L’image de l’ambulancier

L’image de l’ambulancier

L’image de l’ambulancier, un sujet qui ne fait pas assez débat

L’image de l’ambulancier, un sujet qu’il est temps d’aborder. Une rubrique un peu plus personnelle concernant l’image que renvoie notre métier d’ambulancier. A l’ère des réseaux sociaux, Smartphone et autres moyens moderne de communication, on peut voir tout et n’importe quoi aux yeux et au vu de tout le monde sans forcément de « modération ».

Quand le selfie devient l’ennemi du professionnel en exercice

Il y a des côtés positifs dans le sens où certaines images de véhicules pris sur un moment T peuvent être magnifiques et surtout un bon moyen de communication sur nos véhicules. Sur des événements, sur des interventions, sur des prises en charges exceptionnelle, mais tout cela est fait de façon individuelle.

Chaque société, chaque plateforme de partage applique les règles qui lui convient. Nous sommes loin de la communication de certaines corporations qui font que l’image est “professionnelle” de par sa qualité.

Je ne suis pas là pour tirer sur les uns ou sur les autres, c’est juste que l’image déjà très abîmée de notre corporation l’est encore plus dans des selfies inappropriés avec des tenues non conformes, des situations où notre déontologie n’est pas forcément respectée, des situations non professionnelle…Tout ceci publié sans réelle modération avec parfois des milliers de membres qui ne sont pas forcément que des ambulanciers.

On peut donc s’interroger sur les membres que composent toutes les différentes plateformes d’échange de notre métier. On peut certainement y croiser d’autres acteurs comme des Sapeurs-Pompiers, des secouristes, des infirmier(e)s, des aides soignant(e)s, des ARM, des collègues ambulanciers de l’étranger, des médecins urgentiste, SOS médecin ou médecins généralistes ou pourquoi pas des patients. Il serait bon de toujours avoir cela en tête avant de poster ou même d’agir sur le terrain.

Un ambulancier : une tenue professionnelle exigée

En parlant de terrain, il est important et primordial de dégager une attitude positive, professionnelle et adéquate à la situation. Vous n’êtes pas censé savoir que l’habit fait bien le moine et c’est pour cela qu’une tenue professionnelle, propre sans gadget superflu du style écharpe, bonnet, casquette ou les lunettes de soleil vissées sur la tête est plus adaptée pour prendre contact avec d’autres professionnel de santé ou la famille du patient.

Et j’irais même plus loin, le brancard est « l’objet » vu en premier dans les services. C’est pour cela qu’il faut qu’il soit impeccable afin de montrer une bonne image de l’ambulancier(e).

Petite parenthèse concernant les accessoires superflu qui composent la tenue de certains ambulancier(e)s. Non seulement l’image qui en dégage est non professionnelle mais peut se retourner contre vous lors d’interventions ou de transfert simple.

L’écharpe est un bel outil pour un étranglement, les grandes boucles d’oreilles peuvent être attrapées et arrachées par la petite mamie Alzheimer bien installé sur le brancard mais un peu beaucoup agitée. Les ongles manucurés et bien long qui vont venir déchirer le gant censé protéger les mains du secouriste contre la contamination par le sang et autres fluides corporels.

Une ambulance ça se conduit, ça ne se pilote pas

Il y a aussi l’attitude au volant de l’ambulance, surtout n’oubliez pas que votre véhicule est floqué au nom de votre entreprise et surtout pensé à la croix de vie sur votre véhicule et à la signification de ses dernières.

Nous sommes aussi des professionnelles de la route, nous devons être exemplaire, c’est pourquoi il est intéressant de remercier par un petit geste de la main ou un petit coup de feux de détresse les usagers (cycliste, piétons, conducteurs de tout type de véhicules…) et aussi les autres professionnels de la route (taxi, collègues, chauffeur de bus, tram, busway….) lorsque ces derniers laisse passer l’ambulance sirène et gyrophare enclenché.

La reconquête de l’image de l’ambulancier

On a tous des histoires de chasses concernant l’image délétère de notre profession, des images en têtes, des situations cocasse d’ambulancier amateur parfois m’en foutisme mais je crois sincèrement que la reconnaissance de notre corporation passe par la reconquête de notre image. A nous de lutter tous les jours contre ceux qui font du mal à notre profession de part des comportements ou de la tenue. Le pire ennemie de l’ambulancier c’est l’ambulancier lui-même.

Ceci est ma vision des choses et n’engage que moi. Mais il est peut-être temps que cette vision dépasse le cadre de ma seule réflexion pour vous engager à faire de même. Il n’y a qu’en réagissant collectivement qu’on fera changer le comportement. Vous êtes très nombreux à réagir et à partager je me doute ces réflexions. A chacun ensuite de faire preuve de pédagogie pour faire véhiculer ces valeurs au travers de vos entreprises.

Le binôme ambulancier

Le binôme ambulancier

Le Binôme ambulancier : plus qu’un duo c’est un ensemble

Le binôme ambulancier c’est un sujet qu’on aborde peu et pourtant il est bien présent. Certaines entreprises permettent le travail en binôme fixe de part de leur philosophie ou tout simplement pour une facilité d’organisation. Beaucoup d’avantages pour peu d’inconvénients. En effet, un binôme « efficace » reste une valeurs sur pour une entreprise, de part l’image transmis sur intervention ou bien dans les services.

On reconnaît un binôme qui marche avec des signes bien précis : les sourires, les prises en charges sans discuter, avec juste des regards, la complicité. Cela apporte du réconfort, du professionnalisme sur intervention que ce soit avec les patients, la famille, les autres intervenants (HAD, infirmièr(e)s à domicile, soignants hospitaliers…) ou les équipes médicales et paramédicales que ce soit en SMUR ou même en rapatriement sanitaire.

La transmission du savoir

Une autre facette de ce binôme si celui-ci est bien composé et bien réfléchi, c’est la transmission. Qu’elle soit dans l’intérêt de l’entreprise ou du métier en mélangeant des anciens avec des nouveaux venus, je ne parle pas de l’âge, mais de l’expérience dans le métier. Il est important d’avoir un “tuteur” surtout quand on sort de l’IFA que ce soit avec le DE ou le AA en poche.

Les formations sont courtes et n’englobent qu’une partie du métier. La conduite d’un véhicule type fourgon que ce soit en urgence ou en mode consultation, s’apprend sur le terrain avec les sensations, les conseils et le savoir-faire des anciens.

Il y a aussi le côté important : le patient allongé sur le brancard qui ressent les ronds points, les freinages, les accélérations. Et pour tout cela on doit imaginer que c’est un membre de notre famille afin d’être efficace et avec une extrême douceur. Il y a aussi la transmission sur des prises en charges spécifiques avec du matériel tout aussi spécifique comme la télémédecine, le transport bariatrique, pédiatrique, tractions….

Il y a le secteur : les hôpitaux et cliniques, les bouchons bref une multitudes de vecteurs qu’il faut prendre en compte et qui appartient au terrain. On peut aussi parler des formalités administratives d’entrée et de sortie (oups excusez moi, je me suis légèrement emporté) je voulais dire de transmettre les textes qui régissent notre profession, comme la Circulaire DHOS/SDO/O 1 n° 2003-277 du 10 juin 2003.

Philosophie de l’entreprise et optimisation

Pour ce qui concerne l’intérêt de l’entreprise, on peut y voir la transmission de la philosophie de cette dernière dans sa politique interne, dans sa façon de faire et d’intégrer ces spécificités si cela est présent, de présenter les nouveaux arrivants aux partenaires (SOS Médecins, Médecins généralistes, HAD, équipes du SAMU, Infirmiers(e)s à domicile ou SOS infirmiers, collègues ambulanciers…).

Les valeurs de l’entreprise sont transmise dans de bonnes conditions et les partenaires sont rassurés et continuent ainsi à faire confiance aux équipes. Il y a aussi l’utilisation du matériel : une équipe « déballant » son matériel pour une prise en charge optimal avec une sérénité, une assurance et un savoir-faire apporte un côté plus que professionnel et surtout rassurant dans son attitude.

On peut même pousser le principe jusqu’aux équipementiers ou fournisseurs de matériel qui vont récupérer les désidératas des binômes habitués à utiliser tel ou tel type de matériel ou type d’aménagement. Il est important d’avoir le retour des femmes et des hommes de terrain afin d’améliorer le matériel ou l’aménagement des ambulances.

Un côté plus terre à terre c’est la rentabilité. Un binôme qui fonctionne bien est un binôme efficace et rentable dans ses prises en charge, on perd moins de temps quand on se connaît puisque les rôles sont dispatchés et le savoir, l’aisance de l’un ou de l’autre peut-être avantageux sur certaines prises en charges ou situations.

Pour rappel, l’ancienneté et les pratiques ne remplacent aucunement la remise à niveau, la formation continue, l’œil novateur des « nouveaux arrivants », le nouveau matériel, les nouvelles recommandations nationales. Il est toujours important d’ajuster son métier selon les facteurs qui le font évoluer, que ce soit de façon personnelle ou de façon obligatoire.

Dans l’intérêt du métier on peut aborder l’image de l’ambulancier et surtout l’image retranscrite aux autres professionnel de santé ou aux autres collègues. Encore une fois un binôme qui possède le dynamisme, l’envie, le sourire, la tenue réglementaire sans « chichi », la déontologie, apportent une image positive de notre profession.

Et dieu sait que cette dernière souffre d’une mauvaise image transmise par des pratiques archaïques, par des défauts de tenue, par un manque de remise à niveaux, par une pensée de gestion de transport logistique et non de patient, par mettre des équipages non compatibles qui reflètent la mauvaise santé de l’entreprise voir du groupe.

Des joies, des peines et des frustrations

Un binôme partage ses joies, ses peines, ses débriefing sur des situations de prise en charges tout en sachant qu’ils partagent 8, 10, 12 voir 14 heures ensembles, beaucoup plus que sa compagne ou son compagnon. Cela apporte une relation ponctuée d’amitié, d’amour, de professionnalisme ou de haine car la vie enfermée dans un quotidien est parfois difficile à affronter. Un binôme est comme un couple, il faut savoir écouter, débriefer, parler et se remettre en question afin d’avancer dans sa profession.

Les inconvénients des binômes est principalement la lassitude, le fait de ne plus apprendre de l’autre, la fatigue peut provoquer aussi des tensions. C’est comme dans un couple de la vie civile, il faut savoir faire des concessions pour mieux avancer. Ces coups de mou de l’un peut entraîner l’autre avec des comportements un peu négatif et une baisse de la qualité des prises en charges.

Vous l’aurez compris un équipage c’est plus qu’un simple duo. On est vraiment sur la base d’une équipe soudée. Ce besoin est indispensable afin de pouvoir optimiser la productivité dans une journée de travail classique mais surtout et avant toute chose offrit au patient la meilleure qualité de prise en charge possible. Un binôme c’est des joies, des rires, des moments difficiles partagés ensemble. Et si vous aussi vous vous reconnaissez là dedans c’est que votre duo fonctionne !

L’ambulancier et le transport bariatrique

L’ambulancier et le transport bariatrique

Le transport bariatrique, un sujet encore trop peu abordé

L’ambulancier et le transport bariatrique. Un sujet encore trop peu abordé. Aujourd’hui c’est Nico qui se charge de ce sujet.

La prise en charge d’une personne avec un IMC élevé, plus communément appelé “transport bariatrique” est une spécialité de certaines entreprises de transport sanitaire privé. L’IMC tient compte de la morphologie de l’individu même s’il peut être exceptionnellement biaisé dans le cas de sportifs avec une masse musculaire très importante.

Pour les adultes, l’indice de masse corporelle est égal à la masse (exprimée en kilogrammes) divisée par le carré de la taille de la personne (en mètres). L’indicateur obtenu correspond à des seuils. L’obésité correspondant à un IMC entre 30 et 40, et l’obésité morbide lorsque l’IMC dépasse 40.

Quand le matériel adapté devient une obligation

Malgré cela, aucune définition n’est instaurée pour le transport bariatrique. Aucunes formations, aucunes normes. Du coup on voit de nombreuses sociétés se disant spécialisées en transport bariatrique avec juste un brancard élargi. Il n’est pas suffisant d’avoir juste un « brancard élargi », en effet.

Le transport et la prise en charge d’un patient bariatrique ne s’improvise pas, tant pour le patient lui-même que pour les équipes sur le terrain. Il est important d’avoir le matériel adéquat pour une prise en charge optimale. Malheureusement ce matériel a un coût et beaucoup sont non-accessible en France et il n’est pas envisageable de répercuter ce coût sur le tarif du transport, puisqu’il n’y a pas de forfait ou de supplément dédié au transport bariatrique.

Les patients obèses ne choisissent pas leur pathologie. Il est important en tant qu’ambulancier d’avoir le matériel adapté pour toutes interventions « extraordinaires » afin d’avoir une protection des équipes et des risques de troubles musculo-squelettiques, d’avoir une prise en charge optimale et sécuritaire pour le patient.

On parle de MID élargis et renforcés, d’attelles, de brancard cuillère élargi, de brassard à tension, de chaise à assistance électrique, drap de transfert XXL, des matelas à air style Hoverjack, le brancard électrique et élargi…. Bref tout ce qui va permettre de s’adapter à n’importe quelle pathologie et environnement.

Le recensement des informations pour mieux préparer l’intervention

Ces interventions exceptionnelles commencent par la prise d’appel. En effet il est important de connaitre le poids du patient, la taille, l’accessibilité des lieux (escalier, largeur des portes, ascenseur…), la notion de chute ou de traumatisme, le numéro de contre-appel afin de prendre contact avant l’arrivée de l’équipe et l’état clinique du patient.

Toutes ces notions seront indispensables afin d’envoyer un primo intervenant (administration O2, protocole antalgique…) en attendant que l’ambulance bariatrique arrive sur les lieux pour l’évacuation et la prise en charge.

Assistance Ambulance et l’Unité de Soutien technique

En développant, nous nous apercevons que le transport bariatrique ne s’improvise pas et qu’il est important d’avoir une définition et une charte du matériel embarqué pour ce type de transport. Un exemple typique qui servira de modèle est Assistance Ambulances à Nantes.

Une entreprise avec des moyens adaptés et pensés et conçu au sein de l’entreprise : l’UST – Unité de Soutien Technique. Ce modèle n’est pas une obligation en soi mais juste une illustration de l’optimisation possible des moyens.

Cette unité se compose de :

  • La barquette Titan, un MID élargi et renforcé,
  • Un scoop Ferno avec extenseurs,
  • Un matelas HoverJack,
  • Son matelas de transfert HoverMatt,
  • Différents matériels de sécurité (cordes, mousquetons, plot de balisage…) avec une formation en interne et propre à l’entreprise.

Le véhicule utilisé pour stocker et transporter ce matériel est original, puisqu’il s’agit d’une remorque en sachant que 5 ambulances sont équipées de brancard électrique pouvant prendre en charge entre 425 et 318 Kg et de chaises électriques EZ Glide et que la remorque est tractée et acheminé par un véhicule équipé d’un attelage.

La sécurité des ambulanciers et de l’ambulance : un enjeu majeur

La sécurité des ambulanciers et de l’ambulance : un enjeu majeur

La sécurité des ambulanciers, un sujet majeur

La sécurité intérieure et extérieure d’une ambulance se développe depuis quelques années mais reste encore très optionnelle chez les différents équipementiers. C’est fort dommage. Au vu des kilomètres effectués par tous les temps, par toutes les saisons, nuit, jour quotidiennement par les ambulanciers, la sécurité devrait être une priorité. Mais il n’y a pas que les conditions météorologiques ou de luminosités, il y a aussi la circulation, les autres usagers de la route, les aménagements des voiries et on peut même aborder certaines pathologies des patients transportés.

Harnais et filet de sécurité

Il existe de nombreux systèmes d’attaches pour l’ambulancier, comme la ceinture de sécurité, qui reste bien entendu LE moyen à mettre en œuvre sur chaque intervention. Il y a aussi le harnais qui s’adapte sur les parois intérieures de la cellule, cela va permettre à l’ambulancier de se lever pour effectuer son travail en toute sécurité.

Au moindre coup de frein, le harnais va maintenir et plaquer l’ambulancier sur son siège pour lui permettre de résister à un éventuel choc et assurer sa protection de façon optimale. On trouve aussi le filet de protection pour l’ambulancier qui est ancré et normé 10G. Cela permet en cas de coup de frein intensif, de retenir l’ambulancier dans ce filet et non dans le meuble. Ce filet est déployé dans la cellule de l’ambulance pour amortir le choc et amortir le poids de l’ambulancier.

Caméra et sécurité vidéo

La caméra devient un outil de sécurité pour l’ambulancier. Qu’elle soit installée dans la cellule ou à l’extérieur de l’ambulance. En effet, la caméra de la cellule va permettre à l’ambulancier au volant de voir ce qu’il se passe derrière : patient agité, soins prodigués au patient (vomissements, malaise, mise en place d’une couverture…).

Cette surveillance vidéo va permettre d’adapter sa conduite afin de protéger au mieux son collègue et le patient, mais aussi adapter la conduite à la pathologie du patient : limiter les douleurs etc. Bien sûr, cette caméra n’enregistre pas. Elle permet de diffuser sur un instant T sur un petit écran fixé sur le tableau de bord de l’ambulance.

Il y a aussi les caméras extérieures qui permettent une vision de l’environnement. La plus connue est la caméra de recul, qui s’allume lors de la marche arrière. Maintenant on peut voir chez certains équipementiers des caméras latérales qui s’allument lors de la mise en route du clignotant.

La vision d’un cycliste, un piéton ou même d’un poteau, souvent situés dans un angle mort,  apparaissent sur l’écran de contrôle. Il y a même chez ACETECH, la vision 360°. Cette vision est activée lors d’une marche arrière ou de l’activation des clignotants. Un outil vraiment intéressant pour sécuriser les usagers se situant autour du véhicule.

Bien évidement toutes ces options n’empêchent pas l’obligation d’attention des ambulanciers, une bonne maîtrise du gabarit du véhicule et le bon réglage des rétroviseurs. Un ambulancier peut aussi descendre du véhicule pour guider son collègue.

Mais néanmoins ces outils vidéo offrent une sécurité accrue et renforcent la sécurité et permettent  de se concentrer sur l’intervention de manière optimale. Les accidents dû à des manœuvres sans visibilité ont eu lieu que ce soit chez les ambulanciers, pompiers ou autres. Ces outils viennent donc renforcer l’arsenal de mesures de protections afin d’éviter de possibles drames.

Signalétique passive

Une autre thématique de la sécurité, c’est la signalétique passive et active de l’ambulance et des tenues. On peut voir l’évolution de la signalétique passive des ambulances : beaucoup de bandes réfléchissantes avec un flocage adapté pour l’identification rapide des usagers de la route.

La signalétique passive permet non seulement d’être vu sur la route mais aussi protéger l’équipage sur intervention. Prenons un exemple classique :  en pleine nuit une ambulance dans une rue sombre et étroite sera plus rapidement identifiée par les usagers. Ces derniers anticiperont donc plus tôt leur comportement et auront une meilleure idée du gabarit. Cette signalétique passive renforcera donc aussi la sécurité des ambulanciers qui gravitent autour de l’ambulance.

La technologie des gyrophares est aussi une avancée. On peut y voir l’intégration de la technologie Led qui a à elle seule a permis des innovations intéressantes : des gyrophares d’ailes, des strob dans les feux de croisement, des « vipers » derrière les pares brises, les barres arrières signalant l’arrêt du véhicule… Bref une multitude de signalétiques qui renforcent la visibilité du véhicule.

On peut même trouver des systèmes de « gâchette » situés proche du volant qui déclenchent l’avertisseur sonore du véhicule. Système vraiment pertinent car il permet ainsi au conducteur de ne pas quitter la route des yeux et de pouvoir conserver les deux mains sur le volant. Dans la même idée, on peut aussi trouver dans certains véhicules un « champignon » au plancher qui lui aussi déclenche la sirène.

Mais ce dernier sera plus situé au sol côté passager. Ce qui permet au collègue de prendre la main sur certains carrefours grâce à un angle de vision différent. En effet en tant que passager le second ambulancier a une vision de la route plus étendue et libère ainsi son collègue qui peut rester concentré sur sa conduite.

Pour une meilleure anticipation des usagers de la route on peut aussi découvrir le système d’extinction de la radio FM lors de la mise en route des avertisseurs lumineux. Dans certains pays, l’ambulance qui suit les usagers « prend la main » sur la radio FM du véhicule en signalant qu’un véhicule d’urgence arrive et qu’il faut le laisser passer.

Les tenues sont aussi devenues un élément de visibilité avec des bandes réfléchissantes sur les pantalons ou les blousons afin de permettre une meilleure visibilité de l’ambulancier dès la baisse de luminosité ambiante.

La conduite, un élément de sécurité

La conduite en urgence n’est pas enseignée dans les IFA et pourtant elle est primordiale pour la sécurité de l’équipage, des autres usagers de la route et pour le confort du patient. La mise en route des avertisseurs lumineux et sonore ne signifie pas une conduite sportive. Cela permet d’avoir une plus grande fluidité, un confort et une efficacité pour que le transport se passe dans des conditions optimales.

Cela permet aux usagers d’anticiper la venue de l’ambulance. Ainsi chacun pourra être en mesure de faciliter le passage. On limite de cette manière drastiquement les risques d’accident. Cela n’évitera par contra pas les mauvais comportements et incivilités. Juste une petite remarque personnelle : lors de la conduite du véhicule n’oubliez pas qu’il y a un flocage, une entité, un métier derrière toutes les actions que vous pouvez faire.

Ne donnez pas une mauvaise image de l’ambulancier avec les coups de klaxons abusifs, la sirène abusive dans les zones piétonnières, la vitesse…Bref tous les comportements de « cow-boy » sont à proscrire. Urgence ne veut pas dire précipitation, urgence ne veut pas dire foncer tête baissée. Urgence veut aussi dire sécurité.

L’arrimage du matériel

L’ensemble du matériel embarqué dans l’ambulance doit être fixé, sanglé ou arrimé sur les supports adéquats. Lors de la vérification journalière de l’ambulance à votre prise de service vous devez être en mesure de faire le tour de chaque fixation et s’assurer de la bonne tenue de chaque équipement. Un équipement non arrimé devient un réel danger dans un véhicule en cas de choc. Vous êtes responsable de votre véhicule cela fait partie de vos missions.

Patient et sécurité

On va finir par le plus important : la sécurité des patients. Un patient ne choisit ni sa pathologie, ni son âge, ni sa corpulence…L’ambulancier doit s’adapter et sécuriser son patient pour s’assurer de le transporter en toute sécurité tout en étant garant de son confort dans la mesure du possible. Il est évident que la sécurité prime sur ce confort en question.

Il y a des lois, des normes et vous êtes responsable pénalement de vos patients. Donc il n’y pas de « oui mais » ou des « on n’a pas le choix de ». Les textes de loi sont très clairs et explicites. Il vous incombe de les faire appliquer et de montrer votre professionnalisme. Ne vous réfugiez pas derrière « oui mais mon patron… ».

Votre chef d’entreprise ne vous couvrira en aucun cas. Votre responsabilité de professionnel de santé est engagée dès lors que vous débutez une prise en charge. Nous sommes des professionnels de santé, il est primordial de ne pas l’oublier.

Bonne route à tous !