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Garde H24 : réponse d’un ambulancier aux pompiers

Garde H24, que disent les pompiers

Une communication relayé par le Cercle national des Transports Sanitaire. Suite à une directive ministérielle diffusée il y a environ 3 ans, demandant la création de gardes ambulancières de jour (appelées H24) de 8h00 à 20h00 les lundi, mardis, mercredis, jeudis et vendredis, en complément de la garde départementale ambulancière déjà mise en place en 2003 (toutes les nuits, samedis et dimanches jours et fériés jours) les pompiers s’opposent farouchement à ce projet pour prendre le monopole du secours à personnes, c’est pourquoi nous leur répondons….

Confrontés au projet de mise en place d’une garde ambulancière H24, les pompiers ne désarment pas. Leur engagement et la population « perdraient gros». Les pompiers ne sont pas en récré, ils ne sont pas paranos non2cv plus. C’est en substance la réponse de leur collectif à l’appel à l’apaisement lancé, lundi, par le préfet dans leur guerre contre l’instauration d’une garde ambulancière H24. Se basant sur un cahier des charges de réponse à l’urgence, soumis à l’ARS par des ambulanciers, ils s’interrogent sur sa lecture par le préfet, qui n’y voit aucune atteinte au service public du secours aux personnes.

« Il y est fait mention de “marché”, avec des pôles déterminés sur des zones ayant la plus forte activité », égrène le lieutenant  M…………….., porte-parole du collectif.

Les ambulanciers, poursuit-il, seront formés à identifier la détresse vitale, à la prendre en charge. Ils pourront procéder à des ouvertures de portes, leurs ambulances seront équipées pour répondre à l’urgence.

« Ça, c’est notre métier ! Pourquoi tout ce matériel, ces formations si c’est pour faire du transport sanitaire ? ».

Et tout ça, avec des moyens financiers publics : 569 euro d’indemnisation versés par la CPAM pour 12 heures de garde. «S’il y a deux millions de trop dans les caisses de l’ARS, qu’elle nous les donne, on sera encore plus performants ! ».

« On va arriver à deux systèmes concurrents et identiques, résume le lieutenant M…………….. Très vite, il y aura un système de trop, parce que le volume d’interventions ne va pas exploser. Et on craint que ce soit le nôtre qui saute. Pour des raisons économiques, on n’en voit pas d’autres. Et nous, on ne veut pas servir de supplétifs à des intérêts privés, avec des moyens qui pourraient nous servir à nous ».

Il insiste : « C’est une réaction disproportionnée. Aujourd’hui, notre système est performant et on dit : “peut-être que vous l’utiliserez quand on aura sorti tous les autres moyens”… Si par malheur, ce système se met en place, à terme, il manquera beaucoup de monde dans les centres de secours. On souhaite qu’il n’y ait pas une nouvelle tempête en Corrèze, parce qu’alors, le préfet devra aller chercher des moyens en dehors de la Corrèze ».

En résumé : les Pompiers affirment que les ambulanciers ne sont pas compétents, qu’ils coûtent trop cher, qu’ils veulent faire du profit…

Réponse d’un ambulancier privé

Pour info, Pompier Volontaire (15 ans, sous officier ) et chef d’entreprise de transports sanitaire depuis 7 ans, donc je crois savoir de quoi je parle … Cette réponse, basée sur le rapport de la chambre régionale des comptes des Pays de Loire de 2003 à 2008 (ci-joint) pour le département de la Mayenne dont les chiffres actuels doivent très certainement être revus à la hausse en 2012 (depuis la date de la fin de cette étude, 2008 si l’on en croit la courbe ascendante des budgets des Sdis) donne une bonne base de réflexion pour un département, à multiplier par près de 100 pour l’ensemble du pays, voir plus, dans la mesure ou la Mayenne est un petit département par le nombre d’interventions

Télécharger le rapport

Il est fort à parier, qu’en cherchant sur internet, nous pourrions trouver nombre de rapports similaires pour tous les autres départements, il suffit de taper en moteur de recherche : rapport de la chambre régionale des comptes (de telle ou telle région), Sdis (de tel ou tel département)

Rapport de la cour des comptes sur les Sdis en général, une très grande majorité des Sdis sont « épinglés « sur leurs gestion.. Voici le document:

Télécharger le rapport

Donc pour simplifier notre réponse, nous ne retiendrons que les derniers chiffres connus, ceux de 2008 du rapport ci-dessus cité (Sdis de la Mayenne) et qui NE PEUT EN AUCUN CAS ETRE REMIS EN CAUSE

Comparatifs de coûts : pompiers/ambulanciers

Nombre d’interventions Sapeurs Pompiers pour assistance à personnes :

  • Malades et blessés à domicile ou voie publique : 9098
  • Carence ambulance privée………………………….. : 418

Ce dernier point est largement contestable dans la mesure ou nous pouvons affirmer que bon nombre d’interventions sont soi-disant justifiées par une carence d’ambulances privées alors qu’un équipage est disponible en garde départementale et non engagé (c’est vérifiable) ou à l’entreprise, mais jamais appelé, bien entendu, si les plannings de gardes ambulancières sont connus et les interventions répertoriées, il n’en est pas de même pour les interventions du Sdis, aucune communication n’est faite à ce sujet, au mépris de la loi sur la transparence, donc il est facile ainsi de justifier (ou de ne pas justifier) des pseudo « carences ambulance »

Nous avons un total de 9516 interventions, pour un coût moyen de 845 euros l’unité (rapport, tableau page 22) pour un total : 8 041 020 euros

A titre comparatif : Coût des interventions ambulanciers

Tarifs unitaires

Simulations coût total intervention / distance

Prise en charge

Km

1 km

5 km

10 km

20 km

30 km

Jour

51,3

2,12

53,42

61,9

72,5

93,7

114,9

Nuit

89,78

3,71

93,49

108,33

126,88

163,98

201,08

Jour férié

76,95

3,18

80,13

92,85

108,75

140,55

172,35

Suivant le tableau des tarifs ambulanciers (tarifs nationaux) si nous faisions une simulation comparative avec le coût des Sapeurs Pompiers, en prenant le plus pénalisant, tarif de jour (puisque le sujet de ce propos est la garde h24, donc garde de jour) pour une distance moyenne de 30 km nous aurions :

  • 9516 interventions à 114.9 euros l’unité = 1 093 388.4 euros
  • Donc une économie de 8 041 020 euros – 1 093 388.4 euros = 6 947 631.6 euros

Mais dans notre région, la moyenne kilométrique pour les transports doit se situer à environ 10 km

  • 9516 interventions à 72.5 euros l’unité = 689 910 euros
  • Donc une économie de 8 041 020 euros – 689 910 euros = 7 351 110 euros

Les deux exemples ci-dessus ne tiennent pas compte des nuits et jours fériés qui eux sont assurés en gardes départementales par les ambulanciers. Les ambulanciers privés ne demandent pas à reprendre toutes les interventions pour secours à personnes (ce qui serait sans doute impossible) mais à être plus impliqués, quelles en seraient les conséquences ? En fonction du nombre d’interventions qui pourraient être attribuées aux ambulanciers privés (garde H24) il serait possible de diminuer les coûts des interventions de façon très significative, de les réaffecter aux ambulanciers et dans un deuxième temps une partie des effectifs des Sapeurs Pompiers volontaires (à déterminer) n’oublions pas que plus des 2 tiers de leurs interventions sont pour secours à personnes

Donc diminution des coûts pour interventions, des effectifs, formations, manœuvres d’entraînement, semaines d’astreinte, déplacements inutiles au centre de secours (tous les personnels se présentant au centre de secours sur appel, même s’ils ne font pas l’intervention, sont rémunérés) et tenues (treillis, vestes feu, casques, etc – -°) rappelons toujours d’après le rapport ci-joint (page 18) que 20% des Sapeurs Pompiers Volontaires ne sont jamais intervenus au cours de l’année, et que 15 % n’interviennent qu’une fois pas mois. Donc 20% des Sapeurs Pompiers Volontaires NE SERVENT A RIEN, ça c’est un fait, qui ne peut en aucun cas être contesté, pas plus que celui de 15% qui ne sortent qu’un fois par mois (Rapport page 2) pour le département de la Mayenne, le coût de ceux-ci (hors intervention) représentent environ  500 000 euros par an, qu’une meilleure organisation permettrait d’économiser 270 000 euros à Laval et 70 000 à Château Gontier, et ce ne sont QUE 2 exemples, etc, etc – – –

Donc le coût des non intervenants est de 500 000 euros pour le département de la Mayenne, (petit département rappelons le) et il y a une centaine de département en France, donc nous sommes amenés à penser qu’environ 50 millions d’euros sont dépensés chaque année au niveau national pour rien, les chiffres sont vertigineux (Rapport page 20) par précaution on alerte plus de SPV que nécessaire, la conséquence est qu’un certain nombre de SPV ne partiront pas en intervention (coût récurrent estimé 44 000 euros). Lorsqu’on lit le rapport de la cour des comptes sur l’ensemble des Sdis, on ne peut que se rendre compte que la grande majorité de ceux-ci sont très mal gérés, pratiquement tous se font épingler, alors on peut facilement extrapoler les chiffres directement cités ci-dessus au niveau national, ça donne mal à la tête, et surtout mal au portefeuille du contribuable.

Pourtant on continue à recruter à tour de bras, bien entendu, la plupart des Pompiers Volontaires ne peuvent pas partir en intervention en raison de leur occupations professionnelles, donc on recrute pour pallier à ce manque, mais on recrute des personnels qui seront aussi très souvent dans l’impossibilité de participer aux interventions pour les mêmes raisons, en résumé, on se tire une balle dans le pied, c’est une course à l’INUTILITE, financièrement, c’est un gouffre sans fond et sans fin. Les VSAB et VSAV (ambulances) sont nombreux, chaque unité valant 70000 euros (rapport page 28) il serait donc possible d’en diminuer le nombre à charge des régions sans en diminuer le nombre sur le terrain, puisque les ambulanciers pallieraient à ce « manque » des centaines de véhicules (au niveau national) qui ne seraient plus à la charge des pouvoirs publics, pour cela il faudrait réévaluer les numerus clausus qui limitent le nombre de véhicules sanitaires par département (on a déjà vu où cela nous menait avec l’autorisation de faire des transports sanitaires par les taxis). A l’heure actuelle, les CPAM nous claironnent dans les oreilles que les taxis coûtent plus cher que les VSL, mais la faute à qui ? Diminution sans doute du nombre de centres de secours, certains en zone rurale n’existent encore que pour des raisons historiques, mais certainement pas stratégiques (à lire dans le rapport de la cour des comptes sur l’ensemble des Sdis, si, si, c’est bien noté, cherchez bien).

« …/… Qu’on nous donne les 2 millions de l’ARS, on sera plus performants…/… »

Je cite le texte des pompiers, ci-dessus : Et tout ça, avec des moyens financiers publics : 569 euro d’indemnisation versés par la CPAM pour 12 heures de garde. « S’il y a deux millions de trop dans les caisses de l’ARS, qu’elle nous les donne, on sera encore plus performants ! ». A la vue des chiffes ci-dessus, il faut quand même avoir UN SACRE CULOT pour oser avancer de tels propos, les Pompiers sont un gouffre financier, avec une augmentation exponentielle de leurs coûts de fonctionnement alors que 20% de leurs effectifs NE SERVENT A RIEN, et 15% à PRATIQUEMENT RIEN et il en demandent encore, comment osent ils de plus avancer que pour 569 euros (en Corrèze) pour 12h00 de garde pour 2 personnes, plus les véhicules, le permanencier (ne l’oublions pas celui-la ? Hé oui, j’ai lu la convention) et tous les frais qui en découlent cela coûte trop cher, alors QU’UNE SEULE INTERVENTION POMPIERS COUTE 845 EUROS en moyenne, et avec des moyens financiers publics, mais ça, il savent le dire pour les autres, pas pour eux, bien entendu. Ben voyons, pour recruter du personnel qui ne pourra pas faire d’intervention en remplacement de personnels qui déjà n’en fait pas, c’est remplacer « rien » par « rien » et cela ne solutionnera pas le manque de personnels opérationnels, par contre au niveau des coûts, ce ne sera pas rien ! Et performant, pas en gestion en tous cas, il n’y a qu’à lire les rapports des chambres régionales des comptes et de la cour des comptes, à tous niveaux on relève des aberrations de gestions pour se rendre à l’évidence, s’il veulent du financement, qu’ils commencent par faire le ménage dans leurs comptes, il y a gros à gagner, TRES, TRES GROS tout au moins les 2 millions de l’ARS qu’ils voudraient qu’on leur attribue.

Et pour répondre au lieutenant M…………….  je dirais que le Sdis de la Correze  fait aussi partie des Sdis « épinglés » par leur chambre régionale des comptes:

Télécharger le rapport

…/…  Enfin, le rapprochement des données financières du SDIS 19 avec la moyenne des SDIS de la 4ème catégorie pour l’année 2006 (voir annexe 2) fait ressortir, exprimées par habitant, des charges de dépenses de fonctionnement et de personnel supérieures de presque 17 % à celles des SDIS de 4ème catégorie, des dépenses d’investissement supérieures au double, et une participation du département par habitant supérieure de 27 %.

Les ratios relatifs à la dette font apparaître une situation moins favorable que la moyenne :l’encours de la dette exprimée en jours de produits de fonctionnement atteint 142 jours(contre 82 pour la moyenne des SDIS de la 4ème catégorie), la capacité de désendettement restant cependant à un niveau comparable (2,9 années de capacité d’autofinancement). Le coefficient de rigidité des charges structurelles, qui était de 10 points inférieur à la moyenne de la catégorie en 2002 (64,7 %), s’est, malgré son aggravation, rapproché de la moyenne en 2006 (68,2 % contre 66,9 %).

Ces données comparatives doivent toutefois être interprétées prudemment car il n’a pas été possible, malgré les demandes formulées, de rapprocher les données des comptes administratifs avec celles déclarées à l’enquête “Infosdis” par le SDIS 19…/…

« Il n’est pas possible, malgré les demandes formulées de rapprocher les données des comptes administratifs avec celles déclarées à l’enquête »

C’est assez éloquent, non ?   La Correze est, pour ses dépenses, au dessus le la moyenne des Sdis de sa catégorie, qui elle même est déficitaire, sans commentaire !

Diminutions du chômage et pertes financières

En effet pour les ambulanciers, il faudrait recruter, les personnels dans les entreprises correspondent à une charge de travail, l’apport de la garde h24 impliquerait automatiquement des embauches, donc des charges en moins pour l’état, et les chiffres peuvent se révéler importants, pour ma petite entreprise, tel que le projet des gardes h24 a été déposé me permettraient de créer immédiatement 3 emplois, d’autres entreprises, bien plus importantes embaucheraient bien plus encore. Mais si l’on se tient seulement à 3 emplois en moyenne pour chaque entreprise en France (6899 en 2009, source Insee) il y aurait donc au minimum 20697 emplois de créés. Sachant que nous aurions à faire à des création d’emplois, donc des personnes retirées du chaumage, et si l’on se base toujours sur un minimum (le smic : 1398.37 euros brut au 1er janvier 2012) et si, sauf erreur de ma part, les indemnités de chaumage sont toujours à 57% du brut nous arrivons à 797.07 euros par personnes et par mois (à vérifier, mais sans doute très proche de la vérité, et c’est un minimum, bon nombre de chômeurs touchaient plus du smic )

  • 797.07 X 20697 = 16 496 976 millions d’euros par mois
  • 16 496 976 X 12 = 197 963 717 millions d’euros par an, donc environ au MINIMUM 198 millions d’euros économisés pour l’état

Mais si l’on sait que ce que perçoivent les pompiers volontaires est exonéré de charges, il n’en est pas de même pour les ambulanciers.

Simulation :

21 000 emplois, sachant qu’un équipage est composé d’un auxiliaire ambulancier et d’un DEA pour des taux horaires respectifs MINIMUM de 9.22 et 10.04 euros de l’heure, nous arrivons à ces résultats :

10 500 Auxiliaires :

  • 9.22 x 152 = 1401.44 euros (salaire unitaire brut par mois)
  • 1401.44 x 10500 = 14 715 120 (par mois)
  • 14715120 x 12 = 176 581 440 (par an)

les charges étant d’environ 20%

  • 20% de 176 581 440 = 35 316 288 euros

10 500 DEA :

  • 10.04 x 152 = 1526.08 euros (salaire unitaire brut par mois)
  • 1526.08 x 10500 = 16023840 (par mois)
  • 16023840 x 12 = 192 286 080 (par an)

les charges environ 20%

  • 20% de 192 286 080 = 38 457 216 euros

Total des charges annuelles des Auxiliaires et DEA :

  • 35 316 288 + 38 457 216 = 73 773 504 euros

Lorsque je vois l’état, et les Français s’émouvoir devant les plans sociaux pour licenciement à hauteur de 500, 800 ou mille emplois d’un seul coup, je ne peux que me dire qu’il est impossible qu’un tel projet de création de près de 21 mille emplois laisse indifférent. Je ne crois pas qu’il y ait d’autres catégories professionnelles qui seraient à même de créer autant d’emplois pour autant qu’on leur donne « un coup de pouce » et je le rappelle, cela ne coûterait rien, bien au contraire, cela ferait faire des économies énormes à l’état et aux régions. Rappelons tout de même que les Sapeurs Pompiers Volontaires ne font pas cette activité pour en vivre, c’est un plus, exonéré de charges qui plus est, alors que la création d’emplois non seulement ferait faire des économies à l’état en sortant des personnes du chaumage (ce qui serait par les temps qui courent assez bien vu) mais rapporterait des charges et donc proportionnellement relancerait un peu de consommation.

Messieurs les Pompiers, vous êtes vous seulement posé la question de savoir qu’avec votre course démesurée au recrutement, vous supprimez à près de 21 000 personnes la possibilité d’avoir un emploi ? si je voulais faire de l’ironie, je dirais que vous affamez au minimum 21 000 personnes, et je ne compte pas les membres des familles qui en dépendent directement, ET VOUS DITES ETRE AU SERVICE DE LA POPULATION ! L’arrivée de personnels dans la profession ambulancière obligerait à renforcer le nombre de centres de formations, donc certainement aussi la création de postes de formateurs, mais à ce sujet, il est plus difficile pour moi d’avancer des chiffres à titre d’exemple .D’autre part, les lois Françaises et Européennes sur le travail précisent bien que pour chaque période de travail doit être accordé avant et après un repos minimum de 11h00, qui n’est bien entendu pas respecté par les pompiers, ceux-ci en tant que volontaires ont leurs propres activités professionnelles et peuvent intervenir n’importe quand au mépris de toutes les règles, encore plus fort, nombres de pompiers professionnels sont aussi volontaires :

Exemple (rapport page 2) 64 SPP bénéficient d’un contrat en plus de volontaire, qui ne répondent pas au besoin du service, mais permettent de toucher des rémunérations supplémentaires défiscalisées

Le projet

Le projet par pôle de garde :

  • Durée 12h00, de 8h00 à 20h00, le lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi
  • 1 ambulance / 2 membres d’équipage
  • Transports facturés aux caisses d’assurance maladie au tarif en vigueur
  • Complément jusqu’à équivalence d’un montant de 1000 euros par garde réglé par le conseil régional (à savoir qu’un peu plus d’une seule intervention Pompiers (845 euros) couvre presque entièrement ce montant)

Je vois déjà d’ici les réactions : 1000 euros par gardes, c’est inconcevable ( mais 845 euros par intervention L’EST BIEN PLUS) et bien je répondrais que les frais engagés pour un véhicule et 2 membres d’équipage pendant 12h00 les justifient largement (salaires, charges, amortissement du véhicules, coût en augmentation des carburants, etc – – ) et que nier ces dépenses c’est ne pas être informé des contraintes de gestion, et en contrepartie, il y a l’assurance d’embauches massives (21 000 au minimum)

Autres arguments, dont personne ne s’émeut (mais qui ne créent PAS d’emplois) : Les 9000 euros annuels accordés aux médecins pour qu’ils « fassent bien leur travail » (voir site de la CPAM) Amélie.fr. Le fait (tout au moins dans notre département) qu’un médecin généraliste puisse monter des gardes en tant que régulateur du Samu, à son domicile, pour une durée de 8h00 seulement au coût prohibitif de 700 euros l’unité, alors qu’il n’a aucun frais de déplacement, pas de matériel à amortir, pas de personnel à payer, il a juste à être disponible au téléphone. Qu’un médecin généraliste de garde touche 300 euros par garde de secteur plus le coût de ses consultations majoré par les déplacement à domicile (a titre de comparaison, une garde ambulancière de 12h00, avec 1 véhicule et 2 membres d’équipage est rémunéré 346 euros de forfait plus les déplacements à MOINS 60% du tarif en vigueur) idem pour les jours et nuits fériés pour lesquels les personnels sont payés doubles, ce qui fait que l’on travaille à perte, c’est interdit par la loi, mais tout de même obligatoire, bizarre non ? 346 euros depuis 2003 et JAMAIS REVALORISÉS

COMPARATIF :

MEDÉCIN : 1 personne + 1 véhicule personnel = 300 euros plus les consultations à tarif plein plus les déplacements, toujours à tarifplein

AMBULANCIER : 2 personnes + 1 véhicule ambulance = 346 euros plus les déplacements à MOINS 60 % du tarif en vigueur

A noter : l’amortissement d’un véhicule personnel n’est en rien comparable avec celui d’une ambulance.

Il y a là tout de même largement matière à réflexion sur les inégalités des tarifs par rapport aux frais engagés. Qu’un médecin généraliste, s’il fait 20 consultations dans une maison de retraite, facture 20 déplacements, alors qu’en réalité il n’en fait qu’un, et fasse des consultations non demandées (tant qu’on y est, on passe tout le monde, il faut rentabiliser à outrance) et ça, les caisses ne peuvent l’ignorer.

Mais toutes ces dépenses, il faut bien les retrouver, alors « on » fait pression sur les médecins pour qu’ils prescrivent moins de transports, voir plus du tout, le résultat en est que certains médecins, cédant aux pressions, ne prescrivent PLUS AUCUN TRANSPORT, et font appel aux Pompiers même pour de simples hospitalisations, ainsi, ils ne risquent pas de se faire taper sur les doigts par les caisses d’assurance maladie pour des soi-disant prescriptions médicales de transports en surnombre, comme c’est facile, mais en définitive, si ces facturations sortent des comptes de la Sécu, le coût est répercuté sur les Sdis, et d’une façon comme d’une autre, l’état y perd (pour rappel, comparatif du coût moyen d’une intervention Sdis et celle des ambulanciers) mais comme ce ne sont pas les mêmes budgets, tout le monde ferme les yeux. D’autre part, nombre de personnes, face au refus systématique de certains médecins à faire des prescriptions médicales de transports, n’ont pas la possibilité de se faire conduire et n’ont pas les moyens de payer un transport (dans les zones rurales, il n’y a pas de transport en commun, et les hôpitaux sont à 20, 30 ou 40 km) nous arrivons à une médecine à 2 vitesses, les riches pourront se faire soigner, les autres, que Dieu ait pitié de leur âme.

Le résultat ne va pas se faire attendre, déjà des entreprises de transports sanitaires commencent à débaucher ou envisagent sérieusement de la faire pour raison économiques, et ce n’est qu’un début, si cette pression continue sur les médecins pour diminuer les transports sanitaires, cet état de fait va s’amplifier, et cela va totalement à l’encontre des discours du gouvernement qui dit vouloir préserver l’emploi, voir le relancer, tout comme les caisses d’assurance maladie qui n’arrêtent pas de nous claironner que depuis 2008 (début de la crise) la diminution des cotisations est proportionnelle à l’augmentation du chaumage, donc augmente le déficit, c’est vraiment une fuite en avant !

Les raisons évidentes de ce projet

Le secours à personne par les Sapeurs Pompiers volontaires (tout au moins dans les proportions actuelles) est une aberration économique et une aberration sur les qualifications, mais elle est historique, pourtant si l’on voulait s’en donner la peine, les gains financiers seraient considérables pour l’état, il suffit de voir les comparatifs de coûts exposés plus haut et les perspectives d’embauche.

Suite à une directive ministérielle vieille d’environ 3 ans qui demandait la création de gardes de jours sur la base du volontariat, nous avons monté et proposé un projet (celles de nuits, de WE et jours fériés étant en place depuis 2003) mais qui reste en suspend et ne verra sans doute jamais le jour (par manque de volonté politique locale et pression du Sdis) ce qui est vraiment dommage, car cela aurait pu être une vraie opération pilote pour le reste du pays, pas comme celle de la Correze qui a bradé ses tarifs. Certains autres département ont testé ces gardes, sur la base de la facturation des interventions au tarif en vigueur, mais ont très vite abandonné, la raison en est extrêmement simple, 1 ou 2 interventions par gardes sont bien loin de couvrir les coûts d’un équipage de 2 personnes mobilisé pendant 12h00, amortissement du véhicule, carburant, charges, etc – -, ce n’est absolument pas viable, d’autant plus s’il n’y a pas d’intervention du tout, ce qui est souvent le cas.

Il y a quelques années une convention tripartite (Samu / Sdis /Ambulanciers privés) précisait que les interventions de secours à personnes à domicile devaient être faites par les ambulanciers, et les secours à personnes sur la voie publique étaient de la compétence des Pompiers (qui d’ailleurs n’a jamais été respectée, par manque de transparence) remplacée il y a 2 ou 3 ans par une convention bipartite ( Samu / Sdis) établie sans concertation des ambulanciers privés et qui prévoit que les Pompiers peuvent intervenir (sans avis du Samu) sur appel d’un particulier si l’urgence le justifiait (c’est ce qui est appelé maintenant le départ réflexe) on a assisté alors à une explosion exponentielle d’interventions Pompiers (voir les chiffres de la cour des comptes) pour soi-disant raisons vitales (en réalité : chute à domicile / fracture du col du fémur, épaule luxée, et jusqu’à un transport d’un hôpital à un autre pour changement de sonde urinaire, un comble quand même, etc – – ) les interventions pour raisons vraiment vitales ne représentent qu’un très faible pourcentage de l’ensemble de celles pour secours à personnes.

 «…/…  Ça, c’est notre métier ! Pourquoi tout ce matériel, ces formations si c’est pour faire du transport sanitaire ?…/… ».

Ca c’est notre métier = pas pour les volontaires

Du transport sanitaire = mais cela est devenu leur principale activité (que l’on me prouve le contraire ) puisque la principale activité des pompiers est le secours à personnes (les 2/3 de leurs interventions) et que dans cette catégorie l’urgence vitale n’intervient qu’en très faible proportion, alors en effet, pourquoi tous ce matériel et toutes ces formations. Des centaines de milliers d’interventions au niveau national, Coût moyen 845 euros (rapport, tableau page 22), et encore, je ne compte QUE les sorties avec une ambulance seule (4 membres d’équipage, ce qui est déjà une aberration en soi) car il n’est pas rare de voir celle-ci accompagnée d’un VLI (véhicule avec infirmier et son chauffeur), et cela sous la direction d’un officier de permanence en VLC (véhicule léger de commandement) et pas forcément pour des cas bien graves, loin de là (nous avons des exemples AVERÉS) mais cela donne une idée de la confiance qu’ont les officiers dans leurs personnels, s’ils sont si compétents, pourquoi la majeure partie du temps sont ils chaperonnés par l’officier de garde ? sans doute pour faire du « chiffre » personnels / nombre d’interventions.

Il est un point à préciser aussi, et qui est d’importance, c’est que les Pompiers volontaires aussi sont démoralisés par cet état de fait, être appelé à tout bout de champ à son travail pour des interventions à caractère bénin n’est pas fait pour encourager les vocations, je dirais même que cela va dans le sens contraire, au début, tout beau, tout nouveau, mais la lassitude s’installe vite, je l’entend dire très souvent par des pompiers eux-mêmes, j’ai gardé des contacts très étroits avec bon nombre de pompiers dans les différents départements dans lesquels j’ai servi. Nous croyons, mieux nous pouvons affirmer que pour obtenir des budgets supplémentaires le Sdis doit justifier d’une augmentation du nombre d’interventions, donc bon nombre de celles-ci qui n’ont absolument rien de vital le deviennent par le sens que l’on veut bien donner à la raison de l’appel, et cela avec le cautionnement du Samu (le directeur départemental du Samu n’est il pas médecin Sapeurs Pompiers) d’où la volonté de ce même Samu d’écarter les ambulanciers privés des interventions (nous le voyons depuis sa nomination, en garde départementale, les ambulanciers ne font plus que des transferts d’hôpital à hôpital, des retours à domicile, de la bobologie, mais plus d’interventions vitales pour douleurs thoraciques, etc, et plus d’intervention avec Smur, sauf pour des transferts).

J’ai lu aussi une autre argumentation, assez récurrente sur les sites « Sapeurs Pompiers » qui est de dire que les ambulanciers n’auraient pas les temps de réaction voulu face à l’urgence, c’est une contre vérité absolument éhontée, dois je rappeler qu’une ambulance en garde est à disponibilité du Samu, et exclusivement de celui-ci, qu’elle est basée sur un pôle et est donc à même et SE DOIT de partir immédiatement après le message d’intervention, donc dans la minute tout au plus, il n’en est pas de même pour les pompiers volontaires, qui soit au domicile, au travail, ou ailleurs, doivent rejoindre le centre de secours, s’habiller, et ensuite partir, rares sont les VSAB aptes à partir dans les 10minutes on attend toujours un dernier membre d’équipage, alors le départ au quart d’heure n’est pas rare en zone rurale (l’ambulance de garde dans ce laps de temps est bien souvent arrivée sur les lieux d’interventions) et il reste aux pompiers le temps de trajet, bien sur «on » va argumenter le contraire, omettant de dire que dans les cas de départs immédiats, il s’agit de professionnels en garde au centre de secours, mais la question est, combien de centres de secours disposent de professionnels en garde ? … très peu en vérité.

On argumente aussi qu’il faut impérativement 4 Pompiers pour faire un brancardage, alors je pose la question de savoir pourquoi la législation prévoit un équipage de 2 personnes en ambulance, ce qui est amplement suffisant, jamais en 7 ans de gardes ambulancières, je n’ai jamais vu une demande de renfort pour brancardage pour cause de manque d’effectif (nous avons le matériel nécessaire, civière de relevage, chaise de portage, etc – – et ça, depuis des années) mais je ne veux pas dire que dans certains cas exceptionnels cela ne peut pas arriver. D’ailleurs depuis peu on voit des VSAB équipés de civières de relevage, alors quelle est l’utilité de 4 personnes ? Mais il y a aussi, et c’est une évidence, la poussée des médecin de Smur, qui veulent à « leurs bottes » 4 personnes pour ne pas avoir à donner un coup de main lorsque le patient est sous scop, O2, pousse seringues, etc – – -, c’est dévalorisant, pensez donc.

 Composition typique d’un VSAB (ou VSAV) :

  • 1 chef d’agrès : à l’avant, siège passager
  • 1 conducteur
  • 2 membres d’équipage, à l’arrière, dans la cellule avec le patient, ou la victime

Composition d’une ambulance

  • 1 conducteur : auxiliaire ambulancier
  • 1 CCA ou DEA dans la cellule avec le patient

Ce point me semble important à développer (à part le fait que 4 personnes dans un véhicule n’est en rien justifié) car si la place du conducteur ne peut être contestée, et pour cause, celles des autres membres de l’équipage Pompiers DOIVENT L’ETRE, en effet, en faisant abstraction des comparaisons sur les formations Pompiers / Ambulanciers, en tout état de cause, le poste le plus sensible lors d’un transport est celui de surveillance du patient, où en permanence des signes possibles d’altérations de son état doivent être immédiatement décelés, en toute logique, ce poste doit être tenu par la personne la plus compétente, chez les ambulanciers, c’est le CCA ou le DEA, chez les pompiers, c’est censé être le chef d’agrès, et où se trouve t’il ? et bien devant (c’est une question de statut) donc pas en contact direct avec le patient, laissant cette fonction « aux p’tits nouveaux » donc les moins formés et qui peuvent très bien passer à côté de signes d’altération pas toujours évidents à percevoir.

Autre point qui m’interpelle, c’est le fait que sur toutes interventions dont la détresse vitale n’est pas forcément une justification (très peu en réalité le sont) le parcours se fait toutes sirènes hurlantes (poussez vous, je vais sauver une vie ! ) on entend un VSAB traverser l’ensemble de la ville avec un 2 tons fonctionnant sans interruption (c’est systématique), et c’est plus vrai sur le retour, et cela même pour un simple malaise vagal, alors imaginez 30 secondes l’effet psychologique désastreux de ce tintamarre sur le patient qui, déjà inquiet sur son état, se voit en « rajouter une couche » par le 2 tons d’une pseudo urgence, augmentant ainsi de façon significative son stress, alors qu’au contraire il faudrait l’apaiser et le rassurer. Donc la démarche est exactement à l’inverse d’une politique d’économie sur la base de préférence de corporation, tout en dévalorisant les ambulanciers privés sur leurs compétences… Les ambulanciers sont nettement mieux formés que les pompiers (bien que ceux-ci s’en défendent) explications :

140 heures de formations de base pour un pompier dont 

  • seulement 80 en secourisme
  • 630 heures pour un ambulancier diplômé d’état

Quelle que soit la qualité de la formation, 80 heures ne pourront jamais rivaliser avec 630 heures, d’autre part, nier la compétence des ambulanciers privés, c’est nier la qualité de leur formation, dont le programme est validé par l’état (DEA = Diplôme d’Etat Ambulancier) alors de quel droit un Samu peut il écarter arbitrairement les ambulanciers de l’urgence vitale, puisque son rôle est d’engager les meilleures compétences pour un problème donné, nous en sommes bien loin, le Samu ne s’est sans aucun doute possible donné la peine de comparer les formations. Pourtant ces formations et recyclages ambulanciers sont assurés par le Césu, donc par des médecins et infirmiers urgentistes, nier la qualité de ces formations et recyclages c’est non seulement remettre en question le programme de ceux-ci défini par l’état, mais de plus, le Samu par là même ne reconnaît pas la compétence des médecins urgentistes qui dépendent directement de lui, ce qui est un comble, tout de même.

Les pompiers sont formés par des moniteurs, mais qui ne sont en rien médecins, alors qui a eu la meilleure formation ? Il n’y a qu’à demander à un Pompier (même professionnel) d’expliquer ce qu’est l’effet paradoxal de l’oxygène, une BPCO, l’origine et le mécanisme d’un OAP, les conséquences possibles d’une phlébite, etc – – je vous fiche mon billet qu’il est incapable de répondre, et donc par conséquence de savoir quelle attitude tenir dans ces cas là, ils ne sont pas formés à cela, un ambulancier, si, et pourtant ce sont des détresses vitales, allez, Messieurs les Pompiers, vite à vos claviers et aller voir sur internet les explications que l’on donne aux exemples cités ci-dessus, parce si vous avez un minimum d’honnêteté, vous reconnaîtrez que ce n’est pas dans vos formations, ensuite on ne vous verra peut être plus faire marcher une phlébite, ou « coller » 15 litres d’O2 à une IRCJe cite, le texte des pompier, cité en haut de page (le lieutenant  M……………. )

« …/…. Les ambulanciers, seront formés à identifier la détresse vitale, à la prendre en charge. Ils pourront procéder à des ouvertures de portes, leurs ambulances seront équipées pour répondre à l’urgence…./…”

Ce lieutenant connaît il seulement la formation des ambulanciers ? … S’est il seulement donné un jour la peine de faire un comparatif entre celle des ambulanciers et celles des Pompiers ? Sans doute non, sinon il ne sortirait pas de telles inepties, car les ambulanciers ne seront pas formés à l’urgence, ILS LE SONT DEJA, et les ambulances ne seront pas équipées pour répondre à l’urgence, ELLES LE SONT DEJA, affirmer le contraire est tout simplement mensonger, par contre, enfoncer les portes, je concède aisément que ce n’est pas notre tâche… Allez mon Lieutenant, faites vous remettre les documents de formation DEA, comparez les aux vôtres, et vous verrez que vous avez beaucoup à apprendre

  • Module 1 : dans toute situation d’urgence, assurer les gestes adaptés à l’état du patient ; 3 semaines (105 heures).
  • Module 2 : apprécier l’état clinique d’un patient ; 2 semaines (70 heures).
  • Module 3 : respecter les règles d’hygiène et participer à la prévention de la transmission des infections ; 1 semaine (35 heures).
  • Module 4 : utiliser les techniques préventives de manutention et les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation (cf. note 1) des patients ; 2 semaines (70 heures).
  • Module 5 : établir une communication adaptée au patient et à son entourage ; 2 semaines (70 heures).
  • Module 6 : Assurer la sécurité du transport sanitaire ; 1 semaine (35 heures).
  • Module 7 : rechercher, traiter et transmettre les informations pour assurer la continuité des soins ; 1 semaine (35 heures).
  • Module 8 : organiser les activités professionnelles dans le respect des règles et des valeurs de la profession ; 1 semaine (35 heures).

L’enseignement en stage est réalisé en milieu professionnel dans le secteur sanitaire, en établissement de santé et en entreprise de transports sanitaire. Ils sont réalisés dans les structures suivantes:

  • Service de court ou moyen séjour : personnes âgées ou handicapées, pédiatrie ou rééducation fonctionnelle : 1 semaine. (35 heures)
  • Services d’urgence : 1 semaine. (35 heures)
  • SAMU ou SMUR avec passage en salle d’accouchement si possible ou stage optionnel supplémentaire en service d’urgence : 1 semaine. (35 heures)
  • Entreprise de transport sanitaire : 2 semaines. (70 heures)

Coût de ces formations : (prix moyens relevés dans les différents centres de formation):

  • 650 euros (Auxiliaire Ambulancier) x 10500 = 6 825 000 euros
  • 6000 euros (Diplôme d’Etat d’Ambulancier) x 10500 = 63 000 000 euros

Estimation du total formation :

  • 6 825 000 + 63 000 000 = 69 825 000 (donc environ 70 millions d’euros)

Donc de l’argent qui ferait travailler du monde, dans cette période de difficulté économique, ces chiffres ne sont sans doute pas à négliger. Bien sur, la fonction de Sapeur Pompier est indispensable, feux, accidents de circulation, risques chimiques, etc – – et assistance à personnes , en bien moindre proportion, car sur ce dernier point, ceux-ci en ont récupéré le quasi monopole (sinon, comment expliquer les augmentations des interventions mises en évidence par le rapport de la cour des comptes) et cela va aller en augmentant depuis le « départ réflexe » c’est là que se situe le problème… Mais c’est vrai, j’oubliais, EUX, ils sauvent des vies, c’est tout au moins le matraquage médiatique qu’ils font, car pour la communication, ils ont aussi des budgets, et savent s’en servir, à coup de double pages dans les journaux, encourageant les particuliers à appeler le 18 en cas de problèmes, et ceci au nom de ce fameux « départ réflexe » et puis à la télé, reportages à tout va sur les Pompiers, Samu, etc, (pas une semaine où une chaîne ne diffuse pas un reportage en ce sens) par contre les rares fois où on entend parler d’ambulanciers, c’est pour citer un cas d’escroquerie à la sécu, comme si toute la profession n’étaient composée que de truands.

On entend partout, il y a eu trop d’abus, alors je pose la question, qui rédige les prescriptions médicales de transport ? pas les ambulanciers en tout cas, eux ne sont que des exécutants, pas des décisionnaires, mais ce sont eux qui sont visés, bien entendu. Ce n’est pas un problème de profession, mais de personnes, j’en veux pour preuve le dit rapport (page 27) un directeur départemental qui se « démerde » pour se faire bombarder illégalement Colonel (+17300 euros de primes) ce n’est pas moi qui le dit, mais bien le rapport, tout comme bien d’autres primes accaparées par des officiers et autres personnages « importants », si, si, lisez bien ce rapport, il est éloquent (rapport page 26) primes versées parfois illégalement. D’ailleurs, n’est ce pas la raison pour laquelle les officiers poussent l’ensemble de leurs personnels à manifester contre la garde ambulancière : moins d’interventions = moins de budget = moins de primes, et à qui vont les primes ? il y a quand même certains bulletins de salaires qui mériteraient d’être étaler au grand jour, mais il n’y a « pas de danger »

 « …/…. On va arriver à deux systèmes concurrents et identiques, résume le lieutenant M…………. Très vite, il y aura un système de trop, parce que le volume d’interventions ne va pas exploser. Et on craint que ce soit le nôtre qui saute. Pour des raisons économiques, on n’en voit pas d’autres. Et nous, on ne veut pas servir de supplétifs à des intérêts privés, avec des moyens qui pourraient nous servir à nous…/… ».

 Donc à la vue de ce qui est cité ci-dessus, le Lieutenant M…………… est parfaitement conscient des coûts disproportionnés aux besoins réels des pompiers, et que les ambulanciers coûtent nettement moins cher, c’est une évidence, sinon il n’aurait pas de crainte, et il serait temps que les Français, dans cette période difficile où on va leur demander beaucoup de sacrifices, sachent où passent leurs impôts, les rapports des comptes mettent bien en évidence la disproportions de l’augmentation des coûts avec celle de l’augmentation du nombre d’interventions, d’ailleurs j’aimerais bien que les pompiers justifient de la raison d’être d’un coû de 845 euros en moyenne par intervention, oui, qu’ils donnent aux Français des explications comptables sur de telles sommes.

«…/… Et nous, on ne veut pas servir de supplétifs à des intérêts privés

Intérêts privés qui pourraient créer près de 21 000 emplois s’il y avait un peu moins « de moyens qui pourraient nous servir à nous » car on voit comment ils sont gérés les moyens qui leur sont déjà accordés. Je cite encore une fois le texte des pompiers

«…/…  Confrontés au projet de mise en place d’une garde ambulancière H24, les pompiers ne désarment pas. Leur engagement et la population « perdraient gros …/…».

Que leurs engagements perdent gros, financièrement c’est souhaitable, et toujours financièrement la population y gagnerait sans aucun doute, maintenant si l’on parle de compétences, la population y gagnerait sans doute assez gros aussi, délais d’interventions, qualifications, etc – – (déjà expliqué ci-dessus) mais il faut avoir un minimum de bonne foi pour le reconnaître et ne pas être restreint par des convictions et intérêts corporatistes.  Nous avions défini les pôles de gardes, nous avions les accords de principe des organismes officiels et si par devant, TOUT le monde reconnaît la solidité de ce projet, il est toujours bloqué par manque de décision politique, certainement sous la pression du « lobby » qu’est le Sdis, du Samu qui est « partisan » et l’approche des élections. Les ambulanciers sont prêts, les plannings de garde sont faits, il ne manque qu’une décision politique pour commencer

Pour lire l’intégralité de ce document rendez vous sur cette page : http://www.ambulanciers-cnt.org/garde-H24-ambulanciers-pompiers.htm

 

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Ambulancier Diplômé, j'ai souhaité mettre à la disposition de tous un outil d'information à but pédagogique pour centraliser le plus d'informations possibles sur le métier d'ambulancier et ce qui l'entoure. Passionné par mon job j'essaie à travers ce site; d'apprendre à chacun à mieux connaitre la profession et en parallèle offrir à mes collègues un outil pour garder leurs acquis à jour.

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15 comments

  1. les ambulanciers justifient d’une formation de 6 mois et vous combien. avez vous un DE eux oui, avez vous des saturomètres visiblement ce n’est pas obligatoire pour vous. Chez un IRC pourquoi le mettez vous sous 15l/min d’02 masque haute concentration, pourquoi prenez vous un bilan de malaise avec tc,pc + chute pour une simple chute ayant entrainer un tc ou encore une paresthésie membre supérieur pour un bras bizzar et bien d’autres encore. nous ne remettons pas vos compétences en doute alors ne mettez pas celle des autres en porte à feu….. ce n’est pas parce que vous êtes a trois que la prise en charge est meilleure, plus rapide et puis vos thermes pour les différentes pathologies merci beaucoup eux ils en ont de vrais….. respectez tous corps de métier surtout ceux qui détiennent le diplôme le plus élever en matière de secourisme ( DEA ) et faite votre travail

    • Sans les fautes d’oretogeurafe ça serait un peu plus crédible… Après il faut aussi un peu arrêter la masturbation, on est très très très loin de 630h de formation dédiées au secourisme et à l’urgence… on apprends aussi à faire le ménage, remplir des papiers, pas se faire mal au dos, être sympa avec la famille pour qu’ils vous choisissent encore la fois d’après et j’en passe… C’est par le terrain qu’on démontre sa compétence et pour le moment, sur le terrain, c’est pas encore ça…

  2. Augmenter le champ d’action des blancs serait une bonne chose mais avant de vouloir tout prendre il faudrai commencer par être totalement autonome sur ce qu’ils ont déjà. Parlons des “carences”, on oublie souvent de citer dans les articles le nombre d’interventions pompier en renfort de blancs car cela semble trop compliqué de brancarder du 8ème quand l’ascenseur est en panne… Parlons aussi des SDIS de 1ère catégorie à la place de la Corrèze… C’est sur le terrain et non dans des articles rédigés par des gens douteux qu’on montre ses convictions. Lorsque les blancs montreront vraiment qu’ils sont indépendants, autonomes et dans la capacités de réaliser l’intégralité de leurs missions actuels, les portes paroles pourront recommencer les discussions mais on en est encore loin. Et d’un point de vue général, la privatisation des moyens de secours serait le déclencheur d’une évolution allant vers un système à “l’américaine” dans lequel le droit aux secours est étroitement lié au compte bancaire. À bon entendeur…

    • Franck - webmaster

      Une réponse rapide de ma part pour réagir à quelques éléments fournis plus haut :

      Déjà je relaye juste l’article je n’en suis pas l’auteur mais je diffuse l’info. Ce qui est énoncé est l’opinion de son auteur et non d’une profession entière même si certains éléments sont partagés par beaucoup.

      630 heures de formation oui certes non dédiées entièrement au secourisme et urgence mais une bonne partie est dédiée entre les cours théorique et les ateliers de mise en situation. Les autres modules sont tout aussi important et sont liés. Faire du secourisme c’est une chose mais beaucoup oublient souvent que le patient n’est pas un colis qu’on secoue et sur lequel on branche ses appareils et qu’on ficelle sur un MID. Appliquer des gestes et des protocoles c’est bien mais encore faut il comprendre ce que l’on fait et réfléchir.

      Ne pas se faire mal au dos : désolé j’ai aussi appris sur la manutention des patients ce qui est relativement utile pour eux accessoirement.

      Faire le ménage ? Désolé je n’ai pas eu ce cours, par contre j’ai eu des cours très complet sur l’hygiène.

      Remplir les papiers ? euh oui j’ai surtout appris sur le tas une fois en entreprise et je dois avouer que le patient prime sur le reste, les papiers ça attend.

      Etre sympa avec la famille ? Mais sérieusement il faudrait se remettre en question ou changer de métier si vous voyez ça sous cet angle. Je ne parlerais pas de la relation soignant-soigné, de l’importance de bien prendre en compte l’entourage familial pour rassurer, préparer un départ/retour à domicile, expliquer et j’en passe je ne vais pas lister tout.

      Le terrain ce n’est pas encore ça… C’est comme partout il ne faut pas généraliser sur deux ou trois chèvres. Il faut penser aussi à ceux qui s’appliquent au quotidien pour être professionnels jusqu’au bout des doigts. Mais je partage cette opinion. Ce métier c’est avant tout un apprentissage sur le terrain. Rien ne pourra remplacer ça.

      Carence ? Oui ça existe et ce n’est pas forcément dû à un souci d’escalier ou autre. Dans ce cas je parlerais alors de prompt secours déclenché de façon non contrôlée ou encore de déclenchement de moyens en sur-nombre et non justifié (c’est du vécu) à part gonfler les stats et les dépenses.

      Organisation ? Pas faux certes mais une fois de plus il y a des régions comme la Loire Atlantique qui démontrent que les ambulanciers sont aussi performant que les pompiers… Je reconnais qu’il y a du boulot mais encore faudrait il pouvoir faire quelque chose si ces guerres de corporations cessaient.

      La privatisation du secours : vaste blague. Le secours via les pompiers est il gratuit ? Non c’est financé par les impôts. Qui paye les impôts ? Les régions ne doivent elle pas faire face à une hausse des budgets des SDIS ? Donc qui rajoute derrière ? N’allez pas ajouter que c’est doublement facturé en cas de prise en charge par les ambulanciers car je pense que je vais encore rigoler…

      Bref pour ma part en tant qu’ambulancier et créateur de ce site mon opinion reste simple : une place pour chacun, des compétences communes et pouvoir travailler ensemble de façon équilibrée. Ras le bol du concours de celui qui a la plus grosse. Beaucoup chez les blancs comme les rouge oublient qu’au coeur de notre travail c’est le patient. Il existe une dimension humaine trop souvent négligée face à la question pécuniaire et la question de corporation.

      • Quand je parle des blancs et de la privatisation du secours ce n est pas du personnel que je parle mais des patrons qui quoi que l on dise on pour seul et unique but de gagner de l argent.
        Étant du côté rouge je peux vous assurer que cela ferait le plus grand bien de diminuer le nombre de SAP (+ de 7000/an avec 2 VSAV).
        Maintenant ça ne sert à rien de se voiler la face. Comme si bien relever les pompiers dépendent directement des finances public qui sont mal en point de nos jour et nous arriverons dans un avenir relativement proche à un système privatisé de gestion de l urgence. Profitons du temps qu’il reste pour se perfectionner dans l intérêt des gens et non du patronat et cessons surtout ces rivalités enfantines car pour le “bas” de l échelle qu il soit rouge ou blanc, notre salaire ne dépend pas du nombre de départs effectués dans la journée.

  3. Juste un petit quelque chose que je tiens également à soulever. En reprenant tes mots. Vous êtes confrontés à des “patients” ( mot employé juste au dessus) alors que nous sommes confrontés à des victimes. La solution au problème tu l as bien cernée, chacun a sa place pour être efficace. Commençons par restructurer les opérateurs/permanenciers 15/18 pour que le travail soit reparti intelligemment entre nos corporations et une fois ce problème réglé, il n y aura à mon avis même plus de sujet de débats.

  4. Bonjour,
    Je suis scandalisée par la plupart des commentaires que je lis!
    Chacune des deux corporations défend son bout de gras, au détriment au bout du compte du malade!
    Le système de santé français est malade et chacun tire la couverture à soi! Que les secours soient financés par les caisses d’assurance maladie ou directement par nos impôts, l’argent sort toujours de l’escarcelle du contribuable!
    Les pompiers comme les ambulanciers ont leurs compétences et il y a de la place pour tout le monde!

    • Franck - webmaster

      Certes les arguments de chacun sont apportés, mais les derniers commentaires démontrent aussi de bonne manière qu’il existe des professionnels des deux côtés qui sont plus concerné par le devenir du patient que par les soucis de corporations.

  5. Bonjour je viens de lire sur votre article et vos commentaires et souhaitais témoigner.
    Je suis ni pompiers et encore moins ambulancier un simple patient ou victime au choix.
    Mais je suis prêt à payer plus impôt pour maintenir ce service public j’avoue je trouve pour avoir été pris en charge par les ambulanciers que par apport à une intervention des pompiers ils sont bien moins compétent. Avec les pompiers suite à une jambe fracturé ma prise en charge c’était super bien passé ils prenaient leurs temps pour je n’ai pas mal ect… Pour ma grand mère victime d’un malaise cardiaque on m’avait envoyé les ambulanciers et là c’était autre chose, déjà le temps attente 35 mn et une fois sur place sans jeux de mots c’était le blanc ils se regardaient savais pas matériel défectueux et j’en passe … et pendant le transport c’était chaotique content d’être arrivée on se croyait sur un circuit d’Indiana les bosse en plus. Apres coup j’ai compris la raison de ce transport chaotique il y avait une autre intervention d’urgence reçu pendant le transfère (prenez un ticket et patientez) je précise que j’habite une grande ville.
    Je pense et c’est mon avis perso les ambulanciers devrais rester pour du sanitaire de base sorte de taxi sanitaire mais pas pour de l’urgence et si faut payer un peut plus d’impôt pour préserver cela alors oui sans problème (Info d’autre témoignages comme ceci j’en ai pas mal autour de moi).

    • Bonjour et merci de votre témoignage c’est toujours enrichissant. Je trouve bien dommage que vous ayez dû subir l’intervention de deux “chèvres”, excusez moi pour le qualificatif, mais le terme est adapté. A savoir que vous êtes bien mal tombé et je le déplore. Il faut se rendre compte d’une chose : ce n’est pas systématique de tomber sur des chèvres de ce type. Comme c’est le cas aussi chez certains pompiers (j’ai mes anecdotes sous la main si besoin et de quoi faire je vous assure). Ce métier a besoin de soutien pour évoluer dans de bonnes conditions car à l’heure actuelle il est peu voire aucunement soutenu par les pouvoirs publics et donc ne profite aucunement d’évolution indispensable. Le taxi sanitaire c’est assez limitatif comme qualification mais beaucoup d’ambulanciers évoquent cette séparation de qualification dans le métier pour justement “sortir” ces collègues incompétent des interventions d’urgence. Il faut savoir, qu’heureusement, il en existe beaucoup de collègues qui sont des professionnels qualifiés et qui font acte d’un professionnalisme rigoureux au quotidien. Ces ambulanciers subissent justement cette mauvaise image. C’est l’objectif de beaucoup de personnels actuellement de se battre pour que la profession puisse évoluer et qu’un “ménage” soit pratiqué. Mais Rome ne s’est pas fait en un jour et j’espère que je ne me bats pas au quotidien pour du vent et qu’un jour peut être on prendra le temps de reconnaitre la qualité du travail de tous ces passionnés qui se démènent au quotidien pour une gratitude nulle, une image ternie et une reconnaissance inexistante.

    • je travaille en suisse. Je suis etonné de voir la difference concernant le nombre d’ambulances que l’on peut rencontrer sur les routes francaises et suisse. Là bas , il ne me semble pas y avoir déjà croisé des ambulances privées. Il est meme rare de croiser des ambulances provenant des centres hospitaliers dont le nombre est assez limité. Pourtant on ne peut pas dire que la Suisse est un pays ou on laisse les gens mourrir faute de soins. Là bas, les ambulances ne se déplacent pas pour de la bobologie. Exemples, je me suis tordu une fois la cheville et une autre fois coupé un bout de doigt au boulot. Ces deux fois là, c’est un collegue de travail qui m’a emmené aux urgences. Tres sincerement, ma prise en charge a ete aussi rapide que si on avant fait intervenir les secours. Celà a évité des couts de transports sanitaires importants dont une bonne partie aurait ete reglée par mon employeur.
      Là bas non plus pas de vehicule sanitaire pour aller chez le kiné , ou passer des radios ou examens, etc. Donc oui, rappelons nous, qu’ a chaque fois que l’on voit une ambulance, ou des véhicules de pompiers en intervention, ce sont nos impots, ce sont les charges sur salaire donc nos emplois qui sont mis a contributions.

  6. Je suis toujours étonné de voir des différences de chiffres aussi énorme entre pompiers et ambulances privées. Mais des chiffres restent des chiffres et sont toujours manipulables. En effet, si le pompiers coutent 845€ en moyenne par vsav, je suis étonné de voir que le prix d’une ambulance privée n’est que de 201€ pour 30 km de nuit. Je pense qu’effectivement les 201€ ne sont que les coûts de déplacements, ils ne doivent pas prendre en compte l’amortissement du véhicule, le cout de l’infrastructure de récpetion des appels ( CRRA ou Codis pour les pompiers ), je ne suis pas sur que ces interventions prennent en compte les “primes” de garde de 500€ par garde donnés aux entreprises privées ( s’ajoute ensuite le coût du transport ). Si il faut comparer les prix, comparons les convenablement. a noté que les sdis représente en moyenne un cout de 86€ par habitant ( tout confondus incendie, avp, logistique etc.. )
    Ensuite sur un débat “ethique”, dans un état régalien, est il normal de voir des entreprises PRIVEES faire du secours à victime ? J’ai ma réponse, je vous laisse trouver la votre.

    Cordialement.

  7. Je fais remonter un vieil article je me rend bien compte, mais je voudrais quand même soulever un point. Je suis DEA et pompier volontaire (sous officier), et je pense vraiment qu’il faut arrêter cette petite guerre de cour de récré. Il y’a des professionnels compétents chez les blancs comme chez les rouges, comme on peut trouver des chèvres des deux côtés. Les ambulanciers sont plus que compétents pour intervenir sur des urgences vitales, et les pompiers sont excessivement nécessaires en cas de catastrophe, naturelle ou non. Apres sur l’intervention à domicile, les pompiers comme les ambulanciers font du secours à la personne par passion! Donc sans deconner si tout le monde pouvait travailler en considérant l’autre ce serait vraiment cool. Et oui les Ambulanciers ont une formation beaucoup plus poussée et sont plus formés à penser par eux mêmes qu’à dérouler un protocole militaire. L’exemple de l’oxygène ou de la phlébite est assez parlant et malheureusement trop fréquent. Donc il faudrait que certains pompiers arrêtent de se prendre pour des cowboys et les sauveurs du monde, et que certains ambulanciers arretent d’être jaloux du succès et de la reconnaissance des pompiers. La solution serait surtout de mettre en place le système des paramedics. Comme ça plus de debat au moins.

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