en formations sur la Suisse, qui n’est ni plus ni moins que la copie Américaine en Europe, nous suivons les cours du PHTLS où nous sommes entre autre initiés à beaucoup de nouvelles techniques, toujours dans le but d’ accélérer la prise en charge de nos patients. De part le caractère cosmopolite de ambulanciers en Suisse, nous rencontrons des paramedics venants du Mexique, des US, du Canada et c’est une vraie mine de savoir, un régal.

Nous préparons également l’AMLS, participons à des formations par cycles saisonniers, exemple : des formations sur les différents NAC, comme les serpents histoire de mieux connaitre certaines bestioles, les accidents agricoles, formations sur les Accidents Vasculaires Cérébraux, etc…

 Nous travaillons également de manière occasionnelle avec les Infirmiers Sapeurs-Pompiers (ISP), il n’est pas rare de croiser un véhicule infirmier escorter notre ASSU. Il existe pas mal de moyens sur notre zone à nous d’en profiter. Nous collaborons avec la gendarmerie, très régulièrement.

Après nous assurons les autres missions du type conventionnel, comme dans n’importe quel central d’ambulances, car ses différentes missions font partie intégrante de notre métier, l’urgence oui, mais l’humain prime pour rester un ambulancier proche des gens et par logique de ses patients, il ne faut surtout pas l’oublier de plus que c’est toujours avec plaisir du fait que nous travaillons avec du matos adapté, donc adieu les problèmes de dos, de genoux…

Le site Web du CSA 44 : http://www.csa-44.fr/

Logiciel SRC Urgences : http://www.scr-ambulance.com/

Merci à Nickos pour sa contribution et ses explications enrichissantes.

Le métier d’ambulancier est difficile

Le métier d’ambulancier est difficile

Ambulancier, difficultés…

Randoo, ambulancier, nous a adressé son témoignage après avoir lu le témoignage de Judith Ascher sur le calvaire vécu par son père François Ascher, en phase terminale d’un cancer, lors d’un transfert en ambulance. En tant qu’ambulancier en poste depuis deux ans, je suis toujours intéressé de lire les témoignages qui mettent en cause les ambulanciers.

Par le biais de cet article, je souhaite non pas donner des excuses aux agissements parfois scandaleux de mes collègues, mais plutôt donner des explications pour comprendre les comportements que l’on peut avoir par moment. Tout d’abord, il faut savoir que toutes les sociétés d’ambulances sont indépendantes avec des patrons, des ambiances et des méthodes de travail complètement différentes. Lors de ma formation, un formateur nous a conseillé de trouver l’entreprise qui nous convenait le mieux, selon nos caractères.

Ambulanciers des villes, ambulanciers des champs

Déjà, si l’entreprise est située dans une grande ville ou au contraire, à la campagne, les transports ne sont pas les mêmes. Pour expliquer cela, il faut comprendre les tarifs des transports payés par la Sécurité sociale. Par exemple, pour un transport intra-muros d’une grande ville, c’est un forfait d’un peu plus de 50 €, et pour un transport plus long, il y a un forfait de 50 € aussi pour les trois premiers kilomètres puis un peu plus de 2 € pour les kilomètres suivants. Donc, pour une entreprise implantée en ville, ce qui compte, c’est le nombre de personnes transportées dans la journée alors qu’à la campagne, ce qui compte, c’est le nombre de kilomètres effectués.

Pour mon cas, j’ai préféré travailler à la campagne car il faut une heure pour aller au CHU le plus proche et ça laisse le temps de discuter avec les clients. Autre différence entre la ville et la campagne : le cas d’une consultation. Les ambulanciers qui sont proches vont laisser le patient et repartir pour d’autres missions et parfois mettre pas mal de temps pour revenir chercher le client.

Alors que ceux qui ont une heure de route vont attendre le patient, puisque ça ne vaut pas le coup de repartir, à la fois à cause du coût du carburant et du temps passé. Avec les restructurations des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients. J’ai eu la chance de trouver dès le premier contrat, une entreprise qui correspond vraiment à ma façon de travailler.

Nous respectons nos clients car dans une petite ville, si nous ne faisons pas bien notre travail, la rumeur court vite déjà entre clients mais aussi dans les oreilles des patrons. Dans une grande ville, il faut déjà savoir quelle société vous a transporté, ce qui n’est pas toujours évident, et en plus, les informations ne remontent pas forcément jusqu’aux patrons. L’ambulancier est souvent une passerelle entre l’hôpital et le patient, ce qui peut nous mettre parfois dans des positions inconfortables.

Avec les restructurations actuelles des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients mais aussi avec nous. Il est donc très difficile pour nous, ambulanciers, transportant des clients qui ont des pathologies plus ou moins graves, d’avoir les informations médicales de notre clientèle pour permettre d’avoir les gestes et la conduite les mieux adaptés.

Un secteur en manque de personnels

Enfin, malheureusement, beaucoup de gens sont devenus ambulancier, car c’est un secteur qui est en manque de personnel et l’embauche y est facile. Mais tous n’ont pas forcément la motivation de bien travailler. On croise souvent des militaires à la retraite, des chômeurs longue durée…

J’ai même vu un homme envoyé par l’ANPE pour effectuer un stage alors qu’il n’avait même pas le permis de conduire et qu’il faut au moins 2/3 ans de permis pour pouvoir y travailler. Contrairement à ce que les gens pensent, le métier d’ambulancier est difficile. Les employés restent en place en moyenne 4 ou 5 ans seulement. Le turn-over est très important.

L’article original c’est ici : http://www.rue89.com/2010/02/02/je-suis-ambulancier-un-metier-difficile-136436

Merci à Rue89.com pour m’avoir accordé l’autorisation de publier cet article.

Les ambulances du Val d’Orbey

Les ambulances du Val d’Orbey

Les ambulances du Val d’Orbey, présentation

Aujourd’hui je vous présente monsieur Christophe DURRHEIMER gérant de la société Ambulances du Val d’Orbey en Alsace. Jeune et dynamique il a accepté mon « interview » avec beaucoup de gentillesse et a surtout pris le temps de répondre à mes nombreuses questions. Portrait d’un jeune chef d’entreprise qui nous dévoile le quotidien d’un « patron » :

Bonjour monsieur DURRHEIMER Pourriez vous présenter votre entreprise (missions, personnels, moyens) ?

Mon entreprise : Ambulances du Val d’Orbey (www.ambulances-web.com). Nous assurons l’ensemble des missions propres aux ambulanciers français, à savoir : transport sanitaire en VSL et ambulance pour des interventions de type « classique » et missions d’urgence (sur demande des médecins locaux et SAMU 68). Nous disposons de 3 VSL et de 2 ambulances. Nous sommes 4 Ambulanciers DE, 2 Auxiliaires Ambulanciers et une Assistante de Direction. Une équipe de renfort (vacataires) est également présente (1 ADE et 3 Aux).

Parlons un peu de vous… Quel est votre parcours professionnel et comment en êtes vous arrivé à devenir chef d’entreprise ? Qu’est ce qui vous a poussé dans cette voie ?

Ma formation scolaire initiale s’est orientée vers le nucléaire en tant qu’agent d’assainissement radioactif, métier que j’ai exercé peu de temps, en définitive, puisque j’ai été appelé sous les drapeaux. J’ai effectué mon service national à la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris sur une période de 18 mois, en service actif en « Interventionnel ».

C’est à l’issue de ce service que j’ai trouvé ma voie, et en l’espèce, mon premier emploi en tant qu’auxiliaire – qu’on appelait à l’époque « chauffeur BNS » – (rires). J’ai occupé ce poste pendant un an avant d’être embauché dans une très grosse structure du Centre Alsace, m’ayant donné l’opportunité d’être formé au diplôme du CCA en 1995.

 En 2000, j’ai pris la tête de l’agence principale de cette « nébuleuse », puis j’ai mis en route d’autres agences annexes sous la même direction avant de me retrouver bombardé DRH du Groupe, comptant environ 150 ambulanciers.

En 2005, j’ai été recruté par un cabinet de conseil afin de faire du conseil en management de sociétés d’ambulances, m’obligeant, de fait, à quitter ce groupe dans lequel j’avais fait mes armes.J’ai donc été consultant durant deux ans avant d’avoir l’opportunité de reprendre « Val d’Orbey », opportunité sur laquelle je me suis empressé de sauter, car comme le dit le dicton, « Ambulancier un jour, ambulancier toujours ».

S’installer comme Transporteur Sanitaire c’est quelque chose d’assez flou en terme d’information, pourriez vous nous résumer le chemin que vous avez suivi ?

C’est une question qui appelle une réponse trop vaste mais gros, soulignons simplement que la démarche administrative a été assez clairement définie, donc le cheminement relativement aisé. C’est plus avec les banquiers et les organismes de prêts que le problème s’est posé en ces termes.

Avez vous rencontré de grosses difficultés passées ou présentes en tant que chef d’entreprise ?

Les grosses difficultés en tant que jeune chef d’entreprise résident dans le tri à faire entre toutes les arcanes du système de taxation français (URSSAF, ASSEDIC, Retraites, Taxes Professionnelles, Taxes sur les salaires, TVA) – rires. La complexité des obligations déclaratives est d’une lourdeur infinie, pour des impôts auxquels on n’est même pas sûrs d’être assujettis. On passe des journées à remplir des déclarations pour rien, en gros.

Selon vous, pour un jeune ambulancier, se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise de Transport Sanitaire est-ce une aventure vouée à l’échec ou est-ce encore quelque chose de réalisable ? Quels sont les atouts à posséder pour accéder à ce choix ? Quels sont les critères de base à prendre en compte ?

C’est une aventure envisageable dans deux cas de figure…, mettons… extrêmes :

Soit on gère son entreprise en « immersion », à l’artisanale, sachant que tu commences ta journée le premier, et tu es le dernier à quitter ta boîte – si et seulement si tu la quitte le soir, parce que souvent, dans ce cas de figure, tu VIS au boulot.

Deuxième option, la structure est plus grande, permettant au gestionnaire de prendre une certaine distance au sens figuré, sachant que son staff va permettre de faire tourner la boîte et de la viabiliser. La prégnance pour le chef d’entreprise est donc moindre, sans pour autant que les résultats ou le bilan financier n’en souffrent. Je pense qu’aucune autre « option » n’est réellement viable.

 Les atouts à posséder… Ils sont clairs et consistent à ne pas avoir peur de prendre des risques auxquels aucun salarié ne s’expose par définition, sachant qu’en cas d’échec, c’est ta maison que tu vois partir dans les mains du banquier… Ensuite, être un « leader » dans l’âme. On ne mène pas ce type de barque sans cet cette composante du caractère, constante…

 On ne « monte pas » sa boîte. On rachète. Il faut étudier le contexte à la fois géographique, économique. Stratégiquement, on ne rachète pas une boîte trop éloignée d’un centre hospitalier de référence ou sur les bases de finances malsaines…

C’est un mauvais choix qui peut potentiellement être lourd de conséquences. La réflexion doit être posée et tenir compte de multiples facteurs dont ceux-ci, entre autres. Je trouve dommage – entre nous soit dit – que ces choix soient basés sur ces conditions economiques, au lieu de pouvoir, comme il se devrait, se faire sur les bases d’une volonté de faire du bon boulot, par amour et dévouement pour ce métier.

Pour vos recrutements : avez-vous des critères de sélection particuliers, ou recrutez-vous juste au vu du CV ?

Mon opinion et ma façon de fonctionner ne se limite pas à un profil. C’est trop réducteur. La société dans laquelle nous vivons étant multiforme et en perpétuelle mutation, mon équipe se doit de l’être aussi.

Dans ce sens, je privilégie une grande diversité des personnalités, en sus des compétences, bien évidemment, puisque c’est dans la complémentarité des personnalités et des profils, si tu préfères, qu’on obtient une équipe qui tienne la route, adaptable et réactive. Malgré tout ça, la réglementation et l’équilibre des qualifications se doit d’être respectée dans les démarches de recrutement.

Quelle est votre vision de l’ambulancier en France ? Trouvez vous qu’il existe des manques d’un point de vue formation, motivation… Quelles améliorations seraient à apporter ?

Ha-ha ! C’est un pavé qu’il faudrait écrire, alors on va tenter d’être synthétique. Dans les années 60, la France à été précurseur dans le système de prise en charge pré hospitalière. Mais elle s’est glorifiée de ce statut, en omettant au passage de se remettre périodiquement en question.

Au final, nombre de pays, après nous avoir observés, ont non seulement pris exemple mais sont allés plus loin, tandis que la France restait en panne sur la bande d’arrêt d’urgence. Notre métier et par delà, le système global de secours, aujourd’hui, bien qu’en perpétuelle mouvance, DOIT être réformé. C’est une nécessité au regard des décennies de retard accumulées, comme nous le constatons avec nos partenaires européens.

Depuis le passage du CCA en DEA avez vous remarqué une amélioration de la « qualité » des ambulanciers ? La nouvelle génération est elle plus motivée ? plus investie ? Mieux formée ?

 Ma structure étant constituée de personnels de la « génération CCA » et le turn-over étant très limité, ce que je sais et ce que je constate chaque jour, c’est que le CCA était plus orienté vers l’urgence pure, alors que cette activité n’est que très limitée (la moyenne nationale est environ de10 %). Le DEA, bien que plus évolué et cohérent, s’inscrit plus dans une philosophie « hospitalière », avec des passerelles vers le diplôme d’état d’Aide-Soignant. Le CCA DEVAIT évoluer en un diplôme type DEA, mais c’est encore tellement insuffisant au regard de notre retard…

En tant que chef d’entreprise, quels seraient les conseils que vous donneriez à quelqu’un qui vient vous interroger sur ce choix de métier ?
L’ambulancier idéal à vos yeux, c’est ?

Ce choix implique une dynamique changeante et adaptative par définition. Combien de fois ai-je entendu des « postulants » me dire qu’ils ont porté ce choix par gout de la conduite… Une aberration selon moi, puisque ce métier est avant tout un métier de contact nécessitant une capacité d’écoute en même temps qu’une conscience aigue de la notion d’assistance et de secours.

Alors la conduite, franchement, c’est un argument que je balaye d’un revers du bras. Un argument que je ne peux entendre ! Un ambulancier heureux est un ambulancier qui, à l’issue de sa journée, ne rentre pas chez lui en ayant l’impression d’avoir perdu son temps, ou d’avoir été « balèze » en conduite !

Un ambulancier idéal n’existe pas car en France, ce métier est tellement diversifié (taxi-sanitaire jusqu’à l’urgentiste en passant par le transport sous surveillance médicale) que tous les profils correspondent, et qu’aucun ne doit « matcher » un seul versant de ce métier multiforme. Chaque tâche ou affectation de ce métier est une « spécialisation » en soi. Un bon auxiliaire en VSL est aussi indispensable qu’un bon urgentiste… et vice-versa.

En dehors du transport sanitaire classique, participez vous à l’Aide Médicale Urgente dans votre département ? Comment se passe-t-elle étant donné la grande disparité dans les différents départements ?

Bien sûr ! Notre activité est indissociable de l’AMU… Un ambulancier qui refuse cette place dans le dispositif ne devrait pas s’appeler « ambulancier », ou du moins se réclamer de notre profession. Pour ce qui concerne le Haut-Rhin, nous sommes gérés par le SAMU-Centre 15, lui-même informatisé dans le déclenchement de la réponse ambulancière immédiate via une plateforme nommée Thélis et un système de géolocalisation.

 Parlons urgence, à l’heure actuelle beaucoup d’ambulanciers souhaiteraient participer plus activement à l’AMU au vu de leur diplôme devenu plus complet et aussi axé sur la prise en charge pré hospitalière de patient avec et sans urgence vitale.

Notre système (ndlr français) est axé sur les pompiers et leur départ immédiat, et de l’autre côté de réels freins existent : carences, sentiment de « privatiser le secours à personne ». Auriez vous votre avis sur la question ? Les ambulanciers ont ils leur place dans l’avenir du secours à personne (modèles suisses, belges, canadiens…) ?

Les ambulanciers sont mieux formés à l’évaluation clinique d’une victime contrairement aux pompiers qui appliquent de simples protocoles. Sur l’abord d’une victime, les ambulanciers sont plus à même de dessiner un tableau mono ou poly-pathologique afin d’y répondre au mieux. Nos freins se retrouvent dans notre statut : n’appartenant pas à la « fonction publique », nous ne disposons pas du financement dont bénéficient les pompiers en termes d’armement des véhicules et de moyens matériels.

C’est l’ensemble du système qu’il faudrait refondre vers un diplôme commun, par exemple… J’ajoute, pour couper court à toute réaction « à chaud », qu’au-delà de la disparité des formation pompiers ou ambulanciers, il existe de très bons éléments de chacune des deux couleurs, comme de très mauvais. C’est le système global français qui crée les dissensions stériles auxquelles nous assistons quotidiennement. Alors oui, assurément, l’ambulancier d’aujourd’hui et de demain a TOUTE sa place dans le secours à personne. Bien sûr ! Plus que jamais. Et cela va aller exponentiellement.

Une conclusion pour terminer ce portrait ?

Cela fait 17 ans que je vois ce métier évoluer sans cesse. Mais ça ne doit pas s’arrêter là, malgré le contexte économique difficile. Il faut absolument, comme je le citais tout à l’heure, que le législateur prenne la pleine mesure de notre retard et que les ambulanciers se mettent à la page, dans le sens d’une dynamique de recherche permanente de l’aboutissement. Je fais et ferais toujours parie de cette dynamique… !

Merci à monsieur Christophe DURRHEIMER pour avoir pris le temps pour répondre à nos questions et en espérant que cela apportera des informations utiles à tous.

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Comparatifs des cursus ambulancier dans le monde

Il est toujours intéressant de se pencher sur les cursus ambulancier : France, Europ, Monde. Il existe des systèmes de secours différents et l’échange et la découverte restent des éléments passionnant.

Scoop and Run, Stay and Play

Au travers des divers pays européens voir du monde entier la structure des techniciens d’urgence ou non  pré hospitalier sont différent du modèle français. Je vais vous présenter en simplifiant le cursus courant de ce que l’on rencontre chez nos voisins. Système basé sur les pratiques Nord Américaines.

Rien de bien incroyable mais plusieurs niveaux de qualifications apparaissent avec des degrés de compétences plus ou moins élevés. Cela est dû aussi à la différence de la prise en charge de la victime. En France le principe est « stay and play » (rester et jouer) c’est-à-dire que le patient en urgence vitale est pris en charge par une équipe médicale (SMUR) composé d’un médecin, une infirmière et un ambulancier. Chacun a son domaine de compétences respectives : médecine d’urgence, soins d’urgence, transport…

 Le but étant de déplacer l’hôpital au chevet du patient pour stabiliser son état et permettre de le transporter dans des conditions optimum. Le système inverse qui est répandu dans le reste du monde est le « scoop and run » (charger et courir). Le but étant à l’inverse du système français : prendre en charge le patient et l’amener le plus vite possible vers un service hospitalier pour disposer de tout le matériel indispensable à la prise en charge de l’urgence vitale.

En France trois niveaux de compétences pour le cursus ambulancier

En Europe et dans le monde, trois différentes qualifications pour les ambulanciers

First Respondant ou First Aid

Cela correspond au secouriste courant : auxiliaire ambulancier, pompiers. La formation est axée sur les gestes de premier secours,  la position d’attente d’une victime en état d’urgence vitale. Peu ou pas d’anatomie, physiologie, pathologie. Le cursus reste simple.

EMT B ou Emergency Medical Technician  Basic

Cela correspond à l’ambulancier DEA et DEA+FAE. Pas de gestes invasifs. Prise en charge d’urgence vitale ou non. Maitrise de tous les aspects du transport sanitaire. Initiation à l’anatomie, physiologie, pathologie. Recyclages obligatoires.

EMT P ou Emergency Medical Technician Paramedic

 La définition de cette qualification c’est : exercice de gestes médicaux (invasifs) délégués avec traitement sur protocole, par un technicien d’urgence. La formation, les gestes invasifs et les protocoles varient selon les pays.  En général c’est accessible par un  EMT B justifiant d’une certaine expérience ou à des soignants. Les cours proposent de l’anatomie, physiologie, pathologie plus poussés que de la simple initiation. Puis pratiques et enseignement des protocoles (interprétation ECG, pharmacologie, protocoles d’administration, protocole de réanimation, urgences pédiatrique etc. etc.

Attention : ne surtout pas comparer le cursus infirmier avec l’EMT P. le cursus de formation est totalement différents sur bien des points.   A ce jour je n’ai pas connaissances de passerelles d’équivalence vers les diplômes d’EMT. Ce sujet est juste destiné à présenter les cursus étranger et n’a pas vocation à devenir un sujet de polémique sur les qualifications des personnels ambulanciers en France. Si vous disposez de plus d’informations sur le sujet n’hésitez pas à les communiquer pour enrichir le sujet.

Source de l’article : UNAH France

Ambulancier SMUR, le métier en vidéo

Ambulancier SMUR, les carrières, le salaire

Carrière et salaire de l’ambulancier SMUR

Au sein de la fonction publique une véritable plan de carrière peut être  envisagé… Avec des formations complémentaires à la clef, et même changer de statut.. Certains ambulanciers du service publique passe  à la vitesse supérieur au bout de 5 ou 6 ans et deviennent infirmier ou aide-soignant. Ces formations sont un droit. des remises à niveaux sont effectuées si nécessaire… sur le temps de travail… Nous nous attacherons donc ici ici de présenter la carrière d’un ambulancier hospitalier, attaché à un l’hôpital  ou il travaille, (CHU, CHR..) c’est a dire un ambulancier  dépendant du ministère de la santé.

Grade et fonction

Deux situations distinctes pour la fonction publique : les ambulanciers recruté hors de la fonction publique hospitalière (souvent issus du privé) le sont en tant que « conducteurs ambulanciers » et donc sont intégré dans ce grade une fois le concours passé. Ils font alors partie du Personnel Ouvrier de la fonction publique hospitalière et dépendent du statut particulier des ambulanciers paru en 1991… Ils ont donc le grade & la fonction de conducteur Ambulancier. Leur feuille de salaire précise bien:

  • GRADE: Conducteur Ambulancier
  • FONCTION: Conducteur Ambulancier

Des agents déjà en poste dans un établissement hospitalier peuvent demander  à intégrer le service central des ambulances (si il existe bien sur). Il s’agit en général d’Aides-soignants, plus rarement d’agents hospitalier. Il s’agit souvent d’agents ayant leur C.C.A, et travaillant déja dans des hôpitaux… Dans ce cas, si ils sont intégrés au Service Central des Ambulances, ces agents conservent leur grade (Aide-soignant ou Agent hospitalier) tout en exerçant la « fonction » de conducteur ambulancier.

Leur feuille de salaire précise alors:

  • GRADE: Aide-soignant
  • FONCTION: Conducteur Ambulancier

 Leur déroulement de carrière suit alors celle de leur grade initial. En outre, puisqu’ils conservent leur grade soignant (A.S ou A.H), ils conservent ainsi leur droit de départ à la retraite dès 55 ans… Contrairement au agent ayant pour grade  » Conducteurs Ambulanciers », faisant partie du personnel Ouvrier, qui eux, partent eux en retraite à 60 ans.

Une carrière diversifiée

Un ambulancier hospitalier peut, si il le souhaite, ou si le besoin s’en fait sentir, changer d’orientation et sortir du cadre stricte de conducteur d’ambulance.  Il peut s’orienter vers la profession de: Auxiliaire de Régulation Médicale (Personnel administratif). Il peut aussi envisager des fonction d’encadrement.. Les Conducteurs Ambulanciers du Service Central des Ambulances de l’AP-HP qui travaillent au sein des SMUR sont géré par un Adjoint des Cadres Techniques. (personnel Ouvrier).

Tout ambulancier peut accéder à ce grade suivant certaines conditions. Au sein de la fonction publique un ambulancier monte en grade régulièrement. Son embauche s’effectue dans le grade d’ambulancier. Sa fonction précise est d’assurer le transport de toute personne nécessitant un transport sanitaire ainsi que la conduite des véhicules affectés à cet usage.

Ils participent le cas échéant, à l’activité des services mobiles d’urgence et de réanimation. (SMUR) Puis après un laps de temps variable, il passe au grade de conducteur  ambulancier principal. Les conducteurs ambulanciers principaux, comme le prévoit leur statut, sont en outre chargés des fonctions de coordination dans les établissements ou groupes d’établissements. Enfin, en haut de l’échelle, il peut passer au grade d’Ambulancier Chef. Les conducteurs ambulanciers principal et chef peuvent aussi prétendent intégrer le grade d’ Agent Technique de Coordination (ATC).

Source : ambulancier-CNT.org

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Photo Jean François Charles
Ambulancier SMUR, la fiche emploi

Ambulancier SMUR, la fiche emploi

Devenir ambulancier SMUR est un objectif de nombre d’ambulanciers. Les places disponibles restent rares et cher mais cela n’empêche pas de se documenter sur les fiches emplois type de l’ambulancier SMUR.

Rôle de l’ambulancier SMUR

L’ambulancier SMUR assure la conduite des véhicules U.M.H. dans le respect strict des règles du code de la route et aide à la mise en condition du malade avant son transport vers un hôpital.

A la prise de service

  • Se laver les mains
  • Mettre la tenue professionnelle propre
  • Relever le numéro de l’U.M.H prédéterminée (tableau de répartition hebdomadaire)
  • Communiquer à la régulation le numéro de l’U.M.H.
  • Relever le numéro du portable (donné par la régulation)
  • Remplir la feuille spéciale (n° portable/n° U.M.H./Nom du conducteur ambulancier)

Prise en charge de l’UMH

Vérifier toute absence d’effraction
* Pour le SMUR ayant une interruption de fonctionnement :
S’il y a effraction :
1°) inventorier les matériels et consommables embarqués en présence de la personne désignée par le SMUR
2°) prendre les dispositions auprès des responsables SMUR et SCA (Cf. procédures d’appel).

  • Vérifier les différents niveaux de l’U.M.H.
  • Contrôler les signalisations visuelles et sonores
  • Vérifier l’état de la carrosserie (faire des propositions de remise en état selon les procédures propres à chaque SMUR)
  • Remplir la check-list (ou cahier de transmission)
  • Faire des essais radio (du mobile et du portable)
  • Effectuer le protocole d’hygiène « d’entretien quotidien à la prise de service »
  • Se laver les mains

A l’appel de la régulation

  • rejoindre l’U.M.H.
  • Se mettre en liaison radio avec la régulation
  • Relever toutes les indications concernant la destination (nom, n° de la rue, arrondissement…)
  • Consulter le plan et identifier son trajet
  • Attendre la décision du départ donné par le Médecin transporteur
  • Noter l’horaire de départ sur la feuille d’intervention (D239 ou autre) (groupe horaire donné par la régulation)

Départ sur une intervention

  • Sortir de l’hôpital
  • Mettre le « deux tons »
  • Allumer les rampes de feux à éclats « BLEU » (sur ordre du Médecin transporteur)

Responsable de l’itinéraire : en cas de difficultés pour trouver la destination, l’ambulancier :
* arrête le véhicule
* informe la régulation (positionnement)
* demande des précisions (confirmation d’adresse…)
* corrige son itinéraire
SUR L’AVIS DU MÉDECIN TRANSPORTEUR, UN AUTRE MEMBRE DE L’ÉQUIPE PEUT ÊTRE AMENER A GUIDER L’AMBULANCIER

A l’arrivée sur les lieux

  • Arrêter le véhicule
  • Éteindre le deux tons
  • Demander à la régulation, le groupe horaire d’arrivée sur les lieux
  • L’indiquer sur la feuille d’intervention (D239)
  • Ouvrir la cellule sanitaire

Débarquer l’équipe et le matériel 

* stationner sans entraver la circulation
* en sécurisant l’équipe et le véhicule (verrouiller les portes de l’U.M.H)
* en permettant l’ouverture de la porte arrière et la sortie du brancard
* éteindre les feux à éclats

Rejoindre l’équipe

  • Au chevet du malade
  • Anticiper la mise en condition (materiel en fonction de la pathologie rencontrée)
  • Mettre en oeuvre la consigne du médecin transporteur et collaboration avec le reste de l’équipe.
  • Éventuellement déshabillage et positionnement du malade ou blessé
  • Poser le brassard a tension artérielle
  • Poser l’outil de mesure de saturation
  • Allumer le « propac »
  • Poser les électrodes et brancher l’e.c.g.
  • Mettre en place l’oxygénothérapie

* Des consignes spécifiques à d’autres gestes de survie peuvent être données à l’ambulancier par le Médecin transporteur.

A LA DEMANDE DU MÉDECIN TRANSPORTEUR ET SOUS SA RESPONSABILITÉ, L’AMBULANCIER PEUT ÊTRE AMENÉ A PARTICIPER A LA MISE EN OEUVRE DES PRÉCONISATIONS THÉRAPEUTIQUES.

Relever l’identité du patient, en fonction de la carte de SS ou CNI (laisser les papiers et les effets personnels au domicile, le plus souvent possible).

PARTICIPER AU RECUEIL ET A LA TRANSMISSION DES ÉLÉMENTS DU DOSSIER DU MALADE

Hors domicile, les objets personnels du patient ou blessé seront mis en sécurité dans un sac prévu à cet effet et seront remis au service receveur.

PRÉPARER ET CONDITIONNER LE PATIENT EN VUE DU TRANSPORT (MATELAS COQUILLE, CHAISE, BRANCARD…) TOUJOURS SUR LES INDICATIONS DU MÉDECIN TRANSPORTEUR.
Brancarder vers l’U.M.H, le malade techniqué par le Médecin

  • Installer le brancard dans la cellule sanitaire (malade confortablement installé)
  • Sécuriser tous les appareils (sangles, fixations)
  • Mettre l’U.M.H en condition de départ (feux à éclats « BLEU » + JAUNE »/ chauffage/climatisation/deux-tons….)

Réalisation du transport

Le transport est dit « en charge » :
L’ambulancier se dirige vers l’hôpital désigné

IL ADAPTE SA CONDUITE, EN FONCTION DES ORDRES DU MÉDECIN TRANSPORTEUR, COMPTE TENU DE LA PATHOLOGIE DU PATIENT TRANSPORTE.
Il se met à l’écoute de la régulation du SAMU et transmet à l’équipe les informations reçues.

Arrivée sur l’hôpital

L’ambulancier

  • Arrête le deux tons
  • Se dirige vers le service receveur
  • Se positionne auprès de la régulation (pour avoir le groupe horaire)
  • Laisse les rampes allumées
  • Autant que faire se peut, stationne sur un emplacement n’entravant pas la circulation
  • Éteint les feux à éclats
  • Ferme l’ambulance
  • Brancarde jusqu’à la destination finale

Arrivée dans le service receveur

Demander au personnel du service, une indication précise sur la place réservée au malade transporté.

PARTICIPER EN COLLABORATION AVEC L’ÉQUIPE HOSPITALIÈRE AU POSITIONNEMENT CORRECT DU LIT RECEVEUR
DÉPLACER LE MALADE DU BRANCARD AU LIT (MANUTENTION FAITE EN ÉQUIPE)/
INSTALLER COMPLÈTEMENT LE MALADE (TRANSFERT DES MATÉRIELS)

  • Hygiène des matériels (brancard, matelas coquille, scope, cordons…) (Cf. fiche n°17 = 1re partie).
  • Hygiène des mains
  • Inventorier le matériel et s’assurer de la présence sur le brancard de la totalité des matériels et accessoires (ne rien laisser dans le service).
  • Revenir à l’ambulance avec brancard et matériels.

Retour à l’UMH

  • Procéder à la désinfection des matériels et U.M.H. (Cf. protocole n°17 = 2ème partie)
  • Au niveau de la cellule sanitaire :
  • Embarquer le matériel nettoyé et désinfecté
  • Rebrancher les matériels ou s’assurer qu’ils sont bien branchés
  • Sécuriser les matériels (sangles/fixations)

Au niveau de la cellule chauffeur 

  • se mettre à la disposition de la régulation du SAMU
  • repartir avec l’équipe complète et se diriger vers la base

Si AVP sur le retour 

* le signaler à la régulation du SAMU
* reprendre la chronologie de « l’arrivée sur les lieux ».

SI L’U.M.H. SE TROUVE EN SITUATION D’INDISPONIBILITÉ (MALADIE CONTAGIEUSE OU CELLULE SANITAIRE TROP SOUILLÉE) SEUL LE MÉDECIN TRANSPORTEUR EN COLLABORATION AVEC LE MÉDECIN RÉGULATEUR PRENDRA LA DÉCISION D’IMMOBILISER LE VÉHICULE : SI LE VÉHICULE NÉCESSITE UNE DÉSINFECTION, METTRE EN OEUVRE LES PROTOCOLES D’HYGIÈNE PRÉVUS).

Retour à la base

  • Stationner à l’emplacement attitré à l’U.M.H.
  • Brancher le véhicule sur le secteur (après avoir mis le coupe circuit)
  • Vérifier les gaz (O,….)
  • Se laver les mains

PARTICIPER AVEC L’ÉQUIPE SMUR AU CONDITIONNEMENT DE L’U.M.H. (CONNAISSANCE DES LOTS, SETS….)
ÉVÈNEMENTS EXCEPTIONNELS

En cas d’évènements exceptionnels, le conducteur ambulancier du SCA se mettra à la disposition du SAMU de Paris, afin d’assurer les missions décrites en cas de :
* catastrophes
* déclenchement du plan BLANC
* manifestations diverses
* évènements sanitaires

Quelques rappels

  • Bien que de la responsabilité du conducteur ambulancier, la fiche D239 est quelquefois remplie par une autre personne de l’équipe. Dans ce cas, le conducteur ambulancier doit s’assurer que toutes les informations y figurent.
  • Respect du code de la route
  • Respect des règles de sécurité (port de la ceinture de sécurité notamment)
  • Respect des règles d’hygiène (se protéger et protéger les malades dans les cas de pathologies infectieuses).
  • Respect du secret professionnel et obligation de réserve (article 26 – loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations du fonctionnaire).
  • Respect de la réglementation (notamment en ce qui concerne l’interdiction de fumer dans un véhicule sanitaire)
  • Le conducteur ambulancier signale toute anomalie ou incidents constatés lors de l’utilisation de l’U.M.H (il remet en état ou signale à son encadrement.équipe les informations reçues.
Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Evolution de la formation ambulancier

La formation de l’ambulancier n’est pas si ancienne que l’on croit. En effet la formation de l’ambulancier a subi une évolution depuis l’apparition d’un cadre légal concernant la profession.

La formation ambulancier et le Certificat de Capacité Ambulancier (CCA)

Aujourd’hui petit retour en arrière pour juger l’évolution de l’enseignement reçu par l’ ambulancier. Petit rappel, avant le Diplôme d’Etat d’Ambulancier il existait le CCA : Certificat de Capacité Ambulancier d’une durée de trois mois. Remplacé depuis 2007 par le DEA le but était d’apporter un complément de formation supplémentaire pour enrichir la qualité de l’enseignement et former des ambulanciers plus qualifiés et surtout adapter l’enseignement à l’évolution concernant la prise en charge de patients dont les pathologies ont évolués.

Attention ! cet article parle de l’évolution des formations, le CCA n’est en aucuns cas la référence actuelle. Le DEA, Diplôme d’Etat d’Ambulancier (voir le menu Formation > Ambulancier > Programme DEA) est à ce jour la formation de référence.

Le CCA quel était le programme ?

Programme de formation ambuancier du Certificat de Capacité Ambulancier – CCA, terminé depuis 2007 et remplacé par le Diplôme d’état d’ambulancier – DEA

Légifrance

Pour devenir Ambulancier Diplômé il faut :

  • Posséder le permis de conduire B depuis plus de 2 ans et être déclaré apte médicalement à la conduite d’ambulance par la Commission médicale de permis de conduire de la prefecture.
  • Fournir un certificat médical mentionnant l’absence d’affection et de handicaps incompatibles avec l’exercice de la profession d’ambulancier.
  • Fournir un certificat médical de moins de 3 mois prouvant la vaccination par le B.C.G. avec vérification de l’immunisation.
  • Fournir un certificat médical attestant des vaccinations à jour envers la Diphtérie, le Tétanos, la Poliomyélite et l’Hépatite B.
  • Avoir satisfait aux 4 épreuves de sélection :
    • Épreuves écrites de Français et de calcul (Niveau certificat d’études primaires).
    • Entretien avec un jury sur les motivations de candidat.
    • Épreuve d’aptitude physique (Déplacement de poids) Détails…
    • Épreuve de conduite destinée à tester les capacités nécessaires à l’apprentissage de la conduite d’ambulance.
  • Dispenses : Sont dispensés des épreuves écrites de sélection les candidats possédant le Baccalauréat ou un diplôme reconnu équivalent ou de niveau supérieur et les candidats ayant satisfait aux conditions d’admission à des études préparatoires à une profession paramédicale.
  • Sont dispensés de l’obligation :
    • Du stage hospitalier : Les membres des professions médicales et paramédicales.
    • Du stage en entreprise d’ambulances : Les candidats ayant au moins 3 ans d’ancienneté dans une entreprise agréée de transports sanitaires.
  • Coût et prise en charge : Le coût moyen sur l’ensemble du territoire est de 1500€ (Chaque école fixant librement son prix) , une prise en charge par les organismes sociaux est quelquefois possible selon la situation de chacun (Se renseigner directement auprès des services concernés).

Durée totale de la formation CCA : 3 mois

Module 1

NOTION D’HYGIENE GÉNÉRALE

  • hygiène de l’ambulancier
  • infection, maladies infectieuses
  • le SIDA

LES GESTES DE PREMIERE URGENCE.

  • organisation du corps humain
  • le système nerveux
  • l’appareil ventilatoire
  • l’appareil circulatoire
  • l’appareil locomoteur
  • l’appareil digestif
  • l’appareil urinaire
  • l’appareil génital féminin
  • la peau
  • l’électrisation
  • la noyade
  • la pendaison
  • les ensevelis

PRISE EN CHARGE DES PERSONNES ÂGÉES ET HANDICAPÉES DÉPENDANTES.

  • les personnes âgées (Voir aussi Annales d’examen)
  • les handicapés
  • les escarres

Module 2

RELEVAGE, MANUTENTION, BRANCARDAGE, ERGONOMIE, TECHNIQUES.

  • prise du pouls
  • libération des voies aériennes (l.v.a.)
  • retrait du casque intégral
  • position latérale de sécurité à un sauveteur
  • position latérale de sécurité à deux sauveteurs
  • position latérale de sécurité à deux et plus de deux sauveteurs
  • ventilation artificielle méthode orale bouche à bouche
  • inhalation d’oxygène
  • insufflation d’oxygène
  • massage cardiaque externe
  • utilisation de la cardio-pompe
  • réanimation pédiatrique : ventilation orale
  • réanimation pédiatrique : insufflation d’oxygène
  • réanimation pédiatrique : massage cardiaque externe
  • pansements compressifs
  • points de compression
  • garrot
  • immobilisation à l’aide des triangles de toiles
  • utilisation des attelles
  • mise en place d’un collier cervical
  • utilisation d’un matelas à dépression
  • les rehaussements
  • les transports : la cuillère à deux
  • les transports : à l’aide d’une chaise
  • l’aide à la marche
  • le transfert vertical

ÉQUIPEMENT ET VÉHICULE DE TRANSPORT SANITAIRE

  • Le retentissement du transport sur l’organisme
  • les particularités du code de la route
  • l’orientation, la topographie

Module 3

DÉONTOLOGIE, ÉTHIQUE

  • La déontologie
  • l’éthique
  • le secret professionnel
  • le dossier médical
  • les droits et devoirs vis-à-vis du malade, de sa famille et des autres intervenants

ASPECTS RÉGLEMENTAIRES ET ADMINISTRATIFS

  • notions générales sur le système de santé
  • organisation et réglementation de l’aide médicale urgente (SAMU)
  • problèmes réglementaires spécifiques aux malades mentaux et personnages handicapés
  • relation avec les organismes sociaux de prise en charge

GESTION, ÉCONOMIE

  • documents nécessaires à bord
  • dossier administratif nécessaire au transport
  • le bulletin de situation
  • tarification.

Enseignement pratique (deux modules)

Module 1

  • Stages hospitaliers de 30 demi-journées environ

Module 2

  • Stages chez un transporteur sanitaire agréé de 30 demi-journées environ

Délivrance du diplôme

  • La Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (D.R.A.S.S.) organise l’examen final et délivre le certificat de capacité d’ambulancier (C.C.A.).
  • L’examen final porte sur les 5 modules ( 3 Théoriques et 2 Pratiques). Tous les modules doivent être validés.
  • Les modules Théoriques font chacun l’objet d’une épreuve écrite et d’une épreuve orale ou pratique.
  • Les modules d’enseignement pratique sont validés suivant l’assiduité, le comportement, les connaissances et le sens des responsabilités du candidat.

2010 : Diplôme d’état et évolution de la formation d’ambulancier

A ce jour beaucoup de choses ont changées, il y a eu une nette évolution de la formation d’ambulancier : les modules se décomposent en 8 parties, les stages sont plus nombreux et plus long, obligatoire pour tous. Beaucoup de nouvelles choses entrent en ligne de compte et qu’il manquait jusqu’à maintenant comme par exemple l’état clinique et le bilan, la communication avec le patient etc etc.

A terme d’autres évolutions sont à espérer pour enrichir ce métier.

formation ambulancier - module 1 - gestes et soins d'urgence
Formation de paramedic – Canada
Entreprise de transport sanitaire : devenir chef d’entreprise

Entreprise de transport sanitaire : devenir chef d’entreprise

Obtenir un agrément de transport sanitaire

Tout d’abord, il faut savoir que le transport sanitaire est soumis à une règle de numerus clausus au niveau d’un département. Traduction : Le nombre de véhicules de transport sanitaire doit correspondre à un certain nombre d’habitants et ne doit pas le dépasser – tout du moins en théorie.

L’organisme en charge de l’application des lois en la matière est l’Agence Régionale de Santé ainsi que le préfet de chaque département. C’est cet organisme qui délivre les autorisations indispensables pour pouvoir s’installer. Cette autorisation est délivrée après accord du sous-comité des transports sanitaires terrestres départemental si, bien entendu, toutes les obligations nécessaires ou conditions sont remplies.

Pour débuter, le dossier administratif complet sur la future entreprise doit être déposé. Celui-ci comporte une première partie relative au chef d’entreprise lui-même et ainsi qu’aux fondements de son projet. A cela s’ajoute les informations techniques relatives aux véhicules de transport sanitaire dont il se dote afin de mener à bien sa mission, puis les informations relatives aux équipages chargés de la conduite de ces mêmes véhicules et leur utilisation.

Les locaux et véhicules de transport sanitaire

  • Un local destiné à l’accueil du patient et de sa famille avec l’obligation de permettre un accès à des personnes à mobilité réduite. De plus, ce local doit être équipé d’une liaison téléphonique permettant, hors gardes de savoir quelle est l’entreprise de permanence et / ou de la joindre.
  • Un garage destiné aux véhicules et devant permettre diverses tâches : nettoyage, désinfection, entretien de premier niveau, entretien du matériel courant. Ce garage doit être attenant au local d’accueil ou, si ce n’est pas le cas, au moins posséder une installation téléphonique permettant le départ immédiat d’un véhicule.
  • Des moyens à disposition : posséder une ou plusieurs ambulances de catégorie A ou C avec le matériel obligatoire à bord. Concernant les véhicules de catégorie D (VSL) il ne pourra excéder le double du nombre des ambulances
  • Des équipages avec notamment, pour la conduite des ambulances: un des deux personnels titulaires du Diplôme d’Etat d’Ambulancier et pour les véhicules de catégorie D un personnel titulaire de la formation du diplôme d’Auxiliaire Ambulancier.Les véhicules L’autorisation de mise en service d’un véhicule est donc comme mentionné plus haut, dépendant du nombre théorique autorisé par département via un arrêté préfectoral. Dans le cas de figure où ce nombre est atteint, le seul moyen de pouvoir s’en doter est de le racheter à une entreprise: l’autorisation est alors transférée au nouveau transporteur par la préfecture. Dans le cas où le numerus clausus n’est pas atteint, une demande de mise en service doit être déposée à l’ARS qui procédera alors à son inspection avant de délivrer, ou non l’autorisation nécessaire.

Obligations

Le titulaire de l’agrément se doit de respecter les obligations liées à cet agrément : le patient doit pouvoir avoir libre choix de son transporteur, qu’aucune discrimination ne sera faite entre malades, que le matériel et les personnels soient conformes à la réglementation, que la prescription médicale soit respectée et qu’aucune interruption injustifiée du trajet n’ait lieu, que les véhicules soient bien soumis aux contrôles de l’Agence Régionale de Santé, de maintenir à jour auprès de ce même service la liste de ses personnels et les qualifications détenues, (et enfin) de participer au dispositif de garde ambulancière, Veiller à souscrire aux assurances obligatoires : véhicules, transport des patients etc etc.

Sanctions

Les sanctions qui pèsent sur les entreprises sont diverses et correspondent à une infraction aux obligations du titulaire de l’agrément : équipage non conforme, véhicule non présenté au contrôle DDASS ou au contrôle technique, non-participation à la garde ambulancière (pour information: une entreprise peut refuser de participer à la garde Préfectorale dans le cadre de l’AMU, avec l’accord préalable du CODAMU – COmité Départemental d’Aide Médicale Urgente – ou du Sous-CODAMU) etc etc.

Le dossier est alors mis en place par l’ARS qui entraine une convocation du chef d’entreprise, puis un avis du sous-comité de transport sanitaire départemental et pour finir, une décision préfectorale. Les risques encourus sont divers : un rappel des règles, un retrait provisoire de l’agrément avec ou sans sursis, un retrait définitif… A ces sanctions peuvent s’ajouter des sanctions pénales. Il est bien sûr important de signaler que nous ne parlerons pas ici de fraudes ou autres qui sont susceptibles, elles aussi, de mettre en jeu l’agrément du transporteur.

Voilà le schéma type du parcours du combattant que devra arpenter le futur chef d’entreprise. Si vous êtes actuellement dans ce projet, je vous invite à consulter le décret n° 87-965 du 30 novembre 1987 relatif à l’agrément des transports sanitaires terrestres comportant les détails relatifs au dossier d’agrément et tout ce qui s’ensuit. Cet article est sûrement incomplet d’un point de vue détail et représente un schéma très simplifié pour éviter de vous noyer dans des détails plus complexes. Une démarche auprès de l’ARS de votre département vous permettra de connaitre mieux et surtout plus en détails les informations indispensables.

Gestion du stress traumatique chez les ambulanciers

Gestion du stress traumatique chez les ambulanciers

La première partie de cet article traite de l’impact des interventions émotionnellement choquantes ou traumatisantes ainsi que de la façon dont elles sont souvent difficilement exprimables dans le monde des Sapeurs-Pompiers.

Elle se poursuivra par une seconde partie consacrée à la façon dont les entretiens de soutien peuvent aider dans le prolongement des expériences traumatiques. Une dernière partie reviendra en détail sur les possibilités de prévention, d’approche et de traitement du stress post traumatique chez les SP et les ambulanciers grâce à la création d’un réseau d’équipes de gestion de crises. 

En prenant comme exemple la méthode de travail des « Firefighter & Medical Emergency Stress Teams » (FiST), notre but va consister à montrer que l’apport précoce des premiers soutiens aux victimes de traumatismes ainsi que les discussions « psychologiquement désinfectantes » des non-professionnels supervisés et entraînés peuvent produire de très bons résultats.

Nous nous proposons de relativiser et de démystifier « l’accompagnement psychologique » sans pour autant piétiner les principes de base de l’assistance psychologique de crise. Pour cela, nous nous proposons de traiter de manière non-exhaustive des possibilités de débriefing psychologique et de l’organisation d’un réseau supervisé d’équipes de gestion de crises, composées en majeure partie de SP et d’ambulanciers.

Les effets du stress traumatique dans le milieu fermé des sapeurs pompiers et des ambulanciers

Dans les paragraphes qui vont suivre nous allons tâcher d’apporter quelques clartés sur la diversité des effets des évènements émotionnellement choquants ou traumatisants sur les SP et les ambulanciers.

Evénements choquant et traumatisant

Par un « évènement émotionnellement choquant », nous entendons un évènement, qui fait violemment prendre peur, émeut et, peut sérieusement troubler l’équilibre émotionnel et cognitif de l’individu concerné. Nous citons, l’annonce d’un décès douloureux et inattendu, la vue de blessés ou de morts et la vue ou la participation à un accident de voiture.

Un « évènement traumatisant » en revanche, est un évènement qui répond aux quatre critères suivants : 1 l’évènement est soudain et inattendu ; 2 cela donne un sentiment d’impuissance, d’affolement ou de colère ; 3 est lié à des émotions fortes ou des sentiments de peur intense et 4 confronte les victimes de façon directe ou indirecte avec la mort ou une atteinte sérieuse à l’intégrité physique de soi-même ou de l’autre.

Un évènement émotionnellement choquant peut donc également être traumatisant, mais ceci n’est pas obligatoire. Les évènements traumatiques ébranlent les fondements de l’homme : ils s’écartent de l’expérience habituelle et causent chez presque toutes les personnes un dommage certain.

Les évènements traumatiques sont naturels et, en fait, personne ne peut vraiment se mesurer avec ceux-ci. Se remettre d’un évènement traumatique peut être un processus particulièrement douloureux et long. En dehors du sentiment d’être troublé, blessé et pénétré dans sa propre sécurité, suivent des sentiments complexes et souvent destructifs d’incertitude, de faute, de peur et de doute.

Impact de ces événements sur les sauveteurs

Les intervenants mettront incontestablement en question leur rôle de « sauveur » et commenceront à douter de leurs capacités. Les victimes d’un événement traumatique se remémorent souvent des souvenirs non désirés de l’événement en question.

Les souvenirs sont alternativement présentés comme, d’un côté des pensées indésirables qui incitent à se tracasser et de l’autre côté, des souvenirs obsessionnels, intrusivement profonds. Les souvenirs spontanés forment en fait, à côté des réactions d’évitement, la signature de l’état de stress post-traumatique (post traumatic stress disorder) comme celui qui a été exprimé pour la première fois dans Diagnostic and Statistical Manual for Disorders-III (American Psychiatric Association, 1980).

Notion de déterminisme professionnel

Qui va travailler chez les SP peut s’attendre à ce qu’il ou elle, tôt ou tard, soit confronté à un évènement émotionnellement choquant ou traumatisant, comme dans d’autres métiers à risques où il est question d’un choix professionnel clairement conscient (personnels de police, transporteurs de fonds, prison, service d’urgence). On espère que les personnes comme l’organisation dans laquelle elles travaillent soient bien armées contre de tels impacts.

Devoir travailler avec des victimes vivantes, gravement blessées ou mortes par le feu, un grave accident de voiture, une catastrophe naturelle, un délit de violence, une fusillade,…demande aussi un bon accompagnement psychologique. Selon une enquête (De Soir, 1995, 1996,1997) il semble qu’un peu plus d’un SP ou ambulancier sur dix n’aurait jamais digéré un précédent choc traumatique pendant une intervention.

Les effets, à court et à long terme, des stress soudains et intenses qui s’accumulent lentement, semblent vraiment détériorant pour les SP. Le milieu des SP et ambulanciers est vraiment un milieu très spécifique et clos où un étranger ne serait pas admis.

Principe de comparaison sociale

Le principe de comparaison sociale dans la crise psychologique, c’est à dire « je veux être soutenu, écouté et aidé par quelqu’un qui me ressemble le plus possible et qui se trouve dans un milieu de vie semblable » n’est probablement nulle part ailleurs si fort que chez les SP. Le problème de beaucoup de SP est qu’ils souffrent du not-invented-by-engineers’-syndrome.

Le fait que la direction de Corps de SP se compose principalement d’ingénieurs qui, pendant leur formation, ont reçu un nombre d’heures insignifiant de relations interpersonnelles, human ressources et de leadership, rend visiblement plus difficile l’instauration des « valeurs douces » ainsi nommées.

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