European EMS Championship Glasgow, 19, 20 et 21 avril 2021

European EMS Championship Glasgow, 19, 20 et 21 avril 2021

Le congrès

Comme tous les ans, le congrès européen des EMS (Emergency Medical Service /services d’urgence pré-hospitalière) réunit plus de 5000 médecins, paramedics, EMT, infirmiers, professeurs, scientifiques et autres passionnés afin de discuter et débattre des avancées relatives aux métiers du soin pré-hospitalier. Cette édition 2021 se tiendra à Glasgow, en Ecosse. Initialement prévue en mai 2020, elle a été repoussée à avril 2021 en raison des événements sanitaires que nous avons connus en ce début d’année.

La compétition

Comme tous les ans également ce congrès européen est le support d’une compétition de soins pré-hospitaliers d’urgence, regroupant une vingtaine d’équipes européennes constituées de paramedics, de médecins et autre spécialistes de ces soins d’urgence.

Le concept est simple. Des équipes de 3 sont jugées par un jury de 12 spécialistes de l’urgence pré-hospitalière reconnus, sur des simulations réalistes d’intervention. La première étant la prise en charge d’une pathologie médicale, et la deuxième, la prise en charge d’une pathologie traumatique.

A l’issue de ces deux prestations, le jury établit un classement. Les trois premiers sont alors départagés sur une dernière épreuve complexe, multi victimes ( de 2 à 1000 victimes). L’intérêt étant alors d’évaluer la capacité d’organisation des soins en situation dégradée.

La particularité de cette compétition est qu’il n’y existe aucune limitation de champs de compétence. Le seul objectif est de prendre en charge son patient de la meilleur manière qui soit, en y amenant du BLS et de l’ALS.

Une équipe française parmi les autres

Pour la première année depuis l’existence de cette compétition, une équipe française participera. Il s’agit de l’Assistance Team, issue de la société nantaise Assistance Ambulance.

L’équipe est alors constituée d’un infirmier et de 3 ambulanciers :

  • Julien Youx, ancien ambulancier chez Assistance Ambulance, désormais infirmier aux urgences et Infirmier Sapeur Pompier , formé au PHTLS, l’AMLS et bientôt l’ACLS.
  • Benjamin Hervé, Ambulancier diplômé d’état depuis 8 ans chez Assistance Ambulance et Sapeur Pompier Volontaire, formé au PHTLS
  • Benjamin Serisier, Ambulancier Diplômé d’Etat depuis 3 ans chez Assistance Ambulance, formé au PHTLS, au POET et bientôt à l’ACLS

Bien conscients que le niveau de la compétition est au delà des rôles propres de chacun, la formation et l’entraînement occupent une part importante de leur temps.

Il a été conjointement décidé de se vouer à des protocoles propres et constitués par les 3 membres de l’équipe, ainsi qu’une utilisation des techniques et médications propres au choix de l’équipe.

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Les objectifs

Les objectifs de l’équipe sont avant tout d’exposer une visibilité du métier d’ambulancier en France. Très peu reconnue à l’international de part la pauvreté de la formation de ses intervenants, et même très peu reconnu au sein de son propre pays, les ambulanciers français ont pourtant ou devraient avoir un rôle majeur dans l’évolution du secours à personne en France. Le principal objectif est alors de démontrer qu’en se structurant, en s’organisant, en étudiant, en s’entraînant, les ambulanciers français ont la capacité de s’aligner face à des professionnels hautement réputés de par leurs formations.

Il n’y a pas d’objectif réel de place devant cette première participation, plutôt d’une découverte. En revanche un autre objectif est de marquer les esprits en faisant assimiler à tous les professionnels européens que les français peuvent être source de changement.

Les moyens

Comme pour toute compétition, il faut se donner les moyens de ses objectifs. Si les moyens humains sont présents, avec une équipe constituée et l’élaboration de plans d’entrainements, de superviseurs, d’entraîneurs et autres. Il existe des moyens financiers pour lesquels nous recherchons encore des sponsors pour financer le matériel de simulation, la constitution des sacs d’intervention, le financement des stages, des déplacements et de la compétition en elle même. Alors si vous connaissez des entreprises, des personnes prêtes à nous soutenir, vous pouvez nous contacter par mail à l’adresse suivante : assistance.team44@gmail.com

Liens utiles

Les systèmes pré-hospitaliers étrangers : le système français

Les systèmes pré-hospitaliers étrangers : le système français

Comprendre, apprendre et analyser les systèmes de soins

La série d’article suivante traitera des systèmes de soins pré-hospitaliers étrangers. L’objectif de cette série est de comprendre notre système en le comparant aux systèmes frontaliers ou non. Il est primordial d’avoir un avis critique sur tous les systèmes, j’essaierai d’être objectif dans la description des différents systèmes. Tout en étant bien entendu très critique envers le système français.

Cette série ne vise pas à dénigrer quelque système que ce soit, quelque mode de fonctionnement que ce soit, cependant, elle peut permettre de mettre le doigt sur les limites évidentes de chaque exercice.

J’émettrai à la fin de chaque article un avis personnel sur le mode de fonctionnement sus décrit. Cet avis n’engage que ma propre personne et n’est pas une incitation à la pensée unique. J’espère simplement être assez critique et argumenter suffisamment mes avis pour permettre leur compréhension au plus grand nombre.

Le système français

Pour comparaison, et pour établir les bases. Repensons au système français de soins pré-hospitalier. Comme vous allez le constater et suivant vos connaissances du système, la France possède une organisation assez spécifique voire unique. Nous allons donc débuter par la présentation du système, son organisation, les problématiques engendrées et étudier ensembles les possibles solutions qui pourraient être envisagées. A partir de cette base s’ensuivra une présentation similaire pour nos voisins étrangers.

Nota Bene :

  1. Pour des soucis de clarté de l’article, les acronymes sont utilisés. Un lexique classé par ordre alphabétique les recensent tous en dernière page de cet article.
  2. Le masculin est utilisé pour plus de clarté également. Il n’en est pour autant pas oublié que les métiers du soin ne souffrent d’aucune discrimination de genre.

La Régulation Médicale et le centre 15

Elle est la base de l’intégralité du système de réponse aux soins urgents. En France, le numéro d’urgence médical est le 15. Tous les appels au 15 atterrissent au CRRA (Centre de Réception et de régulation des Appels) du SAMU (Service Médical d’Urgence) où une véritable fourmilière exerce une tâche des plus difficiles.

L’Assistant de Régulation Médicale

Chaque appel est décroché par un ARM (Assistant de Régulation Médicale) dont la fonction est de préparer le terrain au médecin. Il a en charge la création des dossiers patients, en mentionnant les noms, prénoms, date de naissance, l’adresse d’intervention, les numéros de téléphone en cas de raccrochage involontaire et autres informations diverses telles que les possibles difficultés d’accès au lieu d’intervention. Mais il a aussi pour rôle d’annoter le motif et la teneur de l’appel avant de créer un premier bilan paramédical et, si besoin, d’assister les appelants sur des positions d’attente ou des gestes à réaliser.

Le médecin régulateur

Le travail de l’ARM est aussi d’orienter l’appel, en le priorisant, au médecin régulateur qui aura pour rôle de se faire une idée précise de la nature de la plainte du patient afin de déclencher une réponse adaptée avec l’orientation vers le médecin traitant, un centre de soin, l’envoi d’un vecteur de secours, ou encore l’envoi d’une équipe médicale de type SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation).

Dans un second temps, en cas d’envoi de moyen sur une intervention, l’ARM (Assistant de Régulation Médicale) a pour rôle de réceptionner le bilan secouriste énoncé par l’effecteur envoyé sur place. A la suite de cette prise de bilan, le médecin régulateur orientera sa décision sachant que l’orientation des patients à tout niveau est uniquement médicale.

Le Centre de Réception et de Régulation des Appels (CRRA)

Ces CRRA, filières du SAMU, sont des services hospitaliers uniquement et sont départementalisés. C’est à dire qu’il n’y a qu’un CRRA par département, voire peut-être même dans les années à venir, par région. Ce système de régulation médicale est une spécificité française. Chaque appel émis au centre 15 sera régulé par un médecin. Certains SAMU possèdent des spécificités d’organisation avec parfois une régulation commune, dans des locaux partagés avec le CTA- CODIS.

Parfois, les régulations médicales sont divisées en une régulation médicale pour l’UPH, gérée par les médecins urgentistes hospitaliers et une régulation médicale pour la Permanence Des Soins (PDS), gérée par des médecins généralistes libéraux qui prennent des gardes selon les attributions du CODAMUPS-TS.

1° échelon : Les secouristes

A l’heure actuelle, le système français est un système quasi-unique au monde. Il repose sur une base d’intervenants de niveau secouriste, l’un des plus bas au monde en termes de temps de formation. Ces secouristes sont soit professionnels, soit volontaires, soit bénévoles et dépendent tous de la régulation médicale.

Différents acteurs du secours

Les différents acteurs de ce niveau de soin sont les Sapeurs-Pompiers (SP), professionnels ou volontaires, les Ambulanciers Privés (AP), professionnels, ou bien les AASC (Association Agrée par la Sécurité Civile), qui sont bénévoles. Ces premiers intervenants sont répartis sous différentes entités, représentées par différents ministères (Ministère de l’intérieur pour les SP et AASC, Ministère de la santé pour les AP) et sont soumis à des formations différentes en contenu et en nombre d’heures.

Répartition des missions de secours à personne

Les interventions sont théoriquement réparties selon les attributions propres des différentes structures. La voie publique est réservée aux SP et AASC (en renfort) ainsi que l’urgence absolue sur déclenchement en prompt-secours. Cette répartition est majoritairement issue de conventions tri, voir quadri-partites entre les représentants de chaque entité. Les attributions des ambulanciers sont les domiciles et les lieux privés y compris avec réception de public, type magasins, gares, lieux de cultes, boîtes de nuit etc…. Ils peuvent intervenir sur tout type d’intervention dans les limites de ces deux attributions.

Des niveaux de formation différents

En revanche, les niveaux de formation et les modes opératoires entre les SP/AASC et les ambulanciers sont complètement disparates. Les premiers sont titulaires d’un diplôme PSE2, obtenu à l’issue d’une formation de 70 heures sur le Secours à Personne (SAP. Ils arment les VSAV et VPSP avec un chef d’agrès et deux équipiers. Les techniques de manipulation des patients s’effectuent à trois.

Côté ambulanciers, deux niveaux existent. Les Auxiliaires Ambulanciers (AA), qui effectuent une formation de 70 heures, et les Ambulanciers Diplômés d’Etat (ADE) qui ont suivi une formation de 630h incluant le Secours à Personne (SAP) mais aussi une vaste partie transport sanitaire. Les ambulanciers, quant à eux, interviennent en binôme uniquement et sont formés aux techniques de manutention des patients à deux.

Les champs de compétences des 3 effecteurs sont sensiblement similaires. Tous ont pour rôle d’établir un bilan clinique et hémodynamique, accompagné d’une anamnèse précise afin d’orienter le plus précisément possible la décision du médecin. Ils ont également pour rôle de prodiguer les premiers soins tels que la position d’attente adaptée, l’oxygénothérapie par inhalation ou par insufflation, la maîtrise des hémorragies externes, la défibrillation externe ou encore les compressions thoraciques.

2° échelon : Les infirmiers

A l’heure actuelle, le seul intervenant intermédiaire de l’UPH est l’Infirmier Sapeur-Pompier (ISP). Il est obligatoirement Infirmier Diplômé d’Etat (IDE), à minima, et engagé en tant que SP, volontaire ou professionnel. L’ISP a pour rôle de pallier au manque de ressource médicale, notamment dans les milieux médicalement isolés. Il est engagé de deux manières différentes : Par le CTA-CODIS, sur prompt-secours ou en demande de renfort directe d’un VSAV, ou bien par le SAMU qui pourra également l’engager en qualité de primo-intervenant ou en renfort d’autres moyens.

Les ISP sont soumis à des protocoles appelés PISU (Protocoles Infirmiers de Soins d’Urgence ) établis conjointement par les médecins référents départementaux du SDIS et du SAMU. Leurs référentiels infirmiers sont alors augmentés par des protocoles de soins leur permettant, selon les départements, d’administrer des antalgiques de palier III et d’autres médicaments sans prescription médicale directe, ou encore de protéger les voies aériennes à l’aide d’un dispositif supra-glottique, de réaliser une perfusion intra-osseuse, d’effectuer des remplissages vasculaires etc … Tous ces protocoles ne se soustrayant pas à une décision médicale post-soins critiques d’orientation du patient.

Les ISP interviennent en VLI, des voitures dans lesquelles ils sont seuls, ou accompagnés d’un équipier. Ils ne peuvent intervenir en pleine autonomie car n’ayant pas de moyen de transporter le patient. Ils sont donc tributaires d’un équipage SP/AASC ou AP.

 3° échelon : Les médecins

L’équipe SMUR

Ils sont divisés en deux parties : les médecins de l’UPH et les médecins de la PDS. Le dernier échelon de l’UPH est l’échelon médical, représenté par les SMUR. Une équipe de SMUR est obligatoirement composée d’un ADE, d’un IDE ou IADE et d’un médecin urgentiste ou réanimateur titulaire de la CAMU (Capacité de Médecine d’Urgence). Les SMUR sont des services hospitaliers.

Ces équipes de SMUR sont l’antenne mobile du SAMU. Leur principe est d’amener une médicalisation de l’avant afin de stabiliser les patients avant leur transport. Pour ce faire, ils bénéficient de l’expertise médicale ainsi que de bon nombres de thérapeutiques, ainsi qu’une non restriction de champs de compétence, en qualité de médecin.

Deux options existent pour ces équipes, la première est la VLM (Véhicule Léger Médicalisé), des véhicules souvent de type break ou monospaces permettant d’embarquer le trinôme et le matériel en écourtant légèrement les délais d’intervention grâce au gabarit modéré des véhicules. Ce vecteur nécessite obligatoirement l’envoi d’un moyen de type VSAV, VPSP ou d’une ASSU qui sera médicalisé pour assurer le transport du patient.

Certains SMUR, quant à eux, utilisent exclusivement des UMH (Unité Mobile Hospitalière), leur permettant d’avoir un matériel fixe et propre à l’ambulance, sans craindre les oublis. Cependant, l’ambulancier SMUR se retrouvant seul professionnel préposé à l’évacuation, d’autres moyens sont régulièrement sollicités afin d’aider à la technique de l’intervention, l’aide au brancardage et l’évacuation du patient.

Les Brigades militaires des Sapeurs-Pompiers

Il est à noter que des SMUR extra hospitaliers existent. En effet, la BSPP (Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris) et le BMPM (Bataillon des Marins Pompiers de Marseille) arment des Ambulances de Réanimation (AR) avec des équipages conformes. La différence étant leur mode d’engagement et leur mode de régulation qui sont complètement dissociés du SAMU Centre 15.

SOS Médecin

Du côté de la Permanence Des Soins (PDS), des effecteurs indépendants existent, à l’image d’ SOS Médecin, présent dans la majorité des grandes métropoles. Ils possèdent une régulation propre et interviennent également à la demande du SAMU Centre 15 dans le cadre de réorientation vers la médecine de ville. Ils sont usuellement des médecins généralistes, disposant ou non de la CAMU et interviennent seuls en voiture siglée de leur entité. Ils peuvent à leur tour déclencher des moyens d’évacuation des patients ou bien laisser la main à l’équipe SMUR lorsqu’une médicalisation est nécessaire.

Dans les zones rurales, ou dépourvues d’SOS Médecin, des médecins généralistes montent des gardes sur gestion du CODAMUPS-TS, et peuvent être déclenchés dans le même objectif qu’SOS médecin par le SAMU Centre 15.

Problématiques du système français

Le rappel des bases étant effectué, voici venu le temps des discussions et réflexions concernant le système de soin pré-hospitalier français. Quels sont ses avantages ? Quelles sont ses limites ? Quels sont ses axes d’amélioration ?

Le corporatisme

Le principal problème du système français, et de loin, c’est le corporatisme. Objet de désir et de convoitises, il satellise directement le patient en second plan dans l’organisation du soin d’urgence. Je m’explique.

Commençons par aborder le sujet des accords SDIS/SAMU concernant l’urgence absolue. Écartons le fait du prompt secours avec des appels de détresse qui passent par le 18, où il est évident que l’envoi précoce d’un moyen n’est que bon sens. En revanche, dans les textes de loi, l’urgence absolue relève du rôle propre des Sapeurs-Pompiers.

Les appels transitant par la régulation médicale du SAMU Centre 15 nécessitant un déclenchement immédiat de moyens sont alors traités selon ces textes de loi. La problématique étant alors l’envoi du VSAV de la caserne la plus proche sans considérer une géolocalisation commune qui permettra peut-être l’envoi d’une ambulance privée plus proche. Ce type de situation arrive malheureusement très régulièrement.

Corporatisme toujours, dans l’attribution et la limitation des actes en fonction des formations, toujours à échelon similaire. On peut remarquer notamment l’ajout récent de nouveaux protocoles intégrés au PSE2, tels que la pose de ceinture pelvienne, la mesure de la glycémie capillaire, l’administration d’adrénaline avec l’auto-injecteur du patient, le tout sur prescription médicale téléphonique.

Des gestes qui résultent de pratique illégale de la médecine en tant qu’ambulancier Diplômé qui ne possède pas de référentiel de compétences propres malgré une formation plus longue en nombre d’heures. Ces problématiques dues au corporatisme en soulèvent une autre bien plus importante. Celle de l’égalité d’accès au soin sur le territoire !

Les Centres d’Incendie et de Secours (CIS) sont nombreux, même en zone rurale (même si la tendance est la baisse avec la fermeture de plus en plus de petits centre ruraux à l’activité faible). Seulement la majorité de ces casernes rurales fonctionnent avec des Sapeurs-Pompiers volontaires, de garde à leur domicile, sur leur lieu de travail ou autres.

Il est évident que les délais d’intervention sont doublés voir triplés lorsqu’un déclenchement induit automatiquement environ 10 minutes (6 à 8 minutes selon les chiffres officiels) de transport jusqu’à la caserne avant départ pour intervention. Nous connaissons tous l’incidence du No-Flow ou du Low-Flow sur les patients victimes d’un Arrêt Cardio-Respiratoire (ACR).

La géolocalisation unique pour tous, la solution à cette problématique ?

Une solution à ces problématiques exposées serait un système de géolocalisation unique pour tous les effecteurs, répondant à des critères stricts de matériel embarqué et de formations reconnues par l’état.

Une autre problématique que je souhaiterai exposer est celle de la régulation médicale. De très nombreux pays utilisent une régulation gérées par des dispatchers qui oeuvrent sur un logiciel comprenant un algorithme de régulation. Cet algorithme permet une rapidité de traitement, et surtout une égalité de traitement pour chaque appel.

Le tout médical amène forcément à une responsabilité exclusivement médicale, qui elle-même, amène à une sécurité de régulation. Cette sécurité de régulation se traduit souvent par un envoi excessif de moyens, voir à une régulation quasi-automatique vers les services d’urgence.

Si la régulation médicale peut être pertinente sur l’identification précoce de pathologies complexes, avec une fine expertise, elle devient vite un fléau sur la masse d’appels aboutissants au CRRA. Quoi qu’on en dise, il est strictement impossible de réguler correctement 1000 appels par jours. Il y aura forcément des erreurs, ou de la sur-protection.

Cependant sans un premier échelon plus compétent, il est difficile de se fier à un algorithme si les premiers intervenants n’ont pas la capacité d’identifier, de traiter, ne serait-ce que partiellement les critères de gravité des interventions.

Des axes d’amélioration pourraient être la limitation de la régulation médicale post bilan secouriste, tout du moins sur la multitude d’appels concernant la PDS. Sans critère de gravité, l’effecteur peut emmener le patient dans le Service d’Accueil et d’Urgence (SAU) de son choix. Il ne fera réguler son intervention que s’il détecte des critères d’instabilité, ou bien s’il estime qu’un transport peut être évité. A la clé, des économies de temps considérables.

La formation approfondie des acteurs du secours

Un autre point à soulever est la formation des niveaux secouristes, l’une des plus basses du monde. Il pourrait être intéressant d’harmoniser la formation de chaque effecteur, qu’il soit SP, AASC ou AP, que chaque véhicule soit composé d’équipages à deux, avec des méthodes communes, et des champs de compétences augmentés, avec notamment un protocole antalgie permettant de soulager le patient lorsqu’un 2° ou 3° échelon n’est pas disponible, ou trop loin.

Il pourrait également être intéressant de considérer de protocoliser quelques thérapeutiques simples, sous forme d’auto-injecteur, notamment l’adrénaline dans le cas de l’ACR ou du choc anaphylactique. Pourquoi pas même l’introduction du salbutamol en inhalation ou en nébulisation, ou la possibilité de décompresser à l’aiguille un pneumothorax sous tension ?

Quid de la possibilité pour ces mêmes primo-intervenants de réaliser des examens complémentaires tels que l’ECG qui peut être télé transmit dans les règles de la confidentialité médicale de manière très simple au médecin régulateur, ou encore la mesure de l’hémoglobine ?

Tous ces gestes peu invasifs ou directement salvateurs qui peuvent permettre d’éviter la dégradation de patients instables en attendant un échelon supérieur. A cela, une seule solution, le passage à une formation d’au moins une année.

Je n’aborderai pas dans cet article le bien fondé des Infirmiers Diplômés d’Etat (IDE) et des médecins de formation hospitalière, dans l’extrahospitalier face aux Paramedics que nous retrouverons au décours de cette série.

Conclusion

Sur ces bases de réflexion, je vous invite à commenter, nous faire des retours sur votre conception du système français, ainsi que des axes d’amélioration. Il va de soi que nous attendons des critiques constructives de la part de professionnels bien-pensants de la santé pré-hospitalière. On se retrouvera plus tard avec un article qui sera dédié au système pré-hospitalier Italien.

Lexique

AASC : Association Agréée de Sécurité Civile
ACR : Arrêt Cardio-Respiratoire
ADE : Ambulancier Diplômé d’état
AMU : Aide Médicale Urgente
AP : Ambulances Privées
AR : Ambulance de Réanimation
ARM : Auxiliaire de Régulation Médicale

ASSU : Ambulance de Secours et de Soins d’Urgence
BMPM : Bataillon des Marins Pompiers de Marseille
BSPP : Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris
CAMU : CApacité de Médecine d’Urgence
CRRA : Centre de Réception et de Régulation des Appels
CODAMUPS-TS : Comité d’Organisation Départemental de l’Aide Médicale Urgente, de la Permanence des Soins et du Transport Sanitaire
CTA-CODIS : Centre de Traitement des Alertes – Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours

IADE : Infirmier Anesthésiste Diplômé d’Etat
IDE : Infirmier Diplômé d’Etat
ISP : Infirmier Sapeur-Pompier
MSP : Médecin Sapeur-Pompier
PDS : Permanence Des Soins
PISU : Protocoles Infirmiers de Soins d’Urgence
PSE 2 : Premiers Secours en Equipe deuxième niveau


SAMU : Structure d’Aide Médicale Urgente
SAP : Secours A Personnes
SDIS : Service Départemental d’Incendie et de Secours
SMUR : Structure Mobile d’Urgence et de Réanimation
SP : Sapeurs-Pompiers
UMH : Unité Mobile Hospitalière
UPH : Urgence Pré-Hospitalière


VLI : Véhicule Léger Infirmier
VLM : Véhicule Léger Médicalisé
VSAV : Véhicule de Secours et d’Assistance aux Victimes
VPSP : Véhicule de Premier Secours à Personne

Chronique numéro 1 : « Ah bon, il y a une hache dans la grange ??? »

Chronique numéro 1 : « Ah bon, il y a une hache dans la grange ??? »

Ambulance missionnée par le SAMU

Une belle chronique ensoleillée. Par un bel après-midi d’été notre ambulance est missionnée par le SAMU pour une décompensation psychiatrique chez un patient schizophrène. L’homme est jeune et athlétique , mais porte déjà le fardeau de sa maladie depuis de nombreuses années. Il vit seul avec sa mère dans une ancienne ferme à la campagne, et a cessé son traitement depuis quelques temps. Agressif verbalement et parfois physiquement avec son environnement, sa mère est à bout et n’arrive plus à lutter seule ; ce jour-là il a saccagé toute sa chambre et une partie du salon.

À notre arrivée il tourne en rond dans son jardin comme un lion en cage et semble branché sur du 220 volts, l’ambiance est électrique, sa mère nous attend impatiemment. On essaie de l’approcher, de discuter, de le raisonner, mais rien n’y fait. Il nous fuit et refuse de nous parler.

chronique-ambulancier-hache-grange

Bon… Ça sent l’intervention qui va durer une plombe

Ma collègue persévère à instaurer un semblant de dialogue pendant que je rappelle vite le 15 pour leur expliquer la situation.
Appeler la gendarmerie ? Ils ne se déplaceront que si un médecin rédige une Hospitalisation d’Office. L’homme est menaçant mais pas violent, en tout cas pas envers les personnes pour le moment. Envoyer le SMUR ? La réponse est catégorique, c’est non. On ne mobilisera pas toute une équipe médicale pour venir faire une simple piqûre de tranquillisant.  La solution envisagée est d’envoyer le médecin traitant au domicile pour sédater un minimum le patient afin qu’on puisse l’emmener sereinement. Reste à trouver un médecin en plein été, en pleine campagne, et disponible rapidement. Je sens que c’est pas gagné…

Plusieurs dizaines de minutes s’écoulent, pendant lesquelles notre récalcitrant ne cessera de faire des aller-retours entre sa chambre et le jardin, menaçant régulièrement de prendre sa voiture pour s’en aller (sa mère a heureusement caché les clés). 
À un moment donné il se réfugie même dans une vieille grange. Instant de stress :

« Il n’y a pas d’arme au moins , un fusil ou autre ?? » 
« Pas d’arme à feu, mais une vieille hache. »

Je nous imagine déjà fuir devant un psychopate enragé et faire un remake de Shining grandeur nature ; je me demande l’effet que peut faire un coup de hache rouillée sur le coin de la tête.

Heureusement rien de tout ça, ouf…

Le médecin arrive enfin, ou plutôt la médecin. Une petite doctoresse remplaçante, jeune et surtout enceinte de bientôt 6 mois. Elle se demande dans quoi elle s’embarque, ne connaît absolument pas le patient et me confie immédiatement ses craintes, surtout de prendre un mauvais coup dans le ventre. Elle me prévient :

« Si ça dégénère, je m’en vais ! Où est votre collègue ? » 
« Elle est avec la maman dans la maison. » 
« Ah…. Elle ? Donc vous êtes le seul mec ici ? »

Je vois dans ces yeux que ma musculature impressionnante (hum hum) ne la rassure guère, bien au contraire. Loin de moi toute misogynie ou machisme déplacé, mais si ça tourne mal, c’est pour ma pomme. Entre une doc enceinte, ma collègue de 40 kilos et une maman exténuée, je me sens quand même un peu seul dans cette histoire…

Une dose de tranquilisant

Après moults dialogues l’homme se laissera injecter une dose de tranquillisant. La médecin flippe à mort, on reste au plus près afin de pouvoir réagir vite si ça se passe mal. Piqûre ok, reste à attendre que ça fasse son petit effet, ce qui ne devrait normalement pas être long.

Le patient regagne sa chambre, se couche. Une fois calmé on pourra enfin l’emmener. On prépare le brancard, on attend avec notre chaise portoire au bas de l’escalier.  Les minutes s’écoulent, longues et silencieuses.  Soudain il redescend quatre à quatre et reprend son manège interminable sous nos regards incrédules, comme si de rien n’était.

Concertation avec la médecin : il faudrait peut-être lui refaire une piqûre ? Elle n’a que peu d’expérience de ce genre de situation et ne sait pas trop quelle(s) dose(s) lui administrer sans danger. Heureusement, le SAMU est notre ami, elle l’appelle, dialogue quelques minutes : « C’est bon, on peut lui refaire une piqûre. »

On prend les mêmes et on recommence donc à parlementer, l’homme se laisse faire. 

« Bon là, normalement, vu la dose, il devrait somnoler ou s’endormir ! » 

Pourtant rien n’y fera, notre patient ne se calmera jamais vraiment, mais, Ô miracle, quelques minutes plus tard il ira monter de lui-même dans l’ambulance.

Soulagement pour tout le monde et trajet sans encombre jusqu’aux urgences ! 2 heures d’intervention, un téléphone professionnel qui n’aura pas arrêté de sonner (on avait normalement d’autres missions non urgentes de prévues), mais au final plus de peur que de mal heureusement.

Les D-dimères

Les D-dimères

Nouvelle rubrique afin d’alimenter votre vocabulaire et de mieux comprendre certains mécanismes du corps humain. Nous vous présentons un terme médical, aujourd’hui les D-dimères, que vous êtes supposés entendre dans le cadre de votre travail. Que vous soyez ambulancier dans le privé, le public, dans une société familiale ou dans un SMUR, vous vous devez d’étoffer votre vocabulaire pour faire de vous un ambulancier complet et ainsi adapter vos différentes prises en charge. Nous ne sommes pas médecin et donc toutes les informations que vous trouverez dans ses quelques lignes sont issues de divers sites internet.

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Les D-dimeres, dans quel contexte ?

Un patient se présente ce jour aux urgences avec une dyspnée et une douleur thoracique qui dure depuis plusieurs heures. Installé dans un box et après une première analyse clinique , le médecin va prescrire une prise de sang afin d’y trouver, peut être,  des réponses. Quelques heures plus tard les résultats sont là…Le patient a un taux de D-dimeres bien trop élevé, le médecin affine enfin son diagnostic.

C’est quoi les D-dimeres ?

Les D-dimères sont issus de la dégradation de la fibrine, une protéine impliquée dans la coagulation sanguine.Quand le sang coagule, par exemple en cas de blessure, certains de ses constituants se fixent les uns aux autres, notamment à l’aide de la fibrine.

Quand la coagulation sanguine est insuffisante, elle peut être à l’origine de saignements spontanés (hémorragies). Au contraire, lorsqu’elle est excessive, elle peut être associée à la formation de caillots sanguins pouvant avoir des conséquences néfastes (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire). Dans ce cas, un mécanisme de protection se met en place pour dégrader la fibrine en excès et la réduire en fragments, certains d’entres eux étant les D-dimères. Leur présence peut donc témoigner de la formation d’un caillot sanguin

Le bilan D-dimères

La concentration de D-dimères dans le sang est normalement inférieure à 500 µg/l (microgrammes par litre).

Le dosage des D-dimères a une grande valeur prédictive négative. Autrement dit, un résultat normal permet l’exclusion du diagnostic de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire. En revanche, si le taux de D-dimères s’avère élevé, il y a une suspicion de la présence d’un caillot indiquant une possible thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire. Ce résultat doit être confirmé par d’autres examens (notamment par imagerie) : l’analyse doit donc être interprétée avec précaution.

Il existe en effet des cas d’augmentation du niveau de D-dimères non reliés à la présence de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire.

Citons :

  • une grossesse
  • une maladie du foieune
  • hémorragie
  • la résorption d’un hématome
  • Une récente chirurgie
  • une maladie inflammatoire (comme l’arthrite rhumatoïde)
  • Ou simplement le fait d’être âgé (plus de 80 ans)

Pour information, voici le score de probabilité clinique d’embolie pulmonaire (EP)

Sources

911 : le centre de régulation des appels de secours au Canada

911 : le centre de régulation des appels de secours au Canada

Un concept à la fois très célèbre et très peu connu : le 911 

Bonjour à tous, chers amis français (le genre masculin est utilisé pour alléger le texte). Comme vous le savez maintenant je suis étudiant paramedic au Québec, rendu possible par l’obtention d’un permis d’études (voir l’article comment sont formés les paramedics au Québec pour en savoir plus). Ce permis d’études autorise à travailler pendant 20h chaque semaine durant les sessions (voir également l’article plus haut pour savoir qu’est ce qu’une session) et en illimité durant les vacances. Pour ma part, avoir avoir été projectionniste, puis agent d’intervention dans un centre jeunesse, je me suis naturellement tourné vers la centrale 911 de ma région qui recrutait justement !

911- salle de régulation - Canada - Québec

Le 911 c’est quoi ?

Le 911 c’est l’équivalent du 15, 17, 18, 112, 104, 901, 1616, et autres numéros d’urgence européens ou dans le monde… C’est un numéro d’urgence en vigueur pour l’ensemble du Canada et des États-Unis, mais qui ne se limite pas à ça, qui traite l’ensemble des appels d’urgence à l’échelle des régions. L’article d’aujourd’hui a pour but de faire la lumière sur cet univers peu connu mais souvent fantasmé…

Comment ça fonctionne le 911 ?

Tout d’abord, il faut comprendre que dans l’organisation du 911 il existe des centres primaires, qui vont donc décrocher l’appel d’urgence et être les premiers en communication, et des centres secondaires, qui vont approfondir l’appel selon la nature de ce dernier, médical, incendie ou police. Il arrive souvent que dans une même centrale il y ait à la fois un centre primaire et un ou des centres secondaires. 

Par ailleurs, toutes les municipalités peuvent choisir le centre d’appels d’urgence avec lequel elles veulent travailler mais le centre secondaire est souvent prévu par une loi… Pour prendre un exemple concret c’est comme si vous habitiez Marseille, vous composez le 112 et c’est un opérateur de Bordeaux qui vous répond parce que la ville de Marseille a choisi de prendre Bordeaux comme centre d’appels d’urgence primaire 911 pour X raisons…

L’opérateur prend la localisation de l’appel, votre nom, la nature de l’urgence… et détermine que votre appel est de nature médicale : il va vous rebasculer, en présentant les données obtenues évidement, au « CCS » (Centre de communication santé – le fameux centre secondaire spécialisé dans le médical) de Marseille, qui va pouvoir questionner sur le plan médical puisque les agents présents dans ce centre y sont spécifiquement formés.

J’espère ne pas vous avoir perdu jusqu’ici ! Pour résumer, la centrale 911 fait affaire avec les villes qui versent un pourcentage selon leur population chaque année. Les appels 911 sont reçus dans le « centre primaire » qui détermine la nature de l’urgence et envoi l’appel au centre secondaire approprié.

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Une perte de temps me direz-vous ?

Et bien non ! En réalité une grosse partie de ces centrales portent plusieurs chapeaux en même temps ! La centrale dont je fais partie, par exemple, est un centre primaire 911 mais également un centre secondaire médical et incendie. Les seuls appels que nous transférons à un autre intervenant sont donc les appels de nature police… Lors d’un appel dans une municipalité couverte par la centrale où j’exerce, l’appelant n’aura donc qu’un seul interlocuteur du début à la fin si son appel est de nature médicale ou incendie.

Pour ceux qui ont tout compris jusqu’ici : félicitations ! Je vous invite à consulter l’article comment sont formés les paramedics au Québec vous avez sûrement un avenir dans cette branche si vous décryptez mes explications !

L’organisation d’une centrale 911 : qui est là-dedans ?

Sur le « plateau », c’est à dire dans la centrale aux postes de travail, il y a au minimum

Un chef d’équipe

Il a pour rôle d’écouter en double l’appel du preneur d’appels et de corriger si nécessaire les décisions prises, le preneur d’appels qui comme son nom l’indique, décroche les appels 911;

Un répartiteur santé

Il envoie les ambulances sur les interventions et gère les communications radio, les demandes de transferts interhospitaliers, et enfin

Le répartiteur incendie

Il est le « backup » du répartiteur santé et accessoirement s’occupe de la gestion des moyens incendie et des communications radios en cas d’intervention de leur part.

911- salle de régulation - Canada - Québec

A quoi ressemble une journée de travail ?

Les quarts de travail sont très variables, ça va de 3h30 de travail jusqu’à 12h en fonction des besoins. Il y a un roulement d’équipes mais les étudiants n’y sont pas rattachés car nous n’avons pas les mêmes disponibilités… Le poste est assigné par le chef d’équipe en fonction des qualifications de chacun, preneur d’appels, dispatch santé ou incendie.

Quels diplômes ?

Aucun diplôme n’est exigé pour travailler en centrale, mais il en existe néanmoins un, l’AEC répartiteur en centre d’appels d’urgence, dispensée au collège Montmorency notamment.

Selon l’employeur pour lequel le répartiteur travaille, il est possible d’obtenir certains diplômes, dont le diplôme de répartiteur médical d’urgence avancé et le diplôme de répartiteur d’urgence incendie, ces deux diplômes étant délivré par l’Académie Internationale de répartition d’urgence, basée à Salt Lake City (USA).

Voilà je pense que je vous ai assez malmenés comme ça, un prochain article suivra pour approfondir ce sujet avec notamment les codes radios et les codes Clawson !

La France et le Paramédic

La France et le Paramédic

Je suis… Paramedic

On le constate de plus en plus, c’est un phénomène qui a prit de l’ampleur ces deux ou trois dernières années : de plus en plus d’ambulanciers ou même d’infirmiers arborent ce titre sur leurs uniformes, gilets, écussons ou sacs à dos marqués « Paramedic » (ou  Médic). Sur les véhicules également, on constate que plusieurs entreprises affichent ouvertement ce terme, jusque dans le nom même de la société. 

paramedic ottawa L' Ambulancier : le site de référence La France et le Paramédic

Qu’est ce qu’un Paramedic ? 

Un Paramédic est un professionnel de santé, spécialisé dans l’urgence pré hospitalière, présent dans la majorité des pays du monde, mais inexistant en France, à ce jour. Dans les pays ayant adopté le système préhospitalier du modèle anglo-saxon, le paramedic est un intervenant ayant suivi entre 1 et 3 ans, en moyenne, d’études dans un système éducatif privé ou public en fonction des pays. Ce titre est protégé dans les pays qui l’utilisent, de la même manière que le titre d’infirmier ou de médecin, il s’agit-là d’une profession réglementée.

Il existe des Paramédics un peu partout sur la planète, mais leur fonctionnement peut être très différent en fonction des endroits. Aux USA, par exemple, les niveaux se divisent entre EMT « basic », « intermediate », et « paramedic ». Au Canada on retrouve uniquement des Paramédics en soins primaires, soins avancées, ou soins critiques. La formation de ces Paramedics est très différente de ce qu’on trouve en France, en Institut de formation d’ambulanciers ou d’infirmiers.

Au Québec par exemple, des cours généraux viennent compléter des cours techniques pendant 3 ans, alternant ainsi des cours de français, de philosophie, de sociologie, psychologie, conditionnement physique, biologie et microbiologie, avec des cours comme réanimation, interventions médicales, interventions traumatiques, pharmacologie, situations particulières, introduction à la profession, stages, etc…

paramedic

Un problème de traduction

Amusez-vous à chercher le mot « ambulancier » dans un dictionnaire anglais, vous ne le trouverez pas car il n’existe pas. Sur google traduction, tantôt l’on vous proposera « ambulance driver » (conducteur d’ambulance) ou tantôt « Paramédic ». Bien sur, l’un et l’autre ne sont pas correct. La traduction la plus acceptable pour désigner l’ambulancier français serait « EMT » (emergency medical technicien), mais, là encore, il s’agit du titre d’une profession réglementée (voir ci dessous)

Ce qui sème le trouble également, c’est le mot (bien français, lui) de « paramédicale », englobant les manip’ radios, les podologues, les infirmières ou les kiné, par exemple. Le fait de disposer d’un(e) IDE dans une ambulance fait que l’on peut dire que cette ambu est paramédicalisée. Mais en aucun cas qu’il y a un paramedic à bord. Ne pas faire l’amalgame entre ces deux termes, même si la racine est la même.

Quels arguments de la part de ceux qui s’affirment Paramédics ?

Les arguments sont, la plupart du temps, compliqués à obtenir, car les individus ne souhaitent généralement pas s’exprimer sur ce sujet. Bien souvent, il s’agit surtout d’ignorance entourant la fonction de paramedic : « Je suis ambulancier ou infirmier SMUR depuis des années, je suis Infirmier Sapeur Pompier, je ne fais que de l’ASSU en UPH, j’ai suivi des formations comme le PHTLS ou l’AMLS… donc je suis paramedic » (propos recueillis).

Les entreprises arborant le titre de Paramedic sur leurs ambulances, même des petits volumes, ou dans leur nom, n’ont pas été contactées.

retro L' Ambulancier : le site de référence La France et le Paramédic

Qu’est ce que je risque si je m’affiche comme paramedic ?

L’article 433-17 du code pénal dispose que : L’usage, sans droit, d’un titre attaché à une profession réglementée par l’autorité publique ou d’un diplôme officiel ou d’une qualité dont les conditions d’attribution sont fixées par l’autorité publique est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Les personnes physiques ou morales coupables du délit prévu à la présente section encourent également la peine complémentaire suivante : interdiction de l’activité de prestataire de formation professionnelle continue au sens de l’article L. 6313-1 du code du travail pour une durée de cinq ans.

En outre, la crédibilité de la personne ou de l’entreprise peut clairement être impactée vu les difficultés qu’a la profession ambulancière à être reconnue en France…

Récemment, l’ARS de Charente (16) a rappelé à l’ordre une entreprise sur ce fait et celle ci c’est engagée à ne plus utiliser ce titre.

Peut-on croiser de « vrais » Paramédics en France ?

Oui ! Il est possible de croiser des personnes en France qui sont réellement paramedics dans un autre pays, souvent la Suisse. Il est également possible de croiser des étudiants paramedics qui viennent pratiquer en France.

« Je suis moi-même étudiant finissant paramedic au Québec et il m’arrive de venir en France en « stage » pour me permettre de bénéficier d' »exposition patient ». » (Alexandre)

Lorsqu’une personne identifiée comme paramedic travaille en France, elle ne peut en aucun cas mettre en œuvre les techniques et protocoles qui ne sont pas valides en France (gestes invasifs ou administrations de médicaments par exemple). Par ailleurs, la personne doit pouvoir justifier de sa fonction par une carte d’identification qui dépend de son lieu d’exercice.

Et si je veux devenir paramedic ?

Vous êtes le bienvenu ! Il est possible, comme plusieurs français déjà, d’intégrer une formation et devenir paramedic en Suisse, Angleterre, au Canada ou aux USA, par exemple. Pour ce qui concerne le Québec, nous vous invitons à prendre connaissance de l’article « Comment intégrer la formation Paramédic au Québec ? » qui vous donnera toutes les indications !

En conclusion

Oui ! Un paramédic est un ambulancier. Il travail dans un véhicules d’intervention et/ou de transport et part au chevet du patient, au domicile ou sur la voie publique. Il fait largement autant de « bobologie » que nous, brancarde, porte à la chaise, entretient son véhicule et passe 12h/jour dans son ambulance. En ça, il est comme nous.

Mais : Non ! Il n’y en a pas en France. Certains pays, comme le Japon en 2010 ou la Mongolie en ce moment même, adoptent le système des Paramédics « à l’anglo-saxonne » mais ce n’est pas d’actualité en France. Notre système est surtout basé sur la médicalisation (SMUR) et même si des brèches s’ouvrent, nous ne sommes (hélas?) pas à la veille d’avoir des Medics dans nos ASSU….

Article rédigé par Alexandre Sarthe et Bastien Bodecot

La Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes (FNTAU) rejoint le collectif « Santé En Danger »

La Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes (FNTAU) rejoint le collectif « Santé En Danger »

FTAU – Fédération Nationale des Techniciens Urgentistes et le Collectif « Santé en danger »

La fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes rejoint le collectif « Santé En Danger »Après avoir vu le collectif se créer sur Facebook… Puis, à la suite d’une discussion avec son fondateur – le médecin anesthésiste Arnaud Chiche – le président de la FNTAU, Yannick Janeiro, accompagné de son bureau a décidé de rejoindre le collectif « Santé en Danger » pour lui apporter tout son soutien dans le cadre de l’ouverture d’un Ségur de la Santé 2.

« Les ambulanciers de l’urgence préhospitalière sont des soignants, tout comme l’ensemble des membres du collectif », explique Yannick Janeiro, président de la FNTAU. « En rejoignant le collectif Santé En Danger, nous souhaitons rappeler quelles sont nos propositions dans le cadre de la réforme toujours en cours mais surtout, apporter notre soutien à l’ensemble des professionnels de santé, comprendre les problématiques de chacun d’eux et créer des liens qui nous permettrons de nous rapprocher, de nous entendre et de nous aider au chevet des patients. »

fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes

Ségur de la santé et FNTAU

Non invitée au Ségur de la santé, la FNTAU a néanmoins envoyé une contribution écrite à son comité. Elle contenait toutes ses propositions dans le cadre de la réforme des transports sanitaires urgents préhospitaliers toujours en cours.Avec les remerciements personnels d’Olivier Véran, le ministère lui a proposé de publier cette contibution écrite sur une page de son site Internet. Une maigre avancée car, pas un mot au sujet des services ambulanciers du privé ne peut être lu dans le protocole d’accord signé par les syndicats et dans les conclusions présentées par le ministère.

Les ambulanciers, des soignants diplômés d’Etat

La FNTAU rappelle que les ambulanciers sont des soignants diplômés d’État, ainsi que le code de la santé publique l’écrit. Ils sont des professionnels de la santé qui, parallèlement à la réalisation de transports sanitaires non urgents, sont chaque jour missionnés pour des transports d’urgences préhospitaliers au titre de l’aide médicale urgente (AMU). 24h/24, 7j/7, ils travaillent en étroite collaboration avec le SAMU – centres 15.

Des ambulanciers sous le ministère de la Santé

Le souhait de la FNTAU serait de permettre aux entreprise de services ambulanciers et à leurs ambulanciers salariés de changer de ministère de tutelle, pour dépendre du ministère des Solidarités et de la Santé. En effet, la convention collective dont ils dépendent est la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport. Un recueil de textes qui date de 1950, non approprié à leur secteur d’activité !

Reprendre le système actuel d’Aide Médicale Urgente (AMU)

La FNTAU propose également de reprendre conscience du système de l’aide médicale urgente actuel : quelles sont les différentes entités de la réponse à l’urgence préhospitalière (SAMU – SDIS – Services ambulanciers) ? D’expliquer pourquoi le système est à bout de souffle. De préciser quel est le marché des services ambulanciers de l’urgence préhospitalière dans le cadre de l’AMU (aide médicale urgente).

D’expliquer quelle est la différence entre le service ambulancier de l’urgence préhospitalière et le transport programmé ; De livrer une analyse au sujet de l’abandon de l’urgence préhospitalière pour le programmé ;

D’expliquer quelle est la différence entre urgence préhospitalière et permanence de soin et enfin, d’apporter un point de vue sur la réforme de la garde ambulancière.

Enfin, les propositions de la FNTAU dans le cadre de la réforme toujours en cours concernent les points suivants :

LA PROFESSION

• Scission de la profession
• Création du diplôme de technicien.ne. ambulancier d’urgence (TAU)

UNE NOUVELLE ORGANISATION

  • De L’urgence préhospitalière (UPH) et de la permanence de soins (PDS)
  • Amélioration de la géolocalisation

UNE NORMALISATION

  • Application de la norme européenne CEN 1789 2007

DES DÉVELOPPEMENTS

  • Télémédecine d’urgenceL’ÉCONOMIE• Création d’environ 10 000 emplois

Le livre blanc de la FNTAU est disponible à cette adresse : https://uptoflux.com/2020/01/15/reforme-des-transports-sanitaires-urgents-prehospitaliers-le-livre-blanc-de-la-fntau/

La FNTAU est ouverte à toute discussion et toute proposition. Sa volonté est de participer d’un système de santé cohérent pour les professionnels et efficient pour les patients.

La FNTAU réitère son encouragement au collectif « Santé en Danger » et se dit ravie de le rejoindre.

Une Recherche sur le bien être des ambulanciers au travail

Une Recherche sur le bien être des ambulanciers au travail

Mise à Jour du 10/08/2020

La seconde partie de l’enquête est accessible à cette adresse : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSefxRdMPuFICWPYrPfrRN_ydZIIilfeTaJ7ThCqkLuoTi3i-g/viewform?fbclid=IwAR2fFW_ZjpeGwDkJvjTXHyHmClTLvd7vxt2THvLF7HM7GdR3iZEghe1dDbo

Il faut juste faire attention : que les personnes qui avaient répondu à l’enquête portant uniquement sur la conduite l’autre jour ne doivent pas répondre au questionnaire complet. Mais il est possible de voir tout le questionnaire en y répondant sans valider à la fin.

Ambulanciers, ambulancières une étudiante travaille sur une Recherche spécifique. Avec entre autre une attention particulière sur le bien être au travail des personnel ambulanciers. Une étudiante qui s’est immergée au sein de la profession et qui a donc un certain aperçu de notre quotidien. Comme il est important de sensibiliser la population à ce métier très difficile, méconnu et complexe, c’est une bonne manière de le faire tout en apportant votre aide. En effet Maëla a besoin impérativement de votre aide et votre implication dans cette démarche. Alors on compte sur vous pour participer à cette étude

Ambulancier, métier difficile ? C’est le moment d’apporter votre ressenti

Alors c’est le moment que chacun puisse prendre quelques minutes pour lui apporter son aide. C’est un travail qui mérite vraiment de l’attention et permettrait d’apporter des arguments intéressant quand au ressenti des ambulanciers. Le bien être au travail de cette profession est en effet un sujet complexe et difficile au vu de la dureté de la profession d’ambulancier. Alors il est temps d’en parler et permettre à des spécialistes de travailler sur ce sujet !

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Etudiante en Master de Psychologie

/\/\ Bonjour à toutes et tous ! /\/\

Je suis Maëla DENIS, étudiante en dernière année de Master de Psychologie, à l’université d’Angers.

Dans le cadre de mes études, je réalise une recherche s’intéressant au bien-être au travail des ambulanciers/ambulancières. On parle beaucoup des médecins, des infirmières/infirmiers, mais plus rarement des ambulanciers/ambulancières, et dans la Recherche aussi. J’ai donc décidé de m’intéresser à votre profession, car vous aussi, vous êtes des acteurs du soin. Et pour avoir fait un stage à JUSSIEU, j’ai bien pu m’en rendre compte ! 😉

Une étude sur les ambulanciers

Afin de mener mon étude, j’aurai besoin que des ambulanciers et ambulancières (diplômés d’Etat et auxiliaires), amenés à réaliser des missions de secours (et non des missions de taxi), répondent à un questionnaire en ligne strictement ANONYME.

Avant de vous poster le lien du questionnaire complet, j’ai besoin que vous répondiez d’abord pour l’instant à une petite partie de ce questionnaire seulement : il n’y a qu’une dizaine de questions (et c’est toujours ANONYME)

Il y aura donc un 2e post ultérieurement avec le questionnaire dans son ensemble cette fois.

Voici le lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfNXwgD_OMVGNr5uiQ98TRoGF-6hBHYgyFsOaYfhdzLUjl4cw/viewform?usp=sf_link

SVP, j’ai besoin de vous : d’une part pour faire avancer la Recherche et combler le manque de connaissances qu’il y a sur votre profession par rapport à d’autres relevant du secteur du soin : afin que l’on puisse en savoir davantage sur des éléments jouant sur votre bien-être au travail.

Mais aussi pour faire une bonne action : atteinte du Trouble du Déficit de l’Attention, mes études ont été un véritable parcours du combattant, avec de nombreuses difficultés. Enfin arrivée à la fin de mon cursus, sans vous je ne pourrais pas mener ma Recherche, hors c’est la dernière condition pour valider mes études... En accordant un peu de votre temps à mon étude, vous m’offrez la possibilité de présenter une Recherche intéressante, me permettant également d’avoir mon diplôme, et d’exercer ensuite enfin en tant que psychologue !

Je vous serais donc extrêmement reconnaissante de bien vouloir participer à mon étude. ☺

Je suis joignable bien sûr si vous souhaitez en discuter, donc n’hésitez pas !

Bien à vous,

Maëla

06.84.50.67.48

bien être - au travail - ambulancier le site de référence
Ségur de la santé : l’AFASH revendique sa participation

Ségur de la santé : l’AFASH revendique sa participation

Le ministère des Solidarités et de la Santé s’est engagé à réformer le statut de l’ambulancier hospitalier à partir de septembre : l’AFASH revendique sa participation !

raison de ne pas choisir la profession profession d'ambulancier

Représentation des ambulanciers SMUR

Non invitée au Ségur de la santé – l’AFASH qui est la seule association à représenter les ambulanciers SMUR et hospitaliers en France – avait été incitée par le ministère des Solidarités et de la Santé à remettre une contribution écrite qui devait être instruite par le comité Ségur pour alimenter les travaux menés. Chacun pouvait douter du process proposé mais force est de constater que les transformations attendues par les ambulanciers de la fonction publique hospitalière ont bien été intégrées aux négociations.

L’AFASH attend cependant la rentrée parlementaire et revendique sa participation à « l’ouverture du chantier sur l’évolution des métiers des ambulanciers », ainsi qu’il l’est prévu dans le protocole d’accord du Ségur de la santé signé. Le protocole signé prévoit l’ « ouverture du chantier sur l’évolution des métiers des ambulanciers » et un syndicat, dans un communiqué du 9 juillet écrit : « début de la réingénierie des conducteurs ambulanciers dès septembre 2020 dans l’objectif du passage en catégorie B, N.E.S. »

En apportant ses propositions au comité Ségur (cf notre communiqué daté du mois de juin) sous la forme d’une contribution écrite, l’AFASH et les ambulanciers hospitaliers – soutenue désormais par ailleurs par cent-dix-sept parlementaires qui se sont engagés par écrit à défendre le projet de réforme du statut des ambulanciers hospitaliers – a joué son rôle dans le cadre de ce Ségur de la santé.

Néanmoins, aucune précision n’est à noter au sujet des transformations envisagées ou prises en compte par le ministère… Seul un post Facebook de ce dernier, à l’occasion de la journée nationale des ambulanciers le 8 juillet dernier, cite les ambulanciers comme des soignants, les laissant à penser qu’ils devraient enfin être reconnus à leur juste valeur.

Evolution du métier d’ambulancier

Dans le protocole d’accord du Ségur de la santé signé par les syndicats, il est possible de lire qu’un chantier sur l’évolution des métiers des ambulanciers sera ouvert. « C’est une bonne nouvelle ! », explique Antoine Pereira, Président de l’AFASH « Mais nous sommes dans le doute quant aux évolutions envisagées. Collent-elles aux transformations que nous avons proposées ou pas ? Pourrons-nous participer à ce chantier ou pas ? Cela nous semble être indispensable… »

Des doutes subsistent : l’ensemble des transformations attendues par les ambulanciers de la fonction publique hospitalière sont-elles comprises dans le mot « évolution » employé par le projet du comité Ségur ? Si les ambulanciers hospitaliers appartiennent aux effectifs des hôpitaux non médicaux, ils bénéficieront d’une augmentation de salaire à la hauteur de 183 net euros par mois, ainsi que les conclusions du Ségur de la santé l’ont annoncé.

Cependant, rappelons que les ambulanciers, ainsi que les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture sont considérés – dans le même chapitre – comme des professionnels de santé par le code de la santé publique. Le passage du corps des ambulanciers en catégorie B, en tant que revalorisation, ainsi que les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture l’ont obtenu (ce passage aura lieu au cours du premier trimestre 2021), sera-t-il similaire pour le corps des ambulanciers ?

A savoir, les ambulanciers seront-ils intégrés à la filière paramédicale et à la catégorie active ? Par ailleurs, leur volonté d’obtenir une nouvelle dénomination de leur corps de métier, de « conducteur ambulancier » à « ambulancier » sera-t-elle prise en compte ? Ensuite, les évolutions tiendront-elles compte de la volonté de l’AFASH de voire réformer la formation d’adaptation à l’emploi (FAE) pour les affectations en SMUR.

Respecter la composition de l’équipe SMUR

Enfin, le gouvernement s’engagera-t-il à ce que le code de la santé publique qui définit la composition de l’équipe d’intervention du SMUR soit respecté par les hôpitaux, à savoir : un médecin, un infirmier et un ambulancier. Car ces dernières années, faute de budgets et d’effectifs, certains établissements ont remplacé les ambulanciers par d’autres personnels.

Pour Antoine Pereira, Président de l’AFASH « La volonté du gouvernement de réformer notre statut est actée. C’est heureux après tant de batailles ! » Il ajoute : « Des dispositions législatives et règlementaires ont bien été prises depuis 2006 mais c’est la première fois que notre revendication première, à savoir que l’ambulancier hospitalier soit reconnu comme un soignant travaillant au contact des patients est comprise et intégrée à des négociations.

Notre association, soutenue par des syndicats et un très grand nombre de parlementaires souhaite désormais être certaine de pouvoir participer au chantier annoncé pour témoigner de la réalité de la mission d’ambulancier hospitalier sur le terrain et envisager toutes les conséquences de la réforme. »

L’AFASH est satisfaite de la prise de conscience du ministère des Solidarités et de la Santé de faire évoluer le statut des ambulanciers hospitaliers mais l’inquiétude règne au sein de l’association et de la profession, quant à une absence possible de sa participation au chantier annoncé pour septembre dans l’objectif de réformer le statut de l’ambulancier hospitalier et ses conséquences.

A propos de l’AFASH

A propos de l’AFASH L’AFASH est l’Association Française des Ambulanciers SMUR et Hospitaliers. Elle est née de la fusion, en 2006, de deux associations : l’A.N.A.H.S. et l’U.N.A.H. France. Elle compte actuellement 700 adhérents répartis sur tout le territoire. Elle fédère l’ensemble de la corporation ambulancière de la fonction publique, afin de faire reconnaitre son activité à la hauteur de ses missions, ainsi que les spécificités du métier d’ambulancier SMUR.

Ses objectifs principaux sont d’obtenir la juste reconnaissance de la profession d’ambulancier au sein de la fonction publique, l’amélioration de ses conditions de travail et l’évolution de la certification pour l’exercice de la profession en SMUR. Chaque année l’AFASH organise dans une ville différente les JEF (journées d’étude et de formation). www.afash.fr

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Un Nounours Un Sourire

Un Nounours Un Sourire

Bonjour à tous et à toutes. Je voulais aujourd’hui vous relayer une initiative juste formidable. Une initiative d’une association qui je trouve a un but adorable pour tous ces enfants que l’on emmène. Et oui l’ambulancier transporte des patients de tout âge. Les enfants font partie de notre patientèle bien que je suis le premier à m’en attrister. Mais c’est notre job. Et pour ces enfants une association Un nounours Un sourire nous a contacté.

Un nounours un sourire

L’association Un nounours un sourire met à la disposition des services de secours des peluches. Des nounours triés et lavés (Covid-19), emballées individuellement. Et  ces nounours c’est pour les mettre dans vos ambulances ! Pour que tous ces enfants que l’on emmène puisse se rassurer avec ce doudou tout doux. Cette petite touche de douceur dans la cellule de l’ambulance.

Alors à vos marques prêt ?

Plus de 300 nounours sont prêt à partir et rejoindre leurs ambulances ! Un geste splendide proposé par Olivier GUYOT, le président de l’association Un nounours Un sourire. Cette fantastique association au but original et touchant vous pouvez les soutenir et les aider en likant la page Facebook Un Nounours Un sourire !

Alors à vous de jouer les ambulanciers, commandez dès à présent votre nounours pour l’installer dans l’ambulance. Il attendra sagement ses petits patients ! Et puis surtout : envoyez nous des photos de vos nounours et de vos ambulances ! Un pti peu de douceur dans ce monde brutal 😉 Et n’hésitez pas à envoyer aussi vos photos à l’association !

Merci à L’association « Un nounours Un sourire ! »

Journée nationale des ambulanciers le récap’

Journée nationale des ambulanciers le récap’

Une journée haute en couleurs

La seconde journée nationale des ambulanciers s’est terminé hier. Un événement qui était jusque là inexistant et qui méritait de voir le jour. En effet l’ambulancier est un acteur incontournable de la profession médicale et para-médicale. on peut le dire et l’assumer. Il est un maillon indispensable de la chaîne de soins et de secours. Véritable acteur de l’humain, lien social, spécialiste de l’urgence pré hospitalière et des gestes de premiers soins apportés aux patient. On pourra conspuer cette profession mais jamais éteindre la passion qui anime ces professionnels au quotidien. Des professionnels de santé qui agissent pour le bénéfice des patients et de la population.

Rendons hommage à son créateur

Un événement qui je le rappelle est née à l’initiative de l’un de nos rédacteur, Bastien, qui pour ceux qui ne le connaissent pas est notre reporter à l’international 😀 ! Entre les voyages en Hongrie chez Profile et au coeur du système de soins Hongrois, en passant par le Chicago Fire Département, voir Nashville il nous emmène régulièrement voyager. Cette journée est donc le second épisode qu’il organise et je pense qu’il est bon ton de rendre à Bast.. pardon à César ce qui appartient à César. Voyez par là non pas la revendication d’un brevet mais bien de rendre hommage à un travail de longue haleine, des heures de travail accumulées.

Ambulancier : un combat de la reconnaissance et de la connaissance

Comme vous le constatez au quotidien : ce site web, cette journée des ambulanciers et bien d’autres initiatives sont des démarches où des ambulanciers s’investissent, se démènent pour l’ensemble de la profession : apprendre, transmettre, informer. Je citerais en vrac : Nico, Jean François, Kévin, Bastien, Alexandre, Miguel, Jean Paul, ma pomme, Ben, Mary Joyce, Luc, Christophe, Jean et tous les autres. La liste est longue. Réseaux sociaux pour la discussion, site web pour les articles de fond, les supports sont variés et le combat pas toujours simple.

Ce métier on l’aime, on le défend, on le soutient malgré les déboires et les difficultés, les conditions de travail. A ceux quien minorité, fustigeront un tel évennement sachez que l’importance est avant tout de montrer notre existence, sensibiliser le public à notre métier. Ainsi de cette façon peut être que la profession sera entendue, écoutée et ainsi démontrer que nous avons besoin d’évoluer.

jna carte L' Ambulancier : le site de référence Journée nationale des ambulanciers le récap'

Une journée haute en couleur et en surprises

La journée a été rythmée par de nombreuses surprises tout au long de cette journée. Entre les partenaires de la journée comme l’AFASH, Nomadeec, Turbulances, mais aussi Jusssieu Secours ou encore Carius qui ont soutenu cet événement avec vigueur et nonne humeur. de très nombreux relais ont été vu, lu et nous espérons que cela permettra de mettre en avant une profession aussi méconnue que celle d’ambulancier.

Nous avons eu même la surprise de voir des acteurs peu habituels comme le Minsitère de la santé ou le Ministère de l’intérieur. Des tweets encourageant et qui soulignent l’importance du travail d’équipe. La chaine de soins et de secours c’est avant tout un ensemble de maillons solides.

Des vidéos du monde entier

Une journée rythmée par la publication de nombreuses vidéos que nous vous dévoilons ici :

Merci pour votre soutien

Nous remercions chaque acteur, chaque personne, chaque organisation. Même si nous ne pouvons tous vous citer : MERCI ! Pour votre implication, pour votre bonne humeur, vos partages et votre adhésion à cet événement certes virtuel mais important pour faire connaitre le métier et tous ces professionnels du transport sanitaire, du soins et de secours d’urgence.

Et une petite touche de fin pour finir cette journée

Merci à tous pour votre soutien !

On vous dit tous merci !

Paramedic au Québec, oui mais que faire après la formation ?

Paramedic au Québec, oui mais que faire après la formation ?

Le Québec, votre formation de Paramédic en Poche

Bonjour tout le monde ! Me revoici pour un article concernant les débouchés avec la formation du DEC en soins pré hospitaliers d’urgence, traitée dans les articles précédent. Que faire avec votre formation de Paramédic au Québec ?. Vous avez votre DEC en soins préhospitaliers d’urgence (SPU) en poche, vous avez réussi votre PNIC (programme national d’intégration clinique) et êtes donc enregistré au registre national de la main d’oeuvre, qui vous fourni votre matricule (format X0000), quoi faire avec tout ça ?

Différents types d’employeurs

Il faut savoir que le Québec compte 3 types de compagnies ambulancières qui recrutent desparamedic : les coopératives, les compagnies privées et la corporation publique d’Urgence-Santé.

Les coopératives appartiennent à leurs membres, ce sont des compagnies qui ne cherchent pas à faire du profit et réinvestissent leurs bénéfices dans l’entreprise, en matériel ou en ressources humaines généralement. Il y en a plusieurs au Québec qui, en général, regroupent plusieurs points de service, c’est à dire plusieurs casernes dans lesquelles vous pouvez être amené à naviguer avant d’obtenir un poste permanent dans une caserne donnée.

Les compagnies privées, ou plutôt « para-publiques » sont des entreprises en gestion privée, avec un conseil d’administration, qui a donc pour but de faire des bénéfices pour les reverser aux dirigeants de l’entreprise ou à des actionnaires. Qu’on se rassure on ne parle pas d’entreprises similaires à celles trouvées en France : le dirigeant d’une entreprise privée a des obligations en terme de véhicule, de matériel, de formation, auxquelles il ne peut déroger.

Enfin la corporation d’urgence-Santé a un statut particulier puisque son statut est public et dépend donc directement du ministère de la santé et des services sociaux. Les paramedics qui y travaillent ont un statut de fonctionnaire et ont en charge le territoire de Montréal et Laval.

Toutes ces compagnies, quel que soit le statut, reçoivent des subventions publiques afin de maintenir un service de secours permanent auprès de la population.

Il va de soi que la majeure partie de ces compagnies recrutent, si on parle d’urgence-Santé c’est environ 650 paramedics recherchés sur 3 ans, ou DESSERCOM une trentaine de paramedics selon les secteurs. Presque toutes les compagnies ont des sites internet sur lesquels il est possible de déposer des candidatures spontanées une fois la formation en poche.

Des équipes spécialisées

Chez certains employeurs, il existe des équipes spécialisées en fonction de certains besoins spécifiques, on notera par exemple ces dernières :

  • Équipe aéroport
  • Événements exceptionnels (manifestations…)
  • Équipe médicale tactique (accompagne la police)
  • Équipe de formation
  • Etc…

Vous avez également la possibilité de devenir pair aidant pour venir en assistance aux collègues nécessitant une prise en charge psychologique suite à une intervention.

Vous pouvez également prétendre à devenir superviseur au bout de quelques années d’expérience. Le superviseur a la tâche d’organiser l’horaire sur une période de temps donnée (remplacements et autres), de palier à un problème technique (véhicule en panne par exemple), de recueillir les plaintes éventuelles ou les observations d’une équipe ou d’une personne extérieure, il a également un rôle opérationnel (rôle de chef trieur sur les situations à victimes multiples par exemple) ou de soutien, comme sur un arrêt cardiaque.

Naturellement, des employeurs plus « exotiques » recrutent également des paramedics : mines, plate-forme offshores, associations humanitaires, organisations internationales, etc…

J’espère que ces explications ont pu vous éclairer sur les différents lieux possibles d’exercice, et comme d’habitude je vous reviens prochainement avec un nouvel article !

L’ambulancier de demain, quelques pistes de réflexion

L’ambulancier de demain, quelques pistes de réflexion

Présentation, Miguel, ambulancier diplômé d’état

Je suis Miguel Martinez Allainguillaume 40 ans, successivement Ambulancier PSC1 puis Ambulancier diplômé d’état dans le secteur privé en région PACA depuis 13 ans. Un métier de coeur, une passion viscérale qui m’habite depuis toujours. Le maintien de la vie et la santé des autres est l’essence même de ma profession.

Au quotidien j’accompagne, secours, aide, protège, rassure, soigne mon prochain. Une passion qui m’anime chaque jour qui nécessite empathie et savoir faire, faisant fi de toutes les difficultés que l’ambulancier affronte. 13 ans d’une évolution personnelle douce mais certaine. La santé du patient que l’on me confie n’est plus négociable à toute sorte de pression d’être toujours plus rapide et rentable, où l’économie fait manquer le matériel, où l’incompétence de l’ambulancier s’ajoute au danger.

Je me heurte depuis des années à des collègues de travail et des employeurs qui connaissent mal les tâches qu’un ambulancier peut et doit accomplir. Un langage approximatif, des gestes approximatifs, une apparence approximative devient un métier approximatif. Je m’aperçois que deux types d’ambulanciers se dessinent, ceux qui ne cherchent pas l’évolution personnelle au quotidien et ceux qui cherchent à inventer l’évolution. Nous travaillons dans l’ombre, l’ambulancier est un métier mal connu.

 On s’accorde tous à penser que la corporation doit être mieux reconnue. Pourtant la logique voudrait que si on n’entame pas une évolution personnelle rien ne pourra changer.

L’ambulancier et le coronavirus

Depuis ce mois de mars 2020 tout est chamboulé, le Coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la COVID-19 fait son entrée en scène. Les écoles et commerces sont fermés, le pays est gelé et notre utilité va de pair avec notre désillusion. Alors qu’une partie du monde se voit confinée, nous ambulanciers de France nous devons continuer à travailler jour et nuit, tel est notre travail de secourir et préserver la vie. Le soldats de l’ombre passent dans la lumière sans que nous y soyons préparés.

Alors que le président de la république remercie personnellement les ambulanciers dans ses allocutions, les médias et la population s’intéressent soudainement à notre métier. La France découvre notre utilité et notre place face à cette crise, comme si le métier venait d’être inventé, alors que je fais toujours le même travail. Des tas de reportages sortent avec des erreurs grossières mais pour le moins on parle de nous.

Bien que je connaisse parfaitement l’opinion publique du métier d’ambulancier, je suis à la fois fier d’être d’utilité publique et à la fois honteux d’être rejeté des pouvoirs publics. Je suis un ambulancier de France un véritable professionnel de santé formé pour la prise en soin de victimes contagieuses, mais moi aussi j’ai besoin d’être protégé et rassuré. Les ambulanciers sont oubliés, peu de consigne, pas de ravitaillement de matériel, l’activité diminue, des ambulanciers partout en France se retrouvent au chômage partiel.

Dans mon entreprise j’ai la chance de continuer à travailler même si le travail et le matériel nous manquent mais on se débrouille comme on peut sans l’aide de l’état. Notre activité est réduite aux patients qui ont des soins vitaux comme les dialyses, chimiothérapies et radiothérapies, sorties d’hospitalisation et bien entendu les urgences régulées par les médecins généralistes ou le SAMU. Plus le patient est immunodéprimé et fragile plus il a besoin de soins d’asepsie de qualité. Je dois m’adapter avec le matériel de protection qui diminue à vue d’oeil.

Prise de température, pose de masques chirurgicaux et lavage des mains de tout patient qui monte dans un véhicule. Interruption des missions simultanées et placement du patient à l’arrière en VSL, création de KIT COVID, mise à disposition du SAMU. Les premières victimes du coronavirus arrivent… L’inquiétude bien plus que leurs souffrances se lit sur leurs visages.

Bien que les ambulanciers connaissent les EPI (équipements individuels de protection) ils sont impressionnants pour les victimes, les interventions sont émouvantes, rassurer devient ma mission première, le bilan clinique et les gestes d’urgences doivent être réalisés avec méticulosité, la concentration est intense pour ne faire aucune erreur d’asepsie.

covid 19 - ambulancier

Arrivé aux urgences il ne faut pas perdre sa concentration chaque geste est calculé. En même temps je découvre que l’ambulancier est le seul et l’unique de la liste de la santé publique des professionnels de santé à ne pas être reconnu officiellement (ambulanciers privés ou hospitaliers) comme “personnel soignant” !! Une aberration incompréhensible, comme si l’ambulancier ne prodiguait pas de soins !! …Acteur majeur de la chaîne de soins.

En premier lieu, le transport sanitaire lui-même découle d’une prescription médicale dans la suite d’un protocole de soin. ceci dit la définition même d’une ambulance est un SOIN, outre que l’ambulancier soit titulaire d’un diplôme d’état paramédical validé par le ministère de la santé, titulaire de l’AFGSU pour les SOINS d’urgences, inscrit comme auxiliaire médical dans la liste des professionnels de santé, qu’il participe à la médicalisation, qu’il prodigue la surveillance médicale, l’oxygénothérapie, l’aspiration des muqueuses, l’accouchement, le conditionnement et manutention médico-technique des patients ou victimes, la prise de constantes dans une ambulance dédiée et équipée pour les SOINS d’urgence.

Conduire est l’élément indispensable de notre mission, mais c’est tout à fait secondaire à notre travail à tel point que d’ailleurs même dans le référentiel officiel et obligatoire du DEA ou de l’AA, la conduite y est inexistante.

Cette erreur et le manque de reconnaissance nous coûte cher durant cette crise sanitaire tout ce qui est accordé aux soignants nous passe sous le nez, pas de masque, pas de prime, pas de reconnaissance en maladie professionnelle, pas d’offre carburant du groupe Total, rejeté aux portes des officines, rejeté aux portes des écoles, il n’y a pas de place pour l’ambulancier. Un sentiment d’humiliation m’envahit. Impossible de comprendre comment un professionnel de l’urgence pré-hospitalière, professionnel de la prise en soin de toutes pathologies contagieuses peut en ce temps de crise sanitaire sans précédent se retrouver au chômage partiel ?

Alors que suite au plan blanc annoncé par l’état tous les autres professionnels de santé sont appelés à travailler. Un vrai sentiment d’inutilité. Pourquoi les ambulanciers ne sont pas dans les plans NRBC ou ORSAN de la France ? Des reportages, des témoignages, des associations ambulancières rabâchent toutes ces difficultés, je me sens privilégié, alors que nous on se débrouille à obtenir des dons de matériel, je travaille toujours, j’aime mon métier peut-être encore plus maintenant ou le regard de certain change. La corporation ambulancière entame son virage peut-être le plus important.

L’ambulancier de demain

Au moment où la crise sera derrière nous que sera l’évolution de la corporation ambulancière ? Serons-nous reconnus par l’état et par la population au côté des autres soignants? Tout le problème se pose et des problèmes qui ne datent pas de cette crise qui n’a servi qu’à mettre à jour ce qu’on avait laissé derrière nous, laissant d’autres problèmes nous submerger.

Sous la double tutelle du ministère des transports et de la santé, les ambulanciers sont trop transporteurs pour le ministère de la santé et trop sanitaires pour le ministère des transports. L’ARS, la sécu et le SAMU nous prennent pour des transporteurs de sacs de pommes de terre. En même temps il faut se poser la question qui a véhiculé cette image ?

ambulancier-storm-troopers-lego

Il est temps que tous les ambulanciers de France se soulèvent et refondent le cœur de notre métier.

➔ Saisir le conseil d’état pour la création d’ un ordre professionnel national d’ambulancier qui s’impose pour une régulation de l’accès à la profession, une représentation de la profession à l’égard des pouvoirs publics, une promotion de la profession à travers les médias et les écoles et sa fonction juridictionnelle entre autre.

➔ Avoir un badge ou une carte professionnelle généralisée délivré par le ministère de la santé.

➔ Veiller à être inscrit correctement lors de la deuxième phase au RPPS (Répertoire partagé des professionnels de santé)

➔ Être enregistré au répertoire ADELI et avoir un numéro comme tous les autres professionnels de santé.

➔ Basculer l’ambulancier hospitalier de la liste de l’hôpital public des métiers administratifs logistique et technique dans la catégorie des métiers soignants.

➔ Demander la tutelle complète et unique du ministère de la santé, qui engendrera un changement de convention et la refonte de notre accord cadre. Pour ce, il faudra des syndicats existants ou nouveaux fédérateurs défendant ses idées.

➔ Créer un diplôme d’état pour l’Auxiliaire ambulancier. Qu’il soit inscrit comme professionnel de santé lui aussi.

➔ Renforcer le diplôme d’état, pourquoi pas intégrer les 4 modules de l’ambulancier SMUR pour que tous les ADE soient mieux initiés à la médicalisation.

➔ Remaniement du langage professionnel afin d’adapter et supprimer tout ce qui est attrait au transport incluant la notion de santé :

  • transporteur sanitaire = ambulancier
  • prise en charge = prise en soin
  • Ect…

➔ Passer les 60h de l’attestation de formation spécialisée aux gestes et soins d’urgence en situation sanitaire exceptionnelle et faire son recyclage annuel au moins pour les ADE et renforcer le recyclage de AFGSU2

➔ Demander au CESU ou autre centre, des formations complémentaires de spécialisations de type :

  • Aspiration endo-trachéale
  • Maîtrise du langage médical
  • Gestion de la violence et l’agressivité
  • Prise en soin pédiatrique, bariatrique, gériatrique…
  • Etc…

➔ Comme le précise l’article R6312-11 du CSP l’agrément sanitaire est délivré pour l’accomplissement des transports en premier et dans tous les cas pour le SAMU, ceci dit chaque entreprise d’ambulance doit s’équiper d’au moins une ASSU pour assurer la médicalisation et les soins d’urgence.

➔ Créer un référentiel national officiel des gestes médicotechniques ambulanciers validé par le SAMU.

➔ Poursuivre à améliorer la réponse ambulancière à l’urgence pré-hospitalière avec une amélioration de nos conventions nationales:

  • Géolocalisation des ambulances par le SAMU
  • ECG et bilan connecté
  • Télémédecine
  • Ect…

En conclusion

Je pense que l’ascension de la grande corporation ambulancière de France a encore un long chemin à parcourir. Sans doute que nous allons devoir en passer par une véritable prise de conscience des ambulanciers eux même à se sentir des soignants. C’est en se considérant et se comportant comme soignant que l’on devient soignant. On devra en passer aussi par un investissement des entreprises ambulancières de nouvelles négociations avec le SAMU, la sécurité sociale et les établissements de santé devront avoir lieu pour recentrer notre métier au cœur de la santé de tous les français.

Comment est formé un Paramedic au Québec ?

Comment est formé un Paramedic au Québec ?

Introduction au système du Paramedic du Québec

Tout d’abord commençons par le début, il existe trois niveaux de soins au Canada et deux au Québec. Les paramedics de soins primaires et les paramedics de soins avancés, la troisième catégorie étant les paramedics de soins critiques. Le paramedic de soins primaire est le premier échelon de la réponse pré-hospitalière québécoise et c’est par cette voie que tout paramedic commence. Tout comme je le fais actuellement. Il faut avoir en tête qu’à la sortie du secondaire (l’équivalent du collège et du lycée combinés pour nous français), le québécois a devant lui une étape supplémentaire avant d’accéder à l’université : le CEGEP (Collège d’Enseignement Général et Professionnel).

Qu’est-ce que le CEGEP ?

Le CEGEP est une institution qui n’existe qu’au Québec et qui se divise en deux voies : la voie pré-universitaire avec des programmes tels que sciences humaines, sciences de la nature, arts lettres et communication, danse et arts visuels, histoire ; et la voie technique comme technique en soins pré-hospitaliers d’urgence, technique policière, technique en soins infirmiers, technique en comptabilité et gestion, technique en analyses biomédicales…

Naturellement la formation qui nous intéresse ici est la technique en soins pré-hospitalier d’urgence qui permet d’accéder au métier de Technicien Ambulancier Paramedic (dénomination officielle).

Le diplôme dont il s’agit ici est un DEC (Diplôme d’Etudes Collégiales) qui dure trois années. Chaque année étant divisée en deux sessions d’environ quatre mois : une session d’août à décembre et une autre de janvier à mai, soit six sessions en tout. Il y a une multitude de CEGEP au Québec, certains acceptent les étudiants internationaux et d’autres non, certains exigent des tests à l’entrée et d’autres non, certains sont petits, moyens, grands, énormes. Bref vous l’aurez compris chaque CEGEP est différent et a ses exigences, il n’y en a pas de « meilleur qu’un autre »…

Les cours ont l’air de quoi ?

Dans un DEC technique on trouve des cours techniques comme la réanimation, le déplacement sécuritaire, l’intervention en situations médicales, intervention en situations traumatiques, problèmes de comportement, situations particulières, l’approche pré-hospitalière du patient version médicale et version traumatique, l’introduction à la profession, la pharmacologie, l’éthique, …

Tous ces cours techniques sont enseignés par des professeurs qui sont eux-mêmes des techniciens ambulanciers paramedics, ce qui permet de pouvoir bénéficier d’une expertise terrain appréciable.

Certains cours ont plusieurs niveaux, comme la réanimation qui a trois niveaux différents correspondant à trois niveaux de prise en charge. En réa I on pratique la réanimation de base avec défibrillateur et massage tel un citoyen lambda, réa II on intube, on ventile au BIPAP, on se sert d’un MDSA (Moniteur Défibrillateur Semi-Automatique), on commence à se déplacer avec le patient tout en manœuvrant.

En réa III enfin on continue tout ceci mais en rajoutant des médicaments à administrer et avec des situations particulières, la réanimation chez une femme enceinte, un enfant obstrué en arrêt, un brancardage sur planche avec manœuvres de réanimation et matériel sur le dos…

Plusieurs cours sont à double seuil. C’est à dire qu’on ne peut réussir le cours si l’on n’a pas réussi à la fois la pratique et la théorie. Il y a pour chaque cours au moins un examen de mi-session, et un examen de fin de session..

Au-delà des cours techniques, nous suivons également des cours généraux ! Bonjour français, anglais, philosophie, conditionnement physique, sociologie, psychologie, biologie, microbiologie, cours complémentaire (de notre choix dans une liste donnée)… Les cours généraux sont également à niveaux, et comme tous les cours il peut y avoir des pré-requis (par exemple tu ne peux pas suivre réa II si tu n’as pas réussi réa I, etc…).

A l’issue du cours de français III, un examen provincial (qui concerne tout le Québec) a lieu et permet d’évaluer les étudiants sur leur capacité à maîtriser le français grâce à une dissertation critique (ne vous inquiétez pas ça s’apprend très bien).

La notation ?

Les notes au Québec sont exprimées en pourcentage. La moyenne se situant à 60%. Si vous avez 50% à la mi-session et 70% à la fin de session, good job vous passez, selon la pondération naturellement (le poids de chaque évaluation). Si votre note finale est inférieure à 60% vous « coulez », et contrairement à la France on ne redouble par au Québec, on « reprend » le cours à la prochaine session où il se donne, avec le risque d’alourdir notre emploi du temps ou de carrément rallonger sa formation…

Les bourses ?

Il existe des bourses au sein de la formation mais qui ne sont pas, comme dans d’autres pays, liées à vos revenus. En effet, les bourses sont ici au mérite ! Il existe par exemple des bourses d’excellence pour chaque année de chaque programme, des bourses si vous avez une limitation fonctionnelle (un handicap par exemple),  une si vous êtes une fille dans un métier traditionnellement masculin ou si vous étudiez en même temps que vous vous occupez d’une famille etc. 

Certaines bourses sont automatiques. C’est à dire que vous n’avez rien à faire pour l’obtenir comme les bourses d’excellence qui se basent sur les meilleurs résultats, d’autres nécessitent que vous candidatiez pour vous vendre un peu et une sélection est faite parmi les candidatures reçues.

Le coût de la formation paramedic au Québec?

Bonne nouvelle pour les frenchies ! La France a des accords avec le Québec qui permet que les français payent les mêmes droits de scolarité qu’un québécois ! Alors naturellement le coût d’une session dépend de chaque CEGEP mais dans le mien (Val d’Or) la session coûte autour de 170$CA (1$CA=0.65e à l’heure où j’écris ces lignes), donc à vos calculatrices messieurs dames…

Il faudra payer de votre poche les livres, plus ou moins chers (merci la biologie…), l’uniforme (environ 130$ vous serez équipés avec un pantalon, un polo, des rangers, un ceinturon, et votre matériel stéthoscope, lumière pour reflex pupillaires, pocket-mask, gants etc…), et votre repas (il y a toujours normalement des cafétérias ou des « bistrots étudiants » dans les CEGEP…).

Les stages ?

La formation en soin pré-hospitalier est donc, vous l’avez compris, un DEC de trois années, durant laquelle vous aurez lors de la première session un premier stage à faire en tant qu’observateur ;  sur un quart de travail avec une équipe de paramedics. Durant ce stage, qui porte bien son nom (stage d’observation) vous…observerez les paramedics travailler afin de vous assurer qu’il s’agit là du métier pour lequel vous êtes faits (j’espère néanmoins que vous vous poserez la question bien avant).

Par la suite, vous aurez le loisir d’effectuer autant de stages que vous le souhaitez auprès des compagnies qui vous intéressent, après l’accord du superviseur de la dite compagnie et celui de votre coordinateur SPU (votre programme). En 3ème année, un stage de 300h vous placera aux commandes des interventions et vous aurez la place du « leader » et commanderez donc, dans la joie et la bonne humeur, une équipe de paramedics qui vous épauleront dans vos décisions et débrieferont avec vous des points forts et des points faibles de votre jugement clinique.

Et après ?

Après ces trois années de folie, vous devrez réussir le PNIC (Programme National d’Intégration Clinique), qui est justement en train d’être assoupli vigoureusement. Le PNIC c’est l’examen provincial qui va vous donner le droit d’exercer votre métier de technicien ambulancier paramedic et permettra votre inscription au Registre de la Main d’Oeuvre (qui prouve votre statut).

Le PNIC a un volet théorique, qui se déroule dans les CEGEP, et un volet pratique, qui pour l’instant consiste en plusieurs ateliers visant à démontrer que vous maîtrisez un geste donné. Ces informations sont néanmoins susceptibles d’évoluer puisque plusieurs réformes viennent toucher cet examen.

Une fois le PNIC en poche welcome dans le monde merveilleux des Paramedics ! Les compagnies se battront corps et âmes pour vous recruter et vous offriront monts et merveilles (et c’est à peine exagéré…), avec un salaire selon la convention collective qui vient de se terminer fin mars (et qui donc va être renégociée à la hausse) de 23.63$/H (15.51e/H soit environ 3780.8$CA/mois pour 40H/semaine soit 2482.65e/mois en début de carrière). Pour info le top échelon donne un peu plus de 4000e mensuel…

Comment est le marché de l’emploi ?

Vigoureux ! Les compagnies ambulancières recrutent pour la vaste majorité, avec par exemple pour Urgence-santé (la corporation publique qui gère Montréal et Laval) environ 650 paramedics recherchés en 3 ans ou chez DESSERCOM (plutôt situé dans l’ouest du Québec) une trentaine de recrutement en attente de candidats…

Le marché de l’emploi est inversé par rapport à la France. Il y a bien plus d’offres que de demandes, ce qui explique le nombre d’incitatifs offerts aux étudiants paramedics pour aller dans telle ou telle compagnie… Au hasard des offres on vous proposera de prendre en charge votre abonnement à la salle de sport, de financer votre déménagement dans une autre région, de carrément vous fournir un logement gratuitement ou de vous donner un gros chèque à la fin de votre probation.

Je suis conscient que ces informations sont très condensées et il se peut qu’il y ai des spécificités locales qui diffèrent dans certains détails émis ici. Je vous reviendrai bientôt dans un second article sur les procédures pour passer à travers l’immigration et obtenir un dossier solide ! Suivre une formation de Paramedic au Québec implique un véritable choix réfléchi.

L’auteur

Alexandre, 29 ans, ex ambulancier français maintenant étudiant paramedic en 3ème année au Québec. Je contribue régulièrement à informer les ambulanciers de France pour les encourager à sauter le pas, et à venir se former ici où le recrutement est constant et la pénurie de paramedics palpable

Ambulancier, le covid avant, pendant et après

Ambulancier, le covid avant, pendant et après

COVID… Deux syllabes qui font froid dans le dos. Un virus qui aura complètement chamboulé nos vies personnelles et professionnelles. Personne n’aurait pu imaginer un seul instant qu’un virus microscopique puisse remettre en question tant de choses;  jusqu’à la vie elle-même sur notre planète. En ces temps difficiles l’expression « la vie ne tient qu’à un fil » prend tout son sens.

Globalement la paranoïa (ou l’hyper vigilance) est de mise. La moindre petite courbature ressentie, fatigue ou petite céphalée se transforme rapidement en peur d’avoir contracté le virus. Les premières questions de nos bilans sont devenues « avez-vous de la fièvre ? », « Avez-vous de la toux ? » et tant pis si à la base on venait pour une chute à domicile. Jamais nous n’aurions cru devoir nous habiller une Prise en Charge sur deux en véritable cosmonaute (ou en peintre suivant votre point de vue). On se fait des nœuds au cerveau au moment du déshabillage comme si nous étions en train de désamorcer une bombe (les gants en premier ou en dernier ?!).

Le pays n’a pas été touché de la même manière dans toutes les régions. Même si la « vague » n’a pas éclaboussé tout le monde de la même manière, nous sommes tous d’accord pour dire qu’il y aura un avant et un après le COVID19. Notre manière de travailler, d’aborder les patients, de se côtoyer entres collègues, tout à changé ! Le seul point positif à tout ça (il faut bien en chercher, restons positif) c’est que le grand public et nos politiques se sont rendus compte que les ambulanciers faisaient partie de la chaine des soins. La prise en charge d’un patient atteint du COVID 19 ne commence pas en réanimation mais bien lors de l’arrivée des ambulanciers à son domicile.

Cette crise aura demandé aux ambulanciers et aux sociétés une grande capacité d’adaptation, beaucoup de débrouillardise et de la solidarité. En quelques semaines les ambulances se sont remplies de visières de protection, de tenues intégrales et même pour certains de housses de protection sur les brancards. Le monde ambulancier est rempli de chose à améliorer c’est sûr, mais il est certain qu’il est aussi plein de ressources et de courage.

Afin de nous rendre compte de tous ces changements sur le terrain, nous sommes allés interroger des ambulanciers du public ou du privé, des chefs d’entreprises de petites et grosses entreprises afin d’avoir leurs ressentis sur ce que le coronavirus a changé dans l’exercice de leurs fonctions. Nous leurs avons posé la même question à tous.

« Qu’est ce qui a changé dans votre quotidien depuis le début de cette crise ? »

Mélina, ADE, Ambulances Sainte Adresse (76)

mélina ade ambulance sainte adresse

« Il a d’abord fallu trouver une organisation pour toute l’entreprise. Mon patron a donc décidé de faire un roulement pour le chômage partiel, chaque employé fait donc un roulement pour que le chômage partiel touche tout le monde à part égale. Notre activité a énormément diminué.

Nous sommes passés de 450 transports par jour en VSL contre à peine une cinquantaine et 100 transports en ambulance contre une trentaine à peine. Ils ne nous reste plus que nos patients dialysés avec lesquels nous devons être encore plus vigilant que d’habitude pour les protéger au mieux de cette crise sanitaire, quelques patients avec des rendez-vous maintenus et des retours d’hospitalisations.

Auparavant nos journées avoisinaient environ 10-12h d’amplitude par jour et maintenant nous sommes plus autour de 7-8h. Nous avons eu la chance d’avoir eu des dons par plusieurs personnes (création de visière par exemple), dons de masques, charlottes, surblouses, gants etc. Pour les prises en charges  tout à changé. Plus de serrage de mains, nos sourires cachés derrière un masque. Difficile à comprendre pour certains qui sont habitués à nos petits gestes réconfortants.

Pour les interventions à la demande du SAMU, les demandes de prise en charge plus urgente mais aussi plus longues. Il faut déjà prendre le temps de s’équiper correctement. Nos prises en charges habituelles étaient plutôt des chutes, malaises, tentatives de suicide, altérations d’état général. Même si toutes ces interventions sont toujours présentes,  il y a aussi des décompensations suite au COVID-19 qui s’avèrent vraiment grave.

Ma première intervention pour une suspicion de COVID-19 était chez un jeune homme de 25 ans qui présentait beaucoup de symptômes mais le plus grave étant sa désaturation en air ambiant soit 80% d’oxygène dans le sang  avec une remonté à 90% sous 15L d’oxygène. Des interventions comme celle-ci, prennent environ 1h30. Il faut prendre le temps avec le patient, le stabiliser au maximum avec l’équipe médicale mais aussi prendre du temps avec la famille. Notre travail ne s’arrête pas à prendre en charge le patient et le ramener à l’hôpital.

Ensuite il faut tout désinfecter : le matériel, l’ambulance… Et surtout prendre des précautions en enlevant nos protections. Notre travail habituel a diminué sur nos transports programmés mais a augmenté pour les interventions à la demande du Centre-15. Suite à ça, deux ambulances furent dédiées tous les jours de 8h à 20h spécialement pour les interventions du C-15 et uniquement pour les cas COVID-19. »

Jérôme, ADE, Jussieu Secours (59)

jerome ade jussieu secours L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, le covid avant, pendant et après

« Dans mon secteur, nous avons été vite mis à contribution contre le covid19. Je me souviens de ma première prise en charge : le stress la peur, l’inconnu. Puis les prises en charges s’enchaînent, on apprend à dominer la bête. Un jour une amie journaliste pour BFM TV m’a contacté pour un reportage tv. La joie enfin nous allions montrer notre quotidien. Puis après le reportage le coup de téléphone que tout le monde redoute, mon enfant, ma vie en suspicion de covid19.

La peur m’a envahi et je remercie mon binôme du jour pour son professionnalisme et son sang-froid. Au final ma fille s’est avérée négative. Depuis ce jour-là mon regard à changé. Je me croyais invincible, protégé mais la réalité m’a rattrapé. J’ai un autre regard sur tout cela.

Niveau matériel nous ne sommes pas à plaindre,  je m’occupe de la gestion stocks de mon entreprise et nous avons ce qu’il faut (masques, combinaisons, bâches pour la cellule). Notre régulation nous a toujours laissé le temps nécessaire pour nos prises en charges covid19. Ce qui me révolte c’est le regard des gens sur nous et plus particulièrement le gouvernement. Nous sommes soignants quand cela les arrange. J’espère que cela va vite finir et que nous pourrons retourner vaquer à nos vies d’avant. »

Sylvie, ADE, AMBULANCES de Haute Cornouaille (29)

sylvie ade ambulances

« Nous sommes de base à 35h avec heures supplémentaires payées, depuis le confinement nous faisons juste nos 35h souvent en 4 jours. Il y a certains en taxi et nous DEA. Nous faisons 2 équipages, un du matin (8h/14h) et un du soir (13h/20h). Concernant le matériel, la femme d’un collègue qui travaille en aggro nous a fourni les combi, charlottes, surchaussures. Et la femme d’un autre collègue qui est responsable d’une crèche nous a fourni des masques ffp2 qui lui restaient du H1N1. Les lunettes nous n’en avons que 6 que nous désinfectons après l’intervention afin de les réutiliser.

L’activité en taxi est très réduite du coup nous faisons de la dispo tous les jours et on est bien occupé. Les prises en charge sont très longues avec les protections, et après également, le temps de tout désinfecter comme il faut. Notre patron nous a mis beaucoup de matériel à disposition dans les ambulances afin de tout désinfecter sur place aux urgences, et de pouvoir repartir sans passer par le bureau. 

Gary, ADE, AMBULANCES Kerleau (22)

gary-ade ambulances

« Je suis ambulancier depuis 11 ans. Cette crise sanitaire est la pire période que j’ai vécu et que je continu à vivre. En effet, ce virus fait peur et a changé mon quotidien.

Désormais quand j’arrive au travail le matin, j’ai la boule au ventre car le matériel manque mais les personnes atteintes du COVID sont toujours bien présentes elles. Désormais la première chose que je fais en arrivant est de prendre le maximum de précautions, de prendre le matériel nécessaire afin de me protéger. Quand je dis matériel, il s’agit de ce que mon employeur a réussi à se procurer car selon le gouvernement nous ne sommes pas prioritaire….

Gant, sur blouse, combinaisons, lunettes de protection et masques.

Heureusement qu’il reste des  gens qui sont là pour nous, les associations, voisins etc.… afin de nous fournir le peu qu’ils ont.

De plus, l’activité a changé elle aussi. Dorénavant la prise en charge d’un patient COVID 19 n’est pas la même qu’un patient « classique » car elle prend beaucoup plus de temps. Les précautions pour se protéger, la désinfection et tout le reste est beaucoup plus long.

L’activité journalière a elle aussi changée, les consultations et tout ce qui est habituellement fait dans notre journée est chamboulé. Nous avons désormais 90% de notre journée des patients avec une suspicion de COVID 19. Étant donné le nombre d’ambulanciers de notre société, certains ont dû être mis au chômage partiel. Du jamais vu dans notre secteur d’activité. Tout cela laissera des marques mais je n’arrêterai jamais d’être ambulancier, plus qu’un métier une passion. »

François, ADE AMBULANCES José Lievin (62)

ade ambulances

« Alors ce qui a changé dès le début de la pandémie et du confinement dans ma société : Déjà baisse d’activité de 70 à 80 %, toute les consultations et opérations non urgentes ont été déprogrammées, toutes les hospitalisations à la journée aussi (rééducation, psychiatrie…).

Certains salariés ont dû solder leurs congés payés restant avant la mise en place du chômage partiel. Effectif roulant divisé par 2.

Ensuite ça a été la course aux protections (EPI, masques chirurgicaux et ffp2, gants, charlottes, désinfectants…) et la préparation des ambulances dédiées aux transports COVID : inventaire et protection du matériel etc.

Je me suis aussi tenu au courant des protocoles de prise en charge, très changeant suivant les régions et en perpétuelle évolution. Aujourd’hui c’est presque devenu la routine, habillage/déshabillage, désinfection etc… On essaie de rester vigilant et de continuer à travailler en toute sécurité. L’activité de l’entreprise reprend tout doucement, les urgences « classiques » aussi, après plusieurs semaines de calme. » 

Alexandra & Florent, Gérants chez AMBULANCES SAINT CHRISTOPHE (08)

ambuances saint christophe L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, le covid avant, pendant et après

« Depuis le début de cette pandémie notre quotidien est totalement changé, bouleversé. Dès le confinement lancé il nous a fallu littéralement improviser une autre organisation. Nos PEC secondaires ont considérablement diminué, voir devenues quasiment inexistantes.

Nos patients ont vu leurs consultations, hospitalisations annulées. Nos transports d’enfants dépendant vers des centres spécialisés se sont vus annulés pour fermetures au même titre que les écoles. Il ne nous reste que les transports de patients dialysés, sous chimiothérapie ou radiothérapie. Nous avons vu notre charge de travail diminuée de 80%. Il a alors été instauré dans notre société le chômage partiel pour la totalité de nos salariés. Le nombre d’heures a été diminué par 3. Et s’est alors mis en place un roulement pour partager le peu de PEC secondaire qu’il nous reste.

Nous avons dû dès le confinement nous mettre à la recherche de dons de matériels (masques, combinaisons, protections, …) On a alors pu découvrir que l’entraide et la solidarité étaient toujours présentes. De nombreuses sociétés de secteurs périphériques ainsi que des particuliers ont répondu à notre appel et nous ont fourni des masques, blouses, produits de désinfection… Nous les remercions énormément pour toute cette aide apportée. Cela nous a permis de pouvoir nous protéger chaque jour lors de nos interventions.

Quotidiennement nous avons mis notre ASSU disponible pour le SAMU. Nos équipages sont restés très calme et professionnels en toutes circonstances. Même si le fait d’être en flux tendu de protections était bien présent nous sommes restés quotidiennement disponibles. Nous avons continué nos appels aux dons pour pouvoir travailler en étant protégés dans l’attente de pouvoir collaborer avec nos fournisseurs habituels. Ces derniers ont dès qu’ils l’ont pu, pris nos commandes de matériel en compte.

Les ambulanciers n’étant pas considérés comme soignant nous n’étions pas prioritaires pour les stocks de l’état. L’ATSU dont nous dépendons a au bout de plusieurs semaines réussi à nous fournir des masques et par la suite des blouses et de la solution hydro alcoolique. Pendant ce temps nos appels aux dons ont continué !

Concernant notre travail quotidien avec le SAMU, nos protocoles de PEC ont été revus, l’organisation au sein de l’entreprise n’échappant à ce changement. Notre de temps de prise en charge a été multiplié par deux par rapport à nos interventions habituelles hors COVID. Ce qui s’explique par un temps de désinfection beaucoup plus important ainsi que le temps habillage/déshabillage pour celles concernant les patients COVID ou suspect. Quant à la cellule de l’ambulance nous y avons installé un sas étanche autour du brancard.

Nous pourrions encore continuer à développer sur cette période COVID tellement notre quotidien a été modifié, bouleversé…  Mais les grandes lignes sont dites.

Il nous reste désormais à voir ce que nous allons devenir, quelle place l’ambulancier aura-t-il désormais dans notre société, dans notre pays mais aussi aux yeux de notre gouvernement ?

Nous espérons que la mobilisation de la corporation ambulancière, qui a tenu le front pendant la totalité de la période de la pandémie et malgré le manque de moyen lors des premières heures, ne sera pas oublié dans l’avenir et que la reconnaissance de cette profession soit enfin à la hauteur de ce qu’elle mérite. »

Des difficulté d’adaptation

Des témoignages qui expriment la difficulté pour les ambulanciers à s’adapter à un nouveau virus, avec des protocoles qui évoluaient de jour en jour et des équipements qui faisaient cruellement défaut. Il faut souligner le professionnalisme et le courage que tous les ambulanciers ont eu pour faire face à cette épidémie. Si certains en doutaient encore, oui les ambulanciers font partie de la chaîne des soins et le COVID 19 aura montré au grand public notre positionnement au combien important dans la préservation de la santé de notre population.

Profile : fabricant d’ambulances pensées par des ambulanciers

Profile : fabricant d’ambulances pensées par des ambulanciers

Un outil de santé pensé par un ambulancier

Immergeons nous chez Profile, fabricant d’ambulances à Budapest, en Hongrie. Il est difficile de parler d’un produit sans avoir l’air d’être un publicitaire grassement payé pour écrire cela. Je ne suis pas un spécialiste de la fabrication d’ambulance, juste un ambulancier qui roule chaque jour. J’ai donc choisi de présenter la marque Profile car j’ai été séduit par leur vision de l’ambulance.

Il ne s’agit pas juste de déguiser une camionnette en ambulance mais bien de fabriquer un outil de santé et de soins d’urgence, pensé par un ambulancier pour des ambulanciers.

Profile , fabricant d’ambulances

C’est en 1982, en Finlande, que la marque Profile (ex Likori) voit le jour et c’est en 1990 que la marque se spécialise dans la fabrication d’ambulance. En 2012, une succursale est inaugurée à Budapest en Hongrie, que j’ai eu la chance de visiter. Une petite usine ou l’ambiance est chaleureuse. Tout est propre, bien rangé, et les véhicules sont montés à la main.

Chaque poste de travail correspond à une étape de montage. La particularité de la marque, ce qui a donné le nom Profile du reste, c’est le fait de couper le toit d’origine du châssis pour y monter un toit en fibre de verre, collé, ayant d’excellent résultat aux crash-test.

copa - fabricant ambulances - Hongrie - Ambulancier, le site de référence

La découverte des marques

D’abord monté sur châssis Mercedes, le constructeur commence à explorer d’autres marques : Volkswagen et plus récemment Ford et Fiat (pour la Crois Rouge Italienne). En effet, si la marque est née en Finlande et donc très présente dans ce pays, on la trouve aussi dans des pays d’Europe de l’Est ou Centrale mais aussi en Chine, à Dubaï, au Koweït, en Arabie Saoudite et dernièrement la livraison de 101 ambulances à Singapour. En France, il n’y en a actuellement que 2 en circulation.

La marque Profile est à présent disponible et son importateur, COPA, qui se trouve dans les Haut de France, dispose depuis peu d’un modèle conçu spécialement pour le territoire français. Cette centrale d’achat, créée en 2013 est dans une démarche de qualité, il était donc naturel qu’elle se tourne vers un constructeur de qualité.

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Une réussite issue de l’expérience du terrain

Le secret de la réussite de la marque Profile tient probablement dans la collaboration avec les ambulanciers de terrain, spécialistes de l’urgence.  Axées sur l’ergonomie et la sécurité, ces ambulances ne peuvent que séduire ceux qui roulent avec. L’isolation phonique et thermique est très bonne et ce que l’on aime particulièrement, c’est le fait d’avoir tout sous la main lorsqu’on est sur le siège soignant.

Je n’ai hélas pas pu me procurer les vidéos des crash-test mais j’ai eu l’occasion de les visionner et ils sont bluffant. Pour ma part je pense que la sécurité devrait être le critère premier de choix d’un chef d’entreprise.

Une marque à découvrir, un sérieux concurrent qui fera peut-être enfin évoluer les autres marques qui sont, pour certaines, sérieusement en retard….

Un fabricant à découvrir

N’hésitez pas un instant à prendre le temps pour découvrir les réalisations et les possibilités proposées par la marque. Ce fabricant est encore peu connu par les ambulanciers mais espérons que cela change.

https://www.profilevehicles.com/en/

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COPA et le modèle France

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La rédaction s’excuse pour la publication très tardive de cet article auprès de la société Profile qui a accueilli chaleureusement notre rédacteur. En effet il devait à la base sortir au mois d’octobre 2019 suite à la parution du reportage de notre rédacteur Bastien sur le système de secours en Hongrie. Un problème d’ordre informatique nous a causé des soucis. Et comme l’ensemble de la rédaction est bénévole et nos professions chronophages nous avons pris un retard assez fâcheux.

Ambulancier, le covid avant, pendant et après

Ambulancier, tous les soignants ne sont pas égaux face au Covid 19 !

Face au Covid 19, les Ambulanciers, pas tous égaux face à ce fléau

Interview Aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir vous présenter une interview de l’un de nos rédacteurs et ambulancier, Bastien. Interviewé par Pierre Barnérias pour Thana TV sur la thématique de l’implication des ambulanciers et surtout les doléances de ce milieu de soin et de secours impliqué dans la prise en charge des patients atteint ou suspecté d’être atteint du Covid19.

Bastien apporte avec lui les attentes de la profession, les problèmes rencontrés durant cette crise du covid 19. Il expose très bien la situation vécue : comment fonctionne le système ambulancier français, les entreprises, la formation de professionnels. Il amène au travers de cette interview les problèmes généraux qui mériteraient d’être débattu avec le gouvernement. Des explications claires, adaptées pour le grand public et favoriser la compréhension des problèmes de la profession par tous. Il explique aussi l’implication de la profession au cours de cette crise sanitaire. 

Cette interview n’est pas à charge, conserve un argumentaire juste. Elle met en avant de façon posée des interrogations réelles et d’actualités. Reste à espérer que ces questions pourront trouver réponse au cours des prochaines semaines voir mois. La crise du covid 19 est une chose, mais la profession nécessite une véritable évolution.

Thanatos, l’ultime passage

Un documentaire réalisé par Thanos TV en soutien au SAMU 69 de Lyon

Ils se sont réveillés à la morgue ou de leur coma et ont été déclarés morts par la médecine. Revenus de l’autre rive, ils témoignent de cette expérience « indéfinissable » tant elle a changé leur vie, quelle que soit leur nationalité, leur religion ou philosophie. Première enquête cinématographique sur l’au-delà, pendant 2 ans, un journaliste est parti à la rencontre de celles et de ceux qui disent avoir vécu l’expérience de l’au-delà.

Comment intégrer la formation paramedic au Québec

Comment intégrer la formation paramedic au Québec

Situer le Québec sur une carte

Bonjour à tous je reviens cette fois ci pour vous parler de la procédure pour intégrer concrètement la formation québécoise pour devenir paramedic.

Avant toute chose cette décision s’adresse d’abord à ceux qui savent situer le Québec sur une carte et, en bonus, qui peuvent citer une autre ville au Québec que Montréal… Bref il est plutôt conseillé de se renseigner un minimum sur la province avant d’y passer vos trois prochaines années ça pourrait vous éviter pas mal de déconvenues.

Il faut savoir que le Québec est donc une province canadienne. Le Canada qui est un pays fédéral (à l’instar des US) dont le chef n’est autre que sa majesté la reine Elizabeth II, elle-même…

En matière d’immigration, vous allez devoir « traverser » trois étapes où chaque institution a son mot à dire :

  • Le CEGEP (Voir l’article sur la formation au Québec)
  • Le Québec
  • Le Canada

Trouver son école : CEGEP

La toute première étape, après savoir positionner le Québec sur la carte, c’est donc de trouver l’école qui nous correspond. Il n’y a pas de méthode miracle, la différence tient surtout dans la localisation du CEGEP. Aucun n’était « meilleur » ou « moins bon » qu’un autre, à part chez ceux qui aiment se trouver des admirateurs…

Certains CEGEP acceptent des étudiants internationaux, d’autres non. Il est donc utile de se renseigner sur leur site internet au préalable si vous avez un CEGEP précis en tête…

Certains CEGEP sont privés, d’autres sont publics, et pour l’admission certains utilisent une plateforme commune à plusieurs CÉGEP et d’autres une procédure d’admission directement entre l’institution et vous.

Le coût d’une session diffère également en fonction des écoles ! Ça peut aller d’environ 150$CA à environ 5000$CA pour certaines institutions privées…(ces montants concernent les étudiants de nationalité française). Renseignez-vous sur le site internet du CEGEP en question !

Pour ma part, j’étudie au CEGEP de Val d’Or, un campus qui fait partie du CEGEP de l’Abitibi-Témiscamingue, du nom de la région où il se situe. Ce CEGEP a une procédure d’admission par plateforme (le SRAM – https://www.sram.qc.ca ) où la demande peut être faite en ligne entièrement (délais d’environ 3 semaines pour recevoir chez vous la lettre d’admission). Pour ceux qui se poseraient la question il est nécessaire de pouvoir justifier de la réussite de la classe de 1ère, et de pouvoir fournir ses notes depuis la seconde (des arrangements peuvent être trouvés en cas de perte). Des cours de mise à niveau peuvent également être demandés par le CEGEP en cas de niveau faible dans certaines matières (principalement le français).

Bon, vous avez votre lettre d’admission de votre CEGEP préféré, vous savez où aller au Québec, vous êtes renseigné un minimum sur la vie sur place… Il est maintenant temps de demander à la province l’autorisation de venir étudier sur son territoire !

Obtenir les documents

Avec votre lettre d’admission, vous allez devoir demander un CAQ, pour Certification d’Acceptation du Québec pour études. Ce nom barbare n’est ni plus ni moins que l’autorisation de la province de vous laisser étudier pendant 3 ans sur son territoire…

Pour se faire, le Québec a quelques exigences. Vous allez devoir vous rendre sur le site du MIFI (Ministère de l’Immigration, Francisation et Intégration du Québec –  https://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/services/caq-electronique/index.html ) pour demander votre CAQ.

Le Québec exigera que vous prouviez votre capacité financière qui permettra de vous prendre en charge sur place (et donc ne pas dépendre des aides gouvernementales…). Les montants à justifier son consultables ici : http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/immigrer-installer/etudiants/obtenir-autorisations/conditions-requises/capacite-financiere.html

Ils sont exprimés en $CA donc n’oubliez pas de faire la conversion ! 12 971$CA pour une personne seule correspondent à 8503€ par exemple.

Le délai pour recevoir le CAQ dans votre boîte aux lettres est variable mais comptez environ 3 semaines à 1 mois pour recevoir le précieux sésame.

Une fois le CAQ en poche, il va falloir demander l’autorisation au Canada de pouvoir rentrer à l’intérieur de ses frontières. C’est à ce niveau que va vous être délivré le visa final, sous la forme d’un permis d’études.

Pour demander un permis d’études, on passe à l’échelon fédéral ici : https://www.cic.gc.ca/francais/information/demandes/etudiant.asp

Le permis d’études va nécessiter que vous fournissiez à nouveau les preuves de capacité financière que vous aviez fournie au Québec, et quelques documents comme votre passeport et autres formulaires à remplir détaillant votre parcours professionnel.

A cette étape, il n’y a aucune raison que vous n’obteniez pas votre permis d’études si vous avez eu votre CAQ sauf si :

  • Vous avez été condamné et avez un casier judiciaire

Ou

  • Vous avez une maladie constituant un danger pour le Québec ou représentant un fardeau excessif pour le système de santé québécois

Le Canada vous demandera de passer une visite médicale auprès d’un médecin désigné par citoyenneté & immigration Canada, il y en a 8 en France cette année mais le nombre évolue régulièrement (la liste ici : https://secure.cic.gc.ca/pp-md/liste-md.aspx )

Enfin le Canada vous demandera vos données biométriques (vos empreintes digitales) afin de s’assurer que vous n’êtes pas recherché par un quelconque pays. La liste des centres est disponible ici : https://www.cic.gc.ca/francais/information/ou-fournir-donnees-biometriques.asp

Pouvoir travailler

Suite à cela vous recevrez un mail environ 15 jours après avoir fourni votre dossier complet, dans ce mail se trouve une pièce-jointe à imprimer et à fournir aux services d’immigration de l’aéroport qui vous délivreront le permis d’études en tant que tel. Félicitations !

Petit aparté : votre permis d’études vous permettra de travailler 20H/semaine pendant vos sessions et en illimité pendant les vacances. Un permis de travail est lié à votre demande puisque les stages en milieu professionnel sont obligatoires dans la formation, mais les conditions de votre permis d’études s’appliquent. Il ne permet donc pas de travailler autant que vous voulez comme un permis de travail « classique ».

Voilà pour la procédure vous savez tout, je reviendrai prochainement avec un nouvel article sur la formation de paramedic au Québec.

Alexandre, ambulancier Français et futur Paramedic

Alexandre, ambulancier Français et futur Paramedic

Etre ambulancier c’est avant tout pouvoir raconter son métier, ses choix, ses raisons d’exercer. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement pour aider. Aider à comprendre, aider à découvrir le métier. Et qui est le mieux placé pour en parler que les nombreux ambulanciers en exercice. Alors pour faciliter la découverte, renseigner les futurs candidats ou encore partager votre quotidien auprès du grand public on vous propose des portraits d’ambulanciers.

Alexandre, ambulancier DE et élève Paramedic

Alexandre est un cas un peu à part. Ancien ambulancier diplômé ayant exercé sur le territoire français il a souhaité s’expatrier au Québec pour intégrer une école de formation pour les Paramedic. Il nous livre donc son auto portrait en vidéo. Un ambulancier passionné qui réalise un rêve. Et comme il aime partager sa passion il nous vous propose de retrouver au fil des semaines à venir des articles dédiés pour pouvoir à votre tour réaliser votre envie de vous expatrier chez les cousins Québécois.

A votre tour

Si par hasard vous seriez séduit par l’exercice de l’autoportrait n’hésitez pas à nous contacter je serais ravi de publier le vôtre et partager ainsi votre métier, vos expérience votre passion auprès de tous et de toutes.

Auto-portrait d’un ambulancier passionné

Ambulancier : les applications mobiles indispensable

Ambulancier : les applications mobiles indispensable

L’ambulancier et les applications mobiles

Il est grand temps de faire un point sur un sujet vraiment d’actualité pour l’ambulancier : les applications mobiles. Aujourd’hui nous avons la chance de disposer d’un large éventail de supports pouvant nous aider tous les jours dans notre métier. En effet pour l’ambulancier qui souhaite garder ses connaissances à jour et même continuer à travailler sur l’acquisition de nouvelles données, il est essentiel pour lui de mettre en place une certaine routine de travail. Il nous arrive d’avoir des temps mort que nous pouvons utiliser intelligemment pour travailler sur nos compétences (même si pour certain il est vrai que cela vous demandera de baisser votre activité sur Candy Cruch ou Clash royal), ou tout simplement l’envie de lever un doute sur une Prise En Charge en partant sur une intervention.

Les applications versus les acquis professionnels

Alors j’entends déjà des voix qui s’élèvent (si si je les entends), nous ne sommes pas là pour dire « qu’il faut » ou « qu’il ne faut pas » utiliser d’application dans l’exercice de notre fonction. Certains ont besoin de réviser ou de savoir qu’ils disposent d’un support au cas où ils se poseraient une question lors d’une Prise En Charge.  Sachez aussi qu’il est naturel et humain de ne pas se souvenir à l’instant T de certains détails (stress, fatigue, oubli…). Une plongée dans des fiches réflexes peut ôter un doute, répondre à un questionnement. Il est évident qu’il existera toujours celui qui n’a besoin de rien, qui a une mémoire d’éléphant, qui n’est jamais bloqué sur une situation en intervention et qui trouve le domicile des patients grâce au soleil et aux déplacements des oiseaux. Pour les autres (dont je fais partie), vous trouverez sûrement des applications que vous connaissez peut-être déjà dans cet article et d’autres que vous allez découvrir. N’hésitez pas à partager avec nous votre expérience et pourquoi pas nous faire découvrir d’autres applications qui vous semblent essentielles.

Les meilleures applications à installer

Nous avons décidé dans cet article de vous présenter les meilleures applications (selon nous) les plus adaptées et les mieux recommandées pour l’ambulancier.  Nous avons fait le choix de ne pas faire un classement mais de vous les présenter simplement par ordre alphabétique. En effet chacun aura un recul ou une préférence pour une application plutôt qu’une autre. L’intérêt étant de vous proposer un choix , des possibilités.

360 Medics

 Voilà une application très complète qui devrait être sur tous les téléphones des professionnels de santé. 360 Médics vous propose divers onglets tous très pratique :

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  • BASE MÉDICAMENTEUSE PRATIQUE ET FIABLE : Accédez en 3 clics à près de 14 000 monographies conformes aux informations communiquées par la HAS/ANSM/EMA. Disponible hors-connexion et mise à jour en temps réel.

Tellement pratique quand vous souhaitez comprendre les traitements de votre patient. Combien de fois vous avez entendu votre patient lors de votre bilan vous dire « Je ne sais plus pourquoi je prends ce médicament ». Le but n’est pas de « se prendre pour un médecin » (on l’entend régulièrement) mais éventuellement de faire un lien rapide entre le traitement et la situation rencontrée. A défaut c’est aussi une application destinée à enrichir votre culture professionnelle. Même si l’ambulancier n’est pas formé dans ce domaine cela n’empêche pas d’être curieux, de vouloir se documenter.

  • FIL D’ACTUALITE SCIENTIFIQUE PERSONNALISÉ : Ne manquez aucune actualité essentielle à votre pratique grâce au fil d’actualité scientifique hyper-spécialisé et personnalisé (Plus de 3 000 journaux scientifiques).
    OUTILS MÉDICAUX : Accédez à des scores, calculateurs, nomogrammes adaptés à votre pratique et retrouvez l’outil interactions médicaments. Cette option est disponible une fois que vous avez opté pour le niveau « expert » de l’application. Possible en envoyant votre diplôme de professionnel de santé au support.
    • DRIVE SÉCURISÉ : Stockez vos documents médicaux et retrouvez-les à tout moment sur votre mobile (20Go gratuit.)
    • SOLUTION DE GESTION DES TÂCHES : Gérez efficacement vos tâches médicales. En moins de 5 secondes, créez une tâche claire, lisible avec ou sans rappel. Cette option est géniale, surtout pour les ambulanciers qui gèrent plusieurs tâches en même temps.

Avec une note de 4.6/5 sur Play Store, les commentaires des utilisateurs sont très élogieux sur cette application au combien utile.

Lien pour la télécharger

Playstore : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.myluckyday.tcsmedics

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  • Appli très complète
  • Ergonomie
  • Appli gratuite
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  • Rien

 L’Ambulancier

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Cette application est plutôt destinée aux personnes s’occupant de la facturation. Elle vous permet de calculer rapidement le montant d’une prise en charge, qu’elle soit en ambulance ou en VSL. Avec une interface très simple d’utilisation, la grande majorité des utilisateurs sont unanimes sur le côté pratique de cette application.

A défaut de vous en servir au quotidien cette application permet entre autre, pour les ambulanciers qui roulent, d’informer, par exemple, les familles désireuses d’organiser un rapatriement à leur charge, faire prendre conscience à certains patients, familles du coût des transports afin de faire face à certaines éventuelles réflexions, ou encore des critiques qui demanderaient une certaine prise de conscience etc. C’est un outil à utiliser de diverses manières.

Avec une notre de 4.3/5 sur Play Store, l’application semble recueillir beaucoup de bonnes critiques.

Lien pour la télécharger

Playstore : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.aidesnsoft.lambulancier

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  • Ergonomie
  • Prise en main
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  • Manque de mise à jour
  • Appli qui pourrait être encore plus complète

L’Appli de l’ambulancier

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« L’appli de l’ambulancier » est destinée aux étudiants et aux professionnels. En cours, en stage, en ville, en clinique ou à l’hôpital (pré et intra-hospitalier), « L’appli de l’ambulancier » organisée en 3 rubriques liées (Items A-Z, outils, AFGSU) propose un accès rapide et simple aux informations utiles et indispensables liées aux activités de l’ambulancier au quotidien.

En plus du mode de consultation traditionnelle, cette nouvelle génération d’application permet la création de fiches automatiquement hiérarchisées et aussi, l’exportation et/ou la réception de fiches vers et/ou venant d’autres utilisateurs. Cette application est la suite numérique des ouvrages bien connus : l’ambulancier diplômé d’Etat et L’auxiliaire ambulancier aux éditions Sètes, dont les auteurs sont les biens connus de la profession : Laurent Facon, directeur d’IFA et Loic Cadiou, infirmier et formateur reconnu.

La consultation en 3 rubriques (hors connexion)

La rubrique « Items A-Z » organisée par ordre alphabétique présente 74 fiches enrichies de tableaux et de photos. Liste non exhaustive de la rubrique :

La rubrique « Outils » présente 31 modes de calcul prédéfinis, des listes dynamiques…

Liste non exhaustive de la rubrique :

La rubrique « AFGSU » présente 14 plans généraux et 13 arbres décisionnels dynamiques des gestes et soin d’urgence. Liste non exhaustive de la rubrique :

Les outils complémentaires. Afin de facilité la navigation, le tri et la recherche, « L’appli de l’ambulancier » dispose d’outils complémentaires : l’outil de recherche par mot-clél’outil favoris et l’outil notes.

La création(hors connexion)

« L’appli de l’ambulancier » permet de créer et d’organiser ses propres fiches. Une palette d’outils est disponible pour hiérarchiser les données en niveau de titre, coloriser le texte et intégrer des photos…
Fonction idéale, pour l’étudiant afin d’organiser ses fiches de révision (cours et stage) et pour le professionnel afin d’adapter et de personnaliser ses informations suivant son service.

L’exportation et la réception

« L’appli de l’ambulancier » permet l’exportation des fiches créées vers d’autres utilisateurs ayant l’application. Elle permet aussi la réception de fiches créées par d’autres utilisateurs et de les modifier selon les besoins. L’exportation et la réception sont possibles entre toutes les applications de la gamme :

  • . l’appli de l’infirmier ;
  • . l’appli de l’auxiliaire de puériculture ;
  • . l’appli de l’aide-soignant ;
  • . l’appli du secouriste.

C’est une application à achat définitif sans abonnement supplémentaire. Consultable sans connexion avec un accès gratuit aux mises à jour.

« Je l’utilise souvent pour revoir quelque notion quand je pars sur intervention. Si j’ai un doute ou quoi. Pendant l’intervention j’utilise rarement car il faut quand même prendre le temps de bien chercher les infos, il y a souvent beaucoup de chose à lire, il ne faut rien rater. Mais pas contre très bonne application pour calculer et rapide (alcoolémie, score de Malinas….). L’appli vaut vraiment l’investissement de 7.99 euros. »

Melina, Ambulance Sainte (76)

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  • Appli complète
  • Mise à jour fréquente
  • Ergonomie
  • Possibilité d’utiliser l’app sans connexion internet
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  • Appli payante (7.99 sans abonnement)

 Urgence Bilan

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Alors je vous l’accorde l’application Urgence Bilan n’invite pas à la fête à première vue. Des interfaces basiques et des couleurs un peu fades font penser à une application d’un autre temps (j’exagère à peine), mais le contenu vient compenser le visuel un peu triste.

Car après tout, qu’est-ce qu’on attend d’une application comme celle-là ? Trouver des réponses à nos questions rapidement. On peut dire qu’Urgence Bilan répond à nos attentes avec une aide précieuse (et gratuite) pour les professionnels de santé que nous sommes.

Conçue par des médecins, des infirmiers, des pompiers et des ambulanciers Urgences Bilan vous permet en quelques clics de :

  • De repérer la détresse et de la comprendre
  • De compléter et d’affiner vos bilans
  • De les synthétiser
  • De réaliser des actions précises et efficaces

La navigation et intuitive et rapide. Le lexique médical simplifié vous apportera toutes les connaissances suffisantes des pathologies les plus courantes. Avec la présence des normes biologiques adulte et enfant, des prises de tensions artérielles, de la saturation en oxygène, du calcul d’autonomie en oxygène et de de calcul du Glasgow, Malinas et Apgar, cette application devient très vite un vrai atout pour l’ambulancier.

Seul défaut visible à ce jour, le manque de mise à jour de l’application. En effet la dernière date de 2015. Avec une note de 4.5/5 sur Playstore il ne fait aucun doute que les utilisateurs sont ravis de cette application

Lien pour la télécharger

Playstore : https://play.google.com/store/apps/details?id=fr.medicn.urgencebilan

pouce vert L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier : les applications mobiles indispensable
  • Ergonomie
  • Appli complète
  • Appli gratuite
pouce rouge L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier : les applications mobiles indispensable
  • Plus de mise à jour sur cette appli
  • Appli un « fade » niveau couleu

 IZITIME

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iziTime permet de saisir et gérer facilement les plannings et heures travaillées, calculer le nombre d’heures supplémentaires réalisées et imprimer des rapports et feuilles de temps, sur iOS et Android. L’application est désormais compatible avec iOS 13 et Android 10 depuis la version 7.6, et permet de calculer automatiquement le nombre d’heures supplémentaires réalisées chaque jour, semaine, mois et année. Cette nouvelle fonctionnalité est compatible avec le travail en posté, les horaires de bureau et les horaires décalés.

Les utilisateurs peuvent définir des modèles d’horaires (semaine du matin, soir…), l’application calcule les heures supplémentaires en comparant les horaires prévus avec les horaires effectivement réalisés. Izi Time est gratuit (pointage des heures, impression, import , export…) ! Seules certaines fonctions sont payantes (multi plannings, plusieurs shifts, modèles…). Fini le stockage des feuilles de route, téléchargez-les et stockez-les sur un disque dur externe par exemple.

L’application récolte 3.8/5 sur Playstore

Lien pour la télécharger

– App Store: ​https://itunes.apple.com/fr/app/izitime-planning-de-travail/id1173642542&mt=8

– Google Play: ​https://play.google.com/store/apps/details?id=com.consultali.izitime&hl=fr

– Facebook: ​https://www.facebook.com/iziTimeApp/

– Web: ​https://www.izitime.app

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  • Prise en main rapide
  • Ergonomie
  • Appli utile aussi bien pour le salarié que l’employeur
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  • Appli payante si on le veut complète

Et vous, vous utilisez quoi comme application ?

Nous avons fait le choix de ne pas vous parler des applications de navigation telles que Waze, Coyote, Mappy etc. En effet je pense que vous connaissez tous ce genre d’application pour les utiliser aussi dans la vie de tous les jours.

Nous avons préféré mettre en avant les présentations d’applications qui touchent le secteur du soin et de la santé. Bien entendu la liste n’est pas exhaustive et il existe peut-être des applications que nous n’avons pas encore découverte. Et vous utilisez vous des applications ? Quelles sont les meilleures selon vous ? En connaissez-vous d’autres ? N’hésitez pas à faire vos retours en commentaires ou encore de nous recommander des applications en particulier dont vous ne pouvez plus vous passer.

Un article proposé par Jipé

Malgré un début dans la profession assez tardif (en 2015) en tant qu’Auxiliaire Ambulancier, ce passionné du métier et de l’urgence décide de passer son diplôme d’état (DEA) après quelques années d’exercices. Sa quête de perfection et de savoir le pousse rapidement à passer sa FAE SMUR. Un Ambulancier qui s’investit dans sa région pour la reconnaissance de la profession et de ses valeurs auprès des autres professionnels de santé mais aussi du grand public.

Le site de l’ambulancier : avant tout une équipe, une communauté

Si vous aussi vous souhaitez comme Jipé partager vos connaissances, votre savoir, réaliser des interviews n’hésitez pas à nous contacter. Chaque candidat a ainsi la possibilité de faire ses premières armes, rédiger ses premiers articles selon ses capacités et pourquoi pas à terme intégrer l’équipe de rédaction si ça vous plait et que vous disposez des compétences.

Vidéo : ambulance, covid 19 et Assistance ambulance

Vidéo : ambulance, covid 19 et Assistance ambulance

Une petite parenthèse pour vous emmener avec moi découvrir cette vidéo dédiée à la prise en charge de patient avec suspicion de Covid 19 en compagnie d’Assistance Ambulance. Une immersion avec une société qu’on commence tous à connaitre. Ainsi qu’une petite analyse intéressante du chef d’entreprise. Bravo à l’auteur du montage de cette vidéo, à l’ensemble des participants, sans oublier tous les ambulanciers de France qui participent activement depuis le début de cette pandémie, à la prise en charge des patients. Courage à tous et Bravo !

Evacuation des patients atteints de la covid 19

Je sais je parle beaucoup d’AA, de Promedic etc. Mais si vous êtes intégrés dans une société de transport sanitaire particulièrement innovante et dynamique, que vous souhaitez nous partager du contenu contactez nous 😉 !

Ambulancier, prime, ministère de la santé, les réactions du mouton

Ambulancier, prime, ministère de la santé, les réactions du mouton

La prime, le ministère de la santé des ingrédients pour un billet. Ce que je lis ces derniers jours, malgré ma nette mise en recul des lieux de discussions de la profession, m’interpelle. Comprenez par recul ma volonté de me retirer plus ou moins des espaces de discussions sur les réseaux, qui sont venu supplanter les forums de discussion. Sur ces lieux point trop n’en faut en termes de réflexion. A la place de débats profonds ou de sérieuses interrogations on échange à coup de selfies douteux, de vidéos, de promotions d’autres groupes qui vont et viennent et disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés.

Mais où est la discussion ? Celle qui unît des professionnels de santé reliés autour de sujets vraiment important, construis et réfléchi. A l’heure des débats de comptoirs digne du pire bistrot des sports je pense qu’il est temps d’arrêter de vous plaindre et d’éponger vos déboires.

Primes de soignant pour ambulancier c’est inexistant

Remettons les choses dans leur contexte sur les sujets brûlant de ces lieux de débats passionnants. L’état compte offrir aux soignants des primes. Sur fond  de lutte contre la crise du Covid 19 l’effort des soignants à ce combat long et difficile est reconnu et pris en compte. Maigre pansement sur une économie d’échelle appliquée aux hôpitaux depuis si longtemps c’est à mon sens un début de prise de conscience. Mais les ambulanciers crient haut et fort leur présence sur le combat en première ligne.

Je n’oserais jamais remettre en cause cette participation exemplaire, ce dévouement de la part de mes collègues. Jamais. Les ambulanciers luttent lutteront encore et toujours en première ligne dans ce combat. Mais une chose importante est à mentionner : la prime est dédiée à la fonction publique hospitalière. Dans un nombre restreint et dans des conditions définies. L’ambulancier est issu du secteur privé. Pour ce faire l’entreprise dispose du fameux levier appelé vulgairement prime Macron que l’employeur peut verser à ses employés en échange d’avantage partagé.

Cette prime peut se monter jusqu’à 2000 euros. Comme d’autres professionnels eux aussi touchés, mis en avant et en constant contact avec le public peuvent en bénéficier. Oui l’ambulancier est en première ligne mais le caissier du supermarché n’est-il pas non plus lui aussi exposé ? Le caissier c’est pareil c’est son entreprise qui lui verse ou pas. On ne peut satisfaire le monde entier.

N’y a-t-il pas de sujets plus important qu’une prime ? N’y a t-il pas des exigences de qualité à exiger avant cette prime ? N’y a-t-il pas des critères de qualité à respecter avant cette prime ? N’y a t’il pas des combats plus urgent comme l’équipement et l’hygiène ? L’espérance de voir vos entreprise survivre face à cette crise économique sans précédent ?

Quand l’ambulancier comprendra

Il y a un moment où il faut être capable de se battre pour un combat qui en vaut la peine. Passé la prime on vient ressortir les pétitions poussiéreuses de l’ambulancier qui se doit de dépendre du ministère de la santé. Pétition à succès il y a 8-10 ans, car oui voyez-vous je suis toujours là après 11 années à constater les mêmes combats infructueux, l’inexistence permanente de cohésion parmi les ambulanciers, les piles de sujets diversifiés et creux comme un gouffre, les débats stériles qui n’ont jamais rien apporté. 

Les organisations désorganisées qui restent bloqués sur des vestiges d’un passé. A un moment il faut s’arrêter et écouter. Ecouter ceux qui tentent malgré tout de vous faire entendre raison. Ceux qui au milieu des cris tentent de vous démontrer qu’il existe d’autres priorités. Et le changement de ministère c’est tout sauf une priorité. Vu la merde à balayer devant la porte des ambulanciers, changer de ministère c’est vraiment la dernière des choses à crier.

Les priorités toujours oubliées

Ah les priorités on les oublie vite. Quand on parle de rassembler des gens autour d’une cause on ne trouve plus personne : information, compréhension, explication. Là où on retrouve l’ambulancier c’est dans les questions de salaires, les post à selfies, les questions creuses. Mais lorsqu’on commence à parler de sérieux, de tenue uniformisée, de respect de la règlementation, de passion, de révisions, de prise en charge de qualité les trois quarts des sujets sont vite oubliés. On préfère répondre à des sujets plus légers.

Besoin de décompresser on le comprend mais avant de venir réclamer et exiger il serait temps qu’on soit tous unis et capable de répondre présent. Tous capable de démontrer que nous sommes des soignants qualifiés. Pas des touristes en short et tong qui se pointent avec des brancards dégueulasses, des prise en charge digne de la préhistoire et du je m’en foutisme à revendre. Ais je généralisé ? Non mais ne me dites pas que le contraire l’est. Au lieu de vous prendre la tête sur « est ce que je dois utiliser les trois tons ou les deux tons ? »

Il serait peut-être et à un moment important de se dire : posons-nous, réfléchissons et regroupons nous de façon intelligente. J’ai vu des gens cracher sur une association qui pendant que braillent les privés, tentent de se faire entendre de façon bien plus posée, avec manière et qualité.

Quand on tape sur ceux qui souhaitent vous mettre en avant

Travaillons ensemble pour que la profession change. Lutte de patron ? Forcément si vous commencez à réfléchir de cette façon le non-sens prend les devants. Intellectuels. ? On préfère taper sur ceux qui alertent et véhiculent les bonnes pratiques, voyagent et rédigent, interrogent, remettent en question, interpellent. La faiblesse commence au moment où quand on se sent blessé par des réflexions sensées. Lorsqu’on vous remet en question. Alors sur celui-là on tape dessus, crache dessus, on l’insulte, on le broie. Le troupeau entier de mouton lui passe dessus.

De toute façon c’est l’ambulancier parfait à la boite parfaite il ne comprend rien. Il se prend pour un docteur. Et ses potes pareil ils ont le verbe haut, la parole riche, ils ne prônent pas le lol, mdr, ne publient jamais de selfies. Non ils ont juste envie de réunir, informer, comprendre. A un moment donné il essaient de remettre un cadre, alerter. Ce sont justes des put…. de passionnés. Mais je crois que le message n’est toujours pas passé. Je ne suis pas concerné mais certains de mes rédacteurs oui.

Ces rédacteurs qui ont œuvré, travaillé et agissent avec passion depuis des années sans attendre de retours et le tout pour aider les collègues ambulanciers. On les a écrasés, insultés, menacés et ça c’est insupportable. On préfère « bannir » pour mieux contrôler, pour mieux propager la parole divine. Dictature contrôlée ? Je trouve que bien des codes communs y sont retrouvés avec cette censure… Quand on ne parle pas comme les rois….

Alors arrêtez de râler et agissez…

… mais de façon intelligente (si vous pouvez). Construisez au lieu de crier (je demande beaucoup), réfléchissez au lieu de pleurer. Rejoignez au lieu de fuir. Comprenez ce coup de gueule. Comprenez qu’au travers de ces écrits volontairement, mesquins et cinglants j’essaie de vous faire réagir, de vous interpeller et vous faire prendre conscience qu’il est temps de se poser. D’avancer. De progresser ensemble. Chacun en apportant son savoir, ses connaissances, sa motivation.

Parce que vous êtes ambulanciers, vous êtes investi dans votre métier que vous avez je vous le rappelle choisi ou qu’il vous a choisi. Parce qu’au lieu de huer et crier au scandale sachez que ce métier ne vous retient pas, il existe d’autres voies. Voyez chez Pôle Emploi… Mais si vous restez c’est que vous l’aimez, et quand on aime on se bat. On se lève, on s’accroche et on avance. Parce que les rageux qui restent et continuent en stigmatisant les mêmes sujets ils en découragent ceux qui pourraient avancer. Parce que râler c’est toujours plus facile que d’avancer. Parce qu’agir c’est toujours plus difficile que de suivre sans rien faire.

Mais tu ne comprends rien

Non je ne comprends rien. Onze ans après avoir rédigé mes premières lignes ici je suis toujours aussi déconnecté. Est-ce que je comprends : forcément. Est-ce que je suis avec vous : forcément. Est-ce que je partage votre grogne : au quotidien. Est-ce que je cautionne l’action des patrons : pas du tout du moins pour ceux qui prennent leurs ambulancier pour des… Est-ce que je comprends les revendications ? Mieux que personne. Est-ce que je galère : tout comme vous.

Mais au fond il est où le problème. Il est bien plus loin qu’une prime ou un changement de ministère il est dans l’évolution, l’application plus stricte des condamnations d’entreprises fautives, dans le contrôle plus accru des escrocs, dans l’application plus stricte des tenues, de l’hygiène, du respect de la profession, de la formation, de la sélection,  des salariés. De la meilleure compréhension de l’état face aux entreprises privées, de la meilleure réflexion sur le système de transport sanitaire.

Que l’état arrête d’écouter certains grands du transport qui ne voient que par la rentabilité, oublient que le secours à personne est une mission dévolue aux ambulanciers, que l’ambulancier n’est pas un objet comptable, que le patient n’est pas juste une variable chiffrée.

Donc voyez que je mesure (certes en partie) sans problème l’étendue de vos réflexions. Mais si chacun de son côté lutte et râle forcément vous n’ire jamais nulle part. Alors arrêtez vos soi-disant colère qui n’aboutiront à rien si ce n’est trouver un endroit pour vous endoctriner. Tous à la Bastille brûlons tout… Et dès le premier coup de feu, dès le premier qui tombera et bien le reste se carapatera…

Je félicite tous les professionnels qui chaque jour œuvrent pour le bien être d’une population, dans un métier mal aimé, mal expliqué, mal reconnu. Mais qui agissent avant tout pour les autres. Malgré la frustration, le salaire misérable, les conditions de travail déplorables. Pas de matériel, des conditions de travail parfois honteuses.

Mais pour changer ça il faut aussi se mobiliser de façon intelligente et donner la priorité à des sujets vraiment plus urgent qu’une prime de soignant ou un changement de ministère qui ne vous apportera pas forcément plus que maintenant. Comprendrez qu’on écoutera plus une organisation posée et réfléchie qu’un groupe de gueulards désorganisés juste bon à menacer et donner honte à la profession.

Je suis devenue ambulancière parce que…

Je suis devenue ambulancière parce que…

Je suis devenue Ambulancière parce que j’ai voulu me mettre au service des gens pour les servir et non me servir.

je suis devenue ambulanciere parce que
Auteur : Paramedix

Ambulancière parce que…

Parce que je me sens utile et que je peux apporter des choses, du réconfort, une aide, être un lien social auprès de patient qui en ont besoin.

Parce que malgré l’image « pousse-mamie » il y a bien d’autres nombreuses choses que personne ne voit et n’imagine.

Parce que je vois la misère sociale jusqu’au bas du plancher quand je me rends au domicile des patients et qu’on se met à changer sa façon de voir le monde.

Parce que l’on constate à quel point on peut apporter un peu de gentillesse dans ce fichu monde égoïste : un sourire, un service, une parole…

Certes c’est pas un job fait pour tout le monde. Tu le choisis pas pour devenir riche (un billet de loto te donnera plus de chances) mais tu le choisis par passion, par envie, par choix. Et ça tu t’en rends compte quand tes patients te remercient, sont heureux de te voir à leur porte car même si tu viens pour quelque chose qui ne va pas forcément être une partie de plaisir  ils savent que tu vas bien t’occuper d’eux. Qu’ils vont se faire chouchouter et accompagner.

Une soupape de sécurité

Mais aussi que durant ce court temps de trajet ils vont pouvoir se confier, vider leur sac, passer leurs humeurs sur toi, te raconter leur galères et leurs joies. Et ça leur fait du bien. C’est pas toujours simple de garder ce masque : souriant, droit, poli quand tu t’en prends plein le grade à peine la porte ouverte mais on est un peu la soupape de sûreté pour certains qui cumulent les problèmes médicaux et pour rien au monde tu n’échangerais ta place avec eux.

Ambulancière mais heureuse

Mais comme tu les comprends tu restes patient et tu fais tout pour les soulager quelques minutes jusqu’à la porte du service. Et en échange tu récoltes un sourire, un regard qui réchauffe ta journée. Tu rentres chez toi le soir tu es rincé, le dos en miette et le moral dans les chaussettes. Mais au moins tu as une satisfaction personnelle : celle d’avoir apporté quelque chose à quelqu’un dans cette journée, avoir redonné le sourire, ou chassé les idées noires de certains. Mais tu rentres chez toi et tu te dis que tu as une put… de chance d’être là tranquille sans ennuis de santé pour le moment.

Mathilde, ambulancière et fière d’avoir choisi ce métier

Ambulanciers, tirage de portrait de passionnés

Ambulanciers, tirage de portrait de passionnés

Petits travaux pratiques sur la profession. J’ai besoin de vous pour tirer le portrait à vos collègues ! Vous avez des collègues ambulanciers passionnés, des ambulanciers impliqués dans le quotidien, des ambulanciers qui bichonnent les patients et sont fier de leur job, des fous du secours  à personne et qui sont des quotidiens de l’urgence. Tirez leur le portrait !

Vous pouvez aussi essayer l’art de l’autoportrait pour les plus motivés ! Au travers d’interview que vous réaliserez par écrit ou par vidéo je vous propose de les publier. Vous êtes intéressés ? Copiez collez ou recopiez les repère ci-dessous et participez à cette aventure.

Plus on sera en mesure de montrer les professionnels plus l’impact sera fort, plus on pourra au travers de ces portraits montrer et mettre en avant les ambulanciers. On accepte tous les formats : manuscrit, word, pdf, open office, vidéo, lien youtube/dailymotion/vimeo. Pour les portraits rédigés, n’hésitez pas à faire une photo. Et puis si vous voulez en profiter pour faire une interview d’équipe au complet et bien faites donc !

  • Une petite biographie : qui est ce, son histoire, son parcours professionnel
  • Comment est-il/elle arrivé dans le métier ?
  • Pourquoi avoir choisi le métier d’ambulancier ? Véritable coup de cœur ?
  • Qu’est ce qui le/la passionne le plus dans ce job
  • Qu’est-ce qui vous fait vibrer le plus au quotidien ? (l’adrénaline de l’urgence, la chaleur du lien social, le travail en équipe…)
  • Qu’est ce qui est le plus difficile dans la pratique du métier ?
  • Urgence ou transport classique ? Quel est votre quotidien
  • Votre plus gros fou rire ?
  • Votre plus gros coup dur ?
  • Un coup de cœur ?
  • Un coup de gueule ?
  • Si un jour vous devriez quitter le métier vous aimeriez quoi comme changement professionnel ?
  • Questions libres bienvenues !

Alors à vous de jouer, dépassez vous, montrez vous, montrez votre entreprise. Je sais qu’il y a des passionnés et j’aimerais vraiment les mettre en avant. Une question, un besoin, comment adresser l’interview, les photos etc : ambulancier.sitedereference@gmail.com

Les produits de désinfection pour l’ambulance

Les produits de désinfection pour l’ambulance

Chaque ambulancier est formé à la désinfection de son matériel et de la cellule sanitaire. Nous n’allons pas vous rappeler l’ensemble des motifs conduisant à la désinfection de quoi que ce soit cela doit être ancré en vous. Rappelons juste qu’en cas de transport d’une personne susceptible d’être porteur d’un virus, bactérie ou autre ou encore patient en isolement protecteur il faut désinfecter totalement le matériel après le transport ou avant (isolement protecteur).

Mais quel produit dois-je utiliser

Très souvent dans les entreprises on trouvera des produits spécifiques vendus par des entreprises spécialisées. Le plus souvent on trouve ces produits sous forme de spray à projeter sur les surfaces. Attention tout de même à bien veiller à choisir des produits vraiment adapté au milieu médical. On ne nettoie pas une cuisine. Pour ce faire on rendre bien soin d’étudier la fiche technique du produit et s’assurer de ses propriétés : virucide, levuricide, fongicide, BMR etc. Les normes appliquées sont sous la forme EN.

Ces produits s’utilisent très souvent  pour plus de praticité par application directe sans rinçage et comportent les propriétés nettoyantes ET désinfectantes. Attention tout de même à bien vérifier ce dernier point. Certains produits n’ont en effet qu’un rôle unique : nettoyant OU désinfectant. Certains produits nécessiteront un rinçage après application et respect du temps de contact (voir plus bas).

Comment doser mon produit

Dans le cadre de l’utilisation de concentré (stockage facilité) ils doivent être dilués de façon précise. On est pas à la maison à laver le sol en dosant au pifomètre. Les produits que vous allez utiliser sont calculés pour avoir une efficacité optimale sous une dilution précise. On se doit donc de respecter les recommandations du fabricant pour que le produit ainsi prêt obtienne une efficacité optimale. Dans le cas contraire l’effet du produit pourra être minoré et votre désinfection rendue totalement inutile et inefficace.

Pour doser vous disposer soit de doses individuelles sous forme de sachets souples, soit de bidons avec graduation etc. Sur chaque fiche vous trouverez un tableau de dilution en fonction du type d’utilisation, le mode de mélange etc. Le mode d’emploi est important et n’est pas là juste pour faire joli.

La durée du produit dans le temps

Dans l’utilisation des solutions concentrées (bidon) le produit dilué a en plus d’un dosage à respecter une durée de vie limitée une fois préparé. C’est-à-dire que lorsque vous aurez préparé la solution détergente désinfectante, mis éventuellement en spray ou dans un seau , réalisé votre désinfection il faudra utiliser le produit préparé dans un délai maximum précisé sur la fiche fabricant. Le stockage du produit dilué dispose d’une durée limitée quant à son utilisation, à respecter sous peine d’altérer les propriétés du produit en question et augmenter le risque d’efficacité. Si vous avez un doute n’hésitez pas à reprendre une nouvelle dilution.

Temps de contact

Concernant l’ensemble des produits du marché il existe une chose très importante à prendre en compte. Pour que le produit appliqué puisse avoir une efficacité optimale sur le type de bactéries, virus et autres il faut respecter un temps de contact minimum pour annihiler le virus/bactérie en question. Cela peut aller de 5 à 30 minutes voire plus suivant le type de propriétés microbiologiques. Ces temps de contact sont aussi précisés sur la fiche du produit. Donc attention à respecter le temps de contact recommandé avant d’essuyer le produit sur les surfaces.

Sans ça le produit deviendrait inefficace. Petite piqûre de rappel on ne nettoie pas la cuisine… On vaporise, on applique le produit. On attends de respecter le temps de contact, on essuie, on rince si c’est recommandé.

L’eau de javel

Dans le cas où votre entreprise ne dispose pas de produits adaptés il reste la solution traditionnelle reconnue pour son efficacité et son prix abordable (rechercher le mélange à 2.6%), sa facilité à être achetée : l’eau de Javel. L’eau de Javel ne sera par contre utilisée que pour la désinfection et non comme un nettoyant. Il faudra donc procéder à un nettoyage avant la désinfection, avec un rinçage. L’eau de javel s’utilise avec de l’eau froide et sans adjonction de produits autres afin d’éviter de réactions chimiques dangereuses.

L’eau de Javel, en fonction de son pourcentage en chlore actif, peut être bactéricide (normes EN 1040 et 1276, NF T 72-190), fongicide (normes EN 1275 et 1650), sporicide (norme NF T 72-231), virucide (norme NF T 72-180). Elle peut être utilisée en désinfection des surfaces sous la forme d’une dilution 0,5% pour l’utilisation en conditions de saleté, pour l’activité sur les liquides biologiques ou pour l’activité sporicide (ex : 1 L d’eau de Javel à 2,6% pour un volume final de 5 L).

Source : Avis de la Société Française d’Hygiène Hospitalière relatif à l’utilisation de l’eau de Javel dans les établissements de soins Juin 2006.

Précautions

Comme toute désinfection, le contact des mains et des produits peut être nocif. Veillez donc à utiliser des gants non stériles à usage unique pour effectuer vos opérations de désinfection. Dans le cadre d’un transport à risque avec l’acheminement d’un patient suspecté d’être porteur d’un virus transmissibles par gouttelettes, contact ou aérien vous devez vous protégez avec une tenue adaptée pour limiter les risques de contaminations probables. Charlotte, sur blouse, masque. On veillera à éliminer alors les déchets via le circuit DASRI pour ce dernier cas de figure. Qui peut le plus…

Vous souhaitez enrichir l’article avec vos connaissances, signaler une erreur sachez que le site recrute des rédacteurs motivés et impliqués pour enrichir le contenu et continuer ainsi à offrir une information de qualité. Alors pourquoi ne pas nous rejoindre ?

L’ambulancier masqué est démasqué, désemparé

L’ambulancier masqué est démasqué, désemparé

Une petite pensée pour la chair à canon rendu au front. Une pensée pour toi ambulancier désemparé. C’est trash comme introduction mais pourtant c’est je pense, d’actualité. A l’heure où j’écris ces lignes nombreux sont ceux et celles qui se sentent désemparés face à la situation. Nombreux sont ceux et celles qui sont sans munitions.

Quand l’équipement fait défaut

Tous les jours je lis des témoignages d’ambulanciers dépités. Certes pour une fois la presse et les médias parlent du métier d’ambulancier. Mais le réel problème aujourd’hui n’est pas vraiment de médiatiser la profession (même si ça fait plaisir de voir ces articles et reportages). Le vrai combat est totalement hors norme. Il est celui de la lutte pour s’équiper afin de se protéger. Se protéger contre un ennemi musclé et infiniment petit. Aller au carton sans protection. Des masques qui se raréfient et deviennent le nouvel or blanc.

Il est bien loin le kit de protection sagement rangé dans les tiroirs de l’ambulance. Celui qu’on dépoussiérait à l’occasion de la désinfection hebdomadaire. Aujourd’hui ce kit fait défaut. Il est déjà vidé et jeté depuis bien longtemps. Ce jour l’ambulancier est en galère de protection. Aller au feu sans blouse de protection, ni masque. Aller au contact permanent des patients, des familles en se servant de consommables dépassés ou inexistant. Mais sachez-le : c’est pour tout le monde pareil et dans le monde entier.

Trop vite, trop brutalement ce virus a dépassé les attentes et ravagé les rangs sans même laisser le temps de réagir, d’anticiper. Ajoutez à cela la vague d’économies substantielles réalisées sur le système de santé depuis ces dernières années et vous obtiendrez une crise sanitaire sans précédent.

Quand le mot humain devient la priorité

Mais l’ambulancier continue quoi qu’il en coûte. Avec abstraction il avance car il est soignant, il se dévoue pour son patient. Tel est son crédo. Celui d’apporter avec lui le soin, le transport, les paroles rassurantes. Il va et vient et ne sait pas si celui qu’il soigne est touché ou non, il ne sait pas si le virus viendra le taquiner, lui rentrer au travers. Il continue car c’est son travail, son crédo. IL s’occupe des patients sans se poser de questions. A défaut son seul exutoire est pour le moment de pester contre ce manque cruel d’équipement de protection.

Travailler sans filet jusqu’à attendre et guetter les possibles symptômes qui pourraient se manifester. On parle des soignants dans les hôpitaux mais parle-t-on des soignants sur le terrain encore plus exposé que d’autres. Mais avant toute chose il faut se dire qu’on est tous dans la même galère, dans cette lutte chronométrée contre ce fléau qui nous submerge, nous dépasse. Non vous n’êtes pas seuls même si on se sent abandonné. Mais c’est un système au complet qui se retrouve dépassé. Tout ça pour des économies de bout de chandelles résultat de générations de coupes franches dans des budgets institutionnels.

S’accrocher, lutter et avancer

On le sait tous que c’est la galère, on est tous en colère. On a tous un coup de gueule à passer mais on sait tous que le système est déjà dépassé. Cette saloperie de virus ravage et décime à coup de faux. Ce système de santé déjà bien ravagé par les précédents coups de couteaux donnés par des politiques d’économies qui durent depuis des décennies. Non les ambulanciers ne sont pas seuls dans cette galère. Policier, infirmiers, caissiers et j’en passe. Tous en première ligne et tous mal équipés, mal considérés et pourtant indispensable au bon fonctionnement du pays, indispensable pour s’occuper de tous ces patients démunis.

C’est affligeant de voir un système de santé aussi défaillant. Mais l’heure des comptes viendra plus tard malheureusement. Une fois de plus on se doit d’agir et de réagir sans vraiment savoir si l’impact final sera retentissant. Pour le moment laissons notre gouvernement apprendre, comprendre et s’adapter. Même si ce n’est pas parfait sachez juste que rien ni personne ne pouvait vraiment anticiper. Des ratés il y en a eu mais comme tout le monde on ne prenait pas vraiment ce virus comme il se devait. Alors pour les erreurs on verra ça après. Il n’y a que ceux qui ne font rien qui se permettent de juger.

Courage à vous tous et vous toutes

Je pense à vous sur le terrain à chaque instant, chaque moment. Je sais que c’est dur, compliqué, et que personne n’est rassuré. Alors de derrière mon écran rédigeant ce petit billet déprimant je vous adresse mes encouragements. Je salue votre dévouement. Je sais que le métier est dur, difficile, compliqué, éreintant. Mais je sais aussi que vous œuvrez pour tous ces gens, ces patients. Et un merci de plus c’est toujours ça d’offert même si le plus dur reste à faire.

Merci à toi l’infirmier,
Merci à toi l’ambulancier,
Merci à toi le routier,
Merci à toi le caissier,
Merci à toi le policier,
Merci à toi l’éboueur,
Merci à toi le docteur,
Merci à toi le professeur,
Merci à toi l’agriculteur,
Merci à toi l’ouvrier,
Merci à toi l’administratif hospitalier
Merci à toi l’aide-soignant,
Merci à toi l’ash,
Merci à toi qui lutte et œuvre, travaille pour que le système demeure fonctionnel et sans trop de failles

Vidéo : ambulance, covid 19 et Assistance ambulance

COVID 19, une évacuation pas comme les autres

La crise sanitaire relative au coronavirus COVID-19 a touché le monde entier tout comme la France. Cette pandémie a entre autre touché certaines régions plus que d’autres. La capacité d’accueil des centres hospitaliers a donc été mis à mal très rapidement. une réorganisation des lits de réanimation et un déplacement de certains patient s’est donc révélé une solution indispensable dans le but de désengorger rapidement les services saturés.

Pour ce faire et pour la première fois un TGV médicalisé et équipé pour ce type d’intervention a été mis en place. Mais pour assurer le transfert de tous ces patient lourdement médicalisés il a aussi fallu faire appel à des spécialistes : les ambulanciers. en effet sans eux difficile d’organiser une telle noria entre les gares SNCF et les centres d’accueil. Assistance Ambulance a donc fait partie comme de nombreuses autres sociétés de transport sanitaire de cette mobilisation médicalisée. Petit récit de cette aventure.

Une évacuation pas comme les autres

Une organisation incroyable pour un événement unique en son genre. Nos allons vous expliquer la participation d’une équipe d’Assistance Ambulance dans l’organisation de l’accueil du TGV sanitaire en gare de Nantes et notre retour sur une évacuation pas comme les autres.

Le contexte

20 patients gravement atteint du Covid-19 évacués de la région Grand-Est au départ de la gare de Strasbourg vers les hôpitaux de l’ouest.

10 patients répartis entre Angers et Le Mans avec un premier arrêt en gare d’Angers. Puis deuxième et dernier arrêt en gare de Nantes pour 10 autres patients :

  • 6 patients à évacuer en 2 NORIA pour la réanimation Médicale du CHU de Nantes ( 2 SMUR de Nantes, 1 ASSU d’Assistance Ambulance médicalisée )
  • 4 patients pour la réanimation médicale du CHD de Vendée ( 2 SMUR de Vendée et 2 ASSU de Jussieu Vendée médicalisées ).

Organisation

Le matériel et les équipes SMUR de Nantes sont envoyés initialement pour la prise en charge des patients à Strasbourg. Les Patients intubés-ventilés sont installés dans des MID (Matelas Immobilisateur à Depression) et positionnés à 2 par wagon.

Comment s’est déroulé l’évacuation :

  1. Les ambulances étaient positionnées à proximité du quai : les équipes médicales avec brancards devant chaque porte de wagon.
  2. Installation et transmissions avec les équipes sur place
  3. Transport en cortège avec escortes et fermetures des routes jusqu’au CHU de Nantes
  4. Installation des patients en service de réanimation
  5. 2ème NORIA
  6. Désinfection complète au garage du SAMU44.

Nous souhaitons remercier le Docteur Emmanuel Bernigaud pour sa sollicitation et tenons à souligner l’efficacité de son organisation pour cette prise en charge exceptionnelle.

Bravo à toutes les équipes et notamment celle du SAMU44 pour leur professionnalisme et leur humilité. L’équipe d’assistance retiendra un travail d’équipe exceptionnel, et une vraie solidarité inter-services. #samu44 #samu #trainsanitaire #assistanceambulance #ambulance #covid-19 #coronavirus

Covid 19 et caisson de protection pour brancard de l’ambulance

Covid 19 et caisson de protection pour brancard de l’ambulance

Un caisson pour les protéger tous

L’innovation du moment : le caisson de protection pour l’ambulance. En cette période troublée due à la propagation du Coronavirus COVID 19 les ambulanciers se sont adaptés face au problème. En effet le problème de protection de l’équipage comme celui du patient en vue de limiter le plus drastiquement possible la contamination au travers d’une protection contact et gouttelettes est un défi permanent.

Le pays n’ayant pas eu à devoir faire face à une épidémie aussi virulente depuis très longtemps s’est retrouvé au dépourvu tout comme le stock d’équipement de protection. Mais les ambulanciers ont plus d’un tour dans leur sac et certains ont trouvé une solution de protection assez efficace.

Alliance ambulance

Alliance ambulance est une société de transport sanitaire située à Montbrison dans le département de la Loire (42) dans la région Rhône Alpes. Le patron de la boite Pierre Poyet a décidé d’équiper au mieux ses équipes pour leur permettre de mieux se protéger. Pour cela il a eu l’idée d’une tente d eprotection adaptable à un brancard, et il a fait appel aux entreprises locales capable de relever le défi. Le but concevoir un caisson de protection du patient destiné à être installé sur un brancard, pouvoir supporter la désinfection, et « contenir » le patient dans cette bulle de protection afin de limiter les risques de contamination. Mais ce ne fut pas chose aisée dans cette période troublée

HP Terra

Grâce à l’entreprise HP Terra Pierre Poyet a pu voir son concept prendre forme. En effet cette entreprise a travaillé jour et nuit afin de mettre au point ce concept très particulier. L’entreprise dispose donc à ce jour de ces caissons de protection adaptés aux brancards. Ainsi on favorise la protection du patient mais aussi celui de l’équipage, mais aussi des équipes soignantes durant le temps du transfert et l’installation dans le service. L’entreprise reste à votre disposition pour toutes réalisations souhaitées.

Chapuis

Bien entendu il existe d’autres solutions réalisées en parallèle par des sociétés spécialisées comme la société Chapuis qui propose des systèmes de tente de protection à adapter sur les brancards du même nom. Après je ne saurais vous dire si la compatibilité est assurée sur tous modèles et marques de brancard. Ces produits ont été développé de façon urgente pour répondre à une demande immédiate.

Un isolement protecteur

L’avantage de ce système est clairement une protection adaptée pour le transport. On limite drastiquement la diffusion des risques avec un patient isolé dans une bulle de protection. A ce jour et sauf avis contraire la diffusion du Covid 19 est gouttelettes et contact. Il n’existe à ma connaissance pas encore d’étude fiable pour garantir une possible diffusion air. Le caisson permet donc en plus de la protection de l’équipage, une circulation plus aisée et sécurisée lors du transfert en milieu hospitalier.

A mon sens ce type de produit devrait arriver sur le marché tôt ou tard pour combler des manques qui viennent de se créer. Jusqu’ici nous n’avions pas eu de réel besoin de ce type de matériel, mais chaque drame apporte aussi son lot de leçon destinée à servir pour des éventements futurs.

Le caisson produit réalisé par HP Terra

Interview sur TL 7 d’Alliance Ambulances

Retrouvez aussi l’interview et le reportage d’Alliance Ambulance par TL7 :  : https://www.facebook.com/allianceambulances/?ti=as

Tanit : la tente de confinement

Après HP Terra et Chapuis on retrouve aussi Tanit Evolution qui propose un produit avec une tente souple et rétractablr. Voici la présentation : Cette housse résistante et réutilisable est adaptée
au transport de patient, elle a été créée dans le but de répondre aux contraintes que nous impose la crise actuelle. Elle répond aux besoins du terrain et à l’amélioration de la qualité des conditions de travail des intervenants en réduisant le temps de désinfection et reconditionnement du véhicule. En effet, la majorité de la cellule étant épargnée, la désinfection manuelle est restreinte et le
véhicule plus rapidement opérationnel.

Elle protège la cellule et le personnel :

– elle est conçue de manière à ce que le patient soit confiné dans la cellule afin de protéger l’espace et les personnels de la diffusion de gouttelettes, par une protection du sol au plafond.
– L’accessibilité au patient se fait par 2 fenêtres latérales pour monitorage, oxygénothérapie… Elle est légère (moins de 1 kg), résistante , et offre un nettoyage facilité. Elle se fixe dans tout type de véhicules (VSAV, ASSU, VPSP, AR…) rapidement et simplement avec 8 ventouses de 50mm pouvant supporter jusqu’à 8 kg chacune avec des sangles cousues réglables en hauteur par velcro

Protocole d’habillage et de déshabillage pour les ambulanciers

Protocole d’habillage et de déshabillage pour les ambulanciers

Protection et protocole de déshabillage des ambulanciers

Bonjour à tous. Pour améliorer les procédures il est important de voir et revoir le protocole de déshabillage en cas de transport de personnes suspecté d’être porteur d’un virus/bactérie/autre nécessitant un transport sécurisé avec application des consignes d’isolement gouttelettes/air/contact. Nous vous invitons donc à visionner ce cours qui vous permettra de revoir les mesures de sécurité à mettre en oeuvre lors de l’habillage et déshabillage des tenues de protections. A ce protocole s’ajoute celui de la désinfection de l’ambulance et des mesures traditionnelles de protection.

Ne négligez aucunement les mesures de sécurité et de protection pour éviter de transporter une éventuelle contamination sur d’autres supports ou vers d’autres personnes.

Merci à toi l’ambulancier, Merci à toi le caissier, Merci à toi le routier

Merci à toi l’ambulancier, Merci à toi le caissier, Merci à toi le routier

Merci à toi l’ambulancier

Merci à toi l’ambulancier qui chaque matin te lève, chaque nuit pour s’occuper de la population. Prendre en charge les urgences et assurer les transports des patients suspectés d’être atteint du virus. Toi qui te débrouilles avec peu de moyen mais qui reste droit dans ses bottes malgré ce sentiment d’abandon qui vous irradie.

Car faute s’il y en a une n’est pas à reporter sur qui que ce soit. Trop vite, trop complexe ce virus a surpris tout le monde, ne laissant que peu de temps pour s’adapter et faire face. Il faut arrêter de vilipender et conserver ses forces pour lutter. Etre mieux préparé c’était difficile alors on s’adapte on continue. Parce que choisir la profession d’ambulancier c’est être un lien social avec la population, c’est être un acteur de la chaîne de soin et de secours, c’est être en première ligne dans ces moments difficiles.

Mais vous n’êtes pas seuls

Mais vous n’êtes pas seuls. Comme les soignants d’autres professions œuvrent aussi pour maintenir le pays en activité : éboueurs, caissiers, magasiniers, chauffeurs routiers, forces de l’ordre, pompiers, et bien d’autres. Chacun contribue à son niveau pour que le pays continue de tourner et de fonctionner au minimum. Il ne faut oublier personne. Chacun a un rôle à jouer dans cette lutte.

Toi ambulancier qui se sent seul, saches une chose : on est tous avec toi. Même si la médiatisation vous oublie n’oubliez pas une chose : vous trouverez les remerciements dans les yeux de vos patients. Ce que vous contribuerez à sauver, ceux que vous contribuez à rester en vie au travers des transports pour des soins réguliers. Car n’oublions pas qu’au-delà du virus vous continuez à apporter aux patients atteints de pathologie grave le transport indispensable pour leurs soins : dialyse, radiothérapie, chimiothérapie, contrôles, transfusions et j’en passe.

Donc continuez à garder la tête haute, à conserver cette motivation qui vous a fait choisir cette profession : l’humain. On œuvre pour venir en aide, soutenir, rassurer. Je sais que la reconnaissance est une denrée indispensable pour garder cette motivation mais sachez aussi que vos patients seront toujours les premiers à vous remercier.

Ambulanciers : gardez le cap

Gardez le cap, faites le maximum pour vous protéger et ne lâchez rien. Faites circuler cet article que chacun et chacune puisse comprendre que vos missions sont primordiales et indispensable. Que chaque jour vous continuez à permettre aux patients fragiles et dans le besoin d’avoir leur traitement, leurs soins pour ainsi continuer à lutter contre d’autres maladies dont la gravité est aussi importante que le coronavirus. Car pour ces patients les soins ne s’arrêtent pas, ils continuent quoi qu’il en coûte. Et pour les emmener sur ce lieu de soins il n’y aura que les ambulanciers et les chauffeurs de taxi pour s’en occuper quoi qu’il en coûte et qu’importe la situation.

Alors merci à tous, soyez prudent, et surtout gardez le cap les loulous ! Et encore merci à tous pour ce boulot formidable que vous faites au quotidien.

Sur un air qu’on connait tous pour les quadra et plus 😉 J’ai pris la liberté de détourner. Merci Bérurier Noir de tolérer ce détournement.

Merci à toi l’ambulancier,

Merci à toi le caissier,

Merci à toi le professeur,

Merci à toi l’éboueur

Merci à toi le routier,

Merci à toi l’infirmier,

Merci à toi le facteur,

Merci à toi l’agriculteur

Merci à toi le policier

Merci à toi le pompier,

Merci à toi le techncien

Merci à toi l’informaticien

Merci à toi le livreur,

Merci à toi docteur

Merci à toi l’ouvrier,

Merci à toi l’ASH,

Merci à toi l’aide soignant,

Merci à toi le standardiste,

Merci à toi l’agent funéraire

Merci à toi toi la nounou qui garde les mômes des soignants

Merci à toi qui bosse  pour nos caddy d’aliments

Merci à toi qui nous permets chaque jour de vivre

Merci à toi qui chaque jour permet de faire tenir ce pays en équilibre

Merci à toi qui est confiné

Merci à toi de respecter

Merci à toi de comprendre les obligations

Merci à toi de comprendre que c’est pour ce virus à la con

Merci à toi de rester chez toi

Je compte sur vous pour la compléter !

Ambulance, le brancard et le sens inverse

Ambulance, le brancard et le sens inverse

Transporter le brancard dans l’ambulance en sens inverse ? 

Suite à des échanges sur une illustration d’un équipage descendant un patient d’une ambulance, tête côté porte, donc à l’envers, personne âgée de surcroit,  nombre de commentaires ont fleuri à ce sujet. Il est donc intéressant de faire une analyse et comprendre les tenant et aboutissant et rappeler les règles de sécurité de transport des patients. Cette fois ci abordons le sens de voyage du patient et la possibilité d’utiliser le brancard en sens inverse ?

paramedic 16 L' Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Puis je transporter un patient sur un brancard dans le sens inverse ?

Il faut savoir que les normes de sécurité des ambulances imposent un système d’attache du brancard avec trois points de fixation : deux sur le fond de la cellule et un à l’entrée de la cellule. Je vulgarise grossièrement mais quand votre brancard pénètre dans la cellule vous le fixez au fond avec deux attaches et une devant. Le brancard est alors sécurisé en cas de choc, accident etc.

La seconde raison qui empêche de voyager dans le sens de la route, je rappelle le sens : tête à la porte et pied au fond de la cellule, c’est le risque de chose. Je ne vais pas détailler mais il faut reprendre le schéma du siège auto de l’enfant en bas âge qui voyage dans le sens inverse afin de pouvoir limiter les chocs direct et « privilégier » le choc indirect, pour limiter les dégâts entre autre au niveau cervical.

Mais je ne vais pas prendre le risque de m’attarder là-dessus et laisser le sujet à des médecins spécialisés. Seconde vision sur un choc d’un véhicule contre l’arrière de l’ambulance. Quelle est la protection dans ce cas de figure en dehors des portes et du dossier du brancard ? Dans le sens inverse (tête fond de la cellule et pieds vers l’avant) forcément le risque est plus limité en cas d’impact et le haut du corps est mieux protégé.

Je ne parle pas ici du risque de projection puisque dans tous les cas le patient est attaché comme il se doit sur le brancard (sangles, ceinture etc) et normalement l’ambulancier responsable a fait le nécessaire pour sécuriser son patient sur le brancard.

A nouveau lorsque vous transportez le patient en sens inverse vous faites comment pour le surveiller ? Vous êtes dos à la route ? Les règles de sécurité ne sont là non plus pas les meilleures en cas de choc violent ? Pourquoi les sièges accompagnateurs sont-ils dirigés vers l’avant ?

Si ce n’est pour sécuriser l’ambulancier, attachés bien entendu  tout en lui permettant d’avoir un visuel sur le patient je ne vois pas… Dans le cas de figure autre il est vivement conseillé d’avoir un filet antiG qui protège l’ambulancier en cas de choc.

Puis je transporter dans le sens inverse cas d’accouchement inopiné en ambulance

Petit rappel des règles et usages : quand vous vous rendez sur un accouchement ou plutôt une femme enceinte puisque dans le cas de l’accouchement le SMUR est déjà sur site, vous allez effectuer un bilan. Premier cas : à moins que la patiente ait perdu les eaux depuis 5h ou encore que ce soit son 7ème enfant il y a peu de chance que l’accouchement surgisse là de suite. Vous transportez donc la parturiente normalement tête à l’avant.

Second cas le bilan est limite et donc on médicalise l’intervention. Tout se passera à domicile vous transporterez enfant et maman dans le sens normal. Troisième cas tout va bien, bilan parfait, transport normal, mais ô surprise en cours de route rien ne vas plus. STOP ! On bilante, on fait le point : jonction, pas jonction. Si pas jonction vous n’allez pas faire un accouchement en roulant où vous faites partie des 0.00001% de malchanceux qui n’auraient pas le temps de s’arrêter à temps et le bébé sortirait là boum de suite hop !

rassurant L' Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Donc arrêt, préparation du matériel, chauffage de la cellule,  bref on suit la procédure. La maman est enceinte, donc pas de fractures immobilisantes ! Donc madame va avec de l’aide pouvoir inverser sa position sur le brancard pour faciliter le travail et disposer de suffisamment de place en vue de l’arrivée du médecin et la réception de l’enfant qui va naitre.

Bref médicalisation pendant l’accouchement, ou après si bébé était trop pressé et que l’équipage a procédé à l’accouchement guidé par le médecin régulateur.  Le médecin du SMUR, qui sera présent pour s’assurer que tout va bien va alors vous permettre de transporter dans le sens inverse…..

C’est vraiment le seul cas unique ! Et vous avez la bénédiction du praticien qui est le responsable de l’intervention. Normal on ne va pas à nouveau imposer à la maman de changer de position après une épreuve pareille.

paramedix 29 L' Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Quels sont les textes régissant le sens de transport d’un patient en ambulance ?

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000350504

On lit clairement :

  1. Caractéristiques de la cellule sanitaire :
  2. a) La cellule sanitaire est suffisamment vaste :

– pour qu’un adulte s’y tienne debout,

pour contenir un brancard convenant à un adulte, tête à l’avant,

– pour qu’il soit possible de circuler des deux côtés du brancard et à la tête du patient, afin de permettre la pratique des gestes de réanimation respiratoire ;

Pas besoin de tergiverser il s’agit d’un texte officiel donc je ne laisse pas place à interprétation car je ne suis pas juriste ou magistrat. La loi dit : tête à l’avant donc sens inverse de la route…

N’oublions pas non plus la norme obligatoire qui est la référence pour l’ensemble des constructeurs et concepteurs d’ambulances : la norme EN 1789.

paramedix 18 L' Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Comment puis-je transporter en toute sécurité un patient dans le sens inverse ?

Comme certains ambulanciers en France se targuent de pratiquer le transport de patient en sens inverse c’est-à-dire la tête côté porte. Comment font ils vu que le brancard trois points (donc avec un système de fixation sur la table ou au sol empêchant cette configuration) est une norme obligatoire ? Vous pouvez essayer d’inverser le sens avec le vôtre mais je vous mets au défi d’y arriver et d’arriver à le verrouiller. Impossible ? Non !

Chapuis pour ne pas les citer,  est une société qui développe des matériels spécifique comme les brancards. Entre autre ceux des sapeurs-pompiers. Certains modèles disposent d’une couche, que l’on va appeler civière, et qui se détache du chariot brancard. Le chariot est donc l’élément roulant sur lequel la couche vient se greffer. Couche qui est amovible et peut s’inverser lors de la repose sur le chariot brancard.

Et là oui le patient peut voyager avec un brancard dans le bon sens mais tête à la porte et jambe vers le fond de la cellule. Mais en effet ce n’est pas parce que c’est possible qu’il faut le faire. Par contre réfléchir à l’utilité d’un tel système vous fera peut-être comprendre qu’à la base ce n’est pas QUE pour cette utilisation que ça existe….

paramedix 4 L' Ambulancier : le site de référence Ambulance, le brancard et le sens inverse

Que faire alors pour le transport ? Inversé ou non ?

Arguer le confort du patient est une chose, justifier de l’inversion du patient dans la cellule après un accident corporel en est une autre même dûment attaché et sanglé. Je préfère ne pas trop m’avancer et rester sur des acquis vérifiés et conforme appris lors de la formation et dont la logique reste difficile à remettre en question.  Si une règle est apprise c’est pour la respecter et non l’interpréter au bon vouloir du patient.

Néanmoins sauf situation très particulière comme un transport médicalisé d’une parturiente ayant accouché inopinément je doute que les assurances soient très compréhensives en cas d’accident tout comme le tribunal. Donc non une parturiente qui n’est pas en situation d’accouchement immédiat on ne la transporte pas dans le sens inverse mais comme tout autre patient.

Il est important d’éviter les amalgames et utiliser les bonnes phrases de suite : une femme enceinte n’est pas un accouchement immédiat attention ! Donc enceinte ne veut pas dire inversion du patient de façon systématique ! Et le reste de la patientèle C’EST PAREIL ! Même si c’est plus confortable. L’ambulancier en cas de problème doit adapter sa conduite. Les règles de sécurité sont les mêmes pour tous. Même si vous avez un brancard super luxe au top et j’en passe.

A mon sens et ça et c’est une opinion personnelle non actée par des textes réglementaires, et je le rappelle les textes ne sont pas toujours clair, concis et précis, le seul capable de vous donner l’autorisation de faire voyager un patient dans le sens inverse c’est le médecin du SAMU. Sur la base d’un diagnostic médical justifiant cette décision il vous dira si vous devez effectuer ce transport dans ce sens ou non.

Donc soyez prudent, arrêtez d’interpréter les règles de sécurité. Si règle il y a c’est que derrière il y a une notion de sécurité. N’oubliez jamais que vous êtes responsable du transport et que vous êtes un professionnel de santé. Si vous souhaitez réagir à cet article ou encore apporter des compléments d’informations (avec des références) je suis à votre écoute et toujours ouvert à des arguments constructifs.

Ambulancier, coronavirus, protection et décontamination

Ambulancier, coronavirus, protection et décontamination

MAJ du 03/03/20

L’ambulancier face au coronavirus ou COVID 19, agent pathogène SARS-CoV-2 . Vous l’avez tous vu, lu, entendu, peut-être même avez-vous participé à la prise en charge de patient suspecté d’être porteur du fameux coronavirus. Mais est-ce que vous êtes tous en capacité de réagir, interagir et mettre en protection vous, votre équipage et votre ambulance.

Je pense que vous êtes tous désormais sensibilisé vu la pression médiatique, voire votre implication dans les protocoles de prise en charge. Mais un rappel ne coûte rien. Cet article se veut un rappel global et ne remplacera pas un support de cours issu d’un Institut de Formation. Cet article est valable pour tout transport d’un patient à risque (virus, bactérie etc).

Modes de transmission

Pour rappel les modes de transmission peuvent être aérien, contact ou gouttelettes. Dans le cas qui nous occupe ce jour, le coronavirus – COVID 19  est indiqué comme transmis par contact et gouttelettes. Ce qui implique une protection optimale.

Les protocoles de protections courant

Comme le rappellent les pouvoirs publics les principales règles d’hygiène pour le grand public permettent de limiter la propagation ou le risque de contamination : lavage des mains, tousser dans son coude etc. Mais il existe une chose qui est vraiment négligé c’est le lavage des mains. En effet se laver correctement les mains c’est important, ça s’apprend.

A toi l’ambulancier qui lit ces lignes tu te rappelles et j’espère que tu le pratiques encore : le lavage des mains conformément au module 3 de la formation de l’ambulancier. Pour rappel je vous propose de découvrir l’infographie ci-après.

lavage des mains ambulanciers

Ambulance : protection de l’équipage

Chaque ambulance est dotée de base d’un équipement de protection pour l’équipage comme pour le patient : blouse, gants, masques, charlotte etc. Pas besoin donc de rappeler l’importance du protocole à mettre en œuvre en cas de prise en charge d’un patient à risque. On ne le rappellera jamais assez on ne jette pas ces équipements après usage dans un container noir mais bien dans une poubelle DASRI !

On prendra soin lors du déshabillage de ne pas mettre en contact les zones saines avec les zones contaminées. On travaille en binôme pour le déshabillage pour améliorer son efficience et éviter la contamination des zones propres.

Rappel le kit de protection se compose de :

  • Paire de gants à usage unique non stérile pour l’équipage
  • Masque FFP2 pour l’équipage avec vérification de sa bonne étanchéité, masque chirurgical pour le patient
  • Surblouse manche longue ou combinaison à usage unique
  • Charlotte ou capuche de protection (combinaison)
  • Lunettes de protection
  • Drap à usage unique pour le brancard
  • Solution hydroalcoolique

Ce kit est obligatoire en permanence, en tous temps. Il fait partie intégrante de la liste du matériel présent dans l’ambulance.

Protocole de transport

En cas de prise en charge d’un patient suspect il est bon ton de :

  • Faire effectuer au patient un lavage des mains complet au savon ou avec la solution hydroalcoolique avant de quitter le domicile.
  • Placer le masque chirurgical sur le patient et le fixer correctement. Il ne doit pas être quitté jusqu’à l’arrivée en chambre.
  • Couper les échanges de ventilation/aération entre la cabine de l’ambulance et la cellule sanitaire
  • Après l’installation du patient tout élément à usage unique doit être déposé en DASRI, suivi d’un lavage des mains à la solution hydro-alcoolique ou lavage correct des mains

Bien entendu chaque région dispose de protocole adapté à suivre en adéquation avec les recommandations de l’ARS.

Ambulance : protection de la cellule et désinfection

Pour la cellule sanitaire c’est le protocole habituel avec une désinfection des parois, mais aussi une désinfection aérienne avec les produits adaptés. Il va de soi que chaque ambulance dédiée au transport d’un patient à à risque ne doit pas être réintroduit dans le processus de prise en charge classique tant que la désinfection totale et complète ne soit réalisée.

  • Chaque matériel même de petite taille doit être nettoyé comme il se doit avec des lingettes à usage unique.
  • On portera un soin particulier à la désinfection totale du brancard même avec utilisation d’un drap à usage unique.
  • On n’oubliera pas de traiter l’ambulance selon le circuit propre vers sale. De l’intérieur vers l’extérieur avec un produit adapté virucide, nettoyant et désinfectant (norme NF EN 14476)
  • Chaque lingette et matériel à usage unique dédié à la désinfection sera éliminé en DASRI

Pour rappel : cet article reprend des éléments au sujet de la désinfection, n’hésitez pas à le consulter :

Manque d’équipement voire inexistence

Je sais que beaucoup d’entre vous vont ou font face à des gros problèmes d’équipements. Et ces problèmes n’ont pas forcément à voir avec une pénurie issue des sociétés de matériel médical mais bien de l’entreprise dans laquelle vous œuvrez. Ne mettez pas en péril ni vous ni vos patients.

Pour lutter de façon efficace et intelligente il est peut être pertinent de faire valoir son retrait jusqu’à ce que l’équipement adapté soit présent dans vos véhicules. Je précise que rien n’est gravé dans le marbre mais que c’est un conseil de professionnel à professionnel. Si vous prenez en charge un patient à risque il est LOGIQUE d’être vous même protégé. C’est la base même de l’hygiène.

Après pensez à la décontamination : si votre équipement personnel de travail est considéré comme « contaminé » vous faites quoi pour la suite ? Soyez juste méthodique : changez de tenue, isolez les tenues à risque hors de la chaine propre…

Ne soyez pas non plus totalement fermé et adaptez vous pour trouver des solutions sécurisées pour tout le monde. Il ne faut pas non plus sombrer dans une psychose collective. Mais bien de limiter les risques de propagations.

Le chef d’entreprise qui vous dit : ce n’est pas à moi de prendre des dispositions : rappel être ambulancier c’est un métier qui demande à avoir de la réflexion, de la logique. On transporte des patients, pas des colis. 

Une chose simple à retenir sur l’ambulancier, le coronavirus et autres

La principale chose à retenir c’est de ressortir vos cours d’hygiène en cas de doute, pour vous remettre les bons gestes en tête. Ce n’est pas une faiblesse mais juste une nécessité pour vous assurer de votre parfaite maîtrise des gestes de protection. A force, avec le temps on en oublie certaines précautions et revoir la théorie est une chose importante pour se rafraîchir la mémoire, se protéger et protéger ses collègues.

Les hôpitaux  ont ou vont mettre en œuvre des protocoles précis il suffira alors de vous adapter. Bon courage à tous les roulants !

Ne vous contentez pas du ménage comme à la maison ! Vous êtes des professionnels de santé en mesure d’appliquer des normes d’hygiène relative au transport de personne, on procède donc à une véritable désinfection totale et complète, un habillage et un déshabillage adapté pour renforcer les limitations de propagations du virus.

Ma boite mail vous est ouverte

Si vous souhaitez apporter des informations à cet article, renforcer la prévention n’hésitez pas à me faire un mail avec les données dont vous disposez. Cet article sera mis à jour en fonction de vos retours, conseils, retour d’expérience sur le sujet en fonction de vos expériences en région etc.

Ambulancier SMUR, le reportage vidéo, le vrai !

Ambulancier SMUR, le reportage vidéo, le vrai !

Un reportage sur les ambulanciers SMUR, mais le véritable reportage ! Pourquoi j’insiste sur la véracité du contenu de ce reportage ? Il faut commencer par le début de l’histoire.

Un reportage commandé sur la profession d’ambulancier SMUR

A la base une commande de reportage auprès d’une société de production. Le but ? S’intéresser à la profession d’ambulancier SMUR et faire le portrait d’un ambulancier. Florian Montagne, ambulancier auprès du SMUR de Lille dans le Nord est le profil retenu. Un profil atypique qui a plu aux équipes. Ce reportage est réalisé puis soumis à visionnage par le CHRU de Lille, Florian, le service du SAMU bref une validation totale du contenu.

Ce reportage est ensuite diffusé par une grand chaîne nationale à 20h. Problème : le reportage livré est modifié ! Une voix off inadaptée, un montage qui dénature totalement le contenu d’origine. Bilan : ce reportage modifié subit un descente en flamme sur les réseaux sociaux et devient l’objet de colère et de discussions assez animées.

Il est temps de redonner à césar : le portrait de l’ambulancier SMUR, le reportage d’origine

Grâce à l’implication de l’AFASH, l’Association Française des Ambulanciers SMUR et Hospitaliers, la société de production à l’origine du reportage accepte de lever le voile sur le véritable reportage et d’accéder à la demande de l’AFASH de rétablir la vérité…

C’est donc avec la permission de Marion FIAT, réalisatrice, que ce reportage peut être dévoilé et rendre ainsi justice non seulement à la profession mais aussi à l’acteur central : Florian. Le but de l’AFASH : redonner ses lettres de noblesse à ce reportage et aussi à cet ambulancier SMUR qui on le voit ici parfaitement est un véritable passionné.

Se reconnaître dans ce profil : la richesse des profils ambulanciers

Pour ma part c’est un double hommage que de publier ce reportage et rendre ainsi honneur à Florian Montagne. Son parcours ? J’ai un peu le même, atypique à souhait comme beaucoup d’ambulanciers qui me lisent. On est devenu ambulancier car nous sommes des passionnés. On travaille après avoir suivi chacun la formation dédiée et avoir été formé à ce métier.

Non ce n’est pas juste un simple poste à occuper. Et c’est vraiment plaisant de voir une société de production mettre en avant les ambulanciers. Une profession de l’ombre. Que ce  soit les ambulanciers du secteur privé ou du secteur public. Pour moi et avant toute chose : nous sommes des ambulanciers.

Rappelez vous le reportage sur les ambulanciers privés

Et comme vous le constatez, le même schéma s’est produit à la base pour un reportage réalisé cette fois ci sur les ambulanciers privés. Bastien, rédacteur pour le site s’était vaillamment battu pour organiser un reportage sur la profession. Je vous remets le lien et n’hésitez donc pas à revoir cette vidéo sous un autre angle. Très souvent les reportages d’origine ne sont pas conforme à ce qui est décidé et réalisé en amont. Un montage ne rend pas toujours honneur au contenu original.

Ambulancier SMUR, le vrai reportage : la vidéo

L’image de l’ambulancier

L’image de l’ambulancier

L’image de l’ambulancier, un sujet qui ne fait pas assez débat

L’image de l’ambulancier, un sujet qu’il est temps d’aborder. Une rubrique un peu plus personnelle concernant l’image que renvoie notre métier d’ambulancier. A l’ère des réseaux sociaux, Smartphone et autres moyens moderne de communication, on peut voir tout et n’importe quoi aux yeux et au vu de tout le monde sans forcément de « modération ».

Quand le selfie devient l’ennemi du professionnel en exercice

Il y a des côtés positifs dans le sens où certaines images de véhicules pris sur un moment T peuvent être magnifiques et surtout un bon moyen de communication sur nos véhicules. Sur des événements, sur des interventions, sur des prises en charges exceptionnelle, mais tout cela est fait de façon individuelle.

Chaque société, chaque plateforme de partage applique les règles qui lui convient. Nous sommes loin de la communication de certaines corporations qui font que l’image est “professionnelle” de par sa qualité.

Je ne suis pas là pour tirer sur les uns ou sur les autres, c’est juste que l’image déjà très abîmée de notre corporation l’est encore plus dans des selfies inappropriés avec des tenues non conformes, des situations où notre déontologie n’est pas forcément respectée, des situations non professionnelle…Tout ceci publié sans réelle modération avec parfois des milliers de membres qui ne sont pas forcément que des ambulanciers.

On peut donc s’interroger sur les membres que composent toutes les différentes plateformes d’échange de notre métier. On peut certainement y croiser d’autres acteurs comme des Sapeurs-Pompiers, des secouristes, des infirmier(e)s, des aides soignant(e)s, des ARM, des collègues ambulanciers de l’étranger, des médecins urgentiste, SOS médecin ou médecins généralistes ou pourquoi pas des patients. Il serait bon de toujours avoir cela en tête avant de poster ou même d’agir sur le terrain.

Un ambulancier : une tenue professionnelle exigée

En parlant de terrain, il est important et primordial de dégager une attitude positive, professionnelle et adéquate à la situation. Vous n’êtes pas censé savoir que l’habit fait bien le moine et c’est pour cela qu’une tenue professionnelle, propre sans gadget superflu du style écharpe, bonnet, casquette ou les lunettes de soleil vissées sur la tête est plus adaptée pour prendre contact avec d’autres professionnel de santé ou la famille du patient.

Et j’irais même plus loin, le brancard est « l’objet » vu en premier dans les services. C’est pour cela qu’il faut qu’il soit impeccable afin de montrer une bonne image de l’ambulancier(e).

Petite parenthèse concernant les accessoires superflu qui composent la tenue de certains ambulancier(e)s. Non seulement l’image qui en dégage est non professionnelle mais peut se retourner contre vous lors d’interventions ou de transfert simple.

L’écharpe est un bel outil pour un étranglement, les grandes boucles d’oreilles peuvent être attrapées et arrachées par la petite mamie Alzheimer bien installé sur le brancard mais un peu beaucoup agitée. Les ongles manucurés et bien long qui vont venir déchirer le gant censé protéger les mains du secouriste contre la contamination par le sang et autres fluides corporels.

Une ambulance ça se conduit, ça ne se pilote pas

Il y a aussi l’attitude au volant de l’ambulance, surtout n’oubliez pas que votre véhicule est floqué au nom de votre entreprise et surtout pensé à la croix de vie sur votre véhicule et à la signification de ses dernières.

Nous sommes aussi des professionnelles de la route, nous devons être exemplaire, c’est pourquoi il est intéressant de remercier par un petit geste de la main ou un petit coup de feux de détresse les usagers (cycliste, piétons, conducteurs de tout type de véhicules…) et aussi les autres professionnels de la route (taxi, collègues, chauffeur de bus, tram, busway….) lorsque ces derniers laisse passer l’ambulance sirène et gyrophare enclenché.

La reconquête de l’image de l’ambulancier

On a tous des histoires de chasses concernant l’image délétère de notre profession, des images en têtes, des situations cocasse d’ambulancier amateur parfois m’en foutisme mais je crois sincèrement que la reconnaissance de notre corporation passe par la reconquête de notre image. A nous de lutter tous les jours contre ceux qui font du mal à notre profession de part des comportements ou de la tenue. Le pire ennemie de l’ambulancier c’est l’ambulancier lui-même.

Ceci est ma vision des choses et n’engage que moi. Mais il est peut-être temps que cette vision dépasse le cadre de ma seule réflexion pour vous engager à faire de même. Il n’y a qu’en réagissant collectivement qu’on fera changer le comportement. Vous êtes très nombreux à réagir et à partager je me doute ces réflexions. A chacun ensuite de faire preuve de pédagogie pour faire véhiculer ces valeurs au travers de vos entreprises.

Le binôme ambulancier

Le binôme ambulancier

Le Binôme ambulancier : plus qu’un duo c’est un ensemble

Le binôme ambulancier c’est un sujet qu’on aborde peu et pourtant il est bien présent. Certaines entreprises permettent le travail en binôme fixe de part de leur philosophie ou tout simplement pour une facilité d’organisation. Beaucoup d’avantages pour peu d’inconvénients. En effet, un binôme « efficace » reste une valeurs sur pour une entreprise, de part l’image transmis sur intervention ou bien dans les services.

On reconnaît un binôme qui marche avec des signes bien précis : les sourires, les prises en charges sans discuter, avec juste des regards, la complicité. Cela apporte du réconfort, du professionnalisme sur intervention que ce soit avec les patients, la famille, les autres intervenants (HAD, infirmièr(e)s à domicile, soignants hospitaliers…) ou les équipes médicales et paramédicales que ce soit en SMUR ou même en rapatriement sanitaire.

La transmission du savoir

Une autre facette de ce binôme si celui-ci est bien composé et bien réfléchi, c’est la transmission. Qu’elle soit dans l’intérêt de l’entreprise ou du métier en mélangeant des anciens avec des nouveaux venus, je ne parle pas de l’âge, mais de l’expérience dans le métier. Il est important d’avoir un “tuteur” surtout quand on sort de l’IFA que ce soit avec le DE ou le AA en poche.

Les formations sont courtes et n’englobent qu’une partie du métier. La conduite d’un véhicule type fourgon que ce soit en urgence ou en mode consultation, s’apprend sur le terrain avec les sensations, les conseils et le savoir-faire des anciens.

Il y a aussi le côté important : le patient allongé sur le brancard qui ressent les ronds points, les freinages, les accélérations. Et pour tout cela on doit imaginer que c’est un membre de notre famille afin d’être efficace et avec une extrême douceur. Il y a aussi la transmission sur des prises en charges spécifiques avec du matériel tout aussi spécifique comme la télémédecine, le transport bariatrique, pédiatrique, tractions….

Il y a le secteur : les hôpitaux et cliniques, les bouchons bref une multitudes de vecteurs qu’il faut prendre en compte et qui appartient au terrain. On peut aussi parler des formalités administratives d’entrée et de sortie (oups excusez moi, je me suis légèrement emporté) je voulais dire de transmettre les textes qui régissent notre profession, comme la Circulaire DHOS/SDO/O 1 n° 2003-277 du 10 juin 2003.

Philosophie de l’entreprise et optimisation

Pour ce qui concerne l’intérêt de l’entreprise, on peut y voir la transmission de la philosophie de cette dernière dans sa politique interne, dans sa façon de faire et d’intégrer ces spécificités si cela est présent, de présenter les nouveaux arrivants aux partenaires (SOS Médecins, Médecins généralistes, HAD, équipes du SAMU, Infirmiers(e)s à domicile ou SOS infirmiers, collègues ambulanciers…).

Les valeurs de l’entreprise sont transmise dans de bonnes conditions et les partenaires sont rassurés et continuent ainsi à faire confiance aux équipes. Il y a aussi l’utilisation du matériel : une équipe « déballant » son matériel pour une prise en charge optimal avec une sérénité, une assurance et un savoir-faire apporte un côté plus que professionnel et surtout rassurant dans son attitude.

On peut même pousser le principe jusqu’aux équipementiers ou fournisseurs de matériel qui vont récupérer les désidératas des binômes habitués à utiliser tel ou tel type de matériel ou type d’aménagement. Il est important d’avoir le retour des femmes et des hommes de terrain afin d’améliorer le matériel ou l’aménagement des ambulances.

Un côté plus terre à terre c’est la rentabilité. Un binôme qui fonctionne bien est un binôme efficace et rentable dans ses prises en charge, on perd moins de temps quand on se connaît puisque les rôles sont dispatchés et le savoir, l’aisance de l’un ou de l’autre peut-être avantageux sur certaines prises en charges ou situations.

Pour rappel, l’ancienneté et les pratiques ne remplacent aucunement la remise à niveau, la formation continue, l’œil novateur des « nouveaux arrivants », le nouveau matériel, les nouvelles recommandations nationales. Il est toujours important d’ajuster son métier selon les facteurs qui le font évoluer, que ce soit de façon personnelle ou de façon obligatoire.

Dans l’intérêt du métier on peut aborder l’image de l’ambulancier et surtout l’image retranscrite aux autres professionnel de santé ou aux autres collègues. Encore une fois un binôme qui possède le dynamisme, l’envie, le sourire, la tenue réglementaire sans « chichi », la déontologie, apportent une image positive de notre profession.

Et dieu sait que cette dernière souffre d’une mauvaise image transmise par des pratiques archaïques, par des défauts de tenue, par un manque de remise à niveaux, par une pensée de gestion de transport logistique et non de patient, par mettre des équipages non compatibles qui reflètent la mauvaise santé de l’entreprise voir du groupe.

Des joies, des peines et des frustrations

Un binôme partage ses joies, ses peines, ses débriefing sur des situations de prise en charges tout en sachant qu’ils partagent 8, 10, 12 voir 14 heures ensembles, beaucoup plus que sa compagne ou son compagnon. Cela apporte une relation ponctuée d’amitié, d’amour, de professionnalisme ou de haine car la vie enfermée dans un quotidien est parfois difficile à affronter. Un binôme est comme un couple, il faut savoir écouter, débriefer, parler et se remettre en question afin d’avancer dans sa profession.

Les inconvénients des binômes est principalement la lassitude, le fait de ne plus apprendre de l’autre, la fatigue peut provoquer aussi des tensions. C’est comme dans un couple de la vie civile, il faut savoir faire des concessions pour mieux avancer. Ces coups de mou de l’un peut entraîner l’autre avec des comportements un peu négatif et une baisse de la qualité des prises en charges.

Vous l’aurez compris un équipage c’est plus qu’un simple duo. On est vraiment sur la base d’une équipe soudée. Ce besoin est indispensable afin de pouvoir optimiser la productivité dans une journée de travail classique mais surtout et avant toute chose offrit au patient la meilleure qualité de prise en charge possible. Un binôme c’est des joies, des rires, des moments difficiles partagés ensemble. Et si vous aussi vous vous reconnaissez là dedans c’est que votre duo fonctionne !

Le risque d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) et les ambulanciers

Le risque d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) et les ambulanciers

Intoxication au monoxyde de carbone (Co) ça vous parle ?

Sorti des IFA les ambulanciers sont-ils sensibilisés aux risques du monoxyde de carbone (CO) ? Si cela fait partie des cas abordés en formation notamment au module 2 état clinique, il n’est pas sûr que cela leur reste en tête devant le peu de cas auxquels ils seront confrontés dans la vie courante.

Mais pourtant ce fameux monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité accidentelle par substance toxique en France et les ambulanciers sont en première ligne. Car tous les jours ils se rendent aux domiciles de patients aussi bien pour des prises en charges relevant de l’UPH (Urgence Pré Hospitalière), qu’itératives (répété plusieurs fois = consultations, séries, etc.…).

Les lieux de travail sont aussi une source d’intoxication en fonction du type d’activité.  Il est important de ce fait que les ambulanciers soient initiés aux risques et par la même occasion équipés d’appareil de détection au même titre que les médecins SOS, facteurs (dans certains secteurs), agents du gaz, sapeurs pompiers, etc.…

Si la loi française oblige dorénavant la présence de détecteur chez les particuliers, il n’en demeure pas moins que peu d’habitations en sont dotées, et si oui, encore faut il que ces détecteur soient en bon état de fonctionnement.

Il est important que les intervenants que sont les ambulanciers soient équipés. Car chaque hiver, mais aussi en période de redoux les intoxications au monoxyde de carbone concomitantes à la période de chauffe font des milliers de victimes.

Pour info en 2016/17, 1 041 épisodes d’intoxication au CO survenus par accident et impliquant 3 540 personnes ont été signalées au système de surveillance de Santé publique France et avec  malheureusement une centaine de décès en moyenne par an à la clé. Pour éviter ces intoxications et ces morts éventuelles il faut d’abord connaître les symptômes et savoir identifier les situations à risques ainsi que les mesures préventives pour éviter ces intoxications.

Ainsi l’ambulancier aura une action de prévention santé (rôle pour les ambulanciers que j’ai déjà abordé) et qui me semble importante mais aussi une attitude professionnelle dans le cadre de l’UPH.

Qu’est ce que le monoxyde de carbone ?

Le monoxyde de carbone (CO) est un produit de la combustion des matières organiques carbonées (bois, charbon, gaz naturel, gaz butane, mazout de chauffage) dans des conditions d’apport insuffisant en oxygène, qui empêche l’oxydation complète en dioxyde de carbone (CO2).

Les gaz brûlés émis par ces appareils contiennent toujours une petite quantité de CO, la combustion étant toujours incomplète. La quantité de CO qui se dégage est influencée par l’apport d’air frais et l’évacuation des gaz brûlés.

Pour une combustion efficace, l’appareil doit être correctement installé et les brûleurs bien réglés. Un usage inapproprié peut produire du monoxyde de carbone. Le monoxyde de carbone est incolore, inodore, insipide et non irritant, ce qui le rend difficile à détecter pour les personnes exposées.

tableau périodique - monoxyde carbone - site ambulancier

Monoxyde de Carbone et interaction sur la santé

Les symptômes dépendent de la durée de l’exposition et du taux de monoxyde de carbone dans le sang. C’est pour cela que de par ces connaissances (Module 2) l’ambulancier doit être capable  d’identifier ou de penser à une intoxication au CO.

L’intoxication subaiguë est souvent trompeuse : les symptômes sont peu évocateurs associant une fatigue, des maux de tête, des troubles de la mémoire, des troubles de concentration et des palpitations (pouvant même faire penser à un syndrome grippal). Attention quand même à ne pas transformer tous les états grippaux en intox au CO.

En cas d’intoxication aiguë, les signes cliniques sont peu spécifiques et le plus souvent associés : maux de tête, vertiges et vomissements. Mais certaines présentations sont trompeuses : il faut donc aussi penser à une intoxication en cas de confusion mentale, d’agitation ou de désorientation. Le détecteur sera la pour affiner le bilan au même titre que le lecteur de glycémie capillaire.

Faire attention aussi en cas de manifestation des symptômes chez plusieurs patients simultanément et/ou animaux domestiques. Une intoxication grave peut entraîner un coma ou des convulsions et aller jusqu’à l’ACR. L’intoxication de la femme enceinte est toujours potentiellement grave, le monoxyde de carbone passant la barrière du placenta. Ainsi l’état clinique de la mère ne reflète pas l’impact sur le fœtus.

Pour rappel le monoxyde de carbone se fixe sur l’hémoglobine pour former une molécule stable, la carboxyhémoglobine. L’hémoglobine s’associe avec le monoxyde de carbone plutôt qu’avec l’oxygène, et cette fixation est irréversible. Pour une concentration de 800 ppm de CO dans l’air, 50% de l’hémoglobine se bloque sous forme de carboxyhémoglobine.

Il en résulte une diminution de l’oxygénation cellulaire nocive pour le système nerveux central mais aussi pour le muscle cardiaque. Le monoxyde de carbone absorbe le rayonnement infrarouge d’où les paramètres peu fiables avec les saturomètres.

Conduite à tenir en cas d’intoxication au monoxyde de carbone

En cas d’intoxication au monoxyde de carbone l’ambulancier doit soustraire immédiatement la victime de l’exposition sans se mettre soi-même en danger et lui administrer de l’oxygène, en associant un examen clinique complet et le passage d’un bilan au SAMU centre 15. Ainsi le module 1 sera appliqué en corrélation avec le module 2 :

Pourquoi de l’oxygène ? Car, le principal traitement médical pour une intoxication au monoxyde de carbone est l’inhalation d’oxygène à 100 % au MHC (masque a haute concentration). L’oxygène a pour effet d’accélérer la dissociation du monoxyde de carbone de l’hémoglobine. L’oxygènothérapie hyperbare (caisson) est également utilisée dans le traitement de l’intoxication au CO. L’oxygénothérapie hyperbare augmenterait la dissociation de la carboxyhémoglobine dans une plus large mesure que l’oxygénothérapie normale.

Il est important, autant que possible de ventiler les locaux, habitations etc.…

Equipement de détection du CO

Pour une bonne protection des intervenants le mieux est d’investir dans l’achat  d’un détecteur individuel portatif. Il est dommage d’entendre des responsables de sociétés d’ambulances refuser l’achat de se genre de matériel aux prétextes du coût, du peu d’utilisation, de la matério-vigilance, etc.…

Mais quel sera le coût de prise en charge de l’employeur ou de l’assurance maladie en cas d’exposition de l’un de ses employés ou de l’équipe ambulancière complète. Si le faible temps d’exposition au monoxyde de carbone durant l’intervention au domicile pourrait être un argumentaire plausible, il n’en reste pas moins faux. En effet si l’on doit tenir compte du temps d’exposition il faut aussi et surtout tenir compte de la concentration de gaz dans le lieu d’intervention. Ainsi plusieurs cas d’intoxication ont été rapportés sans que les équipes de primo intervenant restent des heures sur place.

Certains argumenteront ce refus d’équipement par le renfort éventuel d’une équipe SMUR ou de sapeurs-pompiers. Mais encore faut-il que leur matériel soit en bon état de fonctionnement. Là aussi des dysfonctionnements ont déjà été signalés (quand l’un se mettait en alarme l’autre n’affichait rien).

Le détecteur portable fait parti à par entière des EPI au même titre que les chaussures de sécurité EN ISO 20345 et les vêtements aux normes EN 471, etc.

Il faut compter à partir de 150 euros environs pour l’achat de ce genre de détecteur ce qui pour une société est faible en investissement surtout, si juste les ASSU sont équipées. D’autant que certains de ces détecteurs ont une durée de vie de deux ans et ne demandent aucun entretien. Ils sont jetables par la suite.

lot détecteurs monoxyde carbone - site ambulancier

Consignes de sécurités et de prévention

  • Avant l’hiver, faites systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d’eau chaude, ainsi que les conduits de fumée (ramonage mécanique) par un professionnel qualifié dans votre résidences principale et secondaire le cas échéant ;
  • Tous les jours, même quand il fait froid, aérer au moins 10 minutes votre logement ;
  • Maintenez vos systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et n’obstruez jamais les entrées et sorties d’air ;
  • Respectez systématiquement les consignes d’utilisation des appareils à combustion indiquées par le fabricant : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue, etc.
  • Placer impérativement les groupes électrogènes et moteurs à l’extérieur des bâtiments

Sources : ars, inrs, samu/smur de France

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/04/cir_3603.pdf

http://www.inrs.fr/dms/ficheTox/FicheFicheTox/FICHETOX_47-1/FicheTox_47.pdf

https://urgences-serveur.fr/intoxication-au-monoxyde-de,289.html

Les journées nationales du GARDEFA 2019

Les journées nationales du GARDEFA 2019

Le GARDEFA (Groupe d’Action, de Recherche et de Développement pour la Formation des Ambulanciers) est l’association des Instituts de Formations des Ambulanciers (IFA).Depuis huit ans, cette association loi 1901 a pour but de fédérer les écoles de France afin d’harmoniser la formation et d’échanger sur la compréhension des textes et des bonnes pratiques. Le GARDEFA se veut une force fédérée de réflexion, de proposition et de représentativité, au service de la formation des Ambulanciers Diplômés d’État et des Auxiliaires Ambulanciers.

Les moyens d’action de l’Association sont :

  • Recueil de toute information, document et recherche concernant la formation ;
  • Réunions de travail au niveau régional et national, assurant un fonctionnement dynamique de l’Association et le développement de la vie des instituts de formation;
  • Commissions de travail selon les nécessités de l’actualité ou de l’action ;
  • Publication de documents destinés à l’information et à la coordination des IFA ;
  • Actions de formation réalisées par elle-même ou avec des organismes assurant pour son compte la formation des professionnels de santé ;
  • Tout autre moyen permettant d’atteindre les buts fixés à l’article 2 des statuts de l’association.
gryrophare bleus nuit L' Ambulancier : le site de référence Les journées nationales du GARDEFA 2019

Cette association a pour objectifs généraux :

  • D’optimiser la qualité de la formation initiale et continue des ambulanciers ;
  • De promouvoir les recherches nécessaires à une dynamique d’évolution et de valorisation du métier d’ambulancier ;
  • De fédérer et de représenter les IFA auprès des pouvoirs décisionnels et des instances professionnelles ;
  • De promouvoir la formation continue des formateurs IFA ;
  • De susciter des rencontres et des échanges entre les formateurs, afin de développer une recherche pédagogique adaptée et spécifique ;
  • De favoriser des rencontres et des échanges avec toute association ou personne intéressée par la formation des personnels de santé ou exerçant dans un domaine sanitaire et social.

Les membres actifs sont constitués par les IFA représentés par le directeur ou le coordonnateur pédagogique, les formateurs permanents et ou le personnel administratif. Les professionnels de santé actifs peuvent être membres sympathisants. Environ 25 IFA, principalement publics, sont adhérents à l’association.

croix de vie sur capot L' Ambulancier : le site de référence Les journées nationales du GARDEFA 2019

Les journées nationales du Gardefa

Depuis 4 ans, le GARDEFA organise des journées nationales d’études et de formations. Conférences, ateliers pratiques et surtout moment d’échanges. Cette année 2019, c’est la ville d’Angers qui accueillera ces journées sur le thème de l’innovation de la formation. 3 jours avec notamment : La formations des tuteurs par simulation, retours d’expériences sur le Module 5 en vidéo, conférence sur l’approche pédagogique par les neurosciences, visite de stands, journée interprofessionnelle avec le social et bien d’autres thèmes encore…

Exceptionnellement, il est possible cette année de n’assister qu’à une journée, le jeudi 14 novembre, dont voici le programme :

08 h 30 Partage d’Expériences : (30 minutes de présentation par groupe) 1. Histoires de vie dans la formation d’ambulancier : Laëtitia LANDELLE, Magali GAUCHER 2. Évaluation du M5 par la vidéo : Philippe BAUDOUIN

10 h30 Conférence et ou atelier sur la pensée visuelle et les différents outils de mémorisation Intervenant : Mr Cyril MAITRE Champion du monde de Mind Mapping

13 h 30 Conférence sur l’approche pédagogique par les neurosciences : Comprendre les chemins sinueux de l’apprentissage, de la mémoire, de l’attention, de la motivation et des effets du stress Intervenant : Pascale TOSCANI, Docteur en Psychologie

Pour plus de renseignements, accès au programme détaillé des journées et inscriptions : www.gardefa.fr

Nous, nous y serons !

Le GARDEFA est partenaire de la Journée Nationales des Ambulanciers (08 juillet)

L’Emergency Medical Service de Hongrie

L’Emergency Medical Service de Hongrie

ORSZÁGOS MENTŐSZOLGÁLAT

Visite et stage au sein de l’OMSZ (service ambulancier) de Budapest

emergency medical service hongrie

La Hongrie est un pays d’Europe centrale où vivent un peu moins de 10 millions de personnes. Sa capitale, Budapest, en compte environ 1,8 million.

carte hongrie

C’est en 1887 que le service d’ambulances voit le jour à Budapest. Il est constitué uniquement de volontaires. La première caserne s’installe au cœur de la ville, avec ses écuries pour les chevaux d’ambulances. C’est à l’heure actuelle toujours le même bâtiment, identique ou presque, qui abrite à la fois l’une des 255 casernes du pays (et 55 pour la ville de Budapest) mais aussi l’administration du service national des ambulances. Les sous-sols ont été emménagés en abris anti bombardement et son toujours là, intacts depuis la révolution de 1956. On y trouve aussi un impressionnant musée fondé en 1892, retraçant l’histoire du service ambulancier.

  1. En 1948, le service devient professionnel et gouvernemental.
  2. En 1954, les premiers médecins font leurs apparitions dans les ambulances.
  3. En 1963, c’est le premier succès pour un équipage ambulancier qui « récupère » un arrêt cardiaque.
  4. En 1975, les universités créent le diplôme de Paramédic de niveau 1,2 et 3.

Encore quelques chiffres : l’OMSZ c’est 2,2 millions d’appels pour 1,5 millions d’interventions, 18411 accouchements, 1022 succès suite à une RCP, 784 ambulances, 7 hélicoptères et plus de 8100 ambulanciers.

Le 104 est le numéro d’appel pour le service médical. Il y a aussi le 112, comme partout en Europe, mais il fonctionne surtout à la campagne. Il est géré par les services de police mais l’OMSZ déconseille vivement de l’appeler en cas d’urgence vitale.

104-112-Emergency Medical service - hongrie

Les différents véhicules et les grades des ambulanciers

  •  Le scooter : Conduit par un EMT* ou un AEMT* (6 mois à 1an d’étude)
  • La moto : Conduite par un paramedic (3 ans) ou un paramedic avancé (4 à 5ans) ou un médecin
  • L’ambulance BLS* : A son bord, un pilote (4 semaines) et un AEMT, parfois un paramedic
  • L’ambulance ALS* : A son bord, un pilote , un assistant (2ans et demi) et un paramedic ou paramedic avancé.
  • L’ambulance pédiatrique : Un pilote, un paramedic et un médecin urgentiste et pédiatrique
  • Le véhicule léger d’intervention rapide : Un paramedic ou un médecin
  • L’hélicoptère : Un pilote, un paramedic avancé et un médecin urgentiste

Lexique :

  • * (A)EMT : (advanced) Emergency medical technician
  • * BLS : Basic life support (urgences relatives)
  • * ALS : Advanced life support (urgences vitales)
gyermek mentoorvos L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie

Stage en immersion auprès de l’Emergency Medical Service de Hongrie

Je suis accueilli à 6h30 par l’équipe de nuit. La station est flambant neuve, magnifique. Bureau, salle de repos avec cuisine, chambres de garde, salle de réunion et de formation  mais aussi sauna et salle de sport. Une cour intérieure avec table et coin fumeur et enfin le garage avec l’ambulance BLS,  l’ALS et la pédiatrique. C’est précisément avec celle-ci que je vais rouler pour cette première journée.

IMG 5999 1030x773 L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie
IMG 62311 L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie

Voici le docteur Krivascy, c’est lui le pédiatre du jour. Il est aussi chef de service des urgences pédiatrique d’un des nombreux hôpitaux de la ville. C’est un homme calme, souriant et attentionné. Il sera du reste comme ça durant les interventions. Avec nous il y a un paramedic avancé et le pilote. Je fais le tour de l’ambulance, fort bien agencée, avec tout le matériel ALS et la pharmacie.

La différence entre le paramedic et le médecin, c’est que le médecin est totalement autonome dans ses prises de décisions, notamment pour ce qui est de la médicamentation. L’ambulance est équipée de radio mais l’équipage n’en ont pas sur eux. Ils sont prévenus soit par un téléphone portable de garde soit par leur tablette de télétransmission, qui sert aussi de tablette-fiche bilan (une par véhicule). C’est le 104 qui donne les missions qu’elles soit primaires ou secondaires. En effet, toutes ces ambulances peuvent être appelées pour ces deux types de missions.

IMG 5974 L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie

Notre première mission est primaire : enfant de 2ans pour un malaise fébrile. A notre arrivée, une équipe ALS est déjà sur place. C’est elle qui a demandé le renfort de l’équipe pédiatrique. L’enfant est stable, Glasgow 15 et a déjà reçu de l’ibuprofène. Au moment de repartir, l’enfant se remet à convulser. Il faut donc mettre en place une voie veineuse afin de stabiliser l’état de la fillette. Mais la crise durant, la décision est prise de l’évacuer vers l’hôpital. C’est d’ailleurs dans le service du médecin que nous l’emmènerons. Le bilan a été passé par téléphone mais la tablette, connectée au Cloud, aura aussi transmis toutes les données.

IMG 5930 L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie

Dans la journée, nous ferons 3 primaires et un secondaire. Celle décrite ci-dessus, un nouveau-né inconscient et une crise d’angoisse d’une adolescente dans un collègue. Pas de médicament ni d’ECG pour cette jeune fille, juste un petit quart d’heure de dialogue, rassurant.

mentoorvos8 L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie

Et c’est là que je veux en venir : A priori, pour un Français, soignant ou non, nous pourrions croire que cette unité est l’équivalent de nos SMUR. Nous adorons comparer en France…. Alors certes, il y a 3 personnes dans une ambulance dont un médecin. Mais la grande différence tient dans ce fait : chacun des trois membres d’équipage est AMBULANCIER. Je veux dire par là, et ils le revendiquent :ils sont employés par la compagnie d’ambulances et ne sont pas affecté exclusivement aux soins avancés.

Ils peuvent intervenir sur n’importe quelle type de mission, comme l’ambulance ALS dont nous parlerons bientôt. La « bobologie », le BLS fait aussi parti de leur quotidien et ils aiment autant ça que le soin critique. Ils vivent et mangent dans cette ambulance qui est leur domaine, pour ne pas dire leur royaume. En dehors, beaucoup ont un 2ème travail (les salaires sont très bas en Hongrie, même pour les médecins) mais qui n’ont pas de rapport avec leur contrat au sein de l’OMSZ.

emergency medical service hongrie régulation médicale

Je passais donc une longue journée avec cet équipage extraordinaire de bienveillance. Nous échangeâmes énormément sur nos deux systèmes et toujours ce même étonnement au récit de mon quotidien d’ambulancier français. « Quoi ? Pas de médicament ? Pas d’ECG ? Pas d’intraosseuse ? Pas d’auscultation…. ? »

En fait je crois que je devrais arrêter de raconter mon quotidien, le quotidien du secours français, par lassitude de la honte que celui-ci génère…

J’ai eu la chance, et l’immense privilège d’être reçu durant ce séjour, par le docteur Gàbor Csato. Cet homme de terrain, médecin anesthésiste est à la tête de l’OMSZ, le service national des ambulances. Il m’a offert beaucoup de son temps pour répondre à mes questions et m’a proposé son aide pour essayer de faire évoluer notre système archaïque. Rendez-vous est pris pour l’avenir.

Les autres jours, je serais avec l’équipe ALS. Une ambulance en soins avancés. Je suis avec Robert, Adàm et Dàvid. Une équipe jeune et très sympathique. Ils parlent un peu anglais, nous pourrons donc communiquer sans trop de problème mais Google traduction nous viendra souvent en aide.

Cela dit, comme à chacun de mes voyages, le langage de l’ambulance est international ! Un patient est un patient, le matériel est grosso modo le même (Stryker, Laerdal, Zoll…) et surtout les médicaments ont pour la plupart le même nom. Et puis, le savoir-faire, la méthode et le quotidien est le même : nous faisons le même job, quel que soit notre niveau de formation.

emergency medical service hongrie et bastien bodecot ambulancier français

Cette équipe ALS est en théorie dédiée aux urgences vitales. Mais bien sûr, comme partout, nous avons notre lot d’urgences relatives. Il faut savoir que l’EMS de Hongrie a une politique d’envoi quasi systématique d’ambulances, ce qui est fort couteux. A l’heure où notre régulation médicale est remise en cause, on peut juger ici qu’elle est indispensable en terme d’efficacité mais aussi d’économie.

De ce fait, les ambulances en Hongrie sont pas mal occupées. D’autant plus qu’ils sont très loin du « scoop and run » et n’hésite pas à passer le temps nécessaire à la prise en charge (peut-être un peu trop à mon goût de petit français).

Nous sommes appelés dans un quartier de la ville ou vivent quelques sans domicile fixe pour une détresse respiratoire. Une femme d’environ 50 ans, SDF donc, vit dans une minuscule caravane totalement délabrée. Elle nous attend dehors et monte elle-même dans l’ambulance. Elle a tous les signes de la dyspnée, l’attitude, la coloration et les bruits. Elle n’a pas d’ordonnance sur elle et n’est pas trop capable de nous expliquer ses antécédents.

équipe-ambulanciers emergency medical service hongrie

Sûrement en incurie, elle est fumeuse et en obésité. Nous pensons de suite à une aggravation de BPCO. L’auscultation pulmonaire est significative : pas mal de sibilants. Dàvid décide donc, sans attendre, de la mettre sous masque à nébulisation pour délivrer un bronchodilatateur. L’ECG n’est pas très bon et la nébulisation sans trop d’effet. La deuxième auscultation révèle des crépitants en base droite. Le paramedic en soins avancés commence à suspecter un problème cardiaque.

Son assistant prodigue les soins, ils se concertent et me demande mon avis, tout en communiquant beaucoup avec la patiente. Ils administrent de la Nitroglycérine, nom international pour la Trinitrine, le fameux Natispray. Une deuxième tournée d’Atrovent en inhalation. Les sibilants s’estompent mais les crépitants sont toujours présent et la patiente, plutôt communicante au début, souriante même, commence à montrer des signes de fatigue. Mais nous restons sur place.

L’interrogatoire est très complet, Dàvid note tout sur sa tablette et Adàm surveille les moniteurs. La pression artérielle fait le yoyo, elle descend un peu (ce qui est normal avec la Nitro). Au bout de presque une heure, le bilan est passé au service d’urgence qui va recevoir cette dame. En effet, c’est l’équipage qui choisit en fonction de la pathologie et de la situation géographique, la destination finale.

Si vraiment l’équipage a besoin d’une aide ou d’un conseil, ils peuvent appeler le 104 où un médecin leur donnera la marche à suivre. Mais c’est assez rare. Il y a aussi, nous l’avons vu plus haut, des véhicules légers d’intervention rapide avec un médecin (ou un paramedic avancé) sont aussi susceptibles d’être envoyé en renfort.

Cette dame arrivera en salle de déchoquage avec un léger mieux mais très fatiguée. Il va sans dire que je ne porte aucun jugement négatif sur cette prise en charge et j’invite le lecteur à faire de même. La barrière de la langue ne m’a pas permis de tout comprendre et je fais une confiance absolue en mes 3 équipiers du jour sur leur méthode pour traiter ce cas, que je vous livre de mémoire.

Entre chaque intervention, nous nous arrêtons acheter à manger ou à boire ou bien nous revenons à la station pour un moment de détente. Il suffit juste de signaler par radio au centre d’appel 104 la disponibilité. Une fois de plus, cette liberté est appréciable.

Emergency Medical Service Hongrie - pharmacopée

Cette expérience dans un pays Européen me conforte dans l’idée que notre pays à de nombreux efforts à faire. Comme partout où je suis passé, l’ambulance est un vrai métier et les ambulanciers de vrais professionnels de santé et d’urgence. Il n’y a pas 36 intervenants mais un seul : l’ambulancier !

Les relations avec les autres services, pompiers et police sont excellentes et constituent une vraie famille. Chacun se connaît, chacun connaît le travail de l’autre et il n’y a pas de compétition ou de jalousie. On regarde dans la même direction : celle du citoyen en détresse.

Le niveau de compétence en Hongrie est très élevé comme vous avez pu le voir. Il est similaire, à mes yeux, à celui de la Pologne ou de l’Angleterre. Pour un « petit » pays qui a beaucoup souffert d’un régime politique très rude, ce service national d’ambulance est exemplaire.

Merci au Docteur Csato, au docteur Krivascy, à Màrton, Laszlo, Georgina, Dàvid, Adàm, Robert et les autres….

ambulance pédiatrique emergency medical services hongrie et bastien bodecot ambulancier français
IMG 6070 1 L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie
IMG 6032 L' Ambulancier : le site de référence L'Emergency Medical Service de Hongrie

Le musée de l’Emergency Medical Service de Hongrie en images

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 köszönöm a mentősöknek !

 Photographies et informations : https://www.mentok.hu/en/

Ambulancier, liberté égalité et selfies

Ambulancier, liberté égalité et selfies

Quand la censure devient une arme contre ma liberté

Ambulancier, liberté et selfies un titre bien curieux. Aujourd’hui je ne vais pas être sympa et je vais vite vous expliquer pourquoi. Pourquoi je n’aime pas que ma liberté d’expression soit bafouée par des pseudos dictateurs de république bananière qui s’imaginent qu’avoir une once de pouvoir les mets au-dessus des lois. Mais je ne suis pas un procédurier qui s’occupe de déposer des plaintes ou les menacer avec des listes de textes de loi, ni un pseudo avocat. Et oui !

Quand on ne suit pas la ligne directrice des pseudos responsables on est éjecté. Sans avertissement, ni explication. Rien. Car oui hier et pour la première fois en 10 ans d’exercice  je me suis fait éjecter d’un lieu de discussion censé être un espace d’échange entre ambulanciers professionnels.

Mais je pense que le dictionnaire devrait être envoyé à chacun des responsables  de cet espace pour rappeler le sens de professionnel, de liberté, d’expression, de débat. . Je ne parle pas de manque franc de respect aux règles de déontologie, de comportement haineux ou inapproprié. Je suis adulte, suffisamment responsable pour savoir me tenir et rester respectueux. Je pense que mes lecteurs peuvent en témoigner.

smilies colère liberté expression

Mais que s’est-il passé ? Ambulancier et réflexion pédagogique l’impossible voie

Pas grand-chose si ce n’est que je réagissais à une annonce plus que douteuse voire complètement risible : ces messieurs proposaient de réunir 3000 euros pour louer un espace durant la convention Secours Expo qui comme vous le savez, reste en France une des rencontres des professionnels du monde du secours la plus attractives en terme d’intérêt, d’échanges. Où est le problème ?

Lancer une annonce de ce type en l’air dans le but de juste (et textuellement c’était l’annonce) boire des cafés et manger des chocolatines avec ses collègues. Mais 3000 balles pour une action sans queue ni tête, sans aucune réflexion pédagogique ni intention d’en réaliser une, ni aucune étude de préparation en vue de réfléchir ou non à l’intérêt de ce stand c’est cher payé.

A mon sens il y a, à l’heure actuelle bien du travail à abattre avant de déployer deux tréteaux et une planche, un drap blanc et des chasubles jaunes fluo pour dire : Wais on est là venez discuter et faire des selfies on est en direct sur les réseaux. Le stand camping à la plage. Résultat, même si je me suis exprimé de façon plus policée je me suis fait virer sans explications, ni avertissement.

Qui ne pense pas comme César est aussitôt ramené à la porte. Je ne condamne pas l’initiative, je condamne la démarche de censure. Je ne condamne pas le débat car il n’y pas de mauvaises questions. Je condamne l’attitude de ne pas accepter la contradiction, ni encore la remise en question. Et là…

paramedix 4 L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, liberté égalité et selfies

Selfies, priorités et désespoir de la profession d’ambulancier

Cet espace de discussion qui se dit représentatif des Ambulanciers de France comme son titre l’annonce si bien, il n’a que le titre. Le reste sonne aussi creux que la capacité de réflexion de certains de ses membres dirigeants. D’ailleurs ça me rappelle l’ex association ADF pour ceux qui s’en rappellent, avec les mêmes extrêmes. Elle n’a d’ailleurs pas fait long feu, son responsable agissant un peu de façon…

Je dis certains car j’espère que dans le lot certains ambulanciers soient plus représentatif des valeurs de la profession. Mais représentatif c’est quoi ? Ah oui c’est le concours de selfies, des trip, des lol et autres oreilles de chat. C’est au grand damn des vrais sujets de société, des sujets brûlant de l’actualité de santé qui restent désespérément vierge de toute réaction ou argumentation.

On préfère les sujets des priorités des ambulances (débat stérile toujours en activité partout), savoir si c’est normal que son patron ne mette pas des bouteilles d’eau dans l’ambulance quand il fait chaud. Permettez-moi de désespérer un peu quant à la possibilité de voir ces discussions tirer les débats vers le haut.

mug 3 L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, liberté égalité et selfies

Quand un sujet d’actualité santé intéresse moins que la photo de parking

Ah la photo de parking, comme toutes les soi-disant pages de défense qui ne défendent plus rien si ce n’est leur goodies ou encore le énième repost insipide et déjà re-re-re-re-vu. Mais c’est l’apanage de tous ces espaces où on espère trouver des débats passionnant ou apprendre sur des sujets méconnus, découvrir des méthodes nouvelles.

Ben on repassera parce qu’une photo montrant un véhicule civil garé sur une place censée accueillir une ambulance passionne plus les foules que la prise en charge d’une parturiente avec des complications durant le transport ou autre question spécialisée. Ah là il y a des réactions je vous ne le fait pas dire.

Je passerais sur les questions qui me font faire des bonds et à me demander si le diplôme d’ambulancier ne s’obtient pas en fouillant dans une poubelle.

Comme toujours c’est la course aux likes, c’est la course à l’audience pour avoir toujours plus de membres dont les trois quart sont juste fantômes et ont oublié qu’ils étaient abonnés à un énième groupe de discussion. Juste parce qu’il y a marqué ambulancier.

C’est la course à qui va avoir le plus de lol, de mdr, de je kiffe etc. C’est un peu comme les concours Facebook : aime, like, commente et partage si tu es un ambulancier ! Par contre quand on dépose un sujet spécifique sur l’avancée de la télémédecine : zéro, 0, ZERO réactions ! A l’heure où la profession se divise, subit, pas un ne se bougera pour en discuter, animer un débat.

Mais quand des collaborateurs qui travaillent avec moi, ou encore d’autres entités comme Actu Ambu et j’en oublie,  qui se font aussi virer sans explication pour, et c’est un exemple parmi d’autres, avoir osé critiquer, et de façon constructive, la vente de produits chinois, avec une boutique à l’en tête du même nom que l’espace (pardon c’est devenu des produits made in France) censés remplir un pseudo sac de secours boiteux ça me met en rogne.

Mais non « les gens sont des rageux, jaloux » et autres adjectifs et noms d’oiseaux exotiques.

Faut-il vous encore réexpliquer que le tensiomètre de mamie n’est pas adapté à votre pratique et pourrait fausser votre bilan ? Si un vrai tensio ne coûte pas 20 balles c’est que peut-être il y a une explication… Mais comme la discussion n’a pas sa place et qu’on coupe le sifflet aux détracteurs forcément…

rampe ambulance ambulancier

Parce que le patron c’est un c… et il veut pas

Ah oui si, quand on parle évolution, matériel, prise en charge plus évoluée, ambulance équipée c’est le patron qui devient le sujet du débat. Wais mais c’est un c… de toute façon il ne veut pas et puis il me doit mes heures supp, et puis mes repos, et puis…

C’est fatiguant d’expliquer à chacun que si la boite ne lui correspond pas : CHANGEZ ! Des entreprises innovantes, respectueuses il y en a arrêtez de m’opposer l’inverse. Non le problème c’est l’ambulancier qui pleure mais qui reste où il est, sans bouger, à subir. Le changement c’est maintenant et ça passe avant tout par une prise de conscience.

Si chacun retrouve pourquoi il ou elle a choisi le métier d’ambulancier peut être vont-ils retrouver le sens des priorités. Agissez ! Réfléchissez, Interagissez !

Vous avez des capacités intellectuelles pour mettre en œuvre une capacité de réflexion destinée à améliorer l’ensemble de vos connaissances ou pour les apporter à ceux qui en sont demandeurs. Et non les questions de planning, d’heure d’embauche, ou de primes de repas ne sont pas les seuls sujets que vous devez regarder et lire.

Regardez à côté : article, 80, 66, débat sur la permanence des soins, la place des ambulanciers dans le système de soin et d’urgence, la mise à l’écart des structures de transports sanitaire dans la chaine de soin et de secours, l’avancée de la télémédecine, les pratiques régionales etc. Autre chose ?

gyrophare ambulance

Tant qu’il y aura des moutons l’ambulancier restera le parent pauvre

Je ne suis pas sympa c’est vrai. Tu veux un kleenex ? Oui je suis un vilain qui ose dire ce que beaucoup pensent tout bas. Non je suis loin d’être un exemple parfait. Mais tant qu’il y aura des moutons les pratiques de ce type persisteront. Il est temps que vous compreniez que vous avez matière à apporter beaucoup, ou à recevoir beaucoup. Il suffit pour cela de se concentrer sur des thématiques pertinentes.

Echanger avec des chefs d’entreprise peut être bénéfique et opportun par exemple. Pourquoi ? Pour opposer des visions différentes mais aussi pour apporter la vision à chacun de l’autre côté de la barrière. Ce site est né en 2009 j’ai connu tous les sites, pages et autres qui se sont créés depuis.

En dehors d’un site historique qui existe encore et qui est spécialisé dans les droits et l’information aux ambulanciers, Web 92 pour ne pas le citer, ou le forum SOS 112. Des belles paroles j’en ai vu passer, des associations bidon j’en ai vu des paquets. Mais au final on reste sur des collecteurs de selfies, d’autocollants et de rappels de loi, des « on veut passer ministère de la santé ». Avancée concrète réelle ? ZERO.

En 10 ans j’ai cherché des rédacteurs, des ambulanciers investis. En 10 ans j’ai cherché des lieux d’expression pour apprendre et comprendre. Et je me fais clouer mon droit d’expression pour avoir osé élever la voix avec manière et politesse pour un sujet aussi futile que celui-là et sans aucune explication.

Dans le but de secouer le palmier et faire prendre conscience que 3000 euros c’est une somme incroyable qui serait plus adaptée pour réaliser un réel projet pédagogique destiné aux ambulanciers ou encore à la population, dont la méconnaissance de notre profession est fantastique.

Et bien Ambulancier de soi-disant France Bravo pour cette démarche pointue et affutée. Je ne vous félicite pas. J’ai honte même. Ma profession me fait honte. Honte pour ses responsables qui gravitent dans leur microcosme à penser que seule leur ligne de pensée fait loi et à dénigrer la liberté d’expression.

Quant aux autres je vous en conjure : retrouvez le sens des priorités. Vous avez tous du potentiel, ne vous laissez pas démoraliser et apportez. Apportez votre savoir, apportez votre expérience, apportez votre vécu. Ne voyez pas ce billet comme un gage de colère simple mais bien comme une réaction à des droits immuables bafoués de manière immature et irréfléchie.

Mais comme ici on travaille à plusieurs je laisse la place à mes collègues pour qu’ils apportent eux aussi leurs mots à ce billet. Et si ça vous dit vous aussi vous pouvez nous rejoindre 😉

Franck, webmaster et rédacteur en colère – ambulancier DE

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Quand les prérogatives du métier passent après les autos congratulations

Je me suis fait aussi « virer » de cette page pour un commentaire que j’ai mis suite à l’annonce d’un stand à secours expo. Je pensais avoir écrit un paragraphe soft et poli afin d’expliquer mon point de vue sur ce sujet. En effet, je relevais le fait qu’un stand ADF à secours expo allait y faire quoi ?

Sur cette page, pas une ligne sur le rôle de l’ambulancier dans le système de secours français, pas une seule ligne sur la défense des droits de l’ambulancier, pas une explication sur la nouveauté du matériel pas un seul mot sur les prérogatives de notre profession mais pas que.

Sur le terrain il n’y a rien aussi, pas un seul tract distribué, pas une seule manœuvre organisée dans des écoles ou dans des instituts, pas une seule rencontre organisée avec nos collègues Sapeurs Pompiers…

Rien, que dalle nada, donc je me demandais si ce stand n’était pas un lieu de vente de mug et à se féliciter du nombre de like que de débattre, d’échanger sur notre profession, sur le matériel exposé, discuter avec les autres acteurs du secours français…

ambulance ghost 1 L' Ambulancier : le site de référence Ambulancier, liberté égalité et selfies

Quand un lieu d’échange devient délétère pour la profession

J’irais même plus loin dans mes propos, je pense que cette page est délétère pour notre profession elle est même dangereuse car beaucoup d’affirmation sur des pratiques douteuse, sur des concours de celui qui a fait plus d’heure, sur des tenues totalement illégale et dangereuse pour l’ambulancier, des attitudes non professionnelles qui mettent notre profession en avant mais pas dans le bon sens.

La philosophie, l’ambiance donnée est inacceptable et ne montre pas les valeurs de cette croix de vie que nous portons fièrement sur nos tenues et non sur des mugs… Il est temps de comprendre que les réseaux sont accessibles à tout le monde et que sur les 15 000 membres, on peut y trouver des collègues étranger, des SP, des associatifs, des IDE, des docs mais aussi des patients, et quelle image renvoie cette page ?

Le fait de bannir des personnes qui respectent les règles de la page, qui expriment juste un désaccord, sans aucune explication prouve le respect et la philosophie de cette page. Le droit d’expression est bafoué au nom d’un business ? Au nom d’une contrariété ? Un défaut d’arguments ?

Bref déçu de ce genre de comportement et surtout fatigué de ces combats que l’on mène pour que notre belle profession montre une belle image. Je finirais par cette phrase, le pire ennemi de l’ambulancier est l’ambulancier lui-même.

Nico, rédacteur, et ambulancier DE passionné

Les combats et le désintéressement

Pour ma et je n’ai pas encore été banni de la page en question, mais je suis solidaire de mes compères, fers de lance de l’ambulancier: le site de référence. Il est en effet triste de voir que des selfies à oreilles d’animaux, des photos de petits déj, et des problèmes de stationnement fassent plus de likes que de vrais problèmes liés à notre profession en pleine mutation et pas forcément dans le bon sens : il est donc temps de se mobiliser…

Lors du combat contre l’article 80 j’ai été étonné de l’ attitude de nombres d’ambulanciers plus prompt à dénoncer une mobilisation patronale plutôt que d’essayer de prendre le temps d’analyser et de comprendre les enjeux réels de cet article.

Lors des actions des ambulanciers en soutien sanitaire lors des manifestations gilets jaunes, combien se sont impliqués pour faire du secours et faire reconnaître par la même notre savoir faire dans ce domaine…

Pour en revenir à l’article 80, Beaucoup ont préféré se voiler la face car c’était un combat de « patron » et peu d’ambulanciers (employés) ont compris que leur avenir était tributaire du devenir de leurs sociétés au détriment de grands groupes qui pointent leurs nez dans le monde du transport sanitaires et risque de faire mal.

L’article 69 tape à la porte et ne va pas tarder à faire son apparition,  parmi nous combien d’entres vous se positionneront sans pleurnicher sur le fait que c’est encore un problème de patrons …Voyez plus loin que le bout de votre selfie …

Défendre nos droits et nos emplois est une bonne chose mais il faut aussi montrer une vraie figure de professionnalisme si l’on veut enfin être pris au sérieux. Certes il faut un peu de convivialité et ça a du bon, mais là il est temps de se bouger pour faire reconnaître notre profession à sa juste valeur, en passant par une réforme de la formation et de l’accès à la profession, un intérêt pour le matériel et nouvelles prises en charges.

Lors de secours expo j’ai fait des photos de nouveaux matériels de relevage notamment bariatrique je suis encore abasourdi par les commentaires que j’ai pu lire en retour, que de vraies questions de prises en charge ou de réglementation soient traitées avec désinvolture, et ou voir avec mépris.Vous êtes capables de commenter 275 fois une histoire de stationnement mais seulement 5 fois de transports pédiatriques

La reconnaissance passe par le comportement

Vous voulez êtres reconnus …. Alors prenez exemples sur les pages de nos partenaires samu, smur, sp et associatifs… je ne vois pas beaucoup de photos ou de débats sur telles ou telles baskets à croix de vie …

Peu de selfies de personnes en train de conduire, ou en train de chanter au volant comme dans un bus de joyeuse colonie de vacances … Combien ont partagé, médiatisé ou fait des actions pour la première journée de l’ambulancier.

Une idée due à un passionné et qui je trouve n’a pas trouvé l’écho attendu auprès des ambulanciers eux mêmes. Changez vos comportement et conduisez vous comme de vrais professionnels. Vous voulez rire alors créez des pages fermées, et laissez les pages ouvertes au public comme de vrais espaces professionnels. Vous voulez être respecté, alors respectez vous … Débattez faites avancer cette profession.

Dépensez la même énergie à piailler sur tel ou tel comportement de patron, de ch, de sp ou de local de garde non adapté, pour faire de notre métier un vrai métier reconnu de nos partenaires, de nos patients et du public.

Jean François, ambulancier DE, SMUR, formateur pour les ambulanciers et fervent passionné.

A l’intention de l’ensemble des lecteurs

Pour combattre la mise à l’écart de certaines personnes un groupe a été associé à la page Facebook du site l’ambulancier, le site de référence. Le but n’est pas forcément d’en faire un lieu d’échange qui supplanterait les espaces existant mais juste de vous propose un endroit où échanger entre professionnels.

La modération sera de mise mais restera juste. A chacun de venir apporter son savoir, ou chercher réponse à une question. En ce lieu pas de question inutile. Sachez juste que la thématique concernant le domaines spécifique à la réglementation salariale ne sera pas abordé. D’autres lieux sont plus susceptible d’avoir une meilleure expertise.

Libre à vous de disposer de cet espace ou non : https://www.facebook.com/groups/ambulancier.le.sitede.reference

La naissance de la fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes

La naissance de la fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes

FNTAU la naissance

Nous avons le plaisir de vous annoncer la naissance de la fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes. Fruit du travail de chefs d’entreprise ambulanciers et de quelques salariés ambulanciers, cette fédération patronale a pour but, entre autre, de repenser et réorganiser notre place (indispensable) dans la chaîne d’urgence pré hospitalière. Une lueur d’espoir pour ceux qui aiment l’urgence !

Notre site « ambulanciers, le site de référence » se fera l’écho régulier de ce projet, certains de nos rédacteurs étant investis dans les commissions.

Le communiqué du président

Des ambulanciers privés français annoncent la création de la FNTAU (Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes)

En France, les ambulanciers privés vivent au quotidien les conséquences délétères d’une image qui est en décalage avec la réalité de leur métier. Non, les ambulanciers privés ne sont ni des chauffeurs, ni des brancardiers ! Ils sont des professionnels de la santé qui, parallèlement à la réalisation de transports sanitaires non urgents, sont chaque jour missionnés pour des transports d’urgences préhospitaliers au titre de l’aide médicale urgente (AMU).

fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes
Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes

24h/24, 7j/7, ils travaillent en étroite collaboration avec le SAMU centre 15, constitué d’assistants de régulation médicale, de médecins régulateurs, de médecins généralistes et de la structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR).

La Fédération Nationale des Techniciens Ambulanciers Urgentistes

La FNTAU souhaite aujourd’hui faire reconnaître l’urgence préhospitalière comme le cœur de métier des ambulanciers privés.

La FNTAU a été créée à l’initiative d’un grand nombre de dirigeants d’entreprises d’ambulances privées françaises éthiques ayant l’expérience du terrain, possédant une réelle vocation et s’impliquant fortement dans leur mission d’urgence préhospitalière.

La FNTAU  a pour vocation de représenter les ambulanciers urgentistes sur l’ensemble du territoire français, de faire reconnaître leurs valeurs, leurs compétences et leurs devoirs communs.

De prouver, enfin, à l’aide d’un livre blanc, actuellement en cours de rédaction, qu’un système organisationnel des transports sanitaires d’urgence préhospitalière efficient et moins coûteux est applicable en France.

Prenant appui sur les différents rapports publics (Morange, novembre 2014 ; Eyssartier, septembre 2010 ; IGAS, avril 2016) et notamment sur ceux de la Cour des comptes relatifs au fonctionnement des SDIS, la FNTAU démontrera qu’une autre organisation du transport sanitaire d’urgence préhospitalière (ou transports sanitaires au titre de l’aide médicale urgente), efficiente, moins couteuse et répondant plus efficacement aux besoins de la population est non seulement possible, mais existe déjà depuis longtemps, en France, dans certains départements, en particulier en Loire Atlantique (44).

Au regard des résultats positifs soulignés dans de multiples rapports, ce système organisationnel qui permet de fournir des services d’une grande qualité aux patients, grâce notamment, à un niveau élevé de compétences cliniques et professionnelles des ambulanciers urgentistes, devrait en toute logique et bonne foi être élargi à l’ensemble du territoire français. Pour ce faire, les pouvoirs publics devraient s’appuyer sur les forces vives de cette profession, dirigeants, comme salariés, qui dans le silence, ont agi jusqu’à présent en véritables professionnels de l’AMU.

Le porte parole d’une organisation

La FNTAU se fera le porte-parole d’une organisation qui permet de répondre plus efficacement aux besoins de la population et de réduire les inégalités géographiques de l’accès aux soins d’urgence en France. Pour les adhérents de la FNTAU, ce sont les patients qui doivent concentrer toute l’attention de l’AMU. Chaque patient est unique et doit pouvoir bénéficier, dans les meilleurs délais, d’une prise en charge et d’un traitement ou de soins adaptés à sa pathologie, à son état, qu’il soit physique ou mental.

Enfin, dans le cadre des travaux de la Commission européenne relatifs à la normalisation des ambulances participant à l’urgence préhospitalière, une norme applicable aux véhicules d’intervention urgente a été élaborée en 2007. Il s’agit de la norme CEN 1789. En cohérence avec ce que préconise l’Europe, la FNTAU travaillera à faire reconnaître cette norme par les autorités de tutelle compétentes et à la rendre applicable sur l’ensemble du territoire.

Une majorité des États membres de l’Union européenne l’appliquent déjà, notamment la Suède, l’Irlande et depuis plus récemment la Belgique. L’application de cette norme sera un premier pas vers l’uniformisation indispensable de la profession.

De nombreux objectifs

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs commissions de travail ont été créées au sein de la FNTAU :

  • La commission législative qui sera prochainement reçue au Ministère des Solidarités et de la Santé, présidée par Yannick Janeiro (Gérant d’Ambulances Urgence – 29) et ses membres, Sylvie Morel (sociologue ; chercheuse associée au Centre nantais de sociologie), Patrick Youx (Président d’Assistance Ambulance – 44), Mathieu le Sausse (Gérant d’Ambulances Urgence – 56) et Nicolas Dejoie (ambulancier).
  • La commission européenne, chargée de la mise en place de la norme CEN 1789 présidée par Nicolas Hallier (Gérant d’USR Ambulances – 44).
  • La commission de surveillance présidée par Mathieu Le Sausse (Gérant d’Ambulances Urgence – 56).
  • La commission formation, présidée par Philippe Smet (Président d’Ambulances Smet – 52) en charge de la réforme du diplôme d’Etat.

L’ensemble de ces commissions travaillent d’ores et déjà activement à la réalisation des objectifs que la FNTAU s’est fixés.

Yannick Janeiro, le Président de la FNTAU lance un appel : « Ambulanciers privés, si vous partagez les valeurs défendues par la FNTAU et si vous souhaitez agir pour une meilleure reconnaissance du rôle des ambulanciers techniciens urgentistes dans la chaîne de l’urgence et améliorer l’accès aux soins d’urgence des Français, rejoignez la FNTAU. »

Le site Internet de la FNTAU sera bientôt accessible.

Le « Damage Control »

Le « Damage Control »

Définition du Damage Control

Le terme damage control (DC) signifie en anglais « maîtrise des dégâts ». C’est un principe de soin consistant à prodiguer des gestes de secours pour assurer la survie du patient sans chercher à s’occuper des atteintes secondaire. On traite ce qui tue en premier et on évacue. Cette doctrine, née durant la seconde guerre mondiale, c’est exclusivement appliqués, durant des décennies, dans les soins militaires.

Depuis une dizaine d’année environ, le DM est apparue dans les soins pré hospitaliers, dans le cadre des tueries de masse ou des attentats, puis au grand public. Aux USA, un programme massif d’apprentissage de la population (bleeding control par exemple) est en cours et tout les acteurs du secours non médicaux (policiers, agent de sécurité, pompiers…) sont formé et équipé.

On commence même à trouver des bornes libre service avec des garrots dans les lieux publics, comme on trouve des DAE.

En France, suite aux terribles attentats du Bataclan ou de Nice, les formations et dotations DC ont fait leur (timide) arrivée dans les SMUR et certains SDIS. Et puis les mentalités ont changé, les formations anglo-saxonnes sont (miracle!) arrivées en France, la PHTLS par exemple, et l’on se rend compte que le DC peut être aussi utile au quotidien, dans un cadre professionnel comme dans la vie de tout les jours.

Alors, certes, vous me direz : « Oui mais, des attentas, y’en a pas tout les jours et c’est pas à la veille de m’arriver ». Je vous répondrais : oui, c’est exactement ce que se disait Chloé B., 25 ans, qui buvait un verre, tranquilllou, à la terrasse du Carillon, à Paris, le 13 novembre 2015, avant de mourir sous les balles d’une Kalachnikov.
Et vous, ou en êtes vous ?

Le « Damage control »

Cas concret

Vous êtes jeune auxiliaire ambulancier, en ambulance avec votre binôme DE. Vous travaillez en campagne, dans une petite société qui fait rarement d’urgence. Vous êtes appelé par un médecin traitant pour prendre en charge un monsieur de 82 ans, présentant des troubles cognitifs important depuis le décès récent de sa femme.

Sans notion d’urgence, vous arrivez sur les lieux 1h après l’appel du médecin, qui a bien sur quitté le domicile. C’est une vieille ferme en pleine campagne, le désordre règne et le chien aboie. Vous pénétrez dans la maison : personne. Le courrier médical et la PMT trônent sur la table. Votre collègue le saisie et pendant qu’il le lit, l’homme fait irruption dans la pièce, complètement paniqué, un vieux revolver à la main et tire à 3 reprises.

Il retourne aussitôt l’arme contre lui et se tire dans la tête, sous le menton. Le calme revient. Votre collègue est au sol, sonné, touché à la cuisse. Le trou se voit à peine au travers du pantalon mais une large nappe de sang envahi rapidement le sol. Votre patient, également au sol, émet des râles. Seul quelques gouttes de sang sont visibles à l’orifice d’entrée du projectile.

Vous sautez sur votre portable portable pour appeler le Divin centre 15 mais… pas de réseau (les joies de la campagne) !  Que faites vous…. ?

Je pense que cette histoire n’a rien d’extravagante, ce genre de patient, nous en avons tous déjà eu et ça se passe chez nous. Des armes, il y en a pas mal dans les banlieues mais il y en a énormément dans les campagnes. Fusils de chasse ou pistolet du grand père.

Nous sommes loin des fronts de guerre en Syrie ou des fusillades du Bataclan. Mais le résultat est le même : vous avez deux victimes en urgence vitale absolue. Et puis sans parler d’armes à feu, nous pourrions parler d’AVP ou le gentil cycliste que vous croisez sur le chemin du retour, à la débauche, a chuté et c’est empalé sur une branche ou avec son guidon de vélo….

Des attentats il peut y en avoir partout, tout le temps, mais il n’y a pas que ça. On pourrait parler aussi des violences conjugales, des règlements de compte, des blessures de la vie quotidienne mais aussi des catastrophes naturelles. Bref, la liste est longue et n’importe quel urgentiste aguerrie vous dira que des blessures violentes entraînant la mort par hémorragie massive, il peut y en avoir aussi partout, tout le temps.

Un des principes fondamental du secourisme en général et même de la médecine, je pense, c’est de prévoir le pire. Y pensez vous ? Votre IFA vous y a-t-il bien préparé, ou même simplement sensibilisé ? Votre employeur a-t-il ça en tête ? Votre SAMU pense t-il à vous quand il pense DM, votre ATSU sait-il de quoi il s’agit ?

Le « Damage control »

Les attentats de Paris, Nice ou Strasbourg ont été bien vite oubliés et nous constatons que bien des soignants ne sont toujours ni formés ni équipés de garrot ou pansement israélien, par exemple.

Pourtant, en France, il est maintenant facile de se procurer du matériel et surtout de se former. Plusieurs centre de formation proposent des modules tel que le Bleeding control ou le TECC (Tactical Emergency Casualty Care) par exemple . Pour plus de renseignements, contactez nous!

Dans nos ambulances, sans médicaments, la seule chose qui peut sauver une vie c’est le défibrillateur. Rajoutez un garrot (une 50ène d’euros, sans entretien ni date de péremption!) et vous aurez un 2ème outil pour sauver une vie. Pas mal, non ?

garrot tourniquet tactique noir 02 L' Ambulancier : le site de référence Le « Damage Control »

Alors, êtes vous prêt à agir ? Prêt à sauver ou regarder mourir… ?

Un outil pédagogique à avoir dans la poche :

Memento Primo – intervenants attentat Damage Control : Rassembler à travers les « maux »

memento damage control recto L' Ambulancier : le site de référence Le « Damage Control »

Destiné aux potentiels primo-intervenants (Forces de l’ordre, SMUR, Ambulanciers, Militaires, Pompiers…) ce livret décrit une méthodologie de prise en charge pragmatique en fonction de son niveau de compétence. Ce carnet, fait référence à une technique séquentielle de prise en charge en urgence des blessés lors d’un attentat ou d’une atteinte traumatique sévère.

La première partie aborde les réactions à avoir au moment même de l’attentat, dans l’organisation des secours ainsi que des notions de tri des victimes. La seconde partie, sans doute la « plus intéressante » pour nous, les soignants, traite différentes fiches techniques qui nous concerne en grande partie. 

Au-delà, d’un caractère purement technique, derrière cet ouvrage, il y a une réelle volonté de rassembler les différents intervenants. J’ai pu échanger avec Monsieur Eric Laguens (IDE smur) qui m’a confié cette réelle volonté. En effet, son parcours professionnel varié a sensibilisé le coauteur à ne pas faire de « différences ». Nous sommes tous soignants, secouristes, sauveteurs…

A ce titre, NOUS, ambulanciers, sommes une réelle source en cas d’événements majeurs ! Dans un plan NovI pourquoi pas mais surtout, ne perdons pas de vue que nous sommes en mouvement permanent, nous sillonnons et quadrillons presque 100% du territoire français, la moitiés du temps avec une ambulance vide de patient. Nous sommes donc des soignants de terrain, des primo-intervenants en puissance.

Ambulancier.fr le site de référence vous propose une offre exceptionnelle : -15% sur le mémento avec envoi en lettre suivie grâce au code : AMBULANCIER

Pour se procurer le mémento : www.medhybride.fr

livre L' Ambulancier : le site de référence Le « Damage Control »

Merci à Eric Laguens pour son aide précieuse.

Bastien B.
Facebook : « bastien ambulancier »
email : ambu.dordogne@yahoo.fr

Les produits de désinfection pour l’ambulance

Secours à personnes, les véhicules prioritaires encore au cœur du débat

Le secours à personnes et véhicules prioritaires : un sujet qui n’en finit pas de faire couler de l’encre. Petit billet de l’été suite au séisme que provoque l’article du dernier secours mag relatif aux véhicules prioritaires avec entre autre la place des ambulances de transport sanitaire dans la réglementation. En effet ce débat dure depuis des décennies et il persiste encore et toujours à faire couler de l’encre et à noircir des pages sur le web et les réseaux

Point de juridique dans cet article

Je ne me risquerais pas à vous couvrir de références juridiques à outrance comme on peut souvent le lire ou lu par le passé. Une déferlante de références à des textes obscurs qui donnent libre cours à des interprétations toute aussi fabuleuses les unes que les autres par des personnes qui s’auto proclament juriste. Non car je ne suis pas juriste, non car je laisse cela à des spécialistes, des professionnels du droit.

Ces mêmes spécialistes qui un jour vous défendront peut-être dans le cadre de litige routier suite à l’utilisation dite abusive des signaux sonores et lumineux ou des abus de priorités. Quand je parle de litige je songe à des procès-verbaux que dressent dans certaines régions les force de l’ordre seule force régalienne autorisée à constater de telles infractions.

Quand je dis abus c’est que j’utilise ironiquement ces termes péjoratifs utilisés pour nous faire comprendre que nous sommes dans la soi-disant illégalité. On ne parle pas d’utilité bien entendu vous l’aurez bien compris.

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Photos Jean François Charles – Les véhicules prioritaires au coeur du débat

Trèves de bisbilles et tenter de raisonner l’agent des forces de l’ordre

Ici comme ailleurs on a donné libre cours à nos croyances, à nos interprétations. Mais ici comme peut-être pas ailleurs nous avons clairement annoncé une chose : la discussion reste la solution. Vous faire arrêter pour des faits susceptibles de vous condamner à des amendes ou autres ne doit pas vous faire perdre du temps sur vos missions. Il est bien entendu indispensable de faire comprendre aux forces de l’ordre que votre mission n’est pas arrivée à son terme. Je vous invite donc à vous faire accompagner puis à régler ou tenter de régler le litige après mission.

Mais revenons à nos moutons. Imaginons que le désaccord persiste et que vous vous retrouvez amendé, que le samu de votre région vous rit au nez et que la seule solution viable reste d’ester en justice. Seul un avocat compétent pourra alors faire valoir vos droits ou non et analyser finement les textes.

C’est pour ces raisons qu’il existe un problème monumental : les textes laissant place à l’interprétation. A gauche c’est passé, à droite on me dit que non condamné, au centre ah le samu a couvert, en bas les forces de l’ordre sont souples, mais en haut on me dit que les lois sont appliquées texto de facto. Vive l’équilibre.

Cet article le dit clairement : interprétation et ambulances c’est le mal

Comme on a tous tendance à lire en diagonale on oublie d’une que l’auteur n’est pas totalement inconnu au système législatif et possède de solides références en matière de droit, il a une expérience d’ambulancier, et œuvre pour les sapeurs-pompiers. Dire qu’il a parti pris est un raccourci un peu rapide même si on peut en effet se demander si influence il y a.

Mais comme tout être a droit à la présomption d’innocence il faut laisser ce doute de côté et se concentrer plutôt sur la conclusion de son article. J’ai honte d’écrire de douter mais certains le feront donc j’anticipe.

Cette même conclusion que beaucoup trop ont pris de court et jeté à la poubelle. Exiger de ce magazine un droit de réponse non argumenté n’est pas la solution à tous nos maux. Surtout quand l’article en question soulève ouvertement dans sa conclusion le réel nœud du problème. Surtout que dans cet article l’auteur soulève franchement et directement les dangers de l’interprétation, des questions au sénat et j’en passe.

Toutes ces choses qu’on pense être un faire-valoir alors qu’au final ce n’est que peau de chagrin face à l’institution en charge de l’application des lois : toute chose en dehors des textes de lois ne valent pas beaucoup si le magistrat refuse d’en tenir compte. Et c’est là la question intéressante à débatttre.

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Photo Jean François Charles

L’uniformisation des lois sur les véhicules prioritaires

Le problème soulevé et j’en suis fort heureux que ce monsieur l’ai fait, c’est de soulever la spécialité française d’avoir des lois pour tous mais qui s’appliquent un peu en fonction de la louche du cuisinier. Un peu pour toi, un peu beaucoup pour lui et du rab pour les autres. Pas une seule fois les lois qui devraient réglementer les us et coutumes des véhicules de secours dans leur ensemble ne sont cohérente. On a de tout : du pompier, des ambulances, des douanes, SOS Gaz, etc.

Mais quand on y regarde de plus près et que l’on compare enfin les missions de chacun on se rend compte que blanc ou rouge c’est du pareil au même. Mais nous les blancs on est comparé dans la loi à SOS  gaz ou aux déneigeuses c’est juste fantastique ! Pourtant nos missions sont identiques (aux pompiers hein pas aux déneigeuses) sauf sur certains points aux équipages VSAV. : transporter des patients pour nous, des victimes pour eux.

Mais Ambulancier quand vas-tu enfin te réveiller ?

Alors quand est-ce qu’une fédération/association/syndicat d’entreprises va enfin faire quelque chose d’utile au lieu de se contenter de s’écharper pour gagner quelques euros pour des clopinettes. Déjà que la tendance de certains groupes gargantuesque de par l’appétit  est pour que la place de l’ambulancier dans le système d’urgence disparaisse pour faute de soi-disant rentabilité. Oui le patient n’est qu’un simple prion sur l’échiquier de de certains décideurs.

Quand est-ce qu’au lieu de se battre pour des places de parking les organisations vont enfin faire front pour apporter un dossier constitué et solide auprès des représentants  du gouvernement ? Quand est ce que les ambulanciers vont s’unir pour faire changer les choses au lieu de snapchatter et se coller des oreilles de chats sur des selfies grotesques.

Vous l’aurez deviné ce billet est rédigé au vitriol pour une bonne raison : rappeler à chacun qu’au lieu de se cacher derrière un écran pour fustiger un article sans apporter de réelle avancée ou arguments solides il serait bon ton de se prendre par la main et de s’unir pour réaliser des choses plus intéressantes que de fustiger des pompiers ou râler sur les secrétaires médicales.

Les réseaux sont pollués par des discussions stériles et non constructives. Pourtant de nombreux sujets pertinent sont publiés et amènent à débattre sur des idées innovantes, intéressantes. Là aussi l’article de Secours Mag rappelle une chose : l’ambulancier a encore de sérieuse difficulté à justifier qu’il est un professionnel de santé aguerri et empreint de sérieux capable de débattre et faire ressortir des idées intéressantes. Alors il est encore temps de sortir de votre coquille et faire de ce métier un vrai débouché solide et pertinent.

Franck, ambulancier DE et webmaster enragé depuis 10 ans

 Arrêtes de te prendre pour un médecin

 Arrêtes de te prendre pour un médecin

« Arrêtes de te prendre pour un médecin »

Mon Dieu, cette phrase arrêtes de te prendre pour un médecin, combien de fois je l’ai entendu ou lu. Entendu, pour moi ou certains de mes collègues. Lu, souvent, sur les réseaux sociaux. Cette phrase, peut-être anodine, me choque pourtant énormément.Cette phrase est souvent, d’ailleurs, suivie du tout autant insupportable :

« On n’est QUE ambulancier »…

Allez, attardons-nous sur ce « QUE. Pourquoi « QUE » ?  Pourquoi se réduire à ce que l’on est. Notre métier, celui qu’on a choisi et pour lequel on s’est battu des mois pour y entrer, pour financer ses études, pour obtenir son diplôme, pour trouver un emploi est-il si honteux pour lui administrer ce terrible et tellement réducteur « QUE » ? Soyons fier, assumons.

Le manque de reconnaissance

Je n’ai encore jamais, je crois, rencontré un seul ambulancier ne se plaignant pas de ce terrible et réel manque de reconnaissance. On souffre tous du regard des autres corporations sur nous. Chauffeurs, livreurs, brancardiers, taxis, squatteur de machine à café…. Voilà ce que l’on dit de nous.

On se cache, on ne donne pas son avis, on ose à peine arborer une tenue vestimentaire qui ressemble à quelque chose. Nos ambulances sont blanche, il faut en mettre le moins possible dessus, que ça ne brille pas trop, que ça ne clignote pas trop. On ne s’impose pas, on ne nous voit pas dans les journaux, à la télé, pour autre chose que du négatif, de l’arnaque à la sécu. Et on ne fait rien. On reste entre nous, bien caché dans nos entreprises, la porte bien fermée, bien à l’abri sur les réseaux sociaux, derrière nos selfies « oreilles de chien », à se souhaiter bonne garde ou bon week-end, en attendant de changer de métier….

Certains ont essayé de nous vendre du rêve à grand coups d’annonce : demain, vous serez paramédics, demain, vous serez payé double, demain, monsieur le ministre vous saluera. Au lieu de nous tirer vers le haut, on nous a fait plonger encore plus profond.  Heureusement, le temps les a fait taire. Mais je m’égare.

Pourquoi se cacher, ambulancier c’est honteux ?

Alors, bon, donc, pourquoi se cacher derrière ce « QUE », pourquoi courber l’échine, pourquoi ramper, plier devant une IDE, une AS, un doc ou un chirurgien. Pourquoi ne pas juste dire, fièrement : « Je suis ambulancier, votre collègue, avec le même but que vous : soigner ! »

Sans soldats dans les tranchées, un général n’est rien et la guerre est perdue ! Mais revenons à notre phrase-titre : « Arrête de te prendre pour un médecin »

 Ambulancier : passion, curiosité et implication

Je me souviens d’un collègue que tout le monde montrait du doigt. « Il se prend pour un médecin, on l’appelle le professeur »…. On se moque gentiment de lui, je me prends au jeu et moi aussi je l’appelle « professeur », bêtement. Et puis, au fil des mois de collaboration avec ce garçon, je me rend compte qu’en fait c’est un passionné, un gars qui aime ce qu’il fait et qui est curieux de tout. Il lit, il apprend, il questionne. Il ne se contente pas de « livrer des vieux », il a envie d’avoir sa place dans la chaîne de soins, fièrement, avec le bagage qui va avec.

Ou un autre collègue qui avait aussi cette réputation de « médecin » et qui en fait, après avoir pris le temps de le connaître, avait juste un parcours différent, un vécu différent et surtout des acquis différents de la plus part de ses collègues. Et puis, toujours cette passion, cette envie de bien faire, se désir de reconnaissance, légitime, et ce pouvoir de se donner les moyens de l’avoir, un peu au moins, cette sacrée reconnaissance.

Alors oui, ces gens-là, ces collègues, portent des Magnum aux pieds, essayent d’avoir une tenue impeccable, et surtout (Ô crime suprême) utilisent LE code commun. Pire : ils osent prendre parfois le stéthoscope pour prendre une tension manuelle. Les fous ! Parfois, ils s’offusquent de voir des choses qu’ils ne devraient pas voir et se permettent de le dire ou de l’écrire. Les crétins !

Certains même vont faire des formations qui ne sont pas obligatoires, sur leur vacances, avec leurs propres deniers. Les malades !

Les chefs d’entreprises investis : l’insulte suprême

Et le summum : ce sont ces quelques chefs d’entreprise qui osent les véhicules ou les tenues « à l’américaine », avec le matériel et les formations qui vont avec. Ils ne sont qu’une poignée pour l’instant, mais il semblerait qu’ils commencent à se reproduire. Ceux-là aussi sont montrés du doigt. « Inutile, prétentieux, ridicule, bling-bling, trop cher, pas fait pour nous »… Les adjectifs ne manquent pas lorsque je montre fièrement à mes collègues, qui ne sont QUE ambulanciers ,donc, les photos d’une célèbre entreprise Nantaise ou les vidéos d’une non moins célèbre marque de télémédecine Bordelaise voire encore le matériel présent à Secours Expo.

« Commençons déjà par nous prendre pour des ambulanciers »

« Commençons déjà par nous prendre pour des ambulanciers »

Être ambulancier, c’est un vrai métier, complexe, complet, rigoureux et ingrat. Il faut être soignant, pilote, secrétaire, mécano, éducateur, formateur… tout ça dans le respect du patient, avec un code de déontologie qui, malgré le fait qu’il ne soit pas vraiment écrit, est très riche et contraignant. On nous tape dessus à longueur de journée, ne nous tapons pas nous même dessus. Au contraire : protégeons ceux qui se donnent du mal, ceux qui y croit encore, ceux qui veulent avancer. Ceux qui veulent être, tout simplement.

2365 L' Ambulancier : le site de référence  Arrêtes de te prendre pour un médecin

Récit d’ambulancier : quand l’âme prend un coup

Récit d’ambulancier : quand l’âme prend un coup

Récit d’ambulancier, quand l’âme prend un coup

Récit d’intervention d’un binôme ambulancier. Parfois les équipes sont amenés à réaliser des interventions difficiles. Non le quotidien n’est pas fait de routine et d’habitudes. Parfois le corps comme l’âme des ambulanciers prennent une baffe. Quand l’âme de l’ambulancier prend une vraie claque…

00h50 Départ SAMU pour tentative d’autolyse

2 Mai 2019. Déclenchés à 00h50 pour une TA (Tentative d’Autolyse) médicamenteuse sur une dame de 69 ans, inconsciente Nous n’avons à ce moment précis pas plus d’informations pour nous aiguiller. On arrive sur les lieus à 1h15. La dame est installée dans sa voiture. En pyjama, elle ronfle. A côté d’elle on retrouve deux bouteilles de whisky et trois boites de Lexomil… Vides. Tout ça réuni ne semble vraiment pas très bon. Le temps d’installer la patiente sur le brancard  au chaud dans la cellule de l’ambulance, l’équipe SMUR déclenchée pour l’intervention arrive sur place.

Changement de situation

Prise de contact avec l’équipe, bilan rapide et débute alors l’examen classique la tentative de réveil de la victime. Toujours rien. La femme reste inconsciente. D’un coup c’est le changement total : le teint vire au gris, les yeux sont livides. Ni une ni deux notre petite doc lance l’intubation. L’opération se révèle vite compliquée. Elle finit par y arriver. A la première insufflation un geyser de whisky ressort et tapisse une les parois de l’ambulance. Installation de l’aspirateur de mucosités. Avec mon collègue on se regarde et sans se parler on sait que nous ne sommes pas près de partir.

Quand l’arrêt surgit

Et là d’un coup grand moment de solitude. La patiente fait un arrêt. L’activité cardiaque repart aussi sec. Coup de fil à la régul’ du Centre 15 : « on arrive, état stable pour le moment… Direction la réa ». Je commence à être fébrile.

Premier coup de frein quelques kilomètres après le départ. Madame « tape » le second arrêt cardio respiratoire. On attaque le massage. L’activité repart, on fait de même. Arrivés à mi-chemin, 3e arrêt. Là ça ne va pas en s’arrangeant. Le doc demande un renfort pompier pour masser le temps du trajet. On arrive enfin dans le service de réanimation.

Transfert sur la réa’

C’est parti pour le transfert sur le lit. Dans la chambre c est un brouhaha pas possible. On est au moins une vingtaine autour de madame. On échange les appareils de surveillance et là : silence complet dans la salle. Le tracé reprend mais madame bradycarde toujours à 30 pulsations/minutes

Fin des activités : 4h55, place au debrief’

On laisse notre patiente entre les mains compétentes de l’équipe de réanimation. Fin d’intervention 4h55. On débriefe, on essaie de reprendre nos esprits. Cette intervention fait mal. Même au bout de 4 ans et même après avoir et fait tout et n’importe quoi. L’adrénaline qui redescend nous met un coup en pleine poitrine.

Quand l’âme en prend un coup

Lendemain, je reprends le travail comme d’habitude. J’essaie de prendre des nouvelles de la patiente mais c’est compliqué. Je croise finalement l’infirmière qui était dans la chambre avec nous la veille. Elle m’apprend le décès de madame. A priori elle avait déjà fait plusieurs tentatives de ce type depuis le décès de sa fille et cette fois elle aura réussi à la rejoindre…

On a un beau métier mais qui fait mal à l’âme parfois.

Si vous souhaitez partager une anecdote marquante, une belle histoire, une intervention atypique : n’hésitez pas à nous partager votre histoire pour la publier. N’oublions pas que ces anecdotes permettent à chaque visiteur non-ambulancier de se faire une idée différente du métier. une approche autre. C’est aussi un moyen pour els futurs élèves ambulanciers de mieux se projeter dans leur nouvelle orientation. Une prise de conscience. Pour nous contacter : ambulancier-sitedereference@gmail.com

L’ambulancier et le transport bariatrique

L’ambulancier et le transport bariatrique

Le transport bariatrique, un sujet encore trop peu abordé

L’ambulancier et le transport bariatrique. Un sujet encore trop peu abordé. Aujourd’hui c’est Nico qui se charge de ce sujet.

La prise en charge d’une personne avec un IMC élevé, plus communément appelé « transport bariatrique » est une spécialité de certaines entreprises de transport sanitaire privé. L’IMC tient compte de la morphologie de l’individu même s’il peut être exceptionnellement biaisé dans le cas de sportifs avec une masse musculaire très importante.

Pour les adultes, l’indice de masse corporelle est égal à la masse (exprimée en kilogrammes) divisée par le carré de la taille de la personne (en mètres). L’indicateur obtenu correspond à des seuils. L’obésité correspondant à un IMC entre 30 et 40, et l’obésité morbide lorsque l’IMC dépasse 40.

Quand le matériel adapté devient une obligation

Malgré cela, aucune définition n’est instaurée pour le transport bariatrique. Aucunes formations, aucunes normes. Du coup on voit de nombreuses sociétés se disant spécialisées en transport bariatrique avec juste un brancard élargi. Il n’est pas suffisant d’avoir juste un « brancard élargi », en effet.

Le transport et la prise en charge d’un patient bariatrique ne s’improvise pas, tant pour le patient lui-même que pour les équipes sur le terrain. Il est important d’avoir le matériel adéquat pour une prise en charge optimale. Malheureusement ce matériel a un coût et beaucoup sont non-accessible en France et il n’est pas envisageable de répercuter ce coût sur le tarif du transport, puisqu’il n’y a pas de forfait ou de supplément dédié au transport bariatrique.

Les patients obèses ne choisissent pas leur pathologie. Il est important en tant qu’ambulancier d’avoir le matériel adapté pour toutes interventions « extraordinaires » afin d’avoir une protection des équipes et des risques de troubles musculo-squelettiques, d’avoir une prise en charge optimale et sécuritaire pour le patient.

On parle de MID élargis et renforcés, d’attelles, de brancard cuillère élargi, de brassard à tension, de chaise à assistance électrique, drap de transfert XXL, des matelas à air style Hoverjack, le brancard électrique et élargi…. Bref tout ce qui va permettre de s’adapter à n’importe quelle pathologie et environnement.

Le recensement des informations pour mieux préparer l’intervention

Ces interventions exceptionnelles commencent par la prise d’appel. En effet il est important de connaitre le poids du patient, la taille, l’accessibilité des lieux (escalier, largeur des portes, ascenseur…), la notion de chute ou de traumatisme, le numéro de contre-appel afin de prendre contact avant l’arrivée de l’équipe et l’état clinique du patient.

Toutes ces notions seront indispensables afin d’envoyer un primo intervenant (administration O2, protocole antalgique…) en attendant que l’ambulance bariatrique arrive sur les lieux pour l’évacuation et la prise en charge.

Assistance Ambulance et l’Unité de Soutien technique

En développant, nous nous apercevons que le transport bariatrique ne s’improvise pas et qu’il est important d’avoir une définition et une charte du matériel embarqué pour ce type de transport. Un exemple typique qui servira de modèle est Assistance Ambulances à Nantes.

Une entreprise avec des moyens adaptés et pensés et conçu au sein de l’entreprise : l’UST – Unité de Soutien Technique. Ce modèle n’est pas une obligation en soi mais juste une illustration de l’optimisation possible des moyens.

Cette unité se compose de :

  • La barquette Titan, un MID élargi et renforcé,
  • Un scoop Ferno avec extenseurs,
  • Un matelas HoverJack,
  • Son matelas de transfert HoverMatt,
  • Différents matériels de sécurité (cordes, mousquetons, plot de balisage…) avec une formation en interne et propre à l’entreprise.

Le véhicule utilisé pour stocker et transporter ce matériel est original, puisqu’il s’agit d’une remorque en sachant que 5 ambulances sont équipées de brancard électrique pouvant prendre en charge entre 425 et 318 Kg et de chaises électriques EZ Glide et que la remorque est tractée et acheminé par un véhicule équipé d’un attelage.

La planche de massage

La planche de massage

Non cet article n’est pas là pour vous proposer une remise exceptionnelle sur la planche à masser vendu sur télé shopping.  Ce ne sera pas non plus un cours complet de remise à niveau sur les gestes d’urgence en cas d’arrêt ventilatoire hormis un rappel basique et très rapide.

La planche de massage cardiaque est une planche de type plan dur mais de taille plus courte que le plan dur destiné à l’immobilisation d’un patient avec traumatisme/polytraumatisé etc qui va servir dans certaines conditions. Il est bien entendu que le plan dur peut sans problème remplacer ce type de matériel.

La réanimation cardio-pulmonaire

Tout ambulancier ou secouriste est à même de détecter si une réanimation cardio-pulmonaire est nécessaire ou non. Ma phrase porte à sourire je me doute mais on ne sait jamais. Un rappel basique des choses : l’arrêt cardio respiratoire c’est quand un patient est insconscient et ne ventile plus.

Donc la procédure d’urgence hormis bien entendu un bilan vital rapide au 15 est la mise en oeuvre des procédures de réanimation de type RCP avec insufflation d’oxygène au BAVU et mise en place du DSA etc. Je ne vais pas ressortir ces bases du placard elles doivent être dans tous les esprits en permanence. Si ce n’est plus le cas changez de job vous êtes cuit ou alors filez vite en recyclage…

Masser oui mais attention

Pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire c’est une chose mais il ne faut pas oublier un détail : pour que les gestes de secours soient optimum il est indispensable que le patient repose sur un plan dur. Ce plan dur permettra que les compressions thoracique soient les plus efficaces possible. Je vous laisse imaginer sans difficulté ce que peut donner une RCP sur un matelas médical ou encore sur le matelas d’un brancard. A part ne servir presque à rien vu que le thorax du patient va s’enfoncer en partie dans la literie je doute de l’efficacité du massage.

Pourquoi une planche

Exercice tout simple : vous êtes en ambulance, votre patient tout d’un coup est en arrêt cardio respiratoire, quelle est votre attitude hormis les principes primordiaux évoqués plus haut ? Le mettre sur le plancher de l’ambulance ? Le sortir dehors par terre alors qu’il pleut à verse sous une température avoisinant les 5 degrés ?

Que nenni : la solution la mieux adaptée c’est de faire glisser la table de support du brancard latéralement pour avoir de la place autour du patient, glisser cette fameuse planche sous le patient et débuter vos gestes de premier secours. Le patient est sur le brancard, votre massage est optimisé grâce au plan dur qui est glissé dessous. Votre patient est au sec, au chaud et l’équipe médicale peut arriver et s’installer rapidement malgré la place restreinte. Les modèles commerciaux possèdent en général un profilé adapté et ergonomique.

planche de massage réanimation cardio pulmonaire

environ 50 euros TTC par ex chez http://www.quirumed.com/fr/Catalogo/articulo/25546

Un matériel utilisable partout

Réalisé dans une matière permettant la désinfection, la planche de massage ou plan dur pourra être utile dans divers endroits : au domicile, à l’hôpital, dans l’ambulance… Alors certes ce n’est pas un cas de figure que l’on rencontre au quotidien mais ça reste tout de même un matériel indispensable.  

Optionnel sur le point de vue législatif (normes d’équipements des ambulances) c’est un matériel qui devrait être obligatoire au vu de son utilité. Si vos ambulances ne sont pas encore équipées il serait bon de le rappeler à vos employeurs respectifs. A savoir que la solution « Do It Yourself » peut être envisagée si les paramètres de solidité sont respectés (planche d’olivier). Sur ce dernier point j’émet un doute mais si certains collègues qui me lisent utilisent une planche maison je serais intéressé par leur retour sur cette question.

Les planches de massage automatique

Il existe des systèmes de planches destinées à mettre en oeuvre les compressions en mode automatique : l’Autopulse de Zoll ou encore Lucas. Ces systèmes permettent une mise en oeuvre rapide et automatisée du massage. Ils libèrent ainsi un opérateur.

Je n’irais pas plus loin que l’évocation puisque c’est un système assez peu répandu et à priori la Société française de médecine d’urgence n’est pas favorable à la généralisation de ce type de matériel. Un manque d’étude portant sur les effets bénéfiques ou non de ce type de matériel serait mis en avant. Je vous laisse quand même découvrir les vidéos de présentation de ce type de matériel.

Je n’irais pas plus loin sur l’utilisation de ce type de matériel car je vais me faire descendre en flèche par les autres professionnels de santé. Je reste à ma place d’ambulancier ;=)

Système LUCAS

[youtube id= »13n7IoFmZHg » width= »600″ height= »350″]

Autopulse Zoll

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L’ambulancier, les formations et vos entreprises

L’ambulancier, les formations et vos entreprises

Formation de l’ambulancier en entreprise

Bonjour à tous et à toutes et merci d’être des lecteurs fidèles. Aujourd’hui je vais tenter de vous amener à réfléchir sur un domaine qui reste encore très peu abordé en France : les formations complémentaires à la formation initiale de l’ambulancier. Et oui la formation diplômante de l’ambulancier est la base de base mais il faut savoir que l’ambulancier peut avoir accès à nombre d’autres choses. Mais voyons voir ce qui nous amène à évoquer ce sujet.

En effet nous avons eu l’occasion de lire une news intéressante avec pour thème l’application de l’hypnose dans le domaine médical voire paramédical. Vous pouvez lire l’article initial ici :

Comment le Samu utilise l’hypnose pour soulager la douleur

L’hypnose reste un domaine dans lequel on peut intégrer de nombreuses applications pour le patient : gestion du stress, anti douleur ou encore alternative à l’anesthésie. C’est un domaine qui ne cesse de grandir et d’être inclus dans le parcours de soin. C’est même une discipline qui est ouverte aux non médecins : IDE, Aide-soignant etc. il serait intéressant d’étudier l’application dans le domaine ambulancier.

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Et vous dans votre entreprise ?

La grande question qui va justement permettre de rebondir à cet article de presse sur un sujet quand même relativement axé sur le soin, c’est : vous et votre entreprise ? Avez-vous accès à des formations spécifiques complémentaires ? Que ce soit des formations très courtes voire des formations plus poussées sur la prise en charge du patient. Il faut savoir que l’offre de formation existe dans de nombreuses régions et que vous pouvez avoir accès à ces formations. Reste que c’est une pratique encore peu répandue. Problème de coût ? Problème de méconnaissance du sujet ? on attends vos avis sur la question ou vos expériences.

Formation de l’ambulancier en entreprise : quelle est l’offre existante ?

Les formations les plus courantes sont les grands classiques : transport pédiatrique, transport de patient issu du milieu psychiatrique ou protégé, mais aussi la très célèbre formation Nord-Américaine du NAEMT : PHTLS. Mais il en existe encore beaucoup d’autres. Toutes ces formations sont adaptées à des publics différents : de l’acteur de terrain paramédical ou intervenant premier secours jusqu’à la médecine de catastrophe. Est-ce applicable dans le quotidien ?

Pas toujours au regard de la législation certes, mais est-ce qu’une démarche intellectuelle ne peut pas être tout aussi importante pour absorber des connaissances. Ces connaissances pourront aider à mieux raisonner et travailler de façon plus qualitative. C’est aussi un pas vers une évolution.

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Le secours, mais le quotidien aussi est indispensable

Des formations dédiées secours mais aussi des formations pour le quotidien. J’évoquerais les formations pour apprendre à « tutorer » un élève en formation DEA ou encore accompagner son collègue fraîchement diplômé au sein de l’entreprise. Vous allez me dire : « pas besoin d’être formé pour ça ». Et bien détrompez-vous. Pour avoir formé nombre d’élève ambulancier en entreprise, stagiaire découverte ou encore intégration je peux vous assurer que ce n’est pas accessible à chacun.

Non pas uniquement en termes d’intérêt pour ce fait mais aussi pour être capable de détenir les clés et les méthodes pour apprendre à un apprenant. Former ce n’est pas être formé. La transmission du savoir s’apprend aussi pour être capable de véhiculer correctement ses connaissances. Si vous voulez être compris et être capable de vous adapter à différents apprenant il faut savoir utiliser des outils  pédagogiques.

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Régulation, facturation, désinfection

Il existe aussi des formations plus « terre à terre » mais tout aussi importante pour la gestion de l’entreprise. Je pense à la formations aux outils logiciels de régulation ou encore apprendre la facturation. Cette dernière est quand même un domaine très spécifique et requiert de connaître très bien le système : sécurité sociale, mutuelles, règles de facturation législation.

On n’oubliera pas non plus les possibilités faites d’accéder à des formations pour les grandes entreprises qui nécessitent d’avoir des responsables d’exploitation : gérer son parc de véhicule mais aussi et surtout être capable de gérer et rédiger les protocoles de désinfection et d’asepsie.

Oui un simple carnet ne fait pas tout. Les protocoles de désinfection sont utiles et permettent de suivre une procédure afin de sécuriser et renforcer le nettoyage et l’asepsie du véhicule et des matériels. Et pour faire un bon protocole il est utile de rafraîchir ses connaissances mais aussi d’intégrer les nouvelles normes  pour être capable de rédiger des procédures efficaces. Et pour ça une formation même d’une journée avec un hygiéniste peut apporter une réelle valeur ajoutée à l’entreprise.

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Réagissez !

On attend vos réactions sur le sujet. N’hésitez pas à partager votre vécu : êtes-vous formé à d’autres cursus que le DEA ? SMUR, Pédiatrique, PHTLS, ACLS, etc. N’hésitez pas à partager vos retours sur le sujet et à en débattre. Si vous souhaitez partager votre vécu sur une formation en particulier vous pouvez aussi nous contacter directement : ambulancier.sitedereference@gmail.com ou via la messagerie de la page Facebook. Nous serons très intéressés de connaître les formations que vous avez pu suivre et où. Cela, toujours dans le but de mieux informer et rendre surtout les possibilités d’apprentissage plus visible pour vos collègues et chefs d’entreprises qui suivent le site web et son fil d’actualité.

Article : Franck et Nicolas. Basé sur une idée de Nico.

Formation des ambulanciers les dispenses de modules

Formation des ambulanciers les dispenses de modules

Formation des ambulanciers

Aujourd’hui on va aborder un sujet : les dispenses de modules pour les professionnels de santé souhaitant préparer le diplôme d’ambulancier. Ces dispenses devraient permettre à de nombreux candidats d’avoir un éclaircissement sur l’accès à la formation du diplôme d’ambulancier par des personnes déjà titulaires de certains titres ou diplômes du ministère de la santé. En effet selon vos qualifications vous êtes peut être exempté de suivre certains modules de formation. Ces modules sont souvent déjà abordés lors de certains diplômes comme pour les Aides soignants, IDE etc. Les données énoncées sont issues des textes législatifs régissant la formation d’ambulancier.

J’espère que vous trouverez des éclaircissement si vous êtes concernés par une de ces dispenses. pour les autres il vous faudra impérativement passer par le cursus classique.

Auxiliaire de Puériculture

Sont dispensés de suivre les modules 4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules1-2-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Infirmiers, kinésithérapeute, podologue, ergothérapeute, psychomotricien, manipulateur radio, technicien labo

Sont dispensés de suivre les modules 1-2-3-4-5-7mais devront donc suivre les modules 6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Aide-soignant

Sont dispensés de suivre les modules 2-4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules 1-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Auxiliaire de vie sociale et assistant de vie aux familles

Sont dispensés de suivre les modules 4-5- et 7 mais devront donc suivre les modules1-2-3-6 et 8 ainsi que les stages dédiés à ces modules. Les détenteurs de ce titre sont exemptés des épreuves de sélection pour l’entrée en école.

Ambulanciers dans un état de l’UE

Pour les ambulanciers ayant exercé à l’étranger dans un des états membres de l’Union Européenne, ils sont dispensés des épreuves de sélection. Par contre pour être exemptés de suivre certains modules de formation il leur faudra soumettre un dossier. Le dossier sera présenté au directeur de l’institut de formation qui évaluera avec le comité technique la formation suivie. Une comparaison de formation sera établie avec le diplôme d’ambulancier. A l’issue une dispense de suivi de certains modules peut être émise.

Formation des ambulanciers : attention au stage

Prudence pour l’ensemble des professions les exemptions ne concernent en aucun cas l’obligation d’effectuer un stage de découverte de 140 heures en entreprise de transport sanitaire !

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Formations des ambulanciers – Les dispenses de modules
Journées de formation AFASH –

Journées de formation AFASH –

Journées formation pour les ambulanciers par l’AFASH

Pour les ambulanciers publics comme privés je vous propose de découvrir les journées de formation organisées par l’association française des ambulanciers SMUR et hospitaliers. Ces journées de formation très riche en enseignement sont ouvertes à tous les personnel participant à l’AMU (Aide Médicale Urgente) dont les ambulanciers issus des transports sanitaires privés font intégralement partie. Une façon de venir découvrir de nouvelles informations, procédures etc. On vous expose le communiqué de presse suivi du programme de ces journées. en espérant que vous serez nombreux à y participer. Nous attendons vos retours et vos avis. N’hésitez pas à nous faire un compte rendu de ce que vous aurez appris afin d’informer l’ensemble de la profession.

Le communiqué de l’AFASH pour les JEF de Lyon 2019

Les journées d’étude et de formation des ambulanciers se dérouleront du 14 au 16 mai 2019 pour la première fois à Lyon. Pour cette nouvelle édition, de nombreux exposants venant de toute la France vous présenteront leurs nouveautés.

Vingt conférenciers animeront ces trois journées exceptionnelles ouvertes à tous les ambulanciers et personnel participant à l’Aide Médicale Urgente préalablement inscrit auprès de l’AFASH (Association Française des Ambulanciers SMUR et Hospitaliers) et auprès de leurs organismes de formation.

Nous aurons l’honneur d’accueillir des personnalités de la médecine d’urgence tel que le Pr. Paul PETIT (fondateur du SAMU de Lyon), le Pr. Pierre-Yves GUEUGNIAUD (chef du pôle URMARS de l’Hôpital Edouard-Henriot de Lyon) et le Dr Nathalie PRIETO (psychiatre CUMP-SAMU-69, référente nationale des Cellules d’Urgence Médico-Psychologiques).

A cette occasion, sera parrainée l’association PROVIDENCE-NTC qui participe activement à l’aide d’enfants présentant un handicap.

L’ouverture de ces JEF 2019 sera faite par les organisateurs Antoine PEREIRA (Président de l’AFASH) et Geneviève HERAUT (Présidente de l’association 2Tons69).

Nous vous attendons nombreux. Le programme et les inscriptions sont ouvertes dès à présent sur le site www.afash.fr ou sur Facebook groupe : JEF LYON 2019.

Programme

1er Jour

L’histoire des SAMU au travers de véhicules SMUR

Les crobes même pas peur

  • Contamination infectieuse lors du transport des patients avec démonstration du port des tenues NRBC (Nucléaire, Radiologique, Bactériologique et Chimique)

Petits et costauds

  • Transport néonatal
  • Maladie grave des premiers mois du nourrisson
  • Transport Bariatrique

Chaud et froid

  • Ambulancier sous les tropiques
  • Le froid : ennemi du traumatisé
  • Le brûlé : de la brûlure à l’hôpital

2ème jour

On est pas de bois

  • Annonce d’une mauva