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Un ambulancier Français au Canada : du rêve à la réalité

Un ambulancier qui rêvait de devenir Paramedic au Canada, récit d’un rêve qui est devenu une réalité

Cela faisait déjà quelque temps que je cherchais un profil un peu plus exotique pour tenter de démontrer que certains sont prêt à faire beaucoup pour atteindre leurs rêves. Que la motivation sans faille est capable de vous amener plus loin que vous ne le pensez et que les rêves peuvent devenir concret. J’ai pu prendre contact avec Cédric, recommandé par Josselin qui m’avait contacté il y a quelques temps pour ce type de démarche. Il a donc réussi à me trouver la perle et n’a pas hésité à me faire pousser l’info. Donc c’est grâce à lui et je le remercie. Je précise avant que vous n’alliez plus loin que les mauvaises langues, critiques, et autres trolls ne sont pas les bienvenus. Libre à chacun d’avoir son opinion sur le sujet. C’est un projet personnel, réfléchi et Cédric assume son choix. Donc pour ma part c’est un plaisir de pouvoir mettre en avant un ambulancier qui s’est donné les moyens de parvenir à atteindre son objectif. La seconde partie de cet article (à venir) sera liée aux démarches administratives à effectuer histoire de vous refroidir dans vos ardeurs ou vous doubler la motivation pour atteindre la même réussite. Bonne lecture à tous !

Franck.

Qui suis-je ?

428996_2961379668852_1831535353_nJe m’appelle Cédric. J’ai 26 ans. 7 ans de pompiers volontaires au sein du SDIS des Yvelines, quelques temps à la BSPP et en parallèle, 6 ans à la Protection Civile des Hauts de Seine. J’ai débuté en 2010 le métier d’ambulancier via un collègue pompier volontaire, qui était à cette période en cogérance au sein de la compagnie du C.I.R ambulances à Aubergenville (78), il m’a proposé de m’engager en tant qu’auxiliaire. J’ai passé mon DEA en alternance entre cette société n’effectuant quasiment que des interventions pour les SAMU 78 et 95 ; et l’AFT-IFTIM du Tremblay sur Mauldre (78). Après l’école, j’ai quitté le C.I.R en 2011 pour intégrer la compagnie Jussieu Secours Versailles en tant que DEA aux équipes de nuits. En début 2012, j’ai quitté Versailles une première fois pour aller voir comment se passait l’ambulance en Gironde sur le secteur d’Arcachon. J’y ai fait un court passage de 4 mois avant de revenir chez Jussieu qui m’a affecté par la suite au sein de ses équipes d’ambulanciers au SMUR de Versailles.

Echange international

10411355_10202481787101265_5508567279486917326_nAprès un an au SAMU 78, je suis de nouveau parti pour me rendre aux Etats Unis pour une durée d’un an, dans le cadre d’un échange, où j’ai pu intégrer les services de secours de la ville de Chester (New Jersey) pour quatre mois. Par la suite, j’ai obtenu la possibilité de faire de l’observation parmi les équipes de secours du comté d’Harris (Texas) pendant deux mois pour enfin finir mes cinq derniers mois en tant qu‘EMT-B (Emergency Medical Technician Basic, équivalent des secouristes de chez nous) au sein du Fire and Rescue Department de la ville de Mesa (Arizona).

Retour en France

Après cela, j’ai quitté les Etats Unis pour revenir aux sources : reprise en tant qu’ambulancier chez Jussieu Secours Versailles depuis août dernier. Je quitte de nouveau la France en janvier prochain pour me rendre à Montréal afin de débuter ma formation au sein du collège de formation de la police et des paramédics dans le secteur de Montréal, dans la province de Québec, pour une durée de trois ans. Toutes ces expériences m’ont apportées beaucoup, aussi bien sur le plan savoir et connaissances, que sur le plan humain et également en moments forts (par exemple, par la remise de médaille du courage et dévouement par le général GLIN des Pompiers de Paris pour un sauvetage effectué dans la Seine en garde Brigade avec la Protection Civile, le 14 juillet 2012 – Ndlr : Magazine Turbulences de septembre 2012). L’idée de partir étudier au Canada a tout d’abord germé parmi les pensées que je pouvais avoir comme la majorité d’entre nous : le rêve de voir un jour arriver chez nous, en France, le système américain. Valorisation de notre métier, possibilité d’administrer des médicaments, intervenir sur des AVP, etc… Mais comme nous le savons tous : ce n’est qu’un rêve.

Le Canada : trouver l’information

419789_2939598364333_1993023222_nJ’ai donc commencé il y a quelques années à me renseigner à fond sur le système au Canada : La formation, les prérequis, l’organisation du système de secours, etc… Malgré un système quasiment similaire à celui des Etats Unis, j’ai toujours été attiré par le Canada pour diverses raisons. De ce fait je me suis servi des outils les plus simples pour m’ informer : Le téléphone et internet. Mais avec internet, je ne me suis pas contenté d’aller uniquement sur les sites et les forums. J’ai également fait des recherches sur Facebook afin de trouver des personnes qui y travaillaient déjà et leur écrire. C’était un peu “risqué” du fait que je n’étais qu’un petit français sorti de nul part et qui venait faire la causette pour avoir des renseignements sur leur boulot. J’ai eu le droit à pas mal de “je t’aurais aidé avec plaisir mais je ne suis qu’un simple employé, appelle telle corporation, telle compagnie, etc…”. Jusqu’au jour où je suis tombé sur un paramedic / répartiteur d’urgence (opérateur dans un central 911 du Québec) qui m’a en quelque sorte “pris sous son aile”. Je ne l’ai plus lâché pour avoir le maximum d’informations, lui demander son vécu, ses conseils, etc… Jusqu’au jour où il me parle des établissements qui dispensent les formations de paramédic sur trois ans au Québec.

Trouver l’école

412659_3458338052501_1214666589_oSuite à cela, j’approfondis mes recherches sur ces établissements et rentre en contact avec eux. Malheureusement au fur et à mesure que j’appelle, toutes les écoles me disent que la formation n’est réservée qu’aux Canadiens ! Déception… Mais je ne lâche pas. Je poursuis mes appels jusqu’au dernier. Et miracle !!! C’est ce dernier établissement qui m’informe qu’un département international va bientôt être créé et qu’il faudra donc être patient. Mais en attendant, je pouvais commencer à monter un dossier avec eux. C’était l’été 2013. De là, je m’active. Je leur transmets tous les documents qu’ils demandent et je me mets à patienter. Je continue de travailler à Jussieu, organise mon départ pour les Etats Unis et m’y rends. Le jour même de mon retour en France, comme quoi il s’agissait peut être du destin, le nouveau coordinateur à l’International du Collège des Paramedics du Canada m’envoie un email, m’informant qu’il est en possession du dossier que j’avais envoyé un an plus tôt et me demandant si je suis toujours intéressé pour suivre la formation de paramédic Canadien. Si je suis intéressé..? ET COMMENT !!! Bien sûr que je le suis !!!

Démarches administratives

Je l’informe donc que oui et il me répond qu’il me tiendra au courant après l’étude de mon dossier par le collège. Quelques semaines plus tard, je reçois la fameuse lettre m’informant que je suis accepté !!! Pur bonheur et vision d’une nouvelle vie de l’autre côté de l’océan !!! Et de là commencent les lourdes démarches administratives. Je ne suis pas Canadien, je n’ai rien d’exceptionnel qui pousserait un pays comme celui-ci à me faire venir… Mais on va essayer ! Je me fais donc guider par l’école pour démarrer mes démarches, ce qui me conduit à une consultante en immigration Canadienne pour être sûr de ne pas faire d’erreurs.

Le billet d’avion en poche, canada me voilà

10172679_10202481887383772_5979411956144334641_nAprès les envois, les renvois et les re-renvois de documents, photos, formulaires, justificatifs, papiers, courriers, dossiers et autres, ainsi qu’une bonne dose de stress… Je reçois ENFIN la réponse de l’immigration m’informant que mon dossier est accepté pour venir étudier au Canada dans le but de venir renforcer leurs unités de paramédics !!! Je suis donc à présent en attente du document final; le CAQ : Certificat d’Acceptation du Québec étant le visa qui va arriver sous peu dans ma boîte aux lettres. Donc à présent le vol est réservé, les tenues chaudes sont achetées et je finis mes dernières gardes à Jussieu Secours Versailles, dont la nuit du 31 décembre… Y’A PLUS QU’A comme on dit !!

About Franck - Webmaster

Ambulancier Diplômé, j'ai souhaité mettre à la disposition de tous un outil d'information à but pédagogique pour centraliser le plus d'informations possibles sur le métier d'ambulancier et ce qui l'entoure. Passionné par mon job j'essaie à travers ce site; d'apprendre à chacun à mieux connaitre la profession et en parallèle offrir à mes collègues un outil pour garder leurs acquis à jour.

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14 comments

  1. Génial 🙂

    Hâte de continuer a te lire 🙂
    Et surtout bon courage !!!!!
    J’espère pouvoir faire un jour comme toi du côté des anglais 🙂 mais c’est un rude combat qui en vaut la peine 🙂
    Joli parcour en tout cas !!

  2. J’espère que tu va arrivé à réaliser ton rêve, j’aimerais moi aussi partir pour le canada dans le but d’y vivre, pour le moment je suis auxiliaire et ma femme est infirmiere; est-il préférable de passer la formation ambulancier avant d’essayé de partir là bas ?. En tout cas j’ai hâte de lire de tes nouvelles. Si jamais tu serais ok pour que l’on discute de ton parcours, de tes démarches pour partir là bas etc ça serait sympa.

    • attention au canada le diplome d infirmier francais n’est pas reconnu la bas. renseignes toi aussi pour ta femme

      • Faux, le diplôme infirmier est tout à fait reconnu là bas depui sun arrangement entre la province du Quebec, et la France.

        Je peux te le confirmer car je suis dans les papiers pour partir là bas.
        Les demarches coutent chers mais tu as l’équivalence du diplome infirmier de chez eux.

  3. Quelle parcours professionnelle enrichissant au même age que moi
    Sa donne envie de croire en ces rêves
    Hâte de lire la suite de ce parcours

  4. Belle histoire ! Hâte aussi de lire la suite ! J’aimerais aussi partir mais du côté américain, ça fait plaisir de voir que quand on est motivé on y arrive, car c’est un beau parcours du combattant niveau administratif. Bonne chance pour la suite et racontes nous 🙂

  5. Ça fait plaisir de voir qu un autre de mes poulains poursuit brillamment sa carrière…
    Voici une belle preuve que la lotivation ne saurait être limitée.
    Bonne chance pour l avenir, et merci pour le Label de “réu…CIR” !

  6. Bravo, dans quelle école? Mon parcours est similiaire au tiens, j’ai suivi la formation à Québec, après avoir été Pompier en France, et Ambulancier en Suisse. Je suis actuellement ambulancier à Québec depuis juin 2014 après avoir achevé un 3 ans d’étude.

  7. Probablement au collège Ahunstic de Montréal où ils enseignent la technique policière et la technique en soins préhsopitaliers d’urgence (ambulancier). En passant, quand j’ai quitté les pompiers en France et l’ambulance (soins avancés) en Suisse en 2011, je me suis inscrit dans une école à Québec. Le collège Cégep de Ste Foy, où ils ont toujours accepté les étudiants étrangés. D’ailleurs d’autres on fait comme toi (ou comme moi), car actuellement deux autres francais sont en formation. Un en deuxieme année et un en première (ancien pompier pro de Marseille). Comme quoi le rêve est largement fesable avec un peu de motivation.

    De plus, la formation d’ambulancier au Québec, est similaire à une formation d’EMT-P (entre soins de base et soins avancé), elle n’est pas reconnu dans les autres provinces du Canada, donc aucune possibilité d’aller travailler ailleur au Canada (qu’au Québec). Actuellement, il y 5 médicaments dans les ambulances (Épinéphrine, Ventolin, Aspirine, TNT et Glucagon), aucune possibilité de poser de voies veineuses. La médication ce fait intra-musculaire ou per os (par la bouche). Il n’y a pas de formation de paramedic canadien, il y a plusieurs formations d’ambulanciers et de paramedic, chacune propre aux régions (provinces, états) oû vous vivez. (ex: Québec, Ontario, Alberta,….). Le métier est très interessant, mais il ne faut pas se faire trop d’espoir quant aux soins que l’on peut donner. Une évolution du système est en cours, et il faut garder espoir. Mais il est certains qu’aujourd’hui on ne fait pas Paramedic pour sauver des vies et faire de l’action à longueur de journée. On le fait d’abord par passion, pour aider les personnes agées et pour accompagner de manière psycho-social, la population jusqu’à l’hôpital. Les accidents de la route, les polytraumatisés, les cas instables sont moins de 5% de nos interventions.

    • Bonjour Emilien,

      Je souhaite tout d’abord vous féliciter pour votre parcours et vous remercier pour vos écris.

      Cependant je me pose une question : Quel est l’intérêt d’être parti au Québec pour effectuer la formation de Paramédic au Québec alors que vous l’étiez en Suisse. Car après un bref comparatif, la formation (DEC) en soins préhospitaliers d’urgence dure 2745 heures sur 3 ans, pour une autonomie de 5 médicaments, pas de vvp…etc ! Alors qu’en Suisse, la formation est de 5400 heures sur 3 ans, avec une autonomie bien plus large en termes de stratégies thérapeutiques…c’est dommages non ?

      Cordialement

  8. Bonjour,
    Est-ce qu’un Infirmier peut devenir Paramedic au Canada sans refaire les 3 ans de formation ?

    Merci d’avance ! Et chapeau pour ce parcours !
    Cordialement,

    • C’est une bonne question mais je ne dispose pas de la réponse. il me semble qu’il existe des procédures de validation des diplômes mais il faut en faire la demande directement auprès des services compétent car chaque pays fonctionne différemment.

  9. BOnjour Franck, Pour répondre à ta question, les infirmiers doivent refaire intégralement la formation du DEC SPU je suis moi même français et étudiant SPU finissant de 3 eme années je connais Emilien car il fait parti de nos encadrant de formation dans mon Cegep. Donc NOn un infirmier si il veux etre paramedic doit faire la formation de 3 ans qui est vraiment poussé en cours théorique Anatomie, physiopathologie et en pharmacologie.

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