La planche de massage

La planche de massage

Non cet article n’est pas là pour vous proposer une remise exceptionnelle sur la planche à masser vendu sur télé shopping.  Ce ne sera pas non plus un cours complet de remise à niveau sur les gestes d’urgence en cas d’arrêt ventilatoire hormis un rappel basique et très rapide.

La planche de massage cardiaque est une planche de type plan dur mais de taille plus courte que le plan dur destiné à l’immobilisation d’un patient avec traumatisme/polytraumatisé etc qui va servir dans certaines conditions. Il est bien entendu que le plan dur peut sans problème remplacer ce type de matériel.

La réanimation cardio-pulmonaire

Tout ambulancier ou secouriste est à même de détecter si une réanimation cardio-pulmonaire est nécessaire ou non. Ma phrase porte à sourire je me doute mais on ne sait jamais. Un rappel basique des choses : l’arrêt cardio respiratoire c’est quand un patient est insconscient et ne ventile plus.

Donc la procédure d’urgence hormis bien entendu un bilan vital rapide au 15 est la mise en oeuvre des procédures de réanimation de type RCP avec insufflation d’oxygène au BAVU et mise en place du DSA etc. Je ne vais pas ressortir ces bases du placard elles doivent être dans tous les esprits en permanence. Si ce n’est plus le cas changez de job vous êtes cuit ou alors filez vite en recyclage…

Masser oui mais attention

Pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire c’est une chose mais il ne faut pas oublier un détail : pour que les gestes de secours soient optimum il est indispensable que le patient repose sur un plan dur. Ce plan dur permettra que les compressions thoracique soient les plus efficaces possible. Je vous laisse imaginer sans difficulté ce que peut donner une RCP sur un matelas médical ou encore sur le matelas d’un brancard. A part ne servir presque à rien vu que le thorax du patient va s’enfoncer en partie dans la literie je doute de l’efficacité du massage.

Pourquoi une planche

Exercice tout simple : vous êtes en ambulance, votre patient tout d’un coup est en arrêt cardio respiratoire, quelle est votre attitude hormis les principes primordiaux évoqués plus haut ? Le mettre sur le plancher de l’ambulance ? Le sortir dehors par terre alors qu’il pleut à verse sous une température avoisinant les 5 degrés ?

Que nenni : la solution la mieux adaptée c’est de faire glisser la table de support du brancard latéralement pour avoir de la place autour du patient, glisser cette fameuse planche sous le patient et débuter vos gestes de premier secours. Le patient est sur le brancard, votre massage est optimisé grâce au plan dur qui est glissé dessous. Votre patient est au sec, au chaud et l’équipe médicale peut arriver et s’installer rapidement malgré la place restreinte. Les modèles commerciaux possèdent en général un profilé adapté et ergonomique.

planche de massage réanimation cardio pulmonaire

environ 50 euros TTC par ex chez http://www.quirumed.com/fr/Catalogo/articulo/25546

Un matériel utilisable partout

Réalisé dans une matière permettant la désinfection, la planche de massage ou plan dur pourra être utile dans divers endroits : au domicile, à l’hôpital, dans l’ambulance… Alors certes ce n’est pas un cas de figure que l’on rencontre au quotidien mais ça reste tout de même un matériel indispensable.  

Optionnel sur le point de vue législatif (normes d’équipements des ambulances) c’est un matériel qui devrait être obligatoire au vu de son utilité. Si vos ambulances ne sont pas encore équipées il serait bon de le rappeler à vos employeurs respectifs. A savoir que la solution “Do It Yourself” peut être envisagée si les paramètres de solidité sont respectés (planche d’olivier). Sur ce dernier point j’émet un doute mais si certains collègues qui me lisent utilisent une planche maison je serais intéressé par leur retour sur cette question.

Les planches de massage automatique

Il existe des systèmes de planches destinées à mettre en oeuvre les compressions en mode automatique : l’Autopulse de Zoll ou encore Lucas. Ces systèmes permettent une mise en oeuvre rapide et automatisée du massage. Ils libèrent ainsi un opérateur.

Je n’irais pas plus loin que l’évocation puisque c’est un système assez peu répandu et à priori la Société française de médecine d’urgence n’est pas favorable à la généralisation de ce type de matériel. Un manque d’étude portant sur les effets bénéfiques ou non de ce type de matériel serait mis en avant. Je vous laisse quand même découvrir les vidéos de présentation de ce type de matériel.

Je n’irais pas plus loin sur l’utilisation de ce type de matériel car je vais me faire descendre en flèche par les autres professionnels de santé. Je reste à ma place d’ambulancier ;=)

Système LUCAS

[youtube id=”13n7IoFmZHg” width=”600″ height=”350″]

Autopulse Zoll

[youtube id=”uufGMg-QKqI” width=”600″ height=”350″]

Les ambulanciers et les places de parking

Les ambulanciers et les places de parking

Encore un ambulancier qui se lance dans la chasse aux parking ? Non je vous rassure je n’ai pas l’intention de m’y mettre. Ce petit billet d’humeur n’est pas vraiment destiné aux ambulanciers mais plus aux usagers de structures de soins, au grand public, au chien de Tatie régine bref à tous ceux qui un jour poseront leurs 4 pneus sur le parking d’un hôpital.

Ces 4 pneus qui doivent apprendre à se ranger là où ils le doivent. Mon billet est destiné à apporter un peu de clarté dans les récriminations incessantes des ambulanciers face à ces fichues places. Mon but ? Éclaircir et débroussailler le sujet de façon claire, concise et précise. Reste à le faire lire au public concerné mais ça c’est votre job : partager et diffuser.

Parking et ambulanciers en mode râleur

On voit souvent fleurir des discussions, des coups de gueules autour de la machine à café ou aux abords des entrées des structures. Les ambulanciers ne cessent de râler contre les places manquantes, les difficultés d’accès et j’en passe. Certains vont trouver ces motifs stériles et complètement inutiles.

Je vais essayer au cours de ce billet de donner les tenants et les aboutissants même si on pourrait me reprocher de manquer d’impartialité. Et oui je suis et je reste un ambulancier avant tout. Mais qui peut expliquer mieux ce problème qu’un ambulancier qui lutte lui aussi contre ces problèmes quotidiens.

Parce qu’avant tout le patient prime

Et oui quand on (nous ambulancier) souhaite accéder à une structure de soin, on le fait dans le cadre de notre fonction de professionnel de santé (oui au passage on n’est pas boulanger.) En effet si je viens pour une démarche personnelle je viens avec mon véhicule personnel et je me débrouille comme tout consultant externe ou visiteur.

Je me rends donc dans le cadre de ma fonction avec mon véhicule : Véhicule Sanitaire Léger (VSL) ou encore avec une ambulance qui soit dit en passant peu importe son type; puisque avant tout elle est destinée au transport d’un patient allongé etc. en vue d’une consultation et/ou hospitalisation… Donc nous voici arrivé avec un patient donc dans le cadre de notre exercice professionnel. Nous œuvrons pour son bien car c’est ainsi que se décline notre travail. Notre priorité : son confort et sa sécurité.

Oui mais le patient si…

Oui mais si le patient utilise un transport sanitaire c’est que, en règle générale, il est en possession malgré lui d’un handicap moteur ou autre, un besoin d’être sous surveillance etc. Je passerais la liste éventuelle des possibilités le site améli.fr répond très bien aux questions sur les types de pathologies concernées ou non.

Donc si on râle c’est avant tout pour accompagner le patient et surtout lui permettre d’accéder aux structures de soin de façon sécurisée et avec une faible distance à parcourir. L’évidence est claire : limiter le déplacement, limiter l’exposition aux éventuelles intempéries, inconfort, assurer la sécurité de ce même patient. Je crois que c’est concis et suffisamment précis.

Oui mais le rapport avec les places de parking et les ambulanciers ?

J’y viens pas de panique. Dans les structures on trouve trois types d’emplacements : visiteur/consultant externe en véhicule personnel (véhicule léger de fait), personnel médical et paramédical (véhicule léger aussi avec autonomie garantie à 100% de ce même personnel sinon ils utiliseraient le parking CONSULTANT) et pour terminer l’objet des fâcheries : les places RESERVEES aux transports sanitaires.

Ces derniers dont j’ai listé le type plus haut. Des places disposées de façon à pouvoir faciliter les prises en charge et s’occuper des patients de façon OPTIMALE. Ces mêmes places que le personnel soignant (IDE, AS, Manip etc.), médecins voire même Forces de l’Ordre (si si je vous assure c’est la stricte vérité) mais aussi les visiteurs squattent allègrement sans foi ni loi. La croix rouge au sol ? Le panneau RESERVE AMBULANCE : « J’ai pas vu », « Je reste 5 minutes » « Je suis médecin moi monsieur j’ai des consultations ! »

Pauvre humain qui a la malchance de posséder une capacité de déplacement non entravée par quel problème médical que ce soit. Dur… Je n’ai rien contre les systèmes de places réservées à x ou y. Mais au moins qu’on nous laisse travailler dans des conditions optimales s’il vous plait. Moi quand je n’ai pas le choix je marche. J’ai une chance infinie de pouvoir me déplacer seul sans aide technique. 

En clair le squatting des places dédiées aux ambulanciers de façon répétitive et quasi permanente sur l’ensemble ou presque du territoire ça devient usant. Usant pour œuvrer de façon qualitative. Déjà que l’on nous reproche assez souvent que nous sommes des incapables. Forcément ce point-là n’aide pas à nous améliorer… Marre de passer pour un jambon. Pourquoi ? je vais vous expliquer en quoi c’est problématique…

Question dignité et sécurité on repassera

De ce fait se garer de façon éloignée des entrées rend les prises en charge complexes et dangereuses. J’adore me trimballer avec un brancard, un patient, un obus d’O2, quelques perfs, un pousse seringue ou deux et traverser un parking immense blindé de piétons affichant à la vue de tous mon patient qui souffre et subit les regards de ces curieux « Han t’as vu chéri il ne va vraiment pas bien le monsieur » ou « Oh le pauvre, ils n’ont pas honte de le trimballer comme ça devant tout le monde ».

C’est d’un digne ! Encore plus quand le patient est un tant soit peu agité ou hyper algique certains ne seraient à peine gêné je suis sûr de filmer la scène avec leurs smartphones. Le tout sous la flotte, dans le froid avec une bonne brise à décorner les bœufs. Suffit que le drap s’envole et là c’est la catastrophe….

Je voudrais bien que vous puissiez vous imaginer ce que ça peut être humiliant pour la personne installée à même ce brancard. Les regards, les pensées, les attitudes de ce gens autour de soi. Le confort de voyager sur un brancard à subir les aspérités du parking, trottoirs et autres… sous la flotte ou par un soleil de plomb. Le tableau du brancardage c’est une chose mais seul c’est pire…

Oh mais je travaille moi !

En transport assis : traverser un parking d’une taille de supermarché avec un patient possédant des grosses difficultés à la marche ou avec problèmes cardio/respiratoire (rayer la mention inutile) qui s’essouffle rapidement et ne peut supporter l’effort; ou qui a un équilibre fort précaire voire inexistant. Bien entendu sans fauteuil roulant à disposition au domicile. Mais pourquoi ne pas le prendre à la structure de soin le fauteuil ? Bien entendu je n’y avais pas pensé.

Ah zut il n’y en a plus (ah zut c’est vrai il n’y en a jamais c’est la faute des ambulanciers encore !) Et puis au fait j’ai laissé mon patient seul dans la voiture sans surveillance (ben oui je ne pouvais pas m’arrêter devant l’entrée !). Zut il a fait un arrêt/malaise/avc/vomi/chuté/s’est barré déambuler pendant ce temps. Et je n’étais pas sur place. Bon je vais direct en tôle sans toucher 20 000 euros. Bah oui qui est le responsable du patient lors de son transport ?

Mais aussi une fois dans le service, accueil etc choisissez votre lieu, on en entend des jolies :

  • Aaaaaaaaaaaah ben il a laissé le patient se tremper le chauffeur (bonjour c’est le livreur) ! Mais ce n’est pas possible il est incompétent ! Il bosse chez Fedex lui hein l’brancardier. T’as vu ça Josette ! Je vais appeler le cadre de santé ! Je vais téléphoner à vot’patron vous allez avoir des ennuis je connais du monde ! C’est une honte monsieur.
  • Mais non cona*** je ne pouvais pas le descendre plus près il y avait ta put*** de caisse garé à la place réservée. Celle où il y a marquée : réservée A-M-B-U-L-A-N-C-E. Pas possible de garer votre poubelle ailleurs ? Elle n’avait pas de parapluie pour se protéger ? Elle ne voulait pas se mouiller ?
  • Ah mais vous savez on travaille nous monsieur ne soyez pas insultant ! Et puis ce n’est pas ma voiture
  • …. Et moi je fais quoi là ? du tricot ? Et qui je vient de voir se poser là en tortillant 2 minutes avant que j’arrive sur place ? Elle a pas vu le panneau ?

Les excuses de ce type j’en entends à la pelle. Encore plus si on pousse le bouchon à bloquer les véhicules hors la loi. Le fautif, car il l’est, est loin de reconnaitre son erreur. Il ne se gêne jamais pour te deverser tout son fiel. L’ambulancier il n’a que ça à faire etc… Dans ce genre de moment j’adore entendre les patients râler contre ce genre d’énergumène. Car eux ils sont pas tendre 😀

Et pourtant les assos luttent continuellement

Et encore heureux les associations ambulancières luttent contre vent et marée afin de tenter toujours de faire avancer les choses. Des discussions avec des staffs de costards cravates qui parfois daignent à peine se déplacer et se curant les ongles en baillant pendant que les problèmes sont exposés; aux réunions constructives avec des staff d’autres structures, compétent, à l’écoute et qui font le maximum pour aider les ambulanciers pour pouvoir trouver des solutions ensemble pour le bien être des patients.

Deux tableaux qui s’affrontent. Je n’invente rien ce n’est qu’un constat global sur l’ensemble du territoire issu des réunions d’associations diverses. Par chance dans mon secteur on est pas trop à plaindre, du moins pas au point de certains endroits ailleurs.

Nous n’oeuvrons pas pour nous

Donc oui les ambulanciers passent leurs temps à pester car c’est compliqué. C’est usant de toujours et toujours se demander « mais bordel je fais comment pour me garer ». Parce qu’avant tout on ne le fait pas pour nous. Non les kilomètres à pied on en effectue assez par jour pour ne pas avoir peur de se garer loin si nous sommes SEULS.  On râle car ça pénalise le cœur de notre job : le patient. Pour une très grosse partie de cette population ce sont des gens fragiles, usés, fatigués. Ils ont besoin d’aide quand ils ont (pour certains) la chance de pouvoir (encore) se déplacer.

Ils ont besoin qu’on leur facilite les choses et non pas qu’on leur complique. En brancard il faut pouvoir aussi respecter leur confort et leur intimité. Donc à toi lecteur qui lit ces lignes j’ose espérer que la prochaine fois tu te poseras la bonne question lorsque tu poseras tes 4 pneus dans un parking d’hôpital.

Tu penseras non pas à nous mais à tous ces gens que nous emmenons. Car nous ne sommes pas une cible, nous effectuons une tache, un métier, une mission. Et la finalité c’est le patient, toi peut être aussi un jour, va savoir, tu seras à cette place. Et tu comprendras alors que je ne cherche pas à me battre pour une broutille mais bien un réel problème qui a des conséquences sur quelqu’un : toi, lui, ton voisin, un inconnu qui souffre.

Sources des photos : https://www.facebook.com/Catsuf/

Ambulancier : un simple transport

Ambulancier : un simple transport

Anecdote d’un ambulancier, une de plus

Une anecdote d’ambulancier, une de plus, et toute fraîche de ce soir qui m’est adressée par une ambulancière. Une histoire d’ambulancier, de transport, de vie. Une anecdote de plus qui existe pour expliquer que notre quotidien n’est pas tel qu’il est perçu par ceux qui nous entourent en dehors du milieu professionnel. Une histoire qui bouleverse et qui démontre la difficulté que l’on peut rencontrer parfois, les liens qui peuvent se créer avec les patients. La profession d’ambulancier ne requiert pas que des capacités physiques mais aussi un sacré mental d’acier pour faire face à des situations parfois difficiles mais aussi heureuses.

Garde de nuit

Bonjour, je suis Ambulancière Diplômée d’Etat et ce que j’ai vécu ce weekend, je voudrais vous le raconter. Un “simple” transport sanitaire, en garde SAMU.  J’étais de garde nuit, samedi 6h du mat’. Le téléphone sonne, mon collègue prend l’appel. De mon lit, je l’entends discuter dans la chambre à côté. Hop je me prépare psychologiquement à devoir m’extraire de mon duvet. Il discute encore… C’est long. Je n’ai pas envie de bouger, je suis fatiguée, je n’ai pas envie… Silence… Il va venir me réveiller… Je l’entends, il discute encore.

Le téléphone sonne

C’est trop long, ce n’est pas un appel du 15. Je referme les yeux… Il discute toujours, puis grand  silence. Il se lève, il va venir… Non, il est dans la cuisine, il se fait un café… Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est 6h15 (non, en vrai, c’est 5h15 avec le changement d’heure) je suis fatiguée… Je me lève, il faut que je sache…

Il m’explique :

« Le téléphone a sonné vers 3h, c’était les parents de C… »

« C » est une jeune fille d’à peine 19 ans, une patiente à nous. Elle a une maladie grave avec dysfonctionnement de son foie. Elle est en attente d’une greffe.

« L’hôpital a appelé, ils l’attendent ce matin, vers 8h30-9h. Elle va avoir un foie. »

Un don, un organe, une vie sauvée

Etant donné que nous sommes de garde, mon collègue les a orienté vers le 15 qui nous a alors nous a rappelé pour nous donner la mission. On va y aller, mais là c’est trop tôt. Alors, on attend. “C.” je la connais, je pense à elle… Je suis contente…. Un café…. On reste silencieux… Samedi, pleine nuit, peut être un accident… un mort, un foie, une vie…

C’est 7h, il faut y aller. On n’est pas en urgence, on est en avance, il faut y aller… On arrive, toute la famille est debout.  Papa est heureux, maman aussi. “C” pleure, elle a peur. La dernière fois qu’elle est partie à l’hôpital :  septicémie. Elle est restée 15 jours en coma artificiel. Je suis chamboulée… Fais ton travail… Ne t’impliques pas…. Prends les constantes…. Rassures-la…. Je ne sais pas quoi dire.

Direction l’hôpital

On part, papa monte avec nous, « T » le petit frère aussi; pas capable de lui dire non; ils sont heureux. « C » prend son doudou. Je comprends, elle ne dit rien, moi non plus… On roule, silence, je lui souris mais ça sonne faux mais elle le sait :  trop d’émotions… On arrive dans le service. Tout le monde l’attend. On l’installe, un dernier mot, je souris encore : ça va aller. Papa nous remercie.

« Donnez-nous des nouvelles…. »

Une vie qui part, une autre repart

On rentre, tout se bouscule, je reste silencieuse, je suis heureuse, je pense à la famille, l’autre… Celle qui vient de prendre un père, un frère, un enfant… Je suis triste… Je ne sais plus… Dimanche 23h30, le téléphone sonne,

“Le SAMU ?”

“Non, c’est le papa de « C », elle va bien.”

Je suis heureuse, l’opération s’est bien passée, il veut nous remercier… C’est moi qui vous remercie…

Ambulancier et oxygène

Ambulancier et oxygène

Revoir les bases ?

Cet article n’a pas pour but de vous faire un cours magistral sur l’administration de l’oxygène ou encore sur la saturométrie etc. Non par le biais de cet article je vous propose juste de revoir quelques bases essentielles sur les modes d’administration : quels masques utiliser, pour quel débit, les précautions d’usage etc. Mais surtout la base de cet article sera sur les règles de transport de l’oxygène. Restons certes basique mais il est toujours important de revoir ces éléments pour pallier à des erreurs éventuelles ou des oublis. Il est surtout l’occasion de rédiger un article en apposant un bon gros coup de gueule au passage sur un point précis que vous découvrirez plus bas.

Pour débuter ce petit article voyons d’abord une explication globale

L’oxygène (O2) est une molécule composée de deux atomes. Son nom scientifique est le « dioxygène ». C’est l’un des principaux constituants de l’atmosphère terrestre : il représente 21 % de l’air que nous respirons. L’oxygène est indispensable à beaucoup de formes de vie : dans les cellules, il permet de « brûler » le glucose et ainsi de fournir de l’énergie aux organismes vivants.

Une partie de l’oxygène est également transformée en ozone dans la stratosphère, protégeant la Terre des rayonnements UV du Soleil. Sans cette protection, les rayons détérioreraient l’ADN des cellules, engendrant coups de soleil et cancers de la peau.

Il a été découvert en 1774 par Joseph Priestley.

Pour produire l’oxygène, il faut le séparer des autres constituants de l’air, comme l’azote (78 %). L’air se liquéfie à très basse température, vers -190°C. Ses composants (azote, oxygène, gaz nobles) sont alors séparés par distillation cryogénique. Une autre technique utilise un matériau poreux qui va piéger ou « adsorber » l’azote de l’air. Au contact de ces matériaux adsorbants, souvent des zéolithes, l’air s’appauvrit en azote et l’on peut alors récupérer l’oxygène.

À température et pression ambiantes, l’oxygène est un gaz incolore, inodore et insipide. Très réactif, il peut quasiment se combiner avec tous les autres éléments en les oxydant. L’exemple le plus connu est la combustion, et c’est aussi l’une de ses principales applications. Les composés organiques brûlent très vivement à son contact et c’est pourquoi la combustion à l’oxygène est très utilisée dans l’industrie.

L’oxygène est également le « gaz de la vie ». Il est indispensable à l’être humain pour assurer sa respiration. L’oxygène médical permet d’aider les malades insuffisants respiratoires ou atteints de BPCO (broncho-pneumopathie chronique obstructive).

Source : http://www.airliquide.com/fr/le-groupe/nos-metiers-nos-produits/gaz-de-l-air/loxygene.html

Masques et lunettes

Pour administrer l’oxygène à un patient par voie non invasive l’ambulancier aura à sa disposition plusieurs éléments :

  • Lunettes
  • Masque simple
  • Masque à haute concentration
  • BAVU

Les lunettes

Le débit adapté à l’administration d’oxygène via des lunettes nasales se situe entre 0.5 et 3l/minutes. On passe  la tubulure derrière chaque oreilles : les tuyaux font le tour complet des oreilles pour se rejoindre en avant sous le menton. On termine en ajustant la bague de serrage des lunettes de façon à  “coincer” la tubulure sous le menton. Le serrage sera bien entendu adapté pour ne pas gêner le patient.

Le masque simple

Le masque simple est muni d’ouvertures latérales sans valves souples qui permettent l’évacuation du gaz expiré (CO2). Débit moyen : 4 à 8 L/min. Si le débit  est inférieur à 4 l/min : risque de réinhalation du gaz expiré (CO2) contenu dans le masque. Si débit  est supérieur à  8 l/min : le masque ne sera plus efficace puisqu’un débit de 8 L/min assure l’enrichissement maximum qu’il est possible d’obtenir avec ces masques. On s’assurera du maintien du masque en ajustant la bague de serrage au niveau du nez tout en veillant au confort du patient.

Le masque Haute Concentration (HC)

Le masque haute concentration se compose du masque avec valve unidirectionnelle pour empêcher l’air expiré de revenir dans la réserve et limiter le risque de réhinhaler le gaz expiré (C0²) et de deux ouvertures latérales avec valves pour permettre l’évacuation du CO², mais aussi de bloquer le passage de l’air ambiant dans le masque. Ce qui va favoriser l’inhalation d’oxygène pur. Le débit minimum : 8l/min.  On s’assurera du maintien du masque en ajustant la bague de serrage au niveau du nez tout en veillant au confort du patient.

Astuce : Avant d’apposer le masque sur le visage du patient, on ouvrira la bouteille d’O² puis on va “boucher”  avec le doigt la valve située entre le masque et la réserve de façon à remplir complètement la réserve d’oxygène plus rapidement pour optimiser l’efficacité du masque avant installation sur le visage de la victime. De cette manière la réserve sera pleine au moment de la pose.

Le BAVU ou Ballon Autoremplisseur à Valve Unidirectionnelle

Le BAVU est utilisé dans une situation de réanimation. On branchera la tubulure  sur la bouteille d’oxygène, on ouvrira le débit à 15l/min et on attend que la réserve soit remplie avant d’apposer complètement le masque  sur le visage de la victime. Dans le cas d’un BAVU à usage unique on prendra soin de le jeter après usage dans un sac dédié aux DASRI (Déchets d’Activité de Soin à Risque Infectieux) de couleur jaune et identifié comme tel. Dans le cadre d’un BAVU réutilisable on procèdera à une désinfection avec démontage et trempage de chaque élément en respectant les consignes d’utilisation du désinfectant utilisé (temps de trempage etc).

Calcul d’autonomie d’un obus d’oxygène

Encore un rappel de base :

  • volume total d’O2 disponible = volume bouteille  x pression lue au manomètre (bars)
  • volume réellement disponible = volume total -10%
  • autonomie (min.) = volume réellement disponible / débit administré au patient (l/min.).

Exemple : bouteille d’O2 de 5 litres, pression de 100 bars, débit de 15 l/min.
autonomie = ((5 x 100) -10%) / 15 = 30 min.

Cette formule est à connaitre par coeur ! Néanmoins à l’heure de la technologie il existe des obus d’oxygène présentant un affichage digital comportant la durée d’autonomie, mais aussi des applications de calcul du type “Secours Reflex” 

Le transport de l’oxygène

Transport d’un patient sous oxygène

Attention coup de gueule en vue, la chevrotine va sortir…

Rappel important : en aucun cas une bouteille d’oxygène ne doit être transportée dans un véhicule sanitaire léger. Il est OBLIGATOIRE de transporter l’oxygène dans une ambulance  avec un système de fixation adapté pour les obus d’oxygène. En AUCUN cas on ne transporte un patient sous oxygène en VSL, c’est INTERDIT. Dans ce cas de figure vous allez à l’encontre des règles de sécurité. La prescription médicale de transport doit être réalisée en ambulance. C’est la LOI. Le seul cas de figure autorisé est pour le transport d’un patient détenteur d’un système d’oxygénation portatif.

Si on vous demande d’effectuer un transport d’un patient sous oxygène en VSL : vous êtes tenu de refuser le transport. Que le demandeur soit un médecin, votre patron ou encore le président de la république vous devez REFUSER. C’est votre responsabilité qui sera engagée si par malheur il arrive quelque chose.  Je vous rappelle que vous êtes soumis au respect de la prescription médicale. Mais si celle-ci est erronée il vous incombe de faire le nécessaire auprès de l’équipe médicale.

Il est INADMISSIBLE qu’en France actuellement certains pseudo professionnels de santé (ambulanciers) réalisent ce type de transport (VSL + patient + obus d’o²). Soyez des professionnels et exercez votre droit de retrait. En aucun cas on ne pourra vous accuser de faute si vous refusez. Le cas contraire c’est le cas : il s’agit d’une faute professionnelle grave qui met en jeu votre sécurité et celle de votre patient. Et à ceux qui me balanceront à la tête que leur patron blabla licenciement bla bla : vous êtes en faute +++

Ne venez pas essayer de vous justifier ou autre, je ne suis pas l’instigateur de ces textes de lois. Et oui les règles en question existent pour mettre en oeuvre des mesures de protections.

Règles de sécurité et oxygène

On ne fume pas, on ne met pas de graisse ou de corps gras sur un obus d’oxygène, on évite tous risque d’étincelles, flamme ou autre  à proximité d’une bouteille d’oxygène. On ne force pas l’ouverture de la vanne si ça bloque. On ne part pas tant que la bouteille n’est pas fixée solidement sur son support. Si ce n’est pas le cas imaginez un accident. La force cinétique du choc mélangé au poids initial de la bouteille vous donnera une idée de la capacité destructrice d’un tel élément sans oublier le risque d’explosion associé en cas de choc avec une bouteille non fixée. Exemple : on ne transporte pas un patient en ambulance avec l’obus d’O² crochetée sur le brancard !

Ces règles risquent de faire sourire plus d’un et pourtant ces règles de base sont souvent négligées.

Juste pour info voilà une petite démo d’un obus d’oxygène énervé ça vous donnera une idée concrète :

Pour aller plus loin

Sur ces bonnes paroles je vous invite qui que vous soyez à réagir en commentaires et ajouter les éléments qui pourraient enrichir/corriger/améliorer le contenu même de cet article. Pour ceux intéressés pour approfondir le sujet et revoir vos acquis il y a des sites web animés par des professionnels de santé plus qualifiés (infirmiers, médecins) ou encore la révision de la bible de l’ambulancier rédigé par Laurent FACON et Loic CADIOU : L’ambulancier Diplômé d’Etat. Non pas que je ne maitrise pas mon sujet, loin de là, mais je préfère que l’information distillée proviennent d’autres sources plus compétentes en la matière avec des références reconnues (oui je sors le bouclier moi aussi).

Sources de l’article : www.infirmiers.com

La matériovigilance et l’ambulancier

La matériovigilance et l’ambulancier

En quoi consiste la matériovigilance ?

« La matériovigilance a pour objet la surveillance des incidents ou des risques d’incidents résultant de l’utilisation des dispositifs médicaux définis à l’article L.5211-1 du Code de la santé publique », précise l’article R.5212-1 de ce même code. Ces dispositifs correspondent notamment aux consommables à usage unique ou réutilisables, aux implants­ passifs ou actifs, ainsi qu’aux équipements.

Dans le cas de notre article on utilisera ce terme pour parler de la vérification des matériels présent dans l’ambulance. La matériovigilance constituera un contrôle rigoureux de l’ensemble des matériels afin de vérifier l’état global, prévenir les risques de panne ou d’usure et s’assurer du bon fonctionnement global de l’ensemble. Cet aspect est aussi du bon sens et de la logique. Chaque personnel se doit de vérifier son matériel avant le départ pour éviter tout problème. Bien entendu nous ne sommes jamais à l’abri de l’erreur humaine.

En panne sur intervention

Le risque de négliger cet aspect dans notre profession peut conduire à de graves problèmes surtout lors d’une intervention. En effet quoi de pire que des appareils de mesures qui ne fonctionnent pas ou qui vous lâchent. Un matelas à dépression qui est troué et qui ne garde plus le vide ?

La rédaction de cet article m’est justement venue à l’esprit le jour où j’ai moi-même rencontré un problème. Malgré mon implication et ma vigilance on se doit d’avoir une équipe complète qui se charge de cette surveillance sous peine de problèmes. Dans le cas de figure rencontré c’était une pompe pour le MID qui ne faisait plus le vide… Très gros soucis résolu de façon rapide mais qui souligne l’importance extrême des contrôles réguliers grâce justement aux bonnes pratiques de la matériovigilance en ambulance

Quoi vérifier

Les piles / batteries

Duracell-AA

Tout bête mais la principale attention en matériovigilance ce sont les piles. Les outils de mesures sont  en très grande partie dépendant de piles voire de batteries rechargeables. Ces piles doivent être contrôlées même si l’appareil fonctionne : oxydation éventuelle, sens de placement, état du compartiment avec nettoyage à l’aide d’un chiffon. Idem pour les batteries : il est indispensable de pouvoir évaluer la durée d’autonomie de la batterie qui baisse au fur et à mesure du temps.

Il faut donc s’assurer de posséder une batterie de secours ou de songer à son remplacement rapide en cas de baisse d’autonomie anormale. Pour les piles on veillera à conserver un jeu de secours et on s’assurera du scellé de son emballage. Bien entendu celui qui utilise le jeu de secours devra penser à le remplacer. Tout bête mais pas toujours respecté.

Le MID : le Matelas Immobilisateur à Dépression

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Il se doit d’être gonflé de façon régulière. Posé sur le brancard vous ferez le vide et laisserez ce même matelas sous vide un certain temps pour vous assurer qu’aucune fuite n’est à déplorer. Si au bout de 15 minutes vous trouvez votre matelas mou c’est que vous avez un problème d’étanchéité. Testez votre pompe par la même occasion ! Vérifiez ses flexibles et son bon fonctionnement.

L’aspirateur à mucosité

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En plus de la vérification des batteries vous testerez le bon fonctionnement de l’appareil et sa capacité à appliquer une dépression à diverses valeurs. Les flexibles seront vérifiés et changés au besoin. L’état des bocaux devra être aussi observé (propreté, pas de fissures, étanchéité).

Les attelles

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Suivant votre équipement soit vous effectuez le test de dépression (attelles à dépression) ou le test de gonflage (pour ceux qui possèdent encore malheureusement des attelles gonflables, voire la vérification des attaches à scratch pour les Aluform. Pour ces dernières vérifiez aussi le nombre des attaches pour qu’elles soient au complet.

Le DSA

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Logiquement votre DSA a une batterie longue vie avec diode de bon fonctionnement. Prenez le temps quand même de l’allumer et vérifier son fonctionnement, sans oublier la vérification des patches (date de péremption, présence des patchs pédiatrique et adulte).

Tensiomètre / oxymètre de pouls/ Multi paramétrique

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En plus de la vérification des batteries et piles effectuez un test sur un collègue. Vérifiez les valeurs pour voir si l’appareil fonctionne et ne se met pas en erreur. Pour le brassard du tensiomètre vérifiez sa propreté ainsi que les attaches (un scratch fatigué lâche au gonflage du brassard), vérifiez l’état du flexible de raccord et son étanchéité.

Un flexible qui fuit ne vous sera pas très utile. Pour l’oxymètre attention au câble de liaison : vérifiez son état (pas de coupures, griffures, pincement), vérifiez la pince de doigt : propreté, état de la pince, nettoyage du capteur. Pour le tensiomètre manuel même procédure. On vérifiera aussi la présence et l’état du brassard pédiatrique et pour personne obèse.

Appareil de mesure de la glycémie capillaire

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Le « dextro » c’est comme le reste ; attention aux piles et au bon fonctionnement de l’appareil. N’hésitez pas à faire un test avec. Surveillez que les languettes de contrôles sont toujours utilisables (date de péremption) et bien calibrées avec l’appareil. Je rappelle qu’à chaque fois que vous renouvelez les languettes vous devez les recalibrer avec l’appareil de mesure. Pensez à vérifier la propreté et que l’appareil n’est pas souillé. On vérifiera le stylo piqueur et ses embouts présents en nombre suffisant. On vérifiera qu’aucun matériel usagé n’est resté trainer dans la pochette.

Thermomètre

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Identique aux autres appareils si c’est un thermomètre électronique (batteries/piles). On testera son bon fonctionnement sur soi ou/et sur ses collègues pour s’assurer de la bonne mesure prise par l’appareil.

Les colliers cervicaux

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Dans le cas des colliers à usage unique on regardera que chaque collier est encore bien scellé dans son emballage, que chaque taille est bien présente. Pour les colliers à usage répété une désinfection supplémentaire ne sera pas un mal accompagné de la vérification du système d’attache : tenue du scratch, état du collier etc.

Le scoop ou brancard cuillère

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Montez le et vérifiez que chaque élément coulisse comme il faut. Que les verrous de sécurité tiennent bien (longueur et fermeture de la cuillère. Regardez qu’ aucun des éléments ne soit trop abimé pouvant éventuellement blesser le patient ou vous-même. On assurera une désinfection du matériel au passage.

La valise de secours/sac d’intervention/kits

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Inventaire, nettoyage complet et vérification des dates de péremptions. Pensez à glisser une fiche de vérification datée et signée par l’opérateur.

Les bouteilles d’oxygène

Tout bête mais primordial : on vérifie l’autonomie restante des bouteilles présentes dans l’ambulance. Ne pas hésiter à effectuer un remplacement en cas d’autonomie limitée. Sur des bouteilles encore scellée vérifiez bien l’état de la bouteille, le capuchon de sécurité doit être présent.

Créer des fiches de vérifications

Si ce n’est pas déjà le cas je vous invite à mettre en place au sein de vos entreprises des fiches de vérifications pour améliorer la matériovigilance . Inventaire complet basé sur la liste des matériels obligatoires au sein des véhicules, cette liste vous facilitera la vérification et l’inventaire de chaque matériel tout en permettant de mettre à jour et d’obtenir une visibilité directe sur les dates de péremptions des consommables. Datées et signées, présentes dans chaque véhicule avec une copie de chaque vérification déposée dans un classeur à l’entreprise vous permettra une tracabilité optimale.

Cet article est une liste non exhaustive de ce qu’il vous faudra vérifier. En cas d’omission d’un élément je vous invite bien entendu à ajouter la liste des éléments à vérifier dans les commentaires pour une édition future de l’article. Comme beaucoup ce genre d’opération est pour moi un automatisme. Je vous invite donc à participer à l’amélioration de cet article. Merci à vous !

Ambulancier : la désinfection de l’ambulance

Ambulancier : la désinfection de l’ambulance

Ambulances, désinfection et modes opératoires

La désinfection est une opération courante que chaque ambulancier doit être à même de réaliser au quotidien. Opération protocolée suivant un ordre et une manière précise elle doit être mise en œuvre suivant certaines étapes précises. Cet article n’a pas pour but de faire un cours approfondi sur ce thème et n’apportera donc pas forcément d’éléments suffisamment complets sur le sujet. Cet article est là pour effectuer un rappel basique sur des méthodes acquises par chaque ambulancier lors de sa formation.

Je ne prétendrais pas être en possession d’éléments suffisamment complets pour proposer un cours d’hygiène maitrisé. Je souhaite par le biais de cet article réveiller les notions acquises durant votre formation et souvent négligées/oubliées et vous rappeler l’importance extrême de ce sujet.

Mais qu’est-ce que veut dire désinfection ?

La désinfection est une opération d’élimination volontaire et momentanée de certains germes (sinon on parle de stérilisation), de manière à stopper ou prévenir une infection ou le risque d’infection ou surinfection par des micro-organismes ou virus pathogènes et/ou indésirables (une grande partie des germes le deviennent en cas de déplétion immunitaire).

La désinfection implique d’éliminer ou tuer les micro-organismes et/ou d’inactiver les virus pathogènes de milieux, matières ou matériaux contaminés en altérant leur structure ou en inhibant leur métabolisme ou certaines de leurs fonctions vitales (la filtration qui ne détruit pas les microbes n’est pas à elle seule un processus de « désinfection »).

Quels types de désinfection ?

En règle générale chaque entreprise est censée disposer de protocole précis adapté à leur mode de fonctionnement.

On retrouvera néanmoins certaines méthodes types que nous allons aborder rapidement.

  1. Désinfection simplifiée (entre deux transports)
  2. Désinfection journalière (à chaque fin de journée ou changement d’équipages)
  3. Désinfection complète (hebdomadaire, mensuelle)

La désinfection simplifiée

A réaliser entre chaque transport de patient. La désinfection simplifiée consistera au changement de la literie (draps tissu ou papier). Cette literie sera enlevée et isolée dans un sac ou un réceptacle adapté et surtout scellé pour limiter la propagation des germes et micro-organismes. Le brancard sera désinfecté à l’aide d’un détergent désinfectant  (spray) et d’une lingette en respectant le port des gants à usage unique et l’application des consignes d’utilisation du produit.

Ces indications sont propres à chaque fabricant (respect du temps de contact, dilution, application etc.). L’essuyage se fera par dessin d’un « S » afin de respecter le sens propre vers sale et donc par ce fait éviter la contamination d’une zone nettoyée. Chaque élément ayant pu entrer en contact avec le patient ou l’ambulancier sera désinfecté : poignée, barrières, parois de l’ambulance etc. On appliquera la même procédure pour tout matériel utilisé lors de l’intervention : MID, collier cervical, appareil de mesures etc. etc.

La lingette et les gants utilisés (à usage unique) seront jetés dans une poche fermée destinée à faciliter l’évacuation dès le retour de l’ambulance au local ou dans la structure de soin dans les réceptacles dédiés à cet usage.

La désinfection journalière

Cette opération est à réaliser chaque jour dès la fin des transports au moment de parquer l’ambulance jusqu’à sa reprise le lendemain ou entre chaque changement d’équipage jour-nuit. On appliquera la même méthode que précédemment : brancard, matériels, parois, cabine (volant, levier de vitesse, portes). Chaque élément ayant pu rentrer en contact avec l’ambulancier ou le patient doit être nettoyé.

A ceci on ajoutera une opération de nettoyage des sols. On applique le principe des deux seaux que chaque ambulancier connait : un seau dit « rouge » et un seau dit « bleu ».

Le seau rouge recevra l’eau et le détergent désinfectant. Ce dernier sera conditionné soit en bidon soit un dose à usage unique. On verse d’abord l’eau puis le produit jamais l’inverse. On respecte le taux de dilution recommandé par le fabricant. On ne s’amuse pas à augmenter ce taux. Il est défini pour permettre une action chimique précise permettant un usage approprié et une efficacité bien précise. Ne pas respecter ces recommandations entrainerait une diminution voire une inefficacité du produit utilisé.

Pour ceux qui utilisent des produits à diluer et les seaux pour le nettoyage des parois, matériels etc. :

On trempe sa lingette dans le seau de produit (rouge), on applique le produit en « S » du propre vers le sale. On respecte toujours le sens de nettoyage. On ne revient pas sur une zone nettoyée pour éviter de recontaminer. La lingette est rincée dans le seau bleu pour éliminer les germes et les saletés avant de la tremper dans le seau de produit pour éviter ainsi de contaminer le seau de solution désinfectante.

Une fois la désinfection par essuyage des parois et des matériels réalisée on termine par un balayage humide des sols. On commence par aspirer les saletés présentes au sol avec l’aspirateur. On conservera le moteur de l’appareil hors de la cellule pour éviter la contamination par les poussières produites par le moteur et les filtres. Même principe : en « S », et toujours dans le sens propre vers sale, d’avant vers l’arrière. On ne revient jamais en arrière pour éviter de recontaminer la zone désinfectée.

La désinfection hebdomadaire

Même principe que les deux opérations précédentes. A la seule différence que l’on va se dégager au moins une heure de temps au minimum à deux voire trois personnes. On va d’abord procéder au vide total de la cellule. Tout le matériel amovible sera sorti : placard, tiroirs, chaise portoir, MID, attelles etc. Tout sera évacué pour laisser la cellule entièrement vide.

Le brancard sera sorti pour une désinfection complète. On coupera l’alimentation électrique de la cellule. On utilisera la méthode des deux seaux ou à défaut avec les sprays de détergent désinfectant adaptés. On respecte une fois de plus le temps de contact du produit, son taux de dilution et les consignes du fabricant. On portera une tenue adaptée et des gants à usage unique que l’on changera de façon régulière. On débute le travail par les tiroirs et placards, les appareils fixes puis par les parois et enfin le sol. On s’occupera aussi de la cabine de conduite avec le même type de consignes.

On respecte TOUJOURS le sens : du haut vers le bas, du fond vers la sortie. On passera partout : plafond, porte perf, poignées, barres etc. : tout doit être désinfecté et pas une zone oubliée. Une fois le balayage humide de fin terminé on pourra appliquer une opération de désinfection par brumisateur (appareil amovible voire intégré suivant les modèles d’ambulance, voire aussi les bombes auto percutante).

Le brumisateur est installé dans l’ambulance en respectant les consignes du fabricant et en utilisant un produit adapté à ce type d’opération. On lance la brumisation en respectant le temps indiqué pour une efficacité optimale portes fermées (et on ne reste pas dedans hein). Une fois l’opération terminée on aère la cellule et on évite de rester trop près. Respirer les produits utilisés peut être très nocif.

Pendant l’aération on occupe son temps à nettoyer les éléments sortis de la cellule avant rangement dans leurs tiroirs ou placard dédiés. On en profite pour effectuer une vérification du bon fonctionnement des matériels, des dates de péremptions.

Carnet de désinfection

Ce carnet est OBLIGATOIRE dans chaque véhicule et permet d’assurer une traçabilité complète des opérations de désinfection. Propre à chaque véhicule il comprend entre autre l’annotation de chaque opération réalisée chaque jour. Dessus sera noté le type de désinfection réalisée, à quelle heure et par quel équipage. Ce document est contrôlé par les ARS donc veuillez être rigoureux dans son remplissage.

Protocoles de désinfection

Toute entreprise un tant soit peu professionnelle se doit d’avoir un protocole de désinfection détaillé pour que chacun puisse être en mesure de le consulter et de l’appliquer. Ce document doit être accessible de façon pratique et affiché) à la vue de  tous. Pensez à vous rapprocher d’organismes spécialisés pour son établissement et ainsi disposer de méthodes efficaces.

La désinfection n’est pas une opération de simple « ménage » mais revêt une importance capitale pour la protection de patients transportés mais aussi des ambulanciers. On ne prend pas ce genre de discipline à la légère et on l’applique avec sérieux.

Rappels sur les transports spécifiques

On rappellera qu’on effectuera un transport de patient porteurs de BMR ou présentant un risque infectieux précis en fin de journée étant donné l’obligation d’immobilisation du véhicule pour une désinfection totale. Inversement on transportera un patient  en isolement protecteur nécessitant un environnement aseptisé en tout début de journée. La cellule aura été désinfectée de façon complète et totale afin de permettre de disposer d’un environnement le plus sain possible

Erreurs ou idée reçues

  • Non mettre une bombe auto percutante ou un brumisateur dans une cellule non vidée et non nettoyée ne représente pas une désinfection
  • Non on ne désinfecte pas comme on fait le ménage : le « S » du nettoyage a une utilité particulière et n’est pas là pour faire joli
  • Oui je dois désinfecter mon brancard entre chaque transport
  • Non je ne suis pas en mesure de dire que mon patient est « clean » malgré son apparence. Cela ne doit pas empêcher le changement de literie et la désinfection du brancard
  • Non je ne passe pas l’aspirateur avec le moteur dans la cellule. Le moteur dégage des poussières qui vont venir souiller la cellule et se déposer un peu partout.
  • Oui je dois mettre l’eau et après le produit et jamais l’inverse. On ne doit pas faire « mousser » une solution pour la rendre plus efficace.
  • Oui le fabricant a mis des étiquettes sur ses produits. Les désinfectants possèdent un spectre de désinfection précis sur certains types de germes, virus et autres microorganismes. Il est donc important de respecter les temps de contact et taux de dilution pour que ce spectre précis soit éradiqué. Des gens plus spécialisés que nous ont bossé dur pour trouver l’équilibre idéal de dilution pour une efficacité optimale
  • Non ce n’est pas parce que j’ai mis un drap sur le brancard que je ne dois pas aussi désinfecter mon brancard après chaque transport
  • Oui je dois porter des gants lors des désinfections. Ces produits sont adaptés pour des surfaces et peuvent se révéler nocives au contact de la peau.

Manques, erreurs, oublis

Je suis tout comme vous ambulancier. Il se peut que j’ai omis des détails important à vos yeux ou commis des erreurs. Ce sujet étant très complexe, difficile à détailler en tout point j’ai sûrement commis quelques fautes ou omissions. Je vous laisse donc apporter en commentaires toute réflexion, critique constructive destinée à améliorer cet article.

Rappel : n’oubliez pas que ce n’est pas un cours réalisé par une infirmier hygiéniste ou formateur spécialisé dans ce domaine. Je l’ai surtout rédigé à titre de rappel en faisant ressortir les points les plus importants. Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet mais je suis resté volontairement simple étant donné que ce sujet est souvent jugé “soporifique”. L’hygiène n’est pas souvent la matière la plus vibrante du programme d’étude 😉 mais revêt une importance non négligeable.

Patient-détenu ou Détenu-patient : Intervenir dans l’univers carcéral

Patient-détenu ou Détenu-patient : Intervenir dans l’univers carcéral

Prison 1 - ambulancier prise en charge du détenu en milieu carcéral

Ambualncier : intervenir dans l’univers carcéral

Les civilisations modernes ont mise en place ce moyen de coercition afin d’écarter de la société les personnes ayant commis un crime ou un délit grave. La prison est un univers à part dans lequel les ambulanciers peuvent intervenir pour un transfèrement sanitaire vers un autre lieu de détention adapté, transport en vue d’une consultation ou d’une hospitalisation, appel 15 dans le cadre d’une urgence. Peut importe la raison qui vous amènera (professionnellement) en prison. L’univers carcéral a des règles strictes qu’il faut connaître pour éviter tout conflit avec l’autorité pénitentiaire.

Sécurité pour tous !

ambulancier prise en charge du détenu en milieu carcéral

Malgré votre tenue, la mission à accomplir et une ambulance siglée personne n’entre pas dans un établissement pénitentiaire comme il le souhaiterait. Les personnels ont une priorité, la sécurité. La leur avant tout, la nôtre évidemment mais aussi celle du détenu. Même si un patient ou un blessé souffre, se tord de douleur, aucune équipe de secours ou médicale n’investira les lieux autorisation. 

Le sassier (responsable du sas d’accès) n’ouvrira les portes de l’enceinte qu’après certaines obligations. Les sacs d’urgence peuvent être ouverts, les téléphones personnels peuvent être laissés en consigne, les cartes d’identités peuvent être sollicitées et l’ambulance peut être inspectée avant installation du prisonnier. Le patient peut se trouver à l’infirmerie ou bien dans sa cellule. Il faut savoir que le droit dit de confidentialité ne s’applique pas en ces lieux carcéraux.

Les échanges entre ambulanciers et prisonnier sont écoutés par les surveillants. Pour le déplacement, des agents prendront place dans la cellule sanitaire. Avant le départ, le détenu aura été fouillé, menotté et entravé au niveau des chevilles. Les personnels ambulanciers ne peuvent s’y opposer, les protocoles sont ainsi et nul ne peut s’y soustraire. Le trajet peut être défini par l’autorité représentée par les personnels embarqués.

Le lieu d’accueil du patient-détenu est verrouillé lui aussi et une escorte suivra l’ambulance ou ouvrira la route. A l’arrivée, s’il s’agit d’un transfèrement, vous aurez à subir les mêmes protocoles que ceux vécue à la prise en charge. Pour une consultation, le lieu sera le service dans lequel est attendue la personne, vous serez immobilisés pour ne pas « casser » l’équipe liée à cette mission. 

Pour une urgence, les centres hospitaliers disposent de chambres carcérales. C’est le médecin adapté au cas qui se déplace. Tous ces lieux et l’ambulance deviennent des prolongements de l’établissement pénitentiaire où doivent s’appliquer les mêmes règles de sécurité. Le détenu n’est jamais sans surveillance. Une équipe d’agents pénitentiaires restera en faction jusqu’au retour du patient.

Comportement

La raison ayant provoqué l’incarcération de la personne prise en charge n’a aucune importance dans votre mission. Cela ne vous regarde pas et risque d’interférer dans la qualité de votre mission. Retenez juste qu’un détenu-patient devient pour vous un patient-détenu qui a droit à la même qualité de prise en charge que tous les autres malades ou blessés.

Et si vous connaissez la personne détenue ?

ambulancier prise en charge du détenu en milieu carcéral

La mission doit s’exécuter mais cette situation peut placer l’ambulancier concerné dans une situation embarrassante. La bonne attitude, si la composition du binôme le permet, (l’ambulancier D.E. est à l’arrière avec le patient) sera de prendre le poste de conducteur. En vous soustrayant de la cellule sanitaire vous éviterez de vivre ce dilemme.

Le secret professionnel

Article L1110-4 du Code de Santé Publique

Modifié par Loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 – art. 132

« Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant ».

Article L1111-6 du Code de Santé Publique

« Le délit de violation du secret est constitué par son caractère intentionnel même si l’intention n’en est pas malveillante ».

Article 226-13 du code pénal 

« La révélation d’une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire, est punie d’un an d’emprisonnement et de 15000 euros d’amende ».

Missions normales ?

Prison 3

Dire que les missions en milieu carcéral ressemblent aux autres est loin d’être vraie. Il faut savoir que les détenus sont enfermés 20 heures par jour (2h  de « promenade » le matin et un même temps l’après-midi). Les conditions de vie sont bouleversées à plus d’un point. Les prisonniers vivent avec d’autres rythmes et dans une promiscuité provoquant des tensions permanentes.

La violence (physique, mentale, verbale) est présente au quotidien mais si la plus grande contrainte reste la privation de liberté. Il existe différents établissements pénitentiaires. Les maisons d’arrêt ont pour priorité d’accueillir des personnes en attente de jugement ou condamnés à de courtes peines. Les centres de détention et centrales accueillent des personnes jugées pour des peines excédant 5 ans d’emprisonnement. Enfin, hommes, femmes et mineurs ne sont jamais incarcérés ensemble et ne partagent jamais les mêmes activités.

Le système de santé en milieu carcéral

  • L’Unité de Consultation et de Soins Ambulatoire (UCSA) :Il s’agit de la fameuse « infirmerie » présente dans chaque établissement. Infirmières, médecins, dentistes et psychologue y assurent les soins et suite de soins.
  • Unité Hospitalière Sécurisée Interrégionale (UHSI) : Présentes dans 6 CHRU en France ces unités accueillent les patients-détenus hospitalisés plus de 48 h.
  • Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA) : Créée en 2010 la seule unité présente est implantée au sein de l’hôpital de BRON (69). Cette unique unité accueille les patients souffrant de pathologies psychiatriques. 17 unités sont prévues dans les années à venir pour une capacité de 705 lits…
  • Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) : 26 SMPR existent en France et les Dom-Tom. Ces services prennent le relais des USCA quand les pathologies demandent un suivi plus renforcé.

La Prison Hôpital de Fresne

Cet établissement de soins fut longtemps le seul hôpital carcéral. D’une capacité de 80 lits le turn-over était très rapide. Il assure encore l’accueil de patient-détenu en soins « lourds », palliatifs et chirurgicaux.

Pour info

Depuis 1994, les détenus sont placés dans un régime spécial de protection sociale relevant du ministère de la santé.

AMBULANCE ATSU

AMBULANCE ATSU

Note de l’auteur de la vidéo :

 “La vidéo Ambulance ATSU” présente la réception d’un appel 15 pendant une garde de nuit jusqu’à l’arrivée au domicile du patient, la vidéo est un montage de plusieurs départs 15 et un jeu de théatre improvisé au bureau.”

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Formation de conduite et de sécurité pour l’ambulancier SMUR ou privé…

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Je vous présente un organisme de formation à la conduite : Le Mans Driver, école de pilotage officielle de l’Automobile Club de l’Ouest. En dehors des habituels stages de conduite et pilotage grand public, cet organisme propose entre autre une formation adapté à la conduite des véhicules de type VLM et UMH. Ce stage est tout aussi adapté à un ambulancier exercant en SMUR  ou un ambulancier privé dans la mesure où l’objectif n’est pas la vitesse pure mais l’apprentissage de la maitrise de son véhicule en toute sécurité et l’incidence de la conduite sur le patient.

Je cite le message :

Au-delà des « savoir-faire » et des habiletés nécessaires que réclame la fonction,l’acquisition d’une capacité de discernement relative à la prise de risque demeure notre objectif essentiel.Tous nos ateliers font référence à cette prise de conscience des risques occasionnés par une conduite non adaptée aux besoins et circonstances. Nous n’avons pas vocation à rendre les conducteurs plus confiants, mais leur offrir le savoir et les compétences d’être à même d’opter pour la conduite la plus rationnelle en terme d’efficacité et de sécurité.

Le programme de la formation de conduite:

JOUR 1

  • Apports d’informations sur la dynamique d’un véhicule (énergie cinétique, force centrifuge).
  • Savoir manipuler correctement son véhicule, savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité : chronologie d’un virage ; techniques de manipulation de volant ; les trajectoires, sécurité et souplesse.
  • Etre capable d’effectuer un freinage d’urgence et un évitement d’obstacle.
  • Faire l’expérience de différentes pertes d’adhérence.
  • Mise en situation de dérapages (du train avant et du train arrière).
  • Conduite sur neige et verglas.

JOUR 2

  • Prendre conscience de l’incidence de la conduite sur le patient transporté horizontalement.
  • Conduite avec ambulance de type UMH en alternance patient/conducteur.
  • Découvrir les principes de conduite préventive.
  • Evaluation des distances de freinage à différentes allures, découverte du carré de la vitesse.
  • Découverte sur piste des mesures de sécurité.
  • Démonstration d’une distance de sécurité adaptée et non adaptée.
  • Avoir des notions sur les aides à la conduite.
  • Compréhension du rôle et du fonctionnement de l’ESP, l’Anti patinage, l’Assistance au Freinage d’Urgence…
  • Savoir manipuler correctement son véhicule.
  • Savoir positionner son regard en virage et en courbe.
  • Découvrir les trajectoires offrant plus de sécurité.
  • Perfectionnement des techniques acquises le jour 1.

Infos de contact et lieu de formation

  • Pour tout renseignement : 02 43 40 25 62
  • Lieu de formation : Le Mans/Brest
  • Encadrement pédagogique : 1 formateur pour 3 stagiaires Capacité d’accueil : 12 personnes
  • Répartition théorie/pratique : 3h30/3h30
  • Contact : Philippe Jousse/ p.jousse@lemans.org

http://www.lemansdriver.fr/formations/2-jours-samu-smur.html

 Note du webmaster

Pour les amateurs de sensation forte ou les “pylotes” je pense que vous serez en mesure de trouver un emploi chez DHL ou chez Maitre Cochon et tester une wonderbox “stage de découverte sur *choisir son modèle de voiture*. L’ambulancier qu’il soit privé, SMUR ou pompier n’a pas vocation à être un pilote de course avec son véhicule. La sécurité de l’équipage et du patient doit rester un objectif primordial.

https://www.ambulancier.fr/wp-content/uploads/2012/12/lemans-fiche-présentation-stage-samu-smur.pdf

 

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

L’AmbuCelle ou le VSL ambulance !

Un transport assis qui relèverait d’un transport allongé en ambulance

Allez un bon gros coup de gueule pour changer du monde des Bisounours !

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J’aime mon métier et beaucoup de collègues tout comme moi partagent cette passion. On se bat pour changer l’image ternie de ce job, remettre les pendules à l’heure et informer au mieux des réalités de notre quotidien. Mais pourtant parfois on subit aussi des choses qui nous posent problème. Alors la critique publique est facile mais sommes nous les premiers responsables ?

Non puisque l’ambulancier transporte des patients avec une prescription médicale de transport rédigée par un médecin. On ne choisit pas pas on nous l’impose. Ce qui dans les grandes lignes est tout à fait logique sinon ce serait un grand n’importe quoi. Mais à cause de ce mode opératoire on rencontre aussi des situations ubuesques.

Ubuesques après avoir réalisé le transport; car sur le moment point question de se marrer car on pleure. On pleure devant la difficulté, on pleure en se demandant quel est le c… qui a pondu ça et si, ne serait qu’une minute il a pris conscience de l’autonomie et des possibilités physiques du patient.

Voici l’apparition d’un nouveau terme dans le champ lexical ambulancier. C’est un collègue qui a rédigé ces lignes et je dois dire que chacun d’entre nous l’a déjà fait. Sauf que lui, il met une définition sur cette pratique :

Ambucelle : ou Ambulance Sanitaire Légère dite Ambu.S.L;  terme utilisé pour un transport sanitaire qui semble ne pas être correspondant à la réalité du terrain. Il en existe 2 types :

Ambucelle de Type 1: 
Transport sanitaire prescrit en Ambulance mais qui aurait pu être transporté en V.S.L. . Le patient se mobilise seul, NE nécessitant PAS un transport en position obligatoirement allongée ou demi-assise, un transport avec surveillance par une personne qualifiée ou nécessitant l’administration d’oxygène, un transport avec brancardage ou portage ou un transport devant être réalisé dans des conditions d’asepsie. Dans ces cas la les 2 ambulanciers se préservent.

Ambucelle de Type 2: 
Transport sanitaire prescrit en V.S.L. mais qui aurait du être transporté en Ambulance.  Le patient ne se mobilise pas seul et il faut être minimum 2 pour lui faire monter les 5 marches pour atteindre son palier, et aurait donc nécessité un transport avec brancardage ou portage . Dans ce cas là, l’ambulanciers est seul….Vraiment seul…

Et bah aujourd’hui j’étais en V.S.L. et j’ai fait une Ambucelle de Type 2.

Si on lit bien ces lignes on se rend compte de l’abération de la prescription médicale de transport : I-N-A-D-A-P-T-E-E. Combien d’entre nous ont dû réaliser ce type de transport ? Combien d’entre nous ont dû refuser ce type de transport. Car l’ambucelle de type 2 c’est la pire. Celle où on se rend compte de la prise de risque en essayant de monter notre patient dans le véhicule. Qui peut à peine se mobiliser (quand il se tient debout c’est une chance) et donc nous oblige à prendre des risques inconsidérables.

A se faire mal aussi puisque en général le dos prend cher, très très cher. Et puis quand on réussit seul ou avec l’aide d’une équipe d’infirmières qui essaient de vous aider tant bien que mal il faut ensuite recommencer au domicile. Et là souvent tu pleures avant de commencer quand tu découvres la configuration des lieux.

Tu pleures encore plus quand personne ne t’attends au domicile, que le téléphone de madame michaud (la personne à contacter) ne répond pas et qu’il n’ y a pas un voisin à 10 kilomètres à la ronde. Que tu te creuses la tête pour te demander comment tu vas gérer et surtout en maximisant la sécurité de ton patient et la tienne.

Alors on peut passer pour des fraudeurs et des ce que vous voudrez mais en attendant quand on rencontre ce genre de situation on se demande qui se fout de la tête de qui ! ! ! Refuser le transport oui c’est une chose. Mais parfois le temps de se rendre compte, c’est trop tard. On ne va pas imposer au patient une autre manipulation supplémentaire. Vous avez eu des difficultés mais il est enfin installé confortablement. Donc l’ambucelle ou comment exploser de colère sur certaines situations.

Surtout quand on vient nous sermonner en nous disant : ” une ambulance ? mais non hors de question la dame elle peut voyager en VSL sans problème ! ” Oui il y a des fois où j’ai l’impression qu’on me prend pour un lapin de six semaines… Je me sens transporteur de viande…

Merci à Benoit Fabien Clément Guinot pour avoir crée cette terminologie : Claire, efficace et subjective (repiqué aussi ça 😉 )

A toi éventuel détracteur

Ah oui : aux futurs détracteurs qui voudront me remettre à ma place d’exécutant : oui je ne suis pas médecin, non je n’ai pas effectué le cursus d’études de sept années et validé mon doctorat de médecine et non je ne suis pas habilité à prescrire un mode de transport médicalisé. Certes.

En attendant celui qui prend les risques au final c’est ma pomme. Celui qui va effectuer le transport c’est ma pomme. Et non je me contrefiche que ça rapportera plus ou non ça n’ira pas dans mon portefeuille : je suis ambulancier SALARIE et je pense en priorité à MA sécurité et la sécurité du PATIENT. Si vous n’avez toujours pas compris nous accueillons les volontaires pour des stages de découverte : venez découvrir mon quotidien !

Stryker Performance Pro

Stryker Performance Pro

Le brancard de la gamme Stryker Performance Pro

Pour faire une suite logique au Power Load system voici une présentation brève d’un produit phare de chez stryker : le brancard de la gamme Performance Pro.

brancard Stryker Performance Pro

Un brancard qui préserve votre dos

Oubliez vos brancards traditionnels et fatigués celui ci est une petite bombe technologique en matière d’innovation. Ce brancard possède une particularité non négligeable : il va permettre à l’équipage de préserver un maximum son dos grâce à des aides techniques très utiles. En effet le brancard dispose d’un système de descente et de relevage pneumatique fonctionnant sur batterie. Plus besoin de freiner le brancard manuellement lors de sa descente au sol ou de forcer comme un âne au moment de le relever avec votre patient dessus. A l’aide de commande, le brancard pourra être monté ou descendu sans forcer.

Trois niveaux de hauteurs différents de hauteurs sont proposés afin de s’adapter au véhicule. Pas loin de 9 positions possibles sont recensées. les bras avant (à l’arrière du patient) son totalement rétractables afin de permettre un accès du brancard dans les zones difficiles d’accès.

Ce dernier point est un avantage assez utile surtout lorsque vous brancardez dans des logements mal agencés. Le poids supportés laisse de la marge : 300 kg supportés. Le poids de la bête est assez ridicule au vu de son équipement : seulement 40 kg. Totalement compatible au système Power Load. Couplé à ce dernier la batterie du brancard est directement mise en charge une fois en contact avec le système. Bien entendu en cas de panne du système il existe un dispositif manuel.

Le rêve a un coût

Le rêve a aussi un prix : comptez environ 15 000 dollars pour ce joli bébé :=) Bon si vous le souhaitez il existe des occasions sur ebay US :p ! Sinon regarder du côté de Ferno qui possède aussi le même type de système. Prochain télé shopping je vous présenterais les chaises portoir. Non pas les chaises tradi mais LA chaise portoir où soi disant plus besoin de forcer pour descendre les escaliers. Avec en plus une mise en scène typique à l’américaine ^_^

Vidéo de  démonstration

Stryker Power Load System

Stryker Power Load System

Le “Stryker Power Load System”

Aujourd’hui je vais vous présenter un système assez révolutionnaire crée par la société Stryker. Pour ceux qui ne connaissent pas cette société, elle se spécialise dans les brancards, chaise portoirs et autre équipement du genre dédié aux ambulances, hôpitaux etc. Leader de ce marché avec d’autre constructeur comme Ferno elle propose des produits très avancés. La nouveauté de l’année s’appelle Power Load System ou en français système d’ embarquement automatique.

Qu’est que le Power Load

Le Power Load est un système de chargement et déchargement de brancard destiné à faciliter les transferts entrée / sortie de brancard de l’ambulance afin de préserver au mieux le dos de l’ambulancier. Actuellement il faut reconnaitre que ce genre d’innovation est indispensable afin de faciliter le travail au quotidien surtout en présence de patient en surcharge pondérale

Stryker Power Load System

Comment ça fonctionne ?

Le système est installé sur le plancher de l’ambulance. Il comprend le système de fixation et rail ainsi qu’un système d’accroche et de levage. Là encore pour le système français avec table de support de brancard permettant le déplacement latéral je ne suis pas sûr de sa compatibilité. A confirmer donc… Donc fonctionnement : vous sortez votre brancard de l’ambulance sans le poser à terre. Le système permet de le garder à l’horizontal sans poser les roues ou autre.

Le crochet est suffisamment puissant pour le garder en hauteur et supporter le poids de l’ensemble brancard + patient (environ 300-400 kg de charge supportée). un appui sur un bouton et le brancard vient à vous sans forcer et sans risque de bascule. Vous déverrouillez et votre brancard est libéré. Aucuns risque de lésions sur les lombaire comme actuellement.

Même principe pour le chargement : vous amenez le brancard sur les crochets, on appuie et le crochet vient lever le brancard. Plus besoin de lever l’ensemble et de forcer pour l’installer. Bien entendu le système est compatible avec les brancards de la marque 😉 Pour un brancard autre je doute…

Amalgame

Attention à ne pas confondre les deux systèmes : le Power Load qui est le système de chargement et déchargement et le brancard de type Power Pro qui possède un système hydraulique de levage et d’abaissement. Mais ce dernier fera l’objet d’un prochain article puisque ces deux entités sont relativement complémentaires.

Le prix

L’innovation a un prix et oui : d’après les infos que j’ai pu trouver il faudrait à priori, à prendre avec des pincettes, un investissement de base de 18 000 dollars environs installation non comprise. Ce n’est pas à la portée de tous. Cependant ce type de produit est d’abord destiné aux pays utilisant le système de secours à personne de type scoop and run (regarder dans les dossiers du site un article aborde le sujet pour ceux qui ne connaissent pas scoop and run et stay and play) et donc des équipages de type Paramedic.

Sur leurs ambulances la table de brancard telle que nous la connaissons n’existe pas. Le brancard est posé directement sur le plancher avec un système de fixation adapté.

Pour terminer

Je vous invite à visionner les médias que je mets à votre disposition : issu de Youtube, du site de Stryker afin de vous faire une meilleure idée du système. Certains connaissent déjà puisque ce système a fait le tour de la toile. Mais beaucoup ont mélangé le brancard et le système. ce sont deux éléments bien distinct.

Prochain article je vous ferais un petit état des brancards Stryker avec sûrement pour thème le haut de gamme (tant qu’à faire et vu les prix il est possible de rêver hein :D) et leur système de levée et descente hydraulique. Je vous assure que vous allez pleurer quand vous utiliserez votre matériel habituel. Au passage non je ne suis pas sponsorisé par la société Stryker mais si ils me proposent… ^_^ ! Voilà vous pouvez déjà commencer à préparer vos patrons à investir ou tout du moins espérer car au moins le rêve c’est gratuit !

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Ne tirez pas sur l’ambulance mais sur les pompiers !

Un bel article d’une neutralité impeccable. Encore une fois la presse ne tire pas sur l’ambulance et dresse un constat posé. La mise en place des référentiels tripartie dans les départements équilibre la charge et clarifie lesretro missions : le centre 15 adapte la réponse en fonction de l’appel et du type de prise en charge nécessaire. Chaque acteur du secours à personne est mis à contribution. Sauf qu’à priori certains s’inquiètent un peu. L’article est intéressant à lire et comme d’habitude ne pas tirer des conclusions trop hâtives. Les pompiers s’inquiètent mais c’est comme tout : l’activité de ce type n’est pas soumise à statistiques fixes. Un jour c’est l’enfer, le lendemain c’est calme. Donc c’est peut être précoce de parler de chômage technique tel que le souligne le responsable du SDIS. Ce que je reproche par contre ce sont les commentaires odieux au sujet des ambulanciers et la suite de mon article sera un bon coup de gueule contre ces détracteurs. Donc en premier lieu je vous laisse découvrir l’article (introduction avec le lien de référence), découvrir un extrait des commentaires dont l’un issu d’une autre source mais qui vaut franchement le détour et pour terminer mon coup de gueule du jour. Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions constructives. Tout commentaire inutile ou qui n’apporte rien de concret sera enlevé. Merci de rester neutre un maximum et surtout constructif dans vos débats. Je ne publierais rien destiné à alimenter une guerre de chefs.

Albi. Les pompiers craignent le chômage technique

Depuis le 1er janvier, le SDIS et le Samu ont mis en place une nouvelle organisation dans les secours à personnes, qui impliquera aussi à terme les ambulances privées. Les critiques fusent déjà dans les rangs des pompiers.

Un pompier désœuvré est un pompier frustré. En ce début d’année, cette frustration est palpable dans les rangs des sapeurs-pompiers, particulièrement à Albi. «On est 16 à la garde et on ne sort plus, ou très peu», confie ce professionnel, sous couvert d’anonymat. Ce mardi-là, les pompiers albigeois n’ont eu que trois accidents (dûs au verglas) à se mettre sous la dent, «alors qu’on a une moyenne de 15 à 20 interventions par jour». Une baisse ponctuelle, en ce mois de janvier où l’activité opérationnelle est plutôt en berne ? C’est ce que pense le colonel Christophe Dulaud. Mais certains pompiers ont une autre explication : «Il y a un souci par rapport aux secours d’urgence. Depuis le 1er janvier, une nouvelle convention s’est mise en place avec le Samu. C’est lui qui gère presque tout. Tous les appels qui arrivent au 18 sont régulés par le médecin du Samu.» Avec trois semaines de recul, certains pompiers constatent le changement : «On continue à faire la voie publique mais on ne fait plus du tout de secours à domicile. Or, le relevage des personnes fait partie de la formation première des pompiers. On intervient à trois, parfois à quatre quand les ambulanciers privés ne sont que deux. Pour moi, si ça continue, c’est la mort du service public.» Marc Vigouroux, de la CGT pompiers, est plus prudent: «On a une baisse d’interventions sur certains secours et ça entraîne des retards. Mais ce sont des accords nationaux, tous les départements sont obligés d’y passer».

L’article dans son intégralité : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/31/1549127-albi-les-pompiers-craignent-le-chomage-technique.html

Mais voici un florilège de commentaires dans cet article qui une fois de plus démontre à quel point on tire sur l’ambulance

Ces accords entre le SDIS et le SAMU sont scandaleux quand on connait le peu de formation de certains ambulanciers privé l’attachement de ces chefs d’entreprise au fric plus qu’à leurs malades Qui encore transportent deux parfois trois malade en vsl qui n’embaucheront jamais les effectifs correspondant à la demande on peut imaginer la qualité de leur service. Le pire est à venir quand les patient à l’agonie devront sortir le carnet de chèque avant d’être évacués surtout pour les plus démunis qui n’appelleront même plus les secours et se débrouilleront comme dans un temps jadis avec les malheurs connus de cette époque.

Ou encore un défaut d’information de la population à cause de ce type de commentaires

e que je n’ai pas trop compris dans cette histoire d’intervention par des ambu privés c’est effectivement le coté financier. S’il faut payer l’ambu qui se déplace alors qu’on paye déjà les pompiers “pour ça” (ça ne veut pas dire qu’il faut les faire venir pour une broutille) via nos impôts il va y avoir problème.

Mais aussi des gens plus intelligent et raisonnés

Cet article est d’une extrême neutralité et j’en félicite l’auteur.Il ne faut pas jeter “l’huile sur le feu” entre les rouges,les blancs,les volontaires et les professionnels.Il y a certes des soucis mais faisons confiance au dialogue entre responsables des personnels,le Président,le SAMU et le Colonel Dulaud.Il faut faire preuve de beaucoup de “prudence” comme le dit un responsable des personnels,alors faisons appel à ses immenses qualités professionnelles,son intelligence,son expérience,son sens du service public,sa force de dialogue et de persuasion,son respect pour les institutions…. priorité absolue de son engagement pour aider a trouver des solutions acceptables pour tous!!

Perso je pense qu’il y a qq rouges sur cette page de réaction, et quand je peux lire les conneries que vous écrivez je me dis que votre encéphale doit être aussi étroit que vos casque F1. De vrai héros qui cherchent à tout pris la reconnaissance…. Vraiment pitoyable comme mentalité et pourtant nous faisont le même taf….. Blanc ou rouge il faut tout mettre en œuvre dans l’intérêt de la victime…

 Lu ailleurs sur un site web mais qui reflète le meilleur du pire (et aussi côté orthographe)

Bsr pensez vous sérieusement que les blancs peuvent apportés la mm réponse aux secours que nous !j en doute fort pour preuve les relevages a domicile les ouvertures de porte les sdf sur la vp j en passe et des meilleurs. Sans compter que nous sommes 3 ds un vsav et que nous pouvons avoir des renforts sur demande. Quant aux urgences vitales si la population veux attendre 3 jours les secours et bien moi non ! Pensez y si c est un de vos proches en ACR!!! Ces mm ambulanciers veulent faire croire à la population que nous avons un coût trop élevé dénonce par la cour des comptes! Mais pk ne parlent ils pas eux du looping blanc qui manigance dans nos départements en ayant pour but le profit de ces entreprises d ambulance sans compter qu ils contribuent au trou de la Sécu! Réveillons nous ! Nous Pompiers et population ou va dc allez le secours a personne! C est grave. J en parlais cet ap midi avec un médecin qui s offusque que les blancs soient engagés sur les urgences vitales !!!! Ps je ne parle mm pas de la réforme des sapeurs pompiers qui est bafouée dans le fond et dans la forme par notre hiérarchie et ces décideurs !!!! Bonne soirée a tous

En réponse a mes détracteurs! Chacun son boulot !!! Les urgences vitales restent du domaine SP il n y a pas transiger a cela point. Tt le monde peux bosser mais les blancs n ont pas a venir prendre nos inters.chacun a son histoire met on ne peux tenir un discours cohérent en étant le cul entre deux chaises. Qd a la guerre soit disant blanc rouge si nous on a été épingle par la cour des comptes et bien certaines entreprises ambulancières sont tout simplement épinglées par la police cf certains reportage. Le looping blanc lance ds certains département est révoltant et creuse le trou de la sécu c est une réalité!!! Sans compter les arnaques a la sécu! Regardez aussi le médecin ds le reportage de ma page qui que les conventions ch avec entreprise ambulancière coûte trop chère! Laissons a césar ce qui est a césar depuis la nuit des temps les SP ont été les 1 et a venir au secours de la population pour feu et urgences vitales! A 2 on ne peux faire que du transport sanitaire et non des urgences vitales c est tout. je suis pas Anti blanc y en a pour tout le monde juste une convention bipartite claire règlerais tout. Qd a ceux que sa fâche je ne dis que la réalité! En étant SP ON NE PEUX QUE DÉFENDRE SA PROFESSION CEUX QUI NE LE COMPRENNE N PNT PAS UN CŒUR ROUGE SANG

Arrêtez de critiquer ma profession

Je ne suis pas là pour alimenter une guerre ou autre. Le but de l’article est déjà d’informer, de relayer l’info mais aussi au passage de relancer un énième coup de gueule contre les réactions immatures et surtout complètement erronées à notre sujet. J’en ai plus que marre qu’on me reproche de facturer au patient au cul de l’ambulance. Excusez le terme. Je n’ai encore jamais facturé un patient en direct avant de descendre le brancard pour l’amener aux service des urgences : JAMAIS ! Alors à tous les détracteurs acides je vous rappelle que le budget des SDIS est ponctionné sur les impôts et que ça coûte un bras à chaque contribuable. Loin de moi de remettre en cause la mission des pompiers et son financement. Idem pour notre formation : si vous ne connaissez pas notre job informez vous ! Pour les équipages à deux je rappelle que la France est un des rares pays avec des équipages composés de 3 ou 4 intervenants… Partout ailleurs les ambulanciers bossent à deux.

Le secours à personne c’est gratuit ? Pas sûr

Par contre j’aimerais qu’on cesse de se foutre de nous en nous accusant de doubler la facture. Bon sang mais vous êtes complètement en dehors de la réalité. Je vous rappelle que nous respectons des règles précises. Que le patient en cas d’hospitalisation est remboursé. Enfin l’entreprise est remboursée car le patient est dispensé de l’avance de frais via la signature d’une annexe de transport. Le SMUR c’est pareil : même principe que pour les ambulances privées, le patient est dispensé de son avance de frais et tout est pris en charge en cas d’hospitalisation. Si le patient n’est pas hospitalisé c’est la mutuelle du patient qui prend en charge le complément. N’oubliez pas ce détail messieurs les pompiers et détracteurs des ambulanciers. Une inter SMUR c’est 65% pris en charge par la sécurité sociale et 35% pour la mutuelle idem pour une intervention sur la demande du centre 15 par les ambulanciers privés . Normal il faut bien financer un service de ce type. Sauf que dans les deux cas de figures : privé ou smur c’est transparent pour 98% des patients. Je ne vais pas détailler point par point le système de facturation ici. Les pompiers aussi c’est transparent sauf que c’est tous les ans via les taxes foncières et habitation. Non les pompiers ce n’est pas gratuit… Il ne me semble pas que c’est du bénévolat…

Pour info :  http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/10/31/Urgences-le-Smur-n-est-pas-toujours-gratuit

A quand une véritable entente entre professionnels

Mais on s’en fiche de ces détails. Arrêtons cette guerre stérile pour travailler ensemble de façon équilibrée et intelligente. Moi personnellement je n’attends qu’une chose : que lorsque je croise un rouge il me tende la main plutôt que de me snober dans le sas des urgences… Je serais le premier à sourire et faire de même et échanger ensemble. Je trouve ces attitudes idiotes, stériles et inutile. A quand une entente entre tous. Je vous rappelle qu’à la base c’est une guerre de chef et que la base du système : salariés ambulanciers ou simples pompiers nous ne pourrions que nous entendre car au quotidien le patient se fiche de la couleur de l’uniforme. il souhaite juste qu’on s’occupe de lui. Heureusement pour nous tous ce n’est pas une mésentente quotidienne puisque suivant les régions des collègues ont fait part de leur très bonne entente entre blancs et rouge. Dommage que ce ne soit pas universel. idem pour moi je ne suis pas un détracteur. La preuve un de mes partenaires est un sapeur pompier volontaire et je lui fait un poil de pub pour son site web : www.sapeurpompier.net . Comme quoi… Fin du coup de gueule.

Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

Article 44 de la loi de financement de la sécu, où-en-est-on ?

L’article 38 devenu 44 de la Loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2013 a fait l’objet d’un mouvement de colère de la part des entreprises de transport sanitaires et des artisans taxi. Je ne reviendrais pas sur son contenu puisque vous trouverez quelques articles à ce sujet sur le site. Mais où en est on ? Récemment les artisans taxis ont fait part de leur grogne à l’aide d’opérations escargots massives. Les ambulanciers sont restés sage, et un seul mot d’ordre a paru via la FNAA, des négociations auraient été entamés de leur côté.

Bref après ce gigantesque foutoir mis en place les résultats ne se sont à priori pas fait attendre. Pour une fois la presse a parlé des ambulanciers en étant sur un domaine autre que le recours systématique à la fraude. Ce qui est quand même assez rarissime. Non je ne suis pas si mauvaise langue que ça. Même si il est encore très difficile d’avoir des articles avec un contenu réaliste et ne se basant pas sur des infos de 1960, on a parlé un peu de nous quand même. Un seul article a retenu mon attention du fait de la clarté et de la réalité de son contenu mais j’en parlerais une autre fois. Mais il y a un gros travail d’information à faire par la presse sur notre job. En dehors des camions rouge…

Le gouvernement a tenu, au cours des manifestations, à signaler que l’article 44 stipulait que les appels d’offres étaient une expérimentation. Mais qu’on se le dise expérimentation ne veut pas toujours dire essai puis arrêt. Un risque potentiel pour la survie des entreprises existait. Donc à priori un gel de cette mesure aurait été obtenu. Ci joint le lien vers un article de France Info, qui date de quelques jours et qui relate l’avancée obtenu sur le plan du transport assis :

Après une journée de perturbations à Paris et dans les grandes villes françaises, les quatre fédérations et syndicats de chauffeurs de taxi ont obtenu l’ouverture d’une concertation sur les deux points de revendications : le transport des malades assis et le contrôle des voitures avec chauffeurs.

Des milliers de taxis ont défilé dans les rues de la plupart des grandes villes ce jeudi

Des milliers de chauffeurs de taxis ont causé des perturbationsce jeudi un peu partout en France. A l’appel des quatre fédérations et une intersyndicale parisienne, ils entendaient protester contre une modification de la loi sur la prise en charge des personnes malades et contrôle accru des sociétés parisiennes de voitures avec chauffeur.Deux points sur lesquels la délégation de représentants a obtenu des avancées en fin d’après-midi au ministère de l’Intérieur.

Le transport des malades assis

Les chauffeurs contestaient la mise en place d’appel d’offres par la sécurité sociale car, selon eux, les taxis indépendants n’auraient pas les moyens d’y répondre. Crainte très répandue dans les zones rurales où le transport des personnes malades représente une large part de l’activité des taxis.

  • Résultat: “Les appels d’offres sont gelés en attendant l’ouverture d’une concertation le 31 janvier. Par ailleurs, on a obtenu l’engagement que le transport des personnes malades sera toujours réservé aux ambulances, aux véhicules spécialisés et aux taxis. Et personne d’autre“, explique Jean-Claude Richard, président de la Fédération nationale des artisans taxis.

Affaire à suivre…

Frais de transport sanitaire et justice

Frais de transport sanitaire et justice

Aujourd’hui je vous propose un peu de bouillon de juriste. Au programme un état des décisions de justice au sujet de la prise en charge des transports sanitaires sur prescription médicale. Cet article issu de la Gazette Santé Social fait état des précédent en matière de justice concernant des prises en charges relatives au transport sanitaires.

Vous y découvrirez que la justice n’est pas forcément tendre avec certains cas de figures. Que certains cas de transport classique et souvent rencontrés sont parfois injustifiés au regard de la justice elle même. ensuite la question à se poser c’est sur quelles bases se fondent ces décisions ? Expertise médicale ? L’article ne le précise pas. Bon courage c’est du lourd mais c’est très instructif. Bonne lecture ! L’ambulancier pour les nuls n’offrent pas d’antalgique pour limiter les céphalées qui ne manqueront pas après lecture :)))

La prise en charge des frais de transport sanitaire

Les tribunaux exercent un contrôle renforcé des conditions de remboursement des frais de transport sanitaire.

Plusieurs décisions récentes de la Cour de cassation sont venues préciser les règles de la prise en charge des frais de transport, en particulier s’agissant de la nature des déplacements faisant l’objet d’un remboursement par l’assurance maladie. La portée de l’exigence d’une prescription médicale préalable a été délimitée. En outre, la haute juridiction a pu clarifier les critères de proximité et d’adéquation de l’établissement de santé avec la situation de l’assuré.

Liste limitative

Selon une jurisprudence constante de la Cour de cassation, la liste des frais de transport pris en charge, telle que fixée par l’article R.322-10 du Code de la Sécurité sociale (CSS), est limitative (2 e civ., 10 nov. 2011, n° 10-24.496). Seuls sont donc couverts : les déplacements liés à une hospitalisation, des traitements ou des examens prescrits aux personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) ; ceux en ambulance, justifiés par l’état du bénéficiaire ; les trajets de plus de 150 kilomètres, sous conditions ; les transports en série (soit quatre au moins, de plus de 50 kilomètres chacun, sur une période de deux mois) au titre d’un même traitement ; enfin, les déplacements prévus pour se soumettre à contrôle médical par les services administratifs.

S’agissant des transports liés à une hospitalisation, les juges considèrent comme devant être pris en charge ceux qui correspondent strictement à l’entrée et à la sortie du séjour hospitalier. Aussi la Cour de cassation, dans une décision du 24 septembre 2009 (2 e civ., n° 08-18.968) a-t-elle cassé un arrêt du tribunal des affaires de Sécurité sociale (Tass) de Bastia qui avait ordonné la prise en charge des frais de taxi d’une assurée se rendant dans une polyclinique pour y recevoir des soins postopératoires ; et cela, bien que ces soins fussent justifiés médicalement par une prescription.

Dans la même logique, les déplacements effectués à l’occasion de consultations ayant pour but de préparer une intervention chirurgicale ou une hospitalisation ne constituent pas des transports liés à une hospitalisation au sens de l’article R.322-10 du CSS (Cass. soc., 16 mai 2002, n° 00-19.134).

Suivant un raisonnement identique, la Cour de cassation a censuré un jugement du Tass de Meaux, lequel, par une interprétation extensive de l’article suscité, avait estimé que le transport d’un assuré, de son domicile à la clinique de scintigraphie en vue de subir des examens postopératoires, avait un lien direct avec l’hospitalisation antérieure et, en tout état de cause, que ces examens auraient été réalisés lors de l’hospitalisation, si le patient n’avait pas fait l’objet d’une sortie anticipée (Cass. 2 e civ., 17 déc. 2009, n° 08-12.932).

Un arrêt du 8 janvier 2009 de la Cour de cassation (2 e civ., n° 07-16.859) illustre la fermeté des juges sur ce point. En l’espèce, le transport d’une patiente d’un hôpital de Fréjus, où elle se trouvait, au domicile de son fils dans les Yvelines, avait été validé par une prescription médicale. La Cour a refusé de reconnaître le droit au remboursement des frais de transport au motif que le déplacement n’était pas médicalement justifié, dans la mesure où il était motivé par « la nécessité d’un rapprochement familial souhaitable pour le confort de la patiente et de sa famille » ; par conséquent, celui-ci « n’entrait dans aucun des cas limitativement énumérés par l’article R.322-10 du CSS ».

La suite de l’article et la lecture dans son intégralité c’est ici : http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/bilans-de-jurisprudence-la-prise-en-charge-des-frais-de-transport-sanitaire-8816.html

Véolia et le transport sanitaire

Véolia et le transport sanitaire

On débute l’année avec des annonces qui font trembler : VEOLIA ! Depuis le temps que le bruit coure il semblerait que s’annonce doucement les prémices de l’arrivée de véolia au sein du transport sanitaire en tant qu’intermédiaire dans le cadre des appels d’offres :

Chez Veolia Transdev (VTD), on s’est sans doute félicité à la lecture du rapport de la Cour des comptes en septembre dernier. Les sages de la Rue Cambon y pointaient les dépenses de transport de patients pour l’assurance-maladie , qui augmentent« systématiquement à un rythme plus soutenu que les autres dépenses de soins ». Elles représentaient 3,5 milliards d’euros en 2010, soit l’équivalent de « la moitié des remboursements des consultations des médecins généralistes ».

Pour la Cour, « une action résolue et cohérente permettrait pourtant de dégager des économies très significatives ». C’est ce que pensent les experts du groupe du transport, pour qui « une économie de l’ordre de 20% à 30% » est envisageable.

Voilà des années que VTD étudie le sujet. Et la loi de inances de la Sécurité sociale 2013, qui introduit pour les caisses primaires d’assurance-maladie ou les hôpitaux la possibilité d’expérimenter des appels d’offres pour attribuer le marché du transport de malade, vient supprimer les freins juridiques qui existaient jusqu’à présent.

La suite de l’article : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0202477192046-veolia-transdev-veut-se-placer-sur-le-marche-du-transport-medical-525050.php

 

Les requins n’auront pas attendus longtemps pour se manifester…

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Un mémento des règles du code de la route pour les ambulanciers

Je vous propose un livret (disponible en libre téléchargement en bas de page) intitulé “mémento des règles de priorités concernant les véhicules d’intérêt général avec facilité de passage et les véhicules d’intérêt général prioritaire et règles de prudences en urgence”. Ce dépliant au format A4 se plie comme un livret et,  est destiné à votre information personnelle concernant la législation mais aussi à pouvoir expliquer en cas de contrôle par les forces de l’ordre que vous êtes en accord avec le Code de la Route (si vous les appliquez de façon correcte bien entendu).

L’ambulancier fait, comme d’autres corps de métier, partie intégrante de la chaîne de secours. Il est donc qualifié et souvent mandaté par le centre 15 pour intervenir sur des situations d’urgences à degrés variables. Seulement l’usage des avertisseurs sonores et lumineux, ainsi que les transports dit urgent sont souvent remis en cause dès lors que c’est une ambulance privée qui en fait usage.

Le but est donc de posséder un document mentionnant les textes réglementaires afin d’informer et de justifier le bon droit de la mission. Le Code de la Route a été modifié il y a quelques temps pour mieux intégrer les missions des ambulanciers au même titre que les pompiers.

Au programme du mémento

Vous y trouverez : la définition de l’urgence médicale, les divers degrés de l’urgence médicale, la définition du transport sanitaire, le contenu du courrier de la Direction Hospitalière de l’Offre de Soins remplacé par la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) aux Agences Régionales de la Santé, les divers articles du codes de la route relatifs aux véhicules d’intérêt général et aux véhicules à facilité de passage, puis un rappel sur les règles de prudence lors d’un transport à caractère urgent.

Je rappelle au passage que certains ambulanciers font part des ARS de leurs régions qui leurs interdisent l’utilisation des dispositifs sonores et lumineux. Sauf erreur de ma part, n’hésitez pas à me le signaler si je me trompe, les ARS ne possèdent pas le pouvoir d’aller contre le code de la route. Les agences ne peuvent qu’effectuer un rappel et rappeler les règles d’usage et bonne pratique de ces équipements que beaucoup de monde oublie (ambulanciers mais aussi FDO, pompiers etc).

Mais attention

Ce dépliant ne vaut pas un texte de loi à proprement parler et se veut uniquement informatif. Il est destiné à être imprimé et conservé dans votre ambulance mais aussi à être correctement lu. Une page de rappel des règles de bonne conduite et de prudence est destinée à l’information des ambulanciers sur les bonnes pratiques lors d’un transport urgent.

Nous ne sommes pas des cow-boy ! Ce mémo c’est le premier que je réalise et n’est donc pas à l’abri d’erreurs, manques ou autre. Je vous invite donc à utiliser les commentaires en bas de cet article pour me faire remonter les défauts, les ajouts à envisager etc. Une nouvelle version du document sera mis en ligne au fur et à mesure des corrections.

Références

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006074228

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Ambulancier et… interventions insolite !

Ambulancier et… interventions insolite !

Les ambulanciers et les interventions parfois très insolite

Les ambulanciers c’est comme toutes professions de santé on a tous nos anecdotes. Histoire rocambolesque, appels abusifs et j’en passe. Voici un petit florilège raconté par des collègues ambulanciers qui ont accepté de partager leurs souvenirs de leurs interventions insolites.

Les interventions pas comme les autres

  • Chakib : Sortie pour un jeune homme qui en éternuant s’est bloqué le dos avec douleur +++
  • Laurent : 31 décembre soir, personne âgée de 86 ans qui s’est bloqué la mâchoire en mangeant une pomme….
  • Catherine : Un homme en dépression alcoolisé, qui veux mettre fin à ces jours , bagage près de lui bien sur , je lui demande pourquoi le 15. “Bien j’aurais pu faire n’importe quoi le 16 le 20 le 18 , j’ai pas réfléchi”. Il voulait tous simplement avoir un taxi pour l’emmener à son endroit choisi par lui. 

    Mais la déception  nous l’emmenons à l’opposé. Mais il me dit “quand vous aurez 5 mn passez boire un café, car vous avez bien le temps ?” , je ne  lui ais pas répondu , mais c’est vrai que pour une urgence pareil on n’est plus à 5 mn pour faire le taxi.
  • Rémi : Appel samu pour femme 30 ans qui c’est cogné le gros orteil… Voiture devant la maison. Mais ses enfants mangeaient donc elle a appelé le samu…
  • Catherine : Appel samu 23h30 pour un panari, personne qui loge à 5 mn à pied de l’hosto. C’était pour avoir une dispense pour le sport, pas mal !!!!!!!!!
  • Laetitia : Quand j’étais adolescente, le SAMU est venu dans mon quartier. Plus tard, on m’a dit que le couple qui faisait l’amour, est resté coincé…euh comment dire…..”l’un dans l’autre”…
  • Jérôme :  Appel Samu pour une femme de 40 ans dont l’appareil dentaire a explosé et a embroché la langue et la gencive. Je vous avoue que là je savais pas trop quoi faire.

    Sinon j’ai aussi un monsieur âgé, avec gangrène du pied et totalement délirant, faire une inspection de la plaie avec l’odeur plus un monsieur qui vous explique qu’il a construit un réacteur à fission pouvant alimenter une ville complète, qu’il a aussi rencontrer des extraterrestres qui vont l’aider à repousser l’invasion des musulmans.

    Je vous jure vous trouvez le temps long surtout quand vous entendez votre collègue dire, “ah mince je me suis gouré sur le bilan, faut que je recommence “.
  • Karim : Appel 15 pour un bilan rapide : trauma de l’oeil chez un enfant de 6 ans. A l’ arrivée c’ était deux frère qui chahutaient et l’un d’entre eux à pris le doigt dans l’oeil… o_O
  • Chris : Il y a quelques années, appel pour un mec d’une tite quarantaine, délirant, et pour cause : d’après ses dires, il s’était fait tirer dessus par des snipers sur l’immeuble d’en face (qui au demeurant était une maison de plain pied), s’était recousu à la Rambo, voyait sa tante (décédée) faire des “trucs” avec un inconnu face à sa fenêtre, et a accepté de nous suivre parce qu’il en avait marre des guêpes électroniques (si si je vous jure) qui l’attaquaient dans son salon. Mémorable. Je sais pas ce qu’il avait pris mais…. c’était violent !!!

    Ou un autre, complètement saoul, qui était rentré par effraction chez son ex. Il s’était totalement dessapé et avait enfilé un body string en dentelle de cette dernière avant de se coucher ds son lit…. Je vous laisse imaginer le spectacle. Il a quand même fallut insister pour lui faire enfilé au moins un Jean avant le transport.
  • Audrey :  Des collègues ont fait tout aussi bien , ils ont décalé chez une dame car elle n’arrivait pas a garer sa voiture dans le garage, c’etait bien la première fois que ça lui arrivait donc le samu a voulus verifier si elle ne perdait pas la tête
  • Francis : 21h, appel 15 : suspicion de fracture poignet. Nous arrivons chez la patiente, alitée, 72 ans qui explique qu’ elle est tombée sur la main et qu’elle pense s’être cassé le poignet. C’est aussi l’avis de son mari. A l’examen : pas de déformation, pas d’hématome ni de paresthésies, rien !

    Quand je lui demande l’EVa : 0 ! Intrigué, je la questionne sur le pourquoi du comment et là elle me répond : « Ah mais non, j’ai pris un Doliprane 500, 5 minutes avant votre arrivée, c’est pour ça que j’ai plus mal ». Le 15 nous demande de transporter et dans l’ambu elle m’avouera qu’elle ne voulais pas rester avec son mari  “parce qu’il a toujours raison…” ! 
  • Marshall : Appel 15 pour Tampax coincé dans le vagin
  • Marion : Appel 15 pour un homme bloqué du dos… On arrive au domicile, l’homme était bloqué du dos effectivement mais sur ses chiottes… Impossible de le relever car douleur ++. Evidemment, tout petit wc exigu… On a réussi à le sortir de là, le slip sur les chevilles.

    Ensuite, ben je l’ai coquillé assis, pas banal mais pas le choix. J’ai oublié de dire que nous étions deux ambulancières… Monsieur était plus que gêné, sa femme aussi mais j’ai réussi à dérider tout le monde. La position sur le brancard, coquillé quasi-assis ça valait son pesant de cacahuètes…
  • Chakib : Une sortie pour une personne avec douleur aux dents qui aurait avalé 9 Doliprane. Donc mon DEA m’explique qu’il y a un risque d’intoxication sévère … Arrivé sur les lieux la prise des 9 doliprane était sur plusieurs jours […] et cerise sur le gâteau, la personne a mis de la Lysopaïne ( pour les maux de gorge) sur sa dent douloureuse ! On était mort de rire…
  • Christophe : Plaie de la verge … Mademoiselle avait un appareil dentaire et …lors d’une fellation…couic….

Un grand merci pour le partage

Un très grand Merci à tous les membres du groupe facebook « Ambulancier de A à Z » pour m’avoir permis de lister toutes ces lignes. Rassurez vous tout n’est pas là : entre ce qu’il reste de côté et celle à venir… N’hésitez pas à partager vos anecdotes, histoires ou autre promis je les publierais 🙂

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Medic Assistance (SARL Ambulances Arc en Ciel IDF)

Medic Assistance (SARL Ambulances Arc en Ciel IDF)

Présentation de l’entreprise Medic Assistance

Medic Assistance est une SARL créée en 1997, dans ses débuts, il s’agissait d’une entreprise de transports sanitaires traditionnels. Depuis 2007, nous avons abandonnés la pratique traditionnelle pour nous spécialiser dans les transports infirmiers inter-hospitaliers pédiatriques et adultes avec 6 ambulances paramedicalisées.

En 2010, nous avons fait le choix de développer la partie rapatriements sanitaires aériens en partenariat avec un avionneur de l’aéroport de Paris – Le Bourget. Nos équipes d’ambulanciers et d’infirmiers sont donc amenés à se retrouver aussi sur terre que dans les airs accompagnés d’un médecin. En 2013, nous ouvrirons une Unité de Transports Médicalisés avec 1 ambulance armée comme un SMUR sur le plan matériel et personnel : ambulancier DE + Infirmier + Médecin.

Quelques chiffres :

En 2011, nos équipes ont éffectuées plus de 3000 transports paramedicalisés, 17 rapatriements sanitaires.
En 2012, nous avons déjà effectué plus de 3300 transports paramedicalisés.

La séance questions réponses de l’ambulancier pour les nuls à monsieur David AUDIBERT, superviseur chez Medic Assistance :

Bonjour monsieur AUDIBERT, pourriez vous nous expliquer comment vous en êtes venu à devenir ambulancier ? Qu’est ce qui a motivé ce choix ? Vocation ?

J’ai débuté à l’âge de 12 ans comme Jeune Sapeur-Pompier puis sapeur-pompier volontaire à 16ans. C’est donc naturellement que je me suis tourné vers le monde du transport sanitaire ; au début comme « BNS » pendant 2 ans avant de passer mon CCA au CESU du CHU d’Amiens.

Vous êtes chef d’entreprise actuellement, comment s’est passé votre installation en tant que tel ? Vous avez rencontré des difficultés particulières ? A l’heure actuelle est-ce un choix que vous recommanderiez à des ambulanciers désireux de s’installer ?

Je ne suis pas tout à fait chef d’entreprise, j’occupe la fonction du Superviseur dans la société dans laquelle j’ai commencé en qualité d’ambulancier CCA. J’ai participé à la mise en place de notre 1ère ambulance paramedicalisée en 2007, j’ai ensuite occupé le poste de régulateur et désormais celui de Superviseur. J’ai en charge les relations avec les établissements de santé, la gestion du personnel, les plannings… En collaboration avec le Directeur d’exploitation.

Comment est venue cette idée de mettre en place cette spécialité de transport ? Quelles ont été les difficultés pour mettre en place ce genre de service ?

En nous spécialisant dans le transport paramedicalisé, nous avons répondu à une demande croissante des unités de soins en Ile de France afin de décharger les SMUR de certains transports qui ne nécessitaient pas de médecin durant le transport. Nous avons rencontré plusieurs difficultés :

· Recruter des infirmiers ayant les connaissances et compétences nécessaires
· Investir dans le matériel
· Respecter les exigences de la DDASS (désormais ARS)
· Augmenter le niveau de compétences des ambulanciers

Quelles sont vos missions au quotidien en dehors du transport sanitaire classique ?

Depuis 2010 nous n’effectuons plus de transports sanitaires traditionnels, nous nous consacrons uniquement aux transports paramedicalisés adultes et pédiatriques, aux transports médicalisés et aux rapatriements sanitaires aériens. 

Quelles types de structure font appel à vous et est-ce que la présentation de ce type de transport fut bien acceptée par les organismes de santé ?

Nous nous adressons essentiellement aux établissements de santé : services de pédiatrie, de réanimation, de soins intensifs, d’urgences…. Nos prestations ont toujours été bien accueillies par les services : augmentation de la qualité des transports, sécurisation par la présence d’un infirmier et économies par rapport au coût d’un SMUR. 

Sur le plan du recrutement comment cela s’est passé au moment de la bascule d’activités classique vers la spécialisation transport infirmier ? Des difficultés pour convaincre les IDE de vous joindre à ce projet ?

Le recrutement a été long car nous avons été très sélectif quant aux CV des infirmiers : nous leur réclamons une expérience pédiatrique d’un an minimum. Tous ont dès le départ été très enthousiastes. De plus, nous leur proposons une rémunération supérieure à la majorité des employeurs d’Ile de France.

Comment vos ambulanciers voient-ils cette spécialisation ?

Ils sont fiers et motivés, le rôle de l’ambulancier est mis en valeur par la création du binôme ambulancier / infirmier. Sur le plan rémunération nous n’appliquons plus de coefficient de réduction des heures travaillées (accord cadre), nous avons mis en place une prime « qualité », des tickets-restaurant et ils bénéficient (tout comme les IDE) d’une complémentaire santé prise en charge en partie par l’entreprise. 

Votre entreprise engage t’elle des moyens de formation/recyclage pour vos personnels ?

Nous venons de mettre récemment de mettre en place un plan de formation : formation pédiatrique, conduite de véhicule sanitaire en situation d’urgence, recyclage AFGSU 2 etc…

Sur le plan matériel est ce que vous, en tant que chef d’entreprise, jugez-vous important d’investir dans des équipements supplémentaires en plus des normes obligatoires ? Des exemples éventuels ?

En transports paramedicalisés nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir du matériel défaillant ; c’est pourquoi nous renouvelons régulièrement nos ambulances et le matériel embarqué. Par exemple, nous venons d’acquérir un Lifepak 15 pour un projet qui devrait se mettre en place dans les mois qui suivent, ce matériel est 20% plus cher qu’un équivalent, mais il offre une robustesse plus important, c’est très important pour nous.

Je me permets de vous demander une vision d’avenir : le futur des entreprises de transport sanitaire vous le voyez comment ? Quelles sont vos attentes en tant que chef d’entreprise ?

La législation sur le transport sanitaire change régulièrement, les ambulanciers ne sont toujours pas considérés comme acteurs de la chaîne de soins. Il me parait important de faire évoluer la formation et les prérogatives des sociétés d’ambulances.

L’avenir de notre profession : Au vu de votre expérience pensez-vous que l’actuel cursus est suffisamment complet ou existe-t-il un manque et si oui lequel ?

Comme je le disais juste avant, la formation des ambulanciers est incomplète, trop courte, pas assez sélective. De plus, il me semble logique que la formation au DEA soit assurée par des organismes d’État et non par des organismes lucratifs.

Je me permets cette question un peu osée mais lorsque l’on parle des entreprises de TS on parle beaucoup et (trop) souvent de patrons fraudeurs, quelle est votre avis sur la question ? 

Il y a et il y aura toujours des fraudeurs… Il me semble pourtant que les contrôles s’accentuent. 

Le regard du public et du milieu médical sur la profession est assez désastreux. Selon vous quels seraient les axes d’effort à faire pour avoir une image responsable de notre profession ?

A mon avis, la profession devrait être plus harmonisée : en terme de véhicules (marquages), d’uniforme, de législation, de formation, de rémunération… 

Merci à monsieur David AUDIBERT pour avoir pris le temps de répondre à mes questions et pour l’échange chaleureux sur l’entreprise !

retrouvez l’entreprise sur le web à cette adresse : http://www.medic-assistance.com/

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Je vous partage cet article du Journal “l’union”. Vous pourrez lire l’article dans son intégralité via le lien plus bas. Je ne saurais vous conseiller la lecture des commentaires qui reflètent la vison de certaines personnes vis à vis de notre profession. Je reconnais que l’équipage a commis plus ou moins une faute sur l’absence d’un membre de l’équipage à l’arrière mais dans ce cas de figure  je pense aussi qu’ils ont préféré laisser la maman aux côtés de son fils…

SOISSONS (Aisne). Une ambulance missionnée par le Samu est un véhicule comme les autres. C’est l’étrange théorie qu’ont mise en pratique trois motards de la CRS 21. À Soissons, un enfant blessé en a fait les frais.

 

FICHE 2095333. Ce n’est pas avec ce numéro que Mme F. va gagner le gros lot. Ce 25 octobre, en matinée, son fils se mélange les pédales sur le chemin du collège. Il est tôt, c’est une chute de vélo, le papa chauffeur routier est au travail et la maman n’a pas de véhicule. Le gamin a 12 ans. Une douleur lui mord la cheville. Impossible de rallier l’établissement. La maman est prévenue; elle compose le 15. Il est 8 h 43. À 9 heures, le blessé est dans l’ambulance et sa mère avec. Fiche de transport remplie. La routine presque pour Cédric et Franck, deux ambulanciers certifiés. L’hôpital n’est pas loin. À 9 h 05, si tout va bien, le collégien sera aux urgences, à l’hôpital de Soissons

 

Des concombres

« Les motards étaient au rond-point quand l’ambulance a mis sa sirène et son gyrophare. Ils ont été obligés de se pousser sur le côté pour nous laisser passer. À partir de ce moment-là, je me suis dit, c’est sûr, on va y avoir droit ! » se souvient la mère. Au fan-club de la CRS 21, ça se sent, la maman du jeune blessé va être en retard de cotisation… « Ça n’a pas loupé. J’ai regardé par la vitre arrière. Ils nous ont suivis. On a dû s’arrêter. » Franck, l’un des deux ambulanciers présents confirme. « On était à 200 mètres de l’hôpital. On a demandé pour quelle raison on était contrôlé, mais aucun policier n’a voulu nous répondre. »

 

La suite : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/ces-policiers-qui-soignent-les-ambulanciers

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Petit florilège des idées reçues sur les ambulanciers

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A travers ce billet coup de gueule voici une liste peu exhaustive de ce que je peux entendre au quotidien. Je vous avoue que je commence à être blindé. Mais entre-nous : ça devient vraiment usant de voir que les stéréotypes ont la vie dure… Alors opposons un peu la réalité à l’ambulancier et ses idées reçues.

Tiens vla votre taxi m’ame bertrand !

Il faut savoir différencier le chauffeur de taxi détenteur d’une formation spécifique : Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT) et l’ambulancier issu d’un autre cursus : Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA). Ce n’est pas la même formation ni les mêmes fonctions. Si on compare en terme de véhicule le Véhicule Sanitaire Léger ne remplis pas tout à fait les même critères non plus sur certains points.

Bien que certaines licences de taxi possèdent un agrément de la Sécurité Sociale pour des transports médicaux les personnels possèdent des fonctions et des qualifications radicalement différentes. Mais cela n’empêche que beaucoup de collègue possèdent l’ensemble de ces qualifications. et sont à même de faire partie de l’équipage d’une ambulance un jour et le lendemain être au volant d’un taxi. Les modes de facturations sont aussi différents, les tarifs aussi bref ce n’est pas tout à fait la même chose.

Les ambulanciers de toute façon ça bosse que pour le fric

Et oui une entreprise de transport sanitaire reste une entreprise donc pour payer ses charges, ses impôts, ses salaires etc il faut bien générer un chiffre d’affaire. Les pompiers ne travaillent pas gratuitement non plus puisque les budgets des SDIS sont issus des communes et régions et donc des …impôts ! Entre autre les impôts des sociétés ou des particuliers. Donc au final oui l’entreprise gagne de l’argent mais en reverse aussi… 

Pour continuer il existe en France des entreprises qui innovent et travaillent aussi pour la passion du métier ! Nombre de ces entreprises investissent considérablement dans le matériel et la formation, et assurent une disponibilité sans faille. Certes ce n’est pas un cas général mais ça existe. Donc oui elles gagnent mais en retour et elles investissent et ce au final dans l’intérêt du patient.

Alors oui il y a des abus mais dans la grande majorité l’entreprise est tellement surveillée par la Sécurité Sociale que pour frauder il faut avoir une grosse paire de c… Je souhaite très fort que la loi se durcisse pour ces gens là et que la suppression d’agrément devienne presque systématique.

A savoir aussi que la SS surveille mais se trompe aussi en accusant injustement certaines entreprises qui doivent prouver leur innocence (déjà vu); souvent pour des fautes reprochées comme cet exemple de type ratures ou surcharges sur les documents remplis à chaque transport (le bureau de l’ambulancier c’est sa voiture ou son ambulance et je mets au défi qui que ce soit de ne pas faire de ratures en remplissant un document dans un véhicule type ambulance qui roule car ça secoue un minimum, oui c’est l’équipier qui est dans la cellule qui écrit pas le collègue qui conduit…). Vive l’administration française !!! Mais je m’égare…

Ce sont des transporteurs

Définition du transport sanitaire : L’article L6312-1 du Code de la santé publique définit la notion de transport sanitaire : « Constitue un transport sanitaire, tout transport d’une personne malade, blessée ou parturiente [femme enceinte], pour des raisons de soins ou de diagnostic, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, effectué à l’aide de moyens de transports terrestres, aériens ou maritimes, spécialement adaptés à cet effet “.

Nous sommes missionnés pour effectuer du Transport Sanitaire et non du transport de colis bien que pour certaines entreprises la tendance serais au colisage de patient mais ça c’est autre chose. Je pense que certains ont dû se tromper entre l’entreprise Maitre Cochon ou transport petit colis 24/24 et le transports de patients.

Les brebis galeuses il en existe partout dans tous les corps de métiers, médical ou non, public ou non et oui si je pouvais je sortirais ma baguette magique. Et en effet nous sommes sous la convention collective du ministère des transports. Cherchez l’erreur… Diplôme de la santé, convention des transports routiers. Non je ne suis pas un transporteur je suis un A.M.B.U.L.A.N.C.I.E.R. D’ailleurs je vais déplacer mon 44t qui est mal garé il claque je lui ais mis une rampe bleue et un deux ton SAMU …

Les ambulances de toute façon ne sont pas prioritaires !

Vrai et Faux. Dans le cadre de la garde ambulancière (garde préfectorale) ou encore sur une mission régulée par le centre 15 l’ambulance “privée” devient Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire au même titre que les forces de police, pompiers et j’en passe. Dans le cas contraire l’ambulance est un véhicule qui peut demander des facilités de passage avec usage des dispositifs sonores et lumineux. Ce dernier est utilisée lors des transports en général demandés par un médecin, non régulés par le centre 15 mais qui peut revêtir un caractère plus ou moins urgent suivant l’état du patient. Sur le papier il est vrai que toute urgence doit être régulée par le centre 15 mais dans la réalité…

A la base une jurisprudence est à l’origine du changement. Suite à un procès un juge de la cour de Limoges a tranché en faveur d’un ambulancier qui était sur un transport régulé par le centre 15 et verbalisé par les forces de l’ordre pour je ne sais plus quelle raison. Le code de la route a donc été modifié en ce sens en 2007. Ensuite dans la réalité les forces de l’ordre agissent selon l’humeur du moment (non ce n’est pas une légende urbaine).

Pour le grand public et donc certains agents des FDO les ambulanciers n’ont pas vocation à faire des transports urgent… Au passage pour les sceptiques je vous renvois à la définition de transport sanitaire donné par le code de santé publique ! Euh moi j’ai fais quoi ce midi ? ah oui un appel samu pour Homme de 85 ans, chute avec plaie frontale de 5*2 cm, perte de connaissance etc. J’aurais dû l’engueuler et lui dire de prendre sa voiture et de se rendre aux urgences ? Meuh non si c’était urgent on aurait envoyé les pompiers ! Mais zut qui m’a envoyé chez ce monsieur ?

Pour les légendes urbaines que le grand public adore; surtout pour commenter les articles de presse lors d’accident ou autre comprenant une ambulance; j’ajoute que le devenir d’une ambulance en VIGP n’est pas juste valable qu’en présence d’un médecin ou équipe SMUR. Pour les commentaires du type : “Que si c’était urgent le SMUR se déplacerait” : à savoir que tous les hôpitaux de France n’ont pas des équipes médicales à foison et que toutes les urgences ne justifient pas une équipe d’urgentistes…

La preuve c’est le service d’aide médicale urgente avec un médecin régulateur qui décide des moyens adaptés suivant le degré d’urgence. Donc avant de commenter (j’en ais lu des vertes et des pas mûres, je me suis bien poilé aussi quoique pas toujours vu le degré de bêtise) renseignez vous !

Pour la case pompiers le SAMU envoie les SP sur certaines urgences plus souvent que les ambulanciers pour différentes raisons : maillage plus important, disponibilité plus rapide (enfin pas partout) etc. Dans certaines régions les Ambulanciers Privés sont aussi réactif que les pompiers et tout ausi bien équipé, je dis ça mais je ne dis rien…

Mais je n’oublie pas que dans d’autres régions c’est aussi par ce que certaines entreprises ne veulent même pas se casser le popotin, pour rester poli, à s’intégrer au sein de l’Aide Médicale Urgente et que niveau matos entre l’aspirateur à mucosité à pédale de grand papa, la trousse de toilette avec un pôv tensio fatigué et sans batteries c’est loin d’être suffisant… Perso je refuse de travailler pour ce genre d’entreprise (et oui faut faire un choix !)

Le décret n°2007-786 du 10 mai 2007 relatif aux véhicules d’intérêt général et modifiant l’article R311-1 du code de la route prévoit en particulier :

  • Que les véhicules affectés exclusivement, à la demande du SAMU, à l’intervention des unités mobiles hospitalières font partie des véhicules d’intérêt général prioritaires;
  • Que les ambulances de transport sanitaire appartiennent à la catégorie des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passages.

Le code de la route limite ainsi le qualitatif de Véhicule d’intérêt général (VIG) prioritaire, et toutes les prérogatives afférentes, à certains véhicules en fonction de leur statut.

Courrier DHOS aux ARS

Cependant, comme l’a rappelé la Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins (DHOS) du ministère de la Santé dans un courriel du 20 avril dernier adressé à la DDASS de la Sarthe, la jurisprudence a fait considérablement évoluer cette situation au cours des dernières années. En effet, dans un arrêt de la cour d’appel de Limoges en date du 7 mars 2007, le juge a considéré comme VIG prioritaire une ambulance privée qui intervenait dans le cadre de la garde ambulancière, sur demande du SAMU.

Cette mission de service public (dixit le juge), urgente, confère à une ambulance privée, intervenant dans le cadre de la garde ambulancière, le droit de ne pas s’arrêter à un feu rouge et d’utiliser un avertisseur sonore 2 tons. En ce qui concerne le cas ou une ambulance privée intervient sur demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière, la DHOS souligne dans son courriel précité du 20 avril 2009 que la jurisprudence a considéré qu’une demande d’intervention du SAMU adressée à l’ambulancier valait réquisition, ce qui confère le statut de mission de service public. 

Par conséquent, la qualification VIG prioritaire peut légitiment être étendue aux ambulances de transport sanitaire qui interviennent à la demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière.

Extrait du référentiel SAMU/SDIS/Ambulanciers : La régulation par le SAMU-Centre 15 est systématique. Elle a pour but de déterminer et de déclencher dans les meilleurs délais la réponse adaptée à la situation décrite par l’appelant. Cette mission incombe au SAMU-Centre 15 des établissements publics de santé. 

Lorsqu’un appel d’urgence parvient au SAMU-Centre 15, la régulation décide du moyen le plus approprié pour répondre à l’état médical du patient (intervention SMUR, moyen ambulancier ou moyen SIS suivis ou non d’un SMUR), étant entendu que les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionnés par la régulation du SAMU-Centre 15 pour participer à la prise en charge des urgences vitales, dans l’intérêt du patient.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Referentiel_SAMU-TS.pdf mais aussi le référentiel “ORGANISATION DE LA REPONSE AMBULANCIERE A L’URGENCE PRE-HOSPITALIERE”

Les ambulanciers c’est juste des pousse-brancard !

Notez que l’expression pousse brancard fut donnée par un charmant inconnu sur un commentaire d’un article de presse, cette personne est d’une culture à toute épreuve sur les ambulanciers je n’en doute pas.
Faux l’ambulancier est qualifié avec une formation diplômante délivrée par le Ministère de la Santé.

D’une durée de 600 heures sur 8 modules de formations (urgences, état clinique, hygiène, ergonomie, communication, sécurité routière etc) avec des stages dans différentes unités hospitalières (samu, smur, court et moyen séjour, entreprises de transport sanitaire) elle est dispensée par des médecins urgentistes, formateurs (IDE, IADE, ambulanciers, kinéstérapeuthe…).

A savoir que les pompiers, en dehors de leurs formations feu, secours routier etc doivent suivre un programme moins important (+/-70 heures pour les PSE). La seule différence se situe dans le recyclage de formation où les pompiers se maintiennent à jour plus souvent et le contenu de la formation (ministère santé pour les ambulancier, ministère intérieur pour les pompiers oui oui c’est normal la logique à la française).

Pour les ambulanciers le recyclage c’est tous les 5 ans. La faute aux textes de lois et aux questions d’argent aussi… et sûrement à l’ingénieur technocrate qui a pondu cette connerie ! Reste que cela n’empêche en rien de se recycler soi même en maintenant ses connaissances à jour… Mais bon reste que comme partout il y a des abrutis incompétent aussi qui ne savent/veulent pas lire/se documenter en cours de route avant d’attendre les 5 ans.

Mais très important il faut savoir que chaque partie blanche ou rouge est tout aussi qualifiée l’ une comme l’ autre. Pas de meilleur que… Les deux entités restent des secouristes capable d’intervenir sur une détresse vitale ou non. Que celui qui me disent le contraire m’avance de bons arguments je suis prêt à dégainer 🙂 Pour les incompétents c’est du hors concours.

Les ambulanciers c’est tous des cow-boy

Vrai et Faux. On passe nos journées sur la route, on prend en charge de nombreux patients, on enchaine de nombreux transports et quelque fois quand il faut gérer de nombreux transports avec des impondérables (accident, feux, déviations, bouchons) avec l’heure du rendez vous et bien on se dépêche. A ça se rajoute le fait que les ambulances ne sont pas aussi nombreuses que ça, vsl compris.

Explication : Le numérus clausus est une formule de calcul imposée par la loi. En fonction de la population d’une commune ou ville est définie un nombre maximum d’ambulances pour ce lieu. Pas plus. Ce chiffre est révisé etc etc mais au final on se retrouve avec un nombre maxi et une population vieillissante sans cesse grandissante. A un moment ça coince…

Il n’y a plus assez de véhicules pour satisfaire la demande sans cesse grandissante de transport para médicalisé… sachant qu’une ambulance donne le droit à une entreprise de posséder deux VSL donc là aussi restriction… Refuser les transports ? oui pour les passer à qui ? Quand les “concurrents” sont eux aussi débordés ça coince et donc les ambulanciers exigeant sur la ponctualité se dépêchent pour que personne ne soit lésé !

A ceci on ajoute les médecins qui ne respectent pas les rendez vous sur le plan horaire, le manque d’informations au niveau des centres hospitaliers sur les retards éventuels, la perte de temps engendrée par le passage quasi obligatoire pour la paperasse à l’hôpital (malgré le fait que les formalités administratives ne sont pas du ressort de l’ambulancier mais de la structure de soin.

Mais les structures font leur sauce et on final on inverse les rôles), les patients qui sont encore au petit dej’ ou pas habillés parce que la structure de soin ne comporte pas assez de personnels pour s’occuper de leurs résidents et donc quand l’ambulancier arrive à l’heure avec son grand sourire niais pour emmener monsieur dupont à sa chimio ça coince ! ….

Je ne dis pas que les entreprises n’ont rien à se reprocher loin de là : régulation mal optimisée, patient oubliés, retard volontaire pour effectuer d’autres transports etc etc. La liste est aussi longue de ce côté. Heuresement ce n’est pas le cas partout mais il faut savoir que ce n’est pas forcément volontaire et qu’il existe aussi des impondérables.

Et que nous aussi on prend cher : on se fait allumer par les secrétaires, par les patients, par les médecins, par la régul’, on mange quand on a le temps (pour certains c’est pas toujours acquis) et on court et on court et on court et on court et on court toute la sainte journée… Vis ma vie d’ambulancier et … on en reparle 🙂 Oui c’est un choix ! Oui j’étais au courant avant de signer…

Après c’est pareil partout : sur la route on voit des cinglés toute la journée, certains collègues se prennent pour Shumacher. A partir du moment où il y a prise en charge du patient il y a aussi adaptation mais ça certains n’ont pas tout compris et roulent comme des c… (je veux dire par là sans se soucier du confort du patient !)

Mais je vous rassure j’ai vu aussi ce genre de comportement ailleurs comme par exemple des véhicules de secours, ceux qui sont les “vrais” rouler comme des tambours, traverser le feu rouge au carrefour à 90 sans ralentir…. (ah c’est vrai ils sont prioritaires… prioritaires aussi pour mettre en danger d’autres usagers ?)

Attention je ne dis pas que je suis le saint usager de la route qui respecte son code de la route avec son code rousseau sur les genoux toute la journée. je suis comme tout le monde et je m’adapte aussi. Mais je n’oublie pas que : mon permis c’est mon job, que à côté/ou derrière moi j’ai du monde et pas forcément en pleine forme, que je vais vers une structure de soin pour une consultation pour mon patient et non pas pour de la traumatologie pour nous deux.

Que lorsque je suis au volant de mon ambulance j’adapte ma conduite en fonction de l’état du patient, de sa ou ses douleurs, de l’importance de l’emmener plus ou moins rapidement vers l’accueil des urgences pour qu’il soit pris en charge au plus vite par l’équipe médicale etc etc

Après c’est au patient, titulaire du libre choix du transporteur de s’adresser ailleurs vers une entreprise plus respectueuse sur la qualité de sa prise en charge si il juge que l’ambuancier se prend pour alain prost au volant de son vsl ou de son ambu.

Une idée, des recommandations

Si vous avez d’autres sujets de choix à ajouter sur l’ambulancier et les idées reçues contactez moi. Ah oui pour ceux qui auront lu jusqu’en bas de l’article au lieu de le survoler sachez que certaines phrases sont à prendre au second degré : j’adore mon job malgré ses difficultés. Oui je pense que le système a besoin de changer et qu’il faudrait faire du nettoyage dans la profession…

Je suis lucide en fin j’espère… J’ajoute aussi que je n’ai rien contre les pompiers (que je cite à plusieurs reprises) je respecte la qualité de leur travail et leur professionnalisme (hormis ceux qui ont le melon trop gonflé au point de me snober sans répondre quand je leurs dis bonjour dans le sas des urgences… oui je suis très sérieux et non ce n’est pas du second degré cette fois ci).

Ambulance, réglementation et circulation

Ambulance, réglementation et circulation

Ambulances, réglementation et circulation

Question écrite n° 20485 de M. Jean Louis Masson (Moselle – NI) publiée dans le JO Sénat du 20/10/2011 – page 2681

Rappelle la question 16287

M. Jean Louis Masson rappelle à M. le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration les termes de sa question n°16287 posée le 02/12/2010 sous le titre : ” Réglementation de la circulation des ambulances “, qui n’a pas obtenu de réponse à ce jour. Il s’étonne tout particulièrement de ce retard très important et il souhaiterait qu’il lui indique les raisons d’une telle carence.

Réponse du Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration

publiée dans le JO Sénat du 17/05/2012 – page 1259

L’honorable parlementaire appelle l’attention du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration sur les conditions dans lesquelles les ambulances transportant les blessés ou malades dans des situations d’urgence peuvent déroger aux règles du code de la route relatives aux vitesses maximales autorisées et au franchissement des feux de signalisation. 

Aux termes de l’article R. 311-1 du code de la route, les ambulances de transport sanitaire entrent dans la catégorie des « véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage ». Ceux-ci sont alors rattachés au régime dérogatoire des articles R. 432-2 et R. 432-3 du code de la route, lorsqu’ils sont en situation d’urgence.

Ce régime dérogatoire s’applique aux dispositions du code de la route relatives aux limitations de vitesse, à la circulation dans des voies réservées, à l’usage des avertisseurs et à la circulation sur autoroute et route express. Toutefois, il ne concerne pas le respect des feux de signalisation, auquel les ambulances sont tenues. En revanche, lorsque les ambulances agissent à la demande du service d’aide médicale d’urgence, elles disposent des mêmes prérogatives que les « véhicules d’intérêt général prioritaires ».

Elles peuvent dans ces circonstances déroger à l’ensemble des prescriptions relatives aux règles de circulation édictées par le code de la route, lorsque l’urgence de leur mission le justifie, conformément aux dispositions de l’article R. 432-1 du même code. Compte tenu de la nécessité de définir limitativement les véhicules d’intérêt général prioritaires autorisés à déroger à toutes les règles de circulation, il n’est pour l’instant pas prévu d’y inclure les ambulances exerçant dans le cadre normal de leurs activités.

Référence : http://www.senat.fr/questions/base/2011/qSEQ111020485.html

LA NUIT C’EST MA VIE

LA NUIT C’EST MA VIE

la nuit c’est ma vie par ambulancier74. Video du reportage passé sur direct8 le jeudi 12 mai 2011 à 20h40. Emission présentée par karine ferri . Production KAWA production. Images tournées grâce à l’entreprise Roth Ambulances et à l’aide d’un de ses ambulancier passionné par sa profession. Une émission réaliste, peu enjolivée et tout à fait en adéquation avec le quotidien.

Intervention – En chier avec dudul

Intervention – En chier avec dudul

retro

Bon allez merde ! Aujourd’hui c’est dimanche, l’actu me déprime, et les cons aussi ! Alors on va rester dans le “light”, et dans la neige. J’m’en vais te raconter un truc de malade ! Accroche-toi à ton slip !

Une intervention qui restera dans les annales

Je ne vais pas te faire le détail de ma rencontre avec Dudul, ni même t’expliquer pourquoi ce surnom affectueux lui a été attribué… Si tu es cortiqué, tu feras de toi-même le lien. Sinon, gratte-toi. L’intervention qu’on a vécu ce matin-là est quand même digne de figurer dans des annales quelconques, alors autant que ce soit ici… Par un beau matin d’hiver ensoleillé – Viens-en au fait, Jean !

Un matin beau. Soleil beaucoup… C’est ça que tu veux ? Bon alors merde ! Ce matin-là de l’hiver dernier, particulièrement long et rude avec beaucoup de neige dans cette partie du massif des Hautes-Vosges mais côté Alsacien, on avait été requis par,… alors là je sais plus si c’est un toubib du cru qui avait appelé en direct, ou s’il avait transité par la régule du SAMU Centre 15…

Homme 80 ans, pour la réa cardio

En tous cas on avait été requis pour évacuer sans délai un homme d’environ 80 ans vers la réa cardio de l’Hôpital Albert Schweitzer au motif de douleurs thoraciques chez sujet triple-ponté avec des antécédents de TACFA (Tachy-Arythmie Cardiaque par Fibrillation Auriculaire) et autres problèmes de palpitant… Forcément dans ces cas-là, on ne perd jamais de temps et on se dit qu’une convergence avec le SMUR doit rester une option sur le feu !

Un chemin… enneigé et deux ambulanciers

Le chalet de ce monsieur se trouvant à tout juste deux kilomètres en amont dans la vallée, les routes étant dégagées, on a parcouru la distance en moins de temps qu’il ne t’en faut pour éternuer… Arrivés devant la grille de fer forgé ouverte marquant l’entrée de la propriété, on s’est avancés sur le chemin. Juste quelques mètres, le temps de se rendre compte que le chemin menant au chalet (environ 200 mètres) était enneigé, verglacé, casse-gueule, craignos, pourri-moisi.
Bref, un putain d’écueil !

Et bien sûr, les chaînes étaient restées à la base… Alors que d’habitude elles sont toujours dans l’ASSU: de novembre à mars. Invariablement !

  • Dudul enquille vite fait:
  • Prends le sac d’inter et file bilanter le mec. Moi je retourne à la base chercher les chaînes et je te rejoins. Grouille !
  • Ok Boss !
  • Oui, Dudul, c’est mon Boss.

Je saute à terre (enfin, à neige), je chope notre Boscarol rouge plein de tout ce qu’il faut pour une évaluation clinique complète, et je me mets à cavaler sur la neige verglacée. Je courais comme un cinglé et oh, je devais bien faire des pointes à 2 km/h, toujours à la limite de me casser la mâchoire, sac sur le dos, bras étendus à l’horizontale pour ne pas perdre l’équilibre, mes rangers tentant vaillamment de s’accrocher à la glace – c’est des ventouses aux pieds qu’il m’aurait fallu, bordel de merde !

J’avais l’impression d’être Philippe Candeloro se préparant à faire un triple axel, sauf que je ne portais pas de costume de fiotte moule-burne. Arrivant tant bien que mal au chalet, après des sprints de fou à 2km/h, j’étais déjà en nage ! Et je priais in petto pour que Dudul n’ait pas eu la mauvaise idée d’aller faire un bonhomme de neige dans les prés !

J’arrive au chevet du monsieur, pas bien, essoufflé – lui aussi, mais pas pour les mêmes raisons – et aussitôt les présentations faites, je lui explique ce que je fais en le rassurant. Tout en lui posant des questions d’ordre médical je prends sa tension, son pouls (tachy-arythmique +++: ça veut dire irrégulier et rapide), et aussi sa saturation en O2 dans le sang.
Et là, le chiffre tombe comme un couperet: 72 de sat !

N’ayant pas constaté de cyanoses ni d’acrocyanoses, je place le capteur de l’oxymètre à mon propre doigt, en me disant:

« Bon il a fait froid cette nuit, l’ASSU a dormi dehors… C’est peut-être un artefact ou un dysfonctionnement… » Mais à mon doigt l’oxymètre indique bien 99 % d’O2. Et merde, va chier ! J’ouvre plus largement le col de la chemise du monsieur en lui expliquant ce que je vérifie: en l’occurrence, je cherche un tirage sterno-cléïdo-mastoïdien ainsi qu’un balancement thoraco-abdominal, signant une détresse respiratoire aggravée. Mais des clous ! Rien !

Je lui replace la sat, et toujours un chiffre dans les patates, à peine plus haut que 70 %… Je me dis que Dudul ne va pas tarder et aussitôt je l’appelle histoire de lui demander de rapporter tout de suite l’ogive d’oxygène: tant qu’il débarque de l’ASSU, autant qu’il ne me rejoigne pas les mains vides…

  • Une main posée sur la main de ce vieil homme, je le regarde avec un sourire qui se veut rassurant tandis que j’explique à mon Boss par téléphone:
  • Je pense que ça ferait du bien à M. X qu’on lui donne un peu d’oxygène. Ce sera plus confortable pour lui. Tu es dans le coin ?
  • J’arrive dans 30 secondes. A toute !
  • J’explique alors au vieil homme un peu inquiet qu’on va lui administrer de l’oxygène, que ça lui fera du bien.
  • Mon co-équipier arrive, lui dis-je. Il a dû aller chercher les chaînes pour l’ambulance je rajoute pour faire bonne mesure, en lui faisant un clin d’oeil.

Le vieil homme sourit bravement.
J’en profite alors pour lui demander ainsi qu’à sa femme qui vient de nous rejoindre, s’il a des antécédents respiratoires connus:
– Monsieur X., avez-vous un dispositif d’assistance respiratoire à domicile ?
– Non…
– Est-ce que votre médecin a déjà évoqué une Insuffisance Respiratoire Chronique (IRC) ou une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) ?
– Non plus…
– Bien Monsieur, alors on va placer un masque à haute concentration sur votre nez et vous allez être soulagé en respirant de l’oxygène pur grâce au masque, d’accord ?
– Oui-oui… Faites ce que vous avez à faire, me dit-il courageusement avec son accent welche.

Sa femme m’interroge du regard, inquiète. Je lui explique alors que son époux connaît un petit épisode de troubles du rythme cardiaque associé à une difficulté respiratoire, mais qu’en le conduisant en réa cardio, tout se passera bien et que l’équipe qui va le prendre en charge là-bas saura très bien s’occuper de lui et faire ce qu’il faut pour résoudre ce problème.

Rassurée, elle se dirige vers la porte tandis qu’apparaît ma vieille Dudul ! Je lui fais un topo succinct de la situation, alors qu’il m’écoute d’une oreille et salue avec amabilité le Monsieur et son épouse. Se penchant sur le patient, qui précisément est un patient patient, il jette un oeil à mon synoptique et prend connaissance du bilan avec les constantes.

On lui place le masque, et, le patient n’étant ni IRC ni BPCO, on lui balance de l’oxygène à 12 l/minutes. Puis on l’assoit sur la chaise-portoir et on le sort. Sur le brancard, on l’installe en position demi-assise, histoire de l’aider à mieux respirer. Et voilà, on enfourne le tout dans l’ASSU, et je meretrouve assis dans la cellule sanitaire, après avoir dit au-revoir à Madame X.

Prenant à son tour congé de l’épouse de Monsieur X., sautant derrière le volant, Dudul lui suggère d’appeller la réa cardio d’ici une heure ou deux, le temps de faire les examens préliminaires. Son ton est rassurant et, à travers les vitres teintées, je vois que Mme X. semble vraiment soulagée.

C’est là que TOUT a foiré !

Malgré les chaînes, il y a une putain de saloperie de congère glacée-gelée, plus glacée-gelée qu’une nageuse Est-Allemande frigide ! Et forcément, l’ASSU part en plein dessus ! Voilà, les roues avant sanglées de leurs belles chaînes jaunes tournent dans le vide ! Le bas de caisse repose sur cette salope de congère ! Descendant de l’ASSU, Dudul demande à la femme, toujours dehors, sur le pas de la porte, si elle a une pelle ou une pioche, un piolet, qu’importe, histoire de péter la glace, maintenant les roues avant de l’ASSU à 30 cm dans le vide…

La petite femme court chercher des outils, Dudul en  sélectionne deux et vas-y que je me couche sous l’ASSU, à même la glace, à taper comme un sourd dans la neige congelée… Au bout d’un bout, il passe sa tête par la porte de la cellule où je suis assis, en train de rassurer notre Monsieur X. Celui-ci est calme, et même, il sourit de la cocasserie de la situation. Au moins un que ça fait rire ! Je sors relayer Dudul tandis que celui-ci s’assoit auprès du brancard pour récupérer un peu et se réchauffer.

C’est à mon tour d’être vautré sur la glace du sol, à taper comme un sourd avec la pelle que Dudul m’avait filée… Et au bout de ce qui me semble une éternité, la gorge en feu à cause de l’air froid, ce qui devait arriver arriva: la pelle se pète. C’est net et sans bavures ! Me voilà avec juste un manche de bois dans mes mains bleuies par le froid, tandis que le fer de la pelle est gentiment en train de dessiner un sourire à la glace de la congère…

– Euh Dudul… On a un petit problème, lui dis-je en passant la tête par la porte latérale de l’ASSU, en lui montrant la pelle décapitée.
– Bon, ben euh… Ben… Vois avec la dame si elle n’a pas autre chose, sinon, continue avec le manche.
– Glps ! Bon…

Et de continuer un bout jusqu’à ce que, n’en pouvant plus, Dudul vienne me relayer tandis que je retournais au chevet de Monsieur X. maintenant franchement hilare ! A un moment, je sens que l’ASSU vient de descendre de son putain de perchoir à la con… Une petite secousse et je me dis qu’on va pouvoir repartir…  Dudul se place au volant, tandis que Madame X. se place devant l’ASSU pour le guider.

Madame bonhomme de neige

Elle n’avait pas prévu qu’il passe la marche arrière. Elle aurait dû ! Quand Dudul met les gaz, les roues avant se mettent à projeter de la neige et de la boue sur la pauvre dame, qui maintenant ressemble plus à un bonhomme de neige qu’à ce qu’elle était encore un instant auparavant ! De la neige et de la boue partout: sur le visage, dans les cheveux, sur son manteau… PARTOUT !

Dudul étouffe un fou-rire nerveux tandis qu’il saute à terre. Je suis moi-même obligé de me détourner de Monsieur X. parce que je sens que je pars en couilles à mon tour. A travers la portière avant laissée ouverte, j’entends Dudul demander au “Bonhomme de neige”:
– Ca va madame ? Vous n’êtes pas blessée ?
Celle-ci rigole en s’époussetant…
– Oh ben non hein ! Faut pas vous inquiéter alors… Toujours cet accent welche, là !

L’ASSU est en tout cas à nouveau sur ces 4 roues et on peut mettre les voiles et foutre le camp de cet “Enfer blanc”, Dudul derrière le volant, conduisant prudemment vers la sortie de la propriété, toujours chaînés, jusqu’à ce qu’on retrouve le bitume…

Le déchaînage ne lui a pas pris plus 2 minutes et puis voilà, on filait vers l’Hôpital Schweitzer avec Monsieur X. qui finalement, s’en est payé une bonne tranche. Nous voir trimer comme des sacs, vautrés dans la neige et la glace, les mains et les genoux plus bleus qu’un putain de Schtroumpf, à dégager l’ASSU de cette saloperie de congère lui aura au moins permis d’oublier qu’il n’était pas là pour faire joli, mais qu’à la base c’était parce qu’il était VRAIMENT mal qu’on était venus ! Pour lui porter secours ! Pas pour le divertir, bordel à cul…!

Ambulancier SMUR – Formation de conduite

Carmaux. Le petit Theo nait dans l’ambulance

Théo Fino est né le 30 janvier 2012 à 13h58 précise à Albi, il est le 4e enfant d’Emilie et de Gérald, déjà heureux parents de Léa, Enzo et Florian. Et si Théo n’a pas sa photo dans la rubrique de La Dépêche du Midi « Les bébés du jour », c’est tout simplement parce qu’il a décidé de naître dans l’ambulance qui emmenait sa maman Emilie de son domicile Carmausin à la maternité du centre hospitalier d’Albi. Témoin et acteur principal de l’événement, Philippe Commandre est le gérant des ambulances « Philippe », société installée au 7 bd du Rajol à Carmaux : « A 13h33, le SAMU nous a appelés pour prendre en charge une maman qui était sur le point d’accoucher. Nous sommes arrivés à 13h40 et avons aussitôt fait le bilan (tension, pouls, saturation), comme le veut la procédure, bilan que nous avons ensuite transmis au SAMU.La maman avait des contractions depuis 10h15, nous sommes partis du domicile à 13h45 ».

L’emotion de l’ambulancier

L’ambulancier Philippe Raynal au volant, avec à ses côtés Raynald, bientôt papa de Théo, Philippe Commandre auprès de la maman, l’ambulance filait vers Albi, mais n’aura pas le temps d’y arriver, tout du moins d’une seule traite.Encore ému, Philippe Commandre raconte : « La maman avait des contractions de plus en plus rapides.Arrivé à la déviation de Carmaux, elle a perdu les eaux. Nous nous sommes alors arrêtés sur le bas-côté, à hauteur du giratoire de La Tête, et avons prévenu le SAMU ». À peine l’ambulance arrêtée, la tête du petit Théo faisait déjà « coucou » au monde.

Pas de quoi perturber Philippe Commandre, formé aux gestes qui sauvent et surtout capable de réagir très vite, y compris dans des situations inhabituelles : « J’ai aidé le bébé en le tournant légèrement pour faciliter le passage des épaules. Puis je l’ai posé sur le ventre de sa maman, j’ai dégagé le nez et la bouche pour qu’il respire bien, Théo a crié, je l’ai couvert, la maman a parfaitement bien réagi, ça restera pour nous un jour inoubliable ». Aujourd’hui (mardi), Théo et sa maman sont toujours à la maternité, ils se portent bien. Quant à Gérald le papa, Léa, Enzo et Florian, ils attendent avec impatience le retour de Théo et de sa maman, qui feront cette fois le voyage Albi-Carmaux d’une seule traite.

 

L’original de l’article provient de cet endroit : http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/01/1275032-carmaux-le-petit-theo-nait-dans-l-ambulance.html et a été copié afin de conserver une trace de cet article au vu de son contenu et surtout de son accessibilité limitée dans le temps étant donné les très nombreuses actualités relatées dans la presse.

Ambulances privées : immersion dans une société

Ambulances privées : immersion dans une société

Ambulances privées, immersion dans une société

Voici un article de presse qui dans ce rare cas évoque la réalité du milieu des ambulances privées souvent passée sous silence au détriment de l’actualité des soi disant fraudes et autres problèmes récurrent.

Ambulancier un métier mal ou peu reconnu

SEZANNE (Marne) Encore mal connu et peu reconnu, le métier d’ambulancier privé comprend plusieurs facettes qui impliquent la connaissance des premiers gestes de secours, une grande réactivité et la conduite. A Sézanne, l’activité est assez intense.

SYLVIE a son métier dans la peau. Passée ambulancière il y a deux ans grâce à l’obtention du diplôme d’Etat d’ambulancier (DEA), à 44 ans, après avoir démarré comme chauffeur de taxi médicalisé* dans la société de Michel Destailleur, elle se sent enfin utile. « Ce travail est riche en émotion et très humain. Je ne laisserais ma place à personne. »

 Hôpitaux, domiciles, maisons de retraite

Aujourd’hui, le travail a commencé à 11 heures, par le nettoyage de l’ambulance. « D’habitude, on fait ça le soir », précise-t-elle. A 13 h 20, les courses démarrent. Première mission : chercher une dame de 80 ans à l’hôpital de Sézanne pour l’emmener à la maison de retraite de Villiers-Saint-Georges. On trouve la personne dans un état délirant. « Ça arrive, et c’est pour ça que je reste aussi à côté d’elle pendant le trajet. » Comme elle possède le brevet de secourisme, elle est sur le qui-vive, prête à réagir. «

Mais de toute façon, s’il y a le moindre souci, on ne prend pas de risque et on appelle le Samu. On ne s’occupe que des personnes non prises en charge par le Smur, pour des déplacements entre hôpitaux, maisons de retraite et domiciles ou encore des accompagnements de malades à des consultations médicales », explique l’ambulancière. Des trajets de ce type, elle en fait parfois jusqu’à une sept ou huit par jour. Elle reste souvent dans le secteur de la Marne, entre les divers établissements qui ont un contrat avec son entreprise.

« Mais il arrive aussi qu’il faille aller plus loin. La semaine dernière, je suis allée jusqu’en Bretagne dans le cadre des courses en taxi médicalisé », se souvient Sylvie. « On travaille beaucoup avec l’hôpital de Sézanne, comme ils n’ont pas d’ambulance », développe Michel Destailleur, chef de l’entreprise qui embauche maintenant autant de femmes que d’hommes. D’autres hôpitaux ont également des contrats avec l’entreprise. « Parfois, on ne peut pas honorer la course de particuliers qui nous réclament. »

Gardes de 15

Mais certaines courses restent obligatoires. « On est tenu, dès lors que l’on possède une ambulance agréée d’obéir à la préfecture et d’exécuter des gardes de 15 sur notre secteur. On les partage avec Mouquet et Sanitaxi, les autres ambulanciers du territoire, selon un emploi du temps très rigide », précise l’entrepreneur. Quand Sylvie est de garde, elle répond donc au centre d’appel du Samu qui l’envoie là où le Smur ne va pas ou ne peut pas aller immédiatement.

« Nous sommes les yeux et les mains des médecins. On est là pour observer puis rapporter toute information au corps médical. Nous sommes un peu comme les pompiers, sauf qu’on n’intervient pas sur les lieux d’accidents. On fait les premiers gestes d’urgence. Pas plus. »

Taxi médicalisé : les courses concernent la prise en charge de personnes qui nécessitent une surveillance médicale.

http://www.lunion.presse.fr/article/social/immersion-dans-une-entreprise-dambulances-privees

Début de matinée avec les ambulanciers

Début de matinée avec les ambulanciers

Nous avons suivi deux ambulanciers

Le service de transports sanitaires de la CARMI Nord – Pas-de-Calais est composé de quatre antennes. Nous avons suivi deux ambulanciers du service de Lens pendant une matinée.

La matinée est fraîche et le soleil pas encore levé. Fabien Kumm arrive à son travail, il est 7 h 30. Ambulancier depuis dix-neuf ans dans le privé et depuis quelques mois à la CARMI, l’homme a déjà ses habitudes. À son arrivée au centre névralgique du service, route de La Bassée, à Lens, il file au vestiaire pour récupérer le trousseau de clé et le portable chargé.

Il descend ensuite vers les garages où sont entreposés les véhicules de service. Son coéquipier du jour, Michaël Lecocq le rejoint. Dernières manoeuvres avant de partir : « On vérifie les niveaux tous les matins », explique Fabien. Michaël ouvre la porte arrière de la camionnette blanche : « On vérifie aussi la cellule sanitaire où sont transportés les patients : l’oxygène doit toujours être à au moins 200 bars de pression et les produits désinfectants en place. »

Démarrage

À 8 heures, tout est prêt et les deux ambulanciers embarquent. Fabien au volant, Michaël à côté : « Ce matin, je ne conduis pas, je serai avec les patients derrière. » L’après-midi, ils inverseront les rôles. Dans ses mains, Michaël tient le programme : « Il est prêt depuis hier soir. Il est créé avec un maximum de cohérence pour optimiser les déplacements et éviter de rouler à vide. »

Un programme établit dans les bureaux, entre la salle qui centralise les appels et les « régulateurs » qui gèrent le plus gros du planning et observent le « traceur », un écran qui suit en temps réels les déplacements des ambulances. « Ça nous permet d’adapter le flux de déplacements en direct et de ne pas tricher sur les facturations », explique Marc Manigard, responsable du service. Un écran installé en 2006 lors d’une restructuration complète du service qui a aussi vu le renouvellement de la flotte automobile.

Embouteillages

Dans l’ambulance justement, Fabien et Michaël arrivent chez le premier patient de la journée, dans une cité minière de Lens. « C’est vrai que nous allons souvent dans les mêmes quartiers, confie Fabien. Une fois sur deux, c’est une personne qui est seule à son domicile. En règle générale des veuves de mineurs, la mine a fait des dégâts. » La CARMI est justement la caisse régionale minière qui gère la sécurité sociale des mineurs. Une garantie sociale remise en cause l’année dernière et un décret annulant la gratuité des transports.

« Pour ma mère, ça ne change rien, elle est prise en charge à 100 % puisque c’est une affection longue durée », confie la fille d’Adèle, transportée ce matin pour une consultation en rhumatologie suite à une fracture. « Par contre, je sais que ça peut poser soucis pour d’autres personnes moins touchées mais éloignées », reprend-elle. Arrivés à la polyclinique de Riaumont de Liévin, les ambulanciers déposent Adèle en fauteuil jusqu’à la porte du service concerné. « Le rôle de l’ambulancier est aussi administratif, précise Fabien.

J’ai annoncé son arrivée à l’accueil et donné sa carte vitale. Ça aussi c’est nouveau puisqu’avant, les affiliés au régime minier n’avaient pas de carte vitale mais uniquement des “étiquettes”. » Avant de retourner à leur poste de conduite, les ambulanciers changent les draps du brancard. Sur le chemin de la maison du deuxième patient, quelques embouteillages. « C’est l’heure des écoles, sourit Fabien.

On va changer d’itinéraire. » L’impératif horaire oblige l’ambulancier à s’adapter aux situations. « Mais on doit quand même respecter le code de la route, souligne-t-il. Nous n’avons pas de permis professionnel et qui dit pas de permis, dit pas de travail. » La deuxième patiente habite à Angres. Elle va aussi passer un examen à la polyclinique de Riaumont. « Ce matin, on fait du secteur », lance Michaël avant de se rendre au troisième rendez-vous.

Mais la personne explique que son rendez-vous avec le kiné a été annulé. « Les petits couacs, ça arrive mais c’est rare. On ne peut pas être parfait », confie Michaël. Mais pas le temps de faire une pause, le téléphone portable sonne. C’est Adèle, la première patiente qui a fini sa consultation. L’ambulance repart. Il est 10 heures, le soleil s’est levé, le froid est un peu moins piquant et la journée ne fait que commencer.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2011/01/26/article_debut-de-matinee-avec-les-ambulanciersdu.shtml

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

Rénovation du modèle économique pour le transport sanitaire terrestre

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Voici un rapport sur la Rénovation du modèle économique  pour le transport sanitaire terrestre issu du ministère de la santé que je vous fais partager via un ami qui me l’a envoyé. Je vous conseille sa lecture que vous soyez ambulancier, chef d’entreprise ou autre il est intéressant. Je ne prendrais pas de position par rapport à ce rapport je vous laisse vous faire votre propre opinion personnelle mais vous pouvez très bien réagir va les commentaires. Vous trouverez l’intégralité de ce rapport en bas de cet article.

Principales propositions de la mission

  • Proposition n°1 : Revoir le mode de financement des transports dans le cadre des urgences pré-hospitalières pour permettre une bonne application des référentiels publiés en 2009 sur le sujet (révision des indemnités de garde, responsabilisation financière des transporteurs en cas de non réponse, regroupement au niveau de l’ARS de l’ensemble des crédits dédiés au transport d’urgence au sein d’une seule enveloppe…, voir détail partie 3.1).
  • Proposition n°2 : Mettre en place un plan opérationnel de recherche d’efficience dans le secteur des transports de patients intégrant un volet établissements de santé (plate-forme de gestion des demande de transports, transport partagé…), un volet ARS (contractualisation avec les établissements et les transporteurs…) et un volet national (publication référentiel, contractualisation avec les régions…, voir détail partie 3.2).
  • Proposition n°3 : Redéfinir la ou les prestations de transport assis professionnalisé et les conditions de réalisation, en particulier les véhicules (transport sanitaire, taxi, TPMR…) aptes à les réaliser. Cette redéfinition doit s’opérer dans le cadre d’une large concertation. Pour les transports assis réalisés à la fois par les taxis et les VSL, harmoniser complètement les conditions de réalisation et les conditions tarifaires. Pour ces transports, les véhicules utilisés dans le cadre du transport de personnes à mobilité réduite (TPMR) devraient pouvoir également intervenir. A l’inverse, les véhicules sanitaires légers devraient être autorisés à développer une partie de leur activité en dehors du secteur sanitaire (en particulier pour le transport de personnes prises en charge dans le secteur médico-social ou dépendantes).
  • Proposition n°4 : Rééquilibrer les tarifications entre VSL et ambulances et développer des tarifications adaptées pour les transports spécifiques.
  • Proposition n°5 : Désigner au sein de chaque ARS un référent régional en matière de transports de patients pour les secteurs sanitaires et médico-social. Constituer une mission légère Etat – assurance-maladie de pilotage national pour la mise en œuvre des recommandations. Accélérer la dématérialisation des données dans le domaine du transport de patients pour permettre aux ARS de disposer des données nécessaires au pilotage régional de cette politique
  • Proposition n°6 : Expérimenter la fixation d’un objectif régional concernant l’ensemble des dépenses de transport de patients en transférant à cette région la compétence de tarification des prestations de transport sanitaire.
  • Proposition n°7 : Evaluer (par enquête ?) le respect du référentiel de prescription et le retoucher si nécessaire de manière largement concertée avec l’ensemble des acteurs pour assurer sa pleine acceptabilité et compréhension par tous. Il s’agit également d’ouvrir une discussion sur ce qui relève de l’assurance de base et des assurances complémentaires.
  • Proposition n°8 : Réfléchir à moyen terme sur les transports qui doivent être pris en charge directement par les établissements de santé (de manière homogène entre établissements publics et privés). Des expérimentations de responsabilisation financière complète des établissements pourraient dès à présent être tentées sur des secteurs bien ciblés comme par exemple les centres de dialyse.

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http://www.sante.gouv.fr/

Nantes et la réponse des ambulanciers face à l’urgence

Nantes et la réponse des ambulanciers face à l’urgence

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Voici l’illustration que les ambulanciers ont bel et bien évolué, que les professionnels passionnés et compétent existent et que le système qui existe en Loire Atlantique diffère de bien des régions au vu de la formidable organisation que l’on rencontre chez eux. Portrait d’un système en avance sur son temps via les explications d’un professionnel qui a accepté de m’en parler un peu plus longuement.

 CSA 44, la Centrale de Secours Ambulancier de Loire-Atlantique ! Réponse à l’urgence

 Nous exerçons dans le 44 dans la campagne Nantaise plus exactement, avec un territoire situé dans certaines zones à 30 – 40 minutes du premier smur. Nous evacuons sur 2 pôles hospitaliers, Nantes et St Nazaire. Notre zone d’intervention représente environs 82 000 habitants soit l’équivalent de la ville de St Nazaire. Les ambulanciers sont regroupés en association du nom du : CSA 44 (centrale de secours ambulancier).  Actuellement nous mettons nos moyens en véhicules disponibles par le logiciel SCR Urgences avec des délais définis en fonction des implantations des centrales d’ambulances.

Le système fonctionne par type de priorité

  • Temps 0 : 3 à 7 minutes de délai d’inter
  • Temps 15 : 10 à 18 minutes de délai d’inter
  • Temps 30 : 25 à 35 minutes de délai d’inter

Le système de garde préfectorale existe également comme sur l’ensemble du territoire. Ce système sera modifié dans les semaines à venir avec la mise en place de la géolocalisation des moyens ASSU sur tout le département pour raccourcir d’avantage les délais d’inter. Le 44 possède une centaine d’Ambulances de Secours et de Soins d’Urgence. Chaque service d’ambulance fonctionne de manière indépendante et chacun impose ses techniques de travail, néanmoins les techniques américaines dominent dans les compagnies faisant de l’urgence,du fait que ses méthodes sont développées pour des interventions à 2 :

Baxtrap, brancards stryker, cellules carrées, etc, font parti de l’équipement de certains services d’ambulances. Plusieurs services d’ambulances valident leurs ambulanciers au PHTLS, AMLS et reçoivent régulièrement des paramedics canadiens, suisses, américains ou allemands pour dispenser des cours de formations continues.

Comment fonctionne le service où j’exerce

Nous réalisons 65% de missions d’urgences pour 35% de conventionel. Crée en 2007, nous nous inspirons des techniques venant des Etats-Unis, logique de travail à deux, bilans de type “sample” et “ABCD” nous intervenons avec une ambulance calquée sur le modèle US, de l’aménagement au matériel, choix du sprinter étant donné que ce type d’ambulance est utilisée aux US.

  • Délais court sur l’ensemble des missions. ( nous sommes + rapides que les spv Grin )
  • Marquages de sécurité haute visibilité pour l’ambulance en arrière, latéral et frontal, pour la sécurité des ambulanciers sur le terrain.
  • Uniformes de rigueur, venus des US ( tenue de sécurités résistant aux projections de liquides biologiques )

 Nous partons en formations sur la Suisse, qui n’est ni plus ni moins que la copie Américaine en Europe, nous suivons les cours du PHTLS où nous sommes entre autre initiés à beaucoup de nouvelles techniques, toujours dans le but d’ accélérer la prise en charge de nos patients. De part le caractère cosmopolite de ambulanciers en Suisse, nous rencontrons des paramedics venants du Mexique, des US, du Canada et c’est une vraie mine de savoir, un régal.

Nous préparons également l’AMLS, participons à des formations par cycles saisonniers, exemple : des formations sur les différents NAC, comme les serpents histoire de mieux connaitre certaines bestioles, les accidents agricoles, formations sur les Accidents Vasculaires Cérébraux, etc…

 Nous travaillons également de manière occasionnelle avec les Infirmiers Sapeurs-Pompiers (ISP), il n’est pas rare de croiser un véhicule infirmier escorter notre ASSU. Il existe pas mal de moyens sur notre zone à nous d’en profiter. Nous collaborons avec la gendarmerie, très régulièrement.

Après nous assurons les autres missions du type conventionnel, comme dans n’importe quel central d’ambulances, car ses différentes missions font partie intégrante de notre métier, l’urgence oui, mais l’humain prime pour rester un ambulancier proche des gens et par logique de ses patients, il ne faut surtout pas l’oublier de plus que c’est toujours avec plaisir du fait que nous travaillons avec du matos adapté, donc adieu les problèmes de dos, de genoux…

Le site Web du CSA 44 : http://www.csa-44.fr/

Logiciel SRC Urgences : http://www.scr-ambulance.com/

Merci à Nickos pour sa contribution et ses explications enrichissantes.

Le métier d’ambulancier est difficile

Le métier d’ambulancier est difficile

Ambulancier, difficultés…

Randoo, ambulancier, nous a adressé son témoignage après avoir lu le témoignage de Judith Ascher sur le calvaire vécu par son père François Ascher, en phase terminale d’un cancer, lors d’un transfert en ambulance. En tant qu’ambulancier en poste depuis deux ans, je suis toujours intéressé de lire les témoignages qui mettent en cause les ambulanciers.

Par le biais de cet article, je souhaite non pas donner des excuses aux agissements parfois scandaleux de mes collègues, mais plutôt donner des explications pour comprendre les comportements que l’on peut avoir par moment. Tout d’abord, il faut savoir que toutes les sociétés d’ambulances sont indépendantes avec des patrons, des ambiances et des méthodes de travail complètement différentes. Lors de ma formation, un formateur nous a conseillé de trouver l’entreprise qui nous convenait le mieux, selon nos caractères.

Ambulanciers des villes, ambulanciers des champs

Déjà, si l’entreprise est située dans une grande ville ou au contraire, à la campagne, les transports ne sont pas les mêmes. Pour expliquer cela, il faut comprendre les tarifs des transports payés par la Sécurité sociale. Par exemple, pour un transport intra-muros d’une grande ville, c’est un forfait d’un peu plus de 50 €, et pour un transport plus long, il y a un forfait de 50 € aussi pour les trois premiers kilomètres puis un peu plus de 2 € pour les kilomètres suivants. Donc, pour une entreprise implantée en ville, ce qui compte, c’est le nombre de personnes transportées dans la journée alors qu’à la campagne, ce qui compte, c’est le nombre de kilomètres effectués.

Pour mon cas, j’ai préféré travailler à la campagne car il faut une heure pour aller au CHU le plus proche et ça laisse le temps de discuter avec les clients. Autre différence entre la ville et la campagne : le cas d’une consultation. Les ambulanciers qui sont proches vont laisser le patient et repartir pour d’autres missions et parfois mettre pas mal de temps pour revenir chercher le client.

Alors que ceux qui ont une heure de route vont attendre le patient, puisque ça ne vaut pas le coup de repartir, à la fois à cause du coût du carburant et du temps passé. Avec les restructurations des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients. J’ai eu la chance de trouver dès le premier contrat, une entreprise qui correspond vraiment à ma façon de travailler.

Nous respectons nos clients car dans une petite ville, si nous ne faisons pas bien notre travail, la rumeur court vite déjà entre clients mais aussi dans les oreilles des patrons. Dans une grande ville, il faut déjà savoir quelle société vous a transporté, ce qui n’est pas toujours évident, et en plus, les informations ne remontent pas forcément jusqu’aux patrons. L’ambulancier est souvent une passerelle entre l’hôpital et le patient, ce qui peut nous mettre parfois dans des positions inconfortables.

Avec les restructurations actuelles des hôpitaux, le personnel est de moins en moins à l’écoute avec les patients mais aussi avec nous. Il est donc très difficile pour nous, ambulanciers, transportant des clients qui ont des pathologies plus ou moins graves, d’avoir les informations médicales de notre clientèle pour permettre d’avoir les gestes et la conduite les mieux adaptés.

Un secteur en manque de personnels

Enfin, malheureusement, beaucoup de gens sont devenus ambulancier, car c’est un secteur qui est en manque de personnel et l’embauche y est facile. Mais tous n’ont pas forcément la motivation de bien travailler. On croise souvent des militaires à la retraite, des chômeurs longue durée…

J’ai même vu un homme envoyé par l’ANPE pour effectuer un stage alors qu’il n’avait même pas le permis de conduire et qu’il faut au moins 2/3 ans de permis pour pouvoir y travailler. Contrairement à ce que les gens pensent, le métier d’ambulancier est difficile. Les employés restent en place en moyenne 4 ou 5 ans seulement. Le turn-over est très important.

L’article original c’est ici : http://www.rue89.com/2010/02/02/je-suis-ambulancier-un-metier-difficile-136436

Merci à Rue89.com pour m’avoir accordé l’autorisation de publier cet article.

Entreprise de transport sanitaire : devenir chef d’entreprise

Entreprise de transport sanitaire : devenir chef d’entreprise

Obtenir un agrément de transport sanitaire

Tout d’abord, il faut savoir que le transport sanitaire est soumis à une règle de numerus clausus au niveau d’un département. Traduction : Le nombre de véhicules de transport sanitaire doit correspondre à un certain nombre d’habitants et ne doit pas le dépasser – tout du moins en théorie.

L’organisme en charge de l’application des lois en la matière est l’Agence Régionale de Santé ainsi que le préfet de chaque département. C’est cet organisme qui délivre les autorisations indispensables pour pouvoir s’installer. Cette autorisation est délivrée après accord du sous-comité des transports sanitaires terrestres départemental si, bien entendu, toutes les obligations nécessaires ou conditions sont remplies.

Pour débuter, le dossier administratif complet sur la future entreprise doit être déposé. Celui-ci comporte une première partie relative au chef d’entreprise lui-même et ainsi qu’aux fondements de son projet. A cela s’ajoute les informations techniques relatives aux véhicules de transport sanitaire dont il se dote afin de mener à bien sa mission, puis les informations relatives aux équipages chargés de la conduite de ces mêmes véhicules et leur utilisation.

Les locaux et véhicules de transport sanitaire

  • Un local destiné à l’accueil du patient et de sa famille avec l’obligation de permettre un accès à des personnes à mobilité réduite. De plus, ce local doit être équipé d’une liaison téléphonique permettant, hors gardes de savoir quelle est l’entreprise de permanence et / ou de la joindre.
  • Un garage destiné aux véhicules et devant permettre diverses tâches : nettoyage, désinfection, entretien de premier niveau, entretien du matériel courant. Ce garage doit être attenant au local d’accueil ou, si ce n’est pas le cas, au moins posséder une installation téléphonique permettant le départ immédiat d’un véhicule.
  • Des moyens à disposition : posséder une ou plusieurs ambulances de catégorie A ou C avec le matériel obligatoire à bord. Concernant les véhicules de catégorie D (VSL) il ne pourra excéder le double du nombre des ambulances
  • Des équipages avec notamment, pour la conduite des ambulances: un des deux personnels titulaires du Diplôme d’Etat d’Ambulancier et pour les véhicules de catégorie D un personnel titulaire de la formation du diplôme d’Auxiliaire Ambulancier.Les véhicules L’autorisation de mise en service d’un véhicule est donc comme mentionné plus haut, dépendant du nombre théorique autorisé par département via un arrêté préfectoral. Dans le cas de figure où ce nombre est atteint, le seul moyen de pouvoir s’en doter est de le racheter à une entreprise: l’autorisation est alors transférée au nouveau transporteur par la préfecture. Dans le cas où le numerus clausus n’est pas atteint, une demande de mise en service doit être déposée à l’ARS qui procédera alors à son inspection avant de délivrer, ou non l’autorisation nécessaire.

Obligations

Le titulaire de l’agrément se doit de respecter les obligations liées à cet agrément : le patient doit pouvoir avoir libre choix de son transporteur, qu’aucune discrimination ne sera faite entre malades, que le matériel et les personnels soient conformes à la réglementation, que la prescription médicale soit respectée et qu’aucune interruption injustifiée du trajet n’ait lieu, que les véhicules soient bien soumis aux contrôles de l’Agence Régionale de Santé, de maintenir à jour auprès de ce même service la liste de ses personnels et les qualifications détenues, (et enfin) de participer au dispositif de garde ambulancière, Veiller à souscrire aux assurances obligatoires : véhicules, transport des patients etc etc.

Sanctions

Les sanctions qui pèsent sur les entreprises sont diverses et correspondent à une infraction aux obligations du titulaire de l’agrément : équipage non conforme, véhicule non présenté au contrôle DDASS ou au contrôle technique, non-participation à la garde ambulancière (pour information: une entreprise peut refuser de participer à la garde Préfectorale dans le cadre de l’AMU, avec l’accord préalable du CODAMU – COmité Départemental d’Aide Médicale Urgente – ou du Sous-CODAMU) etc etc.

Le dossier est alors mis en place par l’ARS qui entraine une convocation du chef d’entreprise, puis un avis du sous-comité de transport sanitaire départemental et pour finir, une décision préfectorale. Les risques encourus sont divers : un rappel des règles, un retrait provisoire de l’agrément avec ou sans sursis, un retrait définitif… A ces sanctions peuvent s’ajouter des sanctions pénales. Il est bien sûr important de signaler que nous ne parlerons pas ici de fraudes ou autres qui sont susceptibles, elles aussi, de mettre en jeu l’agrément du transporteur.

Voilà le schéma type du parcours du combattant que devra arpenter le futur chef d’entreprise. Si vous êtes actuellement dans ce projet, je vous invite à consulter le décret n° 87-965 du 30 novembre 1987 relatif à l’agrément des transports sanitaires terrestres comportant les détails relatifs au dossier d’agrément et tout ce qui s’ensuit. Cet article est sûrement incomplet d’un point de vue détail et représente un schéma très simplifié pour éviter de vous noyer dans des détails plus complexes. Une démarche auprès de l’ARS de votre département vous permettra de connaitre mieux et surtout plus en détails les informations indispensables.

Syndrome post-traumatique

Syndrome post-traumatique

Syndrome post traumatique ou ∑ post-traumatique, un peu d’histoire

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Pour découvrir quand est né ce concept de PTDS, il nous faut remonter au 26 février 1972, dans la petite ville minière de Buffalo Creek, W.Va (Virginie Occidentale). Comme l’indique le livre, écrit après une minutieuse enquête de plus de 3 ans menée par Gerald Stern, le PTDS, ou plutôt son concept, a été découvert peu après ce désastre humain…

Flashback à  Buffalo Creek 26 Fév. 1972, 8:00 a.m: Denny Gibson, ingénieur sur le barrage de retenue d’eau en amont de la ville minière, découvre – après les pluies torrentielles que cette région de Virginie Occidentale a subi depuis quelques jours – que le niveau de l’eau a largement dépassé la cote d’alerte.

Denny Gibson n’aura jamais le temps de passer l’alerte. Dans les instants qui suivent, le barrage cède et ce ne sont pas loin de 500 millions de mètres cubes d’eau et de débris flottants qui se déversent dans la vallée de Buffalo Creek, balayant tout sur leur passage. En moins de 3 minutes le bilan est déjà  très lourd: 125 morts, 1 100 blessés et plus de 4 000 personnes désormais sans abri. Un désastre sans précédents…

Les paramedics du comté et de tout l’Etat vont mettre des heures et des heures à parvenir sur les lieux, inaccessibles à cause des dégâts matériels et des routes rayées de la carte. D’autres personnes, nombreuses, vont encore trouver la mort entre ce jour du 26 février 1972 et l’arrivée des secours, bien plus tard. Noyade, hypothermie, polytraumatismes divers…

Quand enfin les EMTs arrivent sur les lieux, tout n’est plus que désolation. Les survivants dans la vallée sont choqués. Des cadavres et des ruines de maisons flottent. Des blessés partout… Un massacre ! Une ou deux semaines plus tard, les survivants commencent à développer des crises d’angoisse majeures, des raptus nerveux, font état de cauchemars, deviennent paranoïaques, violents pour certains.

Des médecins, des psychiatres et des chercheurs de l’Université de Virginie Occidentale, située à Morgantown, se rendront sur les lieux pour s’entretenir avec les rescapés. Il en ressortira un concept associant plusieurs symptômes qu’ils appelleront le “Post Traumatic Disorders Syndrom“.

Syndrome post traumatique : qu’en est il aujourd’hui

Aujourd’hui, ce syndrome est reconnu partout dans le monde par les autorités médicales. Il touche les victimes d’agressions, d’actes terroristes, les victimes de guerre et bien entendu, les soldats… Les examens cliniques et paracliniques (scanner, IRM), ne révèlent aucune lésion organique.

En revanche, les victimes développent a posteriori globalement toutes les mêmes symptômes: cauchemars, anxiété, insomnies, asthénie, amplification du préjudice. Le chemin vers un syndrome dépressif majeur et chronique est quasi systématique et la prise en charge hospitalière se base toujours sur la psychothérapie et l’administration parallèle de psychotropes (anxiolytiques et anti-dépresseurs)

La prise en charge du Syndrome post traumatique par l’ambulancier

Pour ce qui nous concerne nous, médico-techniciens pré-hospitaliers, au même titre que les Sapeurs Pompiers, la prise en charge est délicate puisqu’elle nous expose, de par son retentissement au vu de l’ampleur de la catastrophe, à un préjudice psychologique qu’il ne faut jamais négliger.

De manière générale, il nous faut garder à l’esprit que les gyrophares ou les feux à éclat, le bruit des sirènes, les gémissements d’autres victimes et les conditions climatiques défavorables majorent le stress de la victime dont on s’occupe. Sans parler des interjections de badauds, ou de la stupéfaction des secouristes devant l’ampleur de la crise…

Au-delà de la prise en charge physique ou physiologique, c’est en premier lieu la “sauvegarde psychologique” qu’il nous faut traiter en tentant de faire disparaître ou au moins d’atténuer les facteurs mentionnés ci-dessus. Puis l’écoute: laisser parler la victime dont on est en charge, en tenant compte des réactions de stress dépassé, telles que la sidération, la fuite panique individuelle, la réaction anxieuse aigüe voire même, dans les cas extrêmes, la réaction délirante…

La victime peut se mettre à délirer, donnant parfois un sens mystique à ce qui vient de se passer (”C’est l’Armaggedon !“, “La fin du monde est proche !” etc…). La victime peut aussi prendre à partie la foule présente, et la haranguer en ces termes mystiques…

Il faudra s’adapter à la victime quoiqu’il arrive, en mobilisant toutes nos ressources. Il n’y a pas de protocoles pré-définis sauf ceux élaborés par des techno-bureaucrates. Mais sur le terrain, c’est notre ADAPTABILITÉ qui fera la différence. La mise en place de CUMPs* tend à se systématiser (pas forcément toujours à bon escient). C’est un grand pas vers la reconnaissance en tant que “VICTIMES” des rescapés. Le devenir de ceux-ci est intriqué de manière étroite avec l’efficacité du travail que nous aurons pu faire en amont, avant la prise en charge par une CUMP*

(* CUMP: Cellule d’Urgence Médico Psychologique)

Source: l’excellent bouquin de Gerald M. Stern, “The Buffalo Creek Disaster“, publié à New-York par Random House – hélas pour les francophones, il est écrit en anglais

Syndrome de Diogène

Syndrome de Diogène

Le syndrome de Diogène

Cette pathologie, peu connue, est en fait plus fréquente qu’on ne le pense et n’est souvent révélée que lors de la découverte d’un cadavre trouvé dans le capharnaüm de son domicile. Du nom de Diogène, fils d’un banquier mais réfutant toute forme de richesse (413 – 327 Av. JC), philosophe Grec, disciple d’Anthistène, le fondateur du courant de pensée cynique, prônant la saleté, le dénuement total…

Diogène vivait dans un tonneau, nu, sans rien d’autre pour l’accompagner que la méditation. Ce personnage a donné son nom à un syndrome dont on parle peu, mais que l’on rencontre assez régulièrement, le Syndrome de Diogène.

 Le syndrome de Diogène : en résumé 

Les personnes affectées par ce syndrome vivent recluses – en ville ou à la campagne – refusant toute compagnie humaine. Leur niveau intellectuel est supérieur à la moyenne, mais elles choisissent la saleté, le désordre et la puanteur. Ainsi, à l’occasion d’une “ouverture de porte” suite à une alerte passée par un voisin importuné par l’odeur insoutenable provenant du logement de la supposée victime, les personnels de secours rendus sur les lieux découvrent souvent un cadavre mort depuis quelques jours déjà, dans un appartement aux odeurs immondes. 

Jonchés de détritus, de crottes – il y a souvent beaucoup de chats chez les malades atteints de ce syndrome – et d’une telle couche de crasse partout, on n’ose de prime abord ni toucher quoique ce soit, ni encore respirer l’air putride infestant le logement et imprégnant nos uniformes.

Les patients meurent comme ils vivent: dans la solitude, la saleté poussée à l’extrême et le dénuement le plus total. Ce syndrome touche essentiellement des personnes dont l’âge se situe au-delà de 73 ans, en moyenne. Le versant “paranoïaque”, selon la DSM IV, n’est pas à négliger dans la compréhension de cette pathologie et l’explication du choix délibéré pour la solitude et le rejet de toute autre présence humaine par les personnes atteintes de ce syndrome, dont le QI est bien supérieur à la moyenne, paradoxalement.

Il peut vous arriver, en tant qu’ambulanciers ou pompiers, de vous rendre au domicile d’une personne atteinte de cet ensemble de troubles. Ne vous étonnez pas d’être vertement reçus par cette personne. Elle cherchera avant tout à vous éloigner de son “territoire” qu’elle chérit par-dessus tout, en le laissant volontairement se dégrader, comme elle le fait pour elle-même.

syndrome de diogène

Le syndrome de Diogène et l’ambulancier : la prise en charge

La négociation d’une assistance est délicate, car votre interlocuteur dont l’intelligence est supérieure, saura trouver des arguments imparables et au besoin, saura vous promener si vous n’êtes pas vigilants ou si vous n’avez pas su reconnaître en elle une personne présentant le Syndrome de Diogène…

Le versant autolytique n’est pas cliniquement prouvé, ce qui rend la tâche d’autant plus ardue aux secouristes sur les lieux. Envisager l’HDT ou l’HO n’est pas le meilleur choix dans les cas les plus “intransigeants”, d’autant plus que la personne souffrant de cette affection a délibérément rompu tous contacts avec ses enfants, petits-enfants ou avec sa fratrie…

Le mieux est de pouvoir négocier le passage d’un médecin, ultérieurement… Si vous franchissez ce cap dans la négociation, votre mission sera “un succès dans un échec global” qui vous échappera de toutes les façons…Vous pourrez en revanche envisager de déclarer cette personne aux services sociaux appropriés. Libre à eux, ensuite, d’entamer une démarche.

L’ambulancier face à la schizophrénie

L’ambulancier face à la schizophrénie

Les pathologies de type psychiatriques sont des pathologies complexes auprès desquelles l’ambulancier n’est pas forcément formé ou habitué. Il est donc intéressant de se pencher dessus pour connaitre la conduite à tenir et les conseils pour une prise en charge du patient de qualité. L’ambulancier face à un trouble mental telle que la schizophrénie.

Schizophrènie, définition de la pathologie

Appelés hier pour une Hospitalisation demande d’un Tiers HDT chez une personne schizophrène par le SAMU, je me suis dit qu’un rappel ne serait pas inutile. La schizophrénie en quelques mots: (selon le DSM-IV). C’est un trouble mental classifié dans les psychoses, caractérisé par un morcellement de la personnalité du sujet ainsi que par une perte totale et vitale avec la réalité. Les causes ont toutes été plus ou moins totalement validées par l’expérience clinique, sans pour autant qu’une explication de l’affection ait à ce jour été fournie:

  • Disposition constitutionnelle (sujet grand, maigre, introverti…)
  • Perturbations sévères du lien mère-enfant
  • Dysfonctionnement des médiateurs ou du cheminement cérébral des médiateurs
  • Blocage mental dû a certaines injonctions rendant le sujet inapte à la résolution de conflits interpersonnels – en général familiaux.

D’une manière générale, le schizophrène est le “symptôme”, l’élément visible d’un groupe malade – la famille, où la communication a toujours été très perturbée…

Les éléments visibles ou les signes d’une telle atteinte sont essentiellement la dissociation mentale, que certains psys appellent aussi la “discordance” se traduisant dans les faits par des perturbations affectives, intellectuelles et psychomotrices: sentiments contradictoires vis-à-vis d’un objet (amour-haine), aréactivité à tous stimuli exogènes, immobilité absolue, refus de parler ou de se nourrir.

L'ambulancier face à la schizophrénie

Schizophrènie et formes

Il existe plusieurs formes de cette pathologie, évidemment, puisque rien n’est figé en la matière.

  • La schizophrénie simple (introversion, marginalité)
  • La schizophrénie paranoïde (délires mal définis, peurs organisées autour d’un thème précis, sensation éprouvée par le sujet d’être commandé ou manoeuvré par un élément extérieur)
  • Hébéphrénie et hébéphrénocatatonie (le sujet est catatonique, et répète de façon non motivée et automatique des mots, des gestes, des attitudes etc…, le tout accompagné d’un “faux déficit” intellectuel).

Le traitement repose sur la palette thérapeutique moderne (psychanalyse, psychotropes et psychiatrie institutionnelle), et permet de stabiliser voire de guérir le sujet, grâce à une prise en charge pluridisciplinaire organisée et adaptée. L’écoute et la réassurance permettent au sujet de se revaloriser en prenant en compte une réalité qui jusque là lui échappait et dont il s’excluait du fait de sa psychose.

En cas de décompensation (rupture de traitement, sevrage mal programmé, présence d’éléments familiaux ou du moins exogènes perturbateurs perçus comme une menace ou des “comploteurs” dans le cas des schizophrénies paranoïdes), la prudence s’impose aux ambulanciers, car le passage à l’acte auto- mais surtout hétéro-agressif se fait sans prodromes:

☛ Le sujet, imprévisible, passe d’un calme catatonique à une brutale violence sans que le moindre signe ait pu alerter les ambulanciers.

L’ambulancier face à la schizophrénie : quelle attitude ?

La conduite à tenir face à une décompensation schizophrénique varie d’une intervention à l’autre, car il n’existe pas deux schizophrènes identiques…! La première chose à faire, est d’évaluer le cadre de vie (appartement, maison) et l’attitude du patient en souffrance.

Ces deux premiers points devront se faire de manière instantanée, comme un cliché Polaroïd®. (NB: Si votre binôme est un “bleu”, expliquez-lui de quoi il retourne pendant le trajet jusqu’au lieu de l’intervention, en insistant sur le risque de passage à l’acte agressif (+++) et sur la sécurité de l’équipage. Insister également (+++) sur l’importance FONDAMENTALE de garder la tête froide et de ne rien laisser transparaître de ses émotions, s’il a la trouille…)

Ecoutez le patient, certes, mais ne pas “entrer dans son jeu” – bien qu’il s’agisse de tout sauf d’un jeu, pour lui. Ecoutez-le parler de ses dons pour la magie blanche ou ses conversations avec Dieu, etc, mais il faut avant tout négocier un passage à l’hôpital pour réajuster le traitement rompu par exemple (il y a toujours, dans son esprit, une excellente raison d’avoir arrêté le traitement médicamenteux !)…

La plupart du temps, les ambulanciers sont requis pour une HDT, donc il y aura probablement un médecin sur place ainsi qu’un membre de la famille – attention, ils peuvent être perçus par le patient comme des manipulateurs: isolez le patient dans une pièce à part, mais OUVERTE en cas de passage à l’acte… Pensez à la sécurité de votre binôme et à la vôtre.

Et pensez toujours à vous mettre dans la peau d’un “négociateur” qui joue la montre…Parvenus sur les lieux, présentez-vous et ne cessez JAMAIS de concentrer votre attention sur ses mimiques, ses gestes, son attitude, ses postures: elles vous renseigneront de manière significative sur un éventuel risque envers l’intégrité physique de l’équipage.

La tâche semble ardue, puisqu’il s’agit de s’entretenir avec une personne en pleine décompensation (quelle que soit la cause), en gardant la tête froide, un discours posé et calme, rassurant, mais en restant sur vos gardes. En un mot, il ne faut laisser transparaître AUCUNE émotion (votre propre crainte que cela tourne mal, par exemple…) !

En général, la négociation se termine bien et vous finissez assez rapidement à obtenir le consentement du patient à vous suivre dans l’ambulance de son plein gré (à condition de ne pas lui mentir, JAMAIS !). Dans le cas contraire, lors du bilan au SAMU-Centre 15, demandez un renfort “Forces de l’Ordre” (si et seulement si le passage à l’acte a été franchi) et SMUR pour une sédation.

Ambulancier et évolutions professionnelles

Ambulancier et évolutions professionnelles

Les évolutions professionnelles après une carrière en tant qu’ambulancier existent, certes peu nombreuses mais méritent qu’on y porte un intérêt. Comme toute reconversion ou évolution il faut d’abord et avant toute chose bien prendre en compte que c’est une démarche personnelle. Il n’y a pas de bon ou mauvais choix, il y a aussi des opportunités à saisir.

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 Aide soignant

L’ambulancier titulaire du DEA peut intégrer l’école d’aide soignant sans se présenter au concours de sélection. Les modules  2,4,5,6 et 7 étant commun avec la formation d’aide soignant ne seront pas à valider. Par contre les modules 1,3,6,8 et 9 devront être suivis et validés ce qui représente 9 semaines d’enseignements théorique. A cela s’ajoute 6 stages de 4 semaines soit un total de 33 semaines de formation. La profession d’aide soignant propose de nombreux postes en EHPAD comme en hôpitaux ou cliniques.

Infirmier

Aucun passe droit, l’ambulancier devra se présenter aux sélections courantes. Diverses exemptions comme pour le DEA existent pour “sauter” certaines parties des sélections. La durée de la formation est de 3 années et demande un véritable travail de fond. C’est une formation difficile qui demande un réel investissement personnel de votre part. mais en échange c’est enrichissant à souhait.

Régulateur

Poste rare, le régulateur travaille dans une entreprise de transport sanitaire privée. Une fonction qui consiste essentiellement à recevoir les appels, coordonner les demandes et établir ainsi le planning des courses. Une expérience minimale dans le métier sera requise. Ajoutez à cela une bonne maitrise du secteur géographique afin d’être efficace au plus vite dans l’équilibrage des planning. C’est un poste difficile qui vous mettra face à de nombreux paramètres : le planning, les appels patients, SAMU, les équipages. Une bonne gestion du stress est indispensable ainsi qu’un sens logique. Souvent des compétences en facturation seront appréciées.

Ambulancier SMUR

Poste rare lui aussi, il vous faudra trouver un poste libre dans un hôpital disposant d’un Service Médical d’Urgence et de Réanimation. Je vous invite à consulter l’article de référence dans la rubrique profession afin déjà de vous imprégner de la fiche de poste, mais aussi des formations qui seront demandées, les critères etc. De nombreux hôpitaux n’hésitent désormais plus à recruter des personnels disposant déjà des formations et des permis adéquat. Une expérience d’ambulancier solide avec de préférence une expertise dans les transports à la demande du centre 15 sera fortement apprécié. En règle générale l’ambulancier recruté est d’abord doublé avec un ambulancier SMUR pour lui permettre d’intégrer solidement sa future place.

Evolutions des ambulanciers : une réflexion

Vous l’aurez compris il existe des pistes pour évoluer professionnellement mais qui vont toutes demander une solide réflexion. Vouloir évoluer c’est d’abord préparer ce changement. Les évolutions dans le métier d’ambulancier sont des choses à étudier, à calculer : famille, investissement, désir de reprendre le chemin des études. mais c’est aussi l’opportunité d’évoluer en terme de connaissances comme en terme de salaires, de conditions de travail.

Auxiliaire ambulancier

Auxiliaire ambulancier

Jusqu’en 2006, on parlait d’ambulancier catégorie 1. Le terme a été changé en auxiliaire ambulancier par un arrêté (26 janvier 2006) qui rend obligatoire à compter du 1er janvier 2008 une formation initiale de 70 h dispensée dans un IFA ( institut de formation ambulancier)

L’auxiliaire ambulancier définition du métier

Après l’application de ce décret, deux classes d’ambulanciers professionnels apparaissent :

Le professionnel titulaire du poste d’auxiliaire ambulancier est seul membre d’équipage du véhicule sanitaire léger (VSL, conduite intérieure à carrosserie blanche portant 3 croix bleues, sans avertisseur spéciaux, pouvant transporter simultanément jusqu’à 3 patients autonomes ou demandant une assistance légère au déplacement) ou est membre d’une équipe constituée de deux professionnels (dont au moins un détenant le DEA) dans l’ambulance de type A, B ou C suivant la nouvelle norme NF EN 1789 2007 (véhicule sanitaire spécialement aménagé pour le transport de malades, blessés ou parturientes en position allongée, assise ou semi-assise).

L’auxiliaire ambulancier doit disposer à dater du 1er janvier 2008

  • d’un permis de conduire conforme à la règlementation en vigueur et en état de validité ;
  • de l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route ;
  • d’un certificat médical de vaccinations conforme à la règlementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France.
  • d’un attestation médicale de non-contre indication à la profession d’ambulancier délivrée par un médecin figurant sur la liste départementale des médecins agréés par la préfecture.
  • de l’AFGSU niveau 1 (Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence) ou d’une formation équivalente reconnue par le ministère chargé de la santé, entre le 1er janvier 2008 et le 1er janvier 2010, pour les auxiliaires ambulanciers en premier emploi dans cette fonction qui excercent pendant une période cumulée au plus égale à trois mois ;  ou pour les professionnels qui exercent cette fonction pendant une période cumulée supérieure à trois mois et pour tous les personnels au-delà du 1er janvier 2010, à l’exception de ceux ayant déjà assuré de telles fonctions avant cette date :
  • d’une attestation de stage de découverte de 140 heures effectuées dans un centre ambulancier.
  • d’une attestation de formation de 70 heures avec évaluation des compétences acquises. Cette formation porte sur l’hygiène, la déontologie, les gestes de manutention, les règles du transport sanitaire et sur les gestes d’urgence en vue de l’obtention de l’AFGSU niveau 2 ou d’une formation équivalente reconnue par le ministère chargé de la santé. Cette formation est délivrée par les instituts de formation autorisés pour la formation au diplôme d’ambulancier.
  • de l’AFGSU niveau 1 et 2 (21 heures en moyenne) ou d’une formation équivalente reconnue par le ministère chargé de la santé.
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Les différents types d’ambulances

Les différents types d’ambulances

Les ambulances existent sous différentes formes mais surtout sous différents types. Ces types sont spécifique et correspondent aux modèles imposés par la législation. Les différents types d’ambulances sont en effet soumis à un cahier des charges précis à respecter.

Les types : Ambulances de transport sanitaire privé

 A.S.S.U. (Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence) Catégorie A [Arrêté Ministériel du 20 Mars 1990]

Ambulance médicalisable, c’est-à-dire que le personnel du S.M.U.R. (Service Médicale d’Urgence et de Réanimation) peut médicaliser un blessé à l’intérieur (lui apporter des soins), faire le tour du brancard tout en restant debout. Cette ambulance est conçue sur une base de fourgon utilitaire blanc possédant des croix bleues (croix de vie), d’une sirène deux tons trois temps ainsi que de feux à éclats bleus .

Elle est équipée d’un brancard, d’un matelas immmobilisateur à dépression, de 2 bouteilles d’oxygène minimum, d’une mallette de premier-soins d’urgence, d’attelles, de masque à oxygène de réanimation, d’un aspirateur de mucosité, d’urinoirs, de haricots, d’une chaise pliable… Suivant les sociétés d’ambulances du matériel peut être rajouté (ex: tensiomètre électronique, saturomètre…) Le S.A.M.U. demande régulièrement ce type de véhicule sur un bilan. Les 2 ambulanciers interviennent donc seuls afin d’évaluer la situation et la transmettre dans les plus brefs délais au S.A.M.U.

Ambulance dite « basse » Catégorie C [Arrêté Ministériel du 20 mars 1990]

Cette ambulance est fabriquée sur des bases de véhicules de type break ou monospace, elle possède des croix bleues, une sirène deux tons trois temps et des feux éclats bleus. L’équipement reste sensiblement le même que pour les ambulances de type A.S.S.U. Cette ambulance est non médicalisable car il n’est pas possible de rester de debout auprès du patient, ni de faire le tour du brancard.

Un ambulancier conduit et l’autre se trouve à l’arrière du véhicule et surveille l’état de santé du patient pendant le transport. L’inconvénient de ce type d’ambulance et la taille car aucune mobilité autour de celui-ci n’est possible. Parfois ces ambulances sont envoyées en urgence pour le S.A.M.U. si le médecin régulateur estime que le patient ne nécessite pas de médicalisation. Ce véhicule est idéal pour les grandes distances (plus de 150kms).

V.S.L. (Véhicule Sanitaire Léger) Catégorie D [Arrêté Ministériel du 20 mars 1990]

Voiture particulière ayant à son bord au minimum un auxiliaire ambulancier. Ce véhicule n’est pas destiné à faire des urgences (ne dispose ni de feu à éclat bleu ni de sirène) mais est néanmoins équipé d’une trousse de secours. Les patients doivent marcher de manière autonome.

Les types : Les Véhicules et ambulances du S.M.U.R

V.M.L / V.L.M. Véhicule Médicalisé Léger / Véhicule Léger Médicalisé

Véhicule léger (voiture) avec à son bord un médecin et un(e) infirmier(ère) et du matériel permettant des interventions d’urgence, en contact avec la régulation médicale par radiotéléphonie. Suivant les régions de type de véhicule est conduit par un ambulancier du S.M.U.R. L’envoi d’un V.M.L. est complémentaire de l’envoi d’une ambulance ou d’un véhicule de secours et d’assistance aux victimes (V.S.A.V.) ; le personnel médical et son matériel vient alors équiper l’ambulance privée ou le V.S.A.V.

A.R. / U.M.H. (Unité Mobile Hospitalière)

Ambulance de Réanimation équipée de tout le matériel et médicaments permettant une prise en charge sur place d’une victime et son transport.

Hélicoptère

Type d’hélicoptère: Eurocopter EC 135, Écureuil, Dauphin, Agusta 109. L’hélicoptère sanitaire est un hélicoptère basé à l’hôpital, il permet des soins de réanimation à bord.  Il s’agit d’un moyen S.M.U.R. L’hélicoptère est envoyé lorsque la distance le justifie ou lorsque le site n’est pas accessible par un moyen terrestre, ce qui permet de diminuer le délai d’arrivée sur place. L’envoi d’un hélicoptère dépend de: l’état du patient, de l’éloignement de l’établissement hospitalier d’accueil et de la disponibilité des équipes S.M.U.R.

Ambulance et véhicule prioritaire

Ambulance et véhicule prioritaire

L’ambulance de transport sanitaire privée un véhicule prioritaire ?

A l’éternelle question, moi même avant de connaitre les débats je me disais ambulance privée prioritaire ? Jamais vu ! En effet il existe bien trop d’idées reçues, de légendes urbaines, de spécialistes qui pensent savoir mais qui ne savent rien et qui ressortent dès qu’on évoque le sujet du véhicule prioritaire et son application à l’ambulance de transport sanitaire.

Le code de la route et l’ambulance

l’article R311-1 du Code de la Route :
« Véhicule d’intérêt général bénéficiant de facilités de passage : ambulance de transport sanitaire, véhicule d’intervention d’Electricité de France et de Gaz de France, du service de la surveillance de la Société nationale des chemins de fer français, de transport de fonds de la Banque de France, des associations médicales concourant à la permanence des soins, des médecins lorsqu’ils participent à la garde départementale, de transports de produits sanguins et d’organes humains, engin de service hivernal et, sur autoroutes ou routes à deux chaussées séparées, véhicule d’intervention des services gestionnaires de ces voies. »

https://www.legifrance.gouv.fr/

Les véhicules AP sont donc équipées de feux spéciaux à éclats et d’une sirène « trois tons » (do-mi-do-silence) qui signifie aux usagers de la route une facilité de passage mais en aucun cas une quelconque priorité. Ces urgences sont généralement demandées par des médecins généralistes qui donnent une prescription médicale de transport cochées « urgent » ou des établissements de soins.

et

L’article R311-1 du Code de la Route, modifié par décret du 10/05/2007 :
« Véhicule d’intérêt général prioritaire : véhicule des services de police, de gendarmerie, des douanes, de lutte contre l’incendie, d’intervention des unités mobiles hospitalières ou, à la demande du service d’aide médicale urgente, affecté exclusivement à l’intervention de ces unités et du ministère de la justice affecté au transport des détenus ou au rétablissement de l’ordre dans les établissements pénitentiaires »

https://www.legifrance.gouv.fr/

Donc à destination du grand public, des agents de force de l’ordre et autres moi y compris il faut savoir qu’une ambulance privée mandatée pour une mission dans le cadre d’une intervention SAMU ou avec une prescription médicale avec la mention URGENCE défini le véhicule et son équipage comme prioritaire.

Le fait d’avoir les lumières allumées voir la sirène DEUX TONS indique un caractère urgent et cela implique une règle de citoyenneté à savoir laisser le passage. Bien sûr et comme toute autre profession voué au secours à la personne il faut prendre compte le fait que la sécurité et la prudence est de mise. Autrement dit TOUT véhicule même les pompiers doivent respecter les règles élémentaires de sécurité routière.

Un feu rouge peut être « brûlé » mais à condition de rouler au pas en surveillant bien que les véhicules qui arrivent sur les côtés et en face ont bien pris en compte le caractère urgent et assurent de laisser le passage.

Ambuance un véhicule prioritaire mais avant tout responsable

Je cite un extrait d’un texte concernant les sapeurs pompiers mais qui est transposable à toute profession effectuant des missions de transports de personnes à caractère urgent :

« LA RESPONSABILITE INDIVIDUELLE DU SP DANS LA CONDUITE D’UN VEHICULE DU SDIS

Le code de la route confère aux véhicules de lutte contre l’incendie une priorité de passage aux intersections. De même, certaines prérogative, comme la vitesse maximum fixée par les dispositions réglementaires, ne sont pas applicables aux conducteurs de véhicules de lutte contre l’incendie lorsqu’ils se rendent sur les lieux où leur intervention urgente est nécessaire. Il exonère également les passagers des véhicules de secours de l’obligation de mettre la ceinture de sécurité.

Ces dispositions n’affranchissent pas les conducteurs de véhicules de sapeurs pompiers d’une obligation générale de prudence : commet une faute le conducteur d’un véhicule de lutte contre l’incendie qui aborde un virage sans visibilité à une vitesse excessive et en empruntant la partie gauche de la route, sans s’assurer que les conducteurs survenant en sens inverse aient perçu ses signaux et aient eu le temps de se ranger sur leur droite. Il est entièrement responsable de la collision intervenue avec un automobiliste arrivant en sens inverse, dès lors que rien ne prouve que des voitures en stationnement l’aient obligé à emprunter la partie gauche de la chaussée, ni que l’automobiliste ait entendu le signal sonore. Là aussi, le SP fautif peut se voir reprocher une faute individuelle (le non-respect de l’obligation générale de prudence) alors que le SDIS sera recherché en dommages et intérêts (indemnisation des blessures de la victime par exemple). »

La vitesse et l’impact sur le patient transporté

Rouler vite oui et non car il faut aussi prendre en compte les données suivantes :

Posté par Dr House sur un forum de sapeur pompier. Je l’ai copié car j’ai trouvé la réponse très intéressante d’un point de vue pédagogique et d’un point de vue connaissance :

J’aimerais ajouter un petit truc de ma part concernant les effets du transport sur l’organisme humain, au cas où certains (AP comme SP) roulent comme Fangio pour aller sur une inter et pour aller aux urgences avec le patient à son bord.

Alors un petit rappel pour certains car le transport d’une personne est un facteur de stress qui s’ajoute à la pathologie initiale. Durant le transport en ambulance/VSAV, les effets de la conduite vont avoir des retentissements sur l’état du patient.
Lors d’une accélération brutale, le sang va être poussé vers les pieds, au contraire lors d’une décélération brusque, il va être propulsé vers la tête.
Ce phénomène est accentué si la victime présente des troubles de la circulation avec une PA basse (hémorragies par ex.). Dans cette situation, les accélérations et décélérations peuvent avoir des conséquences sur la PA.
Les chaos de la route, la rudesse du brancard et les vibrations entraînent des secousses qui ont des conséquences en cas de trauma du patient. Des douleurs peuvent survenir lors du transport, rendant celui-ci particulièrement insupportable.

Parlons aussi du « mal des transports » qui est un phénomène très fréquent en particulier chez les enfants de 3 à 12 ans et les personnes âgées.
Toutes les informations du transport (vision, sensation de vitesse, équilibre…) sont transmises au cerveau et analysées.
Quand un patient est allongé sur un brancard, à l’inverse du sens de circulation et sans point de repère visuel, l’organisme ne parvient pas à organiser les informations, ainsi l’organisme est comme « déboussolé ». De plus, il existe des connexions entre les centres de l’équilibre et le nerf vague (pneumogastrique), ce qui explique l’apparition de malaise, nausées, vomissements et somnolence. Ces sensations sont favorisées aussi par d’autres facteurs extérieurs : les odeurs, la chaleur, le confinement et le bruit.

Voilà, c’est tout ce que j’ai à dire sinon que les dérogations dont nous, AP et SP, bénéficions du Code de la Route doivent être adaptées à la mission : l’ambulancier ou le sapeur-pompier
doit accommoder son comportement sur la route.
Conduire une ambulance ou un VSAV oblige l’ambulancier ou le sapeur-pompier à une plus grande vigilance des règles de sécurité et du Code de la Route. Les droits qui sont accordés aux AP ou SP ne doivent pas faire l’objet d’abus, ceux-ci étant bien évidemment sanctionnables.

Si vous lisez ces lignes ce post n’est pas voué à polémique il est là pour informer, il est possible que les données présentées soient erronées ou incomplète je vous laisse donc m’apporter les modifications à apporter pour éviter toute confusion.

En conclusion

La vitesse n’est pas un élément qui vous permettra de changer le cours des choses à moins de rouler à des vitesses très importantes. Donnez la priorité à un parcours intelligent où vous serez certain de gagner du temps sans devenir un danger pour les autres. De plus si missionné par le 15 (ATSU, garde préfectorale) vous devenez VIGP (Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire). Si ce n’est pas le cas attention vous restez un véhicule avec facilité de passage.

Respectez les règles de base en matière de prudence : être certain d’être vu et entendu et surveiller les automobilistes autour de vous ! De nombreux articles similaires sont visibles sur le site à des stades de développement ou sur des thématiques plus précises n’hésitez pas à les consulter.

Devenir auxiliaire ambulancier

Devenir auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est un élément indispensable dans un équipage d’ambulancier. Ses missions sont très diverses et surtout il est l’allié indispensable qui va permettre à l’ambulancier diplômé de se décharger de certaines, tâches, pour se concentrer sur son travail : conduite, prises de constantes les missions dévolues sont nombreuses.

Auxiliaire ambulancier

L’auxiliaire ambulancier est présent dans le binôme qui compose obligatoirement l’équipage de l’ambulance. Ce binôme peut être composé de la façon suivante :

  • Auxiliaire ambulancier – Ambulancier diplômé
  • Ambulancier diplômé et Ambulancier diplômé

Aucune autre configuration n’est permise. L’auxiliaire vient assister l’ambulancier diplômé lors des interventions ou lors des prises en charge des patients. Il peut être aussi amené à conduire des Véhicules Sanitaire Léger.

Devenir auxiliaire ambulancier : formation et conditions

Conditions d’entrée :

  • Permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur (plus de 3 ans ou 2 ans en cas de conduite accompagnée)
  • Attestation préfectorale d’aptitude à la conduite des ambulances après examen médical auprès d’un médecin agrée par la préfecture de votre domicile (R221-10 du code de la route)
  • Certificat médical agrée DDASS attestant de :
  • Non contre-indication à la profession d’ambulancier
  • Vaccination conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France

Programme :

Durée de la formation :

70 heures d’enseignement sur la base de 35 heures par semaine

Source : Plaquette de présentation de l’Institut de formation d’Ambulanciers de la Croix-Rouge Française 

Références législatives

L’arrêté du 26 janvier 2006 relatif aux conditions de formation de l’auxiliaire ambulancier et au diplôme d’ambulancier, paru au J.O N°48 du 25 janvier 2006 page 2967 texte 25, modifié par l’arrêté du 16 octobre 2006, paru au JORF du 01/11/2006, texte 27 et par l’arrêté du 18 avril 2007, paru au JORF du 17/05/2007, texte 153

L’arrêté du 26/01/2006 est aussi publié au Bulletin officiel du ministère de la santé et des solidarités n° 2006/3 page 8.
Sans oublier le décret no 2007-1301 du 31 août 2007 relatif aux diplômes d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture et d’ambulancier et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)

L’arrêté du 6 mars 2007 relatif à la liste des élèves et étudiants des professions médicales et pharmaceutiques et des autres professions de santé, pris en application de l’article L.3111-4 du Code de la santé publique, parus au JO n° 68 du 21 mars 2007 oblige des vaccinations obligatoires et des conditions d’immunisation :

  • Diphtérie, tétanos, poliomyélite (DTP)
  • Hépatite B : Le schéma de vaccination comporte trois injections respectant un intervalle d’au moins un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle compris entre cinq et douze mois entre la deuxième et la troisième injection et d’une sérologie datant de moins de cinq ans.

On n’oubliera pas le certificat médical délivré par un Médecin Généraliste agréé par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales du département de résidence pour la non contre indications à la profession d’ambulanciers (absence de problèmes locomoteurs psychiques, d’un handicap incompatible avec la profession : handicap visuel, auditif, amputation d’un membre….),

Bibliographie

https://www.ambulancier.fr/lauxiliaire-ambulancier/

Ambulancier – la fiche emploi type

Ambulancier – la fiche emploi type

Ambulancier, la fiche emploi type

Nous vous proposons une courte description emploi pour l’ambulancier. L’ambulancier assure essentiellement, sur prescription d’un médecin, le transport sanitaire des malades vers l’hôpital, les cliniques, les centres de traitement, les maisons de retraite, les maisons de convalescence, de rééducation… Il pratique l’intervention à domicile (contrairement aux pompiers qui interviennent sur la voie publique). Dans un SAMU, l’ ambulancier intervient lorsque la situation est plus grave et répond aux urgences, surtout la nuit. Il apporte parfois les premiers secours.

Si la plupart de ses déplacements se font sur un rayon de 100 km, il peut être amené à se déplacer sur toute la France, voire à l’étranger. 70% des transports qu’il effectue sont prévus à l’avance. Les 30% restant sont des transports “non prévus” tels que des rapatriements sanitaires de touristes accidentés qu’il faut ramener chez eux ou une intervention d’urgence au domicile du malade. L’ ambulancier prend en charge les blessés ou les malades avec toutes les précautions nécessaires. Durant le transport, il adapte sa vitesse selon l’état du malade.

Il est amené à étudier les itinéraires pour effectuer le transport en un minimum de temps mais surtout afin que le trajet soit le plus confortable pour le malade ou le blessé.Il doit être capable d’estimer la gravité de l’état du malade pendant le trajet et peut être amené à prodiguer les premiers secours tels que la respiration artificielle, le massage cardiaque, la désinfection et le pansement du patient.

Il remplit certaines tâches administratives (feuille de surveillance, facturation…) et aide à régler les problèmes d’admission et de sortie de l’hôpital. Il peut se trouver en contact avec les proches du malade et être amené à les réconforter. L’ ambulancier entretient son véhicule et son matériel : lavage extérieur, désinfection, remplacement de la literie, surveillance mécanique de la voiture.

Organisation et conditions de travail

Le travail se fait à la demande, en raison de l’urgence et de la gravité des cas. L’ambulancier doit être disponible de jour comme de nuit et effectue des gardes les dimanches et jours fériés… Les horaires sont très irréguliers et les semaines sont chargées. La vie privée est très bousculée. Les déplacements sont fréquents.  Cependant, la profession d’ambulancier reste un métier de contact humain et intéressant pour les personnes aimant beaucoup conduire.

Qualités requises

  • Avoir une bonne connaissance topographique
  • Grande disponibilité (horaires irréguliers)
  • Grande résistance nerveuse : interventions parfois longues et pénibles dans un contexte qui peut être dramatique – âmes sensibles, s’abstenir!
  • Contrôle de soi
  • Présence d’esprit et rapidité d’intervention dans la prise de décision : une erreur pendant les premiers secours peut avoir des conséquences graves.
  • Bonne résistance physique : l’ambulancier manipule, soulève et porte constamment les malades. L’ambulancier ne doit pas souffrir de problèmes de dos.

Salaire

  • Le salaire d’un ambulancier débutant est équivalent au SMIC, auquel s’ajoutent les heures supplémentaires. Les salariés du secteur privé ont des revenus irréguliers. Les conditions de travail dans les entreprises privée sont bien plus difficile que celles trouvées au sein des établissement public comme l’AP-HP.

Évolution de carrière

Le conducteur ambulancier peut devenir, après quelques années, “régulateur” (réception des appels, coordinations des demandes, établissements du planning des courses). Il peut également se mettre à son compte et devenir chef d’entreprise.

Attention : le nombre d’ambulances par région est limité (tant de véhicules ambulances par nombre d’habitants). On ne peut donc pas forcément s’installer où on veut si le quota de véhicules en service est atteint dans la région en question.

Marché de l’emploi

La profession comptait en 2001 30 000 ambulanciers avec un “turn over” important puisque la durée moyenne d’exercice de la profession est de 5 ans. Les employeurs à la recherche d’ambulanciers demandent presque exclusivement à ces derniers d’être titulaires du DEA (Diplôme d’Etat d’Ambulancier).

La concurrence entre les entreprises privées est de plus en plus vive et s’installer à son compte demande un investissement financier important. Il faut 2 à 3 ans pour se faire une clientèle. Le secteur public propose peu de débouchés.

Employeurs

  • Le plus souvent, ce sont des entreprises privées de petite taille de type familial (environ 10 salariés et 5 véhicules).
  • Les établissements hospitaliers et établissements de soins et de cure.
  • Le SAMU ( service d’aide médicale urgente) et le SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation).
  • Les organismes comme la Croix Rouge.
  • Les hôpitaux publics ( ils dépendent alors de la Fonction Publique Hospitalière, le recrutement s’effectue par les hôpitaux eux-mêmes; les horaires sont plus réguliers et l’évolution de carrière plus intéressante mais le travail est plus répétitif et les postes sont rares).

source : http://www.ambulanciers-cnt.org/home/