Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Albi : les pompiers craignent le chômage technique

Ne tirez pas sur l’ambulance mais sur les pompiers !

Un bel article d’une neutralité impeccable. Encore une fois la presse ne tire pas sur l’ambulance et dresse un constat posé. La mise en place des référentiels tripartie dans les départements équilibre la charge et clarifie lesretro missions : le centre 15 adapte la réponse en fonction de l’appel et du type de prise en charge nécessaire. Chaque acteur du secours à personne est mis à contribution. Sauf qu’à priori certains s’inquiètent un peu. L’article est intéressant à lire et comme d’habitude ne pas tirer des conclusions trop hâtives. Les pompiers s’inquiètent mais c’est comme tout : l’activité de ce type n’est pas soumise à statistiques fixes. Un jour c’est l’enfer, le lendemain c’est calme. Donc c’est peut être précoce de parler de chômage technique tel que le souligne le responsable du SDIS. Ce que je reproche par contre ce sont les commentaires odieux au sujet des ambulanciers et la suite de mon article sera un bon coup de gueule contre ces détracteurs. Donc en premier lieu je vous laisse découvrir l’article (introduction avec le lien de référence), découvrir un extrait des commentaires dont l’un issu d’une autre source mais qui vaut franchement le détour et pour terminer mon coup de gueule du jour. Bonne lecture à tous et n’hésitez pas à me faire part de vos réactions constructives. Tout commentaire inutile ou qui n’apporte rien de concret sera enlevé. Merci de rester neutre un maximum et surtout constructif dans vos débats. Je ne publierais rien destiné à alimenter une guerre de chefs.

Albi. Les pompiers craignent le chômage technique

Depuis le 1er janvier, le SDIS et le Samu ont mis en place une nouvelle organisation dans les secours à personnes, qui impliquera aussi à terme les ambulances privées. Les critiques fusent déjà dans les rangs des pompiers.

Un pompier désœuvré est un pompier frustré. En ce début d’année, cette frustration est palpable dans les rangs des sapeurs-pompiers, particulièrement à Albi. «On est 16 à la garde et on ne sort plus, ou très peu», confie ce professionnel, sous couvert d’anonymat. Ce mardi-là, les pompiers albigeois n’ont eu que trois accidents (dûs au verglas) à se mettre sous la dent, «alors qu’on a une moyenne de 15 à 20 interventions par jour». Une baisse ponctuelle, en ce mois de janvier où l’activité opérationnelle est plutôt en berne ? C’est ce que pense le colonel Christophe Dulaud. Mais certains pompiers ont une autre explication : «Il y a un souci par rapport aux secours d’urgence. Depuis le 1er janvier, une nouvelle convention s’est mise en place avec le Samu. C’est lui qui gère presque tout. Tous les appels qui arrivent au 18 sont régulés par le médecin du Samu.» Avec trois semaines de recul, certains pompiers constatent le changement : «On continue à faire la voie publique mais on ne fait plus du tout de secours à domicile. Or, le relevage des personnes fait partie de la formation première des pompiers. On intervient à trois, parfois à quatre quand les ambulanciers privés ne sont que deux. Pour moi, si ça continue, c’est la mort du service public.» Marc Vigouroux, de la CGT pompiers, est plus prudent: «On a une baisse d’interventions sur certains secours et ça entraîne des retards. Mais ce sont des accords nationaux, tous les départements sont obligés d’y passer».

L’article dans son intégralité : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/31/1549127-albi-les-pompiers-craignent-le-chomage-technique.html

Mais voici un florilège de commentaires dans cet article qui une fois de plus démontre à quel point on tire sur l’ambulance

Ces accords entre le SDIS et le SAMU sont scandaleux quand on connait le peu de formation de certains ambulanciers privé l’attachement de ces chefs d’entreprise au fric plus qu’à leurs malades Qui encore transportent deux parfois trois malade en vsl qui n’embaucheront jamais les effectifs correspondant à la demande on peut imaginer la qualité de leur service. Le pire est à venir quand les patient à l’agonie devront sortir le carnet de chèque avant d’être évacués surtout pour les plus démunis qui n’appelleront même plus les secours et se débrouilleront comme dans un temps jadis avec les malheurs connus de cette époque.

Ou encore un défaut d’information de la population à cause de ce type de commentaires

e que je n’ai pas trop compris dans cette histoire d’intervention par des ambu privés c’est effectivement le coté financier. S’il faut payer l’ambu qui se déplace alors qu’on paye déjà les pompiers « pour ça » (ça ne veut pas dire qu’il faut les faire venir pour une broutille) via nos impôts il va y avoir problème.

Mais aussi des gens plus intelligent et raisonnés

Cet article est d’une extrême neutralité et j’en félicite l’auteur.Il ne faut pas jeter « l’huile sur le feu » entre les rouges,les blancs,les volontaires et les professionnels.Il y a certes des soucis mais faisons confiance au dialogue entre responsables des personnels,le Président,le SAMU et le Colonel Dulaud.Il faut faire preuve de beaucoup de « prudence » comme le dit un responsable des personnels,alors faisons appel à ses immenses qualités professionnelles,son intelligence,son expérience,son sens du service public,sa force de dialogue et de persuasion,son respect pour les institutions…. priorité absolue de son engagement pour aider a trouver des solutions acceptables pour tous!!

Perso je pense qu’il y a qq rouges sur cette page de réaction, et quand je peux lire les conneries que vous écrivez je me dis que votre encéphale doit être aussi étroit que vos casque F1. De vrai héros qui cherchent à tout pris la reconnaissance…. Vraiment pitoyable comme mentalité et pourtant nous faisont le même taf….. Blanc ou rouge il faut tout mettre en œuvre dans l’intérêt de la victime…

 Lu ailleurs sur un site web mais qui reflète le meilleur du pire (et aussi côté orthographe)

Bsr pensez vous sérieusement que les blancs peuvent apportés la mm réponse aux secours que nous !j en doute fort pour preuve les relevages a domicile les ouvertures de porte les sdf sur la vp j en passe et des meilleurs. Sans compter que nous sommes 3 ds un vsav et que nous pouvons avoir des renforts sur demande. Quant aux urgences vitales si la population veux attendre 3 jours les secours et bien moi non ! Pensez y si c est un de vos proches en ACR!!! Ces mm ambulanciers veulent faire croire à la population que nous avons un coût trop élevé dénonce par la cour des comptes! Mais pk ne parlent ils pas eux du looping blanc qui manigance dans nos départements en ayant pour but le profit de ces entreprises d ambulance sans compter qu ils contribuent au trou de la Sécu! Réveillons nous ! Nous Pompiers et population ou va dc allez le secours a personne! C est grave. J en parlais cet ap midi avec un médecin qui s offusque que les blancs soient engagés sur les urgences vitales !!!! Ps je ne parle mm pas de la réforme des sapeurs pompiers qui est bafouée dans le fond et dans la forme par notre hiérarchie et ces décideurs !!!! Bonne soirée a tous

En réponse a mes détracteurs! Chacun son boulot !!! Les urgences vitales restent du domaine SP il n y a pas transiger a cela point. Tt le monde peux bosser mais les blancs n ont pas a venir prendre nos inters.chacun a son histoire met on ne peux tenir un discours cohérent en étant le cul entre deux chaises. Qd a la guerre soit disant blanc rouge si nous on a été épingle par la cour des comptes et bien certaines entreprises ambulancières sont tout simplement épinglées par la police cf certains reportage. Le looping blanc lance ds certains département est révoltant et creuse le trou de la sécu c est une réalité!!! Sans compter les arnaques a la sécu! Regardez aussi le médecin ds le reportage de ma page qui que les conventions ch avec entreprise ambulancière coûte trop chère! Laissons a césar ce qui est a césar depuis la nuit des temps les SP ont été les 1 et a venir au secours de la population pour feu et urgences vitales! A 2 on ne peux faire que du transport sanitaire et non des urgences vitales c est tout. je suis pas Anti blanc y en a pour tout le monde juste une convention bipartite claire règlerais tout. Qd a ceux que sa fâche je ne dis que la réalité! En étant SP ON NE PEUX QUE DÉFENDRE SA PROFESSION CEUX QUI NE LE COMPRENNE N PNT PAS UN CŒUR ROUGE SANG

Arrêtez de critiquer ma profession

Je ne suis pas là pour alimenter une guerre ou autre. Le but de l’article est déjà d’informer, de relayer l’info mais aussi au passage de relancer un énième coup de gueule contre les réactions immatures et surtout complètement erronées à notre sujet. J’en ai plus que marre qu’on me reproche de facturer au patient au cul de l’ambulance. Excusez le terme. Je n’ai encore jamais facturé un patient en direct avant de descendre le brancard pour l’amener aux service des urgences : JAMAIS ! Alors à tous les détracteurs acides je vous rappelle que le budget des SDIS est ponctionné sur les impôts et que ça coûte un bras à chaque contribuable. Loin de moi de remettre en cause la mission des pompiers et son financement. Idem pour notre formation : si vous ne connaissez pas notre job informez vous ! Pour les équipages à deux je rappelle que la France est un des rares pays avec des équipages composés de 3 ou 4 intervenants… Partout ailleurs les ambulanciers bossent à deux.

Le secours à personne c’est gratuit ? Pas sûr

Par contre j’aimerais qu’on cesse de se foutre de nous en nous accusant de doubler la facture. Bon sang mais vous êtes complètement en dehors de la réalité. Je vous rappelle que nous respectons des règles précises. Que le patient en cas d’hospitalisation est remboursé. Enfin l’entreprise est remboursée car le patient est dispensé de l’avance de frais via la signature d’une annexe de transport. Le SMUR c’est pareil : même principe que pour les ambulances privées, le patient est dispensé de son avance de frais et tout est pris en charge en cas d’hospitalisation. Si le patient n’est pas hospitalisé c’est la mutuelle du patient qui prend en charge le complément. N’oubliez pas ce détail messieurs les pompiers et détracteurs des ambulanciers. Une inter SMUR c’est 65% pris en charge par la sécurité sociale et 35% pour la mutuelle idem pour une intervention sur la demande du centre 15 par les ambulanciers privés . Normal il faut bien financer un service de ce type. Sauf que dans les deux cas de figures : privé ou smur c’est transparent pour 98% des patients. Je ne vais pas détailler point par point le système de facturation ici. Les pompiers aussi c’est transparent sauf que c’est tous les ans via les taxes foncières et habitation. Non les pompiers ce n’est pas gratuit… Il ne me semble pas que c’est du bénévolat…

Pour info :  http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Sante/n/Contenus/Articles/2012/10/31/Urgences-le-Smur-n-est-pas-toujours-gratuit

A quand une véritable entente entre professionnels

Mais on s’en fiche de ces détails. Arrêtons cette guerre stérile pour travailler ensemble de façon équilibrée et intelligente. Moi personnellement je n’attends qu’une chose : que lorsque je croise un rouge il me tende la main plutôt que de me snober dans le sas des urgences… Je serais le premier à sourire et faire de même et échanger ensemble. Je trouve ces attitudes idiotes, stériles et inutile. A quand une entente entre tous. Je vous rappelle qu’à la base c’est une guerre de chef et que la base du système : salariés ambulanciers ou simples pompiers nous ne pourrions que nous entendre car au quotidien le patient se fiche de la couleur de l’uniforme. il souhaite juste qu’on s’occupe de lui. Heureusement pour nous tous ce n’est pas une mésentente quotidienne puisque suivant les régions des collègues ont fait part de leur très bonne entente entre blancs et rouge. Dommage que ce ne soit pas universel. idem pour moi je ne suis pas un détracteur. La preuve un de mes partenaires est un sapeur pompier volontaire et je lui fait un poil de pub pour son site web : www.sapeurpompier.net . Comme quoi… Fin du coup de gueule.

Ambulancier, modèle de fiche bilan

Ambulancier, modèle de fiche bilan

Pourquoi une fiche bilan

Je vous propose aujourd’hui une fiche bilan destinée à vos prises en charge : intervention SAMU, médecin ou autre qui nécessite l’usage d’une fiche bilan. Je rappelle que cette fiche d’intervention est indispensable car elle permet la traçabilité des informations relatives au patient : renseignements, constantes, ATCD, TTT, gestes effectués, observations, surveillance etc.

Cette fiche est un élément qui doit suivre le patient et doit être intégré à son dossier médical. Grâce à cette fiche chaque intervenant (médecin, IDE etc.) pourra vérifier ce que vous avez vu, entendu, vérifié et ainsi améliorer la qualité des soins. De plus, L’Infirmière d’Accueil et d’Orientation aura les éléments indispensable pour le patient à votre arrivée au service des urgences. Même si le patient sera questionné à nouveau elle sera en mesure de pouvoir faire le lien avec les éléments recueillis.

Une pratique trop peu répandue

C’est une pratique encore trop peu répandue chez certains collègues : d’abord par manque de formation, usage inconnu ou non intégré aux pratiques courantes, par manque de modèle de document etc. Mais il ne tient qu’à vous de prôner cette pratique au sein de votre entreprise et de démontrer à vos collègues l’importance de ce genre de traçabilité.

Fini le bout de papier sur lequel on gribouille ses constantes pour faire son bilan 15 et ensuite transmettre oralement les informations. Cette pratique permet une transmission par écrit. Divers modèles existent mais souvent à mon sens elles restent trop succincte. Il est indispensable de réunir le plus d’informations possibles sans pour autant sombrer dans l’extrême. Cette fiche est un concentré de beaucoup de fiches existantes, d’ajout personnel etc.

Personnaliser et corriger

Cette fiche est la votre. Le modèle existant est modifiable suivant vos demandes : envoyez moi un mail avec vos demandes de modifications et je ferais le nécessaire. Etant donné que j’ai réalisé cette fiche via des moyens logiciels autres que Microsoft Word et autres traitements de textes courant pour faciliter la mise en page,  je ne peux pas vous mettre à disposition un .doc et cie étant donné que ce n’est pas modifiable avec un traitement de texte.

Donc n’hésitez pas au besoin je peux personnaliser le document. Ensuite si vous constatez des erreurs, manques ou autre, surtout faites des retours via les commentaires en bas de l’article. Une fois corrigé je mettrais en ligne la nouvelle version.

Télécharger la fiche Bilan au format A3

Télécharger la fiche bilan au format A4

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Ambulancier et mémento des règles du code de la route

Un mémento des règles du code de la route pour les ambulanciers

Je vous propose un livret (disponible en libre téléchargement en bas de page) intitulé « mémento des règles de priorités concernant les véhicules d’intérêt général avec facilité de passage et les véhicules d’intérêt général prioritaire et règles de prudences en urgence ». Ce dépliant au format A4 se plie comme un livret et,  est destiné à votre information personnelle concernant la législation mais aussi à pouvoir expliquer en cas de contrôle par les forces de l’ordre que vous êtes en accord avec le Code de la Route (si vous les appliquez de façon correcte bien entendu).

L’ambulancier fait, comme d’autres corps de métier, partie intégrante de la chaîne de secours. Il est donc qualifié et souvent mandaté par le centre 15 pour intervenir sur des situations d’urgences à degrés variables. Seulement l’usage des avertisseurs sonores et lumineux, ainsi que les transports dit urgent sont souvent remis en cause dès lors que c’est une ambulance privée qui en fait usage.

Le but est donc de posséder un document mentionnant les textes réglementaires afin d’informer et de justifier le bon droit de la mission. Le Code de la Route a été modifié il y a quelques temps pour mieux intégrer les missions des ambulanciers au même titre que les pompiers.

Au programme du mémento

Vous y trouverez : la définition de l’urgence médicale, les divers degrés de l’urgence médicale, la définition du transport sanitaire, le contenu du courrier de la Direction Hospitalière de l’Offre de Soins remplacé par la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) aux Agences Régionales de la Santé, les divers articles du codes de la route relatifs aux véhicules d’intérêt général et aux véhicules à facilité de passage, puis un rappel sur les règles de prudence lors d’un transport à caractère urgent.

Je rappelle au passage que certains ambulanciers font part des ARS de leurs régions qui leurs interdisent l’utilisation des dispositifs sonores et lumineux. Sauf erreur de ma part, n’hésitez pas à me le signaler si je me trompe, les ARS ne possèdent pas le pouvoir d’aller contre le code de la route. Les agences ne peuvent qu’effectuer un rappel et rappeler les règles d’usage et bonne pratique de ces équipements que beaucoup de monde oublie (ambulanciers mais aussi FDO, pompiers etc).

Mais attention

Ce dépliant ne vaut pas un texte de loi à proprement parler et se veut uniquement informatif. Il est destiné à être imprimé et conservé dans votre ambulance mais aussi à être correctement lu. Une page de rappel des règles de bonne conduite et de prudence est destinée à l’information des ambulanciers sur les bonnes pratiques lors d’un transport urgent.

Nous ne sommes pas des cow-boy ! Ce mémo c’est le premier que je réalise et n’est donc pas à l’abri d’erreurs, manques ou autre. Je vous invite donc à utiliser les commentaires en bas de cet article pour me faire remonter les défauts, les ajouts à envisager etc. Une nouvelle version du document sera mis en ligne au fur et à mesure des corrections.

Références

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006074228

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Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Ces policiers qui « soignent » les ambulanciers

Je vous partage cet article du Journal « l’union ». Vous pourrez lire l’article dans son intégralité via le lien plus bas. Je ne saurais vous conseiller la lecture des commentaires qui reflètent la vison de certaines personnes vis à vis de notre profession. Je reconnais que l’équipage a commis plus ou moins une faute sur l’absence d’un membre de l’équipage à l’arrière mais dans ce cas de figure  je pense aussi qu’ils ont préféré laisser la maman aux côtés de son fils…

SOISSONS (Aisne). Une ambulance missionnée par le Samu est un véhicule comme les autres. C’est l’étrange théorie qu’ont mise en pratique trois motards de la CRS 21. À Soissons, un enfant blessé en a fait les frais.

 

FICHE 2095333. Ce n’est pas avec ce numéro que Mme F. va gagner le gros lot. Ce 25 octobre, en matinée, son fils se mélange les pédales sur le chemin du collège. Il est tôt, c’est une chute de vélo, le papa chauffeur routier est au travail et la maman n’a pas de véhicule. Le gamin a 12 ans. Une douleur lui mord la cheville. Impossible de rallier l’établissement. La maman est prévenue; elle compose le 15. Il est 8 h 43. À 9 heures, le blessé est dans l’ambulance et sa mère avec. Fiche de transport remplie. La routine presque pour Cédric et Franck, deux ambulanciers certifiés. L’hôpital n’est pas loin. À 9 h 05, si tout va bien, le collégien sera aux urgences, à l’hôpital de Soissons

 

Des concombres

« Les motards étaient au rond-point quand l’ambulance a mis sa sirène et son gyrophare. Ils ont été obligés de se pousser sur le côté pour nous laisser passer. À partir de ce moment-là, je me suis dit, c’est sûr, on va y avoir droit ! » se souvient la mère. Au fan-club de la CRS 21, ça se sent, la maman du jeune blessé va être en retard de cotisation… « Ça n’a pas loupé. J’ai regardé par la vitre arrière. Ils nous ont suivis. On a dû s’arrêter. » Franck, l’un des deux ambulanciers présents confirme. « On était à 200 mètres de l’hôpital. On a demandé pour quelle raison on était contrôlé, mais aucun policier n’a voulu nous répondre. »

 

La suite : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/ces-policiers-qui-soignent-les-ambulanciers

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Ambulancier, les idées reçues ont la vie dure…

Petit florilège des idées reçues sur les ambulanciers

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A travers ce billet coup de gueule voici une liste peu exhaustive de ce que je peux entendre au quotidien. Je vous avoue que je commence à être blindé. Mais entre-nous : ça devient vraiment usant de voir que les stéréotypes ont la vie dure… Alors opposons un peu la réalité à l’ambulancier et ses idées reçues.

Tiens vla votre taxi m’ame bertrand !

Il faut savoir différencier le chauffeur de taxi détenteur d’une formation spécifique : Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT) et l’ambulancier issu d’un autre cursus : Diplôme d’Etat d’Ambulancier (DEA). Ce n’est pas la même formation ni les mêmes fonctions. Si on compare en terme de véhicule le Véhicule Sanitaire Léger ne remplis pas tout à fait les même critères non plus sur certains points.

Bien que certaines licences de taxi possèdent un agrément de la Sécurité Sociale pour des transports médicaux les personnels possèdent des fonctions et des qualifications radicalement différentes. Mais cela n’empêche que beaucoup de collègue possèdent l’ensemble de ces qualifications. et sont à même de faire partie de l’équipage d’une ambulance un jour et le lendemain être au volant d’un taxi. Les modes de facturations sont aussi différents, les tarifs aussi bref ce n’est pas tout à fait la même chose.

Les ambulanciers de toute façon ça bosse que pour le fric

Et oui une entreprise de transport sanitaire reste une entreprise donc pour payer ses charges, ses impôts, ses salaires etc il faut bien générer un chiffre d’affaire. Les pompiers ne travaillent pas gratuitement non plus puisque les budgets des SDIS sont issus des communes et régions et donc des …impôts ! Entre autre les impôts des sociétés ou des particuliers. Donc au final oui l’entreprise gagne de l’argent mais en reverse aussi… 

Pour continuer il existe en France des entreprises qui innovent et travaillent aussi pour la passion du métier ! Nombre de ces entreprises investissent considérablement dans le matériel et la formation, et assurent une disponibilité sans faille. Certes ce n’est pas un cas général mais ça existe. Donc oui elles gagnent mais en retour et elles investissent et ce au final dans l’intérêt du patient.

Alors oui il y a des abus mais dans la grande majorité l’entreprise est tellement surveillée par la Sécurité Sociale que pour frauder il faut avoir une grosse paire de c… Je souhaite très fort que la loi se durcisse pour ces gens là et que la suppression d’agrément devienne presque systématique.

A savoir aussi que la SS surveille mais se trompe aussi en accusant injustement certaines entreprises qui doivent prouver leur innocence (déjà vu); souvent pour des fautes reprochées comme cet exemple de type ratures ou surcharges sur les documents remplis à chaque transport (le bureau de l’ambulancier c’est sa voiture ou son ambulance et je mets au défi qui que ce soit de ne pas faire de ratures en remplissant un document dans un véhicule type ambulance qui roule car ça secoue un minimum, oui c’est l’équipier qui est dans la cellule qui écrit pas le collègue qui conduit…). Vive l’administration française !!! Mais je m’égare…

Ce sont des transporteurs

Définition du transport sanitaire : L’article L6312-1 du Code de la santé publique définit la notion de transport sanitaire : « Constitue un transport sanitaire, tout transport d’une personne malade, blessée ou parturiente [femme enceinte], pour des raisons de soins ou de diagnostic, sur prescription médicale ou en cas d’urgence médicale, effectué à l’aide de moyens de transports terrestres, aériens ou maritimes, spécialement adaptés à cet effet « .

Nous sommes missionnés pour effectuer du Transport Sanitaire et non du transport de colis bien que pour certaines entreprises la tendance serais au colisage de patient mais ça c’est autre chose. Je pense que certains ont dû se tromper entre l’entreprise Maitre Cochon ou transport petit colis 24/24 et le transports de patients.

Les brebis galeuses il en existe partout dans tous les corps de métiers, médical ou non, public ou non et oui si je pouvais je sortirais ma baguette magique. Et en effet nous sommes sous la convention collective du ministère des transports. Cherchez l’erreur… Diplôme de la santé, convention des transports routiers. Non je ne suis pas un transporteur je suis un A.M.B.U.L.A.N.C.I.E.R. D’ailleurs je vais déplacer mon 44t qui est mal garé il claque je lui ais mis une rampe bleue et un deux ton SAMU …

Les ambulances de toute façon ne sont pas prioritaires !

Vrai et Faux. Dans le cadre de la garde ambulancière (garde préfectorale) ou encore sur une mission régulée par le centre 15 l’ambulance « privée » devient Véhicule d’Intérêt Général Prioritaire au même titre que les forces de police, pompiers et j’en passe. Dans le cas contraire l’ambulance est un véhicule qui peut demander des facilités de passage avec usage des dispositifs sonores et lumineux. Ce dernier est utilisée lors des transports en général demandés par un médecin, non régulés par le centre 15 mais qui peut revêtir un caractère plus ou moins urgent suivant l’état du patient. Sur le papier il est vrai que toute urgence doit être régulée par le centre 15 mais dans la réalité…

A la base une jurisprudence est à l’origine du changement. Suite à un procès un juge de la cour de Limoges a tranché en faveur d’un ambulancier qui était sur un transport régulé par le centre 15 et verbalisé par les forces de l’ordre pour je ne sais plus quelle raison. Le code de la route a donc été modifié en ce sens en 2007. Ensuite dans la réalité les forces de l’ordre agissent selon l’humeur du moment (non ce n’est pas une légende urbaine).

Pour le grand public et donc certains agents des FDO les ambulanciers n’ont pas vocation à faire des transports urgent… Au passage pour les sceptiques je vous renvois à la définition de transport sanitaire donné par le code de santé publique ! Euh moi j’ai fais quoi ce midi ? ah oui un appel samu pour Homme de 85 ans, chute avec plaie frontale de 5*2 cm, perte de connaissance etc. J’aurais dû l’engueuler et lui dire de prendre sa voiture et de se rendre aux urgences ? Meuh non si c’était urgent on aurait envoyé les pompiers ! Mais zut qui m’a envoyé chez ce monsieur ?

Pour les légendes urbaines que le grand public adore; surtout pour commenter les articles de presse lors d’accident ou autre comprenant une ambulance; j’ajoute que le devenir d’une ambulance en VIGP n’est pas juste valable qu’en présence d’un médecin ou équipe SMUR. Pour les commentaires du type : « Que si c’était urgent le SMUR se déplacerait » : à savoir que tous les hôpitaux de France n’ont pas des équipes médicales à foison et que toutes les urgences ne justifient pas une équipe d’urgentistes…

La preuve c’est le service d’aide médicale urgente avec un médecin régulateur qui décide des moyens adaptés suivant le degré d’urgence. Donc avant de commenter (j’en ais lu des vertes et des pas mûres, je me suis bien poilé aussi quoique pas toujours vu le degré de bêtise) renseignez vous !

Pour la case pompiers le SAMU envoie les SP sur certaines urgences plus souvent que les ambulanciers pour différentes raisons : maillage plus important, disponibilité plus rapide (enfin pas partout) etc. Dans certaines régions les Ambulanciers Privés sont aussi réactif que les pompiers et tout ausi bien équipé, je dis ça mais je ne dis rien…

Mais je n’oublie pas que dans d’autres régions c’est aussi par ce que certaines entreprises ne veulent même pas se casser le popotin, pour rester poli, à s’intégrer au sein de l’Aide Médicale Urgente et que niveau matos entre l’aspirateur à mucosité à pédale de grand papa, la trousse de toilette avec un pôv tensio fatigué et sans batteries c’est loin d’être suffisant… Perso je refuse de travailler pour ce genre d’entreprise (et oui faut faire un choix !)

Le décret n°2007-786 du 10 mai 2007 relatif aux véhicules d’intérêt général et modifiant l’article R311-1 du code de la route prévoit en particulier :

  • Que les véhicules affectés exclusivement, à la demande du SAMU, à l’intervention des unités mobiles hospitalières font partie des véhicules d’intérêt général prioritaires;
  • Que les ambulances de transport sanitaire appartiennent à la catégorie des véhicules d’intérêt général bénéficiant de facilités de passages.

Le code de la route limite ainsi le qualitatif de Véhicule d’intérêt général (VIG) prioritaire, et toutes les prérogatives afférentes, à certains véhicules en fonction de leur statut.

Courrier DHOS aux ARS

Cependant, comme l’a rappelé la Direction de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins (DHOS) du ministère de la Santé dans un courriel du 20 avril dernier adressé à la DDASS de la Sarthe, la jurisprudence a fait considérablement évoluer cette situation au cours des dernières années. En effet, dans un arrêt de la cour d’appel de Limoges en date du 7 mars 2007, le juge a considéré comme VIG prioritaire une ambulance privée qui intervenait dans le cadre de la garde ambulancière, sur demande du SAMU.

Cette mission de service public (dixit le juge), urgente, confère à une ambulance privée, intervenant dans le cadre de la garde ambulancière, le droit de ne pas s’arrêter à un feu rouge et d’utiliser un avertisseur sonore 2 tons. En ce qui concerne le cas ou une ambulance privée intervient sur demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière, la DHOS souligne dans son courriel précité du 20 avril 2009 que la jurisprudence a considéré qu’une demande d’intervention du SAMU adressée à l’ambulancier valait réquisition, ce qui confère le statut de mission de service public. 

Par conséquent, la qualification VIG prioritaire peut légitiment être étendue aux ambulances de transport sanitaire qui interviennent à la demande du SAMU, en dehors des tranches horaires réservées à la garde ambulancière.

Extrait du référentiel SAMU/SDIS/Ambulanciers : La régulation par le SAMU-Centre 15 est systématique. Elle a pour but de déterminer et de déclencher dans les meilleurs délais la réponse adaptée à la situation décrite par l’appelant. Cette mission incombe au SAMU-Centre 15 des établissements publics de santé. 

Lorsqu’un appel d’urgence parvient au SAMU-Centre 15, la régulation décide du moyen le plus approprié pour répondre à l’état médical du patient (intervention SMUR, moyen ambulancier ou moyen SIS suivis ou non d’un SMUR), étant entendu que les ambulanciers, professionnels de santé, ont vocation à être missionnés par la régulation du SAMU-Centre 15 pour participer à la prise en charge des urgences vitales, dans l’intérêt du patient.

http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Referentiel_SAMU-TS.pdf mais aussi le référentiel « ORGANISATION DE LA REPONSE AMBULANCIERE A L’URGENCE PRE-HOSPITALIERE »

Les ambulanciers c’est juste des pousse-brancard !

Notez que l’expression pousse brancard fut donnée par un charmant inconnu sur un commentaire d’un article de presse, cette personne est d’une culture à toute épreuve sur les ambulanciers je n’en doute pas.
Faux l’ambulancier est qualifié avec une formation diplômante délivrée par le Ministère de la Santé.

D’une durée de 600 heures sur 8 modules de formations (urgences, état clinique, hygiène, ergonomie, communication, sécurité routière etc) avec des stages dans différentes unités hospitalières (samu, smur, court et moyen séjour, entreprises de transport sanitaire) elle est dispensée par des médecins urgentistes, formateurs (IDE, IADE, ambulanciers, kinéstérapeuthe…).

A savoir que les pompiers, en dehors de leurs formations feu, secours routier etc doivent suivre un programme moins important (+/-70 heures pour les PSE). La seule différence se situe dans le recyclage de formation où les pompiers se maintiennent à jour plus souvent et le contenu de la formation (ministère santé pour les ambulancier, ministère intérieur pour les pompiers oui oui c’est normal la logique à la française).

Pour les ambulanciers le recyclage c’est tous les 5 ans. La faute aux textes de lois et aux questions d’argent aussi… et sûrement à l’ingénieur technocrate qui a pondu cette connerie ! Reste que cela n’empêche en rien de se recycler soi même en maintenant ses connaissances à jour… Mais bon reste que comme partout il y a des abrutis incompétent aussi qui ne savent/veulent pas lire/se documenter en cours de route avant d’attendre les 5 ans.

Mais très important il faut savoir que chaque partie blanche ou rouge est tout aussi qualifiée l’ une comme l’ autre. Pas de meilleur que… Les deux entités restent des secouristes capable d’intervenir sur une détresse vitale ou non. Que celui qui me disent le contraire m’avance de bons arguments je suis prêt à dégainer 🙂 Pour les incompétents c’est du hors concours.

Les ambulanciers c’est tous des cow-boy

Vrai et Faux. On passe nos journées sur la route, on prend en charge de nombreux patients, on enchaine de nombreux transports et quelque fois quand il faut gérer de nombreux transports avec des impondérables (accident, feux, déviations, bouchons) avec l’heure du rendez vous et bien on se dépêche. A ça se rajoute le fait que les ambulances ne sont pas aussi nombreuses que ça, vsl compris.

Explication : Le numérus clausus est une formule de calcul imposée par la loi. En fonction de la population d’une commune ou ville est définie un nombre maximum d’ambulances pour ce lieu. Pas plus. Ce chiffre est révisé etc etc mais au final on se retrouve avec un nombre maxi et une population vieillissante sans cesse grandissante. A un moment ça coince…

Il n’y a plus assez de véhicules pour satisfaire la demande sans cesse grandissante de transport para médicalisé… sachant qu’une ambulance donne le droit à une entreprise de posséder deux VSL donc là aussi restriction… Refuser les transports ? oui pour les passer à qui ? Quand les « concurrents » sont eux aussi débordés ça coince et donc les ambulanciers exigeant sur la ponctualité se dépêchent pour que personne ne soit lésé !

A ceci on ajoute les médecins qui ne respectent pas les rendez vous sur le plan horaire, le manque d’informations au niveau des centres hospitaliers sur les retards éventuels, la perte de temps engendrée par le passage quasi obligatoire pour la paperasse à l’hôpital (malgré le fait que les formalités administratives ne sont pas du ressort de l’ambulancier mais de la structure de soin.

Mais les structures font leur sauce et on final on inverse les rôles), les patients qui sont encore au petit dej’ ou pas habillés parce que la structure de soin ne comporte pas assez de personnels pour s’occuper de leurs résidents et donc quand l’ambulancier arrive à l’heure avec son grand sourire niais pour emmener monsieur dupont à sa chimio ça coince ! ….

Je ne dis pas que les entreprises n’ont rien à se reprocher loin de là : régulation mal optimisée, patient oubliés, retard volontaire pour effectuer d’autres transports etc etc. La liste est aussi longue de ce côté. Heuresement ce n’est pas le cas partout mais il faut savoir que ce n’est pas forcément volontaire et qu’il existe aussi des impondérables.

Et que nous aussi on prend cher : on se fait allumer par les secrétaires, par les patients, par les médecins, par la régul’, on mange quand on a le temps (pour certains c’est pas toujours acquis) et on court et on court et on court et on court et on court toute la sainte journée… Vis ma vie d’ambulancier et … on en reparle 🙂 Oui c’est un choix ! Oui j’étais au courant avant de signer…

Après c’est pareil partout : sur la route on voit des cinglés toute la journée, certains collègues se prennent pour Shumacher. A partir du moment où il y a prise en charge du patient il y a aussi adaptation mais ça certains n’ont pas tout compris et roulent comme des c… (je veux dire par là sans se soucier du confort du patient !)

Mais je vous rassure j’ai vu aussi ce genre de comportement ailleurs comme par exemple des véhicules de secours, ceux qui sont les « vrais » rouler comme des tambours, traverser le feu rouge au carrefour à 90 sans ralentir…. (ah c’est vrai ils sont prioritaires… prioritaires aussi pour mettre en danger d’autres usagers ?)

Attention je ne dis pas que je suis le saint usager de la route qui respecte son code de la route avec son code rousseau sur les genoux toute la journée. je suis comme tout le monde et je m’adapte aussi. Mais je n’oublie pas que : mon permis c’est mon job, que à côté/ou derrière moi j’ai du monde et pas forcément en pleine forme, que je vais vers une structure de soin pour une consultation pour mon patient et non pas pour de la traumatologie pour nous deux.

Que lorsque je suis au volant de mon ambulance j’adapte ma conduite en fonction de l’état du patient, de sa ou ses douleurs, de l’importance de l’emmener plus ou moins rapidement vers l’accueil des urgences pour qu’il soit pris en charge au plus vite par l’équipe médicale etc etc

Après c’est au patient, titulaire du libre choix du transporteur de s’adresser ailleurs vers une entreprise plus respectueuse sur la qualité de sa prise en charge si il juge que l’ambuancier se prend pour alain prost au volant de son vsl ou de son ambu.

Une idée, des recommandations

Si vous avez d’autres sujets de choix à ajouter sur l’ambulancier et les idées reçues contactez moi. Ah oui pour ceux qui auront lu jusqu’en bas de l’article au lieu de le survoler sachez que certaines phrases sont à prendre au second degré : j’adore mon job malgré ses difficultés. Oui je pense que le système a besoin de changer et qu’il faudrait faire du nettoyage dans la profession…

Je suis lucide en fin j’espère… J’ajoute aussi que je n’ai rien contre les pompiers (que je cite à plusieurs reprises) je respecte la qualité de leur travail et leur professionnalisme (hormis ceux qui ont le melon trop gonflé au point de me snober sans répondre quand je leurs dis bonjour dans le sas des urgences… oui je suis très sérieux et non ce n’est pas du second degré cette fois ci).

Santé Les ambulanciers isérois réclament une revalorisation des gardes

Santé Les ambulanciers isérois réclament une revalorisation des gardes

 

Ils étaient 90 % au début du mouvement, le 16 avril. Un mois et demi après, près de 70 % des ambulanciers isérois – soit une quarantaine – font toujours la grève des gardes de nuit et ne répondent plus aux appels du Samu. « Les négociations sont actuellement dans une impasse, explique un membre de l’ATSU 38 (Association des transports sanitaires urgents). Nous avons été déboutés de notre demande de financement par l’ARS (Agence régionale de santé), qui ne veut rien lâcher. »

La revendication principale n’a pas changé : la revalorisation de l’indemnité de garde (du lundi au dimanche de 20 h à 8 h et le dimanche de 8 h à 20 h), fixée à 346 € en 2003 et gelée depuis, malgré l’explosion des charges (gasoil, matériel, charges salariales…). « Nous voulons qu’elle soit portée à 500 €, ce qui correspond au coût de fonctionnement, poursuit l’ambulancier. Une société comme la nôtre, qui fait entre zéro et une sortie nocturne perd de 100 à 150 € par nuit.»

 

La suite par ici : http://www.20minutes.fr/article/944823/greve-15-poursuit

La chaîne de l’urgence : La vie à un fil

La chaîne de l’urgence : La vie à un fil

Les métiers de l’urgence en vidéo

Clip présentant les métiers de l’urgence sur une musique de Random Memori. Tourné en Novembre 2011, ce film retrace la prise en charge d’un patient depuis le premier appel au SAMU (centre 15) jusqu’à sa prise en charge en réanimation.

Vous pourrez y voir représenté les différents acteurs de la chaîne de soins et de secours qui prendront en charge le patient tel le quotidien. Une illustration parfaite de ce qui se déroule quotidiennement pour les ambulanciers ainsi que pour les équipes soignantes que ce soit l’équipe SMUR ou encore les personnels hospitalier qui se chargent de la prise en charge au sein de la structure de soins. Ce scénario c’est ce qui se passe très régulièrement voire au quotidien. Ce que beaucoup de gens ne voient pas ou encore ne savent pas. La complexité de ces professions, le besoin réel de cohésion entre chaque acteur et l’importance majeure de chaque personnel dans cette chaîne très fragile.

Pour un appel  d’une victime il n’y a pas qu’une personne qui sera sollicitée mais bien tout un ensemble avec des compétences bien spécifiques propres à chacun.

Dans l’ordre d’apparition

Ambulancier, intervention du CSA 44

Ambulancier, intervention du CSA 44

serigraphie_ambulanceFilm sur le métier d’ambulanciers, réalisé par le CSA 44 (Centrale de Secours Ambulancier) en partenariat avec le SAMU 44 de Nantes.

Le CSA 44

Association départementale des Transports Sanitaires Urgents (ATSU), nous regroupons l’ensemble des sociétés privées d’ambulances agrées pour  intervention d’urgente. Notre mission est d’organiser, en lien étroit avec le SAMU Centre 15, les transports sanitaires urgents réalisés par les ambulanciers privés sur le département.

Notre association est indépendante et ouverte à toutes les entreprises de transport et secours ambulancier de Loire-Atlantique formées, équipées et agréés pour intervenir en urgence sanitaire.

Notre métier, c’est l’urgence.

Présentation

La loi du 6 janvier 1986 prévoit la création obligatoire d’une Association de Transport sanitaire d’Urgence (ATSU) par département. C’est en réponse à cette obligation que l’association CSA, Centrale de Secours Ambulancier, nait en 1991 de la fusion de trois Associations. Aujourd’hui, le CSA 44 regroupe 62 entreprises de transport ambulancier de Loire-Atlantique, soit plus des 96% des professionnels du département. Comme toute association, le CSA 44 est géré par un conseil d’administration et un bureau composé de représentants élus et bénévoles.

Les adhérents du CSA autofinancent l’emploi d’une Coordonnatrice Ambulancière, basée au coeur même des locaux du SAMU à Nantes. Ils autofinancent également l’emploi d’une secrétaire basée dans les locaux de l’Hôpital Saint Jacques à NANTES.

Missions

L’organisation et la gestion de la garde préfectorale des transports sanitaires :La mission principale du CSA 44 est celle de toutes les ATSU de France. Elle consiste à organiser les gardes obligatoires sur le département durant les nuits, les week-end et les jours fériés.

L’organisation et la gestion de gardes complémentaires : En complément des gardes obligatoires, le CSA 44 a créé, en auto-financement, un poste de Coordonnateur Ambulancier, il régule les demandes du 15 et permet aux ambulanciers privés d’y répondre. Cette régulation s’effectue grâce à un logiciel de gestion des appels urgents, développé par la société SCR Informatique, en partenariat avec le CSA44.

A lire pour compléter cette vidéo de présentation

https://www.ambulancier.fr/nantes-et-la-reponse-des-ambulanciers-a-lurgence/

 

LA FORCE C’EST BIEN, SAVOIR MASSER C’EST MIEUX !

LA FORCE C’EST BIEN, SAVOIR MASSER C’EST MIEUX !

Vidéo Réalisée par les stagiaires et l’équipe pédagogique de l’institut de formation d’ambulancier de la Croix-Rouge française d’Ile-de-France. Thème d’une importance vitale : le massage cardio-respiratoire peut sauver des vies. Faites du zèle et n’hésitez pas à recommander à vos proches d’apprendre les gestes de premiers secours. Ce n’est pas très long et ça peut surtout sauver des vies.

Intervention – En chier avec dudul

Intervention – En chier avec dudul

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Bon allez merde ! Aujourd’hui c’est dimanche, l’actu me déprime, et les cons aussi ! Alors on va rester dans le “light”, et dans la neige. J’m’en vais te raconter un truc de malade ! Accroche-toi à ton slip !

Une intervention qui restera dans les annales

Je ne vais pas te faire le détail de ma rencontre avec Dudul, ni même t’expliquer pourquoi ce surnom affectueux lui a été attribué… Si tu es cortiqué, tu feras de toi-même le lien. Sinon, gratte-toi. L’intervention qu’on a vécu ce matin-là est quand même digne de figurer dans des annales quelconques, alors autant que ce soit ici… Par un beau matin d’hiver ensoleillé – Viens-en au fait, Jean !

Un matin beau. Soleil beaucoup… C’est ça que tu veux ? Bon alors merde ! Ce matin-là de l’hiver dernier, particulièrement long et rude avec beaucoup de neige dans cette partie du massif des Hautes-Vosges mais côté Alsacien, on avait été requis par,… alors là je sais plus si c’est un toubib du cru qui avait appelé en direct, ou s’il avait transité par la régule du SAMU Centre 15…

Homme 80 ans, pour la réa cardio

En tous cas on avait été requis pour évacuer sans délai un homme d’environ 80 ans vers la réa cardio de l’Hôpital Albert Schweitzer au motif de douleurs thoraciques chez sujet triple-ponté avec des antécédents de TACFA (Tachy-Arythmie Cardiaque par Fibrillation Auriculaire) et autres problèmes de palpitant… Forcément dans ces cas-là, on ne perd jamais de temps et on se dit qu’une convergence avec le SMUR doit rester une option sur le feu !

Un chemin… enneigé et deux ambulanciers

Le chalet de ce monsieur se trouvant à tout juste deux kilomètres en amont dans la vallée, les routes étant dégagées, on a parcouru la distance en moins de temps qu’il ne t’en faut pour éternuer… Arrivés devant la grille de fer forgé ouverte marquant l’entrée de la propriété, on s’est avancés sur le chemin. Juste quelques mètres, le temps de se rendre compte que le chemin menant au chalet (environ 200 mètres) était enneigé, verglacé, casse-gueule, craignos, pourri-moisi.
Bref, un putain d’écueil !

Et bien sûr, les chaînes étaient restées à la base… Alors que d’habitude elles sont toujours dans l’ASSU: de novembre à mars. Invariablement !

  • Dudul enquille vite fait:
  • Prends le sac d’inter et file bilanter le mec. Moi je retourne à la base chercher les chaînes et je te rejoins. Grouille !
  • Ok Boss !
  • Oui, Dudul, c’est mon Boss.

Je saute à terre (enfin, à neige), je chope notre Boscarol rouge plein de tout ce qu’il faut pour une évaluation clinique complète, et je me mets à cavaler sur la neige verglacée. Je courais comme un cinglé et oh, je devais bien faire des pointes à 2 km/h, toujours à la limite de me casser la mâchoire, sac sur le dos, bras étendus à l’horizontale pour ne pas perdre l’équilibre, mes rangers tentant vaillamment de s’accrocher à la glace – c’est des ventouses aux pieds qu’il m’aurait fallu, bordel de merde !

J’avais l’impression d’être Philippe Candeloro se préparant à faire un triple axel, sauf que je ne portais pas de costume de fiotte moule-burne. Arrivant tant bien que mal au chalet, après des sprints de fou à 2km/h, j’étais déjà en nage ! Et je priais in petto pour que Dudul n’ait pas eu la mauvaise idée d’aller faire un bonhomme de neige dans les prés !

J’arrive au chevet du monsieur, pas bien, essoufflé – lui aussi, mais pas pour les mêmes raisons – et aussitôt les présentations faites, je lui explique ce que je fais en le rassurant. Tout en lui posant des questions d’ordre médical je prends sa tension, son pouls (tachy-arythmique +++: ça veut dire irrégulier et rapide), et aussi sa saturation en O2 dans le sang.
Et là, le chiffre tombe comme un couperet: 72 de sat !

N’ayant pas constaté de cyanoses ni d’acrocyanoses, je place le capteur de l’oxymètre à mon propre doigt, en me disant:

« Bon il a fait froid cette nuit, l’ASSU a dormi dehors… C’est peut-être un artefact ou un dysfonctionnement… » Mais à mon doigt l’oxymètre indique bien 99 % d’O2. Et merde, va chier ! J’ouvre plus largement le col de la chemise du monsieur en lui expliquant ce que je vérifie: en l’occurrence, je cherche un tirage sterno-cléïdo-mastoïdien ainsi qu’un balancement thoraco-abdominal, signant une détresse respiratoire aggravée. Mais des clous ! Rien !

Je lui replace la sat, et toujours un chiffre dans les patates, à peine plus haut que 70 %… Je me dis que Dudul ne va pas tarder et aussitôt je l’appelle histoire de lui demander de rapporter tout de suite l’ogive d’oxygène: tant qu’il débarque de l’ASSU, autant qu’il ne me rejoigne pas les mains vides…

  • Une main posée sur la main de ce vieil homme, je le regarde avec un sourire qui se veut rassurant tandis que j’explique à mon Boss par téléphone:
  • Je pense que ça ferait du bien à M. X qu’on lui donne un peu d’oxygène. Ce sera plus confortable pour lui. Tu es dans le coin ?
  • J’arrive dans 30 secondes. A toute !
  • J’explique alors au vieil homme un peu inquiet qu’on va lui administrer de l’oxygène, que ça lui fera du bien.
  • Mon co-équipier arrive, lui dis-je. Il a dû aller chercher les chaînes pour l’ambulance je rajoute pour faire bonne mesure, en lui faisant un clin d’oeil.

Le vieil homme sourit bravement.
J’en profite alors pour lui demander ainsi qu’à sa femme qui vient de nous rejoindre, s’il a des antécédents respiratoires connus:
– Monsieur X., avez-vous un dispositif d’assistance respiratoire à domicile ?
– Non…
– Est-ce que votre médecin a déjà évoqué une Insuffisance Respiratoire Chronique (IRC) ou une Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) ?
– Non plus…
– Bien Monsieur, alors on va placer un masque à haute concentration sur votre nez et vous allez être soulagé en respirant de l’oxygène pur grâce au masque, d’accord ?
– Oui-oui… Faites ce que vous avez à faire, me dit-il courageusement avec son accent welche.

Sa femme m’interroge du regard, inquiète. Je lui explique alors que son époux connaît un petit épisode de troubles du rythme cardiaque associé à une difficulté respiratoire, mais qu’en le conduisant en réa cardio, tout se passera bien et que l’équipe qui va le prendre en charge là-bas saura très bien s’occuper de lui et faire ce qu’il faut pour résoudre ce problème.

Rassurée, elle se dirige vers la porte tandis qu’apparaît ma vieille Dudul ! Je lui fais un topo succinct de la situation, alors qu’il m’écoute d’une oreille et salue avec amabilité le Monsieur et son épouse. Se penchant sur le patient, qui précisément est un patient patient, il jette un oeil à mon synoptique et prend connaissance du bilan avec les constantes.

On lui place le masque, et, le patient n’étant ni IRC ni BPCO, on lui balance de l’oxygène à 12 l/minutes. Puis on l’assoit sur la chaise-portoir et on le sort. Sur le brancard, on l’installe en position demi-assise, histoire de l’aider à mieux respirer. Et voilà, on enfourne le tout dans l’ASSU, et je meretrouve assis dans la cellule sanitaire, après avoir dit au-revoir à Madame X.

Prenant à son tour congé de l’épouse de Monsieur X., sautant derrière le volant, Dudul lui suggère d’appeller la réa cardio d’ici une heure ou deux, le temps de faire les examens préliminaires. Son ton est rassurant et, à travers les vitres teintées, je vois que Mme X. semble vraiment soulagée.

C’est là que TOUT a foiré !

Malgré les chaînes, il y a une putain de saloperie de congère glacée-gelée, plus glacée-gelée qu’une nageuse Est-Allemande frigide ! Et forcément, l’ASSU part en plein dessus ! Voilà, les roues avant sanglées de leurs belles chaînes jaunes tournent dans le vide ! Le bas de caisse repose sur cette salope de congère ! Descendant de l’ASSU, Dudul demande à la femme, toujours dehors, sur le pas de la porte, si elle a une pelle ou une pioche, un piolet, qu’importe, histoire de péter la glace, maintenant les roues avant de l’ASSU à 30 cm dans le vide…

La petite femme court chercher des outils, Dudul en  sélectionne deux et vas-y que je me couche sous l’ASSU, à même la glace, à taper comme un sourd dans la neige congelée… Au bout d’un bout, il passe sa tête par la porte de la cellule où je suis assis, en train de rassurer notre Monsieur X. Celui-ci est calme, et même, il sourit de la cocasserie de la situation. Au moins un que ça fait rire ! Je sors relayer Dudul tandis que celui-ci s’assoit auprès du brancard pour récupérer un peu et se réchauffer.

C’est à mon tour d’être vautré sur la glace du sol, à taper comme un sourd avec la pelle que Dudul m’avait filée… Et au bout de ce qui me semble une éternité, la gorge en feu à cause de l’air froid, ce qui devait arriver arriva: la pelle se pète. C’est net et sans bavures ! Me voilà avec juste un manche de bois dans mes mains bleuies par le froid, tandis que le fer de la pelle est gentiment en train de dessiner un sourire à la glace de la congère…

– Euh Dudul… On a un petit problème, lui dis-je en passant la tête par la porte latérale de l’ASSU, en lui montrant la pelle décapitée.
– Bon, ben euh… Ben… Vois avec la dame si elle n’a pas autre chose, sinon, continue avec le manche.
– Glps ! Bon…

Et de continuer un bout jusqu’à ce que, n’en pouvant plus, Dudul vienne me relayer tandis que je retournais au chevet de Monsieur X. maintenant franchement hilare ! A un moment, je sens que l’ASSU vient de descendre de son putain de perchoir à la con… Une petite secousse et je me dis qu’on va pouvoir repartir…  Dudul se place au volant, tandis que Madame X. se place devant l’ASSU pour le guider.

Madame bonhomme de neige

Elle n’avait pas prévu qu’il passe la marche arrière. Elle aurait dû ! Quand Dudul met les gaz, les roues avant se mettent à projeter de la neige et de la boue sur la pauvre dame, qui maintenant ressemble plus à un bonhomme de neige qu’à ce qu’elle était encore un instant auparavant ! De la neige et de la boue partout: sur le visage, dans les cheveux, sur son manteau… PARTOUT !

Dudul étouffe un fou-rire nerveux tandis qu’il saute à terre. Je suis moi-même obligé de me détourner de Monsieur X. parce que je sens que je pars en couilles à mon tour. A travers la portière avant laissée ouverte, j’entends Dudul demander au “Bonhomme de neige”:
– Ca va madame ? Vous n’êtes pas blessée ?
Celle-ci rigole en s’époussetant…
– Oh ben non hein ! Faut pas vous inquiéter alors… Toujours cet accent welche, là !

L’ASSU est en tout cas à nouveau sur ces 4 roues et on peut mettre les voiles et foutre le camp de cet “Enfer blanc”, Dudul derrière le volant, conduisant prudemment vers la sortie de la propriété, toujours chaînés, jusqu’à ce qu’on retrouve le bitume…

Le déchaînage ne lui a pas pris plus 2 minutes et puis voilà, on filait vers l’Hôpital Schweitzer avec Monsieur X. qui finalement, s’en est payé une bonne tranche. Nous voir trimer comme des sacs, vautrés dans la neige et la glace, les mains et les genoux plus bleus qu’un putain de Schtroumpf, à dégager l’ASSU de cette saloperie de congère lui aura au moins permis d’oublier qu’il n’était pas là pour faire joli, mais qu’à la base c’était parce qu’il était VRAIMENT mal qu’on était venus ! Pour lui porter secours ! Pas pour le divertir, bordel à cul…!

Anecdote d’ambulancier : Philou le sage

Anecdote d’ambulancier : Philou le sage

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Anecdote d’ambulancier : Philou

Nous sommes le 2 décembre et je viens de créer cette nouvelle catégorie “Anecdotes d’ambulanciers – avec nous en Intervention”. Depuis 2001, je note chaque intervention marquante, banalement drôle ou dramatique. Elles sont soigneusement consignées depuis plus de 8 ans, et de temps en temps je vous en livrerai une dans un article… (Je n’ai pas commencé plus tôt, pour la simple et bonne raison que je n’en avais pas eu l’idée. C’est con, maintenant que j’y pense…) Le première que je vous livre n’a rien d’extraordinaire – simplement elle vous montre un des aspect de notre job. Et je la dédicace à Philou, prématurément enlevé à notre affection, ainsi qu’à Roland, ambulancier vétéran, décédé en mission le 26 octobre courant…

A “Philou-le-Sage”, le “Vétéran”, le “ZEN-man”… On te garde haut dans nos coeurs mon Ami.

Cette semaine-là, Philou et moi étions de garde de nuit pour les appels du SAMU-centre 15. C’était bien avant la mise en place dans le Haut-Rhin, des “Gardes Départementales”. C’était l’été, et nous avions pris notre service à 19h30, pour une garde de nuit de 12 heures, jusqu’à 7h30 le lendemain. La soirée était belle…

Le soleil ne voulait pas se coucher derrière les crêtes vosgiennes, à quelques kilomètres à l’ouest. Il faisait bon dehors et, à notre base, entourée de champs avec quelques coquelicots, l’air avait cette senteur parfumée d’un été alsacien comparable à nul autre. Philou et moi étions donc occupés à vérifier le matériel embarqué de l’ASSU – péremptions des solutés, des tubulures, des cathéters, présence de TOUT le matos d’immobilisation et “gonflage” correct des ogives d’O2. On faisait ça sur le parking de la base, hors du hangar sous lequel la température vers 20h00 frisait encore les 30°C, au début de notre prise de service. Chaleur intenable à l’intérieur, mais protocole-protocole, que voulez-vous…?

Le Médipack (sac d’intervention) était complet, les ogives d’O2 correctement « gonflées », et tout le matériel à sa place. Rien ne manquait. Ni dans le sac d’abordage de la victime, ni dans les placards et tiroirs de l’Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence.

Une fois cette tâche exécutée, nous nous étions roulé une cigarette chacun et nous avions contemplé les Vosges et le coucher de soleil très lent et doux, en fumant notre cigarette, sans un mot, assis sur le marchepied de l’ASSU. Dans ces moments-là, parler est inutile. On était juste là, deux collègues, deux ambulanciers en train de savourer l’instant, quand notre radio de bord, une vieille Motorola pourrie et rafistolée au Chatterton®, avec son cordon “téléphone” et le micro accroché à une patte fixée sur la planche de bord – à la Starsky & Hutch – s’était mise à crachoter :

Ambulancier, intervention et mission SAMU

« Philou, Jean, vous partez sur un SAMU : TS par phlébotomie, hémorragie importante poignet gauche, au 17 rue Blabla, à Colmar chez Mme X. 41 ans, avec bilan. »

Traduction pour le profane: Le SAMU vous missionne pour aller chez Mme X qui a fait une Tentative de Suicide en s’ouvrant les veines, hémorragie importante. Transmettez un bilan au 15.

Mme X. était archi-connue par tous les ambulanciers de la boîte qui tous, au moins une fois, avaient été missionnés par le SAMU pour le même motif au domicile de cette femme. Soit elle s’ouvrait les veines, soit elle se confectionnait un cocktail médicaments-alcool avec soin, appliquée…

Rien de nouveau pour nous deux, donc. Nous avions écrasé nos cigarettes avec regret, rompant le charme de l’instant pour nous rendre chez cette dame, vivant dans un quartier chaud de Colmar, véritable coupe-gorge pour tout véhicule avec gyrophares, ambulances y compris. En soupirant, nous étions montés à bord de l’ASSU, avions démarré, allumé les xénons bleus et en route.

En appliquant bien sûr la devise de Philou: “Ne confondons pas URGENCE et PRÉCIPITATION, s’il-vous-plaît !” Les vitres ouvertes et le pin-pon-pin aux intersections, nous avions rapidement couvert la distance, puisque ce coupe-gorge n’était pas loin de notre base.

Arrivés sur les lieux, Medipack sur l’épaule, vitres fermées et ASSU verrouillée, nous étions entrés dans l’immeuble sordide aux relents de merde, et avions sonné à la porte, au rez-de-chaussée. Des éclats de voix provenaient de l’intérieur,… des canettes de verre qui se brisaient… Chez Mme X, rien que de très normal. La routine. Nous avions franchi le seuil de l’appartement vers 20h15 et en étions ressortis, calmement, une minute plus tard, après nous être baissés au son placide de la voix de Philou :

« Canette en vol tendu vers toi, baisse-toi un petit peu s’il-te-plaît, Jean…»

Je m’étais baissé dans la seconde tandis qu’une canette de bière venait s’exploser contre le mur juste derrière moi, là où s’était trouvé ma tête un instant plus tôt. De guerre lasse, nous avions alors salué la “joyeuse assemblée” et pris congé. Nous n’avions pas pu examiner la blessure de Mme X. qui saignottait un peu, et de toute façon, leur petit jeu du “jet de canettes” dans la cuisine nous aurait quelque peu empêché dans notre travail.

De retour dans l’ASSU, Philou rendait-compte au SAMU :

« SAMU pour Ambulances de Colmar, bilan de Mme X: reçus à jets de canettes de bière, refus d’évaluation clinique, pas de prise en charge. Elle est comme d’habitude, quoi. ASSU 31 dispo radio pour SAMU ».

Puis de même avec la régulation des Ambulances de Colmar, le micro de la vieille Motorola en main. La régulation nous avait alors répondu« Reçu ASSU 31. Retour base.»À 20h20, nous étions à nouveau assis sur le marchepied, contemplant le soleil amorçant sa descente derrière les ligne bleue des Vosges, sans un mot, simplement assis là, deux amis, deux ambulanciers, savourant l’instant en fumant une nouvelle cigarette…

Le SAMU 41 répond aux pompiers

Le SAMU 41 répond aux pompiers

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Vendredi dernier, la NR publiait un article consacré aux inquiétudes du syndicat national des sapeurs-pompiers professionnels face au recours de plus en plus fréquent aux ambulanciers privés pour assurer certaines interventions dites de secours à personne. Le Dr Randriamalala, médecin-chef du Samu 41, a tenu à répondre aux critiques formulées par les représentants syndicaux des hommes du feu envers les Samu en général (et non celui de Blois en particulier).

« Des interventions de secours à personnes parfois difficiles sont confiées à des ambulanciers du privé par les médecins régulateurs du Samu au détriment des sapeurs-pompiers et surtout des usagers. »

Les ambulanciers participant à la garde justifient d’une formation continue et doivent adhérer à une convention départementale très stricte en terme de qualification et de moyens.

« Leurs délais d’intervention sont plus longs… » La convention impose un départ sans délai ou compatible avec le degré de l’urgence. « Les ambulanciers n’interviennent qu’à deux au lieu de trois pour les pompiers… »

L’effectif de deux est celui le plus courant dans les autres pays d’Europe. Les techniques enseignées prennent en compte le nombre d’intervenant sur la mission. Dans les prises en charge où le nombre de deux n’est pas considéré comme suffisant, les médecins régulateurs font appel aux sapeurs-pompiers.

«… qui disposent en plus d’un matériel spécifique ».

La liste des équipements obligatoires pour les véhicules sanitaires en application de l’arrêté du 10 février 2009 modifié par l’arrêté du 28 août 2009 impose un matériel aussi complet voire plus que celui en vigueur dans les VSAV.

« Il existe des conventions départementales qui fixent pourtant le travail de chacun mais qui ne sont pas suffisamment respectées. »

Au-delà même des conventions départementales, les référentiels communs sur l’organisation de la réponse ambulancière à l’urgence pré-hospitalière fixés par l’arrêté du 5 mai 2009, ainsi que le référentiel sur l’organisation du secours à personne et de l’aide médicale urgente arrêté du 24 avril 2009 fixent les modalités de travail et de mission des ambulanciers privés, du Samu et des pompiers. Quelques ambiguïtés réelles sont relevables, mais jamais l’usager n’en pâtit à aucun moment. Il appartient au Samu d’adapter la réponse à la situation en fonction des moyens disponibles.

« Tout part d’un problème de confiance de la part du Samu envers les pompiers… »

Des échanges réguliers. Si certains délégués syndicaux ont ce ressenti dans leur département respectif, ce n’est pas le cas dans le Loir-et-Cher. Un travail de coopération est appliqué avec des échanges réguliers. Un point d’honneur est mis à intégrer des visites, ainsi que des échanges dans les deux structures lors des formations, par exemple, ainsi que la mise en commun d’une interface de régulation commune, permettant en temps réel aux deux structures la réponse apportée à une détresse.

http://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/ACTUALITE/Faits-Divers/24-Heures/Le-Samu-41-repond-aux-pompiers

Ambulancier SMUR, les carrières, le salaire

Ambulancier SMUR, les carrières, le salaire

Carrière et salaire de l’ambulancier SMUR

Au sein de la fonction publique une véritable plan de carrière peut être  envisagé… Avec des formations complémentaires à la clef, et même changer de statut.. Certains ambulanciers du service publique passe  à la vitesse supérieur au bout de 5 ou 6 ans et deviennent infirmier ou aide-soignant. Ces formations sont un droit. des remises à niveaux sont effectuées si nécessaire… sur le temps de travail… Nous nous attacherons donc ici ici de présenter la carrière d’un ambulancier hospitalier, attaché à un l’hôpital  ou il travaille, (CHU, CHR..) c’est a dire un ambulancier  dépendant du ministère de la santé.

Grade et fonction

Deux situations distinctes pour la fonction publique : les ambulanciers recruté hors de la fonction publique hospitalière (souvent issus du privé) le sont en tant que « conducteurs ambulanciers » et donc sont intégré dans ce grade une fois le concours passé. Ils font alors partie du Personnel Ouvrier de la fonction publique hospitalière et dépendent du statut particulier des ambulanciers paru en 1991… Ils ont donc le grade & la fonction de conducteur Ambulancier. Leur feuille de salaire précise bien:

  • GRADE: Conducteur Ambulancier
  • FONCTION: Conducteur Ambulancier

Des agents déjà en poste dans un établissement hospitalier peuvent demander  à intégrer le service central des ambulances (si il existe bien sur). Il s’agit en général d’Aides-soignants, plus rarement d’agents hospitalier. Il s’agit souvent d’agents ayant leur C.C.A, et travaillant déja dans des hôpitaux… Dans ce cas, si ils sont intégrés au Service Central des Ambulances, ces agents conservent leur grade (Aide-soignant ou Agent hospitalier) tout en exerçant la « fonction » de conducteur ambulancier.

Leur feuille de salaire précise alors:

  • GRADE: Aide-soignant
  • FONCTION: Conducteur Ambulancier

 Leur déroulement de carrière suit alors celle de leur grade initial. En outre, puisqu’ils conservent leur grade soignant (A.S ou A.H), ils conservent ainsi leur droit de départ à la retraite dès 55 ans… Contrairement au agent ayant pour grade  » Conducteurs Ambulanciers », faisant partie du personnel Ouvrier, qui eux, partent eux en retraite à 60 ans.

Une carrière diversifiée

Un ambulancier hospitalier peut, si il le souhaite, ou si le besoin s’en fait sentir, changer d’orientation et sortir du cadre stricte de conducteur d’ambulance.  Il peut s’orienter vers la profession de: Auxiliaire de Régulation Médicale (Personnel administratif). Il peut aussi envisager des fonction d’encadrement.. Les Conducteurs Ambulanciers du Service Central des Ambulances de l’AP-HP qui travaillent au sein des SMUR sont géré par un Adjoint des Cadres Techniques. (personnel Ouvrier).

Tout ambulancier peut accéder à ce grade suivant certaines conditions. Au sein de la fonction publique un ambulancier monte en grade régulièrement. Son embauche s’effectue dans le grade d’ambulancier. Sa fonction précise est d’assurer le transport de toute personne nécessitant un transport sanitaire ainsi que la conduite des véhicules affectés à cet usage.

Ils participent le cas échéant, à l’activité des services mobiles d’urgence et de réanimation. (SMUR) Puis après un laps de temps variable, il passe au grade de conducteur  ambulancier principal. Les conducteurs ambulanciers principaux, comme le prévoit leur statut, sont en outre chargés des fonctions de coordination dans les établissements ou groupes d’établissements. Enfin, en haut de l’échelle, il peut passer au grade d’Ambulancier Chef. Les conducteurs ambulanciers principal et chef peuvent aussi prétendent intégrer le grade d’ Agent Technique de Coordination (ATC).

Source : ambulancier-CNT.org

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Photo Jean François Charles
Ambulancier SMUR, la fiche emploi

Ambulancier SMUR, la fiche emploi

Devenir ambulancier SMUR est un objectif de nombre d’ambulanciers. Les places disponibles restent rares et cher mais cela n’empêche pas de se documenter sur les fiches emplois type de l’ambulancier SMUR.

Rôle de l’ambulancier SMUR

L’ambulancier SMUR assure la conduite des véhicules U.M.H. dans le respect strict des règles du code de la route et aide à la mise en condition du malade avant son transport vers un hôpital.

A la prise de service

  • Se laver les mains
  • Mettre la tenue professionnelle propre
  • Relever le numéro de l’U.M.H prédéterminée (tableau de répartition hebdomadaire)
  • Communiquer à la régulation le numéro de l’U.M.H.
  • Relever le numéro du portable (donné par la régulation)
  • Remplir la feuille spéciale (n° portable/n° U.M.H./Nom du conducteur ambulancier)

Prise en charge de l’UMH

Vérifier toute absence d’effraction
* Pour le SMUR ayant une interruption de fonctionnement :
S’il y a effraction :
1°) inventorier les matériels et consommables embarqués en présence de la personne désignée par le SMUR
2°) prendre les dispositions auprès des responsables SMUR et SCA (Cf. procédures d’appel).

  • Vérifier les différents niveaux de l’U.M.H.
  • Contrôler les signalisations visuelles et sonores
  • Vérifier l’état de la carrosserie (faire des propositions de remise en état selon les procédures propres à chaque SMUR)
  • Remplir la check-list (ou cahier de transmission)
  • Faire des essais radio (du mobile et du portable)
  • Effectuer le protocole d’hygiène « d’entretien quotidien à la prise de service »
  • Se laver les mains

A l’appel de la régulation

  • rejoindre l’U.M.H.
  • Se mettre en liaison radio avec la régulation
  • Relever toutes les indications concernant la destination (nom, n° de la rue, arrondissement…)
  • Consulter le plan et identifier son trajet
  • Attendre la décision du départ donné par le Médecin transporteur
  • Noter l’horaire de départ sur la feuille d’intervention (D239 ou autre) (groupe horaire donné par la régulation)

Départ sur une intervention

  • Sortir de l’hôpital
  • Mettre le « deux tons »
  • Allumer les rampes de feux à éclats « BLEU » (sur ordre du Médecin transporteur)

Responsable de l’itinéraire : en cas de difficultés pour trouver la destination, l’ambulancier :
* arrête le véhicule
* informe la régulation (positionnement)
* demande des précisions (confirmation d’adresse…)
* corrige son itinéraire
SUR L’AVIS DU MÉDECIN TRANSPORTEUR, UN AUTRE MEMBRE DE L’ÉQUIPE PEUT ÊTRE AMENER A GUIDER L’AMBULANCIER

A l’arrivée sur les lieux

  • Arrêter le véhicule
  • Éteindre le deux tons
  • Demander à la régulation, le groupe horaire d’arrivée sur les lieux
  • L’indiquer sur la feuille d’intervention (D239)
  • Ouvrir la cellule sanitaire

Débarquer l’équipe et le matériel 

* stationner sans entraver la circulation
* en sécurisant l’équipe et le véhicule (verrouiller les portes de l’U.M.H)
* en permettant l’ouverture de la porte arrière et la sortie du brancard
* éteindre les feux à éclats

Rejoindre l’équipe

  • Au chevet du malade
  • Anticiper la mise en condition (materiel en fonction de la pathologie rencontrée)
  • Mettre en oeuvre la consigne du médecin transporteur et collaboration avec le reste de l’équipe.
  • Éventuellement déshabillage et positionnement du malade ou blessé
  • Poser le brassard a tension artérielle
  • Poser l’outil de mesure de saturation
  • Allumer le « propac »
  • Poser les électrodes et brancher l’e.c.g.
  • Mettre en place l’oxygénothérapie

* Des consignes spécifiques à d’autres gestes de survie peuvent être données à l’ambulancier par le Médecin transporteur.

A LA DEMANDE DU MÉDECIN TRANSPORTEUR ET SOUS SA RESPONSABILITÉ, L’AMBULANCIER PEUT ÊTRE AMENÉ A PARTICIPER A LA MISE EN OEUVRE DES PRÉCONISATIONS THÉRAPEUTIQUES.

Relever l’identité du patient, en fonction de la carte de SS ou CNI (laisser les papiers et les effets personnels au domicile, le plus souvent possible).

PARTICIPER AU RECUEIL ET A LA TRANSMISSION DES ÉLÉMENTS DU DOSSIER DU MALADE

Hors domicile, les objets personnels du patient ou blessé seront mis en sécurité dans un sac prévu à cet effet et seront remis au service receveur.

PRÉPARER ET CONDITIONNER LE PATIENT EN VUE DU TRANSPORT (MATELAS COQUILLE, CHAISE, BRANCARD…) TOUJOURS SUR LES INDICATIONS DU MÉDECIN TRANSPORTEUR.
Brancarder vers l’U.M.H, le malade techniqué par le Médecin

  • Installer le brancard dans la cellule sanitaire (malade confortablement installé)
  • Sécuriser tous les appareils (sangles, fixations)
  • Mettre l’U.M.H en condition de départ (feux à éclats « BLEU » + JAUNE »/ chauffage/climatisation/deux-tons….)

Réalisation du transport

Le transport est dit « en charge » :
L’ambulancier se dirige vers l’hôpital désigné

IL ADAPTE SA CONDUITE, EN FONCTION DES ORDRES DU MÉDECIN TRANSPORTEUR, COMPTE TENU DE LA PATHOLOGIE DU PATIENT TRANSPORTE.
Il se met à l’écoute de la régulation du SAMU et transmet à l’équipe les informations reçues.

Arrivée sur l’hôpital

L’ambulancier

  • Arrête le deux tons
  • Se dirige vers le service receveur
  • Se positionne auprès de la régulation (pour avoir le groupe horaire)
  • Laisse les rampes allumées
  • Autant que faire se peut, stationne sur un emplacement n’entravant pas la circulation
  • Éteint les feux à éclats
  • Ferme l’ambulance
  • Brancarde jusqu’à la destination finale

Arrivée dans le service receveur

Demander au personnel du service, une indication précise sur la place réservée au malade transporté.

PARTICIPER EN COLLABORATION AVEC L’ÉQUIPE HOSPITALIÈRE AU POSITIONNEMENT CORRECT DU LIT RECEVEUR
DÉPLACER LE MALADE DU BRANCARD AU LIT (MANUTENTION FAITE EN ÉQUIPE)/
INSTALLER COMPLÈTEMENT LE MALADE (TRANSFERT DES MATÉRIELS)

  • Hygiène des matériels (brancard, matelas coquille, scope, cordons…) (Cf. fiche n°17 = 1re partie).
  • Hygiène des mains
  • Inventorier le matériel et s’assurer de la présence sur le brancard de la totalité des matériels et accessoires (ne rien laisser dans le service).
  • Revenir à l’ambulance avec brancard et matériels.

Retour à l’UMH

  • Procéder à la désinfection des matériels et U.M.H. (Cf. protocole n°17 = 2ème partie)
  • Au niveau de la cellule sanitaire :
  • Embarquer le matériel nettoyé et désinfecté
  • Rebrancher les matériels ou s’assurer qu’ils sont bien branchés
  • Sécuriser les matériels (sangles/fixations)

Au niveau de la cellule chauffeur 

  • se mettre à la disposition de la régulation du SAMU
  • repartir avec l’équipe complète et se diriger vers la base

Si AVP sur le retour 

* le signaler à la régulation du SAMU
* reprendre la chronologie de « l’arrivée sur les lieux ».

SI L’U.M.H. SE TROUVE EN SITUATION D’INDISPONIBILITÉ (MALADIE CONTAGIEUSE OU CELLULE SANITAIRE TROP SOUILLÉE) SEUL LE MÉDECIN TRANSPORTEUR EN COLLABORATION AVEC LE MÉDECIN RÉGULATEUR PRENDRA LA DÉCISION D’IMMOBILISER LE VÉHICULE : SI LE VÉHICULE NÉCESSITE UNE DÉSINFECTION, METTRE EN OEUVRE LES PROTOCOLES D’HYGIÈNE PRÉVUS).

Retour à la base

  • Stationner à l’emplacement attitré à l’U.M.H.
  • Brancher le véhicule sur le secteur (après avoir mis le coupe circuit)
  • Vérifier les gaz (O,….)
  • Se laver les mains

PARTICIPER AVEC L’ÉQUIPE SMUR AU CONDITIONNEMENT DE L’U.M.H. (CONNAISSANCE DES LOTS, SETS….)
ÉVÈNEMENTS EXCEPTIONNELS

En cas d’évènements exceptionnels, le conducteur ambulancier du SCA se mettra à la disposition du SAMU de Paris, afin d’assurer les missions décrites en cas de :
* catastrophes
* déclenchement du plan BLANC
* manifestations diverses
* évènements sanitaires

Quelques rappels

  • Bien que de la responsabilité du conducteur ambulancier, la fiche D239 est quelquefois remplie par une autre personne de l’équipe. Dans ce cas, le conducteur ambulancier doit s’assurer que toutes les informations y figurent.
  • Respect du code de la route
  • Respect des règles de sécurité (port de la ceinture de sécurité notamment)
  • Respect des règles d’hygiène (se protéger et protéger les malades dans les cas de pathologies infectieuses).
  • Respect du secret professionnel et obligation de réserve (article 26 – loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations du fonctionnaire).
  • Respect de la réglementation (notamment en ce qui concerne l’interdiction de fumer dans un véhicule sanitaire)
  • Le conducteur ambulancier signale toute anomalie ou incidents constatés lors de l’utilisation de l’U.M.H (il remet en état ou signale à son encadrement.équipe les informations reçues.
Régulation médicale du SAMU – Centre 15

Régulation médicale du SAMU – Centre 15

Création de la régulation médicale

regulation

La régulation médicale est l’administration chargée de gérer l’envoi des moyens médicaux ainsi que les évacuations dans le cadre de l’aide médicale urgente. Elle prend en général la forme d’une salle de coordination avec des personnels chargés des communications téléphoniques avec le public et les médecins, des communications radio avec les services de secours mobiles (smurs, sapeurs-pompiers), et d’un médecin régulateur.

Le concept de régulation médicale est né en France en 1968, avec la création du premier service d’aide médicale urgente (Samu) à Toulouse par le professeur Lareng, afin de coordonner les efforts médicaux entre les équipes préhospitalières (Smur) et les services d’urgence hospitaliers. Les samus seront officialisés en 1976, mais il faudra attendre 1979 pour que le samu reçoive directement les appels du public.

Le principe de base de la régulation médicale est le « tri médical » : il s’agit d’acheminer les moyens adéquats vers la victime, puis d’amener la victime directement au service médical compétent. Ainsi, un brûlé grave ira directement au service des grands brûlés le plus proche, un polytraumatisé ira directement au centre hospitalier disposant d’un salle d’opération disponible 24h/24 7j/7…

Naissance d’un concept

Le concept de régulation médicale est né en France en 1968, avec la création du premier service d’aide médicale urgente (Samu) à Toulouse par le professeur Lareng, afin de coordonner les efforts médicaux entre les équipes préhospitalières (Smur) et les services d’urgence hospitaliers. Les samus seront officialisés en 1976, mais il faudra attendre 1979 pour que le samu reçoive directement les appels du public.

Le principe de base de la régulation médicale est le « tri médical » : il s’agit d’acheminer les moyens adéquats vers la victime, puis d’amener la victime directement au service médical compétent. Ainsi, un brûlé grave ira directement au service des grands brûlés le plus proche, un polytraumatisé ira directement au centre hospitalier disposant d’un salle d’opération disponible 24h/24 7j/7…

Auparavant, la victime était amenée au service d’accueil des urgences le plus proche, puis évacué vers un autre centre hospitalier si le service ne pouvait pas le traiter, ce qui entraînait une perte de temps. La régulation médicale permet de respecter la règle des trois R du Dr. Trunkey :

« the right patient to the right place at the right time » (le bon patient au bon endroit et au bon moment).

I.J. GordonE. Sherwood Jones

Principe de fonctionnement

L’appelant formule une demande d’aide médicale urgente (damu), l’opérateur doit déterminer le besoin d’aide médicale urgente (bamu). Un des principaux problèmes est que l’urgence ressentie par l’appelant (damu) est souvent sans rapport avec l’urgence réelle (bamu), soit que l’appelant sous-évalue l’urgence (par exemple accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde ayant des signes en apparence bénins), soit, cas plus fréquent, qu’il la surévalue (mal bénin ayant des manifestations spectaculaires, panique, impact social élevé).

À la réception de l’appel, la régulation détermine

  1. s’il y a une demande d’aide médicale urgente (damu) ; sinon (erreur), elle réoriente vers un autre service ;
  2. si oui, elle s’enquiert de la localisation et ouvre un dossier médical ;
  3. elle détermine s’il y a un besoin d’aide médicale urgente (bamu), par un diagnostic :
    •  recueillir la demande
    • télémanipulation de l’appelant pour affiner la vision de la situation (signes opérationnels de régulation)
  4. en fonction de l’urgence, elle détermine la réponse adaptée.

« La régulation » peut désigner ici une ou plusieurs personnes.

L’urgence (U) dépend

  • de la gravité (G) de l’état ;
  • des soins (S) nécessaires ;
  • du temps (T) que l’on a avant une aggravation irréversible
  • de la valence sociale (V), c’est-à-dire de l’impact sur l’entourage ;

Si l’on pouvait quantifier chaque élément, on pourrait quantifier l’urgence par l’équation :

U = G × S × V / T

Cette quantité d’urgence est ce qui induit la décision de la part du médecin régulateur (choix de la réponse graduée). On note que la valence sociale V a un impact très important alors qu’il est tout sauf médical. Par exemple un décès, qui n’est pas une urgence (il n’y a plus rien à faire), a un fort impact, notamment dans le cas d’un nourrisson. Cette valence sociale prend aussi en compte l’identité de la victime (entre un inconnu et la princesse de Galles), la présence de média, la manière dont est habillée la personne (un SDF par exemple), l’impact social des antécédents médicaux connus (maladies de peau, sida)…

Au commande de la régulation : le centre 15

En France, la régulation médicale est faite par le Service d’aide médicale urgente (ou SAMU), et plus précisément par son Centre 15, également appelé centre de réception et de régulation des appels (CRRA). Le Centre 15 est au cœur du dispositif d’urgence français.

Il comporte des assistants de régulation médicale (ARM) et un médecin régulateur. Les Asistants de Régulation Médicale reçoivent les appels, récoltent les informations principales (lieu d’où la personne appelle, nature de l’appel) et les transmettent éventuellement au médecin régulateur et aux autres services concernés (police, gendarmerie, sapeurs-pompiers).

Le médecin régulateur est chargé d’évaluer la gravité de l’état de la victime en posant des question à la personne qui appelle. Il détermine la suite de l’appel : simple conseils (70 % des appels ne donnent lieu à aucune intervention à domicile) ou bien envoi de moyens

  • médecin de garde
  • ambulance privée
  • véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) des sapeurs-pompiers
  • VSAV + infirmier sapeur-pompier
  • unité mobile hospitalière (UMH) du SMUR.

 On a ainsi une réponse graduée en fonction de la gravité et de l’urgence de l’affection. Le Centre 15 détermine également vers quel centre hospitalier (CH) ou clinique doit être évacuée la victime (en fonction des places disponibles et du plateau technique). Il gère aussi les transports inter-hôpitaux.

Le Centre 15 est en communication constante avec le sapeurs-pompiers (via leur CTA) et les forces de l’ordre (police, gendarmerie). Ce système permet de gérer au mieux les moyens d’intervention disponibles. Avant de se rendre elle-même aux urgences d’un hôpital, une personne a tout intérêt à appeler le 15 pour savoir si cela est vraiment nécessaire, et à quel centre hospitalier se rendre (le moins encombré, celui disposant du plateau technique adapté).

En chiffres

Les centres 15 reçoivent environ 10 millions d’appels par an (en 2004), avec une progression d’environ 10 % par an. Les appels au 15 proviennent (statistiques sur les appels pour douleur thoracique) :

  • 51 % : public (témoin d’un malaise, d’un accident)
  • 30 % : sapeurs-pompiers (ayant été appelés sur une intervention) ;
  • 9 % : médecin généraliste.

Concernant les suites données aux appels

  • 48 % des appels se concluent par un simple conseil médical. Ceci permet de réduire considérablement les hospitalisation (personnes qui se présenteraient spontanément aux urgences).
  • 15 % des appels donnent lieu au départ d’un SMUR.

Source : SMUR Pédiatrique de Robert Debré

http://smur-rd.com
Régulation médicale du SAMU – Centre 15

Histoires et perles de régulation SAMU volume 2

Perles de régulation du SAMU, pardon appels… insolites volume 2

Voila quelques histoires vraie entendues durant des appels au SAMU ou lors d’interventions…. Et oui les assistants de régulation médicale en entendent des vertes et des pas mûres !

  • Voilà je vous appelle parce que j’ai une petite fille de 15 jours et comme il fait beau je voudrai la sortir… vous me conseillez de lui mettre quoi des chaussettes ou des collants ?
  • Aïe aïe aïe, la tétanie me mange les muscles !
  • VIIITTEEE mon ami fait une crise de pilepsie
  • vous voulez dire une crise d’épilepsie ?
  • ohhhh! je sais quand même ce que je dit: il a même un traitement ! c’est une crise de pilepsie !!!!
  • Que vous arrive-t-il ?
  • J’ai mal au ventre
  • Avez vous un risque d’être enceinte ?
  • heu peut être j’ai un retard de règle.
  • Bilan : Une femme de 25ans qui semblerait en 3eme trimestre de grossesse et qui contracte depuis environ 8h, qui a perdue les eaux depuis 1h30 et qui a envie de pousser… Une heure après la douleur abdo s’est transformée en joli bébé.
  • Mon frère est suivi par un traitement.
  • Voilà mon mari a eu une crise hémorroïdaire, comme il soufrait beaucoup il a voulu se soulager un peu avec une cuillère à confiture… il l’a rentré trop loin et le crochet pour le rebord du pot fait hameçon…
  • PARM: La personne est elle consciente ?
  • TEMOIN: Non elle est inconsciente.
  • PARM: elle répond à vos questions ?
  • TEMOIN: non elle ne répond pas…
  • PARM: Elle ouvre les yeux lorsque vous lui parlez ?
  • TEMOIN: Non je vous dit qu’elle est INCONSCIENTE…
  • oh! elle veux prendre une cigarette, il faut pas hein ? je l’en empêche ?
  • PARM: Allô ? Bonjour monsieur, vous pelez les pompiers ?
  • PARM: Oui, les pompiers sont partis, que ce baise-t-il ?
  • PARM: Est ce que la personne répond à vos questions ?
  • TEMOIN: non
  • PARM: Allez la voir et secouillez la…
  • TEMOIN: OUI ma femme a un malaise 1 et 2 et 3 et 4 (…)
  • PARM: Mais qu’est ce que vous faites ?
  • TEMOIN: Bein un massage cardiaque
  • PARM: c’est elle que j’entend vous demander d’arrêter derrière ?
  • TEMOIN: oui…
  • PARM: STOOOOOOOOOP !
  • PARM: (départ pompier pour douleur thoraxique)Bonjour monsieur , vous avez appelé les pompiers ?
  • TEMOIN: OUI
  • PARM: que vous arrive-t-il ?
  • TEMOIN: Heu… je me suis masturbé et je me suis enfoncé mon sexe dans le cul, il est coincé, j’ai un peu mal au dos et dans la poitrine !!!
  • BILAN: Un homme de 58 ans présentant un godemichet coincé dans l’anus.
  • PARM: Bonjour madame, les pompiers arrivent, que se passe-t-il ?
  • TEMOIN: C’est le petit couvreur qu’est tombé du toit, environ 4 à 5 mètres, il a mal au dos alors j’l’ai assis et j’lui ai fait une friction avec du synthol, ca va un peu mieux maintenant !
  • PARM: Bonjour madame, que vous arrive-t-il ?
  • TEMOIN: Bein j’me suis levée ce matin et mon coeur l’était encore un peu endormi alors boum ! j’ai fait un malaise et j’suis tombé.
  • PARM: Votre femme a elle une douleur dans la poitrine ?
  • TEMOIN: La poitrine ? pfff elle est plate comme une limande !
  • PARM: La personne est consciente ?
  • TEMOIN: non non, mais le coeur respire.
Régulation médicale du SAMU – Centre 15

Assistant de régulation médicale (ARM)

L’Assistant de Régulation médicale est un acteur lié à l’ambulancier. En effet lors des interventions à la demande du SAMU Centre 15 L’Assistant de Régulation Médicale sera le premier interlocuteur de l’ambulancier : transmission de la mission et réception du premier bilan une fois sur place. L’ARM est un personnel primordial dans chaine de soin et de secours. On vous en dis un peu plus sur le sujet.

Assistant de Régulation Médicale (ARM) : recrutement

Le recrutement des ARM est soit en interne : réservé aux agents des établissements mentionnés à l’article 2 de la loi du 9 janvier 1986. Le recrutement est donc réalisé par concours interne sur épreuves organisés, dans chaque établissement, par le directeur. Peuvent également être promus au choix dans ce corps, les aides soignants et standardistes comptant au moins 5 ans de services publics (il s’agit alors de la promotion professionnelle). Ou encore de recrutement via CDD avec titularisation possible

Statut des assistants de régulation médicale (ARM)

Le corps des ARM, inséré dans la catégorie B des emplois administratifs de la fonction publique hospitalière, comprend 3 grades :

  1. Permanencier
  2. Permanencier principal
  3. Permanencier chef

L’ARM du SAMU est donc un personnel hospitalier. Son recrutement et son corps d’emploi sont définis depuis 1990 par le décret 90-839 du 21 septembre 1990, par la circulaire d’application n°409 du 31 octobre 1990, par les arrêtés du 13 et 14 mai 1991 et par la circulaire du 18 janvier 2005 de la FAE d’ARM.

Formation

La fonction d’ARM est récente et peu formalisée. Il n’existe pas de référentiel de compétences d’ARM validé et aucune formation n’est obligatoire pour occuper ces fonctions ; seule la réussite à un concours administratif est exigée pour pouvoir exercer le métier d’ARM au sein du SAMU 94. En conséquence, chaque CRRA (Centre de Réception et de Régulation des Appels) définit la place et le rôle des ARM au sein de sa structure. Le seul diplôme demandé est le CEHT (Certificat d’Exploitation Hospitalière en Télécommunication).

Toutefois, il existe des formations pour les ARM déjà en poste. Ces formations sont assurées par les Centre d’Enseignement et de Soins d’Urgence (CESU) et découpées en 4 modules :

  1. La communication. Les relations interpersonnelles.
  2. Rôle et partenaires de l’ARM. La gestion de l’appel. Les situations d’exceptions.
  3. Les urgences medico-chirurgicales et sociales.
  4. Les outils de la télécommunication. Le CEHT.

En dehors des formations concrètes organisées par les CESU, l’ARM, pour être opérationnel et autonome, travaille dans un 1er temps en binôme avec un autre ARM expérimenté, et ceci afin :

De se familiariser avec l’outil informatique (différent selon le centre 15 : Applisamu ®, Samuscript ®, Centaur15 ®, Goss ®) spécialement dédié à la prise de renseignement pour les appels SAMU :

  • Prise d’appel,
  • Régulation, prise de décision,
  • Suivi des missions,
  • Aides à la régulation, consultation des moyens du secteur,
  • Prise de bilan et destination du patient.
  • D’apprendre à maîtriser les outils de radiocommunications

Cette phase d’apprentissage plutôt technique, nécessite la bonne connaissance du mode de fonctionnement des réseaux de téléphonie filaires et mobiles et toutes les ressources annexes à cette téléphonie (enregistreurs de communications en particulier). Après cette 1ère phase, l’ARM décrochera ses appels, toujours en binôme, et sera alors formé sur la prise d’appel.

Il devra apprendre à :

  • Rassurer et contenir le stress de l’appelant,
  • Maîtriser ses propres émotions,
  • Préparer l’appelant aux questions médicales,
  • Orienter la conversation, et ceci, afin d’obtenir dans un délai très court, toutes les informations concernant la localisation du patient et le motif de son appel,
  • Saisir les informations en temps réel sur fichier informatique,
  • Détecter, reconnaître et prioriser une urgence médicale,
  • Prendre des décisions adaptées au degré d’urgence des appels et orienter le patient vers le médecin régulateur SAMU ou vers celui de la permanence des soins,
  • Synthétiser les informations recueillies et les transmettre au médecin lors de la transmission de l’appel.

La 3ème phase d’apprentissage consiste en l’envoi d’effecteurs (médecins généralistes, ambulances privées, premiers secours, UMH) à la demande du médecin régulateur SAMU ou du médecin libéral. L’ARM devra renseigner de façon claire et précise : l’adresse, le motif d’appel, le moyen de secours envoyé et ceci par le biais du réseau filaire, GSM ou radio.

En résumé, la formation nécessaire des ARM repose sur 2 aspects

  • Le savoir être : Il nécessite une formation à la psychologie et à l’accueil au téléphone. Une connaissance des gestes de secourisme ainsi que les différentes pathologies et termes médicaux les plus souvent employés est indispensable. Des connaissances dans le domaine de la sociologie, de l’éthique et de la morale sont également nécessaires.
  • Le savoir faire : Il nécessite la maîtrise des appareillages et outils à disposition du PARM comme l’outil informatique, les radiocommunications et la gestion des bases de données (ces dernières étant en constante évolution).

2 écoles forment au métier d’ARM

Accès à la Validation d’Acquis par Expérience (VAE) 

Le rôle des Assistants de régulation médicale (ARM)

L’ARM est le pivot d’une réelle plate forme de télémédecine. C’est le 1er interlocuteur de toute personne qui compose le 15. Il assure la réception et l’orientation des appels parvenant au  Centre de Réception et de Régulation des Appels du centre 15 sous la responsabilité du médecin régulateur. Il collabore également à la réponse et au suivi des affaires traitées.

Le rôle de l’ARM se décompose en différentes étapes

La prise d’appel

  1. Le décroché : L’ARM répond à tous les appels parvenant au centre 15 et s’assure qu’il s’agit d’une demande d’aide médicale urgente. Si c’est le cas, l’ARM ouvre un dossier médical informatisé et commence alors l’interrogatoire en temps réel. L’ARM ne sait jamais par l’avance à quel type d’appel il va devoir faire face. Il doit donc être prêt à gérer à tout moment les appels dit « difficile » comme l’arrêt cardio-respiratoire ou la mort subite du nouveau né. Il lui faudra gérer son stress mais aussi celui de l’appelant tout en prenant un maximum d’informations dans un minimum de temps.
  2. La prise d’adresse et l’interrogatoire: selon la gravité de l’appel, l’interrogatoire pourra être plus ou moins long mais dans tous les cas, et même pour les cas les plus bénins, il doit comporter :
    1. Le numéro de téléphone de l’appelant (il est à noter que lorsque l’ARM décroche, le numéro de l’appelant s’affiche automatiquement dés que le 15 est composé)
    2. L’adresse d’intervention du patient. Il arrive que l’appelant ne soit pas au même endroit que la personne requérante ; l’ARM doit donc s’assurer que l’adresse saisie est bien celle du patient, et donc de l’intervention.
    3. La prise d’adresse doit être la plus précise possible. Elle doit comporter la ville, la rue, le n° du bâtiment, le code ou l’interphone, et toutes les informations nécessaires (escalier, étage, voie d’accès, etc…)
  3. Le motif de l’appel : après la prise d’adresse, l’ARM procède à un interrogatoire dirigé, bref mais précis. Il doit recueillir une information fiable et la retransmettre avec précision au médecin régulateur. Il doit donc s’assurer que l’appelant a été correctement écouté, compris et pris en charge.

 L’envoi de moyens

Une fois l’appel transmis au médecin régulateur, ce dernier peut décider l’envoi de moyens variés, et c’est à l’ARM que revient la responsabilité d’envoyer, dans un délai approprié au degré d’urgence, l’effecteur demandé :

  • Les effecteurs hospitaliers : UMH d’un des SMUR.
  • Les effecteurs secouristes : Sapeurs pompiers, Croix Rouge ou Protection Civile, ambulance privée.
  • Les effecteurs médicaux non hospitalier : médecins traitants ou médecins de garde.

L’ARM doit connaître à chaque moment l’état de disponibilité des équipes SMUR afin de réduire au maximum la phase d’alerte des ces effecteurs. Une bonne connaissance géographique du secteur d’intervention et des possibilités sanitaires locales est par ailleurs indispensable.

L’ARM peut être autorisé à déclencher immédiatement les moyens de secours sur sa propre initiative dans des cas bien précis prévus par les protocoles de régulation (procédures de régulation médicale), en fonction de la nature de l’appel (arrêt cardiaque, pendaison, défenestration, explosion, etc…). Pour tout appel traité directement par l’ARM, le médecin régulateur sera informé dans l’instant qui suit cette décision.

Le suivi de l’intervention

L’ARM reçoit les appels concernant les bilans des effecteurs (UMH, sapeurs pompiers, etc.) : L’appel est alors transmis au médecin régulateur SAMU. Une fois le bilan pris par le médecin régulateur, l’ARM assiste alors le médecin dans sa recherche de place pour le patient, et ceci vers des services d’urgence ou de réanimation spécialisées. 

L’ARM doit donc connaître les différentes structures hospitalières du secteur et le nombre de places de réanimations (cardiaque, polyvalente, pédiatrique etc.…) disponibles. Le dossier du patient ne sera clôturé que lorsque celui ci sera arrivé à destination dans un établissement de soins, ou lorsque la décision médicale sera achevée. Ce recueil des données, en particulier les horaires, effectué par l’intermédiaire du logiciel de saisie d’appels doit être le plus exhaustif possible, pour des raisons tant médico-légales qu’organisationnelles.

Autres missions de l’ARM

Il effectue au besoin ou à la demande le recensement des lits disponibles et des capacités d’accueil des services spécialisés. Il renseigne le grand public sur les différents services de garde (pharmacies, médecins, SAMU, dentiste) ou sur certains numéro de téléphones spécialisés dans le domaine médical, tel que les urgences psychiatriques, dentaires ou ophtalmologiques. Il participe également aux exercices de médecine de catastrophe et met en œuvre sur le terrain, en situation d’exception (plan rouge), des moyens de télécommunications, tout en assurant les fonctions d’ARM au niveau du poste médical avancé.

Ressources documentaires

Fiche du ministère de la santé : http://www.sante.gouv.fr/assistant-de-regulation-medicale,10817.html

Référence sur le web pour plus d’infos : http://www.unarm.fr/

assistant de regulation médicale - centre 15
Médecin et SAMU

Médecin et SAMU

Etre ambulancier c’est aussi connaitre les différents intervenants dont entre autres et les plus important : le médecin. Ces derniers n’ont pas un cursus similaire en fonction de leurs spécialités. Découvrons ensemble :

Les différents cursus des médecins

Le généraliste

smur

Après le baccalauréat, ils ont suivi 6 ans d’études de médecine puis 3 ans et demi de résidanat, avant de soutenir une thèse de doctorat en médecine. Leur rôle consiste à répondre aux appels téléphoniques par des conseils médicaux et à proposer une ambulance privée ou la visite d’un médecin généraliste au domicile, en cas de besoin. Ils s’occupent des urgences médicales non vitales.

Le psychiatre

Après le baccalauréat, ils ont suivi 6 ans d’études en médecine, puis 4 ans d’internat en psychiatrie après le succès au concours de l’internat, puis ont soutenu une thèse de doctorat en médecine. Ils interviennent dans le cadre de la cellule d’urgence médico-psychologique.

Les anesthésistes réanimateurs

Après le baccalauréat, ils ont suivi 6 ans d’études de médecine puis 4 ans d’internat en anesthésie réanimation, après le succès au concours de l’internat, puis ont soutenu eux aussi une thèse de doctorat en médecine.

Les urgentistes

Après leur thèse de doctorat en médecine, ils ont suivi une formation de 2 ans à l’urgence (Capacité Médicale Urgente – CAMU). Ces deux dernières catégories de médecins gèrent l’urgence médicale vitale immédiate sur le terrain.

Spécialistes et activités différentes

Les médecins anesthésistes réanimateurs et urgentistes participent donc à différentes activités

  • Régulation des appels au Centre de Réception de Régulation des Appels (CRRA) : c’est-à-dire qu’ils interrogent les personnes ou patients qui ont composé le 15 et qui souhaitent une aide médicale. Ces « médecins régulateurs », apportent la réponse médicale qui leur semble la plus adaptée (conseil, visite d’un médecin généraliste, envoi d’une ambulance privée, envoi de secouristes – Pompiers, Croix-Rouge, envoi d’une ambulance de réanimation). Lorsque le médecin de l’unité mobile hospitalière a fini son examen clinique et a mis en œuvre le traitement adéquate, il transmet alors son bilan (examen clinique, diagnostic, traitement) au médecin régulateur qui appellera immédiatement le service médical hospitalier le plus adapté pour accueillir, traiter et soigner le patient. Ainsi, le patient emmené par le SMUR à l’hôpital, est accueilli par une équipe médicale qui est préalablement prévenue de son état.
  • Prise en charge, examen, traitement et transport des patients dans les UMH : Mettre un médecin dans une UMH est une particularité française qui n’est pas retrouvée dans les pays anglo-saxons. Le médecin dispose, à l’intérieur de l’ambulance de réanimation, de tout le matériel et de tous les médicaments nécessaires au traitement d’une urgence vitale.
  • Enseignement théorique et formations pratiques à l’urgence pour les ambulanciers, les aides-soignants, les infirmiers, les étudiants en médecine, les médecins. S’inscrivent, également dans ce cadre, les exercices avec afflux massif de victimes (plan rouge), en coopération avec les pompiers, la police, la Croix-Rouge.
  • Recherche clinique pour améliorer la prise en charge des patients par le SAMU. Dans certaines situations, les patients ou blessés peuvent entrer dans un protocole d’essai clinique, après un consentement libre et éclairé. Le médecin explique alors au patient ou à ses proches le but de l’essai clinique, les bénéfices attendus et lui propose de participer à l’étude. A la demande des patients, les résultats de l’essai peuvent leur être communiqués.

Le médecin Régulateur Généraliste de ville

Il a un statut de médecin associé, et participe à la régulation médicale pour tout ce qui concerne la médecine générale. Il travaille donc en étroite collaboration avec les PARM et le médecin régulateur SAMU. Selon l’interrogatoire téléphonique et selon un arbre décisionnel, il décide des moyens à envoyer :

  • soit par l’envoi d’un médecin généraliste effecteur du 15 ou médecin de ville,
  • soit orienter le patient vers un SAMI (Service d’Accueil Médical Initial), ou vers le Médecin traitant,
  • ou tout simplement donner un conseil téléphonique.

Il peut également envoyer un premier secours, une ambulance privée, une ambulance Croix Rouge ou par la demande au régulateur SAMU une Unité Mobile Hospitalière.

Site de référence : http://www.conseil-national.medecin.fr/

Ambulancier SMUR, les carrières, le salaire

Que se passe t’il quand on compose le 15 ?

Un article qui se veut volontairement simple et adapté à l’ensemble de la population pour bien comprendre le mécanisme qui se cache derrière ce numéro raccourci : le 15. Car derrière ces deux chiffres se dissimule une organisation bien huilée qui se destiné avant toute chose à sauver des vies.

Quand appeler le 15 ?

Le 15 est un numéro d’urgence unique national attribué à la Santé en 1978. Ce numéro reçoit principalement les appels de secours pour les situations d’urgence sanitaire . Cela inclut entre autres :

  • malaise ou perte de connaissance d’une personne en votre présence
  • accident de la circulation avec blessés
  • douleur thoracique
  • les situations de détresse clinique (respiratoires, cardio-circulatoires, neurologiques)

Mais il draine également toutes demandes médicales tels que les conseils, les demandes d’ambulances ou bien les visites de médecins. Ce numéro, qu’on peut composer d’un téléphone fixe comme d’un portable, est un moyen simple, unique, gratuit, mis en place par l’Etat, à la disposition de la population en cas d’urgence sanitaire.

Quel est votre 1er interlocuteur ? Le P.A.R.M.

Lorsque vous faites le 15, c’est un Assistant de Régulation Médicale (A.R.M.) qui vous répond. C’est votre premier interlocuteur. Formé à l’aide à la régulation médicale, assujéti au secret professionnel, l’A.R.M. ouvre un dossier médical après validation de l’appel téléphonique et prend les renseignements nécessaires à une intervention efficace et rapide des secours :

  • Etat civil (âge, sexe, identité)
  • Localisation de la demande (adresse précise)
  • Nature de la demande

Selon la nature de cette dernière, il traite directement l’appel s’il s’agit d’une erreur, d’une malveillance ou d’une demande d’informations non médicale, ou il l’oriente vers un médecin régulateur.

Le Médecin Régulateur

Le médecin régulateur est un médecin expérimenté, anesthésiste ou généraliste urgentiste, diplômé en régulation médicale. Il vous posera différentes questions afin de préciser la situation en cours, l’état de gravité du patient par un éventuelle entretien direct avec lui. Le bilan qu’il aura fait lui permettra de mobiliser, si besoin, le moyen de secours le mieux adapté.

La réponse adaptée

Selon la nature de votre demande, selon la situation à gérer, le médecin régulateur peut prendre diverses décisions à l’issue du bilan qu’il aura fait avec vous ou en même temps qu’il le fait :

  • Simple conseil médical, devant par exemple une demande d’avis sur la dangerosité d’un médicament ou sa posologie,
  • Envoi d’un médecin de garde, devant par exemple une gastro-entérite aiguë chez un nourrisson, faute de médecin traitant disponible,
  • Envoi d’une Ambulance Privée, dans le cadre d’un transport d’une femme enceinte pour la maternité par exemple,
  • Envoi d’un premier secours (Sapeurs Pompiers, ou moyens associatifs – Croix Rouge, Protection Civile), en cas de secours à victime (par exemple pour une chute sur du verglas avec impossibilité de se relever), ou en complément d’une UMH, dans le cas d’une « détresse vitale » (malaise grave, arret cardiaque, douleur thoracique, etc)
  • Mobilisation d’une Unité Mobile Hospitalière (U.M.H.), devant par exemple des crises convulsives répétées,
  • Envoi d’emblée de plusieurs U.M.H., devant un accident d’allure catastrophique, par exemple un carambolage sur autoroute avec plusieurs victimes graves.
Devenir ambulancier SMUR

Devenir ambulancier SMUR

Beaucoup d’ambulanciers, ou d’élèves souhaitent se diriger vers cette profession du moins cette spécialité. Car avant toute chose l’ambulancier SMUR est un ambulancier et partage sa formation avant de se spécialiser. Mais vyons d’un peu plus près la fiche emploi type avec les compétences et savoir faire demandés.

Comment devenir ambulancier SMUR ?

Les Ambulanciers SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) ont une formation de base appelé DEA  (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) suivie de la F.A.E. (Formation d’ Adaptation à l’Emploi) obligatoire pour travailler en S.M.U.R. Ils interviennent sur tous les cas de figure dans le domaine de l’Urgence Médicale, avec deux types de moyens : un Véhicule Léger Médicalisé (V.L.M) ou en Ambulance de Réanimation dite Unité Mobile Hospitalière (U.M.H). Mais avant tout, l’Ambulancier SMUR est un professionnel du Transport Sanitaire et de l’Urgence, formé pour réagir devant toutes détresses,  il est quotidiennement aux côtés de malades et de victimes dont l’état nécessite une assistance médicale.

Pour être Ambulancier SMUR, il faut  :

  • Avoir plus de deux ans de permis.
  • Être titulaire du permis Ambulance délivré par la Préfecture.
  • Être titulaire des permis B et C ou D.
  • Être titulaire du D.E.A
  • Suivre la Formation d’Adaptation à l’Emploi  « Textes Généraux FAE ».

Rôle de l’Ambulancier SMUR :

  • Assurer le transport de l’équipe médicale et du patient.
  • Avoir une bonne connaissance cartographique
  • Assurer la logistique du matériel lors des interventions.
  • Aider le médecin et l’infirmier dans la prise en charge des victimes.
  • Organiser la mise en condition et le brancardage des blessés.
  • Assurer la maintenance de l’ambulance.

Compétences  de l’Ambulancier SMUR :

Il exerce les différentes fonctions ci-dessous définies sous la responsabilité du chef de service duquel il relève.

Conducteur

  • Entretien courant du véhicule, Respect de la réglementation et du code de la route ainsi que des règles de sécurité,
  • Contrôle les niveaux, nettoie le véhicule et désinfecte la cellule sanitaire, nettoie le matériel, contrôle les signalisations lumineuses et sonores,
  • Signale les éventuelles pannes et défauts, s’assure de la sécurité de l’équipage et du patient, s’assure de l’arrimage du matériel embarqué dans la cellule sanitaire,
  • Vérifie la conformité du véhicule par rapport à la réglementation (charge utile, nombre de personnes embarquées …).
  • Vérifie l’actualité des éléments de cartographie et assure leur maintenance, vérifie les moyens électroniques d’aide à la conduite et d’assistance à l’itinéraire.
  • Recherche l’itinéraire le plus rapide et le mieux adapté à l’état du patient en collaboration avec le médecin intervenant et l’équipe.
  • Localiser les sites d’intervention et les structures hospitalières.
  • Adapte sa conduite aux situations d’urgence, maîtrise la conduite d’un véhicule en situation climatique difficile.
  • Respecte la réglementation sur la conduite des véhicules prioritaires.

Auxiliaire de soins

  • Prise en charge du patient au quotidien et en situation d’exception.RESPECT du secret professionnel et de la déontologie.
  • Participe à la maintenance de la cellule sanitaire de l’UMH en collaboration de l’équipe médicale et paramédicale.
  • Désinfecte la cellule sanitaire et procède aux techniques de traitement des déchets.
  • Vérifie les dispositifs de distribution des fluides médicaux au patient ainsi que le niveau et l’état de réserve de ces fluides.
  • Vérifie le fonctionnement des matériels embarqués (Matério-vigilance).
  • Participe à la préparation du matériel médico-technique, à l’exception des réglages, en collaboration de l’infirmier anesthésie et du médecin.
  • Connaît les protocoles utilisés au sein de son service.
  • Participe à la réalisation de gestes en collaboration avec l’équipe médicale et paramédicale.Participe à la prise en charge psychologique du patient et de son environnement immédiat en situation d’urgence médicale.

Opérateur Radiotéléphonie

  • Respect de la discrétion professionnelle.
  • Est capable d’exploiter le réseau des télécommunications au quotidien et en situation d’exception.
  • Utilise les moyens de communication embarquée.
  • Maintient le matériel de radio télécommunication en état de marche permanente et veille à son bon fonctionnement.
  • Applique les procédures de transmission.

Activités complémentaires

  • Encadre les élèves Ambulanciers en formation dans les SAMU-SMUR.
  • Pour les formateurs (MNPS ou autre) ils participent aux formations Internes de l’Hôpital, de l’IFSI ou du CESU sur la base du volontariat …
  • Participe régulièrement aux différents types d’exercices.
  • Peut s’intégrer dans les différents maillons de la chaîne médicale des secours dans les situations d’exception entant que logisticien formé à cet effet .
  • Participe aux interventions lors des plans d’alerte : Plan rouge, Plan blanc, Orsec…
  • Participe aux interventions lors des manifestations officielles et sportives.
  • Participe à la gestion et à l’installation d’un véhicule PC, à la mise en place du PMA ou d’une chaine de décontamination NRBC ou à la mise en oeuvre de la plate-forme nationale sanitaire et logistique.
  • L’ambulancier SMUR, tout comme le personnel médical et paramédical peut être rappelé à toute heure afin de renforcer les equipes lors d’un evenement exceptionnel ou d’acheminer le matériel sur le site des sinistres.

En conclusion

Le métier d’Ambulancier SMUR est un métier à part entière et la connaissance des techniques médicales permet à ceux-ci de participer à la préparation de certains actes, sous réserve que leurs exécutions soient contrôlés par les médecins ou les infirmiers anesthésiste, et dans les domaines de responsabilités qui leurs sont propres. Il n’en reste pas moins que cette connaissance n’est jamais trop élevée et qu’elle contribue à l’homogénéité de l’équipe qui travaille souvent dans des conditions difficiles.

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Photo jean françois Charles
Devenir ambulancier SMUR, comment faire ?

Devenir ambulancier SMUR, comment faire ?

Quand je serais grand je serais ambulancier SMUR

Devenir ambulancier SMUR, c’est une question qui revient souvent. Pour répondre aux interrogations de nombreux nouveaux membres ou visiteurs,et pour éviter de devoir répondre quasi-quotidiennement aux mêmes (légitimes) interrogations,vous trouverez ici quelques éléments de base pour celles et ceux qui désireraient occuper un poste d’ambulancier au sein d’un SMUR.

Première chose,on ne se lève pas un matin en se disant « J’ai le permis,je suis un « pylote », je suis sur que le SMUR de ma ville n’attends que moi ». Sachez que le chemin sera plus ou moins long selon les diplômes qu’ils vous resterait à passer,votre expérience et pas mal d’autres facteurs (localisation,relations intra-hospitalieres…)

Il existe deux « cadres » de SMUR,

Les conditions de recrutement mais également les textes réglementaires et les conventions collectives n’étant pas les mêmes.

Le SMUR sous contrat avec une entreprise de transport sanitaire privée :

Vous serez employé au sein d’une entreprise de transport sanitaire privé qui vous mettra à disposition du service hospitalier qu’est le SMUR, ainsi que l’ambulance, car cette entreprise a répondu à un appel d’offre émanant de l’hôpital et à signé un contrat commercial pour la location du véhicule et des ambulanciers.

Vous serez régi par la convention collective des transports routiers, ne serez pas par contrat indéboulonnable du SMUR et ne ferez en rien parti du personnel hospitalier. L’hôpital fournissant matériel, médecin, infirmiers. Ce n’est pas la forme la plus répandue (tendant même à disparaître) mais il y a encore quelques sites éparpillés sur le territoire qui fonctionne de la sorte.

Ce n’est pas non plus la forme la plus intéressante pour l’ambulancier, ce dernier étant assujetti à l’accord-cadre, étant sur « un siège éjectable » et ne disposant pas des avantages inhérents à la fonction publique.

Le SMUR « hospitalier » :

Dans ce cadre (en clair,la majorité), c’est l’hôpital ou un service y étant rattaché qui possède les véhicules et emploie les ambulanciers. Vous serez donc personnel hospitalier (personnel technique pour être précis),la mention conducteur ambulancier de telle catégorie apparaîtra sur votre fiche de paie,vous serez régi par la convention collective hospitalière et travaillerez donc 35h par semaine, serez rémunéré par une grille salariale, bénéficierez des possibilités de formations etc…

Vous ne serez pas systématiquement titulaire dès votre prise de poste. Vous passerez généralement par une période plus ou moins longue de contractuel (CDD) avant de passer un concours sur titre (et c’est à ce moment précis que la FAE deviendra obligatoire) et être titularisé après une période dite de « stagiaire » d’un an, la période contractuelle étant inclus.

Les conditions à remplir

Le Diplôme d’Etat d’Ambulancier est obligatoire pour quiconque prétendant à conduire une ambulance de réanimation. Seuls les VLM (Véhicule Léger Médicalisé) peuvent être conduit par n’importe qui, mais nombres d’hôpitaux préfèrent encore mettre des ambulanciers à ce poste.

La FAE (Formation Adaptée à l’Emploi,durée 4 semaines) sera obligatoire UNIQUEMENT pour les ambulanciers hospitaliers titulaires. Après, rien n’empêche l’employeur (privé ou public) de demander cette FAE, mais elle ne sera pas législativement obligatoire, c’est à son choix.

Le permis poids-lourd serait obligatoire dans les textes pour les ambulanciers titulaires de la fonction publique hospitalière, bien que dans la pratique nombre de titulaires n’en disposent pas… Donc,pour éviter les « moi on me la demandé » et les « moi j’en connais des ambulanciers smur sans PL » on va dire que ça va être du cas par cas selon les administrations. Dans le cadre des SMURsous contrat avec des privés, c’est l’établissement qui demandera par contrat si les ambulanciers doivent avoir le PL ou non.

Le stage de conduite d’urgence n’est pas toujours obligatoire pour les ambulanciers privés sous contrat, cela dépendra également des assurances. Ils sera par contre nécessaire avant la prise de poste dans de nombreux cas, notamment en hospitalier.

Et après, comment je fais ?

Il ne faut pas rêver,même avec ces trois diplômes en poche, vous ne trouverez que très difficilement un poste d’ambulancier SMUR sans une expérience précédente d’ambulancier privé. Une expérience de l’urgence sera bien sur un plus très net.

N’attendez pas non plus bras croisés qu’un SMUR viennent vous démarcher, ça reste des cas très exceptionnels et la plupart des ambulanciers en poste ont fait des pieds et des mains pour avoir ne serait-ce qu’un entretien. Il faut donc garder ses oreilles ouvertes, se faire des connaissances dans ce petit milieu (là encore, l’expérience sert…) et être parfois prêt à une certaine mobilité.

De même, les petites annonces « Recherche ambulancier SMUR » ne sont pas légion et émaneront de toutes façons de sociétés privés, donc écumer les sites d’emploi ne vous sera pas d’une très grande utilité. Pour la quasi-totalité des ambulanciers smur, le chemin aura été plus ou moins long et est le fruit d’années d’expérience. Mais rien n’est impossible pour celui qui est motivé et saura tirer son épingle du jeu.

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