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L’échelle visuelle analogique

La douleur

croix_vie_9Description Wikipédia : Une douleur est une sensation désagréable ressentie par un organisme dont le système nerveux détecte un stimulus nociceptif. Elle peut être provoquée par un traumatisme (brûlure, plaie, choc) ou une maladie, mais aussi par un mauvais fonctionnement du système nerveux responsable de sa transmission. Habituellement, elle correspond à un signal d’alarme de l’organisme pour signifier une remise en cause de son intégrité physique. Un individu pourrait ressentir une sensation extrêmement désagréable, voire insupportable, qui peut provoquer un mouvement réflexe de retrait (au niveau des membres et des extrémités) ou un changement de position du corps. D’après l’IASP (International Association for the Study of Pain), « la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en termes d’une telle lésion ». L’évaluation et le diagnostic de la douleur étant complexe, l’IASP précise bien, notamment en ce qui concerne la douleur chez l’enfant, que « L’incapacité à communiquer verbalement n’infirme pas la possibilité que l’individu éprouve de la douleur et nécessite un traitements approprié pour soulager la douleur. La douleur est toujours subjective … »

Les deux types de douleurs

Douleur aiguë :La douleur aigüe est une douleur vive, immédiate, et généralement brève. Elle est causée par une stimulation nociceptive de l’organisme, tel une lésion tissulaire, pouvant se produire sous la forme d’un stimulus thermique (contact de la peau avec du feu) ou mécanique (un pincement, un coup).

Douleur chronique : Les douleurs chroniques sont des douleurs prolongées dans le temps : elles sont définies par des douleurs qui évoluent depuis plus de 3 mois

La prise en charge de la douleur enjeu de santé publique

Critère de qualité et d’évolution d’un système de santé, l’évaluation et la prise en charge de la douleur constituent un véritable enjeu de santé publique. La loi relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé du 4 mars 2002 reconnaît le soulagement de la douleur comme un droit fondamental de toute personne. La lutte contre la douleur est également une priorité de santé publique inscrite dans la loi de santé publique de 2004.

L’échelle visuelle analogique ou EVA, qu’est ce que c’est ?

Cette échelle permet une auto évaluation de la douleur ressentie par une victime/patient. Utilisée lors de la présence d’une douleur aigüe (suite à un traumatisme par ex) ou une douleur chronique. Quelle que soit son origine. Elle va donc permettre à la victime de pouvoir donner une mesure évaluative de la douleur qu’elle ressent grâce à cet outil.

L’échelle visuelle analogique à quoi ça ressemble ?

La règle EVA se présente sous la forme d’une petite réglette graduée à deux faces. La première face est destinée à la victime avec un curseur mobile qui se déplacera d’un bout à l’autre. Au départ de la règle l’extrémité correspond à “Absence totale de douleur” et va jusqu’à l’autre bout correspondant à “Douleur maximale imaginable”. Suivant le modèle la partie graphique peut être représentée de façon diverse : triangle avec en bout le plus fin absence de douleur et partie la plus large pour douleur maximale.

Présentée sous cette face au patient c’est lui qui fera glisser le curseur jusqu’à la zone qu’il jugera correspondre à la douleur ressentie.

De l’autre côté de cette règle se situe la partie dédiée à l’ambulancier. Elle est représentée sous la forme d’une règle millimétrée permettant d’obtenir le chiffre correspondant à la douleur ressentie et ainsi obtenir le score. C’est à dire une évaluation de 0 à 10.

L’échelle visuelle analogique à quoi ça sert ?

Dans le cadre d’une prise en charge par les ambulancier l’EVA permettra plusieurs choses. tout d’abord dans le cadre d’un transport à la demande du médecin ou du SAMU centre 15 l’évaluation s’inscrira naturellement dans la réalisation du bilan écrit et celui transmis à la régulation. Cette information viendra compléter le reste et permettra au permanencier ou au médecin régulateur d’adapter la suite de la prise en charge.

Dans le cadre d’un transport classique elle permettra une fois chiffrée de pouvoir adapter au mieux les manipulations et d’être plus attentif à certains détails important : localisation, position, éléments supplémentaires de confort (caler à l’aide d’oreiller, couverture etc), manutention (évaluer la meilleure méthode pour éviter d’augmenter cette même douleur). Vous me direz même sans douleur cela fait partie du protocole. certes mais avec la présence de douleurs ressenties vous serez encore plus attentif et vous devrez parfois changer de méthode pour vous y adapter et donc fuir les méthodes courantes. De plus l’information reçue vous serez en mesure de la transmettre à l’équipe soignante une fois au sein de la structure pour que la suite de la prise en charge soit mieux adapté et de façon plus rapide.

L’échelle visuelle analogique comment s’en servir

Pour bien utiliser cet outil il est indispensable de prendre quelques minutes pour expliquer au patient ce que vous attendez de lui. Vous devez vous assurer de sa compréhension quand à la quantification de la douleur. N’oubliez pas de lui expliquer que plusieurs douleurs à des endroits différents entrainent des mesures séparées.

Les cas particuliers

Cet outil ne peut servir sur toutes les victimes : enfant de moins de 5 ans, patient non communicant ou dans l’incapacité de comprendre. Pour les enfants une échelle des visages peut être utilisée, on jugera la douleur ressentie en rapport avec le faciès de l’enfant et l’échelle des visages.

Quel sont les moyens dont dispose l’ambulancier pour limiter la douleur ?

Bien entendu la prescription d’antalgique est interdite sauf en cas de demande du médecin régulateur pour une prescription par téléphone où vous devrez amener le patient à prendre un comprimé par lui même. Vous n’avez aucunement le droit d’interagir. Bien entendu si vous êtes en présence d’un infirmier(ère), ce dernier pourra sur prescription du médecin administrer un antalgique. Par contre suivant le siège de la douleur vous devrez être en mesure de faire le maximum pour réduire cette douleur via une position de confort, caler intelligemment le patient par tous les moyens dont vous disposez et ainsi limiter les chocs, frottements, durant le transport. Une conduite adaptée sera mise en oeuvre et modifiée en fonction des réactions de la victime observée par l’ambulancier présent dans la cellule sanitaire. Ce dernier transmettra à son collègue les précautions à prendre.

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Ambulancier Diplômé, j'ai souhaité mettre à la disposition de tous un outil d'information à but pédagogique pour centraliser le plus d'informations possibles sur le métier d'ambulancier et ce qui l'entoure. Passionné par mon job j'essaie à travers ce site; d'apprendre à chacun à mieux connaitre la profession et en parallèle offrir à mes collègues un outil pour garder leurs acquis à jour.

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