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réanimation cardio-pulmonaire

La bioéthique

Ces derniers temps j’avais un peu négligé la parution des fiches sanitaires et sociales. je reprends donc le cours de leur publication destinée à aider les futurs élèves préparant les sélections du concours d’ambulancier. je rapelle que ces fiches de synthèse ont été crée par une élève ambulancière qui a gracieusement mis à disposition son travail afin qu’il puisse servir à d’autres.

La bioéthique

En France les premières lois sur le sujet datent de 1994. Il a fallu 5 ans de plus pour que la réforme devienne une réalité. La loi de 2004 devait également être réformée en 2009, le processus est actuellement en cours. La bioéthique désigne l’étude des préceptes moraux qui doivent accompagner toute pratique médicale ou toute intervention biologique sur l’être humain depuis sa conception.

 Les enjeux

En 1975 la loi Veil autorise l’interruption volontaire de grossesse. En 1976, la loi Caillavet autorise le prélèvement des organes et des tissus sur une personne décédée. Une présomption de consentement est créée, les besoins sont grandissant. En 1988 la loi Artérioscléreuse est relative à la protection des personnes qui se soumettent à des essais biomédicaux. Des essais ou des expérimentations peuvent être menés sur des êtres vivants y compris sans bénéfice thérapeutique pour la personne qui s’y prête. Se posent alors les questions de savoir qui peut dire où sont les limites de la recherche mais aussi qui les fixe ? : la société, les politiques, les médecins ?

1994 : la bioéthique entre véritablement dans la législation française. Le respect du corps humain y est réaffirmé comme un principe fondamental auquel il ne peut être dérogé. Le don d’organes et la procréation médicalement assistée sont encadrés.

La loi de 2004 a réaffirmé les grands principes auxquels la société française était attachée : protection de la personne humaine, l’interdiction du clonage reproductif ou la conception in vitro d’embryon dans un but de recherche.

Aujourd’hui on entend parler de femmes accouchant largement après leur période de fécondité ou de demande de procréation médicalement assistée post-mortem (avec le sperme de la personne décédée). Ces pratiques sont parfois réalisées hors de nos frontières. Des bébés médicaments interrogent : les parents donnent naissance à un autre enfant mais avec l’intention première d’utiliser des éléments biologiques dans l’espoir de soigner un aîné.

La procréation médicalement assistée

Elle concerne les couples stériles. Un couple est dit stérile lorsqu’il n’a pas pu avoir d’enfant après 2 ans de relations sexuelles non protégées. Elle concerne aussi les couples porteurs d’une maladie génétiquement transmissible. Plusieurs méthodes sont possibles : réimplantation du sperme du conjoint ou des embryons du couple, donneur de sperme ou d’ovocyte pour créer un embryon. Le don est anonyme en France et aucun lien entre le donneur et l’enfant n’existera. Ces méthodes peuvent faciliter la procréation mais ne sont que rarement couronnées de succès.

En France il existe des limites à ce recours :

  • le couple doit être en âge de procréer
  • un nombre limité de tentatives est remboursé par la sécurité Sociale
  • le nombre d’embryons réimplantés est limité à 3 mais les médecins en conseillent 2,

Un certain nombre de couples ne remplissant plus ces conditions vont à l’étranger pour bénéficier d’une procréation médicalement assistée. Espagne et Belgique sont les destinations courantes. Les couples porteurs d’une maladie génétiquement transmissible peuvent bénéficier d’un diagnostic préimplantatoire. On vérifie si les embryons sont porteurs du défaut génétique. Sont réimplantés uniquement les embryons sains.

La recherche sur l’embryon

Elle a été interdite en France par la loi de bioéthique du 6 août 2004, toutefois des exceptions sont possibles pour des recherches à finalité thérapeutique dans des conditions très contrôlées. Les recherches se font alors sur les embryons surnuméraires conçus lors de la fécondation in vitro. Les parents peuvent les céder à la recherche car ils ont abandonné leur projet parental ou parce qu’ils ne remplissent plus les conditions d’une PMA. Les contrôles sont effectués par l’agence française de biomédecine à chaque étape du processus de recherche. En cas de non respect de la législation l’agrément est retiré au laboratoire qui ne peut plus faire de recherches.

La question aujourd’hui se pose d’autoriser plus largement la recherche sur l’embryon. Elle l’est dans d’autres pays. L’intérêt se pose sur les cellules souches embryonnaires qui peuvent engendrer tout type de cellules humaines et donc de permettre leur compréhension pour un grand nombre de recherches. Grâce à elles récemment une équipe de chercheurs à découvert comment réparer les cellules des grands brûlés. Le sang du cordon ombilical suscite les convoitises. Issu du placenta, il est prélevé directement après la naissance de  l’enfant. Riche en cellules souches hématopoïétiques (qui donnent naissance aux cellules du sang) il permet de guérir des maladies du sang ainsi que la moelle osseuse. Si les parents en font don il est congelé dans une banque de sang pour être utilisé pour un malade compatible.

Certaines banques de sang sot privées et proposent aux parents de conserver ce sang de cordon moyennant une somme déterminée. Le sang du cordon est alors conservé pour la personne elle-même ou pour son entourage éventuellement.

Le clonage humain

Il est interdit en France car contraire au principe fondamental de respect de la personne et de son intégrité. Il est qualifié de crime contre l’humanité quand il s’agit de clonage reproductif. Les auteurs encourent une peine de 30 ans d’emprisonnement et de 7,5 millions d’euros d’amende. Le clonage humain thérapeutique est également interdit. Dans le cadre du Conseil de l’Europe un protocole additionnel interdit le clonage humain. Il a été signé en 1998 à Paris. Le clonage est considéré comme une menace pour l’identité de l’être humain. Le clonage des cellules et tissus est mondialement considéré comme une technique biomédicale précieuse et éthique ment acceptable. Dans certains pays il n’existe pas de loi interdisant le clonage humain : USA ou Chine par exemple. Toutefois ces laboratoires ne peuvent recevoir d’aides financières publiques. Au niveau international, la déclaration universelle sur le génome humain interdit expressément le clonage humain en 1997.

La gestation pour autrui

Est implanté dans l’utérus de l amère porteuse l’embryon du couple infertile. Un certain nombre de législation dont celle de la France considère la mère de l’enfant comme étant la femme qui en accouche. La pratique des mères porteuses les oblige à abandonner l’enfant qui est ensuite adopté par le couple qui a donné l’embryon. En France la gestation pour le compte d’autrui est strictement interdite selon une disposition du code civil.

Ce thème n’est actuellement pas à jour de par l’évolution logique des choses : les gouvernements se sont succédés et donc les textes en vigueur, les études, etc ont beaucoup évolués. Si vous souhaitez maintenir vos acquis à jour sur ce sujet je vous invite à effectuer quelques recherches pour visualiser les nouveaux éléments.

Pour vous aider dans vos révisions pensez à commander cet ouvrage :  http://www.ambulancier.fr/grand-themes-sanitaires-et-sociaux/

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