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Début de matinée avec les ambulanciers

Nous avons suivi deux ambulanciers

Le service de transports sanitaires de la CARMI Nord – Pas-de-Calais est composé de quatre antennes. Nous avons suivi deux ambulanciers du service de Lens pendant une matinée.

La matinée est fraîche et le soleil pas encore levé. Fabien Kumm arrive à son travail, il est 7 h 30. Ambulancier depuis dix-neuf ans dans le privé et depuis quelques mois à la CARMI, l’homme a déjà ses habitudes. À son arrivée au centre névralgique du service, route de La Bassée, à Lens, il file au vestiaire pour récupérer le trousseau de clé et le portable chargé. Il descend ensuite vers les garages où sont entreposés les véhicules de service. Son coéquipier du jour, Michaël Lecocq le rejoint. Dernières manoeuvres avant de partir : « On vérifie les niveaux tous les matins », explique Fabien. Michaël ouvre la porte arrière de la camionnette blanche : « On vérifie aussi la cellule sanitaire où sont transportés les patients : l’oxygène doit toujours être à au moins 200 bars de pression et les produits désinfectants en place. »

Démarrage

À 8 heures, tout est prêt et les deux ambulanciers embarquent. Fabien au volant, Michaël à côté : « Ce matin, je ne conduis pas, je serai avec les patients derrière. » L’après-midi, ils inverseront les rôles. Dans ses mains, Michaël tient le programme : « Il est prêt depuis hier soir. Il est créé avec un maximum de cohérence pour optimiser les déplacements et éviter de rouler à vide. » Un programme établit dans les bureaux, entre la salle qui centralise les appels et les « régulateurs » qui gèrent le plus gros du planning et observent le « traceur », un écran qui suit en temps réels les déplacements des ambulances. « Ça nous permet d’adapter le flux de déplacements en direct et de ne pas tricher sur les facturations », explique Marc Manigard, responsable du service. Un écran installé en 2006 lors d’une restructuration complète du service qui a aussi vu le renouvellement de la flotte automobile.

Embouteillages

Dans l’ambulance justement, Fabien et Michaël arrivent chez le premier patient de la journée, dans une cité minière de Lens. « C’est vrai que nous allons souvent dans les mêmes quartiers, confie Fabien. Une fois sur deux, c’est une personne qui est seule à son domicile. En règle générale des veuves de mineurs, la mine a fait des dégâts. » La CARMI est justement la caisse régionale minière qui gère la sécurité sociale des mineurs. Une garantie sociale remise en cause l’année dernière et un décret annulant la gratuité des transports. « Pour ma mère, ça ne change rien, elle est prise en charge à 100 % puisque c’est une affection longue durée », confie la fille d’Adèle, transportée ce matin pour une consultation en rhumatologie suite à une fracture. « Par contre, je sais que ça peut poser soucis pour d’autres personnes moins touchées mais éloignées », reprend-elle. Arrivés à la polyclinique de Riaumont de Liévin, les ambulanciers déposent Adèle en fauteuil jusqu’à la porte du service concerné. « Le rôle de l’ambulancier est aussi administratif, précise Fabien. J’ai annoncé son arrivée à l’accueil et donné sa carte vitale. Ça aussi c’est nouveau puisqu’avant, les affiliés au régime minier n’avaient pas de carte vitale mais uniquement des “étiquettes”. » Avant de retourner à leur poste de conduite, les ambulanciers changent les draps du brancard. Sur le chemin de la maison du deuxième patient, quelques embouteillages. « C’est l’heure des écoles, sourit Fabien.

On va changer d’itinéraire. » L’impératif horaire oblige l’ambulancier à s’adapter aux situations. « Mais on doit quand même respecter le code de la route, souligne-t-il. Nous n’avons pas de permis professionnel et qui dit pas de permis, dit pas de travail. » La deuxième patiente habite à Angres. Elle va aussi passer un examen à la polyclinique de Riaumont. « Ce matin, on fait du secteur », lance Michaël avant de se rendre au troisième rendez-vous. Mais la personne explique que son rendez-vous avec le kiné a été annulé. « Les petits couacs, ça arrive mais c’est rare. On ne peut pas être parfait », confie Michaël. Mais pas le temps de faire une pause, le téléphone portable sonne. C’est Adèle, la première patiente qui a fini sa consultation. L’ambulance repart. Il est 10 heures, le soleil s’est levé, le froid est un peu moins piquant et la journée ne fait que commencer.

Source : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2011/01/26/article_debut-de-matinee-avec-les-ambulanciersdu.shtml

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2 comments

  1. Bjr, je recherche l’article de loi qui autorise une ambulance privée requisitionnée par le Samu, à utiliser la voie de gauche sur autoroute, feux et gyro allumés à la vitesse de 80km/h. Il serait sorti en 2012.
    Merci

    • Franck - webmaster

      A ce sujet comme mentionné par mail ce texte n’existe pas ou a été enterré.En effet cela entrainerait beaucoup de difficultés pour les usagers et surtout à mon sens des changements important pour le code de la route.

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