10 raisons de choisir la profession d’ambulancier

10 raisons de choisir la profession d’ambulancier

Après 10 raisons de ne pas choisir la profession d’ambulancier

Après avoir abordé dans un premier article un peu incongru les 10 raisons de ne pas choisir la profession d’ambulancier voici venu le temps de mettre en avant 10 raison de choisir le métier d’ambulancier. Ici vous trouverez des envies issues d’ambulanciers qui exercent et qui ont accepté de répondre à cette question.

J’ai souhaité vous proposer mes raisons de choisir la profession d’ambulancier pour débuter cet article. Puis j’ai souhaité laisser la place à des collègues. Avec leurs mots, leurs visions ils ont apporté avec leurs mots ce qui les fait lever chaque matin. J’espère sincèrement que ceux qui sont attirés par cette profession pourront y trouver une motivation supplémentaire, trouver une vibration commune. Ce métier est d’une extrême richesse pour qui peut voir plus loin que des simples questions de salaire. Bien sûr que c’est important mais à défaut de n’avoir mieux ne vaut-t-il mieux pas chercher des raisons qui ont amené à ce choix de métier ?

raison de ne pas choisir la profession profession d'ambulancier

Mes 10 raisons de choisir la profession d’ambulancier

  • 1 : Parce que ce métier est au coeur de l’humain
  • 2 : Parce que le travail en binôme est d’une extrême richesse. Travailler en équipe c’est une expérience à vivre. On ne travaille pas à 5, 10 mais à deux. on apprend, on découvre l’autre. On apprend à se connaitre. On partage énormément. Et surtout on devient complémentaire dans l’exercice du métier.
  • 3 : Pour la notion de service. L’ambulancier est plus qu’un technicien, il est avant tout un lien social indispensable à la population. Les remerciements des familles et des patients vous le rappellent à chaque instant
  • 4 : Pour l’aide apportée à chacun : qu’elle soit physique ou psychologique. Parce que oui quoi que certains en disent on contribue à sauver des vies, à soulager. Détresses sociales, détresses psychologiques on ne fait aucune différence.
  • 5 : Pour l’absence de routine. Bien que cet argument pourrait paraître futile à certains, nous ne sommes pas tous égaux devant la notion de routine. L’ambulancier choisit ce métier car il ne sait jamais de quoi est fait demain, encore moins ce qu’il fera dans une heure. Un métier bourré de spontanéité.
  • 6 : Rencontrer : la richesse de ces rencontres diversifiées, avec des différences culturelles comme sociales nous apportent à tous énormément. Apprendre, comprendre, tolérer sont les maîtres mots d’un ambulancier.
  • 7 : Pour ces interventions urgentes qui rendent le métier si différent. Partir sans savoir, découvrir sur place l’inverse total du motif de départ, devoir s’adapter encore et faire face à la situation.
  • 8 : Voyager. Quoi qu’on en dise ce métier c’est aussi se déplacer encore et encore. La route fait partie de nos journées. Mais c’est aussi voyager au petit matin, tard le soir, loin des grandes agitations. Rouler la nuit et goûter ces ambiances si différentes. Voyager un peu partout même si c’est pour travailler. C’est aussi ces petits moments volés lors d’une pause méritée qui nous font comprendre pourquoi on aime rouler.
  • 9 : Apprendre : ce métier est un apprentissage en soi permanent. Dépassement de soi psychologique, physique et intellectuel. On ne nous reconnait que bien peu mais pourtant chaque jour l’ambulancier apprend. Au contact des soignants, des médecins mais aussi des patients. Chaque jour apporte sont lot de données, de leçon de vie et de courage.
  • 10 : Parce que ce métier est une passion, une évidence pour beaucoup. Certes à des degrés différents mais pourtant elle est le moteur qui nous anime, nous fait vibrer, nous fait avancer. Ce métier est compliqué, tordu, mal compris et mal aimé mais pourtant on se lève chaque matin pour aider, soutenir et apporter.

Les 10 raisons de choisir la profession d’ambulancier par les ambulanciers

  1. Bryan : Faire face à l’humanité. Ma pratique est de centrer l’humain.
  2. Laurent : le contact avec des personnes de tous horizons, avoir le sentiment d’être utile à des personnes fragiles, les soutenir, les accompagner de mon lieux.
  3. Christophe : fais partie de mon équipe.
  4. Sébastien : un métier qui n’a presque pas de routine.
  5. Fabien : l’humanité, le relationnel, l’empathie, les remerciements des patients, l’enrichissement culturel des collègues et des patients, les défis de la communication, le courage des patients et des familles : des leçons de vie de tous les jours.
  6. Vincent : apporter aux futurs ambulanciers tout ce que ce magnifique métier m’a apporté afin que nos patients soient pendant un temps au travers de leurs maladies, le temps du transport, d’un rdv : heureux, taquins, souriant, rigoleurs. Et aussi car un bonjour, une bise, une poignée de main, un sourire de changeront certes pas notre vie mais la leur oui.
  7. Mickael : Faire un métier par lequel on apporte quelque chose à autrui et qui apporte aussi en retour.
  8. Chris : Au moins huit raisons pour huit modules. La 9 ème : se sentir utile aux autres.
  9. Emmanuelle : L’esprit d’équipe, l’aide à la personne, apprendre chaque jour, le côté social, technique, l’adrénaline, la monotonie inexistante, faire de belles rencontres.
  10. Geronimo : une passion intense pour ce beau métier relié à la santé, fait d’urgence et d’assistance quotidienne.
  11. Anna : Aider une personne qui un moment dans sa vie, est dans une détresse. Etre là et lui redonner le sourire, ça c’est super bien.
  12. Babou : le prendre soin de l’autre et se savoir utile.
  13. Carole : Me sentir utile, aimer porter secours, protéger, rassurer, soulager, être à l’écoute, accompagner tout au long de la maladie
  14. Milou : les barres de rire avec les collègues, le sourire des patients, le remerciement des familles.

Comme vous le constatez la liste s’allonge. Elle s’allonge au fil des contributions, vos contributions. Alors si vous souhaitez ajouter vos propres raisons, vous souhaitez mettre en avant votre passion n’hésitez pas à glisser quelques mots dans les commentaires ou sur la page Facebook du site !

Ambulancier, COVID,  et vaccin

Ambulancier, COVID, et vaccin

Tout d’abord avant de commencer ce premier billet de l’année je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne année. Vous dire d’oublier 2020 serait un affront à tous ceux et celles qui ont participé à ce combat inégal contre la maladie, contre ce fichu virus. Donc à contrario je dirais merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à ce travail acharné. Reste à espérer 2021 comme une année plus douce mais ce serait parler trop vite. Qui vivra verra.

Une rentrée sous le signe d’une crise sanitaire encore en cours

2020 une des plus grosses crises sanitaires de l’histoire, ou du moins depuis des années nous est tombée dessus. Les ambulanciers ont dû s’adapter, faire face, lutter et agir contre cet ennemi invisible. Avec parfois les moyens du bord. Faute au gouvernement ? Je suis partisan du  « ne tirez pas sur l’ambulance ». Personne n’aurait pu prévoir l’ampleur de cette crise et si faute il y a, je pense à titre personnel, que le défaut de moyen est plus dû à des politiques de santé et d’économies successives plus qu’à un gouvernement en place.

Taper sur le chef en place c’est l’excuse facile mais c’est oublier les conneries des prédécesseurs. L’humain oublie vite et tape toujours sur le premier venu. Un peu comme on tape vite sur l’ambulancier puisque c’est toujours lui qui a perdu la carte vitale mais ça vous le connaissez.

Un combat sans faille et difficile qui continue

Je salue l’engagement de tous ces collègues ambulanciers et ambulancières qui se sont investis durant cette crise. Je salue le travail et les efforts produit. Certes ça continue, certes c’est le boulot mais je pense qu’il faut savoir le reconnaître. L’un de nos collègues a d’ailleurs eu l’honneur d’être décoré de la médaille du mérite et a en plus l’humilité de rappeler que le combat est collectif tout comme ses acteurs, et non pas l’action d’individus seuls. Mais on n’empêchera pas les éternels râleurs de revenir crier au scandale de leurs primes, et d’ajouter encore au passage que la bascule vers le ministère de la santé résoudrait tous les problèmes du monde. Amen.

Un vaccin mais certains ambulanciers ne sont pas vaccinés contre la bêtise humaine

Le vaccin tant attendu, ou du moins les vaccins sont arrivés. Fruit d’un labeur acharné, d’un travail de recherche issu d’études. Car oui un vaccin rapide ça surprend mais depuis combien d’années les scientifiques travaillent sur le tronc commun de tous ces vaccins dont la base même est connue. Je ne suis pas scientifique mais je vous invite à aller jeter un œil à la page « Vie de Carabin » sur Facebook, ou encore se procurer sa bande dessinée « Putain de Covid ».

putain de covid-vie de carabin-ambulancier le site de référece

Ce docteur à la plume acide et à la bulle réaliste dessine la bande dessinée qui cartonne et fait exploser certaines vérités. Je vous la conseille car j’adore le ton, le style et la teneur des propos. Il enfonce des portes avec manière et avec un plaisir non dissimulé en compagnie de l’interne de garde. Ils vous expliqueront mieux que moi pourquoi il faut cesser de crier au scandale du vaccin.

L’ambulancier pour mais contre

Je lis depuis quelque temps des réactions incompréhensibles de la part de collègues ambulanciers, qui je le rappelle se revendiquent soignants, professionnels de santé mais qui fustigent le vaccin. Sachez messieurs dames que vos confrères et consœurs étrangers sont tous vaccinés et le font de bonne humeur et dans le but de sauver des vies. Pour votre information le but n’est pas forcément de protéger vos petites personnes mais bien de contribuer à sauver les autres. Qui plus est se faire vacciner c’est quelque part aussi une forme d’hommage à toutes ces victimes décédées de la Covid 19 qui n’ont pas eu la chance d’avoir cette protection, et qui auraient peut être pu, allez savoir éviter ces drames. J’ai dit éviter. En clair : éviter que les décès supplémentaires dus à cette cochonnerie cessent ! Mais ça on ne comprend pas, non on dit que c’est du foutage de gueule. Vous expliquerez ça aux familles… Faites ce que vous souhaitez vous avez le droit mais respectez les efforts des autres pour protéger une population.

Ne pas se faire vacciner c’est un affront à toutes ces familles endeuillées. Vous vous dites ambulancier, personnel de santé, vous voulez une meilleure reconnaissance, vous glorifiez le système paramédic mais pour une partie vous êtes accroc à la théorie du complot, contre la stratégie vaccinale. Libre à vous comme libre à moi d’exprimer mon opinion mais s’il vous plait : taisez-vous et gardez ça pour vous. Opposez vous ais étayez vos arguments avec des bases médicales et scientifiques et non pas des « TF1 l’a dit »….

Autant je considère la liberté d’expression comme une valeur fantastique autant là c’est non constructif, dangereux, et irrespectueux et surtout contraire à l’éthique et la déontologie de l’ambulancier de prôner la théorie du méchant vaccin. Conservez cette liberté d’opinion que je n’oserais jamais vous opposer mais dans le cadre de votre vie privée. Dans le cadre de votre activité professionnelle de professionnel de santé pensez d’abord protection.

On ne vous demande pas de vous faire vacciner, vous avez le droit de refuser mais restez dans une action pédagogique auprès des populations à risques au minimum. On a la chance d’avoir un vaccin qui peut limiter la propagation, l’effondrement de nos structures sanitaires, l’augmentation des décès dus à ce virus. Essayons alors de démystifier les choses et pousser les sujets à risques à se préserver.

ambulancier contre le vaccin - bêtise - ambulancier le site de référence

Ouin ouin les pompiers vaccinés mais pas les ambulanciers

Entre le paradoxe des antis vaccins et le reste je tombe sur quoi : « oui ouin les pompiers vont être vaccinés pourquoi pas les ambulanciers ? ». Encore une fois les mous du cerveau ont lu entre les lignes. Encore une fois vous avez lu trop vite, trop pressés, trop limités intellectuellement. NON LES POMPIERS NE SONT PAS VACCINES PLUS VITE. Il fallait lire : personnel de santé, pompiers, ambulanciers, personnels administratifs, aide à domicile bref les personnes les plus à risques :

  • De plus de 50 ans sans conditions d’âge maximal
  • Avec une ou des pathologies à risque

C’est plus clair ça ou il vous faut un schéma ou un dessin ? Stratégie vaccinale nationale ça veut dire équité suivant des critères d’importance donnant la priorité aux personnes les plus vulnérables. Pourquoi ? parce que c’est le plus urgent ! Parce que c’est un vaccin qui émerge et que les stocks ne sont pas non plus incroyable : un vaccin ça se fabrique, ça se livre, ça se stocke et le tout à une échelle mondiale ce qui est presque une première dans l’histoire. Il faut donc du temps. Et non le gouvernement ne vous a pas menti/mal fait. Le prochain qui me répond ça je lui propose d’assumer les responsabilités que ça représente. Forcément je pense que c’est un complot mondial des yakafaire, des ifallaifairecomssa ou des ifaufairecomssa et des detoutefassoncétoussdésabrutiogouvernement… Les bien pensant savaient sûrement les choses à faire forcément ils sont plus fort que le monde entier ^_^

ambulancier-usa-vaccin-covid19

Bref encore une fois je ne comprends pas

Je ne comprends toujours pas certaines franges de la profession qui chouinent pour des peccadilles alors que derrière se jouent des combats plus important. Des combats comme la mutation profonde de votre métier. Des organisations qui au lieu de se battre pour conserver la place de l’ambulancier dans l’urgence préfèrent lutter contre la revalorisation du transport de ville et du VSL et autres broutilles.

Des combats de groupes omniprésent qui se déroulent et vous laissent présager des choses biens moins glorieuses à venir. Mais c’est un combat de patron j’ai l’habitude de la rengaine. Bref Vaccinez-vous non pas pour vous mais pour les autres ! Soyez prudent et belle année à tous malgré le coup de gueule. Je râle mais je vous aime ! La bise au chat !

Place de l’ambulancier diplômé, : A l’arrière de l’ambulance ou non ?

Place de l’ambulancier diplômé, : A l’arrière de l’ambulance ou non ?

La place de l’ambulancier diplômé : Logique et bon sens dans l’ambulance

En lisant un énième post sur les réseaux sur la question du : « Le DEA doit il voyager avec le patient à l’arrière de la cellule » j’ai décidé d’en faire un article. Cette question est posée 100 fois par mois avec à chaque fois une avalanche de oui, de non de peut-être, de y’a pas un texte de loi, etc. On va essayer d’y voir plus clair. Je ne vais pas donner ici un avis formel et indiscutable. Je vais comme souvent apporter des éléments de réponse.

Chacun ensuite fera ce qu’il convient de faire selon son mode de travail, ses croyances, ses envies bref vous l’aurez compris : on informe on n’impose rien. Je ne vais pas non plus jouer les juristes en herbe car parfois la solution n’est pas inscrite dans le marbre. On va donc aborder le sujet à la mode Logique et Bon sens la nouvelle thématique pour des sujets à débats.

ATTENTION : cet article se veut une réflexion, pas une affirmation. L’affirmation est que la place de l’ambulancier diplômé telle qu’enseignée dans le cursus de formation auprès du patient et ce dans toute situation et en aucun cas nous ne remettons ne question ce propos. Mais entre réalité et textes législatifs derrière lesquels trop de personnes cherchent à se protéger il y a un monde. Notre but n’est pas d’aller contre les règles mais d’expliquer que les choses ne doivent pas toujours être figé. Nous allons ici promouvoir le travail d’équipe intelligent, du binôme complémentaire et compétent. Car non être responsable ne fait pas de vous un compétent. L’article se veut ouvert, un peu provocateur mais justement amenant au débat et à la réflexion. Par ce que le métier d’ambulancier reste un peu trop figé dans le temps et nécessiterait une réelle évolution pour s’adapter au quotidien d’aujourd’hui.

stretcher to the ambulance by mcoser Ambulancier : le site de référence Place de l’ambulancier diplômé, : A l’arrière de l’ambulance ou non ?

Texte de loi, ambulancier diplômé et cellule d’ambulance

A savoir qu’à ce jour il n’existe pas de texte de loi formel sur la place de l’ambulancier diplômé au sein de la cellule d’une ambulance dans le cas de figure où vous transportez un patient. Il est juste stipulé que le transport d’un patient à bord de l’ambulance doit se faire sous surveillance d’un ambulancier dans le référentiel de formation.  

Côté législateur, ce dernier a pensé a beaucoup de détails et de situation mais cette dernière n’apparait nulle part. Alors est ce qu’un texte peut appuyer cette pratique ? Non. Les juristes en herbe avanceront le contraire alors étudions le sujet rapidement sur les textes en vigueur :

Article R6312-10 et Article R6312-7 du Code de Santé publique : ils précise bien que le véhicule de type ambulance doit être armé de deux personnels, dont un doit être titulaire du diplômé d’état d’ambulancier.

Circulaire DHOS/01 N°2004-151 du 29 mars 2004 : c’était le seul document qui mentionnait la présence de l’ambulancier diplômé à l’arrière de l’ambulance. Texte abrogé par cette note : DSC/DHOS/2009/192 du 14 octobre 2009 qui enlève cette mention.

ambulance-voyager-patient-ambulancier-diplomé

Auxiliaire devant, Ambulancier diplômé derrière ?

Première chose : le transport en ambulance quel qu’il soit est placé sous la responsabilité de l’ambulancier diplômé. Le seul cas où cette obligation est transmise à un autre c’est dans le cadre d’un transport médicalisé. L’ensemble passe donc sous la responsabilité du médecin. En cas de binôme avec un auxiliaire, l’ambulancier diplômé devient le seul responsable. Dans ce type de configuration et en cas de soucis, de dégradation de l’état du patient l’ambulancier diplômé aura à charge de faire le nécessaire pour gérer cette situation. Comprenez par-là que l’équipe va gérer le problème mais que l’ambulancier diplômé reste responsable de l’évolution en cas d’erreurs : gestes non effectués, bilan etc.

Donc il est indispensable d’avoir un des deux équipiers qui voyagent avec le patient. Même l’auxiliaire ambulancier peut voyager à l’arrière et accompagner, surveiller le patient rien ne l’interdit. Raisonnons plutôt en termes d’expérience, de compétences, de maitrise. Si l’ambulancier diplômé travaille avec un auxiliaire ambulancier expérimenté rien ne pourrait s’opposer au fait qu’il surveille et accompagne le patient dans la cellule. Si l’auxiliaire est compétent il saura alerter, anticiper et gérer une situation de crise aussi bien que l’ambulancier diplômé. Mais bien entendu la responsabilité demeure sur l’ADE qui reste quoi qu’il en soit le responsable en cas de défaillance.

Et les voyages longues distances en ambulance

En cas de longue distance avec un patient comment faites-vous ? Votre auxiliaire va faire la route non-stop ? Il est bon ton de partager son temps de route pour éviter la fatigue. Echanger de conducteur c’est une logique pour assurer la sécurité de l’équipage et du patient.

 Bien entendu vous n’avez jamais fait de transport longue distance avec un patient instable c’est une logique. Un patient instable est souvent géré sous couverture du SAMU Centre 15 (escorte, hélismur etc). Donc le pourcentage de risque d’aggravation du patient au cours du trajet est limité.

De plus la communication entre équipier doit être optimale. Votre auxiliaire a un  doute sur un geste vous pouvez très bien lui dire quoi faire le temps de pouvoir vous arrêter après avoir activé la signalisation lumineuse et protégé l’ambulance contre tout risque d’accident et sur accident. Echanger les conducteurs c’est aussi éviter l’accumulation de fatigue et permettre d’avoir un personnel concentré sur la surveillance du patient.

« Dès les premiers signes de somnolence, les risques d’avoir un accident sont multipliés par 3 ou 4 »

(Professeur Damien Léger, président du Conseil scientifique de l’INSV)

Ambulance : Voyager à deux devant

Là je vais être clair : le fait de voyager à deux devant et le patient sur le brancard derrière est une aberration. Aberration dans le sens où encore une fois pour des questions de responsabilités l’ambulancier diplômé reste le seul responsable à bord en cas de soucis. S’il y a le moindre petit problème c’est lui qui sera en faute. Dans les faits et la vie réelle j’ai connu de très très rares cas de figure où les choses ne se sont pas passées comme ça mais à chaque fois pour des raisons précises, argumentées, voire justifiées.

Mais jamais au grand jamais le patient n’est resté seul ou sans surveillance minimale de ma part. J’ai assumé mes choix et ils étaient réfléchis (petit volume, patient connu avec accompagnant connu aussi, accompagnant médical ou paramédical, pathologie sans risques d’aggravation possible, arrêt régulier, surveillance accrue).

Par contre au moindre doute moindre problème et surtout dans 99,9% des cas j’ai toujours voyagé avec mon patient. Car ma responsabilité étant impliquée je ne pouvais m’y soustraire. Mais jamais je n’aurais laissé le patient seul. Jamais. C’est une hérésie même sur une courte distance. Après chacun voit midi à sa porte nous ne sommes pas là pour vous juger. En cas d’accident il est évident que votre totale responsabilité sera en jeu avec les condamnations liées..

Réfléchissez et soyez logique dans vos choix

En duo d’ambulanciers diplômé la question ne se pose pas. Vous pouvez l’un comme l’autre faire le choix de rester ou prendre le volant la responsabilité est partagée. Mais surtout ne restez pas obtus dans vos réflexions. Un très bon auxiliaire pourrait être bien meilleur qu’un ambulancier diplômé qui panique faute d’expérience. Car à choisir, en cas d’aggravation, il vaut mieux parfois qu’un auxiliaire plus expérimenté soit derrière qu’un ambulancier qui débute et panique totalement. C’est NORMAL et HUMAIN quand on DEBUTE et ça peut arriver A TOUT LE MONDE. Le donneurs de leçons passeront leur chemin une fois de plus.

Mais ça ne doit pas pour autant devenir une règle gravée dans le marbre. Comprenez par-là que tous les textes de lois ne couvrent pas toutes les situations. A vous de réfléchir, de décider en fonction de la situation, des lieux, de l’état du patient et de prendre la bonne décision. C’est une question de logique et de bon sens. Dans le métier d’ambulancier on le sait : tous : rien n’est figé : on s’adapte en permanence tant qu’on suit une logique imparable et surtout pour le bien être du patient. Bien entendu chaque décision doit permettre de réaliser le transport dans un contexte sécurisé !

Pour conclure : l’ambulancier diplômé reste décideur et responsable de ses choix

Donc pour ceux qui auront lu l’article jusqu’au bout et non pas en diagonale comprenez que nous ne remettons pas en cause la place de l’ambulancier diplômé dans l’ambulance mais que nous raisonnons de façon logique. Pour ainsi couper court aux idées foncièrement bloquées et répondre clairement et de façon basique à la question : non aucun texte ne précise que la place de l’ambulancier diplômé doit être à l’arrière de l’ambulance. La responsabilité exercée par ce dernier ainsi que le cursus de formation qui lui est enseigné désigne logiquement sa place auprès du patient. Dans les faits rien n’est figé car le but est la surveillance et la prise en charge du patient par l’équipe ambulancière. L’ambulancier diplômé conserve donc un libre arbitre. Ensuite il ne devra pas oublier qu’il reste le responsable en cas de problème et que sa décision doit être actée en fonction.

Nous le répéterons à nouveau :

L’affirmation est que la place de l’ambulancier diplômé est bien telle qu’enseignée dans le cursus de formation auprès du patient et ce dans toute situation et en aucun cas nous ne remettons ne question ce propos. Mais entre réalité et textes législatifs derrière lesquels trop de personnes cherchent à se protéger il y a un monde. Notre but n’est pas d’aller contre les règles mais d’expliquer que les choses ne doivent pas toujours être figé. Nous allons ici promouvoir le travail d’équipe intelligent, du binôme complémentaire et compétent. Car non être responsable ne fait pas de vous un compétent. L’équipage ambulancier se veut avant tout un travail d’équipe intelligent et équilibré pour le bien être du patient et l’optimisation de sa prise en charge

Dépendre enfin du ministère de la santé : cette volonté persistante des ambulanciers

Dépendre enfin du ministère de la santé : cette volonté persistante des ambulanciers

Suite à un précédent billet d’humeur fort acide mais aussi fort réaliste quant aux récriminations du moment, je me suis dit qu’il serait peut-être temps de couper court à une idée qui circule depuis de nombreuses années. Couper court dans le sens où j’aimerais ramener certains orateurs enflammés sur terre et leur rappeler que les récriminations qu’ils émettent n’ont pas ou peu de valeur. Mais aussi amener les ambulanciers à aller plus loin dans cette réflexion. La question débat du jour c’est

«  Pourquoi l’ambulancier ne dépend il pas encore du Ministère de la Santé ? »

Remettons en place certaines choses qui, je le reconnais, sont un peu archaïques, dépassées mais pourtant existantes. Des choses qui sont en partie due à une administration typiquement française : parfois (voir souvent) lourde et pleine de non-sens (c’est une opinion personnelle). L’ambulancier dépend du ministère des transports quant à sa convention collective qui le régit. Mais son diplôme et sa formation sont enseignés par le Ministère de la Santé et ses collaborateurs. Le diplôme lui est délivré par la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS).

Le rôle de la profession et ses missions, le contrôle et la délivrance des agréments sont « sous tutelle » de ce même ministère au travers des Agences Régionales de Santé. Nous avons donc deux choses assez opposées et bourrées de non-sens. D’un côté le professionnel de santé, puisque l’ambulancier est bien un professionnel de santé : Code de Santé Publique, 4 4ème partie, Livre III, Titre IX, chapitre 3, articles 4393-x. Mais de l’autre son statut salarial placé sous le régime du ministère des transports. C’est et c’est aussi mon opinion, une forme de paradoxe. L’ambulancier est considéré comme un professionnel de santé pour le diplôme, missions dont celles du centre 15 etc, et « routier » en terme de représentativité professionnelle.

Gouvernement, question/réponses

Je vous prouve dès à présent que le gouvernement sait, et a déjà été interpellé moultes fois quand à cette question et que les réponses existent.

  • Question publiée au JO le : 11/06/2013 page : 6034
  • Réponse publiée au JO le : 19/11/2013 page : 12016
  • Date de changement d’attribution: 18/06/2013

Texte de la question

Éric Alauzet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur le statut des ambulanciers salariés du secteur privé. Le transport sanitaire est un secteur méconnu, qui fait souvent l’objet de critiques quant à son coût de revient pour la sécurité sociale.

Pourtant, ce secteur est actuellement porteur et devrait le rester, étant donné les prévisions en termes de vieillissement de la population, et les orientations de la politique sanitaire. Ces orientations, qui visent à une organisation des soins concourant globalement à la maîtrise des dépenses de santé, laissent penser que le nombre de transports médicaux pourraient s’accroître dans les années à venir, faisant ainsi de la profession d’ambulancier un élément essentiel de l’alternative à l’hospitalisation moyenne durée (hospitalisation à domicile, chirurgie ambulatoire, etc.).

Face à ce constat, les ambulanciers français et les entreprises dont ils font partie sont une ressource pour le pays, et représentent un secteur qui devrait être pourvoyeur d’emplois dans les prochaines années, puisqu’il devra recruter pour s’adapter à une demande accrue et répondre aux attentes des patients transportés.

Or, si cette profession crée de l’emploi, elle n’est pas valorisante pour ses salariés, puisque la profession d’ambulancier dans le secteur privé reste, en 2013, l’un des rares métiers non rémunéré à 100 % (mais à 90 % en journée et à 75 % la nuit et le week-end), comme le sont également les transporteurs routiers. S’ajoute à cette situation un taux de rémunération qui demeure bas (10,40 €/h pour un ambulancier diplômé d’État et 9,43 €/h pour un auxiliaire) sans que ne soit prises en compte leurs responsabilités en tant que professionnels de santé.

Ces faibles conditions salariales, cumulées aux contraintes du métier (horaires, vie de famille morcelée, pénibilité du travail, maladies professionnelles, obésité, distances entre les établissements de santé, violence,..) expliquent qu’en dépit du fait que ce secteur demeure solide pour l’emploi, il souffre d’un fort turnover du personnel (sept an en moyenne) et d’une mauvaise reconnaissance.

Cette profession dépend aujourd’hui du ministère des transports. Toutefois, eu égard aux attributions que leur confère leur métier – implication lors des interventions de secours à personne, surveillance et accompagnement prodigués aux patients entrant ou sortant des établissements de santé et de soins, compétences acquises au quotidien -, les ambulanciers souhaiteraient que cette tutelle soit modifiée, afin de dépendre du ministère de la santé. Il lui demande quelles mesures il entend adopter afin que soit aménagé le statut des ambulanciers salariés du secteur privé, pour une meilleure reconnaissance du travail accompli et du service rendu aux particuliers, et dans l’objectif de renforcer un secteur de l’emploi porteur pour l’avenir.

Réponse : Même si le ministère des affaires sociales et de la santé exerce une tutelle organisationnelle sur la profession, l’encadrement des relations salariales au sein des entreprises de transports sanitaires relève du ministère des transports. En effet, celui-ci n’exerce pas de tutelle sur les ambulanciers diplômés d’Etat, mais les ambulanciers diplômés d’Etat salariés d’entreprises sont rattachés pour leurs relations de travail à la convention professionnelle du transport routier.

S’agissant des attributions que confère le métier d’ambulancier, il revient au ministère chargé de la santé d’établir les règles d’organisation, de formation, les conditions d’interventions des équipes ambulancières à la demande du SAMU-centre 15 ou d’un médecin : le ministère chargé de la santé exerce ainsi pleinement sa tutelle sur la profession et participe ainsi, avec les professionnels, à améliorer la qualité du service rendu à la population

Je doute de pouvoir proposer réponse plus claire et mieux argumentée, avec en plus une source issue directement du gouvernement. Donc ce que j’ai avancé comme argument se confirme. Dire que c’est une logique imparable je suis totalement en désaccord. Mais mes raisons sont autres.

Quand l’ambulancier demande la reconnaissance

Définition : Sentiment qui incite à se considérer comme redevable envers la personne de qui on a reçu un bienfait : Témoigner sa reconnaissance à quelqu’un.

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/reconnaissance/67116

Je lis très régulièrement comme motif valable de bascule vers le ministère de la santé ce besoin de reconnaissance. Je ne vais pas prendre de gants et vous exposer les choses de façon différente. Le personnel hospitalier qu’il soit médecin, infirmier, aide-soignant et j’en passe sont tous des professionnels de santé régis par le ministère de la santé. Je me demande si les voix qui se lèvent pour réclamer ce besoin de reconnaissance via un changement de ministère se sont posées la question suivante : ont-ils demandé aux personnels hospitaliers si le fait d’appartenir au ministère de la santé leur aurait apporté une reconnaissance et ce, depuis ces nombreuses années ?

Ces nombreuses années où le système de santé actuel, le monde hospitalier ont subi des restrictions budgétaires sans limites, des coupes franches dans le personnel, un manque cruel de moyen et j’en passe et des meilleures. Ces cris et ces coups de gueules répétés de la part des personnels émis vers le gouvernement à de nombreuses reprises et demeurés sans réponse. Jusqu’à aujourd’hui certes mais ça c’est autre chose et sous réserve de. Est-ce que ces nombreux personnels gérés par le Ministère de la santé ont un sentiment de reconnaissance particulier de la part de leur ministère ? Personnellement j’oserais répondre pour eux et dire que non, la reconnaissance n’est pas vraiment une référence à avancer comme argument… C’est même l’inverse.

Pourquoi demander alors ce ministère ?

La logique voudrait que oui l’ambulancier, professionnel de santé, diplômé du ministère de la santé soit régi par la convention collective du ministère de la santé. Pour faire simple ça aiderait déjà à sortir de cette Convention Collective des Transports Routiers où une profession qui travaille dans des conditions difficiles et compliquées soit rémunérée de façon équilibrée par rapport à son statut et non sous des rafales d’avenants , de pseudos pauses obligatoires censées être non travaillées et j’en passe.

Car là c’est plus plausible. On parle alors de revendications salariales et non plus de pseudo reconnaissance ou autres arguments fallacieux. Le problème est que la convention collective des transports routiers, avec son chapitre transport sanitaire est un non sens et génère des gros problèmes. Mais je ne suis pas un spécialiste des questions syndicales et autres pour détailler l’ensemble. Si certains spécialistes du domaine m’apportent des contre arguments je suis et reste ouvert. Je ne détiens pas la science infuse et je ne voudrais offusquer personne.

Attention aussi à l’amalgame ministère de la santé = soignant ! Regardez les collègues ambulanciers SMUR représentés par l’AFASH. Ils sont considérés non pas comme soignant mais comme personnel de la filière ouvrière et technique de la catégorie C de la fonction publique hospitalière. Et ils se battent becs et ongle pour pouvoir changer ce statut en actif qui leur fait défaut depuis très longtemps. Comme vous le constatez la bascule n’est pas aussi simple même pour le côté des conditions de travail.

Changer de ministère : la profession évoluerait elle

Un changement de ministère facilitera t’il l’application des règles, lois et autres protocoles dans les entreprises ? Pas si sûr mais j’en garde espoir. Les entreprises étant déjà sous surveillance des Agences Régionales de santé, qui sont les représentations du Ministère de la santé au niveau régional (je détaille au cas où),  je doute que ça apporte une révolution du système. Donc ne rêvez pas si aujourd’hui c’est déjà litigieux, les choses ne changeront pas grand-chose. On m’a parlé des tenues et de l’uniformisation etc. C’est déjà obligatoire ! Et au passage non le jean n’est pas une tenue professionnelle au sens propre même si oui c’est bleu. Bref passons.

Si aujourd’hui ce n’est pas respecté pourquoi ce serait le cas après ? Est-ce qu’à un moment donné le problème ne se situe pas dans l’application stricte des textes par les organismes de contrôle, l’application de véritables sanctions fortes et non pas de petites tapes sur les fesses avec la promesse de ne plus recommencer ? Combien d’entreprises réfractaires, hors la loi, recueillent juste des recommandations, dans de très rares cas des suspensions, voire encore plus rarissime voire inexistant d’annulations d’agrément (et pourtant dieu seul sait que certains le mériteraient…).

Pourquoi certains collègues, qui s’en fichent royalement au quotidien, basculeraient d’un coup vers le concept de l’ambulancier professionnel alors qu’ils exercent sans se poser de question à faire le livreur de colis ? Parce que sous l’étiquette Ministère de la Santé l’ambulancier deviendrait mieux reconnu, mieux considéré ? Alors avant toute chose je vous donne quelques pistes à explorer en premier lieu.

Une réelle prise de conscience générale dans la profession une utopie ?

Je parle d’utopie parce qu’à force de brasser des rêves on finit par abandonner et baisser les bras. Une utopie de voir la profession s’organiser pour qu’elle devienne non pas irréprochable mais tout du moins suffisamment représentative d’un ensemble de professionnels impliqués, sérieux et investis. Combien râlent contre les pompiers, combien souhaiteraient travailler sur les modèles étrangers. Mais pourquoi ?

Tout simplement car ce sont des organisations structurées qui oeuvrent pour le patient, qui sont des professionnels investis, reconnus en tant que tels et qui n’affichent pas en gros et en rouge : rentabilité. Oui la logique financière est inévitable pour que chacun soit payé je ne remets pas le sujet en cause. Mais qu’en est-il de la face « professionnels de santé » ? Inexistante ou trop peu et roulée sous le tapis.

On passe donc pour des incapables avec des véhicules sales, mal équipés, des ambulanciers sans tenue, en talon, en basket, en jean, en tong et OUI EN 2020 ON EN TROUVE ENCORE ! Un brancard préhistorique avec des draps d’une couleur douteuse. Des couettes à fleurs en lieu et place de couvertures bactériostatiques, parfois pas d’oxygène ou sans kit de protection. Des mots comme « bon de transport » au lieu d’une prescription médicale. Choix risible ?

Alors avant de vouloir changer

Donc avant de vouloir changer de ministère et prendre la Bastille réfléchissez un peu aux arguments avancés. Je ne vous le cache pas je ne détiens ni la science infuse, ni les arguments parfait. Je me trompe peut être mais je pense avoir quelques éléments de départ. Mais comme toujours je reste ouvert à des contre argument construit, qui peuvent vraiment expliquer en quoi je suis dans l’erreur.

A celui qui me ressortira encore une fois que je suis incapable de comprendre la frustration de la profession, ou un autre, qui me reprochera d’être déconnecté du métier je l’invite d’abord à s’informer sur mon parcours. La différence qui existe c’est celle de croire en quelque chose de cadré. Même si ça reste souvent démoralisant.

Pour ma part le passage de l’ambulancier vers le Ministère de la Santé devrait apporter une (R)évolution de la profession avec lui une véritable reconnaissance du métier passant par une formation plus accrue des ambulanciers et non pas des recyclages aussi éloignés, une application plus stricte des règles et des contrôles pour que l’ensemble des entreprises soient évalués de la même manière avec les mêmes critères de sérieux, et pourquoi pas la scission en deux branches distinctes du métier comme c’est évoqué depuis des années ici et là. Une façon de séparer les transporteurs sanitaires et les transports de soins et d’urgence. Mais on aborde un sujet qui existe depuis de nombreuses années.

Bref il y aurait de vastes possibilités qui ne seraient applicables qu’après une réelle mise à plat du système actuel qui mélange actuellement les chefs d’entreprise du type « financier du transport sanitaire » et de l’autre côté des chefs d’entreprises impliqués dans le secours à personne et la profession d’ambulancier. Il existe une organisation professionnelle, une fédération pour ne pas la citer, qui se bouge actuellement pour forcer les portes et faire bouger les choses. Espérons qu’elle arrivera à faire ce que beaucoup ont songé à demander, voire essayer de faire sans y arriver aujourd’hui. Car le combat se fait à l’usure malheureusement.

Aidez moi alors à argumenter

J’attends justement pour pouvoir être en mesure de proposer un article dédié : « Pourquoi l’ambulancier doit-il dépendre du ministère de la santé ? » vos arguments les plus pertinents  afin de m’aider à construire un argumentaire solide. Une réflexion qui pourrait se baser sur VOS arguments, VOS idées et non pas celles de personnes ou organisation extérieures à la profession.

Vous l’avez compris ce billet n’est pas à charge mais bien destiné à recentrer le débat. Pour pouvoir mettre en avant ces revendications que vous avez tous et toutes mais de façon légitime. Une façon aussi de rédiger quelque chose qui sera basé sur les doléances des ambulanciers. A vos claviers les commentaires vous sont ouvert, et ma boite mail aussi !

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Turbulances : la Bande dessinée pour les ambulanciers

Turbulances : la Bande dessinée pour les ambulanciers

Les ambulanciers ont maintenant leur BD

Plus qu’une simple BD, c’est un ouvrage militant pour notre profession. C’est bien fait, drôle et ça dénonce. Toutes les mini histoires contées dans cet ouvrage sont tirées d’histoires vraies, vécues par nos collègues ambulanciers. Des situations amusantes, dramatiques ou même humiliantes, comme nous en vivons tous. Le débutant, le « sur de lui », le maladroit, le chat noir… nous sommes tous dedans !

Tout le monde est passé au crible : le patient qui abuse, qui vous prend pour un déménageur, l’aide soignante et ses étiquettes, l’infirmière qui exige un VSL pour un patient tétra avec son fauteuil électrique qui habite au 4ème étage ou encore le médecin Samu qui ne comprend pas que vous ayez un « 2 tons ». Nos collègues des forces de l’ordre sont aussi très présent, on vous laisse découvrir pourquoi… Ce n’est jamais méchant et toujours très juste. Bref, une BD à posséder absolument et à offrir à ceux qui ne connaissent pas notre métier, ou qui pensent le connaitre…
La rédaction de ambulancier le site de référence recommande !

TURBULANCES – LA BD, ou les aventures ambulancières.

A travers 60 planches, les auteurs croquent le quotidien des ambulanciers avec humour mais sans complaisance pour l’ensemble des professionnels de la santé : ambulanciers, médecins, infirmiers … mais aussi patients, pompiers, policiers, gendarmes, représentants des ARS et des Ministères… L’occasion de passer de nombreux messages sur les difficultés d’une profession méconnue et dans une situation inquiétante.

Sous le pseudo d’Alfred de Clouac, un chef d’entreprise de Centre ambulancier ayant exercé de nombreuses années des fonctions au sein d’organisations représentatives de la profession. Karine Lambin, illustratrice, est la fille de chefs d’entreprise d’ambulance ayant également exercé de plusieurs années dans le Médoc.

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Ambulancier le site change d’adresse

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Les choses changent, la présence du site l’ambulancier reste ✌️. Toujours présent pour vous offrir une information de qualité sur le métier d’ambulancier, aborder des sujets diversifiés et surtout approfondis. Parce que la profession a besoin d’un support de qualité, pour les professionnels de santé comme le grand public 🚑. Apporter une réelle valorisation du métier, aider à le comprendre : quotidien, difficultés, réalités.

Le site l’ambulancier existe pour vous les ambulanciers

Nous sommes là pour vous représenter et démontrer la profondeur de ce métier passionnant. Nous faisons peu de bruit, peu de buzz, nous ne faisons pas d’action d’éclat irréfléchie ou immature mais nous intervenons de façon plus réfléchie et plus posée pour mieux vous représenter. Le métier souffre d’une image ternie, incomprise.

Pourtant la profession peut compter sur des milliers de professionnels aguerris et animés par une passion. Certes parfois éteinte à force d’usure, certes parfois mise de côté. Mais justement nous essayons au travers de nos publications, nos actions à faire rayonner ce métier pour que les choses évoluent. Car avant de vouloir changer le monde il faut commencer déjà par retrouver une visibilité, une respectabilité.

Mieux servir la profession d’ambulancier

Mais pour mieux vous servir, vous aider, vous informer, partager votre profession l’adresse du site change ! 🔥Vous pouvez désormais nous retrouver ici 🔥 : https://www.ambulancier-lesite.fr/ambulancier-le-site…/

L’équipe de rédaction ne change pas et reste toujours mobilisée pour vous. N’hésitez pas à piocher dans nos articles et les partager. Faites ainsi rayonner votre profession et grâce à ces actions aider à la valoriser et la faire connaitre. Excellente journée à tous et bon courage dans ce quotidien difficile on est de tout cœur avec vous tous et vous toutes.

ambulancier logo Ambulancier : le site de référence Ambulancier le site change d'adresse

Nous sommes juste accessible désormais depuis cette adresse :

https://www.ambulancier-lesite.fr

Donc mettez à jour vos favoris pour être certain de bien nous retrouver pour votre prochaine visite.

Nous espérons continuer à vous voir très nombreux à nous lire et nous vous remercions de votre fidélité ! Servir et non se servir !

La Journée Nationale des Ambulanciers change de date !

La Journée Nationale des Ambulanciers change de date !

Pour sa troisième édition, la Journée Nationale des Ambulanciers change de date !

L’an dernier, la journée nationale des ambulanciers à eu un gigantesque succès sur les réseaux sociaux. Afin de que cette journée puisse se concrétiser sur le terrain, descendre dans la rue, nous avons décidé de changer de date. Le mois de juillet n’était pas propice aux manifestations, la JNA  aura donc lieu le 8 avril, lendemain de la journée internationale de la santé.  Une opportunité offerte à tous de fêter cette journée par tout les moyens : portes ouvertes pour les IFA ou les SMUR, démonstrations pour les entreprises, rencontres avec le public dans les écoles, les hôpitaux etc….

jna final Ambulancier : le site de référence La Journée Nationale des Ambulanciers change de date !

Save the date

Le 8 avril 2021 sera un double événement pour notre profession : La JNA sera à l’honneur pour la journée inaugurale de la 6ème édition du salon SecoursExpo, porte de Versailles à Paris.

Nous appelons donc tous les ambulanciers, chefs d’entreprises, IFA et SMUR à une mobilisation totale pour cette journée, notre journée.  

Rendez-vous le 8 avril ! 

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La Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes (FNTAU) rejoint le collectif « Santé En Danger »

La Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes (FNTAU) rejoint le collectif « Santé En Danger »

FTAU – Fédération Nationale des Techniciens Urgentistes et le Collectif « Santé en danger »

La fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes rejoint le collectif « Santé En Danger »Après avoir vu le collectif se créer sur Facebook… Puis, à la suite d’une discussion avec son fondateur – le médecin anesthésiste Arnaud Chiche – le président de la FNTAU, Yannick Janeiro, accompagné de son bureau a décidé de rejoindre le collectif « Santé en Danger » pour lui apporter tout son soutien dans le cadre de l’ouverture d’un Ségur de la Santé 2.

« Les ambulanciers de l’urgence préhospitalière sont des soignants, tout comme l’ensemble des membres du collectif », explique Yannick Janeiro, président de la FNTAU. « En rejoignant le collectif Santé En Danger, nous souhaitons rappeler quelles sont nos propositions dans le cadre de la réforme toujours en cours mais surtout, apporter notre soutien à l’ensemble des professionnels de santé, comprendre les problématiques de chacun d’eux et créer des liens qui nous permettrons de nous rapprocher, de nous entendre et de nous aider au chevet des patients. »

fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes

Ségur de la santé et FNTAU

Non invitée au Ségur de la santé, la FNTAU a néanmoins envoyé une contribution écrite à son comité. Elle contenait toutes ses propositions dans le cadre de la réforme des transports sanitaires urgents préhospitaliers toujours en cours.Avec les remerciements personnels d’Olivier Véran, le ministère lui a proposé de publier cette contibution écrite sur une page de son site Internet. Une maigre avancée car, pas un mot au sujet des services ambulanciers du privé ne peut être lu dans le protocole d’accord signé par les syndicats et dans les conclusions présentées par le ministère.

Les ambulanciers, des soignants diplômés d’Etat

La FNTAU rappelle que les ambulanciers sont des soignants diplômés d’État, ainsi que le code de la santé publique l’écrit. Ils sont des professionnels de la santé qui, parallèlement à la réalisation de transports sanitaires non urgents, sont chaque jour missionnés pour des transports d’urgences préhospitaliers au titre de l’aide médicale urgente (AMU). 24h/24, 7j/7, ils travaillent en étroite collaboration avec le SAMU – centres 15.

Des ambulanciers sous le ministère de la Santé

Le souhait de la FNTAU serait de permettre aux entreprise de services ambulanciers et à leurs ambulanciers salariés de changer de ministère de tutelle, pour dépendre du ministère des Solidarités et de la Santé. En effet, la convention collective dont ils dépendent est la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport. Un recueil de textes qui date de 1950, non approprié à leur secteur d’activité !

Reprendre le système actuel d’Aide Médicale Urgente (AMU)

La FNTAU propose également de reprendre conscience du système de l’aide médicale urgente actuel : quelles sont les différentes entités de la réponse à l’urgence préhospitalière (SAMU – SDIS – Services ambulanciers) ? D’expliquer pourquoi le système est à bout de souffle. De préciser quel est le marché des services ambulanciers de l’urgence préhospitalière dans le cadre de l’AMU (aide médicale urgente).

D’expliquer quelle est la différence entre le service ambulancier de l’urgence préhospitalière et le transport programmé ; De livrer une analyse au sujet de l’abandon de l’urgence préhospitalière pour le programmé ;

D’expliquer quelle est la différence entre urgence préhospitalière et permanence de soin et enfin, d’apporter un point de vue sur la réforme de la garde ambulancière.

Enfin, les propositions de la FNTAU dans le cadre de la réforme toujours en cours concernent les points suivants :

LA PROFESSION

• Scission de la profession
• Création du diplôme de technicien.ne. ambulancier d’urgence (TAU)

UNE NOUVELLE ORGANISATION

  • De L’urgence préhospitalière (UPH) et de la permanence de soins (PDS)
  • Amélioration de la géolocalisation

UNE NORMALISATION

  • Application de la norme européenne CEN 1789 2007

DES DÉVELOPPEMENTS

  • Télémédecine d’urgenceL’ÉCONOMIE• Création d’environ 10 000 emplois

Le livre blanc de la FNTAU est disponible à cette adresse : https://uptoflux.com/2020/01/15/reforme-des-transports-sanitaires-urgents-prehospitaliers-le-livre-blanc-de-la-fntau/

La FNTAU est ouverte à toute discussion et toute proposition. Sa volonté est de participer d’un système de santé cohérent pour les professionnels et efficient pour les patients.

La FNTAU réitère son encouragement au collectif « Santé en Danger » et se dit ravie de le rejoindre.

Une Recherche sur le bien être des ambulanciers au travail

Une Recherche sur le bien être des ambulanciers au travail

Mise à Jour du 10/08/2020

La seconde partie de l’enquête est accessible à cette adresse : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefxRdMPuFICWPYrPfrRN_ydZIIilfeTaJ7ThCqkLuoTi3i-g/viewform?fbclid=IwAR2fFW_ZjpeGwDkJvjTXHyHmClTLvd7vxt2THvLF7HM7GdR3iZEghe1dDbo

Il faut juste faire attention : que les personnes qui avaient répondu à l’enquête portant uniquement sur la conduite l’autre jour ne doivent pas répondre au questionnaire complet. Mais il est possible de voir tout le questionnaire en y répondant sans valider à la fin.

Ambulanciers, ambulancières une étudiante travaille sur une Recherche spécifique. Avec entre autre une attention particulière sur le bien être au travail des personnel ambulanciers. Une étudiante qui s’est immergée au sein de la profession et qui a donc un certain aperçu de notre quotidien. Comme il est important de sensibiliser la population à ce métier très difficile, méconnu et complexe, c’est une bonne manière de le faire tout en apportant votre aide. En effet Maëla a besoin impérativement de votre aide et votre implication dans cette démarche. Alors on compte sur vous pour participer à cette étude

Ambulancier, métier difficile ? C’est le moment d’apporter votre ressenti

Alors c’est le moment que chacun puisse prendre quelques minutes pour lui apporter son aide. C’est un travail qui mérite vraiment de l’attention et permettrait d’apporter des arguments intéressant quand au ressenti des ambulanciers. Le bien être au travail de cette profession est en effet un sujet complexe et difficile au vu de la dureté de la profession d’ambulancier. Alors il est temps d’en parler et permettre à des spécialistes de travailler sur ce sujet !

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Etudiante en Master de Psychologie

/\/\ Bonjour à toutes et tous ! /\/\

Je suis Maëla DENIS, étudiante en dernière année de Master de Psychologie, à l’université d’Angers.

Dans le cadre de mes études, je réalise une recherche s’intéressant au bien-être au travail des ambulanciers/ambulancières. On parle beaucoup des médecins, des infirmières/infirmiers, mais plus rarement des ambulanciers/ambulancières, et dans la Recherche aussi. J’ai donc décidé de m’intéresser à votre profession, car vous aussi, vous êtes des acteurs du soin. Et pour avoir fait un stage à JUSSIEU, j’ai bien pu m’en rendre compte ! 😉

Une étude sur les ambulanciers

Afin de mener mon étude, j’aurai besoin que des ambulanciers et ambulancières (diplômés d’Etat et auxiliaires), amenés à réaliser des missions de secours (et non des missions de taxi), répondent à un questionnaire en ligne strictement ANONYME.

Avant de vous poster le lien du questionnaire complet, j’ai besoin que vous répondiez d’abord pour l’instant à une petite partie de ce questionnaire seulement : il n’y a qu’une dizaine de questions (et c’est toujours ANONYME)

Il y aura donc un 2e post ultérieurement avec le questionnaire dans son ensemble cette fois.

Voici le lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfNXwgD_OMVGNr5uiQ98TRoGF-6hBHYgyFsOaYfhdzLUjl4cw/viewform?usp=sf_link

SVP, j’ai besoin de vous : d’une part pour faire avancer la Recherche et combler le manque de connaissances qu’il y a sur votre profession par rapport à d’autres relevant du secteur du soin : afin que l’on puisse en savoir davantage sur des éléments jouant sur votre bien-être au travail.

Mais aussi pour faire une bonne action : atteinte du Trouble du Déficit de l’Attention, mes études ont été un véritable parcours du combattant, avec de nombreuses difficultés. Enfin arrivée à la fin de mon cursus, sans vous je ne pourrais pas mener ma Recherche, hors c’est la dernière condition pour valider mes études... En accordant un peu de votre temps à mon étude, vous m’offrez la possibilité de présenter une Recherche intéressante, me permettant également d’avoir mon diplôme, et d’exercer ensuite enfin en tant que psychologue !

Je vous serais donc extrêmement reconnaissante de bien vouloir participer à mon étude. ☺

Je suis joignable bien sûr si vous souhaitez en discuter, donc n’hésitez pas !

Bien à vous,

Maëla

06.84.50.67.48

bien être - au travail - ambulancier le site de référence
Place de l’ambulancier diplômé, : A l’arrière de l’ambulance ou non ?

Ségur de la santé : l’AFASH revendique sa participation

Le ministère des Solidarités et de la Santé s’est engagé à réformer le statut de l’ambulancier hospitalier à partir de septembre : l’AFASH revendique sa participation !

raison de ne pas choisir la profession profession d'ambulancier

Représentation des ambulanciers SMUR

Non invitée au Ségur de la santé – l’AFASH qui est la seule association à représenter les ambulanciers SMUR et hospitaliers en France – avait été incitée par le ministère des Solidarités et de la Santé à remettre une contribution écrite qui devait être instruite par le comité Ségur pour alimenter les travaux menés. Chacun pouvait douter du process proposé mais force est de constater que les transformations attendues par les ambulanciers de la fonction publique hospitalière ont bien été intégrées aux négociations.

L’AFASH attend cependant la rentrée parlementaire et revendique sa participation à « l’ouverture du chantier sur l’évolution des métiers des ambulanciers », ainsi qu’il l’est prévu dans le protocole d’accord du Ségur de la santé signé. Le protocole signé prévoit l’ « ouverture du chantier sur l’évolution des métiers des ambulanciers » et un syndicat, dans un communiqué du 9 juillet écrit : « début de la réingénierie des conducteurs ambulanciers dès septembre 2020 dans l’objectif du passage en catégorie B, N.E.S. »

En apportant ses propositions au comité Ségur (cf notre communiqué daté du mois de juin) sous la forme d’une contribution écrite, l’AFASH et les ambulanciers hospitaliers – soutenue désormais par ailleurs par cent-dix-sept parlementaires qui se sont engagés par écrit à défendre le projet de réforme du statut des ambulanciers hospitaliers – a joué son rôle dans le cadre de ce Ségur de la santé.

Néanmoins, aucune précision n’est à noter au sujet des transformations envisagées ou prises en compte par le ministère… Seul un post Facebook de ce dernier, à l’occasion de la journée nationale des ambulanciers le 8 juillet dernier, cite les ambulanciers comme des soignants, les laissant à penser qu’ils devraient enfin être reconnus à leur juste valeur.

Evolution du métier d’ambulancier

Dans le protocole d’accord du Ségur de la santé signé par les syndicats, il est possible de lire qu’un chantier sur l’évolution des métiers des ambulanciers sera ouvert. « C’est une bonne nouvelle ! », explique Antoine Pereira, Président de l’AFASH « Mais nous sommes dans le doute quant aux évolutions envisagées. Collent-elles aux transformations que nous avons proposées ou pas ? Pourrons-nous participer à ce chantier ou pas ? Cela nous semble être indispensable… »

Des doutes subsistent : l’ensemble des transformations attendues par les ambulanciers de la fonction publique hospitalière sont-elles comprises dans le mot « évolution » employé par le projet du comité Ségur ? Si les ambulanciers hospitaliers appartiennent aux effectifs des hôpitaux non médicaux, ils bénéficieront d’une augmentation de salaire à la hauteur de 183 net euros par mois, ainsi que les conclusions du Ségur de la santé l’ont annoncé.

Cependant, rappelons que les ambulanciers, ainsi que les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture sont considérés – dans le même chapitre – comme des professionnels de santé par le code de la santé publique. Le passage du corps des ambulanciers en catégorie B, en tant que revalorisation, ainsi que les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture l’ont obtenu (ce passage aura lieu au cours du premier trimestre 2021), sera-t-il similaire pour le corps des ambulanciers ?

A savoir, les ambulanciers seront-ils intégrés à la filière paramédicale et à la catégorie active ? Par ailleurs, leur volonté d’obtenir une nouvelle dénomination de leur corps de métier, de « conducteur ambulancier » à « ambulancier » sera-t-elle prise en compte ? Ensuite, les évolutions tiendront-elles compte de la volonté de l’AFASH de voire réformer la formation d’adaptation à l’emploi (FAE) pour les affectations en SMUR.

Respecter la composition de l’équipe SMUR

Enfin, le gouvernement s’engagera-t-il à ce que le code de la santé publique qui définit la composition de l’équipe d’intervention du SMUR soit respecté par les hôpitaux, à savoir : un médecin, un infirmier et un ambulancier. Car ces dernières années, faute de budgets et d’effectifs, certains établissements ont remplacé les ambulanciers par d’autres personnels.

Pour Antoine Pereira, Président de l’AFASH « La volonté du gouvernement de réformer notre statut est actée. C’est heureux après tant de batailles ! » Il ajoute : « Des dispositions législatives et règlementaires ont bien été prises depuis 2006 mais c’est la première fois que notre revendication première, à savoir que l’ambulancier hospitalier soit reconnu comme un soignant travaillant au contact des patients est comprise et intégrée à des négociations.

Notre association, soutenue par des syndicats et un très grand nombre de parlementaires souhaite désormais être certaine de pouvoir participer au chantier annoncé pour témoigner de la réalité de la mission d’ambulancier hospitalier sur le terrain et envisager toutes les conséquences de la réforme. »

L’AFASH est satisfaite de la prise de conscience du ministère des Solidarités et de la Santé de faire évoluer le statut des ambulanciers hospitaliers mais l’inquiétude règne au sein de l’association et de la profession, quant à une absence possible de sa participation au chantier annoncé pour septembre dans l’objectif de réformer le statut de l’ambulancier hospitalier et ses conséquences.

A propos de l’AFASH

A propos de l’AFASH L’AFASH est l’Association Française des Ambulanciers SMUR et Hospitaliers. Elle est née de la fusion, en 2006, de deux associations : l’A.N.A.H.S. et l’U.N.A.H. France. Elle compte actuellement 700 adhérents répartis sur tout le territoire. Elle fédère l’ensemble de la corporation ambulancière de la fonction publique, afin de faire reconnaitre son activité à la hauteur de ses missions, ainsi que les spécificités du métier d’ambulancier SMUR.

Ses objectifs principaux sont d’obtenir la juste reconnaissance de la profession d’ambulancier au sein de la fonction publique, l’amélioration de ses conditions de travail et l’évolution de la certification pour l’exercice de la profession en SMUR. Chaque année l’AFASH organise dans une ville différente les JEF (journées d’étude et de formation). www.afash.fr

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Un Nounours Un Sourire

Un Nounours Un Sourire

Bonjour à tous et à toutes. Je voulais aujourd’hui vous relayer une initiative juste formidable. Une initiative d’une association qui je trouve a un but adorable pour tous ces enfants que l’on emmène. Et oui l’ambulancier transporte des patients de tout âge. Les enfants font partie de notre patientèle bien que je suis le premier à m’en attrister. Mais c’est notre job. Et pour ces enfants une association Un nounours Un sourire nous a contacté.

Un nounours un sourire

L’association Un nounours un sourire met à la disposition des services de secours des peluches. Des nounours triés et lavés (Covid-19), emballées individuellement. Et  ces nounours c’est pour les mettre dans vos ambulances ! Pour que tous ces enfants que l’on emmène puisse se rassurer avec ce doudou tout doux. Cette petite touche de douceur dans la cellule de l’ambulance.

Alors à vos marques prêt ?

Plus de 300 nounours sont prêt à partir et rejoindre leurs ambulances ! Un geste splendide proposé par Olivier GUYOT, le président de l’association Un nounours Un sourire. Cette fantastique association au but original et touchant vous pouvez les soutenir et les aider en likant la page Facebook Un Nounours Un sourire !

Alors à vous de jouer les ambulanciers, commandez dès à présent votre nounours pour l’installer dans l’ambulance. Il attendra sagement ses petits patients ! Et puis surtout : envoyez nous des photos de vos nounours et de vos ambulances ! Un pti peu de douceur dans ce monde brutal 😉 Et n’hésitez pas à envoyer aussi vos photos à l’association !

Merci à L’association « Un nounours Un sourire ! »

Journée nationale des ambulanciers le récap’

Journée nationale des ambulanciers le récap’

Une journée haute en couleurs

La seconde journée nationale des ambulanciers s’est terminé hier. Un événement qui était jusque là inexistant et qui méritait de voir le jour. En effet l’ambulancier est un acteur incontournable de la profession médicale et para-médicale. on peut le dire et l’assumer. Il est un maillon indispensable de la chaîne de soins et de secours. Véritable acteur de l’humain, lien social, spécialiste de l’urgence pré hospitalière et des gestes de premiers soins apportés aux patient. On pourra conspuer cette profession mais jamais éteindre la passion qui anime ces professionnels au quotidien. Des professionnels de santé qui agissent pour le bénéfice des patients et de la population.

Rendons hommage à son créateur

Un événement qui je le rappelle est née à l’initiative de l’un de nos rédacteur, Bastien, qui pour ceux qui ne le connaissent pas est notre reporter à l’international 😀 ! Entre les voyages en Hongrie chez Profile et au coeur du système de soins Hongrois, en passant par le Chicago Fire Département, voir Nashville il nous emmène régulièrement voyager. Cette journée est donc le second épisode qu’il organise et je pense qu’il est bon ton de rendre à Bast.. pardon à César ce qui appartient à César. Voyez par là non pas la revendication d’un brevet mais bien de rendre hommage à un travail de longue haleine, des heures de travail accumulées.

Ambulancier : un combat de la reconnaissance et de la connaissance

Comme vous le constatez au quotidien : ce site web, cette journée des ambulanciers et bien d’autres initiatives sont des démarches où des ambulanciers s’investissent, se démènent pour l’ensemble de la profession : apprendre, transmettre, informer. Je citerais en vrac : Nico, Jean François, Kévin, Bastien, Alexandre, Miguel, Jean Paul, ma pomme, Ben, Mary Joyce, Luc, Christophe, Jean et tous les autres. La liste est longue. Réseaux sociaux pour la discussion, site web pour les articles de fond, les supports sont variés et le combat pas toujours simple.

Ce métier on l’aime, on le défend, on le soutient malgré les déboires et les difficultés, les conditions de travail. A ceux quien minorité, fustigeront un tel évennement sachez que l’importance est avant tout de montrer notre existence, sensibiliser le public à notre métier. Ainsi de cette façon peut être que la profession sera entendue, écoutée et ainsi démontrer que nous avons besoin d’évoluer.

jna carte Ambulancier : le site de référence Journée nationale des ambulanciers le récap'

Une journée haute en couleur et en surprises

La journée a été rythmée par de nombreuses surprises tout au long de cette journée. Entre les partenaires de la journée comme l’AFASH, Nomadeec, Turbulances, mais aussi Jusssieu Secours ou encore Carius qui ont soutenu cet événement avec vigueur et nonne humeur. de très nombreux relais ont été vu, lu et nous espérons que cela permettra de mettre en avant une profession aussi méconnue que celle d’ambulancier.

Nous avons eu même la surprise de voir des acteurs peu habituels comme le Minsitère de la santé ou le Ministère de l’intérieur. Des tweets encourageant et qui soulignent l’importance du travail d’équipe. La chaine de soins et de secours c’est avant tout un ensemble de maillons solides.

Des vidéos du monde entier

Une journée rythmée par la publication de nombreuses vidéos que nous vous dévoilons ici :

Merci pour votre soutien

Nous remercions chaque acteur, chaque personne, chaque organisation. Même si nous ne pouvons tous vous citer : MERCI ! Pour votre implication, pour votre bonne humeur, vos partages et votre adhésion à cet événement certes virtuel mais important pour faire connaitre le métier et tous ces professionnels du transport sanitaire, du soins et de secours d’urgence.

Et une petite touche de fin pour finir cette journée

Merci à tous pour votre soutien !

On vous dit tous merci !

Ambulancier, tous les soignants ne sont pas égaux face au Covid 19 !

Ambulancier, tous les soignants ne sont pas égaux face au Covid 19 !

Face au Covid 19, les Ambulanciers, pas tous égaux face à ce fléau

Interview Aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir vous présenter une interview de l’un de nos rédacteurs et ambulancier, Bastien. Interviewé par Pierre Barnérias pour Thana TV sur la thématique de l’implication des ambulanciers et surtout les doléances de ce milieu de soin et de secours impliqué dans la prise en charge des patients atteint ou suspecté d’être atteint du Covid19.

Bastien apporte avec lui les attentes de la profession, les problèmes rencontrés durant cette crise du covid 19. Il expose très bien la situation vécue : comment fonctionne le système ambulancier français, les entreprises, la formation de professionnels. Il amène au travers de cette interview les problèmes généraux qui mériteraient d’être débattu avec le gouvernement. Des explications claires, adaptées pour le grand public et favoriser la compréhension des problèmes de la profession par tous. Il explique aussi l’implication de la profession au cours de cette crise sanitaire. 

Cette interview n’est pas à charge, conserve un argumentaire juste. Elle met en avant de façon posée des interrogations réelles et d’actualités. Reste à espérer que ces questions pourront trouver réponse au cours des prochaines semaines voir mois. La crise du covid 19 est une chose, mais la profession nécessite une véritable évolution.

Thanatos, l’ultime passage

Un documentaire réalisé par Thanos TV en soutien au SAMU 69 de Lyon

Ils se sont réveillés à la morgue ou de leur coma et ont été déclarés morts par la médecine. Revenus de l’autre rive, ils témoignent de cette expérience « indéfinissable » tant elle a changé leur vie, quelle que soit leur nationalité, leur religion ou philosophie. Première enquête cinématographique sur l’au-delà, pendant 2 ans, un journaliste est parti à la rencontre de celles et de ceux qui disent avoir vécu l’expérience de l’au-delà.

Alexandre, ambulancier Français et futur Paramedic

Alexandre, ambulancier Français et futur Paramedic

Etre ambulancier c’est avant tout pouvoir raconter son métier, ses choix, ses raisons d’exercer. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement pour aider. Aider à comprendre, aider à découvrir le métier. Et qui est le mieux placé pour en parler que les nombreux ambulanciers en exercice. Alors pour faciliter la découverte, renseigner les futurs candidats ou encore partager votre quotidien auprès du grand public on vous propose des portraits d’ambulanciers.

Alexandre, ambulancier DE et élève Paramedic

Alexandre est un cas un peu à part. Ancien ambulancier diplômé ayant exercé sur le territoire français il a souhaité s’expatrier au Québec pour intégrer une école de formation pour les Paramedic. Il nous livre donc son auto portrait en vidéo. Un ambulancier passionné qui réalise un rêve. Et comme il aime partager sa passion il nous vous propose de retrouver au fil des semaines à venir des articles dédiés pour pouvoir à votre tour réaliser votre envie de vous expatrier chez les cousins Québécois.

A votre tour

Si par hasard vous seriez séduit par l’exercice de l’autoportrait n’hésitez pas à nous contacter je serais ravi de publier le vôtre et partager ainsi votre métier, vos expérience votre passion auprès de tous et de toutes.

Auto-portrait d’un ambulancier passionné

Ambulancier : les applications mobiles indispensable

Ambulancier : les applications mobiles indispensable

L’ambulancier et les applications mobiles

Il est grand temps de faire un point sur un sujet vraiment d’actualité pour l’ambulancier : les applications mobiles. Aujourd’hui nous avons la chance de disposer d’un large éventail de supports pouvant nous aider tous les jours dans notre métier. En effet pour l’ambulancier qui souhaite garder ses connaissances à jour et même continuer à travailler sur l’acquisition de nouvelles données, il est essentiel pour lui de mettre en place une certaine routine de travail. Il nous arrive d’avoir des temps mort que nous pouvons utiliser intelligemment pour travailler sur nos compétences (même si pour certain il est vrai que cela vous demandera de baisser votre activité sur Candy Cruch ou Clash royal), ou tout simplement l’envie de lever un doute sur une Prise En Charge en partant sur une intervention.

Les applications versus les acquis professionnels

Alors j’entends déjà des voix qui s’élèvent (si si je les entends), nous ne sommes pas là pour dire « qu’il faut » ou « qu’il ne faut pas » utiliser d’application dans l’exercice de notre fonction. Certains ont besoin de réviser ou de savoir qu’ils disposent d’un support au cas où ils se poseraient une question lors d’une Prise En Charge.  Sachez aussi qu’il est naturel et humain de ne pas se souvenir à l’instant T de certains détails (stress, fatigue, oubli…). Une plongée dans des fiches réflexes peut ôter un doute, répondre à un questionnement. Il est évident qu’il existera toujours celui qui n’a besoin de rien, qui a une mémoire d’éléphant, qui n’est jamais bloqué sur une situation en intervention et qui trouve le domicile des patients grâce au soleil et aux déplacements des oiseaux. Pour les autres (dont je fais partie), vous trouverez sûrement des applications que vous connaissez peut-être déjà dans cet article et d’autres que vous allez découvrir. N’hésitez pas à partager avec nous votre expérience et pourquoi pas nous faire découvrir d’autres applications qui vous semblent essentielles.

Les meilleures applications à installer

Nous avons décidé dans cet article de vous présenter les meilleures applications (selon nous) les plus adaptées et les mieux recommandées pour l’ambulancier.  Nous avons fait le choix de ne pas faire un classement mais de vous les présenter simplement par ordre alphabétique. En effet chacun aura un recul ou une préférence pour une application plutôt qu’une autre. L’intérêt étant de vous proposer un choix , des possibilités.

360 Medics

 Voilà une application très complète qui devrait être sur tous les téléphones des professionnels de santé. 360 Médics vous propose divers onglets tous très pratique :

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  • BASE MÉDICAMENTEUSE PRATIQUE ET FIABLE : Accédez en 3 clics à près de 14 000 monographies conformes aux informations communiquées par la HAS/ANSM/EMA. Disponible hors-connexion et mise à jour en temps réel.

Tellement pratique quand vous souhaitez comprendre les traitements de votre patient. Combien de fois vous avez entendu votre patient lors de votre bilan vous dire « Je ne sais plus pourquoi je prends ce médicament ». Le but n’est pas de « se prendre pour un médecin » (on l’entend régulièrement) mais éventuellement de faire un lien rapide entre le traitement et la situation rencontrée. A défaut c’est aussi une application destinée à enrichir votre culture professionnelle. Même si l’ambulancier n’est pas formé dans ce domaine cela n’empêche pas d’être curieux, de vouloir se documenter.

  • FIL D’ACTUALITE SCIENTIFIQUE PERSONNALISÉ : Ne manquez aucune actualité essentielle à votre pratique grâce au fil d’actualité scientifique hyper-spécialisé et personnalisé (Plus de 3 000 journaux scientifiques).
    OUTILS MÉDICAUX : Accédez à des scores, calculateurs, nomogrammes adaptés à votre pratique et retrouvez l’outil interactions médicaments. Cette option est disponible une fois que vous avez opté pour le niveau « expert » de l’application. Possible en envoyant votre diplôme de professionnel de santé au support.
    • DRIVE SÉCURISÉ : Stockez vos documents médicaux et retrouvez-les à tout moment sur votre mobile (20Go gratuit.)
    • SOLUTION DE GESTION DES TÂCHES : Gérez efficacement vos tâches médicales. En moins de 5 secondes, créez une tâche claire, lisible avec ou sans rappel. Cette option est géniale, surtout pour les ambulanciers qui gèrent plusieurs tâches en même temps.

Avec une note de 4.6/5 sur Play Store, les commentaires des utilisateurs sont très élogieux sur cette application au combien utile.

Lien pour la télécharger

Playstore : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.myluckyday.tcsmedics

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  • Appli très complète
  • Ergonomie
  • Appli gratuite
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  • Rien

 L’Ambulancier

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Cette application est plutôt destinée aux personnes s’occupant de la facturation. Elle vous permet de calculer rapidement le montant d’une prise en charge, qu’elle soit en ambulance ou en VSL. Avec une interface très simple d’utilisation, la grande majorité des utilisateurs sont unanimes sur le côté pratique de cette application.

A défaut de vous en servir au quotidien cette application permet entre autre, pour les ambulanciers qui roulent, d’informer, par exemple, les familles désireuses d’organiser un rapatriement à leur charge, faire prendre conscience à certains patients, familles du coût des transports afin de faire face à certaines éventuelles réflexions, ou encore des critiques qui demanderaient une certaine prise de conscience etc. C’est un outil à utiliser de diverses manières.

Avec une notre de 4.3/5 sur Play Store, l’application semble recueillir beaucoup de bonnes critiques.

Lien pour la télécharger

Playstore : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.aidesnsoft.lambulancier

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  • Ergonomie
  • Prise en main
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  • Manque de mise à jour
  • Appli qui pourrait être encore plus complète

L’Appli de l’ambulancier

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« L’appli de l’ambulancier » est destinée aux étudiants et aux professionnels. En cours, en stage, en ville, en clinique ou à l’hôpital (pré et intra-hospitalier), « L’appli de l’ambulancier » organisée en 3 rubriques liées (Items A-Z, outils, AFGSU) propose un accès rapide et simple aux informations utiles et indispensables liées aux activités de l’ambulancier au quotidien.

En plus du mode de consultation traditionnelle, cette nouvelle génération d’application permet la création de fiches automatiquement hiérarchisées et aussi, l’exportation et/ou la réception de fiches vers et/ou venant d’autres utilisateurs. Cette application est la suite numérique des ouvrages bien connus : l’ambulancier diplômé d’Etat et L’auxiliaire ambulancier aux éditions Sètes, dont les auteurs sont les biens connus de la profession : Laurent Facon, directeur d’IFA et Loic Cadiou, infirmier et formateur reconnu.

La consultation en 3 rubriques (hors connexion)

La rubrique « Items A-Z » organisée par ordre alphabétique présente 74 fiches enrichies de tableaux et de photos. Liste non exhaustive de la rubrique :

La rubrique « Outils » présente 31 modes de calcul prédéfinis, des listes dynamiques…

Liste non exhaustive de la rubrique :

La rubrique « AFGSU » présente 14 plans généraux et 13 arbres décisionnels dynamiques des gestes et soin d’urgence. Liste non exhaustive de la rubrique :

Les outils complémentaires. Afin de facilité la navigation, le tri et la recherche, « L’appli de l’ambulancier » dispose d’outils complémentaires : l’outil de recherche par mot-clél’outil favoris et l’outil notes.

La création(hors connexion)

« L’appli de l’ambulancier » permet de créer et d’organiser ses propres fiches. Une palette d’outils est disponible pour hiérarchiser les données en niveau de titre, coloriser le texte et intégrer des photos…
Fonction idéale, pour l’étudiant afin d’organiser ses fiches de révision (cours et stage) et pour le professionnel afin d’adapter et de personnaliser ses informations suivant son service.

L’exportation et la réception

« L’appli de l’ambulancier » permet l’exportation des fiches créées vers d’autres utilisateurs ayant l’application. Elle permet aussi la réception de fiches créées par d’autres utilisateurs et de les modifier selon les besoins. L’exportation et la réception sont possibles entre toutes les applications de la gamme :

  • . l’appli de l’infirmier ;
  • . l’appli de l’auxiliaire de puériculture ;
  • . l’appli de l’aide-soignant ;
  • . l’appli du secouriste.

C’est une application à achat définitif sans abonnement supplémentaire. Consultable sans connexion avec un accès gratuit aux mises à jour.

« Je l’utilise souvent pour revoir quelque notion quand je pars sur intervention. Si j’ai un doute ou quoi. Pendant l’intervention j’utilise rarement car il faut quand même prendre le temps de bien chercher les infos, il y a souvent beaucoup de chose à lire, il ne faut rien rater. Mais pas contre très bonne application pour calculer et rapide (alcoolémie, score de Malinas….). L’appli vaut vraiment l’investissement de 7.99 euros. »

Melina, Ambulance Sainte (76)

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  • Appli complète
  • Mise à jour fréquente
  • Ergonomie
  • Possibilité d’utiliser l’app sans connexion internet
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  • Appli payante (7.99 sans abonnement)

 Urgence Bilan

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Alors je vous l’accorde l’application Urgence Bilan n’invite pas à la fête à première vue. Des interfaces basiques et des couleurs un peu fades font penser à une application d’un autre temps (j’exagère à peine), mais le contenu vient compenser le visuel un peu triste.

Car après tout, qu’est-ce qu’on attend d’une application comme celle-là ? Trouver des réponses à nos questions rapidement. On peut dire qu’Urgence Bilan répond à nos attentes avec une aide précieuse (et gratuite) pour les professionnels de santé que nous sommes.

Conçue par des médecins, des infirmiers, des pompiers et des ambulanciers Urgences Bilan vous permet en quelques clics de :

  • De repérer la détresse et de la comprendre
  • De compléter et d’affiner vos bilans
  • De les synthétiser
  • De réaliser des actions précises et efficaces

La navigation et intuitive et rapide. Le lexique médical simplifié vous apportera toutes les connaissances suffisantes des pathologies les plus courantes. Avec la présence des normes biologiques adulte et enfant, des prises de tensions artérielles, de la saturation en oxygène, du calcul d’autonomie en oxygène et de de calcul du Glasgow, Malinas et Apgar, cette application devient très vite un vrai atout pour l’ambulancier.

Seul défaut visible à ce jour, le manque de mise à jour de l’application. En effet la dernière date de 2015. Avec une note de 4.5/5 sur Playstore il ne fait aucun doute que les utilisateurs sont ravis de cette application

Lien pour la télécharger

Playstore : https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.medicn.urgencebilan

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  • Ergonomie
  • Appli complète
  • Appli gratuite
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  • Plus de mise à jour sur cette appli
  • Appli un « fade » niveau couleu

 IZITIME

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iziTime permet de saisir et gérer facilement les plannings et heures travaillées, calculer le nombre d’heures supplémentaires réalisées et imprimer des rapports et feuilles de temps, sur iOS et Android. L’application est désormais compatible avec iOS 13 et Android 10 depuis la version 7.6, et permet de calculer automatiquement le nombre d’heures supplémentaires réalisées chaque jour, semaine, mois et année. Cette nouvelle fonctionnalité est compatible avec le travail en posté, les horaires de bureau et les horaires décalés.

Les utilisateurs peuvent définir des modèles d’horaires (semaine du matin, soir…), l’application calcule les heures supplémentaires en comparant les horaires prévus avec les horaires effectivement réalisés. Izi Time est gratuit (pointage des heures, impression, import , export…) ! Seules certaines fonctions sont payantes (multi plannings, plusieurs shifts, modèles…). Fini le stockage des feuilles de route, téléchargez-les et stockez-les sur un disque dur externe par exemple.

L’application récolte 3.8/5 sur Playstore

Lien pour la télécharger

– App Store: ​https://itunes.apple.com/fr/app/izitime-planning-de-travail/id1173642542&mt=8

– Google Play: ​https://play.google.com/store/apps/details?id=com.consultali.izitime&hl=fr

– Facebook: ​https://www.facebook.com/iziTimeApp/

– Web: ​https://www.izitime.app

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  • Prise en main rapide
  • Ergonomie
  • Appli utile aussi bien pour le salarié que l’employeur
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  • Appli payante si on le veut complète

Et vous, vous utilisez quoi comme application ?

Nous avons fait le choix de ne pas vous parler des applications de navigation telles que Waze, Coyote, Mappy etc. En effet je pense que vous connaissez tous ce genre d’application pour les utiliser aussi dans la vie de tous les jours.

Nous avons préféré mettre en avant les présentations d’applications qui touchent le secteur du soin et de la santé. Bien entendu la liste n’est pas exhaustive et il existe peut-être des applications que nous n’avons pas encore découverte. Et vous utilisez vous des applications ? Quelles sont les meilleures selon vous ? En connaissez-vous d’autres ? N’hésitez pas à faire vos retours en commentaires ou encore de nous recommander des applications en particulier dont vous ne pouvez plus vous passer.

Un article proposé par Jipé

Malgré un début dans la profession assez tardif (en 2015) en tant qu’Auxiliaire Ambulancier, ce passionné du métier et de l’urgence décide de passer son diplôme d’état (DEA) après quelques années d’exercices. Sa quête de perfection et de savoir le pousse rapidement à passer sa FAE SMUR. Un Ambulancier qui s’investit dans sa région pour la reconnaissance de la profession et de ses valeurs auprès des autres professionnels de santé mais aussi du grand public.

Le site de l’ambulancier : avant tout une équipe, une communauté

Si vous aussi vous souhaitez comme Jipé partager vos connaissances, votre savoir, réaliser des interviews n’hésitez pas à nous contacter. Chaque candidat a ainsi la possibilité de faire ses premières armes, rédiger ses premiers articles selon ses capacités et pourquoi pas à terme intégrer l’équipe de rédaction si ça vous plait et que vous disposez des compétences.

Vidéo : ambulance, covid 19 et Assistance ambulance

Vidéo : ambulance, covid 19 et Assistance ambulance

Une petite parenthèse pour vous emmener avec moi découvrir cette vidéo dédiée à la prise en charge de patient avec suspicion de Covid 19 en compagnie d’Assistance Ambulance. Une immersion avec une société qu’on commence tous à connaitre. Ainsi qu’une petite analyse intéressante du chef d’entreprise. Bravo à l’auteur du montage de cette vidéo, à l’ensemble des participants, sans oublier tous les ambulanciers de France qui participent activement depuis le début de cette pandémie, à la prise en charge des patients. Courage à tous et Bravo !

Evacuation des patients atteints de la covid 19

Je sais je parle beaucoup d’AA, de Promedic etc. Mais si vous êtes intégrés dans une société de transport sanitaire particulièrement innovante et dynamique, que vous souhaitez nous partager du contenu contactez nous 😉 !

Ambulancier, prime, ministère de la santé, les réactions du mouton

Ambulancier, prime, ministère de la santé, les réactions du mouton

La prime, le ministère de la santé des ingrédients pour un billet. Ce que je lis ces derniers jours, malgré ma nette mise en recul des lieux de discussions de la profession, m’interpelle. Comprenez par recul ma volonté de me retirer plus ou moins des espaces de discussions sur les réseaux, qui sont venu supplanter les forums de discussion. Sur ces lieux point trop n’en faut en termes de réflexion. A la place de débats profonds ou de sérieuses interrogations on échange à coup de selfies douteux, de vidéos, de promotions d’autres groupes qui vont et viennent et disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés.

Mais où est la discussion ? Celle qui unît des professionnels de santé reliés autour de sujets vraiment important, construis et réfléchi. A l’heure des débats de comptoirs digne du pire bistrot des sports je pense qu’il est temps d’arrêter de vous plaindre et d’éponger vos déboires.

Primes de soignant pour ambulancier c’est inexistant

Remettons les choses dans leur contexte sur les sujets brûlant de ces lieux de débats passionnants. L’état compte offrir aux soignants des primes. Sur fond  de lutte contre la crise du Covid 19 l’effort des soignants à ce combat long et difficile est reconnu et pris en compte. Maigre pansement sur une économie d’échelle appliquée aux hôpitaux depuis si longtemps c’est à mon sens un début de prise de conscience. Mais les ambulanciers crient haut et fort leur présence sur le combat en première ligne.

Je n’oserais jamais remettre en cause cette participation exemplaire, ce dévouement de la part de mes collègues. Jamais. Les ambulanciers luttent lutteront encore et toujours en première ligne dans ce combat. Mais une chose importante est à mentionner : la prime est dédiée à la fonction publique hospitalière. Dans un nombre restreint et dans des conditions définies. L’ambulancier est issu du secteur privé. Pour ce faire l’entreprise dispose du fameux levier appelé vulgairement prime Macron que l’employeur peut verser à ses employés en échange d’avantage partagé.

Cette prime peut se monter jusqu’à 2000 euros. Comme d’autres professionnels eux aussi touchés, mis en avant et en constant contact avec le public peuvent en bénéficier. Oui l’ambulancier est en première ligne mais le caissier du supermarché n’est-il pas non plus lui aussi exposé ? Le caissier c’est pareil c’est son entreprise qui lui verse ou pas. On ne peut satisfaire le monde entier.

N’y a-t-il pas de sujets plus important qu’une prime ? N’y a t-il pas des exigences de qualité à exiger avant cette prime ? N’y a-t-il pas des critères de qualité à respecter avant cette prime ? N’y a t’il pas des combats plus urgent comme l’équipement et l’hygiène ? L’espérance de voir vos entreprise survivre face à cette crise économique sans précédent ?

Quand l’ambulancier comprendra

Il y a un moment où il faut être capable de se battre pour un combat qui en vaut la peine. Passé la prime on vient ressortir les pétitions poussiéreuses de l’ambulancier qui se doit de dépendre du ministère de la santé. Pétition à succès il y a 8-10 ans, car oui voyez-vous je suis toujours là après 11 années à constater les mêmes combats infructueux, l’inexistence permanente de cohésion parmi les ambulanciers, les piles de sujets diversifiés et creux comme un gouffre, les débats stériles qui n’ont jamais rien apporté. 

Les organisations désorganisées qui restent bloqués sur des vestiges d’un passé. A un moment il faut s’arrêter et écouter. Ecouter ceux qui tentent malgré tout de vous faire entendre raison. Ceux qui au milieu des cris tentent de vous démontrer qu’il existe d’autres priorités. Et le changement de ministère c’est tout sauf une priorité. Vu la merde à balayer devant la porte des ambulanciers, changer de ministère c’est vraiment la dernière des choses à crier.

Les priorités toujours oubliées

Ah les priorités on les oublie vite. Quand on parle de rassembler des gens autour d’une cause on ne trouve plus personne : information, compréhension, explication. Là où on retrouve l’ambulancier c’est dans les questions de salaires, les post à selfies, les questions creuses. Mais lorsqu’on commence à parler de sérieux, de tenue uniformisée, de respect de la règlementation, de passion, de révisions, de prise en charge de qualité les trois quarts des sujets sont vite oubliés. On préfère répondre à des sujets plus légers.

Besoin de décompresser on le comprend mais avant de venir réclamer et exiger il serait temps qu’on soit tous unis et capable de répondre présent. Tous capable de démontrer que nous sommes des soignants qualifiés. Pas des touristes en short et tong qui se pointent avec des brancards dégueulasses, des prise en charge digne de la préhistoire et du je m’en foutisme à revendre. Ais je généralisé ? Non mais ne me dites pas que le contraire l’est. Au lieu de vous prendre la tête sur « est ce que je dois utiliser les trois tons ou les deux tons ? »

Il serait peut-être et à un moment important de se dire : posons-nous, réfléchissons et regroupons nous de façon intelligente. J’ai vu des gens cracher sur une association qui pendant que braillent les privés, tentent de se faire entendre de façon bien plus posée, avec manière et qualité.

Quand on tape sur ceux qui souhaitent vous mettre en avant

Travaillons ensemble pour que la profession change. Lutte de patron ? Forcément si vous commencez à réfléchir de cette façon le non-sens prend les devants. Intellectuels. ? On préfère taper sur ceux qui alertent et véhiculent les bonnes pratiques, voyagent et rédigent, interrogent, remettent en question, interpellent. La faiblesse commence au moment où quand on se sent blessé par des réflexions sensées. Lorsqu’on vous remet en question. Alors sur celui-là on tape dessus, crache dessus, on l’insulte, on le broie. Le troupeau entier de mouton lui passe dessus.

De toute façon c’est l’ambulancier parfait à la boite parfaite il ne comprend rien. Il se prend pour un docteur. Et ses potes pareil ils ont le verbe haut, la parole riche, ils ne prônent pas le lol, mdr, ne publient jamais de selfies. Non ils ont juste envie de réunir, informer, comprendre. A un moment donné il essaient de remettre un cadre, alerter. Ce sont justes des put…. de passionnés. Mais je crois que le message n’est toujours pas passé. Je ne suis pas concerné mais certains de mes rédacteurs oui.

Ces rédacteurs qui ont œuvré, travaillé et agissent avec passion depuis des années sans attendre de retours et le tout pour aider les collègues ambulanciers. On les a écrasés, insultés, menacés et ça c’est insupportable. On préfère « bannir » pour mieux contrôler, pour mieux propager la parole divine. Dictature contrôlée ? Je trouve que bien des codes communs y sont retrouvés avec cette censure… Quand on ne parle pas comme les rois….

Alors arrêtez de râler et agissez…

… mais de façon intelligente (si vous pouvez). Construisez au lieu de crier (je demande beaucoup), réfléchissez au lieu de pleurer. Rejoignez au lieu de fuir. Comprenez ce coup de gueule. Comprenez qu’au travers de ces écrits volontairement, mesquins et cinglants j’essaie de vous faire réagir, de vous interpeller et vous faire prendre conscience qu’il est temps de se poser. D’avancer. De progresser ensemble. Chacun en apportant son savoir, ses connaissances, sa motivation.

Parce que vous êtes ambulanciers, vous êtes investi dans votre métier que vous avez je vous le rappelle choisi ou qu’il vous a choisi. Parce qu’au lieu de huer et crier au scandale sachez que ce métier ne vous retient pas, il existe d’autres voies. Voyez chez Pôle Emploi… Mais si vous restez c’est que vous l’aimez, et quand on aime on se bat. On se lève, on s’accroche et on avance. Parce que les rageux qui restent et continuent en stigmatisant les mêmes sujets ils en découragent ceux qui pourraient avancer. Parce que râler c’est toujours plus facile que d’avancer. Parce qu’agir c’est toujours plus difficile que de suivre sans rien faire.

Mais tu ne comprends rien

Non je ne comprends rien. Onze ans après avoir rédigé mes premières lignes ici je suis toujours aussi déconnecté. Est-ce que je comprends : forcément. Est-ce que je suis avec vous : forcément. Est-ce que je partage votre grogne : au quotidien. Est-ce que je cautionne l’action des patrons : pas du tout du moins pour ceux qui prennent leurs ambulancier pour des… Est-ce que je comprends les revendications ? Mieux que personne. Est-ce que je galère : tout comme vous.

Mais au fond il est où le problème. Il est bien plus loin qu’une prime ou un changement de ministère il est dans l’évolution, l’application plus stricte des condamnations d’entreprises fautives, dans le contrôle plus accru des escrocs, dans l’application plus stricte des tenues, de l’hygiène, du respect de la profession, de la formation, de la sélection,  des salariés. De la meilleure compréhension de l’état face aux entreprises privées, de la meilleure réflexion sur le système de transport sanitaire.

Que l’état arrête d’écouter certains grands du transport qui ne voient que par la rentabilité, oublient que le secours à personne est une mission dévolue aux ambulanciers, que l’ambulancier n’est pas un objet comptable, que le patient n’est pas juste une variable chiffrée.

Donc voyez que je mesure (certes en partie) sans problème l’étendue de vos réflexions. Mais si chacun de son côté lutte et râle forcément vous n’ire jamais nulle part. Alors arrêtez vos soi-disant colère qui n’aboutiront à rien si ce n’est trouver un endroit pour vous endoctriner. Tous à la Bastille brûlons tout… Et dès le premier coup de feu, dès le premier qui tombera et bien le reste se carapatera…

Je félicite tous les professionnels qui chaque jour œuvrent pour le bien être d’une population, dans un métier mal aimé, mal expliqué, mal reconnu. Mais qui agissent avant tout pour les autres. Malgré la frustration, le salaire misérable, les conditions de travail déplorables. Pas de matériel, des conditions de travail parfois honteuses.

Mais pour changer ça il faut aussi se mobiliser de façon intelligente et donner la priorité à des sujets vraiment plus urgent qu’une prime de soignant ou un changement de ministère qui ne vous apportera pas forcément plus que maintenant. Comprendrez qu’on écoutera plus une organisation posée et réfléchie qu’un groupe de gueulards désorganisés juste bon à menacer et donner honte à la profession.

Profession d’ambulancier : 10 raisons de ne pas choisir ce métier

Profession d’ambulancier : 10 raisons de ne pas choisir ce métier

La profession d’ambulancier : pourquoi éviter ce choix

Cette petite liste sur le choix de ne pas choisir la profession d’ambulancier c’est avant toute chose une liste destinée à faire prendre conscience aux futurs candidats à la profession de la réalité de certains points important, avant d’aller plus loin dans les recherches, le questionnement. Autant aborder certains points directement dès le départ. Si cette liste ne vous refroidi pas et que vous souhaitez aller plus loin dans vos démarches, votre recherche d’éléments n’hésitez pas il y a foule d’articles qui vous aideront à y voir plus clair et de façon plus approfondie. 

N’allez pas croire que je cherche à discréditer le métier et donc la profession d’ambulancier c’est bien tout le contraire. Mais au fin du temps on remarque une mauvaise orientation de la part de conseiller. La profession étant certes en déficit d’ambulanciers ce n’est pas pour autant que ce métier doit être choisi à la légère. Déjà bien stigmatisé par de nombreux problèmes, image etc il est donc primordial de pouvoir guider des personnes vraiment désireuses de s’impliquer.

raison de ne pas choisir la profession profession d'ambulancier

Parce que vous avez un environnement familial complexe

Vous êtes papa ou maman, votre conjoint (e) a un travail prenant et vous n’avez et ne disposez pas de solution de garde satisfaisante, pas les moyen de le financer bref c’est compliqué. Alors en effet choisir le métier d’ambulancier ne sera pas chose facile. Pas impossible mais vraiment compliqué : horaires décalés, heure de début  et de fin de journée imprévisible. Planning la veille au soir.

Il sera alors difficile de dire à Nounou que vous pourrez être là chaque soir à 17h30 ou encore chaque matin à 7h30 précise.  Vous devrez vous entourer de vos parents, grands-parents, amis afin de vous aider dans votre quotidien. Et même si au départ ça semble sympa pour mamie et papy sachez que c’est vite contraignant pour tout le monde. A bien réfléchir donc avant de choisir la profession d ‘ambulancier 😉

Parce que vous priorisez le salaire et les conditions de travail avant le besoin d’avoir un travail qui vous passionne

Une chose est certaine choisir ce métier c’est avant toute chose faire abstraction des conditions de travail douteuses, des salaires peu élevés. Ne vous attendez pas à des chiffres mirobolant et si c’est le cas il va falloir aussi regarder le volume horaire qui correspond. Vous aurez sûrement maille à partir avec vos patrons très régulièrement si vous êtes très à cheval sur la convention collective, les moindres petites règles, les moindres petites lignes de votre feuille de salaire.

Et si vous êtes attaché à un revenu fort confortable pour votre job sachez qu’il va falloir travailler énormément pour compenser le manque à gagner. La profession d’ambulancier ce n’est pas le job le mieux payé…. Sauf en travaillant beaucoup, beaucoup, avoir une entreprise qui paye les heures supplémentaires au lieu de les lisser etc etc.

Parce que vous n’êtes pas un fan des relations humaines multiples

Si vous n’aimez pas rencontrer des gens. De tous âges, toutes origines, toutes religions, tous milieux sociaux professionnels et ce à un rythme de 10-12h par jour vous serez en effet très rapidement freiné. Car oui vous avez le droit de ne pas aimer le contact, les gens, rencontrer du monde tout le temps. Vous avez besoin de votre environnement calme et maitrisé, sécurisé par ces habitudes humaines .

Vous n’êtes pas associable mais vous appréciez de travailler avec un cercle très restreint de personne, ne pas croiser trop de monde dans votre journée. Alors non choisissez un autre métier. La profession d’ambulancier impose d’être en contact permanent : patient, soignant, familles, collègues. C’est un métier de contact très riche et nous rencontrons au quotidien u vaste panel de personnes très différentes. Et reconnaissons que tout le monde n’est pas à l’aise dans ce cadre.

Parce que vous aimez l’ordre, la planification parfaite

Choisir la profession d’ambulancier c’est  avant toute chose être capable de vous adapter en permanence. Certes les plannings bien déliés ça existe mais très souvent il faut s’attendre à voir son emploi du temps constamment chamboulé. Lieu d’arrivée, heures, motifs de transport rien ne correspond jamais à ce que l’on attend en début de journée.

Chaque patient que vous rencontrerez pourra apporter son lot d’imprévu, tout comme l’arrivée ou le départ d’une structure de soins : document, pathologie, lieu c’est une aventure permanente et une adaptation à des changements et surprises. Ce métier c’est tout sauf de la routine. C’est une aventure permanente et parfois ce n’est pas si facile à encaisser pour chacun. Vous arrivez pour une prise en charge programmée et vous finissez sur une intervention urgente, un rendez vous annulé sans le savoir, un patient basent, un accident…

Parce que vous ne supportez pas le stress

Parce que vous avez besoin de votre confort, de vos repères. Vous n’aimez pas être sous pression et vous avez besoin de retrouver chaque jour votre environnement calme et rassurant, sécurisé. Le stress vous fait perdre vos moyens, vous ne supportez pas les reproches, les aléas qui ajoutent des contrariétés permanentes. Ambulancier c’est  avant tout être capable de gérer toute cette pression : pression des patients, du personnel soignant, de la régulation, des interventions urgentes, de la route. C’est être capable de gérer tous ces événements au cours d’une journée.

De savoir se maîtriser même si on est pas soi-même à l’origine du problème mais devant être capable d’y apporter une réponse, une solution en restant diplomate. Et je vous assure que parfois c’est vraiment très sportif. Vous serez en permanence après votre montre, les patients ne seront pas toujours agréables, les récriminations sont régulières. Et certaines personnes ont du mal à supporter. C’est ce qui fait de nous des êtres humains : on est tous différent.

Parce que vous n’aimez pas rouler

Comprenez que par rouler j’entends bien être capable de rester au volant des heures de suite, casser la croûte sur un bord de route rapidement avant de repartir, manger du bitume toute la journée, nuit. Seul(e) ou accompagné(e). C’est parfois difficile pour nombre de personne : rester attentif en permanence, ne pas avoir le mal des transports, être capable de transporter du monde et assumer la responsabilité, faire la conversation aux patients.

Certain ne supportent en effet pas le fait de devoir rester coincé dans les bouchons ou enfermé dans une cabine toute la journée. C’est le quotidien : le temps passé sur les routes est parfois voire très souvent important. Vous sillonnerez la région, la France. Vous devrez faire face aux accrochages, aux accidents parfois. Rouler des nuits entières à sillonner la campagne, la ville.

Parce que le travail en équipe n’est vraiment pas votre truc

Vous n’appréciez pas le travail en équipe. Pour vous le travail se fait en solo. Parce selon vous votre productivité est améliorée et que travailler en compagnie d’un ou d’une autre c’est soit gênant, soit vous êtes un solitaire indécrottable. Donc fuyez car être ambulancier c’est avant tout faire partie d’un binôme. Un binôme qui se doit de communiquer, se connaitre afin d’être le plus efficient possible.

Cette efficience est importante pour que le patient soit pris en charge dans des conditions les plus optimales possibles. Le binôme c’est 12h par jour, ensemble, enfermé dans la cabine. C’est une équipe qui change et l’obligation de s’accorder à d’autres collègues et de s’adapter à différentes personnalités. Mais c’est aussi une richesse de ce métier. Et encore une fois oui il y a des personnes qui ne sont pas à l’aise dans ces configurations.

Parce que vous avez besoin de reconnaissance

Parce que quand vous œuvrez vous œuvrez pour une cause qui saura vous reconnaitre vous. Mettre en valeur vos efforts, votre capacité à réaliser vos objectifs. Vous rassurer, vous réconforter. Vous avez besoin d’une carotte pour avancer et progresser. Sachez que le job d’ambulancier est comme beaucoup de jobs dans la santé : un travail peu, voire pas du tout reconnu, où on vous en demandera beaucoup.

Vous serez acteur dans la survie, l’accompagnement de patients mais sans pour autant en tirer une gratification, un retour, une reconnaissance. Vous allez travailler dans l’ombre à subir plus que vous ne serez reconnu et récompensé. Cette profession subit plus de critiques qu’elle ne subit de mise en avant, d’éclairage sur les qualités de ces hommes et femmes qui œuvrent chaque jour pour nombre de patients. Alors si vous travaillez pour la gloire et les feux de la rampe ce métier est une très mauvaise idée 😉

Parce que vous détestez travailler week-end, nuits et jours fériés

Parce ce que pour vous le dimanche c’est sacré. On le passe en famille, autour d’un repas ou avec les enfants. Parce que les jours fériés c’est inadmissible de travailler. Vous avez le droit de penser ainsi. La liberté d’expression et de choix existe. Sachez juste que dans le monde de la santé les weekends, les fériés, les nuits le système ne s’arrête pas. Les êtres humains souffrent, vivent, meurent 24/24h. Quand vous dormez les ambulanciers roulent, sauvent, soignent, transportent. Tout comme les infirmiers, aide-soignant, médecins. Quand vous rentrez chez vous à 17h30 après vos 8h de travail quotidiennes, les ambulanciers enchaînent bien souvent 4 voire 6 heures de plus avant de terminer… Et remettre ça le lendemain.

Parce que pour vous un job c’est uniquement alimentaire

Parce que comme beaucoup le fait d’avoir un travail est uniquement alimentaire : métro boulot dodo. Quoique ce soit comme activité elle est pour vous uniquement un moyen de subsistance. Parce que vous n’avez peut être jamais réussi ou voulu choisir, trouver une raison de vous lever le matin pour aller travailler. Vous faites votre journée ni plus ni moins. Je ne serais point critique quand à ce choix.

Pour certains il est permanent, pour d’autres c’est parce que vous n’avez pas trouvé la voie qui vous passionne, pour le reste c’est devenu un leitmotiv après une carrière passionnée mais qui vous a usé. Chacun a ses raisons propres et bien à lui/elle. Critiquer c’est juger, sans savoir, ni connaitre. La profession d’ambulancier nécessite une volonté, une passion. Et quand cette flamme s’éteint c’est qu’il est temps de réfléchir à une reconversion. La profession a besoin de personnes impliquées, empathiques, motivées pour apporter ce dynamisme, cette écoute auprès des patients.

Pour conclure : choisir ou non la profession d’ambulancier

Cette liste paraitra peut être aux yeux de certains peu étoffées de par leurs opinions, leurs façons de voir le monde, la profession. A ceux-là je les invite sincèrement  à participer à l’enrichissement de la liste pour pourquoi ne pas créer les 20 raisons de ne pas choisir la profession d’ambulancier ? Chaque ambulancier est acteur de cette liste et peut y contribuer.

Si vous lecteur, avez trouvé des similitudes vous concernant dans les raison évoquées je vous en prie : ne franchissez pas les portes du concours d’entrée, ne vous réfugiez pas dans les formations d’auxiliaires ambulanciers. Ne le faites pas juste pour prolonger vos droits pôle emploi. Ce métier est bien assez grevé d’ambulanciers qui ont juste vu une lumière dans l’entrée, pratiquent ce métier avec guère conviction et sont un poids à porter pour leurs collègues. La profession a besoin de retrouver une image forte, des professionnels vraiment impliqués.

Des métiers qui recrutent il y en a masse. La profession d’ambulancier a d’abord besoin de gens impliqués et motivés, de personnes qui vont aller au-delà de cette liste pour atteindre des objectifs plus nobles, plus profonds. Laissez la place à ceux qui sont vraiment fait pour ce job.

Et si par hasard vous y entrez malgré tout prenez le temps de découvrir ce métier. Car qui sait, de personne désintéressée vous pourriez très bien devenir un ambulancier passionné. 

Et pour terminer je laisse le mot à mes collègues ambulanciers

  • Thomas : L’ambulancier étant tuteur pour stagiaires avant de donner les bons côtés je commence par les mauvais. Toujours !!!!! Ça mets les gens dans le bain !!! S’abstenir….. -si vous êtes sensible. -si vous désirez une évolution tout au long de la carrière …. -si vous voulez une vie de famille. (Digne de ce nom!) Si vous êtes désireux d’une vie réglée et organisée ….(temps de travail, horaire la veille pour le lendemain, …)
  • Mickaël : Je déconseillerais ce métier à ceux qui ne sont pas patients (quand il faut raisonner avec un patient qui ne veut pas dialoguer, quand il faut répondre plusieurs fois aux mêmes questions d’une personne désorientée sans perdre son sang froid, etc), à ceux qui aiment un rythme de travail régulier, à ceux qui prennent les choses trop à cœur…
  • Sylvain : Moi en deux mots les difficultés il faut accepter des heures non régulières connus la veille pour le lendemain sans connaitre la fin, accepter les risque du métier même minime mais existant surtout en inter 15 mais aussi au quotidien ( risque infectieux, risque des patients qui peuvent péter les plomb s’en prendre violemment à vous etc…) en somme comme pour tout les métier il fait le faite par vocation si on veux y rester
  • Bertrand : Pourquoi j’apprécie ce métier, parce que je ne suis pas dans un bureau, ni à l’usine ou au chantier ! C’est tout, Merci !
  • Koraly : Si vous avez de l’empathie tout en gardant de la distance, Si vous aimez l’imprévu, Si vous aimez vous adaptez à n importe quelle situation, Si vous aimez travailler en binôme, Si vous avez un bon sens de l’orientation ( j avoue maintenant les GPS et les téléphones nous sauvent), Ce métier peut-être fait pour vous. Par contre si vous souhaitez un rythme régulier pour votre quotidien, Si vous aimez la routine, Ce métier risque de pas être compatible avec vos envies
  • Emeline : A coté de ça, c’est un métier où l’on apprend tous les jours au contact des malades, du personnel soignant. Il n’y a jamais de routine donc on a toujours quelque chose à raconter. Et même si le métier n’est pas forcément reconnu à sa juste valeur, au moins on se sent et on est indispensable. Il faut supporter la vue du sang et blessures en tout genre, brûlures… mais aussi la vue de certaines fractures parfois impressionnantes. Ne pas être trop sensibles aux odeurs, soyons honnêtes. Mais surtout savoir composer avec les humeurs des patients. Après tout est ce qu’on sait comment on serait nous à leur place? Et enfin savoir prendre du recul face à la précarité dans laquelle vivent les gens. L’empathie c’est très important mais il faut savoir se détacher suffisamment et ne pas trop s’impliquer émotionnellement. Mais parfois c’est dur, certaines situations nous renvoient à notre vie ou font tellement mal au cœur qu’on aimerait pouvoir faire plus mais ce n’est pas notre rôle.

Profession d’ambulancier, un choix qui reste le votre

Voilà de quoi alimenter vos discussions, vos réflexions. Ne pas choisir la profession d’ambulancier c’est un choix personnel mais qui implique aussi d’autres personnes que vous. Choisir ce métier c’est avant tout être conscient de l’investissement humain que ça implique. Et si vous êtes encore plus motivé après la lecture de cet article c’est que vous avez choisi la profession qui vous correspond !

Je suis devenue ambulancière parce que…

Je suis devenue ambulancière parce que…

Je suis devenue Ambulancière parce que j’ai voulu me mettre au service des gens pour les servir et non me servir.

je suis devenue ambulanciere parce que
Auteur : Paramedix

Ambulancière parce que…

Parce que je me sens utile et que je peux apporter des choses, du réconfort, une aide, être un lien social auprès de patient qui en ont besoin.

Parce que malgré l’image « pousse-mamie » il y a bien d’autres nombreuses choses que personne ne voit et n’imagine.

Parce que je vois la misère sociale jusqu’au bas du plancher quand je me rends au domicile des patients et qu’on se met à changer sa façon de voir le monde.

Parce que l’on constate à quel point on peut apporter un peu de gentillesse dans ce fichu monde égoïste : un sourire, un service, une parole…

Certes c’est pas un job fait pour tout le monde. Tu le choisis pas pour devenir riche (un billet de loto te donnera plus de chances) mais tu le choisis par passion, par envie, par choix. Et ça tu t’en rends compte quand tes patients te remercient, sont heureux de te voir à leur porte car même si tu viens pour quelque chose qui ne va pas forcément être une partie de plaisir  ils savent que tu vas bien t’occuper d’eux. Qu’ils vont se faire chouchouter et accompagner.

Une soupape de sécurité

Mais aussi que durant ce court temps de trajet ils vont pouvoir se confier, vider leur sac, passer leurs humeurs sur toi, te raconter leur galères et leurs joies. Et ça leur fait du bien. C’est pas toujours simple de garder ce masque : souriant, droit, poli quand tu t’en prends plein le grade à peine la porte ouverte mais on est un peu la soupape de sûreté pour certains qui cumulent les problèmes médicaux et pour rien au monde tu n’échangerais ta place avec eux.

Ambulancière mais heureuse

Mais comme tu les comprends tu restes patient et tu fais tout pour les soulager quelques minutes jusqu’à la porte du service. Et en échange tu récoltes un sourire, un regard qui réchauffe ta journée. Tu rentres chez toi le soir tu es rincé, le dos en miette et le moral dans les chaussettes. Mais au moins tu as une satisfaction personnelle : celle d’avoir apporté quelque chose à quelqu’un dans cette journée, avoir redonné le sourire, ou chassé les idées noires de certains. Mais tu rentres chez toi et tu te dis que tu as une put… de chance d’être là tranquille sans ennuis de santé pour le moment.

Mathilde, ambulancière et fière d’avoir choisi ce métier

Ambulanciers, tirage de portrait de passionnés

Ambulanciers, tirage de portrait de passionnés

Petits travaux pratiques sur la profession. J’ai besoin de vous pour tirer le portrait à vos collègues ! Vous avez des collègues ambulanciers passionnés, des ambulanciers impliqués dans le quotidien, des ambulanciers qui bichonnent les patients et sont fier de leur job, des fous du secours  à personne et qui sont des quotidiens de l’urgence. Tirez leur le portrait !

Vous pouvez aussi essayer l’art de l’autoportrait pour les plus motivés ! Au travers d’interview que vous réaliserez par écrit ou par vidéo je vous propose de les publier. Vous êtes intéressés ? Copiez collez ou recopiez les repère ci-dessous et participez à cette aventure.

Plus on sera en mesure de montrer les professionnels plus l’impact sera fort, plus on pourra au travers de ces portraits montrer et mettre en avant les ambulanciers. On accepte tous les formats : manuscrit, word, pdf, open office, vidéo, lien youtube/dailymotion/vimeo. Pour les portraits rédigés, n’hésitez pas à faire une photo. Et puis si vous voulez en profiter pour faire une interview d’équipe au complet et bien faites donc !

  • Une petite biographie : qui est ce, son histoire, son parcours professionnel
  • Comment est-il/elle arrivé dans le métier ?
  • Pourquoi avoir choisi le métier d’ambulancier ? Véritable coup de cœur ?
  • Qu’est ce qui le/la passionne le plus dans ce job
  • Qu’est-ce qui vous fait vibrer le plus au quotidien ? (l’adrénaline de l’urgence, la chaleur du lien social, le travail en équipe…)
  • Qu’est ce qui est le plus difficile dans la pratique du métier ?
  • Urgence ou transport classique ? Quel est votre quotidien
  • Votre plus gros fou rire ?
  • Votre plus gros coup dur ?
  • Un coup de cœur ?
  • Un coup de gueule ?
  • Si un jour vous devriez quitter le métier vous aimeriez quoi comme changement professionnel ?
  • Questions libres bienvenues !

Alors à vous de jouer, dépassez vous, montrez vous, montrez votre entreprise. Je sais qu’il y a des passionnés et j’aimerais vraiment les mettre en avant. Une question, un besoin, comment adresser l’interview, les photos etc : ambulancier.sitedereference@gmail.com

Les produits de désinfection pour l’ambulance

Les produits de désinfection pour l’ambulance

Chaque ambulancier est formé à la désinfection de son matériel et de la cellule sanitaire. Nous n’allons pas vous rappeler l’ensemble des motifs conduisant à la désinfection de quoi que ce soit cela doit être ancré en vous. Rappelons juste qu’en cas de transport d’une personne susceptible d’être porteur d’un virus, bactérie ou autre ou encore patient en isolement protecteur il faut désinfecter totalement le matériel après le transport ou avant (isolement protecteur).

Mais quel produit dois-je utiliser

Très souvent dans les entreprises on trouvera des produits spécifiques vendus par des entreprises spécialisées. Le plus souvent on trouve ces produits sous forme de spray à projeter sur les surfaces. Attention tout de même à bien veiller à choisir des produits vraiment adapté au milieu médical. On ne nettoie pas une cuisine. Pour ce faire on rendre bien soin d’étudier la fiche technique du produit et s’assurer de ses propriétés : virucide, levuricide, fongicide, BMR etc. Les normes appliquées sont sous la forme EN.

Ces produits s’utilisent très souvent  pour plus de praticité par application directe sans rinçage et comportent les propriétés nettoyantes ET désinfectantes. Attention tout de même à bien vérifier ce dernier point. Certains produits n’ont en effet qu’un rôle unique : nettoyant OU désinfectant. Certains produits nécessiteront un rinçage après application et respect du temps de contact (voir plus bas).

Comment doser mon produit

Dans le cadre de l’utilisation de concentré (stockage facilité) ils doivent être dilués de façon précise. On est pas à la maison à laver le sol en dosant au pifomètre. Les produits que vous allez utiliser sont calculés pour avoir une efficacité optimale sous une dilution précise. On se doit donc de respecter les recommandations du fabricant pour que le produit ainsi prêt obtienne une efficacité optimale. Dans le cas contraire l’effet du produit pourra être minoré et votre désinfection rendue totalement inutile et inefficace.

Pour doser vous disposer soit de doses individuelles sous forme de sachets souples, soit de bidons avec graduation etc. Sur chaque fiche vous trouverez un tableau de dilution en fonction du type d’utilisation, le mode de mélange etc. Le mode d’emploi est important et n’est pas là juste pour faire joli.

La durée du produit dans le temps

Dans l’utilisation des solutions concentrées (bidon) le produit dilué a en plus d’un dosage à respecter une durée de vie limitée une fois préparé. C’est-à-dire que lorsque vous aurez préparé la solution détergente désinfectante, mis éventuellement en spray ou dans un seau , réalisé votre désinfection il faudra utiliser le produit préparé dans un délai maximum précisé sur la fiche fabricant. Le stockage du produit dilué dispose d’une durée limitée quant à son utilisation, à respecter sous peine d’altérer les propriétés du produit en question et augmenter le risque d’efficacité. Si vous avez un doute n’hésitez pas à reprendre une nouvelle dilution.

Temps de contact

Concernant l’ensemble des produits du marché il existe une chose très importante à prendre en compte. Pour que le produit appliqué puisse avoir une efficacité optimale sur le type de bactéries, virus et autres il faut respecter un temps de contact minimum pour annihiler le virus/bactérie en question. Cela peut aller de 5 à 30 minutes voire plus suivant le type de propriétés microbiologiques. Ces temps de contact sont aussi précisés sur la fiche du produit. Donc attention à respecter le temps de contact recommandé avant d’essuyer le produit sur les surfaces.

Sans ça le produit deviendrait inefficace. Petite piqûre de rappel on ne nettoie pas la cuisine… On vaporise, on applique le produit. On attends de respecter le temps de contact, on essuie, on rince si c’est recommandé.

L’eau de javel

Dans le cas où votre entreprise ne dispose pas de produits adaptés il reste la solution traditionnelle reconnue pour son efficacité et son prix abordable (rechercher le mélange à 2.6%), sa facilité à être achetée : l’eau de Javel. L’eau de Javel ne sera par contre utilisée que pour la désinfection et non comme un nettoyant. Il faudra donc procéder à un nettoyage avant la désinfection, avec un rinçage. L’eau de javel s’utilise avec de l’eau froide et sans adjonction de produits autres afin d’éviter de réactions chimiques dangereuses.

L’eau de Javel, en fonction de son pourcentage en chlore actif, peut être bactéricide (normes EN 1040 et 1276, NF T 72-190), fongicide (normes EN 1275 et 1650), sporicide (norme NF T 72-231), virucide (norme NF T 72-180). Elle peut être utilisée en désinfection des surfaces sous la forme d’une dilution 0,5% pour l’utilisation en conditions de saleté, pour l’activité sur les liquides biologiques ou pour l’activité sporicide (ex : 1 L d’eau de Javel à 2,6% pour un volume final de 5 L).

Source : Avis de la Société Française d’Hygiène Hospitalière relatif à l’utilisation de l’eau de Javel dans les établissements de soins Juin 2006.

Précautions

Comme toute désinfection, le contact des mains et des produits peut être nocif. Veillez donc à utiliser des gants non stériles à usage unique pour effectuer vos opérations de désinfection. Dans le cadre d’un transport à risque avec l’acheminement d’un patient suspecté d’être porteur d’un virus transmissibles par gouttelettes, contact ou aérien vous devez vous protégez avec une tenue adaptée pour limiter les risques de contaminations probables. Charlotte, sur blouse, masque. On veillera à éliminer alors les déchets via le circuit DASRI pour ce dernier cas de figure. Qui peut le plus…

Vous souhaitez enrichir l’article avec vos connaissances, signaler une erreur sachez que le site recrute des rédacteurs motivés et impliqués pour enrichir le contenu et continuer ainsi à offrir une information de qualité. Alors pourquoi ne pas nous rejoindre ?

L’ambulancier masqué est démasqué, désemparé

L’ambulancier masqué est démasqué, désemparé

Une petite pensée pour la chair à canon rendu au front. Une pensée pour toi ambulancier désemparé. C’est trash comme introduction mais pourtant c’est je pense, d’actualité. A l’heure où j’écris ces lignes nombreux sont ceux et celles qui se sentent désemparés face à la situation. Nombreux sont ceux et celles qui sont sans munitions.

Quand l’équipement fait défaut

Tous les jours je lis des témoignages d’ambulanciers dépités. Certes pour une fois la presse et les médias parlent du métier d’ambulancier. Mais le réel problème aujourd’hui n’est pas vraiment de médiatiser la profession (même si ça fait plaisir de voir ces articles et reportages). Le vrai combat est totalement hors norme. Il est celui de la lutte pour s’équiper afin de se protéger. Se protéger contre un ennemi musclé et infiniment petit. Aller au carton sans protection. Des masques qui se raréfient et deviennent le nouvel or blanc.

Il est bien loin le kit de protection sagement rangé dans les tiroirs de l’ambulance. Celui qu’on dépoussiérait à l’occasion de la désinfection hebdomadaire. Aujourd’hui ce kit fait défaut. Il est déjà vidé et jeté depuis bien longtemps. Ce jour l’ambulancier est en galère de protection. Aller au feu sans blouse de protection, ni masque. Aller au contact permanent des patients, des familles en se servant de consommables dépassés ou inexistant. Mais sachez-le : c’est pour tout le monde pareil et dans le monde entier.

Trop vite, trop brutalement ce virus a dépassé les attentes et ravagé les rangs sans même laisser le temps de réagir, d’anticiper. Ajoutez à cela la vague d’économies substantielles réalisées sur le système de santé depuis ces dernières années et vous obtiendrez une crise sanitaire sans précédent.

Quand le mot humain devient la priorité

Mais l’ambulancier continue quoi qu’il en coûte. Avec abstraction il avance car il est soignant, il se dévoue pour son patient. Tel est son crédo. Celui d’apporter avec lui le soin, le transport, les paroles rassurantes. Il va et vient et ne sait pas si celui qu’il soigne est touché ou non, il ne sait pas si le virus viendra le taquiner, lui rentrer au travers. Il continue car c’est son travail, son crédo. IL s’occupe des patients sans se poser de questions. A défaut son seul exutoire est pour le moment de pester contre ce manque cruel d’équipement de protection.

Travailler sans filet jusqu’à attendre et guetter les possibles symptômes qui pourraient se manifester. On parle des soignants dans les hôpitaux mais parle-t-on des soignants sur le terrain encore plus exposé que d’autres. Mais avant toute chose il faut se dire qu’on est tous dans la même galère, dans cette lutte chronométrée contre ce fléau qui nous submerge, nous dépasse. Non vous n’êtes pas seuls même si on se sent abandonné. Mais c’est un système au complet qui se retrouve dépassé. Tout ça pour des économies de bout de chandelles résultat de générations de coupes franches dans des budgets institutionnels.

S’accrocher, lutter et avancer

On le sait tous que c’est la galère, on est tous en colère. On a tous un coup de gueule à passer mais on sait tous que le système est déjà dépassé. Cette saloperie de virus ravage et décime à coup de faux. Ce système de santé déjà bien ravagé par les précédents coups de couteaux donnés par des politiques d’économies qui durent depuis des décennies. Non les ambulanciers ne sont pas seuls dans cette galère. Policier, infirmiers, caissiers et j’en passe. Tous en première ligne et tous mal équipés, mal considérés et pourtant indispensable au bon fonctionnement du pays, indispensable pour s’occuper de tous ces patients démunis.

C’est affligeant de voir un système de santé aussi défaillant. Mais l’heure des comptes viendra plus tard malheureusement. Une fois de plus on se doit d’agir et de réagir sans vraiment savoir si l’impact final sera retentissant. Pour le moment laissons notre gouvernement apprendre, comprendre et s’adapter. Même si ce n’est pas parfait sachez juste que rien ni personne ne pouvait vraiment anticiper. Des ratés il y en a eu mais comme tout le monde on ne prenait pas vraiment ce virus comme il se devait. Alors pour les erreurs on verra ça après. Il n’y a que ceux qui ne font rien qui se permettent de juger.

Courage à vous tous et vous toutes

Je pense à vous sur le terrain à chaque instant, chaque moment. Je sais que c’est dur, compliqué, et que personne n’est rassuré. Alors de derrière mon écran rédigeant ce petit billet déprimant je vous adresse mes encouragements. Je salue votre dévouement. Je sais que le métier est dur, difficile, compliqué, éreintant. Mais je sais aussi que vous œuvrez pour tous ces gens, ces patients. Et un merci de plus c’est toujours ça d’offert même si le plus dur reste à faire.

Merci à toi l’infirmier,
Merci à toi l’ambulancier,
Merci à toi le routier,
Merci à toi le caissier,
Merci à toi le policier,
Merci à toi l’éboueur,
Merci à toi le docteur,
Merci à toi le professeur,
Merci à toi l’agriculteur,
Merci à toi l’ouvrier,
Merci à toi l’administratif hospitalier
Merci à toi l’aide-soignant,
Merci à toi l’ash,
Merci à toi qui lutte et œuvre, travaille pour que le système demeure fonctionnel et sans trop de failles

Vidéo : ambulance, covid 19 et Assistance ambulance

COVID 19, une évacuation pas comme les autres

La crise sanitaire relative au coronavirus COVID-19 a touché le monde entier tout comme la France. Cette pandémie a entre autre touché certaines régions plus que d’autres. La capacité d’accueil des centres hospitaliers a donc été mis à mal très rapidement. une réorganisation des lits de réanimation et un déplacement de certains patient s’est donc révélé une solution indispensable dans le but de désengorger rapidement les services saturés.

Pour ce faire et pour la première fois un TGV médicalisé et équipé pour ce type d’intervention a été mis en place. Mais pour assurer le transfert de tous ces patient lourdement médicalisés il a aussi fallu faire appel à des spécialistes : les ambulanciers. en effet sans eux difficile d’organiser une telle noria entre les gares SNCF et les centres d’accueil. Assistance Ambulance a donc fait partie comme de nombreuses autres sociétés de transport sanitaire de cette mobilisation médicalisée. Petit récit de cette aventure.

Une évacuation pas comme les autres

Une organisation incroyable pour un événement unique en son genre. Nos allons vous expliquer la participation d’une équipe d’Assistance Ambulance dans l’organisation de l’accueil du TGV sanitaire en gare de Nantes et notre retour sur une évacuation pas comme les autres.

Le contexte

20 patients gravement atteint du Covid-19 évacués de la région Grand-Est au départ de la gare de Strasbourg vers les hôpitaux de l’ouest.

10 patients répartis entre Angers et Le Mans avec un premier arrêt en gare d’Angers. Puis deuxième et dernier arrêt en gare de Nantes pour 10 autres patients :

  • 6 patients à évacuer en 2 NORIA pour la réanimation Médicale du CHU de Nantes ( 2 SMUR de Nantes, 1 ASSU d’Assistance Ambulance médicalisée )
  • 4 patients pour la réanimation médicale du CHD de Vendée ( 2 SMUR de Vendée et 2 ASSU de Jussieu Vendée médicalisées ).

Organisation

Le matériel et les équipes SMUR de Nantes sont envoyés initialement pour la prise en charge des patients à Strasbourg. Les Patients intubés-ventilés sont installés dans des MID (Matelas Immobilisateur à Depression) et positionnés à 2 par wagon.

Comment s’est déroulé l’évacuation :

  1. Les ambulances étaient positionnées à proximité du quai : les équipes médicales avec brancards devant chaque porte de wagon.
  2. Installation et transmissions avec les équipes sur place
  3. Transport en cortège avec escortes et fermetures des routes jusqu’au CHU de Nantes
  4. Installation des patients en service de réanimation
  5. 2ème NORIA
  6. Désinfection complète au garage du SAMU44.

Nous souhaitons remercier le Docteur Emmanuel Bernigaud pour sa sollicitation et tenons à souligner l’efficacité de son organisation pour cette prise en charge exceptionnelle.

Bravo à toutes les équipes et notamment celle du SAMU44 pour leur professionnalisme et leur humilité. L’équipe d’assistance retiendra un travail d’équipe exceptionnel, et une vraie solidarité inter-services. #samu44 #samu #trainsanitaire #assistanceambulance #ambulance #covid-19 #coronavirus

Covid 19 et caisson de protection pour brancard de l’ambulance

Covid 19 et caisson de protection pour brancard de l’ambulance

Un caisson pour les protéger tous

L’innovation du moment : le caisson de protection pour l’ambulance. En cette période troublée due à la propagation du Coronavirus COVID 19 les ambulanciers se sont adaptés face au problème. En effet le problème de protection de l’équipage comme celui du patient en vue de limiter le plus drastiquement possible la contamination au travers d’une protection contact et gouttelettes est un défi permanent.

Le pays n’ayant pas eu à devoir faire face à une épidémie aussi virulente depuis très longtemps s’est retrouvé au dépourvu tout comme le stock d’équipement de protection. Mais les ambulanciers ont plus d’un tour dans leur sac et certains ont trouvé une solution de protection assez efficace.

Alliance ambulance

Alliance ambulance est une société de transport sanitaire située à Montbrison dans le département de la Loire (42) dans la région Rhône Alpes. Le patron de la boite Pierre Poyet a décidé d’équiper au mieux ses équipes pour leur permettre de mieux se protéger. Pour cela il a eu l’idée d’une tente d eprotection adaptable à un brancard, et il a fait appel aux entreprises locales capable de relever le défi. Le but concevoir un caisson de protection du patient destiné à être installé sur un brancard, pouvoir supporter la désinfection, et « contenir » le patient dans cette bulle de protection afin de limiter les risques de contamination. Mais ce ne fut pas chose aisée dans cette période troublée

HP Terra

Grâce à l’entreprise HP Terra Pierre Poyet a pu voir son concept prendre forme. En effet cette entreprise a travaillé jour et nuit afin de mettre au point ce concept très particulier. L’entreprise dispose donc à ce jour de ces caissons de protection adaptés aux brancards. Ainsi on favorise la protection du patient mais aussi celui de l’équipage, mais aussi des équipes soignantes durant le temps du transfert et l’installation dans le service. L’entreprise reste à votre disposition pour toutes réalisations souhaitées.

Chapuis

Bien entendu il existe d’autres solutions réalisées en parallèle par des sociétés spécialisées comme la société Chapuis qui propose des systèmes de tente de protection à adapter sur les brancards du même nom. Après je ne saurais vous dire si la compatibilité est assurée sur tous modèles et marques de brancard. Ces produits ont été développé de façon urgente pour répondre à une demande immédiate.

Un isolement protecteur

L’avantage de ce système est clairement une protection adaptée pour le transport. On limite drastiquement la diffusion des risques avec un patient isolé dans une bulle de protection. A ce jour et sauf avis contraire la diffusion du Covid 19 est gouttelettes et contact. Il n’existe à ma connaissance pas encore d’étude fiable pour garantir une possible diffusion air. Le caisson permet donc en plus de la protection de l’équipage, une circulation plus aisée et sécurisée lors du transfert en milieu hospitalier.

A mon sens ce type de produit devrait arriver sur le marché tôt ou tard pour combler des manques qui viennent de se créer. Jusqu’ici nous n’avions pas eu de réel besoin de ce type de matériel, mais chaque drame apporte aussi son lot de leçon destinée à servir pour des éventements futurs.

Le caisson produit réalisé par HP Terra

Interview sur TL 7 d’Alliance Ambulances

Retrouvez aussi l’interview et le reportage d’Alliance Ambulance par TL7 :  : https://www.facebook.com/allianceambulances/?ti=as

Tanit : la tente de confinement

Après HP Terra et Chapuis on retrouve aussi Tanit Evolution qui propose un produit avec une tente souple et rétractablr. Voici la présentation : Cette housse résistante et réutilisable est adaptée
au transport de patient, elle a été créée dans le but de répondre aux contraintes que nous impose la crise actuelle. Elle répond aux besoins du terrain et à l’amélioration de la qualité des conditions de travail des intervenants en réduisant le temps de désinfection et reconditionnement du véhicule. En effet, la majorité de la cellule étant épargnée, la désinfection manuelle est restreinte et le
véhicule plus rapidement opérationnel.

Elle protège la cellule et le personnel :

– elle est conçue de manière à ce que le patient soit confiné dans la cellule afin de protéger l’espace et les personnels de la diffusion de gouttelettes, par une protection du sol au plafond.
– L’accessibilité au patient se fait par 2 fenêtres latérales pour monitorage, oxygénothérapie… Elle est légère (moins de 1 kg), résistante , et offre un nettoyage facilité. Elle se fixe dans tout type de véhicules (VSAV, ASSU, VPSP, AR…) rapidement et simplement avec 8 ventouses de 50mm pouvant supporter jusqu’à 8 kg chacune avec des sangles cousues réglables en hauteur par velcro

Protocole d’habillage et de déshabillage pour les ambulanciers

Protocole d’habillage et de déshabillage pour les ambulanciers

Protection et protocole de déshabillage des ambulanciers

Bonjour à tous. Pour améliorer les procédures il est important de voir et revoir le protocole de déshabillage en cas de transport de personnes suspecté d’être porteur d’un virus/bactérie/autre nécessitant un transport sécurisé avec application des consignes d’isolement gouttelettes/air/contact. Nous vous invitons donc à visionner ce cours qui vous permettra de revoir les mesures de sécurité à mettre en oeuvre lors de l’habillage et déshabillage des tenues de protections. A ce protocole s’ajoute celui de la désinfection de l’ambulance et des mesures traditionnelles de protection.

Ne négligez aucunement les mesures de sécurité et de protection pour éviter de transporter une éventuelle contamination sur d’autres supports ou vers d’autres personnes.

Merci à toi l’ambulancier, Merci à toi le caissier, Merci à toi le routier

Merci à toi l’ambulancier, Merci à toi le caissier, Merci à toi le routier

Merci à toi l’ambulancier

Merci à toi l’ambulancier qui chaque matin te lève, chaque nuit pour s’occuper de la population. Prendre en charge les urgences et assurer les transports des patients suspectés d’être atteint du virus. Toi qui te débrouilles avec peu de moyen mais qui reste droit dans ses bottes malgré ce sentiment d’abandon qui vous irradie.

Car faute s’il y en a une n’est pas à reporter sur qui que ce soit. Trop vite, trop complexe ce virus a surpris tout le monde, ne laissant que peu de temps pour s’adapter et faire face. Il faut arrêter de vilipender et conserver ses forces pour lutter. Etre mieux préparé c’était difficile alors on s’adapte on continue. Parce que choisir la profession d’ambulancier c’est être un lien social avec la population, c’est être un acteur de la chaîne de soin et de secours, c’est être en première ligne dans ces moments difficiles.

Mais vous n’êtes pas seuls

Mais vous n’êtes pas seuls. Comme les soignants d’autres professions œuvrent aussi pour maintenir le pays en activité : éboueurs, caissiers, magasiniers, chauffeurs routiers, forces de l’ordre, pompiers, et bien d’autres. Chacun contribue à son niveau pour que le pays continue de tourner et de fonctionner au minimum. Il ne faut oublier personne. Chacun a un rôle à jouer dans cette lutte.

Toi ambulancier qui se sent seul, saches une chose : on est tous avec toi. Même si la médiatisation vous oublie n’oubliez pas une chose : vous trouverez les remerciements dans les yeux de vos patients. Ce que vous contribuerez à sauver, ceux que vous contribuez à rester en vie au travers des transports pour des soins réguliers. Car n’oublions pas qu’au-delà du virus vous continuez à apporter aux patients atteints de pathologie grave le transport indispensable pour leurs soins : dialyse, radiothérapie, chimiothérapie, contrôles, transfusions et j’en passe.

Donc continuez à garder la tête haute, à conserver cette motivation qui vous a fait choisir cette profession : l’humain. On œuvre pour venir en aide, soutenir, rassurer. Je sais que la reconnaissance est une denrée indispensable pour garder cette motivation mais sachez aussi que vos patients seront toujours les premiers à vous remercier.

Ambulanciers : gardez le cap

Gardez le cap, faites le maximum pour vous protéger et ne lâchez rien. Faites circuler cet article que chacun et chacune puisse comprendre que vos missions sont primordiales et indispensable. Que chaque jour vous continuez à permettre aux patients fragiles et dans le besoin d’avoir leur traitement, leurs soins pour ainsi continuer à lutter contre d’autres maladies dont la gravité est aussi importante que le coronavirus. Car pour ces patients les soins ne s’arrêtent pas, ils continuent quoi qu’il en coûte. Et pour les emmener sur ce lieu de soins il n’y aura que les ambulanciers et les chauffeurs de taxi pour s’en occuper quoi qu’il en coûte et qu’importe la situation.

Alors merci à tous, soyez prudent, et surtout gardez le cap les loulous ! Et encore merci à tous pour ce boulot formidable que vous faites au quotidien.

Sur un air qu’on connait tous pour les quadra et plus 😉 J’ai pris la liberté de détourner. Merci Bérurier Noir de tolérer ce détournement.

Merci à toi l’ambulancier,

Merci à toi le caissier,

Merci à toi le professeur,

Merci à toi l’éboueur

Merci à toi le routier,

Merci à toi l’infirmier,

Merci à toi le facteur,

Merci à toi l’agriculteur

Merci à toi le policier

Merci à toi le pompier,

Merci à toi le techncien

Merci à toi l’informaticien

Merci à toi le livreur,

Merci à toi docteur

Merci à toi l’ouvrier,

Merci à toi l’ASH,

Merci à toi l’aide soignant,

Merci à toi le standardiste,

Merci à toi l’agent funéraire

Merci à toi toi la nounou qui garde les mômes des soignants

Merci à toi qui bosse  pour nos caddy d’aliments

Merci à toi qui nous permets chaque jour de vivre

Merci à toi qui chaque jour permet de faire tenir ce pays en équilibre

Merci à toi qui est confiné

Merci à toi de respecter

Merci à toi de comprendre les obligations

Merci à toi de comprendre que c’est pour ce virus à la con

Merci à toi de rester chez toi

Je compte sur vous pour la compléter !

Ambulance, le brancard et le sens inverse

Ambulance, le brancard et le sens inverse

Transporter le brancard dans l’ambulance en sens inverse ? 

Suite à des échanges sur une illustration d’un équipage descendant un patient d’une ambulance, tête côté porte, donc à l’envers, personne âgée de surcroit,  nombre de commentaires ont fleuri à ce sujet. Il est donc intéressant de faire une analyse et comprendre les tenant et aboutissant et rappeler les règles de sécurité de transport des patients. Cette fois ci abordons le sens de voyage du patient et la possibilité d’utiliser le brancard en sens inverse ?

paramedic 16 Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Puis je transporter un patient sur un brancard dans le sens inverse ?

Il faut savoir que les normes de sécurité des ambulances imposent un système d’attache du brancard avec trois points de fixation : deux sur le fond de la cellule et un à l’entrée de la cellule. Je vulgarise grossièrement mais quand votre brancard pénètre dans la cellule vous le fixez au fond avec deux attaches et une devant. Le brancard est alors sécurisé en cas de choc, accident etc.

La seconde raison qui empêche de voyager dans le sens de la route, je rappelle le sens : tête à la porte et pied au fond de la cellule, c’est le risque de chose. Je ne vais pas détailler mais il faut reprendre le schéma du siège auto de l’enfant en bas âge qui voyage dans le sens inverse afin de pouvoir limiter les chocs direct et « privilégier » le choc indirect, pour limiter les dégâts entre autre au niveau cervical.

Mais je ne vais pas prendre le risque de m’attarder là-dessus et laisser le sujet à des médecins spécialisés. Seconde vision sur un choc d’un véhicule contre l’arrière de l’ambulance. Quelle est la protection dans ce cas de figure en dehors des portes et du dossier du brancard ? Dans le sens inverse (tête fond de la cellule et pieds vers l’avant) forcément le risque est plus limité en cas d’impact et le haut du corps est mieux protégé.

Je ne parle pas ici du risque de projection puisque dans tous les cas le patient est attaché comme il se doit sur le brancard (sangles, ceinture etc) et normalement l’ambulancier responsable a fait le nécessaire pour sécuriser son patient sur le brancard.

A nouveau lorsque vous transportez le patient en sens inverse vous faites comment pour le surveiller ? Vous êtes dos à la route ? Les règles de sécurité ne sont là non plus pas les meilleures en cas de choc violent ? Pourquoi les sièges accompagnateurs sont-ils dirigés vers l’avant ?

Si ce n’est pour sécuriser l’ambulancier, attachés bien entendu  tout en lui permettant d’avoir un visuel sur le patient je ne vois pas… Dans le cas de figure autre il est vivement conseillé d’avoir un filet antiG qui protège l’ambulancier en cas de choc.

Puis je transporter dans le sens inverse cas d’accouchement inopiné en ambulance

Petit rappel des règles et usages : quand vous vous rendez sur un accouchement ou plutôt une femme enceinte puisque dans le cas de l’accouchement le SMUR est déjà sur site, vous allez effectuer un bilan. Premier cas : à moins que la patiente ait perdu les eaux depuis 5h ou encore que ce soit son 7ème enfant il y a peu de chance que l’accouchement surgisse là de suite. Vous transportez donc la parturiente normalement tête à l’avant.

Second cas le bilan est limite et donc on médicalise l’intervention. Tout se passera à domicile vous transporterez enfant et maman dans le sens normal. Troisième cas tout va bien, bilan parfait, transport normal, mais ô surprise en cours de route rien ne vas plus. STOP ! On bilante, on fait le point : jonction, pas jonction. Si pas jonction vous n’allez pas faire un accouchement en roulant où vous faites partie des 0.00001% de malchanceux qui n’auraient pas le temps de s’arrêter à temps et le bébé sortirait là boum de suite hop !

rassurant Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Donc arrêt, préparation du matériel, chauffage de la cellule,  bref on suit la procédure. La maman est enceinte, donc pas de fractures immobilisantes ! Donc madame va avec de l’aide pouvoir inverser sa position sur le brancard pour faciliter le travail et disposer de suffisamment de place en vue de l’arrivée du médecin et la réception de l’enfant qui va naitre.

Bref médicalisation pendant l’accouchement, ou après si bébé était trop pressé et que l’équipage a procédé à l’accouchement guidé par le médecin régulateur.  Le médecin du SMUR, qui sera présent pour s’assurer que tout va bien va alors vous permettre de transporter dans le sens inverse…..

C’est vraiment le seul cas unique ! Et vous avez la bénédiction du praticien qui est le responsable de l’intervention. Normal on ne va pas à nouveau imposer à la maman de changer de position après une épreuve pareille.

paramedix 29 Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Quels sont les textes régissant le sens de transport d’un patient en ambulance ?

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000350504

On lit clairement :

  1. Caractéristiques de la cellule sanitaire :
  2. a) La cellule sanitaire est suffisamment vaste :

– pour qu’un adulte s’y tienne debout,

pour contenir un brancard convenant à un adulte, tête à l’avant,

– pour qu’il soit possible de circuler des deux côtés du brancard et à la tête du patient, afin de permettre la pratique des gestes de réanimation respiratoire ;

Pas besoin de tergiverser il s’agit d’un texte officiel donc je ne laisse pas place à interprétation car je ne suis pas juriste ou magistrat. La loi dit : tête à l’avant donc sens inverse de la route…

N’oublions pas non plus la norme obligatoire qui est la référence pour l’ensemble des constructeurs et concepteurs d’ambulances : la norme EN 1789.

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Comment puis-je transporter en toute sécurité un patient dans le sens inverse ?

Comme certains ambulanciers en France se targuent de pratiquer le transport de patient en sens inverse c’est-à-dire la tête côté porte. Comment font ils vu que le brancard trois points (donc avec un système de fixation sur la table ou au sol empêchant cette configuration) est une norme obligatoire ? Vous pouvez essayer d’inverser le sens avec le vôtre mais je vous mets au défi d’y arriver et d’arriver à le verrouiller. Impossible ? Non !

Chapuis pour ne pas les citer,  est une société qui développe des matériels spécifique comme les brancards. Entre autre ceux des sapeurs-pompiers. Certains modèles disposent d’une couche, que l’on va appeler civière, et qui se détache du chariot brancard. Le chariot est donc l’élément roulant sur lequel la couche vient se greffer. Couche qui est amovible et peut s’inverser lors de la repose sur le chariot brancard.

Et là oui le patient peut voyager avec un brancard dans le bon sens mais tête à la porte et jambe vers le fond de la cellule. Mais en effet ce n’est pas parce que c’est possible qu’il faut le faire. Par contre réfléchir à l’utilité d’un tel système vous fera peut-être comprendre qu’à la base ce n’est pas QUE pour cette utilisation que ça existe….

paramedix 4 Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Que faire alors pour le transport ? Inversé ou non ?

Arguer le confort du patient est une chose, justifier de l’inversion du patient dans la cellule après un accident corporel en est une autre même dûment attaché et sanglé. Je préfère ne pas trop m’avancer et rester sur des acquis vérifiés et conforme appris lors de la formation et dont la logique reste difficile à remettre en question.  Si une règle est apprise c’est pour la respecter et non l’interpréter au bon vouloir du patient.

Néanmoins sauf situation très particulière comme un transport médicalisé d’une parturiente ayant accouché inopinément je doute que les assurances soient très compréhensives en cas d’accident tout comme le tribunal. Donc non une parturiente qui n’est pas en situation d’accouchement immédiat on ne la transporte pas dans le sens inverse mais comme tout autre patient.

Il est important d’éviter les amalgames et utiliser les bonnes phrases de suite : une femme enceinte n’est pas un accouchement immédiat attention ! Donc enceinte ne veut pas dire inversion du patient de façon systématique ! Et le reste de la patientèle C’EST PAREIL ! Même si c’est plus confortable. L’ambulancier en cas de problème doit adapter sa conduite. Les règles de sécurité sont les mêmes pour tous. Même si vous avez un brancard super luxe au top et j’en passe.

A mon sens et ça et c’est une opinion personnelle non actée par des textes réglementaires, et je le rappelle les textes ne sont pas toujours clair, concis et précis, le seul capable de vous donner l’autorisation de faire voyager un patient dans le sens inverse c’est le médecin du SAMU. Sur la base d’un diagnostic médical justifiant cette décision il vous dira si vous devez effectuer ce transport dans ce sens ou non.

Donc soyez prudent, arrêtez d’interpréter les règles de sécurité. Si règle il y a c’est que derrière il y a une notion de sécurité. N’oubliez jamais que vous êtes responsable du transport et que vous êtes un professionnel de santé. Si vous souhaitez réagir à cet article ou encore apporter des compléments d’informations (avec des références) je suis à votre écoute et toujours ouvert à des arguments constructifs.

Ambulancier, coronavirus, protection et décontamination

Ambulancier, coronavirus, protection et décontamination

MAJ du 03/03/20

L’ambulancier face au coronavirus ou COVID 19, agent pathogène SARS-CoV-2 . Vous l’avez tous vu, lu, entendu, peut-être même avez-vous participé à la prise en charge de patient suspecté d’être porteur du fameux coronavirus. Mais est-ce que vous êtes tous en capacité de réagir, interagir et mettre en protection vous, votre équipage et votre ambulance.

Je pense que vous êtes tous désormais sensibilisé vu la pression médiatique, voire votre implication dans les protocoles de prise en charge. Mais un rappel ne coûte rien. Cet article se veut un rappel global et ne remplacera pas un support de cours issu d’un Institut de Formation. Cet article est valable pour tout transport d’un patient à risque (virus, bactérie etc).

Modes de transmission

Pour rappel les modes de transmission peuvent être aérien, contact ou gouttelettes. Dans le cas qui nous occupe ce jour, le coronavirus – COVID 19  est indiqué comme transmis par contact et gouttelettes. Ce qui implique une protection optimale.

Les protocoles de protections courant

Comme le rappellent les pouvoirs publics les principales règles d’hygiène pour le grand public permettent de limiter la propagation ou le risque de contamination : lavage des mains, tousser dans son coude etc. Mais il existe une chose qui est vraiment négligé c’est le lavage des mains. En effet se laver correctement les mains c’est important, ça s’apprend.

A toi l’ambulancier qui lit ces lignes tu te rappelles et j’espère que tu le pratiques encore : le lavage des mains conformément au module 3 de la formation de l’ambulancier. Pour rappel je vous propose de découvrir l’infographie ci-après.

lavage des mains ambulanciers

Ambulance : protection de l’équipage

Chaque ambulance est dotée de base d’un équipement de protection pour l’équipage comme pour le patient : blouse, gants, masques, charlotte etc. Pas besoin donc de rappeler l’importance du protocole à mettre en œuvre en cas de prise en charge d’un patient à risque. On ne le rappellera jamais assez on ne jette pas ces équipements après usage dans un container noir mais bien dans une poubelle DASRI !

On prendra soin lors du déshabillage de ne pas mettre en contact les zones saines avec les zones contaminées. On travaille en binôme pour le déshabillage pour améliorer son efficience et éviter la contamination des zones propres.

Rappel le kit de protection se compose de :

  • Paire de gants à usage unique non stérile pour l’équipage
  • Masque FFP2 pour l’équipage avec vérification de sa bonne étanchéité, masque chirurgical pour le patient
  • Surblouse manche longue ou combinaison à usage unique
  • Charlotte ou capuche de protection (combinaison)
  • Lunettes de protection
  • Drap à usage unique pour le brancard
  • Solution hydroalcoolique

Ce kit est obligatoire en permanence, en tous temps. Il fait partie intégrante de la liste du matériel présent dans l’ambulance.

Protocole de transport

En cas de prise en charge d’un patient suspect il est bon ton de :

  • Faire effectuer au patient un lavage des mains complet au savon ou avec la solution hydroalcoolique avant de quitter le domicile.
  • Placer le masque chirurgical sur le patient et le fixer correctement. Il ne doit pas être quitté jusqu’à l’arrivée en chambre.
  • Couper les échanges de ventilation/aération entre la cabine de l’ambulance et la cellule sanitaire
  • Après l’installation du patient tout élément à usage unique doit être déposé en DASRI, suivi d’un lavage des mains à la solution hydro-alcoolique ou lavage correct des mains

Bien entendu chaque région dispose de protocole adapté à suivre en adéquation avec les recommandations de l’ARS.

Ambulance : protection de la cellule et désinfection

Pour la cellule sanitaire c’est le protocole habituel avec une désinfection des parois, mais aussi une désinfection aérienne avec les produits adaptés. Il va de soi que chaque ambulance dédiée au transport d’un patient à à risque ne doit pas être réintroduit dans le processus de prise en charge classique tant que la désinfection totale et complète ne soit réalisée.

  • Chaque matériel même de petite taille doit être nettoyé comme il se doit avec des lingettes à usage unique.
  • On portera un soin particulier à la désinfection totale du brancard même avec utilisation d’un drap à usage unique.
  • On n’oubliera pas de traiter l’ambulance selon le circuit propre vers sale. De l’intérieur vers l’extérieur avec un produit adapté virucide, nettoyant et désinfectant (norme NF EN 14476)
  • Chaque lingette et matériel à usage unique dédié à la désinfection sera éliminé en DASRI

Pour rappel : cet article reprend des éléments au sujet de la désinfection, n’hésitez pas à le consulter :

Manque d’équipement voire inexistence

Je sais que beaucoup d’entre vous vont ou font face à des gros problèmes d’équipements. Et ces problèmes n’ont pas forcément à voir avec une pénurie issue des sociétés de matériel médical mais bien de l’entreprise dans laquelle vous œuvrez. Ne mettez pas en péril ni vous ni vos patients.

Pour lutter de façon efficace et intelligente il est peut être pertinent de faire valoir son retrait jusqu’à ce que l’équipement adapté soit présent dans vos véhicules. Je précise que rien n’est gravé dans le marbre mais que c’est un conseil de professionnel à professionnel. Si vous prenez en charge un patient à risque il est LOGIQUE d’être vous même protégé. C’est la base même de l’hygiène.

Après pensez à la décontamination : si votre équipement personnel de travail est considéré comme « contaminé » vous faites quoi pour la suite ? Soyez juste méthodique : changez de tenue, isolez les tenues à risque hors de la chaine propre…

Ne soyez pas non plus totalement fermé et adaptez vous pour trouver des solutions sécurisées pour tout le monde. Il ne faut pas non plus sombrer dans une psychose collective. Mais bien de limiter les risques de propagations.

Le chef d’entreprise qui vous dit : ce n’est pas à moi de prendre des dispositions : rappel être ambulancier c’est un métier qui demande à avoir de la réflexion, de la logique. On transporte des patients, pas des colis. 

Une chose simple à retenir sur l’ambulancier, le coronavirus et autres

La principale chose à retenir c’est de ressortir vos cours d’hygiène en cas de doute, pour vous remettre les bons gestes en tête. Ce n’est pas une faiblesse mais juste une nécessité pour vous assurer de votre parfaite maîtrise des gestes de protection. A force, avec le temps on en oublie certaines précautions et revoir la théorie est une chose importante pour se rafraîchir la mémoire, se protéger et protéger ses collègues.

Les hôpitaux  ont ou vont mettre en œuvre des protocoles précis il suffira alors de vous adapter. Bon courage à tous les roulants !

Ne vous contentez pas du ménage comme à la maison ! Vous êtes des professionnels de santé en mesure d’appliquer des normes d’hygiène relative au transport de personne, on procède donc à une véritable désinfection totale et complète, un habillage et un déshabillage adapté pour renforcer les limitations de propagations du virus.

Ma boite mail vous est ouverte

Si vous souhaitez apporter des informations à cet article, renforcer la prévention n’hésitez pas à me faire un mail avec les données dont vous disposez. Cet article sera mis à jour en fonction de vos retours, conseils, retour d’expérience sur le sujet en fonction de vos expériences en région etc.

Ambulancier SMUR, le reportage vidéo, le vrai !

Ambulancier SMUR, le reportage vidéo, le vrai !

Un reportage sur les ambulanciers SMUR, mais le véritable reportage ! Pourquoi j’insiste sur la véracité du contenu de ce reportage ? Il faut commencer par le début de l’histoire.

Un reportage commandé sur la profession d’ambulancier SMUR

A la base une commande de reportage auprès d’une société de production. Le but ? S’intéresser à la profession d’ambulancier SMUR et faire le portrait d’un ambulancier. Florian Montagne, ambulancier auprès du SMUR de Lille dans le Nord est le profil retenu. Un profil atypique qui a plu aux équipes. Ce reportage est réalisé puis soumis à visionnage par le CHRU de Lille, Florian, le service du SAMU bref une validation totale du contenu.

Ce reportage est ensuite diffusé par une grand chaîne nationale à 20h. Problème : le reportage livré est modifié ! Une voix off inadaptée, un montage qui dénature totalement le contenu d’origine. Bilan : ce reportage modifié subit un descente en flamme sur les réseaux sociaux et devient l’objet de colère et de discussions assez animées.

Il est temps de redonner à césar : le portrait de l’ambulancier SMUR, le reportage d’origine

Grâce à l’implication de l’AFASH, l’Association Française des Ambulanciers SMUR et Hospitaliers, la société de production à l’origine du reportage accepte de lever le voile sur le véritable reportage et d’accéder à la demande de l’AFASH de rétablir la vérité…

C’est donc avec la permission de Marion FIAT, réalisatrice, que ce reportage peut être dévoilé et rendre ainsi justice non seulement à la profession mais aussi à l’acteur central : Florian. Le but de l’AFASH : redonner ses lettres de noblesse à ce reportage et aussi à cet ambulancier SMUR qui on le voit ici parfaitement est un véritable passionné.

Se reconnaître dans ce profil : la richesse des profils ambulanciers

Pour ma part c’est un double hommage que de publier ce reportage et rendre ainsi honneur à Florian Montagne. Son parcours ? J’ai un peu le même, atypique à souhait comme beaucoup d’ambulanciers qui me lisent. On est devenu ambulancier car nous sommes des passionnés. On travaille après avoir suivi chacun la formation dédiée et avoir été formé à ce métier.

Non ce n’est pas juste un simple poste à occuper. Et c’est vraiment plaisant de voir une société de production mettre en avant les ambulanciers. Une profession de l’ombre. Que ce  soit les ambulanciers du secteur privé ou du secteur public. Pour moi et avant toute chose : nous sommes des ambulanciers.

Rappelez vous le reportage sur les ambulanciers privés

Et comme vous le constatez, le même schéma s’est produit à la base pour un reportage réalisé cette fois ci sur les ambulanciers privés. Bastien, rédacteur pour le site s’était vaillamment battu pour organiser un reportage sur la profession. Je vous remets le lien et n’hésitez donc pas à revoir cette vidéo sous un autre angle. Très souvent les reportages d’origine ne sont pas conforme à ce qui est décidé et réalisé en amont. Un montage ne rend pas toujours honneur au contenu original.

Ambulancier SMUR, le vrai reportage : la vidéo

Les journées nationales du GARDEFA 2019

Les journées nationales du GARDEFA 2019

Le GARDEFA (Groupe d’Action, de Recherche et de Développement pour la Formation des Ambulanciers) est l’association des Instituts de Formations des Ambulanciers (IFA).Depuis huit ans, cette association loi 1901 a pour but de fédérer les écoles de France afin d’harmoniser la formation et d’échanger sur la compréhension des textes et des bonnes pratiques. Le GARDEFA se veut une force fédérée de réflexion, de proposition et de représentativité, au service de la formation des Ambulanciers Diplômés d’État et des Auxiliaires Ambulanciers.

Les moyens d’action de l’Association sont :

  • Recueil de toute information, document et recherche concernant la formation ;
  • Réunions de travail au niveau régional et national, assurant un fonctionnement dynamique de l’Association et le développement de la vie des instituts de formation;
  • Commissions de travail selon les nécessités de l’actualité ou de l’action ;
  • Publication de documents destinés à l’information et à la coordination des IFA ;
  • Actions de formation réalisées par elle-même ou avec des organismes assurant pour son compte la formation des professionnels de santé ;
  • Tout autre moyen permettant d’atteindre les buts fixés à l’article 2 des statuts de l’association.
gryrophare bleus nuit Ambulancier : le site de référence Les journées nationales du GARDEFA 2019

Cette association a pour objectifs généraux :

  • D’optimiser la qualité de la formation initiale et continue des ambulanciers ;
  • De promouvoir les recherches nécessaires à une dynamique d’évolution et de valorisation du métier d’ambulancier ;
  • De fédérer et de représenter les IFA auprès des pouvoirs décisionnels et des instances professionnelles ;
  • De promouvoir la formation continue des formateurs IFA ;
  • De susciter des rencontres et des échanges entre les formateurs, afin de développer une recherche pédagogique adaptée et spécifique ;
  • De favoriser des rencontres et des échanges avec toute association ou personne intéressée par la formation des personnels de santé ou exerçant dans un domaine sanitaire et social.

Les membres actifs sont constitués par les IFA représentés par le directeur ou le coordonnateur pédagogique, les formateurs permanents et ou le personnel administratif. Les professionnels de santé actifs peuvent être membres sympathisants. Environ 25 IFA, principalement publics, sont adhérents à l’association.

croix de vie sur capot Ambulancier : le site de référence Les journées nationales du GARDEFA 2019

Les journées nationales du Gardefa

Depuis 4 ans, le GARDEFA organise des journées nationales d’études et de formations. Conférences, ateliers pratiques et surtout moment d’échanges. Cette année 2019, c’est la ville d’Angers qui accueillera ces journées sur le thème de l’innovation de la formation. 3 jours avec notamment : La formations des tuteurs par simulation, retours d’expériences sur le Module 5 en vidéo, conférence sur l’approche pédagogique par les neurosciences, visite de stands, journée interprofessionnelle avec le social et bien d’autres thèmes encore…

Exceptionnellement, il est possible cette année de n’assister qu’à une journée, le jeudi 14 novembre, dont voici le programme :

08 h 30 Partage d’Expériences : (30 minutes de présentation par groupe) 1. Histoires de vie dans la formation d’ambulancier : Laëtitia LANDELLE, Magali GAUCHER 2. Évaluation du M5 par la vidéo : Philippe BAUDOUIN

10 h30 Conférence et ou atelier sur la pensée visuelle et les différents outils de mémorisation Intervenant : Mr Cyril MAITRE Champion du monde de Mind Mapping

13 h 30 Conférence sur l’approche pédagogique par les neurosciences : Comprendre les chemins sinueux de l’apprentissage, de la mémoire, de l’attention, de la motivation et des effets du stress Intervenant : Pascale TOSCANI, Docteur en Psychologie

Pour plus de renseignements, accès au programme détaillé des journées et inscriptions : www.gardefa.fr

Nous, nous y serons !

Le GARDEFA est partenaire de la Journée Nationales des Ambulanciers (08 juillet)

Ambulancier, liberté égalité et selfies

Ambulancier, liberté égalité et selfies

Quand la censure devient une arme contre ma liberté

Ambulancier, liberté et selfies un titre bien curieux. Aujourd’hui je ne vais pas être sympa et je vais vite vous expliquer pourquoi. Pourquoi je n’aime pas que ma liberté d’expression soit bafouée par des pseudos dictateurs de république bananière qui s’imaginent qu’avoir une once de pouvoir les mets au-dessus des lois. Mais je ne suis pas un procédurier qui s’occupe de déposer des plaintes ou les menacer avec des listes de textes de loi, ni un pseudo avocat. Et oui !

Quand on ne suit pas la ligne directrice des pseudos responsables on est éjecté. Sans avertissement, ni explication. Rien. Car oui hier et pour la première fois en 10 ans d’exercice  je me suis fait éjecter d’un lieu de discussion censé être un espace d’échange entre ambulanciers professionnels.

Mais je pense que le dictionnaire devrait être envoyé à chacun des responsables  de cet espace pour rappeler le sens de professionnel, de liberté, d’expression, de débat. . Je ne parle pas de manque franc de respect aux règles de déontologie, de comportement haineux ou inapproprié. Je suis adulte, suffisamment responsable pour savoir me tenir et rester respectueux. Je pense que mes lecteurs peuvent en témoigner.

smilies colère liberté expression

Mais que s’est-il passé ? Ambulancier et réflexion pédagogique l’impossible voie

Pas grand-chose si ce n’est que je réagissais à une annonce plus que douteuse voire complètement risible : ces messieurs proposaient de réunir 3000 euros pour louer un espace durant la convention Secours Expo qui comme vous le savez, reste en France une des rencontres des professionnels du monde du secours la plus attractives en terme d’intérêt, d’échanges. Où est le problème ?

Lancer une annonce de ce type en l’air dans le but de juste (et textuellement c’était l’annonce) boire des cafés et manger des chocolatines avec ses collègues. Mais 3000 balles pour une action sans queue ni tête, sans aucune réflexion pédagogique ni intention d’en réaliser une, ni aucune étude de préparation en vue de réfléchir ou non à l’intérêt de ce stand c’est cher payé.

A mon sens il y a, à l’heure actuelle bien du travail à abattre avant de déployer deux tréteaux et une planche, un drap blanc et des chasubles jaunes fluo pour dire : Wais on est là venez discuter et faire des selfies on est en direct sur les réseaux. Le stand camping à la plage. Résultat, même si je me suis exprimé de façon plus policée je me suis fait virer sans explications, ni avertissement.

Qui ne pense pas comme César est aussitôt ramené à la porte. Je ne condamne pas l’initiative, je condamne la démarche de censure. Je ne condamne pas le débat car il n’y pas de mauvaises questions. Je condamne l’attitude de ne pas accepter la contradiction, ni encore la remise en question. Et là…

paramedix 4 Ambulancier : le site de référence Ambulancier, liberté égalité et selfies

Selfies, priorités et désespoir de la profession d’ambulancier

Cet espace de discussion qui se dit représentatif des Ambulanciers de France comme son titre l’annonce si bien, il n’a que le titre. Le reste sonne aussi creux que la capacité de réflexion de certains de ses membres dirigeants. D’ailleurs ça me rappelle l’ex association ADF pour ceux qui s’en rappellent, avec les mêmes extrêmes. Elle n’a d’ailleurs pas fait long feu, son responsable agissant un peu de façon…

Je dis certains car j’espère que dans le lot certains ambulanciers soient plus représentatif des valeurs de la profession. Mais représentatif c’est quoi ? Ah oui c’est le concours de selfies, des trip, des lol et autres oreilles de chat. C’est au grand damn des vrais sujets de société, des sujets brûlant de l’actualité de santé qui restent désespérément vierge de toute réaction ou argumentation.

On préfère les sujets des priorités des ambulances (débat stérile toujours en activité partout), savoir si c’est normal que son patron ne mette pas des bouteilles d’eau dans l’ambulance quand il fait chaud. Permettez-moi de désespérer un peu quant à la possibilité de voir ces discussions tirer les débats vers le haut.

mug 3 Ambulancier : le site de référence Ambulancier, liberté égalité et selfies

Quand un sujet d’actualité santé intéresse moins que la photo de parking

Ah la photo de parking, comme toutes les soi-disant pages de défense qui ne défendent plus rien si ce n’est leur goodies ou encore le énième repost insipide et déjà re-re-re-re-vu. Mais c’est l’apanage de tous ces espaces où on espère trouver des débats passionnant ou apprendre sur des sujets méconnus, découvrir des méthodes nouvelles.

Ben on repassera parce qu’une photo montrant un véhicule civil garé sur une place censée accueillir une ambulance passionne plus les foules que la prise en charge d’une parturiente avec des complications durant le transport ou autre question spécialisée. Ah là il y a des réactions je vous ne le fait pas dire.

Je passerais sur les questions qui me font faire des bonds et à me demander si le diplôme d’ambulancier ne s’obtient pas en fouillant dans une poubelle.

Comme toujours c’est la course aux likes, c’est la course à l’audience pour avoir toujours plus de membres dont les trois quart sont juste fantômes et ont oublié qu’ils étaient abonnés à un énième groupe de discussion. Juste parce qu’il y a marqué ambulancier.

C’est la course à qui va avoir le plus de lol, de mdr, de je kiffe etc. C’est un peu comme les concours Facebook : aime, like, commente et partage si tu es un ambulancier ! Par contre quand on dépose un sujet spécifique sur l’avancée de la télémédecine : zéro, 0, ZERO réactions ! A l’heure où la profession se divise, subit, pas un ne se bougera pour en discuter, animer un débat.

Mais quand des collaborateurs qui travaillent avec moi, ou encore d’autres entités comme Actu Ambu et j’en oublie,  qui se font aussi virer sans explication pour, et c’est un exemple parmi d’autres, avoir osé critiquer, et de façon constructive, la vente de produits chinois, avec une boutique à l’en tête du même nom que l’espace (pardon c’est devenu des produits made in France) censés remplir un pseudo sac de secours boiteux ça me met en rogne.

Mais non « les gens sont des rageux, jaloux » et autres adjectifs et noms d’oiseaux exotiques.

Faut-il vous encore réexpliquer que le tensiomètre de mamie n’est pas adapté à votre pratique et pourrait fausser votre bilan ? Si un vrai tensio ne coûte pas 20 balles c’est que peut-être il y a une explication… Mais comme la discussion n’a pas sa place et qu’on coupe le sifflet aux détracteurs forcément…

rampe ambulance ambulancier

Parce que le patron c’est un c… et il veut pas

Ah oui si, quand on parle évolution, matériel, prise en charge plus évoluée, ambulance équipée c’est le patron qui devient le sujet du débat. Wais mais c’est un c… de toute façon il ne veut pas et puis il me doit mes heures supp, et puis mes repos, et puis…

C’est fatiguant d’expliquer à chacun que si la boite ne lui correspond pas : CHANGEZ ! Des entreprises innovantes, respectueuses il y en a arrêtez de m’opposer l’inverse. Non le problème c’est l’ambulancier qui pleure mais qui reste où il est, sans bouger, à subir. Le changement c’est maintenant et ça passe avant tout par une prise de conscience.

Si chacun retrouve pourquoi il ou elle a choisi le métier d’ambulancier peut être vont-ils retrouver le sens des priorités. Agissez ! Réfléchissez, Interagissez !

Vous avez des capacités intellectuelles pour mettre en œuvre une capacité de réflexion destinée à améliorer l’ensemble de vos connaissances ou pour les apporter à ceux qui en sont demandeurs. Et non les questions de planning, d’heure d’embauche, ou de primes de repas ne sont pas les seuls sujets que vous devez regarder et lire.

Regardez à côté : article, 80, 66, débat sur la permanence des soins, la place des ambulanciers dans le système de soin et d’urgence, la mise à l’écart des structures de transports sanitaire dans la chaine de soin et de secours, l’avancée de la télémédecine, les pratiques régionales etc. Autre chose ?

gyrophare ambulance

Tant qu’il y aura des moutons l’ambulancier restera le parent pauvre

Je ne suis pas sympa c’est vrai. Tu veux un kleenex ? Oui je suis un vilain qui ose dire ce que beaucoup pensent tout bas. Non je suis loin d’être un exemple parfait. Mais tant qu’il y aura des moutons les pratiques de ce type persisteront. Il est temps que vous compreniez que vous avez matière à apporter beaucoup, ou à recevoir beaucoup. Il suffit pour cela de se concentrer sur des thématiques pertinentes.

Echanger avec des chefs d’entreprise peut être bénéfique et opportun par exemple. Pourquoi ? Pour opposer des visions différentes mais aussi pour apporter la vision à chacun de l’autre côté de la barrière. Ce site est né en 2009 j’ai connu tous les sites, pages et autres qui se sont créés depuis.

En dehors d’un site historique qui existe encore et qui est spécialisé dans les droits et l’information aux ambulanciers, Web 92 pour ne pas le citer, ou le forum SOS 112. Des belles paroles j’en ai vu passer, des associations bidon j’en ai vu des paquets. Mais au final on reste sur des collecteurs de selfies, d’autocollants et de rappels de loi, des « on veut passer ministère de la santé ». Avancée concrète réelle ? ZERO.

En 10 ans j’ai cherché des rédacteurs, des ambulanciers investis. En 10 ans j’ai cherché des lieux d’expression pour apprendre et comprendre. Et je me fais clouer mon droit d’expression pour avoir osé élever la voix avec manière et politesse pour un sujet aussi futile que celui-là et sans aucune explication.

Dans le but de secouer le palmier et faire prendre conscience que 3000 euros c’est une somme incroyable qui serait plus adaptée pour réaliser un réel projet pédagogique destiné aux ambulanciers ou encore à la population, dont la méconnaissance de notre profession est fantastique.

Et bien Ambulancier de soi-disant France Bravo pour cette démarche pointue et affutée. Je ne vous félicite pas. J’ai honte même. Ma profession me fait honte. Honte pour ses responsables qui gravitent dans leur microcosme à penser que seule leur ligne de pensée fait loi et à dénigrer la liberté d’expression.

Quant aux autres je vous en conjure : retrouvez le sens des priorités. Vous avez tous du potentiel, ne vous laissez pas démoraliser et apportez. Apportez votre savoir, apportez votre expérience, apportez votre vécu. Ne voyez pas ce billet comme un gage de colère simple mais bien comme une réaction à des droits immuables bafoués de manière immature et irréfléchie.

Mais comme ici on travaille à plusieurs je laisse la place à mes collègues pour qu’ils apportent eux aussi leurs mots à ce billet. Et si ça vous dit vous aussi vous pouvez nous rejoindre 😉

Franck, webmaster et rédacteur en colère – ambulancier DE

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Quand les prérogatives du métier passent après les autos congratulations

Je me suis fait aussi « virer » de cette page pour un commentaire que j’ai mis suite à l’annonce d’un stand à secours expo. Je pensais avoir écrit un paragraphe soft et poli afin d’expliquer mon point de vue sur ce sujet. En effet, je relevais le fait qu’un stand ADF à secours expo allait y faire quoi ?

Sur cette page, pas une ligne sur le rôle de l’ambulancier dans le système de secours français, pas une seule ligne sur la défense des droits de l’ambulancier, pas une explication sur la nouveauté du matériel pas un seul mot sur les prérogatives de notre profession mais pas que.

Sur le terrain il n’y a rien aussi, pas un seul tract distribué, pas une seule manœuvre organisée dans des écoles ou dans des instituts, pas une seule rencontre organisée avec nos collègues Sapeurs Pompiers…

Rien, que dalle nada, donc je me demandais si ce stand n’était pas un lieu de vente de mug et à se féliciter du nombre de like que de débattre, d’échanger sur notre profession, sur le matériel exposé, discuter avec les autres acteurs du secours français…

ambulance ghost 1 Ambulancier : le site de référence Ambulancier, liberté égalité et selfies

Quand un lieu d’échange devient délétère pour la profession

J’irais même plus loin dans mes propos, je pense que cette page est délétère pour notre profession elle est même dangereuse car beaucoup d’affirmation sur des pratiques douteuse, sur des concours de celui qui a fait plus d’heure, sur des tenues totalement illégale et dangereuse pour l’ambulancier, des attitudes non professionnelles qui mettent notre profession en avant mais pas dans le bon sens.

La philosophie, l’ambiance donnée est inacceptable et ne montre pas les valeurs de cette croix de vie que nous portons fièrement sur nos tenues et non sur des mugs… Il est temps de comprendre que les réseaux sont accessibles à tout le monde et que sur les 15 000 membres, on peut y trouver des collègues étranger, des SP, des associatifs, des IDE, des docs mais aussi des patients, et quelle image renvoie cette page ?

Le fait de bannir des personnes qui respectent les règles de la page, qui expriment juste un désaccord, sans aucune explication prouve le respect et la philosophie de cette page. Le droit d’expression est bafoué au nom d’un business ? Au nom d’une contrariété ? Un défaut d’arguments ?

Bref déçu de ce genre de comportement et surtout fatigué de ces combats que l’on mène pour que notre belle profession montre une belle image. Je finirais par cette phrase, le pire ennemi de l’ambulancier est l’ambulancier lui-même.

Nico, rédacteur, et ambulancier DE passionné

Les combats et le désintéressement

Pour ma et je n’ai pas encore été banni de la page en question, mais je suis solidaire de mes compères, fers de lance de l’ambulancier: le site de référence. Il est en effet triste de voir que des selfies à oreilles d’animaux, des photos de petits déj, et des problèmes de stationnement fassent plus de likes que de vrais problèmes liés à notre profession en pleine mutation et pas forcément dans le bon sens : il est donc temps de se mobiliser…

Lors du combat contre l’article 80 j’ai été étonné de l’ attitude de nombres d’ambulanciers plus prompt à dénoncer une mobilisation patronale plutôt que d’essayer de prendre le temps d’analyser et de comprendre les enjeux réels de cet article.

Lors des actions des ambulanciers en soutien sanitaire lors des manifestations gilets jaunes, combien se sont impliqués pour faire du secours et faire reconnaître par la même notre savoir faire dans ce domaine…

Pour en revenir à l’article 80, Beaucoup ont préféré se voiler la face car c’était un combat de « patron » et peu d’ambulanciers (employés) ont compris que leur avenir était tributaire du devenir de leurs sociétés au détriment de grands groupes qui pointent leurs nez dans le monde du transport sanitaires et risque de faire mal.

L’article 69 tape à la porte et ne va pas tarder à faire son apparition,  parmi nous combien d’entres vous se positionneront sans pleurnicher sur le fait que c’est encore un problème de patrons …Voyez plus loin que le bout de votre selfie …

Défendre nos droits et nos emplois est une bonne chose mais il faut aussi montrer une vraie figure de professionnalisme si l’on veut enfin être pris au sérieux. Certes il faut un peu de convivialité et ça a du bon, mais là il est temps de se bouger pour faire reconnaître notre profession à sa juste valeur, en passant par une réforme de la formation et de l’accès à la profession, un intérêt pour le matériel et nouvelles prises en charges.

Lors de secours expo j’ai fait des photos de nouveaux matériels de relevage notamment bariatrique je suis encore abasourdi par les commentaires que j’ai pu lire en retour, que de vraies questions de prises en charge ou de réglementation soient traitées avec désinvolture, et ou voir avec mépris.Vous êtes capables de commenter 275 fois une histoire de stationnement mais seulement 5 fois de transports pédiatriques

La reconnaissance passe par le comportement

Vous voulez êtres reconnus …. Alors prenez exemples sur les pages de nos partenaires samu, smur, sp et associatifs… je ne vois pas beaucoup de photos ou de débats sur telles ou telles baskets à croix de vie …

Peu de selfies de personnes en train de conduire, ou en train de chanter au volant comme dans un bus de joyeuse colonie de vacances … Combien ont partagé, médiatisé ou fait des actions pour la première journée de l’ambulancier.

Une idée due à un passionné et qui je trouve n’a pas trouvé l’écho attendu auprès des ambulanciers eux mêmes. Changez vos comportement et conduisez vous comme de vrais professionnels. Vous voulez rire alors créez des pages fermées, et laissez les pages ouvertes au public comme de vrais espaces professionnels. Vous voulez être respecté, alors respectez vous … Débattez faites avancer cette profession.

Dépensez la même énergie à piailler sur tel ou tel comportement de patron, de ch, de sp ou de local de garde non adapté, pour faire de notre métier un vrai métier reconnu de nos partenaires, de nos patients et du public.

Jean François, ambulancier DE, SMUR, formateur pour les ambulanciers et fervent passionné.

A l’intention de l’ensemble des lecteurs

Pour combattre la mise à l’écart de certaines personnes un groupe a été associé à la page Facebook du site l’ambulancier, le site de référence. Le but n’est pas forcément d’en faire un lieu d’échange qui supplanterait les espaces existant mais juste de vous propose un endroit où échanger entre professionnels.

La modération sera de mise mais restera juste. A chacun de venir apporter son savoir, ou chercher réponse à une question. En ce lieu pas de question inutile. Sachez juste que la thématique concernant le domaines spécifique à la réglementation salariale ne sera pas abordé. D’autres lieux sont plus susceptible d’avoir une meilleure expertise.

Libre à vous de disposer de cet espace ou non : https://www.facebook.com/groups/ambulancier.le.sitede.reference

La naissance de la fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes

La naissance de la fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes

FNTAU la naissance

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance de la fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes. Fruit du travail de chefs d’entreprise ambulanciers et de quelques salariés ambulanciers, cette fédération patronale a pour but, entre autre, de repenser et réorganiser notre place (indispensable) dans la chaîne d’urgence pré hospitalière. Une lueur d’espoir pour ceux qui aiment l’urgence !

Notre site « ambulanciers, le site de référence » se fera l’écho régulier de ce projet, certains de nos rédacteurs étant investis dans les commissions.

Le communiqué du président

Des ambulanciers privés français annoncent la création de la FNTAU (Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes)

En France, les ambulanciers privés vivent au quotidien les conséquences délétères d’une image qui est en décalage avec la réalité de leur métier. Non, les ambulanciers privés ne sont ni des chauffeurs, ni des brancardiers ! Ils sont des professionnels de la santé qui, parallèlement à la réalisation de transports sanitaires non urgents, sont chaque jour missionnés pour des transports d’urgences préhospitaliers au titre de l’aide médicale urgente (AMU).

fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes
Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes

24h/24, 7j/7, ils travaillent en étroite collaboration avec le SAMU centre 15, constitué d’assistants de régulation médicale, de médecins régulateurs, de médecins généralistes et de la structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR).

La Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes

La FNTAU souhaite aujourd’hui faire reconnaître l’urgence préhospitalière comme le cœur de métier des ambulanciers privés.

La FNTAU a été créée à l’initiative d’un grand nombre de dirigeants d’entreprises d’ambulances privées françaises éthiques ayant l’expérience du terrain, possédant une réelle vocation et s’impliquant fortement dans leur mission d’urgence préhospitalière.

La FNTAU  a pour vocation de représenter les ambulanciers urgentistes sur l’ensemble du territoire français, de faire reconnaître leurs valeurs, leurs compétences et leurs devoirs communs.

De prouver, enfin, à l’aide d’un livre blanc, actuellement en cours de rédaction, qu’un système organisationnel des transports sanitaires d’urgence préhospitalière efficient et moins coûteux est applicable en France.

Prenant appui sur les différents rapports publics (Morange, novembre 2014 ; Eyssartier, septembre 2010 ; IGAS, avril 2016) et notamment sur ceux de la Cour des comptes relatifs au fonctionnement des SDIS, la FNTAU démontrera qu’une autre organisation du transport sanitaire d’urgence préhospitalière (ou transports sanitaires au titre de l’aide médicale urgente), efficiente, moins couteuse et répondant plus efficacement aux besoins de la population est non seulement possible, mais existe déjà depuis longtemps, en France, dans certains départements, en particulier en Loire Atlantique (44).

Au regard des résultats positifs soulignés dans de multiples rapports, ce système organisationnel qui permet de fournir des services d’une grande qualité aux patients, grâce notamment, à un niveau élevé de compétences cliniques et professionnelles des ambulanciers urgentistes, devrait en toute logique et bonne foi être élargi à l’ensemble du territoire français. Pour ce faire, les pouvoirs publics devraient s’appuyer sur les forces vives de cette profession, dirigeants, comme salariés, qui dans le silence, ont agi jusqu’à présent en véritables professionnels de l’AMU.

Le porte parole d’une organisation

La FNTAU se fera le porte-parole d’une organisation qui permet de répondre plus efficacement aux besoins de la population et de réduire les inégalités géographiques de l’accès aux soins d’urgence en France. Pour les adhérents de la FNTAU, ce sont les patients qui doivent concentrer toute l’attention de l’AMU. Chaque patient est unique et doit pouvoir bénéficier, dans les meilleurs délais, d’une prise en charge et d’un traitement ou de soins adaptés à sa pathologie, à son état, qu’il soit physique ou mental.

Enfin, dans le cadre des travaux de la Commission européenne relatifs à la normalisation des ambulances participant à l’urgence préhospitalière, une norme applicable aux véhicules d’intervention urgente a été élaborée en 2007. Il s’agit de la norme CEN 1789. En cohérence avec ce que préconise l’Europe, la FNTAU travaillera à faire reconnaître cette norme par les autorités de tutelle compétentes et à la rendre applicable sur l’ensemble du territoire.

Une majorité des États membres de l’Union européenne l’appliquent déjà, notamment la Suède, l’Irlande et depuis plus récemment la Belgique. L’application de cette norme sera un premier pas vers l’uniformisation indispensable de la profession.

De nombreux objectifs

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs commissions de travail ont été créées au sein de la FNTAU :

  • La commission législative qui sera prochainement reçue au Ministère des Solidarités et de la Santé, présidée par Yannick Janeiro (Gérant d’Ambulances Urgence – 29) et ses membres, Sylvie Morel (sociologue ; chercheuse associée au Centre nantais de sociologie), Patrick Youx (Président d’Assistance Ambulance – 44), Mathieu le Sausse (Gérant d’Ambulances Urgence – 56) et Nicolas Dejoie (ambulancier).
  • La commission européenne, chargée de la mise en place de la norme CEN 1789 présidée par Nicolas Hallier (Gérant d’USR Ambulances – 44).
  • La commission de surveillance présidée par Mathieu Le Sausse (Gérant d’Ambulances Urgence – 56).
  • La commission formation, présidée par Philippe Smet (Président d’Ambulances Smet – 52) en charge de la réforme du diplôme d’Etat.

L’ensemble de ces commissions travaillent d’ores et déjà activement à la réalisation des objectifs que la FNTAU s’est fixés.

Yannick Janeiro, le Président de la FNTAU lance un appel : « Ambulanciers privés, si vous partagez les valeurs défendues par la FNTAU et si vous souhaitez agir pour une meilleure reconnaissance du rôle des ambulanciers techniciens urgentistes dans la chaîne de l’urgence et améliorer l’accès aux soins d’urgence des Français, rejoignez la FNTAU. »

Le site Internet de la FNTAU sera bientôt accessible.

Le « Damage Control »

Le « Damage Control »

Définition du Damage Control

Le terme damage control (DC) signifie en anglais « maîtrise des dégâts ». C’est un principe de soin consistant à prodiguer des gestes de secours pour assurer la survie du patient sans chercher à s’occuper des atteintes secondaire. On traite ce qui tue en premier et on évacue. Cette doctrine, née durant la seconde guerre mondiale, c’est exclusivement appliqués, durant des décennies, dans les soins militaires.

Depuis une dizaine d’année environ, le DM est apparue dans les soins pré hospitaliers, dans le cadre des tueries de masse ou des attentats, puis au grand public. Aux USA, un programme massif d’apprentissage de la population (bleeding control par exemple) est en cours et tout les acteurs du secours non médicaux (policiers, agent de sécurité, pompiers…) sont formé et équipé.

On commence même à trouver des bornes libre service avec des garrots dans les lieux publics, comme on trouve des DAE.

En France, suite aux terribles attentats du Bataclan ou de Nice, les formations et dotations DC ont fait leur (timide) arrivée dans les SMUR et certains SDIS. Et puis les mentalités ont changé, les formations anglo-saxonnes sont (miracle!) arrivées en France, la PHTLS par exemple, et l’on se rend compte que le DC peut être aussi utile au quotidien, dans un cadre professionnel comme dans la vie de tout les jours.

Alors, certes, vous me direz : « Oui mais, des attentas, y’en a pas tout les jours et c’est pas à la veille de m’arriver ». Je vous répondrais : oui, c’est exactement ce que se disait Chloé B., 25 ans, qui buvait un verre, tranquilllou, à la terrasse du Carillon, à Paris, le 13 novembre 2015, avant de mourir sous les balles d’une Kalachnikov.
Et vous, ou en êtes vous ?

Le « Damage control »

Cas concret

Vous êtes jeune auxiliaire ambulancier, en ambulance avec votre binôme DE. Vous travaillez en campagne, dans une petite société qui fait rarement d’urgence. Vous êtes appelé par un médecin traitant pour prendre en charge un monsieur de 82 ans, présentant des troubles cognitifs important depuis le décès récent de sa femme.

Sans notion d’urgence, vous arrivez sur les lieux 1h après l’appel du médecin, qui a bien sur quitté le domicile. C’est une vieille ferme en pleine campagne, le désordre règne et le chien aboie. Vous pénétrez dans la maison : personne. Le courrier médical et la PMT trônent sur la table. Votre collègue le saisie et pendant qu’il le lit, l’homme fait irruption dans la pièce, complètement paniqué, un vieux revolver à la main et tire à 3 reprises.

Il retourne aussitôt l’arme contre lui et se tire dans la tête, sous le menton. Le calme revient. Votre collègue est au sol, sonné, touché à la cuisse. Le trou se voit à peine au travers du pantalon mais une large nappe de sang envahi rapidement le sol. Votre patient, également au sol, émet des râles. Seul quelques gouttes de sang sont visibles à l’orifice d’entrée du projectile.

Vous sautez sur votre portable portable pour appeler le Divin centre 15 mais… pas de réseau (les joies de la campagne) !  Que faites vous…. ?

Je pense que cette histoire n’a rien d’extravagante, ce genre de patient, nous en avons tous déjà eu et ça se passe chez nous. Des armes, il y en a pas mal dans les banlieues mais il y en a énormément dans les campagnes. Fusils de chasse ou pistolet du grand père.

Nous sommes loin des fronts de guerre en Syrie ou des fusillades du Bataclan. Mais le résultat est le même : vous avez deux victimes en urgence vitale absolue. Et puis sans parler d’armes à feu, nous pourrions parler d’AVP ou le gentil cycliste que vous croisez sur le chemin du retour, à la débauche, a chuté et c’est empalé sur une branche ou avec son guidon de vélo….

Des attentats il peut y en avoir partout, tout le temps, mais il n’y a pas que ça. On pourrait parler aussi des violences conjugales, des règlements de compte, des blessures de la vie quotidienne mais aussi des catastrophes naturelles. Bref, la liste est longue et n’importe quel urgentiste aguerrie vous dira que des blessures violentes entraînant la mort par hémorragie massive, il peut y en avoir aussi partout, tout le temps.

Un des principes fondamental du secourisme en général et même de la médecine, je pense, c’est de prévoir le pire. Y pensez vous ? Votre IFA vous y a-t-il bien préparé, ou même simplement sensibilisé ? Votre employeur a-t-il ça en tête ? Votre SAMU pense t-il à vous quand il pense DM, votre ATSU sait-il de quoi il s’agit ?

Le « Damage control »

Les attentats de Paris, Nice ou Strasbourg ont été bien vite oubliés et nous constatons que bien des soignants ne sont toujours ni formés ni équipés de garrot ou pansement israélien, par exemple.

Pourtant, en France, il est maintenant facile de se procurer du matériel et surtout de se former. Plusieurs centre de formation proposent des modules tel que le Bleeding control ou le TECC (Tactical Emergency Casualty Care) par exemple . Pour plus de renseignements, contactez nous!

Dans nos ambulances, sans médicaments, la seule chose qui peut sauver une vie c’est le défibrillateur. Rajoutez un garrot (une 50ène d’euros, sans entretien ni date de péremption!) et vous aurez un 2ème outil pour sauver une vie. Pas mal, non ?

garrot tourniquet tactique noir 02 Ambulancier : le site de référence Le « Damage Control »

Alors, êtes vous prêt à agir ? Prêt à sauver ou regarder mourir… ?

Un outil pédagogique à avoir dans la poche :

Memento Primo – intervenants attentat Damage Control : Rassembler à travers les « maux »

memento damage control recto Ambulancier : le site de référence Le « Damage Control »

Destiné aux potentiels primo-intervenants (Forces de l’ordre, SMUR, Ambulanciers, Militaires, Pompiers…) ce livret décrit une méthodologie de prise en charge pragmatique en fonction de son niveau de compétence. Ce carnet, fait référence à une technique séquentielle de prise en charge en urgence des blessés lors d’un attentat ou d’une atteinte traumatique sévère.

La première partie aborde les réactions à avoir au moment même de l’attentat, dans l’organisation des secours ainsi que des notions de tri des victimes. La seconde partie, sans doute la « plus intéressante » pour nous, les soignants, traite différentes fiches techniques qui nous concerne en grande partie. 

Au-delà, d’un caractère purement technique, derrière cet ouvrage, il y a une réelle volonté de rassembler les différents intervenants. J’ai pu échanger avec Monsieur Eric Laguens (IDE smur) qui m’a confié cette réelle volonté. En effet, son parcours professionnel varié a sensibilisé le coauteur à ne pas faire de « différences ». Nous sommes tous soignants, secouristes, sauveteurs…

A ce titre, NOUS, ambulanciers, sommes une réelle source en cas d’événements majeurs ! Dans un plan NovI pourquoi pas mais surtout, ne perdons pas de vue que nous sommes en mouvement permanent, nous sillonnons et quadrillons presque 100% du territoire français, la moitiés du temps avec une ambulance vide de patient. Nous sommes donc des soignants de terrain, des primo-intervenants en puissance.

Ambulancier.fr le site de référence vous propose une offre exceptionnelle : -15% sur le mémento avec envoi en lettre suivie grâce au code : AMBULANCIER

Pour se procurer le mémento : www.medhybride.fr

livre Ambulancier : le site de référence Le « Damage Control »

Merci à Eric Laguens pour son aide précieuse.

Bastien B.
Facebook : « bastien ambulancier »
email : ambu.dordogne@yahoo.fr

Les produits de désinfection pour l’ambulance

Secours à personnes, les véhicules prioritaires encore au cœur du débat

Le secours à personnes et véhicules prioritaires : un sujet qui n’en finit pas de faire couler de l’encre. Petit billet de l’été suite au séisme que provoque l’article du dernier secours mag relatif aux véhicules prioritaires avec entre autre la place des ambulances de transport sanitaire dans la réglementation. En effet ce débat dure depuis des décennies et il persiste encore et toujours à faire couler de l’encre et à noircir des pages sur le web et les réseaux

Point de juridique dans cet article

Je ne me risquerais pas à vous couvrir de références juridiques à outrance comme on peut souvent le lire ou lu par le passé. Une déferlante de références à des textes obscurs qui donnent libre cours à des interprétations toute aussi fabuleuses les unes que les autres par des personnes qui s’auto proclament juriste. Non car je ne suis pas juriste, non car je laisse cela à des spécialistes, des professionnels du droit.

Ces mêmes spécialistes qui un jour vous défendront peut-être dans le cadre de litige routier suite à l’utilisation dite abusive des signaux sonores et lumineux ou des abus de priorités. Quand je parle de litige je songe à des procès-verbaux que dressent dans certaines régions les force de l’ordre seule force régalienne autorisée à constater de telles infractions.

Quand je dis abus c’est que j’utilise ironiquement ces termes péjoratifs utilisés pour nous faire comprendre que nous sommes dans la soi-disant illégalité. On ne parle pas d’utilité bien entendu vous l’aurez bien compris.

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Photos Jean François Charles – Les véhicules prioritaires au coeur du débat

Trèves de bisbilles et tenter de raisonner l’agent des forces de l’ordre

Ici comme ailleurs on a donné libre cours à nos croyances, à nos interprétations. Mais ici comme peut-être pas ailleurs nous avons clairement annoncé une chose : la discussion reste la solution. Vous faire arrêter pour des faits susceptibles de vous condamner à des amendes ou autres ne doit pas vous faire perdre du temps sur vos missions. Il est bien entendu indispensable de faire comprendre aux forces de l’ordre que votre mission n’est pas arrivée à son terme. Je vous invite donc à vous faire accompagner puis à régler ou tenter de régler le litige après mission.

Mais revenons à nos moutons. Imaginons que le désaccord persiste et que vous vous retrouvez amendé, que le samu de votre région vous rit au nez et que la seule solution viable reste d’ester en justice. Seul un avocat compétent pourra alors faire valoir vos droits ou non et analyser finement les textes.

C’est pour ces raisons qu’il existe un problème monumental : les textes laissant place à l’interprétation. A gauche c’est passé, à droite on me dit que non condamné, au centre ah le samu a couvert, en bas les forces de l’ordre sont souples, mais en haut on me dit que les lois sont appliquées texto de facto. Vive l’équilibre.

Cet article le dit clairement : interprétation et ambulances c’est le mal

Comme on a tous tendance à lire en diagonale on oublie d’une que l’auteur n’est pas totalement inconnu au système législatif et possède de solides références en matière de droit, il a une expérience d’ambulancier, et œuvre pour les sapeurs-pompiers. Dire qu’il a parti pris est un raccourci un peu rapide même si on peut en effet se demander si influence il y a.

Mais comme tout être a droit à la présomption d’innocence il faut laisser ce doute de côté et se concentrer plutôt sur la conclusion de son article. J’ai honte d’écrire de douter mais certains le feront donc j’anticipe.

Cette même conclusion que beaucoup trop ont pris de court et jeté à la poubelle. Exiger de ce magazine un droit de réponse non argumenté n’est pas la solution à tous nos maux. Surtout quand l’article en question soulève ouvertement dans sa conclusion le réel nœud du problème. Surtout que dans cet article l’auteur soulève franchement et directement les dangers de l’interprétation, des questions au sénat et j’en passe.

Toutes ces choses qu’on pense être un faire-valoir alors qu’au final ce n’est que peau de chagrin face à l’institution en charge de l’application des lois : toute chose en dehors des textes de lois ne valent pas beaucoup si le magistrat refuse d’en tenir compte. Et c’est là la question intéressante à débatttre.

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Photo Jean François Charles

L’uniformisation des lois sur les véhicules prioritaires

Le problème soulevé et j’en suis fort heureux que ce monsieur l’ai fait, c’est de soulever la spécialité française d’avoir des lois pour tous mais qui s’appliquent un peu en fonction de la louche du cuisinier. Un peu pour toi, un peu beaucoup pour lui et du rab pour les autres. Pas une seule fois les lois qui devraient réglementer les us et coutumes des véhicules de secours dans leur ensemble ne sont cohérente. On a de tout : du pompier, des ambulances, des douanes, SOS Gaz, etc.

Mais quand on y regarde de plus près et que l’on compare enfin les missions de chacun on se rend compte que blanc ou rouge c’est du pareil au même. Mais nous les blancs on est comparé dans la loi à SOS  gaz ou aux déneigeuses c’est juste fantastique ! Pourtant nos missions sont identiques (aux pompiers hein pas aux déneigeuses) sauf sur certains points aux équipages VSAV. : transporter des patients pour nous, des victimes pour eux.

Mais Ambulancier quand vas-tu enfin te réveiller ?

Alors quand est-ce qu’une fédération/association/syndicat d’entreprises va enfin faire quelque chose d’utile au lieu de se contenter de s’écharper pour gagner quelques euros pour des clopinettes. Déjà que la tendance de certains groupes gargantuesque de par l’appétit  est pour que la place de l’ambulancier dans le système d’urgence disparaisse pour faute de soi-disant rentabilité. Oui le patient n’est qu’un simple prion sur l’échiquier de de certains décideurs.

Quand est-ce qu’au lieu de se battre pour des places de parking les organisations vont enfin faire front pour apporter un dossier constitué et solide auprès des représentants  du gouvernement ? Quand est ce que les ambulanciers vont s’unir pour faire changer les choses au lieu de snapchatter et se coller des oreilles de chats sur des selfies grotesques.

Vous l’aurez deviné ce billet est rédigé au vitriol pour une bonne raison : rappeler à chacun qu’au lieu de se cacher derrière un écran pour fustiger un article sans apporter de réelle avancée ou arguments solides il serait bon ton de se prendre par la main et de s’unir pour réaliser des choses plus intéressantes que de fustiger des pompiers ou râler sur les secrétaires médicales.

Les réseaux sont pollués par des discussions stériles et non constructives. Pourtant de nombreux sujets pertinent sont publiés et amènent à débattre sur des idées innovantes, intéressantes. Là aussi l’article de Secours Mag rappelle une chose : l’ambulancier a encore de sérieuse difficulté à justifier qu’il est un professionnel de santé aguerri et empreint de sérieux capable de débattre et faire ressortir des idées intéressantes. Alors il est encore temps de sortir de votre coquille et faire de ce métier un vrai débouché solide et pertinent.

Franck, ambulancier DE et webmaster enragé depuis 10 ans

Récit d’ambulancier : quand l’âme prend un coup

Récit d’ambulancier : quand l’âme prend un coup

Récit d’ambulancier, quand l’âme prend un coup

Récit d’intervention d’un binôme ambulancier. Parfois les équipes sont amenés à réaliser des interventions difficiles. Non le quotidien n’est pas fait de routine et d’habitudes. Parfois le corps comme l’âme des ambulanciers prennent une baffe. Quand l’âme de l’ambulancier prend une vraie claque…

00h50 Départ SAMU pour tentative d’autolyse

2 Mai 2019. Déclenchés à 00h50 pour une TA (Tentative d’Autolyse) médicamenteuse sur une dame de 69 ans, inconsciente Nous n’avons à ce moment précis pas plus d’informations pour nous aiguiller. On arrive sur les lieus à 1h15. La dame est installée dans sa voiture. En pyjama, elle ronfle. A côté d’elle on retrouve deux bouteilles de whisky et trois boites de Lexomil… Vides. Tout ça réuni ne semble vraiment pas très bon. Le temps d’installer la patiente sur le brancard  au chaud dans la cellule de l’ambulance, l’équipe SMUR déclenchée pour l’intervention arrive sur place.

Changement de situation

Prise de contact avec l’équipe, bilan rapide et débute alors l’examen classique la tentative de réveil de la victime. Toujours rien. La femme reste inconsciente. D’un coup c’est le changement total : le teint vire au gris, les yeux sont livides. Ni une ni deux notre petite doc lance l’intubation. L’opération se révèle vite compliquée. Elle finit par y arriver. A la première insufflation un geyser de whisky ressort et tapisse une les parois de l’ambulance. Installation de l’aspirateur de mucosités. Avec mon collègue on se regarde et sans se parler on sait que nous ne sommes pas près de partir.

Quand l’arrêt surgit

Et là d’un coup grand moment de solitude. La patiente fait un arrêt. L’activité cardiaque repart aussi sec. Coup de fil à la régul’ du Centre 15 : « on arrive, état stable pour le moment… Direction la réa ». Je commence à être fébrile.

Premier coup de frein quelques kilomètres après le départ. Madame « tape » le second arrêt cardio respiratoire. On attaque le massage. L’activité repart, on fait de même. Arrivés à mi-chemin, 3e arrêt. Là ça ne va pas en s’arrangeant. Le doc demande un renfort pompier pour masser le temps du trajet. On arrive enfin dans le service de réanimation.

Transfert sur la réa’

C’est parti pour le transfert sur le lit. Dans la chambre c est un brouhaha pas possible. On est au moins une vingtaine autour de madame. On échange les appareils de surveillance et là : silence complet dans la salle. Le tracé reprend mais madame bradycarde toujours à 30 pulsations/minutes

Fin des activités : 4h55, place au debrief’

On laisse notre patiente entre les mains compétentes de l’équipe de réanimation. Fin d’intervention 4h55. On débriefe, on essaie de reprendre nos esprits. Cette intervention fait mal. Même au bout de 4 ans et même après avoir et fait tout et n’importe quoi. L’adrénaline qui redescend nous met un coup en pleine poitrine.

Quand l’âme en prend un coup

Lendemain, je reprends le travail comme d’habitude. J’essaie de prendre des nouvelles de la patiente mais c’est compliqué. Je croise finalement l’infirmière qui était dans la chambre avec nous la veille. Elle m’apprend le décès de madame. A priori elle avait déjà fait plusieurs tentatives de ce type depuis le décès de sa fille et cette fois elle aura réussi à la rejoindre…

On a un beau métier mais qui fait mal à l’âme parfois.

Si vous souhaitez partager une anecdote marquante, une belle histoire, une intervention atypique : n’hésitez pas à nous partager votre histoire pour la publier. N’oublions pas que ces anecdotes permettent à chaque visiteur non-ambulancier de se faire une idée différente du métier. une approche autre. C’est aussi un moyen pour els futurs élèves ambulanciers de mieux se projeter dans leur nouvelle orientation. Une prise de conscience. Pour nous contacter : ambulancier-sitedereference@gmail.com

La planche de massage

La planche de massage

Non cet article n’est pas là pour vous proposer une remise exceptionnelle sur la planche à masser vendu sur télé shopping.  Ce ne sera pas non plus un cours complet de remise à niveau sur les gestes d’urgence en cas d’arrêt ventilatoire hormis un rappel basique et très rapide.

La planche de massage cardiaque est une planche de type plan dur mais de taille plus courte que le plan dur destiné à l’immobilisation d’un patient avec traumatisme/polytraumatisé etc qui va servir dans certaines conditions. Il est bien entendu que le plan dur peut sans problème remplacer ce type de matériel.

La réanimation cardio-pulmonaire

Tout ambulancier ou secouriste est à même de détecter si une réanimation cardio-pulmonaire est nécessaire ou non. Ma phrase porte à sourire je me doute mais on ne sait jamais. Un rappel basique des choses : l’arrêt cardio respiratoire c’est quand un patient est insconscient et ne ventile plus.

Donc la procédure d’urgence hormis bien entendu un bilan vital rapide au 15 est la mise en oeuvre des procédures de réanimation de type RCP avec insufflation d’oxygène au BAVU et mise en place du DSA etc. Je ne vais pas ressortir ces bases du placard elles doivent être dans tous les esprits en permanence. Si ce n’est plus le cas changez de job vous êtes cuit ou alors filez vite en recyclage…

Masser oui mais attention

Pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire c’est une chose mais il ne faut pas oublier un détail : pour que les gestes de secours soient optimum il est indispensable que le patient repose sur un plan dur. Ce plan dur permettra que les compressions thoracique soient les plus efficaces possible. Je vous laisse imaginer sans difficulté ce que peut donner une RCP sur un matelas médical ou encore sur le matelas d’un brancard. A part ne servir presque à rien vu que le thorax du patient va s’enfoncer en partie dans la literie je doute de l’efficacité du massage.

Pourquoi une planche

Exercice tout simple : vous êtes en ambulance, votre patient tout d’un coup est en arrêt cardio respiratoire, quelle est votre attitude hormis les principes primordiaux évoqués plus haut ? Le mettre sur le plancher de l’ambulance ? Le sortir dehors par terre alors qu’il pleut à verse sous une température avoisinant les 5 degrés ?

Que nenni : la solution la mieux adaptée c’est de faire glisser la table de support du brancard latéralement pour avoir de la place autour du patient, glisser cette fameuse planche sous le patient et débuter vos gestes de premier secours. Le patient est sur le brancard, votre massage est optimisé grâce au plan dur qui est glissé dessous. Votre patient est au sec, au chaud et l’équipe médicale peut arriver et s’installer rapidement malgré la place restreinte. Les modèles commerciaux possèdent en général un profilé adapté et ergonomique.

planche de massage réanimation cardio pulmonaire

environ 50 euros TTC par ex chez http://www.quirumed.com/fr/Catalogo/articulo/25546

Un matériel utilisable partout

Réalisé dans une matière permettant la désinfection, la planche de massage ou plan dur pourra être utile dans divers endroits : au domicile, à l’hôpital, dans l’ambulance… Alors certes ce n’est pas un cas de figure que l’on rencontre au quotidien mais ça reste tout de même un matériel indispensable.  

Optionnel sur le point de vue législatif (normes d’équipements des ambulances) c’est un matériel qui devrait être obligatoire au vu de son utilité. Si vos ambulances ne sont pas encore équipées il serait bon de le rappeler à vos employeurs respectifs. A savoir que la solution « Do It Yourself » peut être envisagée si les paramètres de solidité sont respectés (planche d’olivier). Sur ce dernier point j’émet un doute mais si certains collègues qui me lisent utilisent une planche maison je serais intéressé par leur retour sur cette question.

Les planches de massage automatique

Il existe des systèmes de planches destinées à mettre en oeuvre les compressions en mode automatique : l’Autopulse de Zoll ou encore Lucas. Ces systèmes permettent une mise en oeuvre rapide et automatisée du massage. Ils libèrent ainsi un opérateur.

Je n’irais pas plus loin que l’évocation puisque c’est un système assez peu répandu et à priori la Société française de médecine d’urgence n’est pas favorable à la généralisation de ce type de matériel. Un manque d’étude portant sur les effets bénéfiques ou non de ce type de matériel serait mis en avant. Je vous laisse quand même découvrir les vidéos de présentation de ce type de matériel.

Je n’irais pas plus loin sur l’utilisation de ce type de matériel car je vais me faire descendre en flèche par les autres professionnels de santé. Je reste à ma place d’ambulancier ;=)

Système LUCAS

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Autopulse Zoll

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L’ambulancier, les formations et vos entreprises

L’ambulancier, les formations et vos entreprises

Formation de l’ambulancier en entreprise

Bonjour à tous et à toutes et merci d’être des lecteurs fidèles. Aujourd’hui je vais tenter de vous amener à réfléchir sur un domaine qui reste encore très peu abordé en France : les formations complémentaires à la formation initiale de l’ambulancier. Et oui la formation diplômante de l’ambulancier est la base de base mais il faut savoir que l’ambulancier peut avoir accès à nombre d’autres choses. Mais voyons voir ce qui nous amène à évoquer ce sujet.

En effet nous avons eu l’occasion de lire une news intéressante avec pour thème l’application de l’hypnose dans le domaine médical voire paramédical. Vous pouvez lire l’article initial ici :

Comment le Samu utilise l’hypnose pour soulager la douleur

L’hypnose reste un domaine dans lequel on peut intégrer de nombreuses applications pour le patient : gestion du stress, anti douleur ou encore alternative à l’anesthésie. C’est un domaine qui ne cesse de grandir et d’être inclus dans le parcours de soin. C’est même une discipline qui est ouverte aux non médecins : IDE, Aide-soignant etc. il serait intéressant d’étudier l’application dans le domaine ambulancier.

mercedes ambulance allemagne Ambulancier : le site de référence L’ambulancier, les formations et vos entreprises

Et vous dans votre entreprise ?

La grande question qui va justement permettre de rebondir à cet article de presse sur un sujet quand même relativement axé sur le soin, c’est : vous et votre entreprise ? Avez-vous accès à des formations spécifiques complémentaires ? Que ce soit des formations très courtes voire des formations plus poussées sur la prise en charge du patient. Il faut savoir que l’offre de formation existe dans de nombreuses régions et que vous pouvez avoir accès à ces formations. Reste que c’est une pratique encore peu répandue. Problème de coût ? Problème de méconnaissance du sujet ? on attends vos avis sur la question ou vos expériences.

Formation de l’ambulancier en entreprise : quelle est l’offre existante ?

Les formations les plus courantes sont les grands classiques : transport pédiatrique, transport de patient issu du milieu psychiatrique ou protégé, mais aussi la très célèbre formation Nord-Américaine du NAEMT : PHTLS. Mais il en existe encore beaucoup d’autres. Toutes ces formations sont adaptées à des publics différents : de l’acteur de terrain paramédical ou intervenant premier secours jusqu’à la médecine de catastrophe. Est-ce applicable dans le quotidien ?

Pas toujours au regard de la législation certes, mais est-ce qu’une démarche intellectuelle ne peut pas être tout aussi importante pour absorber des connaissances. Ces connaissances pourront aider à mieux raisonner et travailler de façon plus qualitative. C’est aussi un pas vers une évolution.

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Le secours, mais le quotidien aussi est indispensable

Des formations dédiées secours mais aussi des formations pour le quotidien. J’évoquerais les formations pour apprendre à « tutorer » un élève en formation DEA ou encore accompagner son collègue fraîchement diplômé au sein de l’entreprise. Vous allez me dire : « pas besoin d’être formé pour ça ». Et bien détrompez-vous. Pour avoir formé nombre d’élève ambulancier en entreprise, stagiaire découverte ou encore intégration je peux vous assurer que ce n’est pas accessible à chacun.

Non pas uniquement en termes d’intérêt pour ce fait mais aussi pour être capable de détenir les clés et les méthodes pour apprendre à un apprenant. Former ce n’est pas être formé. La transmission du savoir s’apprend aussi pour être capable de véhiculer correctement ses connaissances. Si vous voulez être compris et être capable de vous adapter à différents apprenant il faut savoir utiliser des outils  pédagogiques.

formation de l'ambulancier en entreprise

Régulation, facturation, désinfection

Il existe aussi des formations plus « terre à terre » mais tout aussi importante pour la gestion de l’entreprise. Je pense à la formations aux outils logiciels de régulation ou encore apprendre la facturation. Cette dernière est quand même un domaine très spécifique et requiert de connaître très bien le système : sécurité sociale, mutuelles, règles de facturation législation.

On n’oubliera pas non plus les possibilités faites d’accéder à des formations pour les grandes entreprises qui nécessitent d’avoir des responsables d’exploitation : gérer son parc de véhicule mais aussi et surtout être capable de gérer et rédiger les protocoles de désinfection et d’asepsie.

Oui un simple carnet ne fait pas tout. Les protocoles de désinfection sont utiles et permettent de suivre une procédure afin de sécuriser et renforcer le nettoyage et l’asepsie du véhicule et des matériels. Et pour faire un bon protocole il est utile de rafraîchir ses connaissances mais aussi d’intégrer les nouvelles normes  pour être capable de rédiger des procédures efficaces. Et pour ça une formation même d’une journée avec un hygiéniste peut apporter une réelle valeur ajoutée à l’entreprise.

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Réagissez !

On attend vos réactions sur le sujet. N’hésitez pas à partager votre vécu : êtes-vous formé à d’autres cursus que le DEA ? SMUR, Pédiatrique, PHTLS, ACLS, etc. N’hésitez pas à partager vos retours sur le sujet et à en débattre. Si vous souhaitez partager votre vécu sur une formation en particulier vous pouvez aussi nous contacter directement : ambulancier.sitedereference@gmail.com ou via la messagerie de la page Facebook. Nous serons très intéressés de connaître les formations que vous avez pu suivre et où. Cela, toujours dans le but de mieux informer et rendre surtout les possibilités d’apprentissage plus visible pour vos collègues et chefs d’entreprises qui suivent le site web et son fil d’actualité.

Article : Franck et Nicolas. Basé sur une idée de Nico.

Formation des ambulanciers les dispenses de modules

Formation des ambulanciers les dispenses de modules

Formation des ambulanciers

Aujourd’hui on va aborder un sujet : les dispenses de modules pour les professionnels de santé souhaitant préparer le diplôme d’ambulancier. Ces dispenses devraient permettre à de nombreux candidats d’avoir un éclaircissement sur l’accès à la formation du diplôme d’ambulancier par des personnes déjà titulaires de certains titres ou diplômes du ministère de la santé. En effet selon vos qualifications vous êtes peut être exempté de suivre certains modules de formation. Ces modules sont souvent déjà abordés lors de certains diplômes comme pour les Aides soignants, IDE etc. Les données énoncées sont issues des textes législatifs régissant la formation d’ambulancier.

J’espère que vous trouverez des éclaircissement si vous êtes concernés par une de ces dispenses. pour les autres il vous faudra impérativement passer par le cursus classique.

Auxiliaire de Puériculture

Sont dispensés de suivre les modules 4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules1-2-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Infirmiers, kinésithérapeute, podologue, ergothérapeute, psychomotricien, manipulateur radio, technicien labo

Sont dispensés de suivre les modules 1-2-3-4-5-7mais devront donc suivre les modules 6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Aide-soignant

Sont dispensés de suivre les modules 2-4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules 1-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Auxiliaire de vie sociale et assistant de vie aux familles

Sont dispensés de suivre les modules 4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules1-2-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Ambulanciers dans un état de l’UE

Pour les ambulanciers ayant exercé à l’étranger dans un des états membres de l’Union Européenne, ils sont dispensés des épreuves de sélection. Par contre pour être exemptés de suivre certains modules de formation il leur faudra soumettre un dossier. Le dossier sera présenté au directeur de l’institut de formation qui évaluera avec le comité technique la formation suivie. Une comparaison de formation sera établie avec le diplôme d’ambulancier. A l’issue une dispense de suivi de certains modules peut être émise.

Formation des ambulanciers : attention au stage

Prudence pour l’ensemble des professions les exemptions ne concernent en aucun cas l’obligation d’effectuer un stage de découverte de 140 heures en entreprise de transport sanitaire !

formation des ambulanciers - réanimation cardio pulmonaire -RCP
Formations des ambulanciers – Les dispenses de modules
Journées de formation AFASH –

Journées de formation AFASH –

Journées formation pour les ambulanciers par l’AFASH

Pour les ambulanciers publics comme privés je vous propose de découvrir les journées de formation organisées par l’association française des ambulanciers SMUR et hospitaliers. Ces journées de formation très riche en enseignement sont ouvertes à tous les personnel participant à l’AMU (Aide Médicale Urgente) dont les ambulanciers issus des transports sanitaires privés font intégralement partie. Une façon de venir découvrir de nouvelles informations, procédures etc. On vous expose le communiqué de presse suivi du programme de ces journées. en espérant que vous serez nombreux à y participer. Nous attendons vos retours et vos avis. N’hésitez pas à nous faire un compte rendu de ce que vous aurez appris afin d’informer l’ensemble de la profession.

Le communiqué de l’AFASH pour les JEF de Lyon 2019

Les journées d’étude et de formation des ambulanciers se dérouleront du 14 au 16 mai 2019 pour la première fois à Lyon. Pour cette nouvelle édition, de nombreux exposants venant de toute la France vous présenteront leurs nouveautés.

Vingt conférenciers animeront ces trois journées exceptionnelles ouvertes à tous les ambulanciers et personnel participant à l’Aide Médicale Urgente préalablement inscrit auprès de l’AFASH (Association Française des Ambulanciers SMUR et Hospitaliers) et auprès de leurs organismes de formation.

Nous aurons l’honneur d’accueillir des personnalités de la médecine d’urgence tel que le Pr. Paul PETIT (fondateur du SAMU de Lyon), le Pr. Pierre-Yves GUEUGNIAUD (chef du pôle URMARS de l’Hôpital Edouard-Henriot de Lyon) et le Dr Nathalie PRIETO (psychiatre CUMP-SAMU-69, référente nationale des Cellules d’Urgence Médico-Psychologiques).

A cette occasion, sera parrainée l’association PROVIDENCE-NTC qui participe activement à l’aide d’enfants présentant un handicap.

L’ouverture de ces JEF 2019 sera faite par les organisateurs Antoine PEREIRA (Président de l’AFASH) et Geneviève HERAUT (Présidente de l’association 2Tons69).

Nous vous attendons nombreux. Le programme et les inscriptions sont ouvertes dès à présent sur le site www.afash.fr ou sur Facebook groupe : JEF LYON 2019.

Programme

1er Jour

L’histoire des SAMU au travers de véhicules SMUR

Les crobes même pas peur

  • Contamination infectieuse lors du transport des patients avec démonstration du port des tenues NRBC (Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique)

Petits et costauds

  • Transport néonatal
  • Maladie grave des premiers mois du nourrisson
  • Transport Bariatrique

Chaud et froid

  • Ambulancier sous les tropiques
  • Le froid : ennemi du traumatisé
  • Le brûlé : de la brûlure à l’hôpital

2ème jour

On est pas de bois

  • Annonce d’une mauvaise nouvelle en SMUR
  • Retentissement psychique sur les intervenants

Monsieur le juge, j’ai tout bien fait

  • Ambulancier et équipe SMUR – les textes de lois
  • Responsabilité des ambulanciers

Nouvelles pratiques

  • Hypno-analgésie en SMUR
  • Bilan ABCDE du patient grave
  • Prélèvement d’organes et de tissus

Apocalypse Now

  • Ambulancier et situations sanitaires exceptionnelles
  • Damage Control
  • Le véhicule PC

3ème jour

On the road again

  • La formation des ambulanciers
  • Les usagers de la route et les véhicules SMUR
afash - journée d'études et de formation des ambulanciers
Journée d’étude et de formation des ambulanciers – AFASH
World Life Challenge

World Life Challenge

RELEVEZ LE WORLD LIFE CHALLENGE PENDANT LA RESCUE WEEK – PARIS AVRIL 2019

VENEZ BATTRE LE RECORD MONDIAL DE MASSAGE CARDIAQUE EN RELAIS

URGENT : APPEL AUX VOLONTAIRES

faisons battre son coeur Ambulancier : le site de référence World Life Challenge

World Life Challenge, un appel aux volontaires

Bonjour

Nous manquons de volontaires pour constituer les équipes principalement de nuit… sans lesquelles le record ne pourra pas être battu.

Pendant la RESCUE WEEK, début avril, nous tenterons de battre le record du plus long massage cardiaque en relais détenu par l’Université de SAVEETHA (Chennaï Inde) durant lequel 2619 personnes se sont relayées pendant 24h10min le 7 avril 2016.

Je cherche à vous contacter pour vous présenter notre événement et vous proposer d’y participer : une occasion de sensibiliser votre entourage aux gestes d’urgence et de relever un défi avec vos collègues.

SECOURS&VOUS est le premier et unique salon gratuit destiné au grand public sur les gestes qui sauvent, la prévention de tous les risques, l’engagement citoyen et la résilience. Le salon se tiendra à la Porte de Versailles à Paris du 4 au 7 avril 2019. Seulement 27% des français sont formés aux geste d’urgence. Il faut que cela change.
L’événement sera filmé et retransmis en direct sur notre site RESCUE WEEK : Constituez une équipe et portez haut vos couleurs !

Vous apparaitrez dans notre application dédiée et serez associés à l’enregistrement de notre record auprès du GUINNESS WORLD RECORD.

Pour joindre le geste à la parole et sauver une vie, nous comptons sur vous !

Si vous trouvez notre initiative utile et nécessaire, vous pouvez transmettre ce mail à vos contacts les plus pertinents… et nous vous remercions d’avance pour votre aide et votre soutien.

Je me tiens à votre disposition pour toutes questions concernant les conditions de participation.

Eléonore Lanneluc
Chargée de développement
Secours Mag, SST Mag, Rescue Week, Secours Expo et Secours & Vous

Pour les ambulanciers : voir ici pour le contact ! On compte sur vous !

La plus longue RCP au monde a besoin des ambulanciers

La plus longue RCP au monde a besoin des ambulanciers

La plus longue RCP au monde a besoin des ambulanciers

Non vous avez bien lu, lors de Secours expo, le salon dédié aux secours qui se déroulera à Paris les 4/5 et 6 Avril il sera tenté de réaliser la plus longue Réanimation Cardio Pulmonaire au monde. Cette RCP fantastique réunira tous les corps de secours : pompiers, ambulanciers, associatifs. Des relais de 2 min seront enchainés tout au long de la journée du 4 Avril jusqu’à atteindre la plus longue durée possible.

Les créneaux

Pour le moment le créneau horaire attribué à la profession sera entre 19 et 20h. Malgré tout et afin de maintenir le relais au top en nuit profonde il faudra des volontaires. Beaucoup de volontaires

Motivés ? Alors c’est simple il vous suffit d’envoyer un email avec vos coordonnées à patrick@assistanceambulance.com.

Vous êtes concernés

Ne pensez pas un instant que vous n’êtes pas concerné. Pour que la profession impacte le public il faut pouvoir se montrer, participer et montrer que nous existons et que nous sommes des acteurs du secours à part entière. Alors on se motive et on vient filer un pti coup de main à cette folle équipée. On participe parce qu’on est passionné, motivé et aussi parce qu’il est temps que les ambulanciers démontrent qu’il existent et pratiquent au quotidien.

premiers secours -réanimation cardio pulmonaire - rcp - ambulancier le site de référence

Allez zou à vos boites mail !

Ambulancier le site : dix ans d’histoire

Ambulancier le site : dix ans d’histoire

Ambulancier, un site, une référence depuis près de 10 années

Peut être certain se demandent ce qu’est ce site web, qui rédige, qui publie. Est ce un site publicitaire ou bien un site de passionné, est ce un simple blog ou un véritable travail impliqué. je vais essayer de vous répondre rapidement pour vous brosser un tableau du site de l’ambulancier de sa création en 2009 à aujourd’hui en 2019 : dix ans après.

ambulancier : le site de référence de la profession d'ambulancier
Ambulancier : le site web de référence pour la profession d’ambulancier

A l’origine il y avait un apprenti ambulancier

A l’origine même des fondements de ce site il y avait un gars, la trentaine qui cherchait à se reconvertir dans une nouvelle voie professionnelle. Lors d’une séance d’orientation est ressortie de tous ces profils une tendance à se diriger vers les milieux médico sociaux. Là une foule de possibilités se profilaient.

Mais au vu de la complexité des parcours de formation, entendez par là la difficulté financière et non pas intellectuelle, il a fallu que je me résolve à trouver une solution viable tout en me permettant de pouvoir continuer à vivre, mais surtout une discipline qui me passionnerait. Le métier d’ambulancier n’était pas celui qui me faisait le plus rêver au départ.

Des clichés et un vécu personnel ne me donnaient pas vraiment la motivation. Le stage de découverte a vite gommé mes à priori et a su me donner cette envie de pratiquer ce job : devenir ambulancier. C’est alors que je me suis rendu compte d’une chose : la passion allait s’emparer de moi.

rassurant Ambulancier : le site de référence Ambulancier le site : dix ans d'histoire

L’inexistence d’une base de connaissances sur le métier d’ambulancier

Lorsque j’ai commencé à fouiller la toile afin de me documenter je me suis trouvé face à un grand vide. Il existait des ressources. Mais ces ressources devaient être recoupées afin d’obtenir une analyse bancale. Rien de vraiment assuré, beaucoup de zones d’ombres. Bref un manque puissant de ressources pour s’informer sur le métier et ses moyens d’y accéder.

Heureusement à cette époque le forum sos 112 m’avait permis d’échanger avec des ambulanciers sur leurs métiers. J’ai donc réussi à centraliser des informations sur le métier d’ambulanciers, ses contraintes, ses difficultés mais aussi le coeur du métier : les patients. Ces échanges furent très enrichissant en complément du stage de découverte.

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Créer le site pour combler ce manque

En 2009, à l’orée du dépôt de mon dossier d’inscription en école d’ambulancier, j’ai décidé de mettre en ligne ce site. Il fallait que je propose une solution pour aider ceux qui passeraient après moi. J’allais l’appeler « L’ambulancier pour les nuls » en référence à la fameuse collection d’ouvrage. Un site bien maigre à ses départs qui n’a cessé de s’étoffer avec le temps.

Les articles du début se contentaient d’apporter des réponses à mes propres questions : concours de sélection, dossier d’inscription, stage découverte. J’ai appris à transcrire pour les autres ce que j’avais eu tant de mal à réunir. J’ai aussi dû apprendre à me tenir loin des polémiques, loin des critiques et des partis pris. Rester droit dans mes bottes pour conserver une ligne d’édition neutre et apolitique.

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Puis l’expérience vint et le métier d’ambulancier

Une fois diplômé j’ai pu doucement au fil du temps diriger mes articles vers des thèmes plus spécialisés, plus profond. J’ai su aussi rester humble et confier le travail expert à des spécialistes du monde de la santé comme Jean Laengy, ambulancier DE et d’une expérience sans égal, ou encore Florian, Infirmier DE.

Mais aussi avoir la chance de pouvoir publier des ambulanciers au gré de leurs envies et de leurs dispos comme Jean François Charles ambulancier SMUR, ou encore Quoi2Neuf, journaliste et ambulancier DE. Je n’oublie pas Sébastien Gagnon, formateur pour les paramedic au Canada. Le site prenait son essor avec ces participations. Quant à moi je n’ai cessé de rédiger encore et encore sur des thématiques ambulancières maîtrisées, mais aussi quelques billets d’humeur bien senti en réaction à des sujets qui m’ont tenu à cœur.

L’étude ONPA a vu le jour grâce à Quoi2Neuf avec pour la première fois une étude incroyable sur la profession ambulancière. Il y a eu au cours de toutes ces années des moments très fort mais de gros moments de doutes. J’ai bouffé des heures et des heures sur ce site.

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Aujourd’hui l’ambulancier a évolué

Malgré une longue période de somnolence due à une perte de motivation, des changements dans ma vie, le site a survécu à tous les autres sites, associations et autres qui ont tenté de réunir les ambulanciers sous une seule et unique bannière. Il a évolué, son identité aussi. C’est aussi dû à la maturité acquise au fil du temps.

On est en 2019, le site va fêter ses dix années d’existence. Je suis toujours aussi frustré de ne pas avoir réussi à réunir suffisamment de rédacteurs pour que ce site progresse et s’enrichisse. Mais le métier est dur et laisse peu de temps libre. Seuls certains rares irréductibles continuent de faire tourner la boutique.

Aux commandes

Aujourd’hui aux commandes il y a moi : Franck, créateur et rédacteur mais aussi un pote de promo avec lequel j’ai passé mon Diplôme d’Etat d’Ambulancier, qui contribue depuis déjà un sacré moment : Bastien. Fort de ses voyages à l’étranger et de ses immersions à l’international il est mon reporter à l’étranger. Deux passionnés qui restent actifs et motivés pour apporter un contenu intéressant à de futurs ambulanciers mais aussi à des professionnels de terrain.

Deux ambulanciers qui ont vu la profession stagner depuix dix ans. Certes pas sans exemption de progression pour certaines entreprises toujours optimales, mais pas pour l’ensemble des entreprises de transport sanitaire. Mais malgré tout une chose perdure : la passion du métier. Nous restons fidèles au poste, garant de la défense de métier formidable.

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L’avenir

L’avenir du site reste toujours aussi incertain. La faute au manque d’implication des ambulanciers. Malgré des tentatives pour motiver les troupes le métier d’ambulancier reste chronophage. Le temps est une denrée de plus en plus rare. Difficile de séduire des ambulanciers motivés par leur seule passion et œuvrer pour les autres. Mais je ne ‘abandonnerai pas qui sait, peut-être arriverais je à en convaincre certain ?

Ce métier reste ingrat, difficile, méconnu mais pour ceux qui œuvrent c’est la passion qui les consume, qui les porte chaque jour. Pour toutes ces choses qu’ils apportent aux patients. Je leur dis à tous merci pour ce qu’ils réalisent : ils, elles : les ambulanciers(ères). C’est aussi pour eux que le site reste en vie. pour défendre leur profession et apporter une vitrine. Apporter une preuve que la profession d’ambulancier va plus loin que les simples clichés du quotidien.

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ambulancier : le site web de référence

Les ambulanciers : « Mais j’ai toujours fait comme ça ! »

Les ambulanciers : « Mais j’ai toujours fait comme ça ! »

Les ambulanciers qui font toujours comme ça

Aujourd’hui petit billet d’humeur sur une tendance qui m’a toujours agacé. Oui c’est quelque chose qui existe dans tous les domaines notamment chez les ambulanciers : « Oui mais moi j’ai toujours fait comme ça ».

Je sais que je ne vais pas m’attirer une foultitude de compliments en abordant ce sujet mais il est bon ton d’aborder aussi des sujets qui fâchent et de les mettre en avant. Pourquoi ? Tout simplement pour faire avancer les choses et amener chacun à une réflexion sur la manière de changer les choses. Ou pas tout est une question de point de vue.

Je rédige ce billet suite à lecture d’une conversation sur « Oui ben moi ça fait 15 ans que je fais de l’ambulance et j’ai toujours fait comme ça et ce n’est pas pour ça que je suis moins bon que toi ». Je passerais les détails de la conversation et les tenants et aboutissant. Je vais juste me contenter de mettre le sujet sur la table. A chacun d’aborder ce thème avec son équipe pour trouver des pistes intéressantes pour faire changer ça. Je n’ai nulle prétention de détenir le savoir ultime. Mais je remets mon savoir en question pour essayer d’être encore meilleur chaque jour.

L’ambulancier et ses pratiques

L’ambulancier comme tout corps de métier a subi des évolutions, des améliorations. Méthodologie de travail, évolution des techniques de secours à personne, lutte contre les troubles musculo squelettiques, évolution du code de la route, progression dans les normes appliquées aux véhicules de transport sanitaire. La liste sera bien trop exhaustive. Ce métier a donc malgré le fait que j’estime qu’il gît dans un relatif immobilisme, évolué. Mais est-ce bien le métier qui a évolué ou un ensemble au complet c’est-à-dire la profession et ses professionnels. Il est intéressant de voir que l’évolution n’a pas forcément subi un équilibre entre les deux parties.

Oui mais j’ai appris comme ça

Le problème qui m’amène ce jour c’est la phrase qui me fait bondir chez certains collègues : oui mais moi j’ai toujours fait comme ça. Traduisons clairement les choses dites au travers de cette phrase : c’est un fait, j’ai assimilé ces informations et techniques et je n’ai pas l’intention de faire évoluer ma manière d’agir, de faire. Je reste campé sur des acquis moyenâgeux et je n’ai nullement l’intention de faire changer ma pratique. Waw ça existe encore ?

Il semblerait en effet que ce comportement subsiste à divers degrés et nous impacte tous, moi y compris. Généralité ? Non sûrement pas puisque ce n’est pas un mode de pensée global. Certains ont cette réflexion sur le moment mais restent ouvert à l’évolution après une discussion, un événement, une prise en charge, une prise de conscience. D’autres ont déjà évolué au contact d’autres collègues. Ou tout simplement ont questionné des jeunes diplômés ou stagiaire sur les nouvelles manières de faire.

Oui faire évoluer quelqu’un c’est aussi lui ouvrir l’esprit, lui donner envie. Il est tout à fait compréhensible que passé un certain cap dans son quotidien professionnel on est coincé dans un carcan rassurant : je pratique donc je suis efficace. Ce que je fais je le fais bien depuis des années donc pourquoi changer ?

Pourquoi évoluer si ça ne sert à rien, la nécessité par l’exemple

La question à amener sur ce type de problème c’est : quel est l’apport de nouveaux savoirs ? Donner envie à l’autre de sortir de ce carcan confortable pour se risquer hors de sa zone de confiance. Je prends un exemple : je sors le brancard cuillère avec une collègue expérimentée. Ce type de brancard a été imposé suite à l’évolution des normes EN 1789 pour l’équipement des ambulances de type ASSU. Problème les personnels formés avant cette norme ne connaissaient que peu ou prou cet équipement et son utilité réelle. On m’a bien amené l’argument : bof ça sert juste pour les sorties de corps (ndlr funéraire).

Donc pourquoi s’en servir on savait très bien travailler sans avant donc inutile d’inclure ce matériel. Sauf que quand un jeune collègue propose d’expliquer à quel point cet équipement peut se révéler utile ça change la donne. Et une démonstration sur le terrain avec une situation bien casse-tête comme un col sur personne âgée coincée dans un endroit improbable, algique. Et que la prise en charge avec ce matériel facilite les choses, et oui ça ouvre les yeux. Surtout avec une collègue qui souhaite progresser.

Passer du système D à une situation où magie le matériel résout une grosse partie du problème ça aide : patient sécurisé, déplacement facilité, extraction facilitée. On montre, on explique et on met en œuvre ensemble. Tout simplement. Désormais ma collègue sait comment optimiser ses gestes avec l’utilisation de ce type de brancard.

Et oui comme je le disais tout à l’heure certains conservent une envie d’évoluer, d’apprendre, de progresser et d’assimiler de nouveaux acquis et techniques. Et en quelques minutes on démontre et apprend que cet équipement possède des avantages incroyables pour le patient en terme de protection, de confort, de qualité d’extraction mais aussi cerise sur le gâteau en protection de l’équipage en terme de troubles musculo-squelettiques immédiat ou à posteriori.

On se retrouve avec un binôme qui a évolué : le plus expérimenté continue d’apprendre de nouveaux savoirs tout en continuant de former le moins expérimenté avec ses connaissances du terrain. La complémentarité.

Évoluer c’est sauver

Évoluer c’est aussi sauver. Sauver des vies, mais aussi sauver sa propre personne. Si les techniques évoluent, elles évoluent aussi pour protéger les professionnels. Les protéger des troubles dus à la pratique pour rester en forme et ne pas se blesser. Mais aussi protéger les personnes dont on s’occupe.

Certes en 19xx on transportait une maman et son petit de 2 ans sur un brancard comme ça sans sécurité appropriée. Aujourd’hui l’évolution fait que l’enfant est dans le harnais pédiatrique sur le brancard et maman à côté sur le siège accompagnateur voire à l’avant du véhicule, avec sa ceinture de sécurité. Tout comme un patient adulte doit être muni du harnais de sécurité sur le brancard. C’est une évolution en terme de sécurité du transport. Et une réelle obligation.

En cas d’accident la solution du « j’ai toujours fait comme ça » risque fort de coûter cher à l’ambulancier si il n’applique pas ces nouvelles règles. Donc les règles évoluent et il faut évoluer avec les règles. Pour se protéger, protéger son équipage, protéger son patient et protéger les autres. C’est un exemple parmi d’autres mais qui a pour but d’alerter !

Le recyclage bien trop court

Le problème à mon avis demeure la durée du recyclage des ambulanciers. Certes chacun trouvera à se former auprès de ses jeunes collègues sortis d’école, via des formations dispensées au sein de l’entreprise (pour les rares entreprises capable de réfléchir à l’importance de ces formations). Mais le cas n’est pas viable pour tous : question de temps, question de mentalité, question de génération. Le recyclage obligatoire de l’ambulancier l’amènera donc forcément à remettre ses acquis à jour.

Oui certes mais sur des grands sujets : RCP, évaluation clinique etc. Mais le problème qui demeure c’est être aussi recyclé sur les nouveaux matériels, les nouvelles techniques, les nouvelles obligations. Et la durée légale du recyclage ne permet pas de prendre suffisamment de temps pour faire face à l’ensemble. Il faudrait plus de temps ou des formations plus régulières sur le temps.

Le travail d’équipe

C’est pour ça qu’à défaut de durée de recyclage ou de formations dispensées en interne il faut que l’équipe communique et apprenne à tirer profit des connaissances des jeunes diplômés. Se tenir informé de l’évolution, des changements. S’intéresser aux matériels acquis et non pas se contenter de les ranger dans l’ambulance et de les laisser prendre la poussière.

Une obligation d’avoir un matériel est aussi une obligation d’apprendre à s’en servir. Remettre en question une technique qui a évoluée. Sauver des vies mais aussi se sauver soi-même. Vivre dans le passé c’est bien mais apprendre à évoluer avec son temps c’est mieux.

Est-ce une condamnation gratuite des personnes qui se sont dans ce cas ? Nullement c’est avant tout une condamnation des aberrations du système. Il empêche en effet d’équilibrer de façon plus qualitative la remise à niveau de la population des ambulanciers. Je dis avant tout qu’elle pourrait gagner en efficience. Et c’est valable aussi pour les plus jeunes. Certains sortent d’école mais oublient tellement vite leurs acquis qu’ils en deviendraient dangereux.

C’est aussi un message à l’intention de tous : conservez un esprit ouvert ! La remise en question de vos connaissances doit être perpétuelle. Ne restez pas figé dans votre apprentissage. Le savoir est une valeur inestimable. Même si vous êtes expérimenté, bourré de savoir, de connaissances vous n’êtes pas infaillible.

Chacun a toujours quelque chose à apprendre et ce n’est pas parce que vous avez appris de cette manière qu’il n’existe pas d’autres façons de faire, de nouvelles méthodes.

Merci à toi l’ambulancier, Merci à toi le caissier, Merci à toi le routier

Ambulancier les équivalences en secourisme

Secourisme et équivalence pour l’ambulancier

J’avais abordé il y a un certain temps un thème redondant mais qui pose et c’est logique, nombre de questionnement chez les secouristes. Normal me direz-vous on vous forme alors pourquoi ne pas bénéficier de passerelles entre ces cursus. Mais posons-nous aussi la question de façon inversée.

Un ambulancier chez les secouristes

Nombres des ambulanciers exercent aussi une activité de secourisme : pompier volontaire, croix rouge, sécurité civile. Il existe de nombreuses associations et organismes dans lesquelles s’investir au quotidien. Et comme toute organisation de secourisme ou organe de secours à la personne il faut être formé. Et oui on ne s’improvise pas secouriste avec une formation au crochet et point de croix. Quoique quand j’en vois certains…

Equivalence et ministère

Je vais faire très simple : ministère de la Santé et ministère de l’Intérieur = aucun échange ! Je veux dire par là que les équivalences en matière de formations et diplômes sont totalement inexistantes.

Malgré le fait que la prise en charge sera de la même qualité pour la victime la formation sera-elle différente enfin tout est relatif. On ne va pas apprendre de nouvelles choses (quoique) mais surtout apprendre différemment. Je ne vais pas tergiverser de trop sur le sujet c’est trop sensible.

Ambulancier et Diplôme d’Etat d’Ambulancier

Donc pour faire court : non vos AFGSU, Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence ne valent rien chez les rouges, les verts, les bleus, les oranges. Non votre Diplôme d’Etat d’Ambulancier ne vaut rien chez aucunes couleurs de secouristes. Nada, que dalle.

Oui je sais vous êtes formés, voire expérimentés mais non vous ne pouvez pas exercer au titre de secouriste pour un organisme dépendant du Ministère de l’Intérieur ou autre. Vous devrez repasser ou recycler si déjà acquis, chacune des formations qui vous sera demandée.

Oui vous pouvez conduire une ambulance, gérer une situation d’urgence en tant que citoyen, ambulancier mais vous ne pouvez gérer la même situation en tant que secouriste agrée ni même conduire un VSAV. C’est logique hein ?

Concluons

Donc pour terminer aucune logique n’existe. Je sais c’est fou mais vous n’y pouvez rien ! La passerelle n’existait déjà pas de secouriste à ambulancier et donc le contraire n’est pas non plus envisageable. Vous devez tous repartir de 0 pour obtenir les qualifications demandées.

En l’occurrence un Ambulancier diplômé devra passer les PSE (Premier Sesours en Equipe) même si le recyclage AFGSU 2 est tout frais de la veille. Ah j’oubliais les seuls organismes susceptibles de reconnaitre votre Diplôme d’ambulancier ce sont les Pompiers de Paris et les Marins Pompiers de Marseille. Mais forcément ce sera accompagné des formations propres à ces organismes.

Sans oublier que pour intégrer ce corps ce ne sera pas juste un simple entretien 😉 Bon courage à tous et bonne formation pour ceux qui veulent œuvrer chez les secouristes !

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secouristes, ambulanciers, smur : le travail en équipe

Ambulanciers, article 80 et manifs

Ambulanciers, article 80 et manifs

Article 80 et manifs

Comme chacun a pu le constater de très près, voire de très loin, l’actualité est assez chaude en ce moment. La faute, si on peut qualifier de faute (tout sera après une question de perception personnelle) à des mouvements de grogne sociale. Que ce soient les gilets jaunes, les agriculteurs, les routiers ou même les ambulanciers. Et c’est ce dernier sujet que je vais aborder.

Je vais l’aborder mais ne vous attendez pas à une prise de partie ou même à une liste de revendications. Le site est, et restera avant tout, un outil d’information totalement neutre. Je ne suis pas chef d’entreprise et je n’ai pas de revendication ni de demandes à l’heure actuelle, je ne relate que des faits. En revanche, je vais essayer de vous faire comprendre dans les grandes lignes les motifs de cette grogne, et pourquoi ces récentes évolutions législatives risqueraient de mettre à mal une partie des entreprises.

L’article 80

Que dit l’article 80 ? Je vous fais juste un copier-coller de l’introduction :

« Cette mesure, qui entre en vigueur au 1er octobre 2018, a pour objectif d’unifier les modalités de prise en charge des dépenses de transports inter et intra-hospitaliers et de préciser les règles concernant la prise en charge des transports des patients bénéficiant de permissions de sortie.

Aujourd’hui, les transports de patients entre établissements sont financés d’une part, par l’enveloppe des soins de ville (transferts provisoires pour la réalisation d’une séance de chimiothérapie, de dialyse ou de radiothérapie / transferts définitifs entre deux entités juridiques) et d’autre part, par le budget des établissements de santé (transfert provisoires hors séances / transfert entre deux entités géographiques d’une même entité juridique).

La réforme prévoit de confier aux seuls établissements de santé la responsabilité du financement de l’ensemble de ces transports, inter et intra hospitaliers. Les bénéfices attendus de cette mesure sont les suivants :

  • inciter les établissements à structurer l’organisation de la commande de transport, fondée sur la prescription médicale ;
  • favoriser une meilleure adéquation entre le mode de transport et l’état de santé du patient. »

Qu’est-ce que cela veut dire

Jusqu’à ce jour, les établissements de santé prescrivaient les transports sanitaires prévus pour différents cas de figures, comme expliqué plus haut. Ces transports étaient financés non pas par les hôpitaux mais par les Agences Régionales de Santé (ARS) etc. via des budgets définis. Désormais le budget en question va devoir être supporté par les structures hospitalières. Pour maîtriser ce budget dans une époque de grosses difficultés financières des hôpitaux, les établissements sont dans l’obligation de travailler sur un modèle économique rentable. On en revient à une gestion d’entreprise.

Des marchés publics

En effet, pour être en mesure de ne pas être pris en défaut et pour respecter la législation, les structures hospitalières publiques ne peuvent travailler avec une entreprise de leur choix. Ce serait anti concurrentiel. Donc, il va falloir créer des appels d’offres afin de permettre à chaque entreprise de candidater et de remporter ce marché. Logique, on met tout le monde sur un pied d’égalité en termes d’accession à la réponse de l’appel d’offre. On ne peut donc empêcher personne de répondre.

Appels d’offres dit attractivité des prix

Forcément, comme dans toute logique commerciale, puisque là nous ne parlons plus d’autre chose, il va falloir (pour remporter le marché) se révéler le moins cher possible. Chose normale, vous disposez d’un budget serré, vous faites appel à un artisan, les trois quarts vont aller chercher celui qui saura proposer la meilleure offre tarifaire. Nous en sommes tous rendu là.

Et souvent au détriment de la qualité, mais c’est un autre débat et je m’écarte du sujet. Quoique pas forcément puisque c’est une des variables. Chacun va donc essayer de vouloir répondre aux critères du marché : disponibilité, nombre de transport/jour, type de transport, délai de réponse etc.

On appelle ça un cahier des charges. Chaque postulant doit étudier ce cahier et doit s’engager à répondre à ce cahier point par point. Le contraire entraînera l’impossibilité de déposer sa candidature. Et souvent un des points à ajouter au cahier des charges, ce sont les tarifs…

Pourquoi avoir peur de ces tarifs

A l’heure actuelle nombre d’entreprises sont constituées d’une foule d’artisans. Je parle de TPE ou Très Petites Entreprises. Avec aux commandes juste la famille du gérant voire quelques salariés. Par exemple une autorisation pour l’ambulance, deux VSL, un taxi. Point. Nous sommes loin d’avoir en France un schéma d’entreprises de transport sanitaire constitué de grandes flottes d’ambulances. Mais la tendance commence à changer.

En effet diverses organisations commerciales viennent s’engouffrer dans le système. Des organisations avec une solidité financière plus importante que le petit artisan du coin. Ces organisations disposent de partenariats et de références solides. Elles ont réussi à s’intégrer au marché en rachetant petit à petit des petites entreprises pour les regrouper sous une enseigne unique. Je précise que tout cela reste dans le cadre légal. Je ne fais que simplifier grossièrement les choses.

Le problème

Le problème, ou tout du moins l’un des problèmes qui a amené les ambulanciers à prendre place dans la rue, c’est que l’article 80 aurait tendance à favoriser l’accès aux marchés publics proposés par les structures hospitalières publiques aux grands groupes.

En effet les arguments avancés sont que ces groupes ont une solidité qui leur permet de pouvoir proposer une tarification plus basse et donc plus attractive pour remporter le marché. On ne parle pas de favoritisme.

Les structures répondent de façon légale aux offres proposées. Mais en choisissant forcément la viabilité la plus économique pour sauvegarder leur budget transport. Car attention les tarifs de la sécurité sociale ne rentrent pas en compte comme pour ces transports.

Asphyxie des TPE

Les petites entreprises ne peuvent donc s’aligner en termes de tarif sous peine d’asphyxier leurs bilans financiers. Et oui il faut être en mesure de pouvoir aussi assumer charges et dépenses tout en étant rentable. Ce qui est déjà très compliqué à l’heure actuelle. C’est donc pour certains une condamnation à court terme au vu de l’investissement pour la création d’entreprise. En effet le « rachat » d’autorisation représente pour des très petites entreprises une somme assez colossale. Ajoutez le coût d’un salarié (coût comptable j’entends) vis-à-vis de l’état et on a vite fait de plomber un bilan annuel.

Comment envisager l’avenir

L’avenir est complexe et difficile à visualiser. Je laisse le soin aux organisations patronales et chefs d’entreprises le soin d’y répondre. Je ne peux apporter une réponse viable, il existe trop de paramètres à prendre en compte et je ne dispose pas de tous les éléments.

La solution est avant tout le dialogue avec les instances pour trouver une issue à ce problème. Ce problème ne pourra être réglé que si les organisations patronales s’unissent pour engager un dialogue et parler un même langage. Je parle de dialogue et je condamne les violences, injures et autres moyens inadaptés.

Être soignant, c’est déjà se comporter comme tel. Il y a des comportements qui ne devraient pas exister. Et je parle là de certains chefs d’entreprises qui ont donné une image assez dégradante du métier durant les manifestations, et ce, au détriment des autres. Bien entendu les comportements de certains ne reflètent pas l’attitude d’une majorité.

En conclusion, ma vision des choses :

Si j’avais quelque chose à avancer en dehors de cette problématique, ce serait de voir les entreprises évoluer d’abord en matière d’éthique et d’équipements. Je vois encore, et ce au quotidien, des entreprises qui ont des véhicules -comme du matériel- d’une vétusté à pleurer.

Des ambulances de petit volumes qui vont aller faire une urgence avec des équipements dépassés, des tenues inadaptées en matière de sécurité comme d’hygiène (je parle autant de comportement, que de technique, de matériel, de propos, etc). Bien moins qu’avant, certes, mais il y en a encore beaucoup trop. Qu’on ne vienne pas me dire que c’est à cause d’une faible rentabilité.

Il y a de très jeunes chefs d’entreprises qui démontrent que ce n’est pas ça le problème, et qu’ils sont en mesure de coller à cette éthique et de s’en sortir. Et puis, investir dans l’image et la présentation de son entreprise, n’est-ce pas la le début d’une bonne réussite commerciale ?

Se comporter comme des professionnels

Pour apporter de la légitimité et surtout se faire respecter en tant que professionnel de santé et pour être pris en considération, il faudrait d’abord que chacun se comporte comme tel et agisse comme tel. Pas un professionnel seul, bien sûr, mais l’ensemble de la profession.

Comme l’a si bien dit Patrick Youx (Assistance Ambulance à Nantes) : « la profession aurait pu évoluer en 1986 et en 2003 » mais certains syndicats patronaux ont refusé de voir l’évolution pour des raisons qui sont peu glorieuses. Sans oublier le désastreux épisode de la convention AMU (j’ai visionné les auditions des syndicats d’ambulanciers, c’était d’une affliction peu commune).

A chaque virage important où la profession aurait pu s’imposer et s’intégrer comme maillon essentiel, l’absence aux rendez-vous important avec les instances et la logique financière sont passés avant tout.

Des doléances à écouter

Cet article 80 est, je le reconnais, une forme de suicide pour les petites et moyennes entreprises. Il faudrait vraiment que le gouvernement puisse écouter leurs doléances, mais aussi et surtout trouver un moyen de rendre un équilibre pour préserver les artisans en échange d’une évolution qualitative réelle du métier. Le risque, à terme, j’en ai peur, c’est d’avoir un ensemble de groupes commerciaux qui n’apporteront pas la même vision du métier que nous avons et privilégieront la rentabilité pure.

Nous disposons de professionnels fantastiques, j’ai présenté, entre autre, sur ce site, des entreprises dynamiques et hautement investies dans la profession qui représentent justement cet avenir. Il faut préserver ces entreprises !

Car je ne l’oublie pas et c’est ce qui reste encore motivant, ce sont les chefs d’entreprises, les vrais, ceux qui ont une éthique véritable et non pas ceux à la recherche primordiale de la rentabilité à plein régime avant la qualité de prise en charge du patient.

Un Chef d’entreprise doit être avant tout un ambulancier, pas un financier, et le patient (et je dis bien le patient, et non le client) doit rester au centre de tout débat, toute priorité.

Tralelho, le site qui améliore la communication avec la patientèle étrangère

Tralelho, le site qui améliore la communication avec la patientèle étrangère

Tralelho, la découverte d’une pépite

Salut, bon je sais l’activité du site est un peu trop calme mais le temps me manque pour vous offrir des articles aussi réguliers qu’avant. Je travaille donc désormais avec les personnels qui acceptent de bien vouloir œuvrer pour le site et donc rédiger des articles intéressant et pertinent. N’hésitez pas à candidater ou proposer vos contenus.Tout le monde parle d’évolution de métier c’est bien. Mais se bouger pour parler de sa passion ou de sujets pertinents c’est mieux 😉 Alors parlons un peu de Tralehlo.

Un internaute bien avisé

Aujourd’hui je vais revenir sur une suggestion d’un internaute qui m’a envoyé un lien ô combien intéressant et passionnant :

http://tralelho.fr

Ce site est à la base un outil développé par une infirmière du CHU de Rennes afin de pouvoir favoriser la communication avec des patients de différentes origines. En effet confronté de façon régulière avec des soucis de communication linguistique elle a d’abord mis en place un support de traduction mis à disposition sur l’intranet de l’hôpital. Mais ce support très bien conçu a ensuite eu la possibilité d’être mis en ligne et consultable par tous. Rendant ainsi l’outil incontournable pour tous les personnels de soins rencontrant ce type de problèmes.

Mais c’est quoi exactement le projet Tralelho ?

Voici la présentation officielle de ce projet issu du site de l’Agence Régionale de Santé

L’utilisation de Tralelho permet d’améliorer la communication avec les patients qui ne parlent pas (ou pas bien) la langue française et répond à l’objectif suivant :

  • Renforcer et préserver l’accès à la santé et favoriser la prévention pour tous en proposant une information adaptée aux personnes vulnérables (mineures, majeurs protégés, personnes en perte d’autonomie, souffrant de troubles psychiques, intellectuellement déficientes…), étrangères..

En clair c’est un outil très pratique vous permettant d’avoir en votre possession un recueil de phrases déjà préparées. Vous pouvez ainsi renforcer vos axes de communication avec de la patientèle étrangère.

Super c’est bien mais question accessibilité ?

Pour le personnel médical en effet la version ordinateur est accessible sur une structure de soin. L’outil est donc adapté et permet un échange simplifié avec le patient admis; l’ambulancier travaille en mode nomade et il faudra donc s’adapter. Comme toujours me direz-vous parce que la qualité numéro un c’est l’adaptabilité !

Donc sur Smartphone en effet il n’y a pour le moment pas d’application dédiée pour ce projet mais en rusant un peu vous pourrez facilement réussir à visualiser les informations. Si ça ne fonctionne pas on peut s’adapter : un ordinateur ou une tablette chez le patient, recopier les phrases sur le papier il existe plusieurs possibilités pour vous aider. Je comprends que l’on préfère un outil directement exploitable mais il faut du temps pour que ce genre de projet puisse voir le jour. Et il faut aussi voir du côté des fiches à imprimer

Les fiches

En cliquant sur le menu vous aurez accès à toutes sortes de fiches pré remplies. Et oui vous choisissez votre pays et à chaque fois que le pays est sélectionné le menu change et s’adapte : les fiches proposées sont alors traduites dans la langue du pays sélectionné. Fiches que vous pouvez aisément imprimer et glisser dans votre ambulance. Et il y a de quoi faire : radiologie, pédiatrie, secrétariat etc. Bref un panel de solutions vraiment complet et idéal pour vous faciliter la communication avec des patients étrangers.

Soulignons l’intérêt de Tralelho

Il est important de souligner la praticité et le côté indispensable de l’outil. Vous le savez tous la communication est un outil important lors d’une intervention. Le fait de ne pas pouvoir communiquer efficacement rend la prise en charge plus complexe et surtout plus longue. Il est donc important de réduire cette problématique avec l’utilisation d’outil adapté pour. Il est évident qu’il existe ds applications diverses et variée sur le thème. Ce que je trouve de pertinent à ce projet c’est la réalisation par du personnel de soin pour du personnel de soin. De plus il permet vraiment de cibler une patientèle d’un pays en particulier.

Vendre du rêve ou le réel du quotidien, les réelles missions de l’ambulancier

Vendre du rêve ou le réel du quotidien, les réelles missions de l’ambulancier

« Mon métier c’est l’urgence »

Les réelles missions de l’ambulancier et le quotidien. Bien souvent lorsque je parcours les réseaux sociaux une chose m’interpelle. Le besoin des ambulanciers de se focaliser sur des discussions du type intervention,  Urgences vitales, SAMU, priorité des véhicules et j’en passe. Mais quel est ce besoin de se focaliser à ce point sur ces thèmes récurrents. Oublions-nous tous le réel de notre quotidien et nos missions premières. Certes le secours à personne est une des missions dévolue aux ambulanciers.

Mais pas seulement. Il est important de spécifier que l’ensemble des entreprises de France ne participent que de loin ou pas du tout à l’AMU. Passons les obligations ou autres qui n’ont pas cours partout, les accords départementaux, régionaux et j’en passe qui font que certaines entreprises sortent du système de l’aide médicale urgente. Ils se recentrent donc sur des missions de transport et de prises en charge  qui sont à la base le cœur de notre activité.

Des missions riches et diversifiées

Le métier d’ambulancier comporte de nombreuses missions qui lui sont dévolues avec entre autre les interventions à la demande du centre 15 ou/et des médecins généralistes. Mais le cœur du métier reste avant tout le transport sanitaire. Terme qui semble péjoratif mais qui détient quand même une richesse incroyable quant à son contenu. Dire que le métier se concentre sur les missions urgentes est une erreur. C’est juste une de nos missions. Et le nombre d’entreprises qui en font leur activité unique se comptent sur le doigt de la main.

Un auxiliaire

L’ambulancier est d’abord un auxiliaire de soin, de vie, de transport. Il est un métier à plusieurs facettes qui ne se contente pas de conduire une personne à mobilité réduite ou nécessitant un transport allongé d’un point a à un point b. Le domicile du patient est pour l’ambulancier un terrain important. Il va aider le patient à une foule de choses : l’aider à s’habiller pour partir, réunir ses papiers, fermer les portes, éteindre les lumières. Prévenir les voisins, rassurer une épouse, aider à organiser un retour à domicile, déplacer des meubles au besoin, coucher le patient.

Ce sont une foule de tâches qui semblent mineures mais qui vont entrer en ligne directe avec le bien être du patient : le rassurer et l’aider. Certes certains diront que des services existent pour ce type de service. Mais quand ils sont absents ou parti courir chez d’autres patients qui vont s’en occuper ?

Il n’est pas question de laisser un patient comme un colis. Ni laisser un mari ou une femme seul, sans réponses, stressé. A qui de lui expliquer, où qui quoi, comment ça va se passer, qui joindre dans la soirée etc. C’est l’ambulancier qui s’occupe d’aider le patient dans ses démarches administratives dans les structures médicales, le guider dans les labyrinthes de couloirs et assure le lien avec les secrétariats médicaux, les personnels de soin et j’en passe.

Souvent plus complexe de gérer du « quotidien »

Certains semblent trouver dévalorisant de faire des transports pour des consultations. Mais pourtant ce type de transport n’est pas toujours simple : accessibilité du domicile, pathologie, douleurs, soutien psychologique. C’est souvent compliqué et ça demande un certain professionnalisme. Des techniques spécifiques et aussi une adaptation permanente. Ceci fait partie intégrante de votre métier. Quelle que soit la mission urgente ou pas urgente vos compétences sont souvent mises à l’épreuve. Une sortie de structure de soins ou un départ d’un domicile demande autant de compétence qu’une intervention à la demande du 15 voire souvent beaucoup plus.

Certaines interventions dites urgente ne revêtent parfois que des aspects bénins une fois sur place à contrario des prises en charge au domicile pour une simple radio qui au final se transforment en véritable opération commando : prise en charge de la douleur en adaptant le matériel et en choisissant le plus adapté, adaptation à la pathologie du patient, accessibilité des locaux, tient -il debout, assis, allongé, comment lui faire passer les escaliers en position décubitus dorsal complet alors qu’il ne supporte pas du tout un semblant de verticalisation même installé dans un matelas à dépression ?

Certes la situation ne revêt pas de caractère d’urgence en lui-même mais une certaine technicité et de capacité à s’adapter : à l’environnement, au patient, au matériel, en conservant une certaine sécurité etc.

Savoir faire, savoir être

Derrière les mots urgence ne se cachent pas toujours sauver des vies et derrière le mot transport sanitaire ne se cache pas seulement taxi. Tout ce texte pour vous rappeler que les missions des ambulanciers quelles qu’elles soient revêt une importance. Il n’y a pas de « vrais » ambulanciers qui ne font que des missions urgentes et de simple transporteurs qui se content de faire le taxi.

Chaque mission urgente ou non  a son importance aux yeux des patients. La différence elle se fera dans la capacité de l’ambulancier à exercer son travail avec professionnalisme et conscience professionnelle. à appliquer les techniques que lui seul maitrise. Sa formation lui permet de trouver des solutions et de s’adapter à chaque prise en charge.

A l’heure actuelle il est important d’être capable de recentrer tout ça et d’arrêter de vouloir faire que de l’urgence, du SAMU et j’en passe. Les missions de l’ambulancier ont un éventail large et riche. Il ne faut jamais oublier que nous sommes un des liens de la chaine de soins et que notre utilité recouvre de nombreux domaines même si certains semblent moins illuminés de paillette aux yeux de la population.

Je comprends que certains voient dans le mot urgence une façon de rendre leur métier plus « valorisant » mais n’oublions jamais que le métier est bien plus profond et complexe que cela. Peu importe ce qu’en pense la population ou les gens qui n’arrivent pas encore à saisir l’ensemble de ce métier. C’est à vous tous de faire leur éducation afin de leur expliquer les subtilités.

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Rehaussement au fauteuil à l’aide du déplacement naturel

Rehaussement au fauteuil à l’aide du déplacement naturel

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Technique d’ergonomie du module 4 : ergonomie de la formation d’ambulancier

Au menu une révision des techniques d’ergonomie pour le module 4 de la formation d’ambulancier : rehaussement du patient au fauteuil suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Technique du rehaussement au fauteuil à l’aide du dépacement naturel

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé d’état (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues ambulanciers lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama.

C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

Ce document est disponible au format PDF. Voici quelques images de la méthode présentée dans le document :

Rehaussement au fauteuil à l’aide du déplacement naturel : PDF

Réhaussement du sol au lit avec un baudrier

Réhaussement du sol au lit avec un baudrier

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La technique de réhaussement du sol au lit avec un baudrier

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 : Ergonomie de la formation du diplôme d’état d’ambulancier : transférer un patient du sol au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc. Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier.

Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

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Réhaussement du sol au lit avec un baudrier : PDF

Transfert du sol au lit avec le brancard cuillère

Transfert du sol au lit avec le brancard cuillère

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Technique : Transfert du sol au lit avec le brancard cuillère

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 de la formation d’ambulancier diplômé d’état : transférer un patient du sol au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama.

C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Un grand merci à ces ambulanciers

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

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Transfert du sol au lit avec le brancard cuillère

Relevage du  sol au lit : méthode du déplacement naturel

Relevage du sol au lit : méthode du déplacement naturel

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Relevage du sol au lit : méthode du déplacement naturel

Au menu une révision des techniques d’ergonomie : transférer un patient du sol au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc. Le module 4 Ergonomie est en effet un module du cursus de formation des ambulanciers diplômés d’état.

Une méthode réalisée par un ambulancier en formation

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier diplômé d’état. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc.

Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

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Relevage ambulancier : du sol au lit avec la méthode du hamac

Relevage ambulancier : du sol au lit avec la méthode du hamac

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Le relevage du sol au lit avec la méthode du hamac

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 de la formation des ambulanciers diplômés d’état : transférer un patient du sol au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc.

Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

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Ambulancier : relever un patient du sol au lit avec le hamac, le fichier pdf

Fichier PDF à consulter, conserver et appliquer : Méthode du « hamac 

Prise de la tension artérielle : révision en vidéo

Prise de la tension artérielle : révision en vidéo

La prise de tension artérielle

C’est un acte courant réalisé autant par un médecin, qu’un infirmier mais aussi un ambulancier. C’est un acte qui se réalise lors d’une intervention dite urgente ou encore lors de certaines prises en charge où vous jugez nécessaire de relever les constantes de votre patient. Ces constantes qui vous aideront à adapter la suite de votre prise en charge et qui seront diffusées auprès de la régulation du centre 15 ou encore lors de votre arrivée en structure hospitalière. Je passerais les détails sur le pourquoi prendre une TA car ce n’est pas le but de cet article. Bien évidemment ceci fait partie intégrante du champ de compétence de l’ambulancier.

Le tensiomètre manuel

A l’heure des systèmes de mesure automatisé beaucoup ont oublié ou doutent de la bonne manière de mesurer la tension artérielle à l’aide d’un tensiomètre manuel et d’un sthétoscope. Au travers de cette vidéo réalisée par un étudiant en médecine qui, je cite :

Etait un peu perdu à ses débuts, et qui a plus tard réalisé que si certaines choses étaient expliqués d’une façon plus claire, ou d’une façon plus amusante, ces choses seraient comprises bien plus rapidement par ses confrères, leur économisant ainsi beaucoup de temps.

Cette vidéo a donc pour but de faire un rappel ou encore de faire découvrir le mécanisme de mise en oeuvre de cette mesure. Source : https://www.youtube.com/user/MedecineFMPC

Leçon d’ergonomie pour les nuls :p

Leçon d’ergonomie pour les nuls :p

Régis présente son tutoriel d’ergonomie pour les ambulanciers

Graaaaaaande leçon d’ergonomie…. Régis ambulancier de son état vous propose le tutoriel de l’année sur le moyen idéal de prise en charge du patient. Une exclusivité mondiale…

Bon vous l’aurez bien compris c’est du second degré. A ne surtout pas reproduire dans votre pratique quotidienne mais ça vous vous en doutiez ! Un peu d’humour pour les ambulanciers !

Rehaussement du patient au fauteuil avec baudrier

Rehaussement du patient au fauteuil avec baudrier

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Ergonomie : Rehaussement du patient au fauteuil avec le baudrier

Au menu une révision des techniques d’ergonomie issues du module 4 de la formation au diplôme d’état d’ambualnciers : rehaussement du patient au fauteuil suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Merci aux ambulanciers qui ont réalisés ces travaux

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

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Rehaussement du patient au fauteuil avec le baudrier

Stage de conduite d’urgence sur le circuit du Mans pour les ambulanciers

Stage de conduite d’urgence sur le circuit du Mans pour les ambulanciers

Stage de conduite d’urgence pour les ambulanciers

Franck en avait déjà parlé dans l’ambulancier pour les nuls en avril 2013. J’ai fini par enfin faire ce fameux stage organiser par l’Automobile club de l’ouest (ACO), sur une partie du circuit mythique des 24 heures du mans, la partie «Maison Blanche» homologuée et sécurisée.

Je n’en suis pas à mon premier stage de conduite ayant fréquenté de part mon poste d’ambulancier dans un smur, des centres comme Centaure, et l’automobile club prévention. Mais la j’ai noté rapidement une différence, si les premières structures proposent des stages de prévention, de maîtrise du véhicule à allure réduite (le circuit étant recouvert d’une résine permettant de simuler la perte d’adhérence, et les pneus lisses, et une vitesse simulée), le stage du mans lui se fait a vitesse réelle.

En l’occurrence vitesse réelle ne veut pas dire conduire comme un « bourrin », mais cela permet d’être dans une configuration proche du quotidien puisque le circuit le permet, et les véhicules aussi d’ailleurs.

Jour 1 :

Après une collation, le stage commence par un tour de table, des participants, ainsi on se rend compte que dans certains smur ce sont des infirmiers, ou des aides soignants qui conduisent. Puis les formateurs présentent le planning de formation, qui alterne théorie et pratique afin de mettre en œuvre au mieux les techniques enseignées.

Puis c’est parti on rentre dans le vif du sujet : on se retrouve à deux ou trois par véhicules avec un moniteur, et on va enchainer les exercices. On va travailler, la souplesse, les trajectoires, le regard en gommant les mauvaises habitudes que l’on peut avoir emmagasinées, tout ça dans une bonne ambiance, ou les moniteurs ne sont pas là pour mettre le doigt sur les défauts mais pour les corriger et obtenir des résultats positifs faisant ainsi que l’apprenant trouve lui-même des solutions afin de réussir les tests.

Le midi un repas pris entre moniteurs et participants permet d’échanger sur les modes de travail et les véhicules en dotation ci et là et on remarque une certaine disparité. Un peu plus tard on s’installe dans des voitures montées sur des chariots avec des vérins et là on se retrouve à gérer sous et survirage, pluie, neige, verglas, hydroplanage, le tout en gardant sa trajectoire et encore une fois en faisant travailler ce fameux regard avec ses points de repères.

Puis viens le temps des freinages d’urgence et des évitements, avec différent exercices qui permettent de prendre en compte des données aussi diverses que la vitesse, le revêtement, la charge du véhicule, mais aussi la qualité du freinage, la longueur de celui-ci … et là on se fait quelques frayeurs. Le test d’évitement est particulièrement stressant on roule à environ 90kmh et l’on passe devant une balise qui allume des feux face à nous, et en fonction du feu allumé il faut soit freiner, soit éviter par la gauche ou la droite et tout ça sous l’œil aguerri du moniteur et surtout sous la surveillance des capteurs électroniques qui eux ne pardonnent pas.

L’utilisation de l’informatique embarquée sur les exercices permet de se rendre compte des corrections faites au fur et à mesure, mais aussi des temps de réaction qui ne sont pas estimés comme dans d’autres stages mais cette fois ci bien réel, efficacité de freinage, etc… Et l’on s’aperçoit qu’une conduite préventive permet de réduire le temps de réaction ; cette fameuse seconde de temps de réaction avant le temps de freinage et du coup de réduire aussi la distance d’arrêt. A la fin de cette première journée on est rincé, un bon repas en centre ville du Mans avec mon collègue et chacun rejoint sa chambre d’hôtel pour une nuit réparatrice, la journée de demain risquant d’être aussi fatiguante qu’enrichissante.

Jour 2

C’est parti pour une succession d’évitements et de mise en œuvre de l’ESP, faisant en plus travailler le regard. Les tours s’enchainent sous les conseils des moniteurs de l’ACO. On arrive même à prendre quelques initiatives afin de se retrouver de temps en temps en échec avec un ou plusieurs cônes de Lübeck sous la voiture, mais ce n’est pas grave au moins on a essayé, et ce sans faire prendre de risques aux piétons ou autres usagers de la route.

Ensuite place à la conduite de la fameuse ambulance jaune de l’ACO équipée d’un brancard d’un autre âge sur lequel un des stagiaire prendra place pendant qu’un autre conduira…. Un bon moyen de se rendre compte de se que l’on ressent à l’arrière, mais aussi le moment de se faire quelques vacheries entre collègues. C’est un exercice que je pratique à l’occasion de mes cours en IFA, afin que les élèves abordent la conduite différemment, mais cela se passe en ville à allure adaptée, pas sur circuit ou l’on peut se permettre d’y aller un peu plus fort …

Nouveau repas pris ensembles ou les groupes se reforment, ou se modifient tout en permettant de nouveaux des échanges instructifs sur nos manières de travailler, l’occasion aussi d’échanger quelques histoires de chasse.

Puis les groupes vont se scinder de nouveau et l’on va retourner faire un peu de théorie, sur les éléments de sécurité des véhicules actuels (ABS, AFU, ESP) et futurs afin de bien comprendre les aspects sécuritaire mis en place par les constructeurs automobile.

Et de nouveau le circuit, avec pour finir en apothéose ce stage la mise en pratique à vitesse réelle des techniques apprises pendant ces deux jours. Cet après midi permet aussi de voir pendant presque 3 heures l’évolution des participants entre leur arrivée et la fin du stage.

Bilan de cette formation

Ce genre de stage est bénéfique, et doit être renouvelé régulièrement afin d’entretenir les acquis. C’est pour cela aussi que l’ACO propose un niveau 2 à ce stage avec une partie de conduite de nuit afin de parfaire les connaissances.

Pour ma part je m’aperçois 3 mois après, qu’il y avait ce que je faisais avant ce stage grâce a mon expérience et aux autres formations de conduite, mais qu’il y a aussi ce que j’essaye, et que je mets en application à l’issue de ces deux jours denses en informations et en conduite.

Réflexion

Je ne sais pas comment cela se passe dans les autres pays, je n’ai pas trouvé beaucoup de littérature sur la formation à la conduite des ambulanciers ou paramédics de part le monde…

Mais je pense qu’en France ce type de stage devrait être une étape obligatoire dans le cursus de formation de tous les conducteurs, ambulanciers smur, ambulanciers, et autres services de secours. Pourquoi pas un module à part entière et pas juste une journée, avec dans les IFA des véhicules dédiés à ces pratiques. Cela se fait déjà dans quelques écoles mais ça reste anecdotique par rapport au reste du DEA.

Bref malheureusement actuellement ce n’est pas le cas, et c’est dommage surtout quand on lit ou on voit dans les médias ou les réseaux sociaux les nombres d’accidents impliquant des véhicules de secours, blanc ou rouge et voir bleu. L’apprentissage sur le terrain, en entreprise est une bonne chose mais quand l’on voit des ADE, ou AA sortir des IFA et prendre le volant d’ambulances du jour au lendemain pour effectuer des urgences, on se rend compte qu’ils manquent cruellement de bases et de techniques de conduite.

Depuis peu on voit de ci de là apparaitre des simulateurs de conduite d’urgence, dans certains IFA ou sur les salons dédiés aux secours, normal en effet puisque on est à l’heure de la simulation à gogo tant au niveau médicale, que pilotage ou autres. Il est à noter qu’une centaine d’agences du réseau d’auto-écoles ECF bénéficient de ces simulateurs permettant de réduire le temps d’apprentissage.

Cette simulation permet de former le personnel avec des réductions de coût, et en toute sécurité, le geste dangereux n’ayant pas de « conséquence » mais il n’en reste pas moins que la conduite avec un moniteur à côté de soit est un plus puisqu’elle permet un échange immédiat en se basant sur les apports et les compétences du formateur.

En tout cas ces formations de conduite sont plébiscitées par un nombre croissant de personnes, le bouche à oreille fonctionnant. Et par la même de ne plus passés pour des « fous du volants » mais des professionnels de la route.

http://lemansdriver.fr/formations/2-jours-samu-smur.html

Rédigé par Jean François Charles, ambulancier SMUR et formateur en IFA.

Devenir Paramedic : Visite médicale pour l’immigration au Canada

Devenir Paramedic : Visite médicale pour l’immigration au Canada

Troisième volet du dossier consacré aux candidats au départ pour la formation de Paramedic

Vous êtes motivé pour vous envoler au Canada afin de suivre le cursus de formation de Paramedic. mais avant tout il va falloir suivre la visite médicale pour l’immigration au Canada. Si vous êtes toujours aussi motivé, découvrez ci-après l’ensemble des détails relatifs à cette fameuse visite.

La visite médicale 

Pour la visite médicale, plusieurs choses sont à faire. Il s’agit d’une visite poussée d’environ deux heures. Tout d’abord, lorsque vous avez reçu le CAQ, vous devez vous faire envoyer par le service de citoyenneté et de l’immigration Canadienne (CIC) les documents relatifs aux examens médicaux :

  • Les directives
  • Le rapport médical (Formulaire IM1017F)

Les directives sont toute la description des démarches de ces examens, des documents à avoir avec vous lors de la visite et les conditions de paiement (Car toute cette démarche est à vos frais et d’un montant d’environ 210 euros, selon le médecin, le service de radiologie et le laboratoire où vous allez entreprendre vos contrôles).

ATTENTION ! Informations à savoir

Une fois que vous aurez trouvé un médecin, prenez un rendez-vous pour votre examen médical. Quand vous prendrez rendez-vous, assurez-vous que des dispositions seront prises en vue de radiographies pulmonaires et d’analyses en laboratoire. Quand votre examen médical sera terminé, le médecin fera parvenir les résultats à CIC.

  • Vous êtes responsable de tous les coûts liés à votre examen médical, qui sont payables au moment de l’examen.
  • Si votre demande est refusée à la suite de votre examen médical, ces coûts ne vous seront pas remboursés.
  • Vous serez peut être amené à faire de la distance pour voir un médecin agréé par le CIC.
  • Ils ne sont que 9 en France ;
  • 1 à BORDEAUX (33)
  • 1 à NICE (06)
  • 1 à NÎMES (30)
  • 3 à PARIS (75)
  • 1 à LEVALLOIS PERRET (92)
  • 1 à BOULOGNE BILLANCOURT (92)
  • 1 à RENNES (35)

Voici le le lien afin de localiser celui qui sera le plus proche : http://www.cic.gc.ca/pp-md/liste-md.aspx

Il importe que vous signaliez au médecin désigné tout problème de santé antérieur ou actuel. Un manquement à cette obligation annulera ou retardera le traitement de votre examen médical et donc de votre dossier d’immigration.

Pièces à apporter avec vous pour l’examen médical

  • Le formulaire de rapport médical (IM1017F)
  • Preuve d’identité valide (votre preuve d’identité doit inclure au moins un document émis par le gouvernement Français avec photographie et signature (passeport, carte nationale d’identité, …)
  • Des lunettes ou des verres de contact si vous en portez
  • Tout rapport médical ou résultats d’examens que vous auriez à la suite de problèmes de santé antérieurs ou actuels
  • Quatre photos d’identité récentes (vous n’aurez pas à apporter de photos si le médecin désigné utilise « e-Médical »)

Le rapport médical (Formulaire IM1017F) est un document à faire remplir par le médecin à l’issue du rendez-vous avec lui. Il le transmettra lui-même aux services de l’immigration Canadienne.

Ce document comprend :

  • Vos informations personnelles (Nom, prénoms, adresse, date de naissance, etc…)
  • Vos détails d’immigration
  • Classement de l’examen médical réglementaire
  • Déclarations du médecin désigné

Les examens se déroulent en trois étape

Avec le médecin : test d’audiométrie, test de vue, vérification intégrale de tout le corps, prise des constantes vitales et questionnaire sur vos antécédents médicaux, chirurgicaux et vos traitements en cours.

  • En radiologie : radio de plusieurs angle du thorax et des poumons.
  • En laboratoire : Prises de sang et analyses des urines (tests VIH, cyphilis, taux de glucose et protéines et vérification de présences éventuelles de sang dans les urines).

Après tout cela, vous recevrez les résultats de toute la visite dans un délai d’environ 2 à 4 jours. Si rien n’est à signaler, vous devriez recevoir le permis d’études dans les semaines qui suivent ces examens médicaux.

Bonne chance à tous !

paramedic
SAMU’s Cup : le SAMU de Besançon a besoin de vous

SAMU’s Cup : le SAMU de Besançon a besoin de vous

Un pti coup de pouce

Un pti coup de pouce à l’équipe du SAMU de Besançon aujourd’hui. Ceux ci se lancent en effet dans une régate avec pour but de lancer des actions de formation auprès du grand public à chaque escale. Une aventure humaine et maritime mais aussi un but pédagogique : communiquer auprès du grand public sur les gestes de secours, la passion du métier et divers autres ateliers. Cette équipe cherche des sponsors afin de mener à bien cette aventure. Alors si vous pouvez faire circuler l’information et en parler autour de vous afin de leur apporter votre soutien et pourquoi pas les mettre en relation avec des futurs partenaires.

Le message de l’équipe

Au quotidien, les urgentistes portent assistance et sauvent des vies... 
Aujourd’hui, c’est nous qui avons besoin de vous !
Nous sommes une équipe de 11 « urgentistes »  (ambulanciers, médecins, infirmiers anesthésistes) du SAMU 25 de Besançon. Pour la première fois,    nous allons changer de cap et embarquer sur un monocoque, avec notre skipper, ancien ambulancier du SAMU 25. Cette aventure se déroulera à Bandol  du 21 au 27 mai prochain et nous permettra de renforcer notre cohésion et notre efficacité de groupe. Il s’agit de la 25ème édition de la SAMU’s   Cup, une compétition amicale en voiliers, entre équipages de différents SAMU-SMUR de France et même de toute l’Europe. 
Pendant toute la durée des régates, des actions seront menées sur la terre ferme ou plutôt sur les pontons auprès du grand public : ateliers de    transmission des gestes qui sauvent, communications sur les exigences, les contraintes, mais aussi les bonheurs de notre métier.
 
C’est pourquoi nous recherchons des donateurs, mécènes, sponsors, pour concrétiser ensemble cette belle aventure.
 
La somme nécessaire et attendue correspond à la location du bateau de notre équipage SAMU 25 durant les 5 jours de course, les inscriptions, les assurances, la logistique. Les autres frais étant pris en charge par chacun des participants de notre groupe.
 
Nous vous remercions bien chaleureusement de l’intérêt que vous porterez à notre projet et de votre contribution même modeste soit-elle. Je vous   fais parvenir un dossier papier  directement au siège de l'entreprise. 

            Très cordialement,
L'équipe SAMU 25 du CHRU Besançon

Vous pouvez les suivre sur facebook : http://www.facebook.com/samuscupbesancon 

ou les contacter directement par mail : samuscupbesancon@outlook.fr

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En tous les cas on leur souhaite toute la réussite possible dans ce fantastique projet et on espère qu’ils pourront le mener à bien. A vous lecteurs de les aider en les soutenant en faisant circuler cet article autour de vous, d’en parler afin de favoriser la possible mise en relation avec des partenaires intéressés.

Secours Expo 2016, 2ème édition du salon dédié aux services de secours en France

Secours Expo 2016, 2ème édition du salon dédié aux services de secours en France

Secours Expo édition 2016

Ce salon se déroulait du 4 au 6 février 2016 au parc des expositions de paris porte de Versailles et a regroupé environ 90 exposants du monde de l’urgence du secourisme et de l’équipement, sur près de 5 000m2.

Les attentats au cœur du débat

Cette année a vu le salon s’ouvrir avec de nombreuses conférences débattant des attentats qui ont touchés la France en 2015 et les retours d’expérience qui devraient nous permettre de mieux appréhender de nouveaux événements de ce type. Car  malheureusement on peut légitimement penser qu’il nous faudra affronter de nouveaux attentats. On a pu d’ailleurs noter la mise en avant des différents matériels de « damage control » avec des stands et démonstrations de pose de garrots et utilisation  de divers matériels hémostatique.

Dans les allées du salon se sont croisés pendant 3 jours en tenues ou en civil les acteurs du secours en France, venus de différents horizons, services d’états, associatifs, ou ambulanciers ou les trois en mêmes temps….

Peu de représentation pour les ambulanciers

Un petit bémol, les ambulanciers, à mon avis étaient peu représentés, même s’il existe deux congrès par an représentant les grandes organisations patronales ; il n’y avait pas de stand ambulancier. Ainsi on a peu parlé d’eux dans les conférences ce qui est dommage puisqu’ils sont aussi des  acteurs de notre système de secours.… Ils étaient pourtant nombreux privés ou hospitalier,  à déambuler dans le hall d’exposition à la découverte des exposants.

Des véhicules de secours

Il est à noter que cette année peu de véhicules étaient présentés sur cette manifestation, la faute peut être aux travaux sur le parvis du parc des expositions où l’année passée plusieurs véhicules de secours étaient stationnés. De ce fait les aménageurs français étaient peu ou pas représentés.  Heureusement   la société BAUS était encore présente pour cette édition avec 4  ambulances dont unes des nouvelles AR du SMUR de Pontoise, mais aussi une ASSU pouvant aussi être utilisée en qualité VPSP par les associatifs, ainsi qu’une autre ambulance de réanimation non affectée pour l’instant, et une cellule allemande. Toujours au niveau véhicule la société WAS était présente avec 3 véhicules dont un 4×4 sur base Volkswagen  et une ambulance cellule sur châssis Mercedes ainsi qu’un VSAV et enfin TIB avec un seul véhicule VPSP appartenant à l’UMPS avaient des stands.

De nombreuses démonstrations durant le salon

Les 3 jours ont été ponctués par différentes démonstrations dont notamment un hélitreuillage avec Dragon 75 le SAMU de Paris, les sapeurs-pompiers de Paris ou de Seine et Marne et à  chaque journée des associations de secourisme différentes ont participé à cet exercice. Mais aussi de la désincarcération et des démonstrations d’habillage et d’intervention NRBC, prise en charge secouriste avec l’apprentissage des gestes par des handicapés etc…

Une multitude de stands proposait ainsi, tenues d’interventions, EPI (éléments de protection individuelles), sacs d’intervention et matériel de surveillance, secours spécialisés, radiocommunication, formation, éditions….

Bref un salon complet et prometteur mais avec un bilan mitigé pour les ambulanciers que j’ai pu rencontrer, peut-être faudrait-il pour la prochaine édition voir sur le salon un stand ambulancier …. »

Un reportage signé Jean François Charles – Ambulancier SMUR. Un très grand merci à lui 😉 Et pour accompagner ce compte rendu ses images avec une galerie dédiée à l’exercice héliporté :

Formation secouriste et équivalence chez les ambulanciers ?

Formation secouriste et équivalence chez les ambulanciers ?

Est ce que je peux bénéficier d’une équivalence avec mon PSE x/SST etc

Très souvent je reçois par mail ou via la page Facebook du site la question suivante : « Je suis pompier/secouriste/autre, est ce que mes diplômes de secouriste peuvent avoir une importance ou une équivalence pour la formation d’ambulancier ». Je vais vous répondre de façon claire afin de dissiper tous vos doutes sur ce sujet.

Ministère de l’intérieur versus Ministère de la Santé

Il faut d’abord savoir que beaucoup voire l’intégralité des formations de secourisme de type PSE sont délivrées par le Ministère de l’intérieur. Vous allez me dire pourquoi pas la santé ce serait plus logique. A ça je vous répondrais de la même façon que mon ancien formateur (qui possédait un cv à en faire pâlir plus d’un pour les sceptiques) : La logique française. En effet chez nous on fait beaucoup de choses mais pas forcément dans le bon sens.

Les AFGSU ou Attestation de Formation aux Gestes et Soins d’Urgence sont des formations délivrées par le Ministère de la Santé. Je ne me permettrais pas de juger les différences ou contenu similaire et autre. Je ne suis pas assez versé dans ce domaine et je ne possède pas non plus les qualifications nécessaires pour que je m’autorise le droit d’apposer un jugement quel qu’il soit sur ce sujet.

Les passerelles existent-elles ?

NEGATIF ! Aucunes passerelles n’existent que ce soit des pompiers vers les ambulanciers ou vice versa ou encore des secouristes de la sécurité civile ou la Croix Rouge ou je ne sais quelle association de Premier Secours, Secouristes du Travail. Vous pouvez être détenteur de toutes les qualifications que vous le voulez si vous n’êtes pas auxiliaire ambulancier, aide-soignant, médecin ou encore infirmier ou tout diplôme délivré par le ministère de la santé incluant la formation AFGSU, n’espérez même pas obtenir quoi que ce soit. Pourquoi ? Parce que le législateur n’y a même pas ou ne veut pas y penser.

Alors au final

Et bien au final vous êtes comme un nouveau-né. Vous repartez de zéro. Les seules choses que vous puissiez mettre en évidence c’est votre cursus scolaire pour être exempt des sélections écrites. Vous devrez donc passer par la même case départ que les autres. Sans oublier que vous devrez aussi décrocher votre AFGSU tout pareillement.

J’espère avoir répondu au mieux. Si quelqu’un pointe une incohérence ou une erreur je l’invite cordialement à me le signaler rapidement pour correction immédiate.

Les ambulanciers et les places de parking

Les ambulanciers et les places de parking

Encore un ambulancier qui se lance dans la chasse aux parking ? Non je vous rassure je n’ai pas l’intention de m’y mettre. Ce petit billet d’humeur n’est pas vraiment destiné aux ambulanciers mais plus aux usagers de structures de soins, au grand public, au chien de Tatie régine bref à tous ceux qui un jour poseront leurs 4 pneus sur le parking d’un hôpital.

Ces 4 pneus qui doivent apprendre à se ranger là où ils le doivent. Mon billet est destiné à apporter un peu de clarté dans les récriminations incessantes des ambulanciers face à ces fichues places. Mon but ? Éclaircir et débroussailler le sujet de façon claire, concise et précise. Reste à le faire lire au public concerné mais ça c’est votre job : partager et diffuser.

Parking et ambulanciers en mode râleur

On voit souvent fleurir des discussions, des coups de gueules autour de la machine à café ou aux abords des entrées des structures. Les ambulanciers ne cessent de râler contre les places manquantes, les difficultés d’accès et j’en passe. Certains vont trouver ces motifs stériles et complètement inutiles.

Je vais essayer au cours de ce billet de donner les tenants et les aboutissants même si on pourrait me reprocher de manquer d’impartialité. Et oui je suis et je reste un ambulancier avant tout. Mais qui peut expliquer mieux ce problème qu’un ambulancier qui lutte lui aussi contre ces problèmes quotidiens.

Parce qu’avant tout le patient prime

Et oui quand on (nous ambulancier) souhaite accéder à une structure de soin, on le fait dans le cadre de notre fonction de professionnel de santé (oui au passage on n’est pas boulanger.) En effet si je viens pour une démarche personnelle je viens avec mon véhicule personnel et je me débrouille comme tout consultant externe ou visiteur.

Je me rends donc dans le cadre de ma fonction avec mon véhicule : Véhicule Sanitaire Léger (VSL) ou encore avec une ambulance qui soit dit en passant peu importe son type; puisque avant tout elle est destinée au transport d’un patient allongé etc. en vue d’une consultation et/ou hospitalisation… Donc nous voici arrivé avec un patient donc dans le cadre de notre exercice professionnel. Nous œuvrons pour son bien car c’est ainsi que se décline notre travail. Notre priorité : son confort et sa sécurité.

Oui mais le patient si…

Oui mais si le patient utilise un transport sanitaire c’est que, en règle générale, il est en possession malgré lui d’un handicap moteur ou autre, un besoin d’être sous surveillance etc. Je passerais la liste éventuelle des possibilités le site améli.fr répond très bien aux questions sur les types de pathologies concernées ou non.

Donc si on râle c’est avant tout pour accompagner le patient et surtout lui permettre d’accéder aux structures de soin de façon sécurisée et avec une faible distance à parcourir. L’évidence est claire : limiter le déplacement, limiter l’exposition aux éventuelles intempéries, inconfort, assurer la sécurité de ce même patient. Je crois que c’est concis et suffisamment précis.

Oui mais le rapport avec les places de parking et les ambulanciers ?

J’y viens pas de panique. Dans les structures on trouve trois types d’emplacements : visiteur/consultant externe en véhicule personnel (véhicule léger de fait), personnel médical et paramédical (véhicule léger aussi avec autonomie garantie à 100% de ce même personnel sinon ils utiliseraient le parking CONSULTANT) et pour terminer l’objet des fâcheries : les places RESERVEES aux transports sanitaires.

Ces derniers dont j’ai listé le type plus haut. Des places disposées de façon à pouvoir faciliter les prises en charge et s’occuper des patients de façon OPTIMALE. Ces mêmes places que le personnel soignant (IDE, AS, Manip etc.), médecins voire même Forces de l’Ordre (si si je vous assure c’est la stricte vérité) mais aussi les visiteurs squattent allègrement sans foi ni loi. La croix rouge au sol ? Le panneau RESERVE AMBULANCE : « J’ai pas vu », « Je reste 5 minutes » « Je suis médecin moi monsieur j’ai des consultations ! »

Pauvre humain qui a la malchance de posséder une capacité de déplacement non entravée par quel problème médical que ce soit. Dur… Je n’ai rien contre les systèmes de places réservées à x ou y. Mais au moins qu’on nous laisse travailler dans des conditions optimales s’il vous plait. Moi quand je n’ai pas le choix je marche. J’ai une chance infinie de pouvoir me déplacer seul sans aide technique. 

En clair le squatting des places dédiées aux ambulanciers de façon répétitive et quasi permanente sur l’ensemble ou presque du territoire ça devient usant. Usant pour œuvrer de façon qualitative. Déjà que l’on nous reproche assez souvent que nous sommes des incapables. Forcément ce point-là n’aide pas à nous améliorer… Marre de passer pour un jambon. Pourquoi ? je vais vous expliquer en quoi c’est problématique…

Question dignité et sécurité on repassera

De ce fait se garer de façon éloignée des entrées rend les prises en charge complexes et dangereuses. J’adore me trimballer avec un brancard, un patient, un obus d’O2, quelques perfs, un pousse seringue ou deux et traverser un parking immense blindé de piétons affichant à la vue de tous mon patient qui souffre et subit les regards de ces curieux « Han t’as vu chéri il ne va vraiment pas bien le monsieur » ou « Oh le pauvre, ils n’ont pas honte de le trimballer comme ça devant tout le monde ».

C’est d’un digne ! Encore plus quand le patient est un tant soit peu agité ou hyper algique certains ne seraient à peine gêné je suis sûr de filmer la scène avec leurs smartphones. Le tout sous la flotte, dans le froid avec une bonne brise à décorner les bœufs. Suffit que le drap s’envole et là c’est la catastrophe….

Je voudrais bien que vous puissiez vous imaginer ce que ça peut être humiliant pour la personne installée à même ce brancard. Les regards, les pensées, les attitudes de ce gens autour de soi. Le confort de voyager sur un brancard à subir les aspérités du parking, trottoirs et autres… sous la flotte ou par un soleil de plomb. Le tableau du brancardage c’est une chose mais seul c’est pire…

Oh mais je travaille moi !

En transport assis : traverser un parking d’une taille de supermarché avec un patient possédant des grosses difficultés à la marche ou avec problèmes cardio/respiratoire (rayer la mention inutile) qui s’essouffle rapidement et ne peut supporter l’effort; ou qui a un équilibre fort précaire voire inexistant. Bien entendu sans fauteuil roulant à disposition au domicile. Mais pourquoi ne pas le prendre à la structure de soin le fauteuil ? Bien entendu je n’y avais pas pensé.

Ah zut il n’y en a plus (ah zut c’est vrai il n’y en a jamais c’est la faute des ambulanciers encore !) Et puis au fait j’ai laissé mon patient seul dans la voiture sans surveillance (ben oui je ne pouvais pas m’arrêter devant l’entrée !). Zut il a fait un arrêt/malaise/avc/vomi/chuté/s’est barré déambuler pendant ce temps. Et je n’étais pas sur place. Bon je vais direct en tôle sans toucher 20 000 euros. Bah oui qui est le responsable du patient lors de son transport ?

Mais aussi une fois dans le service, accueil etc choisissez votre lieu, on en entend des jolies :

  • Aaaaaaaaaaaah ben il a laissé le patient se tremper le chauffeur (bonjour c’est le livreur) ! Mais ce n’est pas possible il est incompétent ! Il bosse chez Fedex lui hein l’brancardier. T’as vu ça Josette ! Je vais appeler le cadre de santé ! Je vais téléphoner à vot’patron vous allez avoir des ennuis je connais du monde ! C’est une honte monsieur.
  • Mais non cona*** je ne pouvais pas le descendre plus près il y avait ta put*** de caisse garé à la place réservée. Celle où il y a marquée : réservée A-M-B-U-L-A-N-C-E. Pas possible de garer votre poubelle ailleurs ? Elle n’avait pas de parapluie pour se protéger ? Elle ne voulait pas se mouiller ?
  • Ah mais vous savez on travaille nous monsieur ne soyez pas insultant ! Et puis ce n’est pas ma voiture
  • …. Et moi je fais quoi là ? du tricot ? Et qui je vient de voir se poser là en tortillant 2 minutes avant que j’arrive sur place ? Elle a pas vu le panneau ?

Les excuses de ce type j’en entends à la pelle. Encore plus si on pousse le bouchon à bloquer les véhicules hors la loi. Le fautif, car il l’est, est loin de reconnaitre son erreur. Il ne se gêne jamais pour te deverser tout son fiel. L’ambulancier il n’a que ça à faire etc… Dans ce genre de moment j’adore entendre les patients râler contre ce genre d’énergumène. Car eux ils sont pas tendre 😀

Et pourtant les assos luttent continuellement

Et encore heureux les associations ambulancières luttent contre vent et marée afin de tenter toujours de faire avancer les choses. Des discussions avec des staffs de costards cravates qui parfois daignent à peine se déplacer et se curant les ongles en baillant pendant que les problèmes sont exposés; aux réunions constructives avec des staff d’autres structures, compétent, à l’écoute et qui font le maximum pour aider les ambulanciers pour pouvoir trouver des solutions ensemble pour le bien être des patients.

Deux tableaux qui s’affrontent. Je n’invente rien ce n’est qu’un constat global sur l’ensemble du territoire issu des réunions d’associations diverses. Par chance dans mon secteur on est pas trop à plaindre, du moins pas au point de certains endroits ailleurs.

Nous n’oeuvrons pas pour nous

Donc oui les ambulanciers passent leurs temps à pester car c’est compliqué. C’est usant de toujours et toujours se demander « mais bordel je fais comment pour me garer ». Parce qu’avant tout on ne le fait pas pour nous. Non les kilomètres à pied on en effectue assez par jour pour ne pas avoir peur de se garer loin si nous sommes SEULS.  On râle car ça pénalise le cœur de notre job : le patient. Pour une très grosse partie de cette population ce sont des gens fragiles, usés, fatigués. Ils ont besoin d’aide quand ils ont (pour certains) la chance de pouvoir (encore) se déplacer.

Ils ont besoin qu’on leur facilite les choses et non pas qu’on leur complique. En brancard il faut pouvoir aussi respecter leur confort et leur intimité. Donc à toi lecteur qui lit ces lignes j’ose espérer que la prochaine fois tu te poseras la bonne question lorsque tu poseras tes 4 pneus dans un parking d’hôpital.

Tu penseras non pas à nous mais à tous ces gens que nous emmenons. Car nous ne sommes pas une cible, nous effectuons une tache, un métier, une mission. Et la finalité c’est le patient, toi peut être aussi un jour, va savoir, tu seras à cette place. Et tu comprendras alors que je ne cherche pas à me battre pour une broutille mais bien un réel problème qui a des conséquences sur quelqu’un : toi, lui, ton voisin, un inconnu qui souffre.

Sources des photos : https://www.facebook.com/Catsuf/

Ambulance : Quels soins sont prodigués à l’intérieur ?

Ambulance : Quels soins sont prodigués à l’intérieur ?

Emission de Jean Marc Morandini sur Europe 1 : Le grand direct de la santé

Gérald Kerziek, médecin urgentiste, intervient en direct d’une ambulance pour nous expliquer ce qu’on peut faire à l’intérieur, et quelles sont les différentes sortes d’ambulance.

Une vidéo explicative, très bien expliquée par le docteur Kerziek. Il explique entre autre les missions de l’ambulancier, le matériel utilisé, les compétences etc. Un document très intéressant à recommander auprès de vos proches ou encore auprès de vos connaissances qui maitrisent mal le métier ou les compétences.

Merci à tous pour avoir déniché cet interview.

Vidéo : Ambulances Promedic

Vidéo : Ambulances Promedic

Une présentation en vidéo

L’entreprise Promedic nous présente son nouveau clip vidéo. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette entreprise à la pointe je vous invite à découvrir les sujets suivants :

Une entreprise qui grandit

Une entreprise menée de main de maître par Kévin Delacourcelle. Un ambulancier expérimenté qui a oeuvré en tant que salarié avant de créer sa propre entreprise avec pour but de réaliser une prestation qualitative spécialisée dans les transports à caractère urgent. Il est entouré de plusieurs équipes actives en permanence jour comme nuit. L’entreprise croit progressivement avec l’arrivée récente d’une seconde ambulance de soins et de secours d’urgence afin d’améliorer le temps de réponse et la disponibilité.

Stage découverte : le rôle du référent ambulancier

Stage découverte : le rôle du référent ambulancier

Le stage découverte ambulancier et le référent ambulancier

Le stage découverte ambulancierd’une durée de 140 heures en entreprise de transport sanitaire est un passage obligatoire pour tout candidat désireux de se présenter au concours d’entrée en école d’ambulancier. C’est ce que qu’on appelle plus communément un stage d’observation. Mais quel est votre rôle en tant qu’ambulancier et référent et comment bien appréhender la présence de ce stagiaire. Quelques éléments de réponses basés sur mon expérience personnelle.

Il peut faire quoi en stage découverte ?

Il est primordial de savoir que cet observateur ne peut être pleinement actif au sein de l’équipe. Pas question de le mettre au volant ou de le laisser seul avec un patient, ou travailler en binôme. Il est en ambulance le 3ème membre d’équipage. Il peut vous aider (porter des sacs, ouvrir une porte etc.) mais ne peut se substituer à un membre qualifié.

Je conseille de l’inclure dans l’équipe pour une participation active mais sans prise de risque. Il peut très bien lors d’un transfert à deux, se mettre au pied du lit pour faire suivre l’extrémité du drap et les pieds du patient, ou encore vous aider à porter le matériel, tenir la perf le temps du transfert vers le brancard, ouvrir une porte, porter des sacs etc. Un observateur n’est pas non plus condamné à rester planté sans rien faire. Le faire participer est aussi valorisant et facilite l’intégration.

Pas d’idées reçues ou de stéréotypes

Avant toute présentation surtout ne partez pas bille en tête : c’est encore un stagiaire découverte. N’oubliez pas que vous êtes tous passé par là. N’oubliez pas que c’est un possible futur collègue. Ne jugez pas sans connaitre. Ne vous basez pas sur des premières impressions (timidité, inconnu etc.). Soyez impartial dans vos jugements et laissez-lui une chance de se découvrir. Chaque stagiaire est différent. Il n’existe pas de profil type et il est important de laisser le temps à chacun de découvrir et/ou mesurer l’impact de ses choix.

L’accueil par l’ambulancier en stage découverte

Tout d’abord aller à la rencontre de ce nouveau stagiaire est la chose la plus importante. Se présenter et sympathiser permet de nouer un premier contact et lui permettre d’avoir un premier repère au sein de l’entreprise. En effet il arrive dans un milieu inconnu et va croiser l’ensemble des collègues. Nouveau métier, nouvelles personnes, nouvelles pratiques cela a le don d’être vite perturbant.

Faire le premier pas est donc une façon de pouvoir mettre en confiance. Je me présente, j’explique mon parcours dans les grandes lignes, je me renseigne sur lui/elle afin de savoir qui il est, et briser la glace. Je cherche rapidement à connaitre son parcours professionnel et ce qui l’a amené à arriver jusque-là. Pour moi c’est un repère obligatoire pour la suite. J’avoue que je sonde profondément afin de connaitre rapidement les motivations de chacun. C’est aussi une façon de voir s’il possède ou non une expérience du milieu médical et/ou paramédical.

Visite et présentation de l’entreprise

En stage découverte ambulancier on est là pour découvrir. La première chose à faire est de faire visiter les installations, découverte brève des véhicules et des locaux. On lui remet sa tenue et on l’emmène se changer afin d’être opérationnel. En effet sa présence ne va pas forcément influencer le planning du jour. Nous ne sommes pas dans un schéma de formation d’élève ambulancier.

Il est là en tant qu’observateur et non en tant que personnel actif donc il va devoir « suivre » le rythme. Il va devoir se présenter x fois à chaque collègue donc c’est rapidement perturbant pour lui. Il va devoir vous suivre et « percuter » vite. Pas toujours facile pour un néophyte de s’adapter rapidement à votre emploi du temps, vos habitudes. Donc patience, rassurez et surtout ne l’oubliez pas en partant 😉

VSL ou Ambulance ?

Les deux ! Si on souhaite montrer l’étendue du métier il faut faire le tour de tout. Chaque prise en charge qu’elle soit assise ou allongée apporte des informations différentes. Chaque type de transport a son importance et le but est de montrer un éventail assez large pour qu’il se fasse une idée globale. Ne faire que de l’ambulance cachera l’étendue du travail assis, tout comme les difficultés ou la différence du relationnel, de la prise en charge et j’en passe. Chaque type de transport a ses spécificités.

Il doit donc pouvoir les évaluer. Il est là pour découvrir et affiner son choix sur son orientation professionnelle. Donc il est important de voir avec la régulation pour l’intégrer au mieux dans les plannings. Tenter d’équilibrer un maximum les types de transport afin de lui permettre de voir divers aspects : consultations, urgences, transport en série, simultané, longue distance etc.

De même il est impératif de l’intégrer et le faire participer activement aux taches annexes : nettoyage, désinfection, inventaires des ambulances, remise en condition etc. On doit faire en sorte qu’il puisse se faire une idée d’ensemble de tout le travail quotidien. Pour comprendre il faut « vivre » ce métier.

Découverte et non pas apprentissage

Durant ce stage le stagiaire découverte est là pour découvrir et non pas apprendre, du moins pas au sens littéral. Donc ne soyez pas trop technique sauf s’il est demandeur. Pour quelqu’un qui découvre le milieu ambulancier mais aussi le milieu médical c’est une masse d’information incroyable à assimiler donc autant rester simple. L’école apportera le contenu technique.

Cependant rien n’empêche d’expliquer ses gestes, ses techniques afin de créer une culture personnelle utilisable lors des entretiens du candidat avec le jury. Découverte ne veut pas dire juste observer. On peut apprendre sans aller au cœur du sujet. Vous êtes d’abord présent pour faire découvrir le métier et non pas pour former un élève ambulancier.

Evaluer la curiosité, l’intérêt

Clairement je sais que la majeure partie des ambulanciers qui accueillent un stagiaire le mettent très rapidement au pied du mur en lui mettant en face les réalités du métier : salaires, conditions de travail etc. Est-ce pédagogique ? Oui et non. Avec le temps je me dis que c’est une manière aussi de tester la motivation, d’évaluer rapidement si le stagiaire sait pourquoi il est là et dans quoi il s’engage.

Stage découverte ambulancier ne veut pas dire non informé. On ne dépasse pas le cap du stage si on n’est pas un minimum informé et renseigné sur le métier que l’on souhaite pratiquer. Ce qui veut dire aussi une préparation personnelle aux conditions de ce métier et à ses inconvénients. L’avantage, si je puis dire, de cette méthode c’est de tester la capacité du stagiaire à argumenter ses choix, ses motivations.

Evaluer avec lui s’il a pris mesure de l’implication que ce métier va lui demander ainsi que ses conséquences sur son environnement personnel. En règle générale on écrème très vite les sujets qui manifestent de l’intérêt. Ceux-là sont informés, renseignés et peuvent sans soucis vous expliquer ce qu’ils ont mis en place ou étudié pour mener à bien leur projet. Les autres vont devoir se remettre en question rapidement et vous êtes là pour les guider. J’ai dit guider pas dégouter. I

l faut être clair. Un choix doit se faire de façon posée et non pas de façon influencée. Pensez aussi à leur laisser du temps ! Vous disposez de 140 heures pour votre évaluation donc patience. Parfois certains ont besoin d’un « déclic » qui ne se fait pas les premiers jours.

La curiosité premier facteur d’évaluation

Un ambulancier se doit d’être curieux. Pour ma part un stagiaire, silencieux, renfermé qui ne pose pas de questions ou ne s’intéresse pas est pour moi une perte de temps. Perte de temps car tenter de partager sa passion et ses connaissances avec quelqu’un qui vous écoute d’une oreille distraite, baille et passe son temps à fumer sa clope est destiné à retourner chez lui avant la fin. Candidat refusé.

Par contre être à l’écoute d’un candidat qui s’intéresse est un facteur primordial. Il a soif de connaissances, a besoin d’évaluer, lister les fonctions et tâches, qualités requises, fonctionnement etc. Vous devez donc être présent et combler ses manques, répondre à ses questions. Testez sa capacité à observer et à analyser. Certes il n’a pas de formation mais rien ne l’empêche de faire travailler ses capacités personnelles : relationnel, analyse de situation, risques, problèmes etc. tout en restant dans son champ de compétence d’observateur.

Chaque soir évaluer le stagiaire

Chaque fin de journée est propice à l’analyse de la journée. On voit ensemble ce qu’il a vu, si des questions sont restées sans réponses. On discute de ce qu’il a appris, apprécié ou détesté. On fait le point sur son intégration au sein de l’équipe. Etc. Pour lui c’est une façon de voir avec son référent si tout va bien, s’il souhaite continuer et surtout qu’il ne rencontre aucun frein ou problèmes. On a tous des collègues qui ne sont pas pédagogues. Donc ne pas toujours incriminer le stagiaire et voir ensemble ce qui a posé problème ou non et comment le résoudre, voir le faire rouler avec d’autres collègues plus adapté à encadrer l’observateur.

Evaluation finale du stage découverte ambulancier

Chaque fin de stage je joue franc jeu. On fait un bilan de ces 140 heures de stage afin de voir ce qu’il en retire. Discuter ensemble de son choix d’aller jusqu’au concours ou non.  Discuter ensemble de ses impressions sur la profession mais aussi l’entreprise et même la relation élève/référent. Pour moi il est important de savoir si mon travail fut utile ou si certains points négatifs sont à relever. Ce, dans un  but d’amélioration future.

A la fin je lui donne mon ressenti sur lui. Ce que je juge bon, moins bon et sur mon évaluation de son profil. Evaluation qui sera retranscrite sur sa fiche de notation. Pas de surprises, pas d’hypocrisie. C’est une façon honnête de le pousser vers la profession ou au contraire de l’orienter vers un autre domaine professionnel. J’apelle ça de l’honnêteté. Pas question de faire de grands sourires devant et l’assassiner après sur l’évaluation. Il est mauvais ? Non il ne possède pas le profil et il faut être en mesure d’argumenter et de lui expliquer pourquoi. Etc.

Vous avez un rôle primordial : tant au niveau de l’orientation que du conseil. Vous êtes un des premiers remparts avant le concours. Le candidat sera évalué lors des entretiens oraux mais votre évaluation sera prise en compte. D’où l’importance d’évaluer de façon juste et équilibrée.

Bien évaluer un candidat n’ayant aucun potentiel ne lui rendra pas service. Ni à vous ni à la profession. Pareil pour un bon candidat à fort potentiel. Si vous le jugez équilibré, intéressé et avec un profil parfait marquez le ! N’oublions jamais d’où nous venons, n’oublions pas que nous avons un jour été stagiaire. Et que ce candidat est potentiellement un futur collègue… ou non.

tage découvert ambulancier : are you in the right job ?

Votre travail est important : pour lui comme pour vous. Le but est de pouvoir le guider. Est il dans la bonne orientation et a-t’il choisi le bon job ? J’ai illustré cet article avec une pub de monster.com qui illustre parodiquement ce choix important. Votre expérience dans ce métier peut aider quelqu’un à s’orienter ou non vers la profession d’ambulancier.

Mais ce job demande des qualités indispensables et un mental particulier. Tout le monde ne peut pas devenir ambulancier c’est faux. On ne parle pas de capacité d’apprentissage mais de qualités humaines avant toutes choses. Donc, évaluez mais évaluez bien et ne négligez pas cet observateur.

stage découverte ambulancier, une étape importante
Quand t’es ambulancier #3

Quand t’es ambulancier #3

He will be back

Il est de retour : Michael Blindford nous revient avec Quand t’es ambulancier épisode 3. Quand t’es ambulancier, la web série imaginée et réalisée par Michael Blindford nous revient pour son troisième opus. A la base une vidéo just for the fun devenue rapidement incontournable et appréciée. Des clichés qui respirent le quotidien, on sent le vécu, on s’identifie, on a tous vécu au moins une fois ces petits sketches qui nous font rire. Des conditions de travail, à la régulation, en passant par les collègues tout le monde en prend pour son grade. Humour et sérieux manié avec manière il aborde tous les sujets en glissant malgré tout des infos sérieuses et posées pour remettre certaines pendules à l’heure.

Un travail long, complexe avec les moyens du bord

Mais c’est une série difficile à réaliser. Disposant de peu de moyen il continue malgré tout sur sa lancée sans compter son temps. A savoir que ce dernier opus représente tout de même près de 3 semaines de travail jour et nuit pour sa réalisation. On retrouve la patte du réalisateur : entre les bruitages de rétro-gaming, les incrustations décalées, l’ensemble est frais, amusant, parfois même à mourir de rire. C’est léger, sans censure et ça respire le quotidien. Même si cet épisode semble long à s’installer je vous assure qu’une fois lancé c’est assez poilant. Il y a des séquences de toute beauté.

Un ancien ambulancier qui connait réellement son sujet

Cette fois ci Michael s’attaque à nos patients. Les clichés et stéréotypes que l’on connait tous, les 100 % pour tout, les bariatriques, le patron qui te laisse te démerder, le toubib qui s’évertue à prescrire du VSL même quand c’est impossible. Bref il fait un tour complet de la patientèle et ce qui l’entoure. Quand t’es ambulancier reste le florilège de ces situations.

Soutenir c’est important

On aime, on aime pas. Certes mais c’est quand même important de reconnaitre qu’il tape dans le vrai, qu’il vise juste. Il réalise quelque chose de nouveau, que personne n’a encore tenté et je lui tire mon chapeau. Je le soutiens haut et fort depuis sa lancée avec son premier volet et je compte bien continuer. Humour à prendre au second degré, il ne faut pas s’offusquer mais regarder ça avec du recul. L’humour c’est bon pour la santé et de temps en temps, avouez qu’on le fait tous entre collègues, il faut savoir se moquer de nous même et de notre quotidien. Ambulancier est un job difficile et il faut aussi savoir relativiser avec humour.

Quand t’es ambulancier #3

Bref, je suis urgentiste :D

Bref, je suis urgentiste :D

Une parodie des urgences inspirée de « Bref » par des urgentistes. Un peu d’humour pour le week-end hein ça fait jamais de mal 😉 : Bref je suis urgentiste !

Une parodie des urgences inspirée de « Bref » par des urgentistes. Un peu d’humour pour le week-end hein ça fait jamais de mal 😉

Réalisation : Nicolas Dubujet, Yves Duffait et Kenji Shiraishi

Salon CNSA 2015

Salon CNSA 2015

Le salon 2015

Le 1-2-3 Octobre 2015, une semaine après le reportage sur la profession ambulancière se déroulait à Besançon le 62 ème congrès de la Chambre Nationale des Services d’Ambulances, un peu avant celui de la confédération FNAA, FNAP, FNTS qui lui se déroulera à Nantes les 27,28 Novembre 2015. Encore une fois ce congrès a été l’occasion pour les professionnels de se réunir autour de conférences à thèmes variés « avenir du métier », « social et formation », « assurance maladie » mais aussi véritable regroupement de différents fournisseurs (véhicules, matériel de secours, de tenues, et d’objets publicitaires afin de démarquer les entreprises de transports sanitaires…)

De nombreux carrossiers présent

Comme d’habitude la 3ème journée est accessible au public. Cette année beaucoup de véhicules étaient présent sur les stands des aménageurs, on a pu voir, quelques VSL mais surtout des ambulances en partant des type A1 jusqu’au type C et même un Ford ranger ambulance ou encore un type A2, véhicule que l’on a pas encore l’habitude de voir en France. La société BAUS quand à elle présentait son nouveau véhicule à destination du SMUR d’Angoulême, mais aussi des ASSU.

Et les fournisseurs de matériels

Les habitués étaient présents comme la société MEDIC’ALP avec toujours un choix important de tenues, matériel, et gadgets afin de travailler dans de bonnes conditions. A noter la présence de FISTEL, organisme de formation avec un catalogue de formations diverses orientées vers le monde de l’ambulance, et des ambulanciers. Bref… Il est toujours intéressant de se rendre dans ce genre d’évènement, car il permet de découvrir matériel et logiciels qui dans l’avenir feront parti de notre vie professionnelle.

Ambulancier, le reportage : 3 Millions de téléspectateurs et moi et moi…

Ambulancier, le reportage : 3 Millions de téléspectateurs et moi et moi…

Un reportage sur la profession d’ambulanciers

Je publie cet article, enfin ce billet d’humeur afin de pousser un coup de gueule. Samedi, après la diffusion du reportage sur les ambulanciers annoncé ce fut une déferlante de négativité, de critiques et j’en passe. J’ai passé plus de 12h entre samedi et dimanche à tenter de comprendre, expliquer, pousser à la réflexion une grosse partie. Mais c’est vrai je n’ai que ça à faire et j’aurais dû laisser passer. Certes je le dis de suite : oui il y avait quelques incohérences, des erreurs mais, mais dans l’ensemble soyons honnête : on ne parlait pas de fraudes. On parlait d’humain. On s’adressait au grand public qui lui se détend et n’analyse pas tout comme vous. Ce reportage a présenté un tableau de la profession en 30 minutes.

Je suis en rogne car malgré les nombreux messages de soutien, messages positifs ou encore ceux positifs mais mitigé sur certains points (chose que je conçois) il y a eu une vague de réactions totalement indécente.

Je vous livre malgré tout un message reçu par Bastien, qui est l’homme clé, grâce à qui ce reportage dédié à la profession et non contre la profession a vu le jour. Ce message est issu de monsieur Olivier PONTUS, producteur de ce reportage :

Juste pour vous mettre du baume au cœur Bastien.
1) Ceux qui critiquent sont rarement ceux qui font
2) Tf1 a beaucoup aimé le sujet
Et,
3) Encore plus important, il a rassemblé près de 3 millions (!!) de téléspectateurs. C’est un bon score. 3 millions de personnes qui ont vu et aimé (on a le retour du panel) ce sujet. 3 millions de Français qui ont vu pour la première fois en positif (même si pas assez complet car trop court (et pourtant 30 minutes, c’est déjà un beau format en télé) votre profession. Les chiens aboient, la caravane passe…

Olivier PONTUS

Je pense que tout est dit. Le reportage a eu son succès et le grand public a apprécié. Il a aussi sûrement appris des choses et fait évoluer sa vision (retours lus et entendus je n’invente rien).

Les erreurs

Ce week-end je crois que j’ai vu le plus gros rassemblement d’ambulanciers parfait, déontologiquement irréprochables, des vrais sauveurs de vie et de vrais techniciens. Et ce qui est génial c’est qu’ils bossent dans des entreprises au top, certes qui ne les payent pas à leur juste valeur mais leur offre du matos impeccable, de vraies tenues à tous (si si tous !). Ils font tout au top, jamais d’erreurs, jamais ne se trompent.

C’est extra car dans mon quotidien je les cherche encore ces gens-là. Ce serait plus le contraire mais bon à priori ils sembleraient exister, je vais chercher plus loin que ma pôv Charente voire changer de pays (là j’ai plus de chances de réussir :p). Moi perso, je ne me qualifierais pas de parfait (loin de là) : comme tout le monde je fais des erreurs mais je me soigne je vous rassure. Et chaque jour je m’efforce de m’améliorer, d’apprendre et de me remettre en question pour devenir meilleur.

A un moment donné peu se sont demandé l’espace de quelques minutes ce que ça peut faire de se retrouver à travailler avec le stress du job avec en plus des caméras autour. A aucun moment personne ne s’est posé la question de savoir si au moment du montage des éléments clés ; qui auraient facilité l’analyse des prises en charge par des téléspectateur, eux même professionnels de santé, manqueraient suite à une coupure au montage. Non ? C’est comme l’histoire du gars qui attends au cul de l’ambulance avec ses valises et qui monte dedans alors que vous êtes à peine descendu de votre ASSU. Aucun super-ambulancier ne l’a vécu, eux ils sont trop bons, trop parfait. Moi j’avoue je connais la rengaine sur tout type de pathologie.

Alors le florilège des tenues pas règlementaires (eux au moins ils en ont des tenues de travail correctes), des véhicules avec flocage interdit (mon dieu quel drame vite il faut dénoncer), de l’ambulancier SMUR qui masse debout (au fait ils utilisent un cardio pompe et oué faut chercher un peu avant de balancer n’importe quoi) c’était épique certaines réactions. En 30 minutes de reportages il aurait fallu parler aussi des conditions de travail, des journées, des bas salaires, des transports bariatriques, mettre des ambulanciers partout, filmer les consultes, la garde pref, les taxis, le chat de tata michèle bref j’ai lu des choses rocambolesque. Mais ce n’était pas assez long (on va organiser un long métrage promis je contacte Spielberg) et j’en passe des vertes et des pas mûres.

Les soignants

Alors celle qui me fait le plus sourire c’est les remarques sur la réaction des personnels soignant vis-à-vis de ce reportage. D’une ce n’est pas le public ciblé, c’est un reportage grand public à la base. De deux, les reportages SAMU, Pompiers, Police sont aussi bourrés d’erreurs. Ce n’est pas moi qui le dit c’est la majorité (oui je vous ais tous lu ou presque).

Les autres professionnels de santé ce n’est pas un reportage qui va les faire changer d’avis sur votre job, non eux ils se fichent de vous voir à la téloche briller avec des paillettes et tout. Ils veulent voir par contre des professionnels sur le terrain, aux urgences et qui se comportent et agissent comme tel.

C’est ça qui les fera changer de vision : vous, votre comportement et votre professionnalisme au quotidien. Alors arrêtez avec vos salades. Et je ne l’invente pas ce sont des faits. Et ce fait il est loin d’être acquis. Ah pardon c’est la faute du vilain patron…

Et la reconnaissance bordel ?

Ce que j’adore c’est cet élan de solidarité, cette cohésion, cette reconnaissance pour le travail d’un collègue qui s’est démené comme un dingue pendant des mois alors que le reportage a failli ne pas voir le jour. Mais je ne le défends pas que lui mais aussi toutes les associations qui se bougent. C’est le même résultat pour tout le monde.

A chaque fois la reconnaissance est nulle ou avec un constant mécontentement. « Battez-vous les gars pour nous mais si ça ne nous plait pas on n’oubliera pas de vous le faire savoir ». « Si c’est bien ? On verra on verra… j’ai aquaponey zut ! » J’adore les gens qui fustigent assis dans leur canapé, qui gueulent, râlent derrière leur écran mais qui, surtout, et c’est là que le bât blesse : ne bougerons jamais leurs fesses pour faire avancer les choses.

Non tellement plus simple de laisser faire les autres et de couiner : ouin je travaille trop chui pas assez payé, ouin ben mon patron c’est un méchant, ouin ben c’est nul, ouin ben lol mdr on ne parle pas de ci, oui ben vous faites jamais rien pour nous, ouin ce reportage c’est d’la m… (ah oui les trois quarts auraient fait mieux c’est vrai). De belles argumentations. Encore heureux j’ai lu des avis construit et je les respecte entièrement. Liberté d’expression oui mais argumentée c’est un minimum.

Vous pensez qu’on fait quoi de notre temps libre ? AAD, AAG, AFC, Actu Ambu, CATSUF, OMTPH, les syndicats de salariés, l’Ambulancier pour les Nuls, ONPA et j’en passe j’en ai oublié. On bouge nos fesses pour vous. Et ça ne vous suffit jamais. On fait ce que l’on peut avec ce que l’on a. Certes ce serait mille fois mieux si on arrivait à mobiliser plus de monde pour réussir à obtenir plus de choses et réaliser plus d’actions.

Mais de temps en temps on aimerait bien lire autre chose que des commentaires agressifs ou des réactions puériles et de bas étage. Vous voulez critiquer ? Faites d’abord quelque chose et ensuite ce sera recevable. Je m’adresse et je précise, à ceux qui râlent sans rien avoir fait et qui subissent au quotidien, au troupeau de mouton dont les trois quart sauteraient de la falaise si le premier montrait l’exemple. Au passage vous n’êtes pas heureux ? Pôle Emploi recrute. Votre patron est un vilain ? Rien ne vous empêche d’aller postuler ailleurs. A un moment donné soit on se bouge soit on réfléchit à ce que l’on veut devenir.

Les salaires rappel important

Je ne vais pas répéter 100 fois mais : RAS LE BOL DE VOS COUP DE GUEULES SUR LES SALAIRES ET CONDITIONS DE TRAVAIL. Syndiquez-vous et après vous pourrez hurler. Ils vous le disent à longueur de temps : FO, CGT etc. etc. Pour avoir du poids il faut avoir du monde et ce monde c’est vous qui pleurnichez sans arrêt. C’est le job des syndicats : pas le mien, pas celui des associations de promotion du métier mais celui des SYNDICATS. C’est leur boulot, ils le connaissent et le maitrise. Chacun son job.

Ils le disent trop souvent : adhérez ils vous représenteront. Sans vous ils ne pourront pas faire de miracles.

Pour conclure ce billet

Sur ces bonnes paroles je remercie ceux qui ont su analyser correctement ce reportage, content ou mitigé voir pas du tout satisfait mais qui l’ont fait de façon argumentée, posée et réfléchie. Avec une analyse sobre et réaliste. Mais aussi ceux qui ont su se satisfaire de l’existence de ce reportage qui pour une fois et je le rappelle encore présente succinctement la profession de façon positive. Ce qui est la toute première fois ou presque, vu que le dernier remonte à « La nuit c’est ma vie » que vous trouverez dans la section vidéo.

Merci aux entreprises présente lors du reportage et aux collègues, merci à eux d’avoir accepté, ce n’est pas simple de se retrouver sous l’œil parfois inquisiteur  d’une caméra, merci au SAMU de Lille qui a permis de présenter et mettre en avant un ambulancier SMUR, ce qui est fait rarissime car souvent l’équipe SMUR est ciblée sur le médecin et l’IDE sur les reportages; malgré et on oublie trop souvent,  l’importance capitale de cet ambulancier au sein de l’équipe.

Merci Bastien pour ce combat, merci Assistance Ambulance de montrer qu’une entreprise privée peut être aussi de qualité et passionnée. Merci monsieur Olivier Ponthus d’avoir produit ce reportage et merci monsieur Christophe Busché (Yemaya Productions) pour l’avoir réalisé.

Prenez mon coup de gueule pour vous si vous voulez, mais comme d’hab c’est toujours ceux qui ne sont pas visés qui se sentiront blessés par mes propos. Merci à tous ceux qui bossent et oeuvrent pour le métier : promotion, défense des conditions de travail et j’en passe.

Un jour je vais finir par jeter l’éponge et virer ce site de la toile par désespoir et changer de voie une fois pour toutes. J’aime mon job, je me bats pour mon job et une bonne partie devrait faire de même.

Ambulancier, le reportage

Ambulancier, le reportage

Ambulanciers, ces héros du quotidien

Ambulanciers, ces héros du quotidien ! Un reportage de Christophe Busché (Yemaya Productions). On les croise chaque jour sur les routes et pourtant, on ne les connaît pas. Même leurs partenaires de santé, infirmières et médecins, méconnaissent leur champ de compétences.

Ils sont 50 000 ambulanciers en France à intervenir sur les urgences médicales, les gestes de soin du quotidien ou les situations de détresse et d’isolement. Ils ont la passion de leur métier et n’hésitent pas à mettre leur vie privée de côté pour assurer la prise en charge de toutes les pathologies, même les plus lourdes, et de personnes souffrantes de tous âges et de tous niveaux sociaux. Immersion dans la vie de ces héros du quotidien qui conduisent les ambulances. A la découverte d’un métier qui ne connaît pas la routine.

Merci l’AAD pour ce reportage sur les ambulanciers

Issu de la longue démarche du président de l’Association des Ambulanciers de Dordogne, ce reportage est le premier qui a vu le jour sur la profession. Loin des clichés de la télé poubelle sur les fraudes et autres sujets chers à certaines chaines de télévision, TF Reportages nous propose cette fois ci une vision plus réaliste. Une vision humaine du sujet, englobant trois portraits : l’ambulancier SMUR, que l’on voit rarement mis en avant sur les reportages SAMU/SMUR, une entreprise rurale familiale basée dans la Creuse et une entreprise urbaine bien connue Assistance Ambulance. Trois portraits certes très, voire trop court direz vous mais au moins un concentré du quotidien.

Les erreurs

Là où certains pointent des erreurs, des défauts, il faut peut être rappeler que travailler sous le regard insistant des caméras génère du stress et des difficultés. Le montage tend aussi parfois à laisser un côté parfois non terminé. Mais malgré tout ça c’est un reportage réaliste, pas enluminé, ni enrobé de guimauve ou de mensonges.

La genèse du reportage sur les ambulanciers

La genèse et l’histoire de ce reportage sur les ambulanciers sont à retrouver sur cette page : Ambulanciers ces héros du quotidien Bastien nous raconte les difficultés, sa bataille pour réussir à ce que le projet aboutisse.

Humain

C’est ce que je retiendrais de ce reportage. J’ai trouvé le contenu très centré sur l’humain tel que je le voit dans mon quotidien. Alors oui tous les soucis ne sont pas abordés mais en si peu de temps c’est très complexe et difficile. Je dis bravo à tous les personnels qui ont participé à cette aventure, bravo aux entreprises et aux ambulanciers. Merci à Bastien pour avoir réussi à faire émerger quelque chose de bénéfique pour nous tous et la compréhension de notre métier par le grand public.

A retrouver

Pour visionner le reportage c’est à cet endroit ! : Ambulanciers ces héros du quotidien

Le lien est paramétré pour démarrer directement sur la troisième partie du reportage 😉

Ou en direct :

L’urgence à plusieurs « vitesses » sociales

L’urgence à plusieurs « vitesses » sociales

Fracture territoriale et inégalité dans l’accès aux soins d’urgence en France

Sylvie Morel, doctorante au Cens a soutenu sa thèse Jeudi 11 décembre 2014. Ma recherche de doctorat porte sur un double objet : la fracture territoriale et l’inégalité sociale dans l’accès aux soins d’urgence en France.

Pour mener à bien cette recherche, j’ai réalisé un important travail documentaire (ouvrages, presse, rapports politiques, etc) tout en menant parallèlement un intense travail ethnographique auprès des ambulanciers privés durant près de sept ans. Cette longue immersion a permis de révéler dans un premier temps, l’existence d’une fracture territoriale dans l’accès aux soins d’urgence.

Concrètement, celle-ci prend la forme d’une inégalité entre d’une part, un milieu urbain sur-doté où se côtoient médecins urgentistes privés et hospitaliers, sapeurs-pompiers professionnels et volontaires ainsi qu’un nombre important d’ambulanciers privés. Et d’autre part, un milieu rural cumulant les obstacles à l’accès aux soins d’urgence : éloignement des services d’urgence et des smur, indisponibilité des sapeurs-pompiers volontaires en journée, problème de permanence des soins, carence d’ambulances privées.

L’hypothèse centrale soutenue dans ma thèse est que la politique de médicalisation des urgences sanitaires, singulière à la France, a engendré une concentration urbaine et professionnelle des compétences dites de « médecine » d’urgence, au détriment du monde rural et de ses acteurs (ambulanciers privés, sapeurs-pompiers).

A rebours des discours politiques d’excellence sur le, soi-disant, « meilleur système d’urgence au monde », cette recherche montre que le concept de médicalisation, cher au « modèle » français, non seulement échoue dans sa mise en oeuvre mais empêche ou freine, toute approche alternative (paramédicale) du problème.

Parallèlement, le travail ethnographique a permis également d’entrevoir une autre face cachée de la réalité des urgences, à savoir l’existence en France d’inégalités sociales dans l’accès aux soins d’urgence. Une enquête statistique menée auprès de 500 patients dans deux services d’urgence, l’un privé et l’autre public a permis d’objectiver l’existence de filières d’accès aux soins d’urgence différenciées socialement.

Quatre vitesses sociales ont été ainsi repérées, construites par et pour la profession médicale : la filière pour les patients d’un niveau social supérieur qui sont généralement orientés vers les urgences privées qui ont un mode de recrutement médical sélectif ; les urgences publiques qui acceptent officiellement tous les patients.

Cette logique d’accueil du tout venant est cependant de plus en plus inadaptée aux exigences économiques et les services d’urgence hospitaliers développent depuis quelques années, des pratiques de sélection de leurs patients. Ces derniers sont en grande majorité issus de classe populaire tandis que les populations précaires, sans couverture sanitaire, pour lesquelles l’urgence sanitaire est souvent mêlée à l’urgence sociale y sont sous-représentés.

L’enquête montre qu’ils ont été progressivement éloignés vers des lieux spécifiques de prise en charge de leur demande de soins d’urgence. C’est la troisième filière, la médecine caritative représentée par Médecins du monde, le SAMU social et les Permanences d’accès aux soins de santé. Enfin, la quasi absence de patients situés tout en haut de la hiérarchie sociale autorise à penser l’existence d’une quatrième filière, celle de contournement des services d’urgence. Elle permet d’accéder directement au service de spécialité correspondant au besoin de santé du patient sans qu’il ait à passer par la case « urgence ».

Un chapitre dédié aux ambulanciers

Un chapitre complet vous intéressera entre autre, le chapitre 3, je cite entre autre :

En France, les ambulanciers privés sont au nombre de 47 000 répartis dans un peu moins de 5000 entreprises privées. Ils sont minoritaires dans le champ de la santé puisqu’à titre de comparaison, les infirmiers et les aides-soignants sont plus de 500 000 et les médecins plus de 200 000. Même si leur faible effectif participe de leur « invisibilité sociale », il est loin d’en constituer la clé de compréhension unique puisqu’en effet, bien qu’étant nombreux, les aides soignants n’en sont pas moins, comme l’a démontré Anne-Marie Arborio, des « personnels » tout autant « invisibles ».

Une observation attentive des ambulanciers permet de faire émerger des facteurs de divers ordres et de différents poids qui se combinent pour rendre ces travailleurs socialement invisibles. Les ambulanciers assurent quotidiennement, sur « prescription médicale », le transport des « malades, blessés, parturientes » du domicile au lieu de soin ou d’une structure sanitaire à une autre.

L’activité de transport, à travers le brancardage des patients et la conduite de l’ambulance, constitue la partie la plus visible de leur travail alors même qu’ils réalisent chaque . Ce peut être un transport assis (VSL: véhicule sanitaire léger) ou allongé (ambulance), des actes de soins (prendre la tension, le pouls, la saturation, etc…) au sein même de l’ambulance ou, dans les lieux privés (chambre du patient) inaccessibles au public.

Ils sont ainsi généralement perçus par les profanes mais aussi, par de nombreux professionnels de santé, comme de simples « chauffeurs », une « étiquette » dont se plaignent la plupart des ambulanciers rencontrés au cours de cette enquête : « On est pas des bagagistes ».

Sylvie Morel

L’intégralité de la thèse

Vous pouvez consulter l’intégralité de la thèse en téléchargeant le PDF : L’urgence à plusieurs « vitesses »: fracture territoriale et inégalité sociale dans l’accès aux soins d’urgence

En cas de non disponibilité du fichier original : lien alternatif ici

A lire !!!

Je vous recommande sa lecture même si certains lui reprocheront son côté scientifique, c’est parfois complexe à digérer mais c’est extrêmement bien documenté et relate avec une réalité surprenante notre quotidien, nos problèmes etc. Madame Morel a en effet fourni un travail de recherche très impressionnant et a constitué avec cette thèse un support d’information indispensable. Je vous recommande sa lecture.

Source et origine du document

halshs.archives-ouvertes.fr – Thèse de Sylvie Morel

Ambulanciers ces héros du quotidien

Ambulanciers ces héros du quotidien

Ambulanciers ces héros du quotidien : enfin la programmation annonce son arrivée

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Assistance Ambulance

Je vous en avais parlé il y a quelques temps, un reportage sur la profession est en route.

Un reportage qui ne va pas pour une fois reprendre les traditionnels sujets de discordes sur les fraudes mais bel et bien (à priori) se concentrer sur le sujet primordial du quotidien, de la profession en elle-même au travers de portrait très diversifié via des profils tels que nous les connaissons : ambulancier SMUR, privé, chef d’entreprise etc.

Mais avant sa diffusion je pense que je vais me permettre quelques remarques pour préparer le terrain. Par la même occasion vous allez découvrir aussi la genèse de ce reportage et les difficultés qu’il a fallu surmonter pour qu’il puisse voir le jour sur une grande chaine de télévision.

N’oublions pas qui a réussi ce tour de force

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A la base même, à son origine, se cache un ambulancier. Oui un ambulancier est à l’origine de l’existence de ce reportage. Bastien, président de l’Association des Ambulanciers de Dordogne a su faire valoir ses contacts pour tenter d’intéresser les entreprises de production sur la profession d’ambulancier.

Le but ? Changer les choses et réussir à attirer l’attention sur le cœur du métier en lieu et place du traditionnel cliché dévastateur et vendeur; de la fraude et autres clichés stéréotypés que recherchent les grandes chaines. C’est vendeur, on met en avant un vilain canard et le grand public adore fustiger les méchants. Bref, après des journées, des courriers, des heures au téléphone il a réussi à attirer l’attention d’une boite de production.

Rappelez vous je vous en parlais ici : https://www.ambulancier-lesite.fr/ambulanciers-naissance-dun-futur-reportage-televise/

Tout s’était mis en place jusqu’à l’arrêt brutal de la réalisation pour des raisons complexes mais avec la promesse de reprendre le dossier. Il s’est donc battu pour réussir à faire aboutir ce projet, a encore passé des heures pour s’assurer de son maintien, aiguiller, guider vers des entreprises etc. Les équipes ont réalisé le tournage. Restait à patienter jusqu’à la programmation de la diffusion du reportage.

Mais malheureusement on ne peut pas toujours faire ce que l’on souhaite

reanimation

Malheureusement, bien qu’ayant réussi à faire porter ce projet il n’a pu obtenir la possibilité de garder la main dessus afin de faire respecter un fil conducteur fiable et ce pour diverses raisons liées au contrat audiovisuel complexe auprès de la chaîne à qui ce reportage est vendu.

Et oui on ne peut pas toujours faire tout. Les entreprises de productions sont liées par des contrats incluant des obligations qui varient et obligent à respecter parfois des conditions drastiques. Mais malgré tout ce reportage a vu le jour et c’est grâce à lui. Jusqu’à aujourd’hui personne n’avait encore réussi ou tenté d’arriver à ce résultat. Il n’a rien lâché et a gardé le cap jusqu’au bout.

Je cite Bastien :

Ma 1ère volonté était que le tournage ait lieu en Dordogne. J’avais obtenu l’accord et le soutien de la mairie de Périgueux, du Centre Hospitalier et du SAMU 24. Les profils étaient trouvés, un binôme d’ambulancières, un ambulancier SMUR, une entreprise etc. Mais un grain de sable a bloqué tout.

TF1 n’était plus intéressé. A ce moment j’ai dû sur-vendre la profession car nous sommes des privés et donc de ce fait desservi par cet aspect. Mais il a fallu aussi marteler que parmi les ambulanciers il y a aussi les ambulanciers SMUR. Trop de reportages sur les services d’urgence mettent en effet trop souvent en avant les médecins, infirmiers mais trop peu voire jamais les ambulanciers eux même qui sont pourtant une composante essentielle de l’équipe.

La boite de production « Yemaya Productions » a repris le dossier grâce à OLIVIER PONTUS, rédacteur en chef qui n’a rien voulu lâcher en prenant le risque d’aller démarcher la concurrence si la chaîne ne voulait pas suivre, et à diligenté un réalisateur Christophe Busché pour tourner ce reportage.

J’ai pu lui apporter de nombreux conseils mais à mon grand regret il a refusé tout « guidage » durant le tournage. Impossible donc de pouvoir corriger et guider de la bonne façon pour éviter les erreurs et incohérences.

Avec ceci, malgré le fait d’avoir formulé la demande dès le départ, je n’ai pu accéder aux « rush » afin de voir ensemble la cohérence du reportage. Donc au final personne : ni les ambulanciers, ni les chefs d’entreprises filmés n’ont vu le contenu ce qui est fort dommage pour éviter des erreurs de montage. Malgré tout, ce fut un long combat, chronophage, mais on a réussi à faire aboutir ce projet.

Mais attention, soyez quand même tolérant

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Ce projet que je vais dévoiler ci-après, est forcément à un moment donné sujet à des observations d’ambulanciers qui vont fustiger des commentaires de voix off, des montages, des prises de vues. Oui ce ne sera pas parfait, oui il y aura forcément des choses qui ne vont pas plaire à tous, oui ceci n’est pas comme ça etc. Stop. Je vous en prie soyez relax, soyez compréhensif et arrêtez de croire qu’un reportage parfait peut exister ce n’est pas possible.

Il y a toujours des incohérences. Les premiers qui vont râler n’auront pas bougé un dixième de seconde, n’ont jamais rien fait pour obtenir, ou réussir quelque chose d’utile à la profession. Comme d’habitude ça va râler, chialer sans bouger de son fauteuil. Alors s’il vous plait. Soyez d’abord reconnaissant d’avoir quelqu’un dans notre job qui s’est battu corps et âmes pour vous décrocher quelque chose de positif et qui ne soit pas tendancieux.

Je le remercie. Merci Bastien d’avoir réussi à faire bouger les choses. Merci d’avoir tenu, de ne pas avoir lâché pour que ce reportage voit le jour même si tu n’as pu t’assurer de la parfaite cohérence de ce reportage. Un très grand merci. Je n’ai pas encore visionné ce reportage mais je félicite la démarche, le geste, la motivation et le maintien de l’objectif jusqu’au bout malgré les difficultés.

Merci parce que quand c’est bien on félicite mais quand on trouve des erreurs on a tendance à fustiger celui grâce à qui c’est arrivé. A ces derniers je répondrais encore une fois : vous avez fait quoi pour votre job ? Vous avez apporté quoi ? Avez vous essayé de faire de même ? Prenez exemple et faites de même. La profession a besoin de gens comme lui.

On le voit quand ce reportage ? AMBULANCIERS, CES HEROS DU QUOTIDIEN

Ce reportage sera diffusé samedi 26 septembre 2015 sur la chaine TF1 dans la rubrique « Reportage » à 13h20. Il est réalisé par Christophe Busché (Yemaya Productions). Attention tout de même c’est une série de 3 reportages comprenant aussi : LES COULISSES DES LIEUX DE TOURNAGE et LA REVANCHE DU TERROIR PARISIEN.

Son titre ?  AMBULANCIERS, CES HEROS DU QUOTIDIEN

Voici l’introduction proposée par la chaine :

On les croise chaque jour sur les routes et pourtant, on ne les connaît pas. Même leurs partenaires de santé, infirmières et médecins, méconnaissent leur champ de compétences.

Ils sont 50.000 ambulanciers en France à intervenir sur les urgences médicales, les gestes de soin du quotidien ou les situations de détresse et d’isolement.

Ils ont la passion de leur métier et n’hésitent pas à mettre leur vie privée de côté pour assurer la prise en charge de toutes les pathologies, même les plus lourdes, et de personnes souffrantes de tous âges et de tous niveaux sociaux. Immersion dans la vie de ces héros du quotidien qui conduisent les ambulances. A la découverte d’un métier qui ne connaît pas la routine.

Francis Piqué est un des ambulanciers les plus expérimentés du SAMU de Lille. 21 ans de métier, des milliers d’interventions en urgence et toujours la même envie d’enfiler la blouse tous les matins. Il ne sait jamais de quoi sera faite sa journée et c’est justement ce qui lui plaît dans le métier : il n’y a jamais de routine.

C’est à lui d’emmener son équipe, médecin urgentiste et médecin anesthésiste le plus rapidement possible sur le lieu de l’intervention. Francis a suivi des cours de conduite sur circuit pour maîtriser une conduite rapide en toutes situations.  » On est vigilant, une équipe efficace c’est une équipe qui arrive sur place et entier si possible  » précise- t-il. A part quelques rétroviseurs arrachés, il n’a encore jamais eu d’accident.

Mais malgré sa célérité, il arrive parfois trop tard. Des situations de vie et de mort auxquelles il faut faire face coûte que coûte.  » On ne s’habitue jamais à un décès. Les pires souvenirs on les met dans le placard à fantômes. On va y penser aujourd’hui, un peu moins le lendemain. Et malheureusement un autre drame passera au-dessus. « 

Une des vocations du métier d’ambulancier c’est d’être au service des autres. En urgence ou alors en prenant parfois tout son temps comme Fabienne Pierre. Avec son mari, elle a créé une société d’ambulances dans la Creuse, un département rural avec la population la plus âgée de France. 

Avec elle, les temps de trajet sont des temps de partage, le temps pour le patient d’oublier un peu la maladie.  » Parfois on parle de tout et de rien pour penser à autre chose. Et pour les personnes qu’on connaît mieux on va parler de manière plus familière « . 

Comme  Jocelyne qui est atteinte de sclérose en plaques et que Fabienne transporte régulièrement depuis 19 ans. Une habituée qui considère Fabienne et ses fils comme des amis.  » Ce que Jocelyne nous dit, c’est des choses qu’on ne répète pas parce qu’on est tenus au secret professionnel. On en sait souvent plus nous que la famille « . Et Fabienne de conclure :  » pour faire le métier d’ambulancier, avant toute chose, il faut aimer les gens « .

A Nantes, Jérôme a pris sous son aile un ambulancier qui vient de sortir d’école : Pierre, 24 ans.  » Avant j’étais dans un bureau d’études derrière un ordinateur. J’ai eu envie de bouger, c’est pour ça que je me suis reconverti « .

Quand Pierre est né, Jérôme débutait dans le métier. Il n’a jamais voulu en changer :  » pour moi, se retrouver dans des situations compliquées, c’est un booster « . Au cours de ses missions, il transmet tous les trucs qui ne s’apprennent que sur le terrain.  » Entre les cours et la vraie vie, il y a vraiment une marge « .

Le métier demande de supporter des horaires contraignants : une cinquantaine d’heures en moyenne par semaine pour un salaire net d’environ 1300 euros. C’est une des explications de la courte durée des carrières : 4 à 6 ans. Un métier souvent mal considéré malgré les responsabilités.  »

Il y a des gens qui parlent de course, de clients, c’est pas du tout cet état d’esprit qu’il faut y avoir en tant qu’ambulancier. Si l’état du patient évolue et qu’on doit apporter les gestes d’urgence c’est sous notre responsabilité regrette Pierre. Jérôme a beaucoup à transmettre à son apprenti. Son expérience et surtout son enthousiasme pour un métier qui n’est pas toujours reconnu à sa juste valeur.

Soyez devant vos écrans

radio

Soyez au rendez-vous, n’hésitez pas si vous avez réussi à enregistrer, le mettre en ligne sur YouTube ou autre je serais ravi de diffuser ce reportage. Soyez sympa, évitez de porter un regard critique et essayez de profiter de ce moment.

Ce moment où, pour une fois, vous allez voir votre profession sur une chaine de télévision. Où on ne va pas vous démonter pièce par pièce pour dire que les ambulanciers, sont petits, moches, fraudeurs et roulent en BMW série 6 grand luxe en s’enrichissant sur le dos des patients, spoliés chaque jour par le vilain canard ambulancier. Stop à la démagogie.

Prenez du plaisir même si ce n’est pas parfait, même si il existe des incohérences. Moi je dis merci Bastien, merci à l’équipe de production d’avoir pris le temps de se consacrer à s’intéresser enfin à nous et à notre quotidien à tous. Un reportage c’est très difficile à réaliser, à tourner et à monter pour tenir dans un format limité.

N’oubliez pas que ce reportage sera visionné par le grand public, que ce créneau horaire est un créneau détente et que l’ensemble des auditeurs ne va pas guetter chaque erreur. Ils vont apprendre, découvrir aussi la richesse comme les réelles difficultés du job.

Merci à tous d’avoir pris le temps de me lire et de comprendre le sens de mes écrits. Je ne fustige personne mais face à un constat global qui me met hors de moi je ne pouvais pas vous présenter cette nouvelle sans devoir vous  partager ceci.

Rendez vous samedi 26 septembre à 13h20, en attendant je vous invite à rejoindre l’évenement crée pour l’occasion sur les réseaux sociaux :

Tf1 reportage AMBULANCIERS « Ces héros du quotidien »

Dessine-moi un Métier : Comment on devient Ambulancier ?

Dessine-moi un Métier : Comment on devient Ambulancier ?

Dessines moi un métier et TV Vendée

Voici une des vidéos qui est dans mon top 3 ! C’est réalisée par TV Vendée dans le cadre d’une série d’émission dénommée « dessines moi un métier ». Le reportage réalisé est présenté avec beaucoup d’humour mais par contre propose un contenu qui colle vraiment avec le quotidien du métier. Pourquoi mon top 3 ? Car tout simplement il n’existe à mon sens, ou alors je n’en ai pas connaissance, de reportage adapté sur la profession d’ambulancier. Si on suit les émissions des grands médias : en dehors des reportages salissant, racoleurs et axés sur les fraudes et autres je n’ai jamais eu l’occasion de voir quelque chose qui représente vraiment ce que je fais et ce que je vis dans mon quotidien. Et je pense que mes collègues pensent comme moi pour la plupart au vu des réactions lues sur les réseaux sociaux.

Une réalisation sans clichés

Pour ceux qui souhaitent vraiment se faire une idée globale cette vidéos vous apportera un début de réponse très concret. Je tiens à féliciter par le bias de cet article toute l’équipe qui a réalisé ce reportage ainsi que l’équipage présent. Ils ont joué le jeu et surtout ils ont été capable de faire passer au travers des séquences la passion du métier, sa réalité, ses difficultés. Rien de racoleur, rien de vendeur, rien de choquant. Bref la vérité.

A visionner d’urgence et à partager sans modération partout !

Tv Vendée

Retrouvez Tv vendée sur leur site web ou encore leur page youtube à ces adresses :

http://www.tvvendee.fr/

http://www.youtube.com/user/TVvendee/featured

Ambulancier, 5 ans après, où j’en suis ?

Ambulancier, 5 ans après, où j’en suis ?

6 ans, avant de choisir ambulancier

Il y a 6 ans de ça j’étais encore dans un schéma de reconversion. Changement radical d’avenir professionnel. Remise en question de mes compétences, de mes savoir-faire et de mes savoirs êtres. Un peu perdu dans la jungle des possibilités réduites malgré tout à l’aspect financier. J’avais fait le tour de la question aidé par des conseils adaptés en fonction de mon profil personnel, mes aptitudes etc. Il y a 6 ans de ça je me suis intéressé au métier d’ambulancier.

Peu convaincu au départ au vu des idées reçues très bien ancrées dans le quotidien de monsieur tout le monde, peu aidé par les ressources sur la Toile j’ai fini par trouver l’essentiel de mes réponses après un parcours de recherches poussé et fort long. En parallèle de ma préparation pour présenter le concours d’entrée en école d’ambulancier j’ai mis en place un site web destiné aux futurs candidats qui devait répondre point par point au questionnement qui m’avait empoisonné l’existence quelques temps auparavant.

L’ambulancier pour les nuls est né, vacillant à ses départ et encouragé par mes pairs. Je me suis promis une chose quelques temps après : attendre cinq ans pour faire un point sur ma carrière d’ambulancier.

Mais pourquoi 5 ans  dans la carrière d’un ambulancier ?

Tout simplement car la légende dit qu’un ambulancier en Province tenait 5 ans contre 3 sur la région parisienne.  Au-delà le taux de reconversion à l’issue atteignait des proportions incommensurables. 5 ans après avoir entendu cette légende elle semble s’effriter doucement. Non pas qu’elle ait disparue mais à en voir l’entourage il semblerait que les données ont un peu changé mais sans disparaitre.

Je pratique donc depuis 5 années pleines. 5 années difficiles, courtes et longues à la fois.  Années d’échanges, de rencontres, d’apprentissage, de boulettes, de réussites, de succès, de tristesse, de stress mais 5 années totalement incroyables. Je m’étais promis de le faire afin de proposer à des futurs ambulanciers ou qui débutent, de façon à servir peut être de point e repère. Mon vécu est propre à moi même, à l’endroit où je travaille donc c’est un ressenti assez personnel.

Où en suis-je après 5 ans dans le métier d’ambulancier ?

Après 5 ans dans le métier d’ambulancier. Ma motivation n’est plus aussi vaillante que celle qui me rendait aussi fonceur au départ. Je parle de motivation mais pas de conscience professionnelle, pas d’amalgame. La motivation c’est l’envie de continuer, de pratiquer, de donner. Elle s’est un peu érodée mais elle est toujours présente. La conscience professionnelle elle est toujours présente.

Ce qui me tient la tête hors de l’eau ce sont les patients, leurs parcours de soin difficile, les échanges et les rencontres avec des gens très différent, le besoin d’apporter mon aide et me rendre utile. C’est quelque chose qui me fait lever le matin : me mettre au service de ceux qui ont besoin de moi, apporter mes compétences et mes qualités humaines pour apporter mon soutien.

Question conditions de travail je mesure plus avec le temps l’impact des conditions de travail sur mon quotidien, ma famille, ma condition physique et financière. Sur ce dernier point j’étais parfaitement informé que je choisissais un métier difficile, peu valorisé et mal payé. Mais avec le temps en effet les choses pèsent plus lourd. Le manque de valorisation associé au reste fait que le fardeau est un peu plus lourd à porter chaque jour.

Ce qui explique que j’essaie de faire impasse sur ces sujets pour me recentrer sur l’humain afin de garder le cap et ne pas baisser les bras. Je ne me plains pas je suis arrivé dans une période où il y a eu une évolution, certes misérable face à une autre profession mais à l’antipode de ce qu’on vécut les ambulanciers qui travaillaient, nuit, jour, weekend sans véritable encadrement des conditions de travail.

Les choses évoluent lentement certes mais n’oublions jamais pourquoi nous avons choisi ce métier. Après je ne vais pas tergiverser sur ce sujet.

La progression dans le métier d’ambulancier

 5 ans après je mesure le parcours que j’ai réalisé et à quel point l’adage suivant s’applique : un ambulancier sort de l’école, il commence sa pratique et débute juste l’apprentissage réel de son métier. La formation a beau apporter des données théoriques et pratiques elle ne peut vous faire face à ce qui vous attends dans la vie réelle. Que ce soit psychologiquement ou physiquement. Travailler avec l’être humain apporte un tel panel de diversités : origines sociales, religieuses, professionnelles. Mais aussi caractères, vécu, humeurs, sentiments et j’en passe.

Prenez une année de pratique et vous aurez un panel de patient aussi différents les un des autres. Un panel qui vous apportera systématiquement quelque chose sur le plan humain ou encore sur le plan des compétences. Que ce soit le relationnel ou encore la pratique de certains cas, pathologies, situations ubuesques rien ne vous prépare vraiment à ce que vous allez voir et faire. Le terrain c’est une école.

Une école de la vie tout comme l’école de l’apprentissage. On panique, on s’interroge, on se remet en question. Normal. Nous ne sommes jamais vraiment totalement prêt quand on débute. Ce qui ne veut dire qu’on ne connait pas son travail. Il faut juste laisser du temps au temps et ne pas oublier qu’être une équipe c’est aussi pouvoir compter sur son binôme pour être soutenu.

« Pour faire un bon ambulancier il faut 5 ans »

Une collègue m’avait dit il faut cinq années pour faire un bon ambulancier Avec le recul je me dis qu’elle avait certainement raison. Une période suffisamment importante pour être à l’aise dans la majeure partie des situations, être capable d’être un bon communicant. C’est aussi apprendre à faire face à tout type de situations, problématiques impliquant un ou des êtres humains. Savoir prendre des initiatives rapides, désamorcer des conflits, ou résoudre des problèmes en un tour de main.

Cet apprentissage ne peut se faire à l’école et même avec un bon vécu personnel et professionnel. Etre capable de conserver son sang-froid et d’agir sur une situation d’urgence même relative. Ces urgences qui ne sont jamais urgentes dit-on et au final vous laissent parfois de sacrés surprises parfois très amères, ou des souvenirs impérissables. L’école ne peut vous faire partager ce stress, ces situations tendues où on doit être capable de réagir pour venir en aide à des êtres humain en détresse tout en gérant en parallèle la panique et les inquiétudes des familles, amis, voisins présent aussi sur place.

5 ans de larmes, de rires

C’est aussi 5 années de larmes. C’est apprendre à faire face à des fins de vie, des départs brutaux, des annonces de fin de parcours. Des familles qui cherchent votre soutien, aux confidences des patients. Des liens qui se créent à des niveaux plus ou moins profond du fait des transports réguliers et qui se terminent parfois violemment. On est jamais prêt au départ de ses patients ni même au bout de cinq ans.

Il reste encore des moments difficiles mais il est important d’apprendre à se compartimenter pour ne pas sombrer. Ne pas sombrer car c’est un cheminement dans notre job. Nous sommes là pour accompagner et soutenir l’humain dans sa vie de façon ponctuelle ou répétée. Nous sommes un des maillons de la chaine de soin. Notre job c’est l’humain.

5 années de colère, de tensions, de crises, de conflit. Que ce soit pour encaisser les douleurs, les difficultés, la rage de nos patients face à la maladie. Mais aussi subir l’ire de certains professionnels de santé envers notre profession pour des choses d’une futilité parfois désespérante. 5 ans de combats, et de rage face à un cadre de travail complexe sur lequel vient se greffer la déplorable attitude des pouvoirs public qui ne cessent de venir ajouter des obstacles à notre quotidien.

Mais ne dramatisons pas. La vie est faite de fins mais elle est aussi faite de début, de nouveaux départs. Des naissances, des grossesses, des rémissions, des guérisons. Des cris de joie, des visages illuminés, des sourires, mais aussi des fous rires. Avec les patients, avec les soignants, avec les collègues.

5 ans dans le métier d’ambulancier : des collègues formidable

Les collègues sont une famille, un lien professionnel important. On se connait, on passe plus de temps ensemble qu’avec nos familles et c’est peu dire. On se connait tellement qu’on peut travailler ensemble sans parler, deviner les humeurs et s’adapter, se soutenir et faire front tous ensemble.

Ah oui on n’est pas tous sur la même longueur d’ondes mais il existe toujours ce noyau solide qui en unit une grosse partie. On se soutient, on se complète. On apprend les un des autres. On rencontre des gens formidables et je remercie au passage les miens pour supporter mes humeurs de dogue au quotidien. On est tous différent, on s’apporte tous mutuellement quelque chose (enfin presque tous hein ^_^). Compter sur ses collègues c’est important pour souder une équipe et faire du bon travail.

5 ans de tutorat

C’est une des parties qui me passionne le plus et pour laquelle je reste comme au premier jour : transmettre le savoir. Voir ses collègues passés comme élève entre ses mains et les découvrir devenu des professionnels expérimentés et compétent c’est un cadeau. Se dire qu’on a apporté certes une toute petite partie dans leur parcours, mais c’est aussi une façon de se dire qu’on suit une ligne directrice fiable qui fonctionne.

De mon point de vue la connaissance doit être partagée et la passion de ce que l’on fait donne forcément un sens aux choses que l’on transmet aux autres. La transmission du savoir est la plus belle chose qui existe pour moi surtout quand on réussit à transmettre son amour du métier et l’éthique qui me fait avancer. Former oui, mais former et orienter dans la bonne direction c’est encore mieux.

6 ans de site web

Bon ok ça dépasse les cinq années car j’ai commencé en 2009. La partie la plus mitigée depuis quelques temps. En dehors d’avoir la satisfaction personnelle d’avoir réussi à aider du monde, renseigné, informé c’est aussi une certaine lassitude. Une motivation qui baisse faute d’avoir réussi à m’entourer d’une équipe solide et nombreuse pour créer un outil communautaire qui se transmettrait au fil des générations d’ambulanciers. Sur ce point je n’ai pas encore échoué mais j’ai des doutes.

L’ambulancier lambda râle beaucoup mais quand il s’agit de s’investir pour tirer son job ou ses conditions de travail vers le haut il disparait bien souvent : râler mais surtout ne pas agir, d’autres le feront à sa place 😉 La lassitude s’explique par le fait d’être seul et de manquer d’inspiration, d’envie parfois (après le boulot dur parfois de continuer). L’angoisse de la page blanche revient de plus en plus souvent. Faute aussi au fait de ne pas pouvoir aborder certains sujets pour ne pas m’attirer les foudres de certaines institutions ou tout du moins de certain de leurs représentants ou/et membres.

Mais qu’importe ce ne sont que des moments de flottement qui disparaissent rapidement pour que l’info ressorte. C’est juste que vous subissez indirectement mes baisses de motivation. Mais quelque part en cinq ans j’ai vu passer grand nombre d’associations, groupes, site qui ont sombré malgré des volontés de révolutionner les choses ou apporter du concret; et ce depuis le départ où la Toile était à peu près vierge de ressources en dehors des pionniers toujours présent à ce jour.

Beaucoup de bruit souvent mais peu de cohésion dans tout ça. Je râle mais un jour j’espère bien que ce petit monde cohabitera ensemble. Mais malgré tout j’ai pu constater, et constate encore des démarches très constructives de la part de certains avec méthodologie et pédagogie associées à leurs actions. Moi je suis toujours présent dans mon pti coin, fidèle au poste même si j’ai du mal à conserver une ligne éditoriale équilibrée.

5 ans où je serais demain ?

J’en sais rien encore on verra ça l’année prochaine. A mon avis j’espère toujours au volant de mon ambulance, dans ma cellule sanitaire ou à conduire mon VSL. Je ne dis pas que je ne pense pas à une autre suite mais pour le moment ce ne sont que des idées sans forme bien définies.

Toujours est il que quoi que sera la direction que j’aurais pris je conserverais un souvenir inoubliable de cette profession. J’en suis fier malgré tout. Mais dites-vous une chose un jour il faudra peut-être prendre le relais de ce site.

Et à qui vais-je transmettre le bébé ? J’espère pouvoir compter sur un candidat fiable et sérieux, compétent et ouvert d’esprit pour prendre ma suite et continuer ce que j’ai tenté de commencer, mais aussi apporter un sang neuf indispensable.

Ma boite mail est toujours ouverte donc si ça vous dit de participer à l’aventure le casting est ouvert en permanence. Ne soyez pas timide, je sais je suis redondant à chaque rentrée, je ressors le même discours. Venez avec vos compétences et l’envie de faire bouger (un peu) les choses. Arrêtez de jouer les moutons et de râler dans vos coins ou sur les réseaux sociaux, à la machine à café parmi vos collègues.

Pour conclure

5 ans ça passe vite et une chose est sûre : on connait tous des moments de creux mais il ne faut surtout pas perdre de vue le pourquoi qui nous a amené à faire notre choix de profession. Si vous le perdez, vous perdez votre âme d’ambulancier et je doute que vous soyez en mesure de pouvoir exercer avec autant de qualité qu’au départ. Ce métier use mais ce métier est indispensable.

Beaucoup prophétisent la fin du métier depuis des années et nous sommes toujours là car des gens ont besoin de nous, besoin de nos compétences, besoin de nos qualités humaines. Vous êtes avant tout des techniciens de l’humain alors ne l’oubliez pas et reste droit dans vos bottes.

Sinon changez de job ; A refaire je ferais la même chose. Reste que s’accrocher reste parfois compliqué mais on revient toujours à son point initial si on est un minimum capable de faire la part des choses. Ravalez votre orgueil, vos rancœurs, et pensez à vos patients. Et n’oubliez pas une chose : bossez pour vos patients et non pas pour vous. Ils ont besoin de votre attention, de votre oreille, de votre assurance. Soyez présent… Servir mais non se servir.

Ambulanciers et nouveau modèle social, nouveaux accords

Ambulanciers et nouveau modèle social, nouveaux accords

C’est en route

Je sors de ma réserve de vacances pour vous filer un petit bout d’info. Bien que celle ci n’est pas nouvelle si vous suivez l’actu sur les réseaux sociaux vous n’avez peut être pas encore tous lu les documents de référence. Alors plutôt que de rédiger un article qui risque d’être sujet à amalgame, erreur ou autre je vous propose de retrouver l’ensemble des accords mis en ligne sur le site de la Fédération Nationale des Transporteurs Sanitaire (FNTS) qui est un des syndicat patronaux signataires de cet accord.

Pas de polémique

Je vous le dit tout de suite : je ne commenterais pas, n’apporterais pas mon avis personnel sur ce sujet. Je publie ici en tant que webmaster et ambulancier et non en tant que salarié. il revient à chacun de bouger son arrière train si vous souhaitez râler, critiquer ou autre. Pour votre information seul 5% des ambulanciers salariés sont syndiqués à ce jour. Je ne suis pas là pour prôner quoi que ce soit mais pour mettre le lecteur en face de ses responsabilités. Sur la toile c’est souvent que je vois passer des kilos de commentaires, réflexions sur les conditions de travail. Tout le monde pleure, râle, hurle mais au final je vais vous poser une question : qu’avez vous fait ? Avez vous oeuvré pour que les choses changent ? Est ce que vous vous êtes rapprochés des instances dédiées à la défense des personnels ambulanciers salariés ? Si la réponse est non il serait temps de vous interroger avant de hurler et brasser du vent. Bref c’est mon coup de gueule du jour contre ceux qui crient au loup sans avoir fait quoi que ce soit.

Pour toute questions, polémique, etc : rapprochez vous des instances syndicales : CGT, CFDT etc etc.

L’évolution

L’évolution est malgré tout présente. il faut juste regarder les conditions d’avant mai 2000, mois de la naissance de l’accord cadre, les conditions après 2000 et celles qui vont arriver. Certes je reconnais que le chemin à parcourir reste encore long mais pour ça il faut aussi rassembler les troupes pour que ça avance dans des conditions adéquates. En attendant bonne lecture à tous 🙂

Les textes

Les différents textes sont disponibles sur cette page, prenez le temps de lire les informations disponibles en même temps J’espère pouvoir partager un article à terme qui « traduira » les nouveaux accords sous une forme simplifiée afin de vous fournir une compréhension rapide et claire. Il est bien connu que les textes sont parfois complexes à comprendre et sujet à interprétation du fait de la rédaction de certains éléments.

L’article et les textes sont à retrouver ici : http://www.fnts.org/flash-special-urgent-social/

Ambu’sim, formation pratique pour les ambulanciers

Ambu’sim, formation pratique pour les ambulanciers

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Ambu’sim : formation de l’ambulancier

Une autre fois n’est pas coutume je vous propose de découvrir une entreprise qui débute dans le domaine de la formation. Il y a quelques temps je vous faisais découvrir une entreprise de E-Learning dédiée aux ambulanciers : E-ambulance. E-ambulance permet à chaque entreprise d’organiser des séances de révisions dans son entreprise au rythme de l’entreprise par le biais de cours individuels à distance de façon à revoir ses acquis théoriques réalisés par des professionnels de santé (médecins, IDE etc).

Aujourd’hui c’est de la formation sur place. Une équipe au complet se déplace jusque dans votre entreprise pour de la révision d’acquis pratique. Ce qui est un parfait complément à la formation distancielle et permet tout pareillement une remise à niveau. Sachant que le recyclage de l’AFGSU est de 4 ans il existe un laps de temps important nécessitant de remettre ses connaissances à plat.

Ambu’sim nous propose donc de se déplacer auprès de votre entreprises ou pour un groupement d’entreprises afin de vous faire bénéficier de travaux pratiques et de révisions. Le tout chapeauté par des professionnels tels que :

Intervenants

  • Infirmiers urgentistes
  • Formateur aux gestes et soins d’urgence (AFGSU)
  • Formateurs enseignants de simulation en santé.

Voyons un peu à qui ce programme s’adresse et ce qu’ils nous proposent. Vous pourrez découvrir différents ateliers possibles avec une application dans le quotidien de l’aide médicale urgente.

Le public

  • Ambulanciers diplômés d’état participant à l’aide médicale urgente.
  • Auxiliaire Ambulancier
  • OBJECTIFS OPERATIONNELS:
  • Optimiser la prise en charge d’une intervention pré-hospitalière.
  • Reconnaitre et apprécier les signes cliniques
  • Développer sa capacité à analyser des situations d’interventions
  • Anticiper et préparer l’arrivée de l’équipe médicale.
  • Améliorer sa participation à une prise en charge médicalisée.
  • Développer son rôle d’ambulancier et d’équipier

PRISE EN CHARGE DES URGENCES CARDIO-RESPIRATOIRES PRÉ-HOSPITALIÈRES

OBJECTIFS OPERATIONNELS:

  • Optimiser la prise en charge d’une intervention pré-hospitalière.
  • Reconnaitre et apprécier les signes cliniques
  • Développer sa capacité à analyser des situations d’interventions
  • Anticiper et préparer l’arrivée de l’équipe médicale.
  • Améliorer sa participation à une prise en charge médicalisée.
  • Développer son rôle d’ambulancier et d’équipier

CONTENU DE LA FORMATION ET METHODES PEDAGOGIQUES:

  • Apport théorique interactif
  • Cours
  • Vidéos
  • Schémas
  • Séance de simulation
  • Briefing
  • Mise en situation avec évolution du scénario
  • Débriefing

PRISE EN CHARGE DES TRAUMATISMES OSSEUX ET PLAIES GRAVES EN URGENCE

OBJECTIFS OPERATIONNELS:

  • Optimiser la prise en charge d’une intervention pré-hospitalière.
  • Reconnaitre et apprécier les signes cliniques
  • Développer sa capacité à analyser des situations d’interventions
  • Anticiper et préparer l’arrivée de l’équipe médicale.
  • Améliorer sa participation à une prise en charge médicalisée.
  • Développer son rôle d’ambulancier et d’équipier

CONTENU DE LA FORMATION ET METHODES PEDAGOGIQUES:

  • Apport théorique interactif
  • Cours
  • Vidéos
  • Schémas
  • Séance de simulation
  • Briefing
  • Mise en situation avec évolution du scénario
  • Débriefing

ATELIER BANDAGES

  • Etre capable d’effectuer un bandage simple
  • Etre capable d’assurer la surveillance et l’efficacité d’un bandage simple
  • Maintenir ou à protéger au moyen d’une bande, un pansement ou une partie du corps traumatisée :
    • Immobiliser un membre, maintenir une articulation
    • Soutenir afin d’alléger une douleur
    • Protéger une plaie
    • Faire un pansement compressif

CONTENU DE LA FORMATION ET METHODES PEDAGOGIQUES:

  • Apport théorique sur les différents types de bandes et de bandages
  • Atelier pratique en binôme sur la pose de bandages au niveau de l’avant-bras, du
  • coude, du poignet, de la main, d’un « moignon », d’un doigt, de la tête
  • Echanges avec le binôme sur l’efficacité de la pose de la bande et les éléments de surveillance

Renseignements pratiques

  • Nombre de participants: Groupe de 6 à 8 personnes
  • Durée : de 3h à 7h suivant l’atelier
  • Dates : De Février à septembre
  • Lieu : Inter entreprise: réunion de plusieurs salariés. Locaux loués par l’organisme de Formation. Intra entreprise: Se déroule au sein d’une entreprise
  • Tarif: 45 à 250 € par personne* suivant l’atelier.
RENOIR

Je n’ai pas eu l’occasion de pouvoir tester la formation avant de vous en parler mais je vous laisse les coordonnées de la personne à contacter pour obtenir de plus amples informations. Je suis pour ce genre de démarches afin d’apporter aux entreprises une équipe pédagogique complète avec des objectifs de formations pertinent. De cette manière les travaux effectués sont réalisés par des formateurs tout à fait adaptés. Tout comme le E-learning cela affranchit l’entreprise en termes d’organisation. Il suffit de trouver un créneau, cibler une équipe qui ira se former sans pour autant gêner l’organisation du travail quotidien.

N’hésitez pas à contacter le responsable afin d’obtenir des informations plus avancées et n’hésitez pas à faire remonter l’information auprès de vos responsables et chefs d’entreprise :

Fauquette François Xavier

Tel: 06 62 23 70 25

Mail: f-xavier.fauquette@hotmail.fr

Et pour ceux qui auront eu l’occasion de suivre un des ateliers vos retours sont attendus 🙂

Fonctionnement du système des service de secours médical aux USA

Fonctionnement du système des service de secours médical aux USA

Le système de secours aux USA: Les paramedics

Le système de secours aux USA est plus ou moins le même partout aux Etats Unis. Avec quelques différences tout de même à observer. Nous prendrons en exemple les services de quatre ville différentes situées dans quatre états différents. Il faut savoir que dans un même état, nous pouvons retrouver un des fonctionnement cité ci-après dans une ville et un autre de ces fonctionnements dans la ville voisine. Cédric, qui a eu la possibilité d’effectuer un stage d’immersion parmi eux nous livre quelques explications sur le fonctionnement.

ambulance et paramedic - secours aux usa

Trois catégories d’ambulanciers existent

  • EMT-B (Emergency Medical Technician Basic) : Secouriste formé aux premiers soins non-invasifs et aux techniques de relevages, de brancardage et de réanimation semi-automatique (l’équivalent des secouristes français).
  • EMT-A (Emergency Medical Technician Advanced) : Secouriste équivalent à l’EMT-B ayant une formation complémentaire lui permettant d’administrer certains médicaments sous le couvert d’un paramedic présent à ses côtés.
  • EMT Paramedic (Emergency Medical Technician Paramedic) : Secouriste paramédical ayant la formation de base d’un EMT-A et ayant reçu un cursus supplémentaire de formation médicale lui donnant la compétence d’administrer médicaments et drogues de manière autonome (sans médecin) en invasif (injections, perfusions, etc…), lire et traduire des ECG ainsi que de pratiquer les actes médicaux complexes tels que l’intubation par exemple.

Système de secours aux USA #1

Escadron de premiers secours (First Aid Squad) de Chester (New Jersey).

A Chester, le FAS ne possède pas de paramedic. Du moins, pas étant habilité à œuvrer en tant que tel dans ce service. Leur fonctionnement ressemble plus ou moins au système Français. Leur station est composée de trois ambulances (1er, 2 ème et 3 ème départ) et d’un fourgon de soutien (pour le matériel lourd de renfort).

Chaque véhicule est composé d’un minimum de deux secouristes.

Ils sont déclenchés par des « pagers » (genre de biper recevant un message vocal de départ émis par un des opérateur du central 911 du compté). Ils sont généralement hors de la station et sont donc d’astreinte et non de garde. Lorsque le pager se déclenche, ils se rendent à la station où il retrouve leurs équipiers, prennent l’engin et partent vers les lieux.

Ils font leur bilan directement aux urgences de l’hôpital du secteur via un radio-téléphone se situant dans la cellule arrière. Si l’état du patient nécessite un examen plus approfondi, l’hôpital déclenche une équipe de paramédics qui se rendent sur les lieux en véhicule léger. Dans ces véhicules, ils sont généralement deux paramédics, avec tout le matériel médical nécessaire à une auscultation plus lourde (Cela nous rappelle nos SMUR sauf qu’il n’y a pas de médecin, ni d’infirmier à bord).

Système de secours aux USA #2

Service d’incendie de New York (Fire Department of New York).

A New York, le FDNY possède deux types d’ambulanciers : Des EMT-A ou B et des paramédics. Ils sont de garde en caserne avec les unités d’incendie. La constitution d’une ambulance varie selon le secteur et l’organisation de la caserne : Ils peuvent être deux EMT, deux paramédics ou un paramédic et un EMT. Chaque secteur à son fonctionnement durant la garde. Soit les ambulances restent en caserne en attendant un appel, soit elles tournent sur leur secteur de couverture pour être plus rapidement partie.

Si une ambulance constituée de deux EMT se retrouve sur un cas nécessitant des soins invasifs, le central déclenchera une deuxième ambulance sur les lieux de l’intervention avec à son bord au moins un paramédic.

Les ambulances ne transmettent pas de bilans. Ils se rendent directement aux urgences de l’hôpital de secteur. SAUF, s’ils interviennent sur un cas grave ou exceptionnel. Dans ce cas, le bilan sera passé soit par téléphone, soit par radio aux urgences afin de demander la conduite à tenir ou demander l’autorisation au médecin des urgences d’administrer des doses de drogues plus importantes qu’à l’habitude (Le médecin des urgences de l’hôpital fait office de médecin régulateur dans ces cas là).

Système de secours aux USA #3

Service incendie de Houston (Houston Fire Department) (Texas).

A Houston, chaque pompier doit être capable de monter dans un engin incendie ET dans une ambulance. On peut se dire que c’est le cas en France, mais non ! Car chaque pompier incendie n’est pas seulement secouriste. Il est également paramédic. C’est donc un long et difficile cursus de formation pour pouvoir servir dans cette ville. La formation de paramédic est dispensée en même temps que la formation incendie.

Ils sont tous de garde en caserne en attendant les départs. Ils ne tournent pas sur un secteur donné en attendant l’appel. Les bilans sont effectués par radio auprès des urgences de l’hôpital secteur.

Système de secours aux USA #4

Service d’incendie et de secours de Mesa (Mesa Fire and Rescue Department) (Arizona).

A Mesa, les pompiers incendie s’occupent du feu et les pompiers secouristes (paramédics et EMT) s’occupent des secours médicaux. Ils sont de garde en caserne en attendant les appels. Mais une particularité les caractérise : La majorité des casernes ont un ou deux camions incendie. Rien d’autre. Pas d’ambulances.

Donc si un appel tombe, les pompiers secouristes partent à bord d’un camion incendie, bien entendu ayant du matériel médical à bord, vers les lieux de l’intervention pour avoir une équipe de secours le plus rapidement sur place.

Dans un deuxième temps une ambulance de la corporation privée SOUTHWEST, constituée d’au moins un paramedic, est déclenchée également pour s’y rendre, mais venant de l’extérieur de la ville. Une fois le patient stabilisé, il est chargé à bord de l’ambulance et est évacué vers le centre hospitalier du secteur. Les bilans sont effectués par radio auprès du central médical de la ville.

Quatre exemples bien différents mais qui ramènent au même résultat de compétences sur les lieux d’une intervention aux Etats Unis : Des secouristes basiques et des secouristes paramédics défendent les habitants du pays.

Ambulancier Indépendant : Mode d’emploi

Ambulancier Indépendant : Mode d’emploi

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Cet article comporte des données qui au jour d’aujourd’hui pourront sembler obsolètes. La législation évoluant sans arrêt et les probabilités que ce statut soit revisité en raison des risques de salariat déguisés de plus en plus présent les données de cet article demanderont peut être un correctif.

Petite introduction de départ

Mon but n’est pas de fournir à qui que ce soit un dossier complet et détaillé. La démarche et les recherches personnelles doivent être réalisées par chacun. Chaque cas est différent et je ne répondrais pas aux questions trop poussées sur le sujet.

Je vais donc brosser un tableau succinct de cette création d’entreprise via l’auto-entreprenariat. Cet article n’est pas exhaustif et il comporte sûrement des manques ou des spécificités propre à chaque région. Les commentaires ou le formulaire de contact (menu en haut à droite) sont disponibles afin de m’apporter votre savoir et corriger ou compléter cet article. Donc si vous souhaitez apporter un avis soyez constructif plus que délétère afin d’apporter à tous, moi y compris les éléments manquant.

Je le rappelle encore et encore : cet article n’est pas une solution clé en main. Chacun se prendra par la main afin d’étudier son projet personnel en fonction de sa ou ses régions d’activités

L’ambulancier indépendant

L’ambulancier indépendant est un artisan agissant de façon autonome. Il propose ses prestations de services auprès des entreprises. Cette forme d’entreprise permet de proposer des remplacements de personnels lors de congés maladie, vacances, manque de personnel de façon occasionnelle, montée en puissance de l’entreprise durant une période définie etc. Les cas de figures sont divers et variés. 

L’avantage pour le chef d’entreprise c’est qu’il peut faire appel à un professionnel qui va lui proposer une prestation clé en main avec facture : pas de charges salariales ni autre c’est une prestation de service facturée par l’ambulancier indépendant. Une somme fixe, un contrat de prestation englobant le tout (charges, frais etc) et hop.

Qui peut créer cette activité

Les ambulanciers Diplômés et auxiliaires ambulanciers sont les seuls à pouvoir proposer cette prestation. Il va de soi que cette démarche conviendra bien mieux à un ambulancier DE qui va travailler en solo. Pour l’auxiliaire l’idéal est de travailler en équipage constitué avec un collègue DE. L’entreprise se voit ainsi proposé une prestation en équipage complet. Nous avons donc là deux types d’organisations possible : seul ou à deux. Vous devez être à jour comme si vous travaillez en entreprise : AFGSU, vaccins etc.

Quelles sont les démarches pour créer son auto-entreprise

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Je ne vais aborder que le statut d’auto entrepreneur. Je passerais volontairement sur les statuts autres (SASU, EIRL, etc) qui sont des statuts de sociétés bien plus complexes à décrire. Le statut d’auto entrepreneur qui va nous concerner est celui d’artisan dans la catégorie BIC (Bénéfice Industriels et Commerciaux) dans le domaine de la prestation de service.

Ce statut permet à l’entrepreneur de se lancer dans son activité de façon rapide mais avec des limitations importantes dont un chiffre d’affaire limité à environ 33k euros par an entre autres, pas de facturation de TVA mais en échange pas de récupération de cette dernière sur les achats, pas de déduction de ses frais etc.

Pour créer votre auto entreprise il suffit de se rendre auprès du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) de votre région afin de remplir les formulaires ou la créer en ligne via le site officiel : http://www.lautoentrepreneur.fr/ Je ne saurais vous conseiller de vous déplacer plutôt que de remplir en ligne sauf si vous êtes totalement à l’aise et que vous maîtrisez votre sujet.

 

SPI et registre des métiers

Une fois le statut crée votre entreprise sera existante. Mais, suite aux dernières évolutions (vive la France), les artisans auto-entrepreneurs sont dans l’obligation désormais d’être inscrit au Registre des Métiers (RM). Inscription qui ne pourra se faire qu’après réalisation d’un stage obligatoire : le Stage de Préparation à l’Installation (SPI) dispensé par les chambres des métiers et d’artisanat d’un coût évalué à 250 euros minimum suivant les régions et d’une durée obligatoire de 35 heures.

Ce stage a pour but d’informer le jeune entrepreneur aux règles de gestion, comptabilité, statut etc. Une fois le stage réalisé, une attestation vous sera remise et vous serez inscrit. Vous pourrez donc débuter votre activité. Attention ces stages sont organisés suivant un calendrier avec des places limitées étant donné la récente mise en place et la forte demande.

Cotisations sociales

Attention au charges car suivant votre profil elles peuvent varier : si vous êtes éligible à l’ACCRE (voir plus bas) vous obtiendrez un allègement de charges durant 11 trimestres pour atteindre le taux de charge de croisière à l’issue. Si ce n’est pas le cas vous commencerez directement à 24,60%. Ces charges comprennent :

  • assurance maladie / maternité
  • cotisation supplémentaire d’indemnité journalière
  • CSG/CRDS
  • cotisation allocation familiale
  • cotisation retraite de base
  • cotisation au titre de la retraite complémentaire obligatoire
  • cotisation au régime d’invalidité et décès

Mais dans ces deux cas de figure il faudra ne pas oublier d’ajouter à ce taux de cotisations :

Les impôts (1.7% en prélèvement libératoire) + Taxe pour frais de chambre consulaire et Contribution Formation Professionnelle (0.78% cumulés du CA))

A priori les ambulanciers sont encore exempt (pour le moment) de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises), anciennement appelée Taxe Professionnelle. Mais attention les charges augmentent de plus en plus chaque année. Il faut donc rester informé pour rester dans les clous.

Pour les impôts :

Deux modes de prélèvements sont proposés au choix, personnellement je ne saurais vous guider vers le prélèvement libératoire qui reste la solution la plus intéressante. Je vous laisse fouiller sur les sites adaptés pour comprendre les différents modes. Les frais kilométriques, frais divers etc ne sont pas soumis à l’impôt en tant que frais réel ! Attention ! Vous devrez inclure ces frais dans le prix de votre prestation mais vous ne pourrez pas les déclarer et les déduire.

Les cotisations :

Le prélèvement des cotisations et impôts se font par prélèvement : mensuel, trimestriel etc. Je vous laisse découvrir le tout. Il faudra juste bien penser à faire ses déclarations en temps et en heure sous peine d’amendes.

Obtenir des aides

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Pour tout créateur il existe de nombreuses aides, prêt etc. Je ne vais pas détailler tout car il s’agit aussi de démarches personnelles de recherche donc pas question de vous livrer un projet tout cuit.

A savoir qu’une des aides de références à mettre en avant c’est l’ACCRE (Aide aux Chômeurs Créateurs ou Repreneurs d’entreprise) comme c’est indiqué elle est ouverte aux demandeurs d’emplois. Cette aide va vous permettre durant trois années de diminuer entre autres vos charges. Plusieurs paliers à des degrés divers étalés sur 11 trimestres.

Il existe aussi l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise ) ouverte aussi aux demandeurs d’emplois. C’est une aide versée sous deux formes au choix : maintien de l’allocation chômage (ARE) durant une période définie pour venir compléter vos revenus de chef d’entreprise qui, en règle générale, lors d’une création, sont inexistant ou relativement faible.

Une façon de créer tout en bénéficiant d’un revenu permettant de vivre. Ou alors sous la forme d’un pécule équivalent à 50% de vos droits versés en deux temps : au départ et ensuite à compter du 6ème mois si votre entreprise est toujours en activité. Le reste des droits est conservé par pôle emploi à votre bénéfice en cas de retour à une situation de demandeur d’emploi (entreprise liquidée, etc).

Accident du travail, maladie, mutuelle, assurance

  • Lors de votre première année vous ne pourrez bénéficier d’indemnités journalières. Vous serez affilié au RSI et il vous faudra cotiser durant une année complète pour bénéficier d’indemnités en cas d’arrêt de travail. Votre couverture sociale sera bien entendu active pour les soins et autres.

    Il faut donc être prudent et prévoir une sécurité financière au cas où vous seriez en arrêt de travail. Ambulancier est un métier ou les lésions articulaires et musculo-squelettiques sont légion sans oublier les risques sanitaires etc. Il est donc important de prévoir en amont pour ne pas se retrouver sans revenu.
  • La mutuelle d’entreprise obligatoire c’est fini puisque vous ne serez plus salarié. Vous êtes entrepreneur c’est donc à vous de prévoir une mutuelle sur votre budget.
  • Votre assurance voiture est à étudier : vous ne serez plus dans un cadre de trajet domicile/travail il faut donc voir avec votre assureur pour que vous soyez bien couvert pour vos trajets entre votre domicile et l’entreprise du client.
  • Il faut aussi savoir qu’une responsabilité civile professionnelle est obligatoire (voir votre assureur)
  • Un compte bancaire professionnel est vivement conseillé. Non obligatoire mais fortement conseillé pour faciliter la gestion de votre entreprise.

Contrat et valeur de la prestation

Il vous reviendra, vu que vous êtes entrepreneur, d’évaluer le prix de votre prestation. A savoir que vous devrez englober dans ce prix tous vos frais (kilométrique etc) et rester concurrentiel. Concurrentiel et souple ! Car dans certains cas de figures vous devrez pouvoir répondre à la demande au pied levé (employé qui tombe malade etc). A savoir qu’il faudra constituer un contrat de prestation avec tous les détails.

N’hésitez pas à vous faire conseiller pour créer un modèle. Ce contrat sera signé à chaque prestation avec une facture émise à l’issue. A charge de votre employeur de signaler à l’ARS votre activité à chaque prestation. Attention à bien inclure toutes les modalités dans ce contrat pour éviter tout litige.

Coût de l’investissement

Les investissements sont limités. En dehors de la tenue vous n’aurez rien à acheter de précis, sauf si vous souhaitez constituer un sac d’urgence avec votre propre matériel. C’est une décision personnelle que je ne saurais que recommander. Vous n’aurez pas besoin de local professionnel puisque vous exercerez au sein de l’entreprise cliente. L’investissement de départ est donc limité ce qui explique l’intérêt de l’auto-entreprise sur ce cas de figure.

Les difficultés

Elles sont nombreuses :

  • Entre le manque de revenu en attendant de se constituer un portefeuille client, les périodes de non activité (pas de prestation, pas de revenu).
  • Mais aussi le fait que vous allez devoir tenir votre propre comptabilité même si elle reste sur un modèle simplifié. Vous allez devoir tenir tout à jour et soigneusement.
  • L’absence de congés payés ! Et oui fini la belle vie vous êtes chef d’entreprise donc les vacances c’est une période sans revenu donc attention à bien conserver une réserve de sécurité.
  • La flexibilité : vous êtes prestataire de service donc il est possible que vous soyez dans l’obligation de devoir partir au pied levé suite à une sollicitation d’un client ayant un besoin urgent de personnel.
  • Les frais kilométriques et de voyage sont à étudier : vous serez peut être amené à couvrir un secteur plus vaste que votre trajet domicile/travail habituel ce qui va entrainer des frais de transport mais aussi une planification de vos horaires en fonction du lieu où vous serez amener à travailler. Il faut donc s’organiser.
  • Si vous souhaitez conserver vos clients il va falloir faire preuve de professionnalisme jusqu’au bout des doigts. Rester flexible et surtout diplomate. Constituer aussi un réseau solide afin de garantir votre clientèle. De nombreux paramètres de qualité et de productivité vont servir de références.
  • Vous ne serez plus soumis aux heures légales de travail comme un salarié. C’est donc à vous de gérer votre emploi du temps, votre fatigue tout en garantissant un travail de qualité et une sécurité optimale.
  • Les cotisations : chaque année le statut d’auto-entrepreneur évolue, pas forcément en bien, les cotisations augmentent et les obligations aussi. Le modèle est donc fragile sur long terme.

    Il convient de rester informé en permanence des évolutions et obligations. A vous de juger ensuite si le modèle reste viable ou si vous devriez envisager de faire évoluer votre statut. Consultez des spécialistes pour être bien orienté sur le modèle adapté.
  • La retraite : pour cotiser pour votre (oui je sais la retraite…) retraite il vous faudra justifier d’un Chiffre d’Affaire (CA) minimum afin de valider un nombre minimum de trimestre (plus d’infos sur les sites de référence). Pour valider un trimestre en 2015 il faut : 2 883 € de CA/an pour une activité de prestations de service, sachant que vous ne pouvez valider plus de 4 trimestres par an maximum (11 532 € de CA/an pour une activité de prestations de service).
  • La concurrence : vous ne serez pas seul et devrez faire face à une concurrence donc à vous de savoir vous rendre unique et indispensable. Le bas coût d’une prestation n’est pas forcément signe de qualité. Attention aux idées reçues. C’est à vous ensuite de faire valoir votre coût auprès de vos clients et de le justifier.

Stopper votre activité

L’avantage du statut d’AE c’est la facilité à clore votre entreprise. Un simple formulaire permet de « fermer » votre entreprise. Néanmoins attention puisque si vous décidez de tout arrêter vous aurez un délai de carence avant de pouvoir recommencer à créer un statut de ce type. Pour ceux qui étaient démissionnaires attention vous n’aurez pas droit au chômage (cf carence de 4 mois de pôle emploi) si vous arrêtez l’activité.

Je suis employé je veux changer de situation

Plusieurs options :

  • Démission : mais en échange pas de chômage à l’issue sauf après avoir subi les 4 mois de carences avec à l’issue une possible étude de votre dossier par pôle emploi donc pas d’accès à l’ARCE/ACCRE de façon immédiate.

    Soit vous débutez la création sans aide soit vous patientez quatre mois et vous êtes dépendant de l’acceptation ou non de votre dossier par la commission de pôle emploi. A savoir que cette étude de dossier est soumise à des règles. Une visite sur le site de pôle emploi vous en dira plus.
  • Rupture conventionnée : si votre employeur accepte vous quitterez votre emploi avec à la clé un licenciement (avec accord tacite des deux parties) et accès direct à pôle emploi et aux aides.

    Cependant votre patron doit vous verser des indemnités légales obligatoires qui varient en fonction de votre ancienneté. A vous de voir avec lui s’il accepte ou non. Pas d’arrangements possibles. Le versement d’indemnités est obligatoire et le législateur surveille de près…

Je ne m’étalerais pas sur les autres moyens éventuels, c’est à chacun d’étudier la question en fonction de sa situation personnelle. Attention tout de même aux arrangements. Respectez la législation c’est dans votre intérêt personnel et en vue de vous protéger ! Calculez tout y compris vos dates de départ afin de rester le moins possible sans activité et donc sans revenu.

Les autres détails

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Je passerais sur la tenue de votre comptabilité, du processus de recherche client, de votre site web, cartes de visite, flyer et autres publicités etc. Mais aussi le régime de protection sociale, vos obligations diverses etc, les pièges des courriers injustifiés qui vous réclament de l’argent (inscriptions etc) etc.

Je rappelle une fois de plus que je présente juste ce statut mais que je vous invite à démarrer une véritable étude de marché en ce qui concerne cette activité. Les choses évoluent très vite surtout pour le statut d’auto entrepreneur et les pièges sont légion malgré l’attractivité de ce statut. Ce changement est à étudier bien plus en profondeur que sur la base de « je veux mon indépendance ».

Etre entrepreneur requiert une réflexion, des risques à prendre. Rapprochez vous des associations d’aide à la création, allez à la chambre des métiers : votre démarche doit être sérieuse et réfléchie pour ne pas vous tromper ni vous léser. Comme vous avez pu le constater l’auto-entreprise n’est qu’un modèle parmi tant d’autres. La seule différence est que celui ci permet de se lancer simplement sans trop de lourdeur.

Cela étant dit est ce le meilleur modèle économique sur long terme ? En attendant je vous souhaite bon courage pour ceux qui souhaitent donner vie à ce projet. Les ambulanciers ayant vécu cette expérience peuvent me raconter leur parcours afin de le partager avec d’autres via le formulaire de contact.

Important !

Suite à la condamnation récente d’une entreprise qui avait comme prestataire des ambulanciers indépendant pour des renforts we etc, il est impératif que vous soyez en capacité de prouver que vous avez un portefeuille client et non un client unique. Pour information les infractions liées à ce procès ont été relevées par la Directte – Direction des entreprises, de la conncurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi.

Avoir un client unique est considéré comme du travail salarié et doit s’effectuer sous l’égide d’un contrat de travail. Pour certains détracteurs  l’activité de l’ambulancier indépendant est liée au chef d’entreprise via un lien de subordination. Lien qui inclut donc l’obligation de travailler sous contrat (CDD, CDI).

Je ne vais pas me faire l’avocat du diable mais l’ambulancier indépendant est un prestataire de services qui intervient à la demande d’un client pour pallier à un manque d’effectif (absences, maladies, congés) ou augmentation brutale d’activité. Il ne travaille pas à temps plein ou partiel pour une entreprise unique.

Nul doute que cette condamnation est le possible prémisse d’un changement ou d’une volonté de modifier voire changer la réglementation, le statut.  Mais ce n’est qu’une hypothèse au vu de cette condamnation.

Source : 

http://www.leprogres.fr/jura/2015/11/18/ambulanciers-independants-employes-aux-rousses-l-entreprise-condamnee et

http://www.leprogres.fr/jura/2015/10/29/l-activite-des-ambulanciers-des-rousses-mise-en-peril

Coupure de presse lisible sur cette page FB (je vous laisse la trouver) : https://www.facebook.com/Support.Ambulancier

S’il vous plait : pas d’amalgames. Cette entreprise n’est pas condamnée pour des fraudes que ce soit clair ! ! ! Elle a juste engagé des prestataires…

Donc à ne pas oublier : Vous êtes un prestataire de service et il faut absolument ne pas travailler avec une seule et unique entreprise, mais bien pour différentes entreprises clientes. Il est impératif de ne pas tomber sous des arrangements ou autre magouille sous peine de se retrouver avec des ennuis juridiques. Votre mission est de pallier à un surcroît d’activité ou d’absence du personnel.

Pas de faire du travail dissimulé via un montage boiteux qui peut entrainer de sérieux risques à court terme. Travailler pour une entreprise unique revient à considérer l’activité de l’ambulancier indépendant comme un salarié !

A vous de démontrer que vous exercez pour des clients variés. Prudence donc sur l’avenir de ce type d’activité (je sais ça fait x années qu’on le dit). Je souhaite tout mon courage à l’ensemble des collègues indépendant qui font un boulot formidable et qui sont une fois de plus dans le broyeur administratif. Reste à espérer que ce n’est pas une chasse aux sorcières qui va être lancée…

Les références à consulter

http://www.auto-entrepreneur.fr/

http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/

http://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/actualites/mot758.html

https://www.apce.com/

Tu sais que tu es ambulancier quand… #2

Tu sais que tu es ambulancier quand… #2

Tu sais que tu es ambulancier quand …

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Les phrases cultes, les moments cultes que tout ambulancier a au moins entendu, vécu au cours de sa carrière courte ou longue. Ces éternels moments de solitude où le sourire vient au lèvre à la lecture de ces phrases connues et vécues. Je n’ai pas pu m’empêcher de les partager ici pour vous les faire découvrir ou re-découvrir. On en ri mais ça fait partie intégrante de notre quotidien. A consommer sans modération et à enrichir sur la page Facebook  « Tu es Ambulancier(e)s si »

Pour ceux qui n’auraient pas encore lu le premier article issu de la page Ambulances en colère c’est ici : Tu sais que tu es ambulancier quand …

  • Tu sais que tu es ambulancier quand tu arrives sur un 15 à deux filles et que le monsieur regarde derrière toi en disant: « Mais vous êtes que toutes les deux ? » Oui oui monsieur on va s’en sortir hein !
  • Si tu sais que quand tu passes une porte avec un brancard tu penses à enlever tes doigts des poignées ou du moins tu fais attention à pas les laisser trainer.
  • Tu emmènes le téléphone de garde aux toilettes …au cas où…
  • Si tu bouillonnes quand on refuse de te donner des éléments concernant l’état de santé du patient sous prétexte qu’il y a « le secret médical »!  ‪#‎continuitédessoins ‪#‎professionneldesanté ‪#‎ambulancier
  • Si comme la semaine dernière tu te fais encore appeler « chauffeur » ou « brancardier » par un médecin !!!
  • Quand ton patron te dis « rentre au local tu désinfecte ton ambu et tu coupes » et que une fois dans ta voiture….. Il te rappelle pour un 15 qui vient de tomber…
  • Quand tu répètes une petite centaine de fois par jour : « Madame, monsieur, GARDEZ LES MAINS SUR VOUS!!!!!! GRrrrrr »
  • Si tu sais faire attention à tes doigts quand tu tournes le brancard contre un mur parce que tu t’es déjà fait râper, coincer, érafler plus d’une fois à tes débuts.
  • Tu sais que tu es ambulancier quand tu pars sur un Samu pour X raisons et arrivé sur place tu trouves la personne pour qui tu t’es déplacé, qui t’attend devant la porte avec la valise à côté et tu n’as pas fini de te garer qu’elle saute déjà dans l’ambulance.
  • Quand pendant un petit rapat de 4h de route le patient téléphone à sa femme et fait préparer le repas du midi pour nous tous et qu’en plus tu repars avec 1 bouteille de muscadet de son « pays ».
  • Quand tu as ton patient sur la chaise porteuse et que dans l’escalier tu lui répète 15 fois « croisez les bras s’il vous plait, ne vous tenez pas à la rampe s’il vous plait…. »
  • Tu sais que tu es ambulancier quand tu emmènes un patient de plus de 90 kg pour une consultation où ce n’est ni accessible pour te garer et ni avec le brancard en équipage de filles.
  • Tu es ambulancière quand, en montant un patient de 100 kg au 3ème étage, ton collègue qui est à la tête loupe la marche et que toi tu finis à genoux, la tête entre les jambes du patient … Oups … Fou rire garanti malgré un arrêt de travail de 3 semaines pour mon collègue qui s’est fait une entorse.
  • Si tu arrives sur un 15 pour douleur tho et que le médecin sur place te dit: « Hé ben je vous attendais pas si vite ».
  • Tu es ambulancier quand tu gonfles un ballon et dessine un visage dessus pour rassurer un enfant et le divertir pendant le trajet et qu’il rit aux éclats….
  • Quand t’arrives dans la chambre et que le patient n’est pas prêt et le médecin n’est toujours pas passé.
  • Quand tu commences à 6h du mat, que tu arrives chez ton patient et que le rendez-vous est pour le lendemain!!!!!!!
  • Si tu demandes au moins 10 fois par jour « Vous avez votre carte vitale ? »
  • Si tu arrives pour faire une urgence dans une cité au 6eme étage et que l’ascenseur est en panne depuis…. ce matin…
  • Si tu ne peux pas t’empêcher de rigoler ou d’esquisser un sourire quand les patients te demandent à quelle heure tu finis le soir.
  • Si tu demandes à ton patient dans l’ambu « vous avez chaud ? Vous voulez que je mette la climatisation ? » et qu’il te répond « Non non c’est bien comme ça ! », alors qu’il fait 45°c dans la cellule et que tu transpires à grosses gouttes…
  • Si la prof de ton fils le harcèle pour avoir un rendez-vous avec moi et que le petit lui répond : « maman elle n’a pas le temps de venir aux réunions, elle sauve des vies, elle ! »
  • Tu arrives au domicile d’un patient et qu’il vous dit « Mais vous n’êtes pas les pompiers ? »
  • Quand tu as fini ta journée le vendredi mis ton heure de fin et que tu dois repartir parce qu’il y a un transfert des urgences pour un Hôpital à plus de 60 km et qu’il n’y a aucun équipage pour assurer.
  • Quand une dame âgéee de 90ans te dit après l’avoir déposé sur son lit « J’ai failli vous attraper la quiquette… »
  • Si dans une salle d’attente tu lis un magazine datant de 2009.
  • Quand tu passes ton bilan et qu’arrivé aux urgences la patiente te ressort des symptômes qui auraient pu avoir leur importance !
  • Quand tu redoubles d’équilibre dans la cellule…!!!
  • Si tu apprends encore des raccourcis a ton mari alors qu’il est aussi sur la route toute la journée.
  • Si tu connais le prix des cafés dans tous les hôpitaux de ta région.
  • Si tu es dans ton bain avec le shampoing sur la tête et qu’on t’appelles pour te demande :  « Serais tu disponible par hasard ? » Et tu dis oui oui pas de problème.
  • Si ta patiente déjà inquiète est perdue face à de nombreuses démarches administratives à faire, et qu’elle retrouve le sourire quand tu lui dit : « ne vous inquiétez pas madame, je m’occupe de tout. »
  • Si après un départ à 6h, les bouchons sur les boulevards, 50 km à espérer que tu vas être à l‘heure, l’épreuve parking + guichets, que tu fais 3 étages de l’immense CHU de Bordeaux pour trouver le bon service de ton patient, que tu te rends compte que finalement celui-ci avait rdv pour son HDJ à l’hôpital qui est à 10 km de chez lui. Zen…
  • Si tu passes 1 heure à expliquer à ton patient que non, il ne peut pas être à 100% pour tout.
  • Si tu répètes inlassablement à la personne qui est sur ton brancard  » rentrez bien les coudes » quand tu le rentres dans l’ambulance.
  • Tu es ambulancier si tu es capable de téléphoner tout en écrivant tes annexes et surveiller ton patient alors que le véhicule roule.
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Merci à tous les contributeurs grâce à qui cette liste Tu sais que tu es ambulancier quand existe ! Merci à eux de nous faire sourire à la lecture de ces moments connus de tous.

Je veux devenir ambulancier : les visites médicales obligatoires

Je veux devenir ambulancier : les visites médicales obligatoires

Ambulancier : les visites médicales pour le permis

Tout d’abord afin de préparer votre dossier d’inscription on vous demandera de présenter l’attestation préfectorale de conduite des ambulances. Mais qu’est-ce que c’est ? Rien d’incroyable il s’agit juste d’une visite médicale d’aptitude qui sera à renouveler tous les cinq ans.

Cette visite se fait auprès d’un médecin agrée par la préfecture de votre région. Pour connaitre la liste de ces médecins vous pouvez soit vous présenter directement à la préfecture ou sous-préfecture la plus proche de votre domicile ou encore mieux : consulter le site web qui la concerne. Ces listes sont actualisées tous les ans et répertorient tous les médecins du secteur agrée par la préfecture.

Ces médecins sont habilités aux visites médicales du permis de conduire : poids lourd, super lourd, taxi ET ambulance et VSL.

Qu’est ce que j’apporte comme documents ?

Vous apportez avec vous 3 photos d’identité et conforme aux standards de l’administration, et si vous le pouvez je vous conseille de retirer le formulaire cerfa n°14948*01 en préfecture ou de l’imprimer (voir plus bas). Le médecin est censé posséder ce formulaire à son cabinet.

Mais qui paye la consultation ?

Attention la consultation pour cette visite est payante et non remboursée par la sécurité sociale. Le médecin vérifiera au cours de cette visite si vous êtes bien apte à conduire des véhicules de type ambulance ou VSL au travers de tests et d’évaluation médicale. La consultation coûte 33 euros, elle est remboursée uniquement lorsque vous devez renouveler cette visite alors que vous êtes salarié, et donc de ce fait prise en charge par votre employeur.

Une fois les visites médicales validées

A l’issue de cet évaluation le médecin remplira le formulaire cerfa n°14948*01, mais un conseil apportez en une copie au cas où (il faut toujours prévoir !). Trois volets sur ce formulaire : un pour le médecin, un volet destiné à la préfecture et un volet à conserver pour vous-même. Pensez à faire des photos d’identité au format agrée avant la visite.

Important : ce volet que vous conservez vous servira de justificatif. Conservez le précieusement

Une fois la visite terminée, les formulaires remplis il faut

Déposer le volet 1 (préfecture) accompagné de votre permis de conduire à la préfecture. N’oubliez pas de vous munir de photos supplémentaires (ne sait on jamais, je parle par expérience) ainsi qu’une enveloppe timbrée à votre adresse. La préfecture s’occupera alors de vous délivrer l’autorisation préfectorale de conduite des ambulances. Cette attestation vous sera retournée par courrier ou à retirer au guichet tout dépend des régions. Attention : si vous ne recevez rien retournez à la pref’. Expérience vécue oui 😉

Le formulaire cerfa n°14948*01 est disponible sur ce lien : cerfa_14880-01

La visite d’aptitude au métier d’ambulancier

Cette visite est DIFFERENTE de la visite préfectorale. Elle est réalisée par un médecin agrée par l’Agence Régionale de Santé. C’est une visite d’aptitude au métier et non pas à la conduite.

Coût ? Localisation ?

Identique à la visite préfectorale cette visite n’est pas remboursée. Pour localiser le médecin adressez-vous auprès de votre centre de formation, ou téléchargez la liste sur le site de l’ARS de votre région.

A l’issue des visites médicales

A l’issue de l’évaluation médicale le médecin vous remettra un document validant ou non votre aptitude à exercer le métier d’ambulancier. Conservez bien ce document puisque il vous sera demandé pour constituer votre dossier d’inscription en Institut de Formation des Ambulanciers (IFA). A ma connaissance il n’existe pas de CERFA relatif à cette visite, il s’agit juste d’un certificat médical délivré par le médecin. Vous conservez l’original bien au chaud et remettez une copie à votre Institut de Formation des Ambulanciers pour constituer le dossier d’insription pour l’entrée en école et donc l’accès au concours d’entrée.

Ambulancier, 5 ans après, où j’en suis ?

Véhicule d’urgence et dashcam : quelle utilité ?

Réflexion sur les véhicules d’urgences et les «dashcam»

Peut-on imaginer l’installation de «Dashcam» ou en français caméra de tableau de bord, semblant de boite noire qui enregistre les coordonnées GPS, la vitesse, les 30 secondes avant un accident et les 30 secondes après, ou les 10 dernières minutes à bord de nos véhicules de secours.

A l’étranger

Elles ont déjà été mis en service dans certains pays notamment à bord de véhicules de police américaine afin de servir de support pour les procédures judiciaires. Mais aussi à l’initiative des compagnies d’assurances, étant ainsi depuis 2012 installées de série dans les véhicules neufs qui sortent des chaines de productions.

Les «dashcam» se sont aussi généralisées en Russie à la demande des sociétés d’assurances qui les utilisent ainsi afin de lutter contre la fraude, qui est importante dans ce pays mais qui ; possèdent aussi un taux d’accident mortel conséquent à savoir 18,6 pour 100 000 habitants contre 6,4 pour la France (source OMS).

A Hong Kong et Singapour ce sont les taxis qui en sont équipés dans un souci de sécurité et de responsabilisation des conducteurs.

En Belgique certains véhicules de secours en sont équipés et enregistrent les informations durant le parcours pour se rendre en intervention mais aussi des caméras de zones autour du véhicule permettant de filmer les alentours.

Les pays ne réagissent pas tous de la même façon face à ce phénomène : ainsi sont-elles recommandées au Royaume Unis les «Dashcam» sont pourtant interdites au Portugal et en Autriche.

En France

Les automobilistes succombent aussi à la mode et on commence à trouver des caméras sur le marché français à des prix plus ou moins attractifs. On se retrouve avec environ 370 000 dashcam achetées en 2014 (UFC que choisir). Les compagnies d’assurances ne se sont pour l’instant pas vraiment penchées sur ce créneau même si l’une d’elle propose une réduction de 30% sur la prime d’assurance.

Le site amaguiz.com vient quand à lui de signer un partenariat avec l’entreprise Coyote, tout comme Allianz : «Dans le cadre d’un sinistre, cette vidéo est acceptée comme un élément fiable pour les clients d’Allianz équipés du boîtier CoyoteS (le figaro) ». Le premier ministre Mr Valls s’est prononcé quant à lui en 2014 sur l’utilisation a bord des véhicules de boites noires couplées avec des caméras afin de lutter en partie contre l’insécurité routière. On commence à en parler de plus en plus dans les journaux ou les émissions télé concernant l’automobile.

Applications pour les véhicules de secours

On peut noter que certaines ambulances ont des caméras qui permettent de surveiller ce qu’il se passe dans la cellule sanitaire depuis le poste de conduite protégeant ainsi le patient(e) mais aussi l’ambulancier.

Mais pour l’instant il n’y a pas de dashcam installées à bord d’ambulances ou de tout autre véhicule de secours. Hormis pour les forces de Gendarmerie et de Police, qui testent ainsi des systèmes comprenant des dashcam filmant les trajets des interventions mais aussi des caméras installées sur les fonctionnaires, filmant les interpellations afin de servir de support légal à certaines procédures judiciaires et enfin le système L.A.P.I (Lecture Automatisée des Plaques d’Immatriculation).

Or, l’installation de dashcam pourrait grandement encourager les usagers de la route, se sachant filmés, à faciliter la progression des véhicules d’urgence et à les respecter. Surtout si cette installation généralisée de caméras dans nos véhicules d’intervention est accompagnée d’une campagne de publicité, et d’un rappel à la loi concernant le non respect de l’aspect prioritaire de certains véhicules. Il est temps de rebooster le sens civique de chacun.

Pour mémoire : un usager de la route ne cédant pas le passage à un véhicule en intervention peut se voir retirer 4 points sur son permis et être verbalisé avec une contravention de 135 euros (Article R415-12 du code de la route). Tout le monde sait qu’il n’est pas rare de voir un véhicule particulier refuser la priorité à une ambulance privée, mais de la même façon à un SMUR alors que ceux-ci actionnent les dispositifs lumineux et sonores et se rendent au chevet d’un patient.

En cas d’accident entre un véhicule d’urgence en intervention et un autre véhicule; avec de tels dispositifs à bord il serait alors plus facile de prouver le refus de priorité, l’obstruction ou la mise en danger de l’équipe de secours et du patient, la caméra filme la vérité…. Et là plus de problèmes pour rédiger le constat, ce qui n’est vraiment pas le cas aujourd’hui.

Il faudrait également, pour une minorité d’entre nous, probablement revoir nos comportements, nous rendant ainsi irréprochables tous autant que nous sommes, Forces De l’Ordre comprises, puisque ce genre de système enregistre aussi l’espace de conduite. On peut déjà voir sur internet des vidéos avec des films tournés depuis le poste de conduite, d’ambulances ou de smur ou d’autres véhicules de secours soulevant des critiques devant certaines règles de sécurité ignorées.

C’est aussi dans ce cas à nous de montrer l’exemple. Permettant ainsi de faire de la prévention, servir de support dans l’apprentissage de notre conduite en urgence. Il en est de même pour des caméras fixées sur l’ADE, chef d’équipe, médecin etc. connectées avec la régulation médicale afin de faciliter la compréhension du bilan et de l’environnement.

Attention, Il ne faut pas cependant tomber dans l’excès inverse. Ce type de produit ne doit pas devenir un moyen de contrôle et de surveillance des personnels comme cela a pu se faire avec les logiciels de géo-localisation.

Il y a malheureusement des points négatifs a ce genre de dispositif

Car si l’idée semble bonne dans sa généralité elle est pourtant soumise à des effets pervers. En effet les gens filment que ce soit avec des dashcam ou des « gopro » leurs exploits d’excès de vitesse, leurs prise de risques laissant apparaitre de temps en temps des vidéos sur la toile de motards ou de conducteurs filmant, finalement leur propre mort.

Mais le point le plus important est l’aspect légal de ces enregistrements car ce qu’il faut savoir c’est qu’ils tombent sous le coup de la loi, en particulier l’article 226-1 du code pénal sur le respect de la vie privée. En l’occurrence toute personne se trouvant filmée à son insu pourrait facilement porter plainte et faire condamner la personne ayant réalisé cet enregistrement à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

La loi Guigou (15/06/2000) protège aussi le droit à l’image, et surtout la présomption d’innocence conduisant certains tribunaux à condamner des photographes. Un maire de Seine-et-Marne vient justement de recevoir récemment un rappel à la loi suite à l’utilisation de films provenant de caméras de vidéo-surveillance dans le cadre d’un litige.

C’est pour cela que les tests fait actuellement par les forces de l’ordre sont très encadrés.

Au final il est certain que mettre des caméras embarquées à bord des véhicules aurait un effet bénéfique et préventif : pour le conducteur lui-même se sachant filmé, mais aussi pour les autres usagers de la route. Certains pays européens, dont la France, ont commencé à travailler sur le sujet et l’intérêt de ces fameuses caméras.

Ce type de technologie ne peut être qu’un plus pour la sécurité routière et elle permettrait aussi de comprendre certains accidents (cinétique, malaise, alcool,…). Il faut pour cela que le législateur se positionne et légifère rapidement afin de donner un cadre légal à ce type de caméra, tout comme il va devoir légiférer sur les sirènes sinusoïdale appelées aussi internationale (us) ou européenne pour les véhicules de secours français.

En conclusion Il faut vivre avec son temps…

Rehaussement au fauteuil avec la fente latérale

Rehaussement au fauteuil avec la fente latérale

Transfert brancard lit.pdf

Rehaussement du patient au fauteuil avec la fente latérale

Au menu une révision des techniques d’ergonomie : rehaussement du patient au fauteuil suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

Ce document est disponible au format PDF. Voici quelques images de la méthode présentée dans le document :

Rehaussement du patient au fauteuil avec la fente latérale : pdf

Fichier PDF à télécharger, conserver et appliquer : en fente latérale

Rehaussement du patient au fauteuil

Rehaussement du patient au fauteuil

Transfert brancard lit.pdf

Rehaussement du patient au fauteuil par deux ambualnciers

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 de la formation d’ambulancier diplômé d’état : rehaussement du patient au fauteuil suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc.

Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier. Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce travail. D’autres techniques de manutention suivront sur d’autres thèmes.

Ce document est disponible au format PDF. Voici quelques images de la méthode présentée dans le document :

Rehaussement du patient au fauteuil par deux ambulanciers : fichier pdf

Le fichier PDF à consulter, conserver et appliquer : Rehaussement Fauteuil

Brancard : le Ferno INX

Brancard : le Ferno INX

Le brancard Ferno INX

Ce brancard est dans la même lignée que le brancard électrique de Stryker et bien d’autres marques qui leur ont emboîté le pas, sachant que Stryker reste la référence mondiale en terme d’innovation. Ce brancard est assez intéressant si on fait abstraction du prix et autres détails. D’un point de vue opérateur cette technologie a pour but premier de limiter les risques et les troubles musculo-squelettiques des ambulanciers.

Lever un brancard même à deux avec un patient doté d’un poids important entraîne forcément des atteintes sur le personnel ce qui à terme « casse » le personnel. Les innovations récentes ont permis de créer un brancard électrique afin de justement faciliter le levage et la descente et ce en incluant la montée et la descente du brancard depuis l’ambulance. A priori Ferno a tenté d’aller plus loin que ses concurrent avec le Ferno INX en intégrant un système de levage automatique destiné à conserver le patient à plat sur des terrains pentus, escaliers etc via un système automatisé adaptant systématiquement les pieds du brancards (baisse de l’avant/arrière ou montée indépendante).

Comme ce type de matériel n’est pas encore répandu dans nos contrées vous trouverez donc ci joint une démonstration en vidéo associée à un essai terrain issu du site http://www.highperformanceems.com/ J’ai tenté de vous livrer une traduction certes parfois maladroite avec mes maigres connaissances linguistiques associé à mon pote Google. Excusez donc la traduction approximative de certains passages mais j’ai rencontré des termes sur lesquels j’ai sérieusement buté. Néanmoins le contenu est intéressant et compréhensible dans les grandes lignes

Le ressenti d’un paramedic sur le Ferno INX

Le poids

Ma première préoccupation était au sujet du poids. J’étais curieux de savoir combien cette unité pesait et surtout combien aurais-je à tenir lorsqu’il est chargé avec un patient. Mais maintenant, pour être honnête, je n’ai toujours aucune idée puisque je n’ai pas eu de contraintes avec car l’unité a vraiment fait tout le travail. Même chargé avec un représentant des ventes Ferno comme un patient simulé, je n’ai jamais besoin de soutenir le poids avec mon dos ou les jambes. Les roues avant et arrière et / ou fonctionnent ensemble ou indépendamment en utilisant un ensemble simple de seulement deux boutons (« + » ou « -« ) et l’application d’un peu de pression.

Lorsque le patient subit une montée ou descente la civière augmente ou diminue horizontalement. Lors du chargement sur un plancher d’ambulance simulé, la civière peut être soulevé au-dessus du niveau du sol (à une hauteur prédéfinie) déplacé dans la plate-forme et abaissé jusqu’à ce que les roues de l’extrémité de tête touchent le sol de l’ambulance et ainsi retirer juste assez de pression pour provoquer l’avance et « lever automatiquement pendant le processus de descente ».

Un laser rouge sur la civière montre une ligne sur le plancher de la plate-forme pour vous permettre de savoir quand il est assez loin en avant pour le poids total à être réparti entre trois ensembles de roues déjà à l’intérieur. La conception du châssis en forme de X permet la civière d’être poussée vers l’avant au-delà du point d’équilibre à mi- ligne où le poids est maintenu sur le sol et mon effort est simplement «équilibré», pas besoin de «tenir» la charge tandis que l’essieu du pied est soulevé. À ce stade, la civière est roulée complètement à l’intérieur sans effet de « bosse ».

Un ensemble de roues au milieu a une caractéristique supplémentaire qui leur permet de pivoter afin d’aligner plus facilement la civière si elle ne s’est pas insérée correctement et élimine toute nouvelle bousculade du patient. Le récepteur de verrouillage est unique à Ferno, mais compatible à accepter des brancards d’une autre marque ou le modèle. Ce qui est différent sur le récepteur Ferno c’est que la batterie se recharge quand le brancard est verrouillé durant le transport.

Tester ses capacités

Mais un brancard roulant autour d’une salle d’exposition est différente de celle des obstacles auxquels je dois normalement faire face en naviguant dans une cour ou à la maison. Cela a été simulé à FDIC avec diverses barrières. Pour s’y retrouver, l’ambulancier à chaque extrémité où l’essieu doit soulever, sera tout simplement « pull up » sur sa fin tandis que le bouton «-» est maintenu pour que le capteur de levage intelligemment la fin avec moins de pression jusqu’à ce que le bouton est publié.

Le mécanisme de détection permet des changements uniques de hauteur, même avec seulement ces deux boutons simples. J’apprécie également que les poignées sur l’extrémité de pied peuvent s’étendre pour permettre à mes mains de rester sur les côtés pour une bonne posture et la mécanique du corps.

Les accessoires

Il y a un écran LCD qui donne des informations opérationnelles et l’état de la batterie avec quelques boutons supplémentaires. Ces boutons allument les lumières sous la civière pour éclairer les couloirs sombres ou allumer les lumières le long des rails latéraux pour un éclairage supplémentaire. Sur les lieux d’un accident de la circulation la nuit, les rails latéraux peuvent aussi alterner lumières rouges et blanches clignotantes pour plus de visibilité pour les automobilistes et améliorer sa propre sécurité.

Certains «feedback» spécifique que j’avais préparé était une plainte concernant le manque de «rails latéraux » comme je suis habitué à utiliser, mais j’ai entendu que les options sont actuellement en développement. Dans l’intervalle, j’ai commencé à comprendre que la place de «Flip Up rails latéraux», la conception Ferno utilise « rabattre accoudoirs » qui verrouille également dans des positions vers l’extérieur pour accueillir (et sécuriser) des patients bariatriques.

En outre, les sangles ne sont pas seulement la taille traditionnelle croix, jambes croisées et la poitrine croix, mais un style de harnais de sécurité complet de 5 points pour garder non pas seulement le patient centré mais sûrement aussi à plat si l’ambulance doit avoir un arrêt soudain (comme un accident.) Même s’il est clairement équipé pour la sécurité, il n’y avait pas de compromis dans la fonctionnalité depuis les bretelles attachées assez bas à l’avant pour éviter d’être dans la façon, si la RCP a été nécessaire.

Enfin, si tout cela ne était pas suffisant pour m’impressionner, j’ai vu comment attacher rapidement un plateau de moniteur en option entre les repose-pieds pour maintenir le moniteur, visible et facilement ‘joint’ au patient pendant le transport. La même conception de fixation sur les rails pour cette fonction est également utilisée pour fixer pôles IV facultatifs ou même le « longerons » (si je décide que je dois encore.)

Bien sûr, il y avait d’autres petits détails ainsi qui ont montré qu’à l’avenir les concepteurs ont été soit ambulanciers eux-mêmes ou qu’ils ont au moins écouté attentivement les évaluations des acteurs sur le terrain qui utilisent des civières comme celles-ci dans le domaine quotidien. J’ai été très impressionné et pas seulement et j’espère avoir la chance d’utiliser un pour très bientôt.

Les vidéos du Ferno INX

Un web cast

La vidéo de démonstration officielle du constructeur du Ferno INX

ONPA : la lettre ouverte aux institutions

ONPA : la lettre ouverte aux institutions

La lettre ouverte de L’ONPA

Bonjour à tous et à toutes, ambulanciers de France, que vous soyez acteur privé ou public. L’Observatoire National de la Profession Ambulancière est toujours actif même si peu d’informations sont publiées. Je vous rassure vos actions, vos réponses ne restent pas lettre morte. La publication du rapport a eu lieu et il faut aussi un peu de temps pour qu’il puisse circuler, être lu, partagé.

Néanmoins nous avons encore besoin de vous. Besoin de votre soutien dans nos démarches pour que ce rapport puisse avoir un véritable impact sur les institutions. Notre but n’est pas de harceler mais de s’assurer que vos questions, vos demandes ne restent pas sans réponse. Pour ce faire nous avons besoin de joindre à cette enquête et en vue de nos rendez vous, la preuve de votre implication derrière cette enquête.

Nous souhaiterions vous demander si il vous serait possible de remplir la lettre ouverte jointe à cet article et de la renvoyer au siège d’ONPA. Cette lettre peut être remplie de façon individuelle ou collective (entreprise, démarchage de collègues etc). Associée à l’enquête ces lettres ouvertes apporteront un poids supplémentaire et démontreront que oui, derrière cette enquête il y a des professionnels de santé qui attendent des changements, des évolutions.

Tout ce que ça vous coûtera c’est un timbre ! Alors on espère que vous lecteurs ambulanciers, vous pourrez fédérer vos collègues dans vos entreprises et ailleurs pour se joindre à ce courrier.

En direct d’ONPA

Ça avance… mais rien n’est encore fait ! Tous ensemble, renforçons les principales préconisations révélées dans le rapport de l’O.N.P.A. Suite à l’enquête nationale et l’envoi du rapport, la Présidence de la République et le ministère de la Santé nous ont accordé une réponse. Ces deux institutions nous affirment désormais travailler sur les sujets suivants :

1/ Reconnaissance de la profession ambulancière par le ministère de la santé.
2/ Ouverture de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) pour le DEA.
Toutefois, l’histoire nous a souvent enseigné combien les volontés restent inertes si on ne leur apporte pas toute l’attention méritée.

Cette lettre ouverte n’est pas une pétition mais bien le prolongement du souhait de plusieurs milliers d’ambulanciers et chefs d’entreprise, d’instituts de formations et partenaires. Signez et faites signer cette lettre, retournez-nous vos épreuves avant le 30 juin 2015. Début juillet, nous les joindrons à notre prochain courrier à destination des instances ciblées.

O.N.P.A 1 b Chemin de l’Escale 25000 Besançon

L’équipe O.N.P.A

Le modèle de lettre à imprimer

Vous trouverez ci joint le fichier pdf à imprimer et à renvoyer à l’adresse ci dessus : ONPA_Lettre_ouverte 

On compte sur VOUS pour nous aider dans cette démarche ! merci pour votre soutien et n’oubliez pas de renvoyer cette lettre signée par vous, ou vous et vos collègues avant le 30/06/2015 ! Merci !

Ambulancier : un simple transport

Ambulancier : un simple transport

Anecdote d’un ambulancier, une de plus

Une anecdote d’ambulancier, une de plus, et toute fraîche de ce soir qui m’est adressée par une ambulancière. Une histoire d’ambulancier, de transport, de vie. Une anecdote de plus qui existe pour expliquer que notre quotidien n’est pas tel qu’il est perçu par ceux qui nous entourent en dehors du milieu professionnel. Une histoire qui bouleverse et qui démontre la difficulté que l’on peut rencontrer parfois, les liens qui peuvent se créer avec les patients. La profession d’ambulancier ne requiert pas que des capacités physiques mais aussi un sacré mental d’acier pour faire face à des situations parfois difficiles mais aussi heureuses.

Garde de nuit

Bonjour, je suis Ambulancière Diplômée d’Etat et ce que j’ai vécu ce weekend, je voudrais vous le raconter. Un « simple » transport sanitaire, en garde SAMU.  J’étais de garde nuit, samedi 6h du mat’. Le téléphone sonne, mon collègue prend l’appel. De mon lit, je l’entends discuter dans la chambre à côté. Hop je me prépare psychologiquement à devoir m’extraire de mon duvet. Il discute encore… C’est long. Je n’ai pas envie de bouger, je suis fatiguée, je n’ai pas envie… Silence… Il va venir me réveiller… Je l’entends, il discute encore.

Le téléphone sonne

C’est trop long, ce n’est pas un appel du 15. Je referme les yeux… Il discute toujours, puis grand  silence. Il se lève, il va venir… Non, il est dans la cuisine, il se fait un café… Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est 6h15 (non, en vrai, c’est 5h15 avec le changement d’heure) je suis fatiguée… Je me lève, il faut que je sache…

Il m’explique :

« Le téléphone a sonné vers 3h, c’était les parents de C… »

« C » est une jeune fille d’à peine 19 ans, une patiente à nous. Elle a une maladie grave avec dysfonctionnement de son foie. Elle est en attente d’une greffe.

« L’hôpital a appelé, ils l’attendent ce matin, vers 8h30-9h. Elle va avoir un foie. »

Un don, un organe, une vie sauvée

Etant donné que nous sommes de garde, mon collègue les a orienté vers le 15 qui nous a alors nous a rappelé pour nous donner la mission. On va y aller, mais là c’est trop tôt. Alors, on attend. « C. » je la connais, je pense à elle… Je suis contente…. Un café…. On reste silencieux… Samedi, pleine nuit, peut être un accident… un mort, un foie, une vie…

C’est 7h, il faut y aller. On n’est pas en urgence, on est en avance, il faut y aller… On arrive, toute la famille est debout.  Papa est heureux, maman aussi. « C » pleure, elle a peur. La dernière fois qu’elle est partie à l’hôpital :  septicémie. Elle est restée 15 jours en coma artificiel. Je suis chamboulée… Fais ton travail… Ne t’impliques pas…. Prends les constantes…. Rassures-la…. Je ne sais pas quoi dire.

Direction l’hôpital

On part, papa monte avec nous, « T » le petit frère aussi; pas capable de lui dire non; ils sont heureux. « C » prend son doudou. Je comprends, elle ne dit rien, moi non plus… On roule, silence, je lui souris mais ça sonne faux mais elle le sait :  trop d’émotions… On arrive dans le service. Tout le monde l’attend. On l’installe, un dernier mot, je souris encore : ça va aller. Papa nous remercie.

« Donnez-nous des nouvelles…. »

Une vie qui part, une autre repart

On rentre, tout se bouscule, je reste silencieuse, je suis heureuse, je pense à la famille, l’autre… Celle qui vient de prendre un père, un frère, un enfant… Je suis triste… Je ne sais plus… Dimanche 23h30, le téléphone sonne,

« Le SAMU ? »

« Non, c’est le papa de « C », elle va bien. »

Je suis heureuse, l’opération s’est bien passée, il veut nous remercier… C’est moi qui vous remercie…

Bref j’ai réalisé mon premier accouchement inopiné…

Bref j’ai réalisé mon premier accouchement inopiné…

Anecdote : une ambulancière et son premier accouchement inopiné

Petite anecdote d’un accouchement inopiné vécue par une de mes collègues ambulancière qui était en garde préfectorale pas plus tard qu’hier… Une situation qui arrive parfois sans prévenir. Certes ce n’est pas le quotidien mais ça fait partie du job aussi. L’ambulancier est formé à ce type d’évènement et une fois de plus la preuve en est que ça sert à quelque chose 😉

C’est le SAMU, on a besoin de vous

2h08 : « Le SAMU, on a besoin de vous à xxx, pour une femme de 29 ans, qui a des contractions depuis 19h hier soir, 3ème grossesse… Départ de l’équipe au fin fond de la campagne charentaise. Arrivée sur les lieux la patiente présente toujours des contractions toutes les trois minutes avec une durée de 45 secondes. La poche des eaux n’est pas rompue tout est ok. On passe notre bilan au centre 15 avec l’ensemble des constantes de la patiente. Tout semble correct sauf la tension artérielle qui est montée à 15…

La poche des eaux lâche…

On prépare notre brancard pour évacuer la parturiente vers les urgences obstétricales de l’hôpital d’Angoulême. La patiente file aux toilettes avant le départ. Drame : la poche des eaux vient de se rompre à 3h00. Vite on rappelle la régulation du SAMU pour informer de l’évolution de la situation. On se met en route. Le papa nous demande l’autorisation de monter avec nous. Sur ce type de cas de figure il est impensable de lui refuser ça.  On embarque donc la future maman et le futur papa c’est parti…

Quand une maman ressent le besoin de pousser

On débute notre voyage au travers des routes de campagnes pour 25 minutes de trajet qui promettent d’être très long… Trajet qui va s’arrêter de façon rapide et prolongée car à 3h10 la maman ressent une envie de pousser.  3h12 arrêt de l’ambulance. Je sors le kit d’accouchement et je commence à préparer le matériel : aspirateur, sondes, bonnet, champ,compresses etc (vive les kits !).

Chauffage à fond, installation de la patiente sur le brancard plus de temps à perdre. Mon binome se charge de rappeler le centre 15 afin de les prévenir de l’imminence de l’accouchement. Il bataille avec l’ARM qui cherche absolument à avoir le lieu exact pour faciliter l’arrivée de l’équipe au plus rapide.

La seule et unique route qui mène à ce fichu village

Le collègue commence à lui expliquer que là où est posée l’ambulance c’est la seule et unique route qui mène au village. Pendant qu’il essaie d’expliquer à la régulation la situation exacte de l’ambulance sur la route en question je m’équipe de la tête au pied : blouse, gants stériles. La maman est d’un calme olympien et gère sa douleur du mieux qu’elle peut.

Une poussée je vois la tête

Première poussée et j’aperçois la tête du loulou qui arrive. Seconde poussée : bébé est sorti. Il est exactement 3h20. Rapide, concis et précis. Le stress m’envahit durant les cinq longues secondes qui suivent sa sortie puis le cri arrive. La nature reprend ses droits et le bruit d’une vie qui arrive au monde résonne dans la cellule de l’ambulance.

On s’occupe de nettoyer le petit bout, aspiration, pose des clamps, installation du nouveau-né dans son drap stérile avec son petit bonnet jersey et dépose peau à peau contre sa maman. Il bouge, il pleure tout va bien. Petite larme de maman à la vue de son petit bouchon. On récupère le placenta et on le glisse dans un sac pour examen par l’équipe de la maternité.

Vous êtes sûre ça ne va pas lui faire mal ?

Papa demande s’il peut couper le cordon. Ne sachant pas du tout où est l’équipe SMUR  et étant donné la distance importante qui nous sépare de l’hôpital il ne faut pas non plus laisser trainer de trop donc « oui allez y ! »

  • « ça ne va pas lui faire mal ? »
  • « Mais non mais non allez y 😀 »

 Je souffle un grand coup. J’ai réussi à gérer toute seule l’intervention dû au fait que mon collègue était bloqué au téléphone. 8 minutes qui ont suffi à ce joli petit Thyméo pour venir au monde en pleine forme, très tonique.

L’équipe SMUR arrive

3h40 l’équipe SMUR arrive sur place : tout est déjà fait. Petite check list avec le médecin pour faire l’état de chaque chose : RAS tout est ok. Le médecin ausculte le nouveau-né sous toutes ses coutures pour vérifier son état de santé. Pose d’une perf à la maman par l’infirmière et on repart cette fois ci pour de bon direction la maternité sans aucuns soucis.

Félicitations de l’équipe SMUR et remerciements de la part des parents. Félicitations du patron (\o/) à notre retour et de la part de tous les collègues présent.

7 ans d’attente pour un accouchement inopiné

7 années de métier et c’est mon premier accouchement inopiné. J’en rêvais mais j’appréhendais  beaucoup malgré tout. C’est dans ces moments qu’on se rend compte qu’on arrive à maitriser son stress et conserver son sang-froid pour se contenter d’agir. On est formé pour ça et on doit réagir en tant que professionnel. Et surtout heureuse d’avoir vécu ce moment magique et que tout se soit passé magnifiquement bien.

interieur ambulance Ambulancier : le site de référence Bref j'ai réalisé mon premier accouchement inopiné...

Note du webmaster

Je félicite à nouveau ma collègue Stéphanie pour cette prise en charge d’accouchement inopiné, oui c’est elle qui m’accompagnait lors de l’anecdote La patiente qui ne voulait pas… pour avoir géré d’une main de maitre son intervention (pour ne pas changer) et avoir eu l’occasion de réaliser un de ces rêves que tout ambulancier possède; mais aussi de démontrer qu’un ambulancier est capable et professionnel malgré tout ce qu’on peut entendre.

On aime notre job, on en bave, je dirait vulgairement et sans me cacher « on en chie » mais il y a aussi plein de belles choses à vivre dans ce job et c’est ce qui nous garde motivé et ancré dans ce fichu job. Qu’importe les clichés et autres on reste avant tout des professionnels passionnés. Un grand merci aussi aux équipes du SAMU 16 d’ Angoulême 😉

Mickael Blindord : Quand t’es ambulancier #2 !

Mickael Blindord : Quand t’es ambulancier #2 !

Mickael Blindford : quand t’es ambulancier

Rappelez vous il y a quelques temps de cela je vous partageais en exclusivité une vidéo originale, bourrée d’humour « Quand t’es ambulancier » réalisée par Mickael Blindford. Ancien ambulancier il s’était pris au jeu des clichés du métier avec brio. Il nous avait amusé avec ces mises en scènes sympa, que chaque ambulancier connait et a déjà vécu au quotidien. Je l’avais contacté pour lui demander si il comptait s’arrêter là ou si il allait retenter l’expérience avec un nouvel épisode. Le succès avait été pour cette première tentative assez important car la vidéo cumule à ce jour pas loin de 22 000 vues ce qui est quand même un joli score et démontre le succès de cette réalisation. N’hésitez pas à découvrir ses autres vidéos sur des thèmes complètement différent du métier d’ambulancier.

Quand t’es ambulancier chapitre 2

Cette fois ci il revient avec une nouvelle vidéo, un peu plus longue d’une vingtaine de minutes. Au programme : de tout ! De l’ambulancier au régulateur, en passant par le patron ou l’indispensable lèche botte de la boite. Les plannings à rallonge, la journée type ou encore la course contre la montre. J’avoue que je me suis bien marré à certains moments car on arrive à deviner l’issue de la scène tellement ça sent le vécu. Alors attention, il faut regarder ça au second degré et avec une envie de se détendre et d’auto dérision du métier. Les accrocs aux reportages bien cadrés et fidèles à l’image passez votre chemin ceci est tout sauf politiquement correct mais j’aime et ça fait du bien. Chaque ambulancier s’y retrouvera et on sent vraiment le vécu dans chaque mise en scène.

Quand l’humour fait du bien

C’est le moment de se détendre, de débrancher le cerveau deux minutes et de rigoler un peu. Ce sont des clichés tellement connu de tous qu’on s’y croirait. Reste à espérer que cette vidéo aura autant de succès que la précédente pour motiver Mickael a nous concocter un troisième épisode. A ce jour peu de vidéos de ce type existent et j’avoue ça fait aussi du bien. Alors à défaut de vous proposer un reportage structuré, sérieux, réaliste sur le métier je vous propose de découvrir son opposé total que seuls les ambulanciers comprendront de façon subtile. Bon visionnage !

La vidéo Quand t’es ambulancier #2

Retrouvez Michael Blindford sur Chaine Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCEI-LT6tJv9GOhH44ePccOw

Les ambulanciers, le guérisseur, et l’hélicoptère

Les ambulanciers, le guérisseur, et l’hélicoptère

Des ambulanciers, une anecdotes peu commune

On dit que la vie est un long fleuve tranquille. Moi je dis la vie d’un ambulancier est tout sauf tranquille et prévisible tout comme de nombreux métiers de la santé et du soin. Nous sommes souvent confrontés à la détresse médicale tout comme la détresse sociale voire psychologique durant nos gardes pour le centre 15 (SAMU) ou les appels médecins.

C’est souvent l’occasion de découvrir des situations toujours assez inhabituelles. Très  souvent ces mêmes situations rocambolesques surprennent mon entourage personnel quand je leur raconte mes dernières anecdotes. Celle qui va suivre fut assez mémorable dans son genre. Toute ressemblance avec  des faits réels est possible c’est du vécu.

Mission SAMU pour les ambulanciers : Femme de 78 ans déshydratée

C’était une nuit en garde préfectorale. Le genre de nuit où tout arrive. Coup de téléphone de la régulation du 15 : « c’est le SAMU, on a besoin de vous à *** adresse *** pour une femme de 78 ans, déshydratée,  dans ses urines (génial !) depuis quelques jours, qui présenterait un hématome à la hanche droite. Elle a été retrouvée totalement nue chez elle au sol. Un médecin est sur place. Elle se dit envoûtée etc. »

Là j’ai eu quelques secondes d’arrêt. Mon ARM qui reste stoïque mais qui se fend la gueule au moment où je lui demande de répéter sa dernière phrase. Oui il est très sérieux. Envoûtée. Bordel me vla parti pour une cérémonie vaudou et je ne suis pas équipé de pattes de poulet, ni de lapin. Me vla mal barré. Ma collègue, qui commençait sa première année en tant qu’ambulancière me demande ce qu’il se passe. Là grand moment. Oui il faut que je lui explique que là ça va être un très grand moment de solitude. J’essaie tant bien que mal de ne pas me marrer.

Ambualnciers, anecdotes : certaines situations sont… particulières

Il est quand même important de ne pas trop relativiser et lui expliquer que ce genre de situation même loufoque de par son thème, ne peut empêcher une prise en charge complexe. Les urgences supposées psychiatriques ne sont pas toujours marrantes loin s’en faut. Mais il peut aussi y a voir un bon moment à passer… ou pas. Mais une chose est sûre : s’attendre à tout car tout est possible.

Nous voilà parti, on démarre, les bleus, je connais l’adresse donc pas de souci le GPS peut continuer à faire sa sieste. 10 minutes de trajet après nous voilà sur place. Au beau milieu des constructions HLM des années 60 à chercher tant bien que mal le bâtiment trucmuche.

Et ici ils sont exotiques : ils possèdent tous des noms à coucher dehors (genre quand c’est pas les oiseaux c’est les fleurs ou autre, je précise que rien dans ces quartiers ne colle au thème en général). Et bien entendu rien de rationnel dans la manière de se repérer dans tous ces blocs. Un : faut le trouver, deux : faut trouver l’entrée, trois espérer que sur l’interphone le nom sera inscrit ET lisible ET l’interphone fonctionnel. J’adore les immeubles pour ça, c’est toujours un vrai défi.

Wouechtamère, l’ascenseur et les HLM

On trouve, on sonne, l’inimitable sonnerie de la porte qui se débloque m’explose les oreilles. Hop ascenseur pour les nains. On ne va pas se plaindre il y a un ascenseur. Certes on y tient à deux comme dans une cage à hamster mais ce n’est pas grave. J’adore les ascenseurs d’immeuble : toujours peu ragoutant, ça sent des odeurs assez étranges et néfastes pour mes fonctions olfactives.

Un artiste contemporain est passé par là laissant les vestiges de ses arabesques poétiques. Il est vrai que les niklapolice, tamèrenslip, vivemoi, juliettejtebaise reflètent une inspiration sans pareille. Un régal pour mes yeux fatigués. On sent l’âme de l’artiste.

Arrivés dans l’appartement :  3 personnes non identifiées et une quatrième au sol juste couverte pudiquement d’une couverture posée sur les épaules . Bon la dernière c’est la patiente c’est certain. Bonjour, blabla. Ok l’un est un voisin, les deux autres des amis toubibs. Très sympa au passage. La doctoresse me fait un état des lieux discrètement, avec le passif et le problème qui se pose. La petite dame fait une crise de démence, ne s’alimente plus depuis une semaine, le voisin les a appelés car il s’inquiétait beaucoup etc. etc.

J’explique comme à chaque fois aux médecins que je dois recommencer un bilan pour le 15 etc. Pas de soucis ils comprennent et ils vont rester nous aider (oui oui ils restent ! oh my god oui ça existe !). Je laisse ma collègue prendre les constantes. La petite dame silencieuse jusque-là nous hurle : « le guérisseur il me faut le guérisseur ! »

Le guérisseur, un hélicoptère, un duo d’ambulanciers

Ok ça commence bien cette affaire. Ma collègue tente de la rassurer, de la calmer et termine son bilan rapidement pour me transmettre les chiffres, fait un lésionnel (rien de dramatique à première vue).

Le guérisseur, le démon etc. On a droit à tout le discours incohérent au possible. Je me retiens de rire, reste sérieux et évite le regard de ma collègue pour ne pas exploser. Malgré tout le respect que j’ai pour mes patients et mon code d’éthique assez barré ce sont des situations quand même assez inhabituelles et qui ne peuvent que nous faire marrer. Désolé je préfère en rire. Tout le monde tente de la rassurer, de la calmer. Le but est de ramener le calme pour pouvoir s’occuper d’elle au mieux.

« Il faut le faire venir, je paye ! Faites le venir par hélicoptère ! »

« Madame, on va vous emmener à… »

« L’hélicoptère le guérisseur doit venir par hélicoptère, il n’a qu’à se poser sur le toit ! C’est moi qui paye de toute façon, j’ai le démon en moi, téléphonez lui vite »

Et là mon regard tombe sur la table où est déposé un dépliant de couleur bleue vif avec en grand sur la couverture :

Monsieur XXX, guérisseur spirituel. L’ordre du monde change, les difficultés s’accumulent, mais les forces divines ont toujours été là.  Blabla.

Euh… J’appelle ma collègue et je lui montre. On se marre discrètement en se retenant car là on a pioché un joli numéro. Le mec là il nous vend du rêve !

Je l’ouvre et là c’est le baba ! La totale ! Son et lumière pour personnes en détresse et/ou fragile.

Soigne par prières, imposition des mains et : invocation des saint. (Bordel Jésus is back !). Quel est ton nom ? Christ, Jésus Christ !

On continue car c’est assez mémorable :

Puissant pouvoir occulte, traite les cas les plus difficiles en église… (oui oui tout à fait)

Médaillon personnalisé pour la prospérité, santé, réussite… (bref on croirait lire les vieux encarts des journaux de petites annonces où Mamadou, grand sorcier marabout te propose son médaillon en patte de poulet pour 50 euros censé te guérir de tous les maux le tout dans un encadré en gras bien visible dans la pages rencontre. Trop fort l’hôpital ne sert plus à rien, nous non plus allez on se casse…)

Je passe les détails sur l’élevage de poulets exorcisé, les pseudos témoignages de gens possédés et guéri bref c’est la totale. Ce mec-là est un Dieu ! Wouah il déchire sa maman.

Assurer une prise en charge au bon moment

Bon après cette petite page de pub improvisée et après discussion avec les toubibs et ma collègue; il faut réussir à la descendre en bas en douceur sans la braquer.  Son état n’est pas dramatique mais il requiert une prise en charge médicale. Les premières tentatives s’annoncent complexes. Elle est très agitée et refuse en bloc qu’on s’occupe d’elle. Je passe le relais et j’envoie mon bilan.

Là on n’est pas là pour se marrer je reste sérieux même si une fois terminé je ne peux m’empêcher de remercier mon ARM pour l’originalité de la mission. Je lui dit juste que le guérisseur va arriver par hélico et sauver la petite dame par imposition des mains avant de raccrocher en le laissant mort de rire au bout du fil. Pas très professionnel tout ça mais je n’ai pas pu m’empêcher.

On dialogue avec notre petite dame qui mis à part cette petite crise est toute frêle et toute mignonne. On tente plusieurs approches, on prépare la chaise et d’un coup elle se décide. Ce moment il ne faut pas le rater car une fois que le patient décide d’y aller il faut se bouger pour le prendre en charge. Nombreuses sont les fois où ce moment loupé il change d’avis et retourne se prostrer en refusant de venir. La longueur de l’intervention s’allonge alors jusqu’à la fin des négociations. Et on recommence à nouveau le processus jusqu’à ce qu’il accepte de son propre chef.

Moi, mon mètre quatre-vingt, la chaise, la patiente, on se rentre dans l’ascenseur. Enfin traduction on essaye. Je me plie en quatre, m’écrase au fond. On descend, la dame est bien couverte pour la réchauffer. Son état de santé n’est pas préoccupant mais une prise en charge médicale est nécessaire au vu de son état physique et une évaluation gérontologique et/ou psychologique sera sûrement demandée. Je ne suis pas médecin mais on commence à bien connaitre le système pour savoir ce qui va se passer.

Une fois en bas direction l’ambulance. Chaque minute compte pour éviter une éventuelle crise de la part de la patiente. Le credo : tant que c’est calme il faut avancer. A tout moment ce genre de situation peut exploser : agitation, violence, cri etc. On ne peut jamais prévoir à l’avance. Notre petite dame semble avoir recouvré ses esprits : plus de guérisseur, plus d’hélicoptère.

Ma collègue la rassure, lui explique ce qui va se passer (NA : les urgences, l’examen médical etc) pour qu’elle ne s’inquiète pas. Je remercie chaleureusement les deux toubibs restés sur place pendant toute la durée de l’intervention. Sans eux je n’ose pas imaginer la difficulté. Ils nous ont été d’une aide indispensable.

On va pt’et y’aller hein !

Bon c’est pas tout mais le froid est saisissant et je n’ai pas l’intention de trainer dans les parages. On repart direction les urgences dans un calme plat et sans soucis. On dépose notre « jeune » demoiselle de 78 printemps sur un brancard après avoir transmis les informations discrètement à l’infirmière à l’accueil. La mission est terminée mais une chose est sûre elle restera gravée longtemps dans nos esprits.  Certes c’est une situation humaine dramatique mais dans le métier de la santé on voit tellement de choses difficiles qu’on essaie parfois aussi de prendre certaines choses à la légère.

On aura ramené avec nous une anecdote sans pareille qui fera marrer les collègues à la fin de nos nuits. Une chose est certaine : ce métier est dur mais il reste quand même unique en son genre. Rentré à la maison au lieu d’aller sagement dormir j’ai fait une recherche sur monsieur le guérisseur qui possède des pouvoirs divins et qui te soigne mieux que la médecine.

Vu ce que j’en ai lu il semble être homme à succès au vu de ce que j’en lis (presse, etc). Pardonnez-moi mais je reste quelqu’un de très terre à terre et je ne peux m’empêcher de sourire à la lecture de tout ça. Peut-être qu’un jour moi aussi quand la médecine aura rendu l’âme je m’adresserais à Mamadou grand guérisseur pour qu’il me fabrique un gri-gri…

Tu sais que tu es ambulancier quand… #2

Ambulancier face au refus de transport, de soins

L’ambulancier en intervention et les refus de soins, de transport

Nombreux sont les cas de refus de transport et de soins que l’ambulancier peut rencontrer durant les interventions. Aujourd’hui je vais aborder le cas de figure du refus. On abordera le cas du refus : comment cela se passe, qui peut le faire, comment respecter la procédure et on terminera par la fiche de décharge. Il est impératif de bien veiller à être attentif lors d’une telle situation afin de ne pas subir la responsabilité si un problème demeure par la suite.

Rappelons que l’ambulancier diplômé assume les responsabilités lors d’une intervention et lors d’un transport. Je n’aborderais pas les questions des risques encourus car la législation est un domaine complexe et soporifique même si j’ insiste sur le fait que les sanctions sont suffisamment graves pour que vous soyez prudent.

Ce sujet fait suite à la demande d’un internaute auprès de qui je m’excuse pour le retard de parution et j’espère qu’il saura vous apporter des réponses utiles. Pour plus d’informations et pour obtenir des précisions plus pointues l’ouvrage qui a servi de référence à cet article est disponible en fin de page. Je vous le recommande fortement.

Ambulancier : le refus de transport, situation conflictuelle

Nombreux sont les cas de figure où sur une intervention vous devrez faire face à des patients qui vont refuser le transport. Sur un cas classique c’est un refus franc pour des raisons « simples ». Mais attention parfois aux situations conflictuelles (dispute, bagarre, colère) ou encore aux tensions générées par une alcoolisation importante des différents interlocuteurs présent sur place.

On doit bien mesurer l’importance d’un refus. Ce n’est pas juste un bonjour, au revoir. Vous avez des obligations à assumer et vous encourrez des risques en ne suivant pas la procédure. Un patient qui refuse sera peut-être un patient en détresse vitale quelques heures voire quelques minutes après votre départ.

C’est votre responsabilité qui est en jeu et c’est votre devoir en tant que professionnel de santé. Vous avez entre les mains une formation capable de vous permettre d’évaluer une situation à risques pour un être humain. Vous êtes les yeux et les oreilles du médecin régulateur. C’est donc vous le gestionnaire de la situation. Voici quelques éléments à suivre pour ne pas se tromper et commettre des erreurs.

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Le libre choix du patient

Un patient peut logiquement refuser les soins et/ou le transport lors de l’intervention d’un équipage d’ambulanciers. Que ce soit sur le cas de figure d’un appel  15 ou d’un appel médecin voire d’une situation imprévue que vous pourriez rencontrer lors de vos déplacements.

Chaque personne vivant sur le territoire français ne peut subir l’obligation d’un diagnostic médical, de soins médicaux ou d’un transport sanitaire sans obtention de son consentement éclairé. Mais il faut impérativement que ce consentement se produise après exposition de divers éléments :

  • Connaitre parfaitement la situation
  • Etre informé des risques encourus
  • Etre issu d’une personne apte à consentir

Nous sommes dans l’obligation  de délivrer des informations claires et sincères. Le discours tenu devra être parfaitement cohérent et adapté pour faciliter  la compréhension. Ne pas hésiter à reformuler pour s’assurer de la parfaite compréhension par la personne qui est à l’origine de ce refus. Bien expliquer chaque élément pour faire mesurer au patient l’importance de ces soins, de ce transport.

Vous devez dans tous les cas de figure dès que ce refus est exprimé de façon claire, et après exposition des faits et risques encourus,  avertir le médecin régulateur du centre 15. Il aura l’occasion de s’entretenir avec le patient afin d’exposer la situation médicale de manière plus approfondie et apporter son avis de médecin sur la situation, informer des risques avec précision.

Ce dialogue permet d’apporter des éléments de poids souvent indispensable. Et surtout c’est une obligation. Si un médecin est sur place le patient pourra dialoguer avec lui et obtenir un complément d’information médical.

Face à un refus la procédure à suivre

Si le refus demeure d’actualité il vous faudra donc faire remplir une fiche de décharge de responsabilité auprès du patient afin de clôturer l’intervention. Ce formulaire comprend diverses informations détaillées dans lequel le patient assure refuser les soins, le transport proposé par l’équipage présent sur place au vu de la situation rencontrée. Le patient assure grâce à ce document avoir été informé de la situation et des risques qu’il prend en refusant la prise en charge.

Ce document ne doit pas être une issue unique. L’équipage doit toujours tenter de renouveler la démarche de prise en charge en utilisant des arguments variés ou en reformulant les informations. Attention à ne pas engendrer non plus une situation conflictuelle. Ce document permettra en cas de réclamation de prouver le refus volontaire et assumé du patient. Si des personnes sont présentes (famille, amis, police, gendarmerie) ils pourront faire office de témoin afin d’appuyer cette décharge.

Attention tout de même

Cette décharge ne doit en aucun cas être signée par un patient confus, délirant, ou alcoolisé de façon importante, prises de stupéfiants ou substances médicamenteuses empêchant un raisonnement clair ou encore un mineur. Je précise à nouveau que le patient doit être en mesure d’exprimer son consentement en connaissance de cause et en possession de tous ses moyens intellectuels. Et ce après avoir informé la victime de façon claire et simple, synthétisée pour faciliter sa compréhension.

  • Pour le mineur c’est le représentant légal qui assurera la fonction de représentation.
  • Si le patient s’exprime dans une langue différente que celles des ambulanciers il est important de s’assurer de la parfaite traduction par un tiers avec présence de témoin.
  • Si le patient a des difficultés à s’exprimer (autre qu’un problème à l’origine de l’intervention, hors alcool, stupéfiant etc.) comme une aphasie ou problèmes connus d’élocution vous devrez prendre un proche qui vous aidera afin de vous assurer de la parfaite compréhension.
  • En cas de handicap physique ne permettant pas la signature, vous devrez inscrire sur le formulaire ce détail et faire contre signer les témoins présent.
  • Il est impératif de s’assurer que le patient a eu l’occasion de pouvoir dialoguer avec le médecin régulateur du centre 15 si aucun médecin n’est présent sur les lieux. Il peut à tout moment demander à le rappeler et vous pouvez très bien lui proposer de renouveler l’appel.
  • Cette décharge ne s’appliquera pas en cas d’hospitalisation forcée (HDT/HO) ! Une autre procédure existe pour ces cas de figures et la décharge n’a pas lieu d’être remplie.
  • Si le patient refuse de signer la décharge il faudra le mentionner sur le formulaire et faire contre signer les témoins présent.
  • L’ambulancier s’assurera de laisser au patient une copie de la fiche bilan qui reprend les éléments de l’intervention ainsi que le double de la décharge. La copie du bilan sera conservée par l’ambulancier et jointe à une copie du formulaire de décharge.
  • Vous devez toujours et ce jusqu’au moment du départ tenter de faire changer le patient d’avis sans le brusquer. Le dialogue permet souvent d’apporter des éléments et de faire évoluer le choix final afin de limiter les risques éventuels encourus par la victime.

En cas de doutes, de questions

Si vous avez le moindre doute, le moindre questionnement vous devez en référer auprès du médecin régulateur. Vos appels sont enregistrés et vous pourrez exprimer vos craintes ou encore vos questions quant à la situation pour tenter de trouver une issue viable.

Surtout : expliquez bien au patient, aux proches, amis etc. de l’importance de rappeler le centre 15 en cas d’aggravation de la situation. Ce n’est pas parce que le formulaire a été signé que rien ne sera fait en cas d’émergence d’une détresse vitale ou autre. Chaque situation est spécifique et sera traitée par l’équipe du centre 15.

Le formulaire de décharge

Voici un exemplaire de fiche de décharge, celui ci comprend tous les éléments indispensables, à vous de l’utiliser si vous ne disposez pas d’un modèle établi en entreprise ou dans votre département

Cliquez sur le lien pour télécharger au format PDF : decharge

Pour les questions d’ordre législatif et autre

Si vous souhaitez vous documenter de façon plus approfondie, étudier divers cas de figures je ne saurais vous recommander l’excellent et indispensable Guide Juridique du Secours à Personne rédigé par Loïc Cadiou (IDE) et Laurent Facon (directeur de l’IFA CRF IDF) aux éditions Sètes. Vous pouvez trouver le lien et le commander : la librairie de l’ambulancier. Je le possède et je vous assure de façon sincère de l’utilité de ce guide. Il aborde de nombreux sujets et est rédigé de façon claire et adaptée pour faciliter la compréhension des textes de loi et des différents cas de figures existant.

Hémorragie externe

Hémorragie externe

Cas concret : l’hémorragie externe, en bref

Une hémorragie externe est un écoulement de sang causé par la rupture d’un vaisseau sanguin ou d’une artère.

On distinguera trois types

  • Externe : suite à un traumatisme ayant causé une plaie
  • Extériorisée : l’écoulement de sang proviendra des orifices naturels comme la bouche, le nez etc.
  • Interne : le sang s’écoule à l’intérieur du corps comme par exemple dans une cavité interne

Sur ce cas concret c’est le cas de l’hémorragie externe sans nécessité de point de compression qui nous intéresse. A l’arrivée sur zone, l’ambulancier qui constate la présence d’une hémorragie externe doit impérativement réaliser les soins de première urgence afin d’arrêter ou limiter la perte de sang.

Deux types :

  • En nappe dans le cas d’une hémorragie veineuse
  • En jet dans le cas d’une hémorragie artérielle

Les consignes :

  • Le port de gants à usage unique en premier lieu afin de limiter le risque d’AES (Accident d’Exposition au Sang)
  • La compression de la plaie avec application d’un pansement compressif stérile (voire plusieurs si nécessaire) ou coussin hémostatique.
  • Allonger le patient pour limiter le risque de malaise qui pourrait être entrainé par la baisse de la tension artérielle et faciliter la circulation du sang.
  • Evaluation clinique avec prise constantes, rechercher les signes d’aggravation (pâleur, sueur etc) et passer un bilan rapide au centre 15 en cas de détresse circulatoire avérée pour une médicalisation rapide. Vous affinerez votre bilan après alerte.
  • Selon vos protocoles ambulancier (certaines régions n’autorisent pas l’administration d’oxygène sans avis médical en amont) placer le patient sous O² au masque Haute Concentration  à 9l/min ou supérieur suivant l’état du patient. Le débit sera adapté après transmission du bilan au centre 15 par le médecin régulateur.

Ne pas oublier :

  • Couvrir la victime pour limiter le risque de refroidissement.
  • Surveiller le saignement ne reprend pas sous le pansement.
  • Rassurer la victime et lui parler.

Fiche du cas concret

Fiche du cas concret à télécharger.

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Le bilan social

Le bilan social

Un bilan ambulancier complet

Assurer une prise en charge c’est avant tout assurer la mise en place de gestes, de pratiques indispensable à améliorer l’état du patient en vue de son évacuation. Tous ces paramètres sont enseignés et appliqués au quotidien : bilan circonstanciel, circulatoire, ventilatoire et lésionnel. Mais il est une partie trop souvent négligée qui est primordiale dans de nombreuses situations. Certes ce n’est pas le critère d’urgence numéro un mais pourtant il revêt une importance non négligeable : c’est le bilan social.

C’est une multitude de détails qui revêtent une importance non négligeable en cas de détresse non vitale. Je précise ce détail car sur une urgence extrême c’est l’état du patient le plus important. On a alors à ce moment d’autres sujets de priorité.

Quel contenu ?

Le bilan social va contenir tous les éléments extérieurs à l’état de santé du patient.  En effet très souvent vous allez rencontrer des patients avec des particularités importantes à prendre en compte en fonction de l’âge entre autre. Citons une personne ayant chutée chez elle avec une suspicion de fracture du col du fémur. Cette personne vit seule chez elle, la maison n’est pas adaptée : chambre à l’étage, escaliers très pentu etc. Elle vit seule à domicile, n’a pas de famille proche ou du moins aux alentours. Pas d’auxiliaire de vie ou de portage de repas elle était jusque-là parfaitement autonome.

Donc que vas-t-on faire ressortir de ce bilan ?

Un retour à domicile en cas de diagnostic de fracture de la part du médecin des urgences sera rendu complexe suite à la période de soins. La disposition de l’habitation ne permettra pas à ce patient de pouvoir demeurer à domicile : escaliers etc. Mais qui va informer l’équipe médicale en premier ? C’est vous !

Bien que le patient soit interrogé par le personnel soignant il est logique et impératif de mentionner ce genre de détail dans vos bilans. Le fait d’apporter cette information rendra la suite de la convalescence plus ciblée. On pourra penser entre autre à une convalescence en soin de suite, à la mise en place d’une HAD (Hospitalisation à Domicile), Infirmières à domicile pour les soins, mise en place d’auxiliaire de vie ou autre suivant le devenir du patient.

Dentiers, appareils auditif

Ce genre de petit détail a son importance : un patient porteur de prothèse : dentaire, auditive, lunettes (sont-elle de lecture ou de vue ?) est un élément qui a toute sa place dans un bilan. En effet il faudra pouvoir soit vérifier qu’il porte ses appareillages sur lui ou encore les trouver et les mettre dans un sac dédié et le signaler à l’équipe soignante. Ce ne sont pas juste des éléments de confort mais indispensable au quotidien. Sans appareil dentaire, un patient qui sera hospitalisé à la suite de son passage aux urgences ne pourra pas s’alimenter correctement si personne ne lui  a apporté sa prothèse dentaire.

Les lunettes : imaginez-vous laisser quelqu’un sans lunettes ce n’est pas concevable. Vous devez donc vous informer au domicile ou être observateur, poser des questions au patient sur ce point indispensable. De plus je ne saurais vous rappeler la valeur monétaire de ce type d’appareillage et donc l’importance de ne pas les laisser trainer n’importe où. La montre : détail tout bête mais pourtant pensez à emporter la montre ! La notion du temps est vite perdue dans une chambre d’hôpital. Pensez à leur confort !

Autonomie

Il est important de signaler sur votre fiche bilan l’autonomie du patient : se déplace t’il sans appareillage ? Marche-t-il avec une canne, un déambulateur ? Hémiplégie, paraplégie ? Présence d’un fauteuil roulant ? Peut-il faire un transfert seul ou avec aide etc. Si vous vous apercevez que le patient présente des difficultés au niveau autonomie à domicile c’est votre devoir d’informer l’équipe soignante.

Le médecin diligentera alors au besoin le service compétent pour vérifier la situation du patient afin de trouver des solutions adéquates. Vous n’êtes pas là pour apporter votre opinion sur le sujet mais faire remonter une constatation. Quand la famille vous fait part de ses difficultés à maintenir le patient à domicile vous devez en faire part à l’équipe soignante et inviter la famille à se rapprocher d’eux pour étudier la situation ensemble. L’équipe soignante dirigera ensuite les proches vers le service adapté pour en parler et trouver une solution.

Violence ou maltraitance

C’est quelque chose où vous devrez faire très attention ! Vous n’êtes pas là pour apporter un jugement ou une affirmation. Selon les dires de la personne (âgée, femme ou enfant) ou encore selon vos observations vous devez rendre compte à l’équipe soignante et les prévenir.

Vous constatez juste et vous restez discret sur le sujet. Vous faites part de ce que vous avez vu et entendu, le médecin ensuite effectuera les démarches et examens nécessaires. Attention à ce que vous dites et ce que vous affirmez ! Soyez prudent car les conséquences peuvent être dramatique.

Les clés, les bijoux etc.

Les clés de maison. On en revient au patient seul à domicile sans voisins, sans aide, sans famille. Vous allez fermer sa maison avant le départ. Vous allez donc emporter les clés. Signalez-le par écrit !

Il est important de préciser si les clés sont avec le patient et à quel endroit : sac, poche etc. pour bien entendu faciliter le retour à domicile et ne pas laisser l’équipe qui le ramènera plantée devant une porte verrouillée. Si les clés sont laissées chez un voisin, un ami précisez les coordonnées de contact et l’identité de la personne sans oublier son lien avec le patient.

Attention aux bijoux, argent etc. Expliquez à votre patient l’importance de ne pas amener avec lui des objets de valeurs. Si cela est impossible inscrivez sur la feuille bilan la présence du portefeuille, bijoux etc.  Tentez de limiter l’emport de ce type d’objet et essayez de n’amener que le minimum : carte vitale, mutuelle de préférence dans un étui que vous identifierez en apposant une étiquette administrative.

Les animaux

Détail qui semble insignifiant aux yeux de beaucoup mais pourtant on touche à un point important. L’animal de compagnie est souvent pour une personne seule un lien très important. C’est leur seule compagnie et souvent ils y sont très attachés. Leur première inquiétude est souvent pour le devenir de l’animal avant même de penser à leur propre devenir personnel.

C’est aussi votre job de veiller à ce que le nécessaire soit fait : prévenir les voisins, laisser une clé, etc. Pour que l’animal soit nourri et abreuvé durant l’absence de la victime. Pensez à votre patient et à son état de stress sur ce sujet. C’est vraiment très important.

La famille et les numéros de téléphones

Il est important de se renseigner sur la famille du patient si vous le trouvez seul : est-il marié ? Divorcé ? Veuf ? A-t-il des enfants et où vivent-ils ? Comment les contacter. En cas d’inconscience ou aphasie ou autre problème de communication il y a surement des voisins, des amis autour de chez lui.

Rien n’empêche de prendre quelques minutes pour vous renseigner, prévenir de l’évacuation du patient vers les urgences de l’hôpital x ou y et demander à ce que quelqu’un soit prévenu. Au pire des cas regardez si vous trouvez un répertoire téléphonique papier près du téléphone ou observez le cadran du téléphone. Chez les personnes âgées c’est très souvent un élément affiché au mur ou à côté du téléphone.

Laisser un numéro de téléphone et l’identité d’une personne à prévenir aux urgences lors de la dépose du patient va faciliter la vie de l’équipe soignante qui aura alors la possibilité de contacter la famille en cas de besoin : retour, hospitalisations, complications etc.

Il est important de connaitre un minimum sur la situation de famille : on évitera de laisser les coordonnées d’un fils ou une fille ou autre dont les relations avec le patient sont complexes. Si vous avez l’information bien entendu. On essaie de faire au mieux sur la prise d’information, le tout sans jugement. On est avant tout à l’écoute du patient et on respecte ses choix !

Rassurer l’épouse, la famille

On laisse un numéro de contact du service d’urgence auprès de l’épouse, du mari, des enfants etc. On marquera sur la fiche bilan si la famille prendra contact par téléphone ou va se déplacer au service d’urgence. On les rassure et on s’assure qu’ils ont bien compris à quel endroit vous allez évacuer la victime. On explique ce qui va se dérouler (transport, accueil aux urgences, installation, attente, examens médicaux) de façon simple sans donner trop de détails et en évitant d’évoquer des sujets que l’on ne maitrise pas.

Si la famille décide de suivre expliquez qu’ils devront patienter plus ou moins longtemps en salle d’attente etc. Pour ma part je les invite à téléphoner avant de s’y rendre, ou d’attendre quelques heures avant de partir. C’est une façon de s’assurer du retour au calme de tout le monde, de l’évacuation du stress avant de prendre le volant. Si monsieur ou madame est seule je les invite à faire appel à de la famille, des voisins et des amis pour être bien entouré.

Prenez le temps

Cet article n’est pas une référence complète mais un état des lieux grossier de ce que vous devez prendre en compte. Chaque situation sera différente et il vous revient de vous adapter. Sachez prendre le temps de faire les choses comme il faut. L’aspect social d’une intervention fait partie de votre mission tout comme l’aspect médical. Vous ne devez pas le négliger. Je ne vous dit pas de le passer en priorité mais de vous ADAPTER.

Cette liste même si elle semble longue ne représente que quelques minutes à mettre en place et facilitera beaucoup de choses. Votre patient n’est pas un objet que l’on dépose et il vous en sera sûrement très reconnaissant. A chaque fois vous n’avez qu’à penser à une chose : s’il était de ma famille qu’est ce que j’aimerais que l’ambulancier mette en place ? Vous pouvez bien entendu réagir à ce sujet, ajouter des éléments de précisions afin de l’enrichir et donc, par ce biais rendre service à tous les collègues ambulanciers ou secouristes qui liront cet article.

Un très grand merci à mon formateur : G. Jollet, formateur pour les ambulanciers,  pour avoir su nous démontrer l’utilité et l’importance d’un tel bilan durant le cursus de formation.

Les ambulanciers de Dordogne et le maintien des acquis

Les ambulanciers de Dordogne et le maintien des acquis

L’Association des Ambulanciers de Dordogne (AAD)

L’association des ambulanciers de Dordogne oeuvre de façon permanente eu sein de son département pour promouvoir le métier d’ambulancier mais aussi améliorer les bonnes pratiques du métier. Ces ambulanciers qui constituent le coeur de l’association mettent en place de nombreuses rencontres, action de formation avec les professionnels du secteur médical en région.

Aujourd’hui une grande avancée est mise en avant grâce à leur dévouement constant mais aussi grâce à la volonté des acteurs médicaux de l’Aide Médicale Urgente. Je vous propose de lire les lignes qui suivent. reste à espérer que ce modèle sera appliqué un jour sur l’ensemble du territoire auprès de tous les professionnels ambulanciers. Je ne cesserais de vanter la qualité de leurs résultats sans cesse en progression dans une région jusqu’à ce jour assez hostile à l’avancée des pratiques ambulancières. mais c’était sans compter sur l’acharnement de l’équipe de l’AAD qui a su démontrer aux autorités et différents partenaires l’intérêt réel de faire avancer cette profession d’ambulancier.

Maintien des acquis

Il y a un an, l’AAD, toujours en quête d’améliorer l’image et la pratique de notre métier, était contacté par la chambre des métier. Une question simple est posé au président de l’AAD : « Avez vous besoin de formation ? » Du pain béni, en somme. Nous avons donc proposé et établi les besoins et les priorités concernant la formation continu des ambulanciers de notre département.

La priorité de l’AAD était que cette formation soit d’abord obligatoire et annuelle, ensuite propre aux ambulanciers (contrairement à l’AFGSU) et, enfin, gratuite pour nos chefs d’entreprises. La chambre des métiers a donc menée, durant l’année 2014, bon nombre de réunion afin de mettre en place une journée de recyclage supplémentaire à l’AFGSU. Le cesu24 et l’Otsu24 ont activement participé. Nous sommes arrivé à un résultat satisfaisant même si, pour l’instant, toutes nos demandes n’ont pas pu aboutir.

En effet, cette formation, que nous avons appelé « maintien des acquis », ne sera, faute de formateurs et de place au CESU, que tout les 2 ans. Elle rentre dans le cadre de la formation continu, grâce à l‘OPCA transport. Elle sera, pour l’instant, un rappel des fondamentaux de l’AFGSU. Nous espérons affiner dans l’avenir le continu pour qu’elle devienne encore plus adaptée aux ambulanciers (postures, législation par exemple).

Au mois de février 2015, ce maintien des acquis va donc voir le jour. Un grand tournant dans l’histoire des ambulanciers de Dordogne, la plus grande victoire depuis la création de l’AAD.

Retrouvez l’association sur le web

Sur la toile : http://www.ambulanciers24.fr/

Sur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Ambulanciers-de-Dordogne/367460413361289

ONPA : le rapport issu de l’étude sur la profession ambulancière est arrivé

ONPA : le rapport issu de l’étude sur la profession ambulancière est arrivé

onpa Il y a presque un an l’étude débutait…

Aujourd’hui est une journée particulière puisqu’il s’agit de vous faire découvrir le rapport intégral issu de l’étude sur la profession ambulancière qui s’est déroulée de mai 2014 à septembre 2014. Rappelez vous l’Observatoire National de la Profession Ambulancière (ONPA) vous a sollicité de façon importante durant cette période de l’année. Chaque ambulancier, ambulancière, chef d’entreprise, partenaire de santé étaient cordialement invité à remplir le questionnaire adapté à son emploi. De nombreux critères, de nombreuses parties bien distinctes ont permis à ce jour de dresser le profil de la profession

Du jamais vu

Il est important de rappeler qu’à ce jour aucune étude de ce type avec un échantillon aussi important de la population ambulancière n’avait eu l’occasion de voir le jour. Tout le monde a été sollicité, vous avez aussi activé vos réseaux professionnels, fait participer d’autres collègues bref une très belle mobilisation. On ne vous remerciera jamais assez pour votre implication à tous ! C’est votre étude et ce sont vos voix qui ont permis de rédiger ce rapport. ce sont vos attentes et vos questions qui sont à l’intérieur.

Rapport

Dans ce rapport, je ne dévoilerais pas ici son contenu pour le moment car je vous en laisse le soin de découvrir les détails ci-après, vous trouverez 3 parties distinctes :

  • Analyse des données
  • Objectifs
  • Préconisations

Toutes les données chiffrées sont présentes, rien n’est tronquée car n’oubliez pas : ONPA est apolitique. Pas de lien avec des syndicats ou autre organisme en dehors des partenaires qui ont servi à relayer l’information.

Instances

A l’heure où j’écris ces mots le rapport a déjà été diffusé auprès de la Présidence de la République, le 1er Ministre, le Ministère de la santé et bien d’autres personnes. Espérons que ce rapport puisse apporter un outil à nos décideurs et qu’ils puissent l’utiliser de façon pertinente en vue de faire évoluer la profession. Ce rapport est public et accessible à tous les acteurs de la profession. Nous espérons que chacun à son niveau d’engagement saura utiliser ce rapport de façon intelligente.

Merci !

Merci à tous ceux qui ont participé, merci à tous les organismes partenaires, pages ambulanciers sur les réseaux, associations, collectif. La liste st trop longue pour citer tout le monde mais sachez juste que votre aide et votre soutien fut apprécié. Sans vous ce rapport ne serait pas aussi complet car fort d’un taux de participation vraiment pertinent.

Téléchargement

Plusieurs liens sont à votre disposition, si l’un ne fonctionne pas essayez un autre. Les commentaires sont ouvert en cas de problèmes d’accès. Promis je veillerais à corriger tout problème rapidement mais pas forcément dans la minute qui suit. Soyez compréhensif s’il vous plait. Veuillez n’essayer un lien qu’en cas d’échec du premier !!!!

Lien 1 : https://www.dropbox.com/sh/e5cmxka4nw0apls/AADeIRwY_-psYZ5wQ9QZ8JX1a?dl=0

Lien 2 : https://www.dropbox.com/sh/8knqrnycuuq3z65/AADa3PFA9E3zN_Ncd0-7O6_Na?dl=0

Lien 3 : https://www.dropbox.com/sh/ypg2q70thxs8esp/AADf8CMxBgF1wST6QiDXh3VHa?dl=0

Le site de l’étude

www.observatoire-ambulance.fr

https://www.facebook.com/observatoire.ambulancier
Partir au Canada et devenir Paramedic ? Dossier Administratif

Partir au Canada et devenir Paramedic ? Dossier Administratif

Devenir Paramedic pour un Français c’est possible

Rappelez vous avant Noël je vous présentais un jeune ambulancier à Paris qui avait comme projet de partir au Canada pour intégrer une école de formation au métier de Paramedic (ambulancier canadien). C’est chose faite désormais puisqu’il est arrivé sur place. Tout se passe à ravir pour le moment et il va nous tenir informé de l’évolution de sa formation.

Mais pour le moment avis aux futurs candidats. Voici le dossier administratif auquel est joint de nombreuses informations que vous devez connaitre si vous souhaitez suivre le même chemin que lui. Je vous préviens de suite : c’est loin d’être une ballade de santé et vous allez devoir lutter un moment sans oublier qu’il vous faudra détenir un pactole minimum et une certaine patience.

Détails pour l’école :

Les documents demandés par l’école sont les suivants :

  • Diplôme du DEA (« grade » le plus élevé dans notre pays en ambulance pour intégrer l’école)
  • Détails des relevés de notes de chaque module du DEA signé et tamponné par l’institut de formation ambulancier (Tous les modules obtenus sans rattrapages et avec un minimum de 11/20)
  • Expérience de minimum 3 ans au sein d’une structure oeuvrant dans le domaine de l’urgence et cela prouvé par des attestation de l’employeur (et des anciens le cas échéant)
  • Diplômes de secourisme et/ou monitorat appréciés
  • Diplôme scolaire du brevet des collèges minimum
  • Relevé de casier judiciaire vierge
  • Carte d’identité
  •  Détail : Pas de maitrise de l’anglais demandé
  • Et le plus douloureux : 36000 dollars Canadiens (environ 28000 euros). Comme toutes les études en Amérique du Nord, il faut payer pour les études, le campus, l’uniforme, le matériel, les livres, etc… Certaines aides existent : Aides gouvernementales Françaises et/ou Canadiennes, bourses … Mais ce n’est pas comme en France où vous pouvez être embauché avant la formation et voir votre employeur payer l’école de formation des Paramedic. Pour savoir quelle ou quelle aide utiliser, cela dépendra de chaque personne).

 Détails administratifs pour l’immigration 

Tout d’abord cela commence par les requêtes et l’envoi de documents pour les deux demandes à effectuer aux autorités de l’immigration :

Première demande : Le CAQ (Certificat d’Acceptation du Québec) et la deuxième : le permis d’études qui vient une fois le CAQ accordé par le gouvernement Canadien.

Les documents pour le CAQ sont :

  • 2 photos d’identité au format passeport Canadien (Attention, chaque pays a son format)
  • Copie du passeport
  • Original de la lettre d’admission de l’école de formation au métier de Paramedic.
  • Divers documents de déclarations, d’informations personnelles, professionnelles ainsi que sur votre parcours depuis votre scolarité et d’engagements sous forme de contrats
  • Et le plus surveillé : les preuves financières et de prise en charge financière si requis (Les preuves financières sont la preuve que non seulement vous pouvez défrayer vos frais de scolarité mais aussi subvenir à vos besoins durant toute la période de vos études. Parfois une prise en charge d’un parent est requise. Je vous précise que cette démarche est vraiment compliquée, longue et que la masse de documents à faire remplir par votre banque et par votre/vos garant(s) est vraiment impressionnante).

Après cette étape, vous devrez attendre un moment avant d’avoir un retour (un mois pour ma part). Car tous ces documents devront être envoyés par voie postale au gouvernement Canadien)… C’est la partie la plus stressante !

Une fois la réception du courrier qui vous informe que le CAQ est accordé (si il l’est…), vous devrez soumettre d’autres documents au gouvernement pour la demande de permis d’études pour intégrer l’école de Paramedic ;

  • L’annexe 1 : Concerne toutes les informations sur vous (même si vous les avez déjà donné auparavant) : Nom, prénoms, adresse, date de naissance, statut professionnel actuel, situation familiale actuelle, accompagnants éventuels, antécédents judiciaires, une foule de questions vous concernant, etc…
  • Les informations sur la famille (Nom, prénoms, dates de naissance, lieux de résidence, professions et antécédents judiciaires des parents, des frères et des soeurs, etc…).
  • Et enfin, les documents à remplir relatifs à la demande de permis d’études qui concernent toutes les informations sur vos études (Nom de l’école, l’adresse, la description du cursus, la durée, numéro d’établissement, matricule étudiant, etc…).

Lorsque cette deuxième étape est terminée, vous avez rempli toutes les procédures. Il n’y a plus qu’à envoyer et de nouveau attendre afin de recevoir ce document qui vous permettra de rentrer sur le territoire Canadien et de changer votre vie !

Pour votre information

Découvrez l’école de formation pour les Paramedic : http://www.ellis.qc.ca/accueil
De nombreux détails sont présent sur leur site et vous permettront de lister et découvrir quelques informations supplémentaires. Prochain volet du dossier : la visite médicale de l’immigration.

Ambulanciers, une nouvelle année débute

Ambulanciers, une nouvelle année débute

Bonne Année 2015

Tout d’abord je tenais à vous souhaiter à tous et à toutes une très bonne année 2015. En espérant qu’elle vous soit bénéfique que ce soit en termes de réussite professionnelle ou personnelle. Le bilan de l’année 2014 est globalement bon puisque je tiens à vous remercier aussi pour votre constante fidélité et votre soutien sans faille. L’audience du site explose d’année en année puisque vous êtes au bas mot près de 18 000 par mois à passer ici, 2500 à me suivre sur Facebook etc, pour info le chiffre était de 15 000 l’année dernière, signe d’une évolution permanente. C’est sans compter le bouche à oreille permanent car c’est souvent qu’on m’en parle au quotidien. Donc ce qui veut dire que le site est utile et reste une référence en attendant d’avoir un vrai site officiel de référence et solide. Et pourtant je ne suis pas très branché pub puisque c’est Vous mon moteur. Vous qui le faites connaitre sur la toile ou ailleurs. Continuez comme ça c’est la meilleure façon d’avoir une audience de qualité. Je préfère avoir moins de gros chiffres mais en échange avoir des lecteurs vraiment intéressés et motivés.

Certes les articles ne sont pas aussi nombreux en termes de qualité que je pourrais l’espérer mais je fais au mieux avec les maigres moyens dont je dispose. Mais je dois beaucoup à tous ceux qui contribuent et apportent leur pierre à l’édifice. Ce site vit au gré du travail de chacun et au service de tous. Je ne vous promets pas une année incroyable,  c’est comme d’habitude : ce sera en fonction de mes trouvailles, de vos partages, de vos contributions.

Quoi de neuf pour 2015

Le début de l’année s’avère quand même plein de bonnes choses avec tout d’abord le rapport officiel de l’Observatoire National de la Profession Ambulancière. Cette vaste enquête nationale à laquelle nombre d’entre vous ont participé. Je me doute que la question du devenir de cette enquête est au bout de vos lèvres mais le rapport arrive. Il faut savoir que cet organisme est porté par des ambulanciers salariés qui agissent sur leur temps personnel et avec quasi pas de moyens financiers. Donc c’est long, difficile et chronophage. Mais les résultats sont là et ça arrive. C’est juste que ça mets plus de temps que prévu. Mais je vous assure que ce rapport contient de très très bonnes choses, il sera votre parole, vos attentes à vous tous condensé en un seul document.

Les choses bougent beaucoup aussi dans le monde ambulancier : que ce soient les batailles constantes des associations : les ambulanciers de Dordogne ou Francs Comtois pour les mouvements locaux, nationaux comme le CATSUF, ou individuel mais dans un but collectif comme Laurent LALLEMENT qui a déposé un dossier solide sur la profession auprès des pouvoirs publics et qui se bat comme un forcené. Je ne parlerais pas de syndicats puisque je ne m’autorise pas à prendre parti et conserve une position de neutralité entre patron et employés.

Personnellement je constate une volonté réelle de la part de beaucoup de monde de voir la profession évoluer, nettoyée de tous les crapauds qui trainent, mais aussi et à mon grand regret de trop de gens qui demandent beaucoup mais ne souhaitent pas s’investir.  Avec la constante volonté d’attendre la bouche grande ouverte que les bénéfices d’actions réalisées par les autres leurs tombent tout cuit dans le bec. Alors vous voulez du changement alors bougez-vous et investissez-vous un petit peu avant de râler sans rien faire.

Je veille beaucoup, je me tiens informé en permanence. Bien que je ne participe pas personnellement à des discussions ou autres débats voir actions x ou y ce n’est pas pour autant que je ne me tiens pas informé. Mais passons à ce qui vous attends…

Visite à l’international

On continuera bien sûr de vous abreuver d’informations sur le projet de Cédric, ambulancier en France qui décolle pour le Canada dans quelques jours. Il m’a glissé assez d’infos pour vous expliquer les démarches, le mode opératoire si parmi vous sommeille un aventurier en quête d’exil. Vous apprendrez  tout sur le parcours complexe pour y arriver. Mais aussi un article sur le système ambulancier Nord Américain à venir sur le fonctionnement ambulancier aux Etats Unis.

Ambu, les news

La naissance d’un e-journal porté par des ambulanciers dans toute la France, va faire ses premiers pas sur la toile courant Janvier. Vous serez peut être amené à y participer puisque ce e-journal travaillera avec tous les ambulanciers de France avec des appels à des contributions locales. Mais vous serez tenu informé dès que j’aurais plus d’informations à vous dévoiler.

Les fiches ergonomie

Les fiches ergonomie réalisée par Fabien GUINOT et son équipe lors de leur formation d’ambulancier seront complétées car il en manque encore. Rappelons que les troubles musculo squelettiques sont des problèmes continus chez les ambulanciers et que la sécurité et le confort du patient restent des choses primordiales. Donc ces règles demeurent très importantes pour tous et un peu de révision de vos bases ne vous fera pas de mal.

Si vous aussi vous souhaitez participer à la réalisation de ce type de fiches de révisions (tous thèmes confondus) vous êtes les bienvenus.

Vous, votre savoir, votre expérience

Une nouvelle fois je fais un appel à contribution : ce site est porté par moi-même. Seul souci c’est, je le répète souvent, une vraie charge de travail en plus de mon job d’ambulancier. C’est aussi impossible de tout savoir sur tout. J’en apprends tous les jours donc j’espère voir venir vers moi quelques ambulanciers ou autres professionnels de santé désireux de faire avancer les choses.

Partager leur expérience etc. Je ne cherche pas des rédacteurs mais bien des contributeurs. Des gens qui ont un savoir, ou qui ont vécu quelque chose et qui souhaitent le partager avec les autres. Vous pouvez très bien faire une interview d’un professionnel, raconter vos anecdotes, me faire pousser une info intéressantes, une série de photos, une vidéo,  un retour d’expérience sur un matériel, vous avez réalisé des fiches de révisions ou autre document : tout sera étudié avec vous et publié sous votre nom.

Je me fiche de savoir si vous avez une prose verbeuse ou rien de tout ça c’est vos connaissances et votre vécu qui m’intéresse. Alors venez vous investir pour la profession même si c’est de façon ponctuelle.

Mon but est et reste de pouvoir créer une équipe de rédaction solide avec des gens motivés. Des gens qui garderont ce site opérationnel et actualisé quoi qu’il se passe même si je quitte le navire. Car le jour où je vais appuyer sur le bouton stop le site disparaitra avec moi. J’aimerais que tout ce travail abattu depuis près de 5 ans demeure et évolue au service des autres comme tel est mon but depuis sa construction. Alors qui relèvera le défi en 2015 ? Je vous attends !

Le Père Noël, la fin d’année, ce qui vous attend…

Le Père Noël, la fin d’année, ce qui vous attend…

Le Père Noël  existe ?

Et oui y’a pas que les enfants qui croient aussi au père Noël, il y a aussi les grands (enfants) 😀 ! Il y a de ça quelques jours et ben j’ai reçu mon cadeau d’ambulancier-webmaster ! Un gros colis est arrivé chez moi et j’ai déballé tout ça avec grand plaisir. Une fois n’est pas coutume on va parler d’ambulances mais je ne vais pas vous sortir un texte, ou encore un récit ou encore un cours. Vu la période des fêtes qui approche vous n’avez plus trop le cœur à être très très studieux donc on va faire dans le léger 😉 Nan je vais me contenter de vous montrer ce que le Père Noël a envoyé. Et il est généreux ! Genre je vais même pouvoir faire de la pub !

Quand les calendriers traversent la France

Pour la petite histoire, Kévin, le boss des ambulances Promedic balance l’annonce : les calendriers sont arrivés. Ni une ni deux je réponds : si tu en as un qui veut bien faire le voyage jusqu’en Charente je fais un déballage en live via un article…

Ben oui mais il m’a pris au mot et j’ai reçu mon kit Promedic ! Et il dépote mon kit ! Au point que j’ai du tout planqué pour ne pas me faire piquer le tout par ma petite famille. Non mais ho et puis quoi encore. Alors pour clore cette année en douceur je vous propose les images de l’ensemble. Et un grand merci au papa noël Promedic pour avoir pensé à moi 😀 Et rêvez pas hein c’est exclusif  !

Bonnes fêtes de fin d’année

Donc par ce biais je tenais aussi à vous souhaiter à tous et à toutes, que vous soyez fidèles abonnés ou encore simples visiteurs occasionnels : de très bonnes fêtes de fin d’année. Non pas que je stoppe mon activité mais que je mets comme tous les ans les publications en pause. Je reviens avec vous début 2015. Je vous rassure je bosse à côté je ne suis pas en vacances (bien tenté mais non).

La rentrée

La rentrée s’annonce bien remplie : je vous publierais la suite de l’article concernant le rêve de Cédric qui va partir intégrer une école de Paramedics au Canada : on abordera donc les démarches à réaliser, les formalités etc. Puis D’autres articles sur ce même thème suivront au fur et à mesure afin de vous apporter des réponses à vos nombreuses questions.

Je vous présenterais aussi un futur E-journal consacré aux ambulanciers : Ambu News qui va débarquer sur la toile très rapidement. Un e-journal  crée par des ambulanciers avec des articles divers et variés en provenance de toute la France via divers correspondants ambulanciers. Le rapport ONPA qui a pris un peu de retard sera dévoilé bien entendu.

Et oui rappelez-vous l’enquête de l’Observatoire National de la Profession Ambulancière auxquels nombre d’entre vous ont participé va être publié. Le fait que l‘équipe soit en parallèle des ambulanciers salariés génèrent donc un temps de disponibilité limité pour s’en occuper car vous le savez aussi bien que moi notre job est très très chronophage. Ce qui explique le retard au vu de la masse incroyable de données à analyser. Soyez patient. Donc voilà je vous dévoile quelques thèmes que j’aborderais à la rentrée.

Bon courage

Bon courage à ceux qui vont œuvrer durant les fêtes de fin d ‘année. Soyez prudent : sur la route, que vous soyez au travail ou non. La fin d’année se ternit un peu avec les récents événements bien ternes de nos collègues disparus. On aura tous une pensée entre autre pour la famille de Virginie disparue il y a peu dans un terrible accident de la route en plein soins sur un patient. Courage à toute sa famille et ses collègues.

Donc profitez de ces fêtes en familles pour vous ressourcer car le monde ne s’arrêtera pas de tourner et on remet ça en début d’année. En espérant qu’elle se dévoile sous de meilleurs angles. Qui sait…

Un pti clin d’oeil à une collègue : Et v’la un vrai sapin d’ambulancier !!! Unique en son genre ! Hé hé !

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Et vi à l’entreprise on a des collègues qui déchirent : création maison. Elégant, original bref superbe ! Bravo ma renarde 😀

Un ambulancier Français au Canada : du rêve à la réalité

Un ambulancier Français au Canada : du rêve à la réalité

Un ambulancier qui rêvait de devenir Paramedic au Canada, récit d’un rêve qui est devenu une réalité

Cela faisait déjà quelque temps que je cherchais un profil un peu plus exotique pour tenter de démontrer que certains sont prêt à faire beaucoup pour atteindre leurs rêves. Que la motivation sans faille est capable de vous amener plus loin que vous ne le pensez et que les rêves peuvent devenir concret. J’ai pu prendre contact avec Cédric, recommandé par Josselin qui m’avait contacté il y a quelques temps pour ce type de démarche. Un ambulancier français qui rêvait de partir au Canada

Il a donc réussi à me trouver la perle et n’a pas hésité à me faire pousser l’info. Donc c’est grâce à lui et je le remercie. Je précise avant que vous n’alliez plus loin que les mauvaises langues, critiques, et autres trolls ne sont pas les bienvenus. Libre à chacun d’avoir son opinion sur le sujet.

C’est un projet personnel, réfléchi et Cédric assume son choix. Donc pour ma part c’est un plaisir de pouvoir mettre en avant un ambulancier qui s’est donné les moyens de parvenir à atteindre son objectif. La seconde partie de cet article (à venir) sera liée aux démarches administratives à effectuer histoire de vous refroidir dans vos ardeurs ou vous doubler la motivation pour atteindre la même réussite. Bonne lecture à tous !

Franck.

Qui suis-je ?

Je m’appelle Cédric. J’ai 26 ans. 7 ans de pompiers volontaires au sein du SDIS des Yvelines, quelques temps à la BSPP et en parallèle, 6 ans à la Protection Civile des Hauts de Seine. J’ai débuté en 2010 le métier d’ambulancier via un collègue pompier volontaire, qui était à cette période en cogérance au sein de la compagnie du C.I.R ambulances à Aubergenville (78), il m’a proposé de m’engager en tant qu’auxiliaire.

J’ai passé mon DEA en alternance entre cette société n’effectuant quasiment que des interventions pour les SAMU 78 et 95 ; et l’AFT-IFTIM du Tremblay sur Mauldre (78). Après l’école, j’ai quitté le C.I.R en 2011 pour intégrer la compagnie Jussieu Secours Versailles en tant que DEA aux équipes de nuits. En début 2012, j’ai quitté Versailles une première fois pour aller voir comment se passait l’ambulance en Gironde sur le secteur d’Arcachon. J’y ai fait un court passage de 4 mois avant de revenir chez Jussieu qui m’a affecté par la suite au sein de ses équipes d’ambulanciers au SMUR de Versailles.

Echange international

Après un an au SAMU 78, je suis de nouveau parti pour me rendre aux Etats Unis pour une durée d’un an, dans le cadre d’un échange, où j’ai pu intégrer les services de secours de la ville de Chester (New Jersey) pour quatre mois. Par la suite, j’ai obtenu la possibilité de faire de l’observation parmi les équipes de secours du comté d’Harris (Texas) pendant deux mois pour enfin finir mes cinq derniers mois en tant qu‘EMT-B (Emergency Medical Technician Basic, équivalent des secouristes de chez nous) au sein du Fire and Rescue Department de la ville de Mesa (Arizona).

Retour en France

Après cela, j’ai quitté les Etats Unis pour revenir aux sources : reprise en tant qu’ambulancier chez Jussieu Secours Versailles depuis août dernier. Je quitte de nouveau la France en janvier prochain pour me rendre à Montréal afin de débuter ma formation au sein du collège de formation de la police et des paramédics dans le secteur de Montréal, dans la province de Québec, pour une durée de trois ans.

L’idée de partir étudier au Canada a tout d’abord germé parmi les pensées que je pouvais avoir comme la majorité d’entre nous : le rêve de voir un jour arriver chez nous, en France, le système américain. Valorisation de notre métier, possibilité d’administrer des médicaments, intervenir sur des AVP, etc… Mais comme nous le savons tous : ce n’est qu’un rêve.

Le Canada : trouver l’information

J’ai donc commencé il y a quelques années à me renseigner à fond sur le système au Canada : La formation, les prérequis, l’organisation du système de secours, etc… Malgré un système quasiment similaire à celui des Etats Unis, j’ai toujours été attiré par le Canada pour diverses raisons. De ce fait je me suis servi des outils les plus simples pour m’ informer : Le téléphone et internet.

Mais avec internet, je ne me suis pas contenté d’aller uniquement sur les sites et les forums. J’ai également fait des recherches sur Facebook afin de trouver des personnes qui y travaillaient déjà et leur écrire. C’était un peu « risqué » du fait que je n’étais qu’un petit français sorti de nul part et qui venait faire la causette pour avoir des renseignements sur leur boulot. J’ai eu le droit à pas mal de « je t’aurais aidé avec plaisir mais je ne suis qu’un simple employé, appelle telle corporation, telle compagnie, etc… ».

Jusqu’au jour où je suis tombé sur un paramedic / répartiteur d’urgence (opérateur dans un central 911 du Québec) qui m’a en quelque sorte « pris sous son aile ». Je ne l’ai plus lâché pour avoir le maximum d’informations, lui demander son vécu, ses conseils, etc… Jusqu’au jour où il me parle des établissements qui dispensent les formations de paramédic sur trois ans au Québec.

Trouver l’école

Suite à cela, j’approfondis mes recherches sur ces établissements et rentre en contact avec eux. Malheureusement au fur et à mesure que j’appelle, toutes les écoles me disent que la formation n’est réservée qu’aux Canadiens ! Déception… Mais je ne lâche pas. Je poursuis mes appels jusqu’au dernier. Et miracle !!! C’est ce dernier établissement qui m’informe qu’un département international va bientôt être créé et qu’il faudra donc être patient.

Mais en attendant, je pouvais commencer à monter un dossier avec eux. C’était l’été 2013. De là, je m’active. Je leur transmets tous les documents qu’ils demandent et je me mets à patienter. Je continue de travailler à Jussieu, organise mon départ pour les Etats Unis et m’y rends.

Le jour même de mon retour en France, comme quoi il s’agissait peut être du destin, le nouveau coordinateur à l’International du Collège des Paramedics du Canada m’envoie un email, m’informant qu’il est en possession du dossier que j’avais envoyé un an plus tôt et me demandant si je suis toujours intéressé pour suivre la formation de paramédic Canadien. Si je suis intéressé..? ET COMMENT !!! Bien sûr que je le suis !!!

Démarches administratives

Je l’informe donc que oui et il me répond qu’il me tiendra au courant après l’étude de mon dossier par le collège. Quelques semaines plus tard, je reçois la fameuse lettre m’informant que je suis accepté !!! Pur bonheur et vision d’une nouvelle vie de l’autre côté de l’océan !!!

Et de là commencent les lourdes démarches administratives. Je ne suis pas Canadien, je n’ai rien d’exceptionnel qui pousserait un pays comme celui-ci à me faire venir… Mais on va essayer ! Je me fais donc guider par l’école pour démarrer mes démarches, ce qui me conduit à une consultante en immigration Canadienne pour être sûr de ne pas faire d’erreurs.

Le billet d’avion en poche, canada me voilà

Après les envois, les renvois et les re-renvois de documents, photos, formulaires, justificatifs, papiers, courriers, dossiers et autres, ainsi qu’une bonne dose de stress… Je reçois ENFIN la réponse de l’immigration m’informant que mon dossier est accepté pour venir étudier au Canada dans le but de venir renforcer leurs unités de paramédics !!! Je suis donc à présent en attente du document final; le CAQ : Certificat d’Acceptation du Québec étant le visa qui va arriver sous peu dans ma boîte aux lettres. Donc à présent le vol est réservé, les tenues chaudes sont achetées et je finis mes dernières gardes à Jussieu Secours Versailles, dont la nuit du 31 décembre… Y’A PLUS QU’A comme on dit !!

Suisse : les étudiants ambulanciers en situation

Suisse : les étudiants ambulanciers en situation

La Suisse et ses ambulanciers

Avant de commencer précisons pour ceux qui ne le sauraient pas que le cursus ambulancier Suisse fait partie d’un des meilleurs au monde. Dispensée dans une des 3 écoles, elle va durer 3 années. Les compétences de l’ambulancier en Suisse sont totalement différente de celle de l’ambulancier français étant donné le système de secours opposé à celui que l’on connait. Mais cela n’empêche pas de découvrir l’intérêt de leur formation, ces exercices en mode réel qui favorisent l’immersion et la mise en situation. En comparaison de la France, nous n’avons pas ou peu ce type d’exercice et il est déplorable à l’heure actuelle que la formation ne dispense pas plus de stage pratique en terme de durée ou de mise en situation comme rencontrée ci dessous. Cela permet en effet de mieux cerner les problèmes rencontrés, mettre en pratique des acquis tout frais et apprendre à corriger ses erreurs. Ainsi le professionnel qui débute sera plus à l’aise et surtout plus aguerri. Mais ce n’est qu’un point de vue personnel, libre à tous de ne pas le partager. En attendant je vous laisse découvrir ce petit reportage.

Un exercice de sauvetage grandeur nature a eu lieu à Porrentruy pour les étudiants ambulanciers de Genève. En collaboration avec le 144, les urgences, les ambulances, les sapeurs-pompiers, et les étudiants(es) infirmiers(ères) du canton du Jura

L’ambulancier et la patiente qui ne voulait pas…

L’ambulancier et la patiente qui ne voulait pas…

L’ambulancier et cette patiente qui ne voulait pas, une anecdote

Il y a de ces anecdotes d’ambulancier qui vous secouent comme celui de cette patiente qui ne voulait pas que je l’emmène. On est jamais vraiment prêt à tout affronter. parfois on se dit c’est fini et au final c’est le contraire. Parfois on pleure, parfois on rit. Le quotidien d’un ambulancier !

Appel 15, patiente 60 ans …

Le téléphone retentit dans le local de garde : femme de 60 ans, dyspnée, essoufflée à l’effort. Nous voilà parti avec ma collègue à une quinzaine de kilomètres dans la nuit, désertée par les travailleurs parti dormir du sommeil du juste. La guirlande de l’ambulance illumine de bleu les façades des maisons à travers ces grandes rues désertes. Rues emplies à outrance la journée elles sont un véritable désert à cette heure du petit matin. Je connais le chemin j’ai bossé dans le secteur.

Première tentative ce n’est pas la bonne mais juste un peu plus bas. On ralentit, on scrute les numéros on y est. Ni une ni deux on descend le sac, l’oxygène. On s’alourdit pour éviter de devoir gravir et re-gravir les escaliers. 5ème étage et pas d’ascenseur. L’ambulancier râle une fois de plus sur les fabricants de lois qui n’obligent pas les promoteurs à installer des ascenseurs en deçà de x étages. Encore des gens intelligent payés des fortunes pour pondre des inepties. Toc toc, bonjour nous sommes les ambulanciers, oui je sais nous ne sommes pas médecins, ni les pompiers mais je vous rassure nous sommes en pleine possession de nos compétences.

Sur le canapé, ce couple

Assise sur son canapé la patiente. A ses côtés son mari qui vient de nous accueillir à la porte d’entrée. On sent monsieur très anxieux. Il ne le montre pas mais on peut sentir la tension, le stress. Les visages sont plus faciles à lire que les paroles parfois. Première phrase de cette petite dame : il est hors de question que j’aille à l’hôpital.

Ma première réaction est de tendre mon oreille tandis qu’elle s’adresse à ma collègue. Ce bruit est impossible à oublier, il est l’alerte typique. Ça graillonne là-dedans ça graillonne même fort. Elle est là assise, essoufflée au possible, la sueur coule, des œdèmes aux jambes et j’en passe des vertes et des pas mûres. Un regard entre nous deux et on s’est vite compris : OAP.

Déballage du sac, prises de constantes. La position assise nous facilite les choses. On fouine, on cherche parmi les antécédents, le déroulement des derniers jours. De vrais limiers. Tout concorde maintenant il faut agir. Poser de l’oxygène ? On va devoir patienter car madame est complètement fermée à la discussion ; pas la peine d’essayer elle se braque aussi sec à la vue du masque HC dont la réserve d’O²  gonfle devant elle.

On commence gentiment à lui poser les choses. On cherche, on reformule, on essaie plusieurs arguments. Raté total ça sent mauvais. Elle n’est pas du tout décidée à aller se promener avec nous au Palais des Délices. Je laisse ma collègue broder et négocier, et je m’éclipse pour passer un appel à la régule 15. Passage du bilan et détail de l’affaire : c’est mal engagé je précise mais on fait au mieux. Promesse de rappeler en cas dégradations ++, quelques mots d’encouragement de la part de l’ ARM je raccroche. On a pas d’autres choix il faut convaincre.

Refus total de la patiente

Ma collègue n’avance pas, la patiente refuse l’oxygène que ce soit le masque voire même des lunettes rien ! Elle refuse toujours de partir. On tente la solution plus costaud : on insiste, on sort les arguments chocs. Le bon et le mauvais flic. On est pas tendre dans nos paroles mais nous n’avons plus le choix, plus le temps, plus d’arguments. Son état empire de minutes en minutes il faut bouger, partir immédiatement. Déclic : elle se décide enfin.

Il est temps de partir au plus vite : elle est trempée de sueur, des œdèmes aux jambes, ça graillonne à tout va, buffe comme un soufflet de forge, le rythme cardiaque est parti pour une course sans fin. Installation sur la chaise on file. On rassure monsieur qui veut nous suivre avec sa voiture. Je suis prudent avec les familles je ne veux pas d’un encastré dans un mur car trop pressé, trop stressé.

Rien ne sert de paniquer ou de se dépêcher. Prenez votre temps, essayez de vous relaxer. Je comprends leurs angoisses, leurs peurs et mon job c’est aussi de savoir ne pas les négliger. Ils existent, ils ont besoin de nous, de pouvoir se raccrocher à quelque chose.

Ces fichus escaliers

 Nous voilà avec la chaise lancée dans la descente de cinq étages. J’ai de « la chance » la petite dame pèse juste entre 90 et 100 kilos tout mouillé, on a fait pire mais on a fait plus léger aussi. Ma collègue elle, elle gère. La force d’un bûcheron canadien dans un corps de demoiselle d’1.60 m.

Quand on la voit les gens se marrent. Quand elle brancarde ou soulève la chaise plus personne ne rigole. Et oui rien de tel pour fermer le clapet des machos. J’en bave, elle en bave mais on n’a pas le choix on doit évacuer très rapidement. Les escaliers n’en finissent pas on en verra jamais le bout c’est à croire. J’ai chaud. L’air frais de l’extérieur  qui me souffle au visage à la sortie fait du bien, beaucoup de bien. Le brancard est prêt : on transfère.

Avaler le bitume

On installe, on jette le sac on claque les portes on s’en va. Ni une ni deux je prends le volant, je me bats avec la ceinture de sécurité, enchaîne les vitesses, colle le téléphone à l’oreille tout en conduisant. Je sais ce n’est pas bien mais là pas le choix.

J’appelle la régule, leur transmet les infos, je sens le parm qui souffle un coup : les équipes smur ne sont sûrement pas dispo, on n’est pas loin ça va le faire. La distance pourtant courte parait énorme. Le temps semble couler trop vite. Ma collègue bataille pour poser un masque. Je l’entends qui menace, supplie, tente tout pour y arriver. J’ai toute confiance, elle va gérer, comme d’hab’.

Je file, je tourne, je ne brusque pas mais dès que je peux je fonce dans cette nuit déserte. Pour une fois je suis content de ne voir personne sur cette foutue route. L’ambulance avale le bitume, je scrute dans la cellule, un coup d’œil à ma collègue : pas besoin de mot on se comprend. Elle gère la crise du moment que je l’emmène à bon port sans tarder sans la secouer. On a beau dire que ça ne sert à rien de courir je ne prends pas non plus le temps de cueillir des pissenlits au bord du trottoir. Pas envie que la dame finisse par les bouffer par la racine.

salle de déchocage

Arrivée au urge c’est déchoc direct. Là la petite dame n’aura plus le choix, plus question de discuter on obéit pour survivre. Je sors, on va à la rencontre de son mari, on le rassure : tout va bien elle est prise en charge par l’équipe médicale. Je ne peux en faire ou dire plus. Je le renvoie vers l’infirmière. Je sens le stress, la peur de la perdre. Un être vous quitte et c’est la fin de tout.

C’est dur de le laisser là seul dans  cette salle d’attente lugubre. On n’a pas le choix. Mes yeux lui disent tout ce que je ne peux prononcer. on le croisera dans la nuit plus tard. Toujours sombre et inquiet. Les nouvelles tardent. Nous, on a pas le choix on doit enchainer, d’autres vies, d’autres gens, d’autres situations qui ont besoin de nous pour les aider. C’est égoïste mais c’est le jeu il faut savoir se compartimenter émotionnellement et ne pas être triste.

Coup de théâtre

Cette histoire date de quelques semaines. Pas plus tard qu’hier matin, journée de repos, le bigophone qui sonne ! Bordel qui me casse les noisettes de bon matin : tiens ma collègue. Elle me raconte : ce matin on vient la voir, elle partit se chercher la petite douceur de 10h : notre patiente et son mari… En vie, en forme. Qui la remercie. Qui lui dit combien elle a mal réagi mais combien elle nous remercie d’avoir été là, d’avoir fait le nécessaire malgré ses peurs malgré son anxiété, ses refus, son attitude qui a dû nous brusquer.

Elle est reconnaissante au point que ma collègue elle, ça lui fout les larmes aux yeux. « Venez prendre le café quand vous passez…. » Bon sang ça fait chaud au cœur. C’est bête, c’est simple mais bon sang que ça fait du bien. Elle a tout entendu cette dame, même dans l’angoisse, dans le bruit de cette salle de déchoc où se succède infirmiers, médecins. Elle n’en a plus que pour un quart d’heure entend-elle.

Mais non Elle en a décidé autrement. C’est pas vot’jour m’dame. Tu vas encore patienter. Et oui elle va patienter et s’en sortir. C’est pas passé bien loin. Cette fois ci elle va se faire suivre, écouter les toubibs et se soigner.

En attendant entendre tout ça, ça illumine ma journée : c’est un foutu rayon de soleil. De se dire qu’on a su agir avec professionnalisme, passion. Et la reconnaissance de ces gens. On est pas des médecins certes mais on a fait notre partie du job. Que  ce boulot ,malgré toute la merde du quotidien, malgré ces journées de dingues et bien on a choisi. On a choisi de venir en aide, de servir ces gens et non pas se servir. Des moments comme ça, ça te mets un bon gros coup de pied aux fesses et ça te motive. Jusqu’à la prochaine fois…

Pour les pointilleux, les analystes, ne venez pas me casser les noisettes avec les détails, j’en ai omis pas mal, oublié certains autres. Et vous savez quoi ? ça ne me tracasse pas, pas le moins du monde. Ce billet n’est pas l’analyse d’un fichu cas concret dans lequel on coche les erreurs ou les manquement c’est juste un foutu récit. Un épisode de mon quotidien,.

Ce quotidien c’est le quotidien identique de beaucoup de collègues. Certes chacun a son histoire à lui. Un ambulancier sans histoire c’est qu’il encore bien vert et sort juste de l’école… Si on s’y mettait on rédigerait des histoires qui feraient de la bible un livre de poche. Je voulais juste partager cette histoire. Classique, basique, inintéressante, passionnante chacun aura son avis sur cette question. En attendant bonne route à tous et restez prudent 😉

Transfert du lit au brancard : méthode de la potence

Transfert du lit au brancard : méthode de la potence

Du lit au brancard : méthode de la potence

Transfert brancard lit.pdf

Au menu une révision des techniques d’ergonomie du module 4 de la formation au diplôme d’état d’ambulancier : transférer un patient du brancard de l’ambulancier au lit médicalisé suivant différentes méthodes. Utile à tous ceux qui souhaitent revoir la technique, réviser leurs postures etc. Cette méthode m’a été envoyée par un ambulancier diplômé (merci Fabien GUINOT), il a réalisé ce “roman photo” en collaboration avec ses collègues lors de leur formation d’ambulancier.

Il s’agissait de réaliser un roman photo reprenant différentes techniques de manutentions illustrées sous forme de diaporama. C’est très bien réalisé et détaillé et permet donc de revoir ses acquis, découvrir une technique etc. Au passage j’en profite pour vous proposer de ne pas hésiter à partager vos travaux réalisés en formation afin de les partager avec vos collègues. Il vous suffit pour cela d’entrer en contact avec moi et je me ferais un plaisir de partager vos travaux ici.

Donc un très très grand merci à Fabien GUINOTChristopher FRONTIER, Emeric HENRYChristophe LEPETITXavier NARBOUX pour la qualité de leur travail, avoir accepté la diffusion de leur travail et autorisé cette publication. Elle sera un outil pédagogique utile pour tous et accessible. Merci de respecter la paternité de ce tra